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I) But Du TP :

- Etudier les caractéristiques d’une machine a courant continue.

II) Partie Théorique :

 Quelque définition sur les machines a courant continue  :

-Moteurs électriques et générateurs, dispositifs qui transforment de l'énergie


électrique en énergie mécanique (moteurs électriques) ou qui fournissent de
l'énergie électrique à partir d'une autre forme d'énergie (générateurs). Les
générateurs les plus employés et les plus puissants sont les générateurs
électromécaniques, qui convertissent l'énergie mécanique en énergie électrique.
Mais il faut savoir qu'il existe d'autres formes de générateurs, tels que les piles
électrochimiques, qui fonctionnent sur le principe des réactions
d'oxydoréduction, ou bien encore les générateurs isotopiques, qui utilisent
comme source d'énergie les rayonnements émis par des éléments radioactifs . Ce
dernier type de générateur a l'avantage d'avoir une durée de vie très longue, sans
exiger d'entretien. C'est pourquoi on l'utilise dans les engins spatiaux, ainsi que
dans certains stimulateurs cardiaques. Dans cet article, on ne s'intéressera qu'aux
générateurs électromécaniques, qu'on appellera plus simplement « générateurs ».
De la même manière, on désignera par « moteurs », les moteurs électriques.

-Le fonctionnement des générateurs et des moteurs découle de deux principes


physiques réciproques. Le premier, découvert par le physicien français André
Marie Ampère en 1820, est l'un des fondements de l'électromagnétisme. Ampère
constata que lorsqu'un courant traversait un conducteur placé dans un champ
magnétique, ce conducteur était soumis à une force mécanique due au champ.
L'autre principe est celui de l'induction, découverte en 1831 par le scientifique
britannique Faraday : lorsque l'on fait passer un aimant à travers un conducteur,
un courant est induit dans le conducteur. Léon Foucault, en 1850, montra
également l'existence de courants induits dans une masse métallique en
mouvement située dans un champ magnétique. Ces courants induits furent
ensuite appelés « courants de Foucault ».

- Les générateurs et les moteurs se composent de deux éléments : l'inducteur et


l'induit. L'inducteur, constitué d'un électro-aimant et de son bobinage, produit le
champ magnétique. L'induit représente la structure qui porte les conducteurs
traversant le champ. C'est en général un noyau en fer doux laminé, autour
duquel sont enroulés des fils conducteurs. Ces fils véhiculent le courant induit
dans un générateur, ou le courant d'excitation dans un moteur. Les générateurs
qui fournissent du courant continu sont appelés dynamos, ceux qui produisent du
courant alternatif se nomment alternateurs.

- La forme la plus simple de générateur CC est la dynamo à disque, mise au


point par Faraday. Il s'agit d'une roue de cuivre, dont une moitié est placée entre
les pôles d'un aimant en forme de fer à cheval. Lorsque ce disque tourne, un
courant est induit entre le centre du disque et son bord, dû à l'action du champ de
l'aimant. Le disque peut également faire office de moteur, si on applique une
tension entre le bord du disque et son centre. La force produite par la réaction
magnétique provoque alors la rotation du disque.

Lorsque l'induit tourne entre deux pôles d'un inducteur fixe, le courant dans
l'induit change de sens, chaque fois que l'induit change de secteur polaire. Pour
produire un courant unidirectionnel (appelé courant continu) à partir d'un tel
dispositif, il faut donc parvenir à inverser le sens du courant fourni par le
générateur, à chaque changement de secteur polaire de l'induit. Sur les anciens
modèles de générateurs, cette inversion s'effectue grâce à un commutateur,
composé d'une bague métallique en deux parties, montée sur l'arbre de l'induit.
Les deux moitiés de la bague, isolées l'une de l'autre, font office de bornes pour
la bobine de l'induit. Lorsque le commutateur tourne, il s'appuie sur des balais
fixes en métal ou en carbone, qui sont des pièces conductrices de liaison, et qui
transmettent le courant de l'induit au circuit extérieur. Chaque balai entre
alternativement en contact avec chaque moitié du commutateur, quand le
courant de l'induit change de sens. Par ce procédé, le générateur délivre ainsi au
circuit extérieur un flux de courant continu. Ces générateurs CC fonctionnent
généralement à des tensions relativement faibles, de l'ordre de 1 500 V, afin
d'éviter la formation d'étincelles entre les balais et le commutateur. Sur certains
générateurs plus récents, l'inversion est commandée par des dispositifs
électroniques, comme des redresseurs à diode.

Sur un induit ne comportant qu'un seul enroulement de fils conducteurs,


l'intensité du courant varie en fonction de la zone du champ magnétique que
l'enroulement traverse. Comme ce champ n'est pas uniforme, l'induit ne fournira
pas un courant constant. Afin d'obtenir un courant d'intensité constante, les
générateurs CC actuels utilisent des induits en tambour, composés d'un grand
nombre d'enroulements. Ceux-ci sont placés dans des fentes pratiquées le long
du noyau de l'induit, parallèlement à son axe, et reliés aux bornes d'un
commutateur multiple. Lorsque l'induit tourne, le commutateur se connecte
systématiquement à l'enroulement qui traverse à ce moment la zone de haute
intensité du champ magnétique. Ainsi le courant fourni par l'induit sera
théoriquement constant. Les inducteurs des générateurs actuels sont en général
équipés de quatre pôles électromagnétiques au minimum, afin d'augmenter
l'intensité du champ magnétique. De petits pôles intermédiaires sont parfois
ajoutés, pour compenser les distorsions du flux magnétique de l'inducteur, dues
à la réaction magnétique de l'induit.

Les générateurs CC sont communément classés selon la manière dont est monté
l'inducteur avec l'induit. Un générateur en série est pourvu d'un inducteur monté
en série avec l'induit, tandis qu'un générateur en dérivation possède un inducteur
monté en parallèle avec l'induit. Les générateurs à enroulement compound sont
dotés d'inducteurs montés en série avec l'induit, combinés à des inducteurs
montés en parallèle. Ces deux derniers types de générateurs présentent
l'avantage de fournir une tension relativement constante sous des charges
électriques variables. Le générateur en série est principalement utilisé pour
fournir un courant constant à tension variable. Une magnéto est un petit
générateur CC dont le champ magnétique est produit par un aimant permanent.

Moteur a courant continue (CC)

- C’est Gramme Zénobe (1826-1901), électricien belge, qui a inventé la


machines à courant continu,

-Habituellement, les moteurs CC sont d'une construction similaire à celle des


générateurs CC. On pourrait presque les présenter comme des générateurs
« à fonctionnement inverse ». Comme sur les générateurs, les moteurs sont dotés
du même type de commutateur. Lorsqu'on fait passer un courant dans l'induit
d'un moteur CC, un couple se crée par réaction magnétique et l'induit tourne. La
rotation de l'induit produit une tension dans ses enroulements. Cette tension
induite, de signe contraire à celle appliquée à l'induit, s'appelle tension à l'état
bloqué ou force contre-électromotrice (fcem). Lorsque le moteur tourne plus
rapidement, la force contre-électromotrice augmente, jusqu'à être pratiquement
égale à la tension appliquée. Le courant reste alors faible, et la vitesse du moteur
demeurera constante tant que celui-ci n'exécutera aucun travail mécanique, à
l'exception de celui fourni pour faire tourner l'induit. Si le moteur est soumis à
une contrainte mécanique, l'induit tournera alors plus lentement, ce qui réduira
la fcem. On pourra par conséquent appliquer à l'induit un courant plus élevé. Le
moteur pourra donc recevoir une plus grande puissance électrique de sa source
d'alimentation, et effectuer un travail mécanique plus important.

Puisque la vitesse de rotation détermine le débit de courant dans l'induit, il faut


utiliser un dispositif spécifique pour amorcer les moteurs CC. Lorsque l'induit
est immobile, il ne possède aucune résistance. Si on lui applique la tension
normale de travail, un fort courant passe, ce qui pourrait endommager le
commutateur ou les enroulements de l'induit. Pour éviter une telle détérioration,
on installe en général une résistance de démarrage, montée en série avec l'induit,
et qui abaisse le courant jusqu'à ce que le moteur produise une fcem adéquate.
Une fois que le moteur est mis en route, on réduit alors progressivement la
résistance, manuellement ou automatiquement.

III) Partie Expérimentale :

Dans cette partie expérimentale d’un moteur a courant continue on effectué deux
manipes différente pour savoir plus sur les caractéristiques de ce moteur.

Manipulation n°  :1  :

Dans cette manipe on va jouer sur la force du couple et étudier la variation de la


vitesse (W),la puissance (Ws),la tension (V),l’intensité (I) et enfin la valeur de la
force du couple
Et pour varier le couple il suffit de déplacer la masse sur la barre graduée
(0-30 cm) et laisser l’autre masse du freinage constante. Si on pose la masse a 0
le moteur tourne a vide et pour le faire marché il faut que la distance (D) soit
supérieur a zéro. Tous les résultats de cette manipe sont résumés dans le tableau
suivant :
D (cm) W (tour/min) C (N. M) Ws A V
0 2230 0 0 0.61 100
2 2230 0.206 100 0.61 100
4 2230 0.40 110 0.61 100
6 2250 0.62 148 0.62 100
8 2250 0.82 196 0.62 100
10 2250 1.04 246 0.63 100
12 2260 1.24 295 0.63 100
14 2260 1.44 343 0.63 100
16 2260 1.65 394 0.64 100
18 2260 1.85 440 0.64 100

- Les graphes P en fonction de C, W en fonction de C et A en fonction de C sont


représenter dans les feuilles millimétrés.