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2020

Unité
d'Enseignement
Virologie médicale
2ème Année – S7

DZVET 360
‫القرآن‬ ‫‪‬‬

‫األذكار‬ ‫‪‬‬

‫تالوة‬ ‫‪‬‬

‫الحديث‬ ‫‪‬‬

‫مواقيت الصالة‬ ‫‪‬‬


‫تطبيق إسالم بوك ‪Islambook‬‬

‫تسابيح‬ ‫أذكار بعد الصالة‬ ‫أذكار المساء‬ ‫أذكار الصباح‬

‫جوامع الدعاء‬ ‫أذكار الصالة‬ ‫أذكار االستيقاظ‬ ‫أذكار النوم‬

‫أذكار متفرقة‬ ‫أدعية األنبياء‬ ‫األدعية القرآنية‬ ‫أدعية نبوية‬

‫أذكار المنزل‬ ‫أذكار الوضوء‬ ‫أذكار المسجد‬ ‫أذكار اآلذان‬

‫دعاء ختم القرآن الكريم‬ ‫أذكار الحج والعمرة‬ ‫أذكار الطعام‬ ‫أذكار الخالء‬

‫فضل القرآن‬ ‫فضل السور‬ ‫فضل الذكر‬ ‫فضل الدعاء‬

‫القرآن‬ ‫الرقية الشرعية‬


‫ُّ‬ ‫أدعية للميّت‬ ‫أسماء هللا الحسنى‬
UE : S7 - VIROLOGIE MEDICALE
OBJECTIFS D'ENSEIGNEMENT

Comprendre la physiopathogénie des principales viroses animales,


connaître les modalités de leur diagnostic, de leur contrôle et de leur
prévention

SOMMAIRE

1. CM 1 Présentation de l’enseignement de virologie générale (p)


2. CM 1-2-3 Physiopathogénie des infections virales (p)
3. CM 3-4 p Poxviridae
4. CM 4-5-6 (p) Herpesviridae
5. CM 6-7 (p) Adenoviridae
6. CM 8-9 Parvoviridae (p)
7. CM 9-10 (p) Orthomyxoviridae
8. CM 10-11 (p) Paramyxoviridae
9. CM 10-11 (p) Paramyxoviridae
10.CM 11-12 (p) Rhabdoviridae
11.CM 14-15 Coronavirus (p)
12.CM 15 (p) Picornaviridae
13.CM 15p - Caliciviridae
14.CM 16-17p - Retroviridae
15.CM 17p - Autres virus
16.Tableau bilan VIRO par espèces
17.Tableau virus par tropisme
18.TD1 (p) Virologie
19.TD2 (p) L'essentiel des virus
20.TD2 (p) testez vous partie 1
21.TD2 (p) testez vous partie 2
22.TD3 - quizz
CE DOCUMENT A ETE OFFERT PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM


PRESENTATION DE L'ENSEIGNEMENT
DE VIROLOGIE MEDICALE

Bilan des acquis et objectifs :

Mme Cros, habitante de Genève, consulte notre ami Kodjo au sujet de sa chatte
diagnostiquée d’une Péritonite Infectieuse Féline (PIF, maladie virale due à un coronavirus,
virus à ARN, se traduisant notamment par une ascite -épanchement abdominal- abondante).
Selon son vétérinaire, il n’existe aucun traitement. Ce terme "PIF" vous évoque quelque
chose, et parle à tous les vétérinaires du monde entier.

1. En fin de première année nous devions pouvoir dire que cette maladie est une
infection virale, et nous devions également être capables de déterminer les particularités
structurales du virus : un virus est constitué d'une capside protéique, à symétrie cubique ou
icosaédrique, hélicoïdale ou encore à symétrie complexe, à l'intérieur de laquelle se trouve
un seul type d'acide nucléique.
On différencie les virus nus des virus enveloppés ; les virus enveloppés sont moins
résistants dans le milieu extérieur. En effet, ils possèdent des récepteurs sur l'enveloppe,
capitaux pour le cycle infectieux et la pénétration des cellules cibles. Cependant l'enveloppe
se dégrade rapidement dans le milieu extérieur : il faudra une distance minimale voire un
contact strict pour assurer la transmission du virus. A l'inverse, un virus nu va se pérenniser
dans le milieu extérieur. Cette caractéristique est importante à connaître dans un cabinet
vétérinaire : si un animal malade dépose ses particules virales dans la salle d'attente, la
transmission au chat suivant est possible. Il faut alors mettre en place des moyens de lutte
adaptés.
Nous avons vu la classification LHT (Lwoff Horne Tournier), basée sur le type d'acide
nucléique (ADN ou ARN), la symétrie de la capside, la présence éventuelle d'une enveloppe.

2. Nous avions également vu la classification de Baltimore qui se base quant à elle sur
les moyens de réplication des virus. On parle de réplication plutôt que de multiplication car
un virus ne peut pas spontanément générer un autre virus. Cette réplication est assurée par
la cellule hôte.La classification de Baltimore comprend 6 classes :

1/4
1. Les virus à ADN double brin, par exemple les Herpèsvirus ;
2. Les virus à ADN monobrin, comme par exemple les Parvovirus, aussi appelés
dépendovirus, avec une réplication très complexe ; LA CITATION INUTILE
3. Les virus à ARN double brin comme les Réovirus : "C'est compliqué d'être
4. Les virus à ARN simple brin +, comme les Aphtovirus, monobrin".
directement traduits donc prolifération très rapide ;
5. Les virus à ARN simple brin -, dont les Rhabdovirus, latence plus longue ;
6. Les rétrovirus, ARN simple brin + avec rétrotranscriptase

3. Il est également important de connaître les modalités d'inactivation du virus. Le


moyen le plus simple de se débarrasser d'un virus enveloppé est d'utiliser un détergent afin
de détruire l'enveloppe formée de phospholipides. Ainsi le premier réflexe à avoir après une
morsure est d'aller tout de suite se laver les mains avec du savon pour éliminer le risque de
transmission de rage.

En deuxième année nous nous intéresserons à l'infection virale :

 Comment l'infection est-elle acquise ? Attention, il peut y avoir infection


(multiplication du pathogène dans l'organisme) sans maladie !

 Comment l'infection diffuse-t-elle ? Le virus peut se répandre dans l'environnement,


se transmettre directement d'un animal à l'autre voire au propriétaire : il s'agira pour
le vétérinaire de rompre le cycle de transmission.

 Comment l'infection évolue-t-elle ? On observe une guérison spontanée dans 95%


des cas, sinon il ne resterait plus grand monde sur Terre... Si malheureusement cette
guérison n'a pas lieu, il faut savoir comment l'infection va se propager : en mode
pandémique sur une large zone voire plusieurs continents, en mode endémique sur
une zone restreinte...

 Comment le diagnostic est-il réalisé ? Mme Cros est venue voir un autre vétérinaire
car elle ne croyait pas au premier diagnostic ; par exemple, comment diagnostique-t-
on la rage ? Les symptômes nerveux habituellement constatés peuvent également
être liés à une intoxication. Lorsque l'on décèle une maladie nécessitant l'abatage de
tout un troupeau (comme la fièvre aphteuse), on doit être sûr en affinant le
diagnostic. Certains symptômes sont dits pathognomoniques (=très caractéristiques).

 Comment la combattre ? Dans un cas de parvovirose déclarée dans un chenil, il faut


vacciner tous les chiens, faire un vide sanitaire, décontaminer (mais avec quoi ? Il est
important de connaître le virus pour savoir quel produit utiliser).

 Y a t-il un risque pour l'homme ? Soigner l'animal permet aussi de prévenir des
maladies chez l'homme, en interrompant les transmissions de zoonoses.

2/4
A propos du cours :
"Contrairement à l'année dernière, le cours sera long et complexe ; les virus seront vus
famille par famille [...] : au début le cours parait passionnant, parce que l'enseignant
en face il est passionnant ; de famille en famille on se perd [...] et comme par magie,
au fur et à mesure, l'amphithéâtre devient désert. [...] Et oui moi j'ai été comme vous,
alors je fais pas l'appel"
Les cours seront plus ou moins importants, et seront signalés en fonction. Il ne
s’agit pas de faire l’impasse totale sur les accessoires, mais la synthèse du prof c'est "si vous
êtes fainéant, apprenez les plus importants, et puis si ça ne passe pas pour septembre
vous les apprenez tous TOUS TOUS."
Il faut aussi penser que ces cours seront tous importants pour la pratique.

A propos de l'examen :
"Les informations cliniques que je vais vous donner vous allez les rencontrer dans
d'autres cours (PI, Immunologie médicale, médecine ...) mais à l'examen jamais vous
ne serez interrogés sur la clinique [...] ça m'est interdit, même si je brûle d'envie, par
contre, je peux vous amener à utiliser la clinique pour identifier un virus."

Pour remplacer le prof éventuellement (car même s'il sait des choses, il ne sera jamais aussi
complet qu'un livre) :

- Classification and Nomenclature of Viruses (ICTV) sur internet


- Virologie médicale par CRAINIC R et NICOLAS J-C (éditions EM inter) par MAMMETTE
(Coin)
- Viruses of vertebrates par ANDREWES, PEREIRA & WILDY (Baillière Tindall)
- Virus et Diagnostic virologique de P. ARDOIN (Maloine)
- Principales maladies infectieuses et parasitaires du bétail publié par l'OIE (Office
International des épizooties), Pierre Charles Lefèvre, Jean Blancou et René
Chermette. 400p très complet, avec une partie sur les bactéries, une sur les virus et
une sur les parasites
- Virologie clinique des ruminants par un vétérinaire belge surement le plus pointu en
Europe en virologie : Etienne Thierry ; la version carnivores existe également :
Virologie clinique du chien et du chat

Pour le planning : cf page suivante


1er TD : suite du TD de l'an dernier
2è TD : Rappel des familles virales avec un résumé des caractéristiques de chacune
3è + 4è TDs : Vous serez mis à contribution : il faudra faire des recherches
5è : Présentation du travail "Ensemble nous décidons si nous aimons votre travail ou
pas" ; une note sur 4 points est attribuée. "En général c'est un bonus". A l'examen
l'année dernière il y a eu 99% de succès (1 seul rattrapage "Il n'est pas là ... donc on peut
parler de lui. [...] Il n'a pas eu de chance, il a tiré une question, c'était une impasse.").

3/4
Comprendre la physiopathogénie des principales viroses animales, connaître les modalités
Objectifs d'enseignement
de leur diagnostic, de leur contrôle et de leur prévention.

Modalités d'évaluation Ecrit : série de 2 à 4 questions portant sur l'ensemble du programme, TD inclus

Physiopathogénie des infections virales 1hCM 1

Physiopathogénie des infections virales 1hCM 2

Poxviridae 1hCM 3

Poxviridae 1hCM 4

Herpesviridae 1hCM 5

Herpesviridae 1hCM 6

Paramyxoviridae 1hCM 7

Rhabdoviridae 1hCM 8

Rhabdoviridae 1hCM 9

Paramyxoviridae et Caliciviridae 1hCM 10

Adenoviridae 1hCM 11

Parvoviridae 1hCM 12

Flaviviridae et Togaviridae 1hCM 13

Retroviridae 1hCM 14

Réoviridae et Arbovirus 1hCM 15

Bunyaviridae 1hCM 16

Autres virus 1hCM 17

Autres virus 1hCM 18

Pouvoir pathogène des virus/lésions (après CM2) 2hTD 1

Séroneutralisation, prévention, diagnostic (après CM2) 2hTD 2

Présentation des maladies virales (après CM15 et 3 sem après 2hTD 3

Maladies virales (avant TD3) 4hTD NP

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CE DOCUMENT A ETE OFFERT PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

CE DOCUMENT A ETE OFFERT PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM


:

PHYSIOPATHOGENIE DES INFECTIONS


VIRALES

Introduction : .................................................................................................................................... 2
I - Scénario de l'infection ............................................................................................................ 5
A) Présentation générale.......................................................................................................... 5
1. Le virus ...................................................................................................................................................................... 5
2. L'hôte ......................................................................................................................................................................... 6
3. La rencontre entre le virus et l'hôte ............................................................................................................... 7

B) Voies de pénétration ............................................................................................................ 7


C) Dissémination et sites de multiplication du virus...................................................... 12
D) Voies d’excrétion du virus ................................................................................................. 13
E) Les moyens de défense de l'organisme ........................................................................ 16

II – Les différents types de maladies virales .................................................................... 16


A) Contexte général de la physiopathogénie ................................................................... 16
B) Les infections virales aigües ............................................................................................. 17
C) Les infections virales chroniques .................................................................................... 18
D) Les infections à évolution lente ....................................................................................... 19

III- Vue synthétique des infections virales ......................................................................... 19

IV- Applications .............................................................................................................................. 20


A) Diagnostic clinique .............................................................................................................. 20
B) Expérimental direct et indirect ........................................................................................ 20
C) Traitement - Prévention .................................................................................................... 21

1/22
Introduction :

La physiopathologie ou physiopathogénie d’une infection virale correspond à la


succession d’événements se déroulant entre la rencontre de l’hôte avec le virus et
l’apparition de l’infection. En d’autres termes elle peut aussi être considérée comme la
genèse des phénomènes physiologiques qui concourent à l’infection.
Une infection virale est l’ensemble des interactions entre la virulence d’un agent
infectieux, le virus, et la réponse de l’hôte. Par conséquent, la naissance de la maladie
résulte d’un conflit entre l’agent infectieux, qui essaye de survivre, et l’hôte, qui résiste à
cette agression. L’issue du conflit dépend de la biologie du virus et des mécanismes mis en
jeu par l’animal pour se défendre. L’infection virale est donc un état infectieux généralement
transitoire.

Lorsque l’on parle d’infection au sens biologique il n’y a pas forcément maladie mais des
virus sont présents dans l’organisme. Cependant, au sens médical, une infection désigne
une maladie virale.

Remarque : 95% des virus sont inoffensifs ; L'infection "maladie" est extrêmement rare et
transitoire : si c'était l'évolution la plus fréquente, il n'y aurait quasiment plus d'êtres supérieurs

La durée d'incubation correspond à la durée entre la rencontre d'un virus et


de l'animal et le moment où la maladie se déclare. Elle peut être de 2 jours ou bien très
longue, comme pour la rage où elle peut dépasser 2 mois.
La période d'excrétion du virus ne correspond pas forcément avec la phase de
maladie déclarée. Par exemple, dès qu’un chien ou un chat mord ou griffe, il faut le mettre
en observation car il peut excréter des virus sans exprimer encore de symptômes
neurologiques de la rage. Il faut attendre 3 semaines pour vérifier qu’il n’est pas porteur de
la maladie.
Tout cela va dépendre de la nature du virus : un virus qui met longtemps à se
multiplier va laisser à l'organisme le temps de mettre en place des défenses, alors qu'un
virus qui se réplique vite sera déjà dans les cellules ...

2/22
bicaténaire

env.
cx.
→ Poxviridae (varioles humaines et animales)
linéaire

→ Herpesviridae
- Alphaherpesvirinae (IBR= Infectious Bovine Rhinotracheitis ;
IPV=Infectious Pustulus Vulvovaginitis, Virus de la maladie
d'Aujesky chez le Porc, Virus de la maladie de Marek chez la
bicaténaire poule, HSV1=Herpes Simplex Virus de type 1 ; HSV2)
enveloppé

linéaire - Bêtaherpesvirinae (Cytomegalovirus CMV chez l'Homme)


- Gammaherpesvirinae (Epstein Barr > Mononucléose
infectieuse chez l'Homme)
→ Asfarviridae (African swine fever and related viruses, comme le
ADN

virus de la PPA = Peste Porcine Africaine)

bicaténaire
→ Hepadnaviridae (Hépatite B)
cubique

circulaire
→ Adenoviridae (CAVI = Canine AdenoVirus type 1 > Hépatite de
bicaténaire
Rubarth du chien ; CAVII > Toux du chenil)
linéaire

bicaténaire → Papovaviridae=Papillomaviridae (Pa = virus des papillomes,


circulaire verrues ; Po= Polyome -petite tumeur- ; Va = Vacuolating virus)
nu

monocat.
→ Circoviridae (dépérissements chroniques chez les porcelets)
circulaire

monocat.
→ Parvoviridae (Parvovirose canine, Panleucopénie féline)
linéaire

RAPPELS DU S5 (tableau non exhaustif)

NOTE : Les Arbovirus ne sont pas une famille de virus, il s’agit d’un regroupement de
virus issus de plusieurs familles mais ayant un point commun : ARthropods BOrn disease). On
peut citer plus précisément la FCO (Fièvre Catarrhale Ovine), qui est un Orbivirus.

3/22
→ Coronaviridae (PIF = Péritonite Infectieuse Féline, SRAS =
monocat. (+)
Syndrôme Respiratoire Aigu Sévère chez l'Homme)

→ Paramyxoviridae
- Morbillivirus (Virus de la maladie de Carré, Peste des bovins et
des petits ruminants, rougeole)
- Respirovirus (Influenza)
hélicoïdale

enveloppé

- Rubulavirus (Rougeole)
- Avulavirus (Maladie de Newcastle chez les oiseaux =
monocat. (-)
Pseudopeste aviaire)
- Henipavirus (2 virus, un chez le porc l'autre chez les équins)
- Pneumovirus (VRS = Virus Respiratoire Syncitial > Maladie
bronchique du nourrisson = bronchiolite)
→ Rhabdoviridae (Lyssavirus = Virus de la rage ; Vésiculovirus chez
les bovins, ovins, humains)

monocat. (-)
→ Orthomyxoviridae (grippes)
segmenté
→ Flaviviridae
- Pestivirus (Peste porcine classique, BVD=Diarrhée Virale Bovine,
border disease chez les ovins et caprins)
env.

monocat. (+)
ARN

- Hepaticivirus (Hépatite C)
- Flavivirus (Fièvre jaune)
→ Togaviridae (Alphavirus)
bicaténaire → Reoviridae (R= respiratoire, E=entérique, O=orphelin)
segmenté en 8 - Orthireovirus ("vrais Reovirus", infections respiratoires)
à 10 fgts, - Rotavirus (diarrhée du jeune veau)
cubique

double - Orbivirus (FCO = Fièvre Catarrhale Ovine ; Peste équine)


capside
→ Picornaviridae
- Aphtovirus (Fièvre Aphteuse chez les PC, sangliers, BV, OV)
nu

- Enterovirus (Polyomyélite chez l'Homme)


- Hepatovirus (Hépatite A chez l'Homme, Hépatite E chez le
canard - zoonose- )
monocat. (+)
- Rhinovirus
→ Caliciviridae
- Vesivirus (Coryza du chat)
- Lagovirus (fièvres hémorragiques chez les lagomorphes)
+ Hepatite E-like virus
→ Retroviridae
- Lentivirus (FIV = Virus de l'Immunodéficience Féline, SIV = Virus
de l'Immunodéficience Simienne, BIV = Virus de
linéaire (+)
l'Immunodéficience Bovine, HIV)
- Oncornavirus (BeLV = Bovine Leukemia Virus, FeLV = Feline
env.
cx.

Leukemia Virus)
→ Filoviridae (Ebola, Marburg > fièvres hémorragiques chez
l'Homme)
linéaire (-)

4/22
I - Scénario de l'infection

A) Présentation générale
1. Le virus

LE VIRUS = Agresseur L'ANIMAL = Hôte

résistance - fragilité Réponses à l'agresseur


virulence - âge
voies d'inoculation - nutrition
inoculum - état physiologique
vitesse de réplication - état hormonal
modalités de réplication - race
- température extérieure

INTERACTIONS

excrétion
incubation

excrétion états pathologiques


(types de maladies virales)

guérison - immunité - complications

L’agresseur est caractérisé par différents éléments qui déterminent ses chances de
succès pour se multiplier :

• La résistance ou fragilité du virus dans le milieu extérieur, propre à sa structure : un virus


enveloppé (ex : Herpesvirus) est plus fragile dans le milieu extérieur qu’un virus nu (ex :
Parvovirus, Picornaviridae). Cela influe également sur les modalités de contamination
(contact étroit ou à distance).

• Sa vitesse de réplication, sa virulence (capacité du virus à se répliquer plus ou moins vite) :


- les virus lentogènes sont intéressants pour la production de vaccins : l’animal a le
temps de mettre en place une réponse immunitaire permettant la création de
vaccins thérapeutiques (ex : Lyssavirus = virus de la Rage).
- au contraire, les virus vélogènes sont trop rapides pour laisser le temps à
l’organisme de se défendre, et sont en général caractérisés par des infections
aigues et une faible production d’IFN (ex : Herpesvirus).

5/22
- les virus mésogènes sont de type intermédiaire.

• Sa voie d’inoculation : si le virus se retrouve directement dans le torrent circulatoire il


arrivera plus rapidement et facilement dans l'organe cible. Mais pour cela il faut qu’il
franchisse des barrières (ex : barrière cutanée). Attention : seuls les virus nus restent
vivants lorsqu’ils passent par voie orale.

• L’inoculum : c’est la charge de virus administrée au moment du contact (quelques


particules à plusieurs milliers). Pour des virus très virulents une toute petite quantité est
suffisante pour infecter, tandis que pour des virus moins virulents il faudra un inoculum
important.

• Ses modalités de réplication : site et siège de réplication. Par exemple, les virus ayant pour
cible le système nerveux central (SNC) doivent pouvoir échapper aux défenses immunitaires
avant d’atteindre le SNC, puis se répliquer dans un milieu pauvre en nutriments, et enfin en
sortir.

Ces « armements » permettent de percer la résistance de l’hôte.

2. L'hôte
L’hôte a pour seul objectif de maintenir son intégrité donc lutter contre son
agresseur. La résistance de l’hôte au virus va dépendre de :

• son âge : par exemple, les jeunes n’ont pas encore mis en place leurs mécanismes de
défense spécifique et non spécifique du système immunitaire, ils sont donc plus
vulnérables, et les infections risquent d’être beaucoup plus graves. De même pour les
animaux âgés dont le système immunitaire est moins efficace (stock limité de LT).

• sa nutrition : elle va agir sur sa santé générale : dans les populations faméliques, les taux
d'infection sont toujours beaucoup plus élevés que chez les populations bien nourries : on
élabore moins de cellules immunitaires ...

• son état physiologique : les femelles gestantes sont plus sensibles à l’infection ("Moi je sais
pas ... je sais pas ... qu'est-ce que vous en pensez ? C'est ce qui se dit..."). On peut assister à
des avortements, des malformations… Toute l’énergie est donnée pour la conception du
fœtus ; on assiste à une baisse de la production des protéines anti-infectieuses.
.
• son état hormonal : (lié à l'état physiologique) on a ainsi des maladies qui peuvent être
plus fréquentes chez les femelles ou chez le mâle.

6/22
• sa race : ("Ca aussi, ça m'interpelle"), Par exemple, les Herpesvirus ne vont pas se
comporter de la même façon en fonction de la localisation géographique de la population
atteinte; en Europe ils provoqueront une grande fatigue qui durera plusieurs mois («
maladie du baiser » = mononucléose infectieuse, provoquée par le virus Epstein-Barr,
Herpesvidirae), alors qu’en Asie on aura apparition d’un cancer du nasopharynx, et en
Afrique on observera une tumeur au niveau de la mâchoire (lymphome de Burkitt).

• La température extérieure : la température n’est pas en association directe avec l’infection


mais avec la multiplication de l’agent. Les virus sont plus ou moins résistants à la
température et se conservent bien dans le froid ce qui explique la dispersion de certain
virus surtout l’hiver (exemple de la grippe). De plus, en période de grand froid, les individus
se regroupent, ce qui fait moins de distance à parcourir pour le virus d’où une plus grande
propagation de l’infection l’hiver chez nous (dans les pays chauds, le taux d’incidence est le
même toute l’année).

3. La rencontre entre le virus et l'hôte


On parle d’infection, de contage, d’exposition, lorsque le virus entre en contact avec
l’organisme.
De nombreuses interactions ont lieu lors de cette rencontre : le virus cherche à se
multiplier tandis que l’hôte ne cherche qu’à s’en débarrasser via son immunité.
A l’issue de cette rencontre, évolutions sont possibles :
• la guérison spontanée : le virus est complètement détruit. C’est ce qu’il se produit dans
95% des cas et il y a mise en place de l’immunité.

• la maladie s’installe : l’état de l’animal peut évoluer de différentes manières : la mort, la


guérison, ou un conflit permanent jusqu’à un état d’équilibre précaire. En général, l’animal
mange moins. Cet état est généralement rare et transitoire.

Dans la plupart des cas il est difficile de soigner le virus : les antiviraux sont rares et
coûtent très cher (mettre sur une vache un anti virus à 3000€ la seringue ...).

B) Voies de pénétration
 La peau
Lorsque la peau est saine, elle peut être considérée infranchissable à la plupart des
virus. La peau possède des défenses locales qui ne permettent pas le passage des virus
(ordre du nanomètre) par les pores cutanés. Pour que le virus pénètre, une lésion est
indispensable. Cette voie d'entrée concerne les virus enveloppés : en danger à l'extérieur, ils
bénéficient de moyens efficaces pour "rentrer vite".

7/22
Après effraction, il y a deux possibilités : soit l’organisme contient l’invasion, soit le
virus commence à se disséminer dans l’organisme et l’infection devient généralisée. Dans ce
cas, le virus emprunte le plus souvent la voie hématogène (= circulation sanguine), mais
peut aussi se faire par neuroprobasie : après effraction dans l’organisme, le virus rampe le
long des filets nerveux pour atteindre le cerveau et les autres organes du SNC. C’est ce qui se
passe chez les Rhabdoviridae (rage), et l’Herpes B (transmis par morsure de singe, si
l’homme est infecté on ne sait pas le soigner). Ces derniers sont responsables de troubles
nerveux en étant pourtant entrés par la voie cutanée. Ce sont des virus fragiles.

A SAVOIR ABSOLUMENT, REDHIBITOIRE AU PARTIEL :


Citez un virus provoquant une infection généralisée à point de départ cutané.
>> Le virus de la rage (Lyssavirus, famille des Rhabdoviridae)

Virus à infection généralisée


Virus à infection localisée au • par piqûre d'un arthropode
tissus sous cutané (arboviroses)
• par inoculations accidentelles type
- Papovaviridés (verrues) transfusion, injections (BeLV,
- Poxviridae (varioles) Hépatite B, CMV)
• par morsure et neuroprobasie
(Rhabdoviridae, Herpès B)

Voies de pénétration cutanée des virus

Dans le cas d'une inoculation accidentelle, l’infection est alors souvent iatrogène (ie
inoculée par un traitement médical) : le vétérinaire devient « la source de contamination »
s’il ne change pas d’aiguille entre chaque vache pendant les grandes campagnes de
prophylaxie (la rémunération se faisant au nombre de prises de sang il faut aller vite...). Ce
genre de contaminations a été à l'origine de transmission de la leucose bovine. Les greffes
ont également déjà été des sources de transmission de virus comme celui responsable du
CMV (CytoMegalo virus).

8/22
 Le tractus respiratoire
Cette voie d'entrée concerne à la fois les virus enveloppés et les virus nus. C'est la
voie majeure d'entrée de nombreux virus. Ceux ci vont lutter contre des défenses locales
importantes comme le tapis muco-ciliaire, les IgA sécrétoires et les macrophages
alvéolaires, d’où l’importance d’un inoculum conséquent.

Certains dysfonctionnements favorisent l'infection : la pollution chimique,


atmosphérique, le froid et le stress. Le stress est considéré chez l'homme mais également les
animaux : les israëliens mettent de la musique à leurs vaches pour augmenter la production
mais aussi les capacités de résistance aux virus ! Il existe également des virus cilio agressifs,
c’est le cas pour le virus de la grippe chez le furet où on n'observe plus de tapis muco-cilié
après pénétration nasale du virus.

On distingue à nouveau deux types de virus, à infection localisée et à infection généralisée :

→ Les virus induisant une infection respiratoire localisée (dans la majorité des cas) :
- Les virus de la grippe humaine et animale (sous sa forme simple) : même si on a
des symptômes généraux associés, le virus reste dans le tractus respiratoire
uniquement (Orthomyxoviridae), sauf pour les oiseaux où l’infection est
généralisée
- Les Parainfluenza virus (pseudopeste aviaire, Paramyxoviridae), ...
- Les Rhinovirus (virus du rhume, Picornaviridae).
- Les Adénoviridae respiratoires (CAVII > Toux du chenil)
- Les Pneumovirus (VRS = Virus Respiratoire Syncitial > Maladie bronchique du
nourrisson = bronchiolite, Paramyxoviridae)...

→ Les virus induisant une infection généralisée à point de départ respiratoire (en
général, la dissémination se fait surtout chez les immunodéprimés) :
- Cas des Paramyxovirus aviaires.
- Les Morbillivirus (Maladie de Carré, Paramyxoviridae) et les Paramyxovirus en
général.
- Les Poxviridae (varioles)
- Certains Herpesviridae (qui vont dans le SNC)

A SAVOIR ABSOLUMENT :
Parmi les virus pénétrant par voie respiratoire, on retiendra en particulier les Myxovirus (Para et
Ortho) qui par définition, ont une grande affinité pour les mucoproteines.
ATTENTION LA GRIPPE EST UNIQUEMENT RESPIRATOIRE SAUF CHEZ LES OISEAUX = PSEUDOPESTE
AVIAIRE

9/22
 Le tractus digestif
Le virus est transmis par ingestion d’eau ou d’aliments contaminés et éventuellement
par léchage. Les virus empruntant cette voie sont résistants dans l’eau, à l’acidité gastrique
et aux sels biliaires. Ces virus empruntent alors ce qu’on appelle un cycle oral-fécal.

A SAVOIR ABSOLUMENT :
Ce sont OBLIGATOIREMENT DES VIRUS NUS, SAUF POUR QUELQUES EXCEPTIONS comme le BVD
(Pestivirus à ARN enveloppé), car ils doivent pouvoir résister à l’acidité gastrique.

Une fois encore on a deux possibilités :

→ Des virus induisant une infection localisée aux cellules du tractus intestinal, qui sont le
point de multiplication primaire :
- Gastro-entérites à Rotavirus (Réoviridae), responsables de grosses diarrhées chez le
veau (pour limiter l'infection il faut administrer très vite le colostrum de la mère)
- Maladie des muqueuses ou BVD (un Pestivirus, Flaviviridae : virus à ARN enveloppé
!).
- Entérovirus : le tube digestif constitue le réservoir (Picornaviridae, responsable d’une
maladie grave, la poliomyélite).
- HSV 1 (Herpès simplex virus 1, Herpesviridae > herpes buccal)

→ Des virus induisant une Infection généralisée après virémie secondaire :


- La plupart des Picornaviridae : virus de la fièvre aphteuse (Aphtovirus), virus de la
poliomyélite (Enterovirus, qui pénètre par voie orale, mais la maladie se manifeste
nerveusement  paralysie flasque ; le tube digestif est alors le réservoir, c’est
pourquoi la maladie est difficile à éliminer), virus de l'Hépatite A (Hepatovirus)
- Parmi les Flaviviridae, les Pestivirus responsables de la peste porcine, du border
disease du mouton

 La voie conjonctive (oculaire en particulier)


Les virus peuvent pénétrer dans l'organisme par la conjonctive oculaire. Ils sont
capables de résister à l'action mécanique des larmes, via des glycoprotéines capables de
s'adsorber à la conjonctive. Cette voie d'entrée concerne surtout les virus humains et est
moins importante pour les animaux. C'est le cas du HSV 1 (Herpesviridae), de certains
Entérovirus (Picornaviridae) et des Poxviridae (dont le Smallpox = la vaccine).

Remarque : Le HSV1 est le virus d'herpès le plus répandu ; il peut infecter l'Homme par la bouche,
le système respiratoire et la conjonctive. Il se distingue de l'herpès simplex de type 2 par sa
localisation (l'un est un herpès buccal, le 2 génital). Mais l'on peut le retrouver au niveau génital "On
vous laisse imaginer ce qu'il s'est passé..."

10/22
 Le tractus génital
Là encore il existe deux types de virus, le contact étroit est indispensable :

→ Des virus responsables d’infections localisées (le plus souvent)


- Papillomavirus génitaux
- Poxviridae (Molluscum Contagiosum).
- HSV2 : Herpès simplex 2

→ Des virus responsables d'infections généralisées


- Hépatites, surtout la B (Hepadnaviridae), chez l’homme
- HIV, FIV, FeLV (Retroviridae)
- CMV (CytoMégaloVirus, Herpesviridae) chez l’homme et les animaux de laboratoire
- Pour les animaux cela concerne essentiellement les Lentivirus (Retroviridae) comme
le CAEV des caprins ou le virus de la maladie de Visna-Maëdi chez les ovins, le FIV, ou
bien des Oncornavirus (Retroviridae) comme le FeLV.

De plus, ces infections peuvent avoir lieu soit lors de relations sexuelles (infections
vénériennes comme le FIV) soit lors du part (au moment du franchissement de la barrière
pelvienne). Dans ce cas, le nouveau né est immunotolérant : il ne fabrique pas d’anticorps
contre le virus, il est en général porteur sain mais il transmet le virus aux autres individus
(excrétion de virions). On parle aussi d’IPI (Infectés Permanents Immunotolérants, cf
Immuno S6). C'est le cas du HSV2 ou du HBV. Il est alors impossible de mettre en évidence
des anticorps lors d'une recherche de virus (faux négatif).

Remarque : en ce qui concerne les risques de transmission de l’herpès de la mère au petit lors du
part, il existe une méthode de prévention : la vaccination altruiste. La mère est vaccinée pendant la
gestation, et produit alors des anticorps. Le colostrum contient donc des Ac dirigés contre d'herpès.

Attention : la transmission génitale est différente de la transmission in utero.


Dans le cas des infections in utero, il s’agit d’une transmission transplacentaire. On
peut citer la rubéole (Rubulavirus, Paramyxoviridae), le CMV, le HIV, le VZV (Varicelle Zona
Virus, Herpesviridae, plus rarement), le virus de la BVD (Diarrhée Virale Bovine, Pestivirus,
Flaviviridae, avec risque d'IPI)

Le virus peut avoir trois attitudes différentes. Soit il ne fait rien, soit il se multiplie
dans les cellules jusqu’à provoquer leur lyse (ce qui est responsable des avortements), ou
bien il se multiplie un peu ce qui provoque le blocage de la formation d’un organe (ce qui est
responsable de malformations). Ces derniers sont dits virus tératogènes, ce sont par
exemple les Pestivirus ou le virus de la rubéole.

11/22
C) Dissémination et sites de multiplication du virus

Porte d'entrée
Cellules : g. lymphatiques

Torrent sanguin

GB Plasma Globules
Lymphocytes rouges
Monocytes
Plaquettes
Paramyxovirus, Entérovirus Peste éq., CML, AIE,
Poxvirus, Myxovirus, PP
Rougeole

Multiplication secondaire (foie,


rate...) = persistance du virion)

Organes effecteurs

Peau Cell. endothéliales Cerveau ...

Une fois entré dans l’organisme le virus va essayer de se libérer du ganglion


lymphatique dans lequel il est bloqué après sa pénétration. En effet, plus un virus reste
localisé, plus il va être repéré par le système de défense de l’hôte et disparaître rapidement.
Son but va donc être de se disséminer dans l'organisme et d'atteindre son ou ses organes
effecteurs.

Le virus doit tout d'abord passer la protection constituée des cellules et des ganglions
lymphatiques avant de passer dans le torrent circulatoire. Lorsque le virus passe dans le
torrent sanguin, on parle de virémie première. On peut alors prélever les virus mais ce
moment est très fugace.

Il n'est donc quasiment possible de trouver un virus dans le sang.

Dans le sang, un virus peut se déplacer soit :

- directement dans le plasma, de façon inerte, comme les Entérovirus


- après adsorption sur les globules rouges, comme le virus de la peste équine
(Orbivirus, Réoviridae)
- adsorbé sur des globules blancs, comme les Poxviridae, sur des plaquettes…

12/22
Une fois dans le sang, le virus a accès à tous les organes, notamment au foie et à la
rate, où il va se produire une multiplication secondaire. A partir de là, le virus peut être
excrété immédiatement ou non. Si les virus ne sont pas excrétés ces organes jouent le rôle
de réservoir.

Quand son titre est suffisant, le virus gagne ses organes effecteurs (via le sang) : c’est
la virémie secondaire). C’est à ce moment là que les symptômes vont commencer à
apparaître. Ces organes effecteurs ne sont pas nécessairement excréteurs mais ils sont
ceux où se déroule l’infection.

Infection localisée Infection généralisée


- par piqûre d'un arthropode
(Arbovirus)
Papovaviridés - par inoculations accidentelles
Peau Poxviridés type transfusion, injections (BeLV,
Hépatite B, CMV)
- par morsure et neuroprobasie
(Rhabdoviridae, Herpès B)
Paramyxovirus aviaires,
Orthomyxovirus, Parainfluenza Morbillivirus (Maladie de Carré,
Tractus virus, Rhinovirus, Adénovirus Paramyxoviridae), Paramyxovirus
respiratoire espiratoires, Pneumovirus en général, Les Poxviridae, certains
Herpesviridae

la plupart des Picornaviridae ,


Gastro-entérites à Rotavirus, BVD,
Tractus digestif Pestivirus
Entérovirus, HSV 1
Voie des Poxviridae (dont le Smallpox =
HSV 1
conjonctive la vaccine).
Hépatite B, HIV, FIV, FeLV, CMV,
Papillomavirus génitaux, Poxviridae
Lentivirus (CAEV, Visna-Maëdi,FIV)
(Molluscum Contagiosum), HSV2
Tractus génital Oncornavirus comme le FeLV.
Lors du part : HSV2 HBV
In utero : rubéole, CMV, HIV, VZV, BVD

D) Voies d’excrétion du virus


On remarque qu’il y a souvent peu de lien entre la voie d’entrée et la voie
d’excrétion. Il est intéressant de connaitre les lieux de multiplication et d’excrétion du
virus ainsi que son organe effecteur afin de réaliser les meilleurs prélèvements pour faire
des analyses :

13/22
- le virus de la rage franchit la barrière cutanée par morsure ou griffure, il suit les
liaisons nerveuses (donc une prise de sang est très très très inutile !) jusqu'au
cerveau (organe effecteur) ; l'excrétion se fait ensuite dans la salive ; les organes
excréteurs sont dans ce cas les glandes salivaires.
- les Poxvirus entrent par la conjonctive, gagnent le foie et la rate où ils se multiplient
puis sont excrétés par la peau (pustules).
- le virus de la peste équine se multiplie dans la rate puis va attaquer les cellules
endothéliales ce qui provoque une anémie.
- le virus du CMV provoque des lésions dans les cellules endothéliales mais il est
excrété dans les urines. Le diagnostic est donc souvent fait par prélèvement d’urine.
- le virus de la maladie de Carré est excrété dans les urines, rien à voir avec sa voie
d'entrée ou les organes effecteurs !

QUESTION D'EXAMEN FREQUENTE :


Citez un exemple de virus d’importance majeure en médecine vétérinaire pour chaque voie
d’excrétion.

14/22
 Le tractus respiratoire  L'urine
Dans ce cas, les virus sont excrétés par la C'est le cas du virus de la maladie de Carré
toux, les éternuements. Soit le virus est entré par le (Morbilivirus, Paramyxoviridae / dans l’urine
tractus respiratoire et reste localisé (exemple des ou les cellules de la vessie), de la rougeole,
grippes et des rhumes), soit il est généralisé et est
des oreillons, de la CML (chorio-méningite
excrété au niveau respiratoire. C'est le cas du virus
de la maladie de Carré (entraine une interdiction de lymphocytaire, chez la souris).
chenil, également excrété dans les urines), de la
grippe, du rhume, de la variole, de la rougeole.  Le sperme
C'est le cas du FIV (Lentivirus, Retroviridae),
La salive du CMV, du HBV.
La transmission se fait dans le cadre de morsures ou
encore par les baisers. Les virus transmis par cette  Le lait
voie sont le plus souvent fragiles dans le milieu Les principaux concernés par cette voie
extérieur (nécessité d'un contact rapproché). C'est le d’excrétion sont les Lentivirus animaux
cas de la rage (Lyssavirus, Rhabdoviridae), des comme par exemple le CAEV (Arthrite
oreillons, de la mononucléose infectieuse (EBV, Encéphalite chez les caprins). Il s’agit d’une
Epstein Barr, Herpesviridae) réaction immunitaire induisant un dépôt au
niveau des articulations. Dans l’idéal, on
La peau voudrait un lait exempt d’anticorps anti-CAEV,
L’excrétion des virus se fait à la faveur d’éruptions mais 30% du cheptel est atteint en France. Un
vésiculaires, d’aphtes, de lésions… C'est le cas de la autre exemple est le Visna-Maedi (aussi
fièvre aphteuse (Aphtovirus, Picornaviridae), de la appelé maladie des poumons chez le mouton,
qui est un équivalent du CAEV). Chez l’homme
variole, de l'herpès, de la varicelle.
on trouve le MMTV (Mouse Mammary Tumor
Virus) et le virus des oreillons qui sont
 Le tractus intestinal éliminés par cette voie.
Ce sont souvent des virus nus et qui résistent aux pH
bas qui sont excrétés par cette voie via les selles.  Le sang et ses dérivés
C'est le cas du Rotavirus de la diarrhée du jeune Cela concerne les Retroviridae (Lentivirus :
veau (Reoviridae), d'Entérovirus, du virus de FIV, HIV… , et Oncornavirus : BeLV …), les virus
l'hépatite A. des hépatites B et C, les Filoviridae (fièvres
hémorragiques type Ebola)

Tractus
Toux, éternuements : grippes, rhumes, varioles, rougeole
respiratoire
Salive Rage oreillons, mononucléose infectieuse (EBV)
Peau Variole, herpes, varicelle, FA : Lors d'éruptions vésiculaires et aphtes
Tractus Contamination du milieu extérieur par les selles : entérovirus, hépatite A,
intestinal Rotavirus, BVD
Oreillons, rougeole, HBV (Hépatite B Virus), CMV (Cytomégalovirus), CML
Urine
(Chorio Méningite Lymphocytaire), Paramyxovirus (Maladie de Carré)
Sperme HBV, Lentivirus, CMV...
Lait Lentivirus animaux, Maëdi-Visna, MMTV, Oreillons
Sg et dérivés Hépatite B, C, FIV, FeLV, BeLV Filoviridae

15/22
E) Les moyens de défense de l'organisme
L’animal peut développer deux types de mécanismes de défenses pour se
débarrasser d’un virus :
• des moyens de défenses non spécifiques tels que les IgAs, le pH, le mucus, les cils, les
flores commensales, les IFNs, l’inflammation, la fièvre …

• des moyens de défenses spécifiques se mettent en place lorsque les symptômes


cliniques de la maladie apparaissent. Dans plus de 95% des cas ils permettent la guérison
du sujet. Les complications apparaissent le plus souvent suite à une surinfection
bactérienne ou parasitaire (autres pathogènes qui « profitent » d’un organisme affaibli),
si l’animal « s’épuise » dans la lutte antivirale. Ainsi lorsqu’on veut traiter un virus on
donne en plus des antibiotiques dits de couverture. (Mais attention : « les antibiotiques
c’est pas automatique », il faut tout de même limiter la prescription d’antibiotiques pour
éviter le développement de résistances, cf. Bactériologie)

II – Les différents types de maladies virales

A) Contexte général de la physiopathogénie


Nous avons vu précédemment que le virus infecte l’organisme en plusieurs étapes
résumées dans le schéma ci-dessous :

Schéma général de la physiopathogénie

16/22
Pour pénétrer dans l’organisme, le virus doit résister aux mécanismes
de défenses locales non spécifiques (pH, mucus, cils, flores…) grâce à des
enzymes, à sa virulence ou à un système d'adhésion (connu pour les
bactéries). Il passe ensuite par les ganglions où il va se multiplier.

Après multiplication, le virus se dégage du ganglion local et passe dans


le sang pour rejoindre les premiers organes où il assure sa réplication. C’est
la période de virémie première. Cette période est très fugace et on ne la
voit que très rarement car aucun symptôme n’est visible et l’animal n’est
donc pas amené à son vétérinaire. Les prodromes, symptômes
annonciateurs de la maladie comme la fièvre apparaissent lors de cette
virémie première.

Le virus peut alors se retrouver une deuxième fois dans le sang et


atteindre d’autres organes où il se multiplie. Ce sont les organes
effecteurs. C’est la période de virémie secondaire. C’est une fois arrivé
dans ces organes que les vrais symptômes apparaissent. En général, c’est à
ce moment que l’animal est amené chez le vétérinaire. Une prise de sang
pour identifier le virus est alors possible.

En identifiant le virus et suivant les différences dans la pathogénie, on


distingue 4 types d’infections virales :

- L’infection virale aiguë


- L’infection virale chronique
- L’infection virale à évolution lente
- L’infection virale aboutissant à la genèse de cancers ou de tumeurs (S7 :
Physiopathologie)

B) Les infections virales aigües


Les infections suivent le schéma général présenté ci-dessus. Le contage marque le
moment d’entrée du virus. Les infections aiguës sont des infections virales où il n’y a pas
d’interruption entre le contage et l’issue de l’infection. Ce type d’infection ne doit pas être
associé à une incubation brève ! Le processus ne s’interrompt jamais lors d’une infection
aiguë mais la période d’incubation varie.

17/22
Incidence des infections
Virus ou maladie Incubation moyenne (jours)
inapparentes
Grippes ++ 1-3
Pestivirus et FA + 1-5
Herpes +++ 5-7
Entérovirus ++++ 7-15
Paramyxoviroses + 10-20
Rage 0 40

Infections aigües

Remarque : Les maladies sous forme de peste (touchant plusieurs organes et


provoquant en général la mort) ont un temps d’incubation court.

BIEN RETENIR : AIGUE ≠ INCUBATION COURTE

C) Les infections virales chroniques


Ce sont des infections où le processus viral est interrompu. Il y a une évolution lente
; le virus n’est jamais totalement éliminé de l’organisme et un équilibre instable entre les
défenses de l’animal et le virus se met en place. Une rupture de cet équilibre va entrainer
l'apparition de symptômes par réactivation du virus. Cette rupture peut être due à une
contamination bactérienne, une réexposition au virus, un stress, ou à des molécules
immunodéprimantes comme les corticoïdes.

Il existe 2 modalités pour ce type d’infection :


- Avec permanence virale : on va avoir une réplication à faible taux du virus en continu
; le virus est excrété en permanence. On parle d’infection persistante. Exemples :
l'Anémie Infectieuse Equine ou AIE, le HIV, le BIV( virus de l’immunodéficience bovine),
les infections à Entérovirus….
- Avec silence viral : l'infection est latente, le virus est comme caché dans un organe.
Des phases de réplications alternent avec des phases de silences, ces dernières
pouvant être très longues. Exemples : Herpès virus, Rétroviridae, VZV

Remarques : 1. Lorsque l’on a un chat larmoyant en consultation, il peut s’agir de la Coryza du


chat, qui est une maladie multifactorielle. Parmi les virus responsables de cette maladie, il y a un
Herpes, qui ne disparaît jamais. Ceci explique que le chat atteint fasse des conjonctivites de temps
en temps (réactivation du virus). 2. De même, lorsque l’on attrape la varicelle pendant l’enfance, le
virus ne disparaît pas totalement. Lors d’un stress à l’âge adulte, on peut développer un zona, mais
le fait d’avoir été infecté auparavant a permis le développement d’une immunité protectrice. Si l’on
attrape le VZV pour la première fois à l’âge adulte, on peut avoir une maladie très grave.

18/22
D) Les infections à évolution lente
La période d'incubation est extrêmement longue : plusieurs mois voire plusieurs
années. Le développement est lent et régulier, et il est accumulatif. On n'observe pas de
fièvre ni de phase inflammatoire. Il n’y a pas de rémission jusqu'a la mort. Les lésions
anatomiques primitives sont limitées à un seul organe. L’excrétion virale est continue.
Ces infections comprennent :
- des maladies à virus conventionnels : Visna-Maedi, parvovirose du vison aléoutien
(formation de complexes immuns dans le rein ; quand les symptômes s'expriment
c’est que l’animal va mourir), les rétrovirus
- les maladies à prions qui sont des ATNC Agents Transmissibles non Conventionnels
(cf. cours de S5) (ESST Encéphalopathie Spongiforme Subaigüe Transmissible :
Encéphalopathie Bovine Spongiforme, Tremblante du mouton...).

III- Vue synthétique des infections virales

Agent Clinique
Classification Maladies Incubation Localisation
infectieux Evolution
1.Aigües
Incubation
Aphtovirus 2-7 jours 15-21j épiderme/muqueuses
longue
Incubation
rage Rhabdovirus 31-90j 3-4j névraxe
brève
2.Chroniques
Rémittant
(virus AIE Lentivirus <2 mois multiple
persistant)
Récurrent Herpèsviridoses Herpesvirus ?
Virus
Leucoses Oncornavirus ?
oncogènes
3.Evolution lente

Visna-Maëdi, Lentivirus 2 ans 1-2 ans nevraxe/poumon


Virus
classique
Maladie du
Parvovirus 2 mois 6 mois rein (collagène)
vison aléoutien

1 à 14
ATNC ESST névraxe
mois
4.Infection par un virus oncogène
Aspects pathogéniques des quatre types d'infections

19/22
IV- Applications

A) Diagnostic clinique
La suspicion clinique est suffisante pour poser un diagnostic ; il est extrêmement rare
qu'un vétérinaire demande l'appui du laboratoire pour une Poxvirose.

Quand le vétérinaire est consulté, l’incubation est passée, tout comme l’immunité
non spécifique. Le diagnostic clinique se base sur les symptômes et sur la durée d’incubation
(difficile à évaluer sur un cas isolé mais plus facile sur un groupe). Si les symptômes sont
spécifiques, ils sont dits pathognomoniques, il est alors très facile de diagnostiquer la
maladie. Mais ce n’est pas toujours le cas. Lorsqu’ il faut faire appel à un laboratoire on parle
de diagnostic expérimental.

Attention !!! La présence de symptômes nerveux doit immédiatement nous faire


penser à la rage ! (même si ça peut être autre chose)

B) Expérimental direct et indirect


Dans d'autres cas, l'appui du laboratoire est indispensable. Le diagnostic
expérimental se fait toujours en deux étapes :

- diagnostic direct : il s'agit de mettre en évidence l'agent étiologique ; cela nécessite de


connaitre les voies de pénétration, de dissémination et les organes effecteurs des virus,
afin de réaliser des prélèvements sensés. Il faut également savoir quel matériel utiliser :
on ne fait pas d'analyse plasmatique sur un tube EDTA qui complexe les anticorps ! A la
limite on peut utiliser un tube hépariné, mais le meilleur choix reste la prise de sang sur
tube sec. On récupère le sérum. S'il s'agit de faire une culture de virus, on choisira un
tube EDTA, mais il faut garder à l'esprit que les virus sont difficiles à cultiver (cf première
année).

- diagnostic indirect : il s'agit de mettre en évidence des témoins de l'infection ; cela


nécessite de connaitre la chronologie d'apparition des anticorps afin de déterminer les
réactions sérologiques à mettre en œuvre. On peut ainsi détecter sur une simple prise de
sang la présence d'un virus via les Ac. La période d'incubation est caractérisée par
l’intervention de l’immunité non spécifique et un faible taux d’Ac ; en fin d'incubation
apparaissent des IgM et les prodromes. Tardivement, après l'incubation, des IgG sont
synthétisées. On réalise 2 prises de sang (avec le même technicien pour suivre le même
protocole...) ; le premier prélèvement est dit précoce, le second, réalisé 15 jours après,
est dit tardif. Entre les deux, en cas de pathologie, on s'attend à une augmentation du
titre en anticorps IgG de 3 à 4 ; si le titre est constant l'infection est ancienne (plateau).

20/22
Réponse de l'hôte à l'agression virale

NOTE : Cependant, l’animal ne revient que très rarement en consultation et il est souvent
impossible de réaliser ce deuxième prélèvement. On utilise alors, en plus du prélèvement précoce,
les taux de transaminases et d’urée pour évaluer les perturbations hépatiques et rénales et ainsi
aider à la datation de l’infection.

C) Traitement - Prévention
La sérothérapie et la vaccination sont deux techniques utiles en thérapeutique (=
ensemble des moyens mis en œuvre pour soigner les maladies) et à la prévention des
maladies d’origines virales.
Il est possible de récupérer des anticorps neutralisants chez un sujet qui a été malade
ou infecté expérimentalement et de les injecter à un animal infecté. C'est la sérothérapie :
on administre à un animal en cours d'incubation du sérum pour bloquer la progression du
virus. Paradoxalement, la vaccination a permis d'éradiquer dans sa quasi totalité la maladie
de Carré chez les chiens, si bien qu'il n'est plus rentable pour les laboratoires de
commercialiser des sérums efficaces... Quand une personne est mordue par un chien, la
première action du médecin est d'injecter des anticorps antirabiques (Ac neutralisants issus
de souches lentogènes).
NB : Une transfusion sanguine concerne tout le sang, tandis qu'un sérum est concentré en
anticorps.

La vaccination, ou vaccinothérapie, consiste à injecter des antigènes dans


l’organisme afin que celui-ci fabrique des anticorps spécifiques, en très grande quantité. On
utilise pour la fabrication des vaccins des virus lentogènes car ils se multiplient lentement et
induisent une forte production d’IFN. On peut également utiliser des souches lentogènes en
complément de la vaccination pour stimuler le système immunitaire.

21/22
Les antiviraux sont très rarement utilisés en médecine vétérinaire car il en existe peu
qui soient spécifiques aux animaux et car ils sont très cher. On donne alors parfois des
antibiotiques de couverture pour éviter une surinfection bactérienne.

22/22
CE DOCUMENT A ETE OFFERT PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

CE DOCUMENT A ETE OFFERT PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM


LES POXVIRIDAE

I- Présentation des Poxviridae ....................................................................................... 2

A) Généralités .................................................................................................................... 2

B) Historique ...................................................................................................................... 3

C) Taxonomie ..................................................................................................................... 3

II- Structure des Poxviridae.............................................................................................. 5

A) Morphologie générale ................................................................................................. 5

B) Les antigènes ................................................................................................................. 6

1) Les antigènes solubles ............................................................................................. 6


2) Les antigènes nucléoprotéiques ............................................................................. 6
3) Les antigènes de surface hémagglutinants .......................................................... 7

III- Propriétés particulières ............................................................................................ 8

A) Résistance aux agents physicochimiques ................................................................. 8

B) Le pouvoir pathogène (pp) ......................................................................................... 8

1) Le pp expérimental in ovo et in vitro ..................................................................... 8


2) Le pp expérimental in vivo (=sur l’animal) ......................................................... 11
3) Pouvoir pathogène naturel des différents Poxvirus ......................................... 13
C) Autres propriétés ........................................................................................................ 16

1) Les propriétés zoonotiques ...................................................................................... 16


2) Le pouvoir immunogène ........................................................................................ 16
3) Les propriétés tumorigènes ....................................................................... 17

IV- Diagnostic de l'infection ........................................................................................ 17

V- Mise en place de la prophylaxie.............................................................................. 18

1/20
Les poxvirus sont responsables
de maladies très graves comme la
variole, qui a fait de nombreux morts.
La variole engendre des lésions
pustuleuses caractéristiques (=pox en
anglais). Il est indispensable de faire le
lien entre le virus et la maladie qu’il
provoque (voir lésions sur la photo).

Eruption variolique
(OMS)
La variole humaine est aujourd’hui considérée comme éradiquée, notamment grâce
aux recherches d’Edward Jenner en 1796. Après décision de l’OMS, la vaccination n’est plus
réalisée car on considère le bénéfice de la vaccination inférieur à ses risques.

I- Présentation des Poxviridae

A) Généralités

Les Poxviridae sont parmi les plus gros virus connus (après les Mimivirus qui
approchent la taille des bactéries). Tous les vertébrés véhiculent ces virus ; chez chaque
espèce la maladie entraînée est appelée variole : il n'existe pas que le Smallpox de la variole
humaine !

Cette famille a des caractéristiques et propriétés communes :

 ADN bicaténaire de très grande taille, à propriétés auto-codantes permettant une


réplication quasi autonome du virus ;
 Réplication dans le cytosol (car les Poxviridae possèdent des enzymes de réplication), après
leur passage, on observe des inclusions cytosoliques caractéristiques ;
 Taille : 250-450 nm (forme longue), 150-260nm (forme courte) ;
 Capside à symétrie complexe ;
 Enveloppés MAIS résistants dans le milieu extérieur (jusqu’à 1 an), résistent notamment à
la dessiccation ;
 Virus ectodermotropes (grande affinité pour le derme) où ils provoquent des lésions
pustuleuses (pocks) ;

Remarque : « Pustule » = « pock » en anglais, d’où le nom de la famille.

2/20
B) Historique
 La variole humaine est connue depuis plus de 2000 ans avant notre ère, en Chine et en
Extrême-Orient. Les traces de lésions pustuleuses retrouvées sur la momie de Ramsès V,
mort en -1157, laissent penser qu’il est mort de la variole.

 Au VIIIe siècle (710) eu lieu la première épidémie en Europe, qui engendra presque
autant de ravages que la peste noire. Au moins 5 rois en moururent.

 En 1520, l’arrivée des colons en Amérique latine entraîna une épidémie qui fit plus de
3,5 millions de morts parmi les Aztèques. Elle a probablement été à l’origine de la
disparition de cette civilisation. La forte résistance du virus de la variole a également été
utilisée comme arme de guerre lors de la conquête de l'Ouest : les draps de patients
anglais morts de la variole ont été offerts intentionnellement aux indigènes, provoquant
des ravages au sein de ces populations.

 En 1796, Edward Jenner est le premier à avoir étudié la vaccine, un Poxvirus. Considéré
comme le "père de l'immunologie", ses travaux de prévention ont été à l’origine d’une
immunisation de la population puis de la vaccination (vient de vaccine). En effet il avait
remarqué que les paysans au contact des vaches avec des pustules sur les pis étaient
atteints par des formes moins importantes de variole. Il a alors émis l’hypothèse d’une
protection conférée par les lésions des pis vis-à-vis des formes graves de la maladie. Il a
donc effectué des prélèvements au sein des pustules et s’en est servi pour scarifier la
population urbaine susceptible d’attraper la variole. Ces populations ont alors été
immunisées contre la variole, mais au prix de morts suite à des chocs anaphylactiques.

C) Taxonomie
La famille des Poxviridae est divisée en deux sous-familles :

 les Entomopoxvirinae, dont le GC % est d’environ 20 % et qui concernent les


insectes ;
 les Chordopoxvirinae, dont le GC % est de 35 à 65 % et qui touchent les
mammifères et les oiseaux.

Remarque : « iDae » désigne la famille et « iNae » la sous-famille

Nous nous focaliserons sur les Chordopoxvirinae, étant donné qu’ils concernent les
mammifères. Ils regroupent 8 genres : c’est au sein de ce genre qu’on trouve le virus ORF du
sous groupe ORF ou echtyma.

3/20
Chordopoxvirinae
(8 genres ou sous-groupes)

Orthopoxvirus Parapoxvirus
>> L’espèce type est le virus de la "para" = à côté de ce sont des
vaccine (virus de la variole virus proches des Orthopoxvirus,
humaine) qui contaminent les petits
ruminants.

Apipoxvirus >> virus ORF (ecthyma


contagieux des petits ruminants)
Ils affectent les oiseaux.
>> virus fowlpox (sous-groupe
fowlpox) Capripoxvirus
Ils affectent les petits ruminants ;
Leporipoxvirus ils sont difficiles à dinstinguer des
Parapoxvirus
>> virus de la myxomatose du >> virus Sheeppox (du mouton)
lapin (sous-groupe myxoma)

Suipoxvirus
Molluscipoxvirus >> virus swinepow du porc (sous-
groupe swinepox)
>> virus Molluscum contagiosum
responsable d'une maladie
vénérienne qui se traduit par Yatapoxvirus
l'apparition de lésions sur la >> virus de la tumeur du singe
verge (sexy) Yaba

Remarque : Les Yatapoxvirus et Molluscipoxvirus ne sont pas vraiment classés

4/20
II- Structure des Poxviridae

On prendra pour modèle le virus de la vaccine, car on observe une très grande
diversité dans la structure des Poxviridae.

Structure des Chordopoxvirinae

A) Morphologie générale

Structures types depuis l’intérieur vers l’extérieur du virus :


1. La nucléocapside
Une zone centrale importante avec un mélange d’acides nucléiques : de l’ADN
bicaténaire (porteur de l’information génétique) et de protéines (=magma) : ce sont les
fibrilles de la nucléocapside. A l’intérieur de cette nucléocapside se trouvent les
enzymes de la réplication comme les ARN polymérases ADN dépendantes. Le génome
a un fort taux de codage, il code pour 200 protéines et est presque auto-réplicatif. On
trouve les antigènes nucléoprotéiques (NP) dans la nucléocapside.
2. L'enveloppe interne et la zone palissadée
Autour de la nucléocapside on trouve une enveloppe interne surmontée par des
protéines rangées sous la forme d’une palissade, à rôle structural, appelée zone
palissadée.

5/20
3. Les corps latéraux
Les structures précédentes sont comprimées en leur milieu par deux corps latéraux
qui les bordent. Ils présentent des antigènes solubles (LS=Large Soluble).
4. L'enveloppe externe
Elle porte les antigènes de surface à fonction hémagglutinante (HA).

Les Poxviridae ne sont pas tous identiques :


- certains n’ont pas leur nucléocapside comprimée par des corps latéraux,
- ils n’ont pas tous de zone palissadée,
- une des enveloppes est parfois absente,
- la présence de fibrilles dans la nucléocapside n’est pas obligatoire

B) Les antigènes

On distingue différents types d’antigènes particuliers permettant d’identifier les


genres et les espèces virales. On trouve des antigènes au sein de la nucléocapside : les
Antigènes Nucléoprotéiques (NP). Sur les corps latéraux on trouve des antigènes solubles
(LS=Large Soluble). L’enveloppe externe présente des antigènes de surface hémagglutinants
(HA).

1) Les antigènes solubles


Ce sont les LS des corps latéraux. Les Poxviridae peuvent avoir jusqu’à 6 antigènes
solubles différents. 3 à 6 types différents d'antigènes LS seront présents selon le type de
virus. Leur rôle dans l'immunité est plutôt négligeable mais ils permettent de définir les
genres viraux. Ils peuvent être révélés par des tests d’agglutination, de fixation du
complément, de précipitation, ou d’immunofluorescence.

2) Les antigènes nucléoprotéiques


Il n’existe qu’une seule sorte d’antigènes NP (NP de la nucléocapside). Ils sont
associés à des nucléoprotéines et sont la cible d’anticorps neutralisants, ils sont le support
de l’immunité. Comme ils sont constants dans la famille des Poxviridae, ils permettent de
définir les genres et la famille. On peut les révéler par fixation du complément, précipitation
et immunofluorescence.

6/20
3) Les antigènes de surface hémagglutinants
Les antigènes HA ont une spécificité très fine, il n’en existe qu’une sorte. Ce sont des
lipoprotéines solubles avec un rôle accessoire dans l'immunité. Ils permettent de définir les
types. Ils sont surtout présents chez les Orthopoxvirus. Ils se révèlent par des tests
d’hémagglutination.

Au laboratoire, lorsqu’ils sont isolés, ils sont intéressants car capables de provoquer
l’agglutination des hématies entre elles.

Si vous avez la flemme de relire ces 3 parties, voici un résumé :

AG LS Ag NP Ag HA

Localisation corps latéraux dans la nucléocapside sur l'enveloppe externe

Nombre de
3à6 1 1
composants

Solubilité + - -

Composition
protéines de surface nucléoprotéine lipoprotéines
chimique

Rôle dans Important


faible important
l'immunité (Ac neutralisants)

Spécificité genre famille et/ou genre type

agglutination,
précipitation,
précipitation,
immunofluorescence,
Révélation immunofluorescence, hémagglutination
fixation du
fixation du complément,
complément
conglutination

Propriétés des antigènes des Poxviridae

7/20
III- Propriétés particulières

A) Résistance aux agents physicochimiques

Un grand nombre de ces virus peuvent résister au glycérol (50%) et à de nombreux


antiseptiques utilisés. Des désinfectants et antiseptiques comme le permanganate, les
ammoniums quaternaires (surtout), le formol peuvent inactiver ces virus. Ils sont
également sensibles aux rayons UV. On peut pratiquer la fumigation à la vapeur de formol
dans les poulaillers (risque de cancer mais tellement efficace, "à méditer" ; le formol "n'est
pas interdit, cela ne se vend plus, c'est tout"), ou la brumisation aux ammoniums IV.

L’éther (qui était autrefois la substance la plus utilisée en désinfection des tables
dans les hôpitaux), entraîne des réactions différentes :

- Les Orthopoxvirus et les Avipoxvirus y sont résistants


- les Capripoxvirus, les Leporipoxvirus et les Parapoxvirus y sont sensibles et sont
inactivés par l’éther. L’éther est donc inefficace contre la variole humaine
(Orthopoxvirus), ce qui explique les nombreux cas d'infections suite à des
hospitalisations.

Ils sont thermostables, résistent bien à la dessiccation et au froid (un vide sanitaire
n’élimine pas le virus). Ils peuvent persister jusqu’à un an dans le milieu extérieur et ne sont
détruits qu’au bout de 10min à 100°C. Certains résistent à la chaleur sèche mais sont
détruits par la chaleur humide (60°C), donc la pasteurisation est un bon moyen de
destruction. Les Poxvirus peuvent être maintenus dans du glycérol, ce qui est utile pour
conserver les pustules pour le diagnostic de laboratoire.

B) Le pouvoir pathogène (pp)

1) Le pp expérimental in ovo et in vitro

RAPPEL S5
Il existe trois modalités de culture des virus au laboratoire :
• In ovo sur œufs embryonnés
• In vitro sur des lignées cellulaires, soit sur tapis cellulaire tumoral, soit sur des cellules saines
• In vivo sur un animal vivant

8/20
L’étude du pouvoir pathogène expérimental peut se faire par des expériences in-ovo,
en cultivant le virus sur des œufs embryonnés de poule. La culture in-ovo est possible pour
tous les Poxvirus sauf Molluscum contagiosum.

Le virus est inoculé au niveau de la membrane chorio-allantoïdienne. Il provoque des


lésions pustuleuses dont le nombre et la morphologie sont caractéristiques du type de
Poxvirus. Par exemple, le Monkeypox provoque des lésions pustulo-hémorragiques,
nécrotiques, tandis que le Camelpox causera des lésions non hémorragiques. On peut
ensuite isoler le virus à partir des lésions.

On peut aussi réaliser des expériences in vitro, toujours pour étudier le pouvoir
pathogène expérimental de ces Poxvirus. On cultive alors ces virus sur des explants
primaires ou sur des lignées cellulaires. On regarde ensuite le délai d’apparition des effets
cytopathiques (ECP), qui est plus ou moins long (exemple 2 ou 3 jours pour la variole, la
vaccine et l'ecthyma contagieux, contre 8 pour la myxomatose ou la clavelée) et la nature
des effets. On détermine l’appartenance aux familles en fonction de ces deux critères.

Grâce à ces études, on a compris le mode d’action de ces virus.

Réplication des Poxvirus

Les Poxvirus vont se fixer sur un récepteur de surface des cellules du derme, ils
entrent dans la cellule par translocation et sont décapsidés par la cellule hôte, ce qui libère
le génome viral.

9/20
La réplication du virus se déroule ensuite en trois étapes au niveau du cytosol :

1) Transcription et traduction précoces des protéines de la réplication : ADN


polymérase, thymidine kinase, et décapsidases.
2) Réplication : ces enzymes vont assurer la duplication du génome
3) Transcription et traduction tardives  plusieurs copies du génome viral, protéines de
surface et éléments structuraux qui formeront la capside et l’enveloppe.

Bien qu'étant des virus à ADN, la réplication des Poxvirus se fait dans le cytoplasme
car ils contiennent déjà des enzymes de réplication.

Les protéines de surface et structurales répliquées sont ensuite assemblées dans


l’appareil de Golgi et sortent dans le cytoplasme cellulaire, où il y a conglomération d’ADN
double brin et de ces protéines. Ces conglomérats, appelés corps d'inclusion vont former de
nouvelles particules virales après maturation. Une fois formées elles sortiront de la cellule
par exocytose ou lyse cellulaire (dans ce cas, la cellule est détruite).

Les effets cytopathiques de ces virus sont visualisés au microscope par l’observation
des corps d’inclusion caractéristiques. Ces inclusions sont éosinophiles (roses) ou basophiles
(bleues) et portent des noms différents (ex : corps d'inclusion de Guarneri, Downie,
Flagornerie, Donacie, Splendeur, Bol linger, Marshall). Chaque type d’inclusion est spécifique
d’un virus et permet donc son identification après observation (mais ces corps d’inclusion ne
sont pas à connaître).

Phénomène de Berry-Derrick (important) :

10/20
Beaucoup de poxvirus se reconnaissent entre eux : on peut en utiliser certains pour
protéger les individus contre d'autres qui sont plus pathogènes.
Il s’agit d’un phénomène de réactivation croisée. Pour mettre en évidence ce
phénomène, les scientifiques ont utilisé deux types de virus : celui responsable du fibrome
de Shope chez le lapin et celui responsable de la myxomatose (Leporipoxvirus).

Ils ont appliqué à chacun de ces virus un traitement particulier :


 Le virus responsable du fibrome a été traité par UV, ce qui a cassé ses molécules
d’ADN. Les enzymes virales n’ont alors plus de support pour exprimer l’information
génétique du virus qui perd alors son pouvoir pathogène. Il n’y a plus de réplication du
génome du virus.

 Le virus de la myxomatose a subi un traitement par la chaleur qui a détruit ses


enzymes, telle que l’ARN polymérase. Son génome, même s’il est toujours intègre, ne
peut plus être lu donc le virus perd aussi son pouvoir pathogène.

Cependant, quand on assemble ces 2 virions ainsi traités, on obtient un virus


responsable de la myxomatose. L’ADN du virus de la myxomatose a été récupéré et lu par
l'ARN polymérase du virus du fibrome. On peut donc en conclure qu’il y a une forme de
parenté entre ces virus qui sont capables d’inter-reconnaissance.

Remarque : C’est en utilisant ce phénomène que le virus de la vaccine a été utilisé pour se
protéger contre un virus plus pathogène comme celui de la variole humaine.

2) Le pp expérimental in vivo (=sur l’animal)

Autrefois, on réalisait des scarifications de cornée sur des lapins et des scarifications
cutanées sur des singes pour faire la distinction entre les virus de la variole et de la vaccine.

Lapin (scarification cornéenne) Singe (scarification cutanée)


éruption variolique et orchite
Variole pas de lésions
(inflammation des testicules)
réaction type vaccinal (pustules
Vaccine kératite
locales)

Résultats de l’expérience

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On étudie la physiopathogénie des virus inoculés et on observe deux groupes : des
virus à infection primaire localisée et bénigne et des virus à localisation généralisée grave.

contage cutané
- direct (végétaux, instruments ...)
- indirect (vecteurs)
contage aérien

Maladie bénigne
- 0 cicatrice
organes multiplication locale - 0 fièvre
effecteurs infection primaire
>> Vaccine, CowPox, FowlPox

Maladie grave
- cicatrice indélébile
multiplication dans le SRE - fièvre
(système réticulo endothélial)
infections secondaires - pseudotumorale voire
généralisation tumorale

>> Variole, Clavelée, Myxomatose

Pouvoir pathogène naturel des Poxvirus

 D’une part on a des virus responsables d’une poxvirose bénigne (pas de cicatrices,
presque pas de fièvre…), seule la virémie primaire est présente et la multiplication reste
locale. C’est ce qui se passe pour la vaccine, le cowpox et le fowlpox.

 D’autre part on distingue lors d’une virémie secondaire des virus responsables d’une
poxvirose provoquant des lésions graves. C’est le cas si le virus est plus virulent et qu’il
franchit les premières barrières non spécifiques. Il y a alors une multiplication généralisée
(fièvre, réaction pseudo-tumorale…). Il reste des cicatrices indélébiles s’il y a guérison. La
variole, la clavelée et la myxomatose en font partie.

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3) Pouvoir pathogène naturel des différents Poxvirus

 Les Orthopoxvirus :

Monkeypox
Singes, H

Cowpox hôtes multiples, formes bénignes


Vaccine
BV, félins, H, Rg H, BV, buffle, Lp

ORTHOPOXVIRUS

hôtes spécifiques, formes


généralisées
Variole Electromyélie
Homme Souris

On distingue d’une part les virus responsables de formes bénignes, et d’autre part ceux
responsables de formes généralisées graves.

• Vaccine : infecte l’homme, les bovins, buffles, lapins, c'est le virus le plus bénin de
la famille. Il est aussi important historiquement (cf. Jenner).

• Cowpox : bovins, félins, hommes, rongeurs (attention à la confusion avec la vaccine


formes bénignes,
les virus sont différents de par leurs nucléoprotéines).
localisées,
hôtes multiples • Monkeypox : singe, homme. On ne peut pas faire la distinction clinique entre la
variole du singe de la variole de l'homme (lésions au niveau de la peau). Même si elle
est bénigne, elle est très contagieuse. On peut cultiver le virus du singe in ovo, à
partir de prélèvement de pustules.

Remarque : il est possible d’utiliser ces virus bénins pour essayer de vacciner contre les
poxviroses plus graves

Formes graves,
• Variole : hommes, au niveau de la peau.
généralisées,
hôtes spécifiques • Electromyélie : souris, très grave, fort pouvoir pathogène.

13/20
 Les Parapoxvirus
Nodule du
trayeur BV
Singes, H
Ecthyma contagieux Stomatite papuleuse
PR, BV BV

PARAPOXVIRUS

• Ecthyma contagieux : ruminants, rongeurs, félins, homme ;


bénin si traitement antibiotique mis en place.
• Stomatite papuleuse : bovins ; elle provoque une
inflammation bénigne de la langue, ce qui la rend difficile à
différencier de la fièvre aphteuse. Elle nécessite un diagnostic
différentiel en laboratoire.
• Nodule du trayeur : cette maladie peut contaminer
Stomatite papuleuse accidentellement l’homme (au niveau des doigts en
contact avec les trayons).

 Les Capripoxvirus
Maladie nodulaire
cutanée BV
Singes, H
Clavelée Goatpox
PR, BV chèvre

CAPRIPOXVIRUS

 Clavelée : petits ruminants, bovins. Les lésions ressemblent à


celles de l’Ecthyma contagieux causé par les Parapoxvirus.
C’est une maladie à déclaration obligatoire (MDO). On parle
de la variole des petits ruminants.
 Goatpox : petits ruminants ; ressemble aussi à l’Ecthyma
contagieux.
 Maladie nodulaire cutanée (Lumpy Skin Disease) : bovins. Elle
se caractérise par de nombreux nodules sous la peau, la peau
Lumpy Skin Disease est grumeleuse. Cette maladie est naturellement résolutive
en 2-3 semaines environ. Il ne s’agit pas d’une zoonose.

14/20
 Les Leporipoxvirus

Myxomatose Fibromes
Lp, lièvres
LEPORIPOXVIRUS Lp américain, écureuil

• Fibrome de Shope : maladie localisée et bénigne pour les lapins.

• Myxomatose : lapin, lièvre. C’est une maladie grave, rapide, fatale pour les lapins et
lièvres, et une MRC = Maladie Réputée Contagieuse. Elle cause des myxomes
(tumeurs cutanées).

Remarque : ces deux maladies sont des MDO, c'est-à-dire des Maladies à Déclaration
Obligatoire. On peut utiliser le vaccin fait à partir du virus du fibrome de Shope pour vacciner
contre la myxomatose.

 Autres
AVIPOXVIRUS
Varioles aviaires avec Fowlpox, l’évolution est bénigne chez les adultes mais peut être
mortelle chez les jeunes à cause des lésions pustuleuses qui sont souvent oculaires. On
abat l’élevage quand on diagnostique la présence de ces virus puis on désinfecte au
formol ou au permanganate.

SUIPOXVIRUS
Varioles porcines, parfois présent chez le cheval.

Virus
MOLLUSCIPOXVIRUS non classés YATAPOXVIRUS
et YATAPOXVIRUS
Molluscum contagiosum, à transmission directe ou Tumeur du singe Yaba.
sexuelle

15/20
C) Autres propriétés

1) Les propriétés zoonotiques

La plupart des Poxvirus sont responsables de zoonoses, mais il s’agit généralement de


phénomènes accidentels et bénins. Il faut donc être vigilant lors de la manipulation des
animaux en présence de lésions pustuleuses et porter des gants voire un masque. Les
zoonoses classiques sont :

• La Maladie des nodules du trayeur.


• La Stomatite papuleuse du bovin (les lésions doivent d’abord faire penser à la Fièvre
aphteuse. Ça ne sera que grâce aux analyses du laboratoire que l’on pourra faire la
différence).
• L'ecthyma contagieux
• Le Cowpoxvirus
• Le Yatapoxvirus
• Le Monkeypox : la maladie est bénigne mais ressemble à une variole.

2) Le pouvoir immunogène
TRES IMPORTANT

En étudiant les phénomènes de Pourquier (scientifique qui a travaillé sur le virus de la


vaccine) ou de Von Pirquet (scientifique qui a travaillé sur le virus de l’ecthyma), on comprend
pourquoi les scientifiques de l’OMS ont décidé d’arrêter la vaccination contre la variole.

Phénomènes de Pourquier et de Von Pirquet

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Lorsqu’on effectue une scarification à J1, on observe à J5 une cicatrice indélébile
(papules) et de la fièvre (si la scarification a lieu à J5, la cicatrice apparait à J10). C’est
l’équivalent de la primo-vaccination.

Lorsqu’on effectue un rappel quelques mois ou quelques années plus tard, il n’y a
normalement ni cicatrice ni fièvre, juste une petite pustule, l’organisme reconnaît l’antigène
et l’immunité est bien installée. Si on a une perte d’immunité, la réaction est identique à la
primo-vaccination, on recommence au départ. Il a aussi été noté des cas d’hypersensibilité
exacerbée lors de ce rappel avec apparition en quelques heures de nombreuses papules,
accompagnées d’accidents neurologiques puis de la mort.

A cause de ces réactions excessives voire mortelles, l'OMS a considéré en 1979 que la
vaccination contre la variole n’était plus nécessaire : elle devenait trop risquée par rapport à
l’éventualité d’une réapparition de la variole (environ 10-20 cas de morts toutes les 1000
vaccinations). Aujourd’hui on ne vaccine donc plus contre la variole humaine car on
considère la balance bénéfice-risque non favorable notamment à cause des réactions
d’hypersensibilité.

3) Les propriétés tumorigènes

Les Poxvirus peuvent être responsables de tumeurs, généralement cutanées ou sous


cutanées, et bénignes. Par exemple :
• Le Fibrome de Shope.
• La Tumeur du singe Yata.
• La Maladie nodulaire cutanée des bovins. Cette maladie est à résolution spontanée
et se caractérise par des pustules localisés.
• La Myxomatose. C’est une exception car elle n’est pas bénigne !

IV- Diagnostic de l'infection

Le diagnostic des infections provoquées par les Poxvirus est réparti en deux volets :

• Diagnostic clinique : observation de l’animal, qui présente des pustules très


caractéristiques mais les symptômes ne sont pas toujours pathognomoniques (exemple : ces
lésions peuvent faire penser à la fièvre aphteuse si elles se situent sur la langue). On peut
donc avoir besoin d’un diagnostic expérimental.

17/20
 Diagnostic expérimental de confirmation. Il se divise en deux catégories :
- diagnostic expérimental indirect : très peu d’intérêt ici. On recherche les traces du
passage du virus via :
o des outils conventionnels
o des cultures in vitro / in-ovo, le temps nécessaire varie selon le virus (3-8j)
o observation d'effets cytopathiques visualisés par exemple par
immunofluoresecence
o test de neutralisation (en culture sur la membrane chorio-allantoïdienne des Ac
peuvent neutraliser les ECP)

- diagnostic expérimental direct : on prélève des pustules et des croutes sur l’animal et
on cherche à mettre en évidence le virus ou ses antigènes.

V- Mise en place de la prophylaxie

Il existe deux volets de mise en place pour la prophylaxie :

 Un volet sanitaire très réglementé : certaines maladies liées aux Poxviridae font parties
des maladies réglementaires de première catégorie, comme les varioles aviaires, la
variole ovine et caprine, la clavelée, la myxomatose. On a alors élimination des animaux
atteints, de la bande ou du troupeau en fonction de la maladie.

 Un volet médical : Il existe deux types de vaccins :

 Des vaccins vivants atténués :


- hétérologues ie composés des souches hétérologues (provient d’une espèce A,
et destiné à une espèce B) de la maladie que l’on voulait traiter (c'est le principe
de la vaccination croisée : vaccin contre la myxomatose réalisé avec le virus du
fibrome de Shope, qui protège contre les deux maladies)
- homologues contenant des souches homologues : vaccins contre l’ecthyma, le
Fowlpox (vaccination par la méthode Wing-Web : on trempe une plume
applicatrice dans la solution vaccinale utilisée et on pique l'animal face médiale
de l'aile), la myxomatose (souche SG33), la clavelée (souche RM65 atténuée par
de nombreux passages sur des cellules)
 Des vaccins inactivés beaucoup moins immunogènes que les précédents,
incapables de se répliquer.

18/20
Remarque : Parfois les Poxvirus peuvent servir de vecteur pour produire des vaccins
modifiés. L'Avipoxvirus est de plus en plus utilisé (avec le Capripoxvirus par exemple) ; on
réunit dans une même cellule animale l'Avipoxvirus et un plasmide contenant un gène codant
pour une protéine immunogène de la maladie que l'on cherche à vacciner. La réplication du
virus conduit à l'obtention de virus recombinants. Leur utilisation comme vaccin est possible :
ils génèreront la synthèse des protéines immunogènes et immuniseront l'organisme contre la
maladie souhaitée.

A BIEN RETENIR POUR LE PARTIEL :


Le phénomène de Berry-Derrick, les varioles localisées ou généralisées, le phénomène
de Pourquier et de Von Pirquet.

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20/20
CE DOCUMENT A ETE OFFERT PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

CE DOCUMENT A ETE OFFERT PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM


LES HERPESVIRIDAE

I. Présentation des Herpesviridae .................................................................................... 2


A. Généralités ....................................................................................................................... 2
B. Importance ....................................................................................................................... 2
C. Taxonomie ........................................................................................................................ 3
II. Etude des Herpesviridae ................................................................................................ 5
A. Morphologie générale ................................................................................................... 5
B. Composition chimique .................................................................................................... 7
C. Action des agents physico-chimiques .......................................................................... 7
III. Propriétés biologiques de ces virus ........................................................................... 8
A. Propriétés biologiques des protéines .......................................................................... 8
B. Expériences et effets des virus .................................................................................... 10
1. In ovo ........................................................................................................................... 10
2. In vivo .......................................................................................................................... 10
3. In vitro ......................................................................................................................... 10
C. Pouvoir pathogène naturel .......................................................................................... 13
1. Caractéristiques générales ....................................................................................... 13
2. Latence et récurrence virale..................................................................................... 15
3. Herpesviroses cliniques ............................................................................................. 15
D. Bilan des actions biologiques sur l’animal ............................................................... 19
IV. Applications.................................................................................................................... 20
A. Epidémiologie des herpesviroses ............................................................................... 20
B. Diagnostic ....................................................................................................................... 21
1. Diagnostic clinique .................................................................................................... 21
2. Diagnostic expérimental .......................................................................................... 21
C. Traitements ..................................................................... 22
D. Prophylaxie .................................................................................................................... 23
1. Circonscrire l’infection éventuelle (prophylaxie sanitaire) ................................. 23
2. Eviter les ré-excrétions virales (prophylaxie médicale et sanitaire) ................. 23
3. Protéger l’animal sain (prophylaxie médicale) .................................................... 23

1/26
Aussi appelés Herpetoviridae (car les lésions provoquées sont rampantes sous la
peau et migrent comme un serpent "herpeton"), les Herpesviridae sont des gros virus (120-
300nm) caractérisés par :

 Une information génétique sous forme d’ADN linéaire double brin


 une capside cubique (ou icosaédrique) entourée de substance protéique dense : le
tégument
 une enveloppe portant des glycoprotéines en surface formant des spicules.

I. Présentation des Herpesviridae

A. Généralités

Ces virus ont un tropisme ectodermotrope et neurotrope et sont caractérisés par


une latence virale. Ils provoquent chez l’homme et l’animal diverses Herpesviroses
généralement dominées par des lésions cutanées. Chaque Herpesvirus est spécifique d’une
espèce ; on parle d’électivité zoologique. Il existe deux exceptions où le virus peut passer
d’une espèce à l’autre, ces espèces sont moins spécifiques ; l’herpès B et le virus d’Aujeszky
(carnivores, ruminants, mais pas l’homme) qui rend « fou-dingue » à cause du prurit qu’’il
engendre. Les Herpesviridae sont rarement responsables de zoonoses.
Herpes vient du grec « Herpetos » qui signifie « créature rampante ». En effet,
suivant l’exemple du virus HSV1 on peut observer une première lésion pustuleuse qui
s’étend ensuite, en donnant l’impression d’avoir quelque chose qui rampe sous la peau.

Remarque : les Herpesvirus ne touchent pas que la peau, aussi le système nerveux central, le
tractus génital ou respiratoire.

B. Importance

Les Herpesvirus sont importants d’un point de vue médical, ils constituent le virus
« modèle » de l’infection latente. En effet, on n’en guérit donc jamais, le virus n’est jamais
épuré de l’organisme ! La seule possibilité est de limiter l’apparition des symptômes puis la
réactivation grâce à la vaccination et en limitant le stress. Parfois ces virus sont associés à un
processus oncogène et certains sont responsables de zoonoses graves. Généralement il y a
une barrière d’espèce. Lors de processus oncogène, on retrouve les deux génomes dans la

2/26
cellule : celui de la cellule hôte et le génome étranger, ce qui va engendrer des
recombinaisons.
Ces virus sont aussi importants d’un point de vue économique car certains ont un
impact sur les productions animales. C’est le cas du virus d’Aujeszky (virus de catégorie 1)
responsable d’un retard de croissance chez le porc, ou bien du virus de l’IBR qui provoque
des avortements et des retours en chaleur incessants chez les bovins. Certaines régions
possèdent donc des programmes visant à éliminer ces maladies.

En recherche fondamentale, ils constituent un modèle type de synergie entre virus et


autres agents infectieux (maladies opportunistes) qui sera responsable de complications. De
plus, ces virus ont servi de modèle pour la mise au point et l’application de vaccins
génétiquement modifiés. En effet les premières molécules vaccinales ont été obtenues par
génie génétique à partir du virus de l’herpès.

C. Taxonomie

La classification comprenant les Herpèsvirus a été remodelée récemment.


Ils appartiennent à l’ordre des Herpesvirales comprenant 3 familles :

O. Herpesvirales

F. Herpesviridae
F. Alloherpesviridae comprenant 3 sous- F. Malacoherpesviridae
affecte les poissons et familles (voir page herpès des huîtres
batraciens comprenant 4 suivante)
genres (voir tableau) + 6
autres pas encore bien
déterminés

Les virus d’intérêt vétérinaire sont représentés par le genre varicellovirus et


simplexvirus, appartenant à la famille des Herpesviridae et à la sous-famille des
Alphaherpesvirinae.

3/26
F. Alloherpesviridae F. Malacoherpesviridae

Ostreavirus
Ictalurivirus
Batrachovirus
AciHV-2 OsHV-1 (Ostreid
RAHV-1
IcHV 1
RAHV-2 Herpesvirus 1)
IcHV 2

Cyprinivirus
CyHV-1 (carpe)
Salmonivirus
CyHV-2 (poisson
SalHV-1
rouge)
CyHV-3 (carpe koï)

F. Herpesviridae

Sous-famille Sous-famille
Alphaherpesvirinae Betaherpesvirinae Sous-famille
("herpes classique"), cycle de affinité pour les glandes, cycle de Gammaherpesvirinae
réplication rapide, spectre large réplication long

cytomegalovirus lymphocryptovirus
iltovirus (poissons) affinité pour les
(cellules géantes, CMV) lymphocytes, virus
d'Epstein Barr = EBV

muromegalovirus
mardivirus (poissons)
(cellules géantes) macavirus (macaques)

simplexvirus (HSV) proboscivirus


rhadinovirus (grenouilles)

varicellovirus (VZV) roseolovirus


percavirus (hôte pas très
bien connu)

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Les virus du genre varicellovirus sont responsables de
 La Rhinotrachéite infectieuse bovine ou IBR ou BoHV1 = BHV1 (Bovine Herpes Virus 1)
 La maladie d’Aujeszky (chez le porc mais qui peut aussi infecter les ruminants et
carnivores, pas l’homme) ou SuHV1=SHV1 (Suis Herpes Virus 1)
 La Rhinopneumonie équine ou EqHV1 (responsable d’une infection génitale, cause
d’avortements chez le cheval) = EHV1
 La Rhinopneumonie équine respiratoire ou EqHV4 (responsable d’une infection
respiratoire chez le cheval) = EHV4
 L’Herpesvirose canine appelée aussi maladie de Carmichael ou CHV responsable
d’avortements chez le chien
 L’Herpesvirose féline (rhinotrachéite) ou FeHV = FHV; chat aux yeux rouges et jetage
 L’Herpès du primate ou Herpès B ou PHV (Primate Herpes Virus), si infecte l’homme :
troubles neurologiques puis mort dans 98% des cas sinon handicap important.
Zoonose très grave.
 L’Herpès des gallinacées GaHV1 (Gallid Herpesvirus 1) responsable d'une
laryngotrachéite infectieuse
 GaHV2 responsable de la maladie de Marek
 L’Herpès des canards DuHV1 (Duduck) = DHV1 responsable de la peste des canard
(maladie généralisée)
 L'herpès B du singe (virus B), zoonose nerveuse rapidement mortelle chez l'homme.

II. Etude des Herpesviridae

A. Morphologie générale

Les Herpesvirus sont de gros virus enveloppés qui mesurent entre 150 et 250 nm
pour les plus courants (ce sont les deuxièmes plus gros, derrière les Poxvirus). Les plus gros
virus de cette famille peuvent mesurer jusqu’à 300-350 nm, comme le CytoMegaloVirus
(CMV).

De l’intérieur vers l’extérieur du virus, on va identifier les structures suivantes :


- Le génome, constitué d’une molécule d’ADN linéaire double brin
- une nucléo-capside icosaédrique (symétrie cubique). Les monomères constitutifs de
la capside, ou capsomères, sont des hexons sur les faces et des pentons sur les
sommets. On a environ 160 capsomères répartis en vingt faces (icosaèdre). Les
pentons sont importants car ils possèdent un pouvoir toxique intrinsèque non
antigénique.

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- un tégument de nature protéique entourant la capside
- une enveloppe possédant des projections de surface qui sont des glycoprotéines de
surface appelées aussi spicules.

= spicules ou glycoprotéines
de surface

Morphologie générale des Herpesvirus et


Représentation modélisée des Herpesvirus

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B. Composition chimique

La composition chimique du virus est déterminée à partir des virions :


L'ADN double brin linéaire possède entre 120 000 (HSV= herpes
Acides
7% simplex virus) et 240 000 (CMV) nucléotides. Le GC% est compris
nucléiques
entre 35 et 75%.
Ils sont situés essentiellement dans l’enveloppe issue de la
Lipides 7-22 % membrane nucléaire de la cellule hôte qui a permis la réplication
du virus.
Glucides 1-2 % Ils sont incorporés dans les glycoprotéines de surface (spicules).
La plus grande partie de ces protéines constituent le tégument, la
Protéines 50-70 %
capside et les glycoprotéines de surface.

Remarque : en posant directement la capside sur un tapis cellulaire de cellules


normalement sensibles, on observe une activité toxique. Cette activité ne vient que des
hexons ; les pentons n'ont pas de pouvoir pathogénique.

C. Action des agents physico-chimiques

Les Herpesvirus sont des virus enveloppés donc normalement fragiles dans le milieu
extérieur. Cependant, certains Herpesvirus comme le virus d’Aujeszky, peuvent résister plus
de deux mois l’hiver dans du lisier (contamination d’autres animaux). Les Herpesvirus sont
donc plus résistants lorsqu’il fait froid et qu’ils sont empaquetés dans de la matière
organique.

Ce sont des virus acido-thermolabiles, ils peuvent donc être éliminés en utilisant de
la chaleur, notamment la pasteurisation, mais ils résistent à la dessiccation et au froid
(moyen de conservation qui permet notamment l’envoi de prélèvements au laboratoire).

Ces virus sont en revanche sensibles aux désinfectants et aux antiseptiques usuels :
alcool à 70%, javel à 1° chlorométrique, glutaraldéhyde à 0.05% (dérivé du formol), soude,
béta-propiolactone, azaridine (ces deux derniers étant utilisés pour fabriquer des vaccins à
particules inactivées).

Remarque : βpropiolactone et azaridine sont utilisés pour atténuer les souches vaccinales

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A BIEN RETENIR :
 Il existe de nombreux Herpesvirus qui ont une structure générale commune :
 Une enveloppe lipidique
 Une capside cubique / icosaédrique
 Un ADN double brin linéaire
 Des glycoprotéines de surface essentielles
 Ce sont de gros virus enveloppés, relativement fragiles dans le milieu extérieur et
sensibles aux désinfectants usuels, nécessitant un contact étroit pour la transmission
qui se fait surtout en hiver.

III. Propriétés biologiques de ces virus

A. Propriétés biologiques des protéines

Les Herpesvirus possèdent une ADN polymérase qui intervient au moment de leur
réplication. Ils possèdent aussi une thymidine kinase virale qui augmente fortement leur
taux de réplication en favorisant l’action de l’ADN polymérase, et les rend beaucoup plus
virulents. Certains Herpès ne possèdent pas cette thymidine kinase virale (utilisent
seulement la thymidine kinase cellulaire), et ont une vitesse de réplication beaucoup plus
lente, du fait d’une très faible affinité du virus pour la TK cellulaire. On a ainsi pu fabriquer
des mutants atténués pour créer des vaccins, car étant donné que la réplication est très
lente, l’organisme a le temps de développer une réponse immunitaire et de combattre le
virus.

Les protéines du tégument vont subir une maturation pendant la phase terminale de
la réplication du virus et constituer des antigènes internes dont la spécificité dépend de la
sous-famille (tous les α-herpesvirinae ont les mêmes, etc…). Ce sont des antigènes internes
identifiables par immunofluorescence. Ils permettent de définir la sous-famille voire le genre
du virus.

Les glycoprotéines de surface, ou spicules, ont un rôle dans la reconnaissance des


virus et la fusion entre le virus et sa cellule-hôte, ce qui permet la pénétration virale. Elles
assurent la migration intercellulaire du virus ( «voyage intercellulaire» ). En effet, les
nouveaux virions vont pouvoir coloniser de nouvelles cellules.

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Il existe deux types de glycoprotéines de surface :

 Certaines sont des glycoprotéines majeures qui vont être à l’origine de la production
d’anticorps neutralisants par l’organisme (Ex : protéines gB pour Aujeszky et gD pour
IBR, voir schéma ci-après).Ils peuvent donc neutraliser les antibiotiques.
 D’autres protéines de surface ont un rôle mineur, c'est-à-dire que leur présence ou
leur absence ne va pas influencer la réponse immunitaire qui peut être mise en place
par la présence du virus.
Ces antigènes mineurs peuvent donc être enlevés par génie génétique. Il sera facile
de détecter dans la population un animal infecté par le virus sauvage qui synthétise
des anticorps anti-Ag mineur d’un animal vacciné qui n’en synthétise pas (Cf.
génétique médicale S7). Cette pratique est très bien maîtrisée sur deux modèles
expérimentaux, le virus d'Aujeszky et l'IBR, que l'on prive de la protéine gE afin
d'obtenir des mutants immunogènes :

Pouvoir imunogène des herpès virus

Finalement, un vaccin permettant une protection efficace contre les Herpes aura les
propriétés suivantes :
- ne possède pas le gène de la thymidine kinase (baisse de virulence)
- ne possède pas les gènes codant pour des antigènes mineurs (marqueurs
génétiques)
- possède les gènes codant pour les antigènes majeurs (stimulateurs de l’immunité
protectrice)

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B. Expériences et effets des virus

1. In ovo
La culture de virus in ovo est adaptée à certains virus (et pas que les virus aviaires) :
‐ Le virus de l’herpès simplex (HSV)
‐ Le virus de la maladie d’Aujeszky (SuHV)
‐ La Peste du canard responsable de Laryngotrachéite infectieuse (DuHV)
‐ Le virus de l’IBR (ou BoHV)

Sur la membrane chorio-allantoïdienne de l’œuf infecté on peut observer des


vésicules à peu près similaires à celles visibles avec un Poxvirus. Il y a donc toujours un doute
sur l’identité du virus si l'on s’arrête à cette étape. Pour avoir plus de précisions, il faut
procéder à une séroneutralisation sur les vésicules.

2. In vivo
Le pouvoir pathogène est très variable. Les virus ont une spécificité plus ou moins
étroite : l’électivité zoologique des Herpesvirus ne se retrouve pas expérimentalement
notamment du fait d’une inoculation massive du virus. Le virus d’Aujeszky et le HSV sont des
exemples de paradoxe biologique puisque dans ces conditions ils ont un spectre d’hôte
large.
Exemples : dans la nature, le HSV n’infecte que l’homme, mais il infecte aussi les
cellules de lapin et de souris en expérimentation. Le virus d’Aujeszky peut toucher les
rongeurs en laboratoire, alors que ce n’est pas le cas dans la nature.

3. In vitro
Quand on cultive le virus sur des cellules au laboratoire, on distingue 3 Herpesvirus :
Les virus à spectre cellulaire large (Ex : Aujeszky, IBR)
 Les virus à spectre cellulaire restreint (Ex : CMV), qui n’atteint que les fibroblastes
 Les virus à spectre cellulaire étroit (=un seul type cellulaire utilisable, Ex : EBV)

 La grande majorité des virus d’intérêt vétérinaire sont des virus ayant une spécificité
cellulaire large : beaucoup d’explants primaires différents peuvent donc servir. Ces
virus ont un ECP (effet cytopathique) rapide (2-3j), lytique, avec amas de cellules en
grappe qui se détachent du tapis et forment des plages de lyses. Ces effets sont
dose-dépendants : d’autant plus rapides que la dose est importante. NB : l'an dernier
en TP le prof a "usé d'artifices" pour obtenir des ECP en moins d'un jour ... tricheur.

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 Il existe des herpesvirus avec un spectre cellulaire plus restreint : Dans l’exemple du
CMV on constate une apparition lente d’un ECP (5-6j) avec apparition de grosses
cellules et formation de syncitia. Pour les multiplier au laboratoire, il faut
obligatoirement disposer de cellules fibroblastiques.

 Enfin certains virus ont un spectre cellulaire très étroit. C’est le cas des γ-
herpesvirus, comme le virus d’Epstein-Barr, qui ne peuvent infecter que les
lymphocytes B (lymphocryptovirus).

Cycle de multiplication du virus

Tout d’abord, les glycoprotéines de surface sont reconnues par les récepteurs
cellulaires (molécules du système HLA). On assiste ensuite à l'adsorption du virus à la surface
de la cellule et enfin pénétration par fusion des membranes. Le virus est ensuite décapsidé
par les enzymes cellulaires. L’ADN entre dans le noyau et se réplique grâce à l’ADN
polymérase virale. Les « nouveaux ADN » viraux sortent par bourgeonnement au niveau du
noyau puis quittent la cellule grâce à un deuxième bourgeonnement après migration dans le
Golgi et passent dans la cellule voisine (d’où la formation de grappe de cellules lors de
l’observation des ECP en culture cellulaire).

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La réplication du génome se fait en 2 temps :

Dans un premier temps, on a un programme précoce avec une transcription précoce


et la fabrication des IEA (Immediate Early Antigen) qui sont des enzymes uniquement
responsables de la réplication du génome comme l’ADN polymérase et la thymidine kinase.
La réplication du virus est alors possible. Quand on obtient plusieurs copies du génome viral
on a, dans un deuxième temps une transcription tardive : c’est le programme tardif avec
formation des protéines de structure (protéines de la capside, glycoprotéines, puis les
protéines du tégument).
Lorsqu’elles ont été synthétisées en nombre suffisant, un feedback négatif permet
d’arrêter la transcription précoce. Suivent alors maturation des protéines, assemblage du
virus et libération de nouvelles particules virales qui iront infecter d’autres cellules. La sortie
du virus de la cellule se fait par bourgeonnement, le virus emportant une partie de la
membrane de la cellule hôte.

Parfois certains virus n’ont pas ce feedback négatif, ils se répliquent alors de façon
indéfinie : le système s'emballe. Ces virus sont associés à des processus oncogènes.
(Exemples : Maladie de Marek, EBV).

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La réplication du virus se déroule donc en trois étapes :

1) Transcription et traduction précoces des protéines précoces de la réplication : ADN


polymérase, thymidine kinase.
2) Réplication : ces enzymes vont assurer la duplication du génome
3) Transcription et traduction tardives  plusieurs copies du génome viral, protéines de
surface et éléments structuraux qui formeront la capside et l’enveloppe.

C. Pouvoir pathogène naturel

1. Caractéristiques générales

 Effets cytopathiques des herpesvirus :

En cultivant ces virus sur des lignées cellulaires sensibles, on observe que les cellules
se ballonisent et s’organisent en grappe de raisin. Ces grappes finissent par se détacher du
tapis cellulaire et laissent apparaître des plages de lyse. A plus petite échelle, on observe une
désorganisation du noyau, qui présente une inclusion intranucléaire centrale éosinophile et
une marginalisation de la chromatine. Les cellules peuvent devenir géantes (CMV). Même en
connaissant l’origine du prélèvement, tous ces éléments ne permettent pas de pousser plus
loin l’identification car il existe de nombreux sérotypes différents pour chaque espèce. Pour
les discerner, il est nécessaire d'utiliser des anticorps neutralisants.

Sur l’image ci-après : absence d’inclusion au niveau cytoplasmique donc pas un virus à ARN,
condensation basophile dans le noyau, marginalisation de la chromatine et inclusions
intranucléaires éosinophiles.

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Conséquences sur les cellules de la multiplication virale

 Les herpesviroses sont toutes des infections latentes dont on ne guérit jamais. Le
virus est toujours présent dans nos cellules, mais l'organisme ne synthéthise pas d'Ag car il
n’y a pas d’Ag "visible" (silence immunologique). Il peut donc y avoir réactivation (ou «
récurrence »). Celle-ci peut être semblable à la primo-infection ou différente (varicelle-zona).
Ces infections sont répandues sur tous les continents.

 Ces virus sont plus virulents chez les jeunes et chez les immunodéprimés. Ceci peut
être dû à une cause physiologique (fatigue, gestation), pathologique ou thérapeutique (une
injection de corticoïde).

‐ Dans les conditions naturelles, ils possèdent une spécificité zoologique, sauf pour le
virus d’Aujeszky (qui infecte les porcs, les carnivores et les ruminants) et le virus de
l’herpès B (mortel pour l’homme).

‐ Les herpesviroses ont en général un tropisme neuro-ectodermique. Elles touchent en


particulier la peau, les muqueuses et le système nerveux central.

‐ Comme ces infections ne disparaissent jamais, les virus sont parfois oncogènes (virus
de Marek pour les volailles, l’EBV chez l’homme, virus de Lucké chez la grenouille qui
est responsable d’un carcinome rénal).

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2. Latence et récurrence virale

Latence et récurrence des Herpesvirus, exemple du HSV

La primo-infection se déroule au niveau de la peau. Cette primo-infection est


associée à une lésion locale ou non. Puis le virus effectue une migration neuroprobasique et
se multiplie dans les neurones sensitifs. Il continue sa migration jusqu’aux ganglions sensitifs
de la racine postérieure de la moelle épinière où il reste un certain temps (cela peut aller de
quelques semaines à des années et il peut même ne jamais se réactiver !).
Il existe des facteurs favorisant la réactivation : au moindre stress, en cas de thérapie
inadaptée (corticoïdes), en cas de baisse des défenses immunitaires, le virus va migrer de
manière centrifuge vers la peau et donner une infection large avec des lésions très
différentes de celles de la première infection. La contamination d’autres individus est alors
possible.

Le virus Varicelle-Zona est un cas particulier : l’enfant qui a la varicelle est


contagieux puis les symptômes disparaissent, le virus se cache. Lors d’un stress (dû à un
examen, au décès d’un proche, etc.) c’est sous forme de zona que le virus va réapparaître
(lésions longilignes extrêmement douloureuses, souvent dans le bas du dos).

3. Herpesviroses cliniques
a) Chez l’animal

Dans les conditions naturelles, ce sont essentiellement la peau, les muqueuses


respiratoires, génitales et le système nerveux central qui sont touchés. Plusieurs organes à la
fois peuvent être touchés par des infections dites pléiotropiques. Les infections peuvent
également prendre une allure tumorale ou cancéreuse. Ici on a classé les herpès selon les
organes touchés :

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Affections des muqueuses

 Muqueuses respiratoires :

‐ ♥ IBR (Rhinotrachéite infectieuse bovine) : on peut voir une pseudomembrane au


niveau du muffle.
‐ ♥ Aujeszky (Maladie à Déclaration Obligatoire ou MDO)
‐ Herpesviroses du chien et du chat
‐ Rhinopneumonie équine (dans la variante respiratoire)
‐ Laryngotrachéite infectieuse des Gallinacés

Période d’incubation : 8 jours à 1 mois


Si le virus possède une thymidine kinase, il est plus virulent, l’incubation sera beaucoup plus
courte.

On observe un syndrome fébrile (fièvre) associé à des symptômes locaux : congestion


des muqueuses, ulcères (appelés également pseudomembranes), sécrétions séreuses ou
mucopurulentes. L'infection virale peut également être associée à une conjonctivite ou
kératoconjonctivite dues à une surinfection.
Souvent les herpesviridae sont associés à d’autres pathogènes et créent des
pathologies qui sont multifactorielles, avec une infection secondaire par des bactéries :
 IBR + Pasteurella/Mannheimia = Bronchopneumonie des Ruminants
 Virus de Carré type 2 + Bordetella + Parainfluenza canin + Herpès = Toux du chenil.
 l'herpès du chat interviendrait, associé avec un Calicivvirus, dans la genèse du
coryza du chat.

 Muqueuses génitales :

- IPV Vulvovaginite pustuleuse infectieuse (qui correspond à la valence génitale de l'IBR) →


infection presque disparue en France
- Aujeszky : sa forme génitale provoque des avortements chez la truie
- Rhinopneumonie équine : effet abortif, surtout en hiver
- Herpesviroses canines : maladie de Carmichaël : le nouveau-né récupère l’herpès de sa
mère à la naissance au niveau de la sphère génitale. Pour protéger le chiot, la mère peut
être vaccinée un peu avant la mise-bas (vaccination + rappel avant la mise bas),
permettant la plupart du temps d'éviter la transmission au petit.
- Herpesviroses félines
- Laryngotrachéite infectieuse : les poules s’arrêtent de pondre, il y a des avortements ou
une mortinatalité.

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Période d’incubation : 3 à 8 jours
On observe pour ces affections des symptômes généraux, une congestion des
muqueuses génitales et des vésicules (ou vésiculopustules) cutanées. Ceci s’accompagne
parfois d’avortement ou de mortinatalité (c’est-à-dire que la mort du petit a lieu autour de la
parturition).

Affections neurologiques

- Maladie d’Aujeszky chez le porcelet, les carnivores et les ruminants. Chez le porcelet on a
une encéphalomyélite et une paralysie ascendante avec une éventuelle hyperesthésie
(WIKI : exagération physiologique ou pathologique de l'acuité visuelle et de la sensibilité des divers sens ).
Chez les carnivores et les herbivores on observe un prurit démentiel (un chat peut se
gratter tellement fort qu’il s’arrache la carotide). Cette maladie est toujours mortelle.
Période d'incubation : 2-4 jours

Lésions dues à un prurit démentiel chez un bovin et un chien

- Virus de Marek chez les volailles en élevages traditionnels. Il


entraine une hypertrophie du nerf sciatique et donne des
paralysies flasques spastiques. C’est la « maladie du grand écart
», l’animal est couché par terre, jambes écartées La durée
d'incubation est fonction de la souche (2-3 mois) Il ne faut pas
confondre cette maladie avec la leucose aviaire causée par un
rétrovirus : un diagnostic différentiel est nécessaire.

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- L’Herpesvirose canine (maladie de Carmichael), les symptômes sont associés à des
lésions de la filière pelvienne.
- La Rhinopneumonie équine abortive est responsable de troubles paralytiques.

Affections pléiotropiques

Elles touchent plusieurs organes, et peuvent être généralisées. Un exemple de ce


genre d’affection est causé par la Peste du canard (qui touche aussi les oies et les cygnes).
Un grand nombre d’organes sont infectés avec des symptômes d’abord oculaires,
respiratoires puis digestifs. L’évolution de la maladie est rapide et se termine par la mort
(entre 3 et 8 jours d'incubation, mort 1 à 2 jours après le début des symptômes).

Atteintes tumorales : processus oncogènes

- Maladie de Marek chez les volailles ; elle se traduit par une métaplasie de plusieurs
organes (WIKI : transformation d'un tissu cellulaire différencié en un autre tissu cellulaire différencié)
- Tumeur de Lucké : adénocarcinome rénal de la grenouille de laboratoire.

b) Pathologie comparée chez l’homme

 Le VZV (Varicella Zona Virus) provoque surtout des atteintes cutanées et des muqueuses
orale et génitale : HSV1 est plutôt un virus à tropisme buccal, HSV2 est lui plutôt à tropisme
génital. Lors de sa réactivation, le VZV est responsable de symptômes cutanés
extrêmement douloureux (hyperesthésie).

 L’herpès B simien est responsable d’atteintes nerveuses, il provoque une encéphalite aiguë
mortelle chez l’homme.

 Le CMV (CytoMégaloVirus) affecte les tissus glandulaires, surtout le rein. Il faut donc
prendre ses précautions lors de transplantation de rein : on teste le donneur et le receveur
pour le CMV.

 L’EBV (Epstein Barr virus) : c’est le virus de la mononucléose infectieuse en Europe qui se
transmet par le baiser, il porte la signature de l’herpès par sa latence et sa récurrence. Il
s’agit d’une lymphocryptose (le virus reste caché dans les organes lymphoïdes,
gammaherpesvirinae). En Afrique, le même virus est responsable du lymphome de Burkitt,
c’est une tumeur de la mâchoire. Alors qu’en Asie, on trouve des patients avec des
carcinomes du nasopharynx.

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A BIEN RETENIR :
- Les Herpesvirus ont une spécificité zoologique sauf le virus d’Aujeszky et le virus B.
- La pathogénie des herpesvirus est caractérisée par une latence virale et des réactivations.
- Les herpesviroses cliniques sont dominées par des affections ectodermo-neurotropes.
- Certains de ces virus sont oncogènes.
- Dans leur structure ils possèdent des antigènes majeurs indispensables pour la mise en
place de l’immunité et des antigènes mineurs que l’on peut enlever pour faire des
marqueurs.
- Leur fréquence est particulièrement importante chez les jeunes.
- Ils sont enveloppés et nécessitent donc un contact étroit pour se transmettre.

D. Bilan des actions biologiques sur l’animal

α Herpesvirinae
Famille β Herpesvirinae γ Herpesvirinae
(simplex virus,
(exemple) (CMV) (Epstein Barr)
varicello virus)
Ils sont mono- Mono-spécificité
Spécificité d’hôte spécifiques sauf (Ex : le CMV humain
Mono-spécificité
naturelle Aujeszky et le Virus n’infecte que les
B cellules humaines)
TRES Etroite (LB et
Spécificité d’hôte LT)
Etendue Etroite (fibroblastes)
expérimentale Jusqu’à 1seule
catégorie cellulaire
Cycle réplicatif Court Long Variable
Long et progressif,
cellules géantes
Apparition rapide,
avec inclusion
ECP Destruction massive Variable
intranucléaire et
de cellules
parfois
cytoplasmiques
Surtout les glandes
Tissus lymphoïde
salivaires et les
Ganglions sensitifs (Lymphocryptovirus,
Siège de latence reins,
donc souvent
(Chez l’homme :
oncogènes)
CMV)

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IV. Applications

A. Epidémiologie des herpesviroses

Avant de prévoir une prophylaxie il faut savoir comment mettre en place une
stratégie. Pour cela il faut étudier l’épidémiologie de ces virus.

L’animal malade infecte l’animal sain : il est indispensable de l’éliminer ou de le


mettre en quarantaine. On se méfie moins du porteur asymptomatique qui sécrète de
façon intermittente le virus et que l'on ne devine pas. C’est lui qui représente pourtant le
plus grand risque et qui peut contaminer un grand nombre d’individus (dans les cheptels par
exemple), d’où les polices de prophylaxie.

PORTEURS
ASYMPTOMATIQUES
ANIMAL MALADE latents
= DANGER REEL

excrétions
intermittentes,
sécrétions (orales, génitales), avortons et enveloppes... imprévisibles
virus relativement résistants dans le milieu extérieur
vecteurs (oiseaux sauvages - Palmipèdes- >>> peste du canard)

ANIMAL SAIN

réceptif, jeune,
saison...

QUESTION : Expliquez pourquoi les animaux latents sont épidémiologiquement plus efficaces
dans la transmission des maladies.

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B. Diagnostic

Le diagnostic se fait selon deux approches : clinique et expérimentale.

1. Diagnostic clinique

Il est difficile car la maladie est protéiforme (=qui est susceptible de prendre des
formes différentes comme le dieu grec Protée) et les symptômes ne sont pas typiques : le
diagnostic n’est jamais certain ni pathognomonique. Par exemple, il faut penser à la rage lors
des formes nerveuses de la maladie d’Aujeszky, une toux chez un chien peut être due à une
herpèsvirose ou à Bordetella ...

Cette approche diagnostique n’est donc pas suffisante (par exemple, il n’est pas facile
de reconnaître un Herpes à partir de problèmes respiratoires), et on doit faire appel au
diagnostic expérimental.

2. Diagnostic expérimental
a) Direct

C'est le diagnostic à privilégier. Le prélèvement est généralement un écouvillon (à


partir de sécrétions nasales, oculaires, génitales, de vésicules, etc.). L’acheminement
jusqu’au laboratoire se fait sous couverture de froid. Plusieurs méthodes sont employées, ici
de la plus utilisée en routine à la moins utilisée :

1. Mise en évidence des Ag viraux : on réalise un frottis puis un test de sérologie par
immunofluorescence IF (un Ac couplé à une molécule fluorescente quand elle est excitée),
par test d'immunoperoxydase ou par test ELISA ; durée : 1h

2. Mise en évidence du génome viral par PCR. Cette méthode permet de détecter les animaux
latents, en silence immunologique (on s’affranchit des faux négatifs). On peut réaliser une
PCR en temps réel, mais on ne trouve pas toujours de trace de virus si on n’a pas prélevé
l’organe dans lequel il se trouve ; durée : 30min

3. Mise en culture des virus sur cellules ou œuf. On cherche à mettre en évidence l’ECP ce qui
permet de prévoir la virulence du virus. La neutralisation de l’ECP grâce à des Ac
neutralisants permet d’identifier l’espèce virale. durée : au moins 2 jours

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4. Histologie : on identifie le virus (mais pas l’espèce) grâce aux corps d’inclusions
intranucléaires éosinophiles observés et à la marginalisation de la chromatine. On observe
l’ECP mais on ne voit pas le virus en tant que tel. Il faut avoir un grand nombre de
prélèvements, car on n’est pas sûr d’avoir prélevé l’élément contenant le virus, ce qui ne
signifie pas que l’organisme n’est pas porteur.

b) Indirect

Cette fois, on cherche à mettre en évidence des Ac, témoins du passage du virus.
Cette recherche se fait après l’observation des manifestations cliniques. Dans ce cas, les
prélèvements sont du sang sur un tube sec pour faire une sérologie. La recherche des Ac se
fait par ELISA : c’est une méthode de dépistage de masse (screening de groupe). Les
individus qui seront trouvés positifs par cette méthode seront confirmés par
séroneutralisation.

C. Traitements

En médecine vétérinaire, on traite peu ce genre de maladie, compte-tenu du coût


(antiviraux et tests de recherche précise du virus impliqué). Les meilleurs exemples que nous
ayons viennent donc de la médecine humaine.

Rappel : Les antiviraux sont des molécules virostatiques (qui ne tuent pas le virus mais
bloquent leur activité). Les moyens d’action sont soit d’empêcher l’entrée ou la sortie du virus
de sa cellule-hôte, soit de bloquer la duplication du virus.

Les antiviraux anti-herpétiques sont souvent des nucléosides modifiés qui bloquent le
cycle de réplication du virus car l’ADNpol ne sait pas les utiliser. Pour être utilisables, ceux-ci
doivent être tri-phosphorylés par une kinase virale ou cellulaire.
Un nucléoside modifié quelconque a la même affinité pour les deux kinases et est
donc toxique pour la cellule car il pourra être utilisé aussi bien par l’ADNpol virale que
l’ADNpol cellulaire. Or le but n’est pas d’empêcher la réplication du génome cellulaire, ce qui
entrainerait la mort de la cellule.

La cycloguanosine a une affinité mille fois supérieure pour la thymidine kinase


virale. Elle arrête donc la réplication virale mais pas la réplication cellulaire : elle n’est pas
toxique pour la cellule.
On n’a donc pas tué le virus, on a simplement empêché sa duplication (effet
virostatique).

22/26
D. Prophylaxie

L’objectif de la prophylaxie (médicale et sanitaire) est de rompre le cycle de


contamination par trois voies : protéger l’animal sain, prévenir les ré-excrétions virales et
circonscrire les infections éventuelles.

1. Circonscrire l’infection éventuelle (prophylaxie sanitaire)


Il existe un ensemble de textes réglementant la lutte contre ces maladies, c’est la
police sanitaire. L’objectif est d’éliminer tous les animaux infectés, donc soit on abat tous les
animaux, soit on les met en quarantaine, soit on les vaccine. La vaccination n’est pas utilisée
en priorité car elle n’élimine pas le virus de l’organisme.
La maladie d’Aujeszky est une Maladie de catégorie I, à Déclaration Obligatoire
(MDO) ou encore une Maladie Réputée Contagieuse (MRC). La lutte est gérée à l'échelle
nationale.
D’autres maladies, comme l’IBR, sont gérées de façon régionale (police
départementale de prophylaxie).
En élevage porcin, il y a une série d’actions sanitaires obligatoires mise en place par le
comité départemental.

QUESTION : Expliquez en quoi l'élimination de tous les animaux d'un élevage en cas d'IBR est la
procédure idéale.

2. Eviter les ré-excrétions virales (prophylaxie médicale et


sanitaire)

Il faut vérifier le statut sérologique de tout animal avant son introduction dans un
élevage (test ELISA). Les séropositifs sont éliminés. Le stress doit être réduit au maximum
afin d'éviter les phénomènes de réactivation et les mesures classiques d’hygiène doivent
être respectées. L'immunité des animaux peut également être renforcée grâce à la
vaccination, mais cela est peu efficace car le virus n’est pas éliminé.

3. Protéger l’animal sain (prophylaxie médicale)

Cette protection est réalisée grâce à la vaccination. Les vaccins eux sont réalisés
grâce à la connaissance de la structure des virus.
En effet, les virus possèdent plusieurs types de protéines :

23/26
 La thymidine kinase, qui est un élément de virulence et augmente son pouvoir pathogène. Si
on délète le gène qui code pour la TK (thymidine kinase), on réduit énormément la virulence
(vitesse de réplication) du virus en question. On a alors fabriqué une souche atténuée de
virus à réplication lente qui va laisser le temps à l’organisme de fabriquer des Ac et des
interférons. Cela a permis de mettre au point des vaccins.

 Les protéines majeures de l’enveloppe qui permettent la formation d’Ac neutralisants. Ce


sont des glycoprotéines de surface à propriétés immunogènes.

 Les protéines mineures ou Ag non immunogènes des virus vont être enlevés pour créer un
vaccin. Cela va permettre de distinguer les animaux vaccinés qui n’ont pas d’Ac anti
protéines mineures, des animaux infectés qui possèdent ces anticorps. On peut effectuer
une distinction sérologique entre les individus vaccinés et infectés.

Ag immunogènes Ag non immunogènes


Propriétés pathogènes
Propriétés antigéniques (GP)
Action suppression maintient suppression
Objectif atténuation immunité marqueur
Différencier
sérologiquement les
Application Vaccin atténué vivant
vaccinés des autres
animaux

PEUT FAIRE L’OBJET D’UNE QUESTION DE PARTIEL :


Comment distinguer un animal vacciné d’un animal infecté par le virus sauvage ?
 Si on trouve chez l’animal des Ac dirigés contre les Ag mineurs : il a été infecté par le
virus sauvage.
 Si on ne trouve que des Ac dirigés contre les Ag majeurs alors l’animal a été vacciné.

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La connaissance de la structure et des propriétés virales a permis de mettre au point
trois sortes de vaccins :

 Vaccins inactivés (pas de réversion possible) : les souches virales sont détruites par
chauffage, rayonnement ionisant ou rayons UV. Le virus perd alors sa capacité à se
multiplier.
- Classiques : Pour la Rhinopneumonie équine et l’IBR.
- Délétés : Pour la maladie d’Aujeszky et l’IBR. On enlève les Ag mineurs et/ou
le gène de la TK.

 Vaccins vivants atténués (possible réversion de l’atténuation : à éviter si possible):


Ils contiennent des virus qui peuvent encore se multiplier mais de façon très lente.
- Classiques : Ce sont des souches que l’on a trouvé spontanément atténuées à
multiplication lente. C’est le cas pour Aujeszky, Marek, la rhinotrachéite
féline, et la Laryngotrachéite des oiseaux.
- Délétés : Dans ce cas là, la souche virale est virulente mais on manipule le
génome au laboratoire et on enlève les gènes pour les Ag mineurs et le gène
de la TK. C’est le cas pour Aujeszky.

 Vaccins sous-unité : on a juste les glycoprotéines de surface avec les antigènes


immunogènes qui sont adjuvées et utilisées pour la vaccination (Aujeszky et IBR).

A BIEN RETENIR :
- Les différentes protéines des virus : thymidine kinase, protéines majeures et
mineures.
- Les différents types de vaccins.
- Le diagnostic des herpesviroses s'effectue essentiellement par des méthodes
expérimentales (diagnostic clinique jamais certain) : sérologie où on met en évidence
l’Ag par immunofluorescence ; ou détection du génome viral.
- Le contrôle (prévention) des herpesviroses est difficile, néanmoins l'utilisation de
vaccins permet de protéger l’animal sain = base de la prophylaxie anti-herpesviroses
en médecine vétérinaire.

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CE DOCUMENT A ETE OFFERT PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

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LES ADENOVIRIDAE
I- Présentation des Adénovirus
A) Généralités
B) Importance
C) Systématique

II- Etude des Adenoviridae


A) Morphologie générale
B) Action des agents physico-chimiques
C) La réplication du virus

III- Propriétés biologiques des virus


A) Pouvoir pathogène expérimental
B) Pouvoir pathogène naturel, in vivo
C) Physiopathologie
D) Le diagnostic
1) Clinique
2) Expérimental
E) Traitement et prévention

" Vous vous rendez compte du nombre d'études que j'ai fait ?
6 ans d'école + 1 an de master + 3 ans de doctorat + une habilitation à diriger des
recherches 3 ans
[...] c'est démoralisant [...] tout ça pour dire que quand on veut enseigner c'est qu'on aime
ça. "
Kodjo <3

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I- Présentation des Adénovirus
A) Généralités
Les Adénovirus constituent la troisième famille de virus d’importance vétérinaire. Ce
sont des virus cosmopolites qui infectent de nombreuses espèces de Mammifères et
d’Oiseaux.

"On les trouve partout partout partout [...]


Ils sont caractérisés par :
même en Islande il y a des Adénovirus"
- ADN double brin
- capside icosaédrique (= cubique)
- absence d’enveloppe, ce sont donc des virus nus.
- tropisme prononcé pour les tissus lymphoïdes et les glandes (principalement les
amygdales) ; cette affinité est à l'origine de leur nom (adénos = relatif à la glande en
grec). Ils ont également une bonne affinité pour les tissus pulmonaire et digestif.

Remarque : si une maladie virale est à l'origine de troubles digestifs, il y a de fortes chances qu'il
s'agisse d'un virus nu.

Les Adénovirus sont en général bénins, mais la gravité peut être variable. Ils
concernent de très nombreuses espèces de mammifères et d’oiseaux. Certains sérotypes
chez les rongeurs de laboratoire possèdent un pouvoir oncogène.
Certains virus possèdent un pouvoir transformant in vivo. On peut ainsi les utiliser
comme vecteurs dans le domaine du génie génétique.

B) Importance
Les Adénovirus sont d’abord importants par leur répartition géographique : ils sont
cosmopolites, on les retrouve partout.

Ils ont également une importance médicale :


- Ces virus permettent l'étude des mécanismes d'oncogénicité et de transformation :
ils sont capables de produire des protéines qui bloquent les protéines naturelles de
l'hôte empêchant la mise en place de cancer (inhibition de la mitose)
- L'un d'entre eux est responsable de l'hépatite de Rubarth, une maladie très
importante du chien, due à un désordre immunitaire entraîné par le passage du virus.
La formation d'immunocomplexes se traduit par des difficultés rénales associées à
une uvéite (les yeux du chien peuvent alors prendre une teinte bleue).
- Un autre est à l'origine de la maladie des «œufs mous» ou syndrome de chute de
ponte en élevage avicole. L'importance est à la fois économique et médicale : il s'agit

2/12
de virus nus extrêmement résistants, donc si l'on abat simplement toute la bande de
poule et que l'on change de bande, la maladie va se déclarer à nouveau...

C) Systématique

La famille des Adénovirus se divise en quatre genres :

Adénoviridae
(4 genres)

Mastadenovirus Aviadenovirus Atadenovirus Siadenovirus


masta : mamelles > avi : Oiseaux ata : forte teneur en A-T sia : affinité pour un
Mammifères > Maladie des œufs récepteur à l'acide
> Hépatite de Rubarth mous sialique
(CAV1 et CAV2)

II- Etude des Adenoviridae


A) Morphologie générale

Ce sont des virus nus, de petite taille (80-


110nm/120nm). Leur capside a une symétrie
icosaédrique, formée de sous unités appelées les
capsomères. Ces capsomères peuvent être des pentons
(aux pointes de la capside) ou des hexons (sur les
faces).

 Ag externes
Les pentons présentent en surface des fibres donc l’extrémité distale est une
protéine ronde hémagglutinante. Elles permettent au virus de se fixer aux érythrocytes et
d'entraîner ainsi une hémagglutination. Ces Ag ont un pouvoir immunogène fort et
protecteur : les Ac générés sont des Ac IHA neutralisants qui bloquent l'action
hémagglutinante du virus. Ces Ac neutralisants étaient utilisés pour soigner l'hépatite de
Rubarth lorsque la pression infectieuse était encore forte. Les pentons ont aussi une

3/12
fonction cytotoxique qui peut compliquer les analyses au laboratoire : ils entraînent la
destruction rapide du tapis cellulaire et la culture devient alors impossible.

Les fibres hémagglutinantes participent ainsi à la structure du virus, à la


reconnaissance, à l'hémagglutination. Ce sont des Ag externes qui définissent une spécificité
de type : il est par exemple possible de différencier CAV 1 et CAV 2.

 Ag internes

Les fibres sans hémagglutinines, sont spécifiques de l'espèce et constituent les Ag


internes. Leur spécificité est beaucoup moins fine que celle des Ag externes : ils ne
permettent pas de distingue par exemple CAV 1 de CAV 2. Ils sont également immunogènes,
mais ne conduisent pas aux même Ac neutralisants que les Ag externes. Les pentons ont
également un rôle antigénique.

 Protéines virales

L'ADN est double brin et linéaire.


La molécule d'ADN est composée à ses extrémités de séquences de nucléotides
inversés et répétés, les ITR (Inversed Terminal Repeat). Associées à la séquence TP (Protéine
de Transformation), ces séquences confèrent au génome viral la capacité de s’intégrer dans
le génome cellulaire et donc de générer une transformation cellulaire.
Les protéines ITR et TP interviennent ainsi dans la réplication du virus et dans les
réactions de transformation auxquels certains Adénovirus sont associés.

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B) Action des agents physico-chimiques
Etant des virus nus, les Adénovirus ont une bonne stabilité dans le milieu extérieur,
ils peuvent y survivre plusieurs semaines à température ambiante.
 même si l’hépatite de Rubarth a disparu en France, la pression vaccinale est maintenue : un
chien peut très vite la ramener de l'étranger et en mettre partout !
 le virus de la maladie des œufs mous peut survivre plus de 6 mois dans le milieu extérieur. Si l'on
réalise un vide sanitaire sans décontamination adéquate, le virus restera dans l'environnement
et contaminera la bande suivante.

Ils présentent une bonne stabilité aux pH acides et peuvent donc être responsables
de troubles entéritiques. Ils sont peu sensibles aux détergents lipidiques (car absence
d’enveloppe constituée de lipides).

Leur inactivation peut se faire avec du formol, des hypochlorites (eau de javel), des
ammoniums quaternaires (Vircon, TH5), ou de la soude caustique à 0,8% (à pH > 9, utilisée
notamment pour décontaminer les roues de véhicules).

C) La réplication du virus

Cycle de réplication des Adénovirus

La réplication des Adénovirus est typique des virus à ADN.

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1. Le virus reconnait des récepteurs de type CMH1 (Complexe Majeur
d’Histocompatibilité) et pénètre dans la cellule par un mécanisme de pinocytose. Les fibres
portées par les pentons ayant une activité toxique, la cellule peut être détruite.
2. Décapsidation
3. Migration du génome dans le noyau où va se dérouler le cycle cellulaire. Au
laboratoire, il est donc possible de mettre en évidence les traces du passage du virus dans la
cellule (ECP) : on voit des cellules en « chou fleur », gonflées et réfringentes.
4. Synthèses précoce et tardive, réplication. Parmi les protéines virales produites se
trouvent E1A et E1B. Dans la cellule saine, les protéines P53 et P105-RB contrecarrent les
mitoses anarchiques de la cellule. E1A et E1B neutralisent ces protéines et lèvent le contrôle
de la mitose : ces virus peuvent ainsi aller vers un processus de transformation et être
responsables de processus oncogènes.
5. La sortie du virus se fait généralement par lyse cellulaire.

III- Propriétés biologiques des virus

A) Pouvoir pathogène expérimental


Les Adénovirus peuvent être cultivés au laboratoire sur un grand nombre de supports
: sur œufs embryonnés pour les virus canins, et sur plusieurs systèmes cellulaires pour les
cultures in vitro.
Le virus est responsable de corps d’inclusion nucléaires éosinophiles avec peu ou pas
de lyse cellulaire. La membrane nucléaire se boursoufle en forme de ballon ou de chou-fleur
(en microscopie optique) [ cf CM 5-6 S5 ]. Le noyau devient réfringent.
A partir de l'ECP on peut diagnostiquer un Adenovirus, mais on ne peut pas être plus
précis quant au genre impliqué.

6/12
B) Pouvoir pathogène naturel, in vivo
Aviadenovirus

1) Les Aviadenovirus

Ce sont des virus qui touchent les oiseaux et qui sont


Fowl adenovirus A
responsables d’une atrophie des ovaires ou de l’oviducte. Cela
Fowl adenovirus B  E
entraine une chute de la ponte et des œufs à coquilles molles,
Goose adenovirus
voire pas de coquille du tout. C’est la maladie des « œufs
mous » ou l’EDS (Eggs Drop Syndrome). Cette maladie est
Autres :
responsable de grandes pertes économiques pour l'élevage. Il
Duck adenovirus B
existe un vaccin.
Pigeon adenovirus
Turkey adenovirus

2) Les Mastadenovirus
Mastadenovirus

Les Mastadenovirus touchent les Mammifères, dont


l'Homme.
Habituellement, ils sont responsables de nombreux Adenovirus C humain = espèce
syndromes entériques et respiratoires spontanément type
résolutifs (on n’a même pas besoin d’antibiotiques de Adenovirus humain B-F
couverture). Ce sont donc des viroses bénignes, sauf en cas Adenovirus bovins A,B,C
d'immunodépression. Adenovirus canins (CAV1 et
CAV2)
Adenovirus équin
Il existe deux types de CAV, CAV 1 et CAV 2. CAV 1, très Adenovirus murinA
virulent, est responsable de l'hépatite infectieuse de Rubarth. Adenovirus ovin A-B
CAV 2, moins pathogène, est responsable de laryngotrachéite Adenovirus porcin A-B-C
infectieuse, impliquée dans la toux du chenil. Comme ces deux Adenovirus de musaraigne
formes ont une antigénicité croisée, on utilise le virus le moins
pathogène CAV 2 pour vacciner contre l'hépatite de Rubarth. Autres :
NB : L’hépatite de Rubarth existe aussi chez le Renard, chez qui Adenovirus simiens
elle cause des encéphalites. Adenovirus de chèvre
Adénovirus d'écureuil
Remarque : Ils ont un pouvoir oncogène qui n’a été montré que
de façon expérimentale (sur des hamsters nouveaux nés).

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3) Atadenovirus Siadenovirus Atadenovirus
On s'en fiche :)
Ils ont un AT% élevé.
Ovine adenovirus D
Frog adenovirus Duck adenovirus A
Turkey adenovirus A Bovine adenovirus D
Opossum adenovirus
4) Siadénovirus
On s'en fiche :)
Les Siadénovirus ayant une activité sialidase très importante. La
Autres :
sialidase permet de rompre la liaison entre la fibre Bearded dragon adenovirus
hémagglutinante de la particule virale et l’acide sialique de la Bovine adenovirus E-F
membrane cellulaire (lors de la libération des virus). Cervive adenovirus
Cameleon adenovirus
Gecko adenovirus
Snake adenovirus
C) Physiopathologie (exemple du CAV 1)
Le virus suit un cycle fécal-oral ou urinaire-oral. La contamination se fait par voie
oro-nasale. Le virus se multiplie dans les amygdales puis dans les plaques de Peyer et enfin
dans les nœuds lymphatiques. Le virus passe ensuite dans le torrent sanguin, c'est le stade
de virémie première associée à de la fièvre. Il se propage par cette voie dans différents
organes. Il y a alors 3 évolutions possibles :

1. la réponse immune est bonne : les Ac sont présents en quantité suffisante et ont une
fonction de séroneutralisation efficace. Le virus est éliminé, la guérison est spontanée
(dans le sens clinique du terme).
2. la réponse immune est faible (chez les individus âgés, très jeunes…) : le virus cause une
nécrose assez intense des parenchymes et des endothéliums. Les symptômes sont variés
(cf schéma) * pétéchies : taches de sang sur de nombreux organes
Il s’agit alors de l'hépatite infectieuse canine qui présente deux formes :
 Une forme suraigüe chez les jeunes de moins de 2 semaines. Les symptômes vont
durer 2 jours et la mortalité est de presque 100%, car les chiots n’ont pas encore
de défenses immunitaires suffisantes.
 Une forme aigüe classique chez les animaux de plus de 2 semaines. Les
symptômes durent 4 jours et la mortalité est de 20 à 30%.
3. la réponse immune est intermédiaire avec une durée d'évolution de 2 à 5 semaines : la
quantité d'Ac synthétisés n'est pas suffisante ; ces Ac vont former des complexes immuns
dans le rein et/ou l'œil. On peut observer deux types de réactions d’hypersensibilité:
 une hypersensibilité de type III à l’origine d’une d’un œdème cornéen très
caractéristique chez le chien (« chien à l’œil bleu ») et d’une
glomérulonéphrite dans le rein.
 une hypersensibilité de type IV à l’origine d’une néphrite interstitielle dans le
rein.

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plaques de
Peyer

Contamination
oronasale
par le CAV1

24 - 36h
nœuds
lymphatiques

virémie

Poumons Rate Foie Rein Cerveau

1 2 3
réponse immune forte réponse immune faible réponse immune intermédiaire

élimination du virus nécrose des parenchymes endothéliaux complexes immuns

guérison hépatite infectieuse canine

fièvre suraigüe fièvre aigüe œil (HS III) rein (HS IV)
2 jours 4 jours uvéite glomérulonéphrite
jeunes < 2 semaines > 2 semaines iridocyclite, œil
100% létalité 10/30% de létalité bleu

apathie ascite abdominale


polydipsie tissu conjonctif ictérique et œdémateux
douleurs abdominales foie brun-jaune à nécrose centrolobulaire
diarrhées œdème et épaississement de la paroi de la
vomissements vésicule biliaire
congestion des muqueuses congestions et hémorragies disséminées
muqueuses ictériques (rate, NL, pancréas, thymus, rein,
pétéchies intestins)...
troubles de la coagulation ...

9/12
Les symptômes énumérés (sauf pétéchies et troubles de la coagulation) ne sont pas
pathognomoniques : ils peuvent aussi faire penser à la Parvovirose ou à la Leptospirose en
phase I. Le laboratoire devra venir étayer le diagnostic. L’hépatite de Rubarth va ainsi
toucher de multiples organes et pas que le foie, c’est une maladie protéiforme (qui a
plusieurs formes).

L’excrétion du virus s’observe en cas de réponse immune faible ou intermédiaire, sur


une période très longue (de 6 mois à 1 an) par les urines et ce même après la guérison
clinique. L’animal reste donc contagieux (même mort...). Il peut également être excrété dans
la salive et les fécès. Il est donc très important de vacciner les animaux.

D) Le diagnostic
Le diagnostic présente deux volets : un volet clinique et un volet expérimental.

1) Diagnostic clinique
L'hépatite de Rubarth est une maladie rare qu'on trouve principalement chez les
jeunes animaux (moins d'un an) non vaccinés dans certaines régions où circule le virus
(endémie). L'animal présente un état fébrile (à la différence de la leptospirose), une
congestion généralisée, un « œil bleu », une muqueuse œdémateuse et ictérique. C’est une
maladie septicémique.

2) Diagnostic expérimental
a) Diagnostic expérimental direct
C’est la technique que l’on va chercher à privilégier car il y a une forte excrétion du
virus.
1. La méthode de choix est la recherche sur culture cellulaire (à partir d'urine ou de
sang prélevé au bon moment, de jetages) de réaction de neutralisation des ECP par des Ac.
2. Il est également possible de détecter le virus par histologie lorsque l’animal est
mort : il s'agit de rechercher les corps d'inclusion en chou-fleur dans les organes (poumons,
reins). Cependant, cette méthode est très longue et cette observation ne permettra pas de
dire si l’Adénovirus est celui de l’Hépatite de Rubarth ou bien un autre Adénovirus.
3. La PCR est une méthode très sensible mais très couteuse. Elle permet de
différencier CAV 1 et CAV 2.

10/12
b) Diagnostic expérimental indirect
Le diagnostic indirect n'a d'intérêt que chez l'animal non vacciné (quasiment tous
nos animaux le sont) qui n'a pas été exposé aux Ag du virus d'un vaccin : un animal vacciné
aura forcément un test positif.
Une autre méthode consiste à réaliser une étude cinétique : en cas de suspicion
d'une infection par un Adénovirus, on réalisera deux prises de sang à 10-15 jours d'intervalle
afin de rechercher les Ac dirigés contre le virus. Il faut que la différence en taux d’anticorps
entre le sérum précoce et le sérum tardif soit de 3 à 4, ce qui voudrait dire que le titre en Ac
aura été multiplié par 4. Si le titre en Ac est suffisant la guérison est possible.

E) Traitement et prévention
L'hépatite de Rubarth a maintenant disparu de France. Les laboratoires ne fabriquent
donc plus de sérums à activité neutralisante, faute de marché. Il n'existe donc plus que des
mesures de prévention pour lutter contre cette maladie. On continue tout de même de
vacciner, car c'est un virus cosmopolite : nous ne sommes pas à l’abri de voir un animal
ramener le virus depuis l'étranger.
Les méthodes de prévention sanitaire sont les règles habituelles d’hygiène et de
gestion dans les élevages. Il faut se souvenir que les Adénovirus sont des virus nus et par
conséquent résistants dans l'environnement. Il faut donc isoler les animaux malades, mettre
en quarantaine ceux qui étaient à leur contact, nettoyer les bâtiments puis les désinfecter.

La prévention médicale est possible, il existe des vaccins contre certains adénovirus :
 Le vaccin contre l'hépatite de Rubarth (due à CAV 1) est un vaccin atténué à base de CAV
2 (type moins pathogène mais générant une immunité croisée). Il est souvent associé à
d'autres valences vaccinales, c'est à dire que le CAV 2 est souvent administré en même
temps que d'autres virus dans une même préparation (vaccin CHPL : Maladie de Carré
(vivant) + Hépatite (vivant) + Parvovirose (vivant) + Leptospirose (inactivé) ou vaccin CHP).
Son efficacité est prouvée, néanmoins il peut y avoir une interférence chez le chiot avec
les anticorps maternels qui vont neutraliser le virus atténué avant que le système
immunitaire du chiot n'ait fabriqué ses propres anticorps. La primo-vaccination peut se
faire vers 12 semaines, lorsque le titre en Ac maternels a diminué, mais il faut quand
même faire un rappel 3 à 4 semaines plus tard.

 Il existe aussi un vaccin contre la maladie des œufs mous. C’est un vaccin inactivé très
efficace.

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LES PARVOVIRIDAE

I. Présentation des Parvoviridae .......................................................................................... 2


A. Généralités ............................................................................................................................. 2
B. Importance............................................................................................................................. 2
C. Systématique ........................................................................................................................ 3
II. Etude des Parvovirus ............................................................................................................. 4
A. Morphologie générale ...................................................................................................... 4
B. Action des agents physiques et chimiques .............................................................. 5
C. Réplication du virus............................................................................................................ 5
III. Propriétés biologiques des virus .................................................................................. 7
A. Pouvoir pathogène naturel ............................................................................................ 7
B. Diagnostic............................................................................................................................. 10
C. Prévention ............................................................................................................................ 11

1/14
I. Présentation des Parvoviridae

A. Généralités

Les Parvovirus constituent une famille de virus importante en médecine canine et


féline. Elle est constituée de virus très petits ( "parvus" signifie "petit" en latin), mesurant
entre 20 et 30 nm.

Caractéristiques principales :

 leur génome est constitué d'un ADN simple brin, ce qui est un caractère inédit dans
le monde du vivant.
Remarque : Cette particularité pose un problème au moment de l'encapsidation : des
brins d'ADN du mauvais sens sont encapsidés, donnant alors naissance à des
particules défectives, c'est à dire incapables de poursuivre leur cycle de réplication.
Pour le poursuivre, ils ont besoin d'un virus "helper", c'est pourquoi on les qualifie de
dependovirus.
 ce sont des virus nus
 leur capside est à symétrie icosaédrique
 ils ont une spécificité zoologique relativement étroite (exemple : un parvovirus
humain n'affectera que l'homme, et jamais les animaux)
 ils sont difficiles à cultiver in vitro sur des systèmes traditionnels. On ne peut pas
utiliser de lignées cellulaires, il faut obligatoirement utiliser des explants primaires de
l'espèce qu'ils infectent naturellement.
 l'excrétion est importante dans les fécès

B. Importance

Chez l'Homme, les Parvovirus sont responsables d'infections bénignes, en général de


gastro-entérites passagères, souvent provoquées par le virus B19. Mais il y existe également
des maladies éruptives : l'Erythrovirus est responsable de la cinquième maladie éruptive de
l'enfant. Ces deux maladies sont très répandues mais spontanément résolutives.

En médecine vétérinaire, ces virus sont responsables de maladies leucopéniantes (=


affinité pour les cellules de la lignée blanche, entraînant une immunodépression profonde,
ce qui favorise l'apparition de surinfections), mais aussi de maladies digestives chez les
carnivores nouveau-nés. Par exemple, la gastro-entérite hémorragique du chiot, qui
provoque vomissements et diarrhée profuse, ou la panleucopénie féline (=typhus) laissant le
chat complètement immunodéprimé, septicémique, prostré .... = "chat pourrissant". Dans
les deux exemples la mortalité est importante, en particulier chez les sujets jeunes.

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Chez les oiseaux, les Parvovirus sont responsables de la maladie de Derszy, aussi
appelée Hépatonéphrite Ascite de l'Oison (jeune oie). La cavité abdominale est
abondamment remplie de liquide.

Enfin, ces virus sont associés à une maladie à évolution lente, conséquence d'un
désordre immunologique, avec par exemple la maladie aléoutienne du vison.

C. Systématique

La famille des Parvoviridae se divise en deux sous-familles : les Parvovirinae et les


Densovirinae, qui regroupent des Parvovirus un peu plus gros, autour de 30 nm, qui sont des
virus d'Invertébrés.

sF. Parvovirinae

ADMV like BPV like


Parvovirus Erythrovirus Dependovirus viruses viruses
(Aleutian Mink
Disease Virus)

Canine minute virus = CPV1


Adeno-­­associated virus 2
Feline panleukopenia virus (AAV-­­2)
(FPLV)
Adeno-­­associated virus1a6
Canine parvovirus = CPV2
B19 virus (B19V) (AAV-­­1 AAV-­­6)
Chicken parvovirus (ChPV)
Pig-­­tailed macaque Avian adeno-­­associated
Mink enteritis virus (MEV ) virus (AAAV)
parvovirus (PtPV)
Racoon parvovirus (RPV) Bovine adeno-­­associated
Rhesus macaque parvovirus
Feline parvovirus (FPV) (RhPV) virus (BAAV)
HB virus (HBPV) Simian parvovirus Canine adeno-­­associated
(cynomolgus) (SPV) virus (CAAV)
H-­­1 virus (H-­­1PV)
SIS (position incertaine) Equine adeno-­­associated
Kilham rat virus (KRV) (= Rat virus (EAAV)
virus) Chipmunk parvovirus (ChPV)
Ovine adeno-­­associated
Lapine parvovirus (LPV) Bovine parvovirus type 3 virus (OAAV)
LUIII virus (LUIIIV) Goose parvovirus (GPV)
Minute virus of mice (MVM Muscovy duck parvovirus
=Mice minute virus = MMV) (MDPV)
Mouse parvovirus 1 (MPV)
Porcine parvovirus (PPV)
RT parvovirus (RTPV)
Tumor virus X

3/14
II. Etude des Parvovirus

A. Morphologie générale

Ce sont de très petits virus, mesurant entre


20 et 25 nm. Dans une même population de
Parvovirus issus de culture en laboratoire,
certains peuvent avoir un corps creux (virus
défectifs avec un mauvais empaquetage), et
d'autres un corps plein (virus infectieux).

Dans les prélèvements cellulaires, ils ont


toujours une forme circulaire.

Ce sont des virus nus, extrêmement secs,


donc extrêmement résistants dans le milieu
extérieur.
Particules virales infectieuses (pleines) et défectives
(creuses) de Parvoviridae

Schéma et modélisation d'un


Parvovirus (« virus sec »)

A l'intérieur de la capside, le génome d'ADN simple brin code à la fois pour des
protéines non structurales NS1 et NS2 (= polymérases virales), et pour des protéines de
structure VP1 et VP2 qui s'assemblent pour former la capside :

 VP1 est un antigène interne, spécifique du groupe. Tous les Parvovirus du même
genre présentent le même VP1 ; c'est lui qui permet de déterminer s'il s'agit d'un
Parvovirus canin, félin, humain ... VP1 est une protéine de charpente, à fonction
matricielle (ancrage du génome) et structurale (structure rigide et ronde du virus).

4/14
 VP2 est un antigène de surface, spécifique du type : dans le cas de la parvovirose du
chien, VP2 permet de dire s'il s'agit du type 2a ou du type 2b. Cet antigène assure
une fonction matricielle et hémagglutinante. VP2 constitue un récepteur pour les
hématies, ce qui est à l'origine des maladies éruptives chez l'Homme. Dans le gène de
la VP2, seuls trois nucléotides permettent de différencier le Parvovirus du chien (CPV
: Canine Parvovirus) de celui du chat (FPV) ou du vison (MPV). Tous ces virus ont un
ancêtre commun ; l'électivité zoologique de ces virus est mal comprise.

B. Action des agents physiques et chimiques


Ce sont des virus nus, qui possèdent donc une excellente stabilité dans le milieu
extérieur. Ils sont thermostables (30 min à 60°C ne sont pas efficaces). La pasteurisation est
inefficace !

Ils sont également stables aux pH acides et sont par conséquent responsables de
troubles entériques. N'ayant pas d'enveloppe, ils résistent également aux détergents des
lipides. Ils ont par conséquent un cycle oral-fécal, ont une très grande contagiosité et sont
difficiles à inactiver.

Leur inactivation est cependant possible avec du formol à 0,2%, de l'hypochlorite à


1% ou de la soude caustique à 0,8% (pédiluves et rotoluves). Il est important d'éliminer la
matière organique entourant les virus avant d'utiliser ces substances. Les ammoniums
quaternaires ne sont pas toujours efficaces notamment à cause de l’empaquetage dans la
matière organique.

C. Réplication du virus
Au laboratoire, la culture des Parvovirus est une opération difficile : les seuls
systèmes permissifs utilisables sont les explants primaires de l'espèce naturellement
réceptive. Après reconnaissance de la cellule hôte, les étapes s'enchaînent :

1. Adhésion
2. Pénétration dans la cellule
3. Translocation nucléaire
4. Synthèse des protéines de réplication NS1 et NS2, réplication du génome viral
5. Synthèse tardive des protéines de structure VP1 et VP2, assemblage des
différents éléments
6. Accumulation des particules virales et sortie de la cellule par lyse cellulaire.
Ce mécanisme de lyse s'observe également in vivo dans les cellules entériques
; ces virus sont donc associés à des troubles dysentériques (destruction des
cellules et hémorragies associées aux diarrhées).

5/14
Il existe des particules dont le génome est empaqueté dans le mauvais sens (brin - au
lieu d'un brin +) : ce sont les particules défectives. Les Parvovirus ont un taux de réplication
extrêmement élevé, ce qui permet de compenser ces pertes : il peut y avoir jusqu'à 10 000
copies du virus par cellule !). La réplication est fulgurante, aussi la détection du virus par PCR
est très facile.

Certains d'entre eux vont dépendre d'un autre virus pour assurer la réplication,
souvent d'un adénovirus. Ces Parvovirus en quelque sorte parasites portent le nom de
dependovirus.

6/14
III. Propriétés biologiques des virus

A. Pouvoir pathogène naturel

Voici le spectre des espèces affectées (en rouge et souligné les plus graves, en vert
les plus fréquentes et les plus bénignes).

 Parvovirose des rongeurs de laboratoire : les symptômes sont relativement peu


graves (petites diarrhées passagères), mais les animaux de laboratoires doivent être
vendus EOPS (Exempts d'Organismes Pathogènes Spécifiés) aux chercheurs afin de ne
pas interférer avec les résultats des expériences, sinon il est impossible de les
vendre. Au vu sa résistance, on a beaucoup de mal à s'en défaire une fois le virus
présent !

 Parvovirose humaine : entérites spontanément résolutives et maladie éruptive de


l'enfant (virus B19), très fréquente

 Parvovirose bovine et parvovirose porcine : elles provoquent des troubles de la


reproduction (retour en chaleur retardé), des avortements (traversée de la barrière
placentaire et déformation du foetus), une mortinatalité et des momifications
foetales. Il est nécessaire d'établir un diagnostic différentiel : comment faire la
disjonction entre un avortement due à un Pestivirus (Flaviviridés à ARN) ou un
syndrome malformatif d'une parvovirose porcine ?

 Maladie de Derszy = Peste de l'oie=Influenza de l'oie=Hépatite de l'oie. Elle est


responsable de néphrite, d'hépatite ou d'ascite à l'origine de lésions hépatorénales et
cardiaque. En dehors d'une baisse de production (les oies ne grossissent pas), il est
difficile de se débarrasser du virus. Il existe aujourd'hui un vaccin.

 Parvoviroses des carnivores :


­ canine (gastro-entérite hémorragique du chiot)
­ féline = typhus du chat = panleucopénie féline
­ du vison = entérite du vison = maladie aléoutienne du vison

LA PARVOVIROSE CANINE :
Les chiots sont atteints par le CPV2a en majorité, ou par le CPV2b ; ces deux types de
virus peuvent induire le même type de lésions. Le virus suit un cycle oral-fécal. La période
d'incubation est courte (ne dépasse pas une semaine, 3-5jours).

7/14
Le virus franchit les ganglions entériques, puis migre dans les entérocytes où il
provoque la fusion puis la nécrose des villosités. Cette nécrose intestinale est à l'origine de
vomissements, de diarrhées profuses et hémorragiques. On constate également une
profonde atteinte de la lignée blanche (lymphopénie) ; l'animal ne sait pas se défendre
contre les infections secondaires. L'animal est dans une sorte de torpeur, se déplace
difficilement et a tendance à rester immobile. Il n'existe pour le moment pas de traitement
efficace : le traitement est symptomatique avec une réhydratation importante. Lors de
l'infection par le parvovirus canin chez un chiot non vacciné on observe 80 à 90% de
mortalité.

Du fait de la réplication, il existe un grand nombre de particules virales dans les


fécès. Il est possible de faire directement un test Elisa sur les matières fécales (avec une
goutte de fécès mis en suspension dans un test rapide de migration). On peut également
réaliser un test d'hémagglutination puisque certains Parvovirus possèdent des récepteurs
pour les érythrocytes.

Comme il y a une énorme quantité de virus dans les fécès (109 particules virales par
mg de matière fécale), c'est là qu'il faut intervenir en termes de prophylaxie sanitaire ! Il faut
évacuer les animaux malades (mise en quarantaine, mais ils vont toujours continuer à
excréter le virus...) et identifier tous les endroits où peut avoir été le virus. Un bon vide
sanitaire et une vaccination (même chez les adultes) sont essentiels pour rompre le cycle du
virus.

PARVOVIROSE gastroentérique
CANINE hémorragique
affecte principalement les chiots

contamination orale CPV2a ou CPV2b

ganglions

Entérocytes, Organes lymphoïdes incubation 3-5 j


109/mg de fécès
 fusion et nécrose des villosités intestinales,
lymphopénie

fièvre, vomissements, diarrhées profuses 3-4 j


et hémorragiques = lymphopénie

TRAITEMENT
SYMPTOMATIQUE
PREVENTION

Guérison Mort ELISA sur fécès


+ immunité isolement du virus
hémagglutination

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LA PARVOVIROSE FELINE :
On retrouve environ le même schéma chez le chat, avec quelques particularités. Un
passage transplacentaire est possible, entraînant l'atteinte des cellules de Purkinje, de la
rétine, du cervelet : les chatons peuvent naître aveugles ou ataxiques (s'ils ne sont pas tous
morts...).

"Parfois c'est drôle, enfin c'est touchant, vous savez c'est comme s'il avait bu"

La lymphopénie consécutive à l'infection est très prononcée : même s'il peut


récupérer de sa diarrhée, le chat infecté rentre dans un état de dépression profonde et est
extrêmement sensible aux surinfections etc. Il est prostré, immobile : même si le chat est
déshydraté et qu'on lui apporte de l'eau il est incapable de sortir sa langue pour laper l'eau...
La durée d'incubation et le traitement sont identiques. La mortalité est très élevée (80% des
chatons non vaccinés).

Il est possible d'utiliser des antiviraux extrêmement rapides pour tenter d'éviter la
mort : les interférons oméga.

Entérite infectieuse
PANLEUCO- Affecte principalement les jeunes
-PENIE FELINE félidés (chatons) <6mois
=TYPHUS (populations errantes)

contamination orale (fœtale)

ganglions cellule de Purkinje, rétine, nerf


optique, ataxie cérébelleuse

incubation 2-10 j
109/mg de fécès
Organes lymphoïdes, Epithélium des cryptes de Lieberkühn
 fusion et nécrose des villosités intestinales, lymphopénie

fièvre, très forte prostration, 3-4 j


vomissements, diarrhées (parfois
hémorragiques) + forte lymphopénie
TRAITEMENT
SYMPTOMATIQUE
PREVENTION

Guérison Mort ELISA sur fécès


+ immunité isolement du virus
hémagglutination
ME

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LA MALADIE ALEOUTIENNE DU VISON :

C'est une maladie à évolution lente due à un terrain génétique favorable (les furets
peuvent également contracter la maladie), conduisant à des troubles immuno-
pathologiques du fait de la persistance virale.

Le déficit de l'immunité cellulaire est associé à une plasmocytose (augmentation


pathologique du nombre de plasmocytes, identifiable par numération formule). On observe
également une hypergammaglobulinémie et une anémie. Plusieurs éléments participent à la
virulence :

­ la production d'anticorps anti-globules rouges qui conduit à une anémie non


régénérative
­ la production d'anticorps anti-nucléaire (dirigés contre les constituants nucléaires),
qui conduit à des périarthrites
­ la formation de complexes immuns, qui conduit à une glomérulonéphrite entraînant
l'insuffisance rénale à l'origine de la mort de l'animal.

Les visons ne sont pas vaccinés donc on peut identifier par test indirect la maladie (si
le titre en anticorps est élevé).

La maladie touche les individus de moins de 6 mois. La mortalité est très élevée, à
type gastro-entérique. La contagiosité est traçante. Là encore le traitement est
symptomatique (réhydratation parentérale).

Remarque : Cette maladie n'est pas si rare : on en trouve encore en France, mais les cas
sont tout de même peu nombreux, surtout depuis l'interdiction de l'utilisation des visons pour les
manteaux de fourrure.

B. Diagnostic

1. Diagnostic clinique

Les parvoviroses sont des maladies affectant le jeune de moins de 6 mois; les
animaux plus âgés sont en général protégés. Les symptômes sont de type gastroentérite
(diarrhée profuse et vomissements). La contagiosité est traçante : elle peut se propager au
sein d'une portée du jour au lendemain. Les parvoviroses ont un taux de mortalité élevé. Il
est possible de faire un diagnostic par l'odeur ("chat pourrissant"...). Normalement le
diagnostic clinique suffit, mais on peut avoir besoin de faire confirmer par le laboratoire
(pour un animal mal vacciné ou si la contamination est abondante ...).

10/14
2. Diagnostic expérimental
 le diagnostic direct est réalisé sur les fécès : on réalise un test ELISA (10 min) ou une
PCR (permet de connaitre le type), hémaglutination et inhibition de
l'hémagglutination IHA

 le diagnostic indirect est de peu d'intérêt sauf éventuellement chez le vison qui n'est
pas vacciné, ou pour déterminer le statut immunitaire de l’animal.

Remarque : chez les chiens âgés (2 ans) on pense plus à un problème digestif, l'abdomen
étant anormal à la palpation et la diarrhée étant moins significative (on a plutôt des
vomissements).

L'ANECDOTE DE KODJO
" [...] Jeune véto, je travaillais en clinique et j'avais mon propre chien, un chiot que j'avais
sauvé parce qu'on me l'avait déposé devant ma maison. Il était moche comme tout, je l'ai
appelé "Grenouille". Mais j'aimais beaucoup ma grenouille. Il avait plein de larves de
mouches, je l'ai bien soigné contre cette maladie et vacciné convenablement contre la
parvovirose.
Puis un jour j'ai reçu au cabinet des chiens qui avaient la parvovirose (sont morts).
Chaque fois que je rentrais chez moi je me décontaminais soigneusement. Trois semaines
après, voilà mon Frog qui se met à vomir. Mais il était vacciné. J'ai opéré ce chien qui
semblait avoir une occlusion intestinale (ventre douloureux à la palpation). Je vous raconte
cette histoire là non pas pour que vous vous attachiez à Frog, que j'ai moi même tué, mais
pour vous parler de l'extrême résistance du virus... Il léchait les roues de ma voiture, et je
pense que c'est là qu'il a attrapé le virus, même vacciné."

C. Prévention

1. Mesures sanitaires

Les Parvovirus étant des virus nus, ils sont très résistants dans le milieu extérieur. La
meilleure façon de les détruire est d'utiliser de l'eau de Javel après avoir tout nettoyé avec
un détergent, afin de libérer les particules virales.

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2. Mesures médicales

Il existe des vaccins inactivés ou atténués très efficaces pour le chien, le chat et la
maladie de Derszy. Il existe un vaccin inactivé contre la Parvovirose du porc.

Actuellement, 90% des chiens et des chats sont vaccinés. Les mères possèdent donc
des anticorps qu'elles transmettent par le colostrum à leurs petits. Cette protection n'est
cependant efficace que pendant 8 semaines : passé ce délai, les anticorps maternels ne
protègent plus le petit mais peuvent encore neutraliser les vaccins ! Ce phénomène
d'interférence immunitaire est à bien prendre en compte, dans le cas du chiot :

- Si la vaccination a lieu avant 8 semaines, le vaccin est inefficace car assurément


complexé, ce qui provoque en parallèle une baisse de l'immunité générale par
"gaspillage" des anticorps maternels
- Si la vaccination a lieu entre 8 et 12 semaines, on est en plein "trou immunitaire" :
cette période de la vie correspond à un moment où il n'y a pas assez d'anticorps
pour protéger le jeune mais assez pour interférer avec le vaccin. Si l'on veut quand
même vacciner, on utilise un vaccin surdosé avec un rappel obligatoire à 12
semaines.
- Au delà de 12 semaines, il n'y a plus d'Ac maternels, on peut donc vacciner. Avant,
le titre est suffisamment élevé pour neutraliser les effets du vaccin !

 Le graphique suivant est très important, il faut "se le mettre en tête, et de façon solide, et
de façon définitive, et de façon répétée, car c'est ce qui vous sauvera de la parvovirose !" :

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Dans les zones à risque (chenils de revente, concours, rassemblements divers...) ou
dans les zones d'endémie, on préconise une vaccination répétée à forte dose des chiots et
chatons tous les 7-10 jours jusqu'à l'âge de 12 semaines, sans oublier de vacciner les adultes
qui peuvent excréter le virus.

Il faut donc à l'apparition de cas revacciner TOUT LE MONDE, même les vieux chiens, afin de
réduire le taux d'excrétion dans le milieu extérieur et donc de moins exposer les chiots.

Remarque : Pour les chiots de mère non vaccinée, on conseille parfois deux injections avant
3 mois.

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CE DOCUMENT A ETE OFFERT PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

CE DOCUMENT A ETE OFFERT PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM


:

LES ORTHOMYXOVIRIDAE

I- Présentation des Orthomyxovirus ......................................................................... 2


A) Généralités ............................................................................................................................. 2
B) Historique (culture générale) ........................................................................................ 3
C) Taxonomie.............................................................................................................................. 3
D) Importance............................................................................................................................. 4
II- Étude des Orthomyxoviridae..................................................................................... 6
A) Morphologie générale ...................................................................................................... 6
B) Composition chimique ...................................................................................................... 7
C) Structure finale .................................................................................................................. 10
D) Action des agents physico-chimiques ...................................................................... 11
III- Propriétés biologiques des virus ....................................................................... 12
A) Fonction des différentes protéines virales............................................................. 12
B) Variabilité des Influenzas .............................................................................................. 12
C) Culture du virus au laboratoire................................................................................... 16
D) Le cycle de réplication ..................................................................................................... 16
E) Physiopathogénie ............................................................................................................. 18
F) Réponse de l’hôte à l’infection ................................................................................... 21
IV- Conséquences et applications ............................................................................ 22
A) Conséquences systématiques ...................................................................................... 22
B) La nomenclature................................................................................................................ 23
C) Épidémiologie ..................................................................................................................... 24
D) Le diagnostic ....................................................................................................................... 28
E) Traitement ........................................................................................................................... 30
F) Prophylaxie .......................................................................................................................... 30

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I- Présentation des Orthomyxovirus
Les Orthomyxovirus font partie des virus les mieux connus à l'heure actuelle.

A) Généralités

Côté éthymologie :
‐ Orthos = droit, correct : ce sont les premiers virus avec cette caractéristique
identifiés, ce sont donc les "vrais" virus des grippes, par opposition aux
Paramyxovirus.
‐ Myxa = mucus : ces virus ont une affinité pour les mucoprotéines.
‐ On les qualifie aussi d’Influenza virus car les anciens pensaient que les épidémies
étaient sous influence astrale. En réalité les épidémies sont saisonnières.

Ce sont des virus ayant comme caractéristiques :


 Un ARN simple brin (ARN -), fragmenté en 7 ou 8 morceaux.
 La capside a une symétrie hélicoïdale. Elle apparait enroulée un peu comme une bobine
autour du génome.
 Le virus est enveloppé et hérissé de spicules en surface, ce sont des glycoprotéines : on
parle de virus spiculé.
 Certaines glycoprotéines ont une affinité particulière pour les mucoprotéines (présentes
dans le mucus) via les acides sialiques qui les composent. Les Orthomyxovirus sont ainsi des
virus de l'arbre respiratoire. Ils sont responsables chez l’homme et chez certains animaux, en
particulier les porcs, les chevaux et les oiseaux, d’affections graves, inoculables et très
contagieuses désignées sous le terme générique de grippes, affections localisées au niveau
de l'arbre respiratoire. Les chiens et chats n’ont jamais de grippe.

Attention ! Dans le cas des Oiseaux, l'infection est généralisée car les récepteurs à acide sialique
sont présents partout ! La maladie et septicémique : tous les organes sont atteints (infection
pantrope). On parle ainsi de Peste aviaire ou d'Influenza aviaire.

2/32
B) Historique (culture générale)

‐ En 412 avant J-C, Hippocrate est le premier à mentionner des cas de grippes, dans son VIème
livre des épidémies.

‐ En 1852, Thomson écrit un recueil sur les épidémies anglaises s’étant produites entre 1510 et
1839. Celle de 1743 voit apparaitre le terme influenza.

‐ En 1918, la grippe espagnole est responsable de plus de 20 millions de morts.

‐ Koen s’intéresse aux grippes animales : il réalise les premières observations documentées des
grippes animales, notamment sur la Hog flu, une influenza à type cholérique que l'on trouve
chez le porc.

‐ En 1930, Shope isole le premier Orthomyxovirus de type A chez le porc, appelé virus de Shope
(type A : parce que c'est le premier identifié... originalité : 0)

‐ En 1933, Smith découvre et isole le 1er Orthomyxovirus humain, après l’avoir étudié sur le
furet. L’amplification permet d’étudier la physiopathogénie de ce virus. Le type A correspond
également au premier décrit.

‐ Entre 1940 et 1949, c'est la grande ruée vers la connaissance en épidémiologie. Francis et
Magill ont découvert des virus un peu comme celui de Shope, regroupés en un type B; Taylor
est quant à lui à l'origine du type C.

C) Taxonomie

Orthomyxoviridae
(5 genres)

Influenzavirus A Influenzavirus B Influenzavirus C Thogotovirus Isavirus


(ex type A) (ex type B) (ex type C) tiques et quelques poissons
Homme et animal vertébrés téléostéens
Homme Homme
(anémie infectieuse
principalement principalement
des Salmonidés)

Remarques NOQ: Les 2 derniers genres ne nous intéressent pas. On trouve quelques types
B et C chez les bovins et rarement chez les chiens.

3/32
Reste de remarque : Autrefois, on pensait que les Orthomyxovirus de type B et C ne touchaient que
l'Homme. On en découvre de plus en plus chez certains animaux. Ainsi le chien pourrait servir de réservoir pour
le type C de l’Homme. Cela dit pas de panique : le type C est une forme mineure spontanément résolutive.

D) Importance
1. Importance médicale

Les Orthomyxovirus de type A ont représenté un péril majeur en santé humaine,


responsables de nombreuses pandémies :
‐ 1918-1919 : grippe espagnole
‐ 1927 / 1929 / 1931
‐ 1946-1947 : grippe "italienne" (a pris naissance en Italie puis extension mondiale)
‐ 1956-1957 : grippe "asiatique" (a pris naissance en Asie, puis extension mondiale)
‐ 1968-1969 : grippe "de Hong Kong" (... puis extension mondiale)
‐ 1976-1977

Depuis les années 70 on observe comme une espèce de silence. De façon


approximative, les pandémies de grippe se suivent de 10 ans. On a attendu
une épidémie pour 1986, mais rien n'est venu ; le monde est en alerte de la
prochaine pandémie...

épidémie : infection qui se propage chez l’Homme sur un continent au plus.


pandémie : épidémie qui se propage sur plusieurs continents.
épizootie : équivalent d’une épidémie, mais pour les animaux.
panzootie : équivalent d’une pandémie, mais pour les animaux.

 Chez les animaux, on connait deux panzooties équines :


- en 1956 de Prague jusqu’aux Etats- Unis
- en 1963 de Miami /à la Kodjo : Mayamay ♫/ jusqu’en Chine en passant par l’Europe
(extension mondiale).

 Les pestes aviaires peuvent aussi prendre la forme d’épizooties et représentent un péril
économique majeur pour l’élevage avicole (grosses pertes voire éradication complète).
Quand un influenza A infecte un poulailler, en 2-3h on n’entend plus de bruit dans le
poulailler, et en 2-3jours, tous les animaux sont morts...

4/32
 L'espèce porcine a également été concernée avec la grippe mexicaine. La pandémie de
grippe porcine a été renommée grippe mexicaine car les gens ne voulaient plus manger de
porc, puis de nouveau elle a été renommée pour devenir la grippe H1N1 car les gens ne
voulaient plus aller à Mexico.

2. Importance économique

En élevage, ces virus peuvent entrainer de lourdes pertes. En élevages porcin et de


volailles, les animaux morts des suites de la maladie ne peuvent pas être vendus, et les
animaux malades doivent être abattus et le travail des éleveurs est perdu.

Pendant les panzooties équines, il n’y avait plus de chevaux qui participaient aux
courses (chez le cheval, la grippe se traduit par une broncho pneumopathie souvent
cardiaque et donc potentiellement mortelle) ; les paris étaient donc suspendus, générant
de très lourdes pertes économiques.
"paraît qu'il y a des gens qui peuvent gagner 8 millions d'euros au PMU ... le prix de ... comment ça
s'appelle, le Prix de Vincennes, ce truc là, c'est fou"

En humaine, ces maladies entrainent de nombreux soins et frais médicaux. Et quand


une pandémie a lieu, les gens ne veulent plus sortir de chez eux pour aller au travail, les
structures de production sont désorganisées (absences), les bus ne circulent plus, on ne
fabrique plus de vaccins, les élèves ne viennent plus en amphi par peur d'être contaminés
pour peu qu'ils ne le soient pas eux même...

3. Importance en santé publique

Aujourd'hui on sait que la plupart des pandémies humaines ont eu pour origine des
souches animales. On redoute ainsi les zooanthroponoses (= maladie ou infection qui se
transmet naturellement de l'homme aux animaux vertébrés). Les Orthomyxovirus causent
également des anthropozoonoses (= maladie ou infection qui se transmet naturellement des
animaux vertébrés a l'homme).

5/32
4. Importance pour la virologie fondamentale

La connaissance du virus permet d'adapter son traitement ou les éléments de


prévention.
Ces virus sont associés à des variations antigéniques et génétiques perpétuelles. De
plus, ils ont un intérêt dans l’étude de la synergie bactéries-virus car ces synergies peuvent
engendrer des infections secondaires (Ce sont ces infections secondaires qui ont fait le plus
de dégâts lors le la grippe espagnole).
Mais alors, pourquoi la grippe espagnole a fait tant de morts ?
Le monde venait de sortir de la guerre, les antibiotiques n'existaient pas encore, la
nourriture n'était pas géniale... Associé à des surinfections bactériennes et à une population
immunodéprimée le virus a été dévastateur.

II- Étude des Orthomyxoviridae


A) Morphologie générale

Ces virus sont de petite taille : entre 80 et 120 nm de diamètre. Ce sont des
particules sphériques en culture. Dans un prélèvement biologique où le virus essaye
d'échapper à la réponse immunitaire de l’hôte, on peut observer des formes longues
filamenteuses, de l’ordre du μm (à différencier des Filoviridae).

Forme longue

Forme sphérique

Morphologie du virion (particules virales sphériques – forme longue)

6/32
B) Composition chimique

Lipides 18 - 27% Enveloppe virale = virus fragile


Carbohydrates (Glucides) 5-7% Associés aux protéines de surface
associées au complexe de l’ARNpol PB1,
PB2, PA, NP
Protéines 70% matricielles M1 et M2
non structurales NS1, NS2
de surface HA, NA
Acides nucléiques <1% ARN - monobrin en 7 ou 8 segments

 18 a 27 % de lipides : ce sont les constituants majeurs de l’enveloppe virale. L'enveloppe est


d'origine cellulaire. Celle-ci est acquise par bourgeonnement de la membrane cytoplasmique
de la cellule qui a donné naissance au virus. Ces virus sont donc fragiles (que l’on peut
inactiver avec du savon), et le virus possède certains Ag de la cellule, et ce faisant peut
échapper à la RI.

 <1 % d’acide nucléique : le génome est constitué de 7 ou 8 segments d’ARN monobrin


linéaire négatif. Les Orthomyxovirus de type A et B possèdent 8 segments d’ARN linéaire de
900 à 2350 nucléotides, alors que le type C possède 7 segments. Le génome code pour une
transcriptase qui permet la conversion en ARN+ de l'ARN-.
- Les trois plus gros segments codent les complexes d'ARNPol ; trois protéines sont
synthétisées : PB1, PB2, PBA).
- Les trois segments intermédiaires codent pour la synthèse des glycoprotéines de surface
(hémagglutinines HA, neuraminidases NA) et des nucléoprotéines (NP associées au
génome).
- Le ou les deux derniers fragments, les plus petits, codent pour les protéines matricielles ;
il en existe deux types : M1 et M2. Le type C n'en possède qu'une seule ("probablement
M1").

L’ARN linéaire des Orthomyxovirus est négatif mais la durée du cycle de réplication
assez courte. Il est donc très contagieux !

 5 a 7 % de glucides (carbohydrates) : ils sont à la surface, associés aux protéines. Ils


forment les glycoprotéines, ou spicules de surface.

 70 % de protéines :
- Les protéines matricielles donnent la charpente du virus. Elles sont sous une seule
forme M1 pour les virus de type C. Elles sont sous deux formes M1 et M2 pour les
virus de type A et B. Ces protéines matricielles sont abondantes et forment la couche
interne de l’enveloppe du virus.
- Les protéines non structurales, NS1 et NS2. Elles ne s’expriment que dans les
cellules infectées, où le virus est en cours de réplication, donc si elles sont mises en

7/32
évidence au laboratoire, cela signifie que les cellules sont infectées. Ces protéines ont
donc un rôle important de témoin de l’infection virale. Cependant si le virus est "en
silence" on ne pourra pas les identifier.
- Les protéines associées au complexe de l’ARNpol qui sont PB1, PB2, PA et NP.
- Les protéines de surface : l’essentiel de ces protéines est associé aux carbohydrates
pour former les glycoprotéines de surface réparties en 2 types (hémagglutinines HA
et neuraminidases NA).

Schéma de l'électrophorèse des virus à 7 ou 8 segments et protéines correspondantes

L’hémagglutinine (HA) est la glycoprotéine de surface majeure, premièrement car


c'est la plus abondante : il y a 4 à 5 HA pour 1 NA. L’hémagglutinine est codée par un gène
situé sur le 4eme segment d’ARN, qui donne un monomère unique de 550 acides aminés. Puis
L’hémagglutinine subit une trimérisation (avec 2 HA2 et 1 HA1), et s’ancre dans
l’enveloppe. La protéine finale est donc constituée :
- d’une partie interne, rigide, repliée en hélice α (2 molécules de HA2, de 220 acides
aminés chacune).
- d’une partie externe, repliée en feuillet β (1 molécule de HA1, de 330 acides
aminés).
A l’extrémité distale de HA1 (en région externe), une suite de protéines définit, selon
les combinaisons, des motifs antigéniques spécifiques des types viraux. Par exemple, pour
les virus de type A, il existe 16 sous types d’hémagglutinines (H1 à H16). Les motifs
antigéniques jouent aussi un rôle dans la reconnaissance des mucoprotéines cellulaires. La
fixation des hémagglutinines se fait au niveau des acides sialiques portés par les
mucoprotéines.
L’hémagglutinine porte la fonction immunogène (glycoprotéine majeure).

8/32
Hémagglutinine

La neuraminidase est une protéine de l'enveloppe moins abondante que


l’hémagglutinine (1/4-5). La molécule se présente sous la forme d'un pied ancré dans
l'enveloppe avec une tête globulaire. La tête, tétramérique possède :
‐ un site catalytique à activité sialidase conservée (tous les Orthomyxovirus possèdent
cette activité)
‐ des chaînes ou motifs antigéniques variables. Il existe 9 sous-types (N1N9).
Sans la neuraminidase, le virus ne peut pas se libérer de la cellule qui lui a donné naissance,
car la fonction sialidase permet de rompre la liaison hémagglutinine – acide sialique.
En ce qui concerne les propriétés immunologiques, la neuraminidase est une
protéine mineure. Elle n’a pas de fonction hémagglutinante.

Neuraminidase

9/32
Chaque virus est caractérisé par l’association d’un type d'hémagglutinine (entre H1 et
H16) et d’un type de neuraminidase (entre N1 et N9). Cette association donne son nom au
virus (Exemple : virus H1N1).

C) Structure finale

Orthomyxovirus : modèle de l'Influenza de type A

L'ESSENTIEL
 Dans la nucléocapside hélicoïdale : ARN- et protéines PB1, PB2 et PA associées au complexe
de l’ARNpol (rôle dans la duplication du virus)
 Autour de la capside : protéines matricielles M (rôle structural : donnent la forme ronde au
virus)
 Autour, dans l’enveloppe : glycoprotéines de surface (=spicules) : 4-5HA pour 1 NA
‐ L'hémagglutinine (HA) : majeure à fort rôle immunogène (Ac neutralisants) ; 16 sous
types
‐ La neuraminidase (NA) : mineure, permettant la libération du virus ; 9 sous types

10/32
D) Action des agents physico-chimiques
Les Orthomyxoviridae sont stables à basse température. Cela explique que la
majorité des infections aient lieu en hiver, où les températures sont basses et les individus
regroupés dans des espaces confinés.
‐ à 4°C, le virus garde son infectiosité pendant 1 semaine.
‐ à 4°C mélangé avec de la matière organique (en complexe poussière-eau) le virus
peut conserver son infectiosité 2 semaines voire plusieurs mois. La contamination se
fait majoritairement par aérosol.

Dans l’azote liquide ou par lyophilisation (congélation puis dessiccation), le virus peut
se conserver plusieurs années.

Ce sont des virus thermolabiles (inactivés en 30 min à 56°C, = procédé de


pasteurisation).
Ils sont également sensibles aux radiations (UV, Rayons X).
Les Orthomyxovirus sont sensibles aux agents chimiques suivants :
‐ les détergents des lipides (éther (plus utilisé), chloroforme (plus utilisé car
hépatotoxique), détergents et savons
‐ pH acides et basiques. Les virus sont stables pour des pH compris entre 5 et 7, ils ne
pourront donc pas survivre à un cycle oral-fécal. La soude est efficace contre ces virus.
‐ Ils sont sensibles au phénol, au formol et β- propiolactone, aux sels de métaux lourds,
aux vapeurs d’iode (désinfection de poulailler) ainsi qu’au propylène glycol.

"Sur le prof de méd prév : Il est parmi les tous premiers à avoir mis au point le vaccin
par Canarypox contre la rage. Donc c'est pas un petit bonhomme."

"En deuxième année je venais jamais en cours. En première année j'ai vétéré pour l'anatomie
- ce fut ma seule vétérance -, en troisième année je suis tombée amoureux donc je venais pas
en cours non plus, mais j'ai réussi mon année. Puis je suis allé en cours. Mais j'ai pas
beaucoup plus travaillé qu'en deuxième année... En deuxième année j'étais une loque au
moment des examens... Là j'allais en cours et quand je rentrais le soir je faisais des petites
fiches ... "

L'ESSENTIEL
 Les Orthomyxoviridae ou Influenzavirus sont des virus enveloppés donc fragiles dans le milieu
extérieur. Cette notion reste relative car ils peuvent résister longtemps (4semaines) s'ils sont
protégés par de la matière organique et par le froid.
 Ils sont sensibles aux désinfectants usuels
 Ce sont des virus à génome fragmenté : 7 ou 8 segments. Plus il y a de segments, plus le virus
est virulent.
 Ce sont des virus composés majoritairement de protéines organisées en spicules de surface :
les hémagglutinines, majoritaires et les neuraminidases, minoritaires. Ces deux types de
protéines sont essentiels aux fonctions et propriétés biologiques de ces virus.

11/32
III- Propriétés biologiques des virus
A) Fonction des différentes protéines virales

Nature de la
Origine (codée par) Fonctions biologiques Fonctions antigéniques
protéine
Réplication du virus
Ag de type (Influenza A, B ou
PA, PB1, PB2 et 3 premiers fragments de PA > réplication (fabrication
C)
NP l’ARN ARN+ à partir de ARN-)
(mis en évidence par
(prot. internes) + fragment 5 (protéine NP) PB1, PB2 > initiation,
fixation du complément FC)
élongation
Ag de type
M (M1 et/ou (FC, précipitation,
Matrice, charpente
M2) immunodiffusion en gélose)
Fragment 7 Assemblage et maturation
(prot. Cible thérapeutique :
M2 absente chez le type C
matricielles) sensibilité à l’amantadine et à
la rimantadine
Reconnaissance des
mucoprotéines cellulaires
(certains acides sialiques)
Fusion avec l’enveloppe Ag majeur de surface
cellulaire 16 sous-types (H1 a H16)
►Au labo : Hémagglutination
HA Fragment 4 et Hémadsorption Génère des Ac neutralisants =
Rmq : Ce sont des protection efficace
fonctions biologiques Supporte des variations en
IN VITRO ! surface
Quand on a la grippe, le sang
ne coagule pas dans
l'organisme…
Ag mineur de surface
(sous-type N1 à N9)
Pas de fonction protectrice
Clivage de la liaison alpha connue ; cet Ag peut être
glycosidique entre HA et enlevé dans les vaccins : rôle
NA Fragment 6 l’acide sialique de la cellule de marqueur
hôte (indispensable pour le Les Ac inhibant la
bourgeonnement) neuraminidase ont une
fonction protectrice
Subit des variations au cours
du temps

Remarque : L’amantadine bloque les protéines matricielles dans la cellule hôte et empêche le
bourgeonnement des particules virales. La rimantadine crée des pores dans la matrice au moment de sa
formation, ce qui provoque la destruction du virion. La sensibilité à ces molécules est importante pour la
thérapeutique.

B) Variabilité des Influenzas


Cette variabilité affecte les antigènes de surface HA et NA. Elle peut être mise en
évidence grâce à des méthodes immunologiques : inhibition de l’hémagglutination (IHA) ou
inhibition de la fonction biologique des neuraminidases (INA).

12/32
Ces observations peuvent également être confirmées par des méthodes moléculaires
via le séquençage des acides aminés ou celui de l’ADN complémentaire (à partir du fragment
6 ou 7 selon Na et Ha).

Deux phénomènes majeurs sont inféodés aux influenzas :


 le glissement (ou dérive) génétique (surtout pour le type A et un peu pour le type B) : le
virus n'est pas reconnu complètement. Ce phénomène repose sur une variation
progressive des Ag (HA ou NA).
"Imaginons dans une population des étudiants de deuxième année présents en cours
aujourd'hui : Florine et Baktiste ; il existe un virus X qui circule dans la population. Le virus
est répliqué chez Florine, Justine, Mélodie, Nicolas ... Chaque fois qu'il se réplique il fait de
toutes petites fautes. Il est reconnu chez Florine au titre de 1/1000, mais quand j'arrive
chez Baktiste, je reconnais le virus avec un titre relativement faible 1/250. Le titre qui a
chuté traduit une petite variation au niveau de cet antigène là : c'est la dérive génétique."

 le saut génétique (ou cassure antigénique) (seulement pour le type A) : le virus n'est pas
du tout reconnu au laboratoire. Ce phénomène correspond à un virus neuf, par
réassociation de plusieurs orthomyxovirus.
"Dans l'autre situation, je trouve le virus chez Florine. C'est un virus épidémique donc il n'y
a pas de raison que je ne le retrouve pas chez Marie ! Mais quand je regarde chez Marie,
je trouve rien, zéro. L'anticorps que je possède au labo a perdu toute reconnaissance du
virus : c'est un saut antigénique."

1. Le mécanisme de la dérive génétique

Exemple du virus H2N2, type habituellement circulant :

Mécanisme de glissement antigénique

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"On imagine que le virus mute chez Florine avant d'infecter d'autres personnes, en
commettant encore de petites erreurs dans l'activité de l'ARN pol. Ces erreurs ne sont pas
corrigées, et quelques acides aminés sont modifiés. Normalement, notre système
immunitaire contrôle ces mutations, mais certains mutants peuvent échapper à ce contrôle !
Arrivé chez Baktiste, un Ag (H2) est modifié légèrement (de bleu il passe à rouge sur le
schéma)."
Ces variations progressives concernent surtout le type A. Le type C est très stable : il y
a eu seulement deux substitutions en plus de 20 ans. Pour le type B le taux de mutation
monte à 1 - 2.10-3 nucléotides/site/an. Le type A possède un taux encore plus élevé : 4 à
6.10-3 nucléotides/site/an.
La dérive génétique touche tous les gènes. Elle est plus lente pour la NA que pour la
HA, et plus marquée pour les virus humains que pour les virus animaux.
Les virus des animaux étant beaucoup plus stables, les vaccins n’ont pas besoin d’être
modifiés chaque année, contrairement à celui pour la grippe humaine !

2. Le mécanisme du saut antigénique

Le saut ou cassure génétique peut avoir deux causes, illustrées par les deux exemples
ci-dessus :
1. Dans l'exemple illustré plus loin, une cellule de cochon est infectée par un virus d'humain
(rouge), ainsi qu'un virus de canard (vert). (Le type de neuraminidase n’est pas défini chez le
virus du canard car il n’a pas d’importance dans cette expérience, d’où le Nx ou N? sur
l’image).
Le virus de canard se réplique pour son propre compte, le virus humain aussi. Donc
plusieurs types de fragments sont présents dans la cellule. Quand la matrice est prête, le
virus d'assemble, et parfois des fragments humains vont s'assembler dans une même
particule virale avec des fragments de canard ! On parle de réassortiment génétique. On
obtient ainsi un réassortant qui a pris des fragments du virus humain avec des fragments du
virus du canard. La plupart des réassortants génétiques sont des impasses biologiques mais
d’autres sont viables Ce virus est inconnu dans la population, ce qui explique la chute totale
du taux d'anticorps dans la population. Ce type de mutation est à l'origine de l'épidémie de
Hong Kong, et on suppose qu'il est également responsable de la grippe espagnole. Le saut
antigénique est un des mécanismes d'apparition du virus endémique.

Remarque : L’animal dans lequel a lieu le réassortiment génétique s’appelle le creuset.

14/32
Mécanisme de cassure antigénique

2. Dans le deuxième cas, un réservoir animal stocke le virus. Par exemple, les oiseaux qui ont
été infectés par l’Homme gardent le virus pendant des années, et peuvent ensuite le re-
inoculer à l’Homme. Entre temps, les hommes, qui n’étaient plus en contact avec le virus,
ont fini par ne plus avoir d’anticorps contre celui-ci. Par conséquent, l’infection par le virus
est considérée comme nouvelle par le système immunitaire. On parle alors de
réintroduction d’un virus. C’est ce qui est arrivé au New-Jersey en 1976 avec le virus H1N1
(virus A/New-Jersey/76). La cassure a donc été responsable d’une pandémie.

L'ESSENTIEL
Deux phénomènes caractérisent les Orthomyxovirus :

‐ la dérive antigénique issue des erreurs de l'ARN polymérase


‐ la cassure ou saut antigénique par l'introduction de réassortants ou d'un ancien virus
réintroduit par un réservoir animal.

15/32
C) Culture du virus au laboratoire

Trois systèmes de culture permettent de mettre en évidence le pouvoir pathogène


expérimental de ces virus :
• La culture est possible in-vivo sur les espèces naturellement atteintes.
Le furet est le modèle d’étude pour les virus de la grippe humaine car les symptômes
sont identiques.
"Il y a une question que je me suis souvent posé : les furets
sont vaccinés contre la maladie de carré et la rage. Mais
s'ils sont si sensibles à la grippe, pourquoi on ne vaccine pas
contre la grippe ? C'est un business auquel je pense. Il y a
combien de furets en France ? A 60€ la dose .... C'est pas
compliqué, nous sommes à Lyon, c'est à Lyon qu'on
actualise chaque année le vaccin pour la grippe humaine
(fabriqué par Sanofi). C'est également à Lyon que Mérial
fabrique le vaccin pour le furet Carré, Mérial filière de
Sanofi. Ce serait super facile. J'y pense."

Remarque : si quelqu'un a la grippe dans la famille, le furet va la développer également


et en mourir : il faut conseiller aux personnes âgées et femmes enceintes de se faire
vacciner, sinon l'animal encourt un risque important.

• La culture est réalisée le plus souvent in-ovo. On utilise des œufs embryonnés de 10- 11
jours, en incubation à 35°C. C’est le système le plus productif, utilisé pour la
production de 95 % des Ag vaccinaux et le moins onéreux.
Remarque : ces vaccins posent des problèmes pour les personnes allergiques à l’œuf (pas
que pour le vaccin contre la grippe : pour tous les vaccins faits par cette technique).

• La culture in-vitro est possible, il existe de très nombreux systèmes permissifs. On la


réalise sur des cellules de rein de primates en primo-culture (peu utilisé car on est
assujetti à la disponibilité en organe) ou sur des lignées continues du singe (LLMCK2) ou
de chien (cellules du rein, MDCK). L’efficacité de l’infection est augmentée par un
traitement avec de faibles doses de trypsine (celle-ci aide à la libération des récepteurs à
l'acide sialique où le virus va pouvoir s'accrocher). L’incubation se fait non pas à 37°C
comme on pourrait le penser, mais à 33-34°C pour mimer la température que l’on a
dans les poumons.

D) Le cycle de réplication

Le virus reconnait un récepteur à la surface de la cellule via HA : une mucoprotéine


(acide sialique). Les enveloppes fusionnent, le virus bascule dans la cellule.
La matrice s’ouvre et libère l’ARN- qui migre jusqu’au noyau (PARTICULARITE : original pour
un virus à ARN, qui reste en général dans le cytoplasme).

16/32
Re-remarque : chez l’homme on utilise l'amantadine et la rimantadine
qui inhibent de la pénétration du virus ; le zanamivir ou l'ozeltamivir sont des anti-
neuraminidase qui empêchent la libération du virus.

Dans le noyau, l’ARN- subit une transcription primaire donnant un ARN+. Puis il y a
traduction précoce (des protéines de l’ARNpol), réplication du génome viral et enfin
traduction tardive (protéines de la matrice et des protéines de surface).
L’ARN viral migre vers la face interne de la membrane plasmique et s’assemble avec
les protéines matricielles. Le virus est en position d'attente pour être libéré. L'HA reste
accrochée à son récepteur via l'acide sialique. La NA permet la libération du virus en cours
de réplication grâce à sa fonction sialidase. Sans la NA, le virus ne peut pas s’échapper de la
cellule. En bloquant l’action de ces NA par des anticorps spécifiques, les virus restent
prisonniers dans les cellules (action thérapeutique par le Rolenza). La particule virale sort de
la cellule par bourgeonnement.

Réplication des virus Influenza de type A

POINT CRITIQUE
 Normalement, les virus à ARN ne passent pas par le noyau. Le passage par le noyau est
propre aux Orthomixovirus.
 Tous les virus à ADN se répliquent dans le noyau sauf les Poxvirus

17/32
Remarque : quand on guérit de la grippe, on guérit normalement sans séquelles car il n’y a
pas lyse des cellules.

E) Physiopathogénie

Dans les conditions naturelles les virus reconnaissent les cellules épithéliales du
nasopharynx, ce qui indique une contamination nasale. La multiplication locale provoque
une irritation des cils, à l’origine d’éternuements qui évoluent ensuite vers une toux
(=prodrome de la grippe). La diffusion loco-régionale des virus va entrainer la production
d'interférons et de substances pyrétogènes (IL 2 et 6), responsables de l’hyperthermie
(fièvre) observée.
Plus la fièvre est importante, plus la quantité de virus présente dans l’organisme
diminue (le virus est détruit à température supérieure a 37°C).
Dans la majorité des cas, les systèmes mis en place par l’organisme pour contrer le
virus suffisent pour épurer l’organisme, et la situation évolue vers la guérison.

Une exacerbation des mécanismes immunitaires peut se produire, entrainant


l'épuisement de l’organisme. Des complications souvent mortelles (notamment
bactériennes) telles que les pneumonies se développent.

Schéma pathogénique des grippes

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 Particularités chez les Mammifères :
‐ Chez le cheval, on trouve les valences de virus H7N7 (aussi appelé Aequi1, Prague), et
H3N8 (Aequi2, lors de la deuxième panzootie de Miami).
L’incubation dure 2-3 jours et l’animal présente un syndrome grippal fébrile
(«normalement je devrais pas rajouter fébrile, quand il y a grippe c'est toujours fébrile »).
L'animal présente fièvre, anorexie, toux sèche... La forme catarrhale simple
s'accompagne d'écoulement de mucus. La toux peut être une toux forte, appelée toux de
Hoppegarden. En général le cheval guérit, mais cela nécessite une convalescence longue (2 à
3 semaines de repos chez le cheval). Des complications comme une surinfection bactérienne
ou des broncho-pneumopathies graves peuvent arriver. Si le cheval n'est pas mis au repos
mais à l'entrainement, le cheval s'arrête et meurt d'un coup à titre de broncho
pneumopathie souvent cardiaque. Le cheval qui a la grippe est interdit de course à la fois
pour les risques cardiaques et pour éviter la transmission de la maladie à des chevaux
sains.

‐ Chez le porc, on retrouve les virus H1N1 (Hsw1N1) et H3N2 (Hsw3N2)


/sw = swine = porc/

Remarque : quand le nom du virus ne porte pas de précision quant à l’espèce animale
concernée, c’est qu’il s’agit d’un virus rencontré chez l’Homme. Ainsi, les virus H1N1 et
H3N2 sont des virus de l’Homme, tandis que Hsw1N1 et Hsw3N2 sont ceux du porc.

Symptômes spécifiques

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 Particularités chez les Oiseaux :
Tous les types de HA et NA peuvent être présents. On peut classer les souches selon
leur virulence :
‐ Les souches vélogènes sont représentées en majorité par H5, H7 et parfois H10. Le délai
d’incubation d’une peste aviaire est court (2-3 jours). Ces souches sont responsables de
syndromes hémorragiques. Le taux de mortalité par septicémie généralisée est très élevé,
supérieur à 80 %. La contagiosité est très forte, et la mortalité est également très élevée
à tout âge, supérieure à 80% ; les animaux d'un même élevage sont foudroyés : on parle
de peste aviaire.
‐ Les souches mésogènes et lentogènes donnent des grippes avec des symptômes plus
modérés car elles laissent le temps au système immunitaire de s’installer. Généralement
on observe des formes frustres avec des râles, une chute de ponte, mais une faible
mortalité. Ces souches présentent un intérêt pour la conception de vaccins.

Particularités des grippes aviaires

Remarque : Lors de l’épisode de grippe H5N1, un vétérinaire avait cru diagnostiquer un


cas de peste aviaire dans un poulailler. Dans le doute, il avait prévenu les services de sécurité
sanitaire, et était resté bloqué plusieurs jours dans le poulailler dans l’attente des analyses et
du diagnostic exact. Il s’est avéré que ce n’était qu’une simple grippe. Mais cela témoigne
des précautions à prendre pour limiter la transmission.

 Autres espèces:
Les Cétacés peuvent être infectés par des Orthomyxovirus de type H13, H1, N2, N3,
N9. Ces virus sont responsables d’épizooties contractées à partir de virus aviaires.
Chez les carnivores, les ruminants et les singes, on a isolé des Orthomyxovirus mais
leur signification pathologique est inconnue. Le chien peut être infecté par certaines souches
d’Influenza C. On pense qu’il peut constituer un réservoir pour la contamination de l’homme.
Mais ce n'est pas très grave ; la forme de type C est vraiment mineure et spontanément

20/32
résolutive. On en parle seulement parce qu’un homme a publié un article sur ce sujet dans
Nature...

Remarques :
- C’est plutôt l’hémagglutinine qui détermine le caractère pathologique et contagieux du
virus (en comparaison avec la neuraminidase).
- On trouve beaucoup de souches lentogènes.

F) Réponse de l’hôte à l’infection

Les symptômes sont un état grippal avec des douleurs articulaires (que l’on ne peut
pas déceler chez les animaux), des éternuements, une fièvre, de la toux …Les complications
chez l’hôte peuvent être dues à une faiblesse générale ou bien à la promiscuité entre les
animaux.

Les éternuements ne suffisent pas pour réaliser le diagnostic. Pour mettre en


évidence l’infection, on mesure le taux d’IgM (ou de fixation du complément), car la
production d’IgM est quasiment contemporaine de l’infection. Lors d’un état grippal, le titre
en IgM augmente. La quantité d’IgM doit être supérieure à une valeur seuil pour indiquer un
résultat positif, sinon on peut aussi rechercher une augmentation du titre par une cinétique
(autre prélèvement ultérieur nécessaire). Il y a également une inhibition de
l’hémagglutination.

Chez les oiseaux, l’infection précède l’augmentation du titre des Ac qui inhibe l’HA.

Réponse de l'hôte à l'infection

21/32
L'ESSENTIEL
 La culture des Orthomyxovirus est très facile au laboratoire en particulier in ovo
(production d'Ag vaccinaux) et sur cellules.

 Les infections sont localisées à l’appareil respiratoire supérieur (type A). On observe un
syndrome grippal généralement bénin (fièvre, rhinite) qui évolue vers la guérison, mais il
peut y avoir des complications, à l’origine de grippes graves. Exception : chez les oiseaux,
la peste aviaire donne des septicémies avec un taux de mortalité supérieur à 80%.

 Les Orthomyxovirus sont caractérisés par une variabilité antigénique (issue d’une
variabilité génétique) permanente : glissement ou saut antigénique.

IV- Conséquences et applications

A) Conséquences systématiques

Il existe trois genres d’Influenzavirus : A, B ou C.


Type A Type B Type C
Spectre Homme/Animal Homme Homme/(Animaux)
Nombre de
8 8 7
fragments d’ARN
Protéines
7 7 6
structurales
Remplacée par
NA Oui Oui
l’Acetyl-estérase
Température
20°C 4-20°C 4°C
d’activité de la NA
Dérive génétique Oui Oui Faible

Cassure antigénique Oui Non Non

Maladie : cibles Tout âge Jeunes/Immunodéprimés ?


Formes
Maladie : Gravité Sévère Bénin
inapparentes
Pandémie/Panzootie Oui Non Non

Épidémie/Épizootie Oui Possible Non

Le type A touche l’homme et l’animal, il est donc responsable de zoonoses.

22/32
B) La nomenclature
On utilise pour qualifier les Orthomyxovirus une nomenclature combinatoire : pour
designer le virus, on donnera son type (A, B ou C), puis entre parenthèses son sous-type
d'hémagglutinine et son sous-type de neuraminidase. Par exemple, on parlera du virus
A(H1N1). Rappel : Un virus est toujours caractérisé par un unique sous-type de HA et de NA !

Que ce soit pour les animaux ou l’homme on utilise la même nomenclature. Mais
quand un virus de l’animal a les mêmes sous-types d’hémagglutinine et de neuraminidase
qu’un virus de l’Homme, on rajoute le nom de l’espèce animale afin de ne pas confondre.
Exemple : pour le virus H1N1 porcin on écrit Hsw1N1 (avec sw pour swine), alors qu’on laisse
H1N1 pour l’Homme.
Pour différencier les souches de virus au laboratoire, c’est un peu différent.
- On indique d’abord le type (A)
- Ensuite l’hôte animal duquel il a été isolé (sauf s’il s’agit de l’Homme)
- L’origine géographique du prélèvement
- Le numéro de la souche isolée par le laboratoire
- L’année d’isolement
- Et enfin, entre parenthèses le sous-type H (il y en a 16) et le sous-type N (il y
en a 9)

Remarques : si l’hôte est l’homme on n’indique pas human, on ne met rien.


s’il s’agit d’un virus de type B et C on n’en dit pas plus.

Exemples

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ATTENTION PARTIEL
Cette nomenclature peut tomber au partiel : à partir du nom de la souche, il faut être
capable de remonter aux informations initiales.

C) Épidémiologie

1. Synthétique

L’épidémiologie des grippes humaines montre 3 profils :


 Un profil pandémique, où tous les pays sont atteints en même temps, environ tous
les 10 ans, et ce jusqu’en 1976. On attend toujours la prochaine…

 Un profil épidémique saisonnier, qui a lieu tous les hivers, c’est un phénomène
localisé. Dans l’hémisphère nord, l’épisode de grippe a lieu entre décembre et mars,
tandis que dans l’hémisphère sud, il a lieu entre mai et août. Les épidémies sont donc
décalées dans le temps entre l’hémisphère nord et l’hémisphère sud, et ainsi le virus
est entretenu en permanence dans le monde.

 Il peut aussi y avoir une diffusion infra-clinique, au printemps ou en été dans


l’hémisphère nord (donc en automne ou hiver dans l’hémisphère sud, lorsque c’est le
printemps et l’été chez eux).

Remarque : ce pas de 10 ans entre les précédentes pandémies s'explique par la modification
des virus au cours du temps. Les Anticorps créés lors du passage d'un virus vont
progressivement disparaitre de l'organisme. L’organisme redevient alors sensible à une
ancienne souche, et ainsi, un ancien virus peut donc être de nouveau responsable d'une
pandémie une dizaine d'années plus tard.

Épidémiologie des grippes humaines

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L’épidémiologie des grippes animales suit le même schéma, même si les virus sont plus
stables. On différencie alors :
 Un profil épizootique, qui affecte les élevages/écuries d’une région où d’un pays. Un
animal va contaminer tous les animaux du même élevage, voire des élevages
environnants. Cela peut évoluer en épizootie à diffusion rapide si la contamination se
propage à grande échelle ou bien en enzootie si l’épidémie est auto-entretenue.
Dans ce cas, la contamination sévit au même endroit sans en sortir, souvent par
manque de prophylaxie sanitaire et médicale.
 Un profil panzootique, où l’épidémie se propage à d’autres continents. (Remarque :
la régularité de ces panzooties est plus difficile à prévoir qu’en humaine, du fait de la
plus grande stabilité du virus). On en connait 2 majeures :
o Virus AEqui1, parti de Prague en 1956. Il est passé par l’Europe de l’Est,
l’Europe de l’Ouest puis l’Amérique du Nord.
o Virus AEqui2, parti de Miami en 1963. Il a gagné l’Amérique du Sud puis
l’Europe et l’Asie.

Remarque : depuis l'apparition de ces 2 panzooties, ce sont toujours les mêmes souches
qui circulent dans le monde équin.

Épidémiologie des grippes animales (exemple des grippes équines)

25/32
2. Analytique
En général, ce sont les malades qui transmettent l’infection, via les sécrétions de
l’oropharynx, les jetages... On ne sait pas s’il existe des animaux porteurs asymptomatiques
mais on les cherche car on ne comprend par pourquoi l’épidémie revient tous les ans. Il
existe donc certainement un réservoir d’humains asymptomatiques.
NB : le virus est bien protégé dans la matière organique des jetages (mmmmh !)

Le virus peut également provenir d’un réservoir et entrainer selon les cas une
épidémie (Prague) ou une pandémie (New Jersey). Le principal réservoir de virus est
constitué par les oiseaux, qui hébergent toutes les variétés/combinaisons de virus qui
existent. C’est souvent à partir d’eux qu'un nouveau virus est introduit chez l’homme ou
l’animal (ou réintroduction d’un ancien virus oublié)
Pour déterminer l’origine d’une infection, on s’intéresse aux gènes NP des influenzas
virus. On observe deux branches principales :
- le réservoir aviaire, dont les virus ont un génome relativement stabilisé, donc les
vaccins peuvent être efficaces plusieurs années. Les oiseaux constituent le principal
réservoir naturel (notamment le type A), ils conservent les virus (même ceux qui ont
disparu) et peuvent être à l’origine de réintroduction de virus (voir mécanisme de
saut génétique).
- le réservoir humain, dont les virus ont un génome évolutif : les vaccins doivent donc
eux aussi évoluer ! En comparaison, la mise à jour des vaccins vétérinaires est
beaucoup plus lente. Ils peuvent contaminer les animaux : A/England/333/80 (H1N1)
et A/England/427/88 (H3N2).

Transmission de la maladie

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branche aviaire
"stabilisée" à Remarque : chaque virus possède une signature,
branche humaine
évolution c'est-à-dire une région dans la séquence de son
"évolutive"
beaucoup plus
lente génome qui se trouve uniquement dans un type de
virus. Le gène de la protéine NP (nucléoprotéine), avec le
gène PA, permettent de déterminer que presque tous les
grippe équine
Orthomyxovirus de type A sont d’origine aviaire. Ils sont
donc bien le réservoir des influenzas de type A. De façon
grippe porcine
classique
évolutive, on a obtenu les virus des branches humaine et
animale à partir de ces virus.
grippe aviaire
(goéland)

Les oiseaux sont ainsi le réservoir des « nouveaux » virus. Certaines espèces peuvent
être sensibles aux virus des oiseaux et à ceux de l’Homme. Elles sont appelées le creuset du
virus, et il s’agit souvent de l’espèce porcine. Dans cette espèce, des réassortants viables et
capables d’infecter l’Homme peuvent apparaitre.

Transmissibilité interspécifique

Pourquoi le Porc semble t-il être le creuset pour les réassortants ?


Il y a deux types de récepteurs à acide N-acétyl-neuramique à la surface des cellules
pulmonaires de Porcs, selon la liaison de cet acide au galactose :
- le α 2-3 galactose reconnait les virus aviaires
- le α 2-6 galactose reconnait les virus humains. Le Porc est donc une espèce capable
d’être contaminée par deux types de virus et de permettre ainsi la création de réassortants
capables ainsi de transiter de l'homme à l'oiseau et inversement.

27/32
Remarque : les pandémies apparaissent dans les régions du monde ou les trois
protagonistes sont présents en grande concentration et très proches (oiseaux, porcs et
homme ; exemple du Vietnam, grand producteur mondial de porcs).

Remarque 2, la grippe H5N1 :


Le passage direct de virus de l’oiseau à l’homme est rare mais pas impossible.
L’épidémie de H5N1 en est la preuve. Cela nécessite des contacts proches et répétés.
Ce virus est né chez un canard, à partir de virus provenant d’une sarcelle (H6N1) et
d’une caille (H5N1). Le réassortant H5N1 est ensuite passé chez le poulet puis chez l’homme
(zooanthroponose). Mais le virus n’était pas adapté à l’Homme, c’est pour cela que ce n’est
pas une pandémie. Il faut un contact vraiment très étroit pour qu’il y ait transmission du virus
entre les hommes.

A/goose/Guangdong/1/96 A/Teal/Hong Kong/W312/97


H5N1 H6N1

A/Chicken/Hong Kong/1203/97 H5N1

A/Hong Kong/156/97 H5N1

Formation de réassortants et transmission à l'homme (H5N1)

D) Le diagnostic

1. Le diagnostic clinique

Chez les Mammifères : chez le porc et le cheval, l’infection est caractérisée par un
syndrome fébrile et des problèmes respiratoires. Elle est très contagieuse et donne une
grippe. Cette maladie est à évolution asthéniante* (faiblesse générale). Surtout en hiver, si
l'animal présente fièvre, frissons, toux, jetage : il faut penser à la grippe ! Ce sont dans
certains cas des MRC (Maladies Réputées Contagieuses) à ne pas laisser passer. Trop de virus
conduisent cependant aux mêmes symptômes, il est donc nécessaire de faire des diagnostics

28/32
asthénie* = état de faiblesse générale caractérisé par une diminution du pouvoir fonctionnel
de l'organisme, non consécutive au travail ou a l'effort et ne disparaissant pas avec le repos.

Chez les Oiseaux : l’infection est également très contagieuse, on parle d'infection
traçante. On aboutit en 24 à 48h à la mort de 80 % de l’effectif par septicémie. Ce sont des
pestes aviaires.

2. Le diagnostic expérimental
a. Indirect (=sérologie)

On prélève du sang sur tube sec à deux reprises : prélèvements précoce et tardif (10-
15 jours plus tard). Ceci permet, si le premier titre est inférieur au seuil, de réaliser une
cinétique pour montrer l’augmentation significative du titre en Ac.
On peut également avoir recours à la fixation du complément (test précoce mais
transitoire), à l’inhibition de l’hémagglutination (méthode de référence) ou à un test ELISA.
Tous les oiseaux sont vaccinés mais il n'existe pas de marqueurs entre les anticorps
vaccinaux et les anticorps post-infectieux. Pour distinguer les animaux malades, les animaux
vaccinés et ceux qui ont une immunité ancienne, le diagnostic direct est une nécessité !

b. Direct

Il est très important de faire un isolement de virus afin de connaître quelle est la
dernière souche en circulation et d’adapter les vaccins si c’est nécessaire (à cause de la
variabilité génétique).
L’échantillon correspond à des cellules ou des sécrétions des voies respiratoires. Il
s’obtient par écouvillonnage, lavage ou aspiration trachéo-bronchique. Le transport doit se
faire sous couvert de froid dans un emballage hermétique réglementaire.
On peut rechercher les antigènes viraux grâce à une immunoperoxydase, à un test
ELISA ou à l’immunofluorescence (méthodes rapides). On peut également réaliser une RT-
PCR sur le gène NP ou sur un gène de matrice afin de diagnostiquer le type, puis il faudra
chercher plus loin pour identifier plus précisément le virus.
Enfin, on peut de façon classique faire un isolement du virus : avec des cultures sur
des cellules rénales de chien MDCK (= Madin-Darby canine kidney) ou sur des œufs
embryonnés, puis on pourra mettre en évidence la présence d’un Influenzavirus grâce à un
test d’hémagglutination. Pour identifier le type antigénique (H et N), on procède par
inhibition de l'hémagglutination et pour l’inhibition de la fonction neuraminidase (Ac
monoclonaux). On peut également utiliser l'IDG (Immunodiffusion simple ou double en
gélose).

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E) Traitement

Chez les animaux c’est simple : du repos ! Une très longue convalescence est
nécessaire (1 mois). Par ailleurs, on réalise un traitement symptomatique (chez le cheval et
le porc), avec antipyrétiques, antitussifs et antibiotiques afin de limiter le risque d’infection
secondaire.
Chez l’homme le traitement est identique. On peut également prescrire des
antiviraux : amantadine et rimantadine (qui inhibent la pénétration du virus), ou zanamivir et
l’ozeltamivir (qui sont des anti-neuraminidase : ils piègent les virus dans la cellule car ceux-ci
restent accrochés aux mucoprotéines cellulaires et ne peuvent pas se répandre dans
l’organisme. Puis les LT vont agir pour tuer les virus dans les cellules).

ATTENTION
Il n'existe pas d'antiviraux qui tuent les virus, il faut absolument que les cellules
immunitaires repèrent les cellules infectées et les détruisent. Les antiviraux ne sont que
virostatiques.

Remarque : En ce qui concerne les antipyrétiques, l’idéal est de limiter leur


utilisation car ils vont à l’encontre de la fièvre, or c’est la fièvre qui permet la destruction des virus.
Seulement, les gens se sentent mal lorsqu’ils sont fiévreux et ils refusent de ne pas lutter contre la
fièvre. (Les médecins seraient considérés comme incompétents s’ils ne donnaient pas
d’antipyrétiques). Par conséquent, on peut traiter la fièvre quand elle est vraiment forte afin de se
sentir mieux, mais il est inutile de la traiter si la température est inférieure à 39°C (car même en
dessous de 39°C on détruit une grande quantité de virus).

F) Prophylaxie

Son objectif est de rompre le cycle de contamination.

La prophylaxie sanitaire consiste en une période de quarantaine, une désinfection


(ammoniums quaternaires) et un vide sanitaire, permettant de circonscrire l’infection. En
effet il s’agit d’un virus enveloppé fragile à transmission directe. Il peut aussi y avoir
nécessité d’abattage des animaux avec enfouissement sur place (Peste aviaire = MRC [=
Maladie Réputée Contagieuse]).

La prophylaxie médicale, visant à protéger l’animal sain, repose sur l’existence de


vaccins. Il existe un vaccin pour le cheval efficace contre Aequi1 et Aequi2, et un pour le porc
contre Hsw1N1 et Hsw3N2. Chez ces animaux, la vaccination est facile car les souches sont
stabilisées.
La vaccination des oiseaux est difficile car il existe de nombreuses souches
(combinaisons de HA et NA). Chez les oiseaux, la vaccination est difficile car il existe de
nombreuses combinaisons de souches (pour HA et NA), mais il existe des vaccins inactivés à
base de H5N9 et H5N1 et également à base de H7 pour les souches vélogènes. On utilise les
Canarypox.

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L'ESSENTIEL
 La nature et les propriétés des principaux composants structuraux de ces virus,
conditionnent la taxonomie des Influenzavirus. Les virus d’intérêt vétérinaire sont les
Influenzavirus de type A.

 L’épidémiologie des grippes est associée à :


 un contact direct
 la variabilité des virus (chez l’homme)
 l’existence très probable de réservoirs animaux (et en particuliers de réservoirs
aviaires).

 En dehors des pestes aviaires, le traitement reste symptomatique. Il existe une phase de
fatigue intense associée à l’infection, il est donc indispensable d’associer au traitement
symptomatique une période de repos.

 Le diagnostic, relativement simple, doit comporter l’isolement du virus (surtout quand il


s’agit d’un virus aviaire).

 Il existe des moyens de prophylaxie médicale (grâce à la stabilité des virus animaux) chez
le porc et le cheval. Cependant, chez les oiseaux notamment, le caractère contagieux de
l’infection implique une bonne connaissance des moyens de la prophylaxie sanitaire : la
mise en quarantaine et la désinfection.

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CE DOCUMENT A ETE OFFERT PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

CE DOCUMENT A ETE OFFERT PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM


LES PARAMYXOVIRIDAE

I. Présentation des Paramyxoviridae .............................................................................. 2


A. Généralités ..................................................................................................................... 2
B. Importance ..................................................................................................................... 2
C. Systématique ................................................................................................................. 3
D. Parenté phylogénétique ............................................................................................ 5
II. Étude des Paramyxoviridae .......................................................................................... 6
A. Morphologie générale ................................................................................................ 6
B. Composition chimique ................................................................................................ 7
C. Action des agents physicochimiques ...................................................................... 8
III. Propriétés biologiques des Paramyxoviridae ......................................................... 9
A. Pouvoir pathogène expérimental ........................................................................... 9
B. Réplication...................................................................................................................... 9
C. Pouvoir pathogène en conditions naturelles ..................................................... 10
D. Physiopathogénie des différentes maladies ...................................................... 11
1. Maladie de New Castle (ou pseudo peste aviaire) ............................................... 11
2. Les VRS (Virus Respiratoire Syncytial) bovin ......................................................... 12
3. Maladie de Carré (Canine Distemper Virus) .......................................................... 13

1/18
I. Présentation des Paramyxoviridae

A. Généralités

Les Paramyxoviridae sont de gros virus enveloppés. Ils sont très hétérogènes du fait
de leur distribution cosmopolite et de leur pouvoir pathogène extrêmement variable. En
effet, ils sont responsables d’un grand nombre d’infections ayant une localisation et une
gravité variables : ils provoquent des infections pseudo-grippales (ou para-grippales)
bénignes mais aussi des septicémies et infections nerveuses souvent mortelles. Par
exemple la maladie de Carré est mortelle. Certaines de ces infections sont zoonosiques
(Hénipavirus).

Ils sont caractérisés par une protéine de fusion : la protéine F, quasi constante (ce qui
facilite la fabrication de vaccins efficaces). Cette glycoprotéine provoque en culture la fusion
des cellules entre-elles, ce qui aboutit à la formation de grands syncytia, on parle de virus
fortement syncytiogènes. Cette caractéristique les rapproche des Orthomyxovirus de même
que la présence de glycoprotéines à fonction hémagglutinante ou neuraminidasique pour
certains Paramyxovirus, ainsi que la présence de récepteurs aux mucoprotéines.

Ces virus ont une affinité pour les mucoprotéines et donnent parfois des maladies
aux symptômes proches de ceux des grippes. On les a donc appelés les « Paramyxovirus » :
para pour « à côté dé » et « myxo » pour « mucus ». On parle aussi souvent de Parainfluenza
virus ou « faux virus de la grippe » pour les qualifier.

B. Importance

Les Paramyxoviridae sont importants dans plusieurs domaines :

 Sur le plan médico-économique, par la diversité et la gravite des maladies qu'ils


entrainent, notamment :
‐ la maladie de Carré (maladie grave et souvent mortelle du chien),
‐ la maladie de New Castle chez les volailles : c’est une pseudopeste aviaire
(ressemble beaucoup à la peste aviaire), responsable de désastres économiques.
‐ la peste bovine : elle est considérée comme éradiquée en France. Son
importance avant son éradication a notamment été à l’origine de la création de
l’école vétérinaire de Lyon. Elle est responsable de graves pertes économiques :
en une semaine, le troupeau entier est décimé...
‐ la peste des petits ruminants : c'est l'équivalent de la peste bovine, il s'agit d'une
maladie très contagieuse à allure traçante, mais toutefois moins mortelle que la
peste bovine.

2/18
La peste bovine et la peste des petits ruminants sont responsables de
septicémies.
‐ la BPIE (Broncho-Pneumopathie Infectieuse Enzootique) : association d’un
parainfluenzavirus bovin à d’autres pathogènes (pestivirus responsable de la
BVD, ou VRS bovin = virus respiratoire syncytial).

 En santé publique, les Henipavirus sont responsables de zoonoses graves. Les


Henipavirus regroupent deux virus presque identiques mais dont le spectre d’hôtes
est différent. Le groupe comprend le virus de Hendra (Australie) et le virus de Nipah
(Malaisie). Le premier est un virus spécifique au cheval mais capable d’infecter
l’homme. Le virus de Nipah infecte au départ les cochons.

 En médecine humaine, les Paramyxoviridae sont responsables de la rougeole et des


oreillons, qui sont deux maladies infantiles inscrites au programme d’éradication
mondiale de l’OMS et qui font partie des protocoles de vaccination dès la petite
enfance. On pourrait éradiquer ces maladies car le génome viral est particulièrement
stable, mais certaines personnes refusent la vaccination ce qui entretient le cycle du
virus. NB : c’est par la vaccination que l’on a éliminé la peste bovine de France.

LES REVELATIONS DE KODJO


"Les russes disent pouvoir bientôt fournir 3 vaccins contre Ebola. Mais je me demande
... on trouve Ebola au Zaïr (ex colonie belge), au Libéria (des esclaves américains
affranchis), en Guinée (ex colonie français) et en Sierra Leone (ex colonie française).
Dans tout ça y a pas les Russes... Je me demande s'ils n'étaient pas sur le point de
produire une arme biologique. Je me demande."

C. Systématique

Bonus : Les Paramyxoviridae appartiennent à l'ordre des Mononegavirales (une


seule molécule d’ARN négatif).

Il existe deux sous-familles bien classées et une sous famille de virus non classés :

3/18
 Sous-famille des Paramyxovirinae :

- Respirovirus : responsables de parainfluenzaviroses (pseudo-grippes) chez les


murins, bovins, singes et l’homme ; à ne pas confondre avec les pneumovirinae.
- Morbillivirus : responsables de processus morbides prononcés. Ce sont les virus de la
Peste bovine et de la Peste des petits ruminants, de la Maladie de Carré (Canine
Distemper Virus : maladie septicémique, nerveuse, digestive et des muqueuses), de
la rougeole (Measles virus : maladie éruptive), Morbillivirus des Cétacés et virus de la
maladie de Carré des Phoques (ces 2 derniers sont cousins de la maladie de Carré).
- Avulavirus = virus aviaires : maladie de New Castle qui touche les Oiseaux
(Parainfluenza 1 à 9), ressemble à la peste aviaire.
- Henipavirus : virus de Hendra (cheval) et Nipah (cochon) qui donnent des zoonoses
virales émergentes.
- Rubulavirus : maladie des oreillons chez l’homme (mumps virus) à grande affinité
pour les glandes.

Paramyxovirinae

Respirovirus Morbillivirus Avulavirus

Virus de la rougeole (Measles virus)


Sendai virus
Peste bovine
Bovine PI 3
Peste des petits ruminants Virus de la maladie de Newcastle (PI
Human PI 1 & 3
Virus de la maladie de Carré (Canine aviaire 1)
Simian virus 10
Distemper Virus) Parainfluenza aviaires 1 à 9
Morbillivirus des Cétacés
 Parainfluenzaviroses
Virus de Carré des phoques

Henipavirus Rubulavirus

Virus de Hendra Virus des oreillons (Mumps virus)


Virus de Nipah Human parainfluenza virus 2 & 4
Porcine rubulavirus
Simian virus 4 & 41

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 Sous-famille des Pneumovirinae : (affinité pour les poumons)

- Pneumovirus : virus respiratoires syncytiaux (VRS) humains, bovins. Ils sont


responsables d’asthme et de la bronchiolite sévère du nourrisson.
- Metapneumovirus : ce sont des virus aviaires avec le virus de la rhino trachéite de la
dinde (parfois associée à une énorme tête = maladie de la grosse tête).

Paramyxovirinae

Pneumovirus Metapneumovirus

VRS humain Metapneumovirus aviaire


VRS bovin (rhinotrachéite de la dinde)
virus de la pneumonie murine Metapneumovirus humain

 les virus non classés : (pour info)


- Virus du fer-de-Lance (chez les serpents)
- Tupaia paramyxovirus
- Menangle virus
- Nariva virus
- Tioman virus

D. Parenté phylogénétique

Les études de phylogénie ont permis de comparer les génomes des virus de l’homme
et ceux des virus des animaux. On remarque que les souches de la Peste Bovine et de la
rougeole étaient très proches l'une de l'autre, alors que la souche du virus de la maladie de
Carré était très éloignée des deux précédentes.

Or sur le plan immunitaire, on se rend compte que l'on peut protéger un chien
contre la maladie de Carré en utilisant un vaccin à partir de souche de la rougeole (voir
tableau ci-après). En effet il existe un antigène commun entre ces virus, alors qu’ils sont très
éloignés phylogénétiquement. On peut aussi protéger les bovins contre la peste bovine à
partir du vaccin contre la maladie de Carré et réciproquement (vaccin contre la peste
bovine protège contre la maladie de Carré chez le chien). En revanche, on est incapable de
protéger des bovins contre la Peste Bovine avec un vaccin fait à partir de souche de la
rougeole.

5/18
Certains virus peuvent donc être très proches sur le plan génétique mais très
différents au niveau des protéines de surface et donc au plan immunitaire.

II. Étude des Paramyxoviridae

A. Morphologie générale

Les Paramyxovirus sont des


particules virales sphériques de 150 à 250
nm de diamètre en culture (variation de
taille possible entre 60 et 300 nm in vivo).
Ce sont de très gros virus.

Morphologie des Paramyxovirus au MET

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B. Composition chimique

Acides L’ARN est négatif simple brin, long, non segmenté (≠ des
0,9-1%
nucléiques Orthomyxoviridae → virus stable, pas de recombinaison possible).
Ils sont situés essentiellement dans l’enveloppe issue de la membrane
Lipides 20-40 % cytoplasmique de la cellule hôte. La membrane porte les Ag de la cellule
d’origine ce qui permet d’échapper aux défenses de l’hôte.
Glucides 6% Ils sont incorporés dans les glycoprotéines de surface (spicules).
Elles constituent la matrice (charpente), forment le complexe de
Protéines 50-70 % transcription (RNP complex : ARN-, enzymes), et les protéines de surface
dont la protéine F.

Les glycoprotéines de surface :

- permettent l’attachement du virus à sa cellule hôte : hémagglutinines et


neuraminidases.
- sont responsables de l’hémagglutination (comme chez les orthomyxovirus) in vitro.
- La protéine F de surface entraine la fusion des cellules entre elles formant des gros
syncytia. Les Paramyxovirus sont des virus hautement syncytiogènes.

Morphologie des paramyxoviridae en 3D

Au centre du virus, la molécule d'ARN- est au sein du complexe de transcription avec


des enzymes. Autour, se trouvent les protéines matricielles puis l’enveloppe portant la
protéine F, et les glycoprotéines d’attachement : les hémagglutinines ou les neuraminidases.

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Remarque :
Au partiel il est possible que Kodjo nous donne une photo de virus ou de cellule après
infection par un virus. Si c’est une photo avec une cellule comportant 3 ou 4 noyaux et des
corps d’inclusions éosinophiles cytoplasmiques, on doit en déduire :
– 3-4 noyaux => virus syncytiogène
– Corps d’inclusions cytoplasmiques => virus à ARN
=> Probablement un Paramyxovirus

C. Action des agents physicochimiques

Ce sont des virus thermolabiles, ils sont inactivés en 30 min à 56°C (pasteurisation).
Ils sont aussi sensibles aux radiations (UV, rayons X ou γ : utiles pour la décontamination des
instruments de chirurgie).
Les Paramyxovirus sont sensibles aux détergents lipidiques (éther, chloroforme,
détergents et savons), aux pH acides et basiques, aux ammoniums quaternaires, au phénol,
au formol, aux sels de métaux lourds, aux vapeurs d’iode (utilisé pour inactiver le virus dans
les poulaillers) ainsi qu’au propylène glycol. Les virus sont stables pour des pH appartenant à
[5;7]. Ils sont aussi sensibles à l'eau de Javel.
Ils sont stables à basse température : l’envoi des prélèvements au laboratoire doit se
faire sous couvert de froid.

"déjà je commence à entrevoir certaines facéties du virus [...] les infections auront
surtout lieu en hiver"

Ce qu’il faut retenir :

 Il existe une ressemblance sommaire avec les Orthomyxoviridae : leur enveloppe les
rend fragiles. Ils présentent des glycoprotéines de surface à activités plus ou moins
analogues.
 Ils regroupent de nombreux membres.
 Leur génome est constitué d’un seul ARN négatif stable génétiquement.
 Ils ont un tropisme d’organes large.
 La présence de protéines de fusion les rend fortement syncytiogènes.

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III. Propriétés biologiques des Paramyxoviridae

A. Pouvoir pathogène expérimental

Il y a trois manières de cultiver ces virus :

 In vivo, on utilise l’espèce animale qui est naturellement atteinte (sauf lorsqu’il s’agit
d’un virus humain !). On peut étudier la rougeole et le Virus Respiratoire Syncitial (VRS)
humain sur des singes bien catégorisés, car ils font la même rougeole que l’homme. La
maladie de Carré peut l’être sur des chiens ou des furets.

 In ovo, on cultive les virus sur des œufs embryonnés (de 8 jours). C’est possible pour
tous les virus (comme le virus de la Maladie de New Castle) sauf pour la Peste bovine, le
VRS humain ou ovin et le Parainfluenza non aviaire.

 In vitro, il existe de nombreux systèmes permissifs : les explants primaires, les cellules
diploïdes ou les lignées cellulaires continues. Quand on étudie le virus sur un tapis
cellulaire, on peut observer l’effet cytopathique de ces virus (ECP). On observe alors des
cellules multinucléées et des inclusions cytoplasmiques (ex : les corps de Lentz visibles
sur les cellules vésicales chez le chien en cas de maladie de Carré). Ces virus ont donc un
fort pouvoir syncytiogène. Le VRS (Virus Respiratoire Syncytial), lui, donnera de très
grands syncytia et de volumineuses inclusions.

B. Réplication

Le virus reconnait un récepteur cellulaire qui est une mucoprotéine. L'enveloppe et


la membrane plasmique fusionnent, et la nucléocapside est libérée dans le cytosol
cellulaire. La cellule décapside le virus, libérant un ARN -.
Mais l'ARN étant négatif, la cellule ne sait pas lire le génome, et le virus a donc un
complexe de transcription pour transcrire son ARN- en ARN+ : il s'agit de la transcriptase
intégrée. La réplication du génome s'effectue à partir de cet ARN+, et la cellule infectée
synthétise les autres protéines virales.
A la fin du cycle, le virus se colle à la membrane de la cellule hôte, les glycoprotéines
pointent à l'extérieur. L’assemblage se fait sur la face interne de la membrane plasmique de
la cellule, où le matériel était préalablement accumulé. La sortie du virus de la cellule se fait
par bourgeonnement, on guérit donc sans séquelle de ces maladies qui sont bénignes.
Des cellules géantes peuvent se former à l'issue de la multiplication du virus.

Remarque : Ce cycle a comme particularité d’être plus long : 18 à 28h (contre 6-7h
quand le génome est directement de l’ADN+) ; et de former des cellules géantes.

9/18
Cycle de réplication des Paramyxoviridae - Modèle du virus de New Castle

C. Pouvoir pathogène en conditions naturelles

Les maladies causées par les Paramyxovirus sont très hétérogènes au niveau des
organes touchés, et sont responsables de nombreuses maladies. On trouve des maladies à
tropisme :

- exanthématique (provoquant des éruptions cutanées) : rougeole (Morbillivirus)


- respiratoire : VRS (Pneumovirus) et Respirovirus (ou virus Parainfluenza)
- glandulaire : les oreillons (= Rubulavirus)
- nerveux : maladie de Carré, rougeole chronique dans certains cas (Morbillivirus)
- septicémiques : pseudo peste aviaire (Newcastle), peste des ruminants, maladie de
Hendra et Nipah (Henipavirus)

Les espèces atteintes sont également très hétérogènes :

- carnivores : maladie de Carré


- ruminants : peste bovine et peste des petits ruminants, VRS bovin (Virus Respiratoire
Syncytial), Parainfluenza bovin
- oiseaux : maladie de New Castle, rhinotrachéite de la dinde, grosse tête, infectieuse.
- rongeurs : Pneumonie A virus, virus de Sendai
- homme : rougeole, oreillons, parainfluenza virose (qui n’est pas très grave, surtout en
été) et bronchiolite du nourrisson.
- cheval, porc, mammifères marins : septicémie

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Tropisme exanthématique
(= qui donne des plaques sur la Rougeole Morbillivirus
peau )
Tropisme respiratoire RSV, PI Pneumovirus Respirovirus
Tropisme glandulaire Oreillons Rubulavirus
Tropisme nerveux Maladie de Carré, Rougeole Morbillivirus
Pseudopeste aviaire, Hendra Avulavirus Henipavirus
Septicémique
Nipah, peste des ruminants Morbillivirus

D. Physiopathogénie des différentes maladies

1. Maladie de New Castle (ou pseudo peste aviaire)

Cette maladie est due au virus de la maladie de New Castle (impossible à différencier
cliniquement de la peste aviaire : Orthomyxovirus  laboratoire nécessaire). On a deux
types de virulence parmi les souches :

 Il existe des souches mésogènes ou lentogènes, qui induisent une forme frustre de la
maladie. On a des symptômes identiques aux grippes aviaires causées par les
Orthomyxovirus : forte chute de ponte, symptômes respiratoires, mais faible mortalité.
L'individu a le temps de développer des anticorps et des interférons pour lutter, il est
donc possible de vacciner contre ces souches.

 Les souches vélogènes sont responsables de pseudo peste aviaire (ressemble à la peste
aviaire, Orthomyxovirus). Les lésions sont de type hémorragique, elles sont abondantes
au niveau du tube digestif, on a une septicémie mortelle et une contagiosité traçante.
Les animaux sont affaiblis, fébriles. Le taux de mortalité est de 80 à 100%. On ne peut
pas dissocier cliniquement cette maladie de la vraie Peste Aviaire. Il faut faire un
diagnostic différentiel. Au diagnostic clinique s’ajoute donc le diagnostic nécropsique : on
observe des lésions hémorragiques au niveau du cœur et du jabot.

"Un véto est allé dans un poulailler où les poussins mourraient tous. On lui a demandé de
rester dans ce poulailler en attendant les résultats d'analyse : il est resté coincé au milieu
des cadavres de poulets pendant plusieurs jours. On lui passait à manger comme ça.
Simplement pour vous donner un petit sourire."

On fait appel au laboratoire pour étayer notre suspicion. Les différents prélèvements
possibles sont des prélèvements de poumons, de foie, de rate, de trachée et de sérum (pour
faire une sérologie). Il faut faire un diagnostic différentiel avec la vraie peste aviaire par

11/18
immunofluorescence directe sur la trachée ou par inhibition de l’hémagglutination après
isolement du virus en culture.

On peut réaliser une injection en voie intracérébrale à de jeunes poussins pour


déterminer l’index de pathogénicité (en fonction du taux de mortalité...) et connaitre le taux
de virulence du virus.

Rappel de la virulence des / ! \ ORTHOMYXOVIRIDAE / ! \

Cette maladie est une Maladie de Catégorie 1, et une maladie réputée contagieuse
(MRC) sous surveillance de la Police Sanitaire. La primo-vaccination se fait avec un vaccin
vivant dans l’eau de boisson chez les poussins, et les rappels se font par un vaccin inactivé
par injection IM (fait par une machine qui fait passer tous les poussins à la queue leu leu, la
machine repère le poussin, l'identifie, le pique).

2. Les VRS (Virus Respiratoire Syncytial) bovin

a) Présentation de la maladie

Ce virus est aussi responsable de la BPIE = Broncho Pneumopathie Infectieuse


Enzootique qui est multifactorielle. La BPIE est un syndrome dans lequel interviennent aussi
des Pestivirus (BVD) et des bactéries de la famille des Pasteurellaceae. Ceux-ci sont transmis
par des aérosols et sont résistants en hiver.

Cette maladie touche les jeunes bovins qui ont entre 15 jours et 18 mois (surtout
l’automne et l’hiver). La fréquence de transmission augmente donc lorsque les animaux sont
serrés à l'étable, en hiver.

12/18
Il existe deux formes de la maladie :
‐ une forme bénigne, où on aura une guérison de 100% au bout de 2-3 semaines. Les
symptômes sont une toux sèche avec très peu de jetage.
‐ une forme aiguë chez les jeunes, avec comme symptômes de l’apathie, une
hyperthermie marquée, une conjonctivite, une toux sèche accompagnée d’une
dyspnée et des jetages spumeux (signes d’un œdème pulmonaire sous-jacent). On
observe dans certains cas plus graves une détresse respiratoire
(NB : le premier réflexe en cas de détresse respiratoire est de donner des corticoïdes)

Sinon la plupart du temps, la guérison est spontanée.

b) Diagnostic

 épidémio-clinique : on observe une pathologie respiratoire chez les jeunes animaux,


avec détresse respiratoire et emphysème pulmonaire, en hiver, sur une grande partie
du troupeau.
 nécropsique : à l’autopsie on remarque des poumons volumineux (car ils sont pleins
d’air), parfois un pneumothorax, un emphysème des lobes.
 histologique : on a présence de cellules pulmonaires géantes, de syncytia avec des
inclusions éosinophiles cytoplasmiques.
 expérimental : il se fait sur sérum par fixation du complément, test ELISA ou sur
cultures cellulaires par IF (=immunofluorescence) directe.

c) Traitement

Il doit se faire en plusieurs étapes : d’abord il faut lutter contre la détresse


respiratoire de l’animal par injection de corticoïdes, puis il faut prévenir les surinfections
bactériennes grâce à des antibiotiques.

3. Maladie de Carré (Canine Distemper Virus)

a) Présentation de la maladie

C’est un virus génétiquement stable (un seul stéréotype connu), cosmopolite, à


hémagglutinine constante. Son excrétion se fait par toutes les secrétions corporelles : la
salive, le jetage naso-oculaire, les urines et dans les matières fécales. Cependant, la
contamination s’effectue principalement par aérosol et par contact direct. L’infection est
par voie orale. Tous les animaux sont sensibles à ce virus.

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LES REVELATIONS DE KODJO
"C'est l'histoire de deux migrants clandestins qui ont suivi un passeur. Un jeune garçon arrive à
Grenoble. Il avait très faim et a hélé un policier pour lui donner à boire et à manger. D'où il venait
? Il a répondu de Guinée. Le policier a réalisé qu'il y avait Ebola. Donc on a mis une barrière de
sécurité autour de lui, on a appelé le SAMU, la population a vu tout le monde autour et a déserté
le quartier pendant quelques temps. C'est la même chose à Paris pour ces parents qui n'ont pas
voulu envoyer leurs enfants à l'école. La psychose, c'est réel."

Le détail de l’infection ressemble un peu à celui de l’hépatite de Rubarth (cf cours


Adenovirus).

Le virus franchit le tissu lymphatique respiratoire et se retrouve dans les cellules


blanches circulantes (monocytes et lymphocytes) du sang : c’est la virémie première.

Deux évolutions sont ensuite possibles :

 une forme inapparente : si la réaction immunitaire est forte, l’individu épure


complètement son organisme de la présence du virus. On peut observer la guérison en 7 à
14 jours. On observe une hyperthermie fugace ainsi que de la fatigue.

Forme inapparente de la Maladie de Carré

 des formes cliniques : si la réponse immunitaire est faible ou nulle, l’animal est malade au
bout de 4 jours. Le virus peut se multiplier dans différents organes comme la rate, le
thymus, la moelle osseuse, le foie. Puis on va avoir une phase de virémie secondaire avec
arrivée du virus dans les organes effecteurs (cerveau → symptômes nerveux, coussinets
plantaires, truffe, glandes endocrines et exocrines → jetage). C’est à ce moment qu’on
observe les signes cliniques, au bout d’environ 14 jours.

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Les formes cliniques peuvent être de 3 types :
 une forme aigue (<20j) qui touche les épithéliums de surface sur les reins, les
poumons et les glandes endocrines. La forme subaigue (entre 20j et 10 mois) résulte de
désordres immunologiques. Elle se manifeste par une hyperkératose des coussinets et
une truffe craquelée. Une atteinte du cerveau est possible, le virus envahit rapidement le
SNC (entre 10 et 20 jours = formes aigue et subaigue) via le LCR (liquide céphalo-
rachidien). L'invasion est restreinte aux oligodendrocytes. Il n'y a pas d'Ac produits (ou
très peu) car le délai est trop court. Cela cause une encéphalomyélite démyélinisante
précoce due à la mort des oligodendrocytes infectés, entrainant la mort de l'animal en 20
jours à 10 mois.

 une forme chronique (> 10 mois) qui intervient chez le vieux chien. Elle se
caractérise par une invasion lente du SNC via le LCR et une inflammation de la substance
grise (oligodendrocytes) car le système immunitaire a eu le temps de produire quelques
immunoglobulines. Quelques Ac sériques sont donc détectables dans le LCR et
permettent un diagnostic indirect éventuel. Des complexes immuns se déposent dans le
cerveau. Le virus persiste dans les cellules gliales, tandis que s'effectue une
démyélinisation immunopathologique. A cause des désordres immunopathologiques, une
hyperkératose des coussinets plantaires et de la truffe, qui s'assèche, s'installe (comme
dans la forme subaigue).

Formes aiguë, subaiguë et chronique

15/18
Remarque :
Qu'il s'agisse d'une infection aigue ou chronique, s'il y a infection nerveuse, les symptômes
apparaissent relativement tôt dans l'infection. Cette forme est associée à une
encéphalomyélite démyélinisante précoce et à la mort de l'animal.

La période d'incubation dure environ 7 jours. On distingue ensuite une phase


d’invasion avec la virémie première (et donc la première hyperthermie) puis un silence
clinique. Ensuite apparait une phase d’état avec la seconde virémie (et la deuxième
hyperthermie) et l'apparition des troubles nerveux. La phase d’état peut être courte et on a
alors une forme aigue, ou bien elle peut se poursuivre lentement et donner une forme
chronique lorsque l’on dépasse 10 mois. La phase d’état est caractérisée par une
inflammation catarrhale (des muqueuses) et une inflammation des oligodendrocytes.

Les différentes phases de la maladie

Pendant la phase d'état, les symptômes principaux sont :

‐ un jetage oculaire et nasal (catarrhe nasal) dans 93% des cas Attention : confusion possible
avec la toux de chenil !
‐ des troubles respiratoires avec une toux dans 81% des cas
‐ une hyperthermie (pendant les phases de virémie)
‐ une diarrhée dans 70 % des cas
‐ une hyperkératose de la truffe et des coussinets (et une dermatite de la face) dans
24% des cas (si forme longue de plus de 3 semaines). Ces éléments sont alors secs,
craquelés. Cela doit absolument nous faire penser à la maladie de Carré !
‐ une encéphalite dans 45% des cas, lorsque l'évolution est plus longue. Elle se traduit
par une incoordination et des convulsions (comme lors d'une intoxication), des
myoclonies (les muscles pectoraux se contractent tout seul), une parésie (faiblesse)
des membres postérieurs. Attention en présence de symptômes nerveux il faut
d’abord penser à la rage.

ATTENTION
Seule la conjonction d'au moins 4 de ces signes permet d'affirmer le diagnostic
de la maladie de Carré

16/18
(Etienne Thiry, virologie clinique)

b) Le diagnostic

 Pour les animaux vivants :

Si on a une forme catarrhale (= inflammation d’une muqueuse), on peut faire


plusieurs types prélèvements : un frottis de conjonctive ou de muqueuse prépuciale, un
culot urinaire, une prise de sang (pour les leucocytes), ou des prélèvements d’autres tissus
selon les symptômes. Le diagnostic va être fait par :

- Histologie et immunofluorescence : on observe des corps de Lentz (corps


d’inclusions éosinophiles dans le cytoplasme des cellules), et de grandes cellules en
syncytia (cf TD).

- RT-PCR sur les leucocytes (ARNADN et amplification)

- Sérologie : on peut rechercher les Ac dans le liquide céphalo-rachidien (si l'on a une
forme nerveuse chronique), le problème étant que le titre en anticorps est
généralement faible. Sinon c'est inutile de faire une sérologie (à partir d'une prise
de sang) car la maladie s'installe justement s'il n'y a pas d'Ac, ou si les animaux ne
sont pas vaccinés !

Dans les formes nerveuses (chroniques), on prélève du liquide céphalo-rachidien et


on réalise une RT-PCR pour mettre en évidence le virus dans les formes aigues, ou bien on
recherche les anticorps dans les formes chroniques car on a des dépôts de complexes
immuns.

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 Pour les animaux morts :

On peut faire un calque de l’épithélium vésical, ou s’il s’agit de la forme nerveuse on


peut faire un calque de l’encéphale : on analyse par immunofluorescence ou histologie.

c) Traitement

Avant, on pouvait utiliser du sérum avec des Ac neutralisants car il permettait de


neutraliser le virus, mais il était tellement efficace qu'il n’est plus commercialisé car on n'a
presque plus d'animaux malades en France (très bonne couverture vaccinale)… Il n’était
donc plus rentable pour les laboratoires, et ils ont arrêté de le produire.

d) Prophylaxie

Il existe des vaccins vivants atténués très immunogènes. On a deux modalités de


vaccinations :

- Avant 3 mois : il y a deux injections séparées, car on intervient à un moment où l'on


a peut-être encore des anticorps maternels. Or ceux-ci peuvent alors neutraliser une
partie des antigènes contenus dans le vaccin. La première injection se fait vers 7-8
semaines et l’autre 3-5 semaines plus tard, après 12 semaines d'âge (après être sorti
de la phase critique où il reste des Ac maternels mais pas forcément en quantité
suffisante pour être protecteurs).
- Après 3 mois : en général une seule injection suffit, mais il est préférable d'en faire 2.

Les rappels se font en général tous les deux ans. Il faut cependant respecter les
recommandations que peuvent donner les fabricants : certains préconisent de faire le
rappel tout les ans. Si le véto le fait tous les deux ans et que l’animal est atteint par la
maladie de carré, le laboratoire n'est pas responsable, MAIS le véto oui !

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CE DOCUMENT A ETE OFFERT PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

CE DOCUMENT A ETE OFFERT PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM


LES FLAVIVIRIDAE ET
LES TOGAVIRIDAE

I. Présentation des Flaviviridae et des Togaviridae .............................................. 2


A. Généralités ..................................................................................................... 2
B. Systématique .................................................................................................. 3
C. Importance ..................................................................................................... 5

II. Structure de ces virus ........................................................................................ 5


A. Morphologie ................................................................................................... 5
B. Action des agents physicochimiques .............................................................. 6
C. Cycle de réplication ........................................................................................ 6
D. Culture du virus .............................................................................................. 7

III. Propriétés biologiques des virus ..................................................................... 8


A. Pouvoir pathogène naturel chez l'Homme ..................................................... 8
B. Pouvoir pathogène naturel chez les animaux ................................................ 8
1. La peste porcine classique (=PPC) ............................................................. 10
2. La BVD ou Bovine Viral Diarrhea ou Mucosal Disease .............................. 12

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Introduction :
Les Flaviviridés sont des virus responsables de malformations et d’avortements. Ils sont
associés aux IPI, Infectés Permanents Immunotolérants. Walter Reed identifie au XIXè siècle le
premier Flavivirus : c'est le virus de la fièvre jaune, maladie souvent transmise par les arthropodes
piqueurs. /flavus = jaune en latin/.
Les Flaviviridae sont des virus de forme ronde, très semblables aux Togaviridae. Ce sont
deux familles de virus à ARN+, qui ont donc une réplication relativement rapide, avec une durée
d'incubation assez courte.

I. Présentation des Flaviviridae et des Togaviridae


A. Généralités

Flaviviridae et Togaviridae sont assez semblables :

‐ Ce sont des virus de forme ronde


‐ Ce sont des petits virus : leur diamètre est de 50-80nm, ce qui leur facilite un passage
transplacentaire.
‐ Leur génome est constitué d’un ARN + : leur réplication est relativement rapide et la
durée d'incubation assez courte.
‐ Leur capside est à symétrie icosaédrique.
‐ Leur enveloppe est relativement épaisse formant une espèce de "toge" (> Togaviridae).
Elle apporte une résistance au virus contrairement aux enveloppes "classiques",
notamment dans le milieu extérieur, etc. Certains virus sont donc transmis de façon
directe.
‐ Très souvent, la transmission se fait de manière vectorielle (par les moustiques et
tiques : on parle d'Arbovirus). Les Arthropodes constituent le principal réservoir naturel
pour ces virus, mais en médecine vétérinaire, la plupart des virus ne sont pas des
Arbovirus.
‐ Le modèle type est le virus de la fièvre jaune qui affecte l'Homme

Remarque : Autrefois, les Flaviviridae formaient un sous-groupe des Togaviridae, mais ils ont
été séparés à cause des découvertes de la phylogénie.

2/16
B. Systématique

F. Togaviridae F. Flaviviridae

Alphavirus Flavivirus Pestivirus Hepacivirus


Rubivirus
Sindbis virus V. de la fièvre jaune Virus de la diarrhée Virus de l'hépatite
Virus de la rubéole bovine C
ARBOVIROSES ARBOVIROSES

Les Rubivirus et Pestivirus ont des caractéristiques de transmission environ identiques. On peut
également y rapprocher les Hepacivirus.

⇒ Les Togaviridae et les Flaviviridae font partie de l'ordre des Nidovirales (ce qui signifie ARN niché
dans la boîte).

La famille des Togaviridae, qui regroupe des virus principalement humains, se divise en
deux genres :

▪ les Alphavirus qui rassemblent la plupart des arboviroses, et qui sont pour la plupart
responsables de zoonoses. Le modèle est le Sindbis virus. Font également partie de ce
genre :
‐ les virus des encéphalites Équines de l’Est des USA, de l’Ouest des USA ou
vénézuélienne)
‐ le Chikungunya
‐ l'O'nyong-nyong / "J'aime bien dire O'nyong-nyong" ♫/
‐ le Semliki forest
‐ le Marayo
‐ le Mucambo
‐ le Pixuna
‐ le Ross River
‐ le virus de la pancréatite des Salmonidés.

▪ Les Rubivirus : Le virus de la rubéole appartient à ce genre. Cette maladie entraîne des
malformations congénitales catastrophiques lors de primo-infections chez la femme
enceinte. Elle touche souvent les enfants. La rubéole ressemble aux maladies des
Flaviviridae des animaux. Chez les individus immunocompétents (sauf la femme enceinte) la
rubéole évolue spontanément vers la guérison.

3/16
⇒ La famille des Flaviviridae se divise en trois genres. C’est dans cette famille que l’on retrouve
les virus d’importance capitale en médecine vétérinaire :

‐ Les Flavivirus sont responsables d'arboviroses:


o via les moustiques: (lutte contre les moustiques indispensable)
‐ groupe "dengue"
‐ groupe des encéphalites : encéphalite japonaise, de St Louis, Yaoundé, virus du
West Nile( = Zoonose qui touche les chevaux et qui est transmise par les
moustiques Culex, qui s'infectent en piquant des oiseaux infectés),
‐ groupe Kokobera
‐ groupe Ntaya
‐ groupe Spondwéni
‐ groupe fièvre jaune
o via les tiques: Louping ill virus chez les petits ruminants, entrainant un tournis et
zoonosique (en Grande Bretagne, Nouvelle Zélande), le tickborn encephalitis virus
(encéphalite virale à tiques)...
o à vecteurs inconnus : groupe Entebbé, Modoc, Riobravo...

‐ Les Pestivirus :
Ces virus peuvent traverser la barrière placentaire et sont par conséquent des virus abortifs et
malformatifs. Ils ressemblent au virus responsable de la rubéole (rubivirus) par leur mode de
transmission et par les symptômes. Selon le moment de la contamination du fœtus, les
nouveaux nés peuvent être IPI.
o virus responsable de diarrhée bovine ou maladie des muqueuses, responsable de
la BVD dans son atteinte initiale entrainant une mortinatalité, ou bien d'une entérite
avec amincissement de la paroi des entérocytes en cas de surinfection.
o virus de la peste porcine classique (PPC), maladie de la catégorie 1 (soumise à
règlementation nationale). Si la maladie est recherchée sur un animal, on cherchera
également la Peste Porcine Africaine qui est une zoonose qui ressemble beaucoup à la
PPC mais qui est risquée pour la population naïve qui n’a jamais rencontré le virus.
o virus de la Border disease chez les petits ruminants. La Border disease est également
appelée "Aveyronite", c'est plus ou moins l'équivalent de la BVD chez les petits
ruminants.

‐ Les Hepacivirus : virus responsable de l’hépatite C chez l’homme (et quelques arbovirus), leur
transmission est sexuelle directe ou par piqûre iatrogène.

4/16
Les Alphavirus et Flavivirus ont généralement une transmission vectorielle par des
arthropodes, alors que les autres genres (Rubivirus, Pestivirus et Hepacivirus dans une moindre
mesure) sont transmis par contact direct étroit dans des assemblées ou des collectivités, ou
encore par transmission verticale.

C. Importance
D'un point de vue économique, la BVD et la peste porcine classique sont responsables de
pertes importantes en élevage. Le problème de la PPC est particulièrement présent en Asie (au
Vietnam), mais si le virus venait à arriver en France, ce serait un désastre ; lorsqu'un cas est
détecté dans un élevage, il faut abattre tous les porcs. Le problème de la BVD vient du fait que
quand le virus infecte un élevage il est très difficile à éradiquer, puisque les veaux IPI sont
impossibles à diagnostiquer (ces animaux ne produisent pas d'anticorps contre le virus, donc
un diagnostic indirect est impossible). Ces animaux sont cependant contaminants, puisqu'ils
excrètent du virus.

En santé publique, ces familles regroupent des zoonoses à type encéphalitique (maladie
de West Nile, Louping ill virus...). Ces maladies se déclarent plutôt au printemps et en été,
pendant la période d'activité des arthropodes vecteurs. Leurs symptômes sont des états
pseudo-grippaux avec fébrilité, douleurs articulaires, avec ou sans symptômes méningés ou
encéphalitiques. Elles sont généralement spontanément résolutives.
La gravité de ces virus en humaine est principalement due au virus de la rubéole, car il
provoque des malformations congénitales importantes, le diagnostic anténatal est donc
obligatoire.

II. Structure de ces virus


A. Morphologie

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Le génome de ces virus est une molécule d’ARN simple brin positif d’une taille
d’environ 106 Dalton. Ces virus sphériques mesurent entre 50 et 80 nm de diamètre.

Leur capside est à symétrie icosaédrique. La protéine C est une des protéines de la
capside, qui définit les différents genres (mais jamais les types, car c'est une protéine interne !).

Ce sont des virus enveloppés, qui portent des spicules (glycoprotéines) dans leur
enveloppe, dont certaines ont une activité hémagglutinante mais ce n'est pas une généralité : il
existe des Flaviviridae qui en sont dépourvus, comme le virus de la BVD. E1 et E2 sont les
principales protéines des spicules.

Remarque : Le virus de la BVD peut être diagnostiqué grâce à la GP53, qui correspond à la
protéine E2 glycosylée.

Remarque : Le vaccin contre la Fièvre Jaune, basé sur des protéines à fonction
hémagglutinante, est efficace 10 ans.

B. Action des agents physicochimiques


Les Flaviviridae et les Togaviridae possèdent la sensibilité habituelle des virus
enveloppés : ils sont thermolabiles, sensibles aux UV, à l’éther, au chloroforme, à l’éthylène
imine, aux hypochlorites, aux ammoniums IV, à l’acidité, à la soude à 1%.
Puisque ces virus ne résistent pas aux pH acides, la voie de transmission majeure ne sera
pas la voie orale. La transmission ne peut se faire que par contact étroit, par transmission
vectorielle ou par transmission verticale. L'acheminement d'échantillons au laboratoire se fait
sous couvert de froid.
Cependant, la sensibilité à l’acidité est relative car, par exemple, le virus de la Peste Porcine
peut rester infectieux dans les carcasses pendant plusieurs semaines malgré l'acidification de la
carcasse. Certains virus comme celui de la BVD provoquent des symptômes entériques, et
résistent donc probablement à l'acidité du tube digestif.

C. Cycle de réplication
L’ARN de ces virus est un ARN positif, compris directement par les ribosomes de la
cellule. La traduction précoce assure la synthèse des protéines non structurales (=polymérases
virales) permettant la duplication du génome viral. Le génome est dupliqué en passant par une
molécule d'ARN négatif qui sert de matrice pour la réplication. En parallèle s'effectue la
synthèse des protéines de la capside et de l’enveloppe (C, E1 et E2).
Suite à la maturation et l’assemblage de la particule virale, le virus se détache de la
cellule par bourgeonnement.

Rappel: Ayant un ARN+, le virus réalise un cycle très rapide. Ainsi les maladies à Flaviviridae et à
Togaviridae sont extrêmement contagieuses.

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Remarque: Les protéines Nsp signent de l'état de réplication active du virus.

D. Culture du virus

La culture est possible sur œufs embryonnés, sur cellules de vertébrés et d'invertébrés,
mais il n'y a pas ou seulement très peu d’ECP. Il faudra donc utiliser d’autres méthodes pour
mettre en évidence la présence du virus dans l’organisme d’un animal comme par exemple
l'identification par immunofluorescence ou ELISA.

7/16
III. Propriétés biologiques des virus
A. Pouvoir pathogène naturel chez l'Homme

On prend comme modèle d’étude le virus de la Rubéole (Rubivirus, Togaviridae), car


cela ressemble beaucoup à ce qu’il se passe chez nos animaux.
La contamination se fait essentiellement par des aérosols.

Eruption maculo-papuleuse rose pâle bénigne, d'emblée généralisée (petits


boutons de 3mm de diamètre surtout au niveau des fesses), des
enfant adénopathies cervicales et une guérison spontanée et sans séquelle en
quelques jours. Cela permet d'avoir une production d'anticorps avec une
protection solide. Les IgG sont gardées à vie.
Souvent des infections inapparentes, avec guérison sans séquelles au bout
adulte de quelques jours, donnant lieu à une immunité durable. La réinfection
latente est possible.
Si la primo infection a lieu à l'âge adulte lors de la grossesse, le passage
aérosol

transplacentaire avec transmission verticale est possible. Le virus est alors


responsable de malformations congénitales ( cardiopathie, surdité
fréquente, cataracte, moignons de membres) ; il est obligatoire pour les
transfert médecins de faire un diagnostic anté-natal. Lors de la sérologie on ne
vertical recherche que la primo infection, c'est-à-dire la présence d’IgM qui indique
(forme que l’infection est récente. Dans ce cas, les malformations sont possibles,
congénitale) et compte tenu du risque on propose aux femmes enceintes de procéder à
une IVG. Si l’infection est ancienne, il n'y aura pas d'IgM, seulement des
IgG : le risque d'aboutir à une malformation congénitale est alors faible, et
on laisse la grossesse poursuivre son cours. Il existe la même chose en
médecine vétérinaire (Avec les pestivirus).

B. Pouvoir pathogène naturel chez les animaux

Chez les animaux, ce sont surtout les Pestivirus qui nous intéressent. Ces virus sont
responsables :
o de la diarrhée bovine (maladie des muqueuses) chez les BOVINS : BVD lors de la primo
infection, et maladie des muqueuses (MD) lors d’une infection secondaire. L’hôte naturel
de ce virus est le bovin, mais on peut également le retrouver chez le porc.
o de la peste porcine classique (PPC) chez les SUIDES (que l'on peut confondre avec la peste
porcine africaine -> diagnostic différentiel).
o de la border disease chez les OVINS. C’est une maladie qui ressemble à la diarrhée bovine.

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On l'appelle parfois le Hairy shaker, congenital trembler, Ovine Pestivirus, Petega ovina
ou encore Aveyronite. C'est relativement rare mais on peut aussi retrouver ce virus chez les
bovins et les porcs.

PPC MD-BVD Border disease


Taille de la particule virale
40-70nm
(nm)
Caractéristiques Ag P80, variants
variants ???
particulières ---> IPI
Réactions croisées /MD-BVD /PPC /Border /MD-BVD
Chaleur 69°C | 30min 56°C | 30min 56°C | 30min
Ether, chloroforme,
désoxycholate, formol, sensible
éthylène imine, UV
Hôtes naturels Porcs Bovins - Porcs Moutons – Bv- Pc
Pouvoir pathogène expérimental
In-vivo Porcs - Lapins Bovins - Lapins Moutons
In-ovo - + ?
Explants Porcs - Explants Bovins - Explants Bovins -
In-vitro
Bovins Porcs - Moutons Porcs – Moutons
ECP - + (lent) - (accident vaccinal)
Caractéristiques des principaux Pestivirus

Ces virus possèdent tous plusieurs variants, sont sensibles et ont un ECP faible ou
inexistant. Il existe des réactions croisées entre ces 3 types de virus (BVD, Peste Porcine
Classique et Border Disease).

Remarque : L’ECP de la Border disease quasi « invisible » est à l’origine d’un accident
vaccinal. On avait cultivé des Pestivirus sur des cellules ovines afin de mettre au point un vaccin
contre le virus de la peste porcine classique. Or on n’a pas vu que ces cellules étaient infectées par
le virus de la Border disease, et l'on a transmis la Border Disease aux porcs.

9/16
Ces virus présentent des caractéristiques communes liées à leur pouvoir pathogène:

▪ Ce ne sont pas des arboviroses ; la transmission se fait donc par un contact étroit (virus
enveloppé) entre les animaux ou par les sécrétions corporelles.
▪ La transmission verticale est possible et donne lieu à des avortements ou des malformations
(action tératogène), mais aussi à des IPI (infectés permanents immunotolérants).
▪ Les symptômes cliniques sont très variables : en général on n’observe rien chez les adultes
(ou alors des troubles de la reproduction), et des malformations chez les enfants nés de
mères contaminées.
▪ Les virus ont un tropisme épithélial et un tropisme de la lignée des phagocytes
mononucléés, d'où une baisse de l'immunité générale lors d'une infection, et un risque
augmenté de maladies opportunistes.

Question de partiel possible : Donnez les caractéristiques des Pestivirus (de la famille des
Flaviviridae)
En quoi ces 3 pestivirus sont uniques au plan de la physiopathologie ?
 Ils sont responsables de lésions similaires (avortements et malformations congénitales) et
sont impliqués dans des infections inapparentes.

1. La peste porcine classique (=PPC)


Diagnostic clinique :
La peste porcine classique est une maladie de catégorie 1, classée parmi les MADO =
Maladies A Déclaration Obligatoire. Elle affecte essentiellement les Suidés domestiques ou
sauvages (les sangliers, que l'on ne sait pas vacciner, constituent un véritable réservoir).
Cette pathologie a une allure épizootique, elle se caractérise par une grande diversité de
symptômes (fièvre, des lésions cutanées (peau rouge), des troubles oculaires, parfois digestifs
et nerveux), et elle provoque des momifications et des malformations fœtales. La forme
classique de la maladie est une forme aigue. Les enjeux économiques sont majeurs. A l’autopsie,
on constate aussi des hémorragies multifocales (=pétéchies) sur la peau, l’épiglotte, la vessie,
la rate, les reins et les nœuds lymphatiques.
Lorsque le vétérinaire observe ce genre de lésions nécropsiques il faut, pour pouvoir
suspecter la PPC, qu’il trouve absolument la triade lésionnelle. Cela correspond à trouver des
pétéchies sur l’épiglotte, sous la capsule de la rate et sur la muqueuse vésicale.
Le diagnostic clinique repose sur l'allure épizootique de la maladie, l’aspect éruptif
et la triade lésionnelle.

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La triade lésionnelle

Attention ! Ces éléments ne suffisent pas pour conclure à la PPC. On peut confondre ces
symptômes avec ceux du Rouget (due à une bactérie), de Colibacilloses, de la maladie de
l'œdème, de salmonelloses, de la gastro-entérite transmissible du Porc (GET), de la parvovirose
porcine, d’une intoxication aux anticoagulants… On est donc obligé de demander à un
laboratoire d’effectuer un diagnostic expérimental pour confirmer la PPC.

Remarque: La PPC et la PPA (peste porcine africaine) donnent exactement les mêmes symptômes,
mais le virus de la peste porcine africaine appartient à la famille des Asfarviridae (virus à ARN, Cf.
dernier chapitre de S7).

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Diagnostic expérimental :
La PPC est une maladie à déclaration obligatoire (car maladie de catégorie 1). Il existe un
laboratoire de référence agréé par la DSV/ANSES (à Maison-Alfort ; si l'envie vous prend voilà
l'adresse : 22 rue Pierre-Curie, 94700 Maison-Alfort) qui va réaliser en simultané le test pour la
peste porcine classique (PPC) et pour la peste porcine africaine (PPA). On doit envoyer tous les
organes présentant des lésions hémorragiques (les glanglions, reins, amygdales et la rate...) sur
les animaux morts, prélever du sang sur tube sec si la maladie est déclarée depuis plus de 8
jours, ou dans un tube avec anticoagulants si moins de 8 jours. On peut aussi faire des analyses
sur les avortons. Ces différents prélèvements doivent être envoyés dans des flacons stériles, sous
couvert de froid (4°C) avec triple emballage hermétique, sigles de danger, commémoratifs
détaillés etc (Cf. cours d'histo de S5).
On recherche simultanément la PPC sur la lignée PK15 (cellules de reins de Porcs) et la
PPA sur des leucocytes de Porcs. On peut identifier la PPC et la PPA par immunofluorescence.

Remarque/ Rappel : on ne peut pas faire de séroneutralisation de l'ECP pour identifier le virus car
les Pestivirus ne donnent pas d'ECP.

2. La BVD ou Bovine Viral Diarrhea ou Mucosal Disease

C’est un virus infectant les ruminants, il est très résistant dans le milieu extérieur. Deux
protéines de ce virus sont exploitées:
▪ la protéine GP 53 sert à la fabrication du vaccin
▪ la protéine p80 (capside), permet le diagnostic par antigènémie (recherche directe), ou
par recherche d’anticorps anti-gp80. Elle permet de diagnostiquer la présence du virus en
cours de réplication.

Lorsqu’on cultive ce virus en laboratoire il existe deux variants : un virus pathogène qui n'a
pas d'effet cytopathogène (= pas d'ECP), et un virus non pathogène qui montre un ECP.

ATTENTION : Le virus étant de très petite taille, il peut traverser la paroi utérine
pendant la gestation et distingue alors différentes situations :
 S'il traverse la paroi utérine avant le 25ème jour de gestation : il y a résorption du fœtus et
retour en chaleur.
 S'il traverse la paroi utérine entre le 40ème et le 125ème jour de gestation, le système
immunitaire se développe au contact du virus. Un état d’immunotolérance va alors
s’installer chez le fœtus. Le petit sera qualifié d’Infecté Permanent Immunotolérant
(IPI). Le virus est considéré comme un élément du soi, on ne trouvera donc aucun
anticorps anti p80, le virus n’est donc pas dépistable. Ces individus sont en fait des «
bombes à virus » : ils excrètent des virus en permanence et on ne peut pas les détecter
par sérologie. Ils sont un réservoir du virus dans le troupeau. Quand ces veaux deviennent

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adultes, ils donnent une descendance IPI car sperme et embryons contiennent des
particules virales.
 Si l’infection a lieu après le 125ème jour, des anticorps sont produits contre le virus en
quantité suffisante et le virus est éliminé.

Le veau IPI peut développer la maladie des muqueuses s'il est contaminé par une autre
souche que celle qu'il héberge, et il peut aussi produire des anticorps contre cette autre
souche. Ces veaux sont en général faibles, cachectiques, ils sont sujets à de nombreuses
infections secondaires, des diarrhées et peuvent développer la maladie des muqueuses

La diversité des signes cliniques est liée avec la diversité des souches. Les symptômes ne
sont pas pathognomoniques, le diagnostic est difficile (pas de triade lésionnelle), si ce n’est
impossible. Dans un même élevage, en général, on trouvera une seule souche, avec une forte
morbidité mais une faible mortalité. Les troubles sont généraux, avec un syndrome
thrombocytopénique (atteinte des plaquettes), des troubles digestifs (diarrhée), respiratoires, et
de la reproduction. Ce sont ces derniers qui vont particulièrement attirer l'œil de l’éleveur ou du
vétérinaire avec : une infertilité, une infécondité, des retours en chaleur, des avortements, une
mortinatalité, des malformations congénitales, des veaux cachectiques …

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Le virus de la BVD est un virus facilitateur, c'est-à-dire qui facilite l’action
d’autres agents pathogènes. Il augmente la sensibilité des animaux à d’autres agents
pathogène infectieux, comme le VRS responsable de la broncho pneumopathie enzootique (BPIE,
Cf. chapitre sur les Paramyxoviridae).
Les virus vont être excrétés dans le milieu extérieur par la matière fécale.

Le diagnostic clinique des animaux IPI est rendu difficile par la diversité des souches, il
n’y aucun signe vraiment caractéristique.

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Le diagnostic expérimental consiste en une sérologie (recherche d’Ag p80 puis ELISA/Ac),
en parallèle d'une culture du virus et détection par immunofluorescence. La RT-PCR permet de
faire un bon diagnostic. Voici les différents types de résultats qu'on peut obtenir, et leur
interprétation

Sérologie Virologie Diagnostic


· IPI classique
· animal virémique dans les tous premiers jours, la séroconversion
- + n'a pas encore eu lieu, il faut refaire la sérologie quelques jours
plus tard

- - · l'animal n'a jamais rencontré le virus.

· le veau est sous immunité colostrale et présente les anticorps


maternels
+ - · le veau est immunocompétent : il est vacciné ou a déjà été en contact
avec le virus (faire une 2ème sérologie)

· l'animal est virémique infecté transitoire, le virus circule.


+ + · IPI sous immunité colostrale (faire 2è sérologie plus tard : <6mois).
· IPI ayant séroconverti contre une autre souche

Le tableau précédent est très important. Il faut le connaître mais surtout être capable de
comprendre le principe, car cela peut être une question de partiel.

Le diagnostic n’est jamais simple. La prophylaxie passe par l'élimination des animaux IPI
du troupeau pour détruire la source de contamination et la vaccination des animaux (vaccins
inactivés ou vivants). Pour détecter les IPI il faut toujours faire une sérologie et une virologie,
mais le dépistage individuel présente un coût élevé. La prophylaxie dépend du conseil général
de la région. Il existe un bon diagnostic de la BVD par RT-PCR.
Les vaccinations peuvent tuer les animaux s'ils sont en phase d'incubation. De plus, il n'y a
pas de diagnostic en boucherie, et le virus de la BVD/MD n'est pas pathogène pour l'homme,
donc les éleveurs peuvent ne pas vouloir réaliser les vaccins.

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CE DOCUMENT A ETE OFFERT PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

CE DOCUMENT A ETE OFFERT PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM


LES RHABDOVIRIDAE

I. Présentation des Rhabdoviridae................................................................................... 2


A. Généralités ..................................................................................................................... 2
B. Historique ....................................................................................................................... 3
C. Importance ..................................................................................................................... 4
D. Systématique................................................................................................................. 5
II. Structure des Rhabdoviridae ........................................................................................ 5
A. Morphologie générale ................................................................................................ 5
B. Action des agents physico-chimiques..................................................................... 6
C. Propriétés et fonctions des principales protéines virales ................................. 7
III. Propriétés biologiques du virus .................................................................................. 8
A. Réplication ..................................................................................................................... 8
B. Pouvoir pathogène expérimental .......................................................................... 10
1. In vivo .......................................................................................................................... 10
2. In ovo ........................................................................................................................... 11
3. In vitro ......................................................................................................................... 11
C. Pouvoir pathogène naturel, in vivo....................................................................... 12
IV. Conséquences et applications ................................................................................... 15
A. Le diagnostic ................................................................................................................ 15
1. Clinique ........................................................................................................................ 15
2. Expérimental .............................................................................................................. 15
B. Epidémiologie .............................................................................................................. 17
C. Prophylaxie................................................................................................................... 18

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Photographie d’un chien mordeur atteint de rage

En l’absence de sérum antirabique, une personne mordue par un chien enragé va


développer des symptômes nerveux au bout de 45 jours : elle est atteinte par la rage. Cette
maladie à développement lent est principalement acquise par morsure de chien.

Cet exemple nous montre que la santé humaine est intimement liée à la santé animale.

Ce cours est d'une importance capitale car il aborde des pathologies majeures pour le
vétérinaire. Il tient en particulier une place centrale en santé publique.

I. Présentation des Rhabdoviridae

A. Généralités

La famille des Rhabdoviridae est une vaste famille de virus à ARN négatif,
enveloppés infectant les Mammifères, les Poissons, les Insectes et même les Végétaux.

Chez les Mammifères, ces virus sont notamment responsables de :

- la RAGE, une zoonose nerveuse grave et toujours mortelle en l’absence de


traitement rapidement instauré (dès que les symptômes sont déclarés, il est
trop tard car le virus a atteint sa cible, le cerveau).

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- la stomatite vésiculeuse, infection principalement rencontrée chez les
ongulés et qu’il faut différencier de la fièvre aphteuse.
- La maladie septicémique importante en pisciculture, cette maladie a un
impact économique élevé.

Le nom de ces virus vient de leur forme allongée. Rhabdus en grec signifie
«baguette» : ce sont des virus allongés, en forme de dé à coudre, de balle, d’obus, de doigt
de gant, selon l’imagination de chacun… d'où une reconnaissance assez facile.

Forme schématique d’un Rhabdoviridae Forme des Rhabdoviridae en culture, MET

B. Historique
‐ En l'an 30 après J.C., Celse avait déjà établi la relation entre la rage et la morsure des chiens.
Il laisse la première trace écrite de l'observation de cette maladie.
En 1879, Victor-Pierre Galtier inocule la rage à un lapin à partir de salive de chien enragé et
on dit qu'il a réalisé une immunisation du mouton par voie intracérébrale. NB 1 : Le bâtiment de
TP porte son nom !
‐ En 1881, Pasteur, Chamberland, Roux et Thuillier ont réalisé une atténuation du virus (virus
fixe) par dessiccation après prélèvement de moelle sur un chien contaminé. NB 2 : la rue
menant à l'institut Pasteur s'appelle la rue Roux .
En 1885, Pasteur vaccine Joseph Meister (enfant de 9 ans) mordu par un chien enragé, à
Strasbourg, en utilisant ce virus atténué. Ce sont les premières bases de la thérapie
vaccinale, c'est-a-dire de l'utilisation d'un vaccin pour soigner la maladie, et non plus pour
l'éviter uniquement. NB 3 : lorsque les allemands sont arrivés à l'institut pour visiter les catacombes,
Joseph Meister s'est opposé à leur entrée, ce qui lui a coûté la vie.

A propos de Galtier : "Pasteur n'est rien d'autre qu'un


opportuniste en réalité [...] il s'est servi de ses collaborateurs"

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C. Importance

D’un point de vue médical, la rage est une maladie mortelle dès qu’elle est
cliniquement déclarée, c’est pour cela qu’en cas de doute on administre du sérum
antirabique avant l’apparition des symptômes. Le virus de la rage a servi de base pour la
thérapie vaccinale découverte par Pasteur.

D’un point de vue de santé publique, la rage est une zoonose majeure, d'où un rôle
important du vétérinaire dans ce domaine. La rage est la dixième cause des décès infectieux
de l’homme. Elle a une incidence forte en Asie, avec environ 50 000 cas mortels par an,
notamment en Inde.

Données de l’OMS, pour info

Au niveau économique, les Rhabdoviridae sont également responsables de pertes


importantes, notamment en pisciculture.

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D. Systématique
La famille des Rhabdoviridae est divisée en 6 genres :

F. Rhabdoviridae

Vesiculovirus Ephemerovirus Novirhabdovirus Cytorhabdovirus &


Lyssavirus Nucléorhabdovirus
Bi-ongulés Bovins Poissons et serpents
Végétaux et Insectes

 Les Lyssavirus : Lyssa = « fou » en grec, responsables notamment de changements


importants de comportement. Ce sont des virus importants en médecine humaine et
vétérinaire. Ils renferment en particulier le virus de la rage.

 Les Vésiculovirus : virus responsables de la stomatite vésiculeuse chez les


mammifères bi-ongulés. Il faut toujours réaliser un diagnostic différentiel avec la
fièvre aphteuse. En effet, la prophylaxie sanitaire entre ces deux maladies n'est pas
du tout la même : les Aphtovirus de la fièvre aphteuse sont nus donc très résistants
et contagieux, alors que les Vésiculovirus de la stomatite vésiculeuse sont enveloppés
donc peu résistants et de fait beaucoup moins contagieux.

 Ephemerovirus : chez les bovins. Ces virus sont mal connus car ils ne survivent pas en
dehors de l'animal. Ils sont certainement très peu pathogènes.
 Novirhabdovirus : responsables de septicémies chez les poissons et parfois les
serpents.
 Cytorhabdovirus : chez les végétaux et insectes
 Nucléorhabdovirus : chez les végétaux et insectes

II. Structure des Rhabdoviridae

A. Morphologie générale
Ce sont des virus en forme de baguette, allongés. Leur largeur varie de 45 à 100 nm
et leur longueur de 100 à 430 nm. De l’intérieur vers l’extérieur du virus on trouve :

 dans la partie interne : un génome se composant d’une molécule d’ARN négatif


linéaire non segmentée. Le virus possède donc une enzyme le transformant en ARN
positif : la transcriptase intégrée (ce n’est pas une transcriptase inverse !). Cette
étape constitue un délai supplémentaire lors de la multiplication de ces virus. On
trouve également des protéines N (de la nucléocapside, qui permettent de distinguer
l’espèce, le rang ou le genre viral), NS (non structurales) et L (protéines de la
réplication).

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 une capside à symétrie hélicoïdale délimite le core. Elle est constituée des protéines
M (matricielles), qui lui donne sa forme allongée.

 une enveloppe, bicouche lipidique issue de la membrane plasmique de la cellule.


Ancrées en surface, on trouve des glycoprotéines de surface ou spicules (protéines
G). Ces protéines sont spécifiques du virus. Elles peuvent être neutralisées, ce qui
empêche la pénétration du virus dans la cellule hôte (utile pour la vaccination ou la
thérapie).

B. Action des agents physico-chimiques


Ce sont des virus enveloppés typiques : ils sont extrêmement fragiles dans le milieu
extérieur d’où la transmission obligatoire par effraction de la barrière cutanée via une
morsure ou une griffure, car le virus est présent dans la salive. Les expériences de Pasteur
ont montré qu'ils étaient sensibles à la dessiccation. Ils sont thermoacidolabiles, stables à
basse température mais au vu de leur sensibilité à la dessiccation, pour l’acheminement au
laboratoire il faudra bien les mettre sous couvert du froid.

Ils sont sensibles à de nombreux agents connus : aux détergents des lipides, aux
hypochlorites, aux ammoniums quaternaires, à la soude, au glutaraldéhyde, au beta-
propriolactone (utilisé pour les vaccins inactivés), à l’azaridine, à l’acool à 70°.

Les Rhabdovirus ne résistent pas aux savons, ainsi, en cas de morsure, il faut en
première intention laver abondamment la plaie avec du savon.

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C. Propriétés et fonctions des principales protéines virales

▪ Les protéines L et NS sont des protéines non structurales. Elles servent à la réplication du
génome. Elles sont peu immunogènes car internes.

▪ Les protéines M sont les protéines matricielles. Elles donnent la morphologie et


l'architecture allongée au virus. Elles sont peu immunogènes car internes.

▪ Les protéines N sont des protéines matricielles de la nucléocapside, également accrochées


à l’ARN viral (62 000Da). Ces protéines sont responsables de la structure du virus mais elles
ont aussi une activité antigénique et servent notamment au diagnostic de la rage. Elles sont
plus ou moins immunogènes. Elles servent à la différenciation des genres de Rhabdovirus.

▪ Les protéines G sont les glycoprotéines de surface portées par l’enveloppe (80 000Da).
Elles permettent la reconnaissance avec les récepteurs cellulaires, puis la fusion avec la
membrane cellulaire et l’entre du virus. Elles ont une fonction antigénique, qui permet la
production d’anticorps neutralisants (utilisation en sérothérapie). Ce sont des antigènes
très immunogènes, qui entrainent la mise en place d’une réponse immunitaire cellulaire
avec activation des LT et des LTh, et également la production d’interférons. Tous les virus
rabiques ont cette protéine G. Elle ne présente que de toutes petites variations selon
l’origine géographique ou l’espèce. Les protéines G définissent les types et sous-types. Il
existe 7 stéréotypes :

 le génotype 1 : c’est le plus répandu, cosmopolite : on le trouve en Afrique du Sud,


aux USA, en Asie, en Europe... partout ! Il peut infecter tous les mammifères. La rage
en fait partie.
 la souche Lagos bat (génotype 2) : génotype isolé pour la première fois sur des
chauves-souris frugivores au Nigeria (Lagos : ancien nom de la capitale)
 la souche Mokola (génotype 3) : génotype isolé en Afrique du Sud sur des chauves-
souris.
 la souche Duvenhague (génotype 4) : génotype isolé en Afrique du Sud sur des
chauves-souris insectivores
 le génotype 5 : en Europe, chauves-souris frugivores
 le génotype 6 : en Europe, chauves-souris insectivores
 le génotype 7 : isolé récemment en Australie, chauves-souris

Tous les génotypes excepté le génotype 2 touchent l'Homme.

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Beaucoup de ces virus sont portés par des chauves-souris, mais tous peuvent être
transmis à l'homme. Ceci explique qu’il y ait des problèmes de vaccination (on parle de
rupture de protection quand un animal vacciné contracte la maladie) et de diagnostic (faux
négatifs) car tout est basé sur le génotype 1 qui est cosmopolite. Les vaccins formés avec
ces protéines G sont néanmoins très protecteurs. Le même génotype 1 sert aussi à la mise
au point de tests diagnostics, on peut donc passer a côté d'un Lyssavirus présent dont les
antigènes ne sont pas reconnus. On pourrait trouver d’autres génotypes car il existe
sûrement encore de nombreuses souches non identifiées.

"Je suis sûr que si vous continuez à fouiller dans les grottes vous en trouverez
d'autres" ([CHERCHE] SUJET DE THESE : désolée pour les non concernés)

L & NS Non structurales Réplication du génome Faible immunogénicité


Pas ou peu
M Matrice Morphologie/architecture
immunogène
N Matrice, ARN viral Morphologie/Architecture Immunogène
Reconnaissance des
G Spicules protéiques Très immunogène
récepteurs
Eléments interférogènes : même si le virus n'est pas virulent il entraîne la synthèse d'interférons
Bilan sur les protéines virales

III. Propriétés biologiques du virus

A. Réplication

Dans un premier temps le virus reconnait un récepteur en surface de la cellule hôte. Il


entre puis est décapsidé. La transcriptase virale intégrée transcrit l'ARN- en ARN+. Le cycle
peut alors se mettre en route. C’est cette première étape qui augmente la durée du cycle et
qui explique que la durée d’incubation est longue. Une première traduction concerne les
enzymes polymérases ; en parallèle a lieu la duplication du génome. Les protéines M et NS
issues de la traduction tardive s’accumulent sous la membrane de la cellule hôte et s'ancrent
en surface de la membrane plasmique. Lors de sa sortie, le virus embarque ces
glycoprotéines et une portion de membrane. On peut observer des « baguettes » qui
s'échappent par bourgeonnement.

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Réplication des Rhabdoviridae

Les phospholipides sont présents en abondance au niveau des neurones. C’est à ce


niveau qu’aura lieu la multiplication du virus : après une morsure, le virus migre jusqu’au
cerveau. Dans le SNC, le virus laisse des traces de son passage dans les cellules nerveuses :
les corps de Negri (corps d'inclusion). Ce sont des éléments utilisables pour un diagnostic sur
des coupes histologiques (microscopie optique) où l'on suspecte la présence de ce virus. On
ne peut jamais voir d’effet cytopathique en microscopie optique mais uniquement au
microscope électronique.

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Corps de Negri et virus en bourgeonnement

B. Pouvoir pathogène expérimental

1. In vivo
On réalise principalement les expériences sur des souriceaux nouveau-nés, mais le rat
et le lapin peuvent faire de bons modèles d'étude. Aujourd’hui ces expériences sont moins
réalisées. Les objectifs sont de tester :

→ la multiplication virale et la virulence des souches virales par inoculation intracérébrale


de dilution croissante du Lyssavirus à étudier.
→ la réceptivité / sensibilité des différentes espèces animales selon la voie d'inoculation, en
mimant ce qui se passe dans les conditions naturelles (morsure : voie IM).
→ les variations du pouvoir pathogène de ces virus. Pour cela on a fixé des critères de
virulence pour un virus de référence ; le CVS (Challenge Virus Standard = LA souche de
référence) caractérisé par:
- la constance de la durée d’incubation : 6 jours pour les virus standard
- la constance du titre viral cérébral récupéré sur le cerveau de la souris morte
- la constance du caractère paralytique
Pour finir, on a pu établir des diagnostics expérimentaux de la rage : on prélevait des
broyats de cerveaux sur des animaux suspects, et on regardait à combien de jours les
souriceaux mourraient. S’ils étaient tous vivant à 21 jours, ce n’était pas la rage car on devait
pouvoir vérifier le postulat de Koch. On a cependant arrêté cette technique, car lors de
l’injection en intracérébrale aux souriceaux, l’expérimentateur pouvait se piquer le doigt
directement avec le virus de la rage ! Cette technique n’est plus utilisée pour les souches
connues.

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2. In ovo
On cultive ces virus sur des œufs embryonnés. On a « avianisé » le virus : car la
culture in ovo est facile, peu onéreuse et très productive (c’est donc très intéressant pour
fabriquer un vaccin). On inocule le surnageant provenant de l’œuf contaminé par le virus à
des souris et on voit qu’il ne se passe rien. Le virus a été stabilisé (« avianisé »), on peut
produire du virus en très grande quantité.

Bien que le virus soit stabilisé il s’agit d’un virus vivant, une réversion de la virulence est
toujours possible ! C’est pour cela que l'on n’utilise pas de vaccins vivants pour vacciner,
sauf dans le cas des OGM rage-vaccine destinés à la vaccination des animaux sauvages. On
utilise des mutants non virulents pour la vaccination, comme la souche Flury HEP, qui a
nécessité 180 passages in ovo avant de perdre sa virulence.

3. In vitro
On peut cultiver les Rhabdoviridae sur de nombreux types cellulaires : des explants
primaires* issus de reins de hamster, de porc, de chien, embryon de poulet ou de canard ;
ou des cellules de lignée continue (KB, MRC5, Véro, neuroblastomes). Les neuroblastomes
remplacent aujourd’hui de plus en plus les souriceaux.

explant : organe coupé + trypsine afin de désolidariser les cellules, que l'on fixe sur
un flacon (comme vu au S5 en TP)

Les intérêts de ces études sont :

› la production de vaccins en fermenteurs (jamais sur lignée cellulaire continue car ces
cellules sont tumorales)
› le diagnostic expérimental de la rage
› la modification de la virulence des souches
› l’étude des mécanismes de la réplication et de la structure des souches virales.

"Je travaillais personellement sur le souriceau pour la rage, et je peux vous dire
que le soir quand je rentrais chez moi, j'avais les fesses très serrées"

Remarque :
Même si la culture comporte de nombreux virus, on n’observe JAMAIS d’effet
cytopathique sur les tapis cellulaires (à la différence des cellules contaminées
naturellement). Il faut alors objectiver leur présence en recherchant les antigènes viraux
par immunofluorescence directe ou par test ELISA. On produit d'excellents anticorps
contre le génotype 1, mais les autres génotypes ne sont parfois pas reconnus.

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C. Pouvoir pathogène naturel, in vivo

▪ Les Vésiculovirus sont des virus qui concernent :


- les insectes
- les végétaux
- les bovins, porcs, chevaux, hommes : ils sont responsables de la stomatite
vésiculeuse qui est une éruption vésiculeuse des muqueuses buccale, podale (pied)
et du trayon, transmissible a l’homme mais peu grave. La transmission se fait
essentiellement de manière directe (virus enveloppé). Il peut y avoir une confusion
possible avec la Fièvre Aphteuse : un diagnostic différentiel doit être réalisé grâce à
une sérologie par fixation du complément. Mais si dans un élevage les chevaux sont
touchés et ont les mêmes symptômes, on peut écarter l’hypothèse de fièvre
aphteuse qui ne touche que les bi-ongulés.

▪ Les Novirhabdovirus sont des virus très importants en pathologie des poissons. Ils sont
responsables de :
- La septicémie virémique printanière de la carpe
- La septicémie hémorragique virale
- La nécrose hématopoïétique virale

▪ ♥ Les Lyssavirus ♥ regroupent les virus responsables de la rage : ce sont des virus
cosmopolites qui affectent tous les mammifères terrestres et volants (hommes,
carnivores, ruminants, chevaux, porcs, Chiroptères = chauves-souris), oiseaux (peu de
cas, car l'oiseau meurt généralement des effets de la morsure avant de déclarer les
symptômes). Toutes les espèces sont sensibles, mais il faut tenir compte du mode de vie
et de l’épidémiologie. Lorsqu’un animal contracte la rage il est soumis à un changement
de comportement. La modification du comportement peut être de deux types : dans le
sens d'un mutisme complet (animal immobile, muet...) ou bien dans le sens d'une
agressivité extrême (situation la moins dangereuse car on s'en méfie bien plus que la
forme paralytique). Cela a été observé chez le renard : cet animal fuit normalement la
présence humaine, mais lorsqu’il a la rage il reste à proximité, va vouloir mordre et
attaque le bâton que l’on va prendre pour le faire fuir. Les espèces proies ont tendance
à exprimer moins de signes, ayant moins l’instinct de mordre. D'autre part, il faut être
vigilant car même s’il n’y a pas encore de symptômes, le virus est excrété dans la salive
ce qui constitue un véritable danger. Chez les bovins, les animaux enragés bavent
beaucoup (=ptyalisme), ont les globes oculaires exorbités et beuglent en permanence.

"Un chien est incapable de tuer un ruminant, donc la vache ne va pas mourir et va développer
la maladie. Mais une vache va pas mordre une autre vache, enfin il y a peu de chance."

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Caractères généraux de la rage (à très bien connaître) :
La rage a une durée d’incubation longue allant de 15 à 60 jours (la plus longue parmi
les maladies virales aiguës), mais celle-ci dépend de la gravité de la lésion et de la distance
entre le point de morsure et le cerveau (pour une morsure a la tête la durée d'incubation est
de moins de 15 jours, pour une morsure au pied elle peut être de 6 mois). La rage est une
maladie à neurotropisme marqué et exclusif ; les atteintes sont quasiment exclusivement
nerveuses. Il n’existe pas une seule espèce à sang chaud résistante à ce virus (spectre
d’hôtes étendu). Une fois que les symptômes sont là, c’est inexorablement mortel, même
avec du sérum.

Il y a 2 types de symptômes nerveux :

‐ Un mutisme : l’animal ne bouge pas, il est comme paralysé. C’est la forme la plus
dangereuse car on ne se méfie pas et l’animal excrète du virus.
‐ Une agressivité extrême

Le virus infecte par pénétration percutanée (morsure ou griffure), multiplication


locale, transport par les monocytes, migration le long des nerfs (= neuroprobasie), arrivée a
l’organe effecteur, le système nerveux central, où il engendre des lésions (corps de Négri,
puis modifications comportementales).

Le virus migre à nouveau, dans le sens inverse, le long des nerfs (= septinévrite) pour
atteindre certains organes comme la peau (rare), la cornée (rares contamination par la voie
iatrogène via des greffes de cornée en Inde), les glandes salivaires (au maximum 15 jours
avant l’apparition des symptômes → DANGER !) permettant ainsi la contamination d'un
autre individu.

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Physiopathogénie du virus rabique

Le virus est présent dans la salive avant même que les symptômes nerveux
n’apparaissent (15 jours avant), alors que l’on est toujours en période d’incubation :
l’animal est donc une source de contamination. Ce sont ces animaux les plus dangereux
car on ne sait pas encore qu’ils sont contaminés par le virus de la rage et pendant ce
temps ils peuvent infecter d’autres animaux. Etant donné la gravité de la rage, dès qu’un
animal mord il faut mettre en place un protocole mordeur et le surveiller pendant 15
jours minimum pour voir si des modifications comportementales apparaissent.

Remarque : il existe des cas de transmissions beaucoup plus anecdotiques. C’est le cas,
rarissime de spéléologues qui ont contracté la rage en allant dans une grotte remplie de
chauves-souris. Le virus a infecté les deux spéléologues par la cornée sur laquelle était
tombée de la salive de chauve-souris...

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IV. Conséquences et applications

A. Le diagnostic

1. Clinique
Devant tout changement comportemental chez un animal, même si celui-ci a mangé
des produits chimiques … on DOIT penser à la rage. Si on l’oublie il s’agit d’une faute
professionnelle, même dans une zone non infectée par la rage ! Ensuite, il faut moduler
notre diagnostic selon la situation épidémiologique dans laquelle on se trouve et suivant le
mode de vie de l’animal. La France est considérée comme débarrassée de la rage des
mammifères terrestres (attention aux chauves-souris), mais il faut faire attention aux
animaux ayant voyagé dans des pays à risque. Et même en pays occidental en zone
considérée comme non infectée par la rage. "Mais tout n'est pas rage !"

L’animal doit être mis en quarantaine dès qu’il y a une suspicion. Si cela peut
correspondre à la rage on fait un diagnostic expérimental.

2. Expérimental

Pour la rage, en médecine vétérinaire, le diagnostic indirect n’a aucun intérêt sauf peut
être pour déterminer le titre en anticorps vaccinaux lors d'un voyage a l'étranger, ou pour
vérifier l'efficacité d'un vaccin, mais en aucun cas pour déterminer si l'animal est porteur
de la rage.

A LA KODJO ♫
" *couic*on fait l'eutha [...] Le virus court le long des nerfs jusqu'au cerveau où il se planque. Vous cherchez les
anticorps : mais y en a pas ! C'est interdit !! Enfin moi je vous l'interdis. [...] La loi ne prévoit pas ça. [...] La
recherche d'anticorps a un seul but unique : rechercher à vérifier la vaccination."

En effet, si on ne trouve pas d'anticorps antirabiques on risque de libérer un animal


potentiellement vecteur de rage car l’animal peut être en période d’incubation et peut ne
pas encore avoir produit d’anticorps (faux négatif).

Pour réaliser le diagnostic direct il faut abattre l’animal suspect, il ne se fait donc
qu’à la mort de l’animal. Les différents prélèvements que l’on peut envoyer au laboratoire
sont : la tête sectionnée a la base du cou, l’encéphale après décérébration ou les animaux
entiers lorsqu’ils sont de petite taille.

Différentes méthodes peuvent actuellement être utilisées :

- l'immunofluorescence directe avec des anticorps (à partir d’une coupe


d’encéphale)
- la mise en culture sur des neuroblastomes

15/20
- l’inoculation à des souriceaux (seulement quand on veut voir s’il s’agit d’un
nouveau génotype)
- la RT-PCR de l’ARN viral sur l’encéphale une fois l'animal mort (...)

Au laboratoire, on dissèque le cerveau de l’animal infecté (a) et on isole le


virus. On réalise alors des calques (b), puis on révèle la présence du virus par
immunofluorescence (c). Avant on inoculait le virus à des souriceaux afin de voir l’apparition
de symptômes sous 7 jours (d), mais c’est risqué pour le manipulateur, donc seulement
réalisé dans le domaine de la recherche.

"depuis qu'on a
découvert le
neuroblastome mes
fesses vont mieux."

Diagnostic du
virus de la rage
en laboratoire

Aujourd'hui, cette technique a été remplacée par des cultures sur tapis de cellules de
neuroblastomes : après 7 jours on regarde ce qu’il se passe lors de la mise en présence
d'anticorps antirabiques marqués. On peut aussi utiliser les calques d’organes marqués à la
fluorescéine.

Certains laboratoires ont essayé de développer d’autres méthodes de diagnostic


comme des tests ELISA mais il s’est avéré que ces tests donnaient beaucoup trop de faux
positifs.

On peut aussi rechercher les corps de Negri en histologie mais on peut avoir un
résultat négatif car il y a très peu de corps de Negri dans tout le cerveau, donc il y a toujours
un doute. Les corps de Negri sont des inclusions acidophiles intra-cytoplasmiques
correspondant à des particules virales assemblées ou pas. Ceci n’est quasiment plus fait
aujourd’hui.

16/20
Corps de Négri au MO

(il faut passer plusieurs coupes du cerveau pour éviter les faux négatifs)

Remarque : un animal mort n'est contagieux que pendant les 6h suivant sa mort, ensuite
l’acidité du cadavre due a la putréfaction inactive les virus.

B. Epidémiologie

Epidémiologie de la maladie

17/20
Les animaux en phase préclinique sont les plus dangereux car ils excrètent du virus
sans être suspectés. L’animal en phase clinique reste dangereux mais on s’en méfie plus.

Lorsqu’un animal mord un homme, il convient de le placer immédiatement en


observation pour une durée de 15 jours. Pendant ce temps, on donne un traitement à la
personne mordue sous la forme d’une sérovaccination (sérum antirabique). Si l’animal
commence à montrer les symptômes de la rage, la législation prévoit son euthanasie et
l'envoi de sa tête au laboratoire pour réaliser un diagnostic expérimental. En parallèle, on
continue toujours le traitement chez l’homme. Si au bout de 15 jours l’animal va toujours
très bien, on peut arrêter de traiter l’homme.

Remarque : Dans une région ou les chauves-souris sont nombreuses il ne faut pas oublier
de penser a la rage même si ce ne sont, a priori, pas les mêmes génotypes qui touchent les
chauves-souris et les autres mammifères.

C. Prophylaxie

L’objectif est de prévenir la contamination humaine et animale. Elle consiste en :

- la destruction des réservoirs potentiels (les chauves-souris, chiens errants selon le


pays concerné), c’est la prophylaxie sanitaire ; on peut utiliser des anticoagulants
mélangés à de la vaseline. De contact en contact, la vaseline diffuse dans la colonie
"et flooosh tout le monde meurt".
- la protection des animaux réservoirs : = prophylaxie médicale ; on réalise des
campagnes de vaccination avec des vaccins recombinants dans des appâts (de
Poxvirus)
- la protection des hommes et animaux domestiques : = prophylaxie médicale
vaccination de l'animal de compagnie, de l'homme qui travaille auprès des animaux
(vétérinaires, employés d'abattoir...)

La rage est une maladie réputée contagieuse.

18/20
Prophylaxie de la rage

Remarque , utile en viro et en génétique médicale :

Avant en France, les renards constituaient un des derniers réservoirs : on a donc eu l’idée
d’utiliser un Poxvirus, résistant dans le milieu extérieur, dans lequel on a introduit le gène
qui code pour les glycoprotéines rabiques. Ces Poxvirus modifiés ont ensuite été introduits
dans des appâts disséminés dans la nature afin d’être consommés par les renards. En les
mangeant, les renards se vaccinaient contre la rage. Aujourd’hui la rage des mammifères a
disparu en France (= protection du réservoir), elle est en voie d’éradication dans d’autres
pays d’Europe.

En ce qui concerne la protection de l’homme et des animaux, en France, seuls les


vaccins inactivés sont autorisés, de manière à éviter toute réversion par une mutation qui
réactiverait le virus. Les vaccins sont donc constitués de virus fixes, produits sur culture
cellulaire et inactivés par des β propiolactones.

La vaccination antirabique se fait selon un protocole strict : l’animal doit être âgé de
plus de 3 mois, identifié, posséder un passeport, et être vacciné par un vétérinaire agréé qui
remplit alors un document officiel. Une seule injection en primo-vaccination suffit, mais
l’immunité est acquise seulement 21 jours plus tard. Les rappels doivent être réalisés tous
les ans.

19/20
La France étant indemne de rage, la vaccination n’est plus obligatoire, mais ce n’est
pas le cas pour tous les pays, donc si l’on veut voyager il faut vacciner. Pour les animaux
entrants en France : s’ils viennent d’un pays où la rage est maitrisée (Etats Unis,
Angleterre,…) il faut une vaccination antirabique normale ; pour les pays à risque, on vérifie
le titre en anticorps qui doit être suffisant pour prouver que l’animal est immunisé contre la
maladie.

QUESTION :

Si vous avez le choix, quel vaccin contre la rage : inactivé ou vivant vous utiliseriez ? Expliquez
votre choix.

"Je vous demande de ne pas réfléchir : en France il y a une police sanitaire qui donne tout :
1. animal identifié 2. vaccin agréé (recombinant ou inactivé) 3. le vaccinateur est un véto agréé 4. animal de plus
de 3 mois d'âge. La vaccination est règlementée donc il ne faut pas réfléchir. Après si on réfléchit, on choisira
effectivement un vaccin inactivé !

20/20
CE DOCUMENT A ETE OFFERT PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

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REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

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LES PICORNAVIRIDAE

I- Présentation des Picornaviridae ................................................................ 2


A) Généralités ............................................................................................. 2
B) Importance............................................................................................. 4
C) Taxonomie ............................................................................................. 4

II- Structure des Picornaviridae ...................................................................... 6


A) Morphologie .......................................................................................... 6
B) Expériences d'immunité croisée .............................................................. 8
C) Action des agents physico-chimiques.....................................................10

III- Propriétés biologiques des Picornaviridae .............................................11


A) Pouvoir pathogène expérimental ..........................................................11
1) In vivo ................................................................................................11
2) In ovo .................................................................................................11
3) In vitro ...............................................................................................11
B) Cycle de réplication ...............................................................................12
C) Pouvoir pathogène naturel ....................................................................14
D) Diagnostic .............................................................................................15
1) Diagnostic clinique .............................................................................16
2) Diagnostic expérimental ....................................................................16
E) Prophylaxie ...........................................................................................18

1/18
I- Présentation des Picornaviridae

A) Généralités

Les Picronaviridae sont les plus anciens virus


décrits.
de la XVIIIème ou XIX dynastie égyptienne (1400
av. J.C.), un prêtre
paralysie flasque, avec le membre plus
petit et le pied qui flotte dans l'air, s'aidant d'un bâton

, mais il s'agit en fait


d'une

, particulièrement en Asie et en Afrique.

. Le filtrat d'aphtes d'animaux malades, inoculé à un animal


sain, entraînait encore la maladie. Quelque
était aussi ultrafiltrable. Alexis Carrel a réalisé
30.

Les Picornavirus sont parmi les plus divers ; avec plus de 300 sérotypes connus.

'ils engendrent.

Chez l'Homme, ils sont responsables de très nombreuses viroses de gravité variable, du
simple rhume à la poliomyélite (maladie très grave,
, acquise par cycle oro-fécal).
Chez les animaux, 3 entités morbides sont à retenir :
‐ la FIEVRE APHTEUSE chez les artiodactyles=biongulés responsable de l'apparition de
s.
quantités de virus dans le milieu. La France est
considérée comme débarrassée de la FA depuis 1991 ; la dernière épidémie remonte en
2001, en Grande Bretagne.
NB : ce n'est PAS une zoonose
‐ La maladie vésiculeuse des suidés (MVS) qui n'est pas aussi grave
‐ La maladie de Teschen-Talfan, qui sévit surtout à Madagascar, qui correspond à
l'équivalent de la poliomyélite chez les porcs (porcelets à membres flasques, paralysés).

2/18
Vésicules intactes sur une langue de bovin Vésicules éclatées sur une langue de bovin

Vésicules éclatées sur des onglons, ayant donné


).
, il marche sur la pointe des
onglons

Les Picornaviridae possèdent les caractéristiques suivantes :


 Virus nus (très résistants dans le milieu extérieur, comme sur la blouse, les bottes, les
roues du vétérinaire...)
 Virus à ARN + (multiplication très rapide : virus très contagieux)
 Forme sphérique
 Capside à symétrie icosaédrique
 Virus de très petite taille : 20-30 nm

3/18
B) Importance
largement répandus dans le monde. Ils touchent même les
insectes tels que les abeilles.
Ils sont responsables d'un grand nomb ; les porteurs
asymptomatiques peuvent devenir symptomatiques.
Fièvre Aphteuse, Maladie vésiculeuse des Suidés et Teschen-Talfan comptent parmi
les maladies les plus contagieuses (car ARN positif et virus nu) avec les parvoviroses canine et
féline. Ce sont des maladies graves, entrainant d'importantes pertes économiques :

 directes : par l'abattage des troupeaux atteints, l'indemnisation des éleveurs, la vaccination
(interdite pour la FA, MVS, le TT en France, obligatoire dans d'autres pays où l'incidence
des maladies est plus forte ...
NB : Dans un polyélevage de bovins, porcs, chèvres, moutons, si un cas est diagnostiqué il
faut abattre tout le monde et les enfouir sur place...

 indirectes 'exportation, comme cela a


( de 1997 a causé des 2 milliards de dollars) ou
plus proche de nous, en Grande Bretagne (la 8
milliards de livres Sterling, soit environ 13 milliards d'euros).

"[13 milliards d'euros] Plus que le budget du Luxembourg si vous enlevez les comptes
occultes"

Remarque : La fièvre aphteuse est une maladie de catégorie I (ex MRC)

C) Taxonomie
La famille des 13 genres (les 4 premiers ont un intérêt véto) :
1. APHTOVIRUS ) : ce genre est divisé en 7 sérotypes (cf
plus loin). Les Aphtovirus sont les seuls Picornavirus labiles aux pH acides en laboratoire,
mais il ne faut pas les considérer comme labiles in vivo, car il est possible de s'infecter
par voie orale. La contamination peut aussi se faire par . On trouve dans ce
genre le virus A et (surtout !) le virus de la .

2. ENTEROVIRUS
, allant de la .
‐ Poliovirus 1 (Human Enterovirus C)
‐ Enterovirus humains de A à E

4/18
‐ Virus Coxsackie responsable chez l'Homme - -
'aphtes dans ces trois localisations, comme pour la fièvre
aphteuse
‐ Virus Echo
‐ Virus de la MVS = (cette maladie est quasi-
iden )
‐ 1 et 2 ...
‐ Entérovirus porcins A et B
‐ Entérovirus simiens ?

3. Teschovirus , Teschen) : Ce
sont des virus animaux. On y trouve le virus de Teschen-Talfan

4. Rhinovirus (du grec rhis = nez) : les virus classiques du rhume , bénins,
infectant
). Ce sont des virus .
Ils comportent les Rhinovirus humains A et B et le Rhinovirus bovin.

5. virus
. Le virus de l'hépatite A cause
une infection longue, asthéniante, et il faut jusqu'à 6 mois après la guériso

dans les pays exotiques. Dans ce genre, on a aussi le virus de l'encéphalomyélite-like


aviaire. Il existe néanmoins un vaccin.

6. Cardiovirus (du grec kardia


, et les
V k
virus, Rat encephalomyelitis virus).

7. 22 2
echovirus = Enteric Cythopatic Human Orphan virus) et le virus de Ljungan (parechovirus
des rongeurs).
8. Erbovirus (sigle
).

5/18
9. k
. "à oublier"

10. Avihepatovirus : ressemble à l'hépatite A du Canard, peut être utilisé comme modèle
pour l'hépatite A de l'Homme, comme la marmotte est un modèle pour l'hépatite B.

11. Senecavirus : touche les porcs

12. Sapelovirus : touche les porcs

13. Tremovirus : responsables d'une encéphalomyélite aviaire

Les genres d'intérêt vétérinaires sont les Aphtovirus, les Entérovirus, les Teschovirus
et les Rhinovirus.

II- Structure des Picornaviridae

A) Morphologie
La composition des Picornaviridae est de
et .
NB : virus nu = pas d'enveloppe = environ 0% de lipides ! L
(savons) sont donc inefficaces sur ces virus.
L' ARN+ est contenu dans une capside .
- k
146S : grâce à cette donnée, on
peut isoler
virus. Les particules sont placées dans un gradient de sucrose dans
Modélisation d'un Aphtovirus
un tube de centrifugation. Seules les particules intègres au plan
immunogène sédimentent, et peuvent être utilisées pour la
fabrication de vaccins.
Les Picornaviridae paraissent ronds, mais le microscope permet d'observer une
capside à structure , 20 faces, 30 arrêtes et 10 sommets.

). Ce protomère est constitué


d'ARN+ ancré à VP4, et de 3 autres sous-unités, VP1, VP2, et VP3.
NB : VP=Viral Protein

6/18
Assemblage d'un Picornavirus

 VP1 permet (grâce à un phénomène de


reconnaissance cellulaire) V
, on parle de la aphteux. C'est
.

 VP2 et VP3 constituent la charpente du virus, la structure globale et permettent le


processus de maturation de la particule virale lors de la réplication.

 VP4 est la partie la plus , elle constitue l'attache de l'ARN viral.


l'assemblage du virus lors de sa réplication.

Il existe chez ces virus :


 , 2B, 2C,
 Les protéines 3A, 3B, 3C : elles sont utilisées pour différencier les individus infectés des
individus vaccinés.
 La protéine 3D V
Infection Antigen (VAIA).

L les protéines 3A, 3B et 3C : elles ne sont


, mais pas dans la particule virale finale
que le virus se multiplie dans

7/18
:
).

(accroché à VP4) est un ARN + (pour le


virus de la Fièvre Aphteuse). L'ARN polymérase commet une erreur tous les 10 000
nucléotides par cycle de réplication. Ce fort taux d'erreur donne lieu à une population très
hétérogène avec une grande variété de génome.
On parlera au laboratoire de quasi-espèce (=mélange de particules virales à grande
variété de génome) pour qualifier le fond du tube à essai.

A RETENIR
Comme pour les Orthomyxovirus, il y a une pluralité des virus aphteux, à cause
de la variation antigénique (mais l'origine de la variation est différente : erreurs de l'ARN
polymérase pour le Picornavirus, génome fragmenté et erreurs d'assemblage pour les
Orthomyxovirus).

B) Expériences d'immunité croisée


On a émis l'hypothèse de e. Afin
de la vérifier, des animaux ont été vaccinés à partir du virus A. Puis on leur a inoculé:
 100%.
 Le virus B : on a constaté que les animaux déclaraient la maladie (dans 100% des cas), ils
n'étaient donc absolument pas protégés.
On a refait le même protocole en vaccinant d'autres animaux à partir du virus B. Et là
ce sont les animaux qui ont reçu le virus A qui ont déclaré la maladie. C'est donc un échec
bilatéral absolu, la maladie n'est même pas atténuée.

Vaccination / Innoculation Virus A Virus B


Virus A protection Pas de protection
Virus B Pas de protection protection

On peut en déduire que les virus A et B sont totalement différents, et qu'il n'y a pas
d'immunité croisée entre ces deux virus. On ne peut donc pas faire de vaccination
hétérologue
Picornavirus).

8/18
I :
 ubiquistes : A (Ardennes), O (Oise), C (3e virus dans l'ordre alphabétique) : ce sont 3 types
découverts pour la première fois en France
 exotiques : Asia 1 : découvert en Asie et Sat 1, Sat 2, Sat 3: découverts en Afrique du
Sud (Sat = South African Territory)

'in
appelées sous-types ou variants -
relative .
Les définitions précises ne sont pas à connaître, on peut simplement retenir que le
variant est plus proche du type viral que le sous-type.
types > variants > sous-types

Pour ceux que ça intéresse, voici les détails (survolé en cours):

Soient deux souch :


 -A
 -X

. (Cf.
TD1 pour le calcul de titre)

On calcule R = √( . ).
o si 10<R<30, on dit que X est un sous-type de A
o si 30<R<70, on dit que X est un variant de A
(sous-types ou variants).

Sérotype Nombre de sous-types


O 11 (dont O Pan Asia)
A 32 dont A22 Hollande 1942
Remarque:
C 5
Il existe de nombreux sous-types par
SAT1 6
sérotype.
SAT2 3
SAT3 4

9/18
Aujourd'hui, on ne calcule plus ces rapports.
(plus facile, moins chère s
s permettent
topotypes (= t -type de
l'es - ).

On a pu montrer que l'épidémie de 2001 qui a eu lieu en Grande-Bretagne était due à


un virus provenant d'Asie.

NOMENCLATURE :
- type sous type
- le virus a été isolé,
- 'isolement.
exemple : A22/Hol/1942
Au partiel, il faut être capable de gérer parfaitement cette nomenclature et celle des
Orthomyxoviridae !

C) Action des agents physico-chimiques


4°C 1 an
Etant des virus nus, ce sont des virus
22°C 8-10 semaines
. La pasteurisation (56°C) peut les inactiver. Si
37°C 10 jours
l'atmosphère est humide (comme en automne), ils sont encore plus
56°C <30 minutes
résistants.
NB : On dit parfois que la fièvre aphteuse peut se transmettre à l'Homme par le lait,
mais c'est extrêmement rare grâce au procédé de pasteurisation.

Ils sont ( 8‰
(
) , au ß
propiolactone ...

u olate. La matière organique empêche élimination des virus,


donc il faut bien utiliser du savon avant la soude !!!
Bien que résistants aux pH acides, les Picornavirus sont détruits dans l'estomac, et
donc il n'y a vraiment aucun problème d'infection par le lait !

10/18
III- Propriétés biologiques des Picornaviridae

A) Pouvoir pathogène expérimental


1) In vivo

). Ces virus ont notamment une


lingual.
Chez ces animaux mo-linguale (uniquement dans les
laboratoires de référence !) avait plusieurs applications :
 production en masse de vaccins
 titrage du virus ou du vaccin 50 = dose
inhibitrice 50% (par la méthode de Henderson)
 )

Chez le porc, l'inoculation de virus était réalisée dans la couronne plantaire d'un
membre ; la permet de déterminer des DGP50
50%). On regarde ensuite ,
. La DGP50 est la dose de virus pour laquelle il y a
50% d'animaux pour lesquels ns tel ou tel organe.

Chez les cobayes, l'inoculation était réalisée - -


.

La production des vaccins vivants était auparavant réalisée sur des lapereaux (avec des
) mais les nombreuses mutations du virus
du virus.

2) In ovo
La culture in ovo est peu efficace, elle est donc très peu utilisée, sauf pour les
Picornaviridae aviaires pour laquelle elle est bonne. (Le virus aviaire en question est
responsable de l'encéphalomyélite aviaire). Pour les autres virus, ils n'ont jamais pu être
avianisés.

3) In vitro
:
‐ k ).
C'est avec pour méthode que le laboratoire Mérial a été créé à Lyon. A l'origine, il
s'appellait Ifamérieux (Institut de la Fièvre Aphteuse), et était situé juste à côté de
l'abattoir des Halles à Gerland

11/18
2 22
heures. En parallèle le laboratoire Mérieux (appelé maintenant Sanofi Pasteur), travaillait
sur les cellules lymphocytaires.
‐ Cultures cellulaires traditionnelles :
Les virus peuvent être cultivés sur un grand nombre de types cellulaires
, rein de veau ou de porc, BHK 21 (baby
hamster kidney), IBRS 2)

in vitro
.

B) Cycle de réplication
Le cycle de réplication des Picornaviridae est extrêmement bref (ARN+ directement
infectieux). 8 heures !
Le virus reconnait un grâce à sa prot V

'ARN+ dans le cytoplasme.

0 qui est cli


P1, P2 et P3.
‐ 2 ,
‐ (ARN
pol).

, on a 1 en VP0, puis VP0


en VP1 et VP4 (maturation du virus) 2 V 2 et VP3. Dès que VP4 est produite en
quantité suffisante, elle donne le signal de l'assemblage du virus.

La cellule explose sous la charge virale. Cela explique les plages de n


.

12/18
Cycle de réplication des Picornaviridae

L'effet cytopathique n'est pas visible longtemps :


il faut être rapide pour observer un ECP avant la lyse !
, il peut observer
volumineuse inclusion

: on parle de noyau
pycnotique (quasi fantomatique).

Si on arrive un peu tard, on ne constate plus rien : les cellules ont explosé et ont
disparu. Le virus est alors présent dans le surnageant. Dans ce cas, on réalise une
centrifugation du surnageant, on regarde la sédimentation sur gradient de sucrose (143S).

des Picornavirus.

13/18
C) Pouvoir pathogène naturel
Les Picornaviridae sont responsables de maladies chez de très nombreuses espèces,
dont certaines sont spécifiques d'une espèce animale donnée. Par exemple, la fièvre aphteuse
n'existe pas chez l'homme, et la poliomyélite n'existe pas chez l'animal. Cela reste relatif car la
fièvre aphteuse est passée des bovins aux porcs et aux petits ruminants...

Chez l'Homme, les Picornaviridae sont à l'origine de:


‐ La Poliomyélite : à point de départ entérique. Maladie nerveuse qui va entraîner la paralysie
flasque du membre postérieur en raison d'une atteinte du nerf sciatique
‐ L'Hépatite A : à affinité pour les hépatocytes. Maladie asthéniante (état de faiblesse
générale caractérisé par une diminution du pouvoir fonctionnel de l'organisme, non
consécutive au travail ou à l'effort, et ne disparaissant pas avec le repos), avec un cycle fécal-
oral.
‐ La maladie de Coxsackie : donnant les mêmes symptômes que la fièvre aphteuse (vésicules
au niveau des pieds, des mains, de la bouche).

Chez les animaux, ils sont à l'origine de :


‐ Chez les abeilles : maladie du couvain sacciforme, maladie noire de l'abeille
‐ Chez les chevaux : maladies liées aux Rhinovirus


‐ Chez les bovins, porcins et petits ruminants : -
).
‐ Chez les porcs : maladie vésiculeuse, Tescher Talfan

14/18
FIEVRE APHTEUSE

 : ruminants domestiques et sauvages,


Bretagne). - 'Aphtovirus (donc pas de fièvre
aphteuse chez le cheval !).

 sources du virus : animaux en incubation, cliniquement atteints ou convalescents (le virus


persiste 30 mois dans l'oropharynx !) via , l'urine, le lait, la semence, la
viande.

 contamination : directe ou indirecte ) ou non


(voiture)].

 incubation : rapide 2 14 jours)


 symptômes : fièvre, anorexie pendant 2-3jours, aphtes sur la langue, les onglons et la
mamelle, qui vont vers une érosion en 24h, ptyalisme (salivation) ayant pour
conséquence des animaux en succion constante pour se soulager des aphtes, difficulté à
s'alimenter (à cause des aphtes dans la cavité buccale), boiteries et piétinement de
douleur à cause des aphtes ulcérés au niveau des onglons, pieds en sang (car les aphtes
sont parfois hémorragiques).
.

La maladie est très contagieuse mais tous les animaux ne meurent pas. La contagiosité
est due au fait que quand les aphtes rompent, ils libèrent une quantité faramineuse de virus
nus (donc très résistants, véhiculés par exemple par la viande en abattoir). La fièvre aphteuse
est une maladie de catégorie I, c'est la maladie n°1 en France au niveau des enjeux
économiques (alors que la rage est la maladie n°1 en France en terme de santé publique).

D) Diagnostic
L'objectif du diagnostic est de afin de

.
Des aphtes peuvent traduire :
‐ la fièvre aphteuse (Picornaviridae, Aphtovirus),
‐ la maladie vésiculeuse des suidés (Picornaviridae, Enterovirus),
‐ la stomatite vésiculeuse (des bovins : Rhabdoviridae, Vésiculovirus),
‐ l'exanthème vésiculeux (maladie éradiquée depuis 1957, Calicivirus).
Il est donc important de .

15/18
1) Diagnostic clinique

. Mais comme on l'a vu


précédemment, ce n'est pas suffisant.

2) Diagnostic expérimental
Il est ABSOLUMENT INCONTOURNABLE !
Lorsque l'on voit des 'aphtes
mamelle,
professionnelle. Il faut mise en place des
mesures de la prophylaxie sanitaire (abattage).
prise de sang ET un
éventuellement non rompues, dans de la gl 50% pour permettre leur conservation.
Le prélèvement est réalisé par raclage avec des
soit directement au l'ANSES LEPRAZ de
Maison Alfort, 22 rue Pierre Curie BP67, 94703 Maisons Alfort cedex) soit au LVD pour qu'ils
emballent correctement le prélèvement afin de ne pas contaminer tout le monde sur le trajet
du prélèvement ! Les laboratoires, préalablement informés par téléphone, peuvent vous
guider dans vos prélèvements.
"Vous aurez honte, mais honte [si vous ne le faites pas] !"
Le laboratoire réalise d'abord un diagnostic direct par culture du virus puis observe
l'ECP et enfin recherche des antigènes viraux par ELISA sandwich.

Pour le diagnostic direct, viraux


2 autres Picornaviridae
(virus de la MVS : maladie vésiculeuse des suidés, et virus de Teschen-Talfan : agent de la
poliomyélite porcin -PCR. Le virus est mis en culture sur des cellules
primaires de thyroïde de veau IBRS2 avant de rechercher les antigènes viraux par ELISA
sandwich sur surnageant et FC ou par RT PCR (plus rapide, avec le gène de VP4 ou de la
polymérase 3D).

Le diagnostic indirect sera d'abord un diagnostic de groupe (au niveau du troupeau) à


partir de prélèvements de sang sur tube sec quand les signes cliniques sont apparus depuis
plus de 15 jours
culture cellulaire (cellules de thyroïde, cellules BHK1) ou sur

16/18
Attention !!! Il faut plusieurs passages pour pouvoir déclarer qu'un animal est négatif
aux tests.

dues à des Picornaviridae. Seule

17/18
E) Prophylaxie

En France, chez l'Homme (contre les 3

le per os en association avec le DT-Coqueluche : la primo-vaccination


peut se faire dès 2 mois, avec un rappel à 16-18 mois puis à 6, 11/13 et 16-21 ans. Il existe
cependant un risque de réversion de l'atténuation du virus en raison des taux de mutation
importants, et la réactivation accidentelle du virus conduit à un accident paral
.

En France, chez l'animal, 'incidence de la


maladie (fièvre aphteuse) est faible. Cela permet de pouvoir faire le diagnostic de la maladie
par sérologie. L'abattage est obligatoire , de maladie de Teschen-
Talfan et de MVS.
Dans les pays où l'on ne peut pas mettre en place de police sanitaire (c'est-à-dire dans
les zones d'endémie ou dans les pays pauvres, qui ne peuvent pas indemniser les éleveurs pour
l'abattage des animaux malades), il existe des vaccins inactivés.
Pour la fièvre aphteuse, il existe un vaccin inactivé assurant une protection de 6 mois
après 2 vaccinations à 1 mois d'intervalle. .

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LES CALICIVIRIDAE

I. Présentation des Caliciviridae ....................................................................................... 1


A. Généralités ..................................................................................................................... 1
B. Systématique ................................................................................................................. 2
II. Etude des Caliciviridae .................................................................................................... 3
A. Caliciviroses ................................................................................................................... 3
B. Pathogénie ..................................................................................................................... 3
C. Epidémiologie ................................................................................................................ 5
D. Prophylaxie .................................................................................................................... 6
1. Prophylaxie sanitaire .................................................................................................. 6
2. Prophylaxie médicale .................................................................................................. 6

I. Présentation des Caliciviridae

A. Généralités

Ces virus étaient au départ classés dans les Picornaviridae, car ils se ressemblent
beaucoup, et ils sont aussi très contagieux. Ils sont très reconnaissables par leur forme
particulière en coupe ou calice (« calix »). Ce sont des petits virus de 35-39nm.
Ce sont des virus à ARN+ monobrin (leur réplication est donc très rapide), ils sont nus
donc très résistants dans le milieu extérieur, infectieux chez de nombreux mammifères
terrestres et marins. Ils sont stables dans le milieu extérieur et pour des pH compris entre 5
et 8. Ils sont sensibles à la javel et aux PH extrêmes, plus ou moins résistants aux pH acides.
Il n'existe qu'un seul sérotype, que l'on retrouve dans le monde entier, bien qu'il
existe de nombreux variants antigéniques.
La culture sur explants primaires est facile, ce sont des virus très cytolytiques.

1/6
Morphologie des Caliciviridae

B. Systématique

La famille des Caliciviridae comprend 4 genres :


 Affectant l’homme :
- Norovirus (symptômes gastriques)
- Saporovirus
 Affectant les animaux :
- Lagovirus (chez les lagomorphes)
- Vesivirus (TRES IMPORTANTS : calicivirose féline, exanthème vésiculeux du porc).

Phylogénie des Caliciviridae

2/6
II. Etude des Caliciviridae

A. Caliciviroses

3 maladies importantes pour le vétérinaire impliquent des Calicivirus :


 L'Exanthème vésiculeux du porc : cette maladie a été éradiquée

 La Calicivirose féline (Vésivirus) ou Coryza Infectieux Félin ou Typhus du chat : cette


maladie est multifactorielle. On la retrouve souvent en association avec le Calicivirus un
Herpesvirus ou un Réovirus. Le Calicivirus félin est responsable de rhinites et de
conjonctivites avec des écoulements séreux ou purulents, des vésicules ulcéreuses sur la
langue, le palais. Dans les formes compliquées de la maladie les symptômes évoluent vers
une bronchopneumonie, des boiteries et une kératite sévère. La vaccination contre un ou
deux des facteurs (avec des vaccins vivants ou inactivés) permet de réduire l’incidence de la
maladie. La présence d’un Herpesvirus parmi les facteurs induisant la maladie explique la
période de latence de l’infection.

 La Maladie hémorragique virale du lapin (pas abordée) : c'est une maladie inoculable, très
contagieuse. Cette maladie a un caractère suraigu voire fulminant ; elle affecte les animaux
âgés de plus de 2 mois avec un taux de mortalité pouvant atteindre 80%. Elle est responsable
de lésions hépatiques : hypertrophie, coloration brun-rouge, friabilité avec zones de nécrose.
On pourra également observer une splénomégalie, des pétéchies sur les poumons, les reins…
La confirmation de l’infection se fait par sérologie ou immuno-histologie. La prévention est
possible via un vaccin inactivé.

B. Pathogénie

Nous allons étudier le cas du coryza du chat, impliquant un Vésivirus.


La transmission des Calicivirus se fait de manière directe via la salive et les jetages oculaires
et nasaux ou de manière indirecte via du matériel contaminé = contamination iatrogène
(table de consultation, ou le vétérinaire lui-même !). Il peut alors y avoir un contage aérien.

3/6
Physiopathogénie d’une infection à Calicivirus à localisation haute

Lors d’une infection à localisation haute, une hyperthermie est observée lors de la
première phase après 24h, le chat a le nez sec. Après une phase d’incubation de 3-4 jours,
une seconde phase d’hyperthermie plus visible s'installe, associée à de l’apathie et de
l’anorexie. Les symptômes évoluent vers une rhinite et une conjonctivite, puis des lésions
vésiculeuses dans la partie antéro-dorsale de la langue, et enfin une ulcération des vésicules.

D’autres localisations sont possibles, traduisant des formes plus compliquées de la


maladie, associées à une pneumonie sévère, des boiteries ou une kératite sévère (voir ci-
après). Les kératites qui peuvent survenir lors de ces affections sont souvent la conséquence
de la réaction immune engagée pour lutter contre le virus ou d’une infection secondaire. La
virémie est transitoire.

4/6
Physiopathogénie d’une infection à Calicivirus de localisation variable selon la souche

Dans 30% des cas l’animal va guérir et éliminer les agents pathogènes. Dans 70% des
cas l'infection aboutit à un portage chronique (à cause de la latence de l’herpes). Dans ce
cas, le portage chronique est à vie dans 15-20% des cas ou transitoire, avec une élimination
du virus dans 25-30% des cas.
Il est donc fortement conseillé de vacciner son chat contre le coryza.

C. Epidémiologie

Les Calicivirus sont des virus de distribution mondiale. Il existe un seul sérotype mais
de nombreux variants antigéniques et pathogéniques.
Le vésivirus est un virus qui est associé à l'Herpès félin de type 1 et à des Réovirus
dans la genèse du « syndrome Coryza » chez le chat, voire parfois à des bactéries du genre
Chlamydia. Cependant on utilise un vaccin à 2 valences : Calicivirus + herpesvirus (jamais
Réovirus).

5/6
D. Prophylaxie

1. Prophylaxie sanitaire

La prévention sanitaire est assez difficile à mettre en œuvre car c'est un virus nu très
résistant dans le milieu extérieur et l'animal peut excréter du virus pendant une très longue
période. L’atmosphère est particulièrement délicate à décontaminer.

2. Prophylaxie médicale

Tous les vaccins commercialisés comprennent les 2 principales valences virales


intervenant dans la genèse du Coryza du chat : l'Herpesvirus félin (FHV) et le Calicivirus félin
(FCV).

Il existe plusieurs vaccins disponibles :


▪ Un vaccin présentant les 2 valences atténuées : c'est le cas le plus fréquent.
▪ Un vaccin présentant les 2 valences inactivées (que le prof ne connait pas !)

Etant donné l’intervention de l’Herpesvirus dans le Coryza, il s’agit d’une infection


dont on ne se débarrasse jamais. Il va y avoir alternance de phases de latences et, à la faveur
d’un stress par exemple, de phases symptomatiques.
La vaccination d’un animal ayant déjà déclaré un coryza est cependant
recommandée. Elle permettra de renforcer l’immunité de l’animal qui aura moins de
chances de récidiver.

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LES RETROVIRIDAE
Ce chapitre n’est pas au programme du partiel,
mais il peut être au programme de septembre…

I. Présentation des Rétroviridae ....................................................................................... 2


A. Généralités ..................................................................................................................... 2
B. La taxonomie ................................................................................................................. 2
II. Exemple de deux Retrovirus : le FeLV et le FIV ........................................................ 4
A. Structure des Rétrovirus............................................................................................. 4
1. FeLV ................................................................................................................................ 5
2. FIV................................................................................................................................... 5
B. Evolution pathogénique ............................................................................................. 6
1. FeLV ................................................................................................................................ 7
2. FIV................................................................................................................................... 8
C. Incidence épidémiologique ........................................................................................ 9
1. FeLV ................................................................................................................................ 9
2. FIV................................................................................................................................... 9
D. Diagnostic....................................................................................................................... 9
1. FeLV ................................................................................................................................ 9
2. FIV................................................................................................................................. 10
E. Prophylaxie / Aspects sanitaires ............................................................................ 11
1. FeLV .............................................................................................................................. 11
2. FIV................................................................................................................................. 12

1/12
I. Présentation des Rétroviridae

A. Généralités

Ces virus impliquent 2 virus très importants : le virus leucémogène du chat (FeLV =
Feline Leukemia Virus), et le virus de l’immunodéficience (FIV chez le chat, BIV chez les
bovins…)

La famille des Rétroviridae est caractérisée par :


• Une taille d’environ 100 nm de diamètre (petite taille)
• Une enveloppe (faible résistance dans le milieu extérieur)
• Un génome composé de deux copies d’ARN - simple brin
• Une reverse transcriptase ou transcriptase inverse permettant de passer de
l’ARN à l’ADN. Une intégrase, permettant au génome viral de s’intégrer à l’ADN
de sa cellule hôte.
• Des glycoprotéines de surface qui reconnaissent surtout les cellules de la lignée
blanche (maladies immunodéficientes)

Remarque : retro = arrière (latin) transcription rétrograde de L’ARN en ADN.

B. La taxonomie

Place des Rétroviridae dans la classification des virus

2/12
La nouvelle classification des Rétrovirus divise la famille en 7 genres, qui
comprennent les virus d’intérêt vétérinaire suivant :

• GAMMARETROVIRUS : FeLV (Feline leukemia virus)


• LENTIVIRUS : Feline immunodeficiency virus (FIV), Bovine immunodeficiency virus
(BIV), Equine infectious anemia virus (EIAV), Caprine arthritis-encephalitis virus
(CAEV), Visna Maedi virus (MVV)
• Alpharetrovirus : ce groupe contient surtout des virus aviaires comme l’ALV
Moins
d’immuno- (Avian leukosis virus), le virus du sarcome de Rous
déficience • Bétaretrovirus : JSRV (Jaagsiekte sheep retrovirus) ; jaagsiekte signifie
qu’avec les dépérissement en Africain
lentivirus • Deltaretrovirus : BeLV (Bovine leukemia virus)
• Epsilonretrovirus : Walleye dermal sarcoma virus
• Spumavirus : on retrouve une sorte de mousse dans les cellules, non pathogène

3/12
Phylogénie des Retroviridae

II. Exemple de deux Retrovirus : le FeLV et le FIV

A. Structure des Rétrovirus

Ces deux rétrovirus sont assez similaires. On peut les comparer :

Structure du FeLV Structure du FIV

4/12
1. FeLV

De la périphérie vers l’intérieur du virus du FeLV, on observe :

 Des spicules : ce sont des glycoprotéines de surface qui ont toujours deux parties ;
une partie qui pointe vers l’extérieur portant la fonction antigénique, soutenue par
une partie transmembranaire. La spicule la plus importante est Gp 70, elle est
constante (utile pour la fabrication de vaccins), et permet de définir les sous-groupes
de virus leucémogènes félins (A, B et C, on a toujours A + (B ou C), B et C sont des
mutants de A). Ces protéines externes servent également à la reconnaissance par le
récepteur cellulaire de la cellule hôte, et à l’ancrage.
 Une enveloppe de nature lipidique héritée de la membrane de la cellule infectée au
moment du bourgeonnement, qui aide à l’échappement aux défenses immunitaires
de l’hôte.
 Une matrice de nature protéique (p12), qui donne une forme à la particule virale.
 La capside à symétrie icosaédrique, de nature protéique avec p27 permettant
l’identification du virus, clivée en p15C qui est associée à l’immunodépression.
 Au centre de la particule virale on a les deux molécules d’ARN-, la transcriptase
inverse et une intégrase qui permet l’insertion du pro-ADN néoformé au génome de
la cellule.

Le virus du FeLV est stable car la protéine de surface Gp70 est peu changeante
(mutations rares) et la fabrication de vaccin est donc possible.

Après intégration du génome viral dans celui de la cellule, le FeLV induit des
infections persistantes, une immunosuppression et des infections transformantes (cancer
disséminé = leucose). Il peut y avoir une réactivation virale, mais l’infection n’est pas
obligatoire et les virus peuvent être éliminés.

2. FIV

Dans le cas du virus du FIV, certaines protéines ne sont pas les mêmes mais
l’organisation reste semblable :
▪ La Gp 70 devient Gp 120
▪ La p27 devient p24

La Gp 120 est une protéine instable (contrairement à la Gp70) ayant une affinité
pour les récepteurs CD4 / CD9 des lymphocytes et CXCR-4 des macrophages. Cette
instabilité empêche la confection de vaccins.

Après intégration du génome viral dans celui de la cellule, le FIV induit des infections
persistantes et une immunosuppression, jamais d’effet transformant.

5/12
Retrovirus en microscopie électronique

A RETENIR
• p27 et p24 sont intéressantes pour la réalisation du diagnostic (test antigénémie
ou recherche d'Ac dirigés contre ces protéines)
• intégrase et transcriptase inverse sont des éléments essentiels de ces virus
intégratifs
• toutes les rétroviroses sont des infections latentes
• les virus du groupe des gammaretrovirus sont tous impliqués dans des processus
de transformation cellulaires : ce sont des virus leucémogènes responsables
d'infections transformantes

B. Evolution pathogénique

La transmission du virus se fait par contact direct étroit car c’est un virus enveloppé,
essentiellement lors de bagarres par morsure (virus présent dans la salive) ou griffure
profonde ou par léchage. Ce sont donc principalement les chats mâles entiers qui sont
atteints. La transmission par voie sexuelle est également possible, ainsi que la voie
transplacentaire ou lactée en cas de séquestration du virus dans les tissus mammaires.

En début d’infection, les symptômes sont similaires entre FeLV et FIV, donc ils sont
indifférenciables cliniquement. Ensuite des phénomènes cancéreux peuvent apparaitre avec
le FeLV mais jamais avec le FIV.

6/12
1. FeLV
Après contage et une période d’incubation de 4 à 8 semaines, différents scénarios
sont possibles :

4-8 semaines

30% 5-10% ?
30% 30%

Le virus est éliminé Virémie transitoire Virémie persistante et Infection séquestrée


(jamais totalement puis élimination du le FeLV est associé à (mamelles, reins,
d’après le prof on peut virus et guérison d’autres maladies ; des glandes salivaires)
encore trouver du phénomènes avec antigénémie p27
génome viral dans des cancéreux qui intermittente
cellules saines) et apparaissent.
l’animal guérit

Un chat positif au FeLV n’est pas toujours condamné ! Il peut guérir.


- On trouve un grand nombre de retrovirus endogènes, qui ne s’exprimeront pas forcément et
ne rendront pas toujours l’animal malade.
Ainsi 50% des animaux touchés développeront une infection, et 50% n’auront ni symptômes
ni immunodépression.

7/12
Différentes Gp 70 existent, dans le cas d’une virémie persistante, on peut retrouver
plusieurs sous-types de FeLV :
› 50% : FeLV A
› 49% : FeLV A + FeLV B (B découle de A par mutation)
› 1% : FeLV A + FeLV C ou FeLV A + FeLV B + FeLV C (C découle de 1 par mutation)
De ce fait, que ce soit pour la fabrication de vaccins ou pour le diagnostic, c’est
toujours le sous-type A qui est utilisé.

2. FIV

Contrairement au cas du FeLV, lors d’une infection à FIV, il n’y a


JAMAIS D’EPURATION DU VIRUS. L’évolution est en revanche très lente (environ 2 ans) donc
« ne pas assassiner immédiatement » le chat…

On remarque différents stades au cours de l’infection :


‐ Stade 1 : primo-infection : il n'y a pas de symptômes, la quantité de virus croît de
façon exponentielle, entrainant une chute du taux de CD4 et une production
d’anticorps). La virémie est importante est très fugace et s’accompagne d’un état
fébrile passager : la fièvre va disparaître et donner l'impression d'une guérison donc en
principe on ne diagnostique pas le FIV à ce stade.
‐ Stade 2 : séropositivité asymptomatique (le virus se réplique à bas bruit)
‐ Stade 3 : signes cliniques non spécifiques (déplétion progressive en population
lymphocytaire, 1ères maladies)
‐ Stade 4 : SIDA (Syndrome d’ImmunoDéficience Acquise) la réplication du virus est
intense (= "orage virémique" de la phase terminale). A la reprise de la réplication du
virus, l'animal commence à faire des infections opportunistes (stomatite qui ne guérit
pas), et va mourir dans les 2 à 3 mois qui suivent.

A tout stade de l’infection, le virus peut être détecté par PCR.

Evolution pathogénique de l’infection à FIV

8/12
C. Incidence épidémiologique

Les Retrovirus étant enveloppés, ils sont fragiles dans le milieu extérieur (inactivés en
quelques minutes !). Ils nécessitent donc un contact « intime » pour se transmettre. Que ce
soit pour le FeLV ou le FIV, il s’agit de maladies à évolution lente du chat adulte.

1. FeLV
L’épidémiologie diffère selon le mode de vie du chat, 3 à 10 % des chats sont infectés
de manière persistante (incidence globale). Donc les chats vivant en groupe, et/ou sortant
beaucoup ont plus de risque d’être infectés par le FeLV.

Chat isolé Chatterie


selon le mode de
Exposition du virus élevé
vie
Prévalence immunitaire (des 4% ont des Ac anti- 70% ont des Ac
animaux non virémiques) p27 anti-p27
Prévalence virémique (%
5% 30-40%
d'animaux virémique)
Incidence des maladies liées
faible élevé
au FeLV

Profil épidémiologique des infections à FeLV


d'après E. Thiry

2. FIV
L’incidence globale est de 1 à 15 %.
L’animal type infecté est au contraire un chat mâle isolé, adulte (plus de 2 ans), vivant à
l’extérieur (les chats de chatteries sont peu concernés). La transmission de fait
essentiellement par morsure ; les femelles peuvent bien sûr être atteintes (au cours de
l'accouplement ou en cas de combat). L’évolution dure environ 2 ans.

D. Diagnostic

1. FeLV

RAPPEL : Quatre évolutions sont possibles lors d’une infection au FeLV :


1. Elimination du virus = épuration
2. Virémie transitoire puis équilibre (séropositif puis séronégatif)
3. Virémie persistante et immunodépression (30% des cas)
4. Infection séquestrée, antigénémie p27 intermittente (10% des cas)

9/12
Test FelV
T0 + +
12 semaines - +
Virémie transitoire puis
Conclusion élimination du virus Virémie persistante
(guérison) ou séquestration

Le diagnostic par mise en évidence de l’Ag p27 est sensible et efficace mais difficile
car si on n’est pas en phase de virémie, il n’y a pas d’Ag… La PCR permet de mettre en
évidence la présence du virus même s’il est séquestré, et il est conseillé de rechercher l’Ag
p27 en parallèle. Ce sont des diagnostics directs.

Si l’animal est séropositif au FeLV à son premier test en cabinet, il peut évoluer vers la
guérison ou vers une infection persistante.

On refait le test 12 semaines plus tard :


- Si le test est positif : le chat est passé en virémie persistante.
- Si le test est négatif : y-a-t’il eu épuration ou séquestration du virus ? Il faut faire une
PCR pour le savoir.

 Même si l’animal reste séropositif, il est possible qu’il n'ait jamais de symptômes. Il n’est
donc pas perdu bien que positif !

2. FIV

La sérologie sera différente selon le stade d’infection :


 Stade 1 : on fait une double sérologie (avec 2 prises de sang) pour documenter la
séroconversion (Ac anti-p24), puis une PCR. Cette double cinétique n'est pas
obligatoire mais permet de se situer sur le stade de l'infection et d'éclairer le
propriétaire sur le temps qu'il reste à vivre à son animal.
 Stade 2/3 : le titre en Ac ou en cellules cibles est suffisant pour confirmer l’infection
par une simple sérologie avec une seule prise de sang.
 Stade 4 : stade terminal de l’infection, la sérologie peut être négative
(immunodépression) donc il faut faire une PCR (le virus a repris sa réplication). Une
sérologie est également envisageable, mais on privilégie la PCR.

10/12
De toute façon, la maladie évolue toujours vers le stade 4 sans autre issue possible…

Diagnostic du FIV selon le stade

E. Prophylaxie / Aspects sanitaires

1. FeLV
Dans une chatterie, il est impératif de tester tous les chats (antigénémie p27) à T0
et le refaire 12 semaines plus tard. En effet un chat virémique permanent qui excrète du
virus est une source de contamination pour les autres chats. Lorsque l’animal est positif à T0
on l’isole d’office.

Sérologie Sérologie
Conduite à tenir
à T0 à 12 sem
+ + Eliminer l'animal ou l'isoler de manière permanente
+ - Chat ayant éliminé le virus, on le garde
- + Chat devenu virémique entre T0 et 12s : isoler les chats + des chats -

Il est judicieux de tester les chats tous les 6 à 12 mois.


Lorsque l'on souhaite introduire un nouvel animal dans une chatterie, il faut le tester
puis le mettre en quarantaine pendant 12 semaines et le tester à nouveau. Si les deux fois
l’antigénémie p27 est négative, on peut le mettre en contact des autres chats.

Contrairement au FIV, il existe un vaccin qui protège contre le FeLV. Ce dernier


contient nécessairement le FeLV A ou ses fractions. On trouve actuellement sur la marché
différents types de vaccins : inactivés (fractions purifiées ou virus entier) ou génétiques. On

11/12
attend de ces vaccins qu’ils ne présentent pas d’interférence avec le test de dépistage
antigénémie p27 (diagnostic direct) et qu’il induise une bonne protection contre l’induction
d’une virémie persistante (jusqu’à 80% de protection).

Vaccins inactivés Vaccins génétiques


gènes Gag et Env
Fractions purifiées Virus entier introduits dans un virus
vecteur
Leucogen (P45) Fevaxyn FeLV Purevax FeLV
Leukocell (filtrat du
Fevaxyn Pentofel
virus)

Différents types de vaccins contre le FeLV

Concernant les protocoles vaccinaux, ils dépendent de l’état de virémie du chat :

 S’il est non virémique, la vaccination est tout à fait indiquée (s'il n'a pas une autre
maladie : on ne vaccine jamais un animal en mauvaise santé).
 Si un chat virémique est présenté pour une vaccination alors qu’il est en phase
symptomatique (maigre, avec une stomatite, une diarrhée persistante, des flegmons
...), on ne vaccine pas. On propose de le faire revenir 12 semaines plus tard et s’il est
toujours malade, on peut, ou pas, proposer l’euthanasie…
S’il s'agit d'un chat virémique en phase asymptomatique, faut-il vacciner ? La
vaccination recule le moment où l'animal entrera en phase symptomatique. On peut
donc vacciner, ou bien refaire un test 12 semaines plus tard et si l'animal est toujours
malade proposer l'euthanasie. Maintenant, faut-il faire systématiquement un test
avant de vacciner un chat qui vit à l'extérieur ? "Je ne me pose pas la question ; s'il va
bien, je vaccine, sinon, je ne vaccine pas. [...] Il existe autant de décisions que de
vétérinaires en la matière."

2. FIV

Concernant le FIV, il n’existe PAS DE VACCIN et un animal FIV+ évoluera forcement


vers la mort. Il est donc essentiel, si on souhaite introduire un nouvel animal dans une
chatterie, de la placer en quarantaine pendant au moins 4 semaines et de faire un dépistage
(recherche d’Ac anti p24) à T0 et à T + 4sem grâce à deux prises de sang, ce qui permet de
ne pas passer à côté d’une séroconversion. S’il est négatif les deux fois, il peut intégrer la
chatterie.

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Autres virus

I- Virus à ADN ......................................................................................................................... 2


A. Papovaviridae ............................................................................................................... 2
B. Circoviridae .................................................................................................................... 3
C. Asfarviridae ........................................................................................................ 4
II- Virus à ARN ........................................................................................................................ 4
A. Arteriviridae................................................................................................................... 4
B. Reoviridae (et Birnaviridae) ...................................................................................... 5
1) Caractéristiques des virus .......................................................................................... 5
2) Taxonomie des Reoviridae ......................................................................................... 6
3) Taxonomie des Birnaviridae ...................................................................................... 7
4) Résistance aux agents physico-chimiques .............................................................. 7
C. Bunyaviridae ...................................................................................................... 7
D. Arenaviridae ...................................................................................................... 8
E. Filoviridae ....................................................................................................................... 8
III - Arbovirus et arboviroses.............................................................................................. 9

Voici un bref récapitulatif des dernières familles virales classées selon la nature de
leur acide nucléique. Avec un bilan sur les arboviroses importantes en médecine vétérinaire.
Certaines familles ont déjà été vues dans le TD2.

1/10
I- Virus à ADN

A. Papovaviridae

Leur nom provient des trois genres appartenant à cette famille :

- « pa » : papillomavirus, responsables des verrues


- « po » : polyomavirus : provoquent des tumeurs blanches : les polyomes
- « va » : engendrent des vacuolisations des cellules infectées

Les Papovaviridae sont des virus nus, à ADN double brin, de 40-60 nm, circulaires,
qui ont un large spectre : ils infectent quasiment toutes les espèces (chiens, homme, bovins,
hamsters, lapins, etc). Ils sont composés de différents genres.
En ce qui concerne les Papillomavirus : ils sont présents dans toutes les espèces
animales (surtout chez les jeunes, ayant un système immunitaire immature). Ce sont les
virus responsables des papillomes c’est à dire des verrues. Ces affections bénignes sont en
principe spontanément résolutives en quelques mois. Si les verrues deviennent trop
gênantes, on peur les détruire à l’azote liquide ou au nitrate d’argent. Dans certaines
situations, les Papillomavirus peuvent entraîner des maladies avec immunodépression,
l'infection est alors persistante.

Verrues au niveau des coussinets, de la paupière ou de la bouche

NB : il existe une foule de papillomavirus avec des noms allant du simple alphabet grec à des
noms à coucher dehors : Alphapapillomavirus, Betapapillomavirus, Gammapapillomavirus,
Deltapapillomavirus, Epsilonpapillomavirus, Zetapapillomavirus, Etapapillomavirus,
Thetapapillomavirus, Iotapapillomavirus, Kappapapillomavirus, Lambdapapillomavirus,
Mupapillomavirus, Nupapillomavirus, Xipapillomavirus, Omicronpapillomavirus,
Papipillomavirus, Human papillomavirus ...

Attention: Il existe un Papillomavirus chez la femme qui est associé au cancer du col
de l'utérus (et non responsable !). Il existe un vaccin.

2/10
B. Circoviridae

Ils se décomposent en :
- Circovirus : maladie de l’amaigrissement du porcelet
Gyrovirus
Ce sont des petits virus (20-25nm), nus et à ADN simple brin circulaire. Chez les porcs, le
Porcine circovirus (type 1 isolé sur PK15 ou type 2), est responsable de la maladie
d'amaigrissement du porcelet ; les porcelets ne grandissent pas. On peut vacciner les mères
gestantes pour protéger les porcelets à la naissance.

On parle de maladie mais il s'agit en fait plutôt d'un syndrome, car on a beaucoup de
symptômes, et il n'y a pas un signe particulier typique à cette maladie.

Syndrôme dû aux Circovirus

3/10
Le Beak and feather disease virus (BFDV), découvert en Australie, est responsable de lésions
au bec et aux plumes des oiseaux.

C. Asfarviridae

Les Asfarviridae sont des virus nus, à capside cubique, à ADN double brin. On
s'intéresse au genre Asfivirus.
Le principal virus qu'il faut retenir dans cette famille est l'agent de la peste porcine
africaine (PPA). Il est transmis par un arthropode piqueur, donc il s'agit d'une arbovirose. La
PPA est importante car même si elle n'existe pas en France, elle cause exactement les
mêmes symptômes que la PPC (Peste Porcine Classique, causée par un Flaviviridae, du genre
Pestivirus), c'est-à-dire qu'elle cause la TRIADE LESIONNELLE : pétéchies sur l'épiglotte, sous
la capsule de la rate et sur la muqueuse vésicale.
Il faut donc systématiquement faire un diagnostic différentiel pour déterminer le virus
responsable de la maladie.

Attention: même si les symptômes sont les mêmes, les virus sont complètement différents :

Peste Porcine Classique Peste Porcine Africaine


Agent viral Flaviviridae (Pestivirus) Asfarviridae (Asfivirus)
Structure du virus enveloppé nu
Génome ARN+ monobrin ADN double brin

II- Virus à ARN

On a des Arbovirus :
▪ Bunyavirus
▪ une partie des Reoviridae

A. Arteriviridae

Ce sont des virus enveloppés, à ARN+. Ils sont donc transmis par contact étroit (car
très fragiles dans le milieu extérieur). On s'intéresse dans cette famille au genre Arterivirus.

Le virus responsable de l'artérite virale équine (Equine Arteritis Virus) appartient à


cette famille. Il entraîne des lésions des articulations chez les chevaux, ainsi qu'une fatigue
générale.

4/10
Le Syndrome dysgénésique et respiratoire porcin (SDRP) (ou Porcine Respiratory &
Reproductive Syndrom Virus (PRRSV)) cause, comme son nom l'indique, des avortements et
des problèmes respiratoires. En vue du diagnostic, le virus es cultivé sur des cellules rénales
avec de l’immunoperoxydase.
Le Lactate Dehydrogenase Elevating Virus appartient également à cette famille.

B. Reoviridae (et Birnaviridae)

R= Respiratoire, E= Entérique, O= Orphelin (sans infection connue)

1) Caractéristiques des virus:

▪ virus nus, très contagieux


▪ double capside à symétrie icosaédrique
▪ ARN double brin segmenté (en 10 à 12 segments)
▪ petite taille (60-80nm)
▪ infectent les plantes, les vertébrés, les insectes
▪ certains sont des Arbovirus (ce qui est original pour un virus nu, puisqu'ils sont
résistants dans l'environnement et qu'ils n'ont donc pas besoin d'être véhiculés par les
arthropodes). Cela augmente donc leur zone de distribution. La transmission est directe ou
indirecte : véhiculés par piqûre (moustique, tique…)

Sur le plan médical, les Reoviridae sont responsables d'infections respiratoires R


spontanément résolutives (rhumes passagers), d'infections entériques E également
spontanément résolutives (diarrhées).

Structure de la double capside des Reoviridae

5/10
Remarque: Avant, les Birnaviridae faisaient partie des Reoviridae, mais maintenant ils
forment une famille à part. Ils se distinguent des Reoviridae par la nature bisegmentée de
leur génome : Bi RNA Virus.

2) Taxonomie des Reoviridae

La famille des Reoviridae se divise en 12 genres :

Les Orthoreovirus sont des virus orphelins car ils ont un pouvoir pathogène incertain.
Toutefois, certains sérotypes semblent associés chez l'homme à des troubles entéritiques,
cutanés voire nerveux. Ils ont parfois été isolés chez des moustiques mais ces derniers ne
semblent pas être le principal réservoir de ces virus. Ces virus infectent les vertébrés.

Les Rotavirus sont des virus très résistants (les plus résistants avec les Parvoviridae et
les Picornaviridae), en particulier dans le tube digestif. Ils sont responsables de diarrhées
néonatales liquides profuses de couleur jaune-verdâtre chez les jeunes animaux (comme le
veau), avec une forte déshydratation. Ils sont en général associés à d'autres agents
microbiens tels que les Coronavirus ou les E. coli entérotoxiques. Quand on voit un animal
avec une telle diarrhée, le premier réflexe doit être de réhydrater.
Les Colitivirus touchent les insectes et vertébrés ; parmi eux se trouve le Colorado tick fever
virus.

6/10
Les Orbivirus sont transmis par les Culicoïdes (arboviroses), et sont responsables de :
o la peste équine (9 sérotypes),
o la FCO (Fièvre catarrhale ovine, aussi appelée "Blue tongue", 24 sérotypes, causée
par l'Orbivirus Bluetongue Virus). La FCO cause des septicémies, une ischémie (qui rend la
langue bleue, pas visible chez tous les animaux), et elle affecte les ovins mais également les
bovins.
Ce sont des maladies réputées contagieuses.

3) Taxonomie des Birnaviridae

Dans les Birnaviridae, on trouve :


- les Avibirnavirus (Virus de la bursite infectieuse ou maladie de Gumboro, chez la poule),
qui cause une inflammation de la bourse de fabricius des oiseaux. Ils sont associés à des
infections opportunistes.
- les Aquabirnavirus, dont le virus de la nécrose pancréatique de la truite.

4) Résistance aux agents physico-chimiques

Etant des virus nus, les Reoviridae et les Birnaviridae sont résistants dans le
milieu extérieur à température ambiante, et résistent également aux détergents des lipides
(savons). Ils sont très contagieux et il est donc très difficile de s’en débarrasser.
Tous les Reoviridae sont stables aux pH acides, sauf les virus responsables de la
peste équine et de la blue tongue (FCO). Pour éliminer ces virus, on utilise donc la soude
caustique à 8‰ ou les hypochlorites à 1% ou le formol à 1%.

C. Bunyaviridae

Les Bunyaviridae sont considérés comme des virus émergents. Ils sont composés de 5
genres:

▪ Orthobunyavirus : à l'intérieur de ce genre on trouve le sérogroupe Simbu, avec le


virus de Schmallenberg (découvert en Allemagne). Il est vectorisé par les moustiques,
mais il est aussi transmis verticalement, et il est responsable d'avortements et de
malformations des veaux et des agneaux. C’est grossièrement l’équivalent de la peste
porcine mais chez les ongulés. Il est aujourd’hui retrouvé dans toute l’Europe.
▪ Nairovvirus : dans ce genre, on trouve le virus de Crimée-Congo et de Nairobi sheep.
▪ Phlebovirus : dans ce genre, on trouve 2 groupes dont le Sanfly virus et le virus de la
vallée de Rift
▪ Hantavirus
▪ Tospovirus

7/10
D. Arenaviridae

Ces virus sont à ARN négatif. Ils sont transmis par les rongeurs (= Robovirus), et ce
sont des virus enveloppés donc il faut qu'il y ait effraction de la barrière cutanée pour
infecter un nouvel individu.

E. Filoviridae

Nous avons évoqué Ebola en cours mais pas les généralités sur les Filoviridae. Pour info :

Caractéristiques des Filoviridae :


› très longs virus (0.8µm de largeur sur 130-140µm de longueur)
› virus enveloppés (transmission par contact étroit et direct)
› à ARN simple brin négatif
› capside à symétrie hélicoïdale
› transmission par les rongeurs (= Robovirus)

Structure d'Ebola et affiche de prévention OMS pour l'épidémie de Kikwit (1995)

Ce sont des virus très hautement pathogènes pour l'homme. L'infection humaine se
manifeste presque systématiquement par un syndrome grave de fièvre hémorragique avec
un fort taux de mortalité. Cette famille ne comprend qu'un seul genre : les Filovirus, qui
sont représentés par 2 virus : Marburg (virus découvert en Allemagne) et Ebola (virus
ancestral).

Pour lutter contre Ebola il ne faut pas être en contact direct avec les porteurs du
virus, ne pas réutiliser les seringues, sans oublier de traiter les vêtements (ébullition par
exemple). La Javel est efficace contre les Filovirus, également les savons et les ammoniums
quaternaires.

8/10
III - Arbovirus et arboviroses

Les Arboviroses sont des maladies dues à des virus entretenus dans la nature par
transmission biologique de vertébré à vertébré par l'intermédiaire d'arthropodes
hématophages (moustiques, tiques, culicoïdes et phlébotomes). Tout se passe comme si
ces virus étaient générés par ces arthropodes, d'où l'expression d'arbovirus "arthropod
borne virus".
Il s'agit donc d'une définition épidémiologique fondée sur la transmission biologique
vectorielle. Elle conditionne les modalités de contrôle des infections, et les arbovirus
appartiennent à diverses familles virales (c'est pourquoi on sépare bien la partie Arbovirose
des familles de virus à ADN ou ARN). L'infection a lieu pendant la période d'activité du
vecteur, soit au printemps et en été.

Les principaux arbovirus (plus de 50) appartiennent aux familles suivantes :

 Togaviridae (seulement le genre Alphavirus) et Flaviviridae (sauf virus de la BVD)


 Bunyaviridae
 Reoviridae (seulement les Orbivirus et les Coltivirus)
 Certains Poxviridae
 Rhabdoviridae

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REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

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FICHE BILAN DE VIROLOGIE:
RECAPITULATIF DES DIFFERENTS VIRUS
RENCONTRES CHEZ LES ANIMAUX

⇨ : Virus incontournables à connaître chez l’espèce concernée. Mais les autres sont posés au partiel aussi… !!

⇨ Au partiel : 2 gros tableaux parmi : les ruminants, les carnivores, les lagomorphes, les oiseaux, les porcins et les équidés. (Rongeurs et Homme HORS PROGRAMME)

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Bovins
Famille Genre Nom du virus/ Maladie et Vecteur Zoonose Danger sanitaire Présence en Spectre Impor-
abbréviation symptôme (oui/non) (oui/non) (oui/non) France d’hôte tance
Si oui : nom des (oui/non)
vecteurs
POX Orthopoxvirus Vaccinia virus VACCINE Non Oui Non Oui Large +
Le moins virulent Mondiale (Ho, Bv, Pc, Vecteur
VIRIDAE
Lp) recomb.
Cowpox virus VARIOLE BOVINE Non Oui Non Oui Large +
(Europe, Asie) (Rg, Ho, CT) Réservoir =
rongeurs
Capripoxvirus Lumpy skin DERMATOSE Oui, Non Oui (DS1) Non mais Etroit : +++
disease virus CONTAGIEUSE arthropodes émergence ruminants (Bv,
NODULAIRE possible Ov, Cp)
Parapoxvirus Pseudocowpox NODULE DU Non Oui Non Oui (Mondiale) Etroit : Bv +
virus TRAYEUR =
PARAVACCINE
Bovine papular STOMATITE Non Oui Non Oui (Mondiale) Etroit : Bv +
stomatitis pox PAPULEUSE (Nodules
virus (Proche de FA d’ORF)
chez jeunes)

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HERPES α-herpesvirus BoHV-1 IBR = RHINO- Non Non Oui (DS2) Oui Etroit ++++
TRACHEITE Programme de lutte Vaccin
VIRIDAE
INFECTIEUSE nationale (diminue
BOVINE les signes
(subclinique, cliniques et
s. respiratoires, limite la ré-
métrite, expression/
vulvovaginite, excrétion)
avortement)
BoHV-2 THELITE Non Non Non Oui pour forme Etroit : Bv +
INFECTIEUSE localisée :
BOVINE (locale) Thélite
MALADIE Non pour
ALLERTON forme géné.=
(générale) Allerton
(dermatose
nodulaire
généralisée)
BoHV-5 ENCEPHALITE Non Non Non Oui Etroit : Bv +
BOVINE A
HERPESVIRUS
(dépression,
anorexie, ataxie,
hypersalivation,
tremblements)
γ-herpesvirus OvHV-2 CORYZA Non Non Non Oui Bv, ruminants ++++
GANGRENEUX sauvages et vaccin

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(jetage, kératite, Mais programme de Pc. Latent
congestion lutte chez Ov
muqueuses…)
PARVO Bocavirus Parvovirus des PARVOVIROSE Non Non Non Oui Etroit +
bovins BOVINE
VIRIDAE
(Diarrhée veau)
PARA Paramyxovirinae Bovine FIEVRE DES Non Non Non Oui Large +++
Respirovirus parainfluenza TRANSPORTS (Bv, Ov et (Appartient
MYXO
virus 3 (Maladie autres au BRD)
VIRIDAE (PI-3) respiratoire liée mammifères)
au stress)
Paramyxovirinae Rinderpest virus PESTE Non Non Oui (DS1) Non Large avec les +++++
Morbillivirus (RPV) BOVINE (éradiquée en ruminants Vaccin
2011) sauvages
Pneumovirinae Bovine BRONCHO- Non Non Non Oui Large +++
respiratory PNEUMO- (Tous les
syncytial virus PATHIES et SRA ruminants)
(BRSV) chez le jeune
PICORNA Aphtovirus Foot and Mouth FIEVRE Non Non Oui (DS1) Non mais Large +++++
Disease Virus APHTEUSE épizooties (BV,OV,CAP
VIRIDAE
(FMDV) Aphtes, salivation possibles ,PC)
Bovine rhinitis B (signes Non Non Non Oui Etroit +
virus respiratoires)
Entérovirus Entérovirus des (asymptomatique Non Non Non Oui Large (BV,PO, ++
bovins signes respi ou primates)
digestifs)

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ADENO Adénovirus Adénovirus des (asymptomatique Non Non Non Oui Etroit +
bovins sinon signes 10
VIRIDAE
respiratoires ou sérotypes
digestifs)
RHABDO Vesiculovirus Vesicular STOMATITE Non Oui Oui (DS1) Non Large (CV, PC, +
stomatitis virus VESICULEUSE (mineure) (Présent aux BV)
VIRIDAE
(VSV) (proche de FA) US)
Ephemerovirus Bovine FIEVRE DES 3 Oui Non Non Non (Afrique, Etroit Bv +
Ephemeral fever JOURS (Insectes Australie et
virus (fièvre intense de hemato- Japon)
(BEFV) 3 jours) phages)
RETRO Deltarétrovirus Bovine Leukemia LEUCOSE Non Non Oui (DS2) Oui Etroit Bv ++
Virus (BLV) BOVINE
VIRIDAE
Lentivirus Bovine SIDA BOVIN (BIV) Non Non Non Oui Etroit Bv +++
immunnod virus
FLA Pestivirus Bovine Viral DIARRHEE VIRALE Non Non Oui (DS2) Oui Etroit Bv (sauf +++++
Diarrhea Virus BOVINE PC pouvant IPI
VIRIDAE
(BVDV) (diarrhée, pb être atteints) (immunot.
pulmo, pb repro, et porteurs
s. hémmoragique infectés
chez veaux +6 durant
mois)(maladie de gestation)
muqueuse chez Vaccin
IPI)
REO Orbivirus Blue tongue virus FIEVRE Oui Non Oui (DS1) Oui Large (ru avec +++++
(BTV) CATARRHALE (depuis 2006) transmission
VIRIDAE
OVINE = FCO

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(cyanose de la Maladie non aux carnivores
langue, fièvre contagieuse possible)
catarrhale) (Culicoïdes)
Rotavirus Gastro- Non Oui Non Oui Large +++
Entérites
BUNYA Phlebovirus Rift valley fever FIEVRE DE LA Oui Oui Oui (DS1) Non Large +++
virus VALLEE DU RIFT (Moustiques) (ruminants :
VIRIDAE
(fièvre, ictère, Mais pas Ov> Cp et Bv)
diarrhée h, uniquement
avortements,
mortalité élevée
chez jeunes)
Orthobunyavirus Schmallenberg (Fièvre, diarrhée, Oui Non Non Oui Large +++
virus avortement, (Moucherons : (émergence en (Ruminants)
anomalies culicoïdes) 2011)
congénitales) Non
Contagieuse
Akabane virus (Anomalies Oui Non Non Non Etroit ++
congénitales) (Moustiques, (Japon, (Bovins, ovins)
moucherons) australie)
Cache valley (Anomalies Oui Oui Non Non (USA) Etroit ++
virus congénitales) (Moustiques) (bovins, ovins)
CORONA Coronavirus Bovine Diarrhée chez Non Non Non Oui Etroit ++
coronavirus veau et broncho Pas de
VIRIDAE
pneumonie vaccins
Torovirus Breda virus Entérite et Non Non Non Oui Etroit +/-
diarrhée

Page 6 | 43
PAPILLOMA Papillomavirus Papillomavirus Verrues, tumeurs Non Non Non Oui Etroit +
VIRIDAE des bovins cutanées
bégnines

PRIONS ENCEPHALOP. Non Oui Oui (DS1) Oui Etroit ++++


SPONGIFORME (Par
BOVINE (ESB) = ingestion
MALADIE DE LA protéines
VACHE FOLLE animales
(Pb neuro) bovines)

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CAPRINS
Famille Genre Nom du virus/ Maladie et Vecteur Zoonose Danger Présence en Spectre Importance
abbréviation symptôme (oui/non) sanitaire France d’hôte
Si oui : nom des (oui/non) (oui/non) (oui/non)
vecteurs
POX Capripoxvirus Goatpoxvirus VARIOLE Non Oui (+/-) Oui (DS1) Non Etroit ++
CAPRINE (Afrique, Asie) (Cp et Ov)
VIRIDAE
Parapoxvirus Orf virus ECTHYMA Non Oui Non Oui (mondiale) Etroit ++
CONTAGIEUX (petits r)
(papules, croûtes
sans prurit chez
jeunes)
HERPES α-herpesvirus CpHV-1 HERPESVIROSE Non Non Non Oui Etroit ++
CAPRINE
VIRIDAE
(subclinique sauf
chevreaux : mort
chèvres gestantes :
avortement)
ADENO Adénovirus Adénovirus des (asymptomatique, Non Non Non Oui Etroit +
caprins sinon signes 2 sérotypes
VIRIDAE
respiratoires)

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PARA Pneumovirinae Bovine AGENT DE Non Non Non Oui Large +++
Pneumovirus respiratory BRONCHO- (Ov, Bv, Cp)
MYXO
syncytial virus PNEUMOPATHIES et
VIRIDAE (BRSV) SRA chez jeunes
Paramyxovirinae PPRV PESTE DES PETITS Non Non Oui (DS1) Non Etroit (petits +++++
Morbillivirus RUMINANTS ruminants)
(Maladie G. avec pb
digestifs)
PICORNA Aphtovirus Foot and Mouth FIEVRE Non Non Oui (DS1) Non Large +++++
VIRIDAE Disease Virus APHTEUSE mais épizooties (Bv,Ov,Cp,Pc, Vaccin
(FMDV) (Aphtes et salivation) possibles Ru sauvages)
RETRO Betarétrovirus Jaagsiekte sheep ADENOCARCINOME Non Non Non Oui (Bassin de Etroit (Ov, Cp) +++
retrovirus (JSRV) PULMONAIRE OVIN Roquefort)
VIRIDAE
(toux, bronchorrhée,
difficulté respi)
Lentivirus CAEV ARTHRITE Non Non Oui (DS2) Mondiale Etroit +++
SRLV (lentivirus des ENCEPHALITE (Caprins, ovins)
petits ruminants) CAPRINE
REO Orbivirus Bluetongue virus FIEVRE CATARRHALE Oui Non Oui (DS1) Oui Large (ru avec +++++
(BTV) OVINE = FCO (Culicoïdes) (depuis 2006) transmission
VIRIDAE
(cyanose de la Maladie non aux carnivores
langue, fièvre contagieuse possible)
catarrhale)
Rotavirus Gastro-entérites Non Oui Non Oui Large (Animaux +++
et homme)

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BUNYA Phlebovirus Rift valley fever FIEVRE DE LA VALLEE Oui Oui Oui (DS1) Non Large +++
virus DU RIFT (Moustiques) (ruminants :
VIRIDAE
(fièvre, ictère, Ov> Cp, Bv)
diarrhée h,
avortements, mort
jeunes +)
Orthobunyavirus Schmallenberg (fièvre, diarrhée, Oui Non Non Oui Large +++
virus avortement, (Moucherons : (ruminants)
anomalies Culicoïdes)
congénitales) Maladie NC
Nairovirus Nairobi sheep (entérites Oui Oui Non Non Etroit ++
disease virus hémorragique) (Tiques) (maladie (ovins, caprins)
fébrile
bénigne)

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OVINS
Famille Genre Nom du virus/ Maladie et Vecteur Zoonose Danger Présence en Spectre Importance
abbréviation symptôme (oui/non) sanitaire France d’hôte Rq
Si oui : nom des (oui/non) (oui/non) (oui/non)
vecteurs
POX Parapoxvirus Orf virus ECTHYMA Non Oui Non Oui (Mondiale) Etroit ++
CONTAGIEUX (Ov, Cp)
VIRIDAE (papules, croûtes
sans prurit)
Capripoxvirus Sheeppoxvirus CLAVELEE Non Non Oui (DS1) Non (Asie, Etroit +++
= VARIOLE OVINE Afrique) (Ov, Cp)
HERPES γ-herpesvirus OvHV-2 Asymptomatique Non Non Non Oui Bv, ruminants +
(Coryza gangréneux sauvages, PC.
VIRIDAE
chez les autres Latent chez Ov
espèces)
ADENO Adénovirus Adénovirus des (asymptomatique, Non Non Non Oui Etroit ++
ovins signes respi ou dig 7 sérotypes
VIRIDAE
chez l’agneau)
PARA Pneumovirinae Bovine AGENT DE Non Non Non Oui Large +++
respiratory BRONCHO- (Tous les
MYXO
syncytial virus PNEUMOPATHIES et ruminants dont
VIRIDAE (BRSV) SRA chez jeunes OVINS)
Paramyxovirinae PPRV PESTE DES PETITS Non Non Oui (DS1) Non Etroit (petits +++++
Morbillivirus RUMINANTS ruminants)
(Maladie G. avec pb
digestifs)

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PICORNA Aphtovirus Foot and Mouth FIEVRE Non Non Oui (DS1) Non Large +++++
VIRUS Disease Virus APHTEUSE épizooties (Bv,Ov,Cp,Pc, vaccin
(FMDV) (Aphtes et salivation) possibles Ru sauvages)
RETRO Betaretrovirus Jaagsiekte sheep ADENOCARCINOME Non Non Non Oui (Bassin de Etroit (Ov, Cp) +++
retrovirus (JSRV) PULMONAIRE Roquefort)
VIRIDAE
OVIN
Lentivirus MVV (Virus (Pneumonies Non Non Oui (DS2) Mondiale Etroit (Ov, Cp) +++
SRLV (lentivirus des Maedi-Visna) interstitielles,
petits ruminants) mammites,
syndrome du « gros
genou »)
FLAVI Flavivirus Wesselsbron Maladie générale, Oui Non Non Non (Afrique) Etroit ++
virus avortements (moustiques) Arbovirose
VIRIDAE
Looping ill virus Encephalite Oui (tiques) Oui Non Oui Large (OV, CV) ++
(LIV) Arbovirose
Pestivirus Border Disease Maladie Non Non Non Oui Etroit (sauf +++
Virus (BDV) congénitale atteinte PC)
REO Orbivirus Bluetongue virus FIEVRE CATARRHALE Oui Non Oui (DS1) Oui Large (ru avec +++++
(BTV) OVINE = FCO (Culicoïdes) (depuis 2006) tr carn
VIRIDAE
(cyanose langue, Maladie non possible)
fièvre catarrhale) contagieuse
Rotavirus Gastro-entérites Non Oui Non Oui Large (Animaux +++
et homme)
BORNA Bornavirus Borna (Encéphalite) Non Non Non Oui Large +++
Disease Virus (à priori…) (mais peu) (CV, OV, CT, Différent BDV
VIRIDAE
(BDV) CN) des Flavivirus

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BUNYA Phlebovirus Rift valley fever FIEVRE DE LA VALLEE Oui Oui Oui (DS1) Non Large +++
virus DU RIFT (Moustiques) (ruminants :
VIRIDAE
(fièvre, ictère, ov > cp, bv)
diarrhée h,
avortements, mort
jeunes +)
Orthobunyavirus Schmallenberg (fièvre, diarrhée, Oui Non Non Oui Large +++
virus avortement, (Moucherons : (ruminants)
anomalies culicoïdes)
congénitales) Maladie NC
Akabane virus (anomalies Oui Non Non Non Etroit ++
congénitales) (Moustiques, (japon, (bovins, ovins)
moucherons) australie)
Cache valley (anomalies Oui Oui Non Non (USA) Etroit ++
virus congénitales) (Moustiques) (bovins, ovins)
Nairovirus Nairobi sheep (entérites Oui Oui Non Non Etroit ++
disease virus hémorragique) (Tiques) (maladie (ovins, caprins)
fébrile
bénigne)
PRION TREMBLANTE Non Oui Oui (DS1) Oui Etroit ++++
DU MOUTON = par
SCRAPIE (Pb neuro) ingestion

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Famille Genre Nom du virus/ Maladie Vecteur Zoonose Danger Présence en Spectre Importance
abbréviation (et symptômes) (oui/non) sanitaire France d’hôte
Si oui : nom (oui/non) (oui/non) (oui/non)
des vecteurs
POX Suipoxvirus Swinepoxvirus VARIOLE Oui, poux Non Non Oui (Mondiale) Etroit PC +
PORCINE
VIRIDAE
HERPES α-herpesvirus SuHV-1 MALADIE Non Non Oui (DS1) France Large +++++
D’AUJESZKY Maladie à indemne
VIRIDAE
(porcs : pb respi déclaration  émergence
Truies : avortement obligatoire possible car
Porcelets : mortalité sangliers
Autres espèces : porteurs sains
encéphalomyélite – en Corse
pseudo-rage)
β-herpesvirus CMV CYTOMEGALOVIRUS Non Non Non Oui Etroit PC +++
PORCIN
(Infection
subclinique, rhinite)

γ-herpesvirus OvHV-2 CORYZA Non Non Non Oui Large (Bv, ru s., +++
GANGRENEUX PC, latent chez
(gravissime) Ov)

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PARVO Parvovirus Parvovirus Porcins PARVOVIROSE Non Non Non Oui Etroit PC ++
PORCINE
VIRIDAE
(asymptomatique,
sauf truie :
problèmes de
fertilité = SMEDI)
ADENO Adenovirus des (asymptomatique Non Non Non Oui Etroit PC ++
porcins sinon signes respi 4 sérotypes
VIRIDAE
et/ou digestif)
ORTHO Influenza porcin GRIPPE PORCINE Non Oui Non Oui Assez large ++++
(H1N1 ou H3N2) (Toux, fièvre, se contamine
MYXO
anorexie, jetage, par virus
VIRIDAE tremblements, humain ou
douleur muscles) aviaire
PARA Paramyxovirinae Nipah virus (NiV) Troubles respi Non Oui, Oui (DS1) Non Etroit Pc et +++++
Henipavirus et nerveux mortels zoonose /!\ Emergence humains Réservoir=
MYXO
majeure chauve souris
VIRIDAE
Paramyxovirinae Menangle et Mortalité néonatale, Non Oui (mais Non Non (Australie Etroit PC +
Rubulavirus Tioman viruses malformations pas de cas et Malaisie) Réservoir =
encore) chauve souris
Porcine Encéphalite, troubles Non Non Non Non (Mexique) Etroit PC +
Rubulavirus repro, opacité
cornéale
ASFA Asfarvirus African Swine PESTE PORCINE Oui (Tiques Non Oui (DS1) Non Etroit PC +++
Fever Virus (ASFV) AFRICAINE (proche molles) (émergence, Il n’existe pas
VIRIDAE
de PPC, fièvre hémo present en de vaccin.
mortelle) sardaigne) (persistance
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dans les
produits pc)
PICORNA Aphtovirus Foot and Mouth FIEVRE Non Non Oui (DS1) Non Large +++++
VIRIDAE Disease Virus APHTEUSE Attention aux (BV,OV,CAP, vaccin
(FMDV) Aphtes et salivation épizooties PC)
Cardiovirus EMCV (encéphalomyélite Non Non Non Oui Large +
et myocardite) (PC,éléphant,
rongeurs)
Enterovirus Entérovirus (asymptomatique, Non Non Non Oui Large ++
sinon signes (BV,PC,
respiratoires ou primates)
digestifs)
Entérovirus Swine vesicular MALADIE Non Non Oui (DS1) Non Etroite +++
disease virus VESICULEUSE DES
(SVDV) SUIDES (lésions
proches FA)
Teschovirus 1 Porcine MALADIE DE Non Non Oui (DS1) Oui Etroite ++
teschoviruses TESCHEN (PTV1)
(polioencéphalo-
myélite)
MALADIE DE TALFAN Non Non Non Oui Etroite ++
(PTV2)
CALICI Vesivirus Vesicular EXANTHEME Non Non Non (risque Non Etroit +
exanthema of VESICULEUX DU de conta. (USA)
VIRIDAE
swine virus PORC Croisée avec
(VESV) (proche FA) mammifères
marins)

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RHABDO Vesiculovirus Vesicular STOMATITE Non Oui Oui (DS1) Non Large (CV, PC, +
stomatitis virus VESICULEUSE (mineure) (USA) BV)
VIRIDAE
(VSV) (proche FA)
CIRCO Circovirus PCV-1 (asymptomatique ou Non Non Non Oui Etroit +++
IM secondaires) vaccin
VIRIDAE
PCV-2 Maladie de Non Non Non Oui Etroit +++
l’Amaigrissement du Vaccin
Porcelet, Dermatite-
néphropathie chez
adulte
FLAVI Flavivirus Japanese ENCEPHALITE Oui Oui Oui (DS1) Non Large ++
Encephalitis virus JAPONAISE moustique (Asie) (PC, CV, Arbovirose
VIRIDAE
(JEV) (encéphalite, Hommes)
avortements)
Pestivirus Classical swine PESTE PORCINE Non Non Oui (DS1) Oui Etroit +++
fever virus (CSFV) CLASSIQUE Vaccination
orale
CORONA Coronavirus Transmissible Gastro entérite, Non Non Non Oui Etroit ++
VIRIDAE gastro enteritis diarrhée Vaccin
virus of swine
(TGEV)
Porcine respiratory Pneumonie Non Non Non Oui Etroit +
coronavirus intersticielle
Porcine epidemic Gastro entérite et Non Non Oui (DS1) Non mais Etroit +++
diarrhea virus = diarrhée risque Vaccin en Asie
PEDV émergence

Page 17 | 43
REO Rotavirus Gastro- Non Oui Non Oui Large +++
entérites
VIRIDAE
ARTERI Porcine SYNDROME Non Non Non Oui Etroit +++
reproductive and RESPIRATOIRE Tropisme
VIRIDAE
respiratory PORCIN monocytes/
syndrome virus (Souvent subclinique macrophages
(PRRSV) Porcs : troubles
respiratoires
Truies : avortement
Porcelets : mortalité)

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Famille Genre Nom du virus/ Maladie et symptôme Vecteur Zoonose Danger Présence en Spectre Importance
abbréviation (oui/non) sanitaire France d’hôte
Si oui : nom (oui/non) (oui/non) (oui/non)
des vecteurs
POX Molluscipox Molluscum Affection cutanée Non Oui Non Oui (Mondiale) Large (Ho, CV, +
virus contagiosum bénigne oiseaux, CN)
VIRIDAE
virus
HERPES α-herpesvirus EHV-1 = Equine RHINOPNEUMONIE A Non Non Non Oui Etroit ++++
abortion virus AFFECTION il existe un
VIRIDAE
NEUROLOGIQUE vaccin
(rhinopneumonie,
ataxie,
avortement)
EHV-4 = Equine RHINOPNEUMONIE Non Non Non Oui Etroit ++++
rhinopneu- (Manifestation il existe un
monitis virus respiratoire) vaccin
EHV-3 = Equine EXANTHEME Non Non Non Oui Etroit ++
coïtal exanthema COÏTAL EQUIN
virus (Lésions post coïtale des
muqueuses génitales
externes)
RETRO Lentivirus Equine infectious ANEMIE INFECTIEUSE Oui Non Oui (DS1) Oui mais rare Etroit ++
anemia virus VIRALE (Fièvre, anémie, (arthopode
VIRIDAE
(EIAV) abbatement…) piqueur)

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ADENO Adénovirus Adv équin 1 (asymptomatique ou Non Non Non Oui Etroit +
maladie respiratoire
VIRIDAE
supérieure)

Adénovirus Adv équin 2 (diarrhée poulain) Non Non Non Oui Etroit +

ORTHO Parainfluenza A Virus influenza GRIPPE EQUINE Non Non Non Oui Etroit ++
équin (fièvre, conjonctivite, Vaccin et
MYXO
(H7N7 ou H3N8) jetage, toux) traitement
VIRIDAE sympto.
PARA Paramyxovirinae Hendra virus Troubles Non Oui Non Non (Australie) Large (Cv, +++++
Henipavirus (HeV) respiratoires et nerveux Zoonose A déjà émergé Homme CN, Réservoir=
MYXO
mortels majeure en 1994 CT) chauve-souris
VIRIDAE
PICORNA Aphtovirus Equine rhinitis A (infection généralisée Non Non Non Oui Etroit (CV, ++
VIRIDAE virus avec des signes camélidés)
respiratoires)
RHABDO Vesiculovirus Vesicular STOMATITE Non Oui Oui (DS1) Non Large (CV, PC, +
stomatitis virus VESICULEUSE (mineure) BV)
VIRIDAE
(VSV) (proche FA)
FLAVI Flavivirus Japanese ENCEPHALITE Oui Oui Oui (DS1) Non Large ++
Encephalitis virus JAPONAISE moustique (Asie) (PC, CV, Arbovirose
VIRIDAE
(JEV) (encéphalite, Hommes)
avortements)
West Nile Virus (Asymptomatique > Oui Oui Oui (DS1 CV) Oui Large ++++
(WNV) s. grippal > Moustique MDO oiseaux (Hommes, CV, Arbovirose
Encephalomyélite mort) Oiseaux)

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Homme =
Impasse Epi.
Looping ill virus Encephalite Oui Oui Non Oui Large (OV, CV) ++
(LIV) (tiques) Arbovirose
Usutu virus Troubles neuro mortels Oui Oui Non Oui Large ++
(USUV) moustique (Rongeurs, Arbovirose
oiseaux, CV)
TOGA Togavirus Eastern equine ENCEPHALITE EQUINE Oui Oui Oui (DS1) Non Etroit +++
encephalitis virus DE L’EST Moustique Emergence Arbovirose
VIRIDAE
(EEEV) (encéphalite) possible
Western equine ENCEPHALITE EQUINE Oui Oui Oui (DS1) Non Etroit +++
(emergence encephalitis virus DE L’OUEST Moustique Emergence Arbovirose
(WEEV) (encéphalite) possible
possible pour
Venezuelan ENCEPHALITE EQUINE Oui Oui Oui (DS1) Non Etroit +++
tous)
equine DU VENEZUELA Moustique Emergence Arbovirose
encephalitis virus (encéphalite) possible
(VEEV)
Hightland J virus (encéphalite et fièvre Oui Non Non Non Etroit +
type grippe) Moustique (Amerique et
Asie)
Getah virus (encéphalite et fièvre Oui Non Non Non Etroit +
type grippe) Moustique (Amerique et
Asie)
REO Orbivirus African horse PESTE EQUINE Oui Oui Oui (DS1) Non Etroit ++++++
sickness virus (fièvre, détresse respi, Culicoïdes (exotique
VIRIDAE
(AHSV) mortalité +) NC mineure)
Rotavirus Gastro-entérites Non Oui Non Oui Large +++

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ARTERI Arterivirus Equine arteritis ARTERITE EQUINE Non Non Oui (DS2) Oui Etroit +++
virus (EAV) (Poulain : S. grippal
VIRIDAE
Jument : avortement
Etalon : porteur sain)
BORNA Bornavirus Borna Encéphalite (fatale) Non Non Non Oui Large +++
Disease Virus (à priori…) (mais peu) (CV+++, OV+, A ne pas
VIRIDAE
(BDV) CT, CN) confondre avec
la Border
disease
(flavivirus)
PRION ENCEPHALITE Non Oui par Non Oui Etroit +++
SPONGIFORME DES ingestion
ONGULES

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CHIENS
Famille Genre Nom du virus/ Maladie et Vecteur Zoonose Danger Présence Spectre Importance
abbréviation symptôme (oui/non) sanitaire en France d’hôte
Si oui : nom (oui/non) (oui/non)
des vecteurs
POX Molluscipoxvirus Molluscum Affection cutanée Non Oui Non Oui Large (Ho, +
contagiosum virus bénigne (Mondiale) CV, oiseaux,
VIRIDAE
CN)
HERPES α-herpesvirus CaHV-1 MALADIE Non Non Non Oui Etroit +++
HEMORRAGIQUE Vaccin de la
VIRIDAE
DU CHIOT femelle
(grave chez le chiot gestante :
<2 semaines, mort +) immunité
colostrale.
PARVO Parvovirus Canine parvovirus 2 PARVOVIROSE Non Non Non Oui Etroit ++++
(CPV-2) CANINE Gravissime
VIRIDAE
(gastro-entérite chez le chiot
hémorragique, (90% mort)
fièvre, lymphopénie)

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Bocavirus Minute virus of (asymptomatique Non Non Non Oui Etroit +/-
canines avortement (oro-fécale)
mortalité néonat
chienne)
ADENO Mastadénovirus CAV-1 HEPATITE DE Non Non Non Oui Etroit +++++
RUBARTH pratique- (canidés, Vaccin CAV-2
VIRIDAE
(fièvre, ictère, ment ursidés) CHPPi
hémor, uvéite si HSI) éradiquée
CAV-2 LARYNGO- Non Non Non Oui Etroit +++++
TRACHEITE Vaccination
INFECTIEUSE CANINE CHPPi contre
= TOUX DE CHENIL CAV-2
PARA Paramyxovirinae Canine TOUX Non Non Non Oui Etroit +++
Rubulavirus parainfluenza virus DU CHENIL Vaccination
MYXO
5 (CPIV-5) (Troubles respi) CHPPi ou Pi-Bb
VIRIDAE Paramyxovirinae Canine Distemper MALADIE DE CARREE Non Non Non Oui mais Large +++++
Morbillivirus Virus (CDV) (signes nerveux, rare (canidés, tropisme
hyperkératose, furets épithélium,
fièvre, toux, mustélidés) vaccin « core »
diarrhée) du chien CHPPi
RHABDO Lyssavirus Rabies virus (RABV) RAGE Oui Oui Oui (DS1) Non sauf Large +++++
(paralytique puis (Renards cas rares (carnivores, Transmission
VIRIDAE
furieuse, encéphalite et Chauves- Homme) par morsure
fatale) souris) (salive)
REO Rotavirus Gastro- Non Oui Non Oui Large +++
entérites
VIRIDAE

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CORONA Coronovirus Coronavirus canin (Diarrhée ou Non Non Non Oui Etroit +++
(CCoV) atteinte respiratoire
VIRIDAE
si beta coronavirus)

CHATS
Famille Genre Nom du virus/ Maladie Vecteur Zoonose Danger Présence Spectre Importance
abbréviation (et symptômes) (oui/non) (oui/non) sanitaire en France d’hôte Rq
Si oui : nom (oui/non) (oui/non)
des vecteurs
POX Orthopoxvirus Cowpox virus VARIOLE Non Oui Non Oui Large (Rg, +
(forme g. grave : (Europe, Ho, Bov, Ct) réservoir =
VIRIDAE
papules ulcérées) Asie) rongeurs
HERPES α-herpesvirus FeHV-1 RHINOTRACHEITE Non Non Non Oui Etroit ++++
VIRALE FELINE Vaccin TC
VIRIDAE
-> CORYZA
(conjonctivite, toux,
jetage…)
PARVO Parvovirus Parvovirus du chat PANLEUCOPENIE Non Non Non Oui Large ++++
FELINE = (félidés, Gravissime
VIRIDAE
TYPHUS DU CHAT visons, chez le
Maladie générale renard) chat<6mois
(ataxie cérébelleuse, Vaccin TC
lésions SNC du interdit si
fœtus, diarrhée gestante
hémorragique...)

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CALICI Vesivirus Feline Calicivirus CALICIVIROSE DU Non Non Non Oui Etroite +++
(FCV) CHAT Vaccin TC et
VIRIDAE
-> CORYZA CRP-FeLV,
(Ulcères buccaux, Porteurs
conjonctivite, jetage, chroniques
boiteries)
RHABDO Lyssavirus Rabies virus (RABV) RAGE (paralytique Oui (renards Oui Oui (DS1) Non mais Large +++++
puis furieuse, et Chauves- émergence (Carnivores, Transmission
VIRIDAE
encéphalite fatale) souris) possible Homme) par morsure
(salive)
RETRO Gamma retrovirus FELV LEUCOSE Non Non Non Oui Etroit +++
FELINE Vaccin
VIRIDAE
Transmission
: mange dans
même
gamelle
Lentivirus FIV SIDA Non Non Non Oui Etroit +++
DU CHAT Morsure,
sexuelle
REO Rotavirus Gastro- Non Oui Non Oui Large +++
entérites (animaux et
VIRIDAE
homme)
CORONA Coronavirus FIPV PIF = PERITONITE Non Non Non Oui Etroit ++++
(peu frequent mais INFECTIEUSE FELINE
VIRIDAE
grave) (Ascite, fièvre,
abattement..)

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FeCV Assymptomatique
(frequent et bénin) Entérite chronique
PRION ENCEPHALITE Non Non (sauf si Non Oui Etroit ++
SPONGIFORME ingestion
FELINE chat…)

FURETS
Famille Genre Nom du virus/ Maladie et Vecteur Zoonose Danger Présence Spectre d’hôte Importance
abbréviation (symptôme) (oui/non) (oui/non) sanitaire en France Rq
Si oui : nom (oui/non (oui/non)
des vecteurs )
PARVO Amdovirus Aleutian mink (hypersensibilisation Non Non Non Oui Etroit ++
disease virus et mort chez porteurs
VIRIDAE
allèle aleutian)
ORTHO Influenza A Tous les influenza GRIPPE Non Oui Non Oui Large +++
virus (Peu path : respi Espèce la
MYXO
plus sensible
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VIRIDAE Path : respi, digestif, Recherche
neurveux, mortel)
PARA Paramyxovirinae Canine Distemper MALADIE DE CARREE Non Non Non Oui mais Large (canidés, +++++
Morbillivirus Virus (CDV) (signes nerveux, rare mustélidés) vaccin
MYXO
hyperkératose, « core » du
VIRIDAE Jetage, fièvre) furet
RHABDO Lyssavirus Rabies virus RAGE (paralytique Oui (renards Oui Oui Non sauf Large +++++
(RABV) puis furieuse, et Chauves- (DS1) cas rares (Carnivores, Transmission
VIRIDAE
encéphalite mortelle) souris) Homme) par morsure
(salive)
REO Rotavirus Gastro- Non Oui Non Oui Large (animaux +++
entérites et homme)
VIRIDAE

Famille Genre Nom du virus/ Maladie Vecteur Zoonose Danger Présence Spectre Importance/Rq
abbréviation (et symptômes) (oui/non) (oui/non) sanitaire en France d’hôte
Si oui : nom (oui/non) (oui/non)
des vecteurs
POX Leporipoxvirus Myxoma virus MYXOMATOSE Oui Non Non Oui Etroit ++
(myxome = (moustiques, utilisé comme
VIRIDAE
tuméfaction tiques,puces) vecteur
gélatineuse, mortel)
Rabbit fibroma virus FIBROME Non Non Non Oui Etroit +
DE SHOPE Proche myxoma

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ADENO Adénovirus des lapins (diarrhées) Non Non Non Oui Etroit ++

VIRIDAE
CALICI Lagovirus Rabbit hemorrhagic MALADIE Oui Non Non Oui Etroit +++
disease virus HEMORRAGIQUE (mouches = Lapin Vaccin Myxo-
VIRIDAE (RHDV) (mortalité + vecteurs européen RHD, Variants!
lapereaux > 2mois) passifs) Proche EBHSV
Europeen brown hare MALADIE Non Non Non Oui Etroit +
syndrome virus HEMORRAGIQUE Lièvre Proche RHDV
(EBHSV) européen
RCV : Rabbit (Asymptomatique et Non Non Non Oui Etroit +
calicivirus peu pathogène)
REO Rotavirus Gastro- Non Oui Non Oui Large +++
entérites
VIRIDAE

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Famille Genre Nom du virus/ Maladie Vecteur Zoonose Danger Présence en Spectre Importance/Rq
abbréviation (et symptômes) (oui/non) sanitaire France d’hôte
Si oui : nom des (oui/non) (oui/non) (oui/non)
vecteurs
POX Molluscipoxvirus Molluscum Affection cutanée Non Oui Non Oui Large (Ho, +
contagiosum virus bénigne (Mondiale) Cv,
VIRUS
oiseaux,
CN)
Avipoxvirus Fowlpoxvirus, Variole aviaire Non Non Non Oui Etroit +
Canarypoxvirus (1 virus/oiseaux) (Mondiale) Canarypoxvirus =
vecteur de
recombinaison
HERPES α-herpesvirus GaHV-2 = MDV MALADIE Non Non Non Oui Etroit ++++
DE MAREK (inhalation) Il existe un vaccin
VIRIDAE (Lymphoproliférative
et oncogénique,
manifestation
nerveuses, oculaires
et cutanées)
GaHV-1 LARYNGO- Non Non Non Oui Etroit +++
TRACHEITE
INFECTIEUSE
AVIAIRE

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(Toux, jetage,
dyspnée chez la
volaille)
PARVO Dependovirus Parvovirus de l’oie (Hépatite, Non Non Non Oui Etroit +/-
et du canard myocardite, oie et
VIRIDAE
myosite) canard
ADENO Aviadenovirus Adénovirus des MALADIE DES ŒUFS Non Non Non Oui Etroit ++
oiseaux MOUS (un Plus de 20
VIRIDAE
(Fowladénovirus) (bronchite, chute de sérotype /e serotypes
ponte, entérite, spèce) différents
hépatite)
ORTHO Influenzavirus A Virus de type H5 PESTE AVIAIRE = Non Oui Oui (DS1) Oui Large +++++
ou H7 INFLUENZA AVIAIRE via les (Mondiale)
MYXO
Souches LPAI (prostrés, tête basse, porcs
VIRIDAE (peu virulente) ou ailes écartées
souches HPAI LPAI : pb respi,
(hyper virulente) diarrhée, anorexie
HPAI : septicémie
mortelle)
PARA Paramyxovirinae Newcastle Disease MALADIE DE Non Oui mais Oui (DS1) Oui Etroit +++
Avulavirus Virus (NDV) NEWCASTLE = mineure volailles Vaccination
MYXO
PSEUDO PESTE (conjoncti possible
VIRIDAE AVIAIRE vite)
(proche peste
aviaire)
Avian Infections Non Non Non Oui Etroit +
paramyxoviruses respiratoires En évolution

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Pneumovirinae Avian Maladie respiratoire Non Non Non Oui Etroit +
rhinotracheitis Grave chez la
virus dinde
PICORNA Tremovirus (encéphalomyélite Non Non Non Oui Etroit ++
VIRIDAE chez le poulet) (poulet)
Avihepatovirus (hépatite du canard) Non Non Non Oui Etroit ++
(canard)
CIRCO Circovirus Break and feather BEAK AND FEATHER Non Non Non Oui Etroit +++
disease virus DISEASE psittacidés
VIRIDAE
Gyrovirus Chicken anemia CHICKEN ANEMIA Non Non Non Oui Etroit +++
virus (subclinique chez poulets
adulte)
FLAVI Flavivirus WNV = West Nile (Asymptomatique Oui Oui Oui Oui Large ++++
Virus > S. grippal > (Moustique (DS1 CV) (Hommes, Arbovirose
VIRIDAE
encephalomyélite Culex) MDO CV, Hôte
mortelle) NC oiseaux Oiseaux) amplificateur
USUV = Usutu Problèmes neuro Oui Oui Non Oui Large ++
virus mortels (Moustique) (Rg, ois, Proche du WNV
CV) Arbovirose
REO Rotavirus Gastro- Non Oui Non Oui Large +++
entérites
VIRIDAE
CORONA Coronavirus Avian infectious Trachéobronchite, Non Non Non Oui Etroit ++
bronchitis virus néphrite (Oiseaux)
VIRIDAE
Turkey coronavirus Entérite et diarrhée Non Non Non Oui Etroit +
(Dinde)

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BORNA Bornavirus ABV MALADIE DE LA Non Non Non Oui Etroit +++
DILATATION DU Psittacidés
VIRIDAE
PROVENTRICULE
BIRNA Avibirnavirus IBDV MALADIE DE LA Non Non Non Oui Etroit +++
BURSITE
VIRIDAE
INFECTIEUSE
ASTRO Astrovirus Turkey astrovirus Entérite et retard de Non Non Non Oui Etroit ++
(TAstV-1) croissance (Dinde)
VIRIDAE
Avian nephritis Néphrite Non Non Non Oui Etroit +
virus 1 et 2 (Poulet)

RETRO Alpha retrovirus Avian Leukosis LEUCOSE DU Non Non Non Oui mondiale Etroit ++
virus (ALV) SARCOME AVIAIRE (volaille) oncovirus
VIRIDAE (tumeurs)
Rous sarcoma virus SARCOME DE ROUS Non Non Non Oui Etroit ++
(RSV) (tumeurs) (Poulet) Très lié à ALV
oncovirus

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Famille Genre Nom du virus/ Maladie Vecteur Zoonose Danger Présence Spectre Importance
abbréviation (et symptômes) (oui/non) sanitaire en France d’hôte Rq
Si oui : nom des (oui/non) (oui/non) (oui/non)
vecteurs
POX Orthopoxvirus Cowpox virus VARIOLE BOVINE Non Oui Non Oui Large (Ho, +
Bov, CT…)
VIRIDAE
Réservoir =
rongeurs
Ectromelia virus ECTROMELIE Non Non Non Oui Etroit +/-
(Souris et
mulots)
PARVO Parvovirus Parvovirus des PARVOVIROSE DES Non Non Non Oui Etroit ++
rongeurs RONGEURS Pose soucis pour
VIRUS
(souvent les rongeurs de
asymptomatique) labo

PARA Paramyxovirinae Murine Maladies Non Non Non Oui Large +++
Respirovirus parainfluenza virus respiratoires sévères (LP,PC) Proche du virus
MYXO
1 = virus Sendaï chez souris humain
VIRUS (SeV)

Pneumovirinae PVM Maladie respiratoire Non Non Non Oui Etroit +

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PICORNA Cardiovirus EMCV (encéphalomyélite et Non Non Non Oui Large (Pc, +
VIRUS myocardite) Eléphant)
TMEV (encéphalopathies, Non Non Non Oui Plutôt ++
myocardites, fièvre) étroit Modèle pour
(Homme + l’étude de la
souris) sclérose en
plaque
CALICI Norovirus Norovirus murin (Encéphalite, Non Non Non Oui Etroit +
hépatite, (souris de
VIRUS
pneumonie…) labo
immuno-
déprimée)
FLAVI Flavivirus USUV = Usutu virus Oui Oui Non Oui Large ++
moustique (Rongeurs, Proche du WNV
VIRUS
oiseaux, Arbovirose
CV)
REO Rotavirus Gastro-entérites Non Oui Non Oui Large +++
VIRUS

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Famille Genre Nom du virus/ Maladie et Vecteur Zoonose Danger Présence Spectre d’hôte Importanc
abbréviation (symptôme) (oui/non) (oui/non) sanitaire en France e
Si oui : nom (oui/non) (oui/non) Rq
des vecteurs
POX Orthopoxvirus Vaccinia virus VACCINE Non Oui Non Oui Large +
(Mondiale) (Ho, Bv, Po…) Différent de
VIRUS
cow pox
Cowpox virus VARIOLE BOVINE Non Oui Non Oui Large +
(Ho, Bv, CT…) réservoir =
Rongeurs
Smallpoxvirus VARIOLE Non Non Non Non Etroit 0
eradiquée Eradiquée
depuis 1977
Monkeypoxvirus Non Oui Oui Non Large ++
(Afrique)
Molluscipoxvirus Molluscum Non Oui Oui Oui Large +
contagiosum virus (Mondiale)
Parapoxvirus Orf virus ECTHYMA Non Oui Oui Oui Etroit ++
CONTAGIEUX (Mondiale) (Ov, Cp, Ho)
Bovine papular STOMATITE Non Oui Oui Oui Etroit +/-
stomatitis pox PAPULEUSE (Mondiale) (Bv, rare chez
virus Ho)

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Pseudocowpox NODULE DU TRAYEUR Non Oui Oui Oui Etroit +
virus = PARAVACCINE (Mondiale)
HERPES α-herpesvirus HHV-1=HSV-1 HERPES LABIAL Non Non Non Oui Etroit ++++
(Simplexvirus) (Atteinte cutanée voir (Mondiale)
VIRUS
neurologique)
HHV-2=HSV-2 HERPES GENITAL Non Non Non Oui Etroit +
(Herpes génitaux + Peu
infections néo- fréquent
natales=
Virus B HERPES SIMIEN Non Oui Oui Oui Etroit +
(Asymptomatique zoonose
chez le macaque, GRAVE
encéphalite chez
l’homme)
α-herpesvirus HHV-3 = VZV= VARICELLE (en primo Non Non Non Oui Etroit +++++
(Varicellovirus) Varicella zona infection)
virus ZONA (réactivation)
β-herpesvirus HHV-5 (Asymptomatique sauf Non Non Non Oui Etroit ++
(Cytomegalovirus) chez Réplication
immunodéprimés) dans
leucocytes
β-herpesvirus HHV-6 et HHV-7 ROSEOLE Non Non Non Oui Etroit ++++++
e
(Roseolovirus) 6 maladie
infantile
γ-herpesvirus HHV-4 = Virus LYMPHOME DE Non Non Non Oui Etroit +++++
(Lymphocrypto-virus) Epstein-Barr BURKITT (pays (Mondiale)
equatoriaux)
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MONONUCLEOSE
(pays occidentaux)
PARVO Parvovirus Virus B19 MEGALERYTHREME Non Non Non Oui Etroit +++
EPIDEMIQUE (Rush Appelée
VIRUS
cutané chez l’enfant. 5ème
Eventuellement maladie
infection fœtale) infantile
Bocavirus (infection respiratoire Non Non Non Oui Etroit +
adulte/digestive
enfant)
ADENO Mastadénovirus Human adénovirus souvent Non Non Non Oui Etroit ++
asymptomatique, Plus de 60
VIRUS
sinon infections sérotypes
respi/digest/urinaire/y
eux + obésité ( ?)

ORTHO Virus influenza SYNDROME GRIPPAL Oui Oui (pour Non Oui Large +++++
(influenza porcin (fièvre, frissons, toux, Via les le furet) Très
MYXO
ou influenza mal gorge, porcins contagieuse
VIRUS aviaire adapté à myalgie,,fatigue…) contaminés
l’homme via le
porc)
PARA Paramyxovirinae Human BRONCHIOLITE du Non Non Non Oui Etroit ++++
Respirovirus parainfluenza nourisson
MYXO
1 et 3 LARYNGO-TRACHEITE
VIRUS du sujet âgé
(pb respiratoires)
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Paramyxovirinae NiV= Nipah virus Troubles respi et Non Oui Non (mais Non Etroit avec les +++++
Henipavirus nerveux bientôt (Malaisie, humains Réservoir=
DS1) Bengla- chauve
desh, Inde) souris
HeV= Hendra virus Troubles respi et Non Oui Non Non Large (Homme +++++
nerveux (Australie) CN CT) Idem NiV

Paramyxovirinae Human Maladies respi Non Non Non Oui Etroit +++
Rubulavirus parainfluenza bénignes (laryngite,
2 et 4 bronchites, rhinites)
Mumps virus = OREILLONS Non Non Non Oui Etroit +++
Virus Ourlien= (Possibilité atteinte Vaccination
MuV nerveuse, orchites, ROR
pancréatites) conseillée
Paramyxovirinae Measles virus = ROUGEOLE Non Non Non Oui Etroit +++
Morbillivirus MeV (complications ORL et Vaccination
nerveuses graves) ROR
Pneumovirinae Human respiratory BRONCHIOLITE du Non Non Non Oui Etroit ++
syncytial virus = nourrisson
RSV PNEUMOPATHIES
chez sujets âgés
PICORNA Cardiovirus TMEV/VHEH/SAFV (encéphalopathies, Non Non Non Oui Etroit ++
VIRUS /EMCV myocardites, fièvre) TMEV
=modèle
sclérose en
plaques

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Enterovirus Human Infections aigues dont Non Non Non Oui Etroit ++++
enterovirus A à D la POLIOMYELITE
(plus de 100 (human poliovirus 1-
sérotype) 3) +infection a
coxsakievirus

Autres Infections Non Non Non Oui Large ++


aigues
Infections chroniques Non Non Non Oui ++
(atteintes neuro,respi,
cardiaques, digestives,
autres)
Human rhinovirus RHINITES/ RHUMES/ Non Non Non Oui Etroit +++
A,B,C OTITE/
BRONCHIOLITES chez
nourisson
Hépatovirus HHAV (human HEPATITE A aigue avec Non Non Non Oui Etroit +++++
hepatitis A virus) ALAT +++
Kobuvirus Archivirus (gastro-entérite) Non Non Non Oui Etroit +

Parechovirus Human (svt asymptomatique, Non Non Non Oui Etroit +


parechovirus gastro-entérites,
infections respi,
paralysie flasque)
Klassevirus « autres virus » (asymptomatique, Non Non Non Oui Etroit +/-
Salivirus, Cosavirus diarrhées)

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CALICI Norovirus et GASTROENTERITES Non Non Non Oui Etroit ++++
Sapovirus (Sporadique via 2e cause de
VIRUS
aliments ou diarrhée
hivernales) virale !
RHABDO Lyssavirus RABV = Rabies RAGE (paralysie, Oui (renards Oui Oui Non sauf Large (CN, CT, +++++
virus fureur) en Europe, (DS1) cas rares Homme) Conta
VIRUS
Chauves- morsure
souris) (salive)
RETRO Lentivirus HIV SIDA Non Non Oui Oui Etroite +++++
VIRUS (DS1)
FLAVI Flavivirus JEV = Japanese ENCEPHALITE Oui Oui Oui Non Large ++
Encephalitis virus JAPONAISE moustique (DS1) (Asie) (PC, CV, Arbovirose
VIRUS (encéphalite, Hommes)
avortements)
WNV = West Nile (Asymptomatique ou Oui Oui Oui Oui Large ++++
Virus encephalomyélite) (Moustique (DS1) (Hommes, CV, MDO chez
Culex et Oiseaux) les oiseaux
tiques ?) Arbovirose
DENV DENGUE Oui Oui Non Non Etroit +++
(Fièvre hémorragique) Moustiques (tropiques) Arbovirose
MVEV = Murray Encéphalite Oui Oui Non Non Etroit +
Valley Encephalitis Moustiques (Australie) Arbovirose
virus
TBEV = Tick Borne Encephalite Oui Oui Non Non (Asie, Large ++
encephalitis virus Tiques Russie) (Rongeurs, Ois. Arbovirose
Ruminants)

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YFV FIEVRE JAUNE Oui Oui Non Non Etroit +++
(fièvre hémorragique) Moustiques (tropiques) Arbovirose

Virus Zika (même symptômes Oui Oui Non Non Etroit +++
dengue, microcéphalie Moustique
chez fœtus) Aedes
Hepacivirus HCV HEPATITE C Non Oui Non Oui Etroit +++++
(pb foie)
TOGA Alphavirus CHIKV CHIKUNGUNYA Oui Oui Non Oui Etroit ++++
Aedes (Sud) Aedes
VIRUS
albopictus = vecteur de
moustique la dengue et
tigre de Zika
aussi
Rubivirus RUBV RUBEOLE Non Non Non Oui Etroit ++++
Vaccination
ROR
REO Rotavirus Gastro-entérites Non Oui Non Oui Large +++
VIRUS
CORONA Coronavirus SARS-CoV SYNDROME Non Non Non Oui Large (Civette, +++
RESPIRATOIRE AIGU chauves-souris, Emergence
VIRUS
SEVERE Homme)
MERS-CoV SYNDROME Non Non Non Oui Large +++
RESPIRATOIRE AIGU (Chameau, Emergence
SEVERE Homme)

Page 42 | 43
PAPILLOMA HPV CANCER DU COL DE Non Non Non Oui Etroit +++++
VIRUS L’UTERUS Vaccins
(GARDASIL)
HEPE HEV HEPATITE E Non Non Non Oui Large (PC, ++
Volialle…)
VIRUS
DELTA HDV HEPATITE D (Virus Non Non Non Oui Etroit ++
satellite nécessitant
VIRUS
aussi virus de
l’hépatite B)
HEPADNA HBV HEPATITE B (hépatite, Non Non Non Oui Large (Homme, ++
VIRUS carcinome, cirrhose) volaille)

PRION MALADIE DE Non Oui Non Oui Etroit +++


CREUTZFELDT- (si caniba-
JAKOB = CJD lisme)

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REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

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VIROLOGIE MEDICALE – Tableau des virus par tropisme
Virus à tropisme respiratoire 
Présence Spectre Remarques/Symptô Mode
Nom virus (famille) Maladie Zoonose Vectorisé DS Vaccin
en France d'hôte mes transmission
Subclinique, s.
Virus
BoHV-1 = IBR (α- Rhinotrachéite Etroit respiratoire, métrite,
Non Non Non Oui enveloppé  Oui
Herpesvirus) infectieuse bovine (bovins) vulvovaginite
contact direct
Lutte nationale
Etroit
EHV-4
Rhinopneumonie Non Non Non Oui (équidés) Contact direct Oui
(α-Herpesvirus)
Rhinopneumonie à
EHV-1 Rhinopneumonie,
affection Non Non Non Oui Etroit Contact direct Oui
(α-Herpesvirus) ataxie, avortement
neurologique
Coryza = Jetage, conjonctivite,
FeHV-1
Rhinotrachéite virale Non Non Non Oui Etroit (chat) toux, (Porteurs Contact direct Oui
(α-Herpesvirus)
féline chroniques)
A ne me confondre
GaHV-1 Laryngotrachéite
Non Non Non Oui Etroit avec la maladie de Contact direct Oui
(α-Herpesvirus) infectieuse aviaire
Newcastle
Non (mais
Problèmes respi chez
SuHV-1 transmissible à DS1
Maladie D'Aujeszky Non Non Large le porc à l’engrais Contact direct Oui
(α-Herpesvirus) d'autres espèces MDO
que l'homme)
CMV Cytomégalovirus Infection subclinique,
Non Non Non Oui Etroit Contact direct
(β-Herpesvirus) porcin rhinite
Laryngotrachéite
Direct ou
CAV-2 infectieuse canine
Non Non Non Oui Etroit (CN) indirect (virus CHPPi
(Adénovirus) (compostant de la
nu)
toux de chenil)
Adénovirus
caprins/ovins/ Asymptomatique ou Direct ou
Non Non Non Oui Etroit
porcins signes respiratoires indirect
(Adenovirus)
FCV (féline Ulcères buccaux, Direct ou
Coryza = Calicivirose Non Non Non Oui Etroit Oui
Calicivirus) jetage, conjonctivite.. indirect
BPIV-3 Bovine parainfluenza Bovins, Ov, Maladie respiratoire
(Paramyxovirus, Fièvre des Non Non Non Oui autres liée au stress Contact direct Oui
Respirovirus) transports mammifères Appartient au BRD
Troubles respiratoires
HeV
Maladie à Hendra Non Chevaux, et nerveux
(Paramyxovirus, Oui Non Non Contact direct Non
virus (Australie) Homme Chauve-souris =
Henipavirus)
réservoir
Troubles respiratoires
NiV Non mais
Maladie à Nipah et nerveux
(Paramyxovirus, Oui, majeure Non DS1 / !\ Porc, Homme Contact direct Non
virus Chauve-souris =
Henipavirus) émergence
réservoir
CPIV-5 « Toux de chenil »
Troubles
(Paramyxovirus, avec le CAV- Non Non Non Oui Chien Contact direct CHPPi
respiratoires
Rubulavirus) 2 (+Bordetella)
NDV Oui (mineure,
Maladie de Idem Influenza
(Paramyxovirus, simple Non DS1 Oui Volailles Contact direct Oui
Newcastle aviaire
Avulavirus) conjonctivite)
Avian
paramyxovirus Infections En
Non Non Non Oui Etroit Contact direct
(Paramyxovirus, respiratoires cours
Avulavirus)
Avian
Rhinotracheitis
Maladie respiratoire
virus Non Non Non Oui Etroit
grave chez la dinde
(Paramyxovirus,
Pneumovirinae)
BRSV Broncho-
Bovine respiratory
(Paramyxovirus, Non Non Non Oui Tous les Ru pneumopathie et SRA Contact direct Oui
syncitial virus
Pneumovirus) Appartient aux BRD
Problèmes respi
PRRSV Syndrome
Non Non Non Oui Porcs (adultes)+ Contact direct Oui
(Artérivirus) respiratoire porcin
avortement
Bovine Rhinitis B
virus Direct ou
Non Non Non Oui Etroit Signes respiratoires
(Picornaviridae, indirect
Aphtovirus)
Entérovirus
Asymptomatique ou
Bovin/Porcin Large (Bv, Pc, Direct ou
Entérovirus Non Non Non Oui signes respi ou
(Picornaviridae, primates) indirect
digestifs
Entérovirus)
Asymptomatique ou
Adenovirus bovin Adénovirus des Direct ou
Non Non Non Oui Etroit signes respi ou
(Adénovirus) bovins indirect
digestifs
Problèmes
BVDV respiratoires,
Diarrhée virale Etroit Bv (et
(Flavivirus, Non Non DS2 Oui diarrhées, pb repro, s. Direct Oui
bovine Pc)
Pestivirus) hémorragique
Veaux IPI
Bovine Broncho-pneumonie
Coronavirus Coronavirus bovin Non Non Non Oui Etroit Diarrhée chez les Direct
(Coronavirus) veaux
Porcine respiratory Pneumonie
Coronavirus Non Non Non Oui Etroit Direct
coronavirus intersticielle
Jaagsiekte Sheep Oui (bassin
Adénocarcinome Etroit (Ov, Toux, bronchorrhée,
Retrovirus Non Non Non de Direct
pulmonaire ovin Cp) difficulté respi
(Retrovirus) Roquefort)
Virus à tropisme nerveux
Nom virus Spectre Mode
Maladie Zoonose Vectorisé DS France Remarque/symptômes Vaccin
(famille) d’hôte transmission
Paralysie pattes,
lymphoprolifératrice et
GaHV-2 Maladie de Contact
Non Non Non Oui Étroit oncogénique, Oui
(α-Herpèsvirus) Marek direct
manifestation nerveuses,
oculaires et cutanées
Rhinopneumonie
EHV-1 (Peut aussi provoquer Contact
à affection Non Non Non Oui Étroit Oui
(α-Herpèsvirus) avortement) direct
nerveuse
Non (France Pseudo-rage
SuHV-1 Maladie Contact
Non Non Non considéré Large (encéphalite) chez autres Oui
(α-Herpesvirus) d’Aujesky direct
indemne) espèces que Pc
Panleucopénie Ataxie cérébelleuse,
Parvovirus félin Direct ou
féline Non Non Non Oui Large lésions SNC du fœtus, Oui
(Parvovirus) indirect
=Typhus du chat (diarrhée hémorragique)
Large
Oui (tous Encéphalite (rage furieuse
RABV Oui (chiens (chauve-
les ou paralytique)
(Rhabdovirus, Rage Oui Non importés souris, Morsure Oui
Lyssavirus hydrophobie chez
Lyssavirus) uniquement) renard,
le sont) l’Homme
chiens…)
Large
CDV Signes nerveux,
(canidés, Contact
(Paramyxovirus, Maladie de Carré Non Non Non Oui (rare) (hyperkératose, jetage, Oui
mustélidé direct
Morbillivirus) fièvre)
s)
Porc
NiV
Maladie à Nipah Non mais / !\ Chauve- Troubles respiratoires et Contact
(Paramyxovirus, Oui Non DS1 Non
virus émergence souris = nerveux direct
Henipavirus)
réservoir
Chevaux,
HeV Homme
Maladie à Hendra Troubles respiratoires et Contact
(Paramyxovirus, Oui Non Non Non (Australie) Chauve- Non
virus nerveux direct
Henipavirus) souris =
réservoir
DS1 pour
le Cv Homme,
WNV Oui (Culex Asymptomatique ou Contact
West Nil Fever Oui MDO Oui (camargue) chevaux, Oui
(Flavivirus) pipiens) encéphalomyélite direct
chez oiseaux
oiseaux
LIV Large (Ov, Contact
Looping ill virus Oui Oui (tiques) Non Oui Encéphalite
(Flavivirus) Cv) direct
JEV Encéphalite Oui Large (Pc, Encéphalite (et Contact
Oui DS1 Non
(Flavivirus) japonaise (moustique) Cv, Ho) avortements) direct
Large (Rg,
USUV Oui Contact
Usutu virus Oui Non Oui oiseaux, Troubles neuro mortels
(Flavivirus) Moustique direct
Cv)
EEEV-WEEV-VEEV Encéphalite Homme,
Oui Oui, Culex DS1 Non Encéphalite Via vecteur Non
(Togavirus) équine CV
CAEV Arthrite
Etroit (Cp, Contact
(Retrovirus, Encéphalite Non Non DS2 Oui Encéphalite
Ov) direct
Lentivirus) caprine
Large (Cv,
BDV Contact
Borna Disease Non Non Non Oui Ov, CT, Encéphalite
(Bornavirus) direct
CN)
EMCV Large (Pc,
Encéphalomyélite et Direct ou
(Picornavirus, Non Non Non Oui éléphants,
myocardite indirect
Cardiovirus) Rg)
PTV1
Maladie de Direct ou
(Picornavirus, Non Non DS1 Oui Etroite Polioencéphalomyélite
Teschen indirect
Teschovirus)
ESB Maladie de la Oui Encéphalopathie
Non DS1 Oui Etroit
PRION vache folle (ingestion) spongiforme
Scrapie Tremblante du Oui
Non DS1 Oui Etroit
PRION mouton (ingestion)
Encéphalite
Zoonose si ingestion de
PRION spongiforme Non Non Non Oui Etroit
chat…
féline
Virus à tropisme digestif
Nom virus Spectre
Maladie Zoonose Vectorisé DS France Remarque/symptômes Mode transmission Vaccin
(famille, genre) d’hôte
Parvovirus
bovin Parvovirose
Non Non Non Oui Etroit Diarrhée chez le veau Direct ou indirect
(Parvovirus, bovine
Bocavirus)
Diarrhée hémorragique
Virus nu  résistant 
Panleucopénie +immunosuppression
FPV transmission via le milieu
Féline = Non Non Non Oui Etroit /!\ Pas vacciner chatte Oui
(Parvovirus) extérieur possible
Typhus gestante sinon ataxie
(aliment souillé, fèces)
cérébelleuse
Très contagieux
Virus nu  résistant 
Gastro-entérite
CPV Parvovirose Etroit transmission via le milieu
Non Non Non Oui hémorragique, fièvre, Oui
(Parvovirus) canine (chien) extérieur possible
lymphopénie
(aliment souillé, fèces)
90% morts chez chiots
IPI -> Maladie des
Maladie des muqueuses
BVD muqueuses ou Ad -> diarrhée, trouble Trans-placentaire,
Non Non DS2 Oui Bovin, Ovin Oui
(Flavivirus) Diarrhée Virale repro contact direct
Bovine Jeune -> syndrome
hémorragique
CCoV Diarrhée du Diarrhée (ou atteinte
Non Non Non Oui Chien Contact direct Non
(Coronavirus) chien respiratoire)
(Coronavirus Asymptomatique
FECV Non (en
entérique Non Non Non Oui Chat Diarrhée, entérite Contact direct
(Coronavirus) France)
Félin) chronique
Oui (pas
Reovirus, Gastro- de Rotarix,
Non Non Oui Très large diarrhée Oro-fécale
Rotavirus entérite barrière Rotateq
d’espèce)
Entérovirus
Large (Bv,
Bovin/Porcin Asymptomatique ou
Entérovirus Non Non Non Oui Pc, Direct ou indirect
(Picornaviridae, signes respi ou digestifs
primates)
Entérovirus)
Adenovirus
bovin/ovin/cap Asymptomatique ou
Adénovirus Non Non Non Oui Etroit Direct ou indirect
rin/porcin signes respi ou digestifs
(Adénovirus)
Problèmes respiratoires,
BVDV
Diarrhée virale Etroit Bv (et diarrhées, pb repro, s.
(Flavivirus, Non Non DS2 Oui Direct Oui
bovine Pc) hémorragique
Pestivirus)
Veaux IPI
Rift Valley Avortements, fièvre,
Oui Large
Fever Virus Fièvre de la ictère, diarrhée
Oui (moustiques DS1 Non Ov > Ca ou Direct
(Bunyavirus, vallée du Rift hémorragique, mortalité
entre autre) Bv
Phlebovirus) chez jeunes
SBV Fièvre, diarrhée,
Schmallenberg Oui Oui
(Ortho Non Non Large (Ru) avortement, anomalies Vecteur
virus Culicoïdes (2011)
bunyavirus) congénitales
Bovine
Coronavirus Diarrhée chez veau et
coronavirus Non Non Non Oui Etroit Direct
bovin bronchopneumonie
(Coronavirus)
Breda virus
(Coronavirus, Non Non Non Oui Etroit Entérite et diarrhée Direct
Torovirus)
Nairobi Sheep Oui
Disease Virus (maladie
Oui (tiques) Non Non Etroit Entérites hémorragiques Direct
(Bunyavirus, fébrile
Nairovirus) bénigne)
Transmissible Etroit
TGEV Gastro (surtout Gastro-entérique,
Non Non Non Oui Direct Oui
(Coronavirus) Enteritis virus chez diarrhée
of swine porcelets)
Non
Porcine
PEDV (risque Gastro-entérite et
epidemic Non Non DS1 Etroit Direct En Asie
(Coronavirus) émerge diarrhée
diarrhea virus
nce)
Virus à tropisme génital
Nom virus Spectre Mode
Maladie Zoonose Vectorisé DS France Remarque/symptômes Vaccins
(famille) d’hôtes transmission
Ovins Papules, vésiculo-
Orf virus Echtyma Directe ou
Oui Non Non Oui Caprins pustules aux organes Oui
(Parapoxvirus) contagieux indirecte
Homme génitaux
EHV-3 Exanthème Lésions muqueuses
Non Non Non Oui Etroit Contact direct
(α-Herpesvirus) coïtal équin génitale externes
Rhinopneumonie
EHV-1 Avortements,
à affection Non Non Non Oui Etroit Contact direct Oui
(α-Herpesvirus) rhinopneumonie, ataxie
neurologique
Oui (réduit
Métrite, vulvovaginite,
les
BoHV-1 avortement
IBR Non Non DS2 Oui Etroit Contact direct symptômes
(α-Herpesvirus) Programme de lutte
et
nationale
l’excrétion)
Mort chez chevreaux,
CpHV-1 Herpesvirose
Non Non Non Oui Etroit avortements, sinon Contact direct
(α-Herpesvirus) caprine
subclinique
Maladie Infection génitales et Oui
CaHV-2
hémorragique Non Non Non Oui Etroit oculaires, mortalité Contact direct (immunité
(Herpesvirus)
du chiot embryonnaire colostrale)
Large Ataxie cérébelleuse, Oui
Parvovirus du Panleucopénie
(félidés, lésion SNC du fœtus, Directe ou Interdit
chat féline Non Non Non Oui
visons, diarrhées indirecte chez
(Parvovirus) Typhus du chat
renards) hémorragiques gestantes
Minute virus of
canines (avortement et Direct ou
Non Non Non Oui Etroit
(Parvovirus, mortalité néonatale) indirect
Bocavirus)
Veaux IPI
BVDV Etroit (Porc
Avortement,
(Flavivirus, BVD Non Non DS2 Oui peuvent Direct Oui
problèmes de
Pestivirus) être atteint)
reproduction
BDV Etroit (Porc
(Flavivirus, Border Disease Non Non Non Oui peuvent Anomalies congénitales Direct
Pestivirus) être
atteints)
Rift Valley Fever Avortements, fièvre,
Oui Large
Virus Fièvre de la ictère, diarrhée
Oui (moustiques DS1 Non Ov > Ca ou Direct
(Bunyavirus, vallée du Rift hémorragique,
entre autre) Bv
Phlebovirus) mortalité chez jeunes
Fièvre, diarrhées,
Schmallenberg
Maladie de Oui Oui Large avortements,
Virus Non Non Direct
Schmallenberg (Culicoïdes) (2011) (ruminants) anomalies congénitales
(Orthobunyavirus)
Non contagieuse
Akabane virus Etroit
Non Oui Non Non Anomalies congénitales Direct
(Orthobunyavirus) (Bv, Ov)
Cache Valley Virus Etroit
Oui Oui Non Non Anomalies congénitales Direct
(Orthobunyavirus) (Bv, Ov)
SuHV-1 Maladie DS1 France Avortements,
Non Non Large Direct
(α-Herpesvirus) d’Aujeszki MDO indemne problèmes respi
Parvovirus Porcin Parvovirose SMEDI, problèmes de Direct ou
Non Non Non Oui Etroit
(Parvovirus) porcine fertilité indirect
Large (Pc,
JEV Encéphalite Oui Avortements,
Oui DS1 Non Cv, Direct
(Flavivirus) japonaise (moustiques) encéphalite
Homme)
Souvent subclinique
Syndrome
PRRSV Avortements, mortalité
respiratoire Non Non Non Oui Etroit
(Artérivirus) des porcelets, troubles
porcin
respi
Avortements
EAV Syndrome grippal chez
Artérite équine Non Non DS2 Oui Etroit
(Artérivirus) le poulain
Etalon porteur sain
Virus à tropisme pour la peau et les muqueuses
Nom virus Spectre Mode
Maladie Zoonose Vectorisé DS France Remarque/symptômes Vaccins
(famille) d’hôtes transmission
Vaccinia virus
Vaccine Oui Non Non Oui Large Vecteur recombinant
(Orthopoxvirus)
Cowpox
Variole bovine Oui Non Non Oui Large Réservoir = rongeurs
(Orthopoxvirus)
Peudocowpox Nodule du
virus trayeur = Oui Non Non Oui Etroit Bv
(Parapoxivirus) paravaccine
Bovine papular Lésions papuleuses
Stomatite Jeunes
stomatitis /!\ différent de Fièvre Contact direct
papuleuse Oui Non Non Oui veaux,
poxvirus aphteuse, stomatite ou indirect
bovine homme
(Parapoxvirus) vésiculeuse.
Agneaux,
Orf virus Echtyma Croûtes sans prurit, Contact direct
Oui Non Non Oui chevreaux, Oui
(Parapoxvirus) contagieux papules ou indirect
homme
Goatpoxvirus
Variole Etroit (Cp,
(Poxvirus, Oui Non DS1 Non
caprine Ov)
Capripoxvirus)
Sheeppoxvirus
Clavelée = Etroit (Cp,
(Poxvirus, Non Non DS1 Non
Variole ovine Ov)
Capripoxvirus)
Swinepoxvirus
Variole
(Poxvirus, Non Oui (poux) Non Oui Etroit
procine
Suipoxvirus)
Molluscum
Large (H,
contagiosum
Cv, Affection cutanée
virus Oui Non Non Oui
oiseaux, bénigne
(Poxvirus,
CN)
Molluscipoxvirus)
Myxomavirus Tuméfaction sur la
Oui (mouche Etroit Contact direct Oui (Bivalent
MYXV Myxomatose Non Non Oui tête
tique puce) (lapin) + vecteur ou
(Leporipoxvirus) Virus oncogène
recombinant
myxo-RHD)
Rabbit fibroma
Fibrome de Proche du
virus Non Non Non Oui Etroit Oui
Shope myxomavirus
(Leporipoxvirus)
Fowl-,
1 virus/oiseau
Canarypoxvirus
Variole aviaire Non Non Non Oui Etroit Canarypoxvecteur
(Poxvirus,
de recombinaison
Avipoxvirus)
Oui pour Vésicules aux trayons
Thélite
BoHV-2 forme Etroit (forme locale)
infectieuse Non Non Non Contact direct
(α-Herpesvirus) localisée (Bov) Maladie d’Allerton
bovine
seulement (forme générale)
VESV Exanthème Vésicules semblables à Contact direct
Etroit
(Calicivirus ; vésiculeux du Non Non Non Non celle de la fièvre ou indirect car
(porc)
Vesivirus) porc aphteuse virus nu
Oui, peut être
Dermatose Contact direct,
Lumpy Skin transmit
nodulaire Oui Non pour Bovin, Ov, indirect, ou
Disease Virus mécaniquement DS1
contagieuse l’instant… Cap vecteur
(Capripoxvirus) par un
DNCB mécanique.
arthropode
VSV
Stomatite Oui, Large (Bv, Apparition de
(Rhabdovirus, Non DS1 Non Contact direct
vésiculeuse mineure Po, Cv) vésicules, proche de FA
Vésiculovirus)
Dermatite
PCV-2
néphropathie Non Non Non Oui Etroit Oui
(Circovirus)
chez adulte
FMDV Non (mais Direct indirect
Fièvre Oui Bov, Ov,
(Picornavirus, Non DS1 épizooties Aphtes + salivation (vent, botte, Oui
aphteuse (mineure) Cap, Pc
Aphtovirus) possibles) tracteur …)
SVDV Maladie
Subclinique ou Contact direct
(Picornavirus, vésiculeuse Non Non DS1 Non Porcs
vésicules et indirect
Entérovirus) des porcs
Verrues, tumeurs Direct ou
Papillomavirus Non Non Non Oui Etroit
cutanées bégnines indirect
Virus à l‘origine de maladie généralisée
Spectre Mode
Nom virus (famille) Maladie Zoonose Vectorisé DS France Remarque/symptômes Vaccin
d’hôte transmission
Encéphalite Dépression, anorexie,
BoHV-5 Contact
bovine à Non Non Non Oui Etroit Bv ataxie, hypersalivation,
(α-Herpesvirus) direct
Herpesvirus tremblements
Hypertrophie NL,
Bv, Ru
Non mais photophobie, jetage,
OvHV-2 Coryza sauvages, Pc Contact
Non Non programme Oui kératite, congestion
(γ-Herpesvirus) gangréneux (latent chez direct
de lutte muqueuses
Ov)
Grave chez Pc
Herpesvirose
Fatale chez jeune chiot
canine =
CaHV-1 Infection oculaires et Contact
Maladie Non Non Non Oui Etroit Oui
(α-Herpesvirus) génitales, mortalité direct
hémorragique
embryonnaire
du chiot
Paralysie pattes,
lymphoprolifératrice et
GaHV-2 Maladie de Contact
Non Non Non Oui Etroit oncogénique, Oui
(α-Herpesvirus) Marek direct
manifestation nerveuses,
oculaires et cutanées
Typhus du chat Diarrhée Contact
FePV-1
= Non Non Non Oui Etroit hémorragique+immunnos direct ou Oui
(Parvovirus)
Panleucopénie uppresion indirect
Contact
CaPV-1 Diarrhée hémorragique, Oui
Parvovirose Non Non Non Oui Chien direct ou
(Parvovirus) fièvre, lymphopénie CHPPI
indirect
Aleutian Mink Hypersensibilité et mort Contact
Disease Virus Non Non Non Oui Etroit chez les porteurs de l’allèle direct ou
(Parovirus) aleutian indirect
Etroit Contact
Aviadénovirus Maladie des Bronchite, chute de ponte,
Non Non Non Oui (1 sérotype direct ou
Adenovirus œufs mous entérite hépatique
/espèce) indirect
Diarrhée hémorragique, Bien
ASFV Peste porcine Oui (tiques
Non DS1 Non Etroit fièvre, lésions cutanées qu’envelopp Non
(Asfarvirus) africaine molles)
Arbovirus é, il est TRES
(émergence résistant
en dans le
Sardaigne) milieu ext.
 direct +
indirect
+vecteur
Oui (Bi-
Voie oro-
RHDV Maladie Oui (mouche valent ou
Mortalité ++ pour nasale +
(Calicivirus ; hémorragique Non vecteur Non Oui Etroit recombin
lapereaux > 2 mois vecteur
Lagovirus) des lapins passif) ant myxo-
passif
RHD)
EBHSV European
Etroit (lièvre
(Calicivirus, Brown Hare Non Non Non Oui Maladie hémorragique
européen)
Lagovirus) Syndrome Virus
Contact
direct ou
MAP = Maladie Fièvre, abattement,
PCV2 indirecte,
d’Amaigrisseme Non Non Non Oui Porcelet troubles digestifs et
(Circovirus) suspicion
nt du porcelet respiratoires
transmission
verticale
RPV (Rinderpest
Non Large avec
virus) Contact
Peste Bovine Non Non DS1 (éradiquée les Ru Diarrhée, mortalité élevée Oui
(Paramyxovirus, direct
en 2011) sauvages
Morbillivirus)
PPRV
Peste des petits Contact
(Paramyxobirus, Non Non DS1 Non Ov, cap Essentiellement digestifs Oui
ruminants direct
Morbillivirus)
CDV Hyperkératose, toux,
Maladie de Contact
(Paramyxovirus, Non Non Non Oui Carnivores fièvre, diarrhée, signes CHPPi
Carré direct
Morbillivirus) nerveux
NDV
Newcastle Oui Contact
(Paramyxovirus, Non DS1 Oui Etroit volaille Pseudo-peste aviaire Oui
Disease Virus (mineure) direct
Avulavirus)
Equine Rhinitis A
virus Etroit (Cv, Infection généralisée avec
Non Non Non Oui
(Picornavirus, camélidés) signes respiratoires
Aphtovirus)
Fièvre Oui
BEFV
éphémère Insectes Contact
(Rhabdovirus, Non Non Non Bov Hyperthermie fugace non
bovine ou Fièvre hématophage direct
Ephemerovirus)
des 3 jours s
BLV
Contact
(Retrovirus, Leucose bovine Non Non DS2 Oui Etroit Bv
direct
Deltaretrovirus)
BIV
Contact
(Retrovirus, Sida bovin Non Non Non Oui Etroit Bv
direct
Lentivirus)
EIAV Anémie Oui
Fièvre, anémie, Contact
(Retrovirus, infectieuse Non (arthropode DS1 Oui (rare) Etroit
abattement direct
Lentivirus) virale piqueur)
Attaque cellules lignée Contact
FeLV
Leucose du blanche, amaigrissement, direct
(Retrovirus, Non Non Non Oui Chats Oui
chat apathie, déficience (morsures,
γ-Retrovirus)
immunitaire griffures)
Contact
direct
FIV (Retrovirus, Temps de latence
« Sida du chat » Non Non Non Oui Chats (morsure Non
Lentivirus) Déficience immunitaire
saillie,
gestation)
MVV Pneumonies interstitielles,
Maedi Visna Etroit (Ov, Contact
(Retrovirus, Non Non DS2 Oui mammites, syndrome du
Virus Cp) direct
Lentivirus) « gros genou »
Interdit
DS1 LPAI : pb respi, diarrhée, chez
Influenza virus A « Grippe » Oui (via Large Contact
Non (si souche Oui anorexie volaille.
(Orthomyxovirus) Peste aviaire porcs) Pls souches direct
H5/H7) HPAI : septicémie mortelle Oui chez
l’homme.
Grippe porcine (toux,
H1N1 ou H3N2 fièvre, anorexie, jetage, Contact Oui chez
Influenza porcin Oui Non Non Oui Assez large
(Orthomyxovirus) tremblements, douleurs direct homme
muscles)
Grippe équine
H7N7 ou H3N8 Influenza A Contact
Non Non Non Oui Etroit Fièvre, conjonctivite, Oui
(Orthomyxovirus) équin direct
jetage, toux
Fièvre, jetage (catarrhe =
BTV Fièvre inflammation chronique Via vecteur,
Oui (type Ru (chien
(Reovirus, Catarrhale Non DS1 Oui (2006) des muqueuses), placentaire, Oui
Culicoide) possible)
Orbivirus) Ovine ulcération buccales, voie orale
avortement…
AHSV Peste équine
African Horse Oui
(Reovirus, Oui DS1 Non Etroit Fièvre, détresse respi, Vecteur
Sickness Virus Culicoïdes
Orbivirus) mortalité +
Virus de la peste
Oui,
équine Oui (type
Peste équine Mineure DS1 Non CV Vecteur Non
(Reovirus, Culicoide)
exotique
Orbivirus)
EHDV Maladie
Oui, Oui (type
(Reovirus, hémorragique DS1 Non
exotique Culicoide)
Orbivirus) du cerf
CSFV
Peste Porcine Porc, Contact
(Flavivirus, Non Non DS1 Non Peste Oui
Classique sanglier direct
Pestivirus)
-Forme humide (=ascite,
Péritonite
fièvre, abattement) Contact
FIPV (Coronavirus) Infectieuse Non Non Non Oui Chat
-Forme sèche (fièvre, direct
Féline
granulome)
Contact
Maladie générale de type direct (orale,
grippe, artérite, virus dans
EAV (Artérivirus) Artérite du Cv Non Non DS2 Oui Cv oui
avortement sperme,
Chez le poulain transplacent
aire)
Danger
Bégnine chez adulte,
sanitaire
SBV Maladie de Oui avortements ou
Non non Oui Ruminants Vecteur Non
(Orthobunyavirus) Schmallenberg moucherons malformation
réglementé
congénitales
Fièvre, avortements
FVRV (Bunyavirus, Fièvre de la Oui
Oui (+++) DS1 Non Ruminants massifs, diarrhées Vecteur Oui
Phlébovirus) Vallée du Rift (moustiques)
hémorragiques
CAV-1 Hépatite de Oui (presque Fièvre, ictère, hémorragie, Direct ou
Non Non Non Etroit CHPPi
(Adénovirus) Rubarth éradiquée) uvéite si HSI indirect
Maladie de la
ABV Etroit
dilatation du Non Non Non Oui Direct
(Bornavirus) Psittacidés
proventricule
IBDV Maladie de la
(Birnavirus, bursite Non Non Non Oui Etroit Maladie de Gumboro
Avibirnavirus) infectieuse
RSV Sarcome de Etroit
Non Non Non Oui Tumeurs
(Retrovirus) Rous (poulet)

Virus à propriétés tératogènes (chez les Ruminants)


Bunyavirus : Akabane virus, Aino virus, Cache Valley virus, virus de la FVR;

Orbivirus : FCO et EHDV;

Flavivirus : JEV et virus de la maladie de Wesselbron;

Pestivirus et Herpèsvirus : BVD, BDV, peste porcine classique, BoHV 3 et 4.

Virus à propriétés oncogènes


Myxomatose, Papillomavirus, Maladie de Marek, JSRV (Virus de l’adénocarcinome ovin)

Les virus soulignés sont des virus à ADN.

Au partiel : 3 ou 4 tableaux ; chaque tableau concerne 1 seule espèce avec un critère particulier :

Ex : Citer les virus à tropisme digestifs chez les bovins.

Ex : Citer les virus provoquant des avortements chez les porcs


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TD1 VIROLOGIE
Déroulement des séances de TD :

 TD1 : suite du TP de première année (S5), rappels, puis réflexion sur l’identification
des Herpèsvirus bovins, et exercices de calculs de DL50,…
 TD2 : résumé des principales familles virales importantes dans l’exercice du
vétérinaire. Parce que « la virologie ouvre à tout, même à la médecine vétérinaire de
l’espace », et « quand on est joyeux, on est joyeux » .
 TD3 et TD4 : non présentiel, servent à faire des recherches afin de présenter au TD5
les principales familles virales d’une espèce que l’on choisit.
 TD5 : présentation /4 points, non obligatoire, si on ne veut pas la faire, le partiel sera
noté /20 et non /16. Support physique obligatoire (classeur, fiches, poster,…). Pas
plusieurs fois la même espèce par groupe et 10 espèces maximum par groupe pour
que tout le monde puisse passer dans le créneau de 2 heures.

I/ Rappels

Au semestre 5, nous avons utilisé un virus sur des cellules saines mises spécialement
en culture. Nous avons d’une part infecté un tapis cellulaire de cellules MDBK (cellules
bovines) avec le virus BoHV, d’autre part nous avons contaminé un tapis cellulaire de
cellules véro (cellules simiennes) avec BoHV.

BoHV, ou BHV, est le virus de l’herpès bovine. Il n’a eu aucune action sur les cellules
véro ; en revanche, on a pu constater un effet cytopathique sur les cellules bovines (MDBK).

Les effets cytopathiques : les cellules normalement fixées au support se détachent, on


obtient des plages de lyse en forme de grappes, les cellules grossissent, « se ballonisent », et
sont réfringentes au microscope optique. On peut ainsi montrer que les herpès sont très
spécifiques (zooélectivité) : le virus BoHV ne concerne QUE les bovins et il est donc
responsable d’effets cytopathiques sur des cellules bovines.

Il existe 4 types différents herpès bovins, impossibles à distinguer d'après leur effet
cytopathique : BoHV1,2,3 et 4. BoHV1 est responsable de l’IBR (rhinotrachéite infectieuse
bovine), BoHV2 est responsable de mammite.

1/1
II/ Identification du type de BoHV

Sachant que les effetscytopathiques ne permettent pas de différencier les types


d’herpès, on cherche un moyen facile à mettre en place en laboratoire pour identifier le
virus. On souhaite utiliserle même matériel : le virus BoHVx et des cellules MDBK de bovin.

Les virus ont des glycoprotéines de surface sur leur enveloppe, spécifiques qui
reconnaissent les récepteurs de la cellule hôte. On cherche donc des anticorps reconnaissant
ces antigènes afin de neutraliser le virus qui deviendra alors incapable d’exercer ses effets
cytopathiques et ne lysera donc pas les cellules. On réalise 4 séries d’expériences :

 MDBK + anticorps anti BoHV1 + BoHVx


 MDBK + anticorps anti BoHV2 + BoHVx
 MDBK + anticorps anti BoHV3 + BoHVx
 MDBK + anticorps anti BoHV4 + BoHVx

Résultats : Dans 3 cas sur 4, on va avoir des effets cytopathiques (ECP) et dans un seul
cas non. En effet, quand il n’y a pas d’ECP, cela signifie que les anticorps ont coiffé les
glycoprotéines qu’ils ont neutralisées de manière spécifique, ce qui entraine le blocage de
l’action de lyse cellulaire. Ce sont des anticorps neutralisants à fonction de protection
contre le virus. Si nous n’avons pas d’ECP avec des Ac anti BoHV1, par exemple, alors on aura
identifié le type BoHV1.

Validation des résultats : il est indispensable d’avoir des témoins :


- Ac anti BoHV1 + BoHV1 = témoin neutralisant
- Cellules MDBK + BoHVx = témoin positif, il va y avoir normalement un effet
cytopathique
- Cellules MDBK + Ac = pas d’effet cytopathique(sauf si contamination, ou effet du
complément par exemple)

- Si la quantité de virus est trop importante comparée à la quantité d’anticorps alors


on aura des effets cytopathiques bien que les anticorps présents neutralisent le virus.

- Au contraire s’il n’y a pas assez de virus, on surestime l’effet neutralisant.

 Il faut donc calibrer la quantité de virus et la quantité d’Ac afin d’avoir des résultats
valides.

2/2
III/ Exercices et calculs

Rappels du S5 :

Il s'agit de compter les cupules où les cellules sont mortes/vivantes. Il faut d'abord
rechercher les deux dilutions (lignes) au niveau desquelles environ 50% des cellules sont
mortes. Sur l'exemple 1 (ci-après), cela correspond à la ligne L1 (3/5 des cellules sont
mortes) et à la ligne L2 (1/5 des cellules sont mortes).

LIGNE SUPERIEURE L1 :

A= nombre de cupules "mortes" + cupules "mortes" des doses moins fortes (car ils
seraient morts aussi avec la dose supérieure)

B= nombre de cupules "vivantes" + cupules "vivantes" des doses plus fortes (car ils
seraient restés vivants avec la dose inférieure)

LIGNE INFERIEURE L2:

C =nombre de cupules "mortes" + cupules "mortes" des doses moins fortes

D= "vivantes" + cupules "vivantes" des doses plus fortes

R correspond comme nous l'avons vu au coefficient de dilution ; il vaut presque tout le


temps 10. Donc log(R) vaut 1.

3/3
Exercice 1 :

1) N=4(=borne sup) A= 6 B=1 C=2 D=4

30
X=log(10)x44 = 0,68

DL50= 10-(4+0,68)=10-4,68

2) 100x DL50=10-2,68

Exercice 2 :

1)

 Sérum à tester :
N=2(=borne sup) A= 4 B=3 C=1 D=8
X=0,16
DL50= 10-2,16

 Sérum de contrôle :
N=3(=borne sup) A= 4 B=3 C=1 D=8
X=0,16
DL50= 10-3,16

Plus on dilue le virus, moins il est efficace. On constate que le sérum de contrôle a une DL50
plus basse que le sérum à tester.

2) IN=-2,16-(-3,16)= +1
L’index de neutralisation est positif, donc le sérum à tester protège mieux que le sérum de
référence contre le virus. Cependant, il y a une dilution d’écart entre les résultats de DL50
pour les deux sérums. Ce n’est pas suffisant et on décide de faire un rappel au patient dans
ce cas.

4/4
A BIEN RETENIR
Question de partiel possible : quel sérum protège le mieux le patient contre le virus ?

Si IN>1,6, on ne fait pas de rappel car on considère que la séroprotection du patient


est suffisante.

Exercice 3 :

Ici on ne cherche pas la dose létale, mais la dose séroneutralisante, donc ça change
tout dans le calcul !

La neutralisation correspond donc à la survie (pour la dose létale A= nb de morts, B=nb de


vivants, …). Ainsi, dans le cas de la neutralisation, A=nb de survivants, B=nb de morts,…

A= 4 B=2 C=1 D=6


7
X=log(2)x22 =0,09 N=4(=borne sup car 1/16=2-4)

DSN50=2-(4+7/22)=0,05 car on a une dilution de raison 2

Autre méthode :

Log titreDSN50= log titre >DSN50 + X

= log16 + 0,09 (il s’agit d’une dilution au 16e)

= 1,29

Titre DSN50=10-1,29=20 donc il s’agit d’une dilution au 20e, ainsi DSN50=1/20=0,05.

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TD2 VIROLOGIE
L’essentiel des virus

Ceci est un résumé des principales familles d’intérêt vétérinaire. Il est indispensable de le
compléter par les cours détaillant chaque famille.

I. Place des virus en microbiologie ................................................................................... 2


II. Les virus à ADN ................................................................................................................. 4
A. Les Poxviridae .................................................................................................................. 5
B. Les Herpesviridae ............................................................................................................ 6
C. Les Adenoviridae ............................................................................................................. 8
D. Les Papovaviridae ........................................................................................................... 9
E. Les Parvoviridae............................................................................................................. 10
F. Les Asfarviridae [pas développés] .............................................................................. 11
III. Les virus à ARN .............................................................................................................. 12
A. Les Orthomyxoviridae .................................................................................................. 12
B. Les Paramyxovirus ........................................................................................................ 14
C. Les Rhabdoviridae ......................................................................................................... 15
D. Les Reoviridae ............................................................................................................... 17
E. Les Picornaviridae ......................................................................................................... 18
F. Les Flaviviridae............................................................................................................... 19
G. Les Retroviridae ............................................................................................................ 20
H. Les Coronaviridae ......................................................................................................... 20

1/20
I. Place des virus en microbiologie

Comparaisons virus / bactéries :

VIRUS(nm) BACTERIES(µm)

- procaryote : pas de vrai noyau ni de


‐ génome avec un acide nucléique membrane nucléaire. Le matériel
unique : ADN ou ARN génétique est directement dans le
‐ capside protéique contenant le cytoplasme
Eléments
génome (=nucléocapside) - membrane cytoplasmique
indispensables
‐ - glycoprotéines de surface : permettant de contenir les enzymes,
antigènes situés sur le peplos ou sur ARNm,… dans le cytoplasme
la capside pour les virus nus - paroi composée de peptidoglycane
(couche épaisse chez Gram+)

Enveloppe (=peplos) qui rend le virus


plus fragile dans le milieu extérieur. Capsule polysaccharidique conférant
Eléments facultatifs Elle provient de la membrane nucléaire une résistance à la phagocytose,
(virus à ADN) ou cytoplasmique (virus à facteur de virulence
ARN) de la cellule hôte

Cibles pour lutter contre les bactéries :


‐ Parasites obligatoires : réplication
non autonome assurée par les - ADN (inhibition d'ADN gyrase)
enzymes et mécanismes de la cellule - ribosomes
hôte - paroi : inhibition de la formation du
Autres ‐ Les antibiotiques n’ont aucune peptidoglycane
caractéristiques action sur les virus
(utilisés seulement en prévention de inhibition de croissance bactérienne
surinfections bactériennes) = effet bactériostatique ; ou
destruction des bactéries = effet
Il existe des antiviraux mais qui sont
souvent toxiques pour la cellule. bactéricide.

2/20
Comparaison entre une bactérie et un virus, ATTENTION l’échelle n’est pas respectée

Un virus ne peut pas être observé au microscope photonique, car il est à l’échelle du
nm. On peut le voir au MET (Microscope Electronique à Transmission). Ce matériel est
coûteux et son utilisation nécessite une formation donc il n’est pas utilisable en routine. On
réalise alors une culture du virus in vitro ou in ovo et le diagnostic se fait par recherche
d’anticorps ou par détection du génome en biologie moléculaire.

Microscope Electronique

à Transmission

3/20
II. Les virus à ADN

Nous allons d’abord nous intéresser aux virus à ADN les plus fréquemment
rencontrés par le vétérinaire. Ces virus sont issus de prélèvement de lésions voire de matière
fécale, ou ont été visibles suite à des cultures cellulaires ou in ovo afin de les amplifier(ils ont
alors une autre forme, d’où les photos A et B). L’étude se fera du virus le plus gros au plus
petit.

Virus à ADN ( A = MET ; B = MET après culture ; C = représentation schématique )

4/20
A. Les Poxviridae

Les Poxviridae sont des virus de grande taille (jusqu’à 500nm). Ils ont un matériel
enzymatique développé et peuvent se répliquer au niveau du cytosol de la cellule qu’ils
infectent. Les autres virus se multiplient au niveau du noyau. La symétrie de leur capside est
complexe. Comme on peut le voir sur la photo au MET, leur zone centrale est dense et ils
ont deux corps latéraux qui écrasent la capside centrale (« en cacahuète »). Ils sont délimités
par une double enveloppe. Bien qu’enveloppés, ces virus sont très résistants dans le milieu
extérieur.

Le modèle de la famille ayant servi au procédé de vaccination à partir de virus vivant


découvert par Jenner est la vaccine. Le nom Poxviridae provient des lésions pustuleuses
« pocks » trouvées sur les patients contaminés par ce virus. Le virus de la vaccine a servi à
immuniser des populations à partir de prélèvements sur des pustules de vaches. Les
Poxviridae sont à l’origine de maladies que l’on nomme varioles. Il en existe dans toutes les
espèces, elles sont en général bénignes : ecthyma, clavelée, myxomatose (mortelle pour le
lapin),... Presque tous les Poxviridae sont responsables de zoonoses, souvent bénignes, il
faut donc porter des gants quand on les manipule.

Les Poxviridae sont impliqués dans des phénomènes d’immunité croisée =


Phénomène de Berry-Derrick. Pour mettre en évidence ce phénomène, les scientifiques ont
utilisé deux types de virus : celui responsable du fibrome de Shope chez le lapin et celui
responsable de la myxomatose (Leporipoxvirus). On constate qu’il y a une forme de parenté
entre ces virus qui sont capables d’inter-reconnaissance.C’est en utilisant ce phénomène que
le virus de la vaccine a été utilisé pour se protéger contre un virus plus pathogène comme
celui de la variole humaine.

Aujourd’hui, on ne vaccine plus contre la variole à cause des risques liés à


l’hypersensibilité. Ils ont été mis en évidence par le phénomène de Pourquier :on fait une
primo-vaccination contre la vaccine (cicatrices indélébiles et fièvre) puis lorsqu’on
effectue un rappel quelques mois ou quelques années plus tard, il n’y a normalement ni
cicatrice ni fièvre, juste une petite pustule, l’organisme reconnaît l’antigène et l’immunité
est bien installée. Si on a une perte d’immunité, la réaction est identique à la primo-
vaccination, on recommence au départ.Il a aussi été noté des cas d’hypersensibilité
exacerbée lors de ce rappel avec apparition en quelques heures de nombreuses papules,
accompagnées d’accidents neurologiques puis de la mort.

Remarque : Le Monkeypoxvirus ressemble à la variole humaine mais n’est pas


dangereux, et on craint qu’il soit utilisé comme arme bioterroriste. Il serait alors impossible
de faire la différence à l’œil nu entre les deux virus, ce qui pourrait entrainer une psychose
générale !

5/20
Variole humaine (main) Variole du singe

Variole de la vache (pis)

B. Les Herpesviridae

Ce sont des gros virus (300nm) enveloppés provoquant des lésions


« rampantes »vésiculeuses rapidement extensives. Ils sont relativement fragiles dans le
milieu extérieur et nécessitent un contact étroit pour se disséminer. Leur capside est à
symétrie icosaédrique, elle est entourée par un tégument puis une enveloppe. Cette
enveloppe est recouverte de glycoprotéines de surface ou spicules. Certains spicules sont
immunogènes : les majeurs ; les mineurs sont non immunogènes. On utilise les spicules
majeurs pour fabriquer les vaccins et on retire les mineurs, ainsi un animal non vacciné aura
des anticorps anti Ag mineur.

6/20
Peut faire l’objet d’une question de partiel :
Comment distinguer un animal vacciné d’un animal infecté par le virus sauvage ?
 Si on trouve chez l’animal des Ac dirigés contre les Ag mineurs : il a été infecté par le
virus sauvage.
 Si on ne trouve que des Ac dirigés contre les Ag majeurs alors l’animal a été vacciné.

Herpesviridae au MET Morphologie des Herpesviridae

Les Herpesviridae sont divisés en 3 sous-familles :

- Alpha-herpesvirinae : avec la majorité des espèces d’intérêt vétérinaire


- Beta-herpesvirinae : cytomegalovirus
- Gamma-herpesvirinae : lymphocryptovirus (EBV=mononucléose)

Les Herpesvirus sont très zoospécifiques (sauf Aujeszky et l’herpès B), ils ont la
caractéristique d’être latents et récurrents.

Chez l’homme ils se manifestent sous forme de vésicules cutanées, mais ce n’est pas
le cas pour les animaux :

 Au niveau des muqueuses respiratoires : IBR, rhinotrachéites bovine et féline,


rhinopneumonie équine, toux du chenil (herpès canin)
 Au niveau des muqueuses génitales : rhinopneumonie équine avortements et
mortinatalité

7/20
 Forme généralisée = pléiotropique : touche plusieurs organes, c’est le cas de la peste
du canard
 Forme oncogène :maladie de Marek, mononucléose infectieuse
 Forme nerveuse :maladie d’Aujeszky

Virus de la maladie de Marek ou « du grand écart » Prurit démentiel causé par Aujeszky

C. Les Adenoviridae

Ce sont des virus nus de 130 nm, avec une capside à symétrie icosaédrique. Ils sont
donc très résistants dans le milieu extérieur. Ils sont cosmopolites, à l’origine d’une grande
diversité d’infections sur tous les continents et pour toutes les espèces. Les maladies
engendrées sont généralement bénignes et spontanément résolutives.

« adenos » signifie glande, les Adenoviridae sont en fait présents ailleurs dans
l’organisme notamment dans l’appareil digestif ou respiratoire.

Leurs capside icosaédrique est


facilement reconnaissable ainsi que
les projections correspondant aux
fibres hémagglutinantes. Ces fibres
permettent la production d’anticorps
neutralisants pour la fabrication de
vaccins très efficaces. Ces vaccins sont
très efficaces notamment chez le
chien contre l’hépatite de Rubarth qui
a quasiment disparu.

Structure de l’Adenovirus

8/20
Peut faire l’objet d’une question de partiel :
Pourquoi continuer la vaccination contre l’hépatite de Rubarth alors qu’il n’y en a plus en
France ?
La maladie peut être importée par le biais d’animaux provenant de pays étrangers où
l’hépatite n’est pas éradiquée.

Bien que la majorité des maladies provoquées par ces virus soient bénignes (Ex : toux
du chenil), certaines sont plus graves :

 Hépatite de Rubarth ou hépatite infectieuse du chien ou CAV1 : entraine une très


forte congestion de tous les organes, puis une septicémie et est rapidement mortelle.
En effet l’animal subit des désordres immunitaires.
 Maladie des œufs mous ou syndrome de chute de ponte : difficile à éradiquer.

Effets cytopathiques causés par l’hépatite de Rubarth (lésions en chou-fleur)

D. Les Papovaviridae

Ces virus mesurent 80 à 100 nm, ils sont nus. Leur nom provient des trois genres
appartenant à cette famille :

- « pa » : papillomavirus, responsables des verrues


- « po » : polyomavirus : provoquent des tumeurs blanches : les polyomes
- « va » : engendrent des vacuolisations des cellules infectées

9/20
On s’intéresse ici aux papillomavirus. Ils sont présents dans toutes les espèces
animales. Ces maladies, souvent au niveau labial ou génital, sont en principe spontanément
résolutives en quelques mois. Si les verrues deviennent trop gênantes, on peut les détruire à
l’azote liquide ou au nitrate d’argent.

Certains papillomavirus sont impliqués dans des processus oncogènes, c’est le cas de
la métaplasie du col de l’utérus chez la femme (Kodjo s’égare : « dysplasie du col de
l’utérus »). Il existe un vaccin commercialisé contre certaines souches.

Papillome de Shope

E. Les Parvoviridae

Ce sont des virus très petits : moins de 25 nm. Leur génome est composé d’ADN
simple brin, ils sont nus donc très résistants dans le milieu extérieur. Le fait qu’ils soient
simple brin engendre un risque de disparition des virions en cas de mauvais empaquetage du
génome, il y a donc beaucoup de particules défectives. Mais ces virus ont un fort taux de
réplication ce qui compense le problème, et ils peuvent utiliser un autre virus « helper »
pour faciliter la réplication.

Ces virus sont responsables chez l’homme de maladies éruptives. Chez l’animal ils
engendrent des septicémies, la maladie est très contagieuse et engendre une forte
mortalité.

10/20
 Chez les porcs et bovins ils sont responsables d’avortements.
 On les connait surtout chez les jeunes carnivores : ils entrainent des gastro-entérites
hémorragiques. L’animal est rapidement déshydraté suite aux diarrhées fétides et on
retrouve du sang dans les selles et des vomissements. L’odeur putride dégagée par le
chiotest très caractéristique. La mortalité est de 80-90%, mais la maladie est
silencieuse chez les adultes.
 Chez le chat le virus atteint les cellules de la lignée blanche : c’est la panleucopénie.
Le chat est alors pétrifié, c’est le typhus du chat, il dégage aussi une odeur putride.

Il existe un vaccin contre les parvovirus.

Parvovirus

F. Les Asfarviridae [pas développés]

Ils sont responsables de la peste porcine africaine. Ils sont très difficiles à distinguer de
la peste porcine classique(virus à ARN, Flaviviridae), il faut donc faire un diagnostic
différentiel systématique en cas de suspicion de peste porcine.

11/20
III. Les virus à ARN

Ce sont souvent des virus à génome double brin linéaire.

Virus à ARN ( A = MET ; B = MET après culture ; C = représentation schématique )

A. Les Orthomyxoviridae

Ce sont des virus de 130 nm, ils correspondent aux vrais virus de la grippe. Ils se
localisent au niveau de l’arbre respiratoire (généralisé chez les oiseaux peste aviaire). Ils
ont une affinité très prononcée pour les mucoprotéines que l’on trouve dans les organes
possédant des récepteurs à l’acide sialique (donc dans l’arbre respiratoire).

12/20
Ils ont une forme ronde avec capside hélicoïdale, ils sont enveloppés. Ils possèdent
des spicules de surface qui sont de deux types : les hémagglutinines (H) et les
neuraminidases (N), on peut ainsi nommer les différentes souches (ex : H5N1). Les
hémagglutinines servent à la liaison avec les récepteurs à l’acide sialique donc à l’entrée du
virus dans la cellule. Les neuraminidases, au contraire, séparent le couple H-Récepteur à
l’acide sialique, et permettent au virus de quitter la cellule pour se disséminer. On peut
inhiber cette rupture de liaison pour lutter contre ces virus.

Le génome des Orthomyxoviridae est segmenté en 7-8 fragments, ce qui confère la


virulence par recombinaison de segments différents. De plus, quand une cellule est co-
infectée par plusieurs virus différents (ex : humain et aviaire), lors de l’encapsidation on peut
avoir un mélange de segments. S’ils sont viables ce sont des réassortants, ils peuvent alors
être responsables de pandémie sur plusieurs continents.

Les souches virales changent progressivement à cause d’erreurs lors de la réplication


commises par l’ARN polymérase. Les glycoprotéines de surface sont alors modifiées, ce qui
rend la vaccination inefficace, et le système immunitaire incapable de réagir. Ainsi tous les
ans on crée un nouveau vaccin à partir des derniers mutants apparus lors de la saison
précédente.

Remarque : les grippes sont aussi appelées influenza car elles sont sous l’influence des
saisons : présentes en hiver, ce qui est propice à la dissémination du virus peu résistant.

13/20
B. Les Paramyxovirus

Ce sont les « faux » virus grippaux. Ce sont de gros virus : 300 nm. Leur capside est à
symétrie hélicoïdale et ils sont enveloppés. L’enveloppe porte des protéines de surface
ayant une affinité pour les mucoprotéines (comme les Orthomyxoviridae). Ils ont une seule
longue molécule d’ARN non segmentée, ils sont très stables et permettent donc la
fabrication de vaccins efficaces. Ils sont souvent responsables de septicémies.

Paramyxovirus au MET

Effet cytopathique des Paramyxoviridae, apparition de corps de Lentz (droite) caractéristiques de


la maladie de Carré chez le chien

14/20
On distingue plusieurs groupes :

 Parainfluenza : grippes bénignes ressemblant aux influenza


 Morbillivirus : Maladie de carré, grave chez chiots : manifestations digestives,
nerveuses, cutanées, avec de la fièvre. Responsable aussi de la peste bovine.
 Rubulavirus : rougeole chez l’homme
 Respirovirus : virus respiratoire syncytial = RSV (BRSV chez les bovins, HRSV chez
l’homme), entrainant une bronchiolite du nourrisson, et des crises d’asthme. La
respiration est sifflante. La guérison est spontanée.
 Avulavirus : pseudo-peste aviaire ou maladie de Newcastle

C. Les Rhabdoviridae

Ce sont des longs virus en forme de baguette (=rhabdus) ou d’obus, de 20*250 nm.
Ils sont enveloppés et donc très fragiles. Ils ont un ARN négatif simple brin entouré par une
capside à symétrie hélicoïdale.

Aspect en obus des Rhabdoviridae

Ils possèdent des spicules utilisés pour classer les virus et


effectuer le diagnostic de laboratoire ou encore fabriquer des
vaccins.

Schématisation d’un rhabdoviridae

15/20
Le virus de la rage appartient aux rhabdoviridae, c’est un Lyssavirus, responsable
d’une zoonose mortelle dès que les symptômes sont détectés. Ce virus étant fragile dans le
milieu extérieur, sa transmission n’est possible qu’en cas d’effraction de la barrière cutanée
par une morsure ou une griffure. Dès que les symptômes sont déclarés, cette maladie n’est
pas soignable. En cas de morsure, il faut nettoyer la plaie par exemple avec du savon et
recevoir du sérum antirabique en prévention. Le chien mordeur doit rester en observations
pendant 15 jours, cela correspond au temps maximal pour avoir des symptômes visibles.
Comme ce virus migre dans le cerveau, aucune sérologie n’est possible, on peut seulement
rechercher la présence de virions dans les cellules nerveuses lors de l’autopsie de l’animal.

La vaccination antirabique se fait selon un protocole strict : l’animal doit être âgé de
plus de 3 mois, identifié, posséder un passeport, et être vacciné par un vétérinaire agréé qui
remplit alors un document officiel. Il s’agit d’un vaccin inactivé. En France, la vaccination
n’est plus obligatoire, mais ce n’est pas le cas pour tous les pays, donc si l’on veut voyager il
faut vacciner. Pour les animaux entrants en France : s’ils viennent d’un pays où la rage est
maitrisée (Etats Unis, Angleterre,…) il faut une vaccination antirabique normale ; pour les
pays à risque,on vérifié le titre en anticorps qui doit être suffisant pour prouver que l’animal
est immunisé contre la maladie. On considère que la France est indemne de rage, mais
l’OMS considère que le risque n’est pas nul notamment à cause du réservoir sauvage
(chauve-souris).

Corps de Négri, corps d’inclusion


caractéristique de la rage.

Coupe de cerveau d’un animal


présentant des symptômes nerveux
(agressivité)

Au laboratoire, on dissèque le cerveau de l’animal infecté (a) et on isole le virus. On


réalise alors des calques (b), puis on révèle la présence du virus par immunofluorescence (c).
Avant on inoculait le virus à des souriceaux afin de voir l’apparition de symptômes sous 7
jours (d), mais c’est risqué pour le manipulateur, donc seulement réalisé dans le domaine de
la recherche[voir à la page suivante].

16/20
Diagnostic du virus de la rage en laboratoire

Remarque : chez les poissons et les insectes, ces virus sont responsables de septicémies
graves.

Ainsi on peut constater que la santé humaine est intimement liée à la santé animale.

D. Les Reoviridae

Ce sont des virus de 125 nm, leur nom fait référence aux lieux de dissémination du
virus :R respiratoire ; E Entérique ; O Orphelins (peste équine, FCO)

Ils ont un ARN bicaténaire segmenté, emballé dans une double capside. Comme le
virus de la grippe, la segmentation va permettre au virus de muter. Il s’agit de virus nus, et
sont alors très résistants dans le milieu extérieur.

17/20
La transmission se fait par deux voies :

- Classique = voie directe par l’environnement


- Par des vecteurs comme des arthropodes piqueurs, c’est le cas de la FCO.

Ce sont des pathogènes majeurs responsables de maladies spontanément


résolutives, sauf :

 Rotavirus : provoquent des diarrhées traçantes profuses et infectieuses chez les


veaux, engendrant une forte déshydratation.
 Arbovirus : transmis par les insectes (FCO et peste équine)

Reoviridae au MET Effets cytopathiques des Reoviridae

Les cellules infectées ont des inclusions cytoplasmiques volumineuses en forme de


fer à cheval, suite au passage du virus.

Peut faire l’objet d’une question de partiel :


En quoi les Parvovirus et les Reovirus sont opposés ?

E. Les Picornaviridae

Comme leur nom l’indique ce sont de très petits virus : 10-30


nm. Ils sont nus et sont assez résistants dans le milieu extérieur. Ils
ont un génome ARN positif simple brin et leur réplication est rapide.

18/20
Cette famille est composée de plusieurs genres :

 Entérovirus : virus humains comme le virus responsable de lapolyomyélite (mort ou


paralysie flasque)
 Aphtovirus : virus de la fièvre aphteuse affectant les bi-ongulés (pas le chawal). C’est
un virus très résistant, il provoque des aphtes au niveau lingual, des pieds, des
mamelles et des onglons. Lorsque cette maladie est identifiée, on abat et on enfouit
les animaux sur place (tout le troupeau !)car c’est une maladie de catégorie 1.
 Cardiovirus : virus de la souris
Moins importants
 Hépacivirus : hépatite C

Lésions de la fièvre aphteuse au niveau des onglons et de la langue d’un bovin

Note : Lors d’un examen, si on soupçonne la fièvre aphteuse, il faut prendre des
précautions (isolement, rotoluves, déclarations,…) en attendant le diagnostic de
laboratoire. Si on ne le fait pas c’est une faute professionnelle qui peut être un motif
pour nous retirer notre mandat sanitaire.

F. Les Flaviviridae

Il s’agit de virus enveloppés de 80 à 120 nm. Un de leurs représentants est


responsable de la fièvre jaune humaine et d’ictères sévères (flavus = jaune). Un genre
important est celui des Pestivirus avec :

 La peste porcine classique qui induit des avortements et des syndromes nerveux
chez le jeune. Il faut faire un diagnostic différentiel avec la peste porcine africaine.
 La BVD (Bovine ViralDisease) responsable de diarrhées chez les bovins. C’est une
maladie pléiotropique.
 La Border diseasequi ressemble à la BVD mais chez les ovins

19/20
Ces trois virus peuvent passer la barrière placentaire, entrainent souvent des
avortements, des malformations chez le fœtus, et peuvent s’intégrer au soi pendant le
développement fœtal. Ainsi les animaux seront non malades mais libèrent des virus : ce sont
des infectés permanents immunotolérants. Les pertes économiques sont très importantes
pour l’éleveur.

G. Les Retroviridae

Ce sont des virus enveloppés dont le génome est constitué d’un ARN positif simple
brin. Grâce à la transcriptase inverse leur ARN peut être rétrotranscrit en ADN. Cet ADN
pourra alors être intégré à l’ADN cellulaire de l’hôte. Leur intégration au génome est
responsable de l’évolution lente et chronique des maladies causées par les Retroviridae.
Comme les Rhabdovirus, ils sont très fragiles et nécessitent un contact étroit pour se
transmettre (infection iatrogène, morsure, griffure, échanges buccaux,…).

Ils sont responsables de 2 types de maladies :

 Les maladies immuno-déficientes : à évolution lente : FIV (chez félins), SIV (simiens),
BIV (bovins). Ces maladies touchent la lignée blanche et entrainent donc une
augmentation de la fréquence d’apparition de maladies opportunistes. Ce sont des
Lentivirus.
 Les leucoses : sarcome de Roux (aviaire),FeLV(féline),BeLV(bovine). Elles provoquent
des leucémies (cancer de la lignée blanche = processus oncogènes). L’individu atteint
a alors une chute d’immunité avec apparition de maladies opportunistes. Elles sont
causées par des Oncornavirus.

Il existe un vaccin contre le FeLV mais pas contre le FIV car les glycoprotéines de surfaces
sont très variables.

H. Les Coronaviridae

Cette famille est moins importante en médecine vétérinaire. Ce sont des virus
enveloppés mais relativement résistants dans le milieu extérieur. Ils sont responsables de
maladies entériques fréquentes mais bénignes et il est très difficile de s’en débarrasser.
Lorsqu’il y a des mutations il peut y avoir des pathologies graves comme le SARS(Syndrome
Aigu Respiratoire Sévère chez l’homme), ou la PIF (Péritonite Infectieuse Féline chat en
poire).

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VIROLOGIE
TD2 : TESTEZ-VOUS
PARTIE 1

A PARTIR DE CES IMAGES IL FAUT ÊTRE


CAPABLE :

1) D’IDENTIFIER LE VIRUS VISIBLE OU


RESPONSABLE DE LA MALADIE

2) DE JUSTIFIER LES HYPOTHÈSES


1

Cela peut être demandé au partiel


Observations :
Virus nu
Projections de surface
Capside icosaèdrique

Hypothèse :
Adénovirus

2
Observations :
Très grande taille 500 nm
(pas visible ici)
Virus enveloppé
Capside complexe

Hypothèse :
Poxvirus

ATTENTION : il faut toujours une échelle


sinon on peut dire qu’on voit des pommes de pain !
3
Observations :
Grande taille 300 nm
Virus enveloppé
Corps central

Hypothèse :
Herpèsvirus

4
Observations :
Virus en bourgeonnement sur la face interne de la membrane
cytoplasmique donc virus enveloppé

Hypothèses :
Orthomyxovirus ou Retrovirus 5
Observations :
Très petite taille 25 nm
Virus nu

Hypothèse :
Parvovirus

6
Observations :
Forme d’obus
20*250nm
Virus enveloppé

Hypothèse :
Rhabdovirus

7
Observations :

Tapis cellulaire sain


avec cellules
épithéliales = cellules
en pavé

8
Observations :
Tapis cellulaire infecté
Cellules géantes intracellulaires
Cellules épithéliales
Plusieurs noyaux (3)
Cellules lysées et décollées
Inclusions cytoplasmiques

Hypothèse :
Poxvirus

9
Observations :
Lyse cellulaire
Noyaux difformes en chou fleur
Membrane nucléaire épaissie

Hypothèse :
Adénovirus

10
Observations :
Plusieurs noyaux
Plaques extranucléaires 
réplication cytosolique  virus à
ARN
Corps d’inclusion (de Lentz)

Hypothèse :
Paramyxovirus (corps de Lentz
 maladie de Carré)

11
Observations :
Corps d’inclusion (de Négri)

Hypothèse :
Rhabdovirus

12
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VIROLOGIE
TD2 : TESTEZ-VOUS
PARTIE 2

A PARTIR DE CES IMAGES IL FAUT ÊTRE


CAPABLE :

1) D’IDENTIFIER LE VIRUS VISIBLE OU


RESPONSABLE DE LA MALADIE

2) DE JUSTIFIER LES HYPOTHÈSES


1

Cela peut être demandé au partiel


Observations :
Culture in ovo
Lésions hémorragiques de la membrane
chorio-allantoïdienne

Hypothèse :
Poxvirus

2
Observations :
Lésions pustuleuses de la main

Hypothèse :
Poxvirus (variole humaine)

3
Observations :
Lésions cutanées

Hypothèse :
Poxvirus (myxomatose)

4
Observations :
Lésions cutanées sur bi-ongulés
Aphtes des onglons

Hypothèse :
TOUJOURS ENVISAGER LE PIRE :
Aphtovirus (si associé à aphtes de la bouche)
ou Poxvirus (ici)

5
Observations :
Vache ayant des symptômes nerveux

Hypothèse :
ESB (maladie de la vache folle) ou
Rhabdovirus

Observations :
Renard non craintif, agressif

Hypothèse :
Rhabdovirus

6
Observations :
Prurit démentiel

Hypothèse :
Herpesvirus (Aujeszky)

Observations :
Grand écart
Paralysie flasque du membre
(Hyperplasie du nerf sciatique)

Hypothèse :
Herpesvirus (Marek)

7
Observations :
Poussin en hyperthermie, abbatu
Lésions de pétéchies sur le coeur

Hypothèses :
Orthomyxovirus (peste aviaire) ou
Paramyxovirus (pseudo-peste
aviaire)

8
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1) Chez quelle faille de virus retrouve-t-on un tégument ?
Les Herpesvirus

2) Quelles sont les virus pouvant être impliqué dans le Coryza du chat ?
Herpesvirus félin + Calicivirus félin et parfois cowpox (pas d’Adénovirus)

3) A quelle famille appartient le genre pestivirus ?


Flavivirus

4) Quel fait historique est associé aux picornavirus ?


La découverte des premiers virus

5) V/F Le virus de la peste porcine classique peut être transmis par les tiques ?
FAUX

6) Signification de REO dans Réovirus ?


Respiratory Enteric Orphan

7) Qu’a introduit Lady de Montagu en Europe ?


La variolisation

8) A quel genre appartiennent les calicivirus du lapin et du lièvre ?


Genre Lagovirus

9) Selon Woolhouse (2005) quel est le déterminant le plus important dans l’émergence des
maladies infectieuses ?
Le changement des pratiques agricoles

10) Quelle est la maladie associée à la « Pseudo-peste aviaire » ?


La maladie de Newcastle

11) Quels sont les organes préférentiellement atteints pas les parvovirus ?
L’intestin grêle + organes lymphoïdes secondaires.

12) Nombre d’hépatite alphabétique chez l’Homme ?


5

13) Quels sont les signes cliniques caractéristiques du Calicivirus du chat ?


Ulcères buccaux

14) Quels sont les caractéristiques de la maladie des muqueuses ?


 Due au BVD
 Virus cytopathogène
 Possible chez un IPI
15) Que désignent les termes « Maedi » et « Visna » ?
Lentivirus capable d’infecter les ovins
« Essoufflement » et « dépérissement »

16) Que signifie le terme « Mixing vessel » ?


Terme associé aux porcs pour le virus Influenza (grippe), le porc étant sensible aux virus
humain et aviaires, il peut produire des réassortants.

17) Qu’est ce qui caractérise la maladie de Marek ?


Le développement des LT + Infiltration des nerfs et autres organes.

18) Où a été identifié le virus de la fièvre de la vallée du rift ?


Hors du continent Africain

19) Quels sont les 2 principaux tropismes des coronavirus ?


Digestif et respiratoire.

20) Citez 3 caractéristiques des Adénovirus :


- Nu donc résistants
- Hérissés de fibres
- Utilisés comme vecteurs viraux

21) Contre quelle maladie sont dirigés les 2 vaccins les plus vendus dans le monde ?
La Maladie d’Amaigrissement du Porcelet. (les 2 vaccins sont vendus par 2 labos différents)

22) Quelle maladie a été éradiquée en 2011 ?


La peste bovine

23) Quel virus est comparable au virus de la PIF ?


Le virus de l’artérite virale des équidés

24) V/F La France est indemne de FCO depuis 2012 ?


FAUX

25) Quelles sont les particularités des Parvovirus ?


De petite taille et résistants

26) Quels est le profil d’un chat infecté par le FeLV ?


- A) AgP+/PCR-/RT PCR-
- B) AgP-/PCR+/RT PCR-
- C) AgP+/PCR-/RT PCR+
Reponse b

27) Quelle est le nom de la maladie causée par la réactivation du virus de la varicelle ? A quelle
famille appartient-il ?
Zona – Herpesvirus
28) A quelle maladie sont associés les noms SALK et SABIN ?
Poliomyélite

29) A quelle famille sont associés les termes gag/env/pol ?


Aux rétrovirus

30) Quel est le réservoir principal des Hantavirus ?


Les rongeurs

31) A quelle famille appartient le virus de la peste porcine africaine ?


Les Asfarvirus

32) A quelle famille appartient le « Bovine Papular stomatitis virus » ?


Aux Poxvirus

33) V/F L’encéphalite japonaise est un DS1 ?


VRAI

34) A quels noms est associée la découverte des premiers virus ?


Loeffer et Frosch (1898) / Ivanofsky et Beijerinck(1892 – 1898)

35) V/F Le calicivirus félin est capable d’évoluer en quasi espèces ?


VRAI

36) V/F La « Fox distemper » est :


- Aussi appelée : « epizootic fox encephalitis » VRAI
- Est due à un rhabdovirus FAUX
- Est due au virus de l’hépatite infectieuse canine VRAI

37) Quel est l’intru parmi ces 4 personnages  Galtier, Jupille, Koch, Pasteur ?
Koch, associé au bacille de Koch (Tuberculose)

38) Quel est le test indirect reconnu par l’OIE pour le diagnostic de l’infection par le virus de la
leucose bovine ?
Immunodiffusion en gélose (car peu coûteux et facile de réalisation)

39) V/F Un Arbovirus peut être transmis par :


- Un arthropode
- Un moucheron
- Une tique
- Moustique

TOUT EST VRAI.


40) A quoi les noms de TEMIN et BALTIMORE sont-ils associés ?
A la découverte de la réverse transcriptase
41) A quel virus est associé à la maladie d’Allerton ?
BoHV-2 (maladie généralisée en Afrique. En France, la maladie prend une forme locale, la
thélite infectieuse bovine)

42) Combien de DS1 compte la famille des Reoviridae ?


3 DS1 : FCO, peste équine, maladie hémorragique du cerf

43) Quelles maladies sont confondues avec la fièvre aphteuse ?


La stomatite vésiculeuse contagieuse et le coryza gangréneux

44) Par quels moyens peut se faire la transmission de la peste porcine africaine ?
- Carcasses ou déchets contaminés ;
- Supports inertes ;
- Arthropodes ;
- Sangliers infectés
(Attention : virus enveloppé mais résistant !!)

45) Quelles caractéristiques SBV et BTV ont en commun ?


- Portés par des moucherons ;
- Capables de provoquer des malformations congénitales ;
- Génome segmenté

46) Citer 2 maladies importantes chez le lapin.


Myxomatose et Maladie hémorragique du lapin

47) Où a été mis en évidence le virus Hendra pour la première fois ?


En Australie

48) Quel est l’obstacle actuel au traitement antiviral de l’hépatite C ?


Le coût du traitement

49) Chasser l’intrus parmi les 4 familles de virus


Rhabdoviridae  ARN
Poxviridae, Herpesviridae, Adenoviridae  ADN

50) Sur le schéma, que représente les points jaunes ?


Virus cowpox = virus de la variole bovine

51) Quels Herpesvirus du cheval est associé à des manifestations respiratoires ?


EHV-1, 2 et 4

52) Quelles sont les caractéristiques du virus CAV-2 (Laryngotrachéite infectieuse canine) ?
Impliqué dans la toux du chenil et protège contre CAV-1

53) De quelle maladie est morte Dolly, la 1ère brebis clonée ?


Du JSRV (Rétrovirus) ayant provoqué un adénocarcinome pulmonaire (maladie présente en
France)

54) Chasser l’intrus


SEOV
Akabane, Schmallenberg et BVD-MB provoquent des malformations congénitales
55) Dans quelles familles retrouve-t-on une neuraminidase ?
Paramyxoviridae et Orthomyxoviridae

56) Comment traduit-on la « Lumpy Skin Disease » ?


Dermatose nodulaire contagieuse bovine

57) Quel est le rôle principal des Ac neutralisants induits par les virus ?
Bloquer l’attachement aux cellules cibles

58) Chez quelle espèce le virus de la myxomatose (MYXV) est-il pathogène ?


Le lapin européen (genre Oryctolagus)

59) Quelle dermatose infantile n’est PAS due à un virus ?


Scarlatine (Streptocoques)

60) A quelle famille appartient le virus de l’exanthème vésiculeux du porc ?


Caliciviridae

61) Quelle protection confère le vaccin contre l’Herpesvirus félin ?


Protection contre les signes cliniques mais PAS contre l’infection

62) A quelle famille appartient le virus de la pseudo-rage chez le Porc ?


Herpesviridae (Maladie d’Aujeszky)

63) Quels autres noms sont donnés à la panleucopénie féline ?


Typhus et parvovirose

64) Par quoi est caractérisé un veau IPI ?


Séro (-) et Viro (+)

65) Chasser l’intrus


Coronaviridae  pas de génome segmenté
Orthomyxoviridé, Bunyaviridae et Réoviridae  génome segmenté

66) Quel virus cause l’hépatite infectieuse canine ?


CAV-1 (Adénovirus)

67) Peut-on vacciner une chatte gestante contre la panleucopénie féline ?


NON

68) Combien de familles virales sont actuellement reconnues ?


125

69) A quel point un vaccin anti-FA contre une souche de type O protège-t-il contre une souche de
type A ?
0%

70) Quelles espèces sont concernées par les virus de la famille des Iridoviridae ?
Amphibiens, poissons, insectes, mollusques
71) Que sont les sarcoïdes équins ?
Tumeurs cutanées dues à des Papillomavirus

72) Combien de DS1 y a-t-il chez les Picornaviridae ?


3 DS1 (Fièvre aphteuse, malade vésiculeuse du porc, maladie de Teschen)

73) De quels virus est proche le virus de la maladie de Carré ?


Virus de la peste bovine, de la peste des petits Ruminants (et la Rougeole)

74) Quelles sont les caractéristiques de la rage ?


- L’issue est toujours fatale
- L’excrétion peut précéder les 1ers symptômes
- Le diagnostic est réalisé post-mortem

75) Les chiens et chats sont-ils sensibles au virus Influenza ?


Oui, la transmission est possible chez les chiens, ce n’est pas le cas chez les chats
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