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Classe de : Cours Moyen 1

Français
CM1 - Fascicule exercices - Français
Année scolaire 2019 / 2020

Cours Saint-Anne https://cours-sainteanne.fr/


76-78 rue Saint-Lazare
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France

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Français, CM1 - Fascicule exercices - Français, Cours Moyen 1, Année scolaire 2019 / 2020

AVERTISSEMENT

Les exercices sont volontairement en surnombre comme dans


un livre. Il ne s’agit pas de tous les faire. Ils ne sont là que pour
aider les élèves qui ont besoin de revenir plusieurs fois sur la
notion ou de s’assurer encore une fois par un exercice
supplémentaire qu’ils ont bien compris.

Ce fascicule est le fruit de plusieurs


années de travail et d’expérience. Il
est destiné à tous ceux qui ont le
souci de procurer un enseignement
structuré aux enfants.

Ne le copiez pas et ne le
communiquez pas !

Vous éviterez ainsi de commettre


un acte de pillage et vous
soutiendrez par votre action le
Cours Sainte-Anne

© Cours Sainte-Anne 2016

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Cours Sainte-Anne CM1-SOMMAIRE

SOMMAIRE
Module1
ORTHOGRAPHE et - est ; a - à; signes orthographiques
GRAMMAIRE - mots, lettres, syllabes / les lettres e, y, h
ANALYSE - sujet; un sujet et plusieurs verbes
CONJUGAISON - avoir et être aux 4 temps simples et les 3 groupes
REDACTION

Module 2
ORTHOGRAPHE - le son euil / ou - où / g - gu
GRAMMAIRE / ANALYSE - accord du verbe et du sujet
ANALYSE - sujet inversé
VOCABULAIRE - la formation des mots
CONJUGAISON - les outils de la conjugaison : radical /terminaison ; modes ; tournure négative. Les verbes du 1er groupe
aux temps simples

Module 3
ORTHOGRAPHE - s = z / on - ont
GRAMMAIRE - le nom
ANALYSE - les compléments d’objet : le COD et le COI
CONJUGAISON - avoir et être et les verbes du 1er groupe aux temps composés

Module 4
ORTHOGRAPHE - le son zon / le, la, les, l’ devant un verbe
GRAMMAIRE - le pronom personnel
ANALYSE - le pronom personnel
CONJUGAISON - verbes du 2è groupe aux 8 temps de l’indicatif; tournure interrogative
VOCABULAIRE - contraires et synonymes

Module 5
ORTHOGRAPHE - son - sont / accord du verbe avec qui, sujet
GRAMMAIRE - l'article
ANALYSE - l'article
CONJUGAISON - révision
REDACTION

Module 6
ORTHOGRAPHE - les noms en eur / révision a - à; ou – où …
GRAMMAIRE - le participe passé sans auxiliaire /le participe passé après le verbe être
ANALYSE - l’adjectif qualificatif
CONJUGAISON - verbes conjugués avec l'auxiliaire être comme tomber aux 3 tournures
VOCABULAIRE - les homonymes

Module 7
ORTHOGRAPHE - noms en eau, au, aut, aux, aud / c'est - s'est / c’était – s’était
GRAMMAIRE - le féminin des noms
ANALYSE - les compléments circonstanciels de lieu et de temps
CONJUGAISON - voix pronominale

Module 8
ORTHOGRAPHE - noms en ot, oc, op, os, o / c'est - s'est / c’était - s’était
GRAMMAIRE - le pluriel des noms
ANALYSE - la préposition
CONJUGAISON - les verbes du 3è groupe, rendre et prendre

Module 9
ORTHOGRAPHE - les noms féminins en té et tié / quand 2 verbes se suivent...
GRAMMAIRE - revoir le genre et le nombre des noms
ANALYSE - le complément du nom
CONJUGAISON - le conditionnel des verbes être et avoir et des 3 groupes
REDACTION

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Cours Sainte-Anne CM1-SOMMAIRE

Module 10
ORTHOGRAPHE - règle de l'accent / ce - se
GRAMMAIRE - le féminin des adjectifs
ANALYSE - révision
CONJUGAISON - les verbes du premier groupe en cer, ger, guer
VOCABULAIRE - le sens propre et le sens figuré

Module 11
ORTHOGRAPHE - les noms en è / ces - ses
GRAMMAIRE - le féminin des adjectifs
ANALYSE - le complément de l'adjectif
CONJUGAISON - les verbes en oyer, uyer, ayer
REDACTION

Module 12
ORTHOGRAPHE - les noms en é /après le sujet tu, le verbe se termine par un s
GRAMMAIRE - le pluriel des adjectifs
ANALYSE - la place des compléments/ complément de manière
CONJUGAISON - Impératif, infinitif et participe

Module 13
ORTHOGRAPHE - m devant m, b, p
GRAMMAIRE - révision
ANALYSE - le complément d’attribution (c. d'objet second)
VOCABULAIRE - révision
CONJUGAISON - les verbes en eler, eter

Module 14
ORTHOGRAPHE - les noms en ail, eil, euil / mon - m'ont / ma - m'a / ton - t'ont / ta - t'a
GRAMMAIRE - accord de l'adjectif qualificatif
ANALYSE GRAMMATICALE- révision
ANALYSE LOGIQUE - la proposition indépendante, juxtaposée
CONJUGAISON - analyse d'un verbe
REDACTION

Module 15
ORTHOGRAPHE - les noms en i / les noms en u
GRAMMAIRE - les adjectifs démonstratifs et possessifs
ANALYSE GRAMMATICALE - les adjectifs possessifs et démonstratifs
ANALYSE LOGIQUE - la proposition indépendante, un seul sujet
CONJUGAISON - être et avoir aux temps simples du subjonctif
VOCABULAIRE - la formation des mots

Module 16
ORTHOGRAPHE - le participe passé employé avec le verbe avoir
GRAMMAIRE - la conjonction de coordination
ANALYSE GRAMMATICALE - la conjonction de coordination
ANALYSE LOGIQUE- la proposition indépendante coordonnée
CONJUGAISON - voix passive ; voix active
REDACTION

Module 17
ORTHOGRAPHE - les noms en ou et eu
GRAMMAIRE - le pronom relatif
ANALYSE LOGIQUE - les trois propositions
CONJUGAISON - voix passive ; voix active/ le subjonctif du 1er groupe
VOCABULAIRE - le préfixe en-; la ponctuation

Module 18
ORTHOGRAPHE - leur - leurs / le participe passé employé avec le verbe avoir
ANALYSE GRAMMATICALE - le pronom relatif
ANALYSE LOGIQUE - les trois propositions
CONJUGAISON - verbes aller et tenir
VOCABULAIRE - la ponctuation
REDACTION

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Cours Sainte-Anne CM1-SOMMAIRE

Module 19
ORTHOGRAPHE - les mots commençant par il, ir, im, com / participe passé avec avoir : révision
GRAMMAIRE - les CC d’accompagnement, de privation, de cause
ANALYSE - révision
CONJUGAISON - verbes sentir et couvrir
VOCABULAIRE - employer des verbes vivants

Module 20
ORTHOGRAPHE - les mots commençant par af, ef, of, dif, suf, souf / quand - qu'en - quant à
GRAMMAIRE - le pronom possessif
ANALYSE GRAMMATICALE - le pronom possessif; le complément d'agent
CONJUGAISON - verbes dormir et courir
VOCABULAIRE - homonymes
REDACTION

Module 21
ORTHOGRAPHE - mots commençant par ac, ap, at / quel - quelle - qu'elle
GRAMMAIRE - pronom démonstratif
ANALYSE - pronom démonstratif
CONJUGAISON - verbes recevoir et voir
VOCABULAIRE - rapprocher la relative de son antécédent

Module 22
ORTHOGRAPHE - révision
GRAMMAIRE - l'adjectif indéfini
ANALYSE GRAMMATICALE - l'adjectif indéfini
ANALYSE LOGIQUE - la subordonnée relative
CONJUGAISON - verbes savoir et devoir
VOCABULAIRE - remplacer la subordonnée relative

Module 23
ORTHOGRAPHE - le participe adjectif en i - is et le verbe en it
GRAMMAIRE - les adjectifs interrogatifs et exclamatifs
ANALYSE GRAMMATICALE- les adjectifs interrogatifs et exclamatifs
ANALYSE LOGIQUE - la subordonnée relative
CONJUGAISON - verbes pouvoir et vouloir
VOCABULAIRE - l’exclamation et l’interrogation
REDACTION

Module 24
ORTHOGRAPHE - sons elle - el - ett - et / le participe adjectif en t ou u et le verbe en ent ou ut
GRAMMAIRE - l’adverbe
ANALYSE GRAMMATICALE - la conjonction de coordination
ANALYSE LOGIQUE - la subordonnée conjonctive
CONJUGAISON - les verbes impersonnels pleuvoir

Module 25
ORTHOGRAPHE - préfixe in, dés, en/ On n’
GRAMMAIRE - l’adjectif numéral
ANALYSE GRAMMATICALE - l’adjectif numéral
ANALYSE LOGIQUE - la subordonnée conjonctive
CONJUGAISON - révision
VOCABULAIRE - la place des adjectifs qualificatifs
REDACTION

Module 26
ORTHOGRAPHE - verbes en endre, andre, eindre, aindre / nu, demi, grand
GRAMMAIRE - le pronom indéfini
ANALYSE - pronom indéfini
CONJUGAISON - verbes coudre et faire
VOCABULAIRE - quelques homonymes

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Cours Sainte-Anne CM1-SOMMAIRE

Module 27
ORTHOGRAPHE - noms dérivant des verbes en ier, ouer, uer, yer / les pronoms relatifs en el
GRAMMAIRE - le pronom interrogatif
ANALYSE GRAMMATICALE - le pronom interrogatif
CONJUGAISON- verbes peindre et joindre
VOCABULAIRE - le style direct
REDACTION

Module 28
ORTHOGRAPHE - verbes en oter, otter, oner, onner, iner / près –prêt
ANALYSE- révisions
CONJUGAISON - révision : voix pronominale
VOCABULAIRE - les homonymes

Module 29
ORTHOGRAPHE - quelques mots invariables / plus tôt - plutôt
ANALYSE - révision
CONJUGAISON -révision : voix active, voix passive
VOCABULAIRE - les homonymes
REDACTION

Module 30
ORTHOGRAPHE - révision
GRAMMAIRE - révision
ANALYSE - révision
CONJUGAISON - révision
VOCABULAIRE - les homonymes

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 1

MODULE 1
ORTHOGRAPHE
et et est; a / à
les signes orthographiques

Exercices oraux

1. Remplacer les points par et ou est.


a. Le matin, je me lève … je sors de la ville ;
Le trottoir de la rue … sonore à mon pas ;
Le jeune soleil chauffe les vieilles tuiles
Les jardins étroits sont fleuris de lilas. (Henri de Régnier)
b. La récolte … bonne, nous avons cueilli des grappes noires … blanches : seaux … paniers
sont pleins, … le vigneron … content.
c. La terre … durcie par la gelée ; les herbes folles … les grands chardons desséchés sont
blancs de givre ; … le long des rives, dans les petits creux où l’eau dort, la glace … prise.
(E. Le Roy )
d. On aime évoquer le souvenir de la maison où l’on … né : il … de nombreux poètes qui le
chantèrent.
e. Savez-vous d’ailleurs où il vous a conduits, … ce qui vous attend ? (J. Vallès)

2. Compléter avec a ou à (bien remplacer dans sa tête par avait).


a. Hors du chemin, il n’y avait point d’issue, ni … droite, ni … gauche. Le voyageur ne put
continuer … cheminer … cause du rocher.
b. Il … tenté de soulever la roche mais en vain ; la nuit commença … tomber ; la lune …
sombré … l’horizon.
c. Le lendemain, … l’aube, il … regagné l’orée du bois.
d. Ce qu’aucun de nous n’ … pu faire seul, qui sait si nous ne le ferons pas tous
ensemble ?

3. Mettre l’accent qui convient sur le e.


La riviere - la peche - un eleve - la verite - la tetine - une chevre - le cure - la misere - le
pretre - la vipere - la creme - la memoire - la feve - le pre - le pave - le pere - la betise - la
grele - ma fete - le depute.

4. Dans les phrases suivantes épeler chaque mot élidé sous sa forme pleine.
Exemple : Il s’est présenté à l’oral à l’heure dite : se (est)- le (oral)- la (heure).
a. J’ai certaine affaire qui ne me permet pas d’arrêter en chemin. (La Fontaine)
b. Je pense qu’avec eux tout l’enfer est chez moi. (Boileau)
c. Il n’y a pas longtemps que le jour a fini sa toilette : l’herbe est encore toute mouillée.
(R. Dorgelès)
d. Bien entendu, on s’est exclamé sur les livres du romancier qu’on faisait semblant d’avoir
tous lus. (L. Frapié)
e. J’obtins la note zéro. (Giraudoux)
f. Parfois j’étais pris de rage, c’était que la Zugspitze, la plus haute montagne allemande,
n’eût que 2963 mètres. (Giraudoux)
g. Qui t’a donné une philosophie aussi gaie ? (Beaumarchais)
h. La lune s’était levée, très claire, d’une lumière blanche. (E. Zola)

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 1

5. Mettre s’il y a lieu une cédille sous la lettre c des mots suivants.
Les soucis / la lecon / la facade / la gercure / décembre / francais / décu / médecin / le
limacon / le cygne / la ficelle / la facon / provencal / la bicyclette.

Exercices écrits

6. Remplacer les points par et ou est.


a. La cabane … pleine, animée, bruyante. (A. Daudet)
b. Le printemps en Bretagne … plus doux qu’aux environs de Paris, … fleurit trois semaines
plus tôt. (Chateaubriand)
c. Là se trouve la tombe de Chateaubriand ; ce point blanc taillé dans le rocher … la place
qu’il a destinée à son cadavre. (…) L’île … déserte, une herbe rare y pousse où se mêlent
de petites touffes de fleurs violettes … de grandes orties. (…) Le tombeau … fait de trois
morceaux : un pour le socle, un pour la dalle … un pour la croix. (Flaubert)
d. Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
puis … retourné, plein d’usage … de raison,
vivre entre ses parents le reste de son âge. (Du Bellay)

7. Copier et compléter avec a ou à, et ou est.


a. Jean-Louis aime … se rappeler son départ … la gare avec ses parents.
b. Que de choses il … dû emporter pour ces vacances … la montagne.
c. Il … tenu … porter lui-même ses affaires.
d. Maintenant qu’il … de retour … l’école … qu’il doit se remettre … travailler, il …
nostalgique … il soupire.
e. Que de souvenirs il … laissés sur les sentiers … qu’il … difficile de s’intéresser … la règle
des participes passés, gémit-il !

8. Mettre s’il y a lieu un tréma sur les lettres e, u, i.


a. Loic est naif : il pense que ces mosaiques remontent à une période archaique.
b. Eloise aime manger du mais dans ces assiettes en faience.
c. Il se montre égoiste : Maité aussi aimerait faire du canoe …
d. Tu restes stoique, tel Socrate qui, héroiquement, a bu la cigue .
e. Mon aieule aimait les glaieuls.
f. Nous étions aux Caraibes ensemble : quelle coincidence !
g. Nul ne doit hair les paiens : il y en avait de grandes foules à Capharnaum .

9. Mettre s’il y a lieu une cédille sous la lettre c.


a. Ce macon a construit un troncon de route.
b. Il était décu : il n’avait pas réussi son exercice de calcul.
c. L’hamecon a blessé le garcon .
d. Nous l’avons apercue qui jouait sur la balancoire.
e. Ils recurent la rancon .
f. Lucette apercut le commercant qui caressait son caniche.

10. Mettre l’accent qui convient.sur le e.


La rentree / le poele / le frere / le chene / la galere / les vepres / derriere / apres / un
beret / le piege / le cafe / un siege / un deces / la timidite / une glaciere / le ble.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 1

GRAMMAIRE
Les mots, les lettres, les syllabes, les diphtongues
Les lettres e, y, h

Exercices oraux

11. Couper ces mots en syllabes.


Attention !
 Ne pas séparer une diphtongue : ion, ien, ier, io, ia
 Lorsque deux consonnes semblables se suivent dans le mot, la coupure se fait entre ces deux
consonnes : al / lu / mer.
Village - maison - construction - fenêtre - ruelle - immeuble - habitation - boulevard -
appartement - pavillon - jardin - portail.

12. Classer les mots suivants par ordre alphabétique.


Famille - mère - fils - frère - père - enfant - sœur - tante - oncle - neveu - grand-mère - aïeul.

13. Couper ces mots en syllabes.


a. classeur - cahier - professeur - radiateur - calculatrice - voyage - application - photocopie -
récitation - explication - composition.
b. examen - trousse - cartable - répétitrice - bibliothèque - récréation - effaceur - travail -
gymnastique - efforts - institutrice - préau - agenda - ordinateur.

14. Souligner les h muets.


Les hôtes - hardi - la herse - le héros - les horaires - la hotte - le harnais - les habits - les haches
- l’héroïne - huit - l’histoire - les héritiers - l’horloge - les hérons - le hareng - les huttes - les
heures.

Exercices écrits

15. Copier les phrases suivantes en séparant les syllabes par un tiret.
a. L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l’eût fait volontiers. (La Fontaine)
b. Les arbres fruitiers disposés en éventail ouvraient leurs longs bras chargés de pommes
vermeilles ou de poires juteuses. (George Sand)
c. Voyez ces animaux, faites comparaison de leurs beautés avec les vôtres. (La Fontaine)

16. Écrire les mots suivants et souligner ceux où l'y sert pour deux i.
Le noyau de la pêche - Le cycle lunaire - Le tuyau de la cheminée - La conduite loyale - Le
cylindre de la machine - La valeur payable au porteur - Le citoyen honnête - Le rayon de
lumière - L'œil du cyclope - Le chant du vieux cygne - Le crayon fin - Les cymbales de
l'orchestre.

17. Souligner les h aspirés.


L'horloge marque l'heure - La hutte du sauvage est misérable - Le hanneton est l'ennemi de
l'agriculteur - J'ai horreur du péché qui offense Dieu - Le hareng est un poisson de mer - Les
hottes sont remplies de jouets - Les enfants doivent prendre de bonnes habitudes - Les héros
de cette histoire sont de jeunes enfants - Les faînes sont les fruits des hêtres - Les hérons
cendrés atteignent un mètre cinquante de haut.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 1

ANALYSE
Le nom sujet ; un sujet plusieurs verbes

Exercices oraux

18. Surligner les verbes et les sujets des phrases de ce texte de deux couleurs différentes.
Presque toujours on se reposait dans un pré, ayant Deauville à gauche, Le Havre à droite, et en
face, la pleine mer… Madame Aubain, assise, travaillait à son ouvrage de couture ; Virginie
près d’elle tressait des joncs ; Félicité sarclait des fleurs de lavande ; Paul, qui s’ennuyait,
voulait partir.
D’autres fois, ayant passé La Touques en bateau, ils cherchaient des coquilles. La marée basse
laissait à découvert des oursins, des crevettes, des méduses : et les enfants couraient, pour
saisir des flocons d’écumes que le vent emportait. (Flaubert)

19. Dans les phrases suivantes, chaque verbe a perdu son sujet : le trouver parmi les mots
suivants, et le replacer dans la phrase à la place des points.
ils , l’animal , une lutte, ils , le plus âgé , Jupille , la bande, il , six petits bergers, le chien , qui.
… gardaient leur troupeau dans un pré. Tout-à-coup, … virent sur la route un chien de forte
taille … passait, la gueule pleine de bave. « Un chien fou ! » s’écrièrent-…, le mot fou étant
pour eux synonyme d’enragé. A leur vue, … quitte la route pour se précipiter sur eux. … des
enfants se sauve en poussant des cris. …, qui était dans sa quinzième année, J-B Jupille, voulut
protéger la fuite de ses camarades. Armé de son fouet, … marche droit sur l’animal. D’un
bond, … se jette sur Jupille et lui mord la main gauche. … s’engage … terrasse le chien. ( R.
Valléry-Radot, vie de Pasteur)

20. Trouver un verbe exprimant une action faite par les deux sujets.
a. Le père et le fils …
b. La comtesse et la duchesse …
c. Le chat et la souris …
d. La maison et la voiture …
e. Les carottes et les poireaux …
f. Le livre et le cahier …
g. Les choristes et leur chef…
h. Le blé et l’avoine …
i. Le client et la caissière …

Exercice écrit

21. Analyser les 4 mots en gras du texte suivant.


Alexandre regarda un court instant les lumières qui dansaient au bout du chemin puis partit
d'un immense éclat de rire. Un bruit mou et sourd à la fois retentit quand l'apparition tomba
dans l'herbe. Alexandre redescendit avec rapidité, se pencha puis s’exclama :
" tenez, le voilà votre loup-garou ! Et le paysan jeta sur la table son fardeau : une belle
citrouille évidée de trois trous pour les yeux et la bouche.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 1

CONJUGAISON
Verbe avoir et être aux 4 temps simples de l’indicatif
Les trois groupes de verbes

Exercices oraux

22. Dire à quel groupe appartiennent les verbes suivants.


Lire - attacher - survenir - grossir - pêcher - entendre - descendre - poursuivre - soulever -
entrevoir - sortir - apercevoir - atterrir - déferler - bondir - aborder - grandir- gronder.

23. Trouver des verbes du 1er groupe de la même famille que les mots suivants.
Balai - effroi - oubli - vent - paix - utile - clair - appui - amarre - fertile - foudre - long - solide.

24. Trouver des verbes du 2è groupe de la même famille que les mots suivants.
Pauvre - riche - plan - brun - clair - blanc - jaune - rouge - noir - épais - froid - vert - mince -
court - beau - faible - obscur - sombre.

25. Trouver des verbes du 3è groupe de la même famille que les mots suivants.
Suite - vue - pluie - vision - vie - valeur - cuisson - réception - croyance - pâture - volonté -
crainte - lecture - prévision - conclusion - éclosion - rupture - boisson.

Exercices écrits

26. Souligner le verbe conjugué et écrire entre parenthèses son infinitif, et le groupe auquel il
appartient.

En automne
Les arbres cessent de former une masse confuse. Chacun prend sa teinte personnelle et se
prépare à l’hiver, selon ses habitudes. Celui-ci jaunit par la tête, et celui-là laisse ses feuilles
mourir toutes à la fois. On entend le bruit d’une feuille par terre : elle essaie un vol de pauvre
oiseau qui n’aurait qu’une aile et qu’une patte. Celle-là se sauve comme un rat qui cherche
son trou. Soudain, c’est une débandade ; des troupes de feuilles fuient, affolées, comme si
l’hiver était là, au coin du bois… (Jules Renard)

27. Donner l'infinitif, le groupe des verbes suivants.


Nous avions - Il sera - Tu essayes - Elle sortait - Je réfléchis - Ils furent - Vous eûtes - Il prit - Elles
finissent - Il court vite - Nous partîmes - Ils tendent - Je plie.

28. Conjuguer les verbes suivants aux personne, mode et temps indiqués.
a. avoir, mode indicatif, temps imparfait, 2è personne du pluriel
b. être, mode indicatif, temps passé simple, 3è personne du singulier
c. avoir, mode indicatif, temps présent, 3è personne du pluriel
d. être, mode indicatif, temps futur, 2è personne du singulier
e. avoir, mode indicatif, temps passé simple, 3è personne du singulier
f. être, mode indicatif, temps passé simple, 1ère personne du pluriel
g. être, mode indicatif, temps présent, 1er personne du pluriel
h. avoir, mode indicatif, temps futur, 2è personne du singulier
i. être, mode indicatif, temps imparfait, 3è personne du pluriel
j. avoir, mode indicatif, temps passé simple, 2è personne du pluriel.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 1

RÉDACTION

Souvenirs de vacances
Maintenant que les vacances étaient terminées, Jean-Louis
aimait à se rappeler son départ pour la Bretagne en ce premier
jour de juillet. Il se revoyait à la gare avec ses parents. Il revoyait
les voyageurs transporter leurs lourdes valises et s’engouffrer
joyeux dans des wagons déjà bondés. Il revoyait les porteurs en
uniforme pousser leurs petites brouettes métalliques surchargées de malles et de colis. Que de
choses ses parents et lui avaient dû emporter pour ces deux mois de bonheur au bord de la
mer ! Jean-Louis avait tenu à porter lui-même son attirail de pêcheur de crevettes et, en
bandoulière, le petit poste de radio portatif.
Maintenant qu’il était de retour à l’école, un peu triste, il se revoyait gambadant sur le rivage
sableux, pataugeant dans les flaques d’eau que la mer avait laissées en se retirant, se hissant
sur les rochers qui émergeaient à marée basse ou se laissant mollement bercer par les chaudes
vaguelettes de l’océan.
Jean-Louis revivait ses belles vacances passées. Que de merveilleux souvenirs il avait
rapportés !
Texte inédit

Exercices oraux

1. Surligner le radical de chacun des mots ci-dessous.


Transporter, porteur, portatif, feuillage, effeuiller, terrain, souterrain, Méditerranée.

2. Surligner le radical de chacun des mots ci-dessous.


S’engouffrer, surcharger, rivage, sableux, émerger, vaguelette

3. Entourer le suffixe et surligner le radical.


Porter, voyageur, porteur, pêcheur, rivage, sableux, vaguelette

4. Surligner le préfixe.
Transporter, emporter, revoir, engouffrer, surcharger, émerger, revivre

5. Entourer le préfixe et surligner le radical.


Uniforme, bicolore, triangle, quadrimoteur, multicolore, télévision

6. Séparer par un trait vertical les différentes phrases. Surligner les phrases simples.
« Denise, appuyée sur sa pelle, était debout, en maillot rouge, près des remparts d’un fort
qu’elle avait creusé. Elle regardait la mer. De grandes ombres noires, plissées par le vent,
couraient sur les eaux vertes qui, près du rivage, devenaient couleur de sable. La marée était
basse. Devant le fort s’étendait une zone de petits galets, de coquillages brisés qui blessaient
les pieds nus. Au-delà commençaient les dunes lisses et fermes où serpentaient des fleuves
aux belles courbes. Au fond de ces ruisseaux, le sable ondulait en vagues solides. Denise eut
envie de sentir sous ses pieds leur dure résistance. »
A. Maurois Le cercle de famille (Grasset édit.)

7. Modifier le texte ci-dessous de façon à ce qu’il ne contienne plus que des phrases simples.
Pendant mes vacances, je faisais rapidement quelques problèmes et exercices de grammaire et
je partais ensuite jouer avec mes camarades. Nous jouions à toutes sortes de jeux que nous
inventions le plus souvent. Nous chassions aussi les papillons multicolores qui voletaient au-
dessus des prés fleuris. Nous rentrions fatigués mais contents et nous nous endormions tout
de suite après notre dîner.

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Français, CM1 - Fascicule exercices - Français, Cours Moyen 1, Année scolaire 2019 / 2020

Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 1

Exercices écrits

8. Donner dix mots de la famille de terre (dérivés et composés) en précisant si est rajouté un
préfixe ou un suffixe.

9. Composer quatre phrases simples pour raconter (à votre choix) une de vos journées.
Prenez comme modèle les 3è et 6è phrases du texte souvenirs de vacances et suivez le même
découpage : il revoyait les voyageurs… ; Jean avait tenu à porter…
a. À la mer
b. À la campagne
c. Au bord d’une rivière
d. En montagne
e. Chez vos parents
f. Chez vos grands-parents (ou quelque autre membre de votre famille)

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 2

MODULE 2
ORTHOGRAPHE
Le son euil
Ou et où / g et gu

Exercices écrits à l'ardoise

1. Compléter les mots par euil ou ueil .


a. En automne, les f…les tourbillonnent jusqu’au s… de la porte.
b. Les personnes en d… se rec…lent près du cerc…
c. C’est avec org… que le garçonnet offrit à sa mère émue les fleurs qu’il lui avait c…lies.
d. Il n’était pas de personne plus acc…lante que ma grand-mère, bien que l’âge l’obligeât à rester
dans son faut… tout le jour.
e. Quant à mon grand-père, il aimait à f…leter avec nous ses grands rec…s de souvenirs
militaires.
f. Un écur… , sautant gracieusement d’arbre en arbre, semblait narguer le fier chevr…

2. Compléter les mots par g ou gu.


a. Mar…erite a été piquée par une …êpe .
b. Ce …arçon prévoyant emporte une …ourde d’eau avec son …oûter
c. Mon père navi…ait depuis son plus jeune âge, mais jamais ne se fati…ait au contact de la mer :
un jour un oura…an a emporté son bateau.
d. Au mois de mai, ma collè…e vend du mu…et.

3. Même exercice.
a. De nombreux habitants de notre bour…ade contractèrent la grippe : certains furent longs à
…érir.
b. …ustave est …ourmand de …âteaux : il aime aussi les …alettes.
c. Les …ichets de la …are sont fermés.
d. Mon grand-oncle lé…a sa fortune à …y, son neveu.
e. Hier, au cirque, le …épard semblait ... etter la ...enon pour la dévorer !
f. …abriel a relé…é sa vieille …itare au …arage.

4. Remplacer les points par ou / où. Écrire ou bien entre parenthèses pour justifier l’emploi de ou.
a. Sa perte … son salut dépend de sa réponse. (Racine)
b. Dans le village … Pierre passait ses vacances, il pouvait chasser … pêcher.
c. Dans cette maison, … que vous portiez vos regards, vous ne verrez que fouillis … désordre.
d. Ce nom se lit encore au boulevard du Temple, … sifflent toujours joyeusement une foule de
volatiles. (G. Sand)
e. Je sais d’… je viens, si j’ignore … je vais. (Victor Hugo)
f. Il allait … bon lui semblait, sans savoir … sa route le mènerait.
g. … avez-vous cueilli ces fleurs ? dans les prés … dans votre jardin ?
h. … es-tu, bel oiseau qui siffle ainsi, es-tu merle … mésange ? … donc as-tu fait ton nid ? dans le
chêne … dans le bouleau ?

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 2

GRAMMAIRE / ANALYSE
Accord du verbe et de son sujet
Sujet inversé

Exercices oraux

5. Surligner les verbes et les sujets de deux couleurs différentes.


Nous sortîmes aussitôt ; une légère teinte matinale commençait à blanchir le ciel ; à nos pieds
s’étendait le petit lac qui dormait toujours dans l’ombre, ayant à l’une de ses extrémités le
village de Seerati, et à l’autre celui de Richisau ; derrière nous s’élevait la crête de la montagne le
long de laquelle pendaient, comme une chevelure blanche, les extrémités inférieures d’un
glacier. Au bout de vingt pas, nous trouvâmes le chemin coupé par un large ravin d’un quart de
lieue de profondeur à peu près ; un tronc d’arbre était jeté d’un bord à l’autre ; je regardai tout
autour de nous, et voyant qu’il n’y avait pas d’autre passage, je posai la main sur le bras de
Lehmann ; il me comprit parfaitement : « Soyez tranquille, me dit-il à voix basse, ceci est mon
chemin à moi ; quant au vôtre, il est plus facile. » (Alexandre Dumas)

6. Mettre les verbes à l’imparfait de l’indicatif.


a. Ysengrin, dame Hersent, sa femme, et les louveteaux, leurs enfants, (venir) de dîner d’un
mouton. (Le Roman de Renard)
b. Est-ce bien toi qui chaque jour (aller) chercher tes frères à l’école ?
c. Boulets, mitraille, obus, mêlés aux flocons blancs, (pleuvoir) ; les grenadiers, surpris d’être
tremblants, (marcher) pensifs, la glace à leur moustache grise.
Il (neiger), il (neiger) toujours ! La froide bise (siffler). Sur le verglas, dans des lieux inconnus,
on n’ (avoir) pas de pain et l’on (aller) pieds nus. (Victor Hugo)
d. Céline et moi chaque matin (aller) quérir le courrier au village.

7. Mettre les verbes au temps demandé. (attention : sujet inversé)


a. Sur le mur du poulailler (se percher, présent) trois magnifiques coqs.
b. Sur la route mal pavée (s’avancer, futur) un homme enivré.
c. C’est en fin de journée qu’(arriver, imparfait, passé simple) les enfants.
d. Dans le jardin endeuillé (pleurer, présent et futur) les tourterelles.
e. Sur le rocher escarpé (dominer, passé simple) des chamois égarés.
f. Le train traverse des régions où (prospérer, imparfait) bois et forêts.
g. Qu’(importer, présent) tes soucis ? Seuls (compter, présent) ces moments d’amitié sincère !
h. Dans la rivière (nager, futur) de grosses carpes.
i. Dans la paix du soir (résonner, passé simple) l’aboiement d’un chien.

Exercices écrits

8. Relever les noms sujets et les analyser.


a. Des toits du hameau s’élèvent des fumées légères comme des haleines. (A. France)
b. Des ficelles rattachaient les harnais de la bête. (Flaubert)
c. Lorsqu’on a passé sous le pont des Dourroucats, deux montagnes s’écartent tout à coup et
vous découvrent une chose inattendue. (Victor Hugo)
d. Le repas fut servi par lui sur une assiette :
La cigogne au long bec n’en put attraper miette ;
Et le drôle eut lapé le tout en un moment. (La Fontaine)

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 2

9. Analyser les 5 mots en gras dans le texte suivant.


Dans un petit village vivait une bique qui avait sept biquets. Cette biquette les aimait bien et se
donnait beaucoup de mal pour les élever convenablement. Les biquets étaient sages mais très
étourdis. Leur maman, devant s'absenter, leur dit :
"N'ouvrez la porte à personne."
- Sois sans crainte, répondirent en chœur les sept biquets !»
À mon retour ajouta la bique, je vous montrerai ma patte blanche.

VOCABULAIRE
La formation des mots

Exercices oraux et écrits

10. Faire la moitié de chaque exercice par oral, l’autre moitié par écrit.
Classer les mots suivants en trois colonnes : mots simples ; mots composés ; mots dérivés.
Clair, clairvoyant, éclairage / tardif, tard, retarder / position, interposer, pose / action, acte,
inaction / classement, déclasser, classe / descriptif, écrire, écritoire / ordre, désordre, ordonner
/ paix, paisible, apaiser / paysage, dépayser, pays / enchantement, désenchanter, enchanteur.

11. Ajouter un suffixe à chacun des mots suivants, pour former un mot dérivé que l’on emploiera
ensuite dans une phrase.
Cercle - poli - travail - table - feuille - plume - bifurquer - faux - goutte - pauvre - sévère -
curieux - os - créer - habile - sec - balai - route.

12. Mettre un préfixe devant les mots suivants, pour former un mot composé que l’on emploiera
ensuite dans une phrase.
Chauffer – exact - connu - adroit - limité - élever - nouer - passer - mature - obéissant -
responsable - tenir - clamer - voler - heureux.

13. Donner une définition simple des mots suivants à partir du sens du radical.
Atterrissage - journalier - mensuel - inaptitude - parenté - sagesse - familiarité - étudiant -
travail manuel - travail intellectuel.

14. Les mots suivants appartiennent à trois familles différentes : replacer chacun dans sa famille.
Journalier - ajourner - compter - déterrer - comptabilité - terrien - compteur - enterrer -
journée - terroir - journellement - terrestre - recompter - atterrissage - journal - terreux -
comptable - terrier - journaliste - comptage - atterrir.

CONJUGAISON
Verbes du 1er groupe aux temps simples de l'indicatif
Tournure négative

Exercices oraux

15. Mettre à la forme négative.


je chante vous pétrissez ils avaient crié nous avons marché
elles danseront tu admiras j’avale vous serez
nous aurons tu as perdu ils partaient elle attrapa

16. Mettre au temps demandé et à la tournure négative le verbe en italique.


a. La lune (briller au futur) ce soir.
b. Je (casser à l’imparfait) un verre
c. Les voitures (éviter au passé simple) l’accident.
d. Le choc (être au futur) grave.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 2

e. Tu (avoir au passé simple) une voiture neuve.


f. Nous (rentrer au présent) bientôt

17. Conjuguer à la forme négative aux 4 temps simples en variant les personnes.
a. Laver le tableau (1ère p. du s et du pl.)
b. Couper l’herbe (2è p. du s. et du pl.)
c. Attraper une souris (3è p. du s. et du pl.)

18. Séparer par un trait le radical de la terminaison, puis indiquer la personne. (sauf pour les
verbes entre parenthèses).
a. (S’il pleut), vous jouerez sous le préau.
b. Notre maîtresse nous abreuvait de conseils.
c. Nous jouions dans la cour quand (il ne pleuvait pas).
d. Pierre et sa petite sœur rentreront de l’école.
e. Martin rangera ses affaires.
f. Claude et son frère revenaient du gymnase.
g. Jacqueline récita sa leçon

19. Donner l’infinitif, le groupe, le temps, la personne et la tournure des verbes conjugués.
a. Nous entamâmes le camembert.
b. Je ne gambaderai pas de la sorte si vous n’étiez aussi joyeux.
c. Le troupeau martela le sol de la cour de ses sabots.
d. Les propriétaires meublaient les appartements pour les louer.
e. Ils ne tapissent pas les murs de très jolie manière !
f. Nous arrangerons cela plus tard.
g. J’entonnai le cantique avec ardeur.

Exercices écrits

20. Après avoir donné l’infinitif, recopier les verbes suivants en séparant le radical de la
terminaison.
Ex : étudiait : étudier, étudi-ait.
Tu serviras - tu cours - les fillettes chantaient - Marie étudiera - elle servira - elles
chantèrent - nous étudiions - je servais - Antoine court - Perrine chantera - tu étudias - nous
servions - nous courions - je chantai - Jeanne étudiait.

21. Mettre les verbes 4 temps simples de l'indicatif sur le modèle suivant.
je tremble, tremblais, tremblai, tremblerai.
a. Je (quitter) les lieux à regret.
b. Nous (accorder) nos violoncelles.
c. Les moineaux (piller) notre cerisier.
d. Tu (batifoler) au jardin tandis que tes amis (travailler) dur.
e. David (serrer) la main de son maître.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 3

MODULE 3
ORTHOGRAPHE
S=Z
On et ont

Exercices oraux

1. Mettre un s ou deux s.
a. À l’entrée du village se dre…ent deux tilleuls superbes.
b. Mon voi…in est un grand cha…eur.
c. La sai…on pa…ée fut vraiment froide.
d. Mon cou…in a nourri les poi…ons : ils sont ra…a…iés.
e. I…abelle s’amu…e avec une fille de sa cla…e.
f. La ciguë est un poi…on terrible.
g. La cui…ine de ce restaurant est trop gra…e.
h. Nous devions laver de nombreu…es ta…es : quelle vai…elle !
i. Le soleil embra…e le ciel.
j. Ce garçon dé…obéi…ant fut privé de de…ert !

2. Remplacer les points par on ou ont.


a. Dimanche prochain … ira à Paris.
b. Mes parents … reçu un message inquiétant, ils … l’air inquiets.
c. Nos amis nous … prévenus de leur arrivée pour demain.
d. Quand ils seront là … leur servira à déjeuner et … leur fera visiter le château de
Fontainebleau.
e. … oublie tous les soucis quand … est en vacances !
f. Ce jour-là … avait accusé les enfants à tort : … les a entendus hurler !

Exercices écrits

3. Remplacer les points par on ou ont ; justifier ce choix en écrivant l’homme ou avaient entre
parenthèses.
a. … aime bien donner à ceux qui … de la reconnaissance.
b. … entend chanter les cigales quand … va en Provence.
c. Vous hantez les palais ; mais … vous y maudit. (La Fontaine)
d. Les sportifs … fini le match après que l’… a entendu sonner onze heures.
e. Mes parents … confiance en moi : … sait bien que je suis sérieux.
f. … écoute ces mélodies avec plaisir, elles … de tels charmes que l’… est tout ému !
g. Vers cinq heures du matin, … se croit brisé; le soleil se lève, … n’y pense plus. (Victor Hugo)
h. … ne peut oublier l’heure : quand les enfants rentrent de l’école ils … faim et … doit vite les
nourrir !
i. … fait vite connaissance avec ceux qu’… ne connaît pas quand ils … l’air ouverts et liants.

4. Même exercice.
a. La bête dont … a tué le petit erre désespérément.
b. … a souvent besoin d’un plus petit que soi.
c. … entend hurler dans les plaines les loups qui … faim.
d. Les bêtes féroces qu’… a vues au zoo … du mal à s’acclimater à nos pays.
e. ... se voit d’un autre œil qu’… ne voit son prochain. (La Fontaine)
f. À l’abattoir, … y mène les bêtes ordinaires. (Vercors)
g. Des traces de renard … été relevées près du poulailler et … a enfermé la volaille pour la
protéger.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 3

h. … a traqué des sangliers toute la soirée, mais la laie et ses petits … pu s’échapper.
i. Quand les bébés … soif … leur donne vite à boire.

GRAMMAIRE
Le nom

Exercices oraux

5. Lire le texte suivant à haute voix. Répondre ensuite aux questions s’y rapportant.

Fraternité humaine
(L’avion est tombé en Libye. Saint-Exupéry et son mécanicien Prévôt ont erré quatre jours dans le
désert. Torturés par la soif, exténués, ils ont rencontré un Bédouin, leur sauveur.)
L’Arabe nous a simplement regardés. Il a pressé, des mains, sur nos épaules, et nous lui avons
obéi : nous nous sommes étendus. Il n’y a plus ici ni races, ni langages, ni divisions. Il y a ce
nomade pauvre qui a posé sur nos épaules des mains d’archange.
Nous avons attendu, le front dans le sable. Et maintenant nous buvons à plat ventre, la tête dans
la bassine, comme des veaux. Le Bédouin s’en effraye et nous oblige, à chaque instant, à nous
interrompre. Mais dès qu’il nous lâche nous replongeons tout notre visage dans l’eau …
Toi qui nous sauves, Bédouin de Libye, tu t’effaceras cependant à jamais de ma mémoire. Je ne
me souviendrai jamais de ton visage. Tu es l’homme et tu m’apparais avec le visage de tous les
hommes à la fois … Tu es le frère bien-aimé. (A. de Saint Exupéry)

QUESTIONS
a. Relever dans le texte des noms communs de personnes, d’animaux et de choses.
b. Relever les noms propres et dire ce qu’ils désignent.
c. Trouver d’autres noms propres de pays, d’habitants de ces pays.
d. Relever des noms communs qui se rapportent au corps humain. En trouver d’autres.
e. Trouver des noms communs en rapport avec le désert.
f. Trouver des noms abstraits.
g. Y a-t-il un nom collectif

6. Que désignent les noms en italique ?


Ex : M. Rivarol désigne une personne.
a. Couverte d’applaudissements, La Callas quitta la scène.
b. Tel un oiseau au long bec, le Concorde venait d’atterrir.
c. La foudre avait, en quelques secondes, détruit le manoir de famille et, dès lors, hélas, M. de
Saint Clair se retrouvait aussi pauvre que Job sur son fumier.
d. En Algérie, des tribus berbères jadis nomades, les Kabyles, ont conservé leurs nobles
traditions.
e. Les ombres disparaissent, quand l’aurore, de ses doigts de rose, ouvre les portes de l’Orient
et enflamme tout l’horizon. (Fénelon)
f. Le France prenait la mer pour de longs mois avec trois cents passagers à bord.
g. C’est ainsi que, sur un coup franc magnifique, les Brésiliens emportèrent la coupe du monde
de football.
h. Le Figaro n’avait pas été mis en vente ce jour-là.
i. François, de son côté, avait véritablement trouvé la trace de l’ours ; il l’avait suivie jusqu’au
moment où elle s’enfonçait dans le verger de Guillaume. (A. Dumas)
j. Ce soir-là on jouait à Paris le mariage de Figaro : ce fut un triomphe !

7. Remplacer les points par un nom commun, puis par un nom propre.
a. La tempête a dévasté le bois de …
b. Le petit … regardait le boucher tailler les pièces de viande.
c. Nous passerons les vacances de février à …

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 3

d. Le … est entré au petit jour dans la rade de Brest.


e. Mon grand-père lit le … chaque matin.
f. Mes parents ont dîné au …
g. Il n’avait d’yeux que pour la sœur de …

8. Souligner en bleu les noms communs, en vert les noms propres.


a. La lune s’était levée, très claire, d’une lumière blanche qui permettait à Jacques de distinguer
les moindres buissons. (E. Zola)
b. Ce fut une croisade telle que jamais on n’en vit. Il ne s’agissait plus d’arracher le Saint-Sépulcre
des mains des infidèles …, il s’agissait de forcer Notre Seigneur dans ses retranchements, de
livrer assaut au ciel, de le vaincre par l’amour et la pénitence. (à propos de la construction de la
cathédrale de Chartres J-K. Huysmans).
c. M. Gogault, le maître de danse, était danseur à l’Opéra. (G. Sand)
d. De tous les héros de la France, Roland demeurait seul, blessé à mort, évanoui. (E. Lavisse)
e. J’ai marché sur les Grands Boulevards, de la République à la Madeleine.
f. Avec quel tremblement elle prononça le mot : Paris !

Exercices écrits

9. Dire si les noms surlignés sont concrets, abstraits ou collectifs.


a. Le village était semé de charmantes petites maisons.
b. Tout au long de l'année, la paroisse préparait sa kermesse, la chorale répétait le plus
sérieusement du monde.
c. Le jour dit, une troupe de personnes bénévoles dirigées d'une main de fer par l'adjointe au
maire, s'éparpillait telle une volée de moineaux, chacune ayant une place et un rôle attitrés.

10. Mettre une majuscule aux noms propres.


a. Le soir que les époux bovary devaient arriver à yonville, madame veuve lefrançois, la maîtresse
de cette auberge, était si fort affairée qu’elle suait à grosses gouttes en remuant ses
casseroles. (G. Flaubert)
b. La charité, maître simon, nous oblige à faire plaisir aux autres lorsque nous le pouvons.
(Molière)
c. Pourquoi donc a-t-on sonné la cloche des morts ?
d. Ah ! mon dieu, ce sera pour madame rousseau ! (Marcel Proust)
e. Sur la lisière de saint-aubin, tu feras l’appel. Tu le feras trois fois. (V. Hugo)
f. Rentre en toi-même, octave, et cesse de te plaindre ! (Corneille)
g. Moi, seigneur, que j’eusse une âme si traîtresse ! (Corneille)
h. Ma voix s’étant élevée, hamilcar m’avertit qu’il était malséant de déclamer ainsi. (A. France)
i. Quant à bonaparte, il a succombé, non parce qu’il était vaincu, mais parce que la france n’en
voulait plus. (Chateaubriand)

ANALYSE
Les compléments d’objet : C.O.D. et C.O.I.

Exercices oraux

11. Lire le texte suivant à haute voix.


Aviateurs au repos
(Les aviateurs du groupe 2-33 se reposent en attendant qu’on leur confie une mission.)
Sans doute je rêve. Je suis au collège. J’ai quinze ans. Je résous avec patience mon problème de
géométrie. Accoudé sur ce bureau noir, je me sers sagement du compas, de la règle, du
rapporteur. Je suis studieux et tranquille. Des camarades, auprès de moi, parlent à voix basse.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 3

L’un d’eux aligne des chiffres sur un tableau noir. Quelques-uns, moins sérieux, jouent au bridge.
(Saint-Exupéry)
Y a-t-il dans ce texte des compléments d’objet direct ? Lesquels ?
Quelle question faut-il poser après le verbe pour les trouver ?

12. Y a-t-il dans ce texte des compléments d’objet indirect ? Lesquels ?


Quelle question faut-il poser après le verbe pour les trouver ?

13. Placer un complément d’objet indirect, après le verbe de ces phrases.


a. sans doute je rêve.
b. des camarades parlent à voix basse.
Il faut bien comprendre que à voix basse, lui, n’est pas un c.o.i : il nous dit comment parlent les
camarades, et non pas sur qui ou sur quoi s’exerce, s’écoule l’action de parler ; nous ne savons
pas à qui ils parlent, ou bien de qui ou de quoi ils parlent.

14. Encadrer les verbes qui ont un complément d’objet direct et souligner ce complément.
a. Je me rappelle un petit bois d’orangers aux portes de Blidah ; çà et là, des éclaircies
laissaient voir, à travers les branches, les remparts de la petite ville, le minaret d’une
mosquée, et au-dessus, l’énorme masse de l’Atlas. (A. Daudet)
b. Brusquement, un matin, comme j’ouvre ma fenêtre, un flot de lumière inonde ma chambre.
(Gabriel Fauré)
c. Le bûcheron attaque l’arbre à grands coups de cognée. Bientôt l’arbre s’affole, une dernière
fois lève ses bras désespérés, et, lancé dans l’air, vient tomber exactement à la place
choisie. (Théodore de Banville)

15. Placer un complément d’objet indirect après les verbes suivants.


S’apercevoir de s’occuper de tenir à nuire à
Échapper à désobéir à se lamenter de profiter de
S’habituer à penser à vivre de jouer à

Exercice écrit

16. Analyser les 10 mots en gras en posant bien les questions tout haut.
a. D’autre fois nous cherchions des coquilles. La marée basse laissait à découvert la plage ;
alors, sur le sable s'alignaient des oursins, des crevettes, des méduses; les enfants les
évitaient en gloussant. Ils couraient après les flocons d’écume que le vent emportait.
b. Il vantait à ses clients les qualités de ses couteaux. Il tirait de cet article banal un pouvoir
quasi miraculeux !
c. Je me souviens des effluves salés de l'air marin.
d. J'échappais très vite à cette rencontre fâcheuse et importune.

CONJUGAISON
Les verbes avoir, être aux temps composés de l’indicatif
Les verbes du 1er groupe conjugués avec l’auxiliaire avoir

Exercice oral

17. Après avoir identifié le temps du verbe, le mettre au temps simple correspondant.
a. Il a décidé de gagner e. Il aura copié
b. J’ai trop attendu f. Tu eus été
c. Ils avaient manqué le départ g. Nous avons été
d. Ils auront eu h. Vous aviez eu

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Français, CM1 - Fascicule exercices - Français, Cours Moyen 1, Année scolaire 2019 / 2020

Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 3

Exercices écrits

18. Conjuguer au plus que parfait et au futur antérieur.


ramer lentement fermer la porte

19. Conjuguer au passé composé et au passé antérieur.


avoir une bonne note être malade jouer à la poupée

20. Mettre les verbes au passé composé, plus que parfait, au passé antérieur et au futur antérieur.
a. Les grêlons et les pluies incessantes (abîmer) le potager.
b. Deux ponts, l’un ancien, à demi effondré, l’autre moderne, (enjamber) le fleuve.
c. Les roses et le chèvrefeuille (embaumer) le jardin.
d. Seuls (compter) pour elle les enfants de sa cousine qui (habiter) en Avignon.

21. Mettre les verbes aux temps demandés. Attention aux sujets inversés !
a. Sur la cuisinière (mijoter, présent) un pot-au-feu que (parfumer, passé composé) les
senteurs d’herbes rares.
b. Les poules que (régaler, imparfait) le blé (picorer, plus que parfait) jusqu’au dernier grain.
c. Les champs de blé que (dorer, passé simple, passé antérieur) la lueur du soleil couchant
nous (émerveiller, passé simple, passé antérieur).
d. À l’appel du chasseur (hurler, futur et futur antérieur) tous les chiens de la meute.
e. C’est un petit ru où (s’abreuver, imparfait) les oiseaux du Bon Dieu.
f. Au travers des feuillages (scintiller, passé simple, passé composé et passé antérieur) des
lumières qui (miroiter, passé simple, passé composé et passé antérieur) dans les eaux du
lac.

RÉDACTION
Un bon chien

J’aimais Black, le grand chien jaune. Malgré son air peu commode, il était le
meilleur des compagnons. Que de fois ai-je grimpé fièrement sur son dos !
Que de fois aussi l’ai-je fait se coucher, se lever, mes bras trop courts
l’enserrant avec peine. Quand je lui portais sa pâtée, il se dressait sur ses
pattes de derrière. Sa queue fouettait l’air à droite et à gauche : « ah, te
voilà ! », semblait-il dire. « Approche, mais approche donc, plus vite, voyons ! » Dès qu’il avait devant lui
le plat creux, il en happait violemment le contenu à grandes goulées et je le regardais faire, éloigné d’un
pas ou deux, immobile.
Louis Hobey Un d’en bas (L’amitié par le livre, édit.)

Exercices oraux

1. Dire comment est formé le verbe enserrer et citer cinq autres verbes formés de la même manière.

2. Relier chacune des expressions de la colonne de gauche avec le synonyme convenable du verbe
dresser choisi dans la colonne de droite.
dresser un élève ● ● lever
dresser un chien de chasse ● ● écrire
dresser la table ● ● former
dresser une liste ● ● mettre
dresser le couvert ● ● instruire
Dresser la tête ● ● préparer

3. Donner deux synonymes et trois mots de la même famille de goulées.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 3

4. Remplacer l’adjectif grand par le synonyme convenable.


Les sangliers et les cerfs vivent dans les grandes forêts. Un grand vent courbe la cime des arbres.
De grands peupliers bordent la rivière. La Loire est le plus grand fleuve de France.

5. Employer dans une courte phrase un homonyme de faire.

6. Jouer aux anagrammes.


a. " Vous voulez savoir où je couche ? " dit Black.
Modifiez l’ordre des lettres du mot chien et vous le saurez !
b. Jean-Michel a quitté deux fois le jeu cet après-midi. Vous voulez savoir ce qu’il avait ?
Modifiez l’ordre des lettres du mot fois et vous serez renseignés.
c. Maman vient de sortir avec un panier.
Pour savoir où elle est partie, modifiez l’ordre des lettres du mot avec.

7. Modifier chacune des phrases ci-dessous de façon à ne laisser qu’un seul verbe pour plusieurs
sujets.
a. Les poules picorent dans la cour de la ferme, les pigeons picorent dans la cour de la ferme,
les pintades picorent dans la cour de la ferme.
b. Le haut de la tête de ma chatte est noir, les oreilles de ma chatte sont noires et les pattes de
ma chatte sont noires.

8. Compléter les phrases suivantes par plusieurs mots ou groupes de mots sujets.
a. Les hirondelles, … s’envolent à l’automne vers des pays plus chauds.
b. Poules, … se précipitent à l’arrivée de la fermière.

9. Composer deux phrases personnelles contenant un groupe de plusieurs sujets sans articles.

10. Remplacer le sujet répété plusieurs fois par un sujet unique.


Dans sa cage, la tourterelle décortique les graines, la tourterelle frotte son bec contre les
barreaux, puis la tourterelle saute sur son perchoir et la tourterelle roucoule.

11. Composer une phrase contenant plusieurs verbes pour montrer les actions successives
accomplies par :
a. Les poules dans la basse-cour.
b. Un chat qui chasse les oiseaux.

Exercice écrit

12. Enrichir les phrases à l'aide du vocabulaire entre parenthèses.


a. La chatte s'élance vers les perchoirs. (agile, petite, nouveaux, éperdues, gambades).
b. Le chaton effrayé par le chien, souffle. (rond, dos, hérissé, poil, haute, queue, vibrante).
c. Bob, le petit âne, trotte dans la cour de la ferme. (compagnie du chien de garde, fréquenter,
poules, coqs, oies, jars, picorant retentissants, grosses, conduire, belliqueux).
d. Le petit chat joue avec le bouchon. (attraper, lancer, abandonner, rattraper, étau,
mâchoire, griffes, serre).
e. Dick laisse Bouboule grimper sur son dos. (patience touchante, allongé sur le sol, mordiller
aux oreilles, jouer avec sa queue).

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 4

MODULE 4
ORTHOGRAPHE
Le son "zon"
Le, la, les devant un verbe

Exercices oraux

1. Trouver un nom dérivé en aison ayant le même radical.


Ex: conjuguer -> la conjugaison.
Incliner terminer saler flotter charger comparer
conjuguer faner fleurir démanger faucher

2. Compléter les mots suivants par le son zon, écrit comme il convient.
La rai… / la sai… / la pri… / la dérai… / le poi… / le ga… / la garni… / le bi… / à foi… / la toi… /
l’hori… / la florai… / le ti… / la cloi…

3. Épeler les terminaisons en mettant les verbes en italique au présent de l’indicatif.


Elles les préparer Vous le tourmenter
Ils la casser Ma tante les habiller
Je les remplacer Nous les déplacer
Tu la féliciter Vous le saluer

Exercices écrits

4. Remplacer les verbes en italique par un nom dérivé en son, tion.


a. L’ (approuver) générale fut alors obtenue.
b. Le dictionnaire donne une (définir) de chaque mot.
c. L’accident avait provoqué l’ (étendre) des ligaments.
d. La famille doit veiller à la (protéger) des enfants en même temps qu’à son (éduquer).
e. Au Moyen Age les sorcières envoyaient des (maudire) et jetaient les familles dans la (désoler).
f. Dans les Manuscrits de la Mer Morte on retrouva de très anciennes (inscrire) dont il fallut faire
une (transcrire).
g. Les grèves provoquent souvent à la radio une (interrompre) des programmes.
h. Un enfant demande toujours à ses parents la (permettre) de sortir.
i. Les (apparaître) de Lourdes, qui attirent de grandes foules, ont provoqué la (construire) de
nombreux centres d’accueil.
j. Puis-je te faire la (décrire) de la maison de campagne dont nous avons fait l’ (acquérir)
l’été dernier ?

5. Écrire les verbes en italique au présent.


a. Il regarder la mer et l’admirer.
b. Elle aimer les enfants et les gâter volontiers.
c. Les voisins voyager beaucoup en vacances ; mon frère les envier.
d. La mer être agitée, les vagues la soulever.
e. Dans le bus, les voyageurs sont malades car le chauffeur les secouer sans ménagement.
f. Ce livre, je l’examiner en prenant tout mon temps.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 4

6. Écrire les verbes en italique à l'imparfait.


Le filet de pêche était remonté au treuil de la barque. Les pêcheurs l’agripper, trier les
poissons. Le filet les encombrer maintenant qu’il était vide. Ils l’entasser dans un coin de la
barque. Ce sont les femmes qui le réparer.

GRAMMAIRE
Le pronom personnel

Exercices oraux

7. Souligner les pronoms personnels et indiquer à la suite de chacun d’eux sa personne. (1), (2)
ou (3).

Le laboureur et ses enfants.


Travaillez, prenez de la peine :
C’est le fonds qui manque le moins.
Un riche laboureur, sentant sa fin prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins :
« Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage
Que nous ont laissé nos parents ;
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l’endroit, mais un peu de courage
Vous le fera trouver : vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’oût :
Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse. »
Le père mort, les fils vous retournent le champ,
Deçà, delà, partout ; si bien qu’au bout de l’an
Il en rapporta davantage.
D’argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer, avant sa mort,
Que le travail est un trésor.
Jean de La Fontaine

8. Remplacer les points par un pronom personnel dont le sens convienne.


a. Tu dois accompagner ton ami, tu … … as promis.
b. Un chemin de randonnée s’ouvrait devant … ; … … prîmes pour poursuivre la marche.
c. " … ne …approcheras pas du précipice", … a dit mon père.
d. Les skieurs avaient pris une piste balisée, mais … ne purent … repérer facilement tant le
brouillard … masquait les repères habituels.
e. Le chasseur surveillait les cailles : … … vit s’envoler sur l’instant.
f. Les promeneurs … ont demandé leur route ; … … … avons indiquée sur le champ.

9. Remplacer le pronom cela par l’un des pronoms le, en ou y.


a. Ne me reparlez jamais de cela.
b. Je tiens à cela plus que vous ne le pensez.
c. Il ne rêve que de sports de combat : il parle toujours de cela.
d. Je n’ai pu vous rejoindre hier : je regrette cela.
e. Votre travail a été très sérieux : je vous félicite de cela.
f. Nous partirons au petit matin, pensez à cela
g. La maison a été cambriolée : nous avons appris cela ce matin.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 4

Exercices écrits

10. Copier la question et y répondre en employant deux pronoms personnels.


a. Leur a-t-il demandé de partir avec lui ? Oui, …
b. As-tu parlé de ton prochain mariage à ta sœur ? Oui, …
c. Prêteras-tu tes livres à Marc ? Oui, …
d. Confieras-tu ton chagrin à ton amie ? Oui, …
e. Demanderas-tu ta route à cet homme ? Oui, …

11. Remplacer le pronom cela par l’un des pronoms le, l’, en ou y.
a. Débarrassez-vous au plus vite de cela
b. Vous ne devez pas accepter cela.
c. La nouvelle était suffocante ; je ne pouvais croire à cela.
d. Les faits étaient têtus : il avait tort mais ne pouvait se résoudre à cela.
e. Le travail s’accumulait, la date du devoir à rendre s’approchait ; jamais je n’arriverai à
cela, pensa-t-il.
f. Vous avez une intelligence ; servez-vous de cela !
g. Les enfants arriveront plus tôt que prévu ; nous avons appris cela ce matin.

ANALYSE
Les pronoms personnels

Exercices oraux

12. Relever les pronoms personnels et préciser le nom qu'ils remplacent puis donner la
fonction.
Ex: Cette affaire est sérieuse ; écoutez-la (remplace affaire, c.o.d de écoutez.) et réfléchissez-
y (remplace affaire, c.o.i. de réfléchissez).

a. Mon devoir est bien fait, j'y ai consacré tous mes soins.
b. Ce chien est méchant n'en approchez pas.
c. La pluie rafraîchit l'atmosphère et la purifie.
d. Des mères apprennent à marcher à leurs enfants ; elles leur sourient ; elles leur tendent
les bras ; s'ils tombent, elles volent à leur secours.
e. En arrivant à l'école, n'oubliez pas d'être polis.

13. Analyser les 8 mots en gras.


a. Il s'est éraflé en grimpant aux rochers.
b. Le bon fils aime ses parents et leur obéit.
c. Les bons vins fortifient mais il ne faut pas en abuser.
d. Envoyez-moi une lettre, j'y répondrai.
e. L'étude de l'histoire est intéressante ; appliquez-vous-y.

14. Analyser les pronoms personnels surlignés.


a. Nous étions pauvres et je ne m’en apercevais nullement. (G. Sand)
b. La mer promet monts et merveilles :
Fiez-vous y ; les vents et les voleurs viendront. (La Fontaine)
c. Il ne put arriver à temps : il le regretta vivement.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 4

Exercice écrit

15. Compléter puis analyser les pronoms personnels de la phrase c.


a. Le rabatteur surveillait les cailles : … …fit prendre leur envol, résolument.
b. Les promeneurs … ont demandé leur route ; … … … avons indiquée sur le champ.
c. Ma mère surveillait mon frère de loin : … … vit qui rêvait.

CONJUGAISON
Les verbes du 2è groupe comme finir
La tournure interrogative

Exercices oraux

16. Trouver la question à laquelle chaque phrase donnée est une réponse.
Ex : mon bureau se trouve à l’étage : où se trouve-t-il ?
a. Il y a six louvettes dans une sizaine.
b. Notre local se trouve en banlieue.
c. Au camp, nous avons gagné trois concours.
d. Je ne pratique aucune autre activité que le scoutisme.
e. Les réunions finissent à 17 heures.
f. Oui, ma sizaine a gagné le camp.

17. Conjuguer au temps demandé.


a. grandir, présent de l'indicatif, 2è p. du singulier, t. interrogative
b. rougir, passé simple, 3è p. du singulier, t. affirmative.
c. finir, futur, 1ère p. du pluriel, t. négative.
d. grossir, indicatif présent, 2è p. du pluriel, t. négative.
e. jaunir, passé composé, indicatif, 3è p. du singulier, t. négative.
f. frémir, futur antérieur, indicatif, 1ère personne du pluriel, t. interrogative
g. fleurir, indicatif, imparfait, 3è p. du singulier, t. négative.
h. finir, imparfait, indicatif 2e p. du singulier, t. interrogative
i. saisir, plus-que-parfait, 1ère p. du pluriel, t. négative.
j. grandir, passé antérieur, 2è p. du pluriel, t. interrogative.

Exercices écrits

18. Exprimer les questions par une interrogation directe.


Ex : Je me demande s’il viendra : viendra-t-il ?
a. Je ne sais pas si Pierre continuera le scoutisme.
b. J’ignore si ses parents connaissent son intention.
c. Je me demande si son frère est heureux d’être chef de patrouille.
d. Dites-moi pourquoi Marc n’est pas venu au camp.
e. Je voudrais savoir s’il est malade.
f. Je me demande s’il regrette le camp.
g. Je ne sais pas si la patrouille peut fonctionner sans lui.

19. Conjuguer les verbes suivants au temps de l’indicatif, personne et tournure indiqués.
a. Les diamants (être au passé composé tournure interrogative) découverts dans la mine.
b. Les mineurs (avoir au passé antérieur, tournure affirmative) mission de les chercher. Ils
(trouver au passé composé tournure négative) de belles pierres.
c. Nous (acheter au plus-que-parfait tournure interrogative) ces pierres au meilleur prix ?
d. Vous (avoir au plus-que-parfait tournure négative) peur qu’on vous les vole.
e. Mais elles (être au plus-que parfait, tournure affirmative) bien cachées.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 4

f. Ce diamant (avoir au passé composé, tournure interrogative) beaucoup de valeur et


(briller au passé composé, tournure interrogative) de mille éclats ensoleillés ?
g. Les mineurs (consolider passé antérieur, tournure affirmative) le fond de la mine.
h. Tu (être futur antérieur, tournure négative) à ton tour au fond de la mine.

VOCABULAIRE
Contraires et synonymes

Exercices oraux et écrits.

20. Remplacer chaque mot en italique par un synonyme choisi dans cette liste.
brume / humide / tendaient /voisins / joie / yeux / domestique / abondante / obscurité/ cassé /
senteur / sol / cueillette / entra / bois / animaux / s’effaçaient / ouragan.
a. Un léger brouillard s’élevait de la terre humide.
b. Les bêtes raidissaient leurs pattes.
c. Le bonheur se lisait dans le regard du jeune homme.
d. La récolte fut fructueuse.
e. La tempête a brisé quelques arbustes et terrassé trois grands pins.
f. Le valet pénétra dans la grange.
g. L’odeur du terreau mouillé montait à nos narines.
h. Les forêts alentour disparaissaient dans la nuit.

21. Remplacer l’adjectif en italique par un adjectif de sens contraire pris dans cette liste.
heureux / jeunes / légère / pâle / vertes / sombre / vides / abondante / comestibles/ feuillues /
a. Un sapin aux branches dénudées se dressait à l’orée du bois.
b. Il faut bien connaître les champignons, car certains sont vénéneux.
c. Après la moisson les silos sont pleins de blé.
d. Il faut manger les fraises quand elles sont mûres.
e. Les vieux bœufs marchaient lourdement dans une terre grasse.
f. Claire est la matinée, vif est le soleil qui déjà perce à l’horizon.
g. En vérité la récolte était bien maigre, et les paysans bien tristes.

22. Choisir, parmi les adjectifs suivants, celui qui peut remplacer fort dans les expressions
données.
Puissante / grasse / instruite / violente / considérable / énergique / solide / fortifiée / robuste.
a. Il lui en coûta une forte somme d’argent.
b. Une forte pluie s’abattit sur la région.
c. Ma sœur est très forte en histoire.
d. Ce garçon est vraiment fort pour son âge.
e. Ma mère avait une âme forte.
f. La poissonnière a une voix forte.
g. Tarascon est une ville forte.
h. J’aime utiliser une toile forte pour faire mes ouvrages.
i. La région de la Beauce est une terre forte.

23. Remplacer les points par l’homonyme qui convient.


cher, chair, chère, chaire, Cher.
a. Harpagon prétendait faire bonne … avec peu d’argent.
b. Mes parents possèdent une propriété dans le …
c. Mon … ami, vous semblez oublier les termes de notre accord !
d. Le prêtre est monté en … pour prêcher.
e. La … du bœuf est rouge et tendre.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 4

mère, mer, maire


f. Le … de notre commune est agriculteur.
g. Certaines personnes préfèrent la …, d’autres la montagne.
h. Nul n’oubliera les soins qu’a pu lui prodiguer sa …

court, cour, cours, courre, court, cours


i. Les enfants de l’école jouent dans la … de récréation.
j. Mes frères sont partis jouer sur le … de tennis.
k. Les amis laissaient la barque flotter au … de l’eau.
l. Les grands seigneurs aimaient partir à la chasse à … avec le roi.
m. Cet enfant … vite !
n. Le ... de danse s’est très bien déroulé.

père, paire, pair


o. Il a acheté une … de chaussures trop grandes.
p. Mon … est informaticien.
q. Un nombre… est toujours divisible par deux.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 5

MODULE 5
ORTHOGRAPHE
Son, sont
Accord du verbe avec qui, sujet

Exercices oraux

1. Remplacer les points par son ou sont.


a. Les cours … finis, l’enfant prend … cartable et rentre chez lui.
b. Marguerite surveille … petit frère, elle l’amuse de … mieux.
c. Ils … bien dissipés, mais … rôle d’aînée lui confère de l’autorité.
d. Dans … panier, mon chat ronronne, il savoure … repos.
e. Où … partis les enfants ? Ils … absents depuis midi.
f. Dans … ensemble le travail est satisfaisant.
g. Ils … loin les temps où l’on croyait jouir de … pauvre bonheur ; … venus des temps plus
ingrats où chacun doit accepter … sort.

2. Même exercice.
a. … repas fini, il court vers … chien pour le caresser.
b. Où que soit … livre, il ira le chercher.
c. Les enfants du village … ses amis, il les a charmés de … sourire.
d. J’ai acheté des bonbons pour mes frères, qui … dans la poche de mon veston.
e. La Société a exigé la démission de … trésorier et de … secrétaire.
f. Il avait toujours … dimanche à lui, jusqu’au lundi matin. (George Sand)
g. Sais-tu seulement ce que j’ai pu éprouver à … approche ?
h. Ils se … perdus en chemin.

3. Mettre le verbe au présent et l’accorder comme il convient après avoir souligné


l’antécédent.
NB : qui est un pronom et comme tout pronom il faut chercher le nom qu’il remplace. Cela
s’appelle l’antécédent. Cet antécédent peut aussi être un pronom.
a. C’est moi qui (être) Guillot, berger de ce troupeau. (La Fontaine)
b. Cette lettre (être) pour vous, et c’est moi qui la (recevoir).
c. Je t’aime, ô beau secret qui (parfumer) ma vie ! (H. de Régnier)
d. Je contemple les oiseaux qui (s’envoler) du grand chêne.
e. Notre présence et la lumière du jour l’(étonner) . (Jules Renard)
f. Mon ami, disait-il au ruisseau, tu es là qui te (prélasser), qui (chanter) à faire envie.
(Alphonse Karr)
g. Nous (être) une dizaine de camarades, sergents et soldats, qui (vivre) à la ferme en
popote. (R. Dorgelès)
h. Vous avez beaucoup à apprendre, vous qui (penser) tout savoir !
i. Les tiens et toi (pouvoir) vaquer, sans nulle crainte à vos affaires. (La Fontaine)
j. Est-ce toi qui (parler) ainsi ?

Exercices écrits

4. Remplacer les points par son ou sont et justifier l’emploi de sont par étaient entre
parenthèses.
a. Le poète, en … temps, a chanté la douceur de la vie.
b. Elles … parties avec leur pique-nique.
c. Julien n’a emporté ni … goûter ni sa boisson.
d. Les boutons de … gilet … défaits.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 5

e. Ses parents … heureux de … succès.


f. Les photos … collées, ma tante feuillette … album avec fierté.
g. Les prunes … mûres, Béatrice en remplit … petit panier avec ardeur.
h. Thibault s’ennuyait, ses amis … venus, et ensemble ils ont joué avec … train électrique.
i. La jacinthe exhale … parfum ensorcelant.

5. Conjuguer au présent.
C’est moi qui ferme la porte ; c’est toi qui … ; ce sont eux qui …

6. Écrire au présent les verbes entre parenthèses en veillant à l’accord.


a. Les rosiers, qui (encadrer) le porche, ne fleuriront plus cette saison.
b. C’est vous qui (lutter) pour sa réussite, c’est lui qui (gaspiller) de tels efforts.
c. La ménagère, pendant les veillées, la bergère, en gardant ses ouailles dans les champs,
(filer ) les écheveaux. (A. Theuriet)
d. Gilbert et moi (bondir) ensemble, sûrs de notre coup.
e. Son amie et elle (partir) en vacances.
f. Ton père et toi (tarder) à venir nous rejoindre !
g. Toi qui (aimer) les giroflées, pourquoi n’en (cueillir) - tu pas ?
h. Ce mendiant porte des guenilles qui ne le (protéger) guère du froid, hélas.

7. Mettre les verbes au temps de l’indicatif indiqué.


a. C’est lui qui (être, futur) dans le train à huit heures et demie.
b. Est-ce toi qui (choisir, présent) leur cadeau de mariage ?
c. C’est nous qui (tailler, futur) des habits que (porter, futur) les enfants.
d. Je cherchais ma mère ; je la vis qui (couper, imparfait) le rôti sur la planche.
e. C’est moi qui (être, présent) le plus jeune de la classe.
f. Pourquoi toi qui n’ (avoir, présent) rien à faire de la journée, n’(aider, présent)-tu pas ceux
qui (crouler, présent) sous le fardeau ?

GRAMMAIRE
L’article

Exercices oraux

8. Relever les articles définis et les articles indéfinis.


a. Des mamans, des grandes sœurs, des grands frères attendaient sur le trottoir la sortie des
écoliers. (Léon Frapié)
b. Des flocons de neige commencent à voltiger et à tourbillonner comme le duvet de cygnes
qu’on plumerait là-haut. (Th. Gautier)
c. Nuits, déroulez en silence les pages du livre des cieux ! (Lamartine)
d. Cependant la broche tourne, d’un tic-tac harmonieux et caressant. (Taine)

9. Mettre l’article défini puis indéfini qui convient devant les mots suivants.
Père petites sœurs vieil oncle amoureux grands frères
marraine abbés étranges cousins chère aïeule bons amis
tantes humble enfant.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 5

Exercices écrits

10. Souligner des, article indéfini (pluriel de un) d’un trait noir ; et des, article contracté (= de les)
d’un trait rouge.
a. Puis les employés étaient passés, des jeunes gens efflanqués aux habits trop courts. (E.
Zola)
b. Les paysans revenaient des champs, fourbus.
c. Elle me propose de la compote, du clafoutis, des œufs, du camembert, des gâteaux secs et
des pommes. (G. Proux)
d. Nous n’avions parlé ni des vaillants guerriers ni des exploits accomplis.
e. Des piliers rougeâtres surgirent de l’ombre. (J. Pallu)
f. C’étaient des enfants des rues, des petits sans foyer ; ils allaient, quêtant des bribes de
bonheur.

11. Souligner de, préposition, d’un trait bleu ; et de, mis pour des, article indéfini, d’un trait vert.
a. Elle avait une tache de vermillon sur chaque joue, des bras mous et courts, des horribles
mains de bois et de longues jambes écartées. (A. France). Description d’une poupée.
b. Chacune se précipite avec de petits airs pressés, en dodelinant de la tête, et en jetant des
gloussements aigus. (A. Theuriet)
c. Des ficelles rattachaient les harnais de la bête. (Flaubert)
d. Tout près, un matelas s’étend sur de vieux bancs. (V. Hugo)
e. Neveu des Ragon, tu as le droit de faire ton chemin tout comme un autre (…) (Balzac)
f. Ce sont de vastes champs de rhododendrons, d’un rouge vif. (E. Rod)
g. Les Groenlandais ont de bons yeux. (A. de Cayeux)
h. Tâtonnant, il saisit le crochet de la porte. (Jules Renard)
i. Il partit en campagne avec de grandes espérances. (A. France)

ANALYSE
L’article

Exercices oraux

12. Dans les phrases suivantes classer en trois colonnes :


- les articles définis : dire à quel nom ils se rapportent.
- les articles indéfinis : dire à quel nom ils se rapportent.
- les articles contractés : dire quelle préposition et quel article ils renferment, et à quel
nom ils se rapportent.
a. Il ne se soucie pas des fleurs des champs. (A. France)
b. À chaque pas on se trouve en face d’un monstre qui travaille [du] fer rouge ou sombre.
(Maupassant) [ne pas tenir compte ; il s’agit d’un article partitif]
c. Accoudée au mur du jardin, je pouvais gratter du doigt le toit du poulailler. (Colette)
d. Devant le camp, à l’intérieur des lignes de défense, avait été dressée l’estrade du proconsul.
(Camille Jullian)
e. Des toits du hameau s’élèvent des fumées légères comme des haleines. (A. France)
f. Des landes, des ravins, montent des voix lointaines. (J-M de Heredia)

13. Analyser les 6 mots en gras, en respectant bien la présentation indiquée dans la leçon.
Un dompteur du cirque donne à manger aux tigres, à la girafe, à l'éléphant.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 5

Exercice écrit

14. Analyser les 10 mots en gras.


Un chien de chasse

C'était un chasseur incomparable, fin comme l'ambre, et d'un tel nez que, disait-on, rien qu'à
flairer l'eau d'une source il devinait le soir quel oiseau y avait bu le matin. Personne mieux que
lui ne découvrait où gîte le lièvre, où loge la caille, où s'éveille la perdrix. Quant aux lapins, il
savait par cœur leurs moindres terriers, les chemins qu’ils font dans l’herbe et aussi les ronds de
terre piétinée où ces graves animaux tiennent leurs conférences au clair de lune.
Il lui arrivait de courir si loin qu'il ne fallait attendre son retour avant le soir. C'est alors que le
maître s'adressait à son fidèle compagnon dans un langage qu'ils étaient les seuls à comprendre.

CONJUGAISON
Révision des verbes être et avoir et des verbes du 1er et 2è groupe aux huit temps de l’indicatif
Les trois tournures

Exercice oral

15. Donner le groupe et le temps des verbes de ces phrases.


a. Dès que le soleil sera haut dans le ciel, il n'y aura plus aucune trace de neige.
b. La corde risquera de casser au moment où nous franchirons le passage le plus difficile.
c. Le guide l'avait déroulée. Quand il eut choisi l'endroit où il voulait l'accrocher, il la lança
comme un lasso.
d. Il y avait longtemps qu'il n’avait admiré les montagnes.
e. Quand le soleil aura percé la brume, nous reprendrons l'ascension.
f. Quand nous eûmes atteint le village, le soleil avait disparu.

Exercice écrit

16. Conjuguer les verbes entre parenthèses aux temps et aux tournures demandés.
a. Le paysan et sa femme (saisir, passé simple et passé composé, tournure négative) la charrue.
b. Un chêne et un tilleul (ombrager, futur et plus-que-parfait, tournure interrogative) le coteau
ensoleillé.
c. La mère et la fille (regretter, imparfait et futur antérieur, tournure interrogative) leur dispute.
d. Vous (accomplir, présent et passé antérieur, tournure affirmative) très attentivement la
mission dont vous (être, présent et passé antérieur, tournure affirmative) chargés.
e. Des toits du hameau (jaillir, passé simple et passé composé, tournure négative) une fumée
légère comme une haleine. (A. France)
f. Les bouchons (frémir, futur, tournure interrogative) dans les goulots et nous (déboucher,
futur, tournure interrogative) les bouteilles avec un fol entrain.

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RÉDACTION

Battue de sangliers

Des cris sauvages, des coups de fusil, des sons prolongés


de trompes de chasse, des roulements de tambours
éclatèrent. C’étaient, au profond du fourré, les rabatteurs
qui se repliaient vers les chasseurs en faisant le plus de
tapage possible pour forcer les sangliers à se lever et à fuir
devant eux… Puis, tout ce bruit s’apaisait pendant quelques secondes, pour reprendre comme une
huée de tempête.
Jean Aicart Maurin des Maures (Flammarion, édit)

Exercices oraux

1. Compléter les phrases ci-dessous.


a. La ………………..………... est la femelle du sanglier.
b. Des petits sangliers s’appellent des ………………………….….. .
c. Une …………………………………….. est l’endroit où se couchent des sangliers, au milieu d’un épais
fourré d’épines, sous un roncier ou un tas de vieux branchages.

2. Rassembler les membres de chaque famille.


sanglier renard hase laie faon levraut
cerf lièvre renarde biche marcassin renardeau

3. Compléter à l’aide des contraires de l’adjectif sauvage : apprivoisé, domestiqué, humain,


civilisé, cultivé.
a. Un cri sauvage, un cri ……………….… .
b. Un animal sauvage, un animal ………………………………. .
c. Un peuple sauvage, un peuple ………………………………….… .
d. Une plante sauvage, une plante ……………………………….. .
e. Un canard sauvage, un canard ……………………………….… .

4. Employer le mot trompe dans une courte phrase où il aura un autre sens que dans le texte.

5. Remplacer dans chacune des phrases suivantes le verbe éclater par le synonyme convenable
choisi parmi les expressions verbales ou les verbes suivants : se manifester visiblement, briller,
se briser, s’emporter, se mettre en colère.
a. Le vase tomba de la table et éclata sur la mosaïque de la cuisine.
b. Mon père éclate quand je rapporte un mauvais classement.
c. La joie de Pierre éclatait quand son père acceptait de l’emmener à la chasse.
d. En été, un soleil radieux et chaud éclate dans un ciel uniformément bleu.

6. Remplacer le verbe apaiser par le synonyme convenable : adoucir, cesser, calmer.


a. Après deux jours de violente tempête, le vent s’apaisa enfin.
b. Quand j’avais commis une sottise, ma mère s’efforçait toujours d’apaiser la colère de mon
père.
c. Lorsque j’étais petit et que j’avais du chagrin, maman me câlinait pour apaiser ma peine.

7. Comment est formé le verbe apaiser ? Quel est le sens de ce verbe ?

8. Donner un nom et un adjectif de la famille de apaiser.

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9. En employant au besoin les préfixes pour- et ré- et les suffixes -ade, -er, -erie, -eur, former un
verbe et un nom de la famille de chacun des mots : fusil, chasse, son

10. Employer dans une petite phrase un homonyme de chacun des mots : coups, vers, eux.

11. Charades.
a. Mon premier vous paraît long lorsque vous vous ennuyez et très court quand vous vous
amusez. Mon second est un gros village. Mon tout est un instrument de musique bien peu
agréable à entendre lorsqu’il sert de jouet à des enfants.
b. Mon premier a perdu la raison. Mon second est une note de musique. Mon tout est un
endroit très épais d’un bois.
c. Dans mon premier on met des fleurs. Sur mon second on s’exerce au tir. Mon tout est un
adjectif du texte.

12. Découvrez-moi.
Je suis un mot de la dernière phrase du texte. J’ai quatre lettres et je désigne le bruit que font les
rabatteurs pendant une battue.
Remplacez ma première lettre par un b, je désigne alors la vapeur qui se dépose en hiver sur les
vitres ou en été sur une carafe d’eau fraîche. Remplacez maintenant ma première lettre par un n,
je deviens synonyme de gros nuage épais. Enfin, si vous remplacez ma première lettre par un s, je
suis ce que vous attrapez quand vous avez trop couru.

Exercices écrits

13. Enrichir les phrases ci-dessous en utilisant deux adjectifs qualificatifs convenables choisis dans
la liste placée en tête de chacune d’elles.
a. hargneux, craintifs, hardis, courageux, fatigués : les chiens attaquent le sanglier.
b. vieux, blessé, redoutable, solitaire, gracieux : le sanglier charge les chiens.
c. roux, rapide, craintif, grand, hardi, malin : le lièvre fuit devant les chiens.
d. lourd, leste, gracieux, agile, timide, familier : le chevreuil franchit d’un bond l’allée forestière.
e. petits, effrontés, peureux, gris, roux : les lapins jouent à lisière de la forêt.

14. Construire, avec les noms et adjectifs suivants, quatre phrases dans lesquelles l’adjectif sera
mis en relief : le sanglier, le chasseur, la perdrix, un chien de chasse, adroit, audacieux, blessé,
ensanglanté.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 5

LECTURE
Texte 1 : Grosfils est pris au piège.
Grosfils, jeune renard qui vient de quitter les siens, se trouve en face de grosses difficultés pour survivre seul...
1. Repoussé de territoire en territoire, Grosfils finit par se retrouver sur la lisière de la forêt, au bord du long
ruisseau dont personne ne voulait.
La faim tenace était devenue sa plus fidèle compagne. Il vaguait hâve, crotté, toujours en quête, toujours affamé.
Une nuit, il sortit de la forêt maudite et fit un grand tour dans la campagne. Peine perdue. Les chiens dormaient à la
belle étoile sur la paille fraîche des nouvelles meules.
À la première alerte, la meute du village était sur pied. Il fallait décamper à toute vitesse.
2. Une fois, au retour d’une de ces randonnées, il rentra par les collines et passa tout près du poulailler de Tatie.
C’était au lever du jour. Il reconnut l’endroit et aussitôt un flot de salive emplit sa gueule. Il vint flairer le grillage.
Hélas la porte, cette fois, était fermée. Tristement, il regagna le couvert des arbres.
Et là, ô joie, il sentit une odeur inconnue, mais si fine et si appétissante qu’il s’arrêta et se tint immobile de peur
qu’elle ne s’enfuie.
La narine frémissante, il allongea son museau pointu, flairant l’une après l’autre toutes les coulées d’air qui passaient
à sa portée. L’odeur était là, toute proche, à peine perçue, mais réelle.
L’endroit était propre, bien dégagé, formant une sorte de clairière minuscule, ombragée par un gros tremble au
feuillage argenté.
3. Le cœur suspendu, Grosfils fit un pas, deux pas. Clac ! Un bond de côté, une violente secousse qui le jeta sur le
dos, une douleur horrible dans la patte droite qui le clouait au sol. Haletant, fou de peur et de souffrance, il essaya de
se libérer. Mais une poigne terrible retenait son pied, lui arrachant des cris de douleur à chaque tentative. A bout de
forces, il s’effondra sur les feuilles mortes. Soudain, il se jeta sur cette chose qui le retenait prisonnier, mais ses dents
heurtèrent le fer et il comprit qu’il ne pourrait rien contre ce nouvel ennemi.
4. Une pensée furtive traversa son esprit ; une pensée qui n’était qu’un souvenir des précautions que prenait sa
mère pour approcher d’une proie immobile. C’était à cause d’une de ces proies que sa mère l’avait battu et qu’il était
parti à l’aventure. Longuement, il lécha l’extrémité de sa patte saignante. Deux doigts étaient pris entre les dents de
fer. [...]
5. [...] Il y eut soudain un bruit de feuilles froissées. Puis un cri de bête en fuite. Taillefer gémit d’excitation.
Les pies s’envolèrent.
- il était là, dit le vieux monsieur.
Tout de suite, le drame apparut. Le lit de feuilles bouleversées en tous sens révélait l’acharnement que la victime avait
mis à se libérer. Un lambeau de fourrures rousses demeurant entre les dents serrées, saignant encore.
Le vieux pêcheur se pencha sur l’engin.
- la pauvre bête s’en tire à bon compte, dit-il ; mais elle laisse deux doigts dans l’affaire.
- Pensez-vous qu’il puisse vivre ? demanda Piet, horrifié.
- Bien sûr : mais sa trace sera facilement reconnaissable. N’importe qui pourra voir qu’il a affaire à un renard
manchot. «
Michel-Aimé Baudouy le Seigneur des Hautes Buttes (éd. De l’Amitié).
Découvrir le sens des mots.
La faim ne lâche pas Grosfils ; elle est ... – Grosfils, quittant sa mère, était parti droit devant lui, au hasard : ... – Le
piège gardait, dans ses mâchoires, un morceau de peau arrachée à la patte de Grosfils : on dit un ... – Le jeune renard
avait mis de l’entêtement et de la rage : de l’..., à se libérer du piège. – A l’ombre des arbres, leur abri ou le ... des
arbres. – La force du poignet, c’est la ... – Pâle, efflanqué, maladif ou ... – Des chiens de chasse en troupe forment une
... - Le renard fait de longues courses ininterrompues : des ...
Comprendre la lecture.
Quels sont les graves soucis du jeune renard ?
D’où provient sa plus grande difficulté ?
D’après vous, qu’a-t-il enfin découvert ?
Que se rappelle-t-il ... un peu tard ?
Essayez de recomposer le passage sauté entre « dent de fer » et « il y eut soudain ».

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 5

Texte 2 : Grofils, le jeune renard, est poursuivi.

Pour la première fois, le jeune renard Grosfils a quitté sa famille. Il vit ici sa première aventure de liberté : la rencontre
de deux chiens, le dangereux Taillefer et l’inoffensif Mascarille.

1. Soudain, des aboiements emplirent le vallon... Tapi contre la souche, Grofils suivait avec attention la course du
chien blanc et c’est alors qu’il aperçut entre les souches la silhouette furtive du basset (1).
En un éclair, il reconnut le monstre difforme qu’il avait entrevu dans le chenil de la grande maison. Saisi d’épouvante,
il bondit, disparut, reparut plus loin ; s’effaça de nouveau, jaillit encore comme une flamme rouge, enfin plongea sur
l’autre versant.
A présent la chasse se poursuivait sur l’autre versant de la colline. L’homme écouta un moment.
« C’est plein de terriers par là, et je serais bien surpris si...
- Tenez, entendez-vous ? Taillefer nous annonce que le gibier s’est terré. Allons voir comment se présente l’affaire. »

2. Terrifié par les cris de ses poursuivants, Grosfils s’était jeté dans le premier terrier venu. Malheureusement pour
lui, ce terrier était une vieille demeure depuis longtemps abandonnée et toute délabrée.
A deux longueurs sous terre, il se heurta à un premier éboulement.
Grâce au ciel, la terre était meuble et l’obstacle peu épais. Il réussit à passer sans trop de peine et se trouva dans une
chambre assez vaste qu’il emplit de ses halètements. Son cœur battait à un rythme fou. Il voyait des figures floues en
forme de gueules grimaçantes dans la nuit de son refuge. Puis tout s’apaisa.

3. Hélas ! A peine commençait-il à reprendre haleine qu’il perçut l’appel triomphant de Taillefer à l’entrée du terrier.
Presque aussitôt il entendit le souffle de son ennemi à l’extrémité du couloir.
Affolé, il se jeta dans la première issue qu’il trouva à tâtons. Déjà il décelait la clarté du jour et se hâtait vers la sortie
lorsqu’une ombre obstrua l’entrée et cria : « Ouah ! Ouah ! Ouah ! ». C’était Mascarille, qui venait de découvrir
l’entrée du souterrain et s’encourageait à y pénétrer ! Quel fut le saisissement du loulou, lorsqu’il reçut en pleine
narine l’haleine brûlante du puant !
Épouvanté, il s’arracha en arrière, cherchant un secours autour de lui, et voyant arriver Piet et son compagnon, se mit
à crier de toutes ses forces que la bête était là et qu’elle puait comme tous les diables de l’enfer.
- Tiens, tiens ! dit l’homme, votre Mascarille a pris goût à la partie !
- Le renard est là, vraiment ?

4. L’homme évalua la distance des deux chiens et marqua la mi-distance de son talon.
« il est vraisemblablement ici, tremblant de peur, acculé au fond de sa chambre. Je ne crois pas qu’il ait d’autres
sorties. C’est un très vieux terrier et il faut que ce pauvre garçon soit bien inexpérimenté pour avoir choisi un tel
refuge !
Aucun intérêt. Taillefer n’en ferait qu’une bouchée. Il faut arrêter ça ! La partie n’est pas égale ! » .
L’homme s’accroupit devant l’autre entrée et lança un coup de sifflet impératif. « Diable ! « fit-il au bout d’un
moment ! Il était soudain soucieux. Il siffla de nouveau et appela : « Taillefer ! Taillefer ! Taillefer ! ».

5. Le chien ne sortit qu’au bout de deux ou trois minutes pendant lesquelles l’homme avait penché sur l’orifice un
visage angoissé. Taillefer se secouait vigoureusement. Il était couvert de terre et de sable jusqu’aux yeux.
Après avoir éternué et s’être mouché avec énergie, il consentit à recevoir les caresses de son maître.
- Sale histoire, hein, mon vieux ! Que s’est-il passé ? Un gros éboulement sans doute ! Tu aurais pu y rester, vieux
frère !
La main brune caressait la bonne tête terreuse, couvrait les yeux, s’attardait sur le museau ; la voix de l’homme
murmurait des paroles indistinctes que le chien comprenait.
Piet devina à quel point le maître et le chien s’aimaient.

6. Cependant, Mascarille montait toujours la garde devant le trou. De temps à autre, il se jetait sur l’orifice, grattait
avec fureur, faisait voler la terre à trois pas derrière lui. Puis il avançait le museau, reniflait à gros ronflement et, tout
suffoquant, se rejetait en arrière en crachant de dégoût.
- Si vous le voulez bien, nous en resterons là, dit l’homme. Laissons en paix ce jeune étourdi ! Nous le retrouverons
sans doute. D’ailleurs, il semble né sous une bonne étoile. L’éboulement qui a failli étouffer Taillefer l’a sauvé. Il ne
faut pas contrarier la chance.
Michel-Aimé Baudouy le Seigneur des Hautes Buttes (éd. De l’Amitié).

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 6

MODULE 6
ORTHOGRAPHE
Les noms en eur
son / sont
a / à – on / ont

Exercices oraux et à l'ardoise

1. Compléter les mots par le son eur.


a. Comment ne pas aimer la sent… de cette fl… ?
b. Ma jeune s… dem… dans cette maison.
c. Les spectat… ont tous applaudi le chant… .
d. Pour son anniversaire, il lui a offert une centrale à vap… .
e. Malgré l’h… tardive, la douc… du soir nous attire au jardin.
f. Depuis ce matin elle pl… de bonh… .
g. Perdus au c… de la forêt, nous avons éprouvé une grande p… .
h. En multipliant la longu….d’un rectangle par sa larg… on connaît sa superficie.
i. Connais-tu la haut… du Mont Blanc ?
j. Le couvr… a failli tomber du toit : quelle fray… !
k. La neige répand ses touffes de fl…. blanches. (A. Theuriet)

2. Donner les noms en eur exprimant la même qualité.


Frais - furieux - doux - long - roux - froid - blanc - épais - vigoureux - lourd -
rigoureux - vert - ardent - profond - grand - splendide - hideux - ample - horrible.

3. Remplacer les points par son ou sont et justifier l’emploi de sont en indiquant étaient entre
parenthèses.
a. Il a su tirer … épingle du jeu.
b. On apprend beaucoup à … contact.
c. Où … passés les jours heureux de notre enfance ?
d. Jésus en … temps prêcha sur les collines de Capharnaüm.
e. Le nouveau-né dort dans … berceau, les jeunes parents … sereins.
f. Les dames apportaient chacune … paquet de linge. (A. France)
g. Il est reparti à … heure, réconforté et à nouveau allègre.
h. Pendant la semaine pascale, certes, bien peu nombreux … ceux qui ne trouvent le moyen
de fuir quelques jours la capitale ; les gens … pris d’une fringale d’aller voir les pommiers
en fleurs.
i. Maître corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en … bec un fromage. (La Fontaine)
j. Où … passés les jours d’antan, que … devenus ces amis d’un passé envolé ?
k. Pour qui … ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? (Racine)
l. Nos écritoires sont gelées : nos plumes ne … pas conduites par nos doigts qui … transis.
(Mme de Sévigné)

4. Remplacer les points par on ou ont et justifier leur emploi en indiquant l’homme ou avaient
entre parenthèses.
a. Vous ne sauriez concevoir avec quel zèle, avec quelle gaieté se fait la vendange : … chante,
…rit toute la journée et le travail n’en va que mieux. (J.J. Rousseau)
b. Ils … passé leur chemin sans mot dire, et l’… ne saurait dire ce qu’…pleuré nos cœurs.
c. Comme ils… de la chance, et comme … les envie !

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 6

d. Ce qu’… donne aux méchants, toujours … le regrette.


Pour tirer d’eux ce qu’… leur prête,
Il faut que l’… en vienne aux coups. (La Fontaine)
e. Les agneaux, les tout-petits, ceux qui sont nés dans le voyage et n’… jamais vu la ferme,
regardent autour d’eux avec étonnement. (A. Daudet)
f. Ils … pleuré un père et enterré un frère.
g. Causer avec quelqu’un soutient quand … chancelle (V. Hugo)
h. … ne peut être plus contente que je ne suis. (Mme de Sévigné)
i. … se mettait en chasse quelque temps qu’il fît. (G. Sand)

5. Remplacer les points par a ou à et justifier l’emploi de a en indiquant avait entre


parenthèses.
a. C’est la forme de la main qui, sans doute, … assuré … l’homme l’empire du monde. ( A.
France)
b. Il … pris la route … l’aube et … l’heure qu’il est, il … déjà passé la frontière.
c. Il n’est pas bon de s’exposer au soleil … l’heure de midi.
d. Il n’y … pas longtemps que le jour … fini sa toilette : l’herbe est encore toute mouillée.
(Dorgelès)
e. La fable offre … l’esprit mille agréments divers. (Boileau)
f. Car de ces deux enfants, qu’on regarde en tremblant, l’un s’appelle Olivier et l’autre …
nom Roland. (V. Hugo)
g. Des flocons de neige commencent … voltiger et … tourbillonner comme le duvet de
cygnes qu’on plumerait là-haut. (Th. Gautier)

6. Remplacer les points par ou, où et justifier l’emploi de ou en indiquant ou bien entre
parenthèses.
a. … courez-vous, Madame, n’est-ce point à vos yeux un spectacle assez doux
que la veuve d’Hector pleurant à vos genoux ? (Racine)
b. On entendait la mer … la forêt gronder. (V. Hugo)
c. Ramenez-moi, disais-je, au fortuné rivage
… Naples réfléchit dans une mer d’azur
ses palais, ses coteaux, ses astres sans nuage,
… l’oranger fleurit sous un ciel toujours pur. (Lamartine)
d. Seul, le son d’une enclume … l’aboiement d’un chien monte, mélancolique, à la vitre
fermée. (A. Samain)
e. Gagnez votre pain à la sueur de votre front, … dévorez le pain du pauvre. (Chateaubriand)

Exercices écrits

7. Compléter les mots inachevés.


a. La couturière travaille avec ardeu…
b. Il mit du beu… sur ses pommes de terre.
c. La fraîcheu… du soir nous saisit et nous rentrâmes à l’heu… où se couchait le soleil.
d. Elle habitait la plus belle demeu… de la région, dont tous admiraient la splendeu…
e. Les pêch… sont capables de discuter des h… de l’utilité et de la forme des l….
f. Le coureu… franchit la ligne d’arrivée haletant, tout en sueu…
g. Son visage reflétait la plus grande pâleu…
h. Une odeu… d’herbe coupée gorgeait l’air de sa senteu…épicée.
i. Vous prendrez bien une petite liqu… en mon honn…. !

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 6

GRAMMAIRE
Le participe passé employé sans auxiliaire ou avec être

Exercices oraux

8. Transformer les expressions suivantes d’après le modèle : ranger le livre ; le livre rangé.
Extraire la craie - peindre la chambre - lire le livre - accomplir sa tâche - acheter une demeure -
boire le café - recevoir les lettres - défendre les droits - remplir les brocs - envahir le jardin -
dresser la table - attraper les guêpes - serrer la vis - jeter les citrons - applaudir le spectacle.

9. Mettre les verbes en italique au participe passé, que l’on accordera correctement.
Une décision admettre - des fleurs cueillir - un jouet gagner - des leçons apprendre - des
promesses tenir - des stades remplir - des vins apprécier - des articles vendre - une
manifestation interdire - une porte ouvrir - des questions poser - des lettres écrire - une
route goudronner.

10. Même exercice.


REMARQUE : QUAND UN ADJECTIF OU UN PARTICIPE QUALIFIE DEUX NOMS DE GENRES DIFFERENTS C'EST LE MASCULIN QUI
L'EMPORTE (ce sera revu au module 14)
a. Une cuisine et une chambre d’amis repeindre.
b. Des fenêtres et une porte clore.
c. Une source et un puits tarir.
d. Une couturière et une brodeuse qualifier.
e. Un toit et un mur délabrer.
f. Un maire et ses conseillers municipaux réélire.
g. Un hangar et une grange détruire.
h. De la neige et de la glace fondre.
i. Une boutique et une échoppe démolir.
j. Un clocher et une tourelle restaurer.

Exercices écrits

11. Mettre les verbes en italique au participe passé et faire l’accord nécessaire.
La porte restait entrouvrir, retenir par une chaîne. Toutes ces précautions une fois prendre, la
clientèle savait si bien à quoi s’en tenir qu’elle se serait garder comme d’un sacrilège de
déranger inutilement le marchand, la marchande et son employé assoupir pour trois mois
derrière les comptoirs. (A. Lunel)

12. Écrire les verbes en italique à la forme du participe passé qui, devenu adjectif, devra
s’accorder comme il convient avec le nom.
a. La soie est naître en Chine ou au Japon.
b. Quand la soie nous donne ses étoffes apprêter, celles-ci sont mettre en vente dans les
échoppes de la ville. Elles seront vérifier minutieusement, car elles seront vendre à des prix
élever aux couturières expérimenter qui devront réaliser un travail soigner.
c. La soie est rechercher pour ses qualités rares : elle est distinguer par les grands couturiers et
coudre avec respect.
d. La soie filer, couleur de cocon (…), plier en paquets de mille formes, a commencé sa lente
migration. Elle a navigué sur les sampans des grandes rivières, elle a été transporter sur les
chalands des ports maritimes. Elle s’est reposer dans les docks et dans les hangars. (Farrère)

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Français, CM1 - Fascicule exercices - Français, Cours Moyen 1, Année scolaire 2019 / 2020

Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 6

ANALYSE
L’adjectif qualificatif

Exercices oraux

13. Relever dans le texte ci-dessous les adjectifs qualificatifs épithètes et les analyser.
C’est pour toi que le meunier est blanc ; c’est pour toi que le boucher est rouge ; pour toi que
le laboureur est (brûlé) par le soleil, est (tanné) par le vent et la pluie ; c’est pour toi que le
cordonnier a l’échine ronde, que le maçon a les mains calleuses, que le médecin s’expose aux
contagions, que le mécanicien est debout sur sa locomotive et que le soldat se bat à la
frontière ; quand ces hommes meurent à ce poste, c’est pour toi. Tout homme qui remplit une
fonction utile la remplit pour les autres. Chacun est, dans son travail, le serviteur et le
représentant de ses semblables. Et plus ce travail est dur, humble, plus il faut l’honorer.

14. Relever dans le texte ci-dessus les adjectifs qualificatifs attributs et les analyser.

15. Construire trois phrases avec des adjectifs épithètes et 3 phrases avec des adjectifs attributs.

16. Analyser les 13 mots en gras.


Seule dans la nuit
Dans les bois la petite fille entendait de longs sifflements, des craquements et les chutes des
branches. Elle entendit derrière elle, des pas et elle se mit à courir de toutes ses forces. Elle
arriva bientôt à une clairière. La lune l' éclairait et le vent soulevait et rejetait des paquets de
feuilles tombées des arbres. Marie-Claire leva la tête et vit un écureuil au sommet d'un sapin.
Elle fut un peu rassurée.

Exercices écrits

17. Analyser les 12 mots en gras.


a. Le lièvre s'assied sur son derrière, dresse le cou, tend l' oreille aux jappements.
b. Le garde forestier donne la chasse aux braconniers et aux animaux nuisibles.
c. Alexis était habile à deviner l'endroit où gîte le lièvre, d'après la saison, la lune et le vent. Il
vivait dans l'atmosphère des bois comme un braconnier.
d. Un bon chien de chasse obéit à son maître, au moindre signe, au doigt et à l’œil.
e. Les collets du braconnier sont destinés aux lapins, aux faisans.

CONJUGAISON
Verbes conjugués avec l’auxiliaire être comme tomber aux trois tournures.

Exercices oraux

18. Analyser les verbes conjugués


Ex : elles ont arboré leur plus belle robe.
ont arboré : verbe arborer, 1er groupe, passé composé de l’indicatif, 3è personne du pluriel ; tournure
affirmative
Chaque haie exposait les fines carcasses de ses nids - Il ne fut pas facile de voir, entre les haies
d’un champ, celle que les oiseaux ont préférée - Dans ses feuilles impénétrables, elle les avait
abrités contre les regards et le vent, et leur servait une récolte abondante de graines variées et
de fruits pulpeux. (Jules Renard)

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 6

Exercices écrits

19. Conjuguer les verbes suivants.


a. Tomber, passé composé, 1ère p. du pluriel, t. interrogative
b. Rester, futur antérieur, 2è p. du singulier, t. affirmative
c. Arriver, plus-que-parfait, 3e p. du pluriel, t. négative
d. Arriver, passé antérieur, 2è p. du pluriel, t. affirmative
e. Entrer, plus que parfait, 1ère p. du singulier, t. négative
f. Aller, passé composé, 1ère p. du pluriel, t. négative
g. Tomber, passé composé,3è p. du pluriel, t. affirmative
h. Arriver, imparfait, 3è p. du singulier, t. négative
i. Entrer, futur, 2è p. du pluriel, t. négative
j. Rester, passé simple, 2è p. du pluriel, t. interrogative
k. Aller, futur antérieur, 3è p. du pluriel, t. négative
l. Arriver, passé antérieur, 3è p. du singulier, t. affirmative.

20. Écrire le verbe entre parenthèses au passé composé.


Dès que je (entrer), les chiens (arriver). Puis ils m’ (entourer) et m’ (lécher) les mains. Les
chats (rester) à dormir en boule sur le mur, (quitter) la pierre chaude. Ils m’ (regarder) du coin
de la paupière et m’ (flairer). J’ (caresser) leur poils soyeux. J’ (retrouver) l’odeur de l’herbe,
du bois, de la paille, cette odeur pénétrante et familière. (Maurice Fombeure)

VOCABULAIRE
Les homonymes

Exercices oraux et écrits

21. Compléter à l’aide des homonymes suivants.


compte, comte, conte / cours, court, cour / sol, saule, sole / chêne, chaîne / cèpe, cep
a. Elle lut avec plaisir les … de Grimm.
b. Le … habitait ce grand château aux mille fenêtres.
c. Papa faisait le … de nos économies.
d. Le … de français fut très …, les élèves se trouvaient dès trois heures dans la …
e. La … est un poisson de mer au goût très fin.
f. Le … était jonché de débris de toutes sortes.
g. Un grand … se dresse au bord du lac.
h. Un … majestueux étendait ses ramages jusqu’au perron de la maison.
i. Une … enserrait les mains du prisonnier.
j. Ce …de vigne est dénudé.
k. Le … est un champignon au goût recherché.

22. Trouver un homonyme de chacun des mots suivants et l’employer dans une courte phrase.
Le geai - la fin - le pin - l’ancre - l’hôtel - le bois.

23. Dans les phrases suivantes relever les mots homonymes et en donner oralement la
définition.
a. Tous les corps ont un poids.
b. On entendait résonner le son du cor.
c. Un cor au pied gauche m’empêchait de me chausser.
d. La cuisinière à gaz doit être réparée.
e. L’infirmière désinfecta la plaie avec une gaze stérile.
f. Le sellier fabrique les harnais des chevaux.
g. Les légumes se conservent au frais dans le cellier.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 6

h. L’architecte a fait les plans de la maison.


i. Le jardinier a fait un plant de radis.

24. Remplacer les mots en italique par un synonyme choisi parmi ces mots.
conduirait / se pencheraient / clémentes / sol / cieux / se grouperaient / apparence / charge /
accueillants / tropicale / bandes.
a. Il régnait une chaleur torride, et déjà nous rêvions des températures plus douces de
l’automne.
b. Tout prendrait alors un aspect nouveau, des fruits vermeils pendraient aux arbres dont les
branches s’inclineraient vers la terre sous le poids de ce fardeau précieux.
c. C’est alors que les oiseaux se réuniraient en troupes pour se préparer au long voyage qui les
emmènerait vers des climats plus hospitaliers.

25. Compléter les phrases suivantes sur le modèle de cette phrase.


Toute la matinée, les enfants avaient répété leur pièce de théâtre, les dialogues, les intonations,
les mimiques, les changements de décor.
a. …Mon père chassait avec la même ardeur …
b. …Le lapin pourchassé avait traversé…
c. …La froide bise avait dépouillé…
d. …Le soleil couchant éclairait…
e. …La mère de famille s’occupait activement du…
f. … papa ramenait à la maison…

26. Écrire le mot qui convient.


lieu, lieue, lieu
a. Le … est une sorte de merlan des mers françaises.
b. Il a construit sa maison en un … charmant.
c. Il faut toujours se tenir à une … de ses ennemis.

jeune, jeûne
d. L’Église prescrit le … et l’abstinence certains jours du Carême.
e. Il était trop … pour comprendre certaines choses.

pain, pin, il peint


f. L’homme ne vit pas seulement de … mais de toute parole sortie de la bouche du
Seigneur. (Évangile)
g. Le … des Landes est un arbre remarquable au long fût rectiligne.
h. De nombreux peintres ont … à Barbizon.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 6

LECTURE
Jeannot et Maître loup.

L’hiver avait été très pluvieux ; le ruisseau qui baigne Pibrac s’était transformé en torrent, et pour rejoindre le village
il fallait renoncer à passer le gué et faire le grand tour par le pont de pierre. Puis le temps s’était mis au froid, mais le
torrent grondait toujours.
Ce matin-là, Germaine avait le cœur plus gros que de coutume ; dame Hortense l’avait battue sans raison. Aussi
quand les trois cloches, sous leur arche de pierre, se mirent à sonner, elle ne résista pas à leur appel.
Jeannot, qui était auprès d’elle, la vit se lever et courir.
« Où vas-tu, Germaine ?
- A la messe.
- A Pibrac ?
- A Pibrac.
- Tu es folle, voyons. Le temps d’aller, et la messe sera finie.
- J’irai par le plus court.
- Mais le ruisseau est débordé. Tu ne passeras pas, pauvre bergère… ou bien tu te noieras.
- Laisse, Jeannot.
- Mais ton troupeau ?
- Il a de quoi s’occuper avec l’herbe.
- Et si le loup vient ?
- Il viendra. Tu feras un signe de croix et puis tu le prieras bien poliment de s’en aller.
- Tu plaisantes ?
- Mais non ».

Or, il n’eut pas le temps d’en dire davantage ; Germaine volait à travers champs vers le ruisseau, Jeannot, épouvanté,
se mit à crier au secours. La jeune fille, qui touchait à peine à terre, atteignant déjà le bas de la pente et était sur le
point de s’élancer dans l’eau.
Alors Jeannot ferma les yeux et s’enfonça les poings dedans, en suppliant le ciel d’épargner sa bonne princesse. Mais
quand il les rouvrit, il ne vit plus personne, ni sur une rive ni sur l’autre. L’eau furieuse avait englouti l’imprudente ; il
ne restait à son page qu’à la pleurer.
A ce moment précis, celui-ci fut tiré de son désespoir par un hurlement effroyable. Maître Loup était devant lui.

Non pas un louveteau : le loup en chef, le loup célèbre, la terreur du pays. Des oreilles pointues, une gueule énorme,
des crocs luisants, des yeux de jais, un foulard rose autour du cou et un couteau passé dans sa ceinture. Il avait mis
aussi des bottes pour faire l’homme. Il ressemblait à la fois à un diable et à un brigand.
Jeannot fit un signe de croix et tomba à genoux. Maître Loup le pria de cesser et de consentir à l’entendre. C’était un
loup fort bête ; mais comme il rugissait très fort, Jeannot cessa.

« Rassurez-vous, Monsieur, dit l’animal. Ce n’est pas à vous que j’en veux. La chair des bergers n’est pas de mon
goût. Pour apaiser ma faim, j’ai besoin d’un de vos moutons, et c’est pourquoi je suis sorti de ma tanière.
- Un seul ? demanda Jeannot étonné…
- Un seul, précisa Maître Loup. Je souffre actuellement de l’estomac.
- Si ce n’est qu’un dit Jeannot en riant, je n’en ferai pas une affaire. Servez-vous et allez-vous-en. »

Le loup se mit aussi à rire, mais très bêtement. Puis fronçant le sourcil :
« Vous êtes accommodant, mon garçon. Mais où le prendrai-je ?
- Où vous voudrez.
- Permettez, répartit le loup. Je vois bien deux troupeaux ici si je ne suis pas devenu aveugle. Un à droite, un à
gauche. Ces deux troupeaux-là ne sont pas à vous ?
- Je n’en ai pas tant.
- L’un est à vous et l’autre à une autre personne, à une jeune bergère, à Germaine probablement.
- Tout juste, dit Jeannot. »

Alors, Maître Loup se mit à trembler, à se balancer comme un ours, à se gratter la tête avec ses deux pattes et à
grogner de mécontentement.
« Qu’est-ce qui vous prend ? lui demanda le petit pâtre.
- Vous allez tâcher de me dire quel est votre troupeau à vous, quel est le sien ?
- Pourquoi ? répliqua Jeannot intrigué.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 6

- Ça ne vous regarde pas, répéta la bête.


- Alors je ne répondrai pas.
- Et si je vous dis le pourquoi ?
- Je répondrai. »

Maître Loup hésita ; il grogna… Enfin il livra son secret. Le diable, ami des loups, avait prévenu Maître Loup que tout
ce qui appartenait à la bergère et spécialement son troupeau, était en quelque manière enchanté ; que le mouton le
plus appétissant de son troupeau et le plus sain en apparence était pour le diable et ses frères ni plus ni moins que
du poison. Si le loup y plantait la dent, il tombait foudroyé sur place .D’où la question qu’il posait au petit berger :
Où est votre troupeau ? Car je ne tiens pas à crever. »

Jeannot réfléchit un moment. Certes, il avait grande envie de tromper le loup et de le voir crever sur place. Mais il se
dit que si Germaine ne rentrait pas à la maison avec son troupeau au complet, elle serait battue ; il aimait encore
mieux sacrifier une de ses bêtes et ne pas voir crever le loup. C’est ce qu’il expliqua à celui-ci ;

Par malheur, Maître Loup, qui ne comprenait pas grand-chose, comprit encore moins ce trait de générosité. Il était
trop méchant pour croire à la bonté des hommes et ne pouvait admettre que Jeannot sacrifiât un de ses moutons.
Aussi lorsque Jeannot le pria de « taper » à gauche, il s’élança à droite où paissait le troupeau béni.
« Allez-y, dit Jeannot, mais vous crèverez, je le jure »
Maître Loup hésita :
« C’est donc à gauche qu’il faudrait aller ?
- Puisque je vous le dis.
- Oui, tu voudrais bien que je crève ; j’irai à droite. »

Et il courait à droite. Le pauvre loup courait à gauche, le pauvre courait à droite. Mais il avait peur de crever à
gauche. Mais il avait peur de crever à droite. Et il finit par rester au milieu.
Cependant Jeannot se tenait les côtes ; il n’avait jamais rien vu de si drôle que l’embarras et la poltronnerie de ce
loup.
Alors le loup rugit : « Vous vous êtes assez moqué de moi. Pour une fois je me contenterai du berger. »
Jeannot cessa de rire. Maître Loup s’avançait la gueule ouverte et les griffes levées. Il allait déchirer et engloutir le
pauvre pâtre quand celui-ci, tombant à genoux, se signa. Maître Loup recula. « Assez ! laissez vos mains tranquilles. »

Et Jeannot se signait toujours, de plus en plus, et de plus en plus vite. Chacun de ses signes de croix donnait une
commotion à Maître Loup. Et il disait : « Par Jésus ! par Marie ! »
Et il se remettait droit sur ses jambes et voyant le loup reculer, marchait sur lui. Il riait en priant. Il priait en riant. On
n’avait pas idée d’une prière si cocasse. Car Maître Loup, secoué par les signes de croix et les invocations du petit
pâtre qui disait aussi : « Par Germaine ! » semblait avoir la danse de saint Guy. « Assez, assez, je vous en prie, hurlait-
il désespérément… Je m’en vais.
- Vous ne reviendrez plus ?
- Jamais…, jamais…, je vous le jure.
- Alors, bonsoir, monsieur le Loup et racontez la chose au diable.
- Bonsoir, Monsieur. »
Là-dessus, le loup s’enfuit au galop et disparut dans la forêt, qui retentit longtemps de ses gémissements et des rires
du petit pâtre.

Henri Ghéon
La Bergère au pays des loups

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 7

MODULE 7
ORTHOGRAPHE
Noms en eau, au, aut, aux, aud
C’est ou s’est ; c’était ou s’était

Exercices oraux

1. Compléter les mots inachevés par la terminaison au, aud, aut, aux ou eau.
a. Le noy… de ce fruit est très gros.
b. Le levr… fit un s… et s’enfuit !
c. Les guerres sont un flé…
d. Enfoui dans son land…on entendait vagir le nouveau-né.
e. Pour se raser, mon père utilise un blair… en pure soie.
f. Après un dernier ass... le taur… est mort, épuisé par la corrida.
g. Les bergers jouaient du pip…aux alentours de la crèche.
h. La reine monta à l’échaf… le chapelet à la main.

2. Même exercice.
a. Ce pré… a un déf… : il prend l’…
b. Personne n’aimerait voir un crap… dans sa maison.
c. Ce bad… semble un vrai nig…
d. Elle aime donner de l’artich… à ses enfants.
e. L’esquim… voyage sur un traîn…

3. Compléter par c’est ou s’est, ce sont ou se sont.


a. La fillette … blessée au visage.
b. … un bel enfant blond.
c. Elle … cassé la dent sur un noyau d’olive.
d. Ils … d’abord souri puis … parlé toute la soirée.
e. … à regret que je vous quitterai.
f. Le chien … jeté sur le chat.
g. Elle … évanouie d’horreur.
h. … dorénavant de grands amis.
i. Un cri déchire l’air : … une marmotte qui vient d’apercevoir un aigle, là-haut.
(P.Bourget)
j. Elles … lavé les dents au même moment.
k. Marie … précipitée auprès de sa cousine âgée.
l. … alors que le Baptiste a tressailli d’allégresse.
m. …avec joie que les cousines ont renoué des liens.
n. … de beaux cadeaux !

Exercices écrits

4. Compléter par c’était ou s’était, c’étaient ou s’étaient.


a. … un bel après-midi d’été.
b. Elle … mariée par dépit.
c. Madeleine … foulé la cheville.
d. … un défilé perpétuel de curieux.
e. Ma mère … ennuyée à cette soirée mondaine.
f. … un coq de perdrix rouge magnifique. (Fromentin)

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 7

g. Dans le ciel je ne voyais rien qu’un nuage venant de l’horizon, compact comme un nuage
de grêle : … les sauterelles. (A. Daudet)
h. … une personne gentille, elle … plue à faire le bien autour d’elle.
i. Martine … emportée, … inévitable, hélas.
j. … en décembre : elle … enfuie pour ne jamais revenir.
k. … un enfant d’aspect plutôt frêle, aux traits délicats, fins et presque jolis. (A. Gide)
l. Mes sœurs …bien amusées au cirque.

5. Compléter par s’ ou c’.


a. …’est un trou de verdure où chante une rivière. (Rimbaud)
b. Il est ivre mort, …’est pitié de le voir ainsi.
c. Où …’est caché cet enfant ?
d. …’est un chenapan ! Il …’est toujours appliqué à m’énerver !
e. Elle …’aperçut de son erreur, mais …’était trop tard !

6. Compléter au, aud, aut, aux ou eau.


a. De l’… fétide court dans le caniv…
b. Le tuy… d’arrosage n’a pas été enroulé.
c. Le cœur en liesse, la jeune mariée confectionnait son trouss…
d. C’est à l’église du ham… qu’ils se passeraient l’ann… au doigt.
e. La bague de cette princesse égyptienne est un pur joy…
f. Il me fallait monter sur un escab… pour accrocher le rid…
g. Le t… de chômage est affligeant.

GRAMMAIRE
Le féminin des noms

Exercices oraux

7. Souligner les noms et indiquer leur genre


Un trio d’écrivains se met au travail après dîner.
On sonna le domestique, on fit enlever les plats, les couverts et les nappes, on ne garda que les
trois verres ; on mit des plumes, de l’encre et du papier sur la table, on me glissa la plume entre
les doigts et l’on fit monter la troisième bouteille. (A. Dumas)

8. Mettre les noms suivants au féminin.


Ex : un skieur, une skieuse.
Un bohémien - un héros - le joueur - un spectateur - un baigneur - le docteur - le duc - un
prince - le malade - un mulâtre - l’empereur - un skieur.

9. Trouver le nom d’animal féminin.


Ex : un lion, une lionne.
Le dindon - le pigeon - le poulet - un chien - un lapin - le chat - un tigre - un loup - l’ours - un lion.

10. Parmi les noms suivants regrouper deux par deux les noms d’animaux qui forment un
couple.
Cerf - jument - bouc - guenon - cane - porc - singe - biche - jars - oie - sanglier - laie - canard -
brebis - cheval - truie - chèvre - bélier.

11. Trouver le féminin des noms de personnes suivants.


Martin - Michel - Georges - Paul - Louis - Emmanuel - Lucien - Jean - Clément - Christian -
Patrice - Claude - François.

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Exercices écrits

12. Mettre au féminin les expressions suivantes. (Énoncez chaque fois la règle oralement)
Le cousin de l'ami - Le chien du fermier - Un parent du vendeur - Le père du jardinier - Le
frère a peur du tigre - L'instituteur instruit les écoliers - L'époux est devenu veuf - Le voleur
a pris trois lapins, deux coqs et un dindon - Le paysan invite le Parisien - Le chat du voisin
guette le petit canard - Le roi est entouré de ducs, de marquis et de comtes - Le marchand
n'avait plus rien pour le berger et le meunier - Le jeune musicien est un orphelin.

13. Donner le féminin des noms suivants. (Certains noms féminins diffèrent du masculin : le cheval, la
jument ; l'oncle, la tante etc.)
Papa - homme - père - fils - neveu - frère - monsieur - héros - serviteur - compagnon - Luc -
Alban - Alexandre - Florent - Charles.

14. Trouver le nom du mâle correspondant à la femelle. (les apprendre)


Ânesse - jument - mule - pouliche - chienne - levrette - chatte - dinde - poule - oie - cane -
hase - laie - lionne - tigresse - chamelle - ourse - linotte - biche - paonne - louve - brebis -
chèvre - truie.

ANALYSE
Les compléments circonstanciels de lieu et de temps

Exercices oraux

15. Dans le texte chercher les compléments de lieu et de temps.


Après le dîner, hélas ! J’étais bien obligé de quitter maman qui restait à causer avec les
autres, au jardin s’il faisait beau, dans le petit salon où tout le monde se retirait s’il faisait
mauvais. Tout le monde, sauf ma grand-mère qui trouvait que "c’est une pitié de rester
enfermé à la campagne" et qui avait d’incessantes discussions avec mon père, les jours de
trop grande pluie, parce qu’il m’envoyait lire dans ma chambre…Ma grand-mère, elle, par
tous les temps, même quand la pluie faisait rage et que Françoise avait précipitamment
rentré les vieux fauteuils d’osier de peur qu’ils ne fussent mouillés, on la voyait dans le
jardin vide et fouetté par l’averse, relevant ses mèches désordonnées et grises pour que son
front s’imbibât mieux de la salubrité du vent et de la pluie. Elle disait : "Enfin, on respire !"
(Marcel Proust)

16. Relever les noms compléments circonstanciels et indiquer leur sens (circonstances de
l'action).
a. Cette fois, il fallait emmener le chien une corde au cou, de l’autre côté du chemin de fer,
assez loin pour qu’il ne revînt pas. (L. Frapié)
b. Une nouvelle exclamation ne se fait pas attendre et part des lèvres de Mme Willelm. (J.
Renard)
c. Quand il faisait beau, le chien était toujours prêt à courir par les champs. (M. Aymé)
d. De mur en mur, de jardin en jardin, l’eau glisse en tous lieux à travers l’oasis. (J. Tharaud)
e. À la Saint-Jean d’été, les groseilles sont mûres. (A. Theuriet)
f. Hier soir, ma fille, à quelle heure t’es-tu couchée ? (J. Renard)
g. L’odeur des foins s’exhalait, montait si fort des prairies de l’Aigre, qu’elle embaumait l’air
comme un parfum de fleur sauvage. (E. Zola)
h. Elle fut attelée par un jour clair de décembre. (G. de Maupassant)

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Exercices écrits

17. À la suite de chaque complément circonstanciel, écrire entre parenthèses, lieu ou temps.
Le sang circule dans les veines. Pendant la nuit, Lise est effrayée par les moindres bruits.
Vers onze heures du soir, elle est réveillée brusquement. Un oiseau passa au-dessus de la
rivière. Le battement de son vol claqua dans les échos des arbres en fleurs. Des charrettes
roulaient sur les routes. On goûtait le soir sous le feuillage nouveau des grands ormes.
Après son réveil, Lise a un peu peur. Pourquoi le plancher ne travaille-t-il que la nuit ?
demande Lise. Il craque aussi bien le jour, lui répond sa mère.

18. Analyser les 10 mots en gras du texte suivant.


Henri IV marchait un jour à quatre pattes : il portait sur son dos son fils, plus tard Louis XIII
encore enfant. Celui-ci tout joyeux, excitait sa monture et faisait claquer son fouet. Un
ambassadeur espagnol entre soudain et surprend le roi dans cette posture. Henri IV, sans
se déranger, lui dit : «Avez-vous des enfants, monsieur l'ambassadeur ? - Oui, sire - En ce
cas, je puis achever le tour de ma chambre. Je vous entendrai ensuite. (Claude Augé. Ed.
Larousse).

CONJUGAISON
La voix pronominale

Exercice oral

19. Relever les verbes pronominaux et indiquer leur infinitif.


Otame, indigné, se relève, tire son épée ; Zadig saute de cheval le sabre à la main. Les voilà
tous deux sur l’arène, livrant un nouveau combat où la force et l’agilité triomphent tour à
tour. Ils frappent de pointe et de taille, à droite, à gauche, sur la tête, sur la poitrine ; ils
reculent, ils avancent ; ils se mesurent, ils se rejoignent, ils se saisissent ; ils se replient
comme des serpents, ils s’attaquent comme des lions ; le feu jaillit à tout moment des
coups qu’ils se portent. Enfin, Zadig ayant un moment repris ses esprits, s’arrête, fait une
feinte, passe sur Otame, le fait tomber, le désarme, et Otame s’écrie : « O chevalier blanc,
c’est vous qui devez régner sur Babylone ! » (Voltaire)

Exercices écrits

20. Parmi les verbes suivants, souligner ceux qui ne s’emploient qu’à la forme
pronominale.
Se repentir / se baigner / s’apercevoir / se réjouir / s’apitoyer / s’amuser / se moquer /
s’abriter / se tromper / se blottir / s’échapper / s’envoler.

21. Conjuguer aux temps et tournure demandés.


a. Les passagers se bousculer (au présent et au futur antérieur, tournure négative).
b. Je se fournir (à l’imparfait et au passé composé à la tournure affirmative).
c. Camille et Sophie se divertir (au passé simple et passé antérieur, tournure négative).
d. Ton crabe se sauver (au plus-que-parfait et au passé simple tournure affirmative).

22. Conjuguer aux temps et tournure demandés.


a. L’enfant se dresser (plus-que-parfait, tournure négative) tout à coup.
b. Sous les rafales les arbres se tordent mais s’aplatir (passé composé tournure négative) ;
finalement ils se redresser (passé simple, tournure affirmative) fièrement.
c. Les bourrasques se lasser (futur antérieur, tournure négative) de revenir à l’assaut,
encore et encore, soufflant toujours plus fort.
d. Mon père s’attendrir (passé simple, passé antérieur, tournure affirmative) sur mon sort.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 7

VOCABULAIRE

Exercices oraux

23. Remplacer les points par l’un des homonymes.


foi, foie, fois, Foix
a. Celui qui perd la … ne sait pas son malheur
b. La ville de … est le chef-lieu de l’Ariège.
c. Il était une … une charmante princesse.
d. Le … de veau est très riche pour la santé.

voix, voie, il voit


e. Un bon chien reconnaît toujours la … de son maître.
f. Cette autoroute longeait la … ferrée.
g. De ma maison, on … toute la région proche.

sain, saint, sein, Sein, seing, cinq


h. Nous rentrons de promenade à … heures et demie.
i. Cet homme était … de corps et d’esprit.
j. Au large des côtes de Bretagne se trouve l’île de …
l. Cette jeune mère donne le … à son nouveau-né.
m. Le … royal fut apposé sur cette ordonnance.
n. … Padre Pio aura été canonisé peu de temps après sa mort.

Exercice écrit

24. Remplacer les points par l’un des homonymes.


point, poing, il point (verbe poindre)
a. Le jour … dans le lointain.
b. Fou de colère, il lui donna un vigoureux coup de …
c. Ils mirent alors un … final à leur querelle.

ris, riz
d. Le … se cultive en Asie dans les deltas des fleuves.
e. Les amateurs de … de veau se régaleront dans ce restaurant.

tache, tâche
f. Ce père de famille se tue à la …
g. La … de graisse qu’elle s’est faite sur sa robe est tenace.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 7

RÉDACTION

Paysage d’automne
La chaleur d’automne couvrait la forêt. Les feuillages tremblaient
à peine. Des corbeaux gémissaient des plaintes étouffées dans le
lointain. Un très grand calme coulait autour des arbres, dans les
sentiers mal dessinés. Une branche sèche tombait çà et là, ou une feuille. Un oiseau envolé
l’avait détachée.
Pierre Gamarra Les coqs de minuit (A la Baconnière, édit.)

Exercices oraux

1. Exercices d'observation sur la nature à l'automne (laisser chercher l'élève)


a. La durée déclinante des jours en automne.
b. La température est plus faible le matin et le soir. La rosée apparaît le matin. Le vent et
la pluie sont plus fréquents. Le soleil est plus pâle mais il y a encore de belles journées
ensoleillées.
c. Les bois, les jardins sont métamorphosés : les arbres revêtent leur nouvelle parure.
d. Les couleurs sont chaudes : or, rouge, cuivre, orange, rouille, brun, jaune. Les arbres
se dépouillent de leurs feuilles qui tourbillonnent dans le vent.
e. Les fruits d'automne : glands, noisettes, faînes, châtaignes, noix, pommes.
f. Dans les potagers on arrache les pommes de terre, les betteraves.
g. Les oiseaux migrateurs partent pour des contrées plus chaudes : les hirondelles, les
tourterelles, les canards sauvages, les cigognes.

2. Dire comment est formé le mot feuillage et citer cinq autres noms formés de la même
façon.

3. Compléter chacune des phrases ci-dessous à l’aide d’un mot de la famille de feuillage :
feuille, feuillu, effeuiller, défeuiller, chèvrefeuille, foliole.
a. Au printemps, les enfants s’amusent à … les marguerites.
b. Le vieux mur était couvert de …
c. Le vent d’automne … les arbres.
d. Les sentiers des forêts étaient couverts de …
e. Les sentiers des forêts se couvrent d’un épais tapis de … mortes.
f. Par les belles journées d’été, j’aime m’asseoir sous les grands arbres …
g. Une … est une petite feuille.

4. Remplacer dans chacune d’elles le verbe trembler par le synonyme convenable :


grelotter, frémir, remuer, avoir peur.
a. La brise tiède faisait trembler les feuilles des arbres.
b. Jean tremblait de manquer sa composition.
c. Il faisait si froid que les enfants tremblaient en venant en classe.
d. La pauvre femme avait eu si peur qu’elle en tremblait encore.

5. Remplacer le verbe couler par le synonyme convenable : ruisseler, sombrer, torpiller,


verser.
a. Les fondeurs coulent le métal dans les moules.
b. En temps de guerre, les sous-marins coulent les bateaux ennemis.
c. Après l’averse, l’eau coule dans les caniveaux.
d. Le navire coula après avoir heurté un récif.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 7

6. Compléter l’exercice ci-dessous à l’aide d’un synonyme de l’adjectif sec (ou sèche) choisi
parmi la liste suivante : aride, bourru, bref, dur, insensible, maigre.
du pain sec : du pain … une région sèche : une région …
un homme sec : un homme … un craquement sec : un craquement …
un cœur sec : un cœur … un ton sec ; un ton …

7. Compléter l’exercice ci-dessous à l’aide du contraire convenable de l’adjectif sec (ou


sèche) choisi parmi la liste suivante : aimable, frais, gras, humide, prolongé, sensible,
vert.
Un climat sec : un climat … ; du bois sec : du bois …. ; un grondement sec : un grondement
… ; un abord sec : un abord … ; un cœur sec : un cœur …; du pain sec : du pain …; une
personne sèche : une personne …

8. Relier chacune des expressions de la colonne de gauche avec l’expression de même sens
prise dans la colonne de droite.
Avoir la bouche sèche   passer sans se mouiller
Être au pain sec   vider complètement
Mettre à sec   manquer de salive
Traverser à pied sec   être privé de manger

9. Indiquer pour chacune des expressions suivantes un synonyme puis un contraire du


verbe détacher.
a. détacher les pattes d’un lapin,
b. détacher un costume.

10. Trouver un adjectif de la famille de chacun des mots du texte : chaleur, forêt, plainte,
lointain.

11. Chercher quatre adjectifs pouvant se rapporter au nom chaleur et les classer du plus
faible au plus fort.

12. Charades.
a. Mon premier porte une grande lame lorsqu’il est nom commun et devient le contraire
de « vrai » lorsqu’il est adjectif. Mon second est un poisson de mer ou sépare les cheveux.
Mon tout revêt sa plus belle parure quand vient l’automne.
b. Mon premier est la plus saine des boissons. Mon second vaut 1 000 kg. Mon tout ouvre
la porte à l’hiver.

13. Découvrez-moi.
Je suis une locution de la deuxième phrase du texte et suis synonyme de « très peu ».
Enlevez mon premier mot et je deviens synonyme de souci, de chagrin ou de malheur.
Remplacez maintenant ma première lettre par un r et je suis souveraine. Avec un s, je suis
fleuve de France. Enfin, avec un v, je suis un vaisseau et synonyme de chance.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 8

MODULE 8
ORTHOGRAPHE
Les noms en ot, oc, op, os, o
C’est ou s’est ; c’était ou s’était

Exercices oraux

1. Justifier la dernière lettre des mots suivants en citant un mot de la même famille.
Repos - pivot - camelot - propos - dos - accroc - croc - sirop - galop - pot - rôt - lot - complot -
canot - trot - sanglot - calot - flot - grelot - bibelot - ballot - gigot - tricot - sabot - cachot - abricot
- robot - rabot - maillot - cahot.

2. Remplacer les points par c’ ou ce /s’ ou se / c'est ou s'est.


a. … devait être une délicieuse fillette, en qui … retrouvaient le cheveu noir et l’œil bleu du
père, avec les fossettes mutines de la mère. (Colette)
b. Il … vantait beaucoup mais ne…’activait guère au travail.
c. La broncho-pneumonie … guérit parfaitement aujourd’hui. (Colette)
d. Zadig vit combien il était dangereux quelquefois d’être trop savant, et … promit bien, à la
première occasion, de ne point dire … qu’il avait vu. (Voltaire)
e. … au milieu de tout ce train que le troupeau gagne son gîte. (A Daudet)
f. … un homme qui fait des miracles. Il y a six mois qu’une femme fut abandonnée de tous les
autres médecins : on la tenait morte, il y avait déjà six heures, et l’on … disposait à
l’ensevelir, lorsqu’on y fit venir de force l’homme dont nous parlons. Il lui mit, l’ayant vue,
une petite goutte de je ne sais quoi dans la bouche et, dans le même instant elle … leva de
son lit et … mit à aussitôt à … promener dans sa chambre comme si de rien n’eût été. (…) Il
fallait que … fût quelque goutte d’or potable. (Molière)
g. La porte … referma soudain : … devait être un courant d’air qui l’avait claquée.

Exercices écrits

3. Même exercice.
Cette fois la porte …’est fermée ; Midi vient de sonner par la ville. Malgré cela, Églantine reste
assise sur son lit, toute son attention fixée sur le logement d’à côté.
… qu’elle entend maintenant, …’est un pas incertain et lent qui va d’une pièce à l’autre.
…’est un ronronnement, comme pourrait en faire la voix basse d’un homme discutant avec lui-
même.
…’est encore un arrêt brusque, avec la pointe d’un pied qui frappe nerveusement le parquet.
Ce pas devient vif, un tabouret fait une glissade, et de nouveau … sont des gammes, si légères,
si rapides, qu’elles ne semblent pas le fait de doigts humains. Enfin le prélude d’un chant triste,
et …’est le silence. (Marguerite Audoux)

4. Compléter les mots inachevés.


a. Elle avait une grande soif, je lui portai sur le champ un br… d’eau.
b. De toutes les fleurs des champs les coquelic… sont mes préférées.
c. Au grand gal… les chev… entrèrent sur la piste du cirque, faisant tinter leurs grel…
d. On voyait des lumières tamisées derrière les hubl… du paqueb…
e. Les collines se renvoyaient l’éch… de son cri perçant.
f. Les morc… que Paul jouait au pian… étaient ingrats.
g. Le soldat au combat peut devenir un hér…
h. C’est au lass… que l’Indien attrapait les chev… sauvages.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 8

GRAMMAIRE
Le pluriel des noms

Exercices oraux

5. Copier et mettre au pluriel les expressions suivantes.


Le trou du pneu Le landau du nouveau-né La clef de la maison
Le hibou du bois Le joujou du bébé Le feu de forêt
Le fond du puits Le chou du potager Le caillou du sentier

6. Mettre les noms suivants au pluriel et leur donner un complément.


Le matou Un gaz Un pieu Un clou Un bijou
Un faisceau Un écrou Le préau Un sceau Le tuyau
Un seau L’étau Un escabeau La faux Un pneu

7. Souligner les noms qui ont la même forme au singulier et au pluriel.


a. Quelle saison est plus fraîche que le printemps ?
b. Si tu marches à pas de géant vers le talus, tu tomberas.
c. Nous décorerons la crèche avec du houx et la mettrons sur un tapis de mousse.
d. Le vieux s’était endormi sur son siège, il prenait un repos bien mérité.
e. Quel est le prix de ces bas ?
f. Le chien a enterré son os près du puits.
g. Le cheval est rentré dans l’enclos.
h. Le mistral soufflait dans les cyprès maigrelets tandis que sonnait le glas.
i. Enfin se tut la voix des cloches.
j. Au printemps fleurissent les lilas.

Exercices écrits

8. Mettre au pluriel les noms suivants.


Un licou Un écrou Un biniou Un hibou Un coucou Un bijou
Un clou Un genou Un cou Un joujou Un caillou Un trou
Un sou Un bambou Un verrou Un pou

9. Même exercice.
Un enjeu Un moyeu Un feu Un adieu Un flambeau
Un cheveu Un neveu Un aveu Un fou Un vœu
Un pieu Un milieu Un épieu Un essieu Un fardeau

10. Mettre au pluriel les noms en italique et faire les accords nécessaires.
a. Un flambeau brûlait devant l’autel.
b. Dès que le signal est donné le train s’arrête.
c. Votre cheval boîte, son sabot le blesse-t-il ?
d. L’officier arborait la tenue de rigueur.
e. Dans les mers chaudes on trouve le corail.
f. Un pauvre soupirail éclaire la pénombre de la cave.
g. Le vitrail de l’église était transfiguré par le soleil couchant.

11. Copier les mots suivants en les mettant au singulier.


Des pinceaux - des cerceaux - des tableaux - les rivaux - les totaux - les cristaux - les
lionceaux - les châteaux - les manteaux - les poteaux - les chevreaux - les coraux - des
cardinaux - les canaux - les végétaux.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 8

ANALYSE
La préposition

Exercices oraux

12. Relever les 14 prépositions dans l'exercice suivant.


La terre est fécondée par le soleil - Le paresseux travaille malgré lui - Travaillez avec zèle le
travail est la source de l'abondance et de la joie - Mazarin continua avec succès la politique de
Richelieu - Le canal de Suez fait communiquer la Méditerranée avec la mer Rouge - On trouve
l'or dans le sein de la terre - Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage - Les pièces de
Racine sont écrites dans une langue merveilleuse.

13. Remplacer le tiret par la préposition convenable.


Le printemps vient - l'hiver / Soyez poli - tout le monde / Pour aller - France - Amérique, il faut
traverser l'Atlantique / Le soleil luit - tout le monde / Jeanne d'Arc fut brûlée - Rouen - les
Anglais / La chèvre grimpe - les rochers / La Bourgogne, la Champagne et le Bordelais
abondent - vins renommés / Parmentier propagea la culture - la pomme - terre - France /
L'invention du téléphone est due - Graham Belle / L'Académie française fut fondée - Richelieu
/ - votre désir, il est venu - Paris - s'entendre - vous .

Exercices écrits

14. Analyser les prépositions contenues dans les expressions ou les phrases suivantes.
La bouteille de champagne - J'irai à Londres - Saint-Louis s'embarqua pour l'Égypte - Le navire
glisse sur les vagues - L'été vient après le printemps - L'hirondelle part en automne - Le
poisson vit dans l'eau - Nous entendons par les oreilles - Les étoiles brillent pendant la nuit.

15. Relever les 13 prépositions et locutions prépositives.


a. Jean attendait le printemps avec impatience, ayant économisé sou à sou pour s’acheter
une raquette et des balles, payer son inscription au club de tennis de la ville. Comme il
jouait bien, il eut rapidement des partenaires. Dès qu’il fut aguerri, il participa à des
tournois qu’il gagna souvent.
b. Les yachts s’avancent sur l’eau avec des bruits de papier de soie, sans heurts, en une
manœuvre liée, où tout est silencieux. On n’entend que le cri des mouettes retentir quand
celles-ci planent au-dessus de Saint-Malo.

16. Analyser les 10 mots en gras de la phrase suivante.


Au Pont du Garigliano, le chevalier Bayard, blessé mortellement, se fit porter sous un arbre, le
visage tourné vers les ennemis : "Je n’ai jamais montré le dos à l’ennemi, dit-il, je ne veux pas
commencer au moment de mourir" - Le connétable de Bourbon vint le voir et s'apitoya sur
son sort.

CONJUGAISON
Les verbes du 3è groupe rendre et prendre

Exercice écrit

17. Conjuguer.
a. Rendre, présent de l'ind. 1ère p. du sing., t. négative.
b. Se répandre, passé composé, de l'ind., 3è p. du pluriel, t. interrogative.
c. Se perdre, imparfait de l'ind., 2è p. du sing., t. affirmative.
d. Se mordre, passé antérieur de l’ind., 1ère p. du pluriel, t. négative.
e. Pendre, présent de l’ind., 3è p. du pluriel, t. affirmative.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 8

f. Apprendre, futur antérieur de l’ind., 3è p. du sing. t. négative.


g. Reprendre, plus que parfait de l'ind., 2è p. du pluriel, t. affirmative.
h. Se surprendre, futur simple de l'ind., 3è p. du sing. t. affirmative.
i. Comprendre, futur antérieur de l'ind., 3è p. du sing. t. négative.
j. Vendre, passé simple de l’ind. 1ère p. du pluriel t. interrogative
k. S'attendre, passé composé de l'ind., 3è p. du sing. t. interrogative.
l. Confondre, passé antérieur de l'ind., 2è p. du pluriel, t. affirmative.
m. Se tordre, passé simple de l'ind., 1ère p. du pluriel, t. interrogative.
n. Détordre, imparfait de l’ind., 3è p. du sing. t. affirmative.
o. Étendre, présent de l'ind., 2è p. du pluriel, t. interrogative.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 9

MODULE 9
ORTHOGRAPHE
Les noms féminins en té ou en tié
Quand deux verbes se suivent…

Exercices oraux

1. Écrire les noms féminins en té formés avec les adjectifs suivants.


Fragile - méchant - vrai - ami - fier - clair - cher - beau - sain - aimable - rapide - net - obscur -
bref - bon.

2. Compléter les mots avec les finales ée ou é.


Une foul… - une jonch… - l’arriv… - la pauvret… - la lâchet… - la tranch… - la vérit… - la solidit…
- la libert… - la mont… - une all… - la fum… - la sant… - la dict… - une brass… - la plat… - la
fraternit… - la cuv…

3. Compléter le verbe par la terminaison de l’infinitif er ou celle du participe passé é.


a. Après avoir déjeun… je franchis un petit promontoire. (Maupassant)
b. Qui t’a donn… une philosophie aussi gaie ? (Beaumarchais)
c. La rue Saint-Jacques le remit au pas ; il acheva de la mont… en s’épongeant le visage.
(Duhamel)
d. En mer, c’est un chaos qui peut donn… une idée des luttes élémentaires des premiers
âges du monde. (Judith Gautier)
e. Je me souviens d’avoir quelquefois tremp… mon pain dans mon lait. (Balzac)
f. L’heure s’avançait, la prière était sonnée, on allait ferm… l’église. (G.Sand)
g. La vie a dispers…, comme l’épi sur l’aire, loin du champ paternel, les enfants et la mère.
(Lamartine)
h. Je commençais à désespér…, et allais dans un coin solitaire me repos…, lorsqu’un rossignol
se mit à chant… (Musset)
i. Il reconnut alors s’être tromp…
j. Je n’apprenais par cœur un morceau qu’à force de le ressass… (A.Gide)
k. Un jour, j’avais dirig… ma promenade vers l’extrémité extérieure du port, du côté de la
mer : il faisait chaud ; je m’étendis sur la grève et m’endormis. Tout à coup je suis réveill…
par un bruit magnifique. (Chateaubriand)
l. Le pauvre homme est si empêtr… dans tout son attirail de chasse, si occupé à s’admir… du
haut en bas que, lorsqu’il épaule son fusil, nous sommes déjà hors de portée. (A.Daudet)

Exercices écrits à l'ardoise

4. Trouver des noms en ée désignant le contenu et formés avec le radical suivant.


Nid – rang – charrette – cuiller – assiette – brouette – four – pelle – bec – poing – gorge –
bouche.

5. Remplacer l’adjectif qualificatif par le nom de qualité correspondant.


Ex : une maison solide - la solidité d’une maison
Un ouvrier habile - Un livre léger - Le torrent impétueux - Le cavalier intrépide - Le cheval
majestueux - La belle parure - Le visage grave - Le bourgeois généreux - La cloche sonore -
Un homme brutal - Un souci absurde - Une aventure banale.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 9

6. Compléter le verbe par la terminaison er (infinitif) ou é (participe passé).


a. Nous regardions le feu consum… lentement les bûches.
b. Elle partit dans les prés gambad…. joyeusement.
c. Tu avais forc… ton frère à parl…, il restait emmur… dans le silence.
d. Manon n’aimait que rêv…
e. Où as-tu entendu chant… cette complainte ?
f. Nous avons invité nos amis à dîn…
g. Elle partit consol… le chagrin du bambin : un baiser et il fut aussitôt oubli…
h. Je vis alors Guillaume se précipit… ; pour réconfort… sa sœur, comment pourrait-il arriv…
le dernier ?
i. Où donc est pass… mon frère, qui m’avait promis de m’aid… ?

7. Compléter par la terminaison qui convient (er, é, és, ée, ées ). Justifier la terminaison er en
écrivant entre parenthèses un infinitif du 3è groupe de sens rapproché.
a. Prière d’observ… le sens de la visite.
b. Comme il est doux d’écout… les contes le soir, à la veillée !
c. Le soldat bless … s’empressait de regagn… la caserne.
d. Les ouvriers se hâtent de charg… le camion car l’heure du départ sera vite arriv…
e. On entendait la bise pleur… dans la forêt glaciale, et seuls couraient encore quelques
lapins esseul…
f. La maman voulait utilis… le vêtement achet…
g. Nous désirions visit… des régions ensoleill…

GRAMMAIRE
Genre et nombre des noms

Exercices oraux

8. Mettre au féminin les noms entre parenthèses. (parfois il n'y a pas de féminin)
Les chasseurs ont tué (un cerf, un sanglier, dix faisans) - Le vieux berger a (un bon chien) ; ce
bon animal a étranglé (un loup) - Autour du trône on voyait (les ducs, les comtes, les marquis,
les princes) - Remerciez (votre bienfaiteur) - Allez chercher (un médecin) - Ecoutez (votre
professeur).

9. Quel est le féminin des noms suivants ? (énoncer oralement la règle correspondante).
Un marchand - Un marquis - Un Lorrain - Un paysan - Un citoyen - Un poulet - Un épicier - Un
portier - Un duc - Un danseur - Un baigneur - Un facteur - Un tourtereau - Un éléphant - Un
loup - Un veuf - Un sultan - Un rat - Un paon - Un docteur.

10. Trouver le nom féminin correspondant. (parfois le féminin ne ressemble pas au masculin)
Père - frère - homme - garçon - cheval - taureau - bélier - cerf - porc - sanglier - lièvre - bouc -
jars - canard - dindon - coq - roi - serviteur - gendre - oncle - papa - neveu - parrain - lévrier -
mulet - ours - poulain - agneau - âne.

Exercices écrits (moitié à l'ardoise, moitié à l'oral)

11. Mettre les expressions suivantes au pluriel.


Le bijou et le joyau - Le drapeau de ce vaisseau - Le feu du fourneau - Le noyau de ce pruneau
- Le hibou et le coucou - Le marteau et le clou - Le renard et le corbeau - l'eau du puits - Le bal
du général - Le cri du chacal - Le journal de mon rival - Le feu du fanal - Le bateau du canal -
Le régal du carnaval - Le fruit du bocal - Le gouvernail du vaisseau - Le bétail du hameau - Le
travail de l'aïeul - Le portail et le vitrail - L'ail et le poireau - Le soupirail de la cave - Le vantail
de la porte - Le poitrail du cheval - L'attirail du voyageur - L'épouvantail pour le moineau.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 9

ANALYSE
Le complément du nom

Exercices oraux

12. Repérer les divers mots qui constituent le groupe du nom, puis relever le mot
complément du nom.
Une grande cour de récréation / un grand bal de campagne / un magnifique souvenir de
jeunesse / la grand-mère maternelle de mon amie / une belle couronne de fleurs / une
triste journée de Toussaint / la prière fervente pour nos défunts / le grand livre de la vie.

13. Souligner le mot complément du nom. Attention : le verbe à l’infinitif pouvant avoir toutes
les fonctions du nom, il peut être complément du nom.
a. D’une paire de gifles, il les avait jetés par terre. (E. Zola)
b. Sur les coteaux de vignes on n’aperçoit pas encore le moindre soupçon de verdure.
(A.Theuriet)
c. Chacun éprouve le besoin de manger à certaines heures.
d. L’air de la mer réussit aux enfants de la ville.
e. Tous les humains ont le devoir d’honorer leurs morts.
f. Très lentes, par les chemins de montagne s’en allaient ces charges énormes de fougères
très lentes avec des tintements de clochettes. (P.Loti)

14. Donner au nom un complément, selon le sens indiqué entre parenthèses.


a. du marbre de … (origine)
b. une robe de … (matière)
c. du vin de … (origine)
d. une couronne de … (nature)
e. une boîte à … (destination)
f. la chasse au … (objet)
g. des chaussures en … (matière)
h. l’autoroute du … (destination)

15. Choisir, dans la colonne de droite, le complément qui convient à chacun des noms à
compléter.
Noms à compléter
Le bruit, le son du violon, du marteau
Le manche, la hampe de la hache, du drapeau
Le cep, la tige, le tronc d'arbre, de blé, de vigne
Un litre, une livre, un mètre, un stère de toile, de bois, de fromage, de vin
Les oreilles, les ouïes des poissons, des quadrupèdes
Une botte, un bouquet, une gerbe, de roses, de fleurs, de foin,
Un paquet, un tas de linge, de blé
La tiare, la mitre, la toque du pape, du cardinal, de l'avocat,
La barrette, le béret de l'évêque ; du marin
La cargaison, la charge du navire, de la voiture

16. Compléter les expressions suivantes ave un complément du nom.


La bravoure du... - le tir à... - l'omelette au... - une course en... - les fleurs du... - la pêche
aux... - la promenade en... - l'amour de la... - l'hiver sans... - un fruit à....

17. Donner au nom deux compléments, l’un demandant le singulier, l’autre le pluriel.
Une poche de … - un sac de … - une poignée de … - un bocal de … - un fruit à … - un tas
de … - un jeu de … - une caisse de …

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 9

Exercice écrit

18. Analyser les 8 mots en gras dans le texte suivant.


Le 20 septembre, avant le lever du soleil, je me mis en route pour aller visiter la chaîne de
montagnes ; elle se trouvait à deux milles à l'est du camp. Pour m'y rendre je traversai une
plaine dont le sol très gras était composé de sable noir, entrecoupée de ravins, et dont la
végétation était très belle. (René Caillé)

CONJUGAISON
Verbe avoir et être au conditionnel
Verbes des 3 groupes au conditionnel

Exercices oraux

19. Indiquer le mode et le temps du verbe être dans les phrases suivantes.
a. Le chien et le chat étaient de bons amis.
b. Les moutons avaient été sous la garde d'un petit pâtre.
c. Les ânes seront toujours victimes d'une mauvaise réputation qui n’est pas justifiée.
d. Les vaches ont été tout l'été au pâturage.
e. Les chevaux auraient été plus forts s'ils avaient été plus longtemps au repos.
f. Dès que les porcs furent gros, on les tua.
g. Les poules seraient malades si elles restaient dans le poulailler humide.
h. Le poulain de cette jument sera vif et nerveux.

20. Indiquer le mode et le temps des verbes des phrases suivantes.


a. Les lions dévorèrent leur dompteur.
b. Les cerfs bramaient dans la nuit noire.
c. Nous trouvâmes les lièvres à leur gîte.
d. Le chef d'orchestre avait salué le public.
e. La souris grignoterait le morceau de fromage.
f. Nous chanterions un refrain entraînant.
g. L'aigle aurait foncé sur le chamois.
h. Vous auriez tué des cailles si vous aviez accompagné vos amis.

Exercices écrits

21. Conjuguer les verbes suivants aux modes et temps indiqués.


a. avoir, présent du conditionnel, 2è personne du pluriel, tournure affirmative
b. être, passé 1ère forme du conditionnel, 3 è personne. du pluriel, tournure négative
c. avoir, passé 1ère forme du conditionnel, 1ère personne du singulier, tournure négative
d. être, présent du conditionnel, 1ère personne du pluriel, tournure interrogative
e. avoir, présent du conditionnel, 2è personne du singulier, tournure négative
f. être, passé 1ère forme du conditionnel, 3è personne du singulier, tournure affirmative
g. avoir, passé 1ère forme du conditionnel, 2è personne du singulier, tournure négative.

22. Conjuguer les verbes suivants.


a. Entamer, passé antérieur, 1ère p. du pluriel, t. affirmative
b. Brandir , passé simple, 2è p. du pluriel, t. négative
c. Tordre, imparfait, 1ère p. du singulier, t. affirmative
d. Guérir, présent du conditionnel, 2è p. du singulier. t. négative
e. Améliorer, présent du conditionnel, 3è p. du pluriel, t. négative
f. S'abriter, passé 1ère forme du conditionnel, 1ère p. du pluriel, t. affirmative
g. Gémir, présent de l’indicatif, 1ère p. du pluriel, t. négative

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 9

h. Gratter, plus-que-parfait de l'indicatif, 2è p. du singulier, t. affirmative


i. Se glisser, passé antérieur de l'indicatif, 1ère p. du pluriel, t. négative
j. Tondre, présent du conditionnel, 3è personne du pluriel t. affirmative
k. Pâlir, passé 1ère forme du conditionnel, 1ère personne du singulier, t. interrogative
l. Gambader, futur antérieur de l'indicatif, 1ère p. du pluriel, t. négative
m. S'assouplir, présent de l’indicatif, 3è p. du singulier, t. affirmative
n. Apprendre, présent du conditionnel, 3è p. du singulier, t. négative
o. Verdir, passé simple de l’indicatif, 1ère p. du pluriel, t. affirmative

RÉDACTION

Brouillards d’automne

Il était trois heures de l’après-midi. Si loin que pouvaient porter les


regards, le ciel de novembre apparaissait empli d’une étoupe grise,
sale, qui filait vers le nord-est, en direction de l’Argonne. Sur les
plaines, des pans de vapeur lourde traînaient jusqu’au sol, laissant
filtrer une lumière malade, et se fondaient dans la brume qui
semblait expirée par les bois.
Y. Sandre Caton le Dévorant (Edit. du Seuil)

Exercices oraux

1. Donner deux synonymes de brouillard.

2. Relier chacune des expressions de la colonne de gauche avec celle de la colonne de droite qui
a le même sens :
Porter un poids   mettre un costume
Porter une robe   diriger son regard
Porter ses yeux   soutenir une charge

3. Employer chacun des mots plaine et pleine dans une courte phrase.

4. Indiquer à la suite de chacune des phrases suivantes le sens particulier du mot pan : face ou
partie.
a. La fenêtre de notre cuisine donne sur un pan de mur.
b. Après l’explosion, seuls, quelques pans de murs restaient debout.

5. Donner, dans l’expression ci-dessous (a), trois synonymes et un contraire de l’adjectif


malade.
Donner, dans la deuxième expression (b), un synonyme et un contraire de l’adjectif malade.
a. Une lumière malade.
b. Un garçon malade.

6. Des pans de vapeurs lourdes se fondaient dans la brume.


Indiquer deux synonymes du verbe se fondre.

7. La brume semblait expirée par les bois.


Indiquer un synonyme et un contraire de l’adjectif expirée.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 9

8. Découvrez-nous.
a. Je suis un mot de la deuxième phrase du texte et j’ai quatre lettres. Changez l’ordre de
mes lettres et vous trouverez le nom de ce que l’on utilise pour couvrir un carrelage ou un
plancher.
b. Je suis également un mot de la deuxième phrase du texte et j’ai aussi quatre lettres.
Changez l’ordre de mes lettres et vous saurez ce que l’on trace avec un compas et
comment l’on appelle l’anneau qui sert à reconnaître sa serviette de table.

9. Cherchez-nous.
a. Je suis un adjectif de la deuxième phrase du texte et je désigne une couleur. Changez ma
première lettre et je deviens un petit vent doux.
b. Je suis un nom de la deuxième phrase. Changez ma première lettre et je deviens un
délicieux dessert.

10. Dans les phrases suivantes, les deux pronoms personnels employés se rapportent à des
noms différents ; modifier ces phrases de façon à ne laisser qu’un seul pronom personnel et
à éviter ainsi la confusion. (Ex : il est parti avant qu’il revienne. Il est parti avant que Jean revienne.)
a. Le brouillard. Il est si épais qu’il s’est perdu.
b. Le vent : Il secoue si fortement le toit de notre maison qu’il risque de s’envoler.
c. Jean-Louis : Il espère qu’il viendra bientôt. Il veut qu’il aille jouer avec lui.

11. Les phrases suivantes peuvent se comprendre de deux façons différentes selon que l’on
remplace le pronom personnel par l’un ou l’autre nom ; les modifier afin d’éviter la
confusion. (Ex : il dit à Jean qu’il a gagné à la tombola. Il dit à Jean : "J’ai gagné à la tombola" ou "tu as
gagné à la tombola")
a. Il dit à Pascal qu’il a laissé une faute.
b. Elle dit à sa maman qu’elle est malade.
c. Il dit à son maître qu’il doit sortir.
d. Ils disent qu’ils ont triché en composition.
e. Elle dit à Pauline qu’elle est méchante.

12. Afin d’éviter une erreur de sens, remplacer dans chacun des courts paragraphes ci-dessous le
pronom personnel en italique par un synonyme du nom écrit en caractère gras.
a. Les bourrasques arrachent les dernières feuilles. Elles tourbillonnent et disparaissent au
loin. Parfois elles cassent aussi des branches mortes.
b. Le brouillard était si dense que le bourg était à peine visible. Il s’épaississait d’heure en
heure. Il paraissait avoir complètement disparu.
c. Le garagiste écoute le ronronnement du moteur ; il ne tourne par rond, il le répare.
d. Lou a perdu la bague qu’elle avait reçue de sa tante. Elle était très belle.

13. Ajouter, pour mettre en relief le sujet sur lequel on veut insister, un pronom personnel
d’insistance. (Ex : le ciel est gris, mais la terre, elle, est couverte de gelée blanche .)
a. Patricia aime l’automne, Sébastien ne l’aime pas.
b. Tu sors sans ton manteau ? Je prends le mien.
c. Vous partez en vacances ? Nous ne partons pas.
d. J’ai terminé tout mon travail, as-tu fait le tien ?

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 10

MODULE 10

ORTHOGRAPHE
Règle de l’accent
ce-se

Exercices oraux

1. Justifier l’accent circonflexe en donnant un mot de la même famille dans lequel le s a subsisté.
Ex : la pâte : la pastille
Croûte - ancêtre - goût - vêtement - bête - fête - hôpital - bâton - forêt - arrêt.

2. Donner un verbe de la famille des mots suivants.


Hérisson - traîneau - prêt - gîte - décision - intérêt - rôle - boîte - côte - voûte - appât -
affût.

3. Compléter les mots inachevés.


a. Jadis le rémouleur venait aff…er les couteaux.
b. Au fond des océans existent des ab…mes insondables.
c. Le hé…isson aime manger les œufs de poule.
d. Son verti…e était si fort que le pré…ipice l’attirait.
e. Les bateaux évitent les ré…ifs.
f. Dans la nuit d’été scintillent les é…oiles.
g. L’alpiniste aime monter vers les c…mes.
h. Ma mère s’est toujours inté…essée à la couture.

4. Remplacer les points par ce ou se, c’ ou s’.


a. …e devait être un chat qui … cachait sous les planches.
b. Depuis … temps-là il mendiait en … traînant le long des chemins. (Maupassant)
c. Je m’afflige et elle … divertit. (Bernardin de Saint-Pierre)
d. Mais je m’arrête, car je le sens derrière moi qui regarde … que j’écris. (Beaumarchais)
e. …’est un spectacle qui ne … peut décrire. (Töppfer)
f. Peu à peu, toutes mes craintes …évanouirent. (A. France)
g. Une telle action ne saurait …excuser. (Molière)
h. L’un d’eux, dans son inexpérience à … servir de cette arme, lâcha le coup et … blessa à la
main. (A. Dumas)
i. … garçon retenait mon regard et semblait … moquer de moi.
j. Qui … vanterait d’avoir perdu la partie ? …’est pourtant … qu’il fit.
k. …’était un soir d’hiver lugubre et les camarades … serraient les coudes.

5. Même exercice.
Troupes affamées

Nous avions un pain dans la voiture, je le tendis à celui qui … trouvait le plus à ma portée ; il
poussa un cri effrayant et … jeta dessus, non avec les mains mais avec les dents, si
violemment que je n’eus que le temps de retirer mes doigts, qu’il eût dévorés. Ses
compagnons l’entourèrent et mordirent à même … pain qu’ils rongeaient comme eût pu le
faire un animal. Ils ne … le disputaient pas, ils ne songeaient point à partager, ils … faisaient
place les uns aux autres pour mordre dans la proie commune, et ils pleuraient à grosses
larmes. …’était un spectacle navrant, et je ne pus me retenir de pleurer aussi (George Sand)

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 10

Exercice écrit

1. Remplacer les points par ce ou se. Justifier l’emploi de se en écrivant l’infinitif du verbe
entre parenthèses.
a. Chacun a ses soins en … monde, et nous cherchons aussi … que nous voudrions bien
trouver. (Molière)
b. Il … lamentait à voix haute et tous le plaignaient de … relâchement subit.
c. Oui, monsieur, c’est … pauvre vieux qui est venu nous prévenir. (A.Daudet)
d. … misérable, ayant probablement soupçonné le colonel, l’avait assassiné. (Mérimée)
e. De … que j’ai aimé, que restera-t-il ? (A.de Saint-Exupéry)
f. A la fin de la semaine ils … tutoyèrent. (Flaubert)
g. Ils voulaient … marier, ils … marièrent donc, et … fut un grand bonheur pour tous.
h. … sont-ils vus cet été ? Non, leurs retrouvailles … feront plus tard.
i. Tout léger que soit … paquet, il ne peut ... porter ainsi.

GRAMMAIRE
Le féminin des adjectifs qualificatifs

Exercices oraux

2. Modifier la phrase pour mettre les adjectifs au féminin.


a. Je contemplai longtemps ce fier et noble fleuve, violent, mais sans fureur, sauvage, mais
majestueux. (V.Hugo)
b. Ils m’entourent avec leurs beaux grands yeux d’enfants, sans peur, sans fiel.
(V. Hugo)
c. M. Nicolas, le jardinier de mes parents, était un vieil homme sourcilleux, maniaque et
généralement de mauvais poil. (G.Duhamel)
d. Ce n’est plus ici, comme là-haut, un poétique spectacle : gros orage, chemins boueux les
arbres ruisselants, et un pauvre homme qui ouvre son parapluie. (Töppfer)

3. Ajouter un adjectif qualificatif à chacun des noms suivants.


Un jour - une pluie - un sapin - un nuage - une rafale - la montagne - l’étang - l’averse - la
gelée - le ciel - l’aquilon - une brise - une nuit - une neige - le verglas - un flocon - un feu
- une bise.

4. Compléter à l’aide de l’adjectif qui convient, en accordant.


ruisselant / clair / blanc / joyeux / bruyant
La porte tout à coup s’ouvrit, … et …,
Et fit dans la cabane entrer un rayon …
Et le pêcheur, traînant son filet…
Parut au seuil, et dit : C’est la marine ! (Victor Hugo)
tout / grand / noir / mélancolique / blanc / roux
Tout au haut de l’église, une cigogne, debout sur son échasse, ses ailes … repliées au-dessus
de sa queue …, le … bec … incliné d’un air …, faisait l’admiration de … la ville. (Erckmann-
Chatrian)

5. Remplacer les compléments du nom par un seul adjectif.


La brise de la mer - la bonté du père - la douceur de la mère - l'oiseau de nuit - une société
de musique - le dévouement du frère - l'armée de la nation.

6. Donner la définition des adjectifs suivants.


Incalculable - incroyable - indomptable - invincible - infranchissable - ineffaçable -
impitoyable - innombrable - invulnérable.

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Exercices écrits

7. Donner le contraire des adjectifs qualificatifs.


Soldat courageux - caractère gai - bœuf maigre - eau trouble - élève laborieux - soleil levant -
devoir long - tempérament fort - couloir étroit - maître indulgent - contrée riche - homme
jeune - histoire ennuyeuse - chasseur maladroit - vent doux - arbre grand - ligne verticale.

8. Mettre au féminin les expressions suivantes. (Certains noms masculins n’ont pas de féminins.
Il faut chercher un synonyme)
Le chat gris - Le cheval noir - Le coq matinal - Le pré fertile - Le compagnon gai - Le devoir
entier - Le salon contigu - Un logement exigu - Un mur mitoyen - Le lièvre poltron - Le jeune
homme coquet - Le grand-père paternel - Paul est parisien - Joseph est inquiet - Julien est
douillet - Un enfant pâlot et maigriot - Un homme vieillot - Un discours solennel - Le fils cadet
- Un repas complet - Un jardin secret - Le poisson est muet - Un conseil discret - Un regard
indiscret - Un Alsacien - Un lac naturel - Un chaton mignon.

ANALYSE
Révision

9. Après avoir lu le texte suivant, analyser les 10 mots en gras à l'ardoise, le plus vite possible.
Le directeur du Jardin des Plantes de Paris avait chargé un jeune domestique simple et fort
naïf de porter au savant naturaliste Buffon deux belles figues d'une espèce fort rare. En
route, le domestique gourmand se laissa tenter et mangea un de ces fruits. Buffon, sachant
qu'on devait lui envoyer, demanda l'autre au valet, qui, tout confus, avoua sa faute.
"Malheureux ! s'écria Buffon, tu as mangé une de ces belles figues ? Comment donc as-tu
fait ? Le domestique prit la figue qui restait, et l’avalant "J'ai fait comme cela", dit-il
naïvement.

10.Pourquoi les deux "fort" de la première phrase ne sont-ils pas des adjectifs ?

CONJUGAISON
Les verbes du 1er groupe en cer, ger, guer

Exercices oraux

11.Conjuguer au présent de l’indicatif en épelant les terminaisons.


Tracer un trait - Nager rapidement - Avancer prudemment - Plonger de haut - Lancer le javelot
- Langer un bébé.

12.Conjuguer chacun des verbes suivants à un temps simple en épelant les terminaisons.
S'engager (présent) - diriger (imparfait) - abréger (passé simple) - voltiger (futur).

13.Conjuguer à l’imparfait de l’indicatif en changeant de personne à chaque verbe : je, tu, il,
nous…
Songer - annoncer - loger - larguer - commencer - naviguer - ranger - lancer - manger -
exaucer - partager - mélanger - renoncer - plonger - ronger - exiger - protéger - changer -
bercer - distinguer – narguer.

14.Conjuguer les verbes à passé simple de l’indicatif.


a. La maîtresse nous prodiguer ses conseils avisés.
b. Le poète songer sans cesse.
c. Il manger trop vite.
d. Nous ranger nos affaires.
e. Lors d’un incendie le feu se propager rapidement.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 10

f. Vous avancer vers le lieu du sinistre.

Exercices écrits

15.Conjuguer les verbes au présent de l’indicatif et au conditionnel présent.


a. Nous distinguer nettement votre maison des autres.
b. Vous s’éponger le front.
c. Nous corriger nos fautes nous-mêmes.
d. Nous renoncer à notre départ en vacances.
e. Nous se fatiguer en vain.
f. Vous partager leur peine.

16.Mettre aux 4 temps simples les verbes suivants.


a. Ils (exaucer)
b. Ils (s’engager)
c. Je (avancer) à petits pas
d. Elle (lancer)
e. Vous (déléguer) cette mission.

17.Conjuguer les verbes suivants.


a. Se diriger : passé simple de l'ind., 2è pers. du plu., tournure interrogative
b. Partager : présent du conditionnel, 1ère pers. du sing. tournure négative
c. Voltiger : présent de l'ind. 1ère pers du plu., tournure interrogative
d. Se lancer : passé simple de l'ind, 2è pers. du sing., tournure négative
e. Narguer : présent du conditionnel, 3è pers. du sing., tournure affirmative
f. Se dénoncer : présent de l'ind., 1ère pers. du plu., tournure interrogative

VOCABULAIRE
Le sens propre et le sens figuré

Exercices oraux

18.Dire si le mot en italique est pris au sens propre ou au sens figuré.


Expliquer la signification du mot au sens figuré par un synonyme.
a. Une pluie d’injures ; une pluie d’orage.
b. Une action d’éclat ; l’éclat du soleil.
c. La flamme du regard ; les flammes du feu
d. Le cœur du chêne ; le cœur humain.
e. Le front des troupes ; le front de l’enfant.

19.Remplacer le verbe porter par un synonyme correctement choisi dans cette liste.
atteindre à ; reposer ; inciter ; diriger ; tenir ; transporter ; apporter.
a. Cet homme monstrueux pouvait porter 400 kilos.
b. Cette femme altière portait toujours la tête haute.
c. Surveillez vos fréquentations car le mauvais exemple de vos camarades pourrait vous
porter au mal.
d. Cette mitraillette porte à 200 mètres.
e. Où que l’on portât ses regards, on ne voyait que mensonge et bassesse.
f. Toute la toiture porte sur une charpente préfabriquée légère.
g. Chaperon Rouge porte de la confiture à mère-grand.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 10

Exercices écrits

20.Dire si le mot en italique est pris au sens propre ou au sens figuré.


a. J’ai escaladé l’Aiguille blanche.
b. Bébé s’est piqué avec une aiguille.
c. Nous sommes montés jusque dans l’aiguille de la cathédrale.
d. La petite aiguille tourne douze fois moins vite que la grande.
e. Battez les cartes !
f. La fermière a battu son beurre.
g. Ce volet qui battait nous empêcha de dormir.
h. On bat le briquet.
i. Sganarelle battait volontiers sa femme.
j. Il m’a battu aux échecs.

21.Employer les mots suivants dans des phrases : les premiers au sens propre ; les seconds au
sens figuré.
a. lit - feu - flot - clé - cœur.
b. poli - plafond - bas - lumineux.

22.Lorsqu’on veut signifier la possibilité, on ajoute au radical le suffixe able ou ible.


Lorsqu’on veut signifier l’impossibilité on y rajoute le préfixe in ( ou im, il, ir)
Remplacer les points par l’adjectif qui convient.
a. Un mot qui ne varie pas dans son orthographe est …
b. Une écriture qu’on ne peut pas lire est …
c. Durée dont on ne connaît pas les limites est …
d. Une personne que l’on ne peut pas corrompre est …
e. Une pièce de théâtre que l’on ne peut comparer à aucune autre est …
f. Un argument que l’on ne peut admettre est …
g. Un providentiel secours que l’on ne peut estimer est …
h. Celui qui ne veut pas se corriger de ses défauts est …
i. Une chose difficile que l’on ne peut pas faire est …

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 11

MODULE 11
ORTHOGRAPHE
Noms en è
Ces, ses

Exercices oraux

1. Compléter les noms par et ou aie.


a. La rue était bordée d’un parap…
b. Cet ingénieur nourrit de grands proj…
c. Il faut de la cr… pour écrire au tableau.
d. Les voiliers jetaient l’ancre dans la b…
e. Les petits rats de l’Opéra exécutèrent un ball…
f. Elle aime égrener son chapel…
g. La r… est un poisson de mer riche en cartilages.
h. L’animal rusé franchit alors la h… et s’engouffra dans la fut…

2. Les noms désignant une plantation sont féminins et se terminent donc en aie. Donner le
nom d’un lieu planté de
Rosiers - pommiers - oliviers - chênes - cerisiers.

3. Compléter les mots inachevés.


a. La ménagère, en faisant ses courses, doit respecter un budg…
b. Le cheval doit savoir passer l’épreuve du saut de h…
c. Le long des qu… de Paris les bouquinistes installent leurs livres sur les parap…
d. Le canard sauvage a élu domicile dans les mar…
e. Chaque jour Dieu nous comble de ses bienf…
f. Dans le bosqu… chante le chardonner…
g. Le soleil s’infiltre par la b… du séjour restée ouverte.
h. Dans la for… régnait une grande pa…

Exercices écrits

4. Donner le nom d’une plantation de


palmiers - hêtres - bouleaux - orangers - châtaigniers

5. Compléter les mots inachevés.


a. Au premier de l’an nous présentons nos souh… à nos parents et amis.
b. Naguère dans le métro un homme poinçonnait les tick…
c. Le cavalier doit nettoyer les harn… de son cheval.
d. Durant le cambriolage, l’un des bandits faisait le gu…
e. L’élève de cours préparatoire apprend l’alphab…
f. Aux beaux jours certains roulent en cabriol…
g. Au mois de m… le mugu… embaume dans la fut…

6. Remplacer les points par ces ou ses.


a. Voyez … chaloupes, celle-ci a hissé … voiles.
b. Lorsque la lune brillait j'en étais averti par … rayons qui venaient à mon lit (Chateaubriand)
c. Regardez ….. oiseaux migrateurs, bientôt ce sera l’hiver avec ….. gelées, …… chutes de
neige, et aussi …… belles fêtes et …. cadeaux.

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Français, CM1 - Fascicule exercices - Français, Cours Moyen 1, Année scolaire 2019 / 2020

Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 11

d. Quel cœur n'a tressailli au bruit de … cloches qui frémirent de joie sur son berceau!
(Chateaubriand)
e. La rapière de Dinarzade était plantée droite et raide entre … genoux (Chateaubriand)
f. Un des plus jolis habitants de … retraites, c'est la poule d'eau. (Chateaubriand)
g. Ce n'est pas toujours en troupe que … oiseaux visitent nos demeures. (Chateaubriand)
h. Chacune des affirmations de … trois hommes avait soulevé un murmure.
i. À la première déclaration, les gendarmes, … voisins l'avaient entendu grommeler entre …
dents. (Victor Hugo)
j. … vilains gaillards s'étaient emparés de … pistolets. Il ne lui restait plus qu'à prendre …
jambes à son cou.
k. Je vis un de … officiers de quatorze ans si nombreux dans … armées russes. … longs
cheveux bouclés tombaient sur sa poitrine. … lèvres roses épanouies comme celles d'un
nouveau-né semblaient encore engraissées par le lait de la nourrice. (Victor Hugo)

GRAMMAIRE
Le féminin des adjectifs

Exercices oraux

7. Écrire correctement l’adjectif en italique.


La vie éternel - une propriété moyen - une main fin - une gros voix - une démarche vif - une
fillette gentil - une plume léger - une figure pâlot - une tenue parfait - une parole bref -
une lionne captif - une joue vermeil - une apparence chétif - une curiosité indiscret - une
rivière torrentiel.

8. Trouver un nom féminin que puisse qualifier l’adjectif qualificatif.


Ex : une mère inquiète
Inquiet - épais - gros - dévot - indiscret - gentil - sot - habituel - fraternel - ancien -
attentif - brutal - plaintif - bas - cruel .

9. Donner à chaque nom pris dans la première liste un adjectif choisi dans la seconde et
l'accorder.
Une sirène - la paie - une charpente - une cuve - une galerie - une cité - une bâtisse - une
ouvrière - une fumée - une usine - une machine - une population.
rapide - bruyant - quotidien - moderne - actif - métallique - souterrain - obscur -
métallurgique - populeux - laborieux - épais.

10.Écrire correctement l’adjectif en italique.


Une fleur blanc - une quantité supérieur - une cité grec - ma promenade favori - une
réunion public - la classe inférieur - une femme turc - une personne franc - une pierre
précieux - la saison sec - une réponse faux - une vitalité prodigieux .

11.Donner à chaque nom pris dans la première liste un adjectif choisi dans la seconde.
a. une robe - une histoire - une pie - une chevelure - une glande - une parole- une aile -
une mort - une eau - une jument - une séance.
b. neuf - digestif - fabuleux - roux - voleur - ombrageux - récréatif - affreux - protecteur
- frais - bref.

12.Trouver un nom féminin que puisse qualifier l’adjectif qualificatif.


Gentil - ancien - discret - complet - fugitif - somptueux - attentif - soigneux - solennel - léger -
malin - habituel - violet - fluet - maternel - nouveau - merveilleux - éternel.

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Exercices écrits

13.Remplacer le nom en italique par le nom en gras placé en tête de la phrase et accorder les
adjectifs.
a. Cadence Les turbines de ce moteur tournent à un rythme fou.
b. Bâtisse Un grand bâtiment défraîchi tenait lieu de garage.
c. Galerie Le couloir d’accès était obscur et froid.
d. Cité C’est un grand faubourg commerçant et industriel.
e. Usine Le quartier est ancien et mal fréquenté.

14.Mettre au féminin les adjectifs suivants.


Instructif / capricieux / roux / plaintif / fugitif / faux / oisif / merveilleux / naïf / précieux /
maladif / victorieux.

15.Mettre au féminin les expressions suivantes.


Le garçon jaloux / le héros généreux / le poulain craintif / le veuf joyeux / le chat vif / le cheval
fougueux / l'ouvrier actif / le sanglier dangereux / l'oncle veuf / l'ogre fabuleux / le paon
orgueilleux / l'aviateur courageux / le pigeon voyageur / le cousin vengeur / le roi majeur / le
garçon boudeur / le frère moqueur / le maître grondeur / un mal intérieur / un homme
causeur / un voisin querelleur.

16.Donner le féminin des adjectifs et des expressions suivants.


Sec / mou / franc / long / nouveau / public / mon jeu favori / il resta coi / le renard malin / les
frères jumeaux / le chanteur grec / l'homme vieux / turc / caduc / un mal bénin / c'est un
traître.

ANALYSE
Le complément de l’adjectif

Exercices oraux

17.Souligner les mots qui sont compléments d’un adjectif.


a. Il était fier de son fils et ne s’en cachait pas.
b. Les bergeries étaient pleines de paille fraîche. ( A.Daudet)
c. Cet homme, hélas, semble dépourvu de sentiments.
d. Je ne suis plus très sûr de mon chemin. (M.Aymé)
e. Ce garçon fut jugé apte au service militaire.
f. Ma mère, prodigue en compliments, n’était pas avare en cadeaux.
g. Très vite il devint las des flatteries.

18. Analyser les compléments de l’adjectif.


a. Cet écolier est assez oublieux de ses devoirs.
b. L’animal carnivore est avide de viande.
c. Soyez indulgents pour les pêcheurs.
d. Le petit enfant est innocent de tout mal.
e. Mon frère, très vif d’esprit, est prompt aux calembours.
f. Ses greniers étaient pleins de ces glorieux trophées. (A.Daudet)

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Exercices écrits

19. Après avoir lu le texte qui suit, analyser les compléments du nom ou d'adjectif.
Attention ! Un mot placé après un adjectif, n’est pas forcément complément de cet adjectif.
Ex : la poupée blonde de ma sœur ; sœur est complément du nom poupée ; poupée de qui ? de ma
sœur et non blonde de qui ? de ma sœur.
En analyse, il est très important de trouver les mots qui vont ensemble, qui ont un rapport.
Quelquefois ils sont éloignés, d'où l'intérêt de lire la phrase et de la comprendre avant d'analyser.
a. L'enfant est attentif aux leçons.
b. La rose vermeille du jardin.
c. Une gravure encadrée d'une baguette de chêne.
d. Exquis, les fruits de ce verger !
e. Ces campagnes paraissent riches en froment.
f. La rivière est abondante en poissons.
g. La violette odorante des haies.
h. Les chevaux sont utiles au fermier.
i. Les courageux chevaux du fermier sont robustes.

20. Analyser les 11 mots en gras.


a. Dans l'ombre pleine de mystère trottait toute une famille de souris.
b. Les fenêtres défendues par des volets de chêne, étaient percées de meurtrières ; et le
monument, avec ses deux étages, commençaient à se moucheter de taches blanches sous
le heurt des balles. (Gustave Flaubert)

CONJUGAISON
Les verbes du 1er groupe en oyer, uyer, ayer

Exercices oraux

21. Conjuguer au présent de l’indicatif et à des personnes différentes.


Balayer la cour - délayer une sauce - ployer sous le fardeau - monnayer un service - relayer
un ami - rudoyer un animal.

22. Conjuguer le verbe en italique au présent et à l’imparfait de l’indicatif.


a. Ce roquet aboyer sans cesse.
b. Le soleil rougeoyer à l’horizon.
c. Nous essuyer nos pieds en entrant.
d. Le chien affamé broyer l’os du gigot.
e. Vous rayer souvent vos disques.
f. Martine payer ses dettes depuis un an.
g. Ce patron employer dix ouvriers.
h. Il ne s’ennuyer pas : il nettoyer sa voiture.

23. Conjuguer les verbes suivants au pluriel de l’imparfait de l’indicatif, en ajoutant à chaque
personne un complément différent.
Envoyer - rudoyer - délayer - balayer - côtoyer.

24. Mettre les verbes au présent du conditionnel.


a. Les ouvriers ployer sous une lourde charge.
b. Elle essuyer ses mains.
c. Émile s’ennuyer aujourd’hui.
d. Les enfants essayer de comprendre la leçon.
e. J’employer mon temps au mieux.

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f. Il rudoyer cet animal.


g. L’enfant tutoyer naturellement.

25. Mettre les verbes à l’imparfait de l’indicatif.


a. Nous nettoyer ce local.
b. Vous balayer votre chambre.
c. Elle s’appuyer sur son mari.
d. Des fleurs égayer mon salon.
e. Nous s’effrayer sans raison.
f. Elle larmoyer pour rien.
g. Vouvoyer-tu tes parents ?

26. Mettre les sujets et les verbes au pluriel.


a. La flamme rougeoie dans la cheminée.
b. Tu déblaies le foyer de ses cendres.
c. J’employais une servante.
d. Il envoyait souvent de ses nouvelles.
e. Il noie son chagrin dans l’alcool.
f. Tu côtoyais alors la misère.

27. Mettre les verbes au présent de l’indicatif.


a. Nous employions du savon pour laver nos mains.
b. Vous nettoyiez vos ongles.
c. Elle bégayait de peur.
d. Martin s’apitoya devant le pauvre que Jésus lui envoyait.
e. Ce fourgon convoyait des marchandises précieuses.
f. Elle déployait beaucoup d’énergie.
g. L’employeur de son mari lui octroya une pension de veuvage.
h. Insensé ! Tu côtoyais le gouffre !
i. Ils se frayèrent un passage entre les arbres.

Exercices écrits

28. Mettre les verbes en italique aux 4 temps simples de l’indicatif.


a. Il payer son loyer le premier du mois.
b. Ses yeux larmoyer dès qu’elle évoque ce souvenir.
c. Ils choyer trop cet enfant.
d. Vous ne s’ennuyer pas à la tâche.
e. Les enfants s’appuyer sur la margelle du puits.

29. Mettre les verbes au présent du conditionnel à la tournure interrogative.


a. Nous nettoyions le garage.
b. Ils délayent de la farine dans du lait.
c. Vous vous relayiez à la caisse du magasin.
d. Tu t'appuyas sur lui.

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RÉDACTION

La passion de la lecture

Cinq heures, un soir d’été. Le grenier sent la farine, la


menthe et la souris. Il fait chaud sous les laves grises ; par la
chatière, le soleil darde un pinceau de lumière. Assis sur le plancher, le dos au mur, je lis.
Je ne lisais pas seulement dans le grenier... Il fallait que le livre fût bien gros pour que je ne l’emporte
pas aux champs. Les vaches se gardaient toutes seules : j’étais occupé à de plus nobles besognes. La
Blonde et la Brune goûtaient assez cette façon de garder ! Que de fois réveillé en sursaut de mon rêve
imprimé, me suis-je trouvé seul au fond de quelque friche !
J. Cressot Le pain au lièvre (Stock ; édit.)

Exercices oraux

1. Compléter chacune des deux phrases ci-dessous à l’aide du contraire convenable du nom
passion : aversion, horreur.
a. Jean n’aimait pas l’école et avait … de lire.
b. Jacques avait la passion de l’étude, mais éprouvait une grande … pour tous les travaux
manuels.

2. Compléter chacune des deux phrases ci-dessous à l’aide d’un adjectif de la famille de passion.
a. Mon grand frère est un lecteur …
b. Mercredi dernier, j’ai lu un livre …

3. Compléter chacune des phrases ci-dessous à l’aide d’un mot de la famille de grenier : grain,
graine, grainetier, grange, engranger, égrener.
a. Le pêcheur accroche un … de blé cuit à son hameçon.
b. Papa achète toutes ses semences chez le ….
c. Les portes de la … sont grandes ouvertes.
d. Pendant ses vacances à la campagne, Rémi se plaisait à … les épis que les machines avaient
oubliés.
e. Le temps est à l’orage, le cultivateur se hâte d’… sa récolte.
f. Pour récolter de beaux légumes, il faut semer des … sélectionnées.

4. Chercher deux courtes phrases dans lesquelles le mot chatière aura des sens différents.

5. Chercher une première courte phrase dans laquelle le verbe darder sera employé au sens
propre, puis une seconde phrase dans laquelle il sera employé au sens figuré.

6. J’étais occupé à de plus nobles besognes.


Remplacer une première fois l’adjectif noble par un adjectif synonyme, puis une seconde fois
par un adjectif contraire.

7. Relier chacune des expressions de la colonne de gauche avec le verbe (ou l’expression)
synonyme relevé dans la colonne de droite.
goûter une sauce   aimer
goûter à une spécialité   y aller pour la première fois
goûter à un spectacle   faire un léger repas
goûter à quatre heures   en vérifier la saveur
goûter à la pêche   en manger pour la première fois

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8. Le grenier sent la farine


Trouver trois homonymes de sent et employer chacun d’eux dans une courte phrase.

9. Chercher une courte phrase dans laquelle livre aura un autre sens que dans le texte.

10. Chercher trois synonymes de chaud et les classer du plus faible au plus fort.

11. Découvrez-nous.
Je suis un nom de la dernière phrase du texte. Remplacez ma première lettre par un b et je
deviens synonyme de saut. Avec un g, je suis synonyme de charnière. Enfin avec un r, je suis
synonyme de cercle. En vous aidant de votre dictionnaire, exercez-vous au même jeu avec les
mots soir (loir, noir), lave (bave, cave, gave, rave) et mur (dur, pur, sur).

12. Jouer aux anagrammes.


Je suis un nom pluriel de la troisième phrase du texte. Modifiez l’ordre de mes lettres et vous
connaîtrez le nom d’une danse qui beaucoup fait tourner.

13. Remplacer quand il convient, dans les phrases suivantes, l’adjectif possessif par un article
(défini ou indéfini) :
a. J’ai lu toute ma soirée : j’ai fini mon livre et j’ai mal à ma tête.
b. Le maître prend son livre et lit une belle histoire : tous les élèves restent leur bouche ouverte
à l’écouter.
c. Ces récits sont si passionnants que les enfants oublient de manger leur goûter.
d. Robert s’est cassé son bras en tombant de sa chaise.

14. Modifier les phrases ci-dessous de façon à éviter les équivoques de sens. Remplacer l’adjectif
possessif écrit en caractères gras par un article et l’un des pronoms personnels lui, leur, ou en.
(Ex : Agnès ne trouvait pas le devoir sur le livre, la maîtresse lui indiqua sa page. Agnès ne trouvait pas le
devoir sur le livre, la maîtresse lui en indiqua la page.)
a. Pour encourager les enfants à lire, les maîtres prêtent leurs livres.
b. Après le départ du dernier élève de l’école, le maître ferme sa porte.
c. Lucette ne connaît pas la lecture à étudier, la maîtresse lui montre sa page.
d. Guy n’a pas su faire son problème, Paul lui montre sa solution.

15. Remplacer les mots en caractères gras par le pronom possessif convenable.
a. Mon livre est triste, ton livre doit certainement être plus gai.
b. Ta lecture ne paraît guère t’intéresser, ma lecture me passionne.
c. François a lu son livre en deux jours, Robert n’a pas commencé son livre.
d. Denis a lu tous ses livres, il demande à Jean-Pierre de lui prêter ses livres.

16. Rédiger une phrase dans laquelle seront employés des pronoms possessifs pour comparer.
a. La bibliothèque scolaire de votre classe et celle de la classe d’un de vos camarades
b. Votre trousse d’écolier et celle d’un autre élève.

Exercices écrits

17. Après avoir lu le texte suivant, relever les mots de la famille de lire et ceux de la famille de
livre.
La lecture est mon passe-temps favori. J'aime à lire et relire les livres de notre bibliothèque. Je
viens même de parcourir le livret de mon petit frère. «Quel liseur ! dit papa - Quel bon petit
lecteur ! ajoute grand-mère. Chaque jour, il me lit le journal qui n’est plus assez lisiblement
imprimé pour moi.»
Notre voisin, le libraire est mon ami. Je m’arrête souvent devant la vitrine de sa librairie. Il me

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permet de feuilleter des revues illustrées. Certaines sont écrites en langue étrangère, elles sont
encore illisibles pour moi.

18. Remplacer les points par un nom contenu dans la liste suivante : ouvrage, format, reliure,
livre, titre, pages, auteur, feuille, éditeur, caractères, illustrations, recto, verso, couverture.
Voici mon … de vocabulaire. C'est un … scolaire. D'assez grand … sa … est modeste mais solide.
Sur sa … d'un beau jaune d'or, je lis son … le nom de l' … celui de l' …
Je l'ouvre. Il compte 192 … donc 96 … La leçon commence à gauche, sur le … d'une feuille, les
exercices suivent à droite, sur le … de la feuille suivante.
Sa composition a demandé l'emploi de nombreux … Il contient d'agréables …

19. Compléter les phrases suivantes


(Ex : Je reconnais mon atlas à son grand format, à sa couverture bleue, à ses cartes en couleurs.)
a. Sur cette illustration je reconnais un Gaulois à ses ... sa ... son ... .
b. Je reconnais ma classe à ses... , à son …, à ses… .
c. Dans la brume, je distingue ma maison à son … , à ses ... , à sa ... .
d. La porte d'entrée s'ouvre, je reconnais papa à son ... et à sa ... .

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MODULE 12
ORTHOGRAPHE
Les noms en é
Avec le sujet tu le verbe se termine par s à tous les temps

Exercices oraux

1. Écrire au masculin, puis au féminin, les noms en é correspondant aux verbes suivants.
Fiancer - allier - accuser - blesser - inviter - initier - marier - associer - protéger - se réfugier
- déléguer - habituer.

2. Écrire au singulier, puis au pluriel, les noms en é correspondant aux verbes suivants.
Condamner - traiter - défiler - asphyxier - résumer - cuirasser - procéder - pointiller - corriger -
énoncer - tracer - trépasser.

Exercices écrits

3. Mettre les verbes suivants aux temps simples de l’indicatif.


tu l’installer - tu lui reprocher - tu l’encourager - tu lui répondre - tu la lui payer - tu leur
partager - tu me les communiquer - tu l'envahir - tu l’embraser.

4. Écrire au masculin, puis au féminin, dix noms de métiers en er.


Écrire dix noms d’arbres fruitiers en er.

GRAMMAIRE
Le pluriel des adjectifs

Exercices oraux

5. Mettre les expressions au pluriel.


Un repas familial - un ouvrier matinal - un nouveau parcours - un terrain communal - un
conseil pastoral - un ami jovial - un ciel nuageux - un repas frugal - le village natal - un
bonjour amical - un garçon ombrageux - un château féodal.

6. Même exercice.
Un jour fatal - un poids égal - un point final - un plat savoureux - un tableau mural - un froid
glacial - l’hymne national - un beau pays - un combat naval - un hôtelier cordial - un journal
local - un homme silencieux.

7. Accorder les adjectifs qualificatifs du texte suivant placés en italique et spécifier ceux qui
sont des participes adjectifs.
C’était un gars solide, aux membres vigoureux, aux robuste épaules, à la figure rubicond avec
de gros yeux bleu à fleur de tête et de gros lèvres que cachait à demi une barbe blond. Ses
cheveux emmêlé sortaient par mèches épais de sa casquette sans visière ; sa blouse déchiré
montrait une chemise plus misérable encore, et ses pieds nu passaient à travers les crevasses
de ses souliers ferré. (A.Theuriet)

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Exercices écrits

8. Mettre les expressions suivantes au pluriel.


Un vaisseau spatial - un journal régional - un plat provençal - un regard bestial - un climat
tropical - un poteau vertical - un habit spécial - un drapeau national - un vêtement original -
un trait horizontal.

9. Mettre les expressions suivantes au singulier.


Des rameaux nouveaux - des cerveaux normaux - des totaux généraux - des manteaux
royaux - des tableaux muraux - des canaux latéraux - de beaux chevaux - des travaux oraux -
des niveaux égaux

10.Mettre au pluriel les expressions suivantes.


L'enfant craintif - le canal profond - le pays délicieux - le cheveu frisé - le drapeau français - le
fruit vert - le livre neuf - la rose fleurie - le bijou précieux - l'émail brillant - l'arbrisseau
résineux - le verrou solide - le jeune ormeau - le bœuf gras - le livre nouveau - le parfum
oriental - l'océan glacial - le conte moral - le combat naval - le château royal - l'adjectif
numéral - le pays natal - le tabouret bancal - le frère jumeau - un accident fatal - un conseil
municipal - l'explorateur brave et hardi - le chapitre final - un livre hébreu.

11.Faire accorder les adjectifs qualificatifs.


blond : un enfant … - une fillette … - des cheveux … - des tresses …
amical : un geste … - une parole … - des signes … - des visites …
beau : un … récit - une … histoire - de … seigneurs - de … dames
gracieux : un page …- une fée …- des princes …- des princesses …
doux : un …sourire - une musique …- des bruits …- des voix …
exquis : du nougat …- de la confiture …- des bonbons …- des oranges…

ANALYSE
Les compléments circonstanciels de manière
La place des compléments

Exercices oraux

12.Relever les mots compléments circonstanciels de manière contenus dans les phrases
suivantes.
Travaillons avec persévérance - Deux coqs vivaient en paix - Des souris trottent sans bruit
dans l’obscurité - Un chien aboie avec rage devant sa niche - Jean dort à poings fermés dans
la chambre voisine - Elle parle à voix basse - Le vent souffle avec violence.

13.Placer les compléments à la place qui vous semble la meilleure.


a. La vendeuse / à ma mère / présentait un assortiment varié de chemisiers et de pantalons /
ce matin.
b. Le vieillard / à petits pas lents / traversait la rue encombrée de véhicules.
c. Un marché se tenait / sur la grande place ombragée du village / tous les mardis.
d. Nous sommes parvenus / dans la grande ville balnéaire illuminée / à la nuit.

Exercices écrits

14.Analyser les 11 mots en gras à l'ardoise.


a. Vers la lucarne grise de poussière, volent avec précision des pigeons aux ailes sifflantes.
b. Saisi d'une soudaine colère, il poursuivit d'une voix vengeresse : "Patience! Les faiseurs se
casseront les reins". (d'après E.Zola)

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c. Car sans violence il ne te donnera aucun conseil, et ce n'est pas en le priant que tu le
fléchiras. (Virgile)

15.Copier les phrases suivantes en changeant de place les divers compléments, que vous aurez
d’abord soulignés : donner à chaque phrase la plus heureuse tournure.
a. La directrice nous fit visiter, avec une grande gentillesse, les différentes salles de classe
pendant une heure.
b. La couturière taillait une pièce d’étoffe avec minutie dans l’atelier.
c. La cathédrale lançait ses flèches et ses clochers le long de la Seine au cœur de Paris.
d. Une grève avait depuis plusieurs jours interrompu les transports dans la capitale.
e. Nous fûmes saisis dès notre entrée dans la pièce par une odeur nauséabonde.

16. Analyser les 7 mots en gras de l'exercice 15.

CONJUGAISON
Modes impératif, infinitif et participe

Exercice oral

17.Conjuguer à l’impératif présent et passé puis mettre à l'infinitif passé.


Copier un résumé se confier à un ami avoir du courage
Être bon se saisir l’occasion fendre du bois
Finir ses devoirs prendre son vélo répondre aux questions

18.Conjuguer au participe présent et passé aux tournures indiquées.


a. Balayer, tournure affirmative
b. Envisager, tournure négative
c. S'entendre, tournure affirmative
d. Aboutir, tournure négative
e. S'avancer, tournure affirmative

Exercices écrits

19.Écrire le verbe entre parenthèses au mode et au temps indiqués.


a. Tu (annoncer, passé simple de l'indicatif)
b. Vous (s'abriter, passé composé de l'indicatif)
c. Il (affirmer, passé du conditionnel)
d. Je (batifoler, présent du conditionnel)
e. Nous (s'atteler, futur antérieur de l'indicatif)
f. Ils (caparaçonner, présent de l'indicatif)
g. (Carillonner, présent de l'impératif et du participe)
h. (Claironner, présent et passé de l'infinitif)
i. (tournoyer, présent de l'impératif et passé de l'infinitif)
j. (correspondre, présent et passé de l'impératif et du participe)

20.Donner l'infinitif, le temps, le mode et la tournure des verbes suivants.


a. Ils conteraient
b. Appeler
c. Ne chante pas
d. Vous n'aurez pas rempli
e. Cuisinerait-elle ?
f. Étant tombé
g. Sois fort

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h. S'ennuyant
i. Tu as découpé
j. Tu décorerais
k. Elle n'avait pas drapé
l. N'investissant pas
m. Nous n'élaguâmes pas
n. Enlumine
o. Ayons enthousiasmé
p. avoir entrepris
q. ayant désobligé

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Français, CM1 - Fascicule exercices - Français, Cours Moyen 1, Année scolaire 2019 / 2020

Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 12

LECTURE
Un pauvre petit-rien-du-tout
Conte de Noël

Nino n’aimait pas le jeudi. A Fourniguet-Toupinet, le jeudi était un grand jour. Ce jour-là, tous ceux qui avaient à
vendre quelques produits de leur basse-cour ou de leur jardin, descendaient à la ville sur leurs petits ânes
chargés de grands paniers bien pleins.
Un amas de rocs énormes couronne et couvre le flanc de colline. Fourniguet-Toupinet, petit hameau
montagnard, s’accroche si bien à ces rocs que chaque maison, avec ses terrasses en arcades, semble sortir d’un
rocher. Un sentier escarpé zigzague au milieu des rocailles et des éboulis, et seuls les petits ânes aux pieds sûrs,
aux grandes oreilles droites, au regard vif, peuvent monter et descendre malgré leur pesant fardeau.

Nino n’avait jamais rien à vendre, donc jamais il n’allait au marché. Et il aurait tant aimé aller au marché...
- Aujourd’hui, c’est encore jeudi ! pense Nino, errant seul et malheureux sur le sentier qui conduit au Mas de
Cazevieille, accroché là-haut, tout en haut du rocher le plus haut.
- Hé bé ! Nino, qu’est-ce que tu fais là, à bayer aux corneilles ?
- Tien, papé Cazevieille. Mère et père sont au marché, et comme je n’ai rien à vendre, je reste ici et je me
promène.
- Tu n’as rien à faire ? ton père te laisse comme çà, les bras ballants, à traîner sur les calades ?
- Non, avant de partir, il m’a dit : « Nino, tu cueilleras des olives, un plein cabas pour la picholine, tu
ramasseras une pleine sache de châtaignes et bien pleine... » J’en ai rempli une, puis deux, puis trois, et si j’avais
eu d’autres saches, je les aurais remplies.
- Et les chèvres, qui les garde ?
- Marion, et son chien Ricou. Elle, au moins, elle a un chien ; mais moi, je n’ai rien, rien de rien.
- Tu voudrais avoir quelque chose à toi, petit ?
- Oh oui, papé Cazevieille.
- Quelque chose que tu voudrais vendre au marché, je parie !
- Ben oui, comme çà, je pourrais y aller !
- Tu sais, Nino, on n’a rien sans peine.
- Ce n’est pas le travail qui me fait peur ; au contraire, ça me changerait. Quand j’aurai fini de travailler pour le
père, ce serait pour moi, pour moi, tout seul.
- Alors, suis-moi. Tu vois ce petit porcelet, ce pauvre-petit-rien-du-tout : si tu le veux, Nino, il est à toi. Je te le
donne.
- Vous voulez rire, papé Cazevieille !
- Que non, c’est comme je te le dis, mais ce sera de la peine. Il te faudra ramasser des glands, des châtaignes,
les faire cuire, les piler peut-être, le faire manger. Ce n’est pas un petit travail, et encore, je ne te promets pas
qu’il devienne gros et gras.
- Ça ne fait rien, si vous voulez me le donner, je le prends...
Et son cochon sur le bras, Nino sautant, dansant de joie, descend jusque chez lui en faisant des projets
magnifiques.
« J’ai trois mois pour l’engraisser, pense Nino. Alors ce sera la veille de Noël. Je le vendrai un bon prix .Je le
proposerai au charcutier, au boucher, au rôtisseur, à l’aubergiste de Fontcouverte, ou même aux gens qui
habitent les belles maisons de la Grande-Rue. Je le donnerai à celui qui m’offrira le plus.
Avec cet argent, je sais bien ce que je ferai : je pourrai acheter un cadeau pour chacun à la maison. Cette fois
personne n’en croira ses yeux, ils se diront tous ; c’est le cadeau de Nino ! c’est le Noël de Nino ! oh la la ! Ce que
je serai content ! »
Ainsi rêvant, Nino arrive chez lui ; dans un coin de la bergerie, il installe son petit cochon.
-Voilà pour ce soir, mon Pauvre-petit-rien-du-tout, ce sera ton logis ; mais demain, tu verras ça. Je vais te
préparer quelque chose de bien. Et puis tu sais, je ne t’enfermerai pas ; tu pourras me suivre partout comme
Ricou suit Marion, ma grande sœur.
Et c’est d’un air très important que le soir à la veillée, autour du feu, près de la cheminée dans laquelle flambe
une énorme bûche, Nino annonce à toute la famille qu’il a adopté un porcelet.
Un grand éclat de rire accueille ses paroles. Chacun dit son mot : son vieux grand-père, son père, sa mère, ses
deux grands frères, sa grande sœur...
Alors Nino, le cœur gros, dès qu’il sent qu’il n’est plus observé, abandonne sa place près du feu, se glisse hors de
la cuisine, traverse la cour, et va se réfugier dans la bergerie.
Son Pauvre-petit-rien-du-tout dans les bras, il sanglote et de grosses larmes tombent sur le museau étonné du
petit porcelet méprisé de tous.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 12

Nino est le petit dernier de la famille et souvent il se sent bien seul au milieu de toutes ces grandes personnes qui
rentrent fatiguées de leur travail aux champs ; il serre bien fort sur son cœur le petit porcelet et lui murmure tous
les mots tendres que seul, son Papé toujours assis dans le fauteuil de la grande cheminée sait lui dire quand il se
sent seulet.
- Tu vois, dit Nino à son petit cochon, moi aussi je suis un Pauvre-petit-rien-du-tout. Mais on va leur prouver le
contraire toi et moi.
Les glands, les châtaignes, les pommes de terre dont personne ne voulait, avec soin Nino les ramassait pour son
Pauvre-petit-rien-du-tout. Celui-ci commençait à devenir un petit cochon grassouillet, tout rose et dodu.
De mémoire d’homme et de porcelet, jamais on n’avait vu petit cochon si propre et si rose. Il suivait Nino comme
son ombre ; il lui obéissait comme le meilleur des chiens de garde. À la maison chacun taquinait Nino et son
Pauvre-petit-rien-du-tout, mais Nino savait bien que maintenant chacun admirait son petit porcelet.
- Demain c’est le dernier marché avant Noël Nous descendrons tous, dit le père en clignant de l’œil vers Nino.
- Tous ? ça veut dire aussi moi ? demande Nino.
- Quand je dis tous, c’est tous, sauf bien sûr le Papé. Tous, même ton cochon, car c’est le moment de le
vendre.

Ce matin-là Nino est prêt avant le jour ; il a lavé, brossé son Pauvre-petit-rien-du-tout, et lui ayant tressé un
collier de jonc, il le tient au bout d’une corde. Ainsi Nino suivi de son petit cochon descend à Fontcouverte.

Sur le sentier, c’est un cortège de petits ânes chargés de volailles et de branches de houx garnies de baies rouges.
Tous les produits que les habitations de Fourniguet-Toupiquet peuvent vendre en cette veille de Noël, sont sur le
dos de leurs petits ânes, et les petits ânes, comme s’ils comprenaient ce qui se passe, trottinent joyeusement.
Nino est si fier, si pressé de bien vendre son Pauvre-petit-rien-du-tout qu’il devance tout le monde, au risque de
bousculer l’un ou de faire trébucher l’autre.
- Ah ces gamins, ronchonne un vieux pour une fois qu’ils vont au marché, ils se croient tout permis !

Mais Nino poursuit son chemin, récapitulant tout ce qu’il achètera avec l’argent de son petit porcelet si rose et si
gras.
Le premier il arrive à Fontcouverte.
Là, dans un terrain vague, à la porte de la ville, se dressent de misérables maisonnettes aux toits de tôle. Les
carreaux cassés sont le plus souvent remplacés par des cartons ou du papier. Sur le seuil de l’une d’elles, une
petite fille regarde passer Nino. Elle trouve le petit cochon si joli qu’elle court vers lui et le caresse.
- Il est bien joli, petit, ton cochonnet !
- Tu vois c’est moi qui l’ai élevé, moi tout seul. SI tu l’avais vu quand il est né ! c’était un Pauvre petit-rien-du-
tout.
- Qu’est-ce que tu lui as fait, pour qu’il devienne si beau ?
- Je l’ai bien nourri et bien soigné.
- Il a de la chance d’être bien nourri et bien soigné, ce petit cochon !
- Tu sais je l’aime bien mon Pauvre-petit-rien-du-tout. Si ce n’était pas pour acheter des cadeaux de Noël à
tout le monde à la maison, je ne le vendrais pas.
- Alors pourquoi tu le vends ?
- Parce que c’est Noël. Tu penses, ce sera la première fois que je pourrai donner quelque chose aux autres.
- Je ne comprends pas pourquoi tu veux faire plaisir aux autres, si de vendre ton petit cochon te fait tant de
peine !
- Parce que c’est comme ça. Ce qui donne de la joie, ce n’est pas de donner quelque chose qu’on a en trop et
qu’on ne veut plus, c’est de donner quelque chose qu’on aime bien.
- Ben alors, Noël, ce n’est pas pour moi ! je n’ai rien en trop ; je n’ai même rien du tout
- C’est comme moi quand je n’avais pas mon Petit-rien-du-tout.
- Ce n’est pas gai ce que tu vas faire ; tu ferais mieux de le garder, ton cochon !
- Tu vis seule dans cette bicoque ?
- Non, avec ma Mamé. Mais elle est bien malade, elle ne peut plus travailler et je suis trop petite pour gagner de
l’argent.
- Eh bé ! Nino, qu’est-ce que tu fais à bavarder là, au lieu d’aller au marché, crie son grand frère en passant.
- Pas la peine de partir si tôt et de bousculer tout le monde en chemin pour t’arrêter à bavarder avec cette
pauvresse, dit son père.
- Pour sûr qu’elle te demande ton cochon, ajoute sa mère.
La petite a tout entendu. Elle n’ose répondre. Ses yeux se remplissent de larmes et, comme un chien habitué aux
coups, elle se retourne et rentre dans sa misérable demeure.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 12

Mais la réponse de Nino arrive jusqu’à elle et en l’entendant, un sourire fait place à ses larmes.
- Non, Mère ; elle ne m’a pas demandé mon porcelet. Elle l’a caressé et elle le trouvait bien joli ; elle est gentille
tu sais. Elle est très très pauvre et vit dans cette horrible maison avec sa Mamé. Elle n’aura pas un beau Noël,
juste un croûton de pain, si quelqu’un le lui donne !

Nino et son cochon sont allés d’une boutique à l’autre, Nino et son cochon sont allés dans la Grande-Rue, Nino a
sonné aux portes des belles maisons. Partout les marchands, les cuisinières, les maîtres d’hôtel lui ont offert un
bon prix.

Déjà les petits ânes, leurs paniers vides, reprennent le chemin du village et Nino est toujours là à errer avec son
Pauvre-petit-rien-du-tout.
- Alors Nino, dit son père, on n’a pas voulu de ce petit cochon ? On ne t’en a pas offert un bon prix ?
- Oh si ! mais j’ai trop de peine.
- Tu ne vas pas remonter avec ton cochon à la maison ?
- Je ne sais pas ; partez sans moi. Je monterai quand je serai décidé.
- Alors décide-toi vite ; les jours sont courts, la nuit tombe vite et la mère a besoin de toi, là-haut, pour préparer
Noël.

Préparer Noël ! C’est vrai, demain, c’est Noël. Et Nino, dans son désespoir de voir son Pauvre-petit-rien-du-tout
pris par une de ces grosses cuisinières de la Grande-Rue, a oublié tous ses projets.

Nino et son cochon restent sur la grande place. Les marchands sont partis, les balayeurs ont succédé aux
marchands, chacun s’amuse de voir ce gamin errer avec son cochon.

Maintenant Nino est seul et la nuit tombe. Alors, saisissant son Pauvre-petit-rien-du-tout dans ses bras, Nino
court à travers la ville. Arrivé à la Grand-Rue, il redouble de vitesse, sans regarder ni à droite ni à gauche si une
porte s’ouvre : il ne veut pas la voir.
Il serre son cochonnet bien fort contre son cœur. Il court, il court ; et dans sa course folle, il arrive à la porte de la
ville. Voilà le terrain vague et ses misérables maisons. Là il n’y a ni cuisinière, ni maître d’hôtel, mais il y a une
fillette en haillons.

Nino s’arrête ; c’est vrai, la pauvre fillette, elle aussi, Nino l’avait oubliée. Alors retournant à la ville, sans hésiter il
sonne à la porte de la plus belle maison de la Grande-Rue.
- S’il vous plaît, dit Nino, son cochon sous le bras, et son béret à la main, voulez-vous mon cochon ? et le plus
cher possible !
Une jeune femme souriante a ouvert la porte.
- Le plus cher possible ! et pourquoi, mon petit homme ?
- C’est pas pour moi, Madame. Mon Pauvre-petit-rien-du-tout, je l’aime trop pour le vendre, mais c’est pour
elle, pour qu’elle ait un beau Noël ; elle est si malheureuse.
- « Elle », qui est-ce ?
- La petite fille aux haillons, là-bas sur le terrain vague. Elle est toute seule, et sa Mamé est bien malade.
- Et tu veux vendre, pour cette petite, ton petit cochon que tu aimes tant ?
- Oui, Madame, c’est cela !
- Alors garde ton cochon et voilà un gros billet pour elle.
- Non, Madame, je prends le billet et je vous laisse le cochon.
- Mais pourquoi, mon petit ?
- Parce que pour Noël, il faut donne ce qu’on a de meilleur, comme les bergers et les mages à la crèche.

Nino, les bras vides et les poches pleines, court dans la Grande-Rue. Il sort en courant de la ville. Tout essoufflé il
arrive à la cabane, et frappe ; l’enfant, le visage inondé de larmes, ouvre la porte.
- Tiens, petite, prends tout ça pour ton Noël et celui de ta Mamé.
- Je n’ai plus de Mamé, petit. Les voisines viennent de dire qu’elle a fini de vivre.
- Tu es seule, toute seule ?
- Oui, toute seule.
- Alors viens avec moi.

La nuit venue. Sur le sentier rocheux, Nino et la fillette montent la main dans la main. Ils arrivent enfin. Nino
entre le premier.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 12

- Alors, petit, lui dit son père, je parie que tu n’arrives pas seul, et que tu as caché par là ton Pauvre-petit-rien-
du-tout !
- Oui, Père, je ne suis pas seul. Mon pauvre-petit-rien-du-tout est en bas, à la ville. Seulement, j’en ai un autre
Petit-rien-du-tout.
- Un autre, où ça ?
- Le voilà, dit Nino, faisant entrer la fillette en haillons.
- Ma parole, Nino, tu n’es pas un peu fou ! dit sa mère.
- Non, Mère, elle est toute seule, personne ne veut d’elle. Le petit enfant de la crèche aussi, personne ne voulait
de lui. Alors voilà, tout mon argent, je vous le donne pour elle.
- Mais, Nino, voyons, nous ne pouvons garder cette petite !
- Nous la garderons, le petit a raison, dit le grand-père, du fond de son fauteuil. L’enfant de Noël dans la maison,
c’est du bonheur pour tous. Viens près de moi, petite, tu seras notre Pauvre-petit-enfant-de-Noël à tous. Pour ce
Noël et beaucoup d’autres encore, viens et prends place parmi nous !
Calendal. Recueils de Noëls provençaux. - Florence HOULET. Éd. Alsatia. Coll. Signe de piste Junior. 1960).

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 13

MODULE 13
ORTHOGRAPHE
m devant m, b, p
Exercices écrits

1. Compléter par un m ou un n.
a. Depuis longte…ps la la…pe à pétrole et la cha…delle ont été re…placées par l’a…poule
électrique : néa…moins elles gardent le charme d’a…tan.
b. Quelques bûches fla…bent e…core dans la cheminée.
c. Un bon e…ployé vérifie ses co…ptes.
d. Les ba…bins ga…badent ge…timent.
e. Qui a vidé la bo…bonnière ? Gra…d-père ? S’il a ma…gé tous les bo…bons, il pre…dra de
l’e…bo…point !
f. O…beline a e…mêlé ses cheveux.
g. En déce…bre, mon père a e…poché une prime i…portante : quelle réco…pense pour lui qui
travaille ta…t !

2. Donner le contraire des mots suivants.


Mortel - personnel - pertinent - parfait - mangeable - modéré - mobile - déménager - démêler -
buvable - maculé - prudent - possible - poli - pair.

3. Donner le verbe qui correspond aux expressions suivantes.


a. Mettre en pile / en maillot / en broche / en paquet / en poche.
b. Mettre dans une barque / dans une grange / sur un manche.
c. Rendre beau / rendre laid.
d. Enfermer entre quatre murs.
e. Recouvrir de pierres.

GRAMMAIRE
Révision

Exercices écrits

4. Mettre les noms en italique au féminin et faire les accords nécessaires.


a. Martin est un ami franc et discret.
b. Un vieux canard se trouvait accroupi au bord de la mare.
c. Le nouveau directeur paraissait sérieux et très sévère.
d. Un tigre brun sommeille, épuisé de sa course.
e. Michel est un écolier attentif et soigneux.
f. Le chat poltron était apeuré et guettait les bruits, anxieux.
g. Le gardien est un employé appelé en remplacement.
h. Le lion féroce rugissait, menaçant et furieux.
i. Le fiancé radieux regardait sa promise, émue et souriante.
j. Ton camarade était dévoué et fort généreux.
k. Notre voisin est bon et serviable.

5. Mettre les expressions suivantes au pluriel.


Une tunique bleu pâle - un jeu passionnant - un voisin sympathique - un nouvel ami - un
œil bleu - le bel arbre - une robe marron - un port colonial - un fruit juteux - un vieil ami
- un air jovial - un trait vertical - un geste fatal - une bataille navale - le joli cadeau - un
pays tropical.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 13

6. Écrire au pluriel, s'il y a lieu, les noms entre parenthèses.


Plusieurs (jouet) - un sac de (bille) - une caisse de (pruneau) - une poignée de (cerise) - un tas
de (blé) - un tonneau de (vin) - une harde de (cerf) - un troupeau de (mouton) - une boîte de
(nougat) - la rangée d' (ormeau).

ANALYSE
Le complément d’attribution (c. d'objet second)

Exercices oraux

7. Ajouter au verbe un complément d’attribution.


a. Fier de sa proie, le chien rapporte le lapin …
b. Le fiancé offrit alors des fleurs …
c. La matrone donna aussitôt une fessée …
d. La nourrice enleva le nourrisson …
e. Martin donna un coup de pied vengeur …

8. Compléter à l’aide d’un complément d’attribution.


a. Marie tendit la main à …
b. Il … offrit spontanément son amitié.
c. Il … accorda ce qu’ils …avaient demandé ;
d. Ma mère est furieuse, on … a refusé la réduction promise.
e. Jésus distribua les pains et les poissons multipliés à …
f. Son père … donna une correction qui … ôta l’envie de recommencer.
g. La maîtresse a promis une récompense … sage.
h. Le voleur rendit son larcin à …

Exercice écrit

9. Analyser les 12 mots en gras.


a. Je prête mon livre à mon frère. Il devra me le rendre.
b. Jacques a acheté un vase pour sa mère ; il lui donnera pour sa fête.
c. À la fin de l'année scolaire on distribuera des prix aux élèves.
d. Le médecin ordonne un remède au malade.
e. L'élève apprend sa leçon ; il la récitera au maître.
f. Nos amis arriveront demain avec une balançoire ; ils nous la prêteront pour un mois
comme cela était prévu.

CONJUGAISON
Les verbes en eler, eter

Exercice oral

10. Conjuguer à la 1ère personne du singulier et du pluriel, au présent de l’indicatif et du


conditionnel
Peser un livre - ficeler un paquet - feuilleter une brochure - amonceler la neige - jeter des
pierres - peler des fruits.

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Exercices écrits

11. Transcrire les phrases suivantes au présent de l’indicatif.


a. Paresseuse, elle ne pelait jamais ses oranges, elle appelait toujours sa mère.
b. Ce chien furetait dans tous les recoins, inquiétant : et s’il déchiquetait mon beau rôti ?
c. L’eau ruisselait et le torrent étincelait de mille feux.
d. Elle n’achetait jamais la même viande, ne renouvelait jamais le même achat.
e. Les canards barbotaient, les poules caquetaient ; les coqs, eux, jetaient leurs éternels
cocoricos !

12. Mettre le verbe en italique au présent du conditionnel, de l'impératif et du participe.


a. Jeanne ficeler un paquet à poster.
b. Il amener sa petite sœur au cirque.
c. Je décacheter cette lettre.
d. J’admire les étoiles qui étinceler sur leur manteau nocturne.
e. J’écoute à minuit, les cloches qui jeter leurs carillons joyeux.
f. Déjà les jouets s’amonceler dans les vitrines.
g. Les vendeuses étiqueter les articles du rayon.
h. Cet enfant me harceler sans cesse.

Exercice oral et écrit Faire la moitié à l'oral et l'autre moitié à l'ardoise

13. Trouver les verbes en eler ou eter formés à partir des mots suivants (certains demandant
un préfixe, d’autres un suffixe) : les écrire à l’infinitif, puis à la 3è personne du singulier et à
la 1ère personne du pluriel du présent de l’indicatif.
Ex : peau ; peler ; il pèle ; nous pelons.
marteau / bec / monceau / soufflet / morceau / paquet / crochet / nouveau / inquiet /
ruisseau / feuille / appel / ficelle.

VOCABULAIRE
Révisions

Exercices écrits

14. Remplacer les points par l’homonyme qui convient.


tante, tente, il tente.
a. L’oiseau pris au piège … de se libérer.
b. Il partit chez sa … aux vacances de Pâques.
c. Les scouts, lorsqu’ils font un camp, dorment sous la …

tribu, tribut.
d. Une … africaine revendique les terres voisines.
e. Tous les peuples occupés par les Romains devaient payer un … à César.

taie, té, thé, il se tait.


f. Le menuisier plaça un … sous la poutre maîtresse.
g. Les Anglais aiment boire du … à toute heure.
h. Il te faut changer cette … d’oreiller.
i. L’homme fait sa confession puis, repentant. il se …

15. Même exercice.


serin, serein.
a. Mon frère, rassuré, nous offrait un visage …
b. Mon petit … est craintif, il vit apeuré dans un coin de sa cage.

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seau, sot, sceau, saut.


c. Le sportif américain a remporté l’épreuve du … en longueur.
d. Je lui ai confié cela sous le … du secret.
e. L’homme paraissait ou fou ou …
f. Elle remplit un … d’eau et le jeta sur l’animal.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 13

LECTURE

Ce que dit le petit âne


Conte de Bretagne

1. C’était une nuit douce et claire en pays breton. Le vent chantait dans les ajoncs, la mer sur les rochers. Un
pauvre chemineau traversait la lande, guidé par une petite lumière, au loin, qui tantôt s’allumait, tantôt
s’éteignait, à cause des buissons qui la cachaient par instants.

2. Il était las d’avoir marché tout le jour et si tard ; il avait le ventre creux, car son dernier repas datait de loin ;
pourtant, il avançait allègrement vers la petite lumière qui se faisait plus éclatante à chaque pas, car il était bien
certain de trouver le gîte et le couvert. Qui donc fermerait sa porte au voyageur qui frappe une nuit de Noël ?
Surtout lorsque ce voyageur est connu sur la lande à des lieues à la ronde et qu’il s’appelle le pauvre Âne ? C’est
ce nom qu’on lui a donné, sans vouloir lui faire offense, depuis qu’il s’est taillé avec adresse veste et souliers dans
la peau d’un ânon qu’il avait trouvée. Il s’était senti si fier et si content de son travail qu’il n’avait pu s’empêcher
de se mettre à braire joyeusement : Hi han ! Hi han !

3. On le saluait ainsi : « Bonjour, petit « Âne ! » et il répondait fort poliment : « Hi han ! bonjour : » ça lui évitait
de dire autre chose, car, à courir la campagne tout seul, on désapprend de parler.
- Hi han ! Hi han ! fit l’Âne en toquant à la porte pour avertir de son arrivée.
- Hi han ! Hi han ! répondit-on bruyamment de l’étable contiguë.
« Ah ! Ah ! se dit en lui-même le chemineau, on dort peut-être à poings fermés dans la maison, mais tant pis ! j’ai
un frère dans l’étable !

4. Pourtant la porte de la maison timidement s’entrouvrit et le visage doux et triste d’une jeune femme se
montra :
- Oh ! pauvre homme, dit-elle avec regret, tu tombes bien mal en frappant ici ; j’aimerais te recevoir et te
servir, surtout en cette nuit de Noël, mais mon malheureux mari n’a plus ni foi ni charité. Il va revenir d’un
moment à l’autre du cabaret où il est en triste compagnie ; il va se mettre en colère s’il te trouve ici ; et peut-être
même qu’il me battra et me chassera...

5. Notre chemineau ne se laissa pas impressionner :


- Bien, bien, ne te mets pas en souci pour moi, brave dame ! Je vais seulement demander l’hospitalité à mon
frère l’âne qui m’a gentiment salué de l’étable, hi han ! lorsque j’ai frappé à ta porte ; il est sûrement plus
aimable que ton mari, pauvre femme, et je suis trop fatigué pour continuer ma route.
- Cache-toi bien dans la paille, s’il te plaît, que mon mari ne te voie pas !
- Où serais-je mieux que dans la paille pour dormir, tout comme l’Enfant Jésus, une nuit de Noël ?
- C’est Noël ! soupira la pauvre femme. J’aurai tant voulu me rendre au village voisin pour la messe de minuit,
avec Rosine, ma petit fille, qui s’en faisait une fête... je n’aurai que le plaisir de te porter en cachette une bonne
soupe chaude, dès que tu seras installé dans l’étable, pauvre âne.

6. Comme dans beaucoup de modestes maisons bretonnes, les gens et les bêtes se trouvaient sous le même
toit, séparés seulement par une cloison à mi-hauteur, ainsi tous se tenaient chaud. Le chemineau se nicha dans la
paille, après avoir salué très poliment le baudet à quatre pattes ; celui-ci se contenta de le regarder de ses grands
yeux doux et bruns, d’un air fort étonné.

7. Tout en savourant l’assiette de soupe épaisse et chaude qu’on lui avait promise, notre homme prêtait l’oreille
à ce qui se disait à côté, derrière la cloison :
- Rosinette, reste encore un peu, près de la cheminée, à veiller, tandis que je vais porter le dîner à notre
voisine, la vieille Marie, qui ne peut plus marcher, mais sois bien sage !
- Ne reste pas longtemps, Maman ! si Papa revenait...
- Ce ne serait pas de chance.

Et c’est pourtant ce qui arriva ; à peine maman était-elle partie qu’une main ouvrait la porte, c’était le fermier.
Du regard, il avait fait le tour de la salle, ne vit que Rosine qui avait sauté d’un bond sur son lit et se cachait sous
les couvertures ; il grogna :
- Où est ta mère ? Où est-elle partie ?

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Français, CM1 - Fascicule exercices - Français, Cours Moyen 1, Année scolaire 2019 / 2020

Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 13

Rosine n’eut pas le temps de répondre ; un sonore hi han ! venu de l’étable, lui avait coupé la parole, et ce n’était
pas l’âne à quatre pattes qui intervenait si fort, mais le chemineau, caché dans la paille ; le fermier ne pouvait le
deviner ; il cria, furieux ;
- Veux-tu te taire, maudit bourricot ?
- Non, ce soir je ne me tairai pas, hi han ! Je te dirai même toutes tes vérités, vilain fermier, car tout âne que je
suis, je vaux mieux que toi.

8. En entendant parler ainsi son âne, - du moins il le croyait -, le fermier devint vert de frayeur, et, tout
tremblant, il ne s’aperçut même pas que la petite Rosine, bien cachée sous ses couvertures, avait du mal à se
retenir de rire ; car elle savait, elle, qui parlait dans l’étable.
- Oui, tu mérites une bonne leçon, dit le faux âne, et je suis content de pouvoir parler ce soir pour te la donner.
Cela finira mal pour toi, si tu continues à te conduire comme un méchant homme et un mécréant, si tu es un
mauvais mari, un mauvais père... Hi han, gare si tu ne fais pas ce que je t’ordonne !
- Quoi, quoi ? Qu’est-ce que... je dois faire ? bégaya le fermier.
- Plus de cabaret !
- Promis !

9. Tu seras bon pour ta famille, bon pour les malheureux, bon pour ton âne, hi han !
- Promis ! Promis ! Promis !
- Tu iras à la messe tous les dimanches dans tes plus beaux habits !... Et pour commencer, dépêche-toi de
t’attifer, nous partons tous les quatre à la messe de minuit, hi han ! fais vite ! je n’aime pas arriver le dernier.
- Tout de suite, mon âne, tout de suite, fit l’homme en courant chercher un seau d’eau pour se laver.
- Bien ; maintenant je me tais, car je suis fatigué de parler, hi han ! n’y étant pas habitué, mais gare si tu ne fais
pas ce que tu as promis ! Hi han ! ça te coûtera cher.

10. La fermière, en rentrant, fut bien étonnée de trouver son mari et sa fille qui endossaient leurs habits de fête
pour aller au village à la messe de minuit. Vite, vite elle se dépêcha d’en faire autant.
Quand l’homme fut prêt, il se rendit tout tremblant à l’étable pour chercher son âne ; il lui parut que celui-ci le
regardait avec un petit air narquois, et c’est avec douceur et précaution qu’il le chargea du bât et du licol ; c’est
tout juste s’il ne lui fit pas la révérence.
Dans la paille, le chemineau, bien caché, le surveillait avec un sourire.
- Vite, ma femme, vite, Rosine, nous ne devons pas arriver les derniers, l’âne ne serait pas content !
- Hi han ! répondit celui-ci tout bonnement.

11. Le brave chemineau – le faux âne- mit son nez à la lucarne de l’étable pour les regarder partir : l’âne, le vrai,
portait la femme et l’enfant enveloppés dans une grande cape, l’homme près d’eux marchait à pied, un bâton à
la main ; le ciel était aussi doux, aussi étoilé qu’un ciel de Palestine. Le chemineau en fut tout ému, et un instant
plus tard, il prenait le même chemin qu’eux.

M. d’Alençon Âmes vaillantes


(Ed. Fleurus)

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 13

Noël au Val Morose


Conte de Noël

1. Dans une vieille église abandonnée, habitent un âne, un bœuf et un mouton. Ils ont une mangeoire et de la
paille pour se coucher.
Dans le clocher, les trois cloches, sans mot dire, rouillent. Car il y a longtemps, au Val Morose, qu’on ne pense
plus qu’à bien boire, à bien manger, à bien danser.
Trois générations se sont succédé depuis la mort du dernier curé, et son remplaçant n’est jamais arrivé.

2. Cette nuit-là, c’est Noël ! Mais personne n’a l’air d’y penser. Les braves gens, pour la plupart, sont déjà
couchés et, dans l’église abandonnée, l’âne, le bœuf et le mouton veillent, on ne sait trop pourquoi...
« C’est Noël et personne pour le fêter », semblent-ils dire.
Les trois bêtes se sont avancées au fond de l’église, vers les trois cordes qui pendent, descendant du clocher.

3. Le bœuf enroule la plus grosse autour de sa queue, l’âne la moyenne et le mouton la plus fine ; et les cloches
enrouées se mettent à chanter ; tout doucement, en hésitant pour commencer, et puis plus vite, encore plus
vite, joyeusement ; abandonnant leur rouille et leurs voix rauques, elles s’élancent en chantant au plus haut
qu’elles savent monter. Et quand les trois animaux ont laissé les cordes pour se diriger vers la mangeoire, elles
ont tellement pris leur élan, qu’elles volent maintenant toutes seules en chantant ; « C’est Noël ! Noël ».
La mangeoire est là ; l’âne, le bœuf et le mouton... il manque quelqu’un, semble-t-il.

4. Dans leurs lits, les gens de Val Morose se sont éveillés. Ils ont d’abord ouvert un œil, puis l’autre, et puis les
deux à la fois. Ils se dirigent vers l’église, le vieux Pierre, la Mariette, le petit Jacques avec sa sœur, et la Louise
avec son poupon. Pourquoi ne l’a-t-elle pas laissé dans son lit, le pauvre ?... Il n’est pas baptisé, le petiot ??? »
Ils sont très étonnés, en arrivant dans l’église, de ne rien voir qui sorte de l’ordinaire. Que vont-ils faire ?
Retourner chez eux ?

5. La Louise s’est approchée de la mangeoire. Elle regarde son petit, semble hésiter, puis, d’un geste sans retour,
elle dépose le poupon dans la crèche.
- Bonne Vierge, tu nous a donné le Tien... eh bien ! moi, je te donne le mien.
Elle s’est agenouillée au pied de la mangeoire. L’âne et le bœuf se sont réveillés. Ils regardent l’enfant et, tout
comme au premier Noël, ils soufflent sur lui pour le réchauffer.
Le vieux Pierre a ôté sa casquette, la Mariette a ramené son fichu sur sa tête, le petit Jacques tient la main de sa
sœur. Tous se sont mis à genoux...

6. Avec le bœuf, avec l’âne et le mouton, avec les cloches, avec les anges aussi, bien qu’ils soient invisibles, eux,
les bergers, se sont mis à chanter : « Noël, Noël ! Jésus est né ! »
Tous maintenant rentrent chez eux dans le silence de la nuit. Les anges, sans aucun doute, chantent dans ce
silence. Les cœurs sont joyeux d’une joie inconnue, d’une joie profonde, la joie du Tout-Petit de Bethléem, que
nul au monde, aussi puissant soit-il, ne pourra jamais leur ôter.
C’est Noël ! Oui, le Val Morose est désormais Val de Joie !

Marie-Joie Âmes Vaillantes


(Éd. Fleurus)

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 14

MODULE 14
ORTHOGRAPHE
Les noms en ail, eil, euil
Mon, m’ont; ma, m’a; ton, t’ont; ta, t’a

Exercices oraux

1. Compléter par l ou lle.


a. L’abei… est active tout le jour.
b. Toute la ruche est au travai… et s’agite.
c. Il mit les raisins de la trei… dans la corbei…
d. La volai… regagnait la volière et les brebis rentraient au bercai…
e. L’épouvantai… n’était pas pour effrayer les cornei…
f. Cette femme a de nombreux enfants : quelle marmai… !
g. L’oiseau transportait un à un les brins de pai… chauffés au solei… dont il ferait son nid.
h. L’écureui… écoutait le silence de la forêt.
i. Un chevreui… surgit, et effraya le petit bouvreui…

2. Remplacer les points par mon, m’ont, ma, m’a ou m’as.


a. Marthe et Fanny m’… accompagné à l’école : je leur ai montré ... classe et … bureau.
b. … sœur … surpris en train de pleurer : elle … vite consolé.
c. Où est … livre ? … petit frère ... dit l’avoir vu dans … sac.
d. …-tu envoyé un paquet ? Maman … dit que tu comptais le faire.
e. Les études … fatigué, certes, mais elles … donné un métier que … entourage m’envie.
f. … père et … mère … embrassé et sont partis.
g. Les enfants … donné bien du mal, … vie aura été bien remplie, mais je n’ai pas compté …
peine.
h. Tu as réalisé … désir maternel : tu … comblée !

3. Remplacer les points par ton, t’ont, ta ou t’a.


a. Tes amis … vainement attendu : … absence les a navrés.
b. … mère et moi nous te cherchions.
c. Que … -t-on dit de cette demoiselle ? … fille la connaît-elle ?
d. Il … ramenée dans ta région natale, ma fille, quel cadeau il … fait !
e. Que … fait ces personnes ?
f. Elles ne … pas fait de tort, tu devrais faire taire … rancune à leur égard.
g. Tes amis … trahi, comme est grand … chagrin !
h. Tu sauras dorénavant en qui mettre … confiance, … père avait raison de te prévenir.

Exercices écrits

4. Souligner les verbes en eil ou ail, puis compléter les mots suivants.
a. Elle sommei… encore, pourtant il est tard : elle a toujours eu un sommei… profond.
b. Elle se révei… à peine : son révei… sonne à huit heures.
c. Il travai… peu et son travai… n’est pas approfondi.
d. Ton père te consei… de ne pas tarder : tu devrais écouter son consei…
e. Le poète fait un recuei… de ses poèmes : on y recuei… toute sa pensée.
f. Il lui faudra porter un apparei… car ma grand-mère est sourde : on l’apparei… demain.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 14

5. Remplacer les points par mon, m’ont, ma, m’a, m’as, ton, t’ont, ta ou t’a.
a. Le maître … félicité, il a exhibé … copie soignée.
b. Patrick ! Où est donc … frère ? …-t-il prévenu ?
c. … dernier espoir s’est envolé : … père ne … pas rapporté le cerf-volant tant convoité !
d. … religion … libérée de toute crainte, elle m’a révélé … Sauveur.
e. Ils … abreuvé d’injures, et toi, …-ils traité de même ?
f. … train est déjà parti, Jean, … maman … pourtant donné les horaires.
g. … oncle et … tante habitent sous … toit depuis … retour d’Afrique, et je m’en réjouis.
h. Tes disciples … fait la leçon : ils … dit quel était … devoir.
i. … boulangère … rendu la monnaie, je lui avais donné … seul billet.

GRAMMAIRE
Accord de l’adjectif qualificatif

Exercices oraux

6. Accorder l’adjectif qualificatif ou le participe passé en italique.


Un buisson et une allée fleuri - une rue et une cour pavé - une route et un chemin écarté - une
fermette et un hameau retiré - une cheminée et un toit rougeâtre - une chaussée et des trottoirs
goudronné - une veste et une robe blanc - la maison et le gymnase communal - une ruelle et
une placette ombragé - une maison et une école neuf.

7. Accorder les adjectifs qualificatifs ou les participes passés en italique.


a. C’étaient des athlètes superbe, bâti à la fois en force et en souplesse ; blond, le menton carré,
le visage imberbe ou la lèvre supérieur à peine ombré d’une moustache court en brosse dur.
Une demi-douzaine étaient presque des colosses. Allongé sur le gazon, plusieurs s’étiraient
comme des fauves engourdi. (A. Lichtenberger)
b. Quand le ballon est lancé, une bousculade effréné se produit. (J. Huret)
c. La balle, lancé à tours de bras, se met à voler, frappe le mur à grand coups sec, puis rebondit
et traverse l’air avec la vitesse d’un boulet… Clac ! Elle fouettera jusqu’à l’heure du
crépuscule, la pelote, animé furieusement par des bras puissant et jeune. (Pierre Loti)

8. Faire l’exercice suivant sur ce modèle.


Ex : Le Brésil ; les Brésiliens ; les cafés brésiliens ; la forêt brésilienne.
La Turquie - la Russie - la Finlande - l’Amérique - la Norvège - la Grèce - l’Allemagne - l’Italie -
l’Angleterre - Paris - l’Espagne - la France .

Exercices écrits

9. Accorder l’adjectif ou le participe en italique.


Les maisons sont si haut qu’on jugerait qu’elles ne sont habité que par des astrologues. Tu juges
bien qu’une ville bâti en l’air est extrêmement peuplé, et que, quand tout le monde est descendu
dans la rue, il s’y fait un bel embarras. (Montesquieu)

10. Écrire correctement les mots désignant la couleur.


Des chemisiers bleu roi - des chemises mauve - des cheveux châtain - des yeux noisette - une
veste rouge vif - une lueur orangé - des chaussures marron - des joues pourpre - des chemises
cerise - des pulls orange - des pommes vert - une jupe bleu.

11. Accorder les adjectifs qualificatifs ou les participes passés en italique.


a. Soulagé d’être enfin arrivé, elle se mit au lit.
b. Effrayé par tant de bruit, la chatte s’en alla, apeuré.
c. Déraciné par la tempête, les arbres étaient couchés sur une terre endeuillé.
d. Seul les chênes semblaient avoir résisté et tenaient haut leurs fier branchages.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 14

ANALYSE GRAMMATICALE
Révision

Exercice oral

12. Analyser les 10 mots en gras.


Il y a un verbe à l'infinitif à analyser. Le verbe à l'infinitif s'analyse comme un autre verbe. On
rajoute simplement sa fonction car il a toutes les fonctions du nom.
C'était là un lieu délicieux et secret. Une source, claire comme l'eau d'un puits jaillissait on ne
savait d'où au milieu des sables. On aurait dit que le terrain cherchait à attirer le promeneur
comme une paume pleine de feuillage pour la recevoir. La course lui avait donné chaud. Le vallon
ombreux posait sur lui ses mains fraîches... Il se mit à patauger... "Je ne suis pas un ragondin. Je
ne t'aurais pas attrapée." lui cria-t-il...

Exercice écrit

13. Analyser les 13 mots en gras


Sur la branche d'un arbre était en sentinelle un vieux coq adroit et matois. "Frère, dit un renard,
adoucissant sa voix, nous ne sommes plus en querelle... Je viens te l'annoncer ; ... ne me retarde
point de grâce. (La Fontaine)

ANALYSE LOGIQUE
Proposition indépendante

Exercices écrits

14. Dans l'exercice n°12 séparer les propositions à partir de "le vallon" jusqu'à la fin après avoir
surligné les verbes en rouge et les sujets en bleu.

15. Même exercice sur le texte suivant.


L’hiver, l’hiver tant attendu, était enfin venu.
La grosse chute de neige datait de deux jours, mais le vent n’avait pas soufflé; les sapins restaient
encapuchonnés et poudrés.

16. Même exercice sur le texte suivant.


Les oiseaux ne cessaient d'aller et venir. Ma pauvre Gertrude ne pouvait les voir : ils décollaient
dans un froissement d'ailes; ils filaient en battant des ailes comme des forcenés; ils revenaient au
nid une brindille en travers du bec.

CONJUGAISON
Analyse d'un verbe

Exercice écrit

17. Analyser les verbes suivant en respectant le protocole indiqué dans le programme du module.
a. Elles se sont attardées
b. Essuyez
c. Eurent-ils été ?
d. Nous ne serons pas entendus
e. Ne pas avoir perdu
f. Déploierez-vous ?
g. Vous projetteriez

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 14

RÉDACTION

Arrivée de l’hiver

L’hiver, l’hiver tant attendu, était enfin venu.


La grosse chute de neige datait de deux jours, mais comme le vent n’avait pas soufflé, les sapins
restaient encapuchonnés et poudrés.
Tout était blanc, les prés, les toits des maisons, les routes. Il fallait pour reposer les yeux de toute
cette blancheur chercher les rares endroits où la neige n’avait pu tenir.

D’après Roger Frison-Roche Retour à la montagne (Arthaud, édit.)

Exercices oraux

1. Compléter les phrases ci-dessous à l’aide d’un mot de la famille de l’hiver : hiberner, hivernal,
hiverner.
a. Brrr, quel froid … ce matin !
b. Les troupeaux de montagnes descendent … dans les vallées.
c. Dès l’apparition des premiers froids les loirs s’engourdissent dans les trous des arbres creux ou
des vieux murs et … jusqu’au retour des beaux jours.

2. Compléter chacune des phrases ci-dessous à l’aide d’un mot de la famille de neige.
a. Quel spectacle magnifique que celui des cimes … des hautes montagnes, éclairées par les
premiers rayons du soleil levant ou les dernières lueurs du couchant !
b. De la fenêtre de sa chambre, Pierre contemplait le village … .
c. Le ciel est gris, la température s’est adoucie, il va … .

3. Compléter chacune des phrases ci-dessous à l’aide du synonyme convenable de vent : bise,
brise, mistral, rafale, tempête.
a. Le promeneur se lance à la poursuite de son chapeau emporté par une … .
b. Une violente … courbe les arbres de la forêt.
c. Glaciale, la … balaie la campagne enneigée.
d. Au printemps, les jeunes feuilles frissonnent au souffle de la … .
e. Le … est un vent violent et froid qui descend la vallée du Rhône.

4. Compléter chacune des expressions ci-dessous à l’aide d’un mot de la famille de vent
convenablement choisi dans la liste suivante : auvent, éventail, paravent, venteuse, ventilateur,
ventouses.
a. Une saison … b. Le … de l’automobile c. Agiter un …
d. Poser des … e. L’… de la porte f. S’abriter derrière un … .

5. Dire comment est formé le verbe encapuchonner et citer trois autres verbes formés avec le
même préfixe.

6. Le nom blancheur est formé de l’adjectif blanc et du suffixe -eur qui marque l’état, la qualité.
À l’aide du même suffixe, former les noms dérivés des adjectifs : profond, rouge, raide, frais,
ardent.

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7. Charade.
Mon premier a douze mois mais ne dure qu’un jour lorsqu’il est précédé de l’adjectif nouvel. Mon
second est le contraire de courbé ou de tordu. Mon tout est synonyme de lieu (c’est aussi un nom
de l’avant-dernière phrase du texte).

8. Découvrez-moi.
Je suis un nom de la deuxième phrase du texte. Remplacez ma première lettre par un l, je deviens
le nom d’un animal qui peut être domestique, angora, russe, sauvage ou de garenne.

9. Employer la conjonction de coordination mais dans trois phrases pour exprimer l’opposition
entre
a. les sapins et les autres arbres de la forêt en hiver;
b. la fraîcheur de la neige et le plaisir qu’elle procure;
c. le froid extérieur et la chaleur de la maison.

10. Après avoir lu attentivement le texte ci-dessous,


a. relever la phrase qui présente le mieux l’aspect général du paysage;
b. énumérer les éléments essentiels qui composent ce paysage;
c. noter toutes les indications de couleur.

Le jardin sous la neige

« Maman ouvrit la fenêtre sur le jardin. Il n’y avait plus de jardin ! Quelqu’un l’avait changé pendant
la nuit en un extraordinaire pays sans allées, lisse et beau comme une nappe blanche où personne,
jamais, n’avait marché.
Il était plein d’oiseaux noirs et gris qui voletaient et dont les pattes laissaient des signes sur la
blancheur. Les branches de tous les arbres pendaient lourdement, chargées de neige. Entre les
branches étaient suspendus des ponts, des châteaux, des grottes si étroites que les moineaux eux-
mêmes étaient trop gros pour y loger ».
M. Noël Petit-Jour (Stock, édit.)

11. Il a neigé pendant la nuit. Le matin, à votre lever, vous découvrez les transformations subies par
le paysage.
En répondant aux questions ci-dessous, rédigez un paragraphe de sept à huit lignes pour décrire
ce que vous voyez :
- Où vous trouvez-vous au moment où vous avez constaté qu’il a neigé ?
- À quel signe reconnaissez-vous la présence de la neige. (lumière blafarde qui pénètre par les
interstices de vos volets cols, par exemple).
- Que faites-vous alors immédiatement ?
- Que constatez-vous par votre fenêtre ouverte ?
- Quel est le nouvel aspect du paysage ?
- La couleur du ciel ? (vous préciserez si vous êtes en face d’un paysage de campagne : maisons
du village, cours, jardins, champs ; ou d’un paysage de ville).
- Quels détails tranchent plus particulièrement sur la blancheur uniforme de la neige et le gris du
ciel ? (Arbres noirs ourlés de dentelle, cheminées coiffées de blanc, oiseaux inquiets posés sur
la neige, etc.).
- Quel sentiment avez-vous ressenti immédiatement ? (Joie, envie de jouer dans la neige).
- Qu’avez-vous fait alors ? (répondez très brièvement à ces deux dernières questions).

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 14

12. Préparation à la rédaction.


Écrire dans l’ordre de leur déroulement les trois petits tableaux suivants.
a. Enfin, le vent se leva et chassa la neige : celle-ci s’accumulait le long des talus, formant parfois
de hauts monticules, tandis qu’il n’en restait plus trace sur les routes et sur les pentes
ventées.
b. Puis le temps se radoucit et amena la neige. Elle couvrit rapidement la nature entière de son
épais manteau sous lequel disparaissaient les inégalités du terrain.
c. Il faisait très froid. Les arbres nus se détachaient en noir sur le bleu du ciel ; le soleil faisait
scintiller comme des diamants les guirlandes de givre suspendues aux arbustes et aux hautes
herbes.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 14

LECTURE

Texte 1 : La bonne Dame de Péracier.

1. C’était vers l’an 1100 ; il y avait alors, au château de Péracier, un seigneur, homme violent et brutal comme l’on en
vit peu ; son cœur était aussi dur que son poignet accoutumé à manier le fer ; il en tirait d’ailleurs vanité, disant que,
suivant la devise de ses ancêtres, il était : « per acer », pareil à l’acier. Il n’était heureux que lorsqu’il guerroyait avec
ses voisins, quand il courait le sanglier dans les bois, ou qu’il suivait la chasse au faucon avec les seigneurs d’alentour.
Son épouse était la jolie Pernelle, mais plus belle que son visage était son âme où régnait la bonté et la compassion.
Elle avait si grande charité qu’elle passait tout le long des jours, et même une partie des nuits, à travailler pour les
pauvres. Aussi dans le pays ne la nommait-on pas autrement que la bonne Dame de Péracier. La méchanceté de son
époux lui mettait beaucoup de deuil dans le cœur, mais elle souffrait en silence.

2. Souvent la bonne Dame descendait au village voisin pour visiter les pauvres et leur porter, avec de bonnes paroles,
toutes sortes de provisions en pain, viande, vin, linge, remèdes, etc. C’était à l’insu de son mari qu’elle exerçait toutes
ces belles œuvres de miséricorde. Le sire de Péracier, s’en étant aperçu, lui défendit, sous les plus cruelles menaces,
de rien donner aux pauvres à l’avenir. Et la bonne dame de pleurer ! Mais elle était si dévouée et si bonne, qu’après
quelques jours elle reprit ses habitudes.
Un jour – c’était pendant l’hiver – la bonne Dame partait, ayant son tablier tout rempli de provisions pour ses biens-
aimés pauvres et ses chers malades.
«Ils sont par cet hiver grandement malheureux, pensait-elle, on ne saurait trop se hâter de leur porter secours. »

3. Mais, au tournant du pont-levis, elle se trouva malencontreusement face à face avec le seigneur châtelain, qui
rentrait tout courroucé d’une chasse infructueuse.
« Qui vous fait sortir de si bonne heure, Madame, vous qui d’habitude à ce moment ne quittez guère votre livre
d’heures ?
- Mon ami, j’allais au-devant de vous.
- Voyons, que portes-vous donc dans votre tablier, vous êtes chargée comme une pauvre paysanne ! »

4. Toute décontenancée, la bonne Dame ne sait que répondre et baissant les yeux, elle balbutie : » Ce sont des roses
que je porte à mon amie, la dame de Cerclier.
- Oui-da, repartit avec ironie le sire de Péracier, des roses en plein hiver, c’est là belle merveille que je serais bien
aise de contempler. »
Et d’un geste brusque, il écarte le vêtement que la bonne Dame toute tremblante retenait à deux mains.
Mais – ô prodige – de la devantière ouverte coule une brassée de fleurs, et la terre, en ce moment couverte de neige,
se trouve parsemée de roses odorantes et vermeilles, comme on n’en vit jamais de semblables dans la saison du plus
doux printemps.

5. Le sire, pénétré d’admiration, pris une des roses et la fixa sur son cœur en disant :
« Continuez vos bonnes actions, ma douce amie, car je vois qu’elles plaisent à Dieu, et que, grâce à vous, il me sera
beaucoup pardonné. »
Et depuis ce moment il devint pieux et se montra doux et affable envers son épouse et ses serviteurs.
Pernelle fut bien heureuse de ce changement, et vécut le reste de ses jours en grand honneur et bonheur.

6. Au bout de huit siècles, son souvenir ne s’est pas perdu, et aujourd’hui encore, au tournant de l’ancien pont-levis
du château, un buisson de roses, odorantes et vermeilles, nous rappelle la belle âme et le doux sourire de celle qu’on
appellera toujours la bonne Dame de Péracier.
Dr Piquand – Légendes bourbonnaises

Je découvre le sens des mots


Souffrir avec ceux qui souffrent, c’est avoir de la ....... – En faisant une mauvaise rencontre : ou ..... – Les roses sont d’un beau rouge
foncé : elles sont ..... – Moquerie blessante ou ..... – En rencontrant son mari, la dame se trouble : elle perd ..... où elle est ..... et elle
murmure sa réponse avec hésitation : elle ..... – La dame accomplissait en cachette : à ..... de son mari, ses actes de charité : ses .....
– le sire de Péracier est en colère : il est ..... – Le contraire de fructueux, profitable, est ..... – le châtelain devint très doux ou .....

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Français, CM1 - Fascicule exercices - Français, Cours Moyen 1, Année scolaire 2019 / 2020

Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 14

Je comprends la lecture
Quel est le caractère du seigneur de Péracier ? Quel est celui de sa femme ? A quoi occupe-t-elle son temps ? Mais que lui arrive-t-il
un jour ? Quelle réponse malheureuse fait-elle dans sa frayeur ? Que se passe-t-il ? Quelles en sont les conséquences ?

Texte 2 : La Mallentrée et le Rocher du Diable

1. Après avoir été chassé par saint Marien des gorges du Cher, Satan était venu se réfugier près de la Mallentrée et
tenait sous sa domination tous les habitants de la région. Saint Marien, qui eut connaissance de cette triste situation,
forma le projet d’arracher des griffes du démon les pauvres âmes de nos ancêtres. Après avoir jeûné et prié, il quitta
son ermitage situé au bord du Cher et se dirigea vers la Mallentrée.
Au moment où il arrivait, tout modestement, à pied, tout couvert de poussière et de sueur, car la journée était chaude
et le voyage fatigant, il vit le Diable qui était assis nonchalamment sur son rocher, les jambes pendantes. Quand saint
Marien se fut suffisamment approché, le Diable lui dit d’un ton goguenard :
« Bonjour, grand saint Marien ; que venez-vous donc faire dans notre pays, par ce temps où il vaut mieux rester
couché à l’ombre que marcher au soleil ?

2. Tu sais bien pourquoi je viens, répondit saint Marien ; je viens pour tirer de tes griffes maudites les âmes de ces
pauvres gens que tu tortures pendant la vie et que tu brûles éternellement après leur mort.
- Ah ! grand saint Marien, vous voudriez me faire partir et régner sur ce pays à ma place. Eh bien nous allons jouer sa
possession à un jeu du pays : au meilleur saut.
- Ça va, repartit saint Marien, celui qui sautera le mieux et sans tomber, restera le maître ici ; l’autre sera obligé de
s’en aller, et de ne plus jamais revenir dans le pays. »
Il savait bien, le saint homme, que, tout faible et tout fatigué qu’il fût, il triompherait de l’esprit malin en se
recommandant à Dieu.
- « Où sauterons-nous ? dit-il au Diable.
- Ici même, lui répondit celui-ci. Vous voyez ce rocher qui est de l’autre côté de la vallée ?
- Oui
- Et bien, ce sera le but de notre saut : celui qui s’en rapprochera le plus, ou bien qui le dépassera le plus, sera le
vainqueur. »

3. Le Diable croyait être bien fin en proposant ce but ; il faisant faire à saint Marien un bond de près de cinq cent
mètres par-dessus la gorge, et il espérait bien que, le vertige aidant un peu, le pied du saint trébucherait, et qu’il s’en
irait rouler sur les rochers qui hérissaient le fond de la vallée. Quant à lui, avec ses pieds de bouc, il avait fait si souvent
ce saut gigantesque, que c’était un jeu d’enfant.
Saint Marien s’essuya le front qui dégouttait encore de sueur, il serra sa ceinture autour des reins, colla les coudes au
corps, plia sur les jarrets et, d’un bond, partit comme une flèche pour aller retomber de l’autre côté de la vallée, à
moins de deux cents mètres du rocher de la Mallentrée. Son élan avait été tel que son pied, en tombant, s’imprima
dans le roc.
« Bien sauté : fit le diable en ricanant. Je ne vous croyais pas si fort, grand saint ; mais vous allez voir qu’on peut faire
mieux. »

4. En effet, par la force de sa magie, il fit un bond formidable qui devait l’amener par-dessus la vallée à plus d’un
kilomètre de là. La partie allait être gagnée par le Démon d’une façon écrasante pour le pauvre saint Marien, mais
l’esprit malin avait compté sans son hôte. Le rusé saint, voyant que tout allait être perdu pour lui, fit un signe de croix,
et, levant les yeux au ciel, dit à Dieu :
« Seigneur, venez à mon secours ! »
Cette fois, comme toujours, le signe miraculeux ne fut pas imploré en vain ; le Diable, au milieu de son saut, tournoya
et tomba lourdement sur le sol la tête la première. Or, comme il était juste au-dessus du rocher de la Mallentrée, il
s’écrasa le front, s’arracha les ongles et se meurtrit tout le corps en dégringolant sur la pierre, laquelle garda de ce
choc une empreinte diabolique.

5. Saint Marien avait donc gagné la partie puisqu’il avait fait son saut correctement et sans tomber.
Le diable se releva fort contusionné, et surtout tout penaud, de sa mésaventure ; il se hâta de se soustraire à la risée
de saint Marien en regagnant au plus vite l’Enfer.
Voilà comment les habitants de la Mallentrée et de ses environs furent délivrés du joug du démon par le grand saint
Marien.
Dr Piquan

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 15

MODULE 15
ORTHOGRAPHE
Les noms en i
Les noms en u

Exercices oraux

1. Compléter les mots inachevés par la terminaison ie , is , ou it.


a. Durant les insomn… de la nu…, nombreux sont ceux qui lisent.
b. Les paroles s’envolent, les écr… restent, d… le proverbe.
c. La cuisinière passe souvent la farine au tam…
d. De la métair… montent des bêlements.
e. Cet homme a des plaisanter… qui sont autant de calomn…
f. La myop… oblige à porter des lunettes.
g. J’ai acheté ce livre à la librair…
h. Les tragéd… antiques ont inspiré la littérature française.
i. La plu… tombe avec monoton…
j. Le soldat a toujours défendu sa patr…

2. Compléter les mots inachevés par u, ue, us, ou ut.


a. Croisant son rival, il ne lui adressa pas même un simple sal…
b. Il partit comme un trait ; mais les élans qu’il fit furent vains : la tort… arriva la première.
(La Fontaine)
c. Sur les bancs de Terre-Neuve, les pêcheurs prennent la mor… au chal…
d. Il réitéra sa demande, elle lui opposa toujours le même ref…
e. Harassé de la route, il s’assit sur le tal…
f. La rivière était en cr…
g. Près de l’immeuble en construction se dressait une gr… jaune.
h. Dans le parc du château se dressait une imposante stat…

3. Même exercice.
a. Ils achetèrent ce vieux bah… chez un antiquaire niçois.
b. Les grands-mères aimaient naguère porter un fich… sur la tête.
c. Les enfants doivent être prudents avant de traverser la r…
d. L’ab… d’alcool est nuisible pour la santé.
e. Triant ses affaires elle en mit une partie au reb…dans le grenier.
f. La charité est une vert… chrétienne.
g. Une trib… de sauvages avait envahi ces terres abandonnées.
h. Le vainc… doit souvent payer un trib… de guerre au vainqueur.
i. Il pressa l’orange et en but le j…
j. Socrate se donna la mort en buvant la cig…

Exercices écrits

4. Compléter les mots inachevés.


a. Maman fait cuire les perdr.. sur un gr…
b. La prair… est recouverte d’ort…
c. Quand papa te voit mettre la zizan…, il fronce les sourc…
d. Une chauve-sour… donna tête baissée dans un n… de belette. (La Fontaine)
e. Les reines sont habillées de riches soier…

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 15

f. S’il dépendait de moi, je passerais ma v…


En plus honnête compagn… (La Fontaine)
g. Il n’y avait pas de place pour eux à l’hôteller…, dit l’Évangile.

5. Compléter les mots inachevés.


a. La Pieta est une stat… sculptée par Michel-Ange.
b. La sangs… est une petite bête qui suce le sang.
c. Les paysans organisèrent une grande batt… au sanglier.
d. Le beau temps revenu, la rivière amorça sa décr…
e. La couturière a taillé la pièce de tiss…
f. Les chasseurs se mirent à l’aff…
g. Les petites boules blanches du gui renferment une sorte de gl…
h. Le maraîcher repique les lait…

GRAMMAIRE
Les adjectifs démonstratifs et possessifs

Exercices oraux

6. Relever les adjectifs démonstratifs et possessifs puis, quand les sens le rend possible, les
passer au singulier quand ils sont au pluriel et inversement. Faire les accords nécessaires.
a. Ce bruit des bois, ces ombres, cet abandon qui serrait notre cœur, tout cela ne faisait pas
trop bien entre chien et loup. (Henri Pourrat)
b. J’ai amené des gens pour vous habiller en cadence, et ces sortes d’habits se mettent avec
cérémonie. (Molière)
c. Quittez ces lieux, vous ferez bien. (La Fontaine)
d. Cette fois-ci, je te laisserai faire ton travail tout seul.
e. Quel est ce regard insolent qui me toise ?
f. Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? (Racine)
g. Chacun de ces messieurs prend sa casquette, la jette en l’air de toutes ses forces (…) (A.
Daudet)

7. Placer devant les noms l’adjectif démonstratif qui convient : ce, cet ou cette.
Chevelure - vieillard - enfant - œil - bambin - nez - adolescent - haleine - démarche - héros -
ami - oreille - allure - adulte - front.

8. Remplacer les points par un adjectif possessif.


… robe (à elle) - … amis (à elles) - … école (à elle) - … voix (à toi) - … chapeaux (à eux) - …
haleine (à moi) - … allure (à toi) - … oreille (à lui) - … manteau (à vous) - … habit (à lui) - …
joues (à vous) - … yeux (à eux) - … genoux (à toi) - … vêtements (à nous) - … boucles ( à
elles) - … cheveux (à lui).

Exercices écrits

9. Mettre au singulier.
Ces jeunes gens turbulents - ces jeunes filles minces - ces yeux sombres et vifs - ces mains
fortes - ces bras musclés - ces nouveaux habits - ces nouvelles robes - ces chevelures
brunes - ces épaisses chevelures - ces garçons espiègles - ces garçons agiles - ces braves
hommes - ces hommes costauds - ces vieux camarades - ces camarades dévoués - ces
beaux enfants - ces petits turbulents.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 15

10. Mettre au pluriel.


a. L’écolière met son cartable sur son dos.
b. L’enfant dormait paisiblement, ses petites mains serrant son nounours.
c. T’amuses-tu avec tes frères et tes sœurs ?
d. J’aime mes parents de tout mon cœur.
e. La fillette était assise, pensive, entre ses grands-parents.
f. Le bébé babillait dans son lit.
g. Mon frère avait toujours son regard rêveur.
h. Mon cousin revient dans sa famille.

ANALYSE GRAMMATICALE
Analyse des adjectifs démonstratifs et possessifs

Exercice oral et écrit

11. Analyser les 12 mots en gras.


Je dévorais l'un après l'autre ces beaux volumes. Je m'enfonçais dans leurs vergers
mystérieux où chaque fleur était un diamant.
Le jeune garçon contemplait avec envie cette vitrine du pâtissier pleine de gâteaux
appétissants. Voyez mon pauvre enfant qui implore d'une voix tremblante la charité des
passants.

12. Analyser les 17 mots en gras, la moitié à l’oral, l’autre moitié à l’ardoise.
Marinette et Delphine s’en allèrent sur ce pré fleuri pour peindre avec leurs boîtes à
peinture. Comme elles emplissaient leur godet avec de l’eau claire, les ânes vinrent vers
elles du fond du pré.
- Bonjour, les petites. Qu’est-ce que vous faites avec ces boîtes ?
Marinette leur répondit et leur donna toutes les explications qu’ils souhaitèrent.
- Si vous voulez, ajouta-t-elle, je vais faire votre portrait. (d’après Marcel Aymé Les boîtes de
peinture Librairie Gallimard)

Exercice écrit

13. Analyser les 10 mots en gras.


Je leur montrai mes plantes, en leur disant que je venais chercher quelques médicaments
pour Hamet-Dou qui était malade. Ils entendirent cet argument et parurent me croire…
Les deux Maures que j’avais rencontrés, arrivés avant moi au camp, avaient rendu compte de
mon excursion : cette nouvelle qui était parvenue au roi, éveilla ses soupçons. (René Caillé
journal d’un voyage)

ANALYSE LOGIQUE
La proposition indépendante

Exercice oral

14. Après avoir encadré le verbe, souligné les sujets, dire combien de propositions contiennent
les phrases suivantes.
SAINT FRANÇOIS ET LE LEPREUX
La campagne d’Assise étend jusqu’à l’horizon ses champs d’oliviers au feuillage d’argent, et le
soleil baigne de sa lumière blonde les collines lointaines. Une allégresse flotte dans l’air,
ouvre à la vie. Sur la route blanche chevauche un jeune cavalier. Au pas nonchalant de son
cheval, il se laisse bercer par la douceur de ce clair matin, et il rêve... Il fuit ses compagnons

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 15

bruyants, il a délaissé sa viole, s’en va, tout seul, à l’écart, dans les sentiers à l’ombre des
grottes.

CONJUGAISON
Verbes avoir et être aux temps simples du mode subjonctif

Exercices écrits

15. Donner l'infinitif, le temps, le mode et la tournure des verbes suivants.


Que nous soyons - Qu'il fût - Que j'aie - Que vous ne fussiez pas - Qu'ils soient - Que je n'eusse pas
- Qu'il n'eût pas - Que vous n’ayez pas - Que tu sois - Que vous soyez.

16. Conjuguer les verbes suivants au temps, mode et tournure indiqués.


a. être, mode subjonctif, temps imparfait, 3è personne du pluriel, tournure négative.
b. avoir, mode conditionnel, temps présent, 2èpersonne du pluriel, tournure affirmative.
c. être, mode subjonctif, temps présent, 1ère personne du singulier, tournure négative.
d. avoir, mode impératif, temps présent, tournure négative.
e. avoir, mode subjonctif, temps imparfait, 3è personne du pluriel, tournure affirmative.
f. être, mode subjonctif, temps imparfait, 3è personne du singulier, tournure négative.
g. être, mode conditionnel, temps passé 1ère forme, 3è personne du singulier, tournure
négative.
h. avoir, mode conditionnel temps passé 1ère personne du pluriel, tournure affirmative.
i. avoir, mode subjonctif, temps présent, 3è personne du singulier, tournure négative.
j. être, mode subjonctif, temps imparfait, 2èpersonne du pluriel, tournure affirmative.

VOCABULAIRE
La formation des mots.

Exercices oraux et écrits

17. Trouver un nom dérivé qui indique le métier, la profession.


Ex : bœuf, bouvier.
Garage - papier - violons - arme - tapis - orgue - zinc - forge - antiquité - charpente -
pharmacie - couvrir - livre - bœuf.

18. Trouver un nom dérivé qui indique la contenance.


Ex : plume, plumier.
Glace - pince - soupe - sable - porc - thé - sel - encre - bras - rang - huile - bouche - café -
plume.

19. Trouver un nom dérivé qui indique l’état, la manière d’être.


Ex : serf, servage.
sot - sec - jaloux - vif - petit - lâche - laid - franc - bête - ardent - vieux - sage - gentil - serf.

20. Famille de mots. Remplacer les pointillés par l’un des mots de la famille du mot main :
manuel, manier, manœuvre, manufacture, manucure, remanier, main-d’œuvre, manuscrit,
manipule, manipulation.
a. Mon père souffre des mains et se fait soigner chez la …
b. Le … est un ornement que porte le prêtre sur son bras.
c. Sur les chantiers, des … aident les maçons.
d. Le chevalier est passé maître dans l’art de … l’épée.
e. La … de cet instrument est très délicate.
f. Les … de grande valeur sont conservés à la Bibliothèque Nationale.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 15

g. Dans les …, les ouvriers sont employés à des travaux …


h. Les esclaves représentaient au dix-neuvième siècle une … bon marché !
i. Son devoir est imparfait, il lui faudra le …

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 15

LECTURE

Texte 1 : La pêche d’Ysengrin

C’était un peu avant Noël, au temps où l’on prépare les salaisons. Précisément cette nuit, Ysengrin le
loup voulait faire une grasse provision de poissons pour l’hiver : et voilà que l’étang était gelé ! Ysengrin, très
perplexe, s’assit sur le rivage, en se grattant l’oreille de sa griffe.
Renart vint à passer, et à l’instant, le tira d’embarras.
- Voyez, mon compère, la glace est brisée de ce côté. Quelques vilains sans doute y ont mené leurs bêtes. Ils y
auront laissé ce seau : tout ce qu’il nous faut pour pêcher force anguilles et goujons !
- Frère Renart, dit Ysengrin, vous dites vrai. Je vous prie, attachez-moi ce seau à la queue.
Renart le mène au bord de l’eau, et le lui noue, en effet – du mieux qu’il peut, je vous l’assure.
- Surtout, mon frère, ne bougez pas, ajoute-t-il, car vous feriez fuir les poissons !
Puis il va se cacher derrière un buisson. Ysengrin reste immobile et ferme au poste.
Le froid de la nuit ne tarde guère à faire prendre de nouveau la glace qu’avaient brisée les paysans : l’eau se met
à geler tout autour du seau, qui bientôt se trouve scellé dans la glace… avec la queue qui y est nouée.
Le loup essaye de se soulever, de tirer à lui le seau. Peine perdue ! Il a beau s’efforcer, rien n’y fait. Il s’inquiète et
appelle Renart, car déjà l’aube paraît et il craint d’être surpris.
- Renart, dit-il, en vérité, il y en a trop. Ils pèsent tant que je ne puis les tirer hors de l’eau !
- Eh ! l’ami, qui trop convoite risque de perdre tout !
Voici l’heure du matin, le soleil se lève. Partout les chemins apparaissent, blancs de neige. C’est le
moment où s’éveille messire Constant, le riche métayer qui demeure auprès de l’étang, avec toute sa maisonnée
joyeuse. Il sonne du cor, appelle ses chiens, et commande qu’on selle son cheval.
Maître Renart aussitôt court se mettre à l’abri dans sa tanière. Ysengrin, tout seul, reste sur la glace, à tirer et à
s’escrimer après ce seau, trop bien scellé vraiment !
Tandis qu’il se débat, un jeune garçon passe non loin de là. Il l’aperçoit et s’effraie :
À moi ! crie-t-il. Au loup ! À l’aide ! À l’aide !
Les veneurs l’entendent et sortent de la maison avec tous leurs chiens. Voilà Ysengrin bien mal en point !
Constant arrive derrière eux, au grand galop de son cheval.
Les valets de chasse découplent les chiens, ils s’attaquent au loup qui se hérisse et se met en défense. Les
veneurs excitent leurs bêtes, et Ysengrin se bat de son mieux, jouant des dents, puisqu’il n’a d’autre ressource ;
Certes, il aimerait mieux faire la paix ! Sire Constant a tiré l’épée et, pour mieux le frapper, descend à pied au
milieu de la glace. Il l’attaque par derrière : son coup a manqué, il glisse et tombe à la renverse. Blessé, il se
relève à grand’peine, mais, plein d’ardeur, retourne à la lutte : c’est là un fier combat !
Le second coup ne lui est guère plus favorable : il a voulu frapper la tête – son épée glisse, et c’est la queue qu’il
lui a coupée tout au ras ! Voilà Ysengrin délivré. D’un bond, il s’écarte de ses ennemis. Puis il leur fait face et ne
les quitte qu’il n’ait laissé à chacun une cruelle morsure.
Hélas ! en gage, il leur a laissé sa queue. De chagrin il souffre et se désole : à peu que son cœur ne crève de
douleur !
Il s’enfuit droit vers les bois à toute allure. Il échappe aux chiens, qui sont las et recrus de fatigue après la
rude bataille. Mais comme il hait Renart qui l’a déshonoré ! Il faudra qu’il se venge.

Le Roman de Renart

Texte 2 : Renart et les marchands de poisson.

C’est à l’époque où le doux temps d’été prend fin, remplacé par la saison d’hiver. Renart alors retourne
en son logis. Mais il a épuisé ses provisions. Il n’a plus rien pour se réconforter, ou pour assurer sa subsistance.
Dans ce pressant besoin, il se met en campagne. Cherchant aventure, il arrive à un chemin : quelle est
cette carriole qu’il entend approcher ? Ciel ! Ce sont des marchands qui apportent de la mer toute une cargaison
de poissons grands et petits, anguilles, lamproies, qu’ils vont vendre à la ville prochaine.
Il faut que Renart ait trouvé quelque ruse nouvelle, car ses yeux brillent d’envie !
Il se couche sur le bord de la route et fait le mort. Il ferme les yeux, serre les dents et retient son souffle – fut-il
jamais pareille trahison ?
Il reste ainsi, gisant. Soudain, un des hommes l’aperçoit, il appelle son compagnon.
- Par ma foi, c’est un goupil qui gît là sur ce gazon !

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 15

- Oui, certes, et je crois que, cette fois, nous tenons son pelage !
Les deux marchands courent à Renart qu’ils trouvent les quatre pattes en l’air : ils le tournent, le retournent,
estiment son dos, et puis sa gorge. L’un dit qu’il vaut trois sous. Et l’autre aussitôt :
- Au marché, on nous en donnera quatre sous pour le moins ! Nous ne sommes guère chargés. Jetons-le sur
notre charrette.
Chemin faisant, les deux compères se vantent à l’envi leur proie ; ce soir même, ils le dépouilleront. Ils rient
d’aise à cette seule pensée !
Renart les entend, mais ne s’en soucie guère. Il y a loin de la coupe aux lèvres ! Il s’aplatit parmi les paniers, ouvre
l’un avec ses dents, et y trouve trente harengs qu’il avale sans se faire prier. Du second, il tire trois paquets
d’anguilles qu’il charge sur son dos. Puis, au moment propice, calculant bien son élan, il saute au milieu de la
route, et, tout goguenard, prend congé de ses hôtes.
- Dieu vous garde, bonnes gens ! Et partagez-vous mes restes !
Les marchands s’ébahissent fort de l’entendre. Ils s’avisent un peu tard qu’avec Renart on ne saurait trop se
méfier.
Et tandis qu’ils se lamentent, le rusé compère s’empresse de prendre le large.
Il arrive, tout courant, à son manoir. Sa famille l’attendait en grande impatience ; car de longtemps ils n’avaient
rien eu sous la dent. Hermeline, sa douce moitié, va la première à sa rencontre ; puis les deux frères, Percehaie et
Malebranche, se jettent au-devant de leur père qui s’en vient, gras et repu, les anguilles au cou. IL ferma la porte
derrière lui – par précaution, à cause des anguilles ! Ses fils lui font un bel accueil, lui lavent les pieds avec
déférence.
Puis ils écorchent les anguilles, les coupent en tronçons, font des broches à l’aide de menues branches de
coudrier, et les mettent bien vite à cuire.

Tandis que les poissons rôtissent, voici venir monseigneur Ysengrin, qui erre depuis le matin, en quête
d’un morceau qu’il puisse se mettre sous la dent. Alléché par le fumet – parfum qu’il n’a point coutume de sentir,
- il s’en lèche voluptueusement les babines. Volontiers, à cette heure, il eût servi à la table de Renart, son vieil
ennemi, si seulement il lui voulût ouvrir sa porte.
Il cherche à voir par la fenêtre d’où vient cette odeur merveilleuse. Comment pénétrer au-dedans ? Par
prière et amour ? Renart n’est pas de si bon cœur. Il rôde, il s’éloigne, il s’approche, mais ne trouve nul moyen de
mettre le pied au logis.
Faute de mieux, il se décide à implorer des bonnes grâces de Renart un morceau, petit ou gros.
- Seigneur, ouvrez-moi votre porte ! Je vous apporte de bonnes nouvelles.
Pas de réponse. A bout de forces, Ysengrin supplie :
- Ouvrez, beau sire !
Et Renart de rire sous cape, et de s’enquérir :
- Qui êtes-vous ?
- Qui je suis ?
- Qui est là ? dis-je.
- Mais c’est votre compère !
- Ma parole, je croyais que c’était un voleur !
- Et ! non, dit Ysengrin. Ouvrez bien vite !
- Il vous faudra d’abord attendre que les moines aient fini leur repas.
- Comment donc, vous hébergez des moines ?
- Oui, certes, et même des chanoines, de l’ordre de Saint-Benoît, pour ne vous rien celer.
- Au nom du Seigneur, dites-vous la vérité ?
- Par sainte-Charité, je vous le jure !
- Eh bien ! accordez-moi votre hospitalité !
- Est-ce donc pour mendier que vous venez ici ?
- Que nenni ! je voulais seulement avoir de vos nouvelles. Mais, dites-moi : de quelle chair mangent vos
moines ?
- Je vous le dirai volontiers : des fromages mous et des poissons, selon le commandement de saint-Benoît.
Ysengrin cherche un moyen de contenter son appétit.
- Le poisson, dit-il, est-ce une bonne viande ? Donnez m’en vite un morceau, ne fût-ce que pour y goûter.
Renart le trompeur va chercher deux menus morceaux qui rôtissaient. Il mange l’un, et apporte l’autre au loup
qui attend devant la porte.
- Dites-moi, compère, si je vous nourris par charité, vous pourrez bien vous faire moine, il me semble ?
- Il se peut, dit Ysengrin. Mais la pitance beau doux maître, baillez-la-moi bien vite !
Renart enfin lui donne le morceau qu’il engloutit aussitôt.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 15

- Que vous en semble ? dit Renart.


Le loup frémit, tremble, brûle de convoitise.
- Sire Renart, donnez-m’en un seul morceau encore, et j’entre dans votre ordre.
- Si vous vous faisiez moine, dit Renart, il est bien sûr que le seigneur vous choisirait, avant la Pentecôte,
comme abbé ou prieur !
- Ne vous moquez-vous point ?
- Je ne saurais, beau sire. Je vous le jure par ma tête, il n’y aurait si beau moine dans toute l’Église !
- Mais aurais-je beaucoup de poissons ?
- Autant que vous en pourriez manger. Faites-vous donc couper le poil, raser et tondre votre barbe.
À l’idée qu’on doit le raser, Ysengrin fait assez grise mine. Mais qu’importe, après tout ? Le poisson vaut
qu’on se fasse tondre.
- Attendez seulement que l’eau soit chaude, dit Renart.
Il met l’eau sur le feu, la fait bouillir, puis dit au loup de passer la tête par une fente qu’il lui montre. Ysengrin
allonge le cou… et Renart – c’est une mauvaise bête, assurément ! – lui jette l’eau bouillante sur la nuque.
Ysengrin tout échaudé secoue la tête, et rechigne, et fait très vilaine grimace. Il fait un saut en arrière.
- Renart, je suis mort ! En vérité, vous m’avez trop bien servi !
- Renart est tout joyeux de sa plaisanterie. Il rit tant, qu’il s’en tient les côtes.
- Sire, je vous ai servi ainsi qu’on fait à tout le couvent.
- Je crois que tu mens, dit le loup.
- Non pas, sire, ne vous déplaise. Il convient que cette première nuit vous soyez à l’épreuve ; le saint ordre
nous le commande.
- Eh bien ! dit Ysengrin, je ferai tout ce qui convient à l’ordre.
Renart a tant fait qu’il l’a pour cette fois complètement assotté. Par une brèche qu’il y a dans la porte, il
l’a rasé, et de si près, qu’il ne lui est resté ni cuir, ni poil.
Ysengrin, pour lors, a compris qu’on le jouait, et, tout penaud, s’en est allé cacher sa disgrâce au plus
épais fourrés.
Le Roman de Renart

Texte 3 : Le procès de Renart.

Sa Majesté, très haut et très puissant seigneur Noble, le roi des animaux, tient aujourd’hui cour plénière.
Selon la coutume, tous ses sujets, grands et petits, doivent s’y rendre, et c’est là que justice leur est faite.
Au jour de l’Ascension, comme il se doit, toute la cour s’est réunie. Seul parmi ses compères, Renart
manque à l’appel. Bonne occasion, se dit-on, de le faire condamner par le seigneur lion, pour toutes ses
friponneries et ses méfaits !
Ysengrin, le bon apôtre, est des premiers à demander justice. Le malin Renart ne l’a-t-il pas bafoué plus
que personne ? Il est si sot qu’il n’a jamais pu prendre sa revanche !
Mais voici venir à pas lents un funèbre cortège. Chantecler, le coq, et Pinte, la poule aux œufs
savoureux, mènent le deuil. Leurs compagnes Noire, Blanche et Roussotte répandent des torrents de larmes sur
la char mortuaire où gît Dame Copée, leur tendre amie. Renart, son meurtrier, non content de la mettre à mort,
lui a brisé la cuisse et arraché une aile.
Pinte et ses compagnes éplorées se prosternent devant l’assemblée.
- Pour Dieu, gentilles bêtes, chiens, loups, tous tant que vous êtes, aidez-nous dans notre malheur ! Que
maudit soit le jour qui me vit naître, dit Pinte. Mort, délivre-moi, puisque Renart ne me laisse point vivre ! Mon
père m’avait donné cinq frères ; Renart les mangea tous. De par ma mère, j’avais cinq sœurs, tant poulettes que
poules. Gombert du Frêne les engraissait et c’était merveille de les voir. Sur cinq, Renart ne lui en laissa qu’une !
« Et vous qui gisez en cette bière, ma douce sœur, mon amie chère, comme vous étiez tendre et grasse ! Que
deviendra votre malheureuse sœur ?
« Renart, que le feu d’enfer te brûle ! Tu nous as tant de fois effrayées et pourchassées !
« Hier matin, il a mis à mort ma sœur, sous nos yeux, et puis il a pris la fuite. Je voudrais porter plainte contre lui :
bons animaux, amis chers, qui ne craindra Renart, qui me fera rendre justice ? »
Chantecler, aux pieds du roi, soupire à fendre l’âme. Le lion se prend de pitié pour ce jeune bachelier ; il rugit de
colère. Et il n’y a bête si hardie qu’elle ne tremble à cette voix.
Couard le lièvre en eut telle frayeur qu’il eut les fièvres pendant deux jours.
- Foi que je dois à l’âme de mon père ! s’écrie Noble : Dame Pinte, voilà un crime qui demande vengeance. Par
le cœur et par les plaies, je ferai justice de l’homicide et du dommage. Renart n’a qu’à se bien tenir !
- Ysengrin, à ces mots, s’approche. Le sournois fait mille courbettes :

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Français, CM1 - Fascicule exercices - Français, Cours Moyen 1, Année scolaire 2019 / 2020

Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 15

- Sire, quelles nobles paroles ! Quels concerts de louange célébreront une si parfaite équité ! Certes, mon cœur
ne connaît pas la haine, mais bien plutôt la grande pitié de cette misérable victime de Renart !
- Ami, répond le roi, j’en ai moi-même grand deuil. Mais songeons à lui rendre les derniers devoirs.
« Brun l’ours, prenez votre étole, et recommandez à Dieu l’âme de la malheureuse. Bruyant le taureau creusera
la sépulture. »
Brun revêt l’étole, et le roi avec tout son conseil prend part au service funèbre.
L’enterrement eut lieu le lendemain. Sur le marbre on inscrivit le nom de la dame, et sa vie. Puis on grava cette
épitaphe :

Sous cet arbre, dans la prairie


Gît dame Copée, notre amie.
Renart, ce larron, ce vampire,
Fut l’instrument de son martyre.

Qui eût vu Pinte se lamenter, maudire Renart, et Chantecler se raidir de désespoir, en eût éprouvé grande
pitié !
- Empereur, dirent les barons, vengez-nous de ce brigand, pour qui nulle trêve n’est sacrée.
- De tout mon cœur, dit le roi. Brun, beau doux frère, allez trouver Renart, qu’il s’en vienne comparaître au
pied de ma grandeur.
Brun se met en campagne aussitôt ; il traverse toute la forêt, le voilà enfin à Maupertuis. Il est trop gros pour
entrer au manoir. Donc, il interpelle de la porte notre Renart qui justement se délecte d’une belle cuisse de
poulet.
- Renart, je suis Brun, le messager du roi. Or donc, sortez, et sachez ce que le roi vous mande !
Renart considère la carrure de l’ours, et puis la sienne : qu’adviendra-t-il de lui, s’il ne s’en tire par ruse ? Il prend
sa voix la plus suave :
- Beau doux ami, qui vous a envoyé jusqu’ici vous a mis à rude peine ! Imaginez que j’allais à la cour
précisément, quand j’ai été retenu par un mets admirable : je viens de déguster sept mesures de miel nouveau
en rayon tout frais.
- Par le corps de saint Gilles ! s’écrie l’ours, Renart, d’où vous vient tout ce miel ? C’est la chose du monde la
plus délectable à mon pauvre ventre. Menez-y-moi, beau très doux sire, pour Dieu, mea culpa !
De l’avoir si tôt berné, Renart ne se sent plus de joie.
- Brun, dit-il, si je savais trouver en vous amitié, alliance, foi que je dois à mon fils Rouvel, dès aujourd’hui je
vous remplirais le ventre de ce bon miel frais et nouveau. Près d’ici, en entrant dans le bois de Lanfroi le
forestier… Mais, qu’allais-je faire ? SI je vous y menais aujourd’hui, je serais bien mal payé de ma peine.
- Que dites-vous là, sire Renart ? N’avez-vous pas confiance en moi ?
- Certes non, et pour cause !
- Auriez-vous – à Dieu ne plaise ! – des reproches à me faire ?
- Tant de trahisons, de félonies…
- Renart, il faut que ce soit le diable qui vous ait fait pareils contes.
- Eh bien, ami, oublions le passé. Je vous pardonne.
- Croyez-moi, c’est justice, car jamais je ne voulus vous tromper ou vous nuire.
- Je m’en remets à vous. Je n’en veux pas d’autre assurance.
Voilà mes deux compères d’accord, en route vers le bois de Lanfroi le forestier.
- Renart avise un chêne : le bûcheron a commencé à le fendre, puis a enfoncé deux coins de bois dans la fente.
- Brun, dit Renart, beau doux ami, voici ce que je t’ai promis : la ruche est dans ce chêne creux. Mangeons
donc, puis nous irons boire.
L’ours, s’aidant de ses pattes de devant met son museau dans la fente. Renart le soulève et le pousse, puis se
retirant, il l’excite !
- Coquin, ouvre ta bouche ! C’est tout juste si ton museau n’y touche. Fils de vilain, ouvre ta gueule !
Il le berne et le bafoue. Quant à Brun, li se donne à tous les diables, car il n’en saisit goutte. Renart arrache alors
les coins de bois : voilà la tête et les pattes de l’ours coincés dans le chêne. Le malheureux est pris au piège ! Et
Renart en s’éloignant de le railler encore :
- Je vous y prends, cette fois, à vous goberger tout seul au lieu de partager l’aubaine ! Sur la fois des traités, je
vous laisse commencer, et maintenant il ne me restera ni miel, ni rayon. Il faut que vous ayez le cœur bien
mauvais !
Mais voici LANFROI, Renart s’esquive. Brun voudrait bien en faire autant ! Car le paysan l’a vu et court au village
en criant !
- Haro ! Haro ! À l’ours ! Nous le tenons !

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 15

Les vilains accoururent, qui portant une hache, qui une perche, un fléau ou un bâton d’épine.
Brun tremble pour son échine. Il songe, à cette approche, que mieux vaut encore perdre le museau que les
attendre. Il tire, il pousse, il s’efforce, tend sa peau, rompt ses veines, si durement que sa tête éclate. Il a perdu
beaucoup de sang, la peau de sa tête et de ses pattes. Nul ne vit jamais animal si immonde. Le sang lui jaillit du
museau, il est écorché vif.
Ainsi s’en va le fils de l’Ourse. Il s’en va fuyant à travers bois et il échappe à grand’peine aux vilains qui le huent.
Renart s’est mis prudemment à l’abri à Maupertuis, sa forteresse. Au passage, il lui lance quelques quolibets :
- Brun, mon ami, vous a-t-il bien profité, ce miel de Langroi que vous avez dégusté sans moi ? Votre mauvaise
foi vous perdra. Mais, dites-moi, de quel ordre voulez-vous donc être que vous portez un chaperon rouge ?
L’ours reste coi, tant il est abasourdi ! Il reprend sa course. La terreur lui donne des ailes, car à midi il est de
retour auprès du lion. Il tombe pâmé à ses pieds.
Le sang lui couvre la face. Toute la cour en est frappée de stupeur.
- Brun, dit le roi, qui t’a fait cela ? On t’a bien laidement arraché ton chapeau ! Et tes cuisses sont toutes
déchirées !
L’ours est si épuisé que d’abord la parole lui manque.
- Roi, dit-il, c’est Renart qui m’a mis en cet état.
Puis il perd connaissance.
Il eût fallu entendre alors Noble rugir, arracher sa crinière, et jurer par le cœur et par la mort.
Brun, dit-il, Renart t’a tué. Je ne crois pas que tu puisses guérir. Mais par le cœur et par les plaies, je t’en ferai si
grande vengeance qu’on le saura par toute la France.

Le Roman de Renart

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 16

MODULE 16
ORTHOGRAPHE
Le participe passé employé avec le verbe avoir

Exercices oraux

1. Expliquer par oral l’accord ou le non accord des participes passés.


a. Ma grand-mère a perdu deux des huit chats qu’elle a eus.
b. Avez-vous admiré les dessins qu’ont faits les enfants ?
c. Cette personne, pourquoi ne l’a-t-on pas internée ?
d. Ils ont retrouvé la feuille que maman avait perdue.
e. Ma mère a cherché les poussins que le chien avait poursuivis.
f. La boulangère a vendu les pains que son mari a pétris ce matin.
g. Les enfants ont couru dans la cour.
h. Voici la poule que le renard a dépecée.

2. Répondre aux questions par une phrase complète.


Ex : As-tu trouvé les livres ? Oui, je les ai trouvés.
a. As-tu mis la table pour le déjeuner ?
b. Avez-vous ramassé les œufs au poulailler ?
c. Les petits ont-ils mangé ?
d. As-tu apporté sa part de tarte à ton frère ?
e. Avez-vous vendu ces fleurs sur le marché ?
f. As-tu lu les pages de ce chapitre ?
g. Avez-vous répété cette leçon ?
h. As-tu appelé ta mère à la rescousse ?

3. Écrire correctement les participes passés des verbes en italique.


- Nous eûmes gâter - Elles ont cueillir - Ils avaient voir
- Nous eûmes été gâter - Elles ont été cueillir - Ils avaient été voir
- Nous fûmes gâter - Elles sont cueillir - Ils étaient voir
- Vous avez servir - Nous aurons choisir - Vous avez aimer
- Vous avez été servir - Nous aurons été choisir - Vous avez été aimer
- Vous êtes servir - Nous serons choisir - Vous êtes aimer

Exercice écrit

4. Même exercice.
a. L’incendie avait provoquer des dégâts qui ont été rapidement réparer.
b. Les enfants ont négliger leur travail, leurs notes les ont sanctionner.
c. Nous avons recevoir des documents qui avaient été ouvrir.
d. La bibliothécaire a déchirer la feuille, elle l’a recoller.
e. Les oiseaux touchés par le fusil du chasseur ont battre de l’aile et sont tomber
dans les bruyères.
f. L’automne a jaunir les arbustes de mon jardin.
g. La couturière avait garnir la jupette d’un petit galon discret.
h. La neige a ensevelir les rosiers sous un linceul blanc.
i. Les maçons ont démolir un vieux pont qui avait été ébranlé par la foudre.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 16

GRAMMAIRE
La conjonction de coordination

Exercice oral

5. Encadrer les conjonctions de coordination et surligner les deux termes ou les deux
propositions qu’elles unissent.
a. Je n’aimais manger ni la viande ni les œufs.
b. Maman cuisinait le midi et le soir, donc elle vivait en sa cuisine une grande partie de la
journée, et nous l’ignorions.
c. Elle faisait cuire des légumes et des féculents ; nous devions manger ou l’un ou l’autre !
d. Et je n’avais de goût ni pour les haricots ni pour les pâtes…
e. Mais elle m’avait élevé dans le respect de la nourriture et je ne me plaignais jamais.
f. Je mangeais donc sans broncher et demandais ensuite à maman de quitter la table car
j’espérais jouer un peu avant la reprise de l’école. Mais c’était toujours bref, hélas !

Exercice écrit

6. Recopier le texte suivant sur Bernard Palissy (un des fondateurs de la céramique au XVIè
siècle) puis souligner de deux traits les conjonctions de coordination et d’un trait les
prépositions.
[Il se fit potier et façonna de ses mains de la vaisselle de terre ; il se fit fumiste et bâtit de ses
mains un four de verrier. Il faisait tout lui-même, car il n'avait ni ouvrier ni apprenti pour lui
tirer de l'eau ou lui remuer son mortier.] Son fourneau et ses pots achevés, il broya l'émail et
chauffa le four, qui, pendant six jours, dévora tout son bois. Mais l'émail était mal dosé ; il
recommença donc et donna au four les perches de son jardin, les planches de sa maison et
de ses meubles. "Cependant, disait-il, au lieu de me consoler, on se moquait de moi...".

ANALYSE GRAMMATICALE
La conjonction de coordination

Exercice oral

7. Analyser les conjonctions de coordination des phrases entre crochets de l'exercice ci-
dessus.

Exercice écrit

8. Analyser les 11 mots en gras.


D'un pas lent, mesuré sur la vitesse de sa couvée, la poule va d'ici, puis de là, au hasard des
trouvailles, toujours l'œil vigilant et l'oreille attentive. Elle glousse d'une voix enrouée par les
fatigues maternelles. Elle gratte pour déterrer de menus grains que les petits viennent
prendre sous son bec.

ANALYSE LOGIQUE
Proposition indépendante coordonnée

Exercices oraux

9. Dans le texte ci-dessous, après avoir repéré les conjonctions de coordination, préciser si les
propositions indépendantes sont juxtaposées ou coordonnées.
Le sire, pénétré d’admiration, prit une des roses et la fixa sur son cœur en disant :
"Continuez vos bonnes actions, ma douce amie, car elles plaisent à Dieu, et, grâce à vous, il
me sera beaucoup pardonné."

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 16

Et depuis ce moment il devint pieux, se montra doux et affable envers son épouse et ses
serviteurs.
Pernelle fut bien heureuse de ce changement, et vécut le reste de ses jours en grand honneur
et bonheur.

10.Compléter les phrases suivantes par une proposition indépendante coordonnée par la
conjonction et.
a. Le froid vient vite cette année et … .
b. La neige tombe lentement et … .
c. Les chats frileux restent près du feu et … .
d. Pendant les longues soirées d’hiver, on se réunit en famille et ... .

11. Composer des phrases comprenant deux propositions indépendantes coordonnées par et
pour exprimer les actions indiquées entre parenthèses accomplies par
a. le froid (piquer les joues, rougir le nez);
b. la neige (recouvrir le sol, cacher les chemins);
c. les enfants dans la neige (se lancer des boules, faire des bonshommes).

12. Composer trois phrases personnelles contenant chacune au moins deux propositions
indépendantes coordonnées par « et » pour exprimer les actions accomplies par
a. les animaux familiers en hiver;
b. le vent d’hiver;
c. le feu dans la cheminée (ou la cuisinière, …).

Exercices écrits

13. Surligner les verbes conjugués, écrire s sous les sujets et séparer les propositions par un
trait vertical. (Veiller à bien regrouper autour du verbe tout ce qui lui est attaché.)
Du hameau s’élèvent des fumées légères comme des haleines. Ces fumées disent: " la soupe
aux pois cuit dans la marmite"! Encore une brassée de feuilles mortes et les petits ouvriers
prendront la route du village. La montée est rude. Courbés sous le sac ou penchés sur la
brouette, ils ont chaud et la sueur leur monte au front. Pierre, Babette et Jeannot s’arrêtent
pour souffler. (Anatole France)

14. Composer trois phrases personnelles contenant chacune au moins deux propositions
indépendantes coordonnées par et pour exprimer les actions accomplies par
a. les animaux familiers en hiver
b. le vent d’hiver
c. le feu dans la cheminée (ou le poêle, la cuisinière, etc.)

15. Compléter les propositions suivantes par une proposition indépendante coordonnée par la
conjonction mais.
a. Il fait froid, … . b. Les soirées d’hiver sont longues, … .
c. La nuit était noire, … . d. La neige couvre encore les toits des maisons.

CONJUGAISON
Voix passive, voix active

Exercices oraux

16. Souligner d’un trait le verbe à la voix passive, et de deux traits le complément d’agent. Si le
verbe n’a pas de complément d’agent, lui en donner un qui s’accorde avec le sens.
a. Le guide avait été touché par la foudre, il avait été foudroyé debout. (Frison-Roche)

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 16

b. Les meubles étaient couverts de velours grenat. (A. Maurois)


c. Les allées étaient envahies par la mauvaise herbe ; d’autres, qui n’avaient pas été
tracées, surgissaient au milieu des pelouses. (Henri Bordeaux)
d. L’homme fut aperçu par tous les yeux, et à la fois de tous les points de la place. (Balzac)
e. Aucun juge par vous ne sera visité ? (Molière)
f. Sa tête demi chauve était couverte d’un grand bonnet blanc qui se tenait tout droit.
(Chateaubriand)
g. Jadis Priam soumis fut respecté d’Achille. (Racine)

17. Même exercice.


a. La nuit même de mon arrivée fut marquée par le chant du rossignol qui se fit entendre
jusqu’à ma fenêtre. (J-J Rousseau)
b. Ce matin j’ai été réveillé de bonne heure par des oiseaux qui se battaient dans les arbres.
(Jean Giono)
c. La tempête qui fuit, d’un orage est suivie. (V. Hugo)
d. Leurs visages et leurs mains sont ridés, tannés, séchés par les vents, les fatigues, les
embruns, la chaleur de l’équateur et les glaces des mers du Nord. (G. de Maupassant)
e. Mes enfants, nous sommes vaincus par la trahison. (Balzac)
f. À dix lieues à la ronde, le pays est couvert d’une haleine embaumée plus suave que celle
du réséda. (A. Lafon)

Exercices écrits

18. Mettre à la voix active, au même temps, les phrases de l’exercice précédent.

19. Mettre à la voix passive en conservant le même temps. Souligner ensuite les compléments
d’agent.
a. Deux voleurs avaient enlevé un âne.
b. La belette avait pu dévorer la chauve-souris.
c. Le rat sauvera-t-il le lion ?
d. La colombe n’aura pas en vain sauvé la fourmi.
e. Rodolphe massacrait les souris.
f. Le lièvre effraie les grenouilles.
g. Un coq a trompé le renard.

20. Mettre les verbes en italique à la voix passive et au temps indiqué.


a. Les troncs de ce chêne cacher (passé composé) par la mousse.
b. La perdrix atteindre (passé simple) par les plombs du chasseur.
c. Tous les meubles de la maison fouiller (plus-que-parfait) par les cambrioleurs.
d. Deux chiens abandonnés élever (imparfait) par mon ami.
e. Tous les nids saccager (passé composé) par l’orage.
f. Les larves détruire (présent de l’indicatif) par les mésanges affairées.
g. Ce pinson prendre (plus-que-parfait) hier dans le nid.
h. La caille surprendre (passé simple) dans les champs de blé.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 16

RÉDACTION

La glissade
Rien, pour nous, ne pouvait égaler la glissade.
Nous filions vers la mare.
Sa face figée nous attendait dans son cadre d’arbustes noirs
bizarrement découpés sur le ciel clair. La bande s’éparpillait sur la surface unie. Bientôt la partie
s’organisait. Hop ! l’un derrière l’autre, tout le corps tendu, mais si souple sur les pieds
légèrement écartés, les galopins s’élançaient avec des cris de joie que doublaient les chutes, les
exploits réussis, la bousculade pêle-mêle sur la surface froide contre laquelle on s’étalait de
nouveau en voulant se relever.
Louis Hobey Un d’en bas (L’Amitié par le livre)

Exercices oraux

1. Remplacer dans chacune des phrases suivantes l’adjectif noir par un adjectif synonyme.
a. La nuit était si noire qu’il était impossible de se diriger.
b. Nicole est tombée en glissant : sa cuisse et sa jambe sont toutes noires.
c. Ne vous mettez jamais à table avec des mains noires.
d. Une période de froid noir s’était abattue sur le pays.

2. Remplacer l’adjectif clair par un adjectif synonyme, choisi dans la liste suivante : éclatant,
limpide, lumineux, net, pur.
a. Mes parents habitent un appartement clair.
b. Une eau claire coule de la fontaine.
c. Notre maîtresse parle d’une voix claire.
d. Un soleil clair brille dans un ciel clair.

3. Trouver, pour chacune des expressions ci-dessous, le contraire convenable de l’adjectif


clair (Ex : une nuit claire, une nuit obscure).
a. Une nuit claire b. un ciel clair c. une flamme claire
d. une pièce claire e. une eau claire f. une voix claire
g. une soupe claire h. une explication claire.

4. Les enfants se dispersent sur la mare gelée. Donner trois contraires possibles du verbe se
disperser.

5. Compléter pour chacune des phrases ci-dessous avec le mot convenable : bande,
compagnie, foule, horde, troupeau.
a. Le berger et son chien surveillent leur … .
b. Le chasseur s’acharne sur la … de perdreaux et la décime.
c. Une … considérable visite l’exposition.
d. Une … de moineaux s’abat sur le cerisier.
e. Une … de sangliers traverse l’allée forestière.

6. Rédiger une première phrase dans laquelle le pied sera employé au sens propre, puis une
seconde phrase dans laquelle il sera employé au sens figure.

7. Le nom glissade est formé du radical gliss- (glisser) et du suffixe -ade. Trouver dans le
texte un autre mot formé de la même manière.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 16

8. Compléter chacune des deux phrases ci-dessous à l’aide d’un dérivé formé avec le verbe en
gras et le suffixe -ade.
a. Le matin du jour de l’an, Céline courait embrasser ses parents : que d’… ce jour-là !
b. Yann et Patrick étaient allés se promener dans la campagne, mais leur … fut vite
interrompue par la neige.

9. Charade.
Mon premier est le nom d’une marche rapide, particulière à un cheval. Mon second est un
arbre à feuillage toujours vert (son homonyme a sa place sur bien des tables, surtout en
France). Mon tout est un petit garçon un peu effronté.

10. Anagrammes.
a. Je suis un mot de la première phrase du texte. Modifiez l’ordre de mes lettres et vous
obtiendrez un verbe qui signifie dire non et qui est exactement le contraire d’avouer.
b. Je suis un mot du texte et je désigne une petite étendue d’eau. Modifiez l’ordre de mes
lettes et vous saurez ce que maniait un galérien.
11. Découvrez-moi.
Je suis un adjectif de la dernière phrase du texte et je commence par un s. Remplacez mon s
par un c et je deviens synonyme de « paire ».

12. Décrire, en cinq à six phrases, les bruits entendus.


a. Lors d’une violente tempête (sifflement du vent, claquement des volets, craquement des
branches, etc).
b. Sur le marché ou à la foire (rumeur faite de paroles confuses, cris des marchands, appel
des haut-parleurs, cris des animaux, tintamarre causé par des chocs, etc).
c. De votre chambre, le mercredi (bruits de la maison ; radio, conversations, vaisselle
remuée ; bruits de la rue : autobus, voitures, cris, etc).
d. A la campagne (cris des animaux, bruit des tracteurs, du matériel agricole sur les pavés,
etc).
e. Dans un garage ou un atelier (bruits de moteurs ou de machines, chocs des outils, appels
des ouvriers, etc).

13. Remettre dans l’ordre qui convient, les trois paragraphes suivants.
a. Les garçons s’élancent les uns après les autres sur la piste luisante ; Certains glissent les
bras écartés, d’autres accroupis sur les talons, les plus adroits sur un seul pied. Tous
prennent beaucoup de plaisir à faire de belles glissades.
b. Toutes les plaques gelées servent de patinoires aux enfants du village. Ils se disputent
également les caniveaux où la glace s’étale parfois sur un demi-mètre.
c. Parfois un maladroit culbute et, à leur tour, tous les autres dégringolent.
Ils se relèvent, se frictionnent un peu les côtes ou les genoux et repartent. Quelle joie de
glisser ainsi !

Exercices écrits

14. Composer quatre phrases personnelles contenant deux ou plusieurs propositions


coordonnées par ou, ou bien, ou bien encore pour exprimer deux ou plusieurs actions
possibles pouvant être accomplies par :
a. un enfant en hiver
b. un apprenti patineur
c. un garçon qui joue aux boules de neige
d. des enfants qui font un bonhomme de neige.

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Français, CM1 - Fascicule exercices - Français, Cours Moyen 1, Année scolaire 2019 / 2020

Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 16

15. Écrire la proposition indépendante qui convient à chacune des propositions suivantes
coordonnées par car :
a. …, car la neige fondait.
b. …, car il gelait très fort.
c. …., car la glace était épaisse.
d. …, car la bataille avait été dure.

16. Compléter les phrases suivantes par une proposition indépendante coordonnée par donc.
a. La glace n’est pas solide, ……..
b. Il commençait à dégeler, ……. .

17. En utilisant l’expression convenable choisie dans la liste suivante : le doux murmure, une
rumeur confuse, les claquements secs, un roulement sourd, un vacarme assourdissant, le
sifflement aigu, rédiger une courte phrase pour exprimer le bruit produit par :
a. La foule sur le marché
b. les enfants en récréation
c. l’eau du ruisseau
d. le tonnerre qui gronde au loin
e. le passage d’un avion à réaction
f. les coups de carabine sur la fête foraine.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 16

LECTURE

Le mystère de la couronne

1. Il y a bien longtemps, en 1235, un petit village, blotti au pied de son imposant château, était en fête. Son
seigneur, le comte de Richemont, rentrait de croisade avec ses guerriers et, de leur expédition, ils
rapportaient une petite couronne d’or contenant un peu de Terre Sainte. C’était leur bien le plus précieux ;
aussi, d’emblée, l’avaient-ils tous offerte à l’enfant de la crèche.
Or, voici qu’un matin de décembre, un appel de trompe retentit dans le village ; un héraut d’armes déroulait
un parchemin, clamant ; « En ce dixième jour de décembre, nous, seigneur comte de Richemont et autres
lieux, tenons à vous informer de la disparition de la couronne rapportée de Terre Sainte. Que celui ou celle
qui s’en est emparé la remette aussitôt sans crainte ; aucun mal ne lui sera fait. Mais si nous trouvons le
coupable sans qu’il ait rapporté la couronne, il sera pendu haut et court le 24 décembre. Qu’on se le dise ! »

2. Villageois et villageoises se regardèrent avec stupeur... Qui pouvait avoir commis un sacrilège pareil ? Une
servante du château, arrivant tout essoufflée, expliqua que le matin même Dame Isabelle, à la sacristie,
polissait près de la fenêtre ouverte les chandeliers qui devaient briller autour de la relique le soir de Noël.
Tout étant prêt, elle l’avait sortie de son écrin et était allée quérir son époux pour qu’il juge de l’effet. Devant
la porte doublement fermée se tenait un page. Quand elle revint, la couronne avait disparu !
C’est alors que vint à passer l’ « Ours », un vieil homme solitaire et bourru, que les villageois ne
reconnaissaient pas comme l’un des leurs.
Qui, dans l’assemblée silencieuse, lança : « Si c’était lui ? » Personne ne le sut jamais, mais, dès lors, cette
idée fit « boule de neige ». « Au fait, - murmurait-on -, pourquoi ne vit-il pas comme tout le monde ? » Tant et
si bien que le seigneur, alerté, le fit appeler.

3. Le vieil homme nia farouchement. Pourquoi aurait-il volé la petite couronne. Bien sûr, il côtoyait souvent le
mur de la chapelle, mais c’était là le chemin de sa hutte ; oui, il y était précisément passé à l’heure du vol,
mais c’était pour acheter un peu de pain. En effet, ses vêtements portaient des taches de lierre ... mais ce
n’était pas le lierre montant à la fenêtre, c’était celui du gros chêne où il avait porté un oiselet tombé. Il
bredouillait de colère de se voir ainsi soupçonné, mais peut-être était-ce aussi le signe d’une mauvaise
conscience ? Le sire de Richemont était hésitant.
S’il le relâchait et qu’il fût coupable, il s’empresserait de disparaître, emportant la précieuse relique avec lui.
Le plus sage semblait donc de la mettre au cachot... Et l’homme se retrouva bientôt enfermé dans une pièce
aux murs épais.

4. Or, dès la première minute, les enfants avaient cru en l’innocence de « l’Ours ». Aussi n’avaient-ils plus
qu’une idée ; le tirer de là en trouvant le vrai coupable. Tout fut exploré, fouillé, retourné, surveillé, observé...
En vain. Pas la plus petite trace de la plus petite piste ! Pourtant, le coupable devait bien se trouver quelque
part et la couronne aussi. Leurs réunions secrètes étaient des plus animées. Car Noël approchait : il fallait agir
à tout prix. Ils constituèrent alors une délégation qui allait dire au seigneur ce qu’ils savaient de l’inculpé.
« Messire, - plaidèrent-ils, - est-ce qu’un homme qui connaît tous les oiseaux, qui soigne une pie blessée et
l’abrite dans sa chaumière, qui aime tant la nature de Dieu et nous la fait aimer... Messire, croyez-vous qu’un
homme comme cela puisse être un voleur ? Et pourquoi le deviendrait-il, lui qui nous dit que la richesse de
l’homme tient dans son amour de Messire Dieu et de ses créatures ?
- Sait-on, - répliqua le sire de Richemont -, ce qui peut se passer dans le cœur de l’homme le plus sage s’il
vient à oublier la grâce de Dieu ? Je ne désire pas condamner un innocent, mais mon enquête m’a prouvé
qu’il était le seul à avoir approché la couronne. Or, nos décrets sont nos décrets... Si la couronne n’est pas
retrouvée le 24 décembre, la sentence sera exécutée. »

5. Quand la délégation, la mort dans l’âme vint rendre compte de l’entrevue aux garçons et aux filles, elle les
trouva entourés d’une foule silencieuse, avide de savoir aussi, car un certain malaise faisait son apparition
dans le village : chacun pensait qu’il faut savoir tourner sept fois sa langue avant d’accuser, mais il était tard ;
un homme allait peut-être payer de sa vie leur légèreté. De quel cœur pourraient-ils chanter Noël et Jésus qui
leur apportait la vie, alors qu’ils l’enlevaient à l’un de leurs semblables ?... Oui, l’intervention des enfants avait
tout changé en eux...

6. La veille de la Nativité arriva. Un morne silence planait sur toutes choses. Les enfants, leur maigre repas de
Vigile avalé, se retrouvèrent tous sur le sentier qui menait à la hutte que le vieil homme ne devait plus jamais

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 16

habiter. Ils allaient, silencieux, et, tout à coup, pensèrent à Margot, la pie, seule dans la cabane. D’un commun
accord, ils décidèrent de l’adopter et pressèrent le pas. Comme à l’accoutumée, tout était en ordre... Mais
pas de Margot ! Ils cherchèrent, la gorge serrée ; au loin, les premières notes du glas sonnèrent... Peut-être
est-elle engourdie dans sa niche, près du toit ? Ils se firent la courte échelle et tâtèrent... Tien ! Et, tout à
coup, ô merveille ! l’un d’eux, avec la pie, ramena un objet petit, rond, ciselé, brillant : la petite couronne !
c’était donc Margot la coupable : comme toutes les pies, elle avait été attirée par l’éclat de l’or et s’en était
emparé ! Tout s’expliquait. Le souffle un instant coupé par cette découverte, ils restèrent plantés là...
Et puis ils explosèrent de joie et, se ruant dans le chemin, ils dévalèrent jusqu’au village. Et tous criaient à la
fois :
« Noël ! Victoire ! Alléluia ! Notre vieil ami est sauvé. C’est Margot !...
- Nous avons la couronne ! »
7. Le vacarme était tel que le village tout entier sortit de sa torpeur comme si vraiment ils apportaient la vie
avec eux !
Les gens, accourus de partout, saisissaient quelques mots, et, à leur tour, derrière eux, se ruaient vers le
château. Passant le pont-levis en trombe, ils surgirent tous, haletants, devant le sire de Richemont.
Un silence plana… Puis, filles et garçons s’avancèrent : « Messire, - dirent-ils -, voici la coupable et la
couronne. »
Grande fut la stupeur de tous ! Libéré aussitôt, le prisonnier sourit aux enfants comme nul ne l’avait vu jamais
sourire !
Anne-Marie BLANC - Ames vaillantes (Ed Fleurus)

Je découvre le sens des mots


Remplacer les mots en gras par le mot difficile du texte :
Les guerriers, au retour de leur entreprise armée, ramenèrent une couronne d’or qu’ils offrirent du premier coup, sans
hésitation, à l’enfant de la crèche. Un messager officiel du comte annonça la disparition de la relique. Les gens
l’apprirent avec une surprise qui les faisait rester immobiles et silencieux, devant cette profanation d’une chose sainte.
L’ »Ours » était un homme qui vivait seul et toujours de mauvaise humeur. Le seigneur fut rapidement mis au courant.
Les enfants formèrent un petit groupe qui les représentait. D’après les décisions, l’homme soupçonné devait être
pendu. Celui-ci bégayait de colère quand il fut mis dans une prison étroite. Dans la hutte du vieillard, tout était comme
d’habitude. Les gens du village revinrent de leur engourdissement.

Je comprends la lecture.
Pourquoi soupçonne-t-on l’ »Ours » du vol ? Pourquoi les enfants l’ont-ils cru innocent dès le commencement ?
Comment prouvent-ils son innocence ? Quelle est la morale de cette histoire ?

Le Chevalier au barillet
1. Entre Normandie et Bretagne, vivait jadis un très puissant Seigneur, très beau de corps et de figure, mais si
déloyal, si traître, si faux, si fier, si orgueilleux et si cruel qu’il ne craignait ni Dieu ni homme au monde. Enfin,
tous les péchés qu’on peut commettre, en actes, paroles et actions, il les avait tous rassemblés dans sa vie. Il
vécut ainsi près de trente ans, sans rien expier de toutes ses fautes.
2. Une veille de Pâques cependant, par orgueil et moquerie, il raconta tous ses crimes à un vieil ermite.
- Sire chevalier, dit l’ermite en pleurant, vous avez bien dit vos péchés, mais sans le moindre repentir. Si vous
vouliez maintenant faire pénitence, vous me satisferiez beaucoup.
- Non, dit-il, en voilà assez ! Vous voulez maintenant me faire repentir ! Au diable !
- Au moins, faites quelque chose de bon, si Dieu y consent et si vous le voulez, avant de me quitter. Faites
simplement ceci : pour l’amour de Dieu, le roi tout-puissant, descendez mon barillet jusqu’à ce ruisseau et puisez
à la fontaine. Cela ne vous donnera pas grand mal ; et si vous me le rapportez tout plein d’eau, vous serez quitte
de vos péchés et de toute pénitence.
3. Ainsi parla l’ermite, et il sourit.
- Ma foi, dit le chevalier, j’y consens, cela ne me donnera pas grand mal d’aller à cette fontaine. Voilà pénitence
qui sera vite faite.
L’ermite lui tend le barillet. D’un geste rapide, le chevalier s’en saisit, comme une chose de peu d’importance.
- C’est entendu, dit-il, je ne me reposerai pas une minute, avant de vous l’avoir rempli.
- C’est à cette condition que je vous en charge, mon ami.
4. Il arrive près de la fontaine et y plonge le barillet en entier : pas une goutte d’eau n’y pénètre. Il essaie dans
tous les sens, mais en vain. Peu s’en faut qu’il n’en perde la raison ; il entre en rage. Il croit qu’on a bouché le

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 16

barillet : il fait entrer un bâton dans l’ouverture ; le barillet est bien vide. L’orgueilleux, fou de colère, replonge le
barillet dans la fontaine pour le remplir : pas une goutte d’eau n’y entre.
- Qu’est-ce que cela, dit le chevalier en jurant, n’entrera-t-il point de quoi remplir ce barillet ?
Et il grince de dents, il se lève furieux, et retourne vers l’ermitage.
- Je n’ai pas une goutte d’eau, tonne-t-il, et, cependant, j’ai fait ce que j’ai pu. J’ai beau faire, rien n’entre dans
ce barillet. Mais je le jure, je n’aurai ni cesse, ni repos, ni jour ni nuit, avant que j’aie rapporté plein ce barillet.
5. Il dit à ses hommes, d’un ton farouche :
- Allez-vous-en, ramenez mon cheval. Restez tranquilles chez vous et si quelqu’un vous parle de moi, dites-lui
que vous n’en savez rien du tout. Quant à moi, je vous le dis, je tenterai toutes les eaux du monde et je
rapporterai le barillet plein à cet homme.
Sans retard, il s’en va, le barillet pendu au cou.
À chaque eau qu’il rencontre, il éprouve son barillet, mais en vain, et, chaque jour, le chevalier devient plus
furieux.
La faim le prend, il est obligé de vendre sa belle robe et de l’échanger contre de pauvres haillons, bien humiliants
pour un tel homme.
6. Il va par la pluie, il va par le vent, et son visage, qui était beau et vermeil, devient noir et laid. A chaque eau
qu’il rencontre, il jette et rejette son barillet : il ne peut recueillir une goutte. Et il en souffre, et il enrage.
Ses chaussures durèrent peu, et, pieds nus, il allait, il allait, par monts et par vaux, âpre, furieux et triste. Mais il
ne peut s’humilier ni se repentir. Il se plaint à Dieu de la misère qu’il éprouve, mais ne regrette pas ses crimes.
(à suivre)
Je découvre la lecture
Le seigneur était fourbe, menteur, hypocrite : ... – Un barillet est une petit ... – le vagabond portait des vêtements
dépenaillés, en lambeaux : des ... – Le seigneur n’avait jamais fait pénitence de ses péchés : il ne les avait pas ... – Le chevalier
parle en grondant comme le tonnerre : il ...

Comprendre la lecture.
Le chevalier est-il un bon chrétien ? Quel est son plus grand défaut ? A quelle condition aurait-il pu accomplir facilement sa
pénitence et obtenir son pardon ? Ses souffrances lui acquièrent-elles des mérites ? Pourquoi ?

Le Chevalier au barillet (suite)


1. Obligé de mendier, jeûnant parfois deux ou trois jours de suite, il erre longuement, misérable, si fatigué, si
abattu, que nul ne l’aurait reconnu. Il avait de longs cheveux, retombant, épais et mêlés, sur ses épaules ; le
visage osseux et velu, les yeux caves, les bras longs et maigres, tout hâlés par le soleil, les flancs décharnés, la
peau sur les os, les veines saillantes. Il était si faible et si las qu’il pouvait à peine se soutenir et il lui fallait
s’appuyer sur un bâton.
Le barillet le blessait ; il le portait toujours, sans arrêt, de jour et de nuit, pendu à son cou.
Il finit par se décider à faire demi-tour et il se met en route, appuyé sur son bâton, gémissant souvent tout bas.

2. Il est arrivé à l’ermitage un an, jour pour jour, après son départ, et y pénètre, tout douloureux. L’ermite, qui
était tout seul et ne pensait pas à lui, le regarde avec étonnement. En le voyant si misérable, si mal équipé, il ne
le reconnaît pas du tout, mais il reconnaît le barillet qui pend au cou du voyageur.
- Cher ami, lui dit-il, que puis-je pour toi ? D’où viens-tu, si pauvre et si nu ? Les Sarrasins t’ont-ils fait
prisonniers ? Et où as-tu trouvé ce barillet que j’ai donné, il y a un an, au plus bel homme, au plus fort, au plus
noble du pays ?
- C’est moi, moi, répondit le chevalier hors de lui, c’est moi que vous avez confessé il y a un an ; vous m’avez
donné ce barillet, qui est la cause du misérable état où vous me voyez.

3. Et il se met à lui raconter toute l’histoire de ses voyages ; il lui parle des pays, terres et lieux qu’il a traversés,
de la mer, des rivières, des ruisseaux, des sources, des fontaines où il a essayé le barillet.
- Père, dit-il, j’ai tout tenté, j’ai jeté partout votre baril, mais hélas, sans le moindre résultat, et, maintenant, il
ne me reste plus qu’à mourir de honte et de douleur.
L’ermite, effaré, est pris d’une sainte colère.
- Misérable ! tu es pire que Satan, tu es pire qu’un chien ou qu’un loup ! Ta pénitence ne sert à rien car tu l’as
faite sans repentir, sans amour, sans contrition.
Et le vieillard se met à crier, à pleurer, à se tordre les mains, tant son cœur est plein de douleur.

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4. Alors, le chevalier, étonné, se dit en lui-même :


- Comment donc se fait-il que cet homme, qui n’est rien pour moi, soit si brisé de douleur à cause de moi ! il
pleure et soupire pour mes péchés. Certes, je suis le plus grand des pécheurs puisque ce vieillard se met en un tel
état à cause de mes crimes et je suis si souillé que je n’ai pas en moi assez d’amour pour avoir pitié de lui. Ô
seigneur, Dieu très bon, donnez-moi la force de regretter mes péchés : j’ai mal fait, je m’en accuse devant Vous.
Je Vous crie miséricorde, Roi miséricordieux. Faites de moi ce qu’il Vous plaira, je suis prêt.
5. Et soudain, dans sa détresse, son cœur sec s’amollit, et Dieu en fait monter, jusqu’à ses yeux, une grosse
larme qui tombe dans le barillet. Et l’histoire nous raconte que le barillet fut si bien rempli de cette larme, que
l’eau sortit en bouillonnant.
Et l’ermite se jeta aux pieds du chevalier :
- Frère, dit-il, te voilà délivré de l’enfer. Tu ne seras plus jamais souillé. Dieu t’a pardonné tes péchés.
Adapté de Nelly CAULLOT - Fabliaux et contes du Moyen-Âge.
(Edition Hatier)
Je découvre le sens des mots.
Les Arabes étaient, au Moyen-Âge, appelés Maures ou ... – Quelqu’un de très maigre, qui a peu de chair sur les os, est ... –
Une grande misère physique et morale s’appelle de la ... – L’ermite était si troublé qu’il avait l’air hagard et inquiet : il était ...
– Le chevalier, bronzé ou ... par le soleil, avait les yeux enfoncés dans les orbites ou ...

Comprendre la lecture.
Qu’est-ce qui fait le plus souffrir le chevalier ? Est-ce les souffrances corporelles ? Pourquoi l’ermite ne l’a-t-il pas reconnu ?
Pourquoi le bon vieillard se lamente-t-il ? Est-ce que cela fait réfléchir le seigneur ? Quel prodige se produit-il alors ?
Comment l’expliquez-vous ?

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 17

MODULE 17
ORTHOGRAPHE
Les noms en ou et en eu

Exercices oraux

1. Compléter par le son ou.


a. Nous aimons sentir l’odeur de la soupe au ch…
b. Le hib… avait niché dans un tr… de ce vieil arbre noueux.
c. Sa bronchite lui donnait des accès de t…
d. A Noël, le h… vient égayer crèche et sapin de ses boules rouges.
e. Il démonta sa r… de vélo voilée, elle avait recueilli toute la b… des sentiers.
f. Il quitta le stade : il avait reçu un c… sur son gen… le plus fragile.
g. Le bambin sauta au c… de sa maman pour lui déposer un baiser sonore sur la j…

2. Compléter par le son eu.


a. Il décida de donner sa vie à Di…, il prit l’habit religieux et dit ainsi adi… au monde.
b. Le paress… et l’envi… ne sont jamais des hommes heureux.
c. Il marcha encore une li… puis aperçut enfin le li… tant espéré.
d. Cette banli… était encore accueillante il n’y a pas si longtemps.
e. Le tendre enfant se blottit au cr… de mon épaule.
f. La qu… de mon chien battait comme un métronome lorsqu’il voyait mon nev…
g. Le f… pouvait embraser la ferme.
h. Un essi… se détacha, et ce fut l’accident fatal.
i. Il fit un n… à ses lacets et partit.

Exercice écrit

3. Compléter les mots inachevés.


a. Sa bague de fiançailles est vraiment un bij… superbe !
b. Après le cambriolage le serrurier est venu changer le verr… de la porte.
c. Le navire voguait à vive allure, la pr… pointant de l’avant vers une mer paisible.
d. Mon mari aime le bois d’acaj… pour sa teinte rougeâtre.
e. Il tenait mal le marteau, il a tordu le cl…
f. Le bamb… peuple les bambouseraies.
g. Le folklore de musique bretonne utilise toujours le bini…
h. Le médecin prend le p… du malade.

GRAMMAIRE
Le pronom relatif

Exercices oraux

4. Relever les pronoms relatifs et nommer leur antécédent.


a. Sous ces hangars s’ouvrent à mes yeux ébaubis les premiers sauvages que j’aie jamais vus.
(Chateaubriand)
b. L’âne, qui goûtait fort l’autre façon d’aller,
Se plaint en son patois. (La Fontaine)
c. La maison devint le centre du monde, et en vérité la seule parcelle du monde où l’on pût
vivre. (L. Hémon)

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d. La petite mare où les chevreuils vont boire n’était troublée par aucun coup de langue.
(A. Daudet)
e. Elle est une petite fille toute simple dont les beaux cheveux sont cachés sous un béguin
brun. (A. France)
f. Notre Dame de Paris :
Le drapeau que le vent fouette, les minarets
Qui s’élèvent pareils aux sapins des forêts,
Les pignons tailladés que surmontent des anges
Aux corps raides et longs, aux figures étranges,
D’un fond clair ressortaient en noir. (Th Gautier)

5. Des deux phrases indépendantes données, en faire une seule en utilisant un pronom
relatif.
a. Le lion poussa un puissant rugissement ; les chasseurs entendirent ce rugissement
à distance.
b. Le loup fit face aux hommes fièrement ; le loup perdait tout son sang.
c. La danse est une activité artistique ; ma fille en raffole.
d. Je reconnais ce coin de bois ; mon père chassait hier dans ce coin de bois.
e. L’enfant est élevé par sa mère ; je vous parle de cet enfant.
f. Le gamin échappait vraiment à toute surveillance ; il sortait à toute heure.

Exercices écrits

6. Remplacer les points par auquel, auxquels, ou auxquelles, à laquelle, lesquelles.


Pour écrire correctement un pronom relatif en el, il faut rechercher avec soin son antécédent.
a. J’ai conservé les cahiers de classe … je tenais le plus.
b. Cet ami, … j’accorde toute ma confiance, me le rend bien.
c. Vous rappelez-vous ces vacances pendant…nous avions travaillé le Malade imaginaire ?
d. L’évènement … vous faites référence se passait en Asie Mineure.
e. Les personnes âgées … je me suis adressé m’ont renseigné de leur mieux.
f. Les oiseaux … nous jetons les miettes s’attachent à nos pas.
g. Les bêtes … on donne le fourrage sont restées dans l’étable.
h. Les amies d’enfance … je suis le plus attachée ont quitté Paris.
i. La poule … la fermière jette le grain se précipite entre ses jambes.
j. Je ne me souviens pas de la date … nous avons rendez-vous.

7. Remplacer les points par le pronom relatif en el qui convient.


a. Le chien … je tendis un sucre, me lécha la main.
b. Nous grimpâmes sur la colline au sommet de… nous pouvions observer l’horizon.
c. La cliente à … s’adressait le bijoutier, s’impatienta et quitta la boutique.
d. Je reconnais ce bois dans … mon père chassait hier.
e. Thierry et Sébastien doivent ramasser les feuilles avec … ils se battaient.
f. Le cambrioleur s’est échappé par la porte contre … vous êtes appuyé !

ANALYSE LOGIQUE
Les trois sortes de propositions

Exercices oraux
Rappel il y a autant de propositions que de verbes conjugués.

8. Lire le texte suivant, puis :


a. dire combien il comporte de propositions;
b. relever les propositions indépendantes;

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 17

c. relever les propositions principale et subordonnée des 2è et 4è phrases après avoir


encadré les mots subordonnants ;
d. transformer l’une des propositions indépendantes en proposition principale en la
complétant par une subordonnée.

Travail collectif

On venait de terminer une superbe machine à vapeur de la force de mille chevaux. Quand
elle apparut à la lumière, luisante, grandiose et solide, une immense acclamation l’accueillit.
Elle s’arrêta un moment comme pour prendre haleine et se laisser admirer. Parmi les deux
mille ouvriers de l’usine, il ne s’en trouvait pas un peut-être qui n’eût coopéré à ce beau
travail dans la mesure de son talent et de ses forces. Mais ils avaient travaillé isolément,
chacun de son côté, presque à tâtons, comme le soldat combat pendant la bataille.
Maintenant ils la voyaient, leur machine, debout, dans son ensemble, ajustée pièce à pièce.
Et ils étaient fiers ! Ils l’admiraient en connaisseurs, la flattaient de leurs grosses mains
rugueuses, la caressaient, lui parlaient leur rude langage. (Alphonse Daudet)

9. Encadrer le verbe de chaque proposition. Souligner les propositions principales.


Rechercher dans le texte la proposition subordonnée qui sert de principale à une autre
subordonnée, et la souligner de deux traits.

Une ferme normande.

C’était une ferme de bonne apparence. On voyait dans les écuries de gros chevaux de labour
qui mangeaient tranquillement dans des râteliers neufs. Le long des bâtiments s’étendait un
large fumier ; de la buée s’en élevait, et, parmi les poules et les dindons, picoraient dessus
cinq ou six paons… La bergerie était longue, la grange était haute, à murs lisses comme la
main. Il y avait sous le hangar deux grandes charrettes et quatre charrues, avec leurs fouets,
leurs colliers, leurs équipages complets, dont les toisons de laine bleue se salissaient à la
poussière fine qui tombait des greniers. La cour allait en montant, plantée d’arbres
symétriquement espacés, et le bruit gai d’un troupeau d’oies retentissait près de la mare.
(Gustave Flaubert)

Exercices écrits

10.Séparer les propositions, écrire leur nature (indépendante, principale, subordonnée).

La chasse à la sarcelle

Le jour s’était levé, un jour clair et bleu ; le soleil apparaissait au fond de la vallée et nous
songions à repartir, quand deux oiseaux, le col droit et les ailes tendues, glissèrent
brusquement sur nos têtes. Je tirai. Un d’eux tomba presque à mes pieds. C’était une
sarcelle au ventre d’argent. Alors, dans l’espace au-dessus de moi, une voix d’oiseau cria. Ce
fut une plainte courte, répétée, déchirante ; et la bête, la petite bête épargnée se mit à
tourner dans le bleu du ciel au-dessus de nous, en regardant sa compagne morte que je
tenais entre mes mains. Parfois, le pauvre animal s’enfuyait sous la menace du fusil qui
suivait son vol ; il semblait prêt à continuer sa route, tout seul à travers le ciel. Mais, ne s’y
pouvant décider, il revenait bientôt pour chercher sa femelle. (Guy de Maupassant)

11.Souligner la proposition principale, encadrer son verbe.


(Attention : la subordonnée peut être emboîtée dans la principale)
a. Le livre que lisait ma mère tomba à ses pieds.
b. La chanson que fredonnait grand-père me rappelait mon enfance.
c. Les exercices auxquels tu t’es appliqué sont justes.

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Français, CM1 - Fascicule exercices - Français, Cours Moyen 1, Année scolaire 2019 / 2020

Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 17

d. Le garçon dont je te parlais est revenu à l’école.


e. Mon ami Martin, bien qu’il fût jeune, gagna le concours de boules.
f. Mon chat, quand je le cherche, n’est jamais là.

12.Recopier les propositions et donner leur nature (indépendante, principale ou


subordonnée.
Cette poule que j'observe attentivement dans la cour de la ferme, nous régalera dimanche
quand nous l'aurons fait mijoter.

CONJUGAISON
Subjonctif des verbes du 1er groupe
Révision

Exercices oraux et écrits moitié à l'oral moitié à l'ardoise.

13.Mettre au pluriel les noms en italique et faire les changements nécessaires dans la phrase.
a. Son fils soldat n’a pas écrit depuis longtemps. (Jules Renard)
b. Une jupe grise, trop courte, tombait jusqu’à la moitié des jambes, cachées en des bas bleus.
(Maupassant)
c. Un médecin, qui passait chaque hiver dans le Midi, voulut à son tour conter une aventure.
(Maupassant)
d. Cet animal est triste, et la crainte le ronge. (La Fontaine)
e. La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire. (Lamartine)
f. La fable offre à l’esprit mille agréments divers. (Boileau)
g. Le valet de chambre accusa la cuisinière, qui accusa la lingère, qui accusa je ne sais qui.
(Maupassant)

14.Mettre les phrases suivantes à la voix passive.


a. La locomotive tire les wagons.
b. Ce garçon, furieux, tapait son camarade.
c. Pourquoi le voisin vendit-il ce pré ?
d. Le vent avait buriné les visages.
e. Le feu a brûlé toutes les lettres.
f. Quand sa mère calmera-t-elle cette petite effrontée ?
g. Ma mère aura déjà fait la soupe.
h. Le vent saccagea toutes les plantations.

15.Mettre les phrases à la voix active.


a. La récolte de blé fut saccagée par la tempête.
b. Dès l’aube, les blés seront fauchés par les moissonneuses.
c. Les toitures avaient été arrachées par le souffle du vent.
d. L’Amérique a été découverte par Christophe Colomb.
e. Les arbres furent élagués par le jardinier.
f. Cette nouvelle est ignorée des habitants de la ville.
g. Son visage était ravagé par la fureur.
h. La robe de mariée aura été dessinée par un grand couturier.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 17

Exercices écrits

16.Chercher les verbes du 1er groupe dans le texte de l'exercice 10 la chasse à la sarcelle et les
écrire aux deux temps simples du subjonctif.

17. Conjuguer les verbes suivants.


a. Cimenter, conditionnel présent, 2è p. du pluriel, t. négative
b. Émigrer, subjonctif imparfait, 3è p. du singulier, t. affirmative
c. Deviner, subjonctif présent, 1ère p. du pluriel, t. négative
d. Confirmer, conditionnel passé 1ère forme, 3è p. du pluriel, t. affirmative
e. Charmer, passé antérieur de l'indicatif, 1ère p. du pluriel, t. négative
f. Imaginer, impératif présent et passé, t. affirmative
g. Grillager, subjonctif présent et imparfait, 1ère personne du singulier, t. négative
h. Guider, infinitif passé, t. négative

VOCABULAIRE
Le préfixe en
La ponctuation

Exercices oraux

18.Remplacer les pointillés par l’un des mots de la famille du mot lumière.
lumière / illuminer / luminaire / allumette / allumer / luminosité / lumineux / lumignon.
a. Lorsque s’éteignait le… de la bougie, on se trouvait dans le noir complet.
b. Le soleil est un astre … par lui-même ; les planètes, elles, reçoivent leur … d’une
étoile.
c. Le ciel provençal est d’une belle …
d. La place du marché sera … ce soir pour la fête.
e. On appelle … l’ensemble des cierges servant à l’église dans la liturgie.
f. Ayant perdu son briquet, il gratta une … pour … sa pipe.

19. Le préfixe en (em devant m, b, p) signifie dans.


Le préfixe dé, au contraire, marque la séparation.
Adjoindre ces deux préfixes, à tour de rôle, à chacun des mots suivants pour former
deux verbes de sens contraire. (en… , dé… )
Ex : terre  enterrer, déterrer.

Crasse / balle / pot / manche / terre / caisse / paquet / mêler / plume / ménage /
barque / chaîne.

Exercice écrit

20. Mettre les signes de ponctuation nécessaires et les majuscules manquantes.


Il faisait chaud amélie retira son chapeau et se recoiffa devant la glace du vestibule la
porte du salon-salle à manger était ouverte à deux battants c’était là qu’on avait dressé
le couvert car il ne pouvait être question de servir un grand déjeuner dans la cuisine la
table très longue touchait presque la cheminée d’un côté et le piano droit de l’autre
pépitou se glissa laborieusement à sa place le dos coupé en deux par le couvercle du
clavier le ventre appuyé à la nappe. (Henri Troyat La grive)

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 17

LECTURE
Saint François et le loup.
1. En ce temps-là et dans ce pays-là, il y avait des loups qui vivaient dans les bois ; quand ils avaient très faim et
qu’ils ne pouvaient pas attraper de lièvres ou d’écureuils, ils venaient, la nuit, jusque dans le village.
Les habitants n’aimaient pas beaucoup ces visites-là car elles leur coûtaient toujours quelques poules ou même
un mouton ou un petit cochon si leurs étables n’étaient pas bien fermées.
2. Mais un jour ce fut bien plus grave. Un loup énorme s’installa aux environs de la petite ville de Gubbio, en
Italie, et aucun chasseur ne put le tuer ; on tendit des pièges, le loup ne se laissa pas prendre ; et il était si fort et
si malin qu’il réussissait à pénétrer dans les bergeries les mieux défendues. Un soir, même, il s’attaqua à deux
enfants qui rentraient de l’école… Heureusement, un homme qui passait tout près entendit leurs cris et, avec sa
fourche il mit la bête en fuite, mais depuis ce jour-là les mamans n’osèrent plus laisser sortir les petits.
3. L’épouvante régnait dans tout le village. C’est alors qu’un voyageur annonça le prochain passage de « Frère
François »… Nous, nous l’appelons saint François d’Assise, mais pour les gens de son temps il était simplement
Frère François. Il était si doux et si bon que les animaux, même les plus sauvages, venaient à lui quand il les
appelait, et il les nommait ses frères ; il disait : « nos frères les oiseaux, nos sœurs les brebis… ».
Tout le monde l’aimait bien, mais certains se moquaient un peu de lui parce qu’il aurait pu être un riche
marchand comme son père et qu’il préférait vivre pauvrement, avec d’autres religieux, et parcourir le pays en
prêchant.
4. Dès qu’il arrive à Gubbio, on lui raconte les méfaits du loup : « Voilà, Frère François, un animal que vous ne
pourrez pas aimer.
- Êtes-vous bien sûr qu’il soit si méchant que cela ? Où habite-t-il ? »
5. On indique au Frère une grotte, là-bas, au pied de la colline. « Eh bien, dit-il, j’irai lui faire une visite, et nous
verrons s’il n’y a pas moyen de le rendre plus raisonnable. »
Aussitôt, les habitants de Gubbio s’écrient :
« Vous n’y pensez pas, Frère François. Le loup doit être affamé ; nous avons fait si bonne garde depuis deux
jours, qu’il n’a rien trouvé à voler. Sûrement il vous mangerait.
- Je n’ai pas peur.
- Au moins, prenez de bonnes armes ».
François sourit et montra le crucifix accroché à sa ceinture.
« Voilà, dit-il, qui vaut mieux que vos fourches et vos bâtons ».
Quand il sortit du village, tous les habitants l’accompagnaient, mais à mesure qu’on approchait de la grotte, les
moins braves ralentissaient ; si bien qu’à mi-chemin François se trouvait seul.
6. À ce moment, le loup sortit de son repaire et s’avança en grondant, vers son visiteur. Il paraissait si féroce
avec ses yeux luisants et sa gueule ouverte qu’un cri de terreur monta du groupe massé à cent mètres derrière
François. Cependant, le Frère, lui n’était pas effrayé du tout ; il continua de marcher vers la bête qui s’arrêta et il
lui parla doucement :
« Oh, Frère loup, on m’a dit que tu étais méchant et voleur, que tu venais égorger les moutons et les poules, que
tu effrayais les petits enfants et que tu faisais pleurer les mamans ».
Et voilà le loup, au lieu de bondir sur l’homme sans armes, baisse la tête, tout honteux, comme un petit garçon
qui a fait une sottise et sait bien qu’il a mérité d’être grondé.
« Je suis bien sûr, continue François, que tu regrettes tout cela et que tu ne le feras plus, n’est-ce pas, Frère
loup ? »
7. Le loup ne répondit pas parce que, même en ce temps et en ce pays-là, les loups ne parlaient pas, mais il
tendit sagement sa patte et son regard devint doux comme celui d’un bon chien.
Tous deux revinrent à Gubbio, comme deux bons amis qu’ils étaient et, avant de partir, François demanda aux
habitants de réserver, chaque jour, une petite part de nourriture pour le loup en leur promettant que l’animal ne
leur ferait jamais plus aucun mal. Et c’est ce qui arriva.

Je découvre le sens des mots.


Tous les habitants du village éprouvaient une peur terrible : ils étaient pris de ... ou d’... – Le lieu où habitent des bêtes
féroces ou des brigands s’appelle leur ... – Le loup faisait des dégâts, commettait des mauvaises actions : des ...
Comprendre la lecture.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 17

Pourquoi la présence de ce loup met-elle l’épouvante au village ? Pourquoi les habitants ont-ils confiance en « Frère
François » ? Que veut faire celui-ci ? Qu’en pensent les villageois ? Que se passe-t-il ?

Le paysan médecin.

1. Un riche paysan avait épousé la fille d’un pauvre seigneur voisin ; hélas, le vilain, qui était fort brutal, la
battait, la giflait, la prenait aux cheveux ; peu s’en fallait qu’il ne la blessât.
La dame se mit à pleurer.
« Hélas ! que faire, quelle résolution prendre ? Jamais mon mari n’a été battu. Il ne sait pas ce que c’est que les
coups ! S’il le savait, il ne m’en donnerait pas tant. »
2. Tandis qu’elle se désolait, voici venir deux messagers du roi, au grand galop de leur palefroi. Ils s’arrêtent,
saluent la dame et lui demandent à manger, car ils en ont grand besoin. Elle les sert bien volontiers, puis leur dit :
- D’où êtes-vous ? Où allez-vous ? Dites-moi ce que vous cherchez.
- Dame, répondit l’un d’eux, nous sommes messagers du roi. Il nous envoie chercher un médecin. Nous devons
passer en Angleterre.
- Et pourquoi donc ?
- Demoiselle Aude, la fille du roi, est malade. Depuis plus de huit jours, elle ne peut ni boire, ni manger, à cause
d’une arête de poisson qu’elle a dans le gosier. Le roi est désespéré. S’il la perd, jamais plus il ne connaîtra la joie.
3. N’allez donc pas si loin, car mon mari est un excellent médecin. Il est plus fort en médecine que ne le fut
jamais Hippocrate (3).
- Le dites-vous pour plaisanter ?
- Non, je n’ai pas envie de plaisanter. Mais il a un naturel si bizarre qu’on ne tirera jamais quelque chose de lui
qu’à condition de le battre copieusement.
- On s’en charge, dirent-ils. Où pourrons-nous le trouver ?
- Vous le rencontrerez aux champs. En sortant de cette cour, suivez le ruisseau, au-delà d’une route déserte ; la
première charrue, c’est la nôtre.
Les autres éperonnent leurs chevaux et s’en vont trouver le vilain.
- Venez vite chez le roi, lui dirent-ils.
- Pour quoi faire ? dit le vilain.
- À cause de votre science merveilleuse. Vous êtes le meilleur médecin de la terre. Nous sommes venus de loin
vous chercher.
4. Quand le vilain s’entend appeler médecin, il se met dans une colère épouvantable et répond qu’il ne sait rien
de rien.
- Qu’attendons-nous donc ? dirent-ils, ne savons-nous pas qu’il faut d’abord le battre ?
Et l’un le frappe sur l’oreille, l’autre sur l’échine avec un énorme gourdin. Ils lui font grande honte. Puis ils
l’entraînent chez le roi. Il les suit à contrecœur.
- Avez-vous donc trouvé quelqu’un ? demanda le roi.
- Oui, sire, répondirent-ils ensemble.
5. Le vilain tremblait de frayeur. L’un des messagers informa le roi du caractère bizarre de l’homme, comment il
était plein de méchanceté et comment il fallait s’y prendre pour le décider.
- Sire, gémit le vilain, je vous jure que je ne connais rien à la médecine.
- Vraiment, dit le roi, voilà une nouvelle étonnante ! Qu’on me le batte !...
Les sergents s’en acquittèrent fort volontiers. Quand le vilain senti les coups, il accepta tout ce qu’on voulut.
- Grâce, cria-t-il, je vous la guérirai sans délai !
6. La jeune fille était dans la salle, toute blême, toute pâle. Le vilain se demanda comment il pourrait la guérir.
Alors, il se dit qu’il fallait la faire rire pour que l’arête sorte du gosier.
Il fit sortir tout le monde, et, resté seul avec la malade, il se contorsionna, grimaça, roula des yeux, prit des
expressions si drôles, si bouffonnes, des attitudes si grotesques que la jeune fille éclata de rire. Elle rit à en
mourir, les larmes aux yeux, bégayant, toussant, se trémoussant et se tordant tant et si bien que, soudain, l’arête
lui jaillit du gosier ; elle était guérie.
Le roi fut si heureux qu’il le combla de biens, et le vilain, tout joyeux, revint chez lui. Il ne retourna plus à la
charrue et ne battit plus sa femme, mais l’aima et la chérit.

Adapté de Nelly CAULLOT


Fabliaux et contes du Moyen Âge.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 18

MODULE 18
ORTHOGRAPHE
Leur, leurs
Le participe passé employé avec le verbe avoir

Exercices oraux

1. Remplacer les points par leur ou leurs.


a. Les officiers se distinguaient par … habits d’écarlate brodés aussi d’argent. Le hausse-col
doré … levait le menton. (H. de Régnier)
b. Les chats ne peuvent mâcher que lentement et difficilement : … dents sont si courtes et si
mal posées qu’elles ne … servent qu’à déchirer et pas à broyer les aliments. (Buffon)
c. Les petites virent … parents se diriger vers la chambre, et la peur … glaça les joues, le nez,
et jusqu’aux oreilles. (M. Aymé)
d. Marc, Etienne et Virginie ont la joie de vous annoncer la naissance de … petit frère Paul.
e. Dîtes donc franchement votre pensée, nous n’irons pas le … répéter. (M. Proust)
f. Il … arrivait de penser à … heures de bonheur avec quelque nostalgie, mais très vite …
revenait la certitude que Dieu ne les abandonnerait pas à … malheur présent.

2. Même exercice.
a. Ayant passé à … épaules des courroies, dont le cuir … entrait dans la peau, (…) s’arc-
boutant et agrippant le sol du talon de … chaussures ferrées, ils s’efforçaient de sortir
l’équipage du mauvais pas. (E. Moselly)
b. Ces braves gens sont estimés par tous … voisins, … bonté n’a d’égale que … modestie : les
mendiants ne frappent jamais en vain à … porte.
c. Ceux qui … demandent un service sont toujours bien accueillis.
d. Ils s’approchèrent du feu pour sécher … vêtements et réchauffer … membres engourdis.
e. … maison ayant été détruite par un incendie, … amis … ont offert l’hospitalité.
f. Il ne suffit pas de plaindre les déshérités pour soulager … misères, pour atténuer …
détresse.
g. Procurons-… un peu de bien-être en … donnant ce dont ils ont le plus besoin.

3. Accorder les participes passés des verbes en italique.


a. Le froid cinglant nous a rougir le visage.
b. Ils ont accomplir leur devoir.
c. Les jeunes filles ont rapporter des brassées de lilas blanc.
d. Les roses qu’elles ont cueillir dégagent un parfum exquis.
e. Les livres que vous avez lire sont fort intéressants.
f. Les paysans parcourent les champs que l’orage a dévaster en quelques heures.
g. Les gerbes que les moissonneurs ont engranger sont lourdes de promesses.
h. Le clocher de l’église a égrener les heures tout au long de la nuit.
i. Les bourgeons ont entrouvrir leurs écailles toutes fraîches.

Exercices écrits

4. Remplacer les points par leur ou leurs. Souligner ensuite d’un trait leur adjectif et de deux
traits leur pronom.
a. Dès que les chèvres ont brouté,
Certain esprit de liberté
… fait chercher fortune. (La Fontaine)

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 18

b. J’aime mieux, dit-il, avoir été à ma place qu’à la … (Vercors)


c. Dieudonat, en … souriant, étendit sur eux sa fourrure. (E. Haraucourt)
d. Dépêchons-nous de gagner notre poste, car les chamois doivent être maintenant au … (A.
Dumas)
e. Comme ils se connaissaient tous deux dès … bas âge
Une longue habitude en paix les maintenait. (La Fontaine)
f. Quoiqu’elles fussent venues de quatre cents lieues, le temps ni le chemin ne … avait fait
perdre … éclat. (Voiture)
g. Philippe et Jean s’installèrent près de la fenêtre, à la table où … couverts étaient mis. (P.
Benoit)

5. Accorder les participes passés des verbes en italique.


a. Elle les avait plaindre de les savoir seuls.
b. Les reproches qu’elle leur a faire étaient immérités.
c. L’enfant et la pêche : "Comment, reprit le père, tu ne l’as donc pas manger ? - Je l’ai
porter à Gucha, répondit l’enfant ; il était malade, et je lui ai raconter ce que tu nous as
dire à propos de ce fruit, et il ne faisait que contempler la pêche. Je la lui ai donner, mais
Gucha ne voulait pas la prendre, alors je l’ai poser près de lui et je me suis enfuir." (Tolstoï)
d. Les premières pommes de terre : « L’automne d’après, la nouvelle arriva dans les gazettes
qu’un brave homme nommé Parmentier avait planter de ces racines aux environs de
Paris, qu’il les avait présenter au roi, et que Sa Majesté les avait manger. » (Erckmann-
Chatrian)

6. Même exercice.
a. L’histoire que je vous ai raconter est vraie, je l’ai lire dans l’Évangile.
b. Nos mères nous ont prodiguer des conseils sages que nous n’avons pas toujours écouter.
c. Elle était aller cueillir des fleurs qui me faisaient plaisir et les avait mettre sur mon lit.
(Mistral)
d. Les cigognes : "Elles arrivent de Jérusalem ! Elles se sont reposer sur les Pyramides
d’Égypte !... Elles ont traverser les mers !" (Erckmann-Chatrian)
e. J’ai cueillir les essaims suspendus à des arbres, et je les ai porter là. (L. Pourliaguet)

ANALYSE GRAMMATICALE
Le pronom relatif

Exercice oral

7. Analyser les pronoms relatifs après avoir coupé, à voix haute, la phrase en 2 ou 3
propositions. Bien poser les questions pour trouver la fonction. Indiquer la nature des mots
surlignés
a. J’ai répondu à tous les amis qui m’avaient écrit pour le jour de l’an. Mais la carte, que j’ai
envoyée à mon professeur de français, m’est revenue. Il n’habite plus à l’adresse qu’il
m’avait indiquée.
b. Dans ma rue s’est installée une délicieuse boulangerie qui propose d’excellentes
baguettes dans lesquelles je croque bien volontiers.

Exercices écrits

8. Analyser les 13 mots en gras dans le texte suivant.


a. Il faisait partie de ces personnes auxquelles on aurait donné le Bon Dieu sans confession.
Mais si l’on s’attachait à détailler son visage, aussitôt l’extrême mobilité de son regard
clair, acéré, frappait l’observateur.
b. Nous vous avons adressé un contrat qui a été rédigé par nos avocats et que vous devez
signer.

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c. Adressez-vous à lui ; vous pourrez suivre les conseils qu’il vous donnera.
d. Le village où il est enterré est situé près du Rhône.

9. Analyser les 9 mots en gras dans le texte suivant.


a. Les boutons de fleurs qui ne s'étaient ouverts qu'avec discrétion, perdaient maintenant
toute mesure et étalaient leurs pétales comme des bras grands ouverts.
b. Elle écrit à ses quatre filles que la vie a éparpillées par le monde.
c. La chenille sort d'une touffe d'herbe qui l'avait abritée pendant la chaleur. Les grandes
ondulations avec lesquelles elle traverse l’allée, laissent des traces que suit le jardinier.

ANALYSE LOGIQUE
Les trois propositions

Exercice oral et écrit

10. Séparer les phrases de l'exercice 7 et 8 en propositions et donner leur nature.

CONJUGAISON
Aller, tenir

Exercices écrits

11. Conjuguer au temps demandé.


a. devenir, participe présent et passé, t. affirmative et négative.
b. Il aller, futur antérieur de l’indicatif, t. négative.
c. Se contenir, participe présent, participe passé, t. affirmative.
d. Je revenir, présent du subjonctif, t. affirmative.
e. aller, présent de l'impératif, t. négative.
f. aller, passé antérieur de l’indicatif, 1ère p. du pluriel, t. affirmative.
g. Ils parvenir, plus-que-parfait de l’indicatif, t. interrogative.
h. Ils venir, présent du subjonctif, t. négative.

12.Conjuguer au temps demandé.


a. aller, présent de l'indicatif et du subjonctif, 3è p. du singulier, t. interrogative.
b. tenir, présent de l'indicatif, 3è p. du pluriel, t. négative.
c. aller, imparfait de l’indicatif, présent du conditionnel 1ère p. du pluriel, t.
interrogative.
d. Se retenir, présent du conditionnel et de l'impératif, 2èp. du pluriel, t.
interrogative.
e. aller, passé simple de l’indicatif, 1ère p. du pluriel, t. interrogative.
f. détenir, passé simple de l’indicatif, et imparfait du subjonctif, 2è p. du pluriel, t.
affirmative.
g. aller, présent du conditionnel, 2èp. du singulier, t. affirmative.
h. appartenir, plus-que-parfait de l’indicatif, 1ère p. du singulier, t. négative.
i. venir, présent de l'impératif, t. affirmative et négative.

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VOCABULAIRE
La ponctuation

Exercice oral

13.Certains noms, ayant la même orthographe, possèdent un masculin et un féminin : ils ont
alors un sens différent. Construire des phrases avec chacun des mots suivants, selon le sens
connu.
Ex : le mode, la mode.
Le mode indicatif possède quatre temps simples et autant de temps composés.
La mode des jupes longues rendit aux jeunes filles grâce et féminité.

Le moule, la moule / Le page, la page / Le mousse, la mousse / Le manche, la manche /


Le tour, la tour / Le crêpe, la crêpe / Le voile, la voile.

Exercices écrits

14.Compléter par les signes de ponctuation nécessaires (et les majuscules manquantes).
La louée
Le petit joseph n’ira plus à l’école et il a profité de la grande louée de Lormes pour se louer il
gardera les moutons du fermier corneille il est nourri et blanchi on lui donne cent francs par
an et les sabots je me suis loué du premier coup dit-il avec fierté il portait un flocon de laine
à sa casquette ce qui signifiait je me loue comme berger ceux qui veulent se louer comme
moissonneurs ont un épi de blé à la bouche les charretiers mettent un fouet à leur cou les
autres domestiques se recommandent par une feuille de chêne une plume de volaille ou une
fleur. (Jules Renard)

15.Même exercice.
a. Mon dieu pourquoi n’avez-vous pas aveuglé thomas jusqu’à la fin (Vercors)
b. Pharamond pharamond nous avons combattu avec l’épée (Chateaubriand)
c. Comment diable aborder la chose (Labiche)
d. Je suis romaine hélas puisque horace est romain (Corneille)
e. Vous n’auriez pas vu quelquefois par hasard mon perroquet (Flaubert)
f. As-tu bien travaillé me disait jacques ton poème avance-t-il (A. Daudet)
g. Ah morbleu mêlez-vous monsieur de vos affaires (Molière)
h. Toute la famille attendait dans la cour papa maman les trois enfants.

16.Remplacer les points par l’un des homonymes.


cote, côte, cotte, quote.
a. Les chevaliers du Moyen Age portaient une … de mailles.
b. Ils se répartirent les frais, chacun dut payer sa … part.
c. Quelle horrible marée noire : déjà le bateau avait souillé la … de sa nappe de pétrole.
d. Ce château célèbre se trouve à la … 54 sur la carte.

fête, faîte, faites.


a. Le mariage fut célébré ce jour-là, ce fut une magnifique...
b. Au ... du clocher de l’église, se dressait la croix.
c. Avez-vous entendu les conseils de votre maman. ? ... donc ce qu’elle vous dit !

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 18

RÉDACTION

L’enfant malade

J’avais sept ans. C’était au plus fort de l’été. J’étais couché avec une
fièvre maligne. On la soignait par des enveloppements glacés. C’était
horrible. Mais on avait beau m’entourer dans des draps ruisselants
d’eau froide, la fièvre montait… Je n’étais que feu, de la tête aux pieds, et frissons. Je ne
tenais à la vie que par un fil. Je délirais. On me donnait à boire, dans une petite cuillère, je ne
sais quelle boisson amère, sirupeuse. J’avalais difficilement. Ma mère était à mon chevet, et
mon père dans un fauteuil, près de la fenêtre ouverte.
D’après H. Bosco Un oubli moins profond (NRF, édit)

Exercices oraux

1. Remplacer dans chacune des phrases ci-dessous l’adjectif fort par le synonyme
convenable choisi dans la liste suivante : puissante, robuste, solide, violente.
a. La vieille paysanne était si forte qu’elle pouvait encore accomplir les plus rudes tâches.
b. Une forte locomotive tire les lourds wagons.
c. Les alpinistes étaient reliés par une forte corde.
d. Une forte tempête avait soufflé toute la nuit.

2. Employer convenablement les contraires de l’adjectif fort : faible, chétif, modique.


a. une forte somme : un prix …
b. un homme fort : un enfant …
c. une forte tempête : une … brise.

3. Remplacer dans chacune des phrases suivantes, le verbe coucher (ou se coucher) par le
synonyme convenable : s’aliter, disparaître, s’étendre, passer la nuit.
a. Lors de leur voyage dans le midi, mes parents ont fait escale à Lyon pour y coucher.
b. Jean-Louis regarde le soleil se coucher derrière la colline.
c. Le vieillard est brusquement tombé malade et a dû se coucher.
d. Jean-Christophe aimait se coucher dans l’herbe et observer les nuages.

4. Indiquer pour chacune des deux expressions ci-dessous le synonyme et le contraire


convenables de l’adjectif malin (ou maligne).
une fièvre maligne un malin renard.

5. Dire ce qu’est
a. un médicament horrible à boire;
b. un temps horrible;
c. un spectacle horrible.
Indiquez, entre parenthèses, après chacune de vos réponses, si l’adjectif horrible est
employé au sens propre ou au sens figuré : Ex : une boisson horrible à boire est une
boisson… (sens ...).

6. Souligner le mot frisson d’un trait s’il est employé au sens figuré et de deux traits s’il est
employé au sens propre.
a. Les automobilistes avaient eu si peur qu’ils en avaient encore le frisson.
b. En rentrant de classe, Jean-Jacques fut pris de frissons et dut se coucher.
c. Le lièvre peureux fuit au moindre frisson d’une feuille.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 18

7. Employer convenablement chacune des expressions ci-dessous : au fil de l’eau, de fil en


aiguille, donner du fil à retordre, donner un coup de fil.
a. Pour nous faire savoir si vous venez dimanche, il vous suffira de nous … .
b. Denis est particulièrement désobéissant et paresseux : il n’a pas fini de … à ses
parents.
c. … les trois amis en étaient arrivés à parler de leurs souvenirs de vacances.
d. Les enfants fabriquaient des bateaux de papier qu’ils abandonnaient… .

8. Souligner l’adjectif amer d’un trait s’il est employé au sens figuré et de deux traits s’il est
employé au sens propre.
a. Le malade buvait une potion amère.
b. Maman nous adressait des reproches amers lorsque nous rapportions de mauvaises
notes.
c. Quel souvenir amer qui celui de la perte d’un être cher.

9. Remplacer, dans chacune des expressions ci-dessous, l’adjectif amer par un adjectif
synonyme.
a. Un souvenir amer
b. un reproche amer.

10. "Je n’étais que feu de la tête aux pieds".


Employer convenablement chacun des mots suivants de la famille de tête : têtu, étêter,
entêter, entêtant, têtard.
a. Les lys dégagent un parfum … .
b. Tous les quatre ou cinq ans, les employés municipaux viennent … les tilleuls de la cour
de récréation.
c. Le … deviendra grenouille.
d. Jean-Paul est un enfant… .
e. A quoi bon vous … puisque vous savez que vous avez tort !

11. Chercher une première courte phrase dans laquelle tête sera employée au sens propre
puis une seconde phrase dans laquelle ce même mot sera employé au sens figuré.

12. Charades.
a. Mon premier est synonyme de forêt. Mon second est synonyme de bruit. Mon tout est
un liquide que l’on peut consommer.
b. Dans la cheminée on allume mon premier. Mon second signifie « voir le jour » ou
« venir au monde ». Mon tout éclaire une pièce et permet de l’aérer.

13. Compléter chacune des propositions principales suivantes à l’aide d’une proposition
subordonnée en utilisant le mot de liaison nécessaire pour exprimer l’idée indiquée
entre parenthèses.
a. Mon frère partira en convalescence (temps) ….
b. Marie sortira un peu dans l’après-midi (condition) …
c. Nadège est tombée malade (cause) …
d. La petite malade prend bien tous ses médicaments (finalité) …

14. Employer, dans une courte phrase, celui des mots qui convient : parfum, odeur, ou
fumet, pour définir les odeurs suivantes : l’odeur du rôti, l’odeur d’une rose, l’odeur de la
soupe aux choux.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 18

15. En vous aidant du questionnaire ci-dessous, décrire, en une ou deux phrases, chacune
des odeurs suivantes. (Est-ce une odeur forte ou au contraire une odeur légère ? Est-ce
une odeur agréable ou au contraire une odeur désagréable ?):
a. l’odeur du lait qui se répand sur la cuisinière
b. d’un bouquet de violettes
c. du pain que l’on fait griller
d. les pommes de terre frites préparées sur la fête foraine

Exercices écrits

16. Compléter chacune des propositions principales suivantes à l’aide d’une proposition
subordonnée.
a. Pendant sa maladie, mon amie Odile a reçu la belle poupée que (ou qu’) …
b. Maman va acheter les médicaments que …
c. Le petit malade avale la potion amère que …

17. Compléter chacune des propositions principales suivantes à l’aide d’une proposition
subordonnée introduite par le mot de liaison indiqué.
a. Le docteur rédige son ordonnance quand…
b. Papa appellera à nouveau le médecin si …
c. Maman soigne attentivement son enfant pour que (pour qu’)
d. L’enfant malade ne doit pas se découvrir parce que (ou parce qu’) …

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 18

LECTURE
La bouteille merveilleuse

1. Dans la forêt de Tronçais, un bûcheron avait beaucoup de peine à vivre. Une année, où par suite d’une
maladie de sa femme, il n’avait pas pu payer sa redevance, son seigneur le menaça de le jeter à la porte s’il ne
s’acquittait pas dans un délai très court. Pour éviter cette calamité, notre homme décida d’aller à la foire de
Braize pour y vendre leur vache blanche, sa dernière ressource.
Chemin faisant, au milieu de la forêt, il rencontre un petit homme qui lui propose de faire route avec lui et le fait
beaucoup causer. Le bûcheron lui raconte sa misère et lui avoue sa détresse. Touché de son triste sort, le
voyageur lui promet de le tirer d’embarras et, pour cela, lui propose de troquer sa vache contre une bouteille de
forme bizarre :
« Je veux, mon ami, vous venir en aide. Cette bouteille, qui vous semble méprisable, fera votre bonheur. Vous
n’aurez qu’à la poser à terre et, après avoir étendu une nappe sur la table, vous direz : « Bouteille, fais ton
devoir ».

2. Le bûcheron, séduit par l’air de franchise de son compagnon, accepte le marché et revient chez lui tout
guilleret. Après voir fait le récit de son aventure à sa famille ébahie, il voulut éprouver de suite la vertu de sa
bouteille magique. À peine a-t-il prononcé les paroles « Bouteille, fais ton devoir », que le bouchon s’échappe
avec bruit et se fixe au plafond. On voit alors sortir de la bouteille deux petits valets tout de bleu vêtus ; ils posent
sur la table un merveilleux couvert d’argent massif et servent un bon dîner, puis ils rentrent dans leur logis, et le
bouchon reprend sa place.
Revenus de leur étonnement, les habitants de la chaumière mangèrent de grand appétit le dîner, qui était fort
bon. Puis, voyant que les valets ne venaient pas reprendre les couverts, le bûcheron courut les porter à Braize où
il les vendit un bon prix chez l’orfèvre de la ville.

3. Le lendemain, il put aller payer son seigneur qui, surpris de lui voir les mains pleines d’argent, demanda d’où
venait cette fortune. Le brave François raconta son histoire.
Ne pouvant en croire ses oreilles, le seigneur se rendit à la chaumière avec sa femme et ses enfants. Cette fois,
les valets servirent dans un couvert tout en or un splendide dîner. Les maîtres ne purent pas manger tant ils
étaient jaloux de la richesse qui arrivait à leur fermier. Ils le supplièrent de vendre sa précieuse bouteille, et firent
tant et si bien par leurs promesses et leurs prières, qu’il consentit à la leur céder pour une grosse somme
d’argent.
Le seigneur partit bien content ; il avait cependant fait un mauvais marché, car, une fois chez lui, la bouteille
parut avoir perdu tout son pouvoir. Il eut beau la supplier, sur tous les tons et de toutes les manières, de faire
son devoir, le bouchon resta obstinément dans son goulot ! Bien mieux, par une belle nuit, la bouteille disparut
sans que personne ne pût savoir ce qu’elle était devenue.

4. Quant au bûcheron, devenu riche, il partit pour la ville où, bouffi de sotte vanité, il voulut éblouir les gens et
fut volé par tout le monde. Il ne tarda pas à dépenser tout ce qu’il avait acquis si miraculeusement, et bientôt,
sans le sou comme auparavant, dut revenir dans sa pauvre chaumière.
Ne sachant que faire, il résolut de tenter la chance de nouveau. Et le voilà parti dans la forêt à la recherche du
petit homme. Il le rencontre précisément au même lieu, lui conte ses peines, et, après des reproches mérités,
reçoit une seconde bouteille en tous points semblable à la première.

5. Tout joyeux, notre homme revient au logis et, devant la maisonnée, impatiente, il prononce de nouveau les
mots magiques ; « Fais ton devoir. » Mais au lieu des deux valets bleus, ils virent deux grands gaillards armés de
triques de houx, qui administrèrent à tous une bonne volée de coups de bâton, puis rentrèrent tranquillement
dans la bouteille.
Le lendemain, comme ils étaient tous en train de se lamenter au lieu de travailler, la bouteille s’ouvrit d’elle-
même et les deux grands gaillards leur administrèrent des coups de bâton jusqu’à ce qu’ils se fussent mis à la
besogne. Les jours suivants, il en fut de même : tant qu’ils travaillaient, rien de fâcheux ; mais, dès qu’ils se
mettaient à flâner et à geindre, vite la bouteille s’ouvrait et les bâtons venaient les rappeler à l’ordre.

6. Avec un pareil stimulant, vous pensez bien qu’ils ne chômaient guère ; aussi l’aisance ne tarda pas à rentrer
dans le logis. Bientôt, ils purent racheter une vache et jamais plus la bouteille n’eut besoin de les rappeler à
l’ordre.
Dr. Piquand – légendes bourbonnaises.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 18

Découvrir le sens des mots


Le bûcheron devait payer ou ... des impôts au seigneur, à dates fixes : c’était sa ... .
Changer un objet contre un autre, c’est le ... le bûcheron vendit les couverts à un artisan qui fabriquait des objets en or : un ...
. Vif et gai : ..., le bûcheron rapporta la bouteille à sa famille stupéfaite, très surprise : ... . La vache était tout ce qu’il
possédait : sa dernière ... . Un malheur ou une ... .
Comprendre la lecture
Que reste-t-il au bûcheron pour toute fortune ? Quelle est la qualité merveilleuse de la bouteille ? Pourquoi le seigneur est-il
jaloux ? La bouteille obéit-elle au seigneur ? la fortune a-t-elle changé le bûcheron ? Quelles en sont les conséquences ? En
quoi la seconde bouteille diffère-t-elle de la première ? Rend-elle, à votre avis, de plus grands services au bûcheron que la
première ?

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 19

MODULE 19
ORTHOGRAPHE
Les mots commençant par il, ir, im, com
Le participe passé employé avec avoir

Exercices oraux

1. Compléter les mots à l’aide du son indiqué.


il
a. La pauvre femme ne nourrissait aucune …usion sur son sort.
b. Devant nous, effrayés, s’étendait l’étendue …imitée de l’océan déchaîné.
c. Mais surgit alors derrière les vagues écumantes un petit …ot rassurant.
im
a. L’enfant pleurait, car la punition reçue était bien …éritée.
b. Sa joie est …ense.
c. Le bambin regardait les …ages de son livre d’histoires.
d. Le brave homme n’…aginait pas que les choses finiraient ainsi.
e. Enfant, …ite l’exemple de ces nobles aïeux qui t’ouvrirent la voie !

2. Même exercice.
ir
a. Ce trafiquant n’est qu’un …esponsable.
b. Il m’a menti : sa cause est …émédiablement perdue.
c. A se laisser aller ainsi à la colère, il est devenu …ascible.
d. Il est étourdi et même …éfléchi.
com
a. Ce clown est vraiment …ique, n’est ce pas ?
b. La girolle est un champignon …estible
c. Le rideau se leva, annonçant le …encement de la pièce.
d. …ent as-tu appris sa venue ?
e. La foule des fidèles se dirigeait vers le banc de …union.

Exercices écrits

3. Accorder les participes passés des verbes en italique.


a. Cette conférence de carême nous avait profondément émouvoir.
b. La terre, qu’avait durcir le gel de la nuit, ne pouvait plus être bêchée.
c. La maîtresse les avait interroger un à un et ils avaient bien répondre.
d. Les rossignols, par leur chant guilleret, nous avaient égayer tout le jour !
e. Ils ont avoir de la peine à supprimer les problèmes qu’ils avaient eux-mêmes créer.
f. Le vétérinaire a libérer la biche qu’il avait soigner.
g. Ils ont suivre une route qui les a mener droit au but.

4. Même exercice.
a. Ils se sont montrer dignes de la confiance que leurs parents leur avaient accorder.
b. Nos amis nous ont aider à surmonter cette épreuve.
c. L’ébéniste a restaurer les meubles qu’on lui avait confier.
d. Les suspects ont prouver leur totale innocence.
e. Les salades que mon père a repiquer ont bien pousser.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 19

f. Les fourmis ont entasser les provisions qu’elles avaient patiemment rechercher.
g. As-tu apprendre tes leçons ? Les as-tu réciter à ta mère ?

ANALYSE GRAMMATICALE
Complément circonstanciel d’accompagnement, de privation, de cause
Révision

Exercices oraux

5. Relever les compléments circonstanciels de cause des phrases suivantes.


Lise tremble de frayeur sous sa couverture. Elle aurait pu s'étouffer par sottise. Elle rougit
de honte devant sa maman. Par crainte des moqueries de son frère, elle ne lui racontera
pas cette histoire de revenants.

6. Préciser la nature de chaque complément du verbe : c.o.d, c.o.i., c.c. de temps, lieu etc...
(il y en a 24).
Tremblant d'émotion, il ne put dire un mot devant ses amis / Dans cette région tout le
monde souffre de la chaleur / La dinde glougloute d'orgueil / En plein hiver nous mourrons
de froid si nous restons dans ce chalet / Il regarda dehors par curiosité / De colère l'enfant
brisa un vase mais il s'en excusa aussitôt / Je pensais qu’il allait me féliciter pour ma
présence d’esprit / Chaque fois qu’un poisson mordait trop, il fallait bien le tirer de l'eau. Et
Mr Vernet le tirait toujours avec un peu d'émotion. On la devinait au tremblement de ses
doigts qui changeaient l'amorce. (J. Renard). / Il partit avec Jean, son petit frère, dans les
prés.

7. Remplacer les points par un pronom relatif puis en faire l'analyse.


a. L’Auvergne a construit des églises … ressemblent à des montagnes. (Louis Gillet)
b. Retourne à la tente … tu connais. (Lamartine)
c. Elle contemple avec obstination
Le visage blanc … la sueur ruisselle. (G. Duhamel)

Exercice écrit

8. Souligner les pronoms personnels ; quand c’est possible, préciser ce qu’ils remplacent.
Puis indiquer leur personne, leur nombre et leur fonction.
a. L’automne, c’est à lui que je me réfère, et il m’envahit chaque fois que commencent à
se bronzer les marronniers de Paris. (Alexandre Arnoux Zelma)
b. La vieille Mélanie nous apprit que mon père et ma mère étaient partis par la diligence
pour le Havre… et qu’ils y passeraient huit jours. Elle essaya bien de nous consoler mais
rien y faisait.
c. Vous payez volontiers dix francs pour voir un acrobate ou un chien savant. Vous n’avez
peut-être jamais regardé une araignée en train de préparer sa toile…Une chose étrange
est le mépris où les hommes tiennent les joies qui leur sont offertes gratuitement…il
n’est point sans beauté de priser un objet précisément parce qu’il nous a coûté quelque
peine, quelque sacrifice… (G. Duhamel la possession du monde)
d. Mérovée, rassasié de meurtres, contemplait, immobile, du haut de son char de victoire,
les cadavres … il avait jonché la plaine. (Chateaubriand)

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 19

ANALYSE LOGIQUE

Exercice écrit

9. Analyser les propositions dans le texte suivant.


Il y avait là, couchée le long de la palissade, une échelle qui servait le jour aux ouvriers du
chantier voisin. Gavroche la souleva avec une singulière vigueur et l'appliqua contre une des
jambes de devant de l'éléphant. Vers le point où l'échelle allait aboutir, on distinguait une
espèce de tour dans laquelle les enfants allèrent se réfugier.

CONJUGAISON
Sentir, couvrir

Exercice écrit

10. Écrire cette phrase aux 8 temps de l'indicatif et à la tournure négative, au singulier et au
pluriel.
Les carrioles partent pour le marché ; les bâches recouvrent les paniers aux œufs.

VOCABULAIRE
Employer des verbes vivants

Exercices oraux et écrits

11. Remplacer le verbe en italique par un verbe plus expressif choisi dans la liste suivante.
troue / couronne / s’échappe / ruisselle / saigne / arrache / mord / s’enorgueillit / s’écoulent
a. Le soleil perce le voile de nuages.
b. La lumière d’août tombe sur les prés.
c. Un vent glacial souffle sur la ville.
d. Il y a un vieux chêne sur la colline.
e. La bise par rafales enlève les feuilles mortes des arbres.
f. Notre patrie a de très beaux monuments.
g. Une odeur agréable arrive de la cuisine.
h. Le sainfoin en fleur rougit dans la vallée.
i. Les soirées d’automne passent lentement.

12. Trouver le nom de nationalité et l’adjectif correspondant, dérivés du nom propre.


Ex : la France : les Français, la langue française.
Attention : le nom prend une majuscule, l’adjectif, lui, prend une minuscule.
La France / l’Espagne / l’Angleterre / la Russie / la Pologne / le Brésil / l’Amérique / l’Italie /
la Grèce / la Belgique / le Maroc.

13. Même exercice avec pays ou régions.


La Turquie / la Provence / la Bretagne / les Pyrénées / le Berry / la Chine / l’Afrique / l’Asie /
la Vendée / le Poitou / la Flandre / le Canada / la Hollande.

14. Remplacer les pointillés par un mot choisi parmi les mots suivants.
image / carte / plan / photographie / portrait / tableau / paysage / esquisse / croquis /
dessin.
a. Martine fit un beau … décoratif.
b. Cet artiste n’aimait peindre que des… d’étangs.
c. De remarquables … des anciens papes figurent à Rome.
d. Le peintre retouchait l’… du … qu’il voulait peindre.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 19

e. Pouvez-vous me montrer Paris sur cette … de France ?


f. Pour vous orienter, vous pourrez consulter le … de la ville.
g. L’architecte vint faire un … de la façade.
h. Ils regardaient un album de … de famille.
i. Le petit dernier feuilletait un livre d’…

15. Chercher ce que signifient les expressions ou mots suivants, appartenant à la famille du
mot côte.
a. côtoyer une forêt.
b. une entrecôte.
c. une côtelette.
d. des douleurs intercostales.
e. un coteau verdoyant.
f. accoster un vaisseau.
g. des régions côtières.
h. les Côtes du Nord.

16. Remplacer les points par l’homonyme qui convient.


teint, tain, thym, il teint (verbe teindre), il tint (verbe tenir).
a. Elle n’aimait plus la couleur de ce manteau, le teinturier l’a …
b. Ce bambin avait un joli … frais.
c. Le … est une plante aromatique souvent associée au laurier.
d. Le … de cette glace s’est piqué de points noirs.
e. Ce tyran ne voulait pas renoncer au pouvoir, il … bon.

statue, statut.
a. De magnifiques … ornent le musée du Louvre à Paris.
b. Les … de cette association sont déposés à la préfecture.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 20

MODULE 20
ORTHOGRAPHE
Mots commençant par af, ef, of, dif, suf, souf
qu'en, quant à, quand

Exercices oraux

1. Compléter avec un f ou deux f.


a. Mon cousin protestant va au temple assister à l’o…ice.
b. Un adage dit qu’à chaque jour su…it sa peine.
c. De nombreux A…ricains habitent en France.
d. Le sou…re dégage une odeur pestilentielle.
e. Je résolus de ne plus m’occuper de cette a…aire.
f. Ce travail est bien di…icile.
g. Des mots homonymes ont des dé…initions di…érentes.
h. Il s’e…orce de gagner la partie, a…in de remporter la victoire : que d’e…orts !
i. Un sou… le doux et caressant nous e…leurait le visage.
j. Il avait o…ensé Dieu, il lui o … rait maintenant toutes ses sou…rances.

2. Compléter avec quand, quant à ou qu’en.


a. … viendra-t-il, par son retour charmant,
Rendre mon âme satisfaite ? (Molière)
b. Je ne retrouve plus mon livre : … as-tu fait ?
c. Je sais bien … tout cas il ne nous oubliera jamais.
d. Il chantait à tue-tête … elle entra, souriante.
e. … à nos amis, je ne sais … ils arriveront.
f. Je savais … pressant le pas, je pourrais être rentrée … mon frère arriverait.
g. Voici mon travail : … pensez-vous ?
h. … pense-t-elle débarquer des Antilles ?
i. Il décida … trois jours tout devait être fini.
j. Ce n’est … été que l’on peut se baigner dans la mer.

Exercices écrits

3. Même exercice.
a. … donc reviendra-t-elle ?
b. Je compte rester ici : … pensez-vous ?
c. … pensez-vous arriver en France ?
d. … le vin est tiré, il faut le boire.
e. Plaise à Dieu … si peu de temps il ne fasse pas une autre bêtise !
f. Vous avez vu ce film : … dites-vous ?
g. … je l’aurai vu je pourrai te répondre !
h. … partirez-vous en Autriche ?
i. Ce n’est … forgeant, dit le proverbe, qu’on devient forgeron.
j. Il ne sait … il réussira cet examen ; …à ma sœur, peu lui importe.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 20

4. Compléter avec un f ou deux f.


a. Quant à elle, songeuse, elle e…euillait une rose.
b. L’enfant, e…arouchée, prit la fuite.
c. Le Christ sou…rit sa passion pour les racheter.
d. Ce tableau est di…érent à la lumière.
e. Il est a…amé, mettons-nous à table !
f. Ils partirent faire un sa…ari en A…rique.
g. Elle regardait les manches é…aufilées de son vieux chandail.
h. Cet homme est e…rayant quand il crie.

GRAMMAIRE
Le pronom possessif

Exercices oraux

5. Lire le texte, puis traiter les questions.

Les oiseaux-mouches.
Ils poursuivent avec intrépidité des oiseaux dont les forces sont vingt fois supérieures aux
leurs. Ils s’attachent à leur corps et se laissent emporter par leur vol ; ils sont là, attachés à
leurs ennemis, leur becquetant le cou, la tête, jusqu’à ce qu’ils aient assouvi leur petite colère.
Si la douceur est l’âme des tourterelles, l’impatience paraît être la leur ; la voix des autres
oiseaux est un chant ou un gazouillement ; la leur n’est qu’un cri fréquent et répété qu’ils
échangent chaque matin à leur lever dans les bois. (D’après Buffon)

QUESTIONS
a. L’impatience paraît être la leur : par quoi peut-on remplacer la leur ?
b. Remplacer les expressions suivantes par un pronom possessif.
ses oiseaux / leur vol / leurs ennemis / son gazouillement / ton cou / ma voix / son
impatience.
c. Conjuguer les expressions suivantes à toutes les personnes du singulier et du pluriel, en
remplaçant le complément par un pronom possessif.
J’aime mes oiseaux, tu …
Chacun a ses défauts, j’ai …
Je soigne mes tourterelles, tu …
Je me plais dans mes bois, tu …

6. Remplacer chaque expression par un pronom possessif.


Ses fleurs, ma jeunesse, ton puits, sa fraîcheur, ses massifs, ses allées, nos prairies, votre
église, son parfum, son arrivée, mon carillon, son jardin, ta chanson, sa verdure, ses cloches.

7. Remplacer les points par leur ou leurs puis dire pour chacun s’il est pronom personnel ou
adjectif possessif.
a. Paul rend volontiers service à ses camarades ; il s’enquiert de … besoins, prévient …
désirs et … prête ses affaires et ses jouets.
b. Soyons bons pour les malheureux ; l’affection que nous … témoignerons, sans … faire
oublier … soucis ou … souffrances, … apportera un peu de réconfort.
c. Ces deux enfants ont perdu … père et … mère. Des amis de … parents les ont adoptés et
les chérissent comme … propres enfants.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 20

Exercices écrits

8. Souligner d’un trait les adjectifs possessifs et de deux traits les pronoms possessifs.
a. Mon grand-père était bon comme du bon pain… Petit Paul, ajouta-t-il d’un ton si ému
que son émotion me gagna, je suis aussi fier de mon grand-père qu’un duc ou un prince
peut l’être du sien. (J. Girardin)
b. Si ton ennemi est blessé, ne vois plus en lui qu’un frère malheureux. Vous n’avez pas la
même patrie, mais vous en avez chacun une, et il fait son devoir envers la sienne comme
toi envers la tienne ; vous ne parlez pas la même langue, mais il a des sentiments pareils
aux tiens. (E. Bersot)

9. Remplacer les points par un pronom possessif et écrire à la suite son équivalent en
adjectif possessif et nom.
a. Je te prête mes livres ; me prêteras-tu … ?
b. La Loire prend sa source dans le Massif Central, la Garonne a … dans les Pyrénées,
apprennent les écoliers.
c. Mon frère a fait … Pâques samedi, je ferai … demain.
d. Chaque arbre était déjà en fleurs, mais celui-ci donnait … plus tardivement.
e. L’hiver est précoce dans notre région ; comment est-il dans … ?
f. Henri soigne son travail ; Jacques néglige …
g. Ce sont nos cloches ; n’a-t-on jamais entendu un son plus grave que … ?

ANALYSE GRAMMATICALE
Le pronom possessif
Le verbe à la voix passive : le complément d'agent

Exercices écrits

10. Analyser les 6 mots en gras des phrases suivantes.


J’ai oublié ma trousse ; veux-tu me prêter la tienne ?
Ma tâche est finie ; la vôtre commence
Votre rue est pavée ; la nôtre est goudronnée

11. Analyser les verbes et indiquer le complément d'agent.


a. Le lit de la rivière est parsemé de cailloux et de pierres.
b. Les malheureux poissons furent attirés par l’appât.
c. Les berges du fleuve avaient été rongées par un violent courant.
d. L’eau sera amenée à la ville par un canal.

12. Analyser dans la phrase suivante les 4 mots en gras.


La nuit était éclairée par les étoiles laiteuses et par la lueur des bourgeons. (Jean Giono)

ANALYSE LOGIQUE

Exercices écrits

13. Séparer les propositions des deux phrases ; en donner la nature.


a. Les feuilles, que perdaient les arbres endeuillés par l’automne, voletaient gaiement dans
la clairière.
b. Les eaux, que les fortes pluies ont gonflées, atteindront bientôt la hauteur des berges de
la Seine.

14. Faire l'analyse logique de l'exercice 8 b.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 20

CONJUGAISON
Dormir, courir

Exercice écrit

15. Écrire cette phrase aux 8 temps de l'indicatif et au conditionnel présent, aux tournures
négative et interrogative, au singulier et au pluriel.
Une panique courut par toute la province.

VOCABULAIRE

Exercice écrit

16. Remplacer les points par l’homonyme qui convient.


amande, amende
a. Ma tante nous avait confectionné un délicieux gâteau aux …
b. Le chauffard fut condamné à une … de deux cents euros.

haleine, alène
a. Le cordonnier travaille avec une …
b. Ils avaient couru à perdre …

ancre, encre
a. Il avait oublié de racheter des cartouches d’…
b. Les bateaux avaient jeté l’...

RÉDACTION
Un village heureux

Il est si petit qu’un rideau de peupliers le cache à tous les yeux.


Les chaumières disparaissent dans les oseraies de la rive .Un
bout de prairie verte lui sert de tapis, une haie vive le clôt de
toutes parts, comme un grand jardin. On passe à côté de lui sans
le voir. Les voix des laveuses sonnent, semblables à des bois de
fauvettes. Pas un filet de fumée. Il dort dans sa paix, au fond d’une alcôve verte.
Émile Zola Nouveaux contes à Ninon (Fasquelle, édit.).

Exercices oraux

1. Employer convenablement les mots : bourg, hameau, village.


a. Pendant leurs vacances, mes parents vont chercher le calme dans un petit … de
campagne.
b. Certains … éloignés sont situés à plusieurs kilomètres de la commune.
c. Un … est une agglomération plus importante qu’un village, mais plus petite qu’une ville.

2. Employer convenablement les mots : citadins, villageois, rural, urbain.


a. Une école … est une école de village.
b. Les facteurs … doivent accomplir de longues tournées à bicyclette pour desservir les
hameaux éloignés.
c. Dès les beaux jours, de nombreux … vont passer le dimanche à la campagne.
d. Les … endimanchés partent faire leurs achats à la ville.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 20

3. Remplacer, dans chacune des expressions ci-dessous, le verbe cacher par le contraire
convenable : dévoiler, étaler, exposer, montrer.
a. cacher son visage
b. cacher sa peau aux rayons du soleil
c. cacher son luxe
d. cacher un secret.

4. Dire comment est formé le mot oseraie. Qu’est-ce qu’une oseraie ?

5. Compléter chacune des phrases ci-dessous à l’aide d’un nom formé du mot en caractères
gras et du suffixe -aie.
a. Une … est un verger planté de pommiers.
b. Une … est un jardin où l’on cultive des rosiers.
c. Une … est une plantation de châtaigniers.
d. Une … est un bois de chênes.
e. Un terrain planté de peupliers est une … .

6. Employer convenablement chacun des mots : berge, lisière, orée, rive.


a. Les promeneurs s’étaient assis à l’… de la forêt.
b. Les pompiers hissent le noyé sur la … du fleuve.
c. Les pêcheurs tirent leur barque sur la … de la rivière.
d. Le lièvre regagnait la forêt en suivant la … d’un champ labouré.

7. Dans chacune des expressions ci-dessous remplacer l’adjectif vert (ou verte) par le
contraire convenable.
a. Une feuille verte : une feuille …
b. Un légume vert : un légume …
c. Un fruit vert : un fruit …
d. Une verte remontrance : une remarque …

8. Remplacer l’expression en italique par le synonyme convenable : émeraude, glauque, pers.


a. Le voilier évolue gracieusement sur l’eau d’un bleu verdâtre.
b. Mon camarade a les yeux d’une couleur entre le vert et le bleu.
c. Maman est blonde ; aussi une robe vert foncé lui va-t-elle à merveille.

9. Remplacer dans chacune d’elles le verbe sonner par le synonyme convenable : carillonner,
claquer, résonner, tinter.
a. Le marteau sonne sur l’enclume.
b. Les clarines des vaches sonnent dans la montagne.
c. Toutes les cloches des églises sonnent joyeusement dans la nuit de Noël.
d. Les sabots des chevaux sonnent sur les pavés de la route.

10. Compléter les phrases suivantes à l’aide d’un homonyme de sert.


Un bout de prairie verte lui sert de tapis.
a. En hiver, les horticulteurs cultivent les fleurs dans des … .
b. Les chasseurs aperçoivent le … et le tuent.
c. Au moyen Age, les … vivaient misérablement.
d. L’aigle s’envola en emportant un lièvre dans ses … .

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11. Afin d’éviter une répétition, remplacer, dans chacune des phrases ci-dessous, le mot ou
l’expression en caractères gras, par le pronom relatif convenable (qui ou que). Supprimer la
ponctuation devenue inutile.
a. Mon village est construit au bord d’une charmante petite rivière ; cette rivière serpente
paresseusement à travers les prés.
b. Il existe encore, dans certaines villes, de très vieilles rues ; ces vieilles rues ont conservé
leur aspect moyenâgeux.
c. Dans mon village natal, au bord d’un petit étang, s’élève une vieille maison rustique ;
j’aimerais habiter cette maison.

12. Modifier comme il convient la construction des phrases ci-dessous de façon à rapprocher le
pronom relatif de son antécédent.
a. Il y a plusieurs maisons dans le village qui tombent en ruine.
b. J’aperçois l’école du haut de la colline qui se détache des autres maisons du village.
c. Je vais souvent m’asseoir, en été, sous un arbre, au bord de la rivière qui me couvre de
son ombre.

13. Alléger les phrases suivantes en supprimant le pronom relatif et en remplaçant le verbe
des propositions subordonnées relatives par un adjectif ou un participe passé employé
comme adjectif.
a. J’admire, en Côte d’or, un petit village qui est niché au creux d’un vallon.
b. Ses maisons, qui sont serrées autour du clocher, présentent toutes des façades
uniformément grises et des toits aux couleurs douces.
c. J’entends le gazouillis de la rivière qui est à demi cachée par de hauts peupliers.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 21

MODULE 21
ORTHOGRAPHE
Mots commençant par ac, ap, at
Quel, quelle, qu’elle

Exercices oraux

1. Compléter les mots commençant par ac, ap, ou at.


a. De nombreux griefs …usaient l’homme inculpé, il semblait …ablé.
b. Nous l’…rouvons et …laudissons à son succès.
c. Il …erçut le malheureux et s’…itoya sur son sort.
d. Chacun sait combien les …arences sont trompeuses.
e. Mon père fut gravement …eint dans un …ident de voiture.
f. L’…robate évoluait dans les airs sous les …laudissements du public.
g. J’…isais le feu avec le soufflet.
h. Quand …arurent les premières lueurs du soleil, le vent s’…aisa.

2. Compléter par quel, quels, quelle, quelles, qu’elle ou qu’elles.


(Rappel : dans l’expression quel que soit, quel s’accorde avec le nom qui suit soit.)
a. ... que soit sa tristesse, elle chantait ce matin.
b. Ah ! … étrange soir ce soir, … étrange climat ! (A. de Saint Exupéry)
c. La robe … a faite est magnifique : … travail !
d. … honneur d’être considérés comme aussi dangereux ! (J. des Vallières)
e. Pourvu … rentre ce soir, la diablesse !
f. Ah ! non ! surtout … n’aille pas à Calèse ! (F. Mauriac) - On parle ici d’une femme.
g. … tête ingrate elle lui oppose !
h. … que soit le verdict, je garde mon avis propre.
i. Oh ! … est grande ! Et dire … était petite à la naissance !
j. Sachons du moins, … que soit notre tâche, l’accomplir d’un cœur simple, avec bonne
volonté. (Anatole France)

Exercices écrits

3. Compléter les mots par ac, ap, ou at.


a. Sans s’…itoyer, il …ela son fils, il s’…rocha sans mot dire.
b. L’animal penaud s’…latit de tout son long devant son maître qui l’…ostrophait.
c. Il …erçut sa sœur qui courait sous les …acias, et dès lors s’…endit au pire.
d. Les …adémiciens règnent sur la langue française, ils pourraient l’…rophier : ils ont tous
les …outs en mains !

4. Remplacer les points par quelle, quelles, qu’elle, qu’elle ou quel.


a. Miss vient de s’en aller. … chance ! (Lichtenberger)
b. … vînt ne m’eût point étonné.
c. Elle décida alors … lui accorderait son aide, … que fût la suite des évènements.
d. … fille étonnante !
e. … diable d’homme est-ce ci ? (Molière)
f. Pierre renia son Maître devant la servante : Pouvons-nous supposer … douleur
l’accabla alors ? Après … fut partie, il pleura amèrement.
g. Tu as bien tort : … confiance peut-on accorder à cette fille ?

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h. … que soient l’heure et la saison, c’est toujours un lieu sans pareil que ces jardins de
Versailles. (Henri de Régnier)
GRAMMAIRE
Le pronom démonstratif

Exercices oraux

5. Chercher les adjectifs démonstratifs et les pronoms démonstratifs.


a. Mon père admirait ce garçon pour sa force prodigieuse.
b. Ceux qui sont forts comprennent mal la faiblesse.
c. Cette règle de grammaire n’est pas difficile à comprendre. Celle-là sera plus ardue.
d. Où te mènera ce train ? C’est folie de partir ainsi.
e. Je ne reviendrai pas sur cette affaire ni sur ma décision : celle-ci me semble juste.
f. Nous étions dix soldats par tente : celui-ci allait à la viande, celui-là au pain.(…)
(Chateaubriand)
g. La plus noble conquête que l’homme ait faite est celle du cheval. (Buffon)

6. Remplacer les expressions par des pronoms démonstratifs (celui-ci, celle-ci…)


Ces ours / cet éléphant / ces chacals / ces biches / ces lionnes / ce dompteur / cette louve /
ces animaux / cette dompteuse / cet oiseau / cette troupe / ces cages / ces phoques / ce
lionceau / ces fauves.

7. Compléter les phrases en employant le pronom démonstratif ce.


a. Ce qui impressionnait les spectateurs, …
b. Ce que tenait en mains le dompteur, …
c. Ce qui rend la jungle très dangereuse, …
d. Ce qui attirait ce tigre vers la ville, …
e. Ce qui rend tristes les fauves dans leur cage, …
f. Ce que j’admire au zoo, …

Exercice écrit

8. Remplacer par un pronom démonstratif les mots en italique.


Le médecin s’approcha du malade. Le malade semblait dormir profondément. Mais il sortit du
sommeil et regarda, étonné, le médecin qui était debout près de sa mère. Sa mère se taisait,
émue ; le médecin pour sa part s’approcha et interrogea l’enfant qui s’éveillait. Il reconnut
alors le médecin qui l’avait guéri d’une terrible infection pulmonaire.

ANALYSE GRAMMATICALE
Le pronom démonstratif

Exercice oral

9. Analyser les adjectifs et les pronoms démonstratifs des phrases suivantes.


a. Regarde ces chiens ; regarde ceux-là, ils sont gris et celui-là est blanc.
b. Ce voyage nous montre ce que l’on apprécie le plus dans les paysages.
c. Je préfère cette voiture à celle que l’on avait avant.
d. Regardez bien ce que je vous montre !
e. Je ne pouvais m'empêcher de penser à ceux qui ne seraient bientôt plus là.

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Exercice écrit

10. Analyser les 11 mots en gras des phrases suivantes.


Jean ne répond pas à celui qui l'interpelle, car ce camarade aime les jeux violents. Voici des
boules ; choisissez celles que vous voudrez. Tout cela est bien nouveau pour cette
partenaire imprévue. Admirons ce que l'on peut faire avec la main.

ANALYSE LOGIQUE

Exercice écrit

11. Faire l’analyse logique des deux phrases suivantes.


a. On la devinait au tremblement de ses doigts qui changeaient l’amorce. (J. Renard)
b. Il était bossu, il avait la face de travers, ses cheveux étaient ébouriffés, et il était vêtu
d’un grand tablier bleu à bavettes. (D’après E. Zola)

12. Dans le texte de lecture St François et le lépreux analyser le 4è § entre crochets.

CONJUGAISON
Recevoir et voir

Exercices oraux

13. Donner l'infinitif, la voix, le temps, le mode et la tournure des verbes suivants.
On se souvient que pour trouver le temps du verbe à la voix passive on cache le participe
passé et on regarde le temps de l'auxiliaire être.
Ils seront aperçus / Aviez-vous vu ? / Tu verrais / Que je n'aperçoive pas / Elles ont été punies
/ Qu'il fût mis en pénitence / Verriez-vous ? / Soyons aperçus / N’étant pas vu / Que
j'aperçusse.

14. Donner les verbes suivants aux temps demandés.


Voir, voix active, présent de l’indicatif, 1ère p. du sing. t. interrogative
S'apercevoir, voix active, passé antérieur, 3è p. du pluriel. t. affirmative
Apercevoir, voix passive, passé antérieur, 2è p. du pluriel. t. négative
Décevoir, voix active, impératif passé. t. affirmative.

Exercices écrits

15. Écrire les verbes suivants aux voix active puis passive aux tournures affirmative, négative
et interrogative.
Je (voir, futur antérieur). Tu (décevoir, conditionnel présent).
Vous (revoir, passé simple). Nous (apercevoir, plus-que-parfait).

16. Écrire les verbes suivants aux temps demandés.


a. Tu revoir au futur de l'indicatif et à l'imparfait du subjonctif, tournure négative
b. Nous entrevoir à l'imparfait de l'indicatif et au présent du conditionnel, tournure
interrogative
c. Il se concevoir aux 4 temps simples de l'indicatif tournure affirmative
d. Je percevoir au présent de l'indicatif et du subjonctif, tournure négative

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 21

VOCABULAIRE
Rapprocher la relative de son antécédent

Exercices écrits

17. Modifier la construction de la phrase de manière à faire disparaître l’équivoque.


a. On amena un chien à mon père qui n’était pas encore dressé.
b. Un vieux coq se percha sur le puits qui avait la crête sombre.
c. Le directeur vendit un livre à son employé qu’il avait saisi sur le bureau.
d. Je vis alors un jeune chiot dans les bras de l’enfant qui était d’une laideur repoussante.
e. Il aperçut une vipère près de Marc qui dressait sa tête triangulaire.
f. Le lion s’étiolait entre les barreaux de sa cage qui avait la nostalgie de sa jungle natale.

18. Remplacer les points par l’homonyme qui convient.


reine, renne, Rennes, rêne
a. La Sainte Vierge est la … des anges.
b. La capitale de la Bretagne est la ville de …
c. Le cavalier, vaincu par la fatigue, laissait aller les …
d. Dans les régions polaires vit un mammifère puissant, le …

poil, poêle
a. A la chandeleur, maman fait toujours sauter les crêpes dans une … en fonte.
b. Notre chien perd ses …
c. On ne se chauffe plus guère au … à bois.

pause, pose
a. La récréation est la … bien méritée de l’écolier studieux.
b. La … de cette dentelle exigeait une grande patience.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 21

LECTURE
Saint François et le lépreux

C’est par un matin léger de printemps, un de ces matins transparents et limpides où tout semble neuf.
La campagne d’Assise étend jusqu’à l’horizon ses champs d’oliviers au feuillage d’argent, et le soleil baigne de sa
lumière blonde les collines lointaines. Une allégresse flotte dans l’air ; joie des feuilles et des fleurs qui s’ouvrent
à la vie, joie des oiseaux, des insectes que la lumière enivre.

Sur la route blanche qui vient de dépasser les dernières maisons de la ville, chevauche un jeune cavalier. Au pas
nonchalant de son cheval, il se laisse bercer par la douceur de ce clair matin, et il rêve... C’est François, le jeune
fils du marchand drapier, dont toute la ville raconte avec étonnement l’étrange conduite, Lui, hier encore, le
boute-en-train de la jeunesse dans les fêtes, les festins joyeux, tout à coup est devenu calme, songeur et
méditatif. Il fuit ses compagnons bruyants, il a délaissé sa viole et s’en va, tout seul, à l’écart, dans les sentiers, à
l’ombre des grottes...

Soudain, le cheval fait un brusque écart. François, tiré de sa rêverie, lève les yeux et les ferme, épouvanté. Son
visage pâlit, ses mains tremblent qui serrent les rênes abandonnées, il éperonne sa monture. Là, tout en bordure
du chemin, cette longue façade grise et triste, il l’a reconnue : c’est l’hôpital des lépreux... l’horrible odeur qui
s’en dégage a effrayé son cheval et lui soulève le cœur. Et voici que, humble, lamentable, ramassé sur lui-même,
un de ces malheureux lui apparaît, accroupi sur le rebord du fossé. Le pauvre corps n’est qu’une plaie sous les
haillons, la face sanguinolente, à demi rongée, est effroyable à voir...

[Un grand combat se livre dans le cœur de François. Hier, il se fut enfui, pris de panique ; mais une lumière s’est
levée dans son âme, et une voix, la voix douce et forte qu’il connaît bien murmure à son oreille : "François, tu
cherches ce que tu peux faire pour mon amour ?... Les choses que tu as méprisées, aime-les désormais."]
François est à bas de son cheval, il a fouillé son escarcelle, le voici près du lépreux. Vite, vite, hors de lui, le cœur
chaviré de dégoût, il touche la main hideuse tendue vers lui et y dépose une obole. Son sang se glace au
répugnant contact, mais, se raidissant, dans un grand élan d’amour, il se penche et ses lèvres effleurent le
moignon pourri...

Comme un fou, il saute sur son cheval et fuit au galop... Son cœur bat à se rompre.
Mais voici qu’une douceur ineffable, une douceur telle qu’il n’en a jamais éprouvée de semblable, inonde tout
son être... Il lui semble que toute la terre éclate de son bonheur, et transporté, il chante, il chante avec les fleurs,
avec les oiseaux, avec le soleil qui monte à l’horizon et embrase maintenant tout le ciel comme la joie et l’amour
embrasent le cœur de François.
H.F.
(d’après la Vie de saint François d’Assise).

Comprenons le texte
Saint François d’Assise a mené jusqu’ici une vie frivole. Riche, il aime les plaisirs, les amusements. Mais, après une grave
maladie, il réfléchit et comprend qu’il fait fausse route. La lumière de la grâce l’éclaire sur le prix de la vie. Il veut tout quitter
et se donner à Dieu par la prière et la pénitence. Mais il ne sait pas encore de quelle manière le Seigneur l’appellera à son
service et il cherche. La victoire qu’il remporte sur lui-même en baisant le lépreux, malgré sa terrible répugnance, va lui
mériter les faveurs divines.

Expliquons les termes


Matin léger : matinée où l’air est pur, où l’on respire librement. - Transparents et limpides : l’air est clair, sans brume, sans
nuages. - Tout semble neuf : le soleil est très brillant, les feuilles très fraîches comme si elles venaient de s’ouvrir. - Oliviers au
feuillage d’argent : arbres très abondants dans les pays de Midi et qui fournissent l’olive ; leurs feuilles sont gris argent. -
Allégresse : une grande joie. - Chevauche : passe à cheval. - Pas nonchalant : allure lente. - Étrange conduite : conduite qui
étonne, qui surprend. François a changé subitement sa manière de vivre. - Boute-en-train : celui qui met de l’animation dans
les jeux. - Méditatif : qui aime à penser, à réfléchir. - Viole : instrument de musique à corde. - Un brusque écart : le cheval fait
un pas de côté sur le chemin, il s’en écarte tout à coup. - Rênes : courroies qui servent au cavalier pour guider le cheval. - Il
éperonne son cheval : il le pique avec l’éperon, pour le stimuler, pour le faire galoper ; l’éperon est une branche de métal
armée de pointes attachée au talon du cavalier. - Lamentable : digne de pitié, de compassion. - Face sanguinolente : dont les
plaies saignent, sont à vif. - Pris de panique : pris d’une peur irraisonnée et subite. - Escarcelle : une bourse qu’on portait à la
ceinture. - Main hideuse : repoussante, horrible à voir. - Obole : offrande, aumône. - Moignon : ce qui reste de la main rongée
par la lèpre ; la lèpre est une terrible maladie, très contagieuse, qui ronge peu à peu le corps qu’elle couvre de plaies. - Inonde
tout son être : le remplit jusqu’à déborder.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 22

MODULE 22
ORTHOGRAPHE
Révision

Exercices écrits à l'ardoise

1. Faire accorder s’il y a lieu le participe passé en italique.


a. La maison que nous avons visité me paraît en mauvais état.
b. Les chenilles que les merles ont détruit avaient fait de singuliers dégâts.
c. Où est la lettre que tu as écrit à ton père ?
d. Voilà une parole que je t’ai interdit, pourquoi l’as-tu proféré avec une telle hardiesse ?
e. La solution que vous m’avez proposé m’agrée.
f. Voilà une réflexion que je n’ai pas compris.
g. Fermez cette porte, vous l’avez ouvert à tort.

2. Mettre au pluriel les mots en italique et faire les accords nécessaires.


a. Voici la lettre qu’il t’a envoyée.
b. Où est le garçon que je vous ai confié ?
c. Le chien a mangé la maigre pitance qu’on lui avait donnée.
d. Le trou que ma chienne a creusé dans le parc a été comblé.
e. La poule rousse que le renard a dérobée était la meilleure pondeuse du poulailler.
f. Le coq, ses ergots sortis, a menacé la fouine qui avait effrayé les poussins.
g. La volaille que nous avions mangée ce dimanche-là était cuite à point.

3. Écrire les phrases suivantes en employant successivement chacun des compléments mis
entre parenthèses. Veiller aux accords nécessaires.
a. As-tu vu ce chien, (ces oiseaux, ces chattes, ces lapins nains) ? Je l’ai élevé moi-même.
b. Combien de (girafes, léopards, panthères,) as-tu repéré dans ce zoo ?
c. Autant de (bagues, colliers, bibelots) mon mari m’a offert, autant de (cadeaux, merveilles)
les cambrioleurs auront emporté.
d. Ce clapier (cette volière, ces pondoirs, ces pièges), c’est mon grand-père qui l’a installé.

GRAMMAIRE
L’adjectif indéfini

Exercices oraux

4. Dans les phrases suivantes :


A. Relever les adjectifs indéfinis de ces phrases en les faisant suivre des noms auxquels ils se
rapportent.
B. Parmi ces adjectifs, y en a-t-il qui ne s’emploient qu’au pluriel ?
C. quelques gouttes, quelque cigogne : quel sens doit-on donner au mot quelque dans chacune de ces
expressions ? Énoncer la règle de grammaire que vous pouvez en déduire.
D. chaque jour : l’adjectif indéfini chaque peut-il se mettre au pluriel ? Énoncer la règle de grammaire
que vous pouvez en déduire.

a. On avait invité tous les parents des deux familles. (Flaubert)


b. Voici la pluie, elle a commencé ce soir à trois heures par quelques gouttes larges et rares.
(E. Fromentin)
c. Certaines gens faisant les empressés… (La Fontaine)
d. Chaque jour amène son pain. (La Fontaine)

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Français, CM1 - Fascicule exercices - Français, Cours Moyen 1, Année scolaire 2019 / 2020

Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 22

e. Entre le ciel et la terre, quelque cigogne attardée faisait glisser un fantôme de vol. ( J.
Tharaud)
f. Nul mets n’excitait leur envie. (La Fontaine)
g. Tout alla de façon
Qu’il ne vit plus aucun poisson. (La Fontaine)
h. Chaque coup de patin faisait mousser une écume de neige. (C. Lemonnier)
i. Ils traversèrent l’étang plusieurs fois, et partout ils trouvèrent sous leurs pieds cette
même surface de métal froid. (M. Aymé)

Faire accorder l’adjectif indéfini.


a. tout : … le jour ; … la journée ; … les garçons ; … les filles ;
b. certain : …enfant ; …amis ; … mères ; … grands-mères ;
c. tel : …amie ; … connaissances ; … vieillards ; … jeunes gens ;

Exercices écrits

5. Écrire correctement les adjectifs indéfinis écrits en italique.


a. Tout les pins périssent.
b. Il a emprunté maint fois ce joli sentier.
c. Quelque amis se sont rendus à la fête.
d. Nous y retrouvions toujours les même connaissances.
e. Tel était l’excitation des petits que nous ne pouvions la calmer.
f. Cet homme ne recherche pas d’autre personnes que celles qui le flattent.
g. Quelque champignons ont poussé dans la nuit.
h. Certain forêts retirées sont encore habitées par des bêtes sauvages.
i. Aucun parole ne vint briser ce silence.
j. Tout les enfants étaient très recueillis.
k. Jamais nul jeune fille ne lui parut plus fraîche.

6. Remplacer les points par un adjectif indéfini qui convienne.


a. Le poulailler est dévasté : … renard est passé par là.
b. Il n’avait jamais vu … femme d’une … beauté.
c. Il pousse sur cette terre … espèces de plantes très recherchées.
d. Dans … jours, nous serons revenus chez nous.
e. Il courait … les jours dans les bois ; les … jeux ne l’intéressaient pas.
f. … écureuils nichaient dans le grand châtaignier du jardin.
g. Seuls … cerisiers étaient généreux cette année.
h. Je retrouvai dans la forêt … amis en quête de champignons

ANALYSE GRAMMATICALE
L'adjectif indéfini

Exercice oral et écrit

7. Analyser les 20 mots en gras, moitié à l'oral, moitié à l'ardoise.


Le coucou essaya plusieurs fois d'interrompre le rossignol… Le nôtre, entraîné par ses idées,
les suivait avec rapidité sans se soucier des réponses de son rival…
L'âne broutait. Il n'imaginait guère qu'un jour il jugerait de musique. Mais la Providence
s'amuse à beaucoup d'autres choses. Nos deux oiseaux s'abattent devant lui, le
complimentent sur sa gravité et sur son jugement, lui exposent le sujet de leur dispute, et le
supplient très humblement de les entendre et de décider…
…Puis se rengorgeant et battant de chaque aile, le coucou chanta: "Coucou, coucou, coucou"
Et après avoir combiné cela de toutes les façons possibles il se tut. (Diderot)

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 22

ANALYSE LOGIQUE
La subordonnée relative

Exercices oraux

8. Des deux propositions données, faire une seule phrase en utilisant un pronom relatif;
délimiter ensuite la subordonnée relative.
a. Elle a enlevé sa veste ; elle avait sali sa veste.
b. La chaise n’est pas solide ; il est assis sur la chaise.
c. Il aperçut un livre ; un livre était posé sur la table.
d. Nous avons emmené ma mère chez le coiffeur ; elle connaît le coiffeur.
e. Mon mari craignait de monter sur la toiture ; la toiture était glissante.
f. J’ai engagé cette employée ; tu m’avais parlé de cette employée.

9. Remplacer les points par un pronom relatif, délimiter la subordonnée relative qu’il a
introduite, dire quel nom elle vient compléter (antécédent).
a. L’Auvergne a construit des églises … ressemblent à des montagnes. (Louis Gillet)
b. Retourne à la tente … tu connais. (Lamartine)
c. Elle contemple avec obstination
Le visage blanc … la sueur ruisselle. (G. Duhamel)
d. Mérovée, rassasié de meurtres, contemplait, immobile, du haut de son char de victoire,
les cadavres … il avait jonché la plaine. (Chateaubriand)

10.Souligner la proposition subordonnée relative, puis distinguer les deux idées exprimées
dans la phrase.
a. Martin était l’ouvrier à qui nous avions confié la réparation de la maison.
b. Le jardinier a taillé les arbres du parc dont il assure l’entretien.
c. Le menuisier que je suis allé chercher viendra demain.
d. Le plombier a installé le lavabo que mon père lui avait commandé.
e. Le robinet qui gouttait a été réparé.
f. La personne à qui elle parle est boulangère.
g. Nous regardons le boucher qui coupe une pièce de viande.

Exercice écrit

11. Faire l'analyse logique des phrases suivantes et donner la fonction de la subordonnée.
a. L’ouvreuse nous introduisit dans une loge toute rouge qui s’ouvrait sur une vaste salle
bourdonnante. (A. France)
b. Au loin, les pins serrés dont la colline est couverte s’agitaient et bruissaient dans l’ombre.
(A. Daudet)
c. Sous la bise qui siffle, l’Océan se hérisse de flots violâtres ; les nuages qui passent le
marbrent de plaques encore plus sombres… Ces sinistres lueurs changeantes donnent
l’idée d’un creuset gigantesque dont le métal bouillonne.
d. La neige tombait dru, cachant tout, et le sol, et les broussailles qu’elle couvrait peu à peu,
et la ligne sombre qui disparaissait derrière le rideau des flocons serrés. (Louis Hémon)
e. C’est une terrasse chaude, un étroit jardin où je soigne mes fleurs communes. (Colette)

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CONJUGAISON
Savoir, devoir

Exercices écrits

12. Conjuguer aux temps demandés.


La leçon (savoir, voix passive, passé composé, t. affirmative) par l'élève.
Cette somme (devoir, voix passive, futur et futur antérieur, t. affirmative et interrogative) par
l'acheteur.

13. Même exercice. moitié à l'oral, moitié à l'ardoise.


a. Je savoir, subjonctif présent, t. affirmative.
b. Vous devoir, passé simple, t. interrogative.
c. Ils redevoir, conditionnel présent, t. négative.
d. Savoir, impératif présent, t. affirmative,
e. Elles savoir, voix passive, conditionnel présent, t. affirmative
f. Ils devoir, voix passive, passé antérieur, t. interrogative.
g. Il redevoir, subjonctif imparfait, t. affirmative.
h. Il savoir, passé simple, t. interrogative.
i. Il savoir, subjonctif imparfait, t. négative.
j. Tu devoir, subjonctif présent, t. affirmative.
k. Redevoir, impératif présent, t. affirmative.
l. Il savoir, futur simple, t. interrogative.
m. Savoir, participe présent, t. affirmative et négative
n. Devoir, participe présent, t. négative,
o. Tu redevoir, plus-que-parfait, t. interrogative.

VOCABULAIRE
Remplacer la subordonnée relative

Exercices oraux

14.Remplacer la subordonnée relative en italique par un participe (présent ou passé) ou un


adjectif.
a. La maison que cache un arbre immense est la nôtre.
b. Ce meuble signé est d’une valeur qu’on ne peut estimer.
c. Des artisans, qui venaient d’une grande entreprise, réparaient les dégâts.
d. Le navire, que les vents poussaient, échappait déjà à nos regards.
e. C’est un ouvrier courageux qui travaillait de son mieux.
f. Le menuisier, qui était habile et rapide, acheva ce meuble en trois jours.
g. Le Père François était un artisan que tous estimaient.

15.Remplacer la proposition relative par un nom complément.


a. Les hirondelles sentent l’hiver qui approche.
b. On entend d’ici cette porte qui grince.
c. Je regarde de ma porte les enfants qui sortent de l’école et leur mère qui part pour le
marché.
d. Le plombier va sûrement réussir à arrêter l’eau qui s’écoule.
e. Elle écoutait, ravie, les enfants qui chantaient.
f. J’entends le marteau qui frappe sur l’enclume.

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Exercice écrit

16. Remplacer les points par l’homonyme qui convient.


balai, ballet, il balaie
a. Maman … régulièrement la cuisine.
b. Nous allâmes voir un … à l’Opéra.
c. Cendrillon passait son temps le … à la main.

ban, banc
a. Après la remise des décorations, le tambour a fermé le …
b. M. le Curé affiche les … du prochain mariage à la porte de l’église.
c. Assieds-toi sur ce …à l’ombre.
d. Les enfants applaudissent le jeu par un … enthousiaste.

air, aire, ère, hère, il erre


a. Les historiens font débuter l’… chrétienne à la naissance du Christ.
b. Elle respirait avec volupté l’… marin.
c. Le voyageur égaré … dans la ville.
d. L’aigle alors regagna son …
e. Ce vieillard est un pauvre … sans revenus.
f. Les élèves savent calculer l’… du carré.

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RÉDACTION

Texte 1 : Le printemps vient, Trott...

Elle a l’air de bien bonne humeur la mer aujourd’hui. Il y a des tas de petites vagues gazouillantes qui
viennent gambader et s’étendre sur le rivage. Elles se poussent et jouent comme de petits enfants. Elles chantent
des couplets joyeux et frétillants et cabriolent avec une prestesse étonnante. Elles sont frangées de cols blancs
comme Trott lui-même, et leur costume est bleu comme le costume de marin de Trott. L’une après l’autre, elles
se dépêchent d’accourir sur la grève, de s’y reposer une seconde, et puis de s’en retourner. Toute la mer est en
gaîté, en joie et en sourire. On dirait que tous les milliers de petites vagues folles s’empressent à qui mieux mieux
de venir susurrer à Trott : « Bonjour, mon petit Trott ; quelle chance que tu sois guéri ! » Elle est très gentille, la
mer, et Trott lui dit merci de tout son cœur.
Le ciel aussi s’est mis de la partie. Il a déployé son grand manteau bleu avec sa belle décoration qui brille
au soleil. À peine quelques petits flocons blancs sont épars çà et là. On voit que ce sont des nuages pour rire, des
amours de petits nuages où il n’y a pas de pluie, qui ne sont venus là que pour se chauffer un petit moment et qui
s’envoleront tout à l’heure sur l’aile du vent pour aller dire aux autres partout : « Vous savez la bonne nouvelle ?
Trott est guéri. »
Quand Trott est tombé malade, c’était presque l’hiver encore. Les fleurs et les feuilles n’osaient guère
paraître ; beaucoup restaient cachées, blotties au fond de leurs troncs d’arbres bien chauds, méfiantes de la
gelée, ou des neiges, ou du vilain mistral. Mais maintenant elles sont devenues plus braves. L’hiver grognon s’est
sauvé tout à fait, houspillé par le bon soleil qui lui a déchiré sa sombre houppelande. Il est parti.
On ne sait plus où il est. Est-ce qu’il n’a jamais existé ? Et vite, vite comme les petites souris qui mettent
le nez hors du trou sitôt le chat loin, vite, les petits bourgeons, les petits brins d’herbe, toutes les petites pousses
du jardin, les fleurs des tamarins, les toutes petites pâquerettes, et les fleurettes jaunes qui viennent presque
jusque sur la plage, tout cela s’est mis à germer, à pousser, à grandir, à grouiller, comme si chacune avait voulu
dire à Trott : « Eh bien ! mon cher petit Trott ! nous voilà ; nous te souhaitons bonne santé. »

A. LICHTENBERGER
(Trott, Plon, édit.)
Comprenons le texte
Le petit Trott a été très malade vers la fin de l’hiver. C’est, ce soir, sa première sortie. On l’a installé sur la plage. Il fait beau, le
ciel est bleu, bleue aussi la mer qui scintille sous le soleil. L’hiver grognon est parti, et toutes les plantes se dépêchent de
pousser. Et le ciel, la mer, les fleurs, tout semble se réjouir de la guérison de Trott...

Expliquons les termes


Bonne humeur : la mer est calme, il n’y a pas de houle. - Vagues gazouillantes : les vagues s’écrasent sur la plage avec un petit
bruit, comme un chant monotone. - Gambader : sauter par bonds. - Frétillants : très vifs. - Cabriolent : faire des cabrioles,
sauts agiles que l’on fait en se retournant sur soi-même ; sauter comme un cabri. - Prestesse : agilité, vivacité. - Frangées de
cols blancs : elles sont bordées d’écume blanchâtre. - Grève : plage de sable et de gravier. - Susurrer : murmurer. - Nuages
pour rire : nuages qui ne sont pas sérieux, ne font pas peur, car ils n’apportent pas la pluie. - Méfiantes : elles ont peur, elles
se méfient, elles n’ont pas confiance. - Mistral : vent violent, froid et sec soufflant du nord, dans le sud-est de la France ; se
fait sentir surtout dans la vallée du Rhône. - Hiver grognon : maussade, de mauvaise humeur avec ses ciels gris, ses
brouillards, ses pluies. - Houspillé : tourmenté, maltraité. - Sombre houppelande : vêtement ample ; l’hiver a un manteau
sombre. - Tamarins ou tamaris : arbustes qui croissent dans la région méditerranéenne. - Grouiller : fourmiller, s’agiter en
grand nombre.

Questions
1. Quelles expressions du texte expliquent que la mer est de « bien bonne humeur » ? - 2. Si elle était de « mauvaise
humeur », comment apparaîtrait-elle ? - 3. À qui l’auteur compare-t-il les vagues ? Pourquoi ? - 4. À quoi est comparé le
soleil ? - 5. Pourquoi les fleurs sont-elles plus hardies ? - 6. À quoi les compare l’auteur ? N’est-ce pas une comparaison bien
amusante et jolie ? - 7. Voyez la hâte des plantes à qui poussera le plus vite pour saluer Trott ! - 8. Trott vous paraît-il
heureux ? pourquoi ?

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Texte 2 : Le nid de Merles

Huruhu-Nycta-Chrysostome-Rustaud de la Merlaudière, merle de première classe à la merlerie des taillis


merlicoles, reçut, alors qu’il ne s’y attendait pas du tout, une flèche de soleil dans l’œil.
« Tiens ! fit-il ; qu’est-ce que cela signifie ? »
Il sauta, de branche en branche, jusqu’à la cime d’un troène sous lequel il avait coutume de se mettre à l’abri des
ondées.
« Est-ce que, par hasard, le printemps serait déjà venu ?...
Avec toutes ces bourrasques, avec ces giboulées, on ne sait à quoi s’en tenir... »
Il regarda la campagne autour de lui. Dans les prés, l’herbe neuve, d’un beau vert sombre, luisait. Au loin, dans
les vergers, les pêchers avaient déjà perdu leurs pétales roses ; les pruniers, les poiriers, étaient comme
d’énormes bouquets blancs, et les pommiers eux-mêmes se risquaient à entr’ouvrir leurs délicates corolles
teintées de carmin pâle. Dans les taillis mouchetés de bourgeons, l’épine noire poussait, de-ci de –là, ses rameaux
fleuris.
« C’est un peu fort ! le printemps est venu sans me prévenir ! »
Tout à coup, d’une futaie qui bordait les taillis, un chant insolite monta :
« Coucou ! Coucou ! »
Alors le merle, à tire-d’aile, rejoignit la merlette.
« Vous ne savez pas, cria-t-il, le printemps est venu sans m’avertir !... Le coucou vient d’arriver ; on n’attend
plus que les hirondelles et le rossignol... Demain, les pâquerettes couvriront les prés... Et votre nid n’est pas
commencé ! Que dis-je ! L’emplacement n’en est même pas trouvé !
- Taisez-vous, Huruhu ! » fit sévèrement la merlette.
Le merle saute sur place :
« Comment ! Que je me taise ! Avez-vous perdu la tête ? Je vous répète que vous êtes en retard…
- Taisez-vous, Huruhu ! reprit pour la troisième fois la merlette. Taisez-vous et suivez-moi ! »
Elle s’envola vers le milieu des taillis et, quand elle fut bien sûre qu’aucun ennemi ne l’observait, elle se glissa
vivement dans une épaisse touffe de houx ; un nid était là, bien posé dans la fourche formée par deux grosses
branches ; un nid de mousse et d’herbes sèches, renforcé de crin et douillettement capitonné avec des brins de
laine et du duvet choisi.
« Pendant que vous ne songiez qu’à vous engraisser de vers et de chrysalides, qu’à boire la rosée au calice
des primevères ou qu’à picorer le grésil après les giboulées, voilà ce que j’ai fait, moi ! dit la merlette. Oserez-
vous prétendre encore que vous êtes seul à vous occuper de tout ? »
Le merle, tout surpris et confus, bredouilla des excuses, disant qu’il s’était laissé surprendre par la venue du
printemps. La merlette, d’ailleurs, ne l’écoutait pas. Elle se posa délicatement sur le nid, tourna plusieurs fois sur
elle-même comme pour arrondir la coupe duvetée, puis elle s’immobilisa, le cou un peu replié, et elle dit :
« Maintenant, taisez-vous, Huruhu ! »
Le merle s’en alla par les taillis.
Ernest Pérochon
(Le livre des Quatre Saisons, Plon, édit.)

Comprenons le texte
L’auteur nous décrit d’une manière originale, gracieuse et amusante l’arrivée soudaine du printemps et la construction des
premiers nids.

Plan du morceau
1. Le merle, un des héros du récit, reçoit une flèche de soleil dans l’œil et en reste interdit.
2. Il regarde la campagne et découvre les premières traces du printemps : l’herbe verte, les arbres en fleurs, etc.
3. Tout à coup, le coucou chante. Du coup, notre merle n’en revient pas ! Et son nid n’est pas fait.
4. Il vole vers la merlette, lui reproche, et se reproche à lui-même, son insouciance : le printemps est venu et pas de nid !
5. Mais la merlette est prévoyante. Elle a travaillé sans bruit et montre à notre merle surpris et confus un petit nid
douillettement capitonné.

Expliquons les termes


Merlerie, taillis merlicoles : termes inventés par l’auteur pour montrer que les familles de merles avaient élu domicile dans les
taillis. - Flèche de soleil : c’est une comparaison. Le rayon de soleil passant à travers le feuillage frappe l’œil du merle
brusquement, comme une flèche. - Taillis : petit bois que l’on coupe à des intervalles rapprochés. - Cime : sommet. - Troène :
genre d’oléacées à fleurs blanches odorantes. - Ondées : giboulées, averses, pluies subites, courtes mais fortes, comme il en
tombe en mars et en novembre. - Bourrasques : vents impétueux, de courte durée. - Giboulées : même sens que ondées. -

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Herbe neuve : nouvellement poussée, reverdie. - Luisait : l’herbe bien verte avait une surface polie, brillante comme un vernis.
- Se risquaient : ils se hasardaient à montrer leurs corolles. - Carmin : couleur rouge éclatant. - Mouchetés : tachetés. Les
bourgeons formaient des mouchetures. - Futaie : arbres de grande dimension. - Chant insolite : inaccoutumé, qu’on n’a pas
l’habitude d’entendre. - Houx : arbre toujours vert aux feuilles luisantes armées de piquants et de fruits rouges.
Fourche : outil formé d’un long manche et de deux dents en bois ou en fer ; les branches avaient la forme d’une fourche. -
Renforcé de crin : rendu plus solide par le crin, poil long et raide qui pousse au cou et à la queue du cheval. -
Douillettement capitonné : le nid est soigneusement rembourré de laine et de duvet, ce qui le rend doux au toucher,
moelleux. - Chrysalides : insecte renfermé dans sa coque avant de devenir papillon. - Grésil : menue, grêle. - Confus : honteux.
- Bredouilla des excuses : demanda pardon avec des paroles précipitées, peu distinctes. - Coupe duvetée : le nid arrondi en
forme de coupe et couvert d’un fin duvet.

Questions
1. D’après le texte, quels sont les premiers signes de l’arrivée du printemps ?
2. Pourquoi le merle est-il si « attrapé » et si contrarié de voir que le printemps est déjà venu ?
3. Pourquoi la merlette dit-elle sévèrement ; « Taisez-vous ! » a-t-elle raison ?
4. Pourquoi la merlette prend-elle tant de précautions pour cacher son nid ? Quels ennemis craint-elle ?
5. Qu’est-ce qui rend ce nid si douillet ?
6. Quels reproches fait la merlette au merle ?

J’ai vu fleurir le pêcher Rose...


J’ai vu fleurir le pêcher rose,
Le vieux pêcher noir et chenu.
Il rit sous le ciel ingénu,
Il rit de sa métamorphose.

Le mois d’Avril est revenu ;


J’ai vu fleurir le pêcher rose,
Le vieux pêcher noir et chenu.

Devant le toit de tuiles roses,


Un oiseau gris parfois se pose,
Sur le bord d’un rameau ténu
Et chante son bonheur menu.

Le mois d’Avril est revenu.

Madeleine LEY
(Les petites Voix, Stock, édit)

Comprenons le texte
Le poète exprime d’une façon très simple et charmante les premières joies d’Avril : les pêchers en fleurs, les oiseaux qui
chantent. Ce premier réveil de la Nature est le bienvenu après les tristesses de l’hiver.

Expliquons les termes


Pêcher noir et chenu : chenu veut dire : dépouillé de ses feuilles ; les branches nues paraissent noires, sombres, lavées par les
pluies. - Ciel ingénu : ciel frais, clair, limpide comme le regard naïf d’un enfant. - Il rit de sa métamorphose : il semble étonné
et joyeux de son grand changement. Hier ses branches nues et noires s’étendaient tristement ; aujourd’hui, elles sont
couvertes de jolies fleurs roses. Il ne se reconnaît plus. - Rameau : petite branche couverte de feuilles. - Ténu : très fin, très
léger et frêle. - Bonheur menu : bonheur fait de toutes petites joies ; joie du soleil, des fleurs.

Questions
1. Ce poème évoque un gracieux tableau. Comment vous le représentez-vous ? – 2. Est-ce que, avant Avril, la terre n’a pas
déjà subi les premières transformations du printemps ? Quels changements avez-vous observés le mois dernier ? – 3. Avez-
vous vu un oiseau posé sur un frêle rameau ? Qu’avez-vous remarqué quand l’oiseau se pose ? Quand il quitte le rameau ? Ne
dirait-on pas une balle légère que se renvoient les branches ? – 4. Cherchez quels petits bonheurs peut éprouver l’oiseau ?

Observations et souvenirs.
1. Observez les arbres fruitiers en fleurs, puis remarquez combien ils se transforment en quelques semaines. Suivez le
développement du petit fruit.
2. À quoi peut-on comparer les fleurs qui les recouvrent ? (à une neige parfumée, par exemple).

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Texte 3 : Peau de pêche découvre la campagne

Ce matin-là, je vis mes fenêtres claires et pareilles à un étalage étincelant, peint de si fraîches couleurs,
si nouvelles, si inattendues, que je me crus devant un magasin de Paris.
C’est que, depuis mon arrivée en Champagne, on était dans le brouillard, un brouillard semblable à ceux
de la capitale, sauf les petites étoiles jaunes des taxis. Tout pleurait. Les maisons et les arbres avaient l’air de
sortir du bain ; des flaques jaunâtres luisaient dans les rues.
Je n’avais, en somme, pas encore vu la campagne. Tout un décor merveilleux se préparait derrière le
rideau des brumes. On le sentait vaguement ; il y avait de la lourdeur dans l’air, et je ne sais quoi qui vous faisait
gros au cœur passait dans le vent.
J’ouvris la fenêtre et je montai sur la chaise pour atteindre l’appui. Il était six heures du matin et mai
commençait : je compris que le printemps était venu. Il était arrivé d’un seul coup, pendant la nuit ; un petit vent
de galerne avait rejeté les nuages là-haut, sur l’épaule des collines, et toute la terre était comme une peinture. Je
ne me souviens pas d’avoir ressenti une surprise plus grande. Hier, la campagne était grisâtre et mouillée, sans
autre vie que des bêtes et des gens qui passaient sous les averses, comme des ombres. Aujourd’hui, voilà que,
dans ce cadre de la vieille fenêtre qui me verdit les doigts, je reçois, j’absorbe tant de clarté et de fraîcheur que
j’en suis ébloui et suffoqué. Un paradis brille devant moi. Une odeur fraîche me pénètre ; on dirait que je respire
avec tout moi-même.
Voici, tout près, la tête jaune et ronde d’un arbre énorme : je ne connaissais pas encore l’érable plane et
sa splendide floraison. Plus loin, une eau brille : au-delà se trouve une prairie d’un vert doux comme le velours,
d’un vert qu’on voudrait toucher du doigt et même embrasser. Çà et là on a piqué des bouquets blancs. Et puis,
partout des oiseaux s’égosillent ; ils ont dû revenir d’un seul coup : hier, à peine voyait-on quelques pierrots
tomber obliquement des toits pour picoter le crottin de la route ; ce matin, dans l’éclatante lumière blanche, cela
chante partout, même dans le ciel, où on ne voit rien. Il y a des pit-pit-pit qui sortent des murs, des sifflets dans le
verger, des roucoulements dans le bois ; je compterais bien vingt voix différentes, proches, lointaines, perçantes
ou sourdes, dans cette fanfare de l’aube.

Gabrile MAURIERE
(Peau de Pêche, Gédalge, édit.)

Comprenons le texte
Nous retrouvons ici Peau de Pêche, le petit citadin devenu « campagnard » qui nous a raconté déjà ses premiers essais de
labour.
Aujourd’hui, il nous exprime naïvement ce que fut pour lui la première vision de la campagne au printemps, et combien il en
fut ému. Le printemps a éclaté tout d’un coup et quelle splendeur !

Expliquons les termes


Étalage étincelant : la fenêtre encadre un coin de campagne très frais, très vert, tout brillant de soleil, c’est comme un étalage
et l’enfant pense aux magasins si brillamment éclairés qu’il a admirés à Paris. - Inattendues : qui surprennent. - Tout pleurait :
tout était ruisselant de pluie. - Bain : tant il avait plu, tout dégouttait de pluie. - Flaques : creux de terre où l’eau séjourne. -
Décor merveilleux derrière le rideau des brumes : comme au théâtre, derrière le rideau baissé, on prépare un décor nouveau ;
derrière le brouillard, le printemps travaillait à rendre la campagne merveilleusement belle. - L’appui : barre de fer ou de bois
qui sert à s’appuyer. - Vent de galerne : nom donné sur les côtes françaises de l’Atlantique au vent d’ouest, nord-ouest. -
L’épaule des collines : par-dessus les collines. Ce terme est expressif et joli. - Verdit les doigts : l’humidité a moisi la pierre, qui
laisse au doigt des taches vertes. - Éblouir : le soleil l’aveugle presque tant il est brillant. - Suffoqué : ému très fortement. -
Érable : arbre dont le bois est recherché en ébénisterie. - Splendide floraison : l’ensemble des fleurs de l’érable. - S’égosillent :
chantent à plein gosier. - Obliquement : ligne oblique, qui est inclinée. - Sifflets : son aigu des oiseaux qui ressemble à celui du
sifflet, instrument avec lequel on siffle ; le merle siffle. - Roucoulements : sorte de murmure triste et tendre qui est le cri des
pigeons et tourterelles. - Fanfare de l’aube : on appelle fanfare un air militaire court et cadencé de trompettes et de clairons,
etc. Ici, c’est l’ensemble de toutes ces voix différentes d’oiseaux qui chantent au lever du jour.

Questions
1. Quelles expressions montrent que Peau de Pêche est un petit Parisien ?
2. Pourquoi éprouve-t-il une si grande surprise ?
3. Comment avait-il déjà deviné l’approche du printemps ?
4. Pourquoi cet enfant dit-il que la terre est comme une peinture ?
5. Quelles sont ces voix perçantes ? ces voix plus sourdes ?

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 22

Peau de Pêche découvre la campagne (suite)

J’allonge le cou : là-bas, entre deux collines, c’est rouge, rouge comme un four. On dirait qu’une porte va
s’ouvrir et laisser passer la lave d’un volcan. Et, tout d’un coup, une étincelle... On a tourné le bouton. Ma
chambre s’illumine d’une lumière jaune ; je vois le soleil ! Il va s’avancer sans doute vers nous ; par cette voie
ouverte, sa boule rouge va rouler, boire la rivière... Mais non, il s’élève ; le voilà qui domine la colline ; il pique
mon nez et mes yeux : c’est le jour !
J’étais saisi. J’osais à peine bouger. J’étais quasi pris d’une sorte de peur de déranger quelque chose
dans le spectacle de ce théâtre splendide, et j’ouvrais des yeux immenses et fascinés...
Le printemps m’avait pris comme un compagnon fou et m’entraînait dans les haies au bord des fossés,
vers les yeux clairs des sources. Mon Dieu ! Que c’est beau, une eau qui sort de terre ! Pour moi c’était un
véritable miracle. Tout m’était nouveau, inconnu et mystérieux, et je ne crois pas que les contes de fées puissent
avoir de plus magnifiques palais que la voûte des bois où je promenais un véritable délire...
Échevelé, je suis les talus des fossés avec Tom, qui paraît grisé comme moi, gambade, s’arrête
frémissant, prêt à bondir. Je cours, je cours à perdre haleine, derrière lui qui se joue de mes faibles jambes, je
cours sans savoir où ni pourquoi, ivre de grand air, de lumière, d’une joie de jeune poulain qui se roule dans
l’herbe nouvelle.
Comme c’est bon alors de s’arrêter, le cœur affolé, la tête rafraîchie par le vent ! Je n’ai pas les narines
assez grandes pour attraper au passage et jeter en moi tout ce qui passe. Mes yeux sont égarés ; je foule la terre
et l’herbe épaisse d’un talon victorieux, et mon cœur bondit.
Mais alors, fatigué, je m’assieds... Il y a là toute une éclosion de coucous en touffes, je les cueille avec
leur petite queue vert pâle, leur gobelet jaune qui sent si fin ! Je me fourre le visage dans la pelote que j’ai faite
et que j’aspire en fermant les yeux.
Il y avait les jacinthes bleues, les cardamines si douces et si fraîches à toucher, les marguerites, les
anémones ; il y avait votre rose, madame Desflouves, avec ses couleurs de violette et de bouton d’or... Il y en
avait à alimenter toutes les petites voitures de Paris !
Comme j’aurais désiré vous en envoyer ! Peau de Pêche voudrait mettre le printemps dans un verre pour vous...
Vous ne pouvez pas savoir comme c’est beau, ici, où est Peau de Pêche : c’est à croire qu’il a retrouvé le paradis !
La sève montait partout sous l’aspiration du soleil. Les sarments de la treille pleuraient, les bourgeons
des arbres éclataient et tout un déploiement de feuilles neuves changeait, d’heure en heure, la face de l’univers.
« Tiens ! mon oncle, il n’y avait rien hier ; aujourd’hui on voit un tas de petites langues vertes. «
Je lui montrais un champ.
« C’est l’orge qui lève. Tu verras ça dans une semaine, si ce temps-là continue ! ».

Gabriel MAURIÈRE
(Peau de Pêche, Gédalge, édit.)

Comprenons le texte
Peau de Pêche écrit à ses « amis » de Paris. Il leur dit son « émerveillement » devant la nature nouvellement parée. Tout lui
paraît mystérieux, car ces spectacles sont nouveaux pour lui, un citadin : le lever du soleil, l’éclosion des fleurs, les bois, les
céréales, etc.

Expliquons les termes


Lave d’un volcan : les tourbillons de fumée et de flammes qui sortent par l’ouverture du volcan nommée cratère. Le volcan est
une montagne. - Domine : qui est élevé au-dessus. - Saisi : très ému et interdit. - Quasi : presque. - Yeux fascinés : éblouis. -
Mystérieux : comme dans les contes de fées. - Délire : comme fou, hors de soi. - Grisé ivre : enivré par l’air, le soleil, la joie. -
Gambade : fait des bonds. - À perdre haleine : à perdre la respiration - Poulain : jeune cheval. - Cœur affolé : comme fou, qui
bat très vite et très fort. - Cardamines : genre de crucifères dont une espèce est appelée vulgairement cresson des prés. -
Sève : liquide nourricier qui circule dans les parties des végétaux. - Les sarments de la treille pleuraient : la sève abondante
s’échappait du bois de la vigne, en gouttelettes comme des pleurs.
Déploiement : les feuilles à leur naissance en sortant du bourgeon sont fripées, puis elles se déploient. - La face de l’univers :
l’aspect de la nature. - Orge : céréale.

Questions
1. Remarquez comment Peau de Pêche décrit le lever du soleil. Il se sert des mots qui lui sont connus : four, étincelle, etc.
Rend-il bien ainsi sa pensée ? sa description est-elle vivante ?
2. Par quelles expressions explique-t-il son « saisissement » ? Pourquoi est-il « saisi » à ce point ?
De quel théâtre veut-il parler ? Il parle aussi des contes de fées. Pourquoi ces mots : théâtre, contes ?

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 22

LECTURE

Texte 1 : La princesse Aurore

1. Le baptême

Il y avait une fois un beau palais situé tout près d’une vaste forêt. Le roi et ses courtisans allaient tous les
jours à la chasse, de sorte que la forêt était toujours tenue en ordre dans le voisinage immédiat du château. Mais
à quelques lieues de là elle devenait très sauvage et si épaisse que personne n’y pouvait pénétrer. C’était
certainement une très grande forêt.
Huit fées demeuraient dans la partie sauvage du bois. Sept d’entre elles étaient de bonnes petites fées...
Mais la huitième était une vieille et méchante créature, que la reine des fées, Titania, avait exilée là pour la punir.
Elle demeurait dans une pauvre hutte, au milieu d’un marécage, et personne, pas même les autres fées, ne savait
qui elle était. Tout le monde la prenait pour une vieille sorcière.
Quand le roi et la reine eurent leur premier bébé, une jolie petite fille, ils décidèrent de la nommer
Aurore, parce qu’elle était si fraîche et si douce.
Naturellement il y eût un dîner de baptême et naturellement, on y invita les petites fées, parce qu’elles étaient
toujours de toutes les fêtes et qu’elles n’y arrivaient jamais les mains vides.
Mais personne, hélas ! ne pensa à la vieille fée du marécage ; ce qui lui fit d’ailleurs grand plaisir, car cela
lui donnait une occasion de se rendre désagréable.

Les bonnes fées vinrent donc, et, lorsque cinq d’entre elles eurent fait leurs dons, on vit arriver la vieille
femme, et s’approchant de l’archevêque, qui tenait encore le bébé dans ses bras, elle dit :
« Je suis un peu sourde. Votre Révérence voudrait-elle me répéter le nom du bébé ?
- Certainement, ma bonne femme » dit l’Archevêque.
Nous l’avons appelée Aurore !
« Aurore ? Ah, vraiment. Eh bien ! Aurore elle restera, car elle dormira tout le long du jour, hi ! hi ! hi ! »
Alors s’avança la sixième fée, qui s’était exprès tenue à l’écart :
« Dans ce cas, au moins, elle restera éveillée toute la nuit.
- Ah s’écria la vieille Carabosse, vous avez parlé avant que j’eusse fini, ce qui est défendu et me laisse encore une
chance. J’avais dit hi ! hi ! hi ! j’avais encore hi ! ho ! et hu ! hu ! à dire, et elle continua :
« Je décrète, qu’elle croîtra et décroîtra avec la lune, ho ! ho ! ho ! hu ! hu ! hu ! . »
Chacun se regardait avec désespoir, quand s’avança la dernière petite fée, qui s’était sagement dissimulée
derrière les invités.
« Jusqu’à ce qu’un prince lui donne un baiser sans la connaître, dit-elle doucement, ce qui mit en rage la vieille
fée, qui n’avait pas compté sur ce contretemps. Mais elle ne pouvait plus rien et se retira. Le roi et la reine
pleuraient.
« Nous ne savons pas ce que vous voulez dire », disaient-ils à la septième fée qui essayait de les consoler. Mais
elle sourit : « l’explication de la chose viendra avec la chose elle-même, dit-elle. Ayez confiance ! »

2. Le sortilège
La princesse a grandi. Quand la lune est dans son plein, elle est une belle jeune fille, puis, quand la lune
décroît, une vieille femme toute ridée et, enfin, une pauvre créature endormie dans un coin.
Cette nuit-là, Aurore n’apparut pas avant minuit dans la clairière. Mais alors, elle était si belle (peut-être
parce que la lune était tout à fait dans son plein) que le prince pensa en perdre la respiration. Elle portait une
robe dorée qu’on eût dite faite avec les ailes des mouches à feu...
Le ciel devenait sombre. Soudain, un éclair passa, suivi d’un coup de tonnerre. L’éclair déchira les nuages
d’un bout du ciel à l’autre, et le prince ferma les yeux. Hélas ! Aurore gisait sur le sol. Le prince courut à elle, mais
déjà elle s’était relevée :
« Qui êtes-vous ? dit-elle brusquement.
- Je pensais que vous étiez blessée, balbutia-t-il.
- Je n’ai rien. Allez-vous--en. »
Il partit tristement. « Non, revenez » dit-elle.
Le prince revint. Elle le regarda :
« Vous me plaisez ; vous êtes très obéissant. Êtes-vous bon aussi ?
- Pas autant que je le voudrais, dit-il.
- Alors, partez et devenez meilleur. »
Le prince se détourna plus tristement.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 22

« Revenez » dit la princesse. Il obéit.


« Je pense que vous devez être un prince, dit-elle. Vous savez obéir et vous n’êtes pas orgueilleux. Dites-moi, à
quoi ressemble le soleil ?
- Mais tout le monde sait cela, dit le prince étonné.
- Je suis différente de tout le monde. Je ne le sais pas.
- Vous ne regardez donc pas vers votre fenêtre quand vous vous réveillez le matin.
- C’est que, dit Aurore, je ne me réveille pas le matin. Je ne peux pas me réveiller jusqu’à ce que...
Elle se rappela tout à coup qu’elle parlait à un prince ; et elle rougit, puis s’en alla, en lui faisant signe de ne
pas la suivre.
Or, la méchante vieille fée s’aperçut tout à coup de ce qui se passait et elle en fut furieuse. Elle jeta un sort
au pauvre prince pour l’empêcher de retrouver Aurore... Mais au moment de la nouvelle lune, la vieille lui laissa
prendre le bon chemin, pensant qu’Aurore serait trop changée pour qu’il la reconnaisse, et elle se dit :
« Il n’y a pas de danger qu’il veuille l’embrasser à présent ! »
Cette nuit, le prince retrouva la clairière, mais il ne vit pas de princesse. Le pavillon était éclairé, et il
entendit les dames d’honneur qui se lamentaient, disant que la princesse était perdue et qu’on ne savait où la
chercher.
Il va sans dire que le prince ne pouvait pas comprendre ce que cela voulait dire, mais, apprenant qu’elle
s’était égarée, il se mit à chercher aussi. Après avoir marché assez loin, il arriva près d’un gros arbre, et pensa
qu’il ferait bien d’allumer du feu pour lui montrer son chemin. Il ramassa donc quelques branches sèches, et
quand la flamme brilla, il aperçut une sorte de paquet noir posé contre l’arbre. Quelqu’un était là. Son cœur
battit d’espoir, mais quand il eut écarté le manteau noir qui enveloppait ce corps, il vit tout de suite que ce
n’était pas Aurore, mais une petite vieille toute ridée. Le capuchon tombait sur son front et ses yeux étaient
fermés.
Un gémissement sortait de ses lèvres.
« Oh, pauvre mère, dit le prince, qu’avez-vous ? » La vieille femme gémit de nouveau. Le prince la porta près du
feu et lui frictionna les mains.
Elle avait un visage si étrange et si pâle que le bon prince en fut tout ému. Il lui versa dans la bouche quelques
gouttes de flacon de la fée et pensa que la meilleure chose à faire était de la porter jusqu’à la maison de la
princesse Aurore.
Comme il la prenait dans ses bras, deux grosses larmes coulèrent de ses yeux fermés sur les joues fanées.
« Oh ! pauvre mère ». dit le prince, touché de compassion. Et il mit un baiser sur les lèvres desséchées.
Comme il marchait à travers la forêt, il lui sembla que son fardeau devenait de plus en plus lourd, si bien que,
ne pouvant plus le porter, il voulut déposer la pauvre femme sur le sol. Mais elle se leva et se tint debout. Le
capuchon tomba sur ses épaules et le premier rayon de soleil levant éclaira le visage de la princesse Aurore, plus
belle que jamais. Ses cheveux étaient dorés comme le soleil lui-même et ses yeux aussi bleus que la fleur qui
pousse dans les blés.
Le prince tomba à genoux devant elle, mais elle lui tendit les mains et le releva.
« Vous m’avez embrassée quand je n’étais qu’une vieille femme, lui dit-elle, et je vous embrasse à présent que je
suis la princesse Aurore. »
Et elle l’embrassa.
Et, se tournant vers l’orient, elle ajouta :
« Cher prince, est-ce là le soleil ? »

Miss Cone Bryant.


(Comment raconter des histoires à nos enfants, Nathan, édit.)
(Adapté de Derrière le Vent du Nord, de G. Macdonald).

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 22

Texte 2 : Les joies de Jody

LE MOULIN A EAU

Jody, garçon de neuf ans, se sent tout étourdi par le soleil d’avril. Il a envie de courir, de gambader. Sa course le
mène près d’un ruisseau caché sous les ombrages.

1. C’était là un lieu délicieux et secret. Une source, claire comme l’eau d’un puits, jaillissait on ne savait d’où au
milieu des sables. On eût dit que le terrain s’incurvait comme une paume pleine de feuillage pour la recevoir.
Il y avait un tourbillon là où l’eau sortait du sol. Des grains de sable y tournoyaient...

2. La course lui avait donné chaud. Le vallon ombreux posait sur lui ses mains fraîches. Il releva les jambes de
son pantalon de toile bleue et entra, pieds nus, dans l’eau profonde. Ses orteils s’enfonçaient dans le sable qui
filtrait entre eux et autour de ses chevilles maigres. L’eau était si froide qu’il en eut un instant une sensation de
brûlure. Puis elle coula entre ses jambes comme dans un canal avec un murmure et une caresse délicieuse. Il se
mit à patauger, tâtant de l’orteil le dessous des roches lisses qu’il rencontrait. Une bande d’épinoches surgit en
face de lui, remontant le courant... Seule une rainette affleura de la boue, le regarda puis, terrorisée, plongea
sous la racine. Il se mit à rire :
« Je ne suis pas un ragondin. Je ne t’aurais pas attrapée ! » lui cria-t-il.

3. Une brise agitait les feuilles au-dessus de lui. Le soleil passait au travers et baignait sa tête et ses épaules.
C’était bon de se sentir la tête chaude tandis que ses pieds durs et calleux se tenaient au frais. La brise tomba, le
soleil ne l’atteignit plus. Il pataugea jusqu’à la rive opposée plus découverte. Un palmier nain le frôla. Cela lui
rappela qu’il avait son couteau en poche et qu’il projetait depuis Noël de se fabriquer un moulin à eau.

Il n’en avait jamais construit tout seul. Olivier, le fils de grand’mère Hutts, lui en faisait toujours quand il était à
terre. Jody se mit au travail avec ardeur, essayant de se rappeler, en fronçant le sourcil, l’angle nécessaire pour
que la roue du moulin tournât régulièrement. Il coupa deux rameaux fourchus et les tailla pour en faire deux Y
égaux.
Olivier tenait beaucoup à ce que la traverse fût ronde et lisse, il s’en souvenait. Un merisier sauvage poussait à
quelque distance. Il y grimpa et en coupa une branchette aussi polie qu’un crayon. Il choisit une palme et coupa
deux morceaux de sa solide fibre, sur une largeur de deux centimètres, une longueur de quatre. Il pratiqua une
fente en long, au milieu de chacune, assez large pour y introduire le rameau de merisier. Les lanières de palme
devaient être placées en croix comme les ailes d’un moulin. Il les ajusta soigneusement. Il enfonça le pied des Y
profondément dans le sable de la rivière, quelques mètres au-dessous de la source, séparés par une distance
égale à peu près à la longueur du rameau de merisier.

4. L’eau n’avait pas plus de quelques centimètres de hauteur, mais le courant était vif. Les ailes du moulin,
découpées dans la palme, devaient juste effleurer la surface de l’eau. Il fit des essais de profondeur et, quand il
fut satisfait, il posa la traverse de merisier entre les rameaux fourchus. Elle reposait, immobile. Il la tordit
anxieusement pour l’aider à se placer sur ses supports. La barre se mit à tourner. Le courant saisit les bouts
flexibles de la palme. Au moment où la première aile se souleva, la rotation de la traverse, amena l’extrémité de
la seconde au niveau du courant. Les petites palettes vertes montaient et descendaient...

5. Jody respira profondément... Enveloppé de sable et de soleil, il contemplait nonchalamment le moulin... Ses
paupières battaient avec les palettes de palme. Des gouttelettes d’argent, soulevées par la roue, ruisselaient
comme la queue d’une étoile filante. L’eau faisait le même bruit que les chatons en train de laper leur lait. Une
grenouille chanta un instant puis se tut... Le ciel bleu aux touffes blanches se referma sur lui. Jody s’endormit.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 22

Texte 3 : Jody et le faon.

Jody habite, avec son père Penny et sa mère, une petite maison, seule en un coin sauvage, près d’une immense
forêt. Un jour, Penny est mordu par un serpent à sonnettes. Pour sauver sa vie, le père tua une biche dont le foie
sert de remède pour les morsures de serpent. Quelques jours après, son père hors de danger, Jody part à la
recherche du faon dont la mère a été tuée.

1. Sous un bouquet de palmiers nains, il parvint à distinguer une trace aiguë et délicate comme la marque
d’une patte de pigeon. Il avança en rampant.
Un mouvement soudain devant lui, le fit reculer. Le faon leva son museau vers lui ; il tourna la tête, d’un geste
étonné, et le regard de ses yeux livides bouleversa Jody. Il tremblait. Il ne fit aucun effort pour se lever ou
s’enfuir. Jody n’osait bouger. Il murmura : « C’est moi. »

2. Le faon leva le nez pour le flairer. Jody tendit une main et la posa sur la douce nuque. Ce contact le ravit. Il
s’approcha du faon à quatre pattes. Il l’enlaça de ses bras. Un léger spasme parcourut le petit animal, mais il ne
résista pas. Jody lui caressa les flancs aussi légèrement que s’il eût été en porcelaine et prêt à se briser. Son
pelage était plus doux que le sac en peau de ragondin blanc. Il était lisse et net et sentait bon l’herbe. Jody se
releva lentement, portant le faon. Il n’était pas plus lourd que la vieille Julia. Ses pattes pendaient mollement.
Elles étaient étonnamment longues et Jody devait le soulever aussi haut qu’il pouvait sous son bras.

3. ... Il était difficile de se frayer un chemin avec ce fardeau. Les pattes du faon se prenaient dans les
broussailles et Jody lui-même ne pouvait marcher qu’avec difficulté. Il essayait de protéger le petit museau
contre les épines. La tête du faon suivait ses mouvements. Le cœur du Jody battait, émerveillé de sa docilité. Il
atteignit le sentier et se mit à marcher aussi vite qu’il pouvait jusqu’à la route. Là, il s’arrêta pour reprendre
haleine et reposer le faon, sur ses faibles jambes. Elles tremblaient sous lui ; il regarda Jody et bêla.
Jody répondit, enchanté ;
« Je te reprendrai quand j’aurai repris mon souffle. »

4. ... Il repartit lentement. Le faon le regardait. Il revint, le caressa et s’éloigna de nouveau. Le faon fit quelques
pas chancelants à sa suite en pleurant pitoyablement. Il voulait le suivre. Il lui appartenait. Le cœur de Jody était
ailé de joie. Il avait envie de le câliner, de courir avec lui, de le faire venir à son appel. Il eut peur de l’inquiéter. Il
le prit et le porta devant lui sur ses deux bras. Il lui sembla qu’il marchait sans effort.
... Le ciel était clair comme l’eau d’une source dans une tasse de faïence bleue. Il atteignit la clairière...
Jody prit le faon dans ses bras et entra chez son père :
« Pa, Regarde-le ! ».
Marjorie Kinnan Rawlings.
(Albin Michel, édit.)

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 23

MODULE 23
ORTHOGRAPHE
Le participe adjectif en i et le verbe en it
Le participe adjectif en is et le verbe en it

Exercices oraux

1. Mettre la bonne terminaison : celle du verbe conjugué, en it, (on doit pouvoir alors le mettre
à l’imparfait) ou bien celle du participe passé en i ou ie.
a. Cette route élarg… permet aux voitures d’y circuler.
b. Le cantonnier élarg… la route.
c. Cette maison démol… est un bien triste spectacle.
d. Un maçon démol… la grande maison des voisins.
e. Cet élève appliqué et réfléch… devrait réussir.
f. Mon père réfléch… avant de faire ses plans.
g. La source jaill… au creux du rocher.
h. La pauvre femme s’évanou… de peur.
i. Le médecin viendra secourir cette personne évanou…
j. La neige ensevel… le paysage sous son écume blanche.
k. La prairie ensevel… sous la neige dort sous son linceul blanc.
l. La maman chanta une berceuse et endorm… le nourrisson.
m. Le bébé endorm… reposait d’un sommeil paisible.

2. Mettre la bonne terminaison : celle du verbe conjugué, en it, (on doit pouvoir alors le mettre
à l’imparfait) ou bien celle du participe passé en is.
a. Le vieillard s’ass… à l’ombre du tilleul odorant.
b. Le petit chat ass… au coin de l’âtre ronronne.
c. Le travail entrepr… est rude.
d. Ma sœur entrepr… un beau voyage.
e. Le devoir bien compr… sera bien noté.
f. L’élève studieux compr… la leçon
g. Le taureau pr… peur et chargea.
h. Le rat pr… dans la ratière se débattait.
i. Le voisin acqu… une nouvelle maison.
j. Bien mal acqu… ne profite jamais.

GRAMMAIRE
Adjectifs interrogatifs et exclamatifs

Exercices oraux

3. Après que l’on aura repéré les adjectifs, dire s’ils sont qualificatifs, exclamatifs ou
interrogatifs.
a. Enfant, quels sont tes rêves ?
b. Quelle région magnifique !
c. Quelle est la vitesse de pointe de cette voiture ?
d. Quel est le premier col franchi par les coureurs ?
e. Quelle liesse parmi la foule ! Quel enthousiasme ! Quels cris de joie !
f. À quelle heure partez-vous ?
g. En quelle année avez-vous rencontré votre femme ?

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 23

h. Quel enfant splendide ! Quels beaux cheveux !


i. Nul ne savait quel serait le gagnant de la course. (interrogation indirecte)

4. Construire cinq phrases interrogatives commençant par


Quelles… Dans quelle ? … À quels ?... Sur quel ? … En quelle ? …

5. En employant l’adjectif interrogatif, poser la question dont les phrases suivantes sont la
réponse.
a. Ils partiront à trois heures.
b. Ces jeunes filles sont mes amies de classe.
c. C’est le médicament qu’a prescrit notre médecin de famille.
d. La rue mesure cinq cents mètres.
e. Mon prénom est Alice.
f. C’est l’équipe de Saint Etienne qui a gagné.

6. Compléter avec l’adjectif exclamatif, que l’on accordera.


... sportifs ! / … amis ! / … lutte ! / … course ! / … chaussures ! / … joueurs !
… enfants ! / … neige ! / … virages ! / … pistes ! / … adresse ! / …audace ! / … concours !
/ … foule ! / ...vie !

Exercice écrit

7. Remplacer les points par quel, que l’on accordera convenablement.


Souligner les sujets dans les phrases interrogatives.
a. Et … joie, … animation, … turbulence parmi la gent ailée ! (Th. Gautier)
b. Dieu ! … coups Vincent lui assène ! (Frédéric Mistral)
c. … peuvent être ses pensées secrètes ?
d. … dommage ç’aurait été ! (Molière)
e. … médicaments a ordonnés le médecin ?
f. … sont les symptômes avérés de cette maladie ?
g. … clameurs s’élèvent donc dans le silence de la nuit ?
h. … sont les résultats de la course de chevaux ?
i. … belle victoire !
j. … fut la distance parcourue ?

k. … souplesse et, surtout, … détente de tout le corps !


l. … est ce match ?
m. À … heure a-t-il commencé ?

ANALYSE GRAMMATICALE
Adjectif interrogatif et exclamatif

Exercice écrit

8. Après avoir cherché les sujets et les verbes des phrases suivantes, faire l’analyse
grammaticale des mots en gras.
a. Quel est ton sort, dis-moi ? (Molière)
b. Pourquoi ? De quelle rage est ton âme saisie ? (Molière)
c. Dieu ! Quels soufflets énormes lance le bouvier ! Accablantes étaient les bourrades
que celui-ci déchargeait à pleins poings. Mais Vincent, frappant avec la rapidité d’une
grêle qui crève, bondit et rebondit autour de lui comme une fronde tourbillonnante.
(Fr. Mistral)

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 23

ANALYSE LOGIQUE
La subordonnée relative

Exercices oraux

9. Faire l’analyse logique des deux phrases suivantes.


a. On la devinait au tremblement de ses doigts qui changeaient l’amorce. (J. Renard)
b. Il était bossu, il avait la face de travers, ses cheveux étaient ébouriffés, et il était vêtu
d’un grand tablier bleu à bavettes. (D’après E. Zola)

10. Remplacer les propositions indépendantes par une principale et une subordonnée relative.
L’alpiniste gravit avec peine le sommet ; ce sommet est très escarpé.
Les enfants rapportent des nids de marles ; ils ont trouvé ces nids aujourd’hui.
J’ai acheté de merveilleux livres ; ces livres trônent dans ma bibliothèque.
Je donne des cours particuliers à un enfant ; cet enfant s’intéresse beaucoup à l’histoire et à
la géographie.

Exercice écrit

11. Séparer les différentes propositions et les analyser.


a. Malgré l’hiver et les engelures qui me faisaient souffrir, je me levais avant l’aube.
b. Il arrivait à notre professeur de se lever, de tirer d’un coffre une carte qu’il suspendait au
mur, pour nous montrer les endroits où s’étaient passées les grandes choses qu’il nous
enseignait (L. Guilloux)
c. La pluie entrait chez Christophe et Olivier qui logeaient sous le toit.
d. Ce sont mes grands-parents, deux êtres dont je suis toute la vie et qui ne m’ont pas vu
depuis dix ans. (A. Daudet)

CONJUGAISON
Pouvoir, vouloir

Exercices écrits

12. Donner l'infinitif, le temps, le mode et la tournure des verbes suivants.


que je ne puisse pas / voudrions- nous ? / tu ne voulus pas / vous aviez pu / veux / nous
aurions pu / qu'il ne veuille pas / pouvant / n’ayant pas voulu / eûmes - nous pu ?

13. Conjuguer aux temps demandés.


a. Pouvoir, futur, 1 ère p. du pluriel, t. interrogative.
b. Vouloir, subjonctif imparfait, 3è p. du sing. t. affirmative.
c. Pouvoir, subjonctif présent, 1 ère p. du pluriel, t. négative.
d. Vouloir, conditionnel présent, 2è p. du pluriel, t. interrogative.
e. Pouvoir, futur antérieur, 1ère p. du pluriel, t. interrogative.
f. Vouloir, impératif présent, t. affirmative.
g. Vouloir, subjonctif présent, 3è p. du pluriel, t. négative.
h. Pouvoir, conditionnel présent, 1ère p. sing. t. interrogative.
i. Pouvoir, impératif présent.
j. Vouloir, conditionnel passé, 1 ère forme, 2èp. du sing. t. interrogative.

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Français, CM1 - Fascicule exercices - Français, Cours Moyen 1, Année scolaire 2019 / 2020

Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 23

VOCABULAIRE
L’exclamation et l’interrogation

Exercices oraux et écrits

14.Mettre les phrases suivantes à la forme exclamative, sous deux formes différentes, choisies
parmi les différentes phrases exclamatives possibles.
Ex : cette fillette a de beaux cheveux;
Quels beaux cheveux a cette fillette !
Comme elle a de beaux cheveux, cette fillette !
A-t-elle de beaux cheveux, cette fillette !

a. Ce sportif se battait avec ténacité.


b. Ce livre était passionnant.
c. Martine avait bonne mine.
d. Les joueurs étaient nombreux.
e. Cette infirmière est dévouée à ses patients.
f. Maman avait préparé un bon gâteau.
g. Cette fillette a de jolies nattes relevées.

15.Dire, après avoir étudié le sens de leur préfixe, ce que signifient ces mots suivants.
une bicyclette / un tricycle / un quadrimoteur / un triangle / un hexagone / un octogone / un
quadrilatère / un bipède / un quadrupède / des triplés / des quadruplés.
Dire ensuite l’âge de ces personnes.
un quadragénaire / un quinquagénaire / un sexagénaire / un septuagénaire / un octogénaire
/ un nonagénaire / un centenaire.

RÉDACTION

Printemps !

Le printemps rayonnait dans toute sa splendeur. Et quand je poussai le


portail donnant sur la prairie, mille parfums d’herbes, d’arbres, d’écorce
fraîche me sautèrent au visage. Je courus sans me retourner jusqu’à un
boqueteau. Des abeilles y dansaient. Tout l’air, où flottaient les pollens, vibrait du frémissement
de leurs ailes. Plus loin, un verger d’amandiers n’était qu’une neige de fleurs où roucoulaient les
premières palombes de l’année nouvelle. J’étais enivré.
Henri Bosco l’enfant et la rivière (N.R.F, édit)

Exercices oraux

1. Dire comment est formé le mot printemps et donner cinq mots de la même famille.

2. Remplacer le verbe rayonner par le synonyme convenable : briller, s’illuminer de joie,


excursionner.
a.le visage de Maguelonne rayonna quand elle aperçut le magnifique cadeau que sa tante
venait de lui apporter.
b.Un chaud soleil printanier rayonne dans le ciel bleu.
c. Depuis qu’il avait sa bicyclette, François rayonnait dans toute la région.

3. Souligner le mot splendeur d’un trait s’il est employé au sens propre et de deux traits s’il
est employé au sens figuré.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 23

4. Dire comment est formé le mot boqueteau et donner le sens de ce mot. Citer quatre autres
noms formés de la même façon et dire ce que désigne chacun d’eux.

5. Compléter les phrases suivantes à l’aide d’un mot de la famille de boqueteau : bois, boisé,
boiserie, bosquet, déboiser, reboiser.
a. Un … est un petit bois.
b. Un site … est plus joli qu’un paysage sans arbres. …
c. Une région … c’est couper les forêts qui y poussaient.
d. … c’est au contraire planter des arbres là où ils avaient été enlevés.
e. À quoi vos parents se chauffent-ils, au mazout, au charbon ou au …?
f. Les … de votre salle à manger ont déjà besoin d’être réparées.

6. Comment crient-ils ?
Relier le nom de chacun des oiseaux mentionnés dans la colonne de gauche avec le verbe
convenable choisi dans la colonne de droite.
la tourterelle   jacasse
le moineau   croasse
la poule   roucoule
le poussin   pépie
la pie   caquette
le corbeau   piaule

7. Relier le nom de chacun des animaux mentionnés dans la colonne de gauche avec le verbe
convenable choisi dans la colonne de droite.
Le chien   beugler
Le chat   bramer
Le mouton   coasser
La vache   aboyer
Le cheval   hennir
Le porc   barrir
Le renard   miauler
Le cerf   glapir
L’éléphant   bêler
La grenouille grogner
 
8. À l’aide des suffixes -oir, -eur, -erelle, -iller, -illement et du préfixe sur-, former six mots de
la famille du nom saut et du verbe sauter.

9. Trouver un synonyme de chacun des mots du texte : prairie, parfums, sautèrent, visage,
dansaient, palombes.

10. Relever, dans le texte ci-dessous, d’une part, toutes les actions qui s’accomplissent les
unes après les autres (actions successives) et, d’autre part, toutes les actions qui
s’accomplissent au même moment (actions simultanées).

L’arrivée du printemps

Les jours s’allongeaient. Bientôt on éteignit le feu. Puis un matin, le ciel au-dessus de la cour
apparut tout bleu, et Catherine, toute joyeuse, ouvrit la fenêtre comme pour faire entrer le
printemps. Il entra, protégé par une brise molle qui avait passé sur des herbes, sur des bois qui
poussaient, sur des fleurs qui s’ouvraient… .
L’activité du renouveau semblait avoir gagné tous les êtres vivants qui habitaient dans la maison
et dans les maisons voisines. Une fièvre de nettoyage agitait les ménagères qui apparaissaient

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 23

aux fenêtres, frappant des édredons rouges ou secouant des torchons et des plumeaux. Les
oiseaux chantaient dans les cages, les enfants criaient. On entendait sans le voir le concierge
laver la cour à grande eau.
R. Béhaine la solitude et le silence.

Exercices écrits

11. Enrichir chacune des phrases ci-dessous à l’aide d’une ou plusieurs propositions
subordonnées relatives, en plaçant celles-ci à la place qui convient.
a. Dès la fin de l’hiver, j’allais cueillir les premières violettes.
b. Un vent plus doux annonça que le printemps n’était plus loin.
c. Au printemps, le chat recommence à faire ses grandes promenades dans le jardin.
d. Ma grand-mère guette toujours l’arrivée des premières hirondelles.

12. Rédiger la proposition principale qui manque à chacune des phrases ci-dessous restées
inachevées (il est possible de débuter ces phrases soit par la principale, soit par la
subordonnée selon que l’on souhaite insister sur l’action elle-même ou sur les
circonstances de l’action).
a. Lorsque les abricotiers fleurissent ….
b. Dès que le soleil paraît …
c. Quand il ne pleuvait pas …
d. Puisque j’ai terminé tous mes devoirs…

13. Achever les phrases ci-dessous à peine ébauchées de façon à former une histoire suivie et
contenant des actions qui se sont déroulées en même temps.
a. Un jeudi après-midi, je me promenais dans les bois tout remplis de fleurs nouvelles.
b. Tandis que je…, des oiseaux… .
c. A cet instant même, je remarquais… .
d. Comme je …, j’entendis… . Pendant ce temps, le soleil… .
e. Lorsque je reviens… .

14. Achever les phrases ci-dessous à peine ébauchées de façon à former une histoire suivie et
contenant des actions qui se sont déroulées les unes après les autres.
a. Dès le matin, les pêcheurs s’installent au bord de la rivière.
b. D’abord, ils … puis … .
c. Ensuite, ils … .
d. Une heure ou deux plus tard, ils … et … .
e. Tout à coup … . Vers midi, … .
f. Après une petite sieste, ils … et … .
g. A la fin du jour, ils … et … .

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 24

MODULE 24
ORTHOGRAPHE
Le participe adjectif en t et le verbe en ent, le participe adjectif en u et le verbe en ut.
Sons elle - el - et - ette
Les adverbes en ment

1. Mettre la bonne terminaison : celle du verbe conjugué, en t, (justifier alors le t en mettant le


verbe à l’imparfait) ou bien celle du participe passé en t (ou ts ?).
a. Cette voiture roule tous feux étein…
b. Le jour naissant étein… les étoiles.
c. Le peintre repein… les volets.
d. Autrefois les murs étaient endui… de chaux, aujourd’hui on y met du papier pein…
e. Le boulanger m’a vendu un pain trop cui…
f. Les enfants instrui… réussissent mieux, me dit ma mère.
g. Une bonne école instrui… les enfants pour la vie.

2. Mettre la bonne terminaison : celle du verbe conjugué, en ut, (justifier alors le t en mettant
le verbe à l’imparfait) ou bien celle du participe passé en ue ou u
a. Le blessé secour… est affaibli.
b. Le chien secour… son maître en haletant dans l’effort.
c. Le meunier moul… le blé dont nous fîmes du pain.
d. Le café moul… perd son arôme, dit-on.
e. Le Christ conn… des souffrances inconn… de nous.
f. L’abeille bu… la rosée dans le calice des fleurs épanouies.
g. La potion, bu… à petites doses, le sauvera.

3. Trouver un mot de la même famille que chacun des mots suivants et qui ne contienne
qu’un seul t ou un seul l.
Chandelle / clochette / tonnellerie / échelle / coutellerie / chapellerie / hôtellerie / dentelle /
batellerie / étincelle / charrette / chapelle.

4. Observer la prononciation, puis compléter par l ou ll, t ou tt.


a. L’hôte…ière est sympathique.
b. Ce…e éche…e a perdu trois éche…ons.
c. Papa a cueilli toutes les noise…es mûres sur le noise…ier.
d. Il ne faut pas confondre une cloche…e et un cloche…on.
e. Le charre…ier arrê…a net sa charre…e.
f. Il fit ses différents achats de rentrée à la pape…erie.
g. Ma grand-mère ne s’allumait déjà plus aux chande…es.
h. Mais e…e tient à ses chande…iers comme à la prune…e de ses yeux.
i. Le coque…ier est cassé.
j. La jeune dame en dente…es se reposait à l’ombre de la tonne…e.

5. Trouver le féminin de l’adjectif, puis l’adverbe en ment dérivé.


exact / copieux / attentif / sot / public / précieux / sec / nul / léger / merveilleux/ nouveau /
vrai / mou / plaintif / secret / fou / faux / doux.

6. Former avec l’adjectif donné un nom, un verbe et un adverbe.


laid / profond / haut / sec / triste / patient / vif / clair / beau / lent / brutal / pauvre.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 24

Exercices écrits

7. Mettre la bonne terminaison : celle du verbe conjugué, en t, (justifier alors le t en mettant le


verbe à l’imparfait) ou bien celle du participe passé en t (ou ts ?).
a. L’eau s’écoule par ces tuyaux mal join…
b. Les efforts produi… par cet enfant sont remarquables.
c. La Brie produi… d’excellents fromages.
d. Voyez l’allure majestueuse de ce paon qui fai… la roue !
e. Les travaux fai… à la hâte sont rarement de bonne qualité.
f. Les volets, disjoin… par la tempête, battent le mur de la façade.
g. Le vent disjoin… la lourde porte de la bergerie.
h. Quelle misère ! Où donc les a-t-il condui… ?
i. Doucement la Vierge condui… ses enfants à bon port.

8. Mettre la bonne terminaison : celle du verbe conjugué, en ut, (justifier alors le t en mettant
le verbe à l’imparfait) ou bien celle du participe passé en u.
a. Le jury de l’examen exclu… ce candidat malhonnête.
b. Exclu… pour fraude, il ne pourra plus concourir comme les autres.
c. L’homme d’affaires conclu… une affaire importante.
d. Le marché conclu…, les partenaires échangent une poignée de mains.
e. Élisabeth su… répondre à la question sur le cours qui devait être su….
f. Ce porte document disparu… en septembre contenait d’importants contrats.
g. Il disparu… au mois de juillet.

9. Former un adverbe de manière en ment avec les adjectifs écrits en italique.


a. Il arrive fréquent des accidents à ce carrefour réputé dangereux.
b. Il avait mangé abondant et digérait difficile.
c. Ils ont fait récent un superbe voyage en Australie.
d. La côte fut grimpée facile par les cyclistes.
e. La voiture démarra bruyant.
f. Ce conducteur prend ses virages rapide mais prudent.
g. Une charrette lourde chargée avançait lent vers Casablanca.

GRAMMAIRE
L’adverbe

Exercices oraux

10.Lire les phrases suivantes puis traiter les questions.


Nous arrivions toujours au détour de la ruelle suivante avant qu’ils l’eussent quittée. (Alain
Fournier)
Il s’offrait pour toutes les besognes, effrontément, et se cramponnait à la place usurpée,
jusqu’à ce qu’on l’en chassât. (Dorgelès)
Il dit cela si tristement que les larmes m’en vinrent aux yeux. (A. Daudet)
Ses jarrets fléchirent brusquement sous lui comme si une puissance invisible l’accablait tout à
coup du poids de sa mauvaise conscience. (V. Hugo)
Le printemps fut singulièrement précoce et chaud. (Maupassant)

QUESTIONS
a. Relever les verbes qui sont modifiés par un adverbe et nommer cet adverbe.
b. Parmi ces adverbes, y en a-t-il que l’on puisse remplacer par un complément
circonstanciel ?

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c. Former des adverbes de manière en ment avec les adjectifs suivants :


horizontal, indéfini, attentif, subit, rapide, léger.
d. Employer les adverbes suivants dans une phrase où ils modifieront des adjectifs
qualificatifs : très, aussi, moins, plus.

Exercices écrits

11.Copier les phrases suivantes en soulignant les adverbes et les locutions adverbiales.
Les coqs, au plumage luisant et doré, à la crête impertinente, royalement perchés sur les
brancards d’une vieille charrette ruinée, s’égosillaient à qui mieux mieux, tandis que les
dindons, de toute la force de leurs poumons, lançaient dans l’air leurs gloussements stupides
et se promenaient magistralement de long en large. Les oies, en poussant des cris d’une joie
féroce, indignes de leur gravité habituelle, dérobaient aux lapins calmes et doux les choux et
les débris de châtaignes qu’on leur avait jetés, puis couraient se cacher lâchement. Les
poules, seules, ordinairement si piailleuses, absorbées dans l’éparpillement d’un grand tas
de fumier au fond duquel elles cherchaient quelque graine précieuse, se contentaient de
caqueter doucement. (F. Fabre)

ANALYSE GRAMMATICALE

Exercice oral

12.Dans le texte suivant préciser la nature de chaque adjectif surligné.


Un bourgeois, qui ne connaissait d'autre arme à feu que ses pincettes, voulut chasser.
Chaque fois qu’il allait en campagne, il rentrait bredouille. Tout le monde le raillait. Certain
jour qu’il revenait fatigué, il rencontra un enfant qui portait un lapin vivant :
"Bon ! se dit-il, cette fois, j'aurai du gibier." Il achète le lapin deux cents francs, prend une
ficelle, attache un des bouts de la patte de l'animal, l'autre bout à une branche, recule de
quelques pas, et tire. Le plomb coupe la ficelle et le lapin s'enfuit à toutes jambes. Quel
maladroit !

Exercice écrit

13.Analyser les 10 mots en gras dans le texte ci-dessus.

ANALYSE LOGIQUE
Subordonnée conjonctive

Exercice oral

14.Encadrer chaque subordonnant et dire s’il est pronom relatif ou conjonction de


subordination. S’il s’agit d’un pronom relatif, nommer son antécédent.
a. Quand ils se croisent, ils feignent de ne pas se voir. (J. des Vallières)
b. Vous voilà venu à propos pour recevoir un petit sacrifice que je veux bien vous faire.
(Molière)
c. Le bataillon qui m’arrivait était trop fatigué pour que je le menasse au feu sans lui donner
quelque répit. (A. Dumas)
d. Comme ils atteignaient un petit mur vertical, l’air vibra très doucement. (Frison-Roche,
Premier de cordée)
e. Ils attendaient la venue du guide lorsqu’une formidable lueur les aveugla. (Frison-Roche,
Premier de cordée)
f. Je prends le petit drapeau français qui est enfoui au fond de mon sac.
g. Je sais que nous devrons redescendre très vite parce que le mauvais temps s’installe.

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Exercices écrits

15.Encadrer chaque subordonnant et dire s’il est pronom relatif ou conjonction de


subordination. S’il s’agit d’un pronom relatif, nommer son antécédent.
Dans les vitrines à coulisses qui garnissaient les murs on ne voyait que des spécimens de
toutes les perruques, chapeaux, de paille, feutres, casquettes…. À gauche de la porte régnait
le comptoir où s’asseyait la demoiselle de la boutique. Quand un client entrait, une
clochette, qui était suspendue à la poignée, retentissait gaiement. Cela signifiait pour la
demoiselle qu’il y aurait bientôt du travail à l’atelier ! (d’après André Thuriet la princesse verte)

16.Faire l'analyse logique du texte ci-dessus.

CONJUGAISON
Verbes impersonnels. Pleuvoir

Exercices oraux

17. Lire les phrases suivantes, puis traiter les questions.


a. Je le vois dans vos yeux : il vous passe quelque folle idée par la tête. (A. France)
b. Arrêté dans un coin où il ne passait personne, il puisa avec son quart dans le seau et le
tendit à Gilbert. (R. Dorgelès)
c. Le vent tourne au nord, dit Philippe. Il fera sec. (J. Renard)
d. Il leur parut avec évidence qu’ils étaient sur la Butte. (J. Romains)
e. Le cochon condamné : il se repose depuis deux jours ; je ne lui donne pas à manger, il
vaut mieux le tuer à jeun. (J. Renard)
f. J’attendais le cri de la sirène. Il me paraissait long à venir et je consultais souvent ma
montre : s’il avait dépendu de moi de déclencher ce signal, je me demande si je l’aurais
avancé ou retardé. (P. Hériat)

QUESTIONS
a. Relever les verbes impersonnels ; chercher leur sujet apparent et leur sujet réel.
b. Mettre les deux premières phrases impersonnelles à la forme personnelle. (Ex : il tombe
de la grêle : de la grêle tombe.)
c. Mettre la phrase suivante à la forme impersonnelle, chercher alors les sujets réels et
apparents.
Une pluie fine tombait quand soudain un grand vent survint : alors une éclaircie se fit.

18.Conjuguer les deux verbes suivants à tous les temps simples du mode indicatif,
conditionnel et subjonctif.
Pleuvoir ; neiger.

19.Chercher dans les phrases suivantes les verbes qui ne peuvent être qu’à la forme
impersonnelle.
(Pour chercher s’il existe une forme personnelle, il faut supprimer le sujet apparent il ou ce,
et le remplacer par un sujet réel, personne ou chose)
a. Il est entré quatre voiliers dans le port de plaisance.
b. Depuis hier il vente très fort et il est bien possible qu’il pleuve avant ce soir.
c. D’ailleurs il tombe déjà des gouttes d’eau.
d. C’est à regret qu’il nous fallut quitter cette terre paradisiaque.
e. Il est arrivé à Pierre une triste aventure.
f. Entends-tu ? Il tonne au loin : peut-être grêlera-t-il bientôt ?

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 24

Exercices écrits

20.Mettre les phrases suivantes à la forme personnelle. Encadrer auparavant le verbe,


souligner d’un trait le sujet apparent, de deux traits le sujet réel.
a. Il tombe dans les réfectoires des disques de soleil. (J. Vallès)
b. Il est arrivé un nouveau au collège.
c. Il y avait au moins quatre-vingts invités à cette noce. (E. Moselly)
d. Il importe donc bien de les comprendre et de les posséder. (Pascal)
e. Il traîne souvent de vilains bruits sur cet homme.
f. Il ne venait aucun bruit de leur chambre. (J. Vallès)

21.Mettre à la forme impersonnelle.


a. D’étranges aventures lui arrivèrent.
b. Traverser cette cohue me semble impossible.
c. Une chaleur étouffante règne sur le pays depuis plusieurs jours.
d. Beaucoup de bicyclettes passent sur cette piste cyclable.
e. Des nuages menaçants montent de l’horizon.
f. De telles catastrophes ne s’étaient encore pas produites.
g. Des milliers d’hectolitres de vin se récoltent dans ce domaine.

22. Analyser les mots en italique.


(Mettre les 1ère et 4è phrases à la forme personnelle pour trouver les fonctions)
a. Il n’est pas possible de marcher sur ce chemin.
b. Il régnait dans cette forêt un silence étrange.
c. Il montait de la cuisine une odeur délicieuse.
d. Il est agréable de voyager en avion.

VOCABULAIRE

Exercices écrits

23.Remplacer les points par l’homonyme qui convient.


gré, grès.
a. Elle aima aussitôt ces assiettes en … reçues en cadeau.
b. De … ou de force, mais elle obéira ! , affirma mon père.
grâce, grasse (adjectif).
a. La jeune fille entra, souriante, et salua avec …
b. Ces oies sont gavées et seront assez … pour Noël.
c. Je vous salue, Marie, pleine de….
d. Le président de la république possède le droit de faire … à des condamnés.
e. Avec quelle satisfaction retournait-il cette terre … et généreuse à l’homme !
jet, geai, jais.
a. Le … est un passereau au plumage coloré que l’homme peut apprivoiser.
b. L’oiseau tomba mort à un … de pierre du chasseur.
c. L’enfant le fixait de ses yeux noirs comme du …

24.Même exercice.
tôt, taux.
a. Cette banque propose des emprunts à un … raisonnable.
b. Ceux qui se couchent tard ne savent que rarement se lever …

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 24

colle, col.
a. Le prêtre porte le … romain.
b. L’écolier prêta son tube de … à son voisin.
c. Les coureurs du Tour de France ont franchi hier le … de l’Aubisque dans les Pyrénées.

très, trait, il trait (traire).


a. La fermière ne … plus la vache, une machine s’en charge !
b. Les racines du chêne étaient … saillantes, elles déformaient la route.
c. D’un …de plume, la maîtresse raya le travail sale : l’élève penaud dut recommencer.

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LECTURE

Le repas d’Emmaüs

UN MYSTERE
La scène se passe aussitôt que Jésus est sorti de l’auberge, accompagné de ses deux disciples, le lundi de
Pâques, après la Résurrection. Le décor : une salle d’auberge, une table avec une nappe, trois couverts
abandonnés après le repas très simple : un pot de miel, du pain entamé et une carafe de vin à demi vidée. La
fenêtre et la porte sont ouvertes sur la campagne ; on aperçoit des oliviers et des figuiers, et, au loin Jérusalem
rousse et dorée dans le soir qui vient lentement, comme au mois d’avril.
Ephrem, l’aubergiste (Il est debout devant la porte de l’auberge ; il regarde comme s’il suivait ses hôtes qui
sont partis il n’y a qu’un instant ; tout à coup il est bouleversé). – Je n’ai tout de même pas la berlue ; Oh ! ils
étaient trois et ils ne sont plus que deux. (Il appelle.) Séphora ! Séphora !

Séphora - Oh ! Ce cri ! Tu es tombé ? Tu n’as pas de mal ?


Ephrem – Non, mais viens vite. Tu vois ces deux hommes qui s’en vont. Il y a une place entre eux pour un
troisième. Ils sont bien deux et non pas trois ?
Séphora (rassurée et regardant à son tour). – Pourquoi veux-tu qu’ils soient trois ?
Ephrem – Parce qu’ils étaient trois en sortant de l’auberge et ils ne sont plus que deux. Tu vois l’espace qui les
sépare. Maintenant ils se rapprochent.
Séphora – Je ne comprends pas ce que tu veux dire.
Ephrem – Écoute-moi. J’étais là quand ils sont entrés tous les trois. Il y en a un que je connais. Il s’appelle
Cléophas. J’ai conclu un marché avec lui pour une jarre d’huile d’olive. L’autre, qui avait l’air d’être son compère,
je ne le connais pas, mais il a une bonne tête de chez nous et son aspect m’était agréable. Quant au troisième,
c’est un étranger. Je n’ai jamais vu un visage pareil, simple et majestueux ensemble, avec des yeux qui regardent
loin, et comme au-delà. Cléophas a ouvert la porte et a dit à l’étranger : « Demeurez avec nous, car le soir arrive
et le jour est déjà sur son déclin. Nous prendrons un peu de nourriture dans cette auberge. » Et l’étranger a dit :
« Je veux bien. »
Séphora (souriant). – Je ne vois pas ce qu’il y a d’étrange dans ces propos.
Ephrem – Attends. Ils se sont fait servir un pot de miel, du pain et du vin. Au moment de prendre la commande,
j’ai entendu l’étranger leur demander : « Pourquoi êtes-vous tristes ? » Et Cléophas de répondre : « Nous avons
raison d’être tristes. Êtes-vous le seul à ne pas savoir ce qui s’est passé ces jours-ci à Jérusalem ? – Et que s’est-il
donc passé ? lui a dit l’étranger. – Quoi ? Vous n’avez pas entendu parler d’un nommé Jésus de Nazareth qui fut
un prophète fameux en œuvres et en paroles, devant Dieu et devant tout le peuple ?
Séphora (répétant, comme en extase). - Jésus de Nazareth, le prophète !
Ephrem – Je les ai interrompus : « Vous pouvez en parler, car il n’y a personne dans mon auberge pour vous
dénoncer... » ... Cléophas a continué : « Les princes des prêtres l’ont livré pour être condamné à mort par le
procurateur de Judée. Ils l’ont crucifié. »
Séphora - Oh ! J’étais là.
Ephrem – Oui, tu me l’as dit. « Aujourd’hui, c’est le troisième jour, a dit l’autre, qu’il a été mis au tombeau. Sa
mère et Marie-Madeleine de Magdala, et Marie, mère de Jacques et Salomé, et une ou deux autres femmes qui
sont des nôtres sont allées avant le jour au sépulcre. Mais elles ne l’ont pas trouvé et ce qu’elles ont rapporté est
si invraisemblable ! Dis-le, Cléophas. » Et Cléophas de confesser à mi-voix, comme si c’était un miracle : « Elles
ont couru dire à ses disciples qu’un jeune homme vêtu de blanc, assis sur le sépulcre dont la pierre avait été
roulée, leur était apparu et leur avait dit ; « Qui cherchez-vous ? – Jésus qui a été crucifié. – Mais il est vivant... »

IL EST VIVANT !

Séphora, comme hors d’elle-même, a jeté ce cri ; « Il est vivant ! ». Elle a connu Jésus, qui l’a convertie, elle a
assisté à sa mort avec les saintes femmes. Son mari continue le récit.

Ephrem – Alors, l’étranger est intervenu ; d’un ton calme et assuré, il leur a dit ; « Qu’y a-t-il de si
invraisemblable ? Vous n’avez pas lu Moïse et tous les prophètes, Daniel, Isaïe, Jérémie, et d’autres qui
annoncent que le Messie ressuscitera d’entre les morts ? – Nous n’avons pas fait ce rapprochement, a dit
Cléophas. – Et son compère a ajouté : « On ne le fait pas quand on est dans la vie et on a tort parce qu’on a des
yeux pour voir et des oreilles pour entendre. »
Séphora (en extase). – Il est ressuscité !

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Français, CM1 - Fascicule exercices - Français, Cours Moyen 1, Année scolaire 2019 / 2020

Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 24

Ephrem – Que dis-tu là ? Ne reste pas agenouillée. Mais, laisse-moi achever mon récit qui va te stupéfier, comme
il m’a stupéfié moi-même. Quand j’ai déposé sur la table le pain et le vin, l’étranger s’est emparé du pain, l’a
rompu et l’a béni. Alors, Cléophas et son acolyte se sont levés et se sont inclinés en l’appelant : « Maître... »,
Comme s’ils venaient de le reconnaître comme leur Seigneur. Leur émotion était indicible et Cléophas a dit :
« Ah ! Notre cœur était brûlant en nous lorsque vous nous avez expliqué les Écritures », et l’autre a répété :
« Nous l’avions deviné et nous hésitions. Il ne faut pas hésiter... » Cléophas a renversé le corps en arrière et a
levé les mains dans une expression de ravissement et presque d’effroi. L’autre n’avait plus de regard pour
l’extérieur. Il baissait les yeux et joignait les doigts dans une telle attitude de concentration que je n’avais pas de
peine à deviner ce qu’il pensait. Et ce qu’il pensait c’était l’adoration. Peut-on adorer un homme ?
Séphora – Oui, celui-ci.
Ephrem – Que dis-tu ? Ils se sont rassis. Ils ont mangé le pain bénit et bu le vin rouge qu’il avait aussi consacré.
Après quoi ils se sont levés. Je n’ai pas assisté à leur départ, parce que j’étais allé à la cuisine, mais j’ai trouvé
deux drachmes sur la table pour payer leur consommation, lorsque je suis arrivé aussitôt après. J’ai regretté de
ne leur avoir pas souhaité le bonsoir quand j’ai vu... Oh ! c’est à n’y pas croire !
Séphora – Mais qu’est-ce que tes yeux ont vu ?
Ephrem – Je te l’ai déjà dit. Ils étaient trois et ils n’étaient plus que deux. L’étranger avait disparu...
Séphora (en extase, et s’agenouillant à nouveau). – Il est ressuscité ?
Ephrem – Admettons... que Jésus crucifié a quitté son tombeau. Admettons qu’il soit vivant. Tu n’admettras pas
qu’il ait faussé compagnie à ses deux disciples en disparaissant.
Séphora (toujours agenouillée). – Il s’est envolé aux cieux.
Ephrem – Comment le sais-tu ? Oui, je sais bien qu’il t’a parlé il n’y a guère que deux ou trois mois.
Séphora – Il m’a parlé... Et il est ressuscité d’entre les morts.
Ephrem (en se levant). – J’ai vu passer des ombres.
Séphora – Des soldats. Ils viennent nous chercher.
Ephrem – Pourquoi ?
Séphora – Pour nous arrêter.
Ephrem – Mais encore une fois pourquoi ?
Séphora – Parce que nous l’avons vu vivant après son exécution.
Ephrem – Moi, pas toi.
Séphora – C’est la même chose. Je l’ai vu par toi. Je le confesserai jusqu’à mon dernier jour.
Ephrem – Relève-toi. Cache-toi.
Séphora – Je ne me cacherai pas. Je veux t’assister et ton sort sera le mien.
Ephrem – Alors tâchons de ne pas nous mettre en défaut. Essayons d’être habiles avec la police.
Séphora – Je ne sais pas être habile.

HOSANNA !

Les deux soldats, Malchus et Longin, ont passé et repassé devant l’auberge, et ils se décident à y entrer.

Malchus – Ah! Ça, aubergiste, nous allons souper chez toi.


Ephrem – Comme il vous plaira !
Longin – Il y a déjà le pain et le vin sur cette table.
Séphora (enlevant le pain et le vin). – Ce n’est pas pour vous. Je vais chercher une autre carafe et un autre pain.
Malchus (fait le geste de s’en emparer). – Quand nous aurons bu cette moitié de flacon et mangé ce morceau de
pain, il sera toujours temps de les remplacer.
Séphora – Non, non, il vous faut deux couverts et une nappe neuve. J’emporte ceux-ci.
Ephrem (se penchant à l’oreille de Séphora). – Mais pourquoi ?
Séphora (à mi-voix). – Parce qu’ils sont bénits et consacrés.
Ephrem – C’est juste.
Malchus – Savez-vous pourquoi nous sommes à Emmaüs ?
Ephrem – Non, vous êtes de la garnison de Jérusalem ?
Malchus – Des soldats romains.
Longin – Envoyés par le grand prêtre.
Malchus – Sur l’ordre du gouverneur.
Ephrem – Et qu’allez-vous faire à Emmaüs ? Emmaüs est à soixante stades de Jérusalem.
Malchus – C’est pourquoi nous avons gagné de l’appétit.
Ephrem – Voici de la soupe fumante. Mais vous n’avez pas répondu à la question que vous aviez posée vous-
même : Pourquoi êtes-vous ici ?

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 24

Malchus – Parce que nous cherchons un homme, ou plutôt un fantôme. (Il rit) Et parce que nous avons ordre de
tuer tous ceux qui l’auraient vu.
Séphora – Tous ceux qui l’auraient vu !...
Ephrem – C’est un ordre singulier ! Et quel est cet homme, ou plutôt ce fantôme ?
Malchus – Eh bien! Le grand Pontife a entendu dire que Jésus de Nazareth, qui a été crucifié, il y a trois ou quatre
jours, n’était pas mort et qu’on l’avait vu à Jérusalem, prenant la route qui conduit à Emmaüs.
Séphora – Prenant le chemin d’Emmaüs…
Ephrem – Vous dites qu’on l’aurait aperçu ?
Longin – Ce sont des racontars de vieilles femmes.
Malchus – Le centurion nous a choisis, Longin et moi, parce que nous avons été mêlés à cette histoire.
Ephrem – Vous avez été mêlé à cette histoire ?
Malchus – Oui, moi, à l’arrestation et Longin à la mort. Je connais parfaitement ce Jésus. Longin, lui, ne l’a vu que
défiguré, mais il a constaté sa mort.
Séphora (s’approchant). – Vous étiez là au moment de son arrestation ?
Malchus – Oui, ma petite dame, j’étais là. J’ai même eu une oreille coupée ! Mais il m’a remis en place l’oreille
qui était détachée... J’ai prétexté la blessure de mon oreille pour obtenir un ou deux jours de congé... Sans quoi,
j’aurais assisté à la flagellation et au couronnement d’épines. Car, avant de la crucifier, on l’a cruellement torturé.
Je n’aime pas les tortures. Qu’on tue, c’est parfait, mais qu’on fasse souffrir, c’est abominable.
Longin – C’est mon avis.
Séphora – Et vous n’avez pas pris le parti de ce juste ?
Malchus – Comment voulez-vous qu’on prenne son parti. Je suis un soldat. Je reçois des ordres.
Séphora – Pourquoi les exécuter ?
Malchus – Parce que, si je ne les exécutais pas, je serais condamné à mon tour.
Séphora – Alors exécutez-les en me tuant.
Malchus – En vous tuant ma petite dame ?
Séphora – Jésus est ressuscité. Je l’ai vu aujourd’hui, tout à l’heure. Exécutez-moi, puisque vous en avez reçu
l’ordre.
Ephrem – Elle ne l’a pas vu vivant. Mais moi !
Séphora – Non, non, je prendrais ta place.
Malchus – Que disent-ils ?
Longin – Ils se disputent pour avoir vu ce Jésus de Nazareth aujourd’hui.
Séphora – Tout à l’heure.
Malchus – C’est une folle.
Séphora – Je ne suis pas folle. Je l’ai vu aujourd’hui.
Ephrem – Pas elle, moi.
Longin – Je vais vous convaincre tous les deux. Personne ne sait plus que moi qu’il était mort. Parce que j’ai été
commandé pour constater son décès.
Ephrem – Vous avez été commandé ?
Longin – ... J’ai dit à mes compagnons : «Pas la peine de briser les jambes de celui-ci. Il a rendu le dernier
soupir. » Ils m’ont réclamé : « En es-tu sûr ? » J’ai pris ma lance et je lui ai transpercé le côté droit...
Ephrem – Tout à l’heure, il est venu chez moi, chez nous.
Séphora - Il est ressuscité d’entre les morts.
Longin – Mais je l’ai vu mort.
Séphora – Il est ressuscité.
Ephrem – Il est entré dans mon auberge avec deux de ses disciples. Il s’est fait reconnaître d’eux et ils l’ont
appelé : Seigneur ! Ils sont partis. Sur le chemin, ils étaient trois et je n’en ai plus vu que deux, L’autre s’est
envolé.
Séphora – Il est remonté aux cieux...
Malchus – Les prêtres ont proclamé : « Si quelqu’un déclare qu’il a vu Jésus vivant après qu’il a été crucifié,
mettez-le à mort. »
Ephrem – Je suis prêt.
Séphora – Moi aussi
Longin – Que vas-tu faire ?
Malchus – Je sais bien ce que je vais faire, ce que nous allons faire... Avec vous, nous croyons.
Ephrem – Vous croyez...
Longin – Enfin ! qu’il est ressuscité.
Séphora – Oh ! Rendons grâces à Dieu !... Asseyez-vous tous... J’apporte le pain et le vin qu’a bénis Jésus de
Nazareth. Prenez-en chacun un morceau. Et goûtez un peu de ce vin. C’est du corps et du sang de Jésus le

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 24

crucifié. Il a prévu que nous finirions le repas qu’Il avait préparé et sanctifié. Comme cela, vous sentirez un souffle
divin qui passera en vous, - et vous vous sentirez forts et pacifiques.
Malchus (après avoir bu) – C’est vrai : je me sens fort et apaisé. Je n’ai peur de rien, pas même de l’ordre que j’ai
reçu et que je n’exécuterai pas.
Longin – Je sens en moi un souffle divin.
Ephrem – J’ai vu et j’ai cru.
Séphora – J’ai cru parce que je n’ai pas vu. Hosanna au ressuscité !
Tous en chœur : Hosanna !

Henry Bordeaux.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 25

MODULE 25
ORTHOGRAPHE
Préfixe in, dés, en
On n’

Exercices oraux

1. Former le contraire des adjectifs suivants en utilisant le préfixe in ou im.


Patient / interrompu / humain / accessible / flexible / modeste / buvable / habile /
admissible / épuisable / praticable / avouable.

2. Former le contraire des verbes suivants en utilisant le préfixe dés.


Unir / servir / serrer / saler / ordonner / obéir / intéresser / infecter / honorer / hériter /
habituer / ennuyer / enchanter / avantager / articuler / approuver / altérer / accorder.

Exercices écrits

3. Former le contraire des adjectifs suivants en utilisant le préfixe in ou im.


Oubliable / attendu / exploré / intelligent / effaçable / habituel / apte / espéré / actif /
appliqué / hospitalier / achevé.

4. Remplacer les points par on ou on n’.


a. … craignait que je ne me trouvasse bien mal à Ille. (Mérimée)
b. Tous riaient, … entendait pas les cris de détresse des malheureux.
c. Il déguerpissait toujours avant qu’… se fût aperçu de sa présence. (Maupassant)
d. … en pouvait plus de marcher, … s’arrêta pour se reposer.
e. Il s’offrait pour toutes les besognes, effrontément, et se cramponnait à la place usurpée,
jusqu’à ce qu’… l’en chassât. (Dorgelès)
f. Cependant … vous voit une morne tristesse,
Alors que dans vos yeux doit briller l’allégresse. (Molière)
g. La neige a étendu son voile immaculé sur la terre : … aperçoit rien qui ne soit blanc.
h. L’hiver est beau à la campagne, quoiqu’… en dise. (G. Sand)
i. … ne possédait ni vivres ni toit, … avait tout perdu.

GRAMMAIRE
L’adjectif numéral

Exercices oraux

5. Souligner d’un trait les adjectifs numéraux cardinaux, et de deux traits les adjectifs
numéraux ordinaux.
a. L’équipe marqua le but final à cinq minutes de la fin du match.
b. Mais à la dixième minute elle en totalisait déjà trois.
c. C’est seulement dans sa trentième année qu’il obtint son permis de conduire.
d. Après sept jours passés à sa chambre, il put sortir le huitième matin.
e. Mais il avait encore trente-huit degrés de fièvre.
f. La fièvre tomba vraiment le dixième jour.
g. Il a laissé son poste vacant durant quinze jours.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 25

6. Analyser les adjectifs numéraux de l’exercice précédent.

Exercices écrits

7. Écrire les nombres en lettres, sans recopier tout le texte.


a. Clovis fut baptisé en 496 et mourut en 511.
b. Pépin le Bref monta sur le trône en 752.
c. Charlemagne fut couronné empereur en l’an 800.
d. Hugues Capet ouvrit la dynastie qui porte son nom en 987.
e. Aux environs de l’an 1000 une grande famine désola la France.
f. Guillaume le Conquérant s’empara de l’Angleterre en l’an 1066.
g. Jeanne d’Arc mourut sur le bûcher le 30 mai 1431.
h. Christophe Colomb découvrit l’Amérique en 1492.
i. Louis XII reçut la couronne royale en 1498.
j. Louis XIV mourut en 1715.
k. Napoléon gagna la bataille d’Austerlitz le 2 décembre 1805.

8. Compléter par un adjectif numéral cardinal, que l’on écrira en lettres.


a. Une année comporte…mois, elle se divise en … semaines, de sorte qu’une année
complète se compose de … jours, hormis l’année bissextile, qui en compte ...
b. Un mois, lui, compte… jours.
c. La terre tourne sur elle-même en … heures, ce qui représente ... journée.
d. Une heure s’étale sur … minutes.

9. Écrire en lettres l’adjectif numéral ordinal en italique et écrit en chiffres. Trouver et écrire
en lettres celui qui remplacera les points.
(Rappelez-vous que l’adjectif ordinal nous dit dans quel ordre défilent les évènements : 1er, 2è,
3è ?)
a. Sept croisades furent entreprises, du 11è au 13è siècle, (XIè au XIIIè) pour délivrer le
tombeau du Christ.
b. La 1ère croisade fut conduite par Godefroy de Bouillon.
c. Les 6è et 7è croisades furent menées sous le règne de Saint Louis.
d. Le 17è siècle ( XVIIè ) est appelé siècle de Louis XIV.
e. Nous vivons actuellement au … siècle.
f. Le mois de mai, mois de Marie, est le … mois de l’année.
g. Le … mois est celui de la Nativité.

10. Remplacer les points par vingt ou cent, que l’on accordera s’il y a lieu.
Vingt
a. Ne seront récompensés que les … meilleurs élèves de l’école.
b. L’hôpital des Quinze-…, fondé par Saint Louis, avait une capacité d’accueil de trois cents
malades.
c. L’école accueillait cent … élèves, mais il n’en reste plus que quatre-… douze, l’année
prochaine, nous serons quatre-…

Cent
a. La rue du Midi mesure cinq … mètres.
b. Notre terrain de football mesure … vingt mètres de long.
c. Deux … vingt sportifs seront bientôt réunis sur le stade olympique.
d. Le prix des places lors des Jeux Olympiques sera de trois … euros.
e. Il reste seulement … billets à vendre.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 25

ANALYSE GRAMMATICALE
L’adjectif numéral

Exercice écrit

11. Analyser les adjectifs numéraux.


a. Il était dans sa treizième année lorsque survint la guerre qui ravagea la France durant
quatre années.
b. Le quatrième jour des épreuves, elle quitta la salle de classe sans avoir fait les deux
exercices de mathématiques ni même fini le troisième exercice de français.
c. Après trente ans de mariage, ils étaient toujours aussi heureux, et se disposaient
joyeusement à entamer la quatrième décade !

ANALYSE LOGIQUE
La subordonnée conjonctive

Exercice oral

12. Souligner les verbes, encadrer la conjonction, séparer les propositions puis écrire leur
nature.
a. Quand arrivait l’heure de la prière, les enfants s’agenouillaient devant la Vierge, tandis
que leur père allumait la bougie.
b. Une sainte coutume voulait que, le soir, la prière fût toujours dite en famille.
c. Dès que le père les appelait, tous arrivaient.
d. Quand il avait ouvert l’Évangile à la page voulue, tout le monde sous sa conduite faisait
le signe de la croix.
e. Je ne crois pas qu’aucune prière soit plus salutaire que celle-là.
f. Nous savons qu’elle enracine les familles dans l’amour de Dieu.

Exercice écrit

13. Faire l'analyse logique du texte la mésaventure de deux cyclistes de "nous avions parcouru
..."jusqu'à "réparer". Ce texte figure au n°16 de la rédaction.

CONJUGAISON
Révision

Exercices écrits

14. Écrire les verbes en italique aux 4 temps simples de l’indicatif.


a. Les perdrix inquiètes ne (pouvoir) que se sauver, et elles (s’effrayer) même des bruits dont
elles avaient l’habitude. Elles ne (courir) plus, ne (manger) plus, ne (dormir) plus. Elles n’y
(comprendre) rien. (Jules Renard)
b. Nos chenilles (grimper), (s’accrocher) au sol et (prendre) parfois des positions qui (défier) les
lois de l’équilibre. (G-M. Haardt)

15. Écrire les verbes en italique à l’imparfait et au passé simple de l’indicatif.


Elles (tomber) jour et nuit, (descendre) en tournoyant le long des arbres ; et on (commencer) à
voir le ciel à travers les branches. Quelquefois, quand un coup de vent (passer) sur les cimes, la
pluie lente et continue (s’épaissir) brusquement, (devenir) une averse qui (couvrir) la mousse
d’un épais tapis jaune criant un peu sous les pas. Et le murmure incessant, doux et triste, de
cette chute (sembler) une plainte ; et ces feuilles, tombant toujours, (sembler) des larmes
versées par les grands arbres qui (pleurer) jour et nuit sur la fin de l’année (…). (G. de Maupassant)

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VOCABULAIRE
La place des adjectifs qualificatifs

Exercice oral

16. Placer convenablement les adjectifs qualificatifs en italique.


a. Des ruelles tortueuses, sombres débouchent sur la place du marché.
b. Deux tours imposantes, médiévales encadrent la ville.
c. Un immeuble moderne, grand écrase la vieille ville de sa masse altière.
d. Une femme vieille, sympathique nous reçut au musée.
e. Un chemin sinueux, étroit, conduit à la masure.
f. Une église au clocher superbe, fortifié surgissait derrière le rideau de verdure.
g. Un tilleul grand, séculaire ombrageait la place du village.

RÉDACTION

La leçon de bicyclette

Tante, tu vas pédaler de toutes tes forces, en regardant loin devant


toi, sans t’inquiéter si tu penches. Je te tiendrai par la selle. Si tu vas
vite, tu ne crains rien.
Ainsi fit-on, en profitant d’une légère déclivité du terrain. Jean courut un peu derrière sa tante.
Puis il la poussa violemment et la lâcha. L’effet fut immédiat. La malheureuse donna deux coups
de guidon frénétiques, se raidit, s’embarrassa dans les pédales, cria au secours et prit à vive
allure la direction du fossé. Il y eut un hurlement affreux. Projetée de la machine, tante Berthe
disparut plus qu’à moitié dans un buisson, la tête en avant.
G. Chevallier Propre à rien (presses Universitaires de France)

Exercices oraux

1. Trouver une courte phrase avec chacun des deux homonymes tante et tente.

2. Donner un synonyme et un contraire du verbe s’inquiéter.

3. Souligner le verbe pencher d’un trait s’il est employé au sens propre et de deux traits s’il
est employé au sens figuré.
a. Le mur de notre jardin penche et risque de tomber.
b. Vous penchez trop la tête lorsque vous écrivez.
c. Ma sœur aime beaucoup les cerises, moi je penche pour les fraises.

4. Remplacer dans les deux phrases ci-dessous le verbe ou le groupe de mots en gras par un
verbe synonyme.
a. Certains élèves penchent la tête en écrivant.
b. Mes parents hésitent entre une promenade en forêt ou une promenade au bord de
l’eau ; moi, je penche pour la rivière.

5. Remplacer le verbe tenir par le synonyme convenable choisi parmi les verbes contenir,
désirer, garder, remplir.
a. Annie est fiévreuse, sa maman la tient au chaud.
b. Mon pot à lait tient deux litres.
c. Il faut toujours tenir ses promesses.
d. Ce soir, je tiens à me coucher de bonne heure.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 25

6. Relier chacune des expressions de la colonne de gauche avec l’expression synonyme


convenablement choisie dans la colonne de droite.
Tenir en bon état   résister
Tenir bon   bien entretenir
Tenir tête   ne plus être solide
Ne plus tenir qu’à un fil   maintenir solidement

Exercices écrits

7. Rédiger une courte phrase avec chacun des deux homonymes selle et celle.

8. Copier les expressions ci-dessous en remplaçant dans chacune d’elles l’adjectif léger par le
contraire convenable choisi dans la liste suivante : copieux, épais, fort, lourd, profond.
a. Une bicyclette légère
b. une légère couche de neige
c. un vin léger
d. un repas léger
e. une blessure légère.

9. Rédiger une phrase dans laquelle sera employée l’expression avoir la main légère.

10. Rédiger deux courtes phrases dans lesquelles le verbe projeter aura des sens différents.

11. Relier les synonymes.


a. à vive allure b. la direction c. un hurlement affreux
d. s’embarrasser e. au secours f. s’empêtrer
g. le chemin h. à toute vitesse i. un cri horrible
j. à l’aide

12. Construire, sur le thème de la semaine, deux phrases interrogatives commençant par
pourquoi ? Comment ?

13. Deux phrases interrogatives commençant par un adjectif interrogatif (quel)

14. Construire, sur le thème de la semaine, deux phrases interrogatives commençant par
pourquoi ? comment ?

15. Construire, sur le thème de la semaine, deux phrases interrogatives commençant par un
adjectif interrogatif (quel).

16. Résumer le texte ci-dessous en un paragraphe de six à sept lignes.

La mésaventure de deux cyclistes

Au cours des dernières grandes vacances, par un bel après-midi ensoleillé, mon frère et moi empruntions
les vieilles bicyclettes de nos cousins pour aller faire une randonnée à travers la campagne.
Au début, malgré le très mauvais état de nos montures qui grinçaient à chaque coup de pédale et notre
réel manque d’entraînement, tout se passa bien. Nous avions parcouru 5 à 6 kilomètres et abordions une
petite côte ; comme nous n’étions pas des cyclistes très aguerris, nous nous mîmes debout sur les pédales.
À un moment, mon frère mit pied à terre et me dit qu’il ne pouvait continuer. Effectivement, sa chaîne
était cassée. Je l’encourageais à poursuivre jusqu’à une ferme voisine où nous pourrions peut-être réparer.
Un brave paysan, ému de notre situation, raccorda comme il put les deux extrémités de la chaîne et nous
repartîmes. Un peu plus loin, je connaissais à mon tour les aléas du cyclisme : un des pneus déjà bien
usagés de ma bicyclette d’emprunt rendit l’âme. Sans le moindre outillage ni nécessaire de réparation, je
ne pouvais qu’attendre un secours extérieur et, déçu autant que fatigué, je m’assis sur le talus…

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 25

Heureusement un cycliste mieux équipé que nous vint à mon secours. Nous reprîmes la route, désireux de
continuer, malgré tout, notre randonnée. Après quelques kilomètres, nous nous arrêtâmes pour dévorer
notre goûter et nous reposer un peu. Il était déjà presque cinq heures et il fallait songer au retour. Depuis
un moment le ciel avait pris une couleur de plomb. Il faisait lourd. L’orage menaçait. Il n’y avait pas de
temps à perdre pour regagner notre toit.
Les premières gouttes ne tardèrent guère à tomber et bientôt une pluie diluvienne vient tout noyer.
Malgré la fatigue et nos mauvais vélos, nous pédalions de toutes nos forces, mais la maison était encore
loin…

17. Dire en une phrase, de combien d’épisodes se compose ce récit et donner un titre à chacun
d’eux.

18. Terminer ce récit en lui donnant un dénouement.

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Français, CM1 - Fascicule exercices - Français, Cours Moyen 1, Année scolaire 2019 / 2020

Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 25

LECTURE

Un nid dans une boîte aux lettres

Une année, une mésange avisa une fente régulière, protégée par une planchette, qui s’enfonçait dans
l’épaisseur des moellons, à droite de la porte d’entrée du presbytère ; elle s’y glissa, revint satisfaite de
l’exploration, apporta des matériaux et bâtit son nid sans rien négliger de ce qui devait le tenir chaud, ni la
plume, ni le crin, ni la laine.
Un matin, la servante Philomène arriva d’un air furieux, tendant un papier. C’était sous la tonnelle de
laurier, au fond du jardin.
« Tenez, Monsieur le Curé, v’là un papier, et sale encore ! Ils en font de belles !
- Qui donc, Philomène ?
- Vos oiseaux de malheur, tous les oiseaux que vous souffrez ici ! Ils nicheront bientôt dans vos soupières ...
- Je n’en ai qu’une.
- Ont-ils pas eu l’idée de pondre dans votre boîte aux lettres ! Je l’ai ouverte parce que le facteur sonnait, ce qui
ne lui arrive pas tous les jours. Elle était pleine ; du foin, du crin, des fils d’araignée, de la plume de quoi garnir un
édredon, et au milieu de tout ça, une bête que je n’ai pas vue, qui siffle comme une vipère ! »
Le curée de Saint-Philémon se prit à rire, comme un aïeul à qui l’on raconte les frasques d’un enfant.
«Ça doit être une mésange charbonnière, dit-il, il n’y a qu’elle pour inventer des tours pareils. N’y touchez pas
surtout, Philomène ! »
L’abbé se hâta, traversa le jardin, la maison, la cour plantée d’asperges, jusqu’au mur de clôture qui séparait le
presbytère du chemin public, et là, d’un effort discret de la main, ent’ouvrit la niche monumentale.
Il ne s’était pas trompé. La forme du nid en pomme de pin, sa couleur, la composition de la trame, de la
chaîne et de la doublure qui transparaissait l’épanouirent. Il écouta le sifflement de la couveuse invisible, et
répondit :
« Sois tranquille, petite, je te connais : vingt et un jours d’incubation, trois semaines pour élever ta famille, c’est
ce que tu demandes ? Tu les auras : j’emporte la clef. »
Pendant trois semaines, il ne passa pas une fois dans l’encadrement de la porte sans penser aux œufs tiquetés de
rose qui reposaient là, tout près et, quand le vingt-deuxième jour eût sonné, s’étant courbé, il écouta, l’oreille
collée aux lèvres de la boîte, puis se redressa, radieux.
« Ça gazouille, Philomène, ça gazouille ! En voilà qui me doivent la vie, par exemple ; et ce n’est pas eux qui
regretteront ce que j’ai fait, ni moi non plus !... »
Et le temps suivant vint où, sur les ailerons des mésangeaux, les tuyaux bleus tout pleins de sang se
garnirent de duvet. Quatorze petits, piaillant, flageolant sur leurs pattes molles, le bec ouvert jusqu’au-dessus
des yeux, ne cessèrent, de l’aube au soir, d’attendre la becquée, de la manger, de la digérer et d’en demander
d’autre. C’était la première période où les nourrissons n’ont pas d’esprit. Elle dure peu pour les oiseaux. Bientôt,
il y eut des disputes dans le nid, qui commença à céder sous l’effort des ailes ; on y lit des culbutes par-dessus
bord, des excursions le long des parois de la boîte, des stations près de l’entrée de la caverne, par où se glissait
l’air du monde. Puis, on se risqua dehors.
Le curé de Saint-Philémon assista, d’un pré voisin, avec un extrême plaisir, à cette garden-party. En
voyant les petits apparaître sous la planchette de la boîte aux lettres, deux, trois ensemble, prendre leur vol,
rentrer, repartir, comme des abeilles à la trappe d’une ruche, il se dit : « Voilà une enfance terminée et une
bonne œuvre finie. »

René BAZIN
(Contes de bonne Perrette, Calmann-Lévy, édit.)

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 26

MODULE 26
ORTHOGRAPHE
Verbes en andre, endre, aindre ou eindre
Les adjectifs nu, demi et grand

Exercices oraux

1. Compléter les verbes au présent.


a. Jamais elle ne se pl…
b. Le libraire v… les livres de classe aux enfants.
c. Une mode vestimentaire se rép… vite
d. Maman ét… le linge sitôt sorti de la machine à laver.
e. Le cultivateur ép… du fumier dans les champs.
f. Le soir, à l’heure dite, son fils ét… sa lampe.
g. On ent… une alarme dans la rue voisine.

2. Écrire correctement nu, demi ou grand.


a. Les grand routes sont agréables pour marcher.
b. Ma demi-sœur ne paie que demi place.
c. Ils jouaient sur la plage nu tête et nu pieds.
d. Il habitait à trois kilomètres et demi.
e. Inconscients, les gamins sortirent jambes nu en plein hiver.
f. Courant dans la grand rue, ils rejoignirent la grand place, sans bonnet, tête nu.
g. Le Petit Poucet chaussant ses bottes de sept lieues, franchit douze lieues et demi en un
éclair !

Exercices écrits

3. Trouver les verbes dont les noms ci-dessous sont dérivés.


La surprise / la plainte / la contrainte / l’étreinte / l’attente / la crainte / la tension / une
atteinte / la peinture / la prétention / une feinte / l’expansion.

4. Écrire correctement nu, demi, mi ou grand.


a. Le lierre avait recouvert le mur jusqu’à mi hauteur.
b. Ne restez surtout pas nu tête au soleil d’août !
c. L’insolation risquée me fait grand peur.
d. Tous étaient frigorifiés : cette fille qui sortait bras nu leur parut folle.
e. A la hâte, elle portait une demi douzaine d’œufs à sa grand mère malade.
f. Celle-ci ne sortait plus, hormis pour la grand messe où elle se rendait encore à grand
peine.

GRAMMAIRE
Le pronom indéfini

Exercice oral

5. Lire le texte, les observations que l’on peut en faire, puis traiter les questions.
Vous ne sauriez concevoir avec quel zèle, avec quelle gaieté se fait la vendange. On chante,
on rit toute la journée et le travail n’en va que mieux. Tout vit dans la plus grande
familiarité ; tout le monde est égal, et personne ne s’oublie… C’est à qui trouvera les
meilleures chansons, à qui fera les meilleurs contes, à qui dira les meilleurs traits. On dîne

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 26

avec les paysans et à leur heure, aussi bien qu’on travaille avec eux. On mange avec appétit
leur soupe un peu grossière, mais bonne, saine, et chargée d’excellents légumes. On ne
ricane point orgueilleusement de leur air gauche et de leurs compliments rustauds ; pour les
mettre à leur aise, on s’y prête sans affectation. Ces complaisances ne leur échappent pas, ils
y sont sensibles. (J-J Rousseau)

Observations
On chante, on rit, on dîne, on ne ricane point… :
Que désigne ce on ? Est-ce une personne déjà connue de nous ? Ou bien, d’une façon générale,
toute personne ?
Que désigne tout le monde ? L’auteur a-t-il déjà cité ces personnes ?
Nous sentons que on, tout le monde… ne désignent pas telle ou telle personne, mais toutes, de
façon générale, indéterminée ; ne donnant aucune précision, ces mots ont un caractère indéfini : ce
sont des pronoms indéfinis.

QUESTIONS

a. Relever les pronoms indéfinis du texte.


b. personne ne s’oublie : personne désigne-t-il un être ou une chose ? Quel est le pronom
indéfini de même sens que l’on utilise pour parler des choses ?
c. On, tout le monde, sont-ils des pronoms indéfinis singuliers ou pluriels ? Quelle
remarque faites-vous concernant l’accord du verbe ?
d. Employer les mots tout, aucun, plusieurs, dans des phrases où ils seront adjectifs
indéfinis, puis dans des phrases où ils seront pronoms indéfinis.

Exercices écrits

6. Souligner d’un trait les adjectifs indéfinis et de deux traits les pronoms indéfinis.
a. Que chacun se retire, et qu’aucun n’entre ici. (Corneille)
b. Tous les enfants s’esclaffaient.
c. On ne peut être plus contente que je ne suis. (Mme de Sévigné)
d. Aucun chien n’aime son maître plus que le mien.
e. Quiconque a beaucoup vu peut avoir beaucoup retenu. (La Fontaine)
f. Certaines personnes mangent à toute heure.
g. Pour un âne enlevé, deux voleurs se battaient :
L’un voulait le garder, l’autre le voulait vendre. (La Fontaine)
h. Non, l’avenir n’est à personne, Sire ! (V. Hugo)

7. Remplacer les points par un pronom indéfini.


a. Ils étaient … occupés dans la classe, … lisaient, … écrivaient, … avait son travail.
b. Il ne sert à … de pleurer.
c. J’ai entendu sonner : attends-tu … ?
d. Je n’ai trouvé … à la porte.
e. Celui qui fait du bien à … réjouit Dieu.
f. … n’entendait … dans le petit bois, aucun bruissement de feuilles, nul bruit d’animal : …
était calme, comme mort.

8. Remplacer les points par chaque ou chacun selon le cas.


a. Il leur tendait à … un morceau de pain. (V. Hugo)
b. … année nous partons en vacances et … ici s’en réjouit.
c. Orso, répondit Colomba, … honore ses morts à sa manière. (Mérimée)
d. Il peignait de magnifiques tableaux et les vendait deux cents euros …
e. Vous donnerez soixante cartouches à … homme, dit le chef.
f. Les parents donnent à … selon ses besoins.
g. A … de travailler selon les dons qu’il a reçus de Dieu !

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ANALYSE GRAMMATICALE
Le pronom indéfini

Exercice oral

9. Analyser les adjectifs indéfinis et pronoms indéfinis des phrases de l’exercice n°6.

Exercice oral et écrit

10. Analyser les 17 mots en gras (moitié à l'oral, moitié à l'écrit).


Avez-vous remarqué, mes enfants, dans vos joyeuses promenades des vacances, des
champs couverts de certaines plantes malfaisantes qui étendent partout leurs longs
rameaux et leurs racines nombreuses ? Si les imprudents les laissent croître, il leur sera
ensuite impossible d'en débarrasser la terre. Les vents d'automne répandront au loin la
mauvaise graine qui, au printemps, étouffera la bonne semence. Ces plantes funestes sont la
figure des vilains défauts, auxquels plusieurs enfants négligents ne font pas la guerre. Les
uns sont paresseux, orgueilleux ou égoïstes ; les autres sont gourmands, menteurs ou
désobéissants. Avec le temps, ces défauts non combattus deviennent très difficiles à
déraciner.

ANALYSE LOGIQUE

11. Analyse logique du texte précédent jusqu'à "guerre" et dans le texte de lecture Les
bourgeois de Calais du début jusqu'à "sans délai".

CONJUGAISON
Es, est, ai, aie, aies, ait
Coudre, faire

Exercice oral

12. Donner l'infinitif, la voix, le temps, le mode des verbes suivants.


Je cousis- Elle sera cousue - Faites - Nous ferions - Elles ont été décousues - Qu'il fît - Que
nous fassions - Nous cousions - Vous eûtes recousu - Ils n'eurent pas été défaits.

Exercices écrits

13. Compléter par es, est, ou ai, aie, aies, ait. Indiquer l’infinitif du verbe, son mode et son
temps.
a. J’… peur que tu n’… pas le temps de dîner.
b. Il n’… pas certain qu’il … pu t’entendre.
c. Le voilier … rentré au port.
d. C’… le plus bel enfant que j’… jamais vu.
e. Il n’… pas impossible que le navire … pris cette direction.
f. Il se peut que j’… l’occasion de revenir en Angleterre.
g. Il … heureux que tu … pris de telles résolutions.
h. J’… des chances de réussir ; mais il ne faut pas que j’… une confiance éperdue en moi.
i. Il est possible que Jacques … froid ; il n’… pas assez couvert.
j. Il ne pense pas que tu … tort ; tu … dans ton droit.

14. Conjuguer aux temps demandés.


a. Recoudre, voix active, passé simple et au futur, 2èp. du pluriel, t. négative
b. Refaire, voix active, présent du subjonctif, 2è p. du pluriel, t. affirmative.

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Cours Sainte-Anne CM1-MODULE 26

c. Découdre, voix passive, passé composé, 3è p. du singulier, t. affirmative.


d. Recoudre, voix active, présent de l'indicatif et du conditionnel, 1ère p. du pluriel, t.
interrogative.
e. Coudre, voix active, présent de l'impératif et imparfait du subjonctif, 1ère p. du pluriel, t.
négative.
f. Faire, voix active, conditionnel présent, 2è p. du pluriel, t. interrogative.
g. Se défaire, voix active, impératif présent, 2è p. du singulier, t. affirmative.
h. Parfaire, voix active, participe présent et passé, t. affirmative.
i. Défaire, voix passive, futur de l'indicatif, 1ère personne du singulier t. affirmative.
j. Se découdre, voix active, conditionnel passé, 3è p. du singulier, tournure interrogative

VOCABULAIRE
Quelques homonymes

Exercices écrits

15. Remplacer les points par l’homonyme qui convient.


pan, paon, il pend.
a. Après l’explosion il ne restait debout qu’un … du mur d’enceinte.
b. Une pauvre feuille rougie par l’automne … au bout de la branche dénudée.
c. Avez-vous jamais vu une merveille qui fût pareille à celle d’un … faisant la roue ?

mort, More (ou Maure), mors, il mord.


a. Le cheval soudainement prit le … aux dents.
b. L’enfant parti, tout semblait … dans la maison.
c. Chien qui aboie ne … pas, dit le proverbe.
d. Le guerrier … venait de l’ancienne Mauritanie.
e. Par sa résurrection, le Christ a vaincu la …

16 . Remplacer les points par l’homonyme qui convient.


chaire, chair, cher, Cher, chère.
a. Avant de proclamer le Credo, le prêtre monte en … pour le sermon.