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Module:

Changements climatiques

Presenté par:
Cdt MAHAMADOU ABDOUL-
ABDOUL-AZIZ

Master I: DR/ESIMAD
La planète en danger
I. GENERALITE SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Les années 60
• Graves accidents touchant
l’environnement: pollution au mercure
à Minimata au Japon, marée noire du
Torrey Canyon dans la Manche en
1967
• Début de contestation de
certains effets du progrès
technique comme fin en soi.
• Critique à la forte croissance basée
sur le progrès technique et la
gestion ‘fordiste’ du partage des
fruits de la croissance qui ont abouti
à une consommation de masse mais
ont sensiblement endommagé
l’environnement.

Le début des années 70


Comment préparer le futur?
Ralentissement de la
croissance
• Inquiétude quant à l’avenir est accrue
par le début du ralentissement de
la croissance, par les chocs
pétroliers de 1974 et 1981
• Réflexion au niveau international sur les
stratégies de développement dans un
contexte de compétition entre les modèles
capitaliste et communiste qui, au-delà de
leurs divergences idéologiques, mettent en
avant le rôle du progrès technique,
envisagé comme un bien en soi et seul
capable d’assurer une croissance rapide.
Le rapport du
Club de Rome (1972)

• L’étude prospective du •
Massachussetts Institut
of Technology (ou rapport
Dennis Meadows), réalisée
à partir d’un modèle qui
couvre à la fois les champs
économique,
démographique et
environnemental, indique
que la croissance de la
production industrielle
entraînera à terme un
effondrement du revenu
par habitant, de la ration
alimentaire et, en
conséquence de la
population mondiale
Propositions :
- Contrôler l’expansion démographique
- Limiter l’accroissement exponentiel de la
production
- Combattre la pollution et,
- La dégradation de la nature
Critiques diverses ont amené à réviser
certains hypothèses.
« Critique : La croissance est
devenue une finalité en soi »
« La croissance, au lieu demeurer un concept
économique, s’était peu à peu transformée
en un pilier idéologique fondamental de
l’équilibre social et politique des sociétés
industrialisées…La croissance économique
était passée du stade d’instrument à celui
de finalité, et cela impliquait qu’il était dès
lors superflu de s’interroger sur la
direction à prendre » (Orio Giarini et Henri Loubergé,
1979)
Création du programme pour l’environnement
PNUE – PNUD
• Stockholm (1972)
conférence des
Nations Unies sur
l’Environnement
• Le rapport de la
conférence
recommande aux pays
en développement
d’explorer des modes
de croissance moins
destructeurs du
patrimoine naturel et
des structures
sociales
80 : Émergence des problèmes
environnementaux globaux
• Atteinte à la couche d’ozone
• Pluies acides
• Changement climatique
• Accidents technologiques majeurs dans les
industries nucléaire et chimique :
- explosion d’une usine de pesticides à Bhopal en
Inde (1984)
- d’une réacteur nucléaire à Tchernobyl en Ukraine
en 1986
- marées noirs : Amoco Cadiz (1978) Exxon Valdez
(1989), Erika (1999), Prestige (2002)
Les travaux de la Commission
Brundtland
• Créée en 1983 cette Commission des Nations
Unies produit en 1987 un rapport intitulé :
« Notre avenir à tous »

Il s’agit d’ « un développement où évoluent


parallèlement systèmes économiques et biosphère
de façon que la production issue du premier
assure la reproduction du second »
La question des limites naturelles de la
croissance économique se pose dans les
termes suivants:

- le taux d’épuisement des ressources


renouvelables ne doit pas dépasser
leur taux de régénération
- Le taux d ’émission de polluants ne
doit pas dépasser les capacités
d’assimilation naturelle anthropique.
IC. Les années 90 et les Conférences
des Nations Unies
Sommet de la Terre de Rio : 1992
- 100 Chefs d’État et 164
nations
- Plus de 35 000 personnes
- Après la chute du Mur de
Berlin
- Confrontation N/S
- Pour première fois, le débat
n’est pas monopolisé par les
chefs d’État et les diplomates,
participation d’ONG
- En parallèle un Sommet
alternatif (17 000 personnes)
Les résultats
• Agenda 21 Des principes de base de
(concrétiser les la Déclaration de Rio:
principes DD dans la • « Les êtres humains
vie quotidienne) sont au centre des
• La déclaration de Rio préoccupations
• La convention cadre relatives au
des Nations Unies sur développement
le changement durable. Ils ont droit à
climatique (complété une vie saine et
par le Protocole de productive en
Kyoto en 1997) harmonie avec la
• La Convention sur la nature ».
lutte contra la
désertification…..
Plan d’action
• L’Agenda 21:
programme global
d’action visant à
concrétiser les
principes du
développement
durable dans la
vie quotidienne
1. Champ économique
et social du
développement
(lutte contre la
pauvreté,
protection de la
santé, promotion
d’un modèle viable
d’habitat
humain…)
2. Conservation et préservation des ressources aux fins
de développement : épuisement des sols, déforestation,
diversité biologique…)
4.Mise en place des
moyens d’action
transversaux
permettant une
inflexion du
développement vers
la durabilité
(transfert
technologiques,
développement de
l’éducation,
développement de la
science au service du
développement
durable.
IE. Un bilan global partagé
• Une certaine prise de conscience de
la crise environnementale a commencé
à prendre une forme politique
institutionnelle il y trente-cinq ans,
autour de la préparation de la CNU
sur l’environnement à Stockholm en
1972
La plus part des pays se sont alors
dotés de structures ministérielles
dédiés.
• Des initiatives ont vu le jour :
- Conventions internationales visant la protection
de l’environnement et des ressources naturelles,
par exemple:
- --) La convention de Vienne pour la protection de
la Couche d’Ozone en mars 1985
- --) Le protocole de Montréal,
- --) Les textes du Sommet de la Terre, 1992
- --) La convention-cadre sur le climat et celle de la
biodiversité.
Ces deux conventions ont débouché chacune
sur des protocoles :
- Le protocole de Kyoto pour le contrôle des
émissions de six gaz à effet serre à
l’horizon 2008-2012
- Et, le protocole de Carthagène sur la
biosécurité qui organise les droits
respectifs des États pour le commerce des
OGM.
- Ils ont été ratifiés par un nombre
suffisante des pays pour entrer en vigueur,
sauf les EUA
Mais la dégradation s’est pourtant
globalement poursuivie
• Poursuite de la
dégradation des sols
(érosion, salinisation)
• Poursuite de la
régression de la foret
tropicale
• Désertification
• Diffusion générale
d’une pollution
chimique et par les
métaux lourds,
• Aggravation des effets économiques
et sociaux des catastrophes
naturelles (inondations, glissements
de terrains, tremblement de terres,
ect.)

• Aggravation des conditions d’accès à


l’eau dans les zones arides, érosion de
la diversité biologique, etc. etc.
Problème d’eau dans la
planète
• Les crises de l’eau, considérées comme un
problème touchant les pays les plus pauvres,
affectent de façon croissante certaines des
nations les plus prospères, déclare le WWF
avant la Semaine mondiale de l’eau à
Stockholm (20-26août). L’Organisation
Mondiale de Protection de l’Environnement
vient de publier un nouveau rapport « Pays
riches, médiocres pour l’eau » qui donne une
vue d’ensemble des enjeux sur l’eau dans les
pays développés
• Dans les villes comme Houston et Sydney, le rythme
de consommation de l’eau est bien plus élevé que
celui de la reconstitution des réserves.

• A Londres, les fuites dues à un réseau de


distribution vétuste sont estimées à l’équivalent de
300 piscines olympiques par jour.

• Dans les pays méditerranéens, la consommation


d’eau à grande échelle liée au tourisme de masse et
à l’irrigation de certaines cultures gourmandes en
eau mettent en danger les ressources disponibles.
Chap I: Perception des changements climatiques

Introduction
(Les réalités du changement climatique)
• Le «climat» désigne les conditions atmosphériques à long
terme, tandis que le «temps» varie constamment

• Les changements de climat sont naturels: après le dernier


âge glaciaire (il y a 11 500 ans) les températures mondiales
étaient de 5 °C inférieures à aujourd’hui

• MAIS nous sommes désormais confrontés à des hausses de


températures dont l’accélération est sans précédent

• Les scientifiques estiment que les activités humaines en


sont responsables
• Les températures en Europe ont augmenté de 1 °C depuis
1850

• Une hausse supplémentaire de 1,2 °C pourrait entraîner des


changements environnementaux irréversibles et
potentiellement catastrophiques à grande échelle
• Les événements climatiques extrêmes tels que les
tempêtes, les inondations, les sécheresses et les vagues
de chaleur se font plus fréquents et dévastateurs

• 90 % des catastrophes naturelles


observées depuis 1980 ont été causées par le temps et le
climat.

• Les glaciers européens ont perdu deux tiers de leur masse


depuis 1850 et cette tendance ne fait que s’accélérer

• Les glaces polaires fondent et le niveau des mers monte à un


rythme deux fois supérieur à celui d’il y a 50 ans

• Des millions de personnes dans le monde sont menacées de


manque d’eau, de famine et de pauvreté
1.Definition
Les CC sont Changements qui sont
attribués directement ou indirectement
à une activité humaine altérant la
composition de l’atmosphère mondiale
et qui viennent s’ajouter à la variabilité
naturelle du climat observée au cours
de périodes comparables.
1.Definition suite
La CCNUCC fait une distinction entre les
changements climatiques anthropique,
attribuables aux activités humaines,
altérant la composition de l’atmosphère
et la variabilité du climat imputable à
des causes naturelles.
1.Definition suite
• Variation de l’état du climat, que l’on peut déceler
(par exemple au moyen de tests statistiques) par des
modifications de la moyenne et/ou la variabilité de
ses propriétés et qui persiste pendant une longue
période, généralement pendant des décennies ou plus.
Les changements climatiques peuvent être dus à des
processus internes naturels, à des forçages externes
ou à des changements anthropiques persistants dans
la composition de l’atmosphère ou dans l’utilisation
des terres.
2. Changements climatiques et
environnementaux

• Le climat est perçu autour de trois éléments


concrets que sont: la pluie, la température et les
vents
• Les changements climatiques évoquées sont
perçus autour de ces éléments. Il s’agit:
- Faiblesse qualitative des pluies et leur mauvaise
répartition dans le temps et dans l’espace
- Retard ou précocité des premières pluies
- Apparition de poussière rougeâtre à la veille des
premières pluies (phénomène antérieurement
méconnu des populations)
-Changement de direction des vents dans une même
période
-Une modification sensible des températures
(surélevées en saison chaude et sous élevées en
saison froide)
-Perturbation des connaissances locales des signes
annonciateurs de changement de saisons
3 Les manifestations des changements
environnementaux dus aux CC sont perçues à
travers:

-La disparition de plusieurs espèces arbustives et


herbacées comestibles ou à usage médicinal
-L’apparition ou la prolifération des espèces
arbustives et herbacées peu utilitaires
-La disparition de plusieurs espèces fauniques
-La disparition de plusieurs mares (surtout non
permanentes)
-La dégradation continue des sols (érosion, lessivage,
ensablement, etc.)
II. Causes des CC
• L’homme rejette davantage de «gaz à effet de serre»
dans l’atmosphère

• L’atmosphère agit comme les parois en verre d’une serre

• Les gaz à effet de serre naturels contribuent à retenir la


chaleur: sans eux, les températures seraient inférieures
de 30 °C à celles que nous connaissons

• Mais les émissions de gaz à effet de serre générées par


l’homme ont augmenté de 70 % depuis 1970, entraînant la
rétention de davantage de chaleur
1. Quelles sont les causes du changement climatique?
Le climat de la planète dépend de :
la quantité d’énergie provenant du soleil
les propriétés de la surface de la Terre

L’effet de serre est le réchauffement de l'atmosphère


et de la surface de la Terre qui résulte du fait que les
GES absorbent le rayonnement infrarouge
thermique dégagé par la Terre et le renvoient en
partie vers la surface de celle-ci
L’effet de serre selon les activités
II. Causes des CC(suite)
On peut affirmer que les causes de ces phenomenes sont imputables aux
activités humaines:

Le XXème siècle correspond à une augmentation des concentrations


atmosphériques de gaz carbonique et de méthane
1.a. Les acteurs de l’effet de serre

Les GES sont des constituants gazeux de l'atmosphère, tant


naturels qu'anthropiques, qui absorbent et réémettent
partiellement le rayonnement infrarouge émis par la surface de
la terre
1.b. Sources d’émission des GES

Utilisation des combustibles fossiles


(charbon, pétrole et gaz naturels)
Activités industrielles
Activités minières
Combustion de biomasse (forêts)
Changement de l’ utilisation des sols
Gestion des déchets
– Combustion du charbon, du
Dioxyde de carbone (CO2) pétrole et du gaz pour
l’énergie, le transport et le
chauffage

Protoxide d’azote (N2O)


Méthane (CH4) – Sites d’élimination des
déchets, agriculture et bétail

Hydrofluorocarbones (HFC)

– Utilisés dans les


Hydrocarbures perfluorés
réfrigérateurs, la climatisation
(PFC)
et même les chaussures

Hexafluorure de soufre (SF6)


1.C La durée de vie des GES et Leurs pouvoirs de
réchauffement global
1.d. Les puits de Carbone
Définition:
Puits de carbone : Un puits de carbone est un
réservoir naturel (la mer) ou artificiel (la
séquestration) de gaz carbonique. Selon les
conditions climatiques, un puits peut voir sa taille
augmenter ou diminuer.

En effet, naturellement, les écosystèmes terrestres


absorbent le CO atmosphériques
Les puits de CO2 sont (par ordre d’importance)
– Océans
– Végétation, sols et litière terrestres
– Atmosphère
•50% du CO2 émis est
absorbé par l’océan et
la végétation en
quelques décennies;

•30% de ce qui reste


est incorporé dans
CO2
l’océan en quelques
siècles;
Vegetation
• les 20% restant
résideront dans
l’atmosphère pour des
SOLS OCEAN DE SURFACE
millénaires.

• L’océan et la
végétation seront des
puits de CO2 moins
efficaces dans le Ocean profond
futurr.

sediment
SEDIMENTS
Les principaux GES

Ces gaz sont pour l'essentiel le


gaz carbonique (CO2), mais
aussi le monoxyde de carbone
(CO), le méthane (CH4), les
oxydes d'azote (NOx) et les
cholorofluorocarbures.
• On a calculé que la teneur en gaz
carbonique de l'atmosphère s'était accrue
de quelque chose 25 % depuis le milieu du
siècle dernier et quelle continue
d'augmenter au rythme de 0,5 % par an.
• Cet effet de serre risque de se traduire, à
plus ou moins long terme, par un
réchauffement terrestre général,
entraînant un relèvement au niveau des
mers et des changements climatiques
importants.
III. Les effets de l'augmentation des
émissions de GES sur le climat
• Le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Évolution
du Climat (GIEC) a rendu en 2001 son troisième rapport
scientifique. Il conclut entre autres que :

• - depuis 1750, le taux de CO2 dans l'atmosphère a augmenté


de 30%, celui de CH4 145%.

- depuis la fin du 19ème siècle, la terre s'est réchauffée
de 0,6° et on a assisté à une montée du niveau des océans
de 10 à 25 cm.

• - toutes les analyses confirment l'effet notable des


activités humaines sur ces variations, même s'il demeure de
nombreuses incertitudes sur leurs évaluations, et surtout
sur les conséquences qui peuvent s'ensuivre.
1. Evolution de la température moyenne à la surface de l’hémisphère nord
UN RECHAUFFEMENT RAPIDE ET RECENT

Ecart de température (oC) relatif à 1961-1990

Année
2. CHANGEMENT CLIMATIQUE DEPUIS 1850

Température moyenne à la surface du globe

Niveau moyen de la mer à l’échelle du globe

Couverture neigeuse dans l’hémisphère nord

Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), 2007


IV. Le Protocole de Kyoto
• Conclu le 11
décembre 1997 à
Kyoto, il impose
des réductions
d’émissions de six
gaz à effet de
serre.
Les réductions varient selon les
pays industriels visés

- La baisse globale d’émissions sera d’environ 2%


vers 2012 par rapport au niveau de 1990, contre
5,2% initialement prévu.
- Le protocole a déjà été ratifié par 141 pays dont
30 pays industriels. Il a entré en vigueur le 16
février 2005 (EUA non, Russie oui)
V. Consequences des CC
 Changements climatiques auront des impacts importants
donc des effets négatifs en Afrique subsaharienne (GIEC,
2007) ;

Pour la simple raison que cette région présente un même


profil de vulnérabilité lié à :

 la grande pauvreté;
 la forte dépendance aux ressources naturelles;
 la faiblesse de capacités institutionnelle,
économique, scientifique et technologique etc.
Le constat en Afrique de l’Ouest : baisse
drastique des précipitations

Source, A. Ali et al. 2008


• Années 1950-1970 humide
• Années 1970-1980 sèche
• à partir des années 1990, amorce de retour mais déficit persistant
Évolution des précipitations

Variation de l’indice mensuel de


sévérité de la sécheresse de Palmer

On observe:
Un glissement des isohyètes d’environ 200 km du Nord vers le Sud
Une augmentation de la fréquence de sécheresses
Les ressources en eau
Komadougou à Bagara
3 35
anomalie

A n o m a lie d é b it (-)

d é b it a n n u e l (m 3 /s )
2
débit annuel 25
1
15
-1
5
-2

-3 -5

1 965 /196 6
1 967 /196 8
1 969 /197 0
1 971 /197 2
1 973 /197 4
1 975 /197 6
1 977 /197 8
1 979 /198 0
1 981 /198 2
1 983 /198 4
1 985 /198 6
1 987 /198 8
1 989 /199 0
1 991 /199 2
1 993 /199 4
1 995 /199 6
1 997 /199 8
1 999 /200 0
2 001 /200 2
2 003 /200 4
2 005 /200 6
D a te d 'a p p a ritio n d é b it d e p o in t / d é b it m in im a l

août y = -0.527x + 38186


juil
juin
mai
avr
mars
y = -1.0225x + 38039
Anomalies et débits annuel de la
févr
janv Komadougou à Bagara (1963-2006)
déc
nov
oct
Date débit max.
Déplacement des dates d’apparition
sept
août Date débit min. des débits de pointe (crue guinéenne)
juil
et minimal u fleuve Niger à Niamey
1929/1930
1932/1933
1935/1936
1938/1939
1941/1942
1944/1945
1947/1948
1950/1951
1953/1954
1956/1957
1959/1960
1962/1963
1965/1966
1968/1969
1971/1972
1974/1975
1977/1978
1980/1981
1983/1984
1986/1987
1989/1990
1992/1993
1995/1996
1998/1999
2001/2002

On observe globalement:
Une diminution notable des débits des cours d’eau (fleuve Niger 30 %
environ)
Une baisse d’environ 20 à 40 % des ressources en eau des différents
bassins hydrographiques depuis les années 1970
Une baisse du niveau des nappes phréatiques
Les ressources en
eau

On observe une forte réduction de


la surface du lac Tchad:
• 37 000 km2 environ au début des
années 1950
• 15 000 km2 environ dans les
années 1967 à 1969
• moins de 10 000 km2 au début
des années 2000
Impacts des Changements climatiques
Évènements météorologiques extrêmes (Sécheresses et inondations)
marquées par leurs fréquences et leurs intensités;

Des milieux de plus en plus hostiles à la vie humaine

Des milliers de têtes d’animaux


domestiques décimés

Niamey, août 2000


Impacts des Changements climatiques
Recrudescence des maladies climato sensibles (effets
indirects) (méningites, paludismes);

 Augmentation de la fréquence des maladies à


transmission vectorielle du fait des températures
nocturnes plus élevées
 Modification de l’aire de répartition des insectes
vecteurs de maladies telles que le paludisme, la
méningite, …: ainsi est-il probable que, d’ici 2050 à
2080, le climat d’une grande partie du Sahel occidental
devienne non favorable à la transmission du paludisme,
première cause de mortalité
 Augmentation des risques de contact avec d’autres
insectes vecteurs de nouvelles maladies du fait de la
transhumance humaine et du bétail vers des zones de
disponibilité fourragère
Impacts des Changements climatiques
Recrudescence des ennemis des cultures (effets indirects)
(Invasion acridienne);

Action conjuguée de la sécheresse et des criquets = perte considérable de la


production agricole en 2004/2005 au Sahel Déficit céréalier de 2005
Impacts observés et possibles sur l’agriculture

Diminution probable de 15 à 25 % du rendement


moyen des cultures de mil et de sorgho d’ici 2080

Augmentation
probable du
rendement moyen
Baisse de la production de de la culture du riz
biomasse sèche de 200 à 100 qu’il soit produit en
g/m²/an dans les zones irrigué ou en pluvial
sahéliennes notamment au Niger (effet fertilisant
du CO2 dans les
bonnes conditions
d’eau et de
température)
Impacts des Changements climatiques
Perception et stratégies des populations;

Baisse des
rendements
Problèmes
Pauvreté,
sociaux et
maladie
conflits

Déplacement
de la population
Insécurité
alimentaire et
Problèmes
en eau
biophysiques

Source : AGRHYMET et al., 2004 Enquête terrain


Moyens de lutte contre les changements climatiques
La lutte contre les changements climatiques recommandée par
la communauté internationale s’organise autour de deux
grandes options :

 L’Atténuation : Atténuer les changements climatiques en


réduisant les émissions de gaz à effet de serre

 L’Adaptation : S’adapter aux changements par le


développement propre, la promotion des bonnes pratiques.

La Science (moyen transversal) : Promouvoir la production


des connaissances scientifiques nécessaires à la prise de
décisions avisées sur l’atténuation et l’adaptation
Moyens de lutte contre les changements climatiques
 L’adaptation est un ajustement des pratiques, procédures ou
structures aux changements climatiques projetés et actuels;

 Elle peut se faire en réaction ou par anticipation aux


changements;

 Adaptation est donc un processus de socialisation,


d’apprentissage social et politique, et s’exprime à travers des
mécanismes locaux de prise de décisions;

 Vulnérabilité, tout comme la capacité d’adaptation, peut être


amplifiée par certaines caractéristiques (sociales, politiques,
culturelles, etc.) sans relation direct au climat (Handmer,
2003). Exemple les politiques publiques des institutions
internationales, la mondialisation, l’iniquité dans le commerce
international, …

 C’est pourquoi, tout programme politique d’adaptation qui ne


tient pas en compte du contexte social est voué à l’échec;
 Il faut donc considérer ce qui freine les capacités d'adaptation
ou ce qui rend les gens vulnérables, pour construire des
stratégies d’adaptation culturellement et économiquement
fondées.
Actions internationale de prévention du changement
climatique

En 1972 lors de la conférence de Stockholm est créé le Programme des


Nations unies pour l’environnement (PNUE).

En 1988, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le PNUE créent le


Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC)

En juin 1992, la conférence des Nations unies sur l’environnement et le


développement qui s’est tenue à Rio de Janeiro, appelée Sommet de la
Terre, lance Action 21 (ou Agenda 21),

En 1997, Pour lutter contre le réchauffement climatique, le protocole de


Kyoto centre son action sur la réduction d’émission de six gaz à effet de serre
(dont CO2, CH4, N2O).
Au niveau de l’Union européenne, un système d’échange des
droits d’émission est mis en place depuis 2005 dans le but de
respecter les quotas fixés
Le Mécanisme de développement propre (MDP)est un
instrument permettant à des entités privés ou publics des
pays ayant signé le protocole, d’investir dans les pays en
développement dans des projets qui réduisent les émissions
des gaz à effet de serre et d’en obtenir ainsi en retour des
crédits compensant leurs propres engagements de réduction
des gaz à effet de serre.

L’initiative axée sur le marché, permet de spéculer sur les


crédits qui peuvent alors être vendus, achetés ou échangés.
Elle permet ainsi de favoriser les investissements écologiques
permettant notamment de réduire les émissions de dioxyde
carbone.
Conclusion
 Prise de conscience régionale sur les changements
climatiques;

 Appel pour une implication immédiate des OIGs


(CEDEAO, UEMOA, CILSS, ACMAD etc) dans la lutte
contre les changements climatiques ;

 Disponibilité d’un cadre de politiques régionales


d’adaptation sur les changements climatiques ;

 Présentation d’une vision régionale commune;