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CHAPITRE : I-GENERALITES

I- INTRODUCTION A LA PETROCHIMIE :

I-1- DEFINITION ET HISTORIQUE :


La pétrochimie appelée également pétrochimique est une branche de l’industrie chimique qui
connaît un développement grandissant, dicté par les besoins en produits de première nécessité
et à prix de revient relativement bas.
On définit la pétrochimie comme un ensemble d’activités de transformations qui, à partir des
produits issus des hydrocarbures (essence, naphta, GPL, gaz, etc…) permettent d’obtenir des
produits synthétiques, les caoutchoucs, les détergents et également des matières premières
pour fabriquer des produits utilisés en pharmacie, en médecine et dans d’autres domaines.
Tout à son début, la synthèse pétrochimique était axée sur ce qu’on appelle la synthèse
organique ou procédés d’obtention de substances contenues seulement dans les organismes
vivants animaux ou végétaux.
La véritable industrie pétrochimique est apparue aux états unis entre les deux guerres
mondiales. Elle ne commence réellement à ce développer qu’à partir de 1950 grâce à la
disponibilité abondante d’une matière première à coût relativement bas que constituaient les
ressources en pétrole et en gaz. De plus l’apparition de procédés thermiques et catalytiques
(craquage, reforming, cokéfaction, pyrolyse, etc…) a fait de cette industrie une véritable arme
économique.
Des hydrocarbures divers (paraffiniques, oléfiniques, aromatiques) peuvent être obtenus. La
matière première obtenue à partir du gaz et du pétrole revient 10 à 20 fois moins cher que
dans le cas d’utilisation de la houille.
La matière première de base utilisé en pétrochimie est constitués de classes d’hydrocarbures
suivantes :
-hydrocarbures paraffiniques de CH4-C5H12 : C40
-hydrocarbures oléfiniques : C2H4 , C3H6, C4H8 , C5H10
-hydrocarbures aromatiques : benzène, toluène, xylène
-hydrocarbures acétylènes
-hydrocarbures gaz de synthèse (CO + H2)
I-2- MATIERES PREMIERES POUR LA PETROCHIMIE :
Les matières premières utilisées en pétrochimie englobent pratiquement tous les produits
obtenus lors du traitement du pétrole et du gaz. Son développement rapide est du à la diversité
et l’utilisation des hydrocarbures obtenus. Ainsi le but essentiel de cette branche est :
-l’approvisionnement des différentes unités de production organique en hydrocarbures C 2H4 
C3H6, C4H8 , C5H10, gaz de synthèse, les hydrocarbures aromatiques.
- l’obtention de produits organiques de haut tonnage et des matériaux synthétiques à partir de
polymères.
Parmi ces produits on peut citer tous les monomères essentiels, les alcools, les cétones, les
acides, les oxydes d’oléfines, les esters, les détergents synthétiques.
Les matériaux synthétiques obtenus à partir de polymères sont les plus grands consommateurs
de la matière première pétrochimique, ceci pour les raisons que pratiquement tous les
domaines de l’économie nationale utilisent ces polymères (matières plastiques, pellicules,
laques, colles, etc…). Cependant le traitement de la matière première, l’augmentation de
l’efficacité économique des unités, leurs rentabilisation, les soucis de la préservation de
l’environnement ont conduit à une organisation stricte de la pétrochimie en général et à la
production de certaines substances à partir du gaz et du pétrole lors de leurs traitement.
Par exemple : l’hydrogène est habituellement utilisé là ou il est produit à cause des difficultés
de transport.
Le H2S extrait du gaz naturel ou des gaz obtenus lors du traitement du pétrole sulfureux, est
utilisé comme matière première pour la production du soufre libre « S » et d’acide sulfurique.
Tout ceci contribue à caractériser la synthèse pétrochimique comme un ensemble de
production de plusieurs composés chimiques de différentes classes, un système de procédés
chimiques utilisant des catalyseurs de différentes natures chimiques et propriétés.
Sources de matières premières et produits industriels
De la synthèse pétrochimique

Charbon Pétrole Gaz

Hydrocarbures
aromatiques

Produits Gaz de
synthèse Acétylène Oléfines Paraffines
intermédiaires

T.A et Additifs pour huile


Procédés de la synthèse
détergents pétrochimiqueMonomères et
et carburants
plastifiant

Solvants Pesticides Autres


produits
CHAPITRE : II- PROCEDES D’OBTENTION DES AROMATIQUES
II-1- LES HYDROCARBURES PARAFFINIQUES :
Techniquement, la matière première principale pour la synthèse pétrochimique peut être
divisée en deux groupes :
- les paraffines légères « C1 à C5 » obtenues individuellement.
- Les paraffines supérieures « C10 à C40 » qui sont généralement les fractions liquides ou
solides ayant un nombre d’atomes de carbone différents.
II-1-1- PARAFFINES LEGERES :
Les hydrocarbures paraffiniques de CH4 à C4H10 sont, dans les conditions normales, des
produits gazeux ; C5 est liquide à bas point d’ébullition.
Les paraffines légères possèdent un taux de compressibilité faible ce qui favorise leurs
liquéfaction pour la facilité de leurs transport. Elles sont peu solubles dans l’eau et les
solvants polaires « alcools, cétones, aldéhydes ».
Parmi ces paraffines les plus utilisées en tant que matière première pour la synthèse
pétrochimique sont : CH4, n-C4H10, i-C4H10, n-C5H12.
La source principale de ces paraffines est :
- le gaz naturel
- le gaz associe
- gaz de raffinerie
- condensat
Parmi les méthodes utilisées pour la séparation des paraffines légères on distingue les
méthodes physiques et chimiques suivantes :
a- méthodes physiques :
* séparation par détente : en utilisant la pression comme moyen de séparation.
* condensation : qui basée sur la différence de température de liquéfaction.
*rectification : qui basée sur la différence de température d’ébullition ; c’est la méthode la
plus répandue.
b- méthodes chimiques :
* absorption
* adsorption
II-1-2- PARAFFINES SUPERIEURES :
Disant de C10 à C16 sont des paraffines liquides, à partir de C16+ sont des paraffines solides. on
distingue de ces dernières les paraffines molles et les paraffines dures.

a- Paraffines molles :
Elles sont obtenues par le déparaffinage du gas-oil et du kérosène soit par l’urée
«H2N-CO-NH2 » soit par des zéolites tamis moléculaires on effectue cette opération pour des
raisons :
* utilisation du kérosène à basses températures
* diminution de la viscosité du gas-oil
* la paraffine obtenue est utilisée pour la fabrication des alcools gras
b- Paraffines dures :
Elles sont obtenues par le déparaffinage des huiles à basses températures pour diminuer leur
viscosité ; cette paraffine est utilisée pour la fabrication des détergents.
Le premier stade de traitement de ces paraffines supérieures est la distillation atmosphérique
suite à laquelle on obtient les fractions suivantes :
- essence « 40 à 200 C0 »
- ligroïne « 150 à250 C0 »
Conversion Gaz de synthèse Méthanol Formaldéhyde Résines
- CH« 180
kérosène 4
catalytique
à 300 C0 »
- gas-oil « 250 à 350 C0 »
Chloration CH Cl, CH Cl , CHCl , CCl
- le résidu supérieur à350 C0 destiné
3 à la distillation
2 2 sous-vide
3 4

Pyrolyse Ethylène
Chloration C2H5Cl PTE
C2H6
Nitration C2H5NO2
Hydrocarbures
paraffiniques Alkylation Ethylbenzène

Oxydation Acétaldéhyde, acide acétique, acétone


C3H8 Nitration Nitrométhane, Nitroèthane, Nitropropane
Pyrolyse Ethylène, propylène
Déshydrogénation Butylène Butadiène
C4H10
Oxydation Acide acétique

Paraffines liquides Oxydation Alcools gras Acides gras T.A Détergents


Craquage
Paraffines solides α-Oléfines T.A Détergents
solides
II-2- LES HYDROCARBURES OLEFINIQUES :
Les oléfines qui sont utilisées en qualité de matière première pour la synthèse pétrochimique
peuvent être divisées en deux groupes :
- Les oléfines gazeuses : C2 à C5 
- Les oléfines supérieures : C6 à C18
Les oléfines à structures ramifiées possèdent des températures d’ébullition plus élevées grâce
à des liaisons d’hydrogènes ; elles sont solubles dans les solvants polaires ce qui permet leur
séparation.
Grâce à la grande réactivité et au prix de revient bas, les oléfines occupent une place
importante comme matière première pour la synthèse pétrochimique, elles sont obtenues par
la pyrolyse, le craquage thermique ou catalytique et de la déshydrogénation des paraffines.
II-2-1- LA PYROLYSE :
La pyrolyse est un procédé de craquage des hydrocarbures sous l’action de haute température
« 600 à 900 C0 » et une basse pression « P = 1 atm ».
Le but de ce procédé est d’obtenir les gaz riches en oléfines inférieures, en plus de ces gaz, la
pyrolyse formée une certaine quantité du produit liquide appelé le braie qui contient une
importante quantité en aromatique.
Comme charge on peut utiliser n’importe quelle fraction pétrolière et n’importe quel
hydrocarbure « C1 jusqu’aux hydrocarbures lourds ».
II-2-2- LE CRAQUAGE THERMIQUE :
Est un procédé thermique, leur but essentiel est l’obtention des oléfines et surtout les oléfines
supérieures qui représentent 90 à95 % des oléfines formées.
Comme charge on utilise les paraffines liquides et solides.
II-2-3- LE CRAQUAGE CATALYTIQUE :
Ce procédé, plus orienté vers le raffinage que la pétrochimie.
Comme catalyseur on utilise Al2O3/SiO2, la température du procédé est de500C 0, la pression
est de 1 à 1,4 atm.
Dans ce procédé, les oléfines sont obtenues comme produits secondaires. Selon la charge et
les conditions opératoires, il est possible d’optimiser les diverses productions.
II-3- LES HYDROCARBURES AROMATIQUES :
Ce sont des composés qui comporte au moins un noyau aromatique « benzénique », le plus
simple de la série est le benzène,les autres hydrocarbures aromatiques devient du benzène par
trois modes de filiation :

- Par jonction des cycles au moyen de la liaison C-C


- Par accolement des cycles, par mise en commun d’une liaison C-C
- Par substitution des hydrogène du benzène par des chaînes paraffiniques
Selon l’importance qui requis les hydrocarbures et particulièrement le benzène, les
hydrocarbures aromatiques occupent la 2ème place après les oléfines au sens de la synthèse
pétrochimique.
La présence de la double liaison confère à cette catégorie d’hydrocarbure un pouvoir
d’absorption élevé par rapport aux autres hydrocarbures.
Les hydrocarbures aromatiques possèdent également un grand pouvoir de stabilité dans les
liquides polaires ; leurs propriétés permettent aux aromatiques d’être extrait et traités à
l’échelle industrielle avec une grande pureté.
Les hydrocarbures aromatiques sont obtenus à partir :
CHAPITRE : III-IMPORTANCE DES AROMATIQUES 
III-5- EXTRACTION DES AROMATIQUES :
On peut employer de nombreuses techniques pour extraire à un haut degré  de pureté les
composés aromatiques des essences produites.
Ces traitement reposent pour la plupart sur des processus physico-chimique et son parfois, sur
le plan économique, plus spécifiques de certains types de charge ou de certaines conditions
d’opération bien qu’ils soient, en principe, aptes à traiter tous les types d’essences
aromatiques. Ce sont : la cristallisation, l’adsorption, la distillation azéotropique, la distillation
extractive et l’extraction par solvant.
III-5-1- LA CRISTALLISATION :
Cette méthode ne s’applique qu’à deux aromatiques : le benzène «  point de fusion 5,55C0 » et
le paraxylène « point de fusion 13,3 C0 ».
En ce qui concerne le premier, la cristallisation est avantageuse pour le traitement des coupes
à haute teneur en benzène.
On obtient par refroidissement des cristaux de benzène lavés par le liquide résultant d’une
fusion partielle de la masse cristallisée.
La nature des composés non aromatiques présents dans la charge détermine la forme de la
courbe de cristallisation « température et composition de l’eutectique » et par suite les
conditions opératoires.
Par contre, la cristallisation est une méthode très exploitée industriellement et bien adaptée
pour la production de paraxylène pur.
III-5-2- LADSORPTION :
On peut séparée préférentiellement les aromatiques des non aromatiques par adsorption sur
certains solides.
Ce type de procédé conduit à des opérations cycliques, de façon schématique, comporte, dans
un premier temps, l’adsorption proprement dite des aromatiques, puis dans un second temps,
leur désorption « par un éluant, par la chaleur, ou par les deux » ; l’éluant est enfin séparé des
effluent par distillation, par exemple.
Le principal intérêt de l’adsorption est la possibilité de séparer, avec des rendements plus
élevés que la cristallisation le paraxylène de ses isomères dans les coupes C8 aromatiques.
III-5-3- LA DISTILLATION :
a- la distillation azéotropique :
La distillation simple ne permet pas de séparer les aromatiques des non aromatiques : les
volatilités relatives sont très faible et il se forme de nombreux azéotropes.
La distillation azéotropique repose sur la formation d’un azéotrope entre les hydrocarbures
non aromatiques et un solvant polaire de bas point d’ébullition.
On le choisit parmi les premiers termes des séries des alcools, cétones, aldéhydes et nitriles ;
on l’emploie pur ou additionné d’eau.
Lorsque le solvant choisi forme un hétéroazéotrope, sa séparation se trouve facilitée.
Cette méthode ne peut s’appliquer qu’à une coupe étroite ne contenant qu’un composé
aromatique majoritaire, elle nécessite donc une installation indépendante pour chacun d’entre
eux, en mettant en jeu éventuellement des solvants différents. En pratique, elle ne s’applique
qu’à l’obtention du benzène et du toluène.
b-la distillation extractive :
L’agent extractif utilisé en distillation extractive à des caractéristiques très différentes du
solvant qui peut être employé en distillation azéotropique.
- son point d’ébullition est plus élevé que ceux des constituants de la charge
- son rôle est de retenir les aromatiques, les non aromatiques passant alors dans le
distillat.
Il est régénéré par distillation et recyclé. On doit l’employer proportionnellement à la quantité
d’aromatiques présents dans le produit à traiter.
Contrairement à l’extraction par solvant, l’agent extractif doit être totalement miscible avec
les hydrocarbures pour empêcher la formation de deux phases liquides, même si la teneur en
impuretés est élevée.
Cette méthode s’applique généralement à la production, à un haut niveau de pureté , d’un seul
constituant ; elle suppose donc que les charges disponibles sont des coupes étroites ne
contenant pas ou très peu d’autre composés aromatiques.
Les principaux agents utilisés ont été : l’aniline, le furfural, le nitrobenzène, le phénol,
employé par Shell et plus récemment la N-méthylpyrrolidone « lurgi » et la morpholine.
III-5-4- L’EXTRACTION PAR SOLVANT :
L extraction par solvant est actuellement la seule méthode économique de production d’un
mélange d’aromatique à partir de coupes larges « C6 à C8 ».
L’extraction liquide-liquide utilise la propriété de certains composés polaires de dissoudre les
aromatiques « composés eux-mêmes polarisables » et d’être peu miscibles avec les
hydrocarbures paraffiniques et naphténiques « apolaires ».
Les caractéristiques principales d’un solvant utilisable industriellement sont les suivantes :
 Avoir un pouvoir solvant élevé
 Avoir une sélectivité élevée
 Former une zone d’immiscibilité
 Avoir un point d’ébullition suffisamment différent de celui des aromatiques et une
bonne stabilité thermique
 Avoir une densité aussi différente que possible de celle de la charge et une viscosité
faible
 Etre peu toxique
 Avoir un prix faible
Comme il est difficile de trouver un agent d’extraction qui présente toutes ces qualités, on est
obligé de corriger les imperfections du solvant.
On peut aussi mélanger les solvants, ce qui permet parfois d’améliorer les propriétés
moyennes de chacun d’eux pris isolément.
Le mode de fonctionnement de l’extraction liquide-liquide :
Le solvant seul, ou en mélange, éventuellement additionné d’eau est mis en contact à contre
courant avec la charge ; il entraîne les aromatiques.
L’introduction d’un reflux permet d’éliminer la presque totalité des non aromatiques.
La régénération du solvant s’effectue soit par distillation, soit par réextraction. La distillation
est en général, réalisée en deux étapes : la première mis à profit l’effet de la distillation
extractive, ce qui permet d’accroître la pureté des aromatiques, dont une faible partie peut être
utilisée comme reflux ; la seconde assure la séparation du solvant par simple distillation et
libère les aromatiques purs.
Le rendement dans les conditions opératoires choisies est toujours très élevé. La pureté
désirée est obtenue grâce au reflux d’aromatiques à l’extraction.
Dans certains cas on utilise, à la place de la distillation extractive, une seconde extraction à
l’aide d’un solvant paraffiniques que l’on régénère ensuite par distillation.
L’extraction par solvant permet de traiter pratiquement toutes les variétés possibles de charge,
y compris les plus riche en benzène, bien qu’il paraisse illogique de dissoudre la majeure
partie de la charge pour en rejeter une faible portion.
La présence d’une quantité notable d’oléfines «  de l’ordre de 1% »peut être tolérée par
certains solvants tels que la N-métylpyrrolidone et le dimétylsulfoxyde.

CHAPITRE III : IMPORTANCE DES AROMATIQUES

III-1- STRUCTURE CHIMIQUE :


Les hydrocarbures aromatiques diffèrent des autres hydrocarbures par le fait qu’ils présentent
un noyau aromatique, et leur rapport C/H est très élevé.
Ils sont considérés pendant longtemps comme dérivant d’un hydrocarbure de base, le
benzène.
III-1-1- LE BENZENE ET SES HOMOLOGUES :
Le benzène a pour formule C6H6, tous les hydrogènes y sont identiques car la substitution d’un
seul des six hydrogènes par un radical ne fournit qu’un seul composé.
La molécule doit donc être symétrique.
La première formule du benzène proposé par ’Kekulé’ était la suivante :
H
H H
Benzène

H H
H

Elle rendait bien compte du fait que tous les hydrogènes sont identiques, et qu’il n’existe
qu’un seul dérivé monosubstitué par un groupe ‘ Y’ ; exemple le ‘toluène ‘ ;
CH3
H H
Toluène

H H
H
Elle répondait aussi du fait que, si l’on substitue deux hydrogènes par des groupes ‘Y ‘ , trois
isomères ( et seulement trois ) pourraient exister, que l’on désignait par ortho, méta et para .

Exemple :
CH3 CH3 CH3
CH3

CH3
Ortho-xylène Méta-xylène CH3
Para-xylène

a- Propriétés physiques :
Les benzéniques ont tous une odeur agréable, d’où le nom d’aromatiques.
A 20° C et à la pression atmosphérique les premiers benzéniques sont liquides tandis que le
naphtalène est solide.
Les hydrocarbures aromatiques : benzène, toluène et xylènes sont d’excellents solvants mais
insolubles dans l’eau et de densité inférieure à celle de l’eau.
Ils sont toxiques et provoquent la destruction des globules rouges. Cependant, ils peuvent
contaminer l’eau plus que les paraffines à cause de leur toxicité.

Tableau n° 1 : Seuil maximal des substances toxiques dans l’air pour un travail quotidien en
huit heures :
Hydrocarbures p.p.m mg/m3
Benzène 10 30
Toluène 100 375
Xylène 100 435

Tableau n°2 : Les propriétés physiques du Benzène, Toluène , Xylène :

Température d’ébullition Solubilité dans Point d’éclair


Hydrocarbure
° C. l’eau °C
Benzène 80 Insoluble -11
Toluène 111 Insoluble 4
Ortho xylène 144 Insoluble 17
Méta xylène 139 Insoluble 27
Para xylène 138 insoluble 25

1. Source des aromatiques :


Les hydrocarbures aromatiques existent dans les pétroles bruts mais avec des quantités
très faibles . La teneur en aromatiques varie avec les origines mais une ‘coupe ‘ de pétrole
bouillant entre 40 et 180 °C peut renfermer 2 à 10% d’hydrocarbures aromatiques. Une
essence provenant du cracking peut renfermer 15 à 20% d’aromatiques.
En dehors des produits liquides issus de distillation de la houille, les hydrocarbures
aromatiques proviennent essentiellement du traitement soit des reformats, soit des essences de
pyrolyse de Naphta ou de gaz - oïl.
La teneur en aromatique des effluents de reforming catalytique varie selon la composition
de la charge, et son intervalle de distillation et également suivant la sévérité de l’opération.
Les essences de pyrolyse ne dépendent pas en principe de la nature de la charge ; on constate
ainsi que les deux sources d’aromatiques possibles ont des compositions très différentes de
sortes que selon les besoins du marché l’une ou l’autre peut être employée.
Cependant, les hydrocarbures aromatiques peuvent avoir une origine non pétrolière. En effet,
10% environ des aromatiques consommés actuellement dans le monde proviennent du
charbon.
On peut aussi avoir les hydrocarbures aromatiques ( benzène, toluène, xylène ) à partir des
benzols c’est à dire lors de la transformation de la houille en coke nécessaire à la production
de fonte brute, il se forme des gaz bruts ou gaz de cokerie, des benzols et du goudron.
Les benzols sont traités à l’acide sulfurique ou par hydroraffinage catalytique pour les
débarrasser des composés sulfurés ( thiophène, mercaptans), oxygénés ( phénols ) et azotés
(pyridine, cyanures). Le produit raffiné est ensuite distillé pour donner le benzène brut
renfermant les hydrocarbures suivants ( % poids ) :

Légers ( cyclopentane ) 2
Benzène 65
Toluène 18
Xylène 6
Ethyl benzène 2
dont on peut ensuite extraire les constituants par les procédés habituels.
4. Réactions industrielles importantes :
Le noyau benzénique est hautement insaturé et pourtant à 20 °C les hydrocarbures
benzéniques sont stables vis à vis de l’air et les réactifs. La réactivité s’amorce à des
températures supérieures à 50 °C et les réactions de substitution prédominent : alkylation, dés
alkylation et isomérisation, oxydation, nitration, sulfonation, chloration.

2. 1- Hydrogénation du benzène :
L’hydrogénation du benzène en cyclohexane est une réaction d’addition qui est l’inverse de la
réaction d’aromatisation.
3H2 +

Elle est réalisée sous 3000 Kpa à 230°C ou 600°C en présence de catalyseur au Ni, Pt,
palladium.
4.2- Alkylation du benzène :
L’alkylation du benzène par l’éthylène s’effectue avec une température T = 200° C ,
P = 1000 Kpa, cat. : chlorure d’aluminium.

CH2 CH3
CH2=CH2 +

Dés alkylation du toluène : ( voir les différentes réactions de conversion des


aromatiques).
2.3 Isomérisation du m- xylène : ( voir les différentes réactions de conversion).
2-4 Oxydation :
Les aromatiques en général sont utilisés par l’oxydation ménagée pour la fabrication des
composés oxygénés utilisés pour la production des caoutchoucs, fibres synthétiques, résines,
solvants, produits alimentaires…etc.
4.5.1 Oxydation du benzène :Elle est réalisée suivant deux méthodes :
a-Sans changement de noyau aromatique :

OH

V2O5, MOO3
+ O2
300 à 400C0
200 atm
b-Avec changement du noyau aromatique :

O
CH C
V2O5
+ O2 O + CO2 + H2O
400 à 500 °C
200 atm CH C

O
.
Anhydrique maléique

4.5.2 Oxydation du toluène:

CH3 O O
C C
V2O5, MoO3, WO3 OH H
+ O2
300 °C +

O
C OH
OH CuO
+ O2 + CO2
200°C

4.5.3 Oxydation des xylènes: S’oxydent facilement.


a. Oxydation ménagée :
O

CH3 C

+ O2 V2O5 + H2O
O
500 °C
CH3 C

O
Anhydride phtalique

b-L’oxydation poussée :

CH3 COOH

+ O2 HNO3 150
+H2O
à 200°C 50atm

CH3 COOH
Acide téréphtalique
4.6. Nitration :

NO2
50°C
+ O2 + H2O

CH3 CH3 CH3


NO2 NO2
50°C NO2
+ 2HNO3 + + H2O

NO2

80% 20%
4.7. Sulfonation :
Toutefois la sulfonation des n- alkyl benzènes supérieurs demeure importante pour produire
des n- alkyl benzènes sulfonâtes qui sont des détergents. La réaction est produite en
employant de l’anhydride sulfurique et ensuite la neutralisation par soude.
C6H5 - R + SO3 R - C6H4 SO3H

R - C6H4 SO3H + NaOH R - C6H4 SO3Na + H2O


4.8. Chloration:
La Chloration du benzène s’opère avec un chlore à 80°C en présence de chlorure ferrique
comme catalyseur. Il se forme au cours de la réaction de chlorobenzène et des isomères ortho
et paradichlorobenzènes.

Cl Cl Cl
+ Cl2 + + + HCl
Cl Cl

80% 5% 15%
Le toluène réagit avec le chlore dans les mêmes conditions :

CH3 80% CH2Cl


+ Cl2 + HCl

II. Les différents procédés de conversion des aromatiques :


1. La production du benzène :
Pour ajuster la production au marché, il peut être intéressant de transformer en benzène le
toluène, difficilement valorisé, et les xylènes lorsqu’ils sont en trop faible quantité pour être
traité séparément.
Deux types de procédés sont actuellement possibles :
a) L’hydrodésalkylation du toluène en benzène
b) La dismutation du toluène en benzène.

a. L’hydrodésalkylation :
Il existe deux procédés soit thermiques, soit catalytique.
a.1. Thermique :
C6H5 - CH3 + H2 C6H6 + CH4
T = 800°C.
P = 10.000Kpa
a.2. Catalytique:
C6H5 - CH3 + H2 C6H6 + CH4
T = 600°C.
P = 4000Kpa
Catalyseurs : Oxydes de chrome, molybdène ou de cobalt.

Remarque :
Il existe un autre procédé de désalkylation du toluène qui met de la vapeur d’eau à la place de
l’hydrogène. 500°C
C6H5 - CH3 + 2H2O C6H6 + CO2 + 3H2

b. Dismutation du toluène:
Permet d’accroître, aux dépens du toluène, la disponibilité en benzène et en mélange de
xylènes.
Industriellement, la réaction de disproportionation du toluène est réalisée soit en phase
vapeur, soit en phase liquide, en présence d’un catalyseur solide.
La réaction principale est la suivante :
2 C6H5CH3 C6H6 + C6H4( CH3)2.

b.1 La dismutation du toluène en phase vapeur :


Il existe deux procédés :
 Le procédé « xylène plus » d’Atlan tic Richfield (Arco), exploité depuis 1968 à
Houston ;
Dans cette technique, la transformation a lieu en l’absence d’hydrogène à une pression
proche des conditions atmosphériques ( 0,2. 106 Pa abs. ) et à une température entre 480 à 520
°C. Par suite, le catalyseur qui, du type de ceux employés en craquage catalytique est une
silico – alumine modifiée.
 Le procédé «  Tatoray » de Toyo Rayon ;
Dans ce procédé le rapport molaire H2/ hydrocarbures est compris entre 5 et 20. Le catalyseur
est une «  zéolite », qui travaille sous une pression comprise entre 3 à 4.106 Pa et à une
température de l’ordre de 410 °C – 470 °C.
b.2 La dis mutation du toluène en phase liquide :
La transformation a lieu en phase liquide, en l’absence d’hydrogène, avec l’utilisation d’un
catalyseur qui est une zéolite, il travaille sous une pression de 4,5.106 Pa. abs, à une
température comprise entre 260 à 315 °C.
2 . La production du para – xylène :
Au cours du reformage il se forme des xylènes selon les proportions suivantes :
Isomères ortho 25%, méta 50%, et para 25% ; tandis que les consommations respectives sont
23%, 2% et 75%.
Il devient donc nécessaire de transformer le méta en para. Pour cette transformation, on utilise
un procédé qui est l’isomérisation 
2.1. L’isomérisation du méta – xylène :

CH3 CH3

CH3 CH3

Ce procédé peut être mis en œuvre de deux façons :

 L’isomérisation en phase liquide :


Cette réaction d’isomérisation se déroule à une température de 100 °C en présence d’un
catalyseur qui est l’acide fluorhydrique et de fluorure de Bore BF3 – HF, AlCl3 – HCl etc.

 L’isomérisation en phase vapeur :


Les catalyseurs utilisés sont des silico – aluminates, ils sont très solides, s’emploient sans
hydrogène, à une température entre 400 et 500 °C et sous une pression entre
0,1 à 2.106 Pa abs.

Ethyl Benzène Styrène Polystyrène Plastiques et


Naphta 90%, Charbon 10% Cumène Propylène. Caoutchouc

Benzène
Diisopropylbenzène Hydroquinone Révélateur Photographique
Cyclohexane Cyclohexanone Acide Adipique Nylon 6.6
Caprolactane Nylon 6.

Nitrobenzene Aniline Diphényl Méthane Polyuréthanes


Diisocyanate mousses flexibles
et régides

Anhydride Maleique Polyesters Insaturés Plastiques Armés

Chlorobenzene DDT
Insecticides

Toluène Dinitrotoluène toluène diisocyanate polyuréthane Mousses


Flexibles et régides

Orthoxylène Anhydride Esters Plastifiants


Phtalique

Polyesters Résines alkyde


Xylènes

Para xylène Acide téréphtalique Polyestèrs Textiles

Les produits des BTX : Benzène , Toluène , Xylène