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Culture sous serres au Maroc

Aspect agro-économique : cas de la banane et de la tomate


Par
EL QORTOBI AA. et EZZAMITI A.
Ingénieurs Agronomes ORMV A Gharb

Cette publication résume les résultats de deux


études (1) et (2) relatives à la comparaison des sorties
.---------------
Ir. Valeur des exportations (prix FOB)
Valeur des importations (prix CAF) x 100
et entrées en devises engendrées par la pratique de deux
cultures sous serre, à savoir le bananier et la tomate. A - CULTURE DU BANANIER
1 - Histoire et problématique
Ces deux cas de figures représentent deux types de
cultures qui engendrent des sorties de dev.ises. Or, leur La culture du bananier a été pratiquée au Maroc
pratique visait, soit l'économie de celles-ci (bananier), bien avant 1900. Dans certaines villes impériales, elle
soit leurs entrées (tomate). a été cultivée dans les jardins (3).

D'ou l'intérêt de la comparaison des sorties et En 1946, elle a été pratiquée en plein champs à
entrées ou économie de devises engendrées par la Doumelt et Ighzirine dans la région du Souss. Ce n'est
pratique des deux cultures sous serres. qu'en 1981 que la culture du bananier sous serre a
commencé à Biougra (Souss Massa). La réussite de ce
Cette comparaison a été possible grâce à :
type de culture a stimulé son extension en dehors du
- la réalisation d'une analyse micro-économique Souss, le lpng du littoral atlantique jusqu'au Nord du
afin d'étudier l'intérêt financier que revêtent les cultures pays (Sous Massa, Essaouira, El Jadida, Casablanca,
sous-serres étudiées pour les exploitants. Rabat-Salé, Gharb, Loukkos etc ... ) (4).
- la réalisation d'une analyse macro-économique, A la mi-1988, la superficie du bananier a atteint
basée sur le calcul de l'indice du recouvrement défini 896 ha (5) (tableau n° 1), soit un rythme moyen annuel
comme suit: de plantation d'environ 130 à 140 ha.

Tableau n° 1 Répartition de la bananerie nationale

136
130
81
933
116566 81
36
14 130
33
14
9Culture
116190 (ha)
476
Total - (ha serre (ha)
90
986
Zone Culture plein
896 champsous

Toutefois, ce développement spectaculaire de la d'importations et visant à redresser la balance


bananerie sous serre au Maroc n'est que le résultat des commerciale du pays.
mesures prises par l'Etat, relatives aux produits En effet, la banane a été classée à partir de 1978,

5
\
sur la liste C des produits prohibés à l'importation. Voir schéma \..r:,'~ ,,)
Mais, en raison du manque d'information,
N'est-il pas, alors, paradoxal de chercher à
notamment la répartition des Sources de financement
redresser la balance commerciale du pays, en évitant
de la CNCA et les prix économiques, nous avons dressé
une hémorragie de devises engendrée par l'importation
certaines hypothèses qui nous ont aidé à estimer les
d'un produit, jugé de luxe, alors qu'on permet de le
sorties en devises prises en compte. Ces hypothèses
produire localement, et par conséquent, d'entraîner une
sont:
sortie de devises pour l'importation des équipements
et facteurs nécessaires à sa production. - Le coût des produits à l'importation est
équivalent au coût payé par l'exploitant, majoré par
D'où la question fondamentale suivante qui
les subventions lorsqu'elles ont été défalquées et
résume cette problématique: combien côute à la nation
multipliées par un coefficient tenant compte de la marge
les sorties en devises engendrées :
bénéficiaire et des taxes respectivement perçues par les
- soit pal;. l'importation de l'équipement et des agents économiques intermédiaires et l'Etat.
facteurs nécessaires à produire localement la
banane? Hl : le coût total payé en devises est équivalent
à la moitié du coût total financier.
- soit par l'importation directe de la banane
fraiche ? Hl : le coût total payé en devises est équivalent
aux 75 070 du coût total financier.
2 - Méthode de travail
a - Agrotechnie de la culture H3 : le coût total payé en devises est équivalent
à 100 070 du coût total financier.
Les opérations suivantes ont été étudiées
- Les emprunts réalisés par la C.N.C.A. pour
- aménagement du sol
financier ses clients sont généralement étrangers et
- construction des serres
constituent une source de financement importante.
- plantation
D'autre part, la culture du bananier sous-serre demande
- entretien de la culture
des investissements importants à l'héctare et, donc, des
- récolte et production.
emprunts volumineux réalisés par l'agriculteur.
Une étude bibliographique a été réalisée. Pour tenir compte de ces sorties, même si la
b - Analyse économique superficie actuelle du bananier est limitée, nous avons
supposé que 50 % de l'annuité remboursée par
Les flux de produits et de monaies liées au secteur
l'agriculteur, sera destinée à rembourser les créanciers
du bananier sous serre sont shématisés dans la figure
étrangers de la CNCA en devises. Elles constituent une
1. Deux volets essentiels ressortent de ce shéma.
hemmoragie de devises et méritent d'être considérées
.,- Analyse micro-économique dans le calcul.

Il s'agit de calculer les éléments suivants - Les agents économiques intermédiaires


- marge brute à l'hectare (M.B.) entraînent des sorties de devises, sous forme de
- valeur ajoutée à l'héctare (V.A) dividendes ou d'annuités sur des prêts, évaluées à 15%
- autres indices (V.A/tonne, VA/charges des frais totaux des matériaux importés pour
d'installation des serres, .... etc). l'installation d'un hectare du bananier.
- taux d'intensification des investissements En plus de ces hypothèses, nous avons receuilli les
(investissements en DH/ha). informations suivantes

• - Analyse macro-économique • Les cours mondiaux de la banane


Comme le montre la figure l, les sorties de devises fraîche (1984-87)
• Le taux de change des différentes devises en
sont possibles suivant plusieurs voies. Dans notre cas,
monnaie nationale (DH)
on ne s'est intéressé q'u'aux sorties engendrées par
• La nature des matériaux et produits
l'importation de la charpente métallique, le matériel importés et utilisés pour produire la banane
d'irrigation, le plastic, les intrants importés et l'emprunt localement.
de la CNCA remboursé en devises pour les organismes Ces hypothèses et les informations receuillies nous
étrangers. ont aidé à comparer les sorties de devises nécessaires

6
ll..9.J.. SC EE:'.il. D::S iï'LlJX C OM1IlER~ l fi. UX

(C1Jl-taro de ba~o.no(3)

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-
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flux

Sorties

flux
des produits

de devises

de monnaie
(banane,

possibles

nationale.
équipements, etc ••• )

7
à la production d'un ki~gramme de bananes au niveau de l'air et craint des vitesses de vent supérieures à 4
national avec celles pouvant se produire en cas de son rn/secondes. Le sol doit être profond, bien drainé à PH
importation. Cette comparaison a été faite en utilisant allant de 5 à 7. Il est sensible à la salinité et préfère des
l'indice suivant, habituellement utilisé, pour caractériser sols à ECe mmho/cm. Les exigences en éléments
le recouvrement des devises, lors de l'étude de la fertilisants rapportées dans certaines références
balance commercia1t.d'un pays. bibliographiques oscillent de

Indice de recouvrement (0J0) = Valeurs des exportations(prix FOB


- 200 à 400 U d'azote
- 45 à60 U de P205
Valeurs des importations (prix CAF)
- 240 à 480 U de K20
Dans notre cas, cet indice a été adapté comme - 60 à 80 U de Mgo
suit;
Le bananier est très sensible au déficit d'eau. Ses
1.r • Sortie en devises pour produire localement un kg de bananes (prix CAF)
- xloo besoins en eau varient de 12.000 à 22.000 m' /Ha selon
Sorties en devises pour importer un kg de bananes (prix CAF) . , le type de climat (4), (6), (7).
Avec;
b - Pratique agricole
+ Sorties en devises pour produire localement un • Types de serres
Kg de bananes = (Charpente métallique + Engrais Globalement, les serres métalliques occupent 62070
N.K + produits phytosanitaires + Prêt des superficies et celles en bois occupent le reste (5).
CNCA + Matérie d'irrigation et de
pompage + bénéfices des agents économiques Les quantités de matériaux utilisées pour la
intermédiaires). construction des serres sont généralement (8), (9) ;
+ Sorties en devises pour importer un Kg de - Serres métalliques (/Ua)
bananes = (Prix des bananes importées). • Armature = 22 à 30 tonnes
3 - Agrotechnie de la culture du bananier • Film en plastique thermique 2,5 à 3
Il - Exigences des cultures tonnes (200 à 240 U)
• Botanique • Fil de fer galvanisé 3 tonnes
Le bananier (Musa Spp) appartient à la famille des - Serre en bois (lha)
musacées de la classe des monocotylédones (4), (6). - Poteaux d'eucalyptus-: 630 U de 4,5m à
On cite 200 variétés, environ qui sont actuellement 5,5m de longueur
connues dans le monde (4). - Film plastique; 3 à 3,5T (220 - 24 U)
Le groupa cavendish comprend les variétés - Fil de fer galvanisé : 9 à 10 tonnes
cultivées au Maroc et qui sont (4) ; • Plantations
- Petite naine (petite taille et moins sensible - Matériel végétal
au froid); Généralement, les souches et les rejets sont utilisés.
- Grande naine (de taille située entre celle de Les vitro plants sont plus homogènes, plus précauces
la petite naine et du poyo); à la floraison, mais moins utilisés (24070de la superficie
- Poyo (dite "ROBUSTA" de grande totale) (5),
vigueur. Elle tolère le déficit ou l'excès - Profil variétal
d'eau, mais sensible au vent);
- Williams (de grande taille, moins sensible au La grande naine occupe 62070des superficies et la
froid). petite naine 21070.La variété Williams n'occupe que 7070
de la superficie totale (5).
• Exigences écologiques du bananier
- Densités pratiquées
La période végétative est de 300 à 365 jours. Les
températures optimales de croissance oscillent de 25 à Elles varient beauc0ups avec ·une fourchette allant
30° C. de 1600 à 3500 plants/ha voir même 4000 dans certains
cas (5).
Il craint le gel, des températures inférieures à 8°
C pendant des périodes prolongées entraînent des - Date de plantation
dégâts importants. Il exige de fortes humidités relatives Agronomiquement, il est souhaitable de planter en

8
Mars-Avril. Cependant les agriculteurs les évitent afin La conservation se fait à 13 - 15° C jusqu'à
de ne pas faire coincider la récolte avec les mois d'été 20° C.
où il est difficile d'écouler la production.
4 - Analyse économique
- Mode de plantation s - Coût de production d'un hectare de banane.
Les plantations en linges simples, jumelées ou les voir tableau nO 2
2 à la fois sont pratiquées (5), (8), (9).
Le coût total pour la production d'un hectare de
- Aménagement du sol bananier's'élève donc à :
La séquence la plus fréquente est : - S. métallique: 158.862 DH, augmentés de 15%
- Labour de marge bénéficiaire revenant à la société qui
- 2 cover-crop installe la serre, ce coût devient 182.691 DH/ha.
- Ouverture des trous. - Serre en bois: 143.832 DH/ha.
- Fertilisation Ces coûts ont été calculés pour la conduite la plus
A la plantation les apports sont (8) , (9) : pratiquée sur la culture du bananier sous serre.
- 10 à 25 kg de Fumier/trou L'équipement d'irrigation considéré est l'irrigation
- 100 g de supertriple/trou localisée, associée à la brumisation. Les durées
- 100 g de sulfate de potasse/trou. d'amortissement considérées sont:

Les apports réalisés aprés sont trés variables et les - armature métallique : 10 ans
fourchettes suivantes ont été rapportées (5), (8), (9). - film plastique : 3 ans
- fil de fer (serre métallique) : 10 ans
- Azote = 200 à 800 kg/ha/cycle
- fil de fer (serre en bois) : 8 ans
- Potasse = 200 à 2000 kg/ha/cycle
- poteaux en bois (serre en bois) : 8 ans
- Phosphore = 0 à 150 kg/ha/cycle
- socles en béton (s. en bois) : 8 ans
- Mgo (Parfois) = 150 kg/ha/cycle.
- matériel d'irrigation: 5 ans
- Irrigation - puits: 10 ans
57% des exploitations utilisent le circojet associé - matériel de pompage : 8 ans
à la brumisation. Les doses pratiquées varient de 12 à· - rénovation de la plantation: 4 ans.
16000 m'/ha (5). ID- Calcul des indices économiques à l'échelle
- Autres travaux d'entretien (4), (5), (8), (9) de l'exploitation
•• Binage sarclage lutte contre les mauvaises Partant d'un prix payé à la production équivalent
herbes à 6,5 DH/kg et d'un rendement de 40 tonnes/ha/an
• Desherbage chimique . (moyenne nationale actuelle), il a été possible de
• Traitement anti-parasite et antifongique calculer les indices suivantes :
•• Tuteurage Les résultats du tableau 3 permettent d'avancer
Il Ebourgeonnement
- La culture du bananier est très rentable: 77.309
•• Epistillage
e Gainage du régime à 116.168 DH de marge nette à l'hectare.
•• Oeillotonnage.· - Le taux de rentabilité (ratio marge nettecharge
- Récolte (4) totales x 100) est respectivement de 42,3% et 80,8%
pour la serre métallique et~elle en bois.
EIlé a lieu Il à 14 mois aprés la plantation. Le - La valorisation des facteurs extérieurs
poids moyen des régimes varie de 20 à 35 kg avec un consommés par l'exploitation est assurée.
maximum de 60 à 70 kg.
La valeur ajoutée est de l'ordre de 124 087 DH et
. - Matm'ation et conservation (4) 162.166 DH respectivement pour la serre métallique et
La maturation est réalisée à des températures allant celle en bois. Elle représente 9 à Il fois celle permise
par les agrumes. Elle compense totalement les charges
de 15 à 20°C avec une humidité relative de 90 à 95010.
d'installation (ration V.Ajoutée/charge d'installation
Artificiellement, la maturation est obtenue par est de 1.0 et 1,72 respectivement pour la serre métallique
traitement dans des murisseries par l'acétylène. et celle en bois).

9
Tableau 2 : Charge de production d'un hectare de bananier sous-serre·

- T. -
109.190
11.520
44.282
3.000
158.862
49.672
3.990
1.400
10.132
16.630
phytosanitaires = -CoOt
-(2) -
(7) S. 360.273
80.780
70.763
17.700
70.000
8.250
34.795
60.000
12.000
159.510
42.830
8.250
3.000
44.282
Il.520
143.832
94.160
2.182S.(1)bois
72.745
134.625
10.808
19.233
25.985
2.425
3.990
1.400
49.672
10.132
16.630
métallique x 3OJo 14.603
+ (2) ha/han
+ (3) 60.000
70.763
70.000
181.892
486.763
286.000
CoOt total/ha
Construction
- Fertilisation abris

Tableau·3 : indices économiques il l'échelle de l'exploitation

DH DH116.168
DH
OH
OH
DH
DH
DH162.166
78,2 2.904
4.054
289.510
260.000
DH
145.883 Serre
1,72
DH
3,6 en bois
Serre
DH
OH métallique 124.087
77.309
260.000
478.400
119;629
1.932,7
521,0 DH
3.103,0
4,57 OH
Indices
(MN/Nbre de journées de travail)
1

10
- La journée de travail est bien rémunérée par la de 4,57 DH/kg et 3,6 DH/kg, respectivement pour la
culture du bananier. Elle permet d'acquérir 52 à 78,2 serre métallique et celle en bois.
DH des bénéfices nets, respectivement pour la serre c - Balance économique
métallique et celle en bois. - Sortie de devises
- Le prix de revient de la culture du bananier est
Tableau nO 4: Part du coOt payé en devises pour la production d'un kg de bananes

H2
H1
15.671
11.131
22.262
20.104
16.697
22.262
16.697
115.599
120.144
154.132
60.072
21.930
28.763
50.300
61.466
32.896
46.099
43.861
37.725
38.350
104.473
78.355
134.028
H3
7.835
15.078
1.175
90.108
19.175
52.236
2,35
3,00
2,89
3,85
1,5
100.521 Serre en bois 11.131
10.052
77.066
25.150
30.733
67.014
1,93 Serre métalique
utres (charpente, , fil de fer, plastic. 1
de = (4) x 15%
(5) pompage + subvention (1) H1

- Cours mondiaux l'évolution des prix mensuels à l'importation dans certains


pays pour la période 1984/87 (source MARA/DPV /DH).
La valeur des importations en DH/kg a été pour la
période 1981/84 comme suit : En prenant l'Italie et l'Allemagne comme pays de
référence (en raison de leur proximité du Maroc, et du fait
Tableau nO 5 : Valeur d'un kg de banane fraiche importée qu'ils ne produisent pas de bananes, comme le cas de la France
(prix CAF en OH) en outre-mer), il est possible de comparer les prix de la banane
fraîche en cas de son importation, et la part en devises du
1983
1982
1984
2,89
2,79
3,79
1981 prix de revient de la banane produite localement, en utilisant
l'indice suivant:

Source: MARA/DPAE
-----_ _-----------
I.r _ Part payé en devises pour produire localement un kg de bananes
-,.. ....•
Prix CAF d'un kg de bananes importées
- Calcul de l'indice de recouvrement
A partir de 1984, les importations ont été annulées.
Le tableau suivant donne les valeurs de l'indice
Au niveau international, le tableau n° 7 donne selon le pays choisi et les hypothèses retenues.

Tableau nO 6: Calcul de l'indice de recouvrement par hypothèse et par type de serre (année 1987)

H3
H2
Hl
20,0
25,75
26,7
26,2
67,22
34,2
50,42
13,35
52,4
39,3 Hl Serre en bois
17,1
33,61
SERRE

Serre métallique
Tableau nO / - Bananes: Prix mensuels à l'importation dans certains pays, 1984 - 1987

.1197
...........
1987
1985
1984
1986
5.21
1210
106.7
1054
1223
1205
5.54
1803
130.6
5.55
73.2
122.4
71.7
1323
73.2
5.75
55.7
'5'8.2
104.8
66.6
80.6
94.6
51.2
4.87
947
1209
4.97
909
79.0
4.22
60.3
1340
1327
59.6
811
72.6
5.06
1304
1162
86.3
1002
106.8
1323
116.0
71.5
64.0
105.6
1066
4.71
1243
5.39
5.02
1168
107.3
5.52
1100
5.45
4.76
4.92
1029
4.61
1226
1264
1129
118.4
77.4
100.5
1523
1344
5.33
1288
133.4
1540
113.3
5.30
1509
1440
4.94
81.4
2011
1448
5.42
5.49
1282
1685
5.79
60.8
87.9
67.5
1447
1185
4.84
1877
1436
5.62
5.60
80.0
1494
5.08
84.6
95.0
4.50
1287
1161
89.1
1402
4.89
855
4.66
4.82
4.70
,68.1
4.79
.822
96.4
775
937
848
82.8
65.8
81.2
91.3
84.4
879
63.4
75.6
81.0
5.49
99.0
1521
90.8
87.9
1410
76.8
72.0
.. ..........
. .OH/tonne
. .Yen/kg
.. ..4.91
" 4.69
4.68
4.67
4.53
4.51
4.55
5.04
4.64
5.05 4.26
REF'. FED.
FRANCE ..
. . JAPON
. . 1/ ...
. D'ALLEMAGNE 3/
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l,,=
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1
1850 , 10.48
II
6.94
4.99
1580
1720
1830
5.33
4.49
5.05
1500
6.80
(,.97
7.79
7.77
7.69
7.46
6.47
5.52
5.97
2050
1900
1400
1570
8.79
1850
1700
1750
1550
1800
1000
1350
8.30
6.83
6.90
5.82
1610
1290
7.65
1650
1590
1320
6.56
1680
1730
8.03
8.23
1670
9.07
6.00
7.01
7.03
6.26
5.82
7.69
5.97
5.97
6.63
1600
1687
1760
1530
6.86
1740
1413
1766
1498
1758
1600
1854
1607
19&,
5.17
2000
1300
1500
1986
19856.48~
6.93
5.65
1934 11935
II 1987 4/
ETATS-UNIS

1986 a=
=c II . . . . . . . 5/
ITALIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. JUres/kg ..................................

Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
ANNEE

Source: Etats-Unis: Données officielles. Royaume-uni: commerce privé. Japon: bulletin mensuel de stratistiques bananières. Allemagne-Fnmce : Marché européens des fruits et légumes, revue d'information économique. Italie: Données officielles.
1/ Martinique, franco wagon, ports français. 2/ Amérique centrale, franco wagon de l'importateur au grossiste, Hambourg. 3/ Philippines, VIdeur c.a.f. non compris le coüt des cartons. 4/ Verte, première catégorie9 embAllage tropical, caisse
de 40 lb j en provenance d'Amérique cantrale et d'Amérique du Sud, franco wagon, de l'importateur au grossiste, New York. SI Franco wagon, ports ita.Hens ; 1~
Somalie~ Ii·
Autr.es provell1snces.
Le taux de change nous a été communiqué par la Banque La tomate, comme les autres primeurs, constitue pour
du Maroc, siège Kénitra. Les valeurs des ventes suivantes ont l'Etat une source de rééquilibrage de la balance commerciale
été considérées (mois de Décembre 1987). et d'entrée des devises.

- Italie: 6,6811 DH pour 100 lires Cependant, la culture sous serre, sur laquelle est fondé l'espoir
- Allemagne: 4,9278 DH pour 1 D.M. du dit rééquilibrage, exige l'importation d'un équipement
coûteux qui engendre une hémorragie de devises.
Les résultats du tableau n° 6 relèvent donc, que la
Il s'avère, donc, judicieux de comparer les entrées en
production des ban;mes, au niveau local, permet d'économiser
des devises. En effet, L'indice calculé selon les 2 références devises, engendrées par l'exportation de la tomate, aux sorties
en devises engendrées par l'acquisition des'moyens et facteurs
n'a jamais excédé 70OJoet reste, donc, largement inférieur à
100010. de production ~t/ou le financement des installations et la
conduite de la culture.
B) CULTURE DE LA TOMATE
2 - Méthode de travail
1) Historique et problématique
La culture de la tomate occope une place importante dans La méthode de travail SUIVIepour réaliser cette
comparaison est la même que celle exposée dans le cas du
le secteur des primeurs au Maroc (10), (11) cultivée en plein
bananier. Toutefois, l'indice de recouvrement est calculé dans
champs depuis fort longtemps, elle n'a été pratiquée sous serre
ce cas, sans modification de sa définition.
qu'à partir de 1972.
Deux grandes phases se distinguent alors' : Lr "" Valeur exportations (prix FOB)
- 1972 à 1978 : situation stagnante avec des - \la'~"vi~t"\'.t,o'll\\ ("~" el'F)
superficies trés faibles. Il s'agissait des essais de
3 - Agrotecbnie de la culture
culture sous-serres,
Il • Exigence de la cuUure
- 1979 à 1987 : Augmentation des superficies au fil •• Botanique
des années pour atteindre 1895 ha en 1986/1987.
La tomate (lycopersicum exulentum, Mill, solanum
Depuis la campagne 1972/83, les exportations n'ont fait lycopersicum) appartient à la famille des solanacées. C'est
que décliner pour atteindre le plus bas tonnage en 1978/1979 une espèce annuelle buissonnante dicotylédone à fruits rouges
(10)- Afin de résoudre cette situation, dûe à une vive (13), (14). Les variétés de tomate se classent en :
concurrence sur les marchés extérieurs, et à l'inadaptation
- Variétés à croissance déterminée : palissées et
de notre calendrier de production à la demande des marchées
ébourgeonnées en cultures sous-serre.
européens (période d'exportation limitée entre Novembre et
- Variété à croissance indéterminée : présentent une tige
Avril par les accords Maroc-C.E.E. de 1976), le Ministère
principale poussant avec régularité et formant un bouquet
de l'Agriculture et de la Réforme Agraire a lancé, en
à fleurs toutes les trois feuilles généralement.
collaboration avec l'O.C.E, le projet primeurs financé par
la BIRD en 1979 • Exigences écologiques (7), (13), (14).
Durant la campagne 1987/88 (12), la superficie occupée La période végétative s'étend de 90 à 140 jours, (la
par la tomate a atteint : période en pépinière non comprise: 25 à 35 jours).
- plein champ : 3 820 ha Les températures requises pour la croissance sont 15 à
- sous serre : 1 445 ha 28°C.

Ces superficies représentent respectivement : Les températures optimales s'étendent de 18 à 25 ,oC. La


température nocturne optimale est de 10 à 20°C.
- 28% de la superficie des primeurs en plein
Elle est sensible au gel, à une humidité relative élevé et
champ
à de forts vents.
- 87% de la superficie totale des primeurs sous
serre. La tomate préfère les limons légers, bien drainéE, sans
engorgement, à PH allant de 5 à 7.
La zone de culture de la tomate sous serre s'étende le
Modérement sensible à la salinité, la tomate subit des'
long du littoral atiantique de la région de Rabat-Kénitra à pertes de rendements dès que Ece 2,5 mmhos/cm.
safi et Agadir-Taroudant avec une concentration de la A 12,5 mmhos/cm, la perte est 100 OJo. C'est au stade
superficie au niveau de Souss-Massa et El jadida-Doukkala geïmination et au début de déveleppement des plants que la
(64% de la superficie totale). tomate est très sensible au sel.

13
Les besoins en eau tournent autour de 400 à 600 mm. Différents systèmes d'irrigation sont pratiqués: localisée et
La tomate est considérée d'une sensibilité moyennement forte gravitaire.
au manque d'eau. • Autres travaux d'entretien
La tomate exige : Les travaux suivants sont réalisés :
- 100 à 150 unités d'azote
- Binage et buttage
- 65 à 110 unités de P205
- Traitement phytosanitaire
- 160 à 240 unités de K20.
- Palissage (maintien des plants en position verticale)
b - Conduite de la culture - Ebourgeonnement
• Types de serres - Brises vents

Les serres utilisées dans le cas de la tomate se g - Récolte (14)


caractérisent par : Elle a lieu, en général, 60 jours après la floraison
- une hauteur de 3m environ complète. Elle est échelonnée et on distingue parfois trois
- l'utilisation de 0,7 à 1,1 tonnes de fil de fer périodes de floraison correspondant à trois récoltes. Les
" l'utilisation de 3 à 4,5 tonnes de plastique. tomates doivent être récoltées avant leur maturité.

Les serres en bois sont très utilisées au niveau de Cependant, il n'est pas convenable de les ceuillir trop vertes.
sous-Massa. 4 - Analyse économique :
a - Coût de production d'un hectare de tomate
• Plantation (13), (14), (15), (16).
sous-abri
Les semis en plateaux sont réalisés à partir de Septembre
Le coût total par an et par hectare de la production de
jusqu'à Décembre. Le repiquage est pratiqué 25 à 55 jours
la tomate sous serre s'élève à 152.810 DH (campagne
après la levée ou même jusqu'au stade apparition du premier
1985-86).
bouquet de fleurs.
Le tableau 9 donne le détail des charges de
La plantation est efféctuée sur des rangs distants de 0,8 m .
production (15).
et à 0,4 m sur le rang. Ces distances sont variables selon la
largeur des chappelles de la serre et de l'utilisation ou non b - Calcul des indices économiques (à l'échelle de
des lignes jumelées. Cette pratique est prépondérante au l'exploitation)
Gharb. Partant des prix payés au producteur (exportation et
marché local) et d'un rendement de 70 tonnes dont 55 tonnes
• Aménagement du sol
exportées et 15 tonnes vendues localement, il a été possible
La séquence suivante est fréquement pratiquée : de calculer les indices suivants :
- Labour moyen Tableau nO 8: Indices économiques là l'échelle de
- 2 à 3 passages de Cover-crop l'exploitation)
- Rarement un labour profond (défoncement)
215.000
144.440
Serre métallique 888
360.540
109.250
62.190
1.561
1,38
48,2
2,18
• FérüJisation Indice
M.
M. nette/Tonne
.Prix
Valeur
V.AI Brut/Ha
Investissements
nette/Ha
Valeur
charges
ajoutée/ha DH/ha
ajoutée/T
Rémunération installation
de revient Travail DH/ha
DH/kg
Produits Brut/Ha
D'après les fiches économiques consultées, les apports
suivants sont effectués (15), (16) :

- Fumier : 60 à 90 T/Ha
- Azote: 303 à 373 V/Ha
- P205 : 322 à 414 V/Ha
- K20 : 336 à 480 V/Ha

• Irrigation

10 à 12.000 m3/ha sont apportés durant le cycle de la


culture.

14
FICHE ECONOMIQUE

Tableau nO 9 : Coût de production d'un hectare de tomate sous abris serres

Compagne 1985-86 (DH/DPV IMARA)

i 50 JT
10Coût 630 OH)
JTJTtotal (en tous les deux ans300
180
150
8.000
210
8.870
315
10.635
475
560
190
120
1.160
7.560
7.465
fois tous les 2 ans)
Opérations et autres 90
désignations
40
JT = 1801"100 60 1.250
1.320
1.450
300
4.020
4.625
4.000
1.765
875
750
29.060
250
450
500
4.875
Tourbe: 270 sacs à 28tous
DH les deux ans: -
• Labour
ceux-ci profond
sont déplacés

15
Placement des brises-vents 30 JT
Traitements phytosanitaires 50 JT
Irrigation 40 JT
Récolte 460 JT
Travaux d'entretien y compris vibreur et aération 250 JT
Sous total: 1.230 JT à 22 DH 27.060
Caporal = 1000 DH x 12 mois 2.000
Entretien et réparation du matéril 2.060
Total: A 68.460
- Location au terrain. amortissement du matériel. transport
Location du terrain 3.000
Amortissement des abris serres
••Armature sur 7 ans 21.500
• Plastique sur 2 ans 25.000
• Fil de fer sur 2 ans 1.000
\
Transport de la récolte (70 t à raison de 0,75 la caisse de 25/kg 2.100
Amortissement du matériel d'irrigation (5 ans)
+ matériel de pompage (8 an) + puits (10 ans) 14.750
Amortissement vibreur, matériel de traitment et autres (10) 2.000
Intérêt et frais financiers 15.000
Sous-total : B 84.350
Total Général 152.810 OH

SOCIETE D'ETUDES ET TR ...\VAUX


SOCIETE At-JONYME AU CAPiTAL DE 550.000 DH

ENTREPRISE GENERALE DE TM VAUX PUBLICS


BETON ARME b GENIE CIVIL

290, .bd. Mohammed V RABAT

T.l.. 336-40 1

16
Ces résultats montrent que : le travail. Une journée de travail permet d'avoir une
marge nette à l'héctare, l'ordre de 48,2 DH.
- La culture de la tomate sous serre,. dont une
partie importante de la production est exportée, procure Voir Tableau 9
une marge bénéficiaire de l'ordre de 62.190 DH, soit Recettes
0,89 DH/Kg produit,
Rendement moyen brut : 70 tonnes
- Le ratio marge nette/charges réelles x 100 est Rendement export : 55 tonnes à 3,5 DH/kg 192 500
évalué à 41 ce qui traduit une rentabilisation
1110
Ecart de triage : 15 tonnes à 1,5 DH/kg 22 500
importante des investissements consentis. Recettes 215 000 DH/ha
Cependant, il est à noter que le prix de vente n'est N.B. : des corrections ont été apportés au coût de la
interessant que pour la production exportée, journée de travail et à l'amortissement du matériel
- La culture de la tomate, sous abris valorise bien d'irrigation, du matériel de pompage et du puit, ainsi
les facteurs extérieurs consommés par l'exploitation. que la location du terrain.
La valeur "ajoutée est de l'ordre de 109.250 DH. c - Balance économique
- La culture de la tomate sous serre rémunére bien - Sortie des devises

Tableau nO 10 part du coût de production payée en devises pour produire un kg de tomate exportée.

H2
H3
129.083
49.834
40.113
66.445
96.813
53.48433.223
14.522
19.362
9.154
6.866
148.445
111.335
2,02
2,70 (2) H1etc64.542
= (1) 74.223
+tourbe, .. ) 26.742
9.681
4.577
1,35
Désignation
(2) =
pompage + subvention(20%)
produits
engrais NK
(1) phytosanitaire,
x 15%

(Subvention = matériel d'irrigation)


Hl = 0,5 x coût total H2 = 0,75 x côut total H3 x côut total.
L'indice de recouvrement a été évalué pour les trois C) DISCUSSION
hypothèses comme suit : a· Balance des devises
Tableau N° 11 : Calcul de l'indice de recouvrement Les résultats de la méthode utilisée pour évaluer
le recouvrement des devises ont permis de constater que :
H2
H3
130
173 % H1%
% 259
Hypopthèses - en produisant la banane localement, on
économise une part importante de la monnaie sortante
en devises dans le cas de son importation. Dans la pire
des situations (hypothèse 3, Allemagne), il s'agit d'une
Ceci montre que la balance économique pour la économie de 33 de la valeur d'importation de bananes.
tomate sous serre destinée à l'exportation est très Une difference significative entre la serre métallique et
excédentaire. Dans la pire des situations (H3) elle est celle en bois est à noter. Dans ce dernier cas, l'économie
excédentaire de 30%. de devises atteint 48% (h3 ; Allemagne).

17
- La culture de la tomate sous serre, destinée à problème et non de calculer avec exactitude l'indice de
l'exportation, permet de réaliser un excédent en devises trés recouvrement utilisé. Ceci est dG, au manque de certaines
important. Il est de l'ordre de 30 à 150 selon les hypothèses informations (structure des sources fmancières de la C.N.C.A,
avancées. marges bénéficiaires réalisées par les sociétés à capital
b· Effets agrotechniques étranger, les prix économiques).
Toutefois, l'approche suivie a permis de constater que
La maîtrise de la culture sous-serre permet d'encourager
la culture du bananier et celle de la tomate sous-abris sont:
l'introduction ou le développement d'autres cultures rentables
et participerait, sans doute, à l'auto-approvisionnement du - trés bénéficiaires pour les exploitants. Les marges
pays en certains produits agricoles. On assiste, actuellement, brutes réalisées à l'hectare sont pour le bananier de 119629
à la pratique de l'ananas sous serre dans cetaines zônes (souss DH (serre métallique) à 145 883 DH (serre en bois) et pour
Massa, Douiyet) et à l'extension du maraichage sous serre la tomate de 147 500 DH (serre métallique).
vers d'autres'zônes (cas de Menasra dans le Gharb. - d'un grand intérêt social. L'emploi crée est de :
c - Effets socio-économiques • 720 à 791 jUan/ha pour la culture du bananier,
• 1 290 jUan/ha pour la culture de la tomate.
La pratique de ces cultures permet :
Elles permettent aussi d'économiser les devises (bananier
- de créer de l'emploi: 720 à 790 jUan/ha pour le
: jusqu'à 30% de la valeur des importations de la banane
bananier et 1 290 jUan/ha pour la culture de la tomate. Cette
fraîche) ou des entrées de devises (tomate: jusqu'à 1300/0 de
offre d'emploi est encore plus importante en considérant les
la valeur des importations des équipements et intrants
activités liées à ces productions, aussi bien à l'amont qu'à·
nécessaires à sa production).
l'aval:
Cependant, ce genre de culture pose beaucoup de
- de stimuler des activités économiques. A l'amont, les
problème aussi bien à l'Etat qu'aux producteurs:
usines de plastic, les sociétés de vente des intrants etc ... A
l'aval, les acheteurs de gros, les transporteurs, les murisseries, - Cas du bananier
les détaillants et même les vendeurs ambulants pour le
+ Absorbtion d'une masse importante des crédits et des
bananier. Pour la tomate, le secteur des transports routiers
investisements au dépens d'autres productions agricoles jugées
et maritimes, l'emballage, les ports etc ... ) ;
prioritaires (production céréalière, oléagineux, viande et lait).
- de faire des recettes à l'Etat et une économie ou une
+ Subit des dégats importants dans certaines zônes
entrée de devises selon le cas. A l'échelle nationale,
(Gharb par exemple) à cause des vents forts. Ceci diminue
l'augmentation des chiffres d'affaires des sociétés situées à les recettes à l'hectare obtenues par les agriculteurs.
l'amont ou à l'aval de la production, permet à l'Etat de
récupérer des impôts (TVA). ceci permet, sans doute,
+ L'écoulement de la production pose des problèmes
à certaines périodes de l'année, notamment durant l'été. Ce
d'équilibrer les pertes subies par la caisse de l'Etat en détaxant
qui se répercute sur le prix de vente.
les produits importés et utilisés dans ce secteur ;
- de procurer aux producteurs des recettes importantes + Le prix de revient n'est pas concurrentiel et ne permet
et donc, .d'améliorer de façon substantielle leurs revenus pas de prévoir des exportations du produit.
- Tomate
- de bien valoriser les facteurs terre, eau et travail ;
- d'assurer la disponibilité du produit sur le marché local, + La concurence d'autres pays européens, notamment
dans le cas du bananier. l'Espagne et le Portugal pose des problèmes d'écoulement de
la production sur le marché européen Néanmoins, le marché
D) CONCLUSION européen de l'Est semble être une solution pour ce problème.
- Les cultures du bananier et de la tomate représentent + Elle absorbe une marge de crédits et des
deux cas distincts de cultures pratiquées sous-serre. investissements collossaux au dépens d'autres cultures
L'étude réalisée a consisté en la comparaison des sorties prioritaires.
et entrées en devises engendrées par la pratique de ces deux + Elle est trés sensible aux maladies. Le·risque de pertes
cultures sous abris. La méthode utilisée peut être considérée de production est élevé.
comme une approche permettant de simuler les différents flux
de monnaies liées à la production de ces cultures. En~ effet,
les hypothèses dressées ne permettent que d'approcher le

18
ABREVIATIONS

- M.A.R.A. Ministère de l'Agriculture et de la Réforme Agraire


-D.P.V. Direction de la Production Végétale
- D.H. Division d'Horticulture.
- D.P.A.E. Direction de la Planification et des Affaires Economiques.
- C.N.C.A. Caisse Nationale de Crédit Agricole
- O.C.E Office de Commercialisation et des Exportations.
- B.I.R.D. Banque Internationale de Reconstruction et du Développement.
- ORMV A Sous;' Massa Office Régional de Mise en Valeur Agricole du Souss Massa.
- ORMVA GHARB Office Régional de Mise en Valeur Agricole du Gharb.

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

1 - EL QORTOBI A.A. et EZZAMITI A. : Culture sous serre au Maroc. Cas du bananier - Mars 1989.
2 - El QORTOBI A.A. et EZZAMITI A. Cultures sous serre au Maroc. Cas de la tomate - Août 1989.
3 - Vie Agricole (La) La culture des bananiers sous serre n° hors série. Janvier 1988, p. Il.
4 - Ecole d'Horticulture de Meknès . La culture du bananier, stage - Novembre 1989.
5 - APROBA et Co La situation actuelle et les perspectives d'avenir de la culture de
la banane sous serre au Maroc. Ait Melloul - Agadir 22,
23 et 24 Février 1989.
6 - CERIGHELLI R. Cultures tropicales l, plantes vivrières Nouvelle encyclopédie agricole
p. 485 - 614.
7 - DOORENBOS et KASSAM Réponse des rendements à l'eau - Bulletin FAO d'irrigation et
de drainage n° 33, 1980 - p. 90 - 94.
8 - MARA/DPV /DH Le Bananier, fiche technique.
9 - ORMVA Souss Massa Fiche technique de la culture du bananier sous serre - Mai 1986.
10 - M.A.R.A Note synthétique du projet intégré de dévoloppement des primeurs.
\

Octobre 1979 - MRA/DMVA/DPA/S. Horticulture.


Il - M.A.R.A Dépliant spécial primeurs 1986.
12 - M.A.R.A. Bilan des primeurs - campagne 1987/88 - MARA/DPV /DH.
13 - LAUMONIER R. Cultures légumières et maraichères. Encyclopédie agricole - Tome l,
1978 - p. 112 - 131.
14 - LAUMONIER R. Cultures légumières et maraichères. Encyclopédie agricole Tome 2,
1979 - p. 92 - 120.
15 - M.A.R.A. Coût de production d'un hectare de tomate sous abris
serres. Campagne
1985/86 (MARA/DPV /DH).
16 - ORMVA Sous Massa Projet d'Amélioration de la Grande Irrigation. Etude des Assolements.
Rapport de la première phase (Annexe). ORMVA Sous Massa 1987.
17 - M.A.R.A. Bilan des primeurs - camp. 1986/87 Oct. 1987 - MARA/DPV /DH.
18- DANIANE M. Note sur le bananier - ORMVAG/S.E., Octobre 1985.

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