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L’étude de ce tableau entraîne plusieurs remarques.

L’emprunt reste la meilleure solution d’un


taux d’actualisation de 8 à10%. Actualisé à 6% les dépenses résultant du financement par
crédit- bail demeurent élevées. Mais cette situation se modifie très rapidement et à 12% le
crédit-bail devient le mode de financement le moins coûteux. Ainsi, la procédure du crédit-
bail devient de plus en plus avantageuse, au fur et à mesure que le taux d’actualisation utilisé
par la firme s’élève. Une telle conséquence résulte du fait que l’entreprise n’apporte aucun
fond propre, les loyers payés se trouvent échelonnés dans le temps.
CHAPITRE II :
L’ANALYSE FINANCIERE D’UNE PROPOSITION DE CREDIT-
BAIL.
Lorsque l’entreprise est confrontée à une décision d’investissement a le plus souvent, le
choix entre crédit et ressource de financement classique. La comparaison entre crédit-bail et
financement classique est certainement utile mais difficile.

Utile, car trop d’a priori favorable ou non au crédit-bail existe aussi bien dans bon
nombre d’entreprises que dans certains départements bancaires. Ici, on accuse peut être trop
rapidement le crédit-bail d’être plus onéreux tandis que là ; on vante parfois sans vraie raison sa
facilite d’accès ou un avantage fiscaux….

Difficile car, sauf pour les cas heureusement assez nombreux ou l’une des deux formules
s’impose, il faut pouvoir juger avec des éléments simples et rationnels des techniques qui, pour la
satisfaction d’un objectif identique n’utilisent pas le même langage financier.
Ainsi ce chapitre, dans sa section 1, privilégiera les aspects relatifs à la situation
financière et les aspects relatifs aux résultats d’exploitation de l’entreprise dans une deuxième
section.

SECTIONI : Aspects relatifs à la situation financière

Le crédit-bail est par définition, un moyen de financement des investissements. Dans


ce domaine, il entrera donc en compétition avec d’autres moyens de financement tel que le
financement par fonds propres ou par endettement.
Pour permettre une comparaison avec les autres modes de financement nous analyserons les
avantages de chacune des sources.

1-Avantages du crédit-bail :
La question de savoir si le financement doit être réalise de façon classique ou en crédit-
bail prend toute son importance quant on sait que la conséquence sur la situation financière de
l’entreprise sera différente. Ainsi, en couvrant 100% de la dépense contre généralement 60à70% en
financement classique, le crédit-bail permet incontestablement une économie de fonds propres et de
trésorerie qui pourront s’avérer utiles, voir nécessaires, pour d’autres besoins.

A l’expérience, cette économie de fonds propres se révèle importante et efficace pour


l’entreprise, parce qu’elle est sur un marché porteur avec une bonne sécurité de son autofinancement,
peut franchir ainsi une phase de croissance rapide.

Le crédit- bail présente aussi l’avantage de ne pas s’inscrire au bilan dans l’endettement
à moyen et long terme. Il apparaît donc comme un mode de financement n’altérant pas le ratio
d’endettement.
Le crédit-bail permet en fin de disposer d’un nouvel équipement sans aucun
prélèvement sur le fond de roulement et la trésorerie, sauf incidence toute fois du premier terme
trimestriel ou semestriel de loyer payable d’avance.
Dans un autre ordre d’idée, le crédit-bail peut constituer pour l’entreprise une source
nouvelle de financement, utile quand ses sources habituelles ne lui offrent pas de capitaux longs ou
assez abondants pour des raisons propres au marché bancaire et financier ou encore pour faire face
aux imprévus (dépassement du budget par exemple).

Ces avantages plus au moins appréciables ont permis au crédit-bail de progresser


sensiblement au cours des dernières années.

2-Avantages du financement classique :

Le financement classique continu néanmoins d’occuper une zone d’intervention très


large. Y recourir s’impose, en effet parce qu’il est moins cher dans cette hypothèse, quand
l’entreprise, dont le développement est régulier, bénéficie d’une belle situation financière
caractérisée par un endettement à terme nettement inférieur à ses fonds propres et à trois années de
marge brute d’autofinancement calculée sur des bases sérieuses, et par la présence d’un fond de
roulement et de moyens de trésorerie suffisamment larges.
Le financement classique, plus souple, est justifié également lorsque la trésorerie ou la
marge brute d’autofinancement de l’entreprise est susceptible de variations importantes et qu’il est
souhaitable, outre de pouvoir procéder à des utilisations périodiques, de bénéficier d’un diffère de
remboursement.

Le financement classique, qui couvre la totalité des besoins de l’entreprise, s’impose


encore quand l’équipement à acquérir n’est fongible et que l’autofinancement est aléatoire.
Le crédit-bail a, en effet, des exigences propres dans le but de compenser le risque
supérieur inhérent à un financement à100%. Précisément, l’équipement doit satisfaire à trois
conditions (1)
- il doit avoir une utilisation certaine et prolongée ;
- il doit correspondre à une technique stable et éprouvée ;
- il doit enfin pouvoir être repris par d’autres utilisateurs en cas de défaillance de l’entreprise
débitrice des loyers.

De surcroît, l’entreprise, surtout quand sa situation financière est plutôt faible, doit
normalement fournir à la banque des prévisions nettement favorables concernant sa marge brute
d’autofinancement. Ces prévisions sont appréciées avec objectivité par la banque qui fait une étude
plus industrielle du dossier que dans le cas du financement classique.
Mais il faut souligner entre parenthèse que parfois on peut trouver d'autre mode de financement plus
avantageux que le financement classique
Dans ce cadre on peut citer le crédits interentreprises qui constitue une source de financement a
court terme non gagé; accordée par une entreprise non financière et liée à l'achat des bien et de
service.
Parfois la détention et l'utilisation de ce type de crédit peut être plus intéressent
Il dérive de l'existence des imperfections sur les marches de crédit .On a vu en effet que ,sur
des marches financier parfaits ,le taux auquel l'acheteur emprunte auprès du fournisseur est
égal aux auquel il se procure les fonds auprès d'une banque .En revanche ,s'il existe des
imperfections .provenant d'asymétries d'information ou d'une réglementation financier mal
adaptée ,un écart positif peut apparaître entre les deux taux .un motif financière existe lorsque
le coût des fonds empruntés est plus faible pour le vendeur que pour l'acheteur préfère un
achat avec un délai de paiement de crédit .lorsque le prix de vente avec délais bd. .soit :

P>pd/(1+ Ra)n (1)


Source (1): défense et illustration du leasing article de Mr ROLLAND et STERN
Ou Ra est le taux (sur un jour ) auquel l'acheteur emprunte les fonds à la banque .n la durée du
crédit exprimée en jour
De son coté .Le vendeur préfère la vente avec délais lorsque :

P<pd/(1+Rv)n (2)

Où Rv est le taux auquel le vendeur emprunte à la banque.


Le crédit interentreprises est préféré par les deux inégalités précédentes sont satisfaites, c'est-
à-dire lorsque Ra> Rv .
Selon cette hypothéses .Le crédit interentreprises est un produit joint de la relation
commerciale.Le fournisseur offre à la fois le bien et le crédit .En raison du caractère
permanent de ses relation de clientèle,ce qui lui permet d'évaluer correctement le risque
client .de son coté
le client peut comparer les conditions de crédit offertes par le distributeur et par le banquier
.Si l'information que possède le fournisseur sur le client est de qualité supérieure à celle de la
banque .Les conditions du crédit fournisseur sont plus avantageuses .Le client substitue alors
le crédit fournisseur au crédit bancaire .Ainsi , en période de récession,le crédit fournisseur
tend à se substituer au crédit bancaire,l'augmentation de l'incertitude entrainenant alors
généralement une augmentation des asymétrie d'information et une réduction du crédit
bancaire pour les clients touchés par la récession.
Cette hypothèse implique naturellement que le fournisseur ,qui est aussi "banquier" de son
client tire un avantage financier de cette opération ,en d'autre terme ,le fournisseur doit
couvrirez le coût de l'immobilisation des fonds dans les portefeuille de créances clients par un
gain financier .S'il n'y a pasde tarification explicite de ce gain sous forme d'agios la
tarification doit être implicite et prendre la forme d'un prix de vente plus élevé ,qui incorpore
le coût des fonds immobilisés .L'analyse statistique
Vérifie bien l'existence d'un tel motif financier
En fait, le crédit-bail et le financement classique ne sont vraiment en concurrence –ce qui constitue
un domaine encore très important- que lorsque l’entreprise bénéficie d’une situation financière