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LA PREUVE DES HABITS TOUT NEUFS

Plan

Introduction

1-La sainte conjuration

a) L’état du vieil homme

b) Avez-vous fait vos classes ?

2-La démarche de l’instruction divine

a) Il le faut !

b) Les trois mouvements partent de notre propre crucifixion

3-Agir maintenant !

a) Que signifie quoi et autres théories sur les mots

b) « Habiller » nos bouches

4- Par le Saint-Esprit seulement !

a) Il n’y a rien de mystérieux

b) Abandonner nos singeries et faire place au vrai surnaturel

Introduction

Quand Jésus a enseigné sur la semence et les quatre terres (Matthieu 13 et Marc 4), Il a expliqué que
seule la terre qui comprend le salut peut croître et porter du fruit. Les autres terres ont été
vaincues avec le temps – elles n’ont pas porté du fruit. La terre est le cœur de l’être humain ; la
semence est la Parole de Dieu (la Bible). Mais qui est encore sensible à la bible aujourd’hui  ? Comment
s’étonner de cette féroce résistance à la vérité, que montrent ceux qui disent aimer Jésus de leurs
bouches ? Comment comprendre que ses buts et ses objectifs soient si éloignés des projets de la
majorité des professant ? D’où vient cette tiédeur affadie et cette stagnation généralisée, où plusieurs
se battent pour rester nouveaux convertis ? D’où vient cette mondanisation et cette
« terrestrialisation » dans les rassemblements de croyants ? D’où viennent ces querelles intestines
interminables et ces comportements qui divisent et détruisent nos assemblées ?

L’unité et la maturité sont deux buts de l’Eglise intimement reliés, fruits de la mort du Christ. C’est ce
que l’apôtre a démontré dans Eph 4 :1-16. Paul montrera qu’ils sont inséparables de la pureté. Il
énumérera en particulier des péchés typiques des païens qui rendaient leur unité avec des Juifs
impossible.

La plupart des lettres de Paul, sont composées de deux parties traditionnellement appelées partie
dogmatique et partie pratique. Dans la deuxième l’apôtre reprend et développe ses exhortations
qui précisent la manière dont un chrétien doit vivre. Aussi, notre enseignement et notre
prédication ne doivent pas seulement inclure des vérités à croire, mais également des instructions
touchant au comportement.

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Toutes les exhortations de l’apôtre sont fondées sur l’expérience consciente du salut et du
renouvellement de la vie, donc de la nouvelle naissance de chaque individu concerné. Les directives
de l’apôtre ne sont pas des prescriptions morales d’une grande qualité qu’il suffirait de donner
et d’inculquer pour dégager des hommes naturellement religieux de leur ancienne et fausse
manière de vivre, pour les améliorer et les hisser à un plan de vie supérieur - non, elles ne sont
valables que pour ceux qui sont nés de nouveau, pour des hommes et des femmes qui peuvent dire
comme Paul : « Je vis, mais ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ».

En faire des règles valables pour tous, c’est se méprendre complètement sur leur sens.  C’est comme si
l’on disait à une taupe qu’en faisant suffisamment d’efforts, elle pourrait voler comme un aigle. Il y a
un contraste total entre un chrétien et un païen, entre des croyants et des incroyants. Dans leur
mentalité et leur manière de vivre, ils ne sont pas seulement dissemblables, ils sont opposés comme la
vérité et le mensonge, comme la vie et la mort, comme la lumière et les ténèbres.

En des termes plus pratiques, Paul décrit la manière dont un tel appel peut être suivi. Il s’agit
d’abandonner complètement l’ancienne manière de vivre et de mettre en œuvre la nouvelle dans la
vie personnelle et dans les différentes relations humaines. Bien que la minorité des chrétiens ait
renoncé à l’ancienne manière de vivre, elle est entourée par ceux qui marchent ... aussi. Un
avertissement s’avérait donc nécessaire et Paul le donne dans les termes les plus forts.

1-La sainte conjuration


Ephésiens 4 : 17 « Par conséquent, voici ce que je voudrais sérieusement vous mettre à cœur :
je vous conjure solennellement, au nom du Seigneur et en sa présence, d’abandonner la vie
superficielle et vaine des sans-Dieu qui vivent en aveugles dans un monde d’illusions, en
suivant leurs pensées vides de sens. »

Puisque nous sommes appelés à former un ‘seul’ peuple, nous devons manifester l’unité ; de même,
puisque nous sommes appelés à former un peuple ‘saint’, nous devons cultiver la pureté. Au même
titre que l’unité, la pureté est une caractéristique du peuple de Dieu.

Paul exhorte les croyants à abandonner toute trace de la vie passée, comme si c’était un vêtement
souillé, et à se revêtir des vertus et de l’excellence du Seigneur Jésus-Christ. Vous ne devez plus
marcher comme les païens. Ils n’étaient plus des païens, mais des chrétiens. Leur vie devrait changer
en conséquence.

a) L’état du vieil homme

Ephésiens 4 :18-19 : « Ils ne connaissent rien de mieux : leur jugement obscurci les fait errer, leur
ignorance volontaire et l’endurcissement de leur cœur ont obnubilé leur compréhension, de
sorte que leur esprit s’est émoussé jusqu’à devenir insensible à Dieu. Ils se sont ainsi eux-mêmes
bannis de la vie qui vient de Dieu. Ayant fait taire la voix de leur conscience, ces hommes, dans
leur apathie spirituelle, ont perdu toute pudeur et tout sens moral, au point de se jeter avec une
frénésie insatiable dans l’inconduite et dans toutes sortes de débordements. Aussi ne reculent-ils
devant rien pour satisfaire leurs désirs passionnés et leur avidité. »

Les non-croyants sont caractérisés par sept traits effroyables :

* La futilité. Ils marchent selon la vanité de leurs pensées. Leur vie est vide, sans but, stérile. Bien
que très actifs, affairés à courir après des bulles et des chimères, ils négligent les grandes réalités
de la vie.

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* L’aveuglement. Ils ont l’intelligence obscurcie. Ils sont d’abord incapables de comprendre les
vérités spirituelles, et puis, suite à leur rejet de la connaissance du Dieu véritable, ils sont devenus
aveugles par un jugement du Seigneur.

* L’impiété. Ils sont étrangers à la vie de Dieu et se trouvent tout à fait éloignés de lui. C’est le résultat
de leur ignorance voulue et profondément ancrée en eux et par la dureté de leur cœur. Ils ont rejeté
la lumière divine par rapport à la création et à leur conscience et s’étaient tournés vers l’idolâtrie. Par
la suite, ils s’étaient enfoncés toujours plus loin de Dieu.

* L’impudeur (BC : « le dérèglement »). Ils avaient perdu tout sentiment : Quand on commence à
ignorer la conscience, il y a un tiraillement intérieur, une protestation bien perceptible. Mais
quand la voix de la conscience est étouffée, elle se fait moins distincte et cesse de protester, jusqu’à ce
qu’on arrive à « surmonter le tourment ».

* La bassesse. Le péché cardinal des païens est et a toujours été l’immoralité sexuelle. Ils sont
descendus dans des profondeurs de perversion sans pareil ; les murs de Pompéi révèlent un état de
honte et de pudeur perdue. Les mêmes péchés caractérisent notre monde actuel.

* L’indécence. Dans leur dérèglement sexuel, ils commettaient toute espèce d’impureté.

* Une passion insatiable, jointe à la cupidité . Ils n’étaient jamais satisfaits. Ils n’en avaient jamais
assez. Leur péché engendrait un appétit sans limites réclamant toujours davantage de jouissances.

Quelle différence entre tout cela et le Christ que les Ephésiens avaient appris à connaître et à aimer  ! Il
était la personnification de la pureté. Il ne connut et ne commit aucun péché, car il n’y en avait aucun
en lui.

b) Avez-vous fait vos classes ?

Ephésiens 4 : 20 « Pour vous qui êtes entrés à l’école du Christ, ce n’est pas ainsi que vous avez
appris à vous conduire. »

Les Éphésiens et tous les croyants (ce qui devrait être normalement…, mais ce n’est pas toujours le
cas, malheureusement…) ont reçu la connaissance du Christ. Ils sont dorénavant dans la situation
diamétralement opposée aux païens. Ils n’ont plus leur intelligence obscurcie. Ils ne sont pas étrangers
par rapport à Dieu et leur cœur ne lui est plus indifférent. Leurs pensées qui étaient auparavant
vides de sens ont été remplies de la connaissance de la vérité en Jésus-Christ. C’est lui qui nous a
révélé le Père par sa personne et sa vie. Son exemple et son enseignement qui exhumaient la
vérité nous permettent d’acquérir une véritable compréhension de la personne de Dieu.

Ceux qui restent indifférents aux paroles du Christ prouvent par là que leur cœur est endurci et
qu’ils ne font pas partie de son troupeau, car selon l’Évangile, ses brebis entendent sa voix et le
suivent (Jean 10:27). Lorsque quelqu’un a soudainement un intérêt pour les Textes Sacrés, c’est
généralement parce qu’il est devenu un vrai chrétien.

Aussi, la raison de cette pédagogie d’ensemble réside dans la nature de Dieu. Le Dieu de la Bible, le
Dieu qui est là, est le Dieu de toutes choses. Il n’est pas seulement le Dieu des pensées, ni celui
d’un domaine spirituel ou d’un domaine religieux. Il est Dieu. En tant que Créateur et souverain
Roi, son intérêt et son autorité s’étendent à tous les aspects de notre être, de nos croyances, de
nos déclarations et de notre conduite. Le maintien d’une tension terrible entre notre système de

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croyances et notre façon de vivre ne favorise pas seulement la schizophrénie, il offense gravement
Dieu, car il met en évidence notre rébellion.

Ephésiens 4 : 21-22 « Dans sa Parole vous avez perçu sa voix, et compris ce qu’il est ; à travers
l’enseignement que vous avez reçu, c’est lui qui vous a instruits. Vous avez reconnu, en Jésus, la
vérité incarnée et personnifiée. Si donc vous avez reçu le véritable enseignement chrétien, vous
avez appris qu’en communion avec lui vous avez à quitter les vieilles hardes de votre ancienne
manière de vivre, à vous dépouiller de votre vieux Moi d’avant votre conversion. C’était là
votre vieille nature qui allait à sa ruine, se corrompant sous la poussée des désirs séducteurs en
suivant les illusions décevantes qu’engendraient les passions. »

L’expression « instruits en lui » se rapporte à l’instruction que les Ephésiens avaient reçue alors qu’ils
marchaient en communion avec lui après leur conversion. As-tu réellement été instruit ?

2-La démarche de l’instruction divine


a) Il le faut !

Ephésiens 4 : 23 « Il faut que l’inspiration de vos pensées soit renouvelée, que votre cœur soit
transformé et toute votre attitude mentale et spirituelle changée. »

Aux pieds de Jésus, les Ephésiens apprirent, en deuxième lieu, à être « renouvelés dans l’esprit de leur
intelligence » LSG. Cela indique une volte-face totale de leur manière de penser, un changement
allant de l’impureté mentale à la sainteté. L’Esprit de Dieu influence le fonctionnement de la pensée,
qui se met à raisonner du point de vue de Dieu et non de celui des inconvertis . Ce changement
d’orientation de la pensée se produit quand une personne est confrontée à la vérité qui est en
Jésus-Christ et l’accepte.

Ephésiens 4 : 24 « Habillez-vous de neuf : mettez les vêtements propres de la vie nouvelle dont Dieu
a créé le modèle à son image. Cette vie se manifestera par la vie juste et sainte que produit la
vérité. »

Vous avez été créés « selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité » (LSG). Ils
avaient été instruits à revêtir l’homme nouveau une fois pour toutes. En Christ, le croyant est en effet
un homme nouveau. C’est la nouvelle création, dans laquelle les choses anciennes sont passées et
toutes choses sont devenues nouvelles (2Co 5 :17). Cela se manifeste par une justice et une sainteté
que produit la vérité.

b) Les trois mouvements partent de notre propre crucifixion

Les trois mouvements demandés aux croyants, s’appuient sur les verbes vous débarrasser, être
renouvelés et vous revêtir. Dans leur nouvelle vie, ces jeunes croyants apportent avec eux des
vieilles habitudes dont ils doivent maintenant se débarrasser comme on se dépouillerait d’un
vêtement usé et crasseux. Est-ce ce qui t’est arrivé ?

Mais ils doivent faire plus que se défaire du bagage qu’ils traînent encore de leur ancienne vie. Ils
sont aussi appelés à revêtir un habit tout beau tout neuf.

Rappelons que le vieil homme signifie tout ce qu’on a été en tant que descendant d’Adam avant la
conversion. On était corrompu parce qu’on s’abandonnait à des convoitises trompeuses,
mauvaises qui, bien que prometteuses en anticipation, produisent un sentiment de dégoût et de
déception en rétrospective. De par sa position en Christ, le vieil homme du croyant fut crucifié et

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enterré avec Christ. Dans la pratique, le croyant devrait le compter comme mort. Paul souligne ici
une vérité qui touche à notre position en Christ : nous nous sommes dépouillés du vieil homme une
fois pour toutes. Nous ne re-crucifions pas la chair, elle est déjà crucifiée !

Pour un croyant, c’est par le moyen de la foi qu’il est uni au Christ et peut se défaire de ses
vieilles habitudes pour en revêtir de nouvelles. Comprenons donc que l’homme que nous étions
autrefois a été crucifié avec le Christ afin que le péché dans ce qui fait sa force soit réduit à
l’impuissance et que nous ne servions plus le péché comme des esclaves (Romains 6:6).

« Débarrassons-nous de tout ce qui se fait dans les ténèbres, et revêtons-nous de l’armure de la


lumière. Vivons correctement, comme il convient en plein jour, sans orgies ni beuveries, sans
débauche ni immoralité, sans querelle ni jalousie. Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ et ne
vous préoccupez pas de satisfaire les désirs de l’homme livré à lui-même » (Romains 13:12-14).

Tout cela pourrait rester une pure vue de l’esprit. Mais Paul ne veut pas de cette échappatoire.
C’est pourquoi ce qu’il dit est clair et pratique, et seulement destiné aux theologiens.

3-Agir maintenant !
a) Que signifie quoi et autres théories sur les mots

Ephésiens 4 : 25 « C’est pourquoi, défaites-vous du mensonge, rejetez tout faux-semblant, « que


chacun de vous aborde son prochain en toute vérité ». Ne sommes-nous pas ensemble membres
les uns des autres dans un même corps ? »

Le mensonge signifie ici tout ce qui n’est pas honnête, qu’il s’agisse d’une demi-vérité, d’une
exagération, de tromperie, de promesses non tenues, de la trahison de la confiance accordée, de la
flatterie ou de déclarations d’impôts maquillées. La parole d’un chrétien devrait être absolument
digne de confiance. Son oui devrait signifier oui, tout comme son non, non. La vie du chrétien
devient une négation de la Bible dès le moment où il falsifie tant soit peu la vérité. Parles-tu et vis-
vraiment selon la vérité ?

La vérité est une dette que nous devons à tout le monde. Cependant, quand Paul se sert du terme
prochain, il a en vue particulièrement les frères dans la foi, ce qui ressort de la raison qu’il donne :
car nous sommes membres les uns des autres (cf. Ro 12.5; 1Co 12.12-27). Il est aussi impensable
qu’un chrétien mente à un autre qu’un nerf du corps envoie délibérément un faux message au
cerveau, ou que l’œil trompe le reste du corps à l’approche d’un danger.

Paul a déjà traité du mensonge disant que comme Jésus-Christ est la vérité, ceux qui sont ses disciples
doivent se conformer à la réalité dans leurs paroles. D’ailleurs, Jésus a même précisé qu’on ne doit
pas tergiverser ou noyer le poisson. Je lis le passage : « Que votre parole soit : Oui, oui, Non, non ; ce
qu’on dit de plus, vient du Malin » (Matthieu 5:37).

Ephésiens 4 : 26 « « Si vous vous emportez, ne commettez pas de péché »: ne laissez pas le
champ libre à la colère et que votre ressentiment s’apaise avant la nuit. »

Quand la colère est causée par un sentiment de malice, de haine ou d’offense personnelle, elle est
interdite. Si je suis en colère contre un frère croyant, il faut que je règle le problème au plus vite afin
de ne pas m’enfermer dans un sentiment qui peut vite tourner en amertume et haine . L’apôtre
Pierre met en garde ses lecteurs leur disant : « Rejetez donc toute malice et toute fourberie,
hypocrisies, jalousies et toute sorte de médisances » (1Pierre 2:1). Nos relations ne sont-elles des

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fleuves d’hypocrisie quand nous faisons semblant de marcher ensemble, alors que dans nos
cœurs, des histoires dont nous refusons de parler nous divisent ? Il est temps de changer !

Le croyant doit s’abstenir de laisser sa colère mûrir et gronder en sourdine, car il finirait par être
contrôlé par elle et chercherait éventuellement à nuire par des voies détournées. Agir ainsi au sein
de l’Église permet au diable, mot qui signifie diviser, de la détruire de l’intérieur. « Mes amis, ne
vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu, car il est écrit : C’est à moi qu’il
appartient de faire justice ; c’est moi qui rendrai à chacun son dû. Le Seigneur jugera son peuple »
(Romains 12:19; Hébreux 10:30). « Pardonne et oublie » devrait être le principe directeur du
croyant envers ceux qui l’ont offensé.

Il ne devrait pas en rester de la rancune, ni des ressentiments, ni de l’irritation. Que le soleil ne se


couche pas sur votre colère. Tout ce qui trouble la communion avec Dieu ou nos frères devrait
immédiatement être mis en ordre.

Ephésiens 4 : 27 « Ne prêtez pas l’oreille au Diffamateur et n’entrouvrez pas la porte au démon ;
ne lui donnez aucune prise sur vous. »

Les mots : « Ne donnez pas accès au diable » nous avertissent qu’en donnant libre cours à une colère
sans frein, nous donnons au diable une base opérationnelle dans nos âmes qu’il ne tardera pas à
exploiter. Nous ne devrions pas lui offrir cette possibilité.

Le danger que fait courir la colère est qu’il donne accès au diable. Il lui accorde « une porte
entrouverte », une occasion de promouvoir un esprit d’orgueil ou de haine. Une indignation
soudaine et instinctive contre l’injustice ou des torts, bien qu’étant bonne en elle-même, si elle est
conservée et nourrie, amènera le diable à suggérer à sa victime des pensées, des paroles et des
actions malveillantes, troublant ainsi les relations personnelles.

Ephésiens 4 :28 « Que le voleur cesse de dérober, qu’il cherche à travailler assidûment de ses
mains et apprenne, non seulement à gagner honnêtement sa vie, mais encore à secourir les
indigents. »

Le vol peut se manifester sous différentes formes : du larcin au non-paiement de dettes, du plagiat, de
l’utilisation de fausses mesures, de la falsification des comptes …etc. Non seulement le chrétien doit
éviter tout vol, mais plutôt qu’il travaille de manière honorable, afin de pouvoir partager avec d’autres
qui sont moins fortunés que lui. Cela est radical, voire révolutionnaire. L’attitude naturelle de
l’homme est de travailler pour suffire à ses propres besoins et désirs. Quand sa paye augmente,
son style de vie monte d’un cran. Tout tourne autour de lui-même. Ce verset suggère une vue
plus noble et plus élevée en rapport avec le travail profane. Si celui-ci donne d’abord les moyens de
subvenir au niveau de vie modeste de sa propre famille, il permet aussi d’aider ceux qui sont dans le
besoin, qu’il soit d’ordre spirituel ou matériel, à la maison ou hors de chez soi. Et les besoins sont
nombreux !

b) « Habiller » nos bouches

Ephésiens 4 :29 « Refusez de participer aux calomnies, ne laissez aucun propos blessant ou
inconvenant — ou simplement inutile — franchir le seuil de vos lèvres. Cherchez les mots qui
aident et encouragent. Que chacune de vos paroles contribue au progrès spirituel des autres ;
dites à propos, elles pourront être le moyen par lequel Dieu bénira ceux qui vous entendent. »

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Voilà un défi à lancé à la langue, non pas la diseuse de mensonges, mais celle qui blesse comme un
glaive ou qui prononce des paroles indécentes. Le mot grec traduit par malsain était utilisé pour dire
que du poisson ou des fruits étaient pourris ou des matériaux étaient inutilisables. Au sens figuré, ce
mot veut dire mauvais ou méchant. Une langue vile et grossière et qui dit des propos scandaleux
est le signe d’une vie corrompue, car ce qui est au fond de soi, ce qu’on est vraiment, finit
toujours par remonter à la surface. Jésus a dit : « C’est de l’abondance du cœur que la bouche
parle » (Matthieu 12:34).

Fuyons toute conversation frivole, futile, vaseuse et sans valeur. Paul nous exhorte à éviter les discours
sans profit et à les remplacer par des conversations constructives. Les paroles du chrétien devraient
être :

- Edifiantes. Elles devraient contribuer à l’édification des auditeurs.

- Appropriées. Elles devraient convenir à la situation donnée.

- Affables. Elles devraient communiquer une grâce à ceux qui l’entendent.

4- Par le Saint-Esprit seulement !


a) Il n’y a rien de mystérieux

Ephésiens 4 :30 « N’attristez pas le Saint-Esprit par lequel vous avez été marqués (d’un sceau)
comme propriété de Dieu pour le jour de la délivrance finale. Vous l’avez reçu comme un gage de
votre libération complète et définitive. »

Attrister l’Esprit doit être compris à la lumière des ordres qui précèdent et qui suivent immédiatement.
Dans ces versets du contexte, il est question de pensées, de paroles et d’actes auxquels un
chrétien doit renoncer, sinon ils attriste l’Esprit à la fois dans la vie du croyant concerné et dans
celles des autres. Si l’on met ceci en rapport avec le verset précédent, on doit en conclure que les
paroles futiles attristent l’Esprit. Mis en rapport avec les v. 25-28, cet avertissement indique que le
mensonge, la colère adoptée et le vol l’attristent aussi. Dans un sens plus large, nous sommes invités à
éviter tout ce qui peut l’attrister. Trois raisons très parlantes sont données :

- Il est l’Esprit Saint. Tout ce qui n’est pas saint lui est désagréable.

- Il est le Saint-Esprit de Dieu, une des personnes de la Trinité bénie.

- Nous avons été scellés pour le jour de la rédemption. Un sceau signifie la propriété et la sécurité.
Il est le sceau qui garantit notre préservation jusqu’au retour de Christ pour compléter notre salut.
Paul se sert de la sécurité du croyant comme une des raisons principales qui devrait nous
retenir de pécher.

Le fait que le Saint-Esprit peut être attristé montre qu’Il est une personne et non seulement une
influence. En outre, Il nous aime, car autrement Il ne pourrait être attristé. Le ministère que l’Esprit de
Dieu préfère est de glorifier Christ et de transformer le croyant à sa ressemblance (2Co 3 :18).
Quand un chrétien pèche, l’Esprit se voue au ministère de la restauration. Il est attristé de voir le
progrès du croyant interrompu par le péché. Il doit alors conduire le croyant à la repentance et à la
confession du péché.

Le Saint-Esprit n’oblige jamais un croyant à se laisser sanctifier, mais en refusant son œuvre en
nous, nous l’attristons. La preuve, c’est cette résistance à la vérité que tu trouves dans ton propre
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cœur ! « Si nous attristons l’Esprit, nous perdons la puissance, la joie et la communion avec Dieu »1. Et si
nous persistions volontairement à attrister l’Esprit, que se produirait-il ? Ne nous y trompons pas : on
ne se moque pas de Dieu. Car « c’est avec jalousie qu’il chérit l’Esprit qu’il a fait habiter en
nous » (Jacques 4:5). Rappelons-nous toujours de cette parole redoutable, Esaïe 63:10: « Ils ont été
rebelles, ils ont attristé Son Esprit-Saint ; et Il est devenu leur ennemi ; Il a combattu contre
eux. » Il en serait de même pour nous si, délibérément, nous provoquions l’Esprit par nos péchés,
sans nous soucier de nous laisser sanctifier par Lui.

Ephésiens 4 :31-32 « Faites disparaître du milieu de vous toute mauvaise humeur, toute aigreur,
toute rancune et tout esprit de revendication. Bannissez de votre vie les explosions de colère,
les injures, les criailleries et les remarques blessantes. Apprenez au contraire à être aimables et
compréhensifs les uns envers les autres, aidez-vous entre vous, soyez prêts à chaque instant à
vous pardonner aussi généreusement que Dieu vous a pardonné en Christ. »

b) Abandonner nos singeries et faire place au vrai surnaturel

Les vertus suivantes sont d’ordre surnaturel (quand elles ne sont pas singées) :

Amabilité : un intérêt généreux du bien-être des autres et un désir de leur venir en aide, même si cela
implique de grands sacrifices personnels.

Compassion : une ouverture pleine de sympathie, d’affection et de sensibilité envers les autres et un
désir de porter leurs fardeaux.

Pardon : une disposition à pardonner les offenses, à passer sur des torts qu’on a subis, sans aucune
intention de se venger.

Pardonner veut dire accorder inconditionnellement comme une faveur. La raison de ce pardon
n’est pas une obligation d’ordre légal, mais une grâce au même titre que celle que Dieu accorde dans
sa miséricorde à tous ceux qui acceptent Jésus comme leur Sauveur. Dans son amour, Il a pourvu à la
satisfaction qu’exigeait sa justice. En Christ, c.-à-d. en sa personne et son œuvre, Dieu trouva la base
justificatrice à partir de laquelle Il pouvait nous pardonner. Puisqu’Il nous pardonna alors que notre
dette s’élevait à « des millions de francs », nous devrions pardonner à ceux qui nous doivent
« quelques francs » (Mt 18 :23-28).

Au moment où quelqu’un me lèse, je dois lui pardonner. Mon âme est ainsi libérée. Si je lui en tiens
rigueur, je pèche contre Dieu et contre lui et je compromets le pardon que Dieu veut
m’accorder. Que la personne se repente ou non, qu’elle fasse réparation ou non, qu’elle
demande mon pardon ou non, cela n’y change rien. Je lui ai pardonné instantanément . Elle doit
faire face à Dieu pour le mal qu’elle a fait, mais c’est son affaire et celle de Dieu, et non la mienne.
Par contre, je devrais lui apporter mon aide selon Mt 18 :15, etc. Mais que ma démarche ait du succès
ou non, et même avant que je l’entreprenne, je dois lui pardonner. Tel se présente ce nouvel habit
que Dieu nous demande de porter.

Conclusion

Tant que le croyant sera dans cette vieille nature de misère qu’il a héritée de son ancêtre Adam, ses
anciennes habitudes de mal faire seront toujours prêtes à refaire surface, mais il ne doit pas leur
laisser le contrôle de sa vie. Par la puissance du Saint-Esprit il peut vivre selon la volonté de Dieu. Ceux

1
R. Pache La Personne et l’œuvre du Saint-Esprit, p. 102
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qui disent connaître Jésus-Christ et la vérité qu’il représente sont mis en demeure de le prouver par
une qualité de vie qui correspond au caractère juste et saint de Dieu.

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