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Procédés de traitement du gaz

Book · February 2015

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Sellami Mohamed Hassen


Université Kasdi Merbah Ouargla
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Procédés de traitement du gaz Dr. Sellami Med Hassen /UKMO

Procédés de traitement du gaz naturel

Chapitre. I. Généralités sur le gaz brut

I.1. Introduction
Le gaz brut ou le gaz naturel est un mélange d’hydrocarbures { tendance
paraffinique (Hydrocarbures saturés) contenant du méthane (CH 4 ) et de
l’éthane (C 2 H 6 ) en grande proportion ce qui lui donne un pouvoir
calorifique et une combustibilité remarquable.
En plus d’un combustible, le gaz naturel est utilisé dans les industries de
fabrication du ciment, du verre, de la céramique…etc. Il est considéré
comme une matière première dans l’industrie pétrochimique, citons
comme exemple le méthanol, l’ammoniac, les engrais…etc.

I.2. Caractéristiques du gaz brut


Au stade final de sa production, le gaz brut est caractérisé par les
propriétés suivantes :

I.2.1. Le pouvoir calorifique


C’est la quantité e chaleur en Joules ou en calories dégagée lors de la
combustion totale d’un mètre cube, d’un kilogramme ou d’une mole de
gaz généralement à 15°C et sous la pression atmosphérique. L’unité du
pouvoir calorifique est donc : (J/m 3 ), (J/kg) ou (J/mol).
En d’autre terme, le pouvoir calorifique représente l’enthalpie de
combustion par unité de volume, de masse ou de mole du gaz à la
température de 15°C.

I.2.1.1. Le pouvoir calorifique supérieur (P.C.S)


C’est le pouvoir calorifique du gaz mesuré ou calculé si l’eau dégagée de
la combustion est sous forme d’un liquide.

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Procédés de traitement du gaz Dr. Sellami Med Hassen /UKMO

I.2.1.2. Le pouvoir calorifique inférieur (P.C.I)


C’est le pouvoir calorifique du gaz mesuré ou calculé si l’eau dégagée de
la combustion est sous forme d’une vapeur.
Pour trouver la relation liant le (P .C.S) au (P.C.I), on analyse le schéma
réactionnel de combustion d’un hydrocarbure , en supposant que l a
combustion dégage (n) moles d’eau :

(P.C.S)
CxH2n (g) + (x+n/2)O2 (g) x CO2 (g) + n H2O (l)

(P.C.I) 𝑛 ∆𝐻𝑣 (H2O)

x CO2 (g) + n H2O (g)

Puisque le (P.C.S) et le (P.C.I) sont des chaleurs dégagées, alors il est


évident que :
(P.C.S)<0 et (P.C.I) <0. D’un autre coté on a : (∆𝐻𝑣 ) > 0 , alors d’après le
schéma réactionnel ci -dessus il vient :

(𝑃. 𝐶. 𝐼 ) = (𝑃. 𝐶. 𝑆) + 𝑛(∆𝐻𝑣 )(𝐻2𝑂) (I.1)

On peut écrire l’équation précédente d’une autre façon en utilisant


l’enthalpie de condensation de l’eau au lieu de son enthalpie de
vaporisation, or : ∆𝐻𝑣𝑎𝑝 = −(∆𝐻𝑐𝑜𝑛𝑑 ), alors il vient :

(𝑃. 𝐶. 𝑆) = (𝑃. 𝐶. 𝐼 ) + 𝑛(∆𝐻𝑐𝑜 𝑛𝑑 )(𝐻2𝑂) (I.2)

I.2.2. La composition chimique


Elle représente le pourcentage des éléments et des composés dans le
gaz, elle est utilisée pour l’étude de la vaporisation, le calcul du poids
moléculaire et pour la détermination de certaines autres propriétés en
fonction de la pression et /ou de la température telles que la
compressibilité, la densité…etc.
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La composition du gaz peut aussi être donnée en fractions massiques des


constituants.

I.2.3. La densité
La densité d’un gaz quelconque est défini e comme tétant le rapport
d’une masse d’un volume du gaz sur la masse du même volu me de l’air
pris dans les mêmes conditions de pression et de température.
On peut aussi exprimer la densité du gaz comme étant le rapport de la
masse volumique du gaz sur celle de l’air dans les mêmes conditions de
pression et de température.
La densité du gaz est donc :
𝜌 (𝑔𝑎𝑧 )
𝐷(𝑔𝑎𝑧 ) = (I.3)
𝜌 (𝑎𝑖𝑟 )

Dans les conditions normales (0° C et 1 atm), on a : 𝜌(𝑎𝑖𝑟 ) = 1,29 𝑔/𝐿 .


La masse volumique du gaz peut aussi être exprimée par la relation
suivante, en introduisant le facteur de compressibilité (Z) dans
l’équation d’état des gaz parfaits :
𝑃.𝑀(𝑔𝑎𝑧 )
𝜌(𝑔𝑎𝑧 ) = (1.4)
𝑍.𝑅.𝑇
Pour 1mole d’un gaz quelconque y compris l’air prise aux co nditions
normales, le volume molaire est de 22,4 L ; alors le rapport des masses
volumiques se réduit à un rapport de masses molaires puisque les
volumes sont égaux, alors la densité devient :
𝑀(𝑔𝑎𝑧 ) 𝑀(𝑔𝑎𝑧 )
𝐷(𝑔𝑎𝑧 ) = = (I.5)
𝑀(𝑎𝑖𝑟 ) 29

I.2.4. La masse molaire moyenne


Soit (n) le nombre total de constituants du gaz, (M i ) et (x i ) sont
respectivement la masse molaire et la fraction molaire de chaque
constituant, la masse molaire moyenne du gaz est calculée par la
relation suivante :
𝑛
𝑀(𝑔𝑎𝑧 ) = 𝑖=1 𝑥𝑖 𝑀𝑖 (I.6)

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I.3. Origine des constituants


Les différentes compositions du gaz sont dues à la diversité de ses
origines ou d’autres termes de son gisement, on distingue alors :

I.3.1. Le gaz bactérien ou biochimique


Le mode ou la manière de formation du gaz bactérien dit aussi
biochimique, est dû { l’action des bactéries sur les débris organiques
(animaux et végétaux) qui s’a ccumulent dans les sédiments.
L’action de ces bactéries conduit généralement { la formation du sulfure
d’hydrogène (H 2 S) qu’on trouve comme un constituant dans le gaz brut.
Ce type de gaz où l’on trouve le soufre est dit gaz impropre ou bien gaz
sale.

I.3.2. Le gaz thermique


Au cours de l’évolution des bassins sédimentaires, les sédiments
animaux et végétaux portés à des températures et des pressions élevées,
subissent une dégradation thermique qui donne à coté des
hydrocarbures une légère gamme de comp osés non hydrocarbonés tels
que : N 2 , CO 2 , H 2 O…etc. La présence du sulfure d’hydrogène (H 2 S) dans
ce gaz est rare ou négligeable.

I.4. Les différents types de gaz naturel


L’apparition d’une phase liquide associée au gaz dépend des conditions
de pression et de température dans le réservoir et en surface, ceci nous
conduit à distinguer les types de gaz suivants :

I.4.1. Le gaz sec


Ce type de gaz contient un grand pourcentage de méthane (CH 4 ) et
contient très peu d’hydrocarbures plus lourds que l’éthane (C 2 H 6 ), il ne
forme aucune phase liquide dans les conditions de production.

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I.4.2. Le gaz humide


Ce type de gaz forme une phase liquide (eau et/ou condensats) au cours
de la production dans les conditions de surface quand il y’aura des
chutes de pression et/ou de température, il est moins concentré en
hydrocarbures légers.

I.4.3. Le gaz à condensats


Ce type de gaz forme une phase liquide (eau et/ou condensats) dans le
réservoir et au cours de la production, la phase condensée est plus riche
en constitua nts lourds.

I.4.4. Le gaz associé


Ce dernier type de gaz se trouve généralement dans les gisements
pétroliers il coexiste dans le réservoir avec la phase huile soit sous
forme libre (gaz de couverture) ou sous forme dissoute dans la phase
huile.
Le gaz dissous sera récupéré après la distillation atmosphérique du
pétrole brut .

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Chapitre. II. Procédés de traitement du gaz brut


II.1. Généralités
Le traitement du gaz naturel consiste à le purifier et le débarrasser de
certains des constituants présents à la sortie du puits tels que : l’eau les
gaz acides (CO 2 , H 2 S…) et les hydrocarbures lourds (condensats) pour
l’amener { des spécifications commerciales.
Plusieurs procédés ont été mis en œuvre citons :

II.2. Le procédé PRITCHARD


Il est basé sur le refroidissement du gaz par échange thermique et par
des détentes simples avec en plus l'utilisation d ’une boucle de propane
(C 3 H 8 ) comme fluide réfrigérant pour atteindre en fin de cycle des
températures voisines de -23 C°.
Le principe de fonctionnement du procédé s'articule sur les quatre
étapes présentées par le schéma suivant :

Fig. II.1 Les étapes du procédé PRITCHARD

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II.3. Le procédé HUDSON


Il est basé sur le refroidissement du gaz par échange thermique et
complété par une détente à travers une machine dynamique appelée
TURBO-EXPANDER, qui permet d'atteindre un niveau de température
proche de - 50°C.
Le principe de fonctionnement du procédé s'articule sur quatre étapes
présentées par le schéma suivant :

Fig. II.2 Les étapes du procédé HUDSON

II.4. Procédés mixtes


Ce sont les procédés les plus utilisés car ils utilisent une mixture entre
le procédé PRITCHARD et le procédé HUDSON.
Une vanne de détente Joule -Thomson ainsi qu’une machine dynamique
(TURBO-EXPANDER) sont utilisées en plus d’une boucle de propane pour
le refroidissement ce qui leur permet d’atteindre des températures plus
basses allant jusqu’{ – 66°C.
Dans ces procédés la séparation du gaz de ses impuretés est plus
efficace.

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II.5. Absorption des gaz acides par une solution d’amine


Les gaz acides accompagnant le gaz naturel sont généralement nuisibles
le sulfure d’hydrogène (H 2 S) est très corrosif et il représente un des
poisons les plus dangereux pour les catalyseurs notamment les
adsorbants ; le dioxyde de carbone (CO 2 ) est un gaz corrosif et il peut
former des hydrates carboniques en présence de l’eau (CO 2 .7H 2 O), et
entraine par conséquent des bouchages de conduite et/ou des
équipements. L’élimination du gaz carbonique est généralement appelée
une décarbonatation.
L’élimination des gaz acides s’effectue par le lavage du gaz naturel avec
une solution d’amine dans un absorbeur { contre courant .
Deux types de solution sont utilisés :
 La mono-éthanol-amine (M.E.A) : (OH-C 2 H 4 -NH 2 ) est utilisée sous
forme d’une solution diluée de 15 { 20% massique par l’eau
distillée.
 La di-éthanol-amine (D.E.A) : (OH-C 2 H 4 ) 2 -NH est utilisée sous
forme d’une solution diluée de 20 { 30% massique par l’eau
distillée.
Pour établir les réactions chimiques entre la solution diluée d’amine et
les gaz acides, et pour simplifier l’écriture on pose : (OH-C 2 H 4 ) ≡R et par
conséquent on aura :
 (M.E.A) ≡ (R-NH 2 ) et
 (D.E.A) ≡ (R) 2 -NH
Réactions d’absorption
1/Absorption a vec la (M.E.A) :
a/Absorption de (CO 2 ) :
R-NH3
1
2R-NH2 +H2O+CO2 CO3 + Q
2
R-NH3

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b/Absorption de (H 2 S):
R-NH3
1
2R-NH2 +H2S S + Q
2
R-NH3

La réaction d’absorption (sens1) est généralement favorisée { basse


température et à haute pression ; dans notre cas on travaille à une
pression supérieure à 12 bars et une température comprise entre 25 et
50°C. La réaction d’absorption est accompagnée d’un dégagement de
chaleur (Q) dite chaleur d’absorption.

2/Absorption avec la (D.E.A) :


a/Absorption de (CO 2 ) :
R
1
R2-NH +H2O+CO2 NH3CO3 + Q
2
R

b/Absorption de (H 2 S):
R
1
R2-NH +H2S NH3S + Q
2
R

II.5.1. choix de l’absorbant, problèmes et résolutions


Lorsque le gaz à traiter est impropre (contient des composés soufrés),
l’utilisation de la (M.E.A) n’est pas recommandée car cette dernière est
sensible vis-à-vis des produits soufrés notamment le COS et le CS 2 qui
forment avec la (M.E.A) de s composés non régénérables, alors dans ce
cas on utilise la (D.E.A) malgré la faible quantité qu’on doit utiliser de
la (M.E.A) comparé avec la quantité de la (D.E.A).
L’autre problème rencontré avec la (M.E.A) c’est le moussage qui réduit
le phénomène d e l’absorption.
La solution d’amine présente en général un caractère corrosif ; la
corrosion est souvent observée en tète de la colonne d’absorption et
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dans l’échangeur de chauffage ou de refroidissement de la solution


d’amine.
Pour éviter ou résoudre les problèmes cités auparavant on doit :
 Limiter la concentration de la (M.E.A) à 20% massique.
 Eviter les problèmes des sels en utilisant de l’eau distillée lors de
la dilution de la solution d’amine concentrée.
 Limiter la température lors de la désorption (r égénération) pour
éviter la dégradation de l’amine, ou bien travailler { basses
pressions.
 Surveiller la quantité de la solution d’amine et le bon
fonctionnement du régénérateur pour éviter le moussage.
 Augmenter la température de l’absorbeur pour éviter la
condensation des hydrocarbures lourds.
 Utiliser des filtres dans le circuit de la solution d’amine.
 Injecter de temps en temps de la silicone comme agent anti -
moussant.

II.5.2. Calcul d’une colonne d’absorption


Le calcul quantitatif et qualitatif d’une colonne d’absorption nécessite
les connaissances suivantes :
a/ Données de base Amine pauvre

Comme données de base il faut connaitre :


(L.P)

 La capacité de traitement qui est Gaz pauvre

exprimée en débit massique ou (G.P)

molaire du gaz riche.


Gaz riche
 La composition du gaz riche.
(G.R)
 La température et la pression de
service. Amine riche

(L.R)
 Le pourcentage molaire de CO 2 dans
le gaz pauvre. Fig. II.3 Sch ém a d’un absorbeur

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b/ Bilan de matière de l’absorbeur


Le bilan de matière global de l’absorbeur est donné par la relation:
𝐺𝑅 + 𝐿𝑃 = 𝐺𝑃 + 𝐿𝑅 (II.1)
En utilisant les abaques et la pression partielle de (CO 2 ) dans le gaz
riche, on tire le taux d’absorption (T A b s ) qui est :
𝑁 (𝐶𝑂 2) (𝑎𝑏𝑠𝑜𝑟𝑏 é𝑠)
𝑇𝐴𝑏𝑠 = 𝑁 (𝑀𝐸𝐴 ) (𝑝𝑎𝑢𝑣𝑟𝑒 )
(II.2)

c/ Bilan thermique de l’absorbeur


Le bilan thermique de l’absorbeur comprend les débits calorifiques
entrants et sortan ts en ajoutant comme débit calorifique entrant l’effet
thermique de l’absorption (chaleur d’absorption), alors on peut écrire :
∗ ∗ ∗ ∗ ∗
𝑄𝐿.𝑃 + 𝑄𝐺.𝑅 + 𝑄𝐴𝑏𝑠 = 𝑄𝐿.𝑅 + 𝑄𝐺.𝑃 (II.3)
Les débits calorifiques du gaz et/ou du liquide sont généralement
connus en connaissant leurs températures leurs débits massiques et
leurs chaleur massiques soit { l’entrée ou { la sortie, donc généralement
on a :
𝑄𝐿∗ = 𝑚𝐿∗ 𝐶𝑝𝐿 𝑇𝐿 (II.4)
Et aussi :
𝑄𝐺∗ = 𝑚𝐺∗ 𝐶𝑝𝐺 𝑇𝐺 (II.5)
Les chaleurs massiques du gaz et de l’absorbant respectivement : 𝐶𝑝𝐺 et
𝐶𝑝𝐿 sont évaluées entre la température d’entrée et celle de la sortie.
Pour évaluer la température de sortie de l’absorbant riche, on tiendra
compte de la chaleur d’absorption :

𝑄𝐴𝑏𝑠
𝑇(𝑠𝑜𝑟𝑡𝑖𝑒)𝐿.𝑅 = 𝑇(𝑒𝑛𝑡𝑟é𝑒)𝐿.𝑃 + ∗
𝑚 𝐿.𝑅 𝐶𝑝𝐿.𝑅
(II.6)

d/Dimensionnement de l’absorbeur
En connaissant le débit volumique ( Qv ) en (m 3 /s) du gaz et sa vitesse

maximale ( Vmax ) en (m/s) et en utilisant des abaques tracées en


fonction des paramètres critiques et/ou en fonction du facteur de
compression, on peut trouver aisément le diamètre de la colonne
d’absorption par l’équation :
𝑄𝑣
𝐷 (𝑚) = 1,284 𝑉𝑚𝑎𝑥
(II.7)

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La vitesse maximale du gaz est donnée en fonction de sa masse


volumique par la relation :
970−𝜌 𝐺
𝑉𝑚𝑎𝑥 (𝑚/𝑠) = 2,08. 10−2 (II.8)
𝜌𝐺

Le nombre de plateaux de la colonne d’absorption est calculé par la


relation suivante qui tient compte de la teneur de (CO2) dans le gaz
riche et dans le gaz pauvre, autrement dit { l’entrée et { la sortie de
l’absorbeur :
𝑌𝑆
𝑁𝑝 = −7,362𝑙𝑛 𝑌𝐸
(II.9)

Avec YS et YE respectivement le rapport molaire de CO 2 dans le gaz


pauvre et dans le gaz riche .
La hauteur de la colonne est fonction de nombre de plateaux et de la
distance entre deux plateaux consécutifs, cette distance dépend
généralement du type de plateau.
Les fournisseurs des plateaux sont les seuls qui fixent cette distance
suivant l’effic acité de chaque type de plateau.
Si la distance séparant deux plateaux successifs est (h), alors la hauteur
de la colonne d’absorption sera :
𝐻 = (𝑁𝑃 + 1). 𝑕 (II.10)

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Chapitre. III
La déshydratation du gaz naturel
III.1. Introduction
La déshydratation est un procédé d’élimination des molécules d’eau
liquide ou vapeur contenues dans le gaz, par utilisation des moyens
physiques ou chimiques afin d’éviter les problèmes suivants :
- Risque de corrosion des pipes (surtout en présence des gaz acides
tels que CO 2 et H 2 S).
- Risque de formation des hydrates causant le bouchage des
conduites et des installations de production et de transport.
- Écoulement diphasique et augmentation de la perte de charge.
- Risque de solidification dans les procédés cryogéniques.
- Diminution du pouvoir calorifique du gaz.

III.2.Les hydrates du gaz naturel


III.2.1.Nature et Structure
L es hydrates sont des composés solides dans les quels l’ eau est associée
aux hydrocarbures par des liaisons de type physique et chimique.
Les hydrates sont des cristaux qui ont l’aspect de la neige, ils flottent
sur l’eau et leur masse volumique est comprise entre 800 et 900 kg/ m 3 .
La structure des hydrates est telle qu’on peut les considérer comme des
solutions de gaz dans des s olides cristallins.
Les hydrates associent à un hydrocarbure donné un nombre déterminés
de molécules d’eau et ce nombre dépend de la taill e de molécules
d’hydrocarbure. Les hydrates peuvent se former lorsque certaines
conditions thermodynamiques de pression et de température sont
réunies.
Ceci explique leur formation lors de la détente isenthalique (détente de
Joule-Thomson) du gaz.
De manière générale, la formation des hydrates est favorisée par la
présence de fines particules jouant le rôle de germes de cristallisation
telles que microcristaux d'hydrate et particules solides (poussières,
oxydes de corrosion); elle est généralement favorisée par les facteurs

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qui contribuent à augmenter la turbulence de l'écoulement, tels


que vitesse d'écoulement élevée, la pulsation de pression et tout type
d'agitation.
Les principales formules chimiques des hydrates de gaz naturel sont:
- CH 4 .7H 2 O
- C 2 H 6 .8H 2 O
- C 3 H 8 .18H 2 O
- CO 2 .7H 2 O

Parmi les principaux hydrocarbures qui constituent les gaz naturel et


qui forment des hydrates en présence de l’eau , le méthane, l’éthane, le
propane et l’isobutane. Le butane normal n’en forme qu’aux
températures inférieures à 1°C. On n’a pas mis en évidence l’existence
des hydrates de pentane ni d’hexane.

III.2.2. Prévention des hydrates


Les hydrates ne pouvant se former sans qu e l’eau liquide soit en co ntact
avec le gaz, toute action tendant à empêcher la production de ceux -ci
passe par :
- Les traitements mécani ques ayant pour but d’extraire l ’eau ou
thermiques permettant d’élever la température des effluent s
gazeux.
- L’emploi de substances solubles dans l’eau.
- Sous une pression donnée, la réduction de la températ ure de
formation des hydrates da ns un gaz peut être obtenue si l’on
incorpore { l’eau des substances telles que l es alcools,
susceptibles d’abaisser son point de congélation.
- Des constituants tels que l’ammoniaque, qui agissent sur sa
structure.
- Des sels qui en solution, réduisent son a ctivité.

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III.3. Les méthodes de déshydratation


La présence d'eau entraîne différent s problèmes pour l'exploitation :
Suivant les conditions de température et de pression qui règne dans une
installation, la vapeur d'eau peut se condenser et provoquer la
formation des hydrates, se solidifier ou favoriser la corrosion si le gaz
contient des composants acides. Pour éviter ce phénomène, il est nécessaire de
réduire la teneur en eau de gaz au moyen de techniques de traitement
approprié. La déshydratation du gaz naturel est réalisée par différents types de
procédés :
 L'absorption.
 L'adsorption.
 La perméation gazeuse.

III.3.1. Pré-déshydratation par refroidissement du gaz


La teneur en eau du gaz naturel au point de saturation diminu e lorsque
la pression augmente ou lorsque la température diminu e. Par
conséquence la compression et/ ou le refroidissement sont généralement
utilisés come étape de pré -déshydratation, avant un procédé
d’adsorption ou d’absorption.
 Méthode utilisée pour co ntrôler simultanément les points de rosée
(eau-hydrocarbures) du gaz naturel.
 Méthode également préco nisée en amont d’un autre procédé de
déshydratation.

Fig.III.1 Pré-déshydratation par abaissement de la température

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III.3.2. Déshydratation par absorption


L’absorption un procédé de récupération des fraction s lourdes
contenues dans le gaz, donc il s’agit d’un transfert partiel ou total des
fractions lourd es de la phase gazeuse vers la phase liquide.
Donc l’opération d’absorption co nsiste à faire circuler à contre
courant dans une colonne d’absorption, le gaz du bas et le glycol du
haut. En descendant le glycol travers les plateaux de la colonne
absorbe l’eau.
Généralement pour l’absorption des molécule s d’eau contenues dans
un gaz qui a un point de rosé compris entre 15°C à 50°C (60° F à
120°F). On utilise:
CH 2 -O-CH 2 -CH 2 -OH
Tri-éthylène glycol (TEG)
CH 2 -O-CH 2 -CH 2 - OH

CH2-CH2-OH
Di-éthylène glycol (DEG) O
CH2-CH2-OH

CH 2 -OH
Mono-éthylène glycol (MEG)
CH 2 -OH

Les propriétés recherchées pour le solvant sont les suivantes :


- Grande affinité pour Léau ;
- Coût réduit ;
- Caractère non corrosif ;
- Stabilité { l’égard des hydrocarbures ;
- Stabilité thermique ;
- Régénération facile ;
- Viscosité réduite ;
- Faible tension de vapeur à la température de contact ;
- Une solubilité réduite dans les hydrocarbures ;
- Faible tendance au moussa ge et { la formation d’émulsion ;
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- Cinétique d'adsorption rapide ;


- Faible perte de charge ;
- Résistance à l'attrition ;
- Inertie chimique ;
- Pas d'effets de dilatation de volume avec la température et la
saturation.

III.3.3. Déshydratation par perméation gaz euse (membrane) :


Les procédés de séparation utilisent la sé paration par passage
sélectif (perméation) d’un ou plusieurs composés.
La composition de la matière pass ant à travers la membrane est
donc différente de la composition de celle retenue par la
membrane.
Ce type d’opération est schématisé sur la figure III.2. En pratique,
les membranes sont intégrées dans nu support pour former ce que
l’on appelle un module.
Dans cette figure, le flux passant à travers la membrane est appelé
perméat, et le flux retenu par la membrane est appelé rétentat.
La différence de pression entre le flux entrant et le flux du
perméat crée la force motrice de la séparation, la fraction du flux
d’entrée qui passe à travers la me mbrane est appelée taux de
conversion. .

Fig.III.2 Déshydratation par membranes de perméation

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III.3.4. Déshydratation par adsorption


III.3.4.1. Généralités
Lorsque les molécules présentes dans un courant fluidi sant amenées en
contact avec une surface solide, elles vont être maintenues à la surface
par des forces qui dépendent de la nature chimique et physique à la fois
du solide et des molécules gazeuses. Cette interaction est une
adsorption due principalement à des force s de Van der Waal. Cette
adsorption peut être épaisse de quelques molécules.
Sur un agent ads orbant commercial, l’eau est adsorbée sur une épaisseur
de deux à trois molécules maximum. Par conséquent, pour avoir une
grande capacité d’adsorption, il est nécessaire d’avoir une surf ace
énorme. La surface est l’élément clé de tout bon adsorbant comm ercial.
Certains adsorbant commerciaux présentent une surface de 800 m² /g et
peuvent retenir jusqu’ { 318 litres d’eau par m³.
Il existe un autre phénomène relié { l’adsorption :
La condensation capillaire qui est la tendance des forces d’adsorpt ion à
se concentrer au niveau des pores. Ces forces augmentent au fur et à
mesure que le diamè tre des pores se rapproche du diamè tre de la
molécule à adsorber.
Les tamis moléculaires ajoutent un autre mécanisme, celui de leur degré
maximum de sélectivité, en se basant sur :
La taille des molécules à adso rber en partant de la notion du diamètre
critique qui constitue un critè re important pour savoir si une molécule
peut ou non passer par l’ouverture des pores et pénétrer dans l’édifice
cristallin. Les por es des différents types de tamis moléculaires ne
laissent passer que les molécules dont le diamètre critique est inférieur
ou égale au diamè tre des pores.
Les diamètres critiques des molécules plus souvent rencontrés sont
donnés par le tableau (III.1.Annexe(I)).
La polarité ou le degré de non saturation ; plus la molécule est polaire et
non saturée, plus elle sera dans le cristal.

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III.3.4.2. Les types d’adsorption


Il existe deux types d’adsorption, l’adsorption physique et l’adsorption
chimique.

III.3.4.2.1. L’adsorption physique


L’adsorption physique est basée sur l’action des force s de Van Der Waal
dont l’influence ne s’étend que sur des distances négligeables { partir de
la surface.
Conformément au principe de LE CHATELIER, le processus étant en ce
cas toujours exothermique, le volume du gaz adsorbé diminue lorsque la
température augmente, et il est pratiquement nul dés que celle -ci atteint
une centaine de °C.

A-L’isotherme de FREUNDLICH
Elle est représentée par une équation de type :
𝑄 = 𝐾. 𝑃𝑎 (III.1)
Où : (a) est inférieur à1, et (K) facteur de séparation, il croit avec la
température en tendant vert 1.
Cette équation est vérifiée assez souvent dans le domaine des pressions
intermédiaires.

B-L’isotherme de LANGMUIR :
Elle est fondamentale dans l’étude théorique de l’adsorption et
correspond au type 1 dans la classification BET.
Son équation s’écrit :
𝑄 = 𝑄𝑚 . 𝑎. 𝑃/(𝐼 + 𝑎. 𝑃) (III.2)
Avec :
- a : fraction adsorbée par rapport à la saturation
- Q m : représente la quantité adsorbée correspondante à une couche
mono moléculaire complète.

III.3.4.2.2. L’adsorption chimique


Elle correspond à la formation de véritables liaisons chimiques par
transferts électroniques entre les molécules de l’interface des deux
19
Procédés de traitement du gaz Dr. Sellami Med Hassen /UKMO

phases. Ces liaisons sont de types covale nts, mais elles peuvent être
légèrement polarisées.
Ces gaz peuvent être récupérés par une élévation de température,
accompagnée par un pompage. L a formation de ces liaisons c himiques
explique que le phénomè ne n’apparait le plus souvent qu’{ des
températures assez élevées (200°C) et qu’ils ne deviennent réversibles
qu’{ des températures encore plus él evées.
Les isothermes de chimie-sorption ont une allure rappelant celle de
l’isotherme d’adsorption physique. La premiè re explication de la chimi e-
sorption fut la théorie de la couche mono moléculaire de LANGMUIR.
Elle ne rend pas compte toutefois de la forte liaison chimique entre les
molécules et il serait plus exact de parler de couche mono atomique, les
liaisons se faisant entre atomes et ions, ou radicaux. LANGMUIR
admettait d’autre part que chaque atome de la surface solid e constitue
un cite capable de fixer une molécule ou un atome.

III.3.4.3. Caractérisations
Expérimentalement, il est souvent possible de distinguer entre les deux
types d’adsorption, mais dans un certain cas, il est néce ssaire
d’examiner plusieurs critères simultanément pour pouvoir conclure. Il
s’agit notamment de la cha leur d’adsorption, de la cinétique du
processus, de la température et de l’équilibre entre phases.

A –Chaleur d’adsorption
La chaleur dégagée lors de l’adsorption est probabl ement le critère le
plus important.
En physisorption, la quantité de chaleur l ibérée par mol de gaz adsorbée
est généralement com prise entre 2 et 6 kcal, mais des valeurs allant
jusqu’ { 10 kcal/mol peuvent être trouvées.
Cependant, des valeurs inf érieures comparables aux chaleurs
d’adsorption physique peuvent être rencontrées.

20
Procédés de traitement du gaz Dr. Sellami Med Hassen /UKMO

B-Cinétique des processus


La vitesse avec laquelle survient le processus es t également utilisée
comme critère. Du fait de la nature des liaisons qui interviennent lors
de l’adsorption physique, elle ne requit pas d’én ergie d’activation et de
ce fait l’adsorption physique s’établit très rapidement. En effet, la
vitesse du processus d’adsorption n’est pas liée uniquement { l’écart de
l’adsorption, mais { plusieurs étapes s uccessives de nature différente
qui peut influer sur la vitess e globale du processus. Le critère de vitesse
est utilisé pour la distinction, mais s’il est seul, il peut mener { des
conclusions erronées.

C-Température
L’adsorption physique commence uniquement prés de la température
d’ébullition de l’adsorbât à la pression opér atoire, tandis que la chimie-
sorption peut avoir lieu à des température s supérieures à celle de la
température d’ébullition, { la pression d’adsorption considérée.
Cependant pour les adsorbants hautement poreux, l’adsorption physique
à lieu à des températures beaucoup plus élevées que la température
d’ébullition de l’adsorbât pour un rapport (P / P 0 < 10¯ 5 ).
(P est la pression par tielle des vapeurs dans le systè me, et P 0 la pression
de vapeur qui existe au-dessus de liquide pur, à la même température).

D-Equilibre entre phases


L’adsorption d’un fluide par un solide se manifeste par l’existence
à l’interface solide fluide, d’une couche ou la répartition des molécules
est différente de celle régnant au sein du fluide. Si on place un
adsorbant dans un mélange liquide, la composition de ce dernier varie
plus au moins vite jusqu’{ atteindre une valeur d’équilibre. De même,
l'introduction d'un adsorbant dans un récipient contenant un gaz à une
certaine pression initiale provoque une diminution de la pression par
suite de l’adsorption du gaz par le solide.
L'existence d'une couche adsorbée est due au fait qu’{ la surface d'un
solide, les molécules ou atomes qui le constituent ont des liaisons

21
Procédés de traitement du gaz Dr. Sellami Med Hassen /UKMO

incomplètes avec le reste du solide. Lorsque celui -ci est mis en présence
d'un fluide, les liaisons non compensées tendent à se saturer à l'aide des
molécules de fluide adsorbées.
Cette adsorption se produit spontanément et s'accompagne d'une
diminution de l'énergie libre du systè me, c'est un phénomène toujours
exothermique.

III.3.4.4. Les procédés d’adsorption


Le schéma de principe d’une opération de déshydratation par adsorption
en lit fixe est représenté sur la figure (III.3). Le procédé fonctionne de
manière alternée et périodique, chaque lit passant par des étapes
successives d’adsorption et de désorption.
Au cours de l’étape d’adsorption, le gaz { traiter est envoyé sur le lit
d’adsorbant qui fixe l’eau. Lorsque le lit est saturé, du gaz chaud est
envoyé pour régénérer l’adsorbant.
Après régénération et avant l a deuxième étape d’adsorption, le lit doit
être refroidi. Ceci est réalisé en envoyant du gaz froid. Après
réchauffage, ce même gaz peut servir à effectuer la régénération. Dans
ces conditions, quatre lits sont nécessaires en pratique, deux lits
opérant simultanément en adsorption, un lit en refroidissement et un lit
en régénération.
Dans certains cas, il est important que la partie du lit utilisée soit la
plus grande possible afin de limiter l ’utilisation d’un adsorbant coûteux
ou pour maintenir la taille de l’adsorbeur au minimum.
Ceci peut être réalisé avec un faible accroissement de l a complexité du
procédé en utilisant un système à trois lits, basé sur une opération
alternée (charge, régénération, compensation) figure III.3.
La zone de transfert de matière traverse l’ensemble du lit en charge,
assurant que le lit est complètement chargé, et atteint le lit en
compensation. A ce moment précis, le lit chargé e st mis en phase de
régénération, tandis que le lit en compensation devient le lit en charge
et le lit régénéré devient le lit d e compensation.

22
Procédés de traitement du gaz Dr. Sellami Med Hassen /UKMO

Figure III.3 : Procédé de déshydratation par adsorption

III.3.4.5. Les adsorbants utilisés (structures et caractéristiques)


Les produits adsorbants présentent une structure extrêmement poreuse.
Leurs propriétés physiques leur permettent de capter et de stocker l'eau
et l'humidité dans leurs orifices microscopiques, lesquels sont agencés
en couches, pores et canaux. Les adsorban ts sont insolubles dans l'eau.
Sous l'effet de la chaleur, ils restituent l'humidité emmagasinée. Il existe
différents types d’adsorbants :

III.3.4.5.1 L’alumine activée


L’alumine activée est une forme poreuse, amorphe et partiellement
hydratée d’oxyde d’aluminium (AL 2 O 3 ) contenant de très petites
quantités d’autres matériaux. Sa surface spécifique est de (250 -350)
m 2 /g, et un volume de pores (20 -30) cm 3 /100g et e lle a une capacit é
plus faible que le gel de silice mais elle peut sécher le gaz à un point de
rosée de -75 o C (environ 1 ppmv H 2 O). Dans des conditions d’exploitation
dynamique, les charges d’eau réelles sont entre 1/2 et 2/3 des valeurs
données sur une figure.
Dans les granulométries normalement utilisées pour le séchage, les
particules d’alumine activée ont une densité en vrac d’environ 833
Kg/m 3 . Etant donné que le matériau emballé contient environ 50% de
vide, cela indique que la densité de chaque particule, en fonction du
volume d’ensemble y compris les pores, est d’environ 1,6. L a densité
réelle de matériau solide dans les particule d’alumine activée est
23
Procédés de traitement du gaz Dr. Sellami Med Hassen /UKMO

d’environ 3,3 , ce qui veut dire que les pores doivent occuper environ
50% du volume de chaque particule .
L’alumine activée permet d’atteindre des puretés él evées sur le gaz
traité, la teneur en eau résiduelle pouvant être de l’ordre du ppm. Les
hydrocarbures lourds sont adsorbés mais ne peuvent pas être ensuit e
désorbés au cours de la régénération. De ce fait, le gaz traité doit être
sec ou dégazoliné.

III.3.4.5.2 Le Gel de silice (silica-gel)


Le gel de silice compte parmi les principa ux adsorbants et se prête à de
nombreuses applications. C'est une forme d'acide silicique composée de
granulés irréguliers et poreux. Sa surface spécifique est de (700 -850)
m 2 /g, et un volume de pores (40-50) cm 3 /100g. Les produits de base
sont essentiellement le silicate de sodium et l'acide sulfurique. Ces
substances chimiques sont exposées à une réaction chimique dans des
conditions données et produisent un gel de silice très riche en SiO 2 . Le
gel de silice est compatible avec tous les matériaux à l'exception des
substances fortement alcalines et de l'acide fluorhydrique. Il ne dégage
aucune fumée, est totalement inodore et n'attaque pas les métaux. La
très grande surface interne du gel de si lice se répartit en un nombre
infini de pores microscopiques qui lui permettent d'adsorber jusqu'à 36
% de son propre poids sans modification structurelle. Le gel de silice se
régénère entre 120 et 200°C. Ce processus peut être continuellement
renouvelé sans dégradation de l'efficacité du gel.
La teneur en eau dans le gaz traité par adsorption sur gel de silice est
d’environ 10 ppm. Il adsorbe les hydrocarbures qui sont ensuite
désorbés au cours de la régénération, il peut être util isé pour séparer
simultanément l’eau et la fraction co ndensât du gaz traité en respectant
certaines précautions d’emploi. Le Silica -gel est détruit par l’eau libre
qui fait éclater les granules et étant de nature acide, réagit avec les
bases.

24
Procédés de traitement du gaz Dr. Sellami Med Hassen /UKMO

III.3.4.5.3 Les tamis moléculaires (zéolithes)


Les tamis moléculaires sont des zéolithes synthétiques. Ils se
caractérisent par un diamètre de pore régulier et une structure
cristalline. Ils sont principalement utilisés dans des applications
nécessitant une déshumidification maximale de l' air. Indépendamment
du taux d'humidité relative, ils adsorbent environ 20 à 22 % de vapeur
d'eau. Ils conjuguent les avantages d'un faible volume propre et d'une
capacité d'adsorption élevée. Ils sont également régénérables par
réchauffement qui doit être effectué entre 300 et 400°C.
Ils peuvent produire des points de rosée inferieure à -90 o C (0.1 ppmv).
Les tamis moléculaires sont constitués d’un mélange d’oxydes
métalliques :
(Al 2 O 3 <35%), SiO 2 (<47%), (Na 2 O<16%), (K 2 O<1%), (CaO<1%), (MgO
<0,1%), (Fe 2 O 3 <1%), (TiO 2 <0,5%), (P 2 O 5 <0,5%).
Le procédé d’ adsorption par tamis moléculaires présente les
caractéristiques suivantes :
1. Les concentrations en H 2 O doivent être faibles ;
2- Il est recommandé pour les grands débits de charge ;
3- Le pourcentage résiduel d’eau est très faible ;
4- Il nécessite un fonctionnement discontinu ;
5- La teneur en hydrocarbures lourds doit être limitée ;
6- La présence de COS et CS 2 est nuisible ;

7- L’adsorbant est un produit cher qui doit êtr e remplacé tous les 3 ans.
Les avantages des tamis moléculaires sont :
1. Une dégradation lente avec le temps.
2. La diminution de la capacité d’adsorption avec l’augmentation
de la température est moins prononcée.
3. Ils ont u ne capacité d’adsorption élevée { des concentrations
faibles de l’adsorbat.
4. Ils sont plus recommandés pour la déshydratation des liquides.

25
Procédés de traitement du gaz Dr. Sellami Med Hassen /UKMO

La figure (III.4) résume la capacité de séchage pour la vapeur d’eau des


agents adsorbants courants en fonction de l’humidité relative de l’air {
25 ° C.

Fig.III.4 Capacité d’adsorption de la vapeur d’eau { 25°C pour


quelques adsorbants courants

III.3.4.6. Concept de la zone de transfert de masse


La zone de transfert de masse ZTM correspond à longueur du lit
nécessaire au phénomène d’adsorption, c'est -à-dire la distance que doit
parcourir une unité de gaz pour que la concentration d’eau chute { zéro.
Au fur et { mesure que la procédée d’adsorption continue, une portion
plus importante de la section d’entrée du lit devient saturée et la ZTM se
déplace de plus en plus vers la sortie du lit. Par conséquent, un
déshydrateur aura au moins deux zones, une zone en équilibre ou
saturée, et une zone de transfert de masse comme l’indique la figure
26
Procédés de traitement du gaz Dr. Sellami Med Hassen /UKMO

(III.5). Lorsque la limite aval de la ZTM atteint la sortie du lit, ceci est
dit ‘’ saturé ’’ ou ‘’ épuisé ‘’ et le point est définie comme point de
saturation.

ZTM

A
B

AXE DE LA COLONNE

Fig.III.5 La zone de transfert de masse dans un adsorbeur

III.3.4.7. Durées des cycles


Généralement le cycle minimal de déshydratation est de 08 heures
tandis que le cycle de régénération est de 04 heures pour chaque
adsorbeur (tableau III.1) . La longueur de cycle de déshydratation
détermine les dimensions des équipements et la charge du matériau
desséchant. Plus le cycle de séchage est long, plus les récipients et les
stokes sont importants, mais meilleure est l’efficacité des tamis
moléculaires. Ceci diminue le nombre de régénération et prolonge la vie
du matériau desséchant, la figure ( III.7) illustre une diminution de la
capacité de saturation en fonction du nombre de cycles de régénération.

Tableau (III.1) Planning de service et de régénération des trois sécheurs


Heure 0 4 8 12 16 20 24
Ads N°1 Service Régén Service Régén
Ads N°2 Régén Service Régén Service
Ads N°3 Service Régén Service Régén Service

27
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Matelas 20 mesh
Adsorption

Matelas 3 mesh
Matelas 20 mesh
Lit du Tamis
Di

Moléculaire
Régénération

Billes de céramique

Grille

Fig.III.6 Schéma d’une colonne d’adsorption { tamis moléculaire

28
Procédés de traitement du gaz Dr. Sellami Med Hassen /UKMO

Capacité %

25

20

15

10
400 800 1200 1600 2000

Nombre de cycles

Fig.III.7 Capacité de saturation des tamis moléculaire en fonction des


régénérations

III.3.4.8. L’efficacité thermique du procédé de régénération


L’efficacité des cycles de chauffage varie généralement entre 40 et 50%
la corrélation suivante est utilisée par la compagnie DAVISON pour
estimer l’efficacité thermique de régénération :
100
𝐸 % = 2,25−0,0311.𝑡(𝑕) (III.3)

Avec : t(h) le temps de chauffage en heures.

III.3.4.9. Calcul d’un adsorbeur et de la quantité de tamis moléculaire


Pour estimer de la longueur de la ZTM, l’équation suivante développée
par Simpson et Cummings est utilisée. Pour les tamis moléculaires on a :

0.6∗375∗𝑞 0.7895
𝑍𝑇𝑀 = (III.4)
𝑉𝑔 0.5506 ∗𝑅𝑠 0.2646

𝑍𝑇𝑀 : En pouces (1 pouce= 1 inch = 2,54 cm)


𝑞 : Quantité d’eau adsorbée par unité de temps et de surface en
lbH 2 O/ft 2 .h.

29
Procédés de traitement du gaz Dr. Sellami Med Hassen /UKMO

𝑣𝑔 : vitesse superficielle du gaz en ft/h.


𝑅𝑠 : Saturation relative de l’alimentation en %.
Les formules de calcul sont celle utilisée par W.R.Grace Davison pour la
conception d’un déshydrateur.

1-Calcul des propriétés du gaz


a/Le poids moléculaire du gaz d’alimentation.
Mw = 𝑖 𝑀𝑤𝑖 𝑦𝑖 (III.5)
b/Facteur de compressibilité.
Z = f(P) = 1.046 – 2.034 * 10 - 4 * P + 4.571 * 10 - 8 *P 2
P : est la pression du gaz en Psia
c/Masse volumique du gaz en lb/ ft 3 .
𝑀𝑤 ∗520∗𝑃
g = 379∗𝑍∗𝑇∗14.7
(III.6)

La valeur 379 correspond au volume molaire du gaz en ( ft 3 ) à 14,7 psia


et 520°R.
𝑃 : 𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝑔𝑎𝑧 𝑒𝑛 𝑝𝑠𝑖𝑎.
𝑇 : 𝑡𝑒𝑚𝑝é𝑟𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑑𝑢 𝑔𝑎𝑧 𝑒𝑛 °𝑅.

2-Calcul de la vitesse du gaz


𝑉𝑔 = 25 𝑄𝑍𝑇 / 𝑃𝐷 2 𝑒𝑛 (𝑓𝑡 / 𝑚𝑖𝑛). (III.7)
𝑄 : 𝑑é𝑏𝑖𝑡 𝑑𝑢 𝑔𝑎𝑧 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑖𝑡 𝑒𝑛 ∶ 𝑚𝑚 𝑐𝑓𝑡 /𝑑𝑎𝑦.
𝐷 : 𝑑𝑖𝑎𝑚è𝑡𝑟𝑒 𝑑𝑢 𝑙𝑖𝑡 𝑒𝑛 𝑓𝑡.

3-Calcul de la charge d’eau du gaz d’alimentation


𝑞𝑤 = 10 - 6 ∗ 𝑞 ∗ 𝑊𝑖 /24 (III.8)
𝑞𝑤 ∶ 𝑒𝑛 𝑙𝑏 (𝑒𝑎𝑢) /𝑕
𝑊𝑖 : Teneur en eau du gaz d’alimentation en 𝑙𝑏𝐻2𝑂 /𝑚𝑚 𝑐𝑓𝑡.

4-Longueur de la zone saturée.


8𝑞 𝑤
𝐻𝑠 =
𝑥𝜌 𝑑 ∗𝐴
(III.9)
𝑥 : Capacité d’adsorption.
𝜌𝑑 : Masse volumique du desséchant.

30
Procédés de traitement du gaz Dr. Sellami Med Hassen /UKMO

A : coupe transversale du déshydrateur.


5-Estimation de la hauteur du lit perdu
W.R. Grace Davison introduit un nouveau terme dénommé ‘’ hauteur du
lit perdu ‘’ (LBH) pour tenir compte de la réduction de la charge
𝐿𝐵𝐻 = 1 2 𝑍𝑇𝑀 (III.10)

6-Calcul de la hauteur totale du lit


La hauteur totale du lit devient donc :
𝐻𝑡 = 𝐻𝑠 + 𝐿𝐵𝐻 (III.11)

7-Calcul de la quantité totale du tamis moléculaire.


md = 𝐴 ∗ 𝐻𝑡 ∗ 𝜌𝑑 (III.12)
A : coupe transversale (ou section) de la colonne.

8-Calcul des pertes de charge


La perte de charge est estimée en régime turbulent (Re<100) selon
l’équation d’ERGUN :
∆𝑃
= 7,22. 10−2 𝜇𝑉𝑔 + 1,24. 10−4 𝜌𝑔 𝑉𝑔2 (III.13)
𝐿
∆𝑃
𝐿
: Perte de charge par unité de hauteur d’absorbeur (Psi/ft)
𝜇 : Viscosité dynamique du gaz en cP (1Poise=kg/sm)
𝑉𝑔 : Vitesse du gaz en (ft/min)
𝜌𝑔 : Masse volumique du gaz en (lb/ft 3 )
Ces calculs ne prennent pas en considéra tion les pertes de charge à
travers les billes de céramique, donc on prend une valeur
supplémentaire de 10% alors on aura :
∆𝑃
( 𝐿 ) 𝑇 = 1,1(7,22. 10−2 𝜇𝑉𝑔 + 1,24. 10−4 𝜌𝑔 𝑉𝑔2 ) (III.14)
Pour le calcul des pertes de charge en cas de régénération on utilise les
mêmes équations sauf que le débit du gaz de régénération et la
température changent.

31
Procédés de traitement du gaz Dr. Sellami Med Hassen /UKMO

9-Calcul de la quantité de chaleur lors de la régénération


A/Phase de chauffage :
La quantité totale de chaleur fournie pour la phase de chauffage de
déshydrateur plein entre la température T i et la température T f est la
somme des quantités de chaleur suivantes :
Q 1 : Quantité de chaleur de chauffage du tamis moléculaire
Q 1 =(mCp) t a m i s (T f -T i ) (III.15)
Q 2 : Quantité de chaleur de chauffage des bille s en céramique
Q 2 =(mCp) b i l l e s (T f -T i ) (III.1 6)
Q 3 : Quantité de chaleur de chauffage de la colonne métallique
Q 3 =(mCp) c o l o n n e (T f -T i ) (III.17)
Q 4 : Quantité de chaleur de désorption et de chauffage de l’eau
Q 4 =(mCp) e a u (T f -T i )+m ( e a u ) ∆H ( dé s o r p t i o n / e a u) (III.18)
Q 5 : Quantité de chaleur de désorption et de chauffage des hydrocarbures
Q 5 =(mCp) H . C (T f -T i )+m ( H . C ) ∆H ( d é s o r p t i o n / H . C ) (III.19)
On note que la masse des hydrocarbures désorbés constituent 10% de la
masse de l’eau désorbée :
m ( H . C ) = 0,1 m ( e a u ) (III.20)
Q 6 : Quantité de chaleur perdue vers l’extérieur, elle est estimée { 10%
de la somme des autres quantité de chaleur :
Q 6 = 0,1(Q 1 + Q 2 + Q 3 + Q 4 + Q 5 ) (III.21)
Donc la quantité de chaleur reçue du gaz chauffant est la somme de
toutes les quantités de chaleurs de Q 1 à Q 6 :
Q C h a u f f a g e = 1,1(Q 1 + Q 2 + Q 3 + Q 4 + Q 5 ) (III.22)
La quantité de chaleur cédée par le gaz chauffant est la même quantité
reçue par l’adsorbeur en régénération en valeur absolue mais de signe
négatif :
Q Gaz Chauffant = -Q Absorbeur = -1,1(Q 1 + Q 2 + Q 3 + Q 4 + Q 5 ) (III.22)
Q Gaz Chauffant =Q Cédée =(mCp) G a z C h a u f f a n t (T f –T H )<0 (III.23)
On peut tirer le débit du gaz de régénération qui est à une haute
température (T H ) en combinant les relations (III.22 ) et (III.23) et en
divisant par le temps de régénération :
𝑚 𝐺𝑎𝑧 𝐶𝑕 𝑎𝑢𝑓𝑓𝑎𝑛𝑡 1,1(𝑄1 + 𝑄2 + 𝑄3 + 𝑄4 + 𝑄5)
𝑚 ∗𝐺𝑎𝑧 𝐶𝑕𝑎𝑢𝑓𝑓𝑎𝑛𝑡 = = (III.24)
𝑡 𝑟 é𝑔é𝑛 é𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑡 𝑟 é𝑔é𝑛 é𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 (𝐶𝑝)𝐺𝑎𝑧 𝐶𝑕 𝑎𝑢𝑓𝑓𝑎𝑛𝑡 (𝑇𝑓 – 𝑇𝐻)

32
Procédés de traitement du gaz Dr. Sellami Med Hassen /UKMO

A/Phase de refroidissement :
Pendant la phase de refroidissement de T f à T i , l’adsorbeur ne contient
que le tamis et les billes en céramique dans sa colonne métallique, alors
il faut éliminer du bilan les quantités de chaleur de désorption de l’eau
et des hydrocarbures, et il faut négliger la quantité de chaleur échangée
avec l’extérieur. Le bilan sera établi seulement avec les quantités de
chaleur cédées par la colonne métallique, les billes en céramique et le
tamis moléculaire, alors il vient :
Q Gaz froid = - (Q 1 + Q 2 + Q 3 ) =(mCp) G a z f r o i d (T i –T f ) (III.25)
On peut tirer le débit du gaz de refroidissement en divisant sa mas se
tirée de la relation (III.25) par le temps de refroidissement :
𝑚 𝐺𝑎𝑧 𝑓𝑟𝑜𝑖𝑑 (𝑄1 + 𝑄2 + 𝑄3 )
𝑚 ∗𝐺𝑎𝑧 𝑓𝑟𝑜𝑖𝑑 = = (III.24)
𝑡 𝑟𝑒𝑓𝑟𝑜𝑖𝑑𝑖𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑡 𝑟𝑒𝑓𝑟𝑜𝑖𝑑𝑖𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 (𝐶𝑝)𝐺𝑎𝑧 𝑓𝑟𝑜𝑖𝑑 (𝑇𝑓 – 𝑇𝑖)

33
Procédés de traitement du gaz Dr. Sellami Med Hassen /UKMO

EXERCICES
Exercice /01 (Questions de cours)
1/ C’est quoi une décarbonatation du gaz naturel ?
2/ Citer comme exemple 2 absorbants utilisés dans la décarbonatation.
3/ Pourquoi on n’élimine pas l’azote (N 2 ) du gaz naturel ?
4/ C’est quoi un gaz sale ?
5/ Pourquoi on n’utilise pas le charbon actif dans la déshydratation du
gaz ?
6/ Pourquoi la régénération du tamis moléculaire ce fait par un gaz
chaud dans l’adsorbeur du bas vers le haut ?
7/ Pourquoi doit-on éliminer le soufre et les composés soufrés avant la
déshydratation ?
8/ Pourquoi on installe des filtres de poussière avant l’adsorbeur ?
9/ Donner le nom de 3 adsorbants d’eau connus .
10/ Comment choisir entre 2 gaz naturels différents ?
11/ Pourquoi la quantité de chaleur lors du chauffage d’un adsorbeur
d’eau { tamis moléculaire est supérieure { la quantité de chaleur
extraite lors du refroidissement ?
12/Pourquoi le refroidissement de l’adsorbeur { tamis moléculaire se
fait-il par un gaz traité (déshydraté) et ne contient pas de gaz acides ?
13/La perte de charge linéaire dans l’adsorbeur, est -elle fonction de la
température ou non ? Justifier votre réponse.
14/ Pourquoi la vitesse maximale du gaz riche est limitée ?
15/Un gaz riche contient :( H 2 S, C0 2 , H 2 O), citer par ordre en quelques
lignes les traitements nécessaires et les produits utilisés dans chaque
traitement.
16/Dans quel appareil effectue t- on les opérations suivantes :
A/Refroidir le gaz pour l’utiliser dans le refroidissement de l’adsorbeur?
B/ Chauffer le gaz pour l’utiliser dans la régénération de l’adsorbeur?
C/ La décarbonatation du gaz ?
D/ La désulfuration du gaz.

34
Procédés de traitement du gaz Dr. Sellami Med Hassen /UKMO

Exercice /02
Le gaz du gisement de Hassi-R'mel se compose moyennement des gaz
indiqués dans le tableau suivant :
Composé % molaire % massique Masse molaire
(g/mol)
N2 5,0
(H 2 O) v
CO 2 0,4
CH 4 78,0
C2H6 7,8
C3H8 2,6
C4H10 1,4
C5H12 3,6
Total 100
1-/ Compléter le tableau.
2-/ Calculer dans les conditions Normales de (P et T) la masse
volumique de ce mélange gazeux si on accepte que ce mélange gazeux ne
se comporte pas comme un gaz parfait et que le facteur de
compressibilité Z=0,8
3-/ Maintenant le mélange est considéré comme un gaz parfait, Quelle
sera cette masse volumique dans les conditions suivantes:
A/ (P = 1atm, T = 25°C)
B/ (P = 2,5atm, T = 0°C)
C/ (Conditions du gisement P = 100kg/cm 2 , T = 200°C)
La constante des gaz parfaits : R = 8,32j/mol.K = 0,082 L.atm/mol.K
4-/ La pression partielle de la vapeur d’eau associé au gaz est de 0.6
atm , trouver la pression
Totale du mélange, en déduire la pression partielle de CO 2 .

Exercice /03
Soit la réaction : C(s) + 2H 2 O (g) CO 2 (g) +2H 2 (g)
Calculer la chaleur de réaction à pression constante à 25°c et à 300°C si
on donne:

35
Procédés de traitement du gaz Dr. Sellami Med Hassen /UKMO

∆H f °(H 2 O (g)) = -242 Kj/mol , ∆H f °(CH 4 (g)) = -75 Kj/mol ,


∆H c o m b °(CH 4 (g)) = -803.4Kj/mol.
Cp( C(s)) = 8.65j/molK , Cp(H 2 O (g)) = 35,5j/molK ,
Cp(H 2 (g)) = 28.85j/molK ; Cp(CO 2 (g)) = 25.5j/molK.
On accepte que la combustion du méthane CH 4 (g) donne du CO 2 (g) et
de H 2 O (g) .

Exercice / 04
1-Ecrire les réactions de la combustion totale à 25°C du benzène C 6 H 6 et
du toluène C 7 H 8 .
2-Calculer le pouvoir calorifique supérieur à 25°C en Kcal/Kg pour le
benzène C 6 H 6 et pour le toluène C 7 H 8 .
On donne { 25°C : ΔH Condensation (H 2 O)v = -588 cal/Kg
Le pouvoir calorifique inférieur (PCI) du benzène = -9595 cal/Kg
Le pouvoir calorifique inférieur (PCI) du Toluène = -9686 cal/Kg

Exercice / 05
Le gaz du gisement de Brides ( Gassi -Touil ) est composé selon le
tableau suivant :
Masse Débit
Composants % molaire % massique molaire massique
(g/mol) (kg/h)
N2 0,82
CO 2 8,24
CH 4 89,91
C2H6 0,79
C3H8 0,06
i-C 4 H 1 0 0,01
n-C 4 H 1 0 0,03
i-C 5 H 1 2 0,07
i-C 5 H 1 2 0,07
Total 100 108353

36
Procédés de traitement du gaz Dr. Sellami Med Hassen /UKMO

1-/ Compléter le tableau.


2-/ Ce gaz alimente un Absorbeur qui élimine le gaz carbonique (CO 2 )
par une solution de Mono éthanol amine (MEA = Absorbant) dissoute
dans l’eau { 20% massique ne contenant pas de (CO 2 ). L’absorbeur
travaille dans les conditions suivantes : (P = 60 atm, T = 25°C)
- Calculer la pression partielle de (CO 2 ) en mmHg.
- Trouver le débit molaire total du gaz riche NGR
*
, en déduire le débit

molaire NCO
*
2 dans le gaz riche.

N co* 2 (absorbé)
- Utiliser le taux d’absorption TA  * pour trouver le débit
N MEA ( pauvre)

molaire N MEA
*
pauvre, on accepte que le Pourcentage molaire de CO 2 dans
le gaz pauvre est de 0.3%.
- Calculer dans les conditions opératoires la masse volumique de ce
mélange gazeux si on accepte que son facteur de compressibilité Z=0.89
3- Calculer le diamètre de l’absorbeur en utilisant l’équation :
Qv
DA  avec QV le débit volumique du gaz riche, et
0.7854Vma x

 A  G
Vmax  75 , et que la densité moyenne de la solution d’amine
G

d A  0.982 .
4- Calculer le nombre de plateaux de l’absorbeur en utilisant
Y 
Log  S 
l’équation : N P   YE 
Log1  E 

Avec YS et YE respectivement le rapport molaire de CO 2 dans le gaz


pauvre et dans le gaz riche et (E = 0.127) constante des clapets.
La constante des gaz parfaits : R = 8,32j/mol.K = 0.082 L.atm/mol.K

Exercice / 06
Un gaz associé provenant d’un gisement Saharien est composé selon le
tableau suivant :

37
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% Débit
Composants % molaire Masse massique massique
molaire (kg/h)
(g/mol)
N2 0,73
CO 2 7,23
CH 4 90,00
C2H6 1,80
C3H8 0,06
i-C 4 H 1 0 0,02
n-C 4 H 1 0 0,02
i-C 5 H 1 2 0,07
i-C 5 H 1 2 0,07
Total 100 110500

1-/ En vue d’éliminer le gaz carbonique (CO 2 ) par absorption dans une
solution de Mono éthanol amine (MEA = Absorbant) dissoute dans l’eau
à 15% massique contenant :
( 0.1 moles de (CO 2 )/moles de MEA).
L’absorption s’effectue dans les conditions suivantes :
(P = 12,2 bars, T = 25°C)
- Compléter le tableau.
- Calculer la pression partielle de (CO 2 ) en mmHg.
- Trouver le débit molaire total du gaz riche NGR
*
, en déduire le débit

molaire NCO
*
2 dans le gaz riche.

N co* 2 (absorbé)
- Utiliser le taux d’absorption TA  *
pour trouver le débit
N MEA ( pauvre)

molaire N MEA
*
pauvre, on accepte que le Pourcentage molaire de CO 2 dans
le gaz pauvre est de 0.3%.
- Calculer dans les conditions opératoires la masse volumique G (kg / m3 )
de ce mélange gazeux si on accepte que son facteur de compressibilité
Z=0.9

38
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2 - Calculer le diamètre de l’absorbeur en utilisant l’équation :


Qv
DA (m)  1.284 avec QV le débit volumique du gaz riche en (m3 / s) , et
Vma x

970  G
Vmax (m / s)  2.08.10 2 .
G
3- Calculer le nombre théorique de plateaux de cet absorbeur en
Y 
utilisant l’équation : N P  7.3627 ln  S  , avec YS et YE respectivement le
 YE 
rapport molaire de CO 2 dans le gaz pauvre et dans le gaz riche. Quel est
le nombre réel de plateaux si l’efficacité du plateau est 0 ,8 ?
En déduire la hauteur H de l’absorbeur si la distance entre deux
plateaux successifs est h=40cm
La constante des gaz parfaits est: R = 8,32j/mol.K = 0,082 L.atm/mol.K

Exercice / 07
Le gaz associé du GPL2/Hamra (HMD) de la section de déshydratation
est composé
selon le tableau suivant :
Masse molaire
Composants % molaire (g/mol)
H2O 0,0753
N2 2,6347
CO 2 1,42
CH 4 69,52
C2H6 17,63
C3H8 5,58
i-C 4 H 1 0 0,56
n-C 4 H 1 0 1,63
n-C 5 H 1 2 1,47
i-C 5 H 1 2 0,38
Total 100

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Procédés de traitement du gaz Dr. Sellami Med Hassen /UKMO

I- La pression tot ale de ce gaz associé est de 97,3 bars et sa température


est de T= 56°C.
Le débit volumique du gaz { l’entrée du sécheur est 362003m 3 /h.
L’adsorbant utilisé dans le sécheur est le tamis moléculaire de type
(4A°), de masse volumique 740kg/m 3 , avec un diamètre moyen de
particules D p = 3,17mm.
Le diamètre intérieur de la colonne d’adsorption est de 2.6m.
- Compléter le tableau.
- Calculer la densité ( d g ) de ce mélange gazeux par rapport { l’air.

- Trouver le facteur de compressibilité ( Z ) du gaz, en déduire sa masse


volumique  g en lb/ft 3 .

La constante des gaz parfaits est : R = 10, 73 psi.ft 3 /lb.°R


II- la vitesse superficielle du gaz est donnée selon une relation
empirique par :
GTZ
Vg  (ft/min) avec : T (°R) , P(psi) , G (lbgaz/h.ft 2 ) étant la
162 Pd g

vitesse massique du gaz.


G  3600 1.06 g  s Dp , S étant la masse volumique de l’adsorbant

(lb/ft 3 ). D p en (ft).
- trouver la valeur de chacune de ces vitesses.
Vérifier la valeur du diamètre de la colonne en utilisant la formule
suivante :
QZT
D5 (ft). Avec Q : (débit volumique du gaz en MMFt 3 /day).
2 PVg

III- Une autre relation empirique calcule l’épaisseur métallique du


déshydrateur en (in) :
D
P.
E 2 , P ( psi) , S ( contrainte maximale du métal = 18900 psi. ,
S  0.6 P
calculer E en mm.

40
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Exercice / 08
Pour établir un bilan d’énergie pour un dé shydrateur à tamis
moléculaire durant la phase de régénération et celle du chauffage, les
données nécessaires sont présentées dans le tableau suivant :
Tamis Billes en Colonne H2O H/C Gaz de Gaz de
moléculaire céramiques métallique régén… refroidiss..
Masse 41955 7142 186510 4770 477 mrég mref
(lb)
Cp 0,24 0,25 0,12 1 0,91 0,72 0,72
(Btu/lb°F)
T i (°F) 132,8 132,8 132,8 132,8 132,8 500 104
T f (F°) 378 378 378 378 378 428 132,8

1- Calculer la quantité de chaleur en (Btu) et qui est absorbée par :


a- les molécules du tamis moléculaire
b- les billes en céramique
c- la colonne métallique et ses accessoires
d- l’eau et les hydrocarbures désorbés sachant que leurs énergies de
désorption sont respectivement : 1800 Btu/lb et 342 Btu/lb
2- Calculer le débit du gaz de régéné ration si le temps de
régénération est de 3,5h, on accepte que les pertes thermiques
vers l’extérieur constituent 10% de l’énergie totale cédée par le
gaz chauffant.
3- En déduire le débit du gaz de refroidissement si le temps de
régénération est de 2h

41
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Exercice / 09
Un gaz associé provenant d’un gisement biochimique est composé de :
Composants gazeux % molaire Masse molaire (g/mol)
H2S 1,40
(H 2 O) V 1,40
CO 2 1,40
CH 4 70,00
C2H6 17,00
C3H8 5,55
i-C 4 H 1 0 1,55
n-C 4 H 1 0 1,70
Total 100
Le débit massique de ce gaz est de 10 5 kg/h. Ce gaz doit subir les
traitements suivants :
A/ Désulfuration+ décarbonatation par absorption à :
(P = 15 bars, T = 25°C) en présence d’une solution de 20% massique de
DEA.
1- Compléter le tableau
2- Calculer le débit molaire du gaz riche.
3- En déduite le débit molaire et la pression partielle pour : (H 2 S),
(CO 2 ) et (H 2 O) V .
4- On accepte que le taux d’absorption de (CO 2 ) soit égal au taux
d’absorption de (H 2 S) par la DEA et qui est de 80% mol
de(CO 2 )/mol DEA, Quel est le débit massique total de DEA (pure)
nécessaire pour absorber totalement le (CO 2 ) et le (H 2 S) ?
On donne: H = 1g/mol, O = 16 g/mol, S = 32 g/mol, Al = 27 g/mol,
DEA = 105 g/mol.
B/ Déshydratation par adsorption en présence de l’alumine activée
(Al 2 O 3 ).
Dans ce traitement, le gaz désulfuré et décarbonaté est comprimé
jusqu’{ : 60 bars et 50°C avant d’entrer dans l’adsorbeur.
1- Calculer la nouvelle pression partielle de l’eau dans ce gaz riche.

42
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2- On accepte que le taux d’adsorption est de : 0,8 mol(H 2 O)/mol


(Al 2 O 3 ), qu’elle est la masse de l’adsorbant (Al 2 O 3 ) utilisée par
heure pour adsorber totalement l’eau présente dans le gaz ?

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Annexes

Tableau (1) : Comparaison des propriétés des adsorbants courants


Silica gel
Alumine
Principaux composants (gel de Tamis moléculaire
activée
silice)
SiO 2 - 99.8% 40-42%
AI 2 O 3 99% - 33-36%
surface spécifique (m²/g) 300-350 750 700-800
Volume des pores (ml/g) 0.35 0.43 0.30
Diamètre moyen des pores
40 22 3A°-4A°-5A°-10A°
(Angstrom)
Température moyenne de
170-200 200-270 200-300
régénération C°
Capacité d’adsorption de
l’eau { des températures 22 type 4A°
ambiantes en 19 42 21.5 type 5A°
(Kg d’eau/100Kg 28.5 type 13X
adsorbant)

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Tableau(2)- Séquences de régénération

TEMPS
ETAPE SEQUENCE
en min
Fermeture vannes d’adsorption entrée et sortie du
1 1
sécheur
Ouverture vannes de régénération entrée et sortie du
2 1
sécheur
Ouverture vannes de sortie des réchauffeurs
TC205 AUTO,SV=180 0 C
3 5
FV201 MAN ---->AUTO, Ouverture
FV202 AUTO---->MANU, Fermeture

4 Fermeture vanne de by-pass des sécheurs XV214 1

Chauffage suivant une rampe ascendante


5 20
TC 205 Cas , SV =180 0 C -------> 275 0 C
Chauffage avec température constante 275 0 C
6 126
TC 205 AUT
Chauffage suivant une rampe ascendante
7 15
TC 205 Cas, SV=275 0 C----->200 0 C
Fermeture vanne de sortie des réchauffeurs
TC205----->MAN,TV 205 Fermée
8 5
Fermeture FV 201
Ouverture FV202, MANU ----->AUTO

9 Ouverture vanne de by-pass des sécheurs XV214 71

10 Attente 1

Fermeture vannes de régénération entrée et sortie du


11 1
sécheur
Fermeture vannes d’adsorption entrée et sortie du
12 1
sécheur
Ouverture vannes d’adsorption entrée et sortie du
13 1
sécheur

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Tableau (3) – diamètre critiques de certaines molécules

MOLECULE DIAMETRE CRITIQUE ( A 0 )


Hydrogène 2.4
Acétylène 2.4
Oxygène 2.8
Monoxyde de carbone 2.8
Dioxyde de carbone 2.8
Azote 3.0
Eau 2.8
Ammoniac 3.6
Sulfure d’hydrogène 3.6
Méthane 4.0
Ethylène 4.2
Ethane 4.4
Méthanol 4.4
Ethanol 4.4
Mercaptan méthylique 4.5
Propane 4.9
Propylène 5.0
Mercaptan éthylique 5.1
Butène 5.1
1,3 Butadiène 5.2
Chlorodifluoromèthane R -12 5.3
Thiophène 5.3
I-Butane à i-C22 H46 5.6
Dichlorodifluoromèthane (R -12) 5.7
Cyclohexane 6.1
Benzène 6.7
Toluène 6.7
p-xylène 6.7
m-xylène 7.1
o-xylène 7.4
Triéthyleamine 8.4

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