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Antennes et Lignes de transmissions

Sommaire du chapitre II:


Caractéristiques de l'antenne: Application au dipôle électrique

II-1- Introduction
II-2- Champ rayonné par une antenne isotrope
II-3- Potentiel retardé de Lorentz
II- 3- 1- Calcul du potentiel vecteur
II- 3- 2- Calcul du potentiel scalaire
II-4- Calcul du champ électromagnétique du dipôle
II- 4- 1- Champ magnétique
II- 4- 2- Champ électrique
a) Calcul de la composante Er
b) Calcul de la composante Eθ
II- 4- 3- Les composantes du champ électromagnétique en coordonnées sphériques
II- 4- 4- Détermination du champ électromagnétique à grande distance
Dr. A. Khodja

Antennes et Lignes de transmissions


Chapitre II: Caractéristiques de l'antenne:
Application au dipôle électrique

II-1- Introduction
Nous entamons dans cette partie les différentes caractéristiques de l'antenne nécessaires pour le
calcul du rayonnement des champs EMs à l'émission ou à la réception. En effet, ces caractéristiques
dépendent de la forme du rayonnement dans l'espace libre en l'occurrence dans la zone des champs
lointains. Cependant, il existe plusieurs manières de classer les antennes selon la source rayonnante
(provenant des courants variables ou des ouvertures), la polarisation, les dimensions, le gain, la
bande passante, etc.…Pour notre cas, et afin de mieux cerner l'étude du rayonnement de l'antenne,
nous nous intéressons aux calculs des champs EMs créés par l'antenne dont la source de
rayonnement provient uniquement des courants oscillatoires. Pour cela, nous optons pour l'étude du
dipôle électrique élémentaire appelé également doublet de Hertz et qui servira de base pour l'étude
des propriétés des autres types d'antennes à rayonnement engendré par les courants.

II-2- Champ rayonné par une antenne isotrope


L'étude de l'antenne dipolaire fait intervenir l'antenne isotrope considérée comme étant une
antenne de référence lors du calcul de certaines caractéristiques, en l'occurrence le calcul du gain.
En effet, l'antenne isotrope est une source fictive car du point de vue pratique, elle est impossible
à fabriquer. Cette antenne est supposée émettre une puissance EM répartie de façon uniforme dans
toutes les directions de l'espace. Dans ce cas, on se contente d'exploiter ses propriétés théoriques qui
serviront de référence aux antennes réelles.
Pour ce faire, nous démontrons dans cette partie le champ EM créé par l'antenne isotrope isolée
dans l'espace (représentée par une source ponctuelle) où l'on fait intervenir dans la figure suivante
un système de coordonnées sphériques défini par un repère mobile au point M.
r
eΦ r
z er
M
r

θ r
Plan d'onde sphérique
O
y
φ
x θ
r'= rsinθ
M'

Fig. II-1: Choix d'un système de coordonnées sphériques pour l'étude de l'antenne isotrope

θ représente l'angle d'élévation appelé également angle de site ou angle de zénith.


φ représente l'angle de révolution appelé également angle d'azimut.
D'après cette figure, on déduit que:
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r r r
● Les vecteurs unitaires er , eθ et eΦ qui constituent la base orthonormée de ce système forment
un trièdre direct.
r
● Le vecteur er est parallèle à OM .
r r
● Le vecteur e θ est perpendiculaire à er dans le plan M'Oz et est orienté selon le sens de θ.
r r
● Le vecteur eΦ est perpendiculaire à er dans le plan xOy et est orienté selon le sens de φ.
Etant donné que cette antenne isotrope à symétrie sphérique rayonne de l'énergie EM de façon
identique quelle que soit la direction de propagation, le champ associé à cette énergie dépend
uniquement de la distance "r" qui n'est autre que le rayon du plan d'onde sphérique sur lequel le
champ est constant. En supposant que l'antenne rayonne dans le vide dépourvu de charge et de
courant, l'équation d'onde du champ EM s'écrit:
r r
r r 1 ∂ 2 E ( ou H ) r
∆ E ( ou H ) − 2 =0 (II-1)
c ∂t 2
r r r r
En coordonnées sphériques, E (ou H ) = E θ (ou H θ )e θ + E φ (ou H φ )e φ .
r r r r
Le module de E (ou H) s'exprime par E = (E θ ) 2 + ( E φ ) 2 (ou H = (H θ ) 2 + ( H φ ) 2 ) .
r r
En posant ψ = E (ou H ) , l'équation d'onde appliquée au scalaire ψ s'écrit:
1 ∂ 2ψ
∆ψ− =0 (II-2)
c 2 ∂t 2
En coordonnées sphériques, l'équation (II-2) devient:
1 ∂  2 ∂ψ  1 ∂ 2 ψ
r − =0 (II-3)
r 2 ∂r  ∂r  c 2 ∂t 2
1
Faisons le changement de variable ψ(r, t ) = s(r, t ) , dans ce cas:
r
∂ψ 1 1 ∂s ∂ψ ∂s ∂  2 ∂ψ  ∂s ∂ s ∂ 2s ∂ 2s
=− 2 s+ ⇒ r2 = −s + r ⇒ r = − + + r 2 = r 2 , d'où:
∂r r r ∂r ∂r ∂r ∂r  ∂r  ∂r ∂r ∂r ∂r
1 ∂  2 ∂ψ  1 ∂ 2 s ∂ψ 1 ∂s ∂ 2 ψ 1 ∂ 2s
 r  = . D'autre part = ⇒ = .
r 2 ∂r  ∂ r  r ∂r 2 ∂t r ∂t ∂t 2 r ∂t 2
Ainsi l'équation d'onde (II-3) devient:
1 ∂ 2s 1 1 ∂ 2s 1  ∂ 2s 1 ∂ 2s  ∂ 2s 1 ∂ 2s
− = 0 ⇒  −  = 0 , d'où − = 0 qui admet comme solution:
r ∂ r 2 c 2 r ∂t 2 r  ∂r 2 c 2 ∂t 2  ∂r 2 c 2 ∂t 2
r r 1 r 1 r
s(r, t ) = f ( t − ) + g ( t + ) , d'où ψ(r, t ) = f ( t − ) + g ( t + ) .
c c r c r c
En supposant que la propagation s'effectue dans l'espace infini, la solution de l'équation d'onde
1 r
devient ψ(r, t ) = f ( t − ) qui n'est autre que l'onde incidente.
r c
En régime oscillatoire, l'onde sphérique est définie par:
r
r r 1 S jω(t − c ) S0 j(ωt −kr)
ψ(r, t ) = E(r, t ) (ou H(r, t) ) = s(r, t ) = 0 e = e , où k=ω/c et S0 est une cte ∀ θ et φ, d'où:
r r r r
r r S
E (ou H ) = 0 e j(ω t − kr ) (II-4)
r r
S0 r r
Où = E 0 (ou H 0 ) est le vecteur contenant les amplitudes de l'onde en coordonnées sphériques.
r
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II-3- Potentiel retardé de Lorentz
Les potentiels retardés de Lorentz constituent des éléments majeurs dans l'élaboration des
équations des champs EMs rayonnés à partir de la distribution de courant au niveau de l'antenne, de
sorte qu'en régime variable, les champs EMs s'expriment en fonction des potentiels comme suit;
r
r r r
∂A et B r r r
E = −grad Φ − = rot A où A et Φ désignent respectivement le potentiel vecteur et scalaire.
∂t
r 1 ∂Φ
Compte tenu de la jauge de Lorentz ( divA = − 2 ), les équations de Maxwell permettent
c ∂t
d'aboutir aux équations de propagation du potentiel vecteur et scalaire telles que:
r
r 1 ∂ 2A r
∆ A − 2 2 = −µ 0 J (II-5)
c ∂t
1 ∂ 2Φ ρ
∆Φ− 2 2 = − (II-6)
c ∂t ε0
r
J et ρ représentent les densités de courant et de charge issues de l'antenne rayonnant dans
l'espace infini. Les solutions de ces deux équations (II-5) et (II-6) constituent les potentiels retardés
de Lorentz dont l'effet permet d'atteindre le point d'observation avec un certain retard.
rr r r
r r µ J ( r0 , t − r − r0 /c)
A( r , t ) = 0
4π ∫∫∫ V0
r r
r − r0
dv 0 (II-7)

r r r
r 1 ρ( r0 , t − r − r0 /c)
Φ( r , t ) =
4πε0 ∫∫∫
V0
r r
r − r0
dv0 (II-8)

L'intégration porte sur le volume v0 de la source rayonnante contenant le courant.


L'étude du rayonnement du dipôle représente une meilleure application dans la théorie des
potentiels retardés. En effet, cette étude constitue une étape importante pour le calcul des champs
EMs rayonnés à partir des antennes filaires (ou filiforme) de longueur non négligeable.
Pour cela, on considère dans la fig. II-2 une antenne filaire de longueur infinitésimale dl
parcourue par un courant oscillatoire de la forme I(t) = I0 e jωt où l'amplitude est supposée constante.
En raison de la symétrie axiale de cette antenne et afin de simplifier le calcul des potentiels,
l'étude sera menée dans un premier temps dans un système de coordonnées cylindriques ou l'on tient
compte des variables r', φ et z, sachant que r' représente la projection de r sur le plan xOy.

z M
θ R

P r
I(t) r0
dl
O y
φ
x r'= rsinθ
M'
Fig. II-2: Antenne dipolaire électrique

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II- 3- 1- Calcul du potentiel vecteur

On suppose que les densités de courant et de charge se situent au niveau de la source de


rayonnement repérée au point P qui est distant de r0 par rapport à l'origine O, tandis que le point
d'observation se trouve au point M qui est distant de r par rapport à l'origine O.
r r
A noter que la distance R = r − r0 obtenue à partir de PM = OM − OP permet de repérer le
point d'observation par rapport à la source. Dans ce cas, la densité de courant traversant le dipôle
r r r r
r r r jω( t − r − r0 /c) r
s'écrit: J ( r0 , t − r − r0 /c) = J 0 ( r0 )e ez .
r r r
Etant donné que la longueur du dipôle (dl) est très petite, donc r >> r0 et r − r0 ≈ r , d'où J 0 ( r0 ) =
r r r r r
J0= Cte. Dans ce cas J ( r0 , t − r − r0 /c) = J 0 e jω( t − r/c) e z .
Par conséquent, le potentiel vecteur décrit par l'expression (II-7) devient:
r dl r dl r
r r µ J 0 e jω( t −r/c) e z µ e jω( t −r/c) e z µ I e jω( t −r/c) e z
A( r , t ) = 0
4π ∫∫∫
V
r
dv 0 = 0
4π ∫∫
S

J 0 dS
0
r
dz 0 = 0 0
4π ∫
0
r
dz 0

dl
r r µ I e jω( t − r/c) r µ I dl r ω
A( r , t ) = 0 0
4πr ∫
e z dz 0 = 0 0 e jω( t − r/c) e z . En posant k = , le potentiel devient:
0
4πr c

r r µ I dl r
A( r , t ) = 0 0 e j(ωt −kr ) e z (II-9)
4πr
r r r µ I dl j(ωt −kr )
Où A( r , t ) = A z e z avec A z = 0 0 e .
4πr
k et c représentent respectivement le nombre d'onde et la célérité de la lumière.

II- 3- 2- Calcul du potentiel scalaire


r 1 ∂Φ
Le calcul du potentiel scalaire nécessite l'utilisation de la jauge de Lorentz ( divA + 2 = 0 ).
c ∂t
∂Φ r jω jc 2 r jc r
En régime harmonique, = jωΦ , donc divA + 2 Φ = 0 , d'où Φ = divA = divA = 0 .
∂t c ω k
r
Soit à déterminer divA en coordonnées cylindrique sachant que les composantes Ar' = Aφ = 0 et
µ I dl r ∂A z r ∂A z ∂r
A z = 0 0 e j(ωt −kr ) . Par conséquent, divA = , que l'on peut écrire divA = .
4πr ∂z ∂r ∂z
∂r z r ∂A µ I d l ∂ e j( ω t − kr )
Or r = x2 + y2 + z2 , donc = = cos(θ) , d'où divA = cos(θ) z = cos( θ ) 0 0 ( ).
∂z r ∂r 4 π ∂r r
r µ I dl  1 jk  jc  µ I dl  1 jk  
divA = cos(θ) 0 0 − 2 −  e j(ωt −kr) . Dans ce cas, Φ =  − cos(θ) 0 0  2 +  e j(ωt −kr)  .
4π  r r k 4π  r r 
Finalement:
r jµ cI dl cos(θ)  1 jk  j(ωt −kr )
Φ( r , t ) = − 0 0  r 2 + r  e (II-10)
4πk

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II- 4- Calcul du champ électromagnétique du dipôle

II- 4- 1- Champ magnétique


r
Le champ à induction magnétique est obtenu en utilisant rot A en coordonnées cylindriques, d'où:
r r r
e r' (− ) r' e φ ez

r r r 1 ∂ ∂ ∂ . Notons que Az ne dépend pas de φ, donc ∂A z = 0 .


B = ro t ( A ) =
r ' ∂r' ∂φ ∂z ∂φ

0 0 Az
r 1 r ∂A z ∂A r ∂A ∂r r
Ce qui implique que rot A = (−r' e Φ ) = − z eΦ = − z eΦ .
r' ∂r' ∂r' ∂r ∂r'
∂r r'
Or r' = x2 + y2 et r = r'2 +z 2 , d'où = = sin(θ) . Dans ce cas:
∂r' r
r r r ∂A r µ I dl ∂ e j(ωt −kr) r µ I dl  1 jk  r
B = rot A = − sin(θ) z e φ = − sin(θ) 0 0 ( )e φ = sin(θ) 0 0  2 +  e j(ωt −kr) e φ ,
∂r 4π ∂r r 4π  r r
r r µ I dl sin(θ)  1 jk  j( ωt −kr ) r
d'où: B( r , t ) = 0 0 r2 + r  e eφ (II-11)
4π  
r
On constate que le champ B possède une seule composante Bφ. Ainsi, le champ magnétique
r r r
H obtenu à partir de B = µ 0 H peut être exprimé en coordonnées sphériques comme suit:
Hr = 0 (II-12)
r
H= Hθ = 0 (II-13)
I dl sin(θ)  1 jk  j(ωt −kr )
Hφ = 0  r 2 + r  e (II-14)

II- 4- 2- Champ électrique
r r r
Pour déterminer le champ électrique, on utilise E = −grad Φ − jωA en régime harmonique.
r
Pour cela, nous devons déterminer les composantes de A en coordonnées sphériques représentées
r r
dans la figure ci-dessous, sachant que A = A z ez possède qu'une seule composante dirigée selon l'axe
Oz. r
eΦ r
z M r er
r
A eθ
r r
Aθ θ r
Ar
O y
φ
x r'= rsinθ
M'
r
Fig. II-3: Représentation des composantes de A en coordonnées sphériques

D'après la fig. II-3, les composantes du potentiel vecteur s'expriment comme suit:

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Dr. A. Khodja
Ar=Az cos(θ). (II-15)
r
A= Aθ=−Az sin(θ). (II-16)
Aφ=0. (II-17)
r ∂Φ r 1 ∂Φ r 1 ∂Φ r
Sachant qu'en coordonnées sphériques grad(Φ) = er + eθ + eφ .
∂r r ∂θ r sin(θ) ∂φ
Vu que le potentiel Φ ne dépend pas de φ et vu que Aφ=0, le champ électrique s'écrit:
∂Φ
Er = − − jωA r (II-18)
∂r
r 1 ∂Φ
E= Eθ = − − j ωA θ (II-19)
r ∂θ
1 ∂Φ
Eφ = − − jω A φ = 0 (II-20)
r sin(θ) ∂φ
a) Calcul de la composante Er

jµ 0 cI 0 dl cos(θ) ∂   1 jk  j(ωt − kr )  µ I dl
Er =   2 +  e  − jω cos(θ) 0 0 e j(ωt − kr )
4πk ∂r   r r   4πr

µ 0 cI 0 dl cos(θ)  j 1
Apres calculs, on aboutit à E r =  − 3 + 2  e j(ωt − kr ) , d'où:
2π  kr r 

η 0 I 0 dl cos(θ)  j 1
Er =  − 3 + 2  e j(ωt − kr ) (II-21)
2π  kr r 

Avec ω=kc et µ0c=η0=120π qui est l'impédance d'onde du vide.

b) Calcul de la composante Eθ

jµ 0 cI 0 dl sin(θ)  1 jk  j(ωt − kr ) µ I dl
Eθ = −  + e + jω sin(θ) 0 0 e j(ωt − kr )
4πkr r 2
r  4πr
µ 0 cI 0 dl sin(θ)  j 1 jk 
Apres calculs, on aboutit à E θ =  − 3 + 2 +  e j(ωt − kr ) , d'où:
4π  kr r r 
η 0 I 0 dl sin(θ)  j 1 jk 
Eθ =  − 3 + 2 +  e j(ωt −kr ) (II-22)
4π  kr r r 

II- 4- 3- Les composantes du champ électromagnétique en coordonnées sphériques

Sachant que k=ω/c=2π/λ0, les composantes de champ électrique et magnétique deviennent:


η 0 I 0 dl cos(θ)  jλ 1  j(ωt −kr )
Er =  − + e (II-23)
2π  2πr 3 r 2 
r
E= η 0 I 0 dl sin(θ)  jλ 1 j2π  j(ωt −kr )
Eθ =  − + 2 + e (II-24)
4π  2πr 3
r λr 
Eφ = 0 (II-25)

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Hr = 0 (II-26)
r Hθ = 0 (II-27)
H=
I 0 dl sin(θ)  1 j2π  j(ωt −kr )
Hφ =  r 2 + λr  e (II-28)

On constate que les champs électrique et magnétique créés par le dipôle sont orthogonaux.

II- 4- 4- Détermination du champ électromagnétique à grande distance

A grande distance, c-à-d dans le cas où l'on se place dans la zone de champ lointain, les
expressions des champs électrique et magnétique deviennent plus simples du fait qu'on ne garde que
les termes qui varient en 1/r. Les termes qui décroissent en 1/r2 et en 1/r3 deviennent alors
négligeables, par conséquent, E r << E θ . Ainsi ces expressions se réduisent à:

Er = 0 (II-29)
r η 0 I 0 dl sin(θ) j(ωt − kr )
E= Eθ = j e (II-30)
2λ r
Eφ (II-31)

Hr = 0 (II-32)
r Hθ = 0 (II-33)
H=
I 0 dl sin(θ) j(ωt −kr)
Hφ = j e (II-34)
2λr
A grande distance, le champ électromagnétique rayonné à partir d'un dipôle vérifie les propriétés
suivantes:
● Les champs électrique et magnétique varient en 1/r comme une onde sphérique. Mais dès que
r r
la distance r devient très grande, l'amplitude de E et H a tendance à se stabiliser. L'onde
devient pratiquement plane.
● Les champs électrique et magnétique sont en phase et se propagent à la vitesse de la lumière.
r r
● Les champs électrique et magnétique sont perpendiculaires entre eux du fait que E = E θ e θ et
r r
H = H φ e ϕ . Dans ce cas, le plan M'Oz contenant le champ électrique est appelé le plan-E,
tandis que le plan xOy contenant le champ magnétique est appelé le plan-H.
r r r
● E , H et k vérifient un trièdre direct.
● Ces champs sont perpendiculaires à la direction de propagation, d'où le mode de propagation
est de type TEM.
r r
● E / H = E θ / H φ = η 0 = 120π .

Remarque: Ces potentiels retardés, qui tiennent compte du phénomène de propagation de l'onde
EM, se déduisent à partir des expressions (I-24) et (I-25) évoquées dans le 1er chapitre tout en en
supposant que les densités de charge et de courant situées au point P transmettent leur influence au
r r
point M à τ plus tard où τ = r − r0 / c . Dans le cas statique, on retrouve les formules établies dans le
chapitre précédent mettant en évidence les deux équations de Poisson ainsi que leurs solutions.
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