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TD15 : corrigé

Exercice 15.1 : a. Non : f : x 7→ x2 est croissante, g : x 7→ −x est décroissante et f + g : x 7→ x2 − x n’est


pas monotone. E n’est donc pas stable par sommme.

b. Non : (−n)n∈N est majorée par 0, mais pas −(−n)n∈N . E n’est donc pas stable par opposé.

c. Oui, c’est un sous-e.v. de RN : E contient la suite constante nulle (majorée par 0 et minorée par 0). Soient
(un )n∈N , (vn )n∈N ∈ E, (λ, µ) ∈ R2 , alors on a M et N > 0 tel que pour tout n ∈ N, |un | ≤ M et |vn | ≤ N . Par
suite |λun + µvn | ≤ |λ|M + |µ|N et (λun + µvn )n∈N est bornée donc dans E.

d. Oui, c’est un sous-e.v. de RR : E contient la fonction constante nulle (qui est continue sur R) et si
(f, g) ∈ E 2 , (λ, µ) ∈ R2 , λf + µg est continue sur R donc est dans E.

e. Oui, c’est un sous-e.v. de RR : la fonction constante nulle s’annule en 1 donc est dans E et si (f, g) ∈ E 2
et (λ, µ) ∈ R2 , (λf + µg)(1) = λf (1) + µg(1) = 0 donc λf + µg ∈ E.

f. Oui, c’est un sous-e.v. de RR : la fonction constante nulle vérifie cette équation donc est dans E et si
(f, g) ∈ E 2 , (λ, µ) ∈ R2 , (λf + µg)(2) = λf (2) + µg(2) = 3λf (4) + 3µg(4) = 3(λf + µg)(4) donc λf + µg ∈ E.

g. Oui, c’est un sous-e.v. de CN : la suite constante nulle converge (vers 0) donc est dans E et si (un )n∈N ,
(vn )n∈N ∈ E, (λ, µ) ∈ C2 , notant l et l0 les limites respectives de (un )n∈N et (vn )n∈N , (λun + µvn )n∈N converge
vers λl + µl0 donc est dans E.

h. Oui, c’est un sous-e.v. de RR : la fonction constante nulle est polynomiale donc dans E et si (f, g) ∈ E 2 ,
(λ, µ) ∈ R2 , λf + µg est polynomiale donc dans E.

i. Oui, c’est un sous-e.v. de R[X] : le polynôme nul vérifie l’équation donc est dans E et si (P, Q) ∈ E 2 ,
(λ, µ) ∈ R2 , alors (λP + µQ)(1) = λP (1) + µQ(1) = 0 et (λP + µQ)0 (1) = λP 0 (1) + µQ0 (1) = 0 donc λP + µQ ∈ E.

j. • Sur R, oui c’est un sous-e.v. de C : le couple (0, 0) vérifie l’équation donc est dans E et si (x, y), (z, t) ∈ E 2 ,
(λ, µ) ∈ R2 , 2(λx + µz) − iλy + µt = λ(2x − iy) + µ(2z − it) = 0. Donc • Sur C, non : (1, 2i) est E mais pas
i(1, 2i) = (i, −2).

Exercice 15.2 : a. Oui : soit (λ, µ) ∈ R2 , (f, g) ∈ F(R, R)2 , alors ϕ(λf + µg) = (λf + µg) + (λf + µg)0 =
λ(f + f 0 ) + µ(g + g 0 ) = λϕ(f ) + µϕ(g) donc ϕ est linéaire.

b. Non, f (X + 1) = (X + 1)2 6= X 2 + 1 = f (X) + f (1).

c. Oui : soit (λ, µ) ∈ R2 , (P, Q) ∈ R[X]2 , alors f (λP + µQ) = λP + µQ + X(λP + µQ)0 = λ(P + XP 0 ) +
µ(Q + XQ0 ) = λf (P ) + µf (Q) donc f est linéaire.

d. Non : f (0) = 1 6= 0.

e. Oui : soit (λ) ∈ R2 et (P, Q) ∈ R[X]2 , alors f (λP + µQ) = 2λP (1) + 2µQ(1) = λf (P ) + µf (Q), donc f
est linéaire.

f. Non, f (2) = 4 6= 2 = 1 + 1 = f (1) + f (1).

g. Oui : Soit (λ, µ) ∈ R2 , (x, y, z, t) ∈ R4 , alors f (λ(x, y) + µ(z, t)) = f (λx + µz, λy + µt) = (λx + µz + 2λy +
2µt, 2λx + 2µz − λy − µt) = λ(x + 2y, 2x − y) + µ(z + 2t, 2z − t) = λf (x, y) + µf (z, t), donc f est linéaire.

h. Non, f (2, 2) = (4, 4) 6= (2, 1) + (2, 1) = f (1, 1) + f (1, 1).

Exercice 15.3 : a. L’ensemble A cherché est l’ensemble des suites (un )n∈N tel que ∀n ∈ N, un = 2n u0 . C’est
donc l’ensemble des λ(2n )n∈N , λ ∈ R puis A = Vect {(2n )n∈N }.

b. L’ensemble B cherché est l’ensemble des fonctions de la forme x 7→ (a + bx) cos x + (c + dx) sin x,
(a, b, c, d) ∈ R4 . Ainsi B = Vect {cos, sin, x 7→ x cos x, x 7→ x sin x}.
1
c. L’ensemble C cherché est l’ensemble des polynômes P de degré plus petit que 3 tel que P (1) = P (2) = 0.
Ils admettent 1 et 2 comme racines, donc sont de la forme (X − 1)(X − 2)Q où Q ∈ R1 [X]. Ainsi C est l’ensemble
des polynômes de la forme (aX + b)(X − 1)(X − 2) = a(X 3 − 3X 2 + 2X) + b(X 2 − 3X + 2), (a, b) ∈ R2 et
C = Vect {X 3 − 3X 2 + 2X, X 2 − 3X + 2}.

d. L’ensemble D cherché est l’ensemble des polynômes P de degré plus petit que 3 tels que P 0 (1) = P 00 (1) = 0.
Les dérivées P 0 de ces polynômes admettent 1 pour racine double et sont de degré plus petit que 2, donc sont de
la forme a(X − 1)2 , a ∈ R. En intégrant, D est l’ensemble des polynômes P de la forme a( 13 X 3 − X 2 + X) + b,
(a, b) ∈ R2 et D = Vect { 31 X 3 − X 2 + X, 1}.

e. L’ensemble E cherché est l’ensemble des (x, y, z, t) ∈ R4 tels que x = 3y = 2x + 2t. Ces quadruplets sont
de la forme (3y, y, z, − 32 y) = y(3, 1, 0, − 32 ) + z(0, 0, 1, 0), (y, z) ∈ R2 , donc E = Vect {(3, 1, 0, − 23 ), (0, 0, 1, 0)).

f. L’ensemble F cherché est l’ensemble des (x, y, z) ∈ R3 tels que x + 2y = 2x + z i.e. z = −x + 2y. Ils sont de
la forme (x, y, −x + 2y) = x(1, 0, −1) + y(0, 1, 2), (x, y) ∈ R2 donc E = Vect {(1, 0, −1), (0, 1, 2)}.

Exercice 15.4 : 1. Analyse : Soit x ∈ Rn , supposons avoir (y, z) ∈ F ×G tel que x = y+z. Comme y ∈ F , on
a λ ∈ R tel que y = λ(1, . . . , 1). Comme z ∈ G, z1 +. . .+zn = 0. Ainsi x1 +. . .+xn = y1 +. . .+yn +z1 +. . .+zn = nλ
et λ = x1 +...+x
n
n
puis z = x − y et on a l’unicité de y et de z donc la somme est directe.
Synthèse : Soit x ∈ Rn , on pose λ = x1 +...+x n
n
, y = λ(1, . . . , 1) et z = x − y. Alors y ∈ F , y + z = x et
z1 + . . . + zn = x1 + . . . + xn − nλ = 0 donc z ∈ G. Ainsi on a l’existence de y et z et E = F + G.
En conclusion F ⊕ G = E.

2. Analyse : Soit P ∈ R[X], supposons avoir (Q, R) ∈ F × G tel que P = Q + R. Alors Q(1) = Q(2) = 0
donc (X − 1)(X − 2) divise Q. On a donc S ∈ R[X] tel que Q = (X − 1)(X − 2)S. Comme d˚R < 2,
P = (X − 1)(X − 2)S + R est la division euclidienne de P par (X − 1)(X − 2) et on a l’unicité de S et de R,
puis l’unicité de Q et de R donc la somme est directe.
Synthèse : Soit P ∈ R[X], on écrit P = (X − 1)(X − 2)S + R la division euclidienne de P par (X − 1)(X − 2),
(S, R) ∈ R[X]2 et d˚R < 2 et on pose Q = (X − 1)(X − 2)S. Alors R ∈ G et comme Q(1) = Q(2) = 0, Q ∈ F .
On a P = Q + R d’où l’existence de Q et R et E = F + G.
En conclusion F ⊕ G = E.

3. Analyse : Soit f ∈ E, supposons avoir (g, h) ∈ F × G tel que f = g + h. Alors h(0) = h0 (0) = 0 et on
a (a, b) ∈ R2 tel que g = ach + bsh . On a donc f (0) = g(0) + h(0) = a et f 0 (0) = g 0 (0) + h0 (0) = b. Par suite
h = f − g et on a l’unicité de g et h donc la somme est directe.
Synthèse : Soit f ∈ E, on pose a = f (0), b = f 0 (0), g = ach + bsh et h = f − g. Alors g + h = f , g ∈ F et
h(0) = f (0) − g(0) = 0, h0 (0) = f 0 (0) − g 0 (0) = 0 donc h ∈ G. D’où l’existence de g et h et E = F + G.
En conclusion F ⊕ G = E.

4. Analyse : Soit f ∈ E, supposons avoir (g, h) ∈ F × G tel que f = g + h. Alors h(−1) = 0 et on a a ∈ R tel
que g = a exp. On a donc f (−1) = g(−1) + h(−1) = ae−1 et a = ef (−1). Par suite h = f − g et on a l’unicité de
g et h donc la somme est directe.
Synthèse : Soit f ∈ E, on pose a = ef (−1), g = a exp et h = f − g. Alors g + h = f , g ∈ F et h(−1) =
f (−1) − g(−1) = 0, donc h ∈ G. D’où l’existence de g et h et E = F + G.
En conclusion F ⊕ G = E.

5. Analyse : Soit (un )n∈N ∈ RN , supposons avoir ((vn )n∈N , (wn )n∈N ) ∈ F × G tel que (un )n∈N = (vn )n∈N +
(wn )n∈N . Alors (vn )n∈N converge vers 0 et (wn )n∈N est constante, disons λ. Par opérations sur les limites,
λ = lim un puis (wn )n∈N = (un )n∈N − (vn )n∈N . Ainsi on a l’unicité de (vn )n∈N et (wn )n∈N donc la somme est
n→+∞
directe.
Synthèse : Soit (un )n∈N ∈ E, on pose l = lim un , (wn )n∈N = (l)n∈N et (vn )n∈N = (un )n∈N − (wn )n∈N . Alors
n→+∞
(wn )n∈N ∈ G et (vn )n∈N converge vers 0 par opérations sur les limites, donc est dans F . Enfin (un )n∈N =
(vn )n∈N + (wn )n∈N d’où l’existence de (vn )n∈N et (wn )n∈N puis E = F + G.
En conclusion F ⊕ G = E.

Exercice 15.5 : Soient (λ, µ) ∈ K 2 , (x1 , y1 ) et (x2 , y2 ) ∈ F × G. Alors f (λ.(x1 , y1 ) + µ.(x2 , y2 )) =


λ.x1 + µ.x2 + λ.y1 + µ.y2 = λ.(x1 + y1 ) + µ.(x2 , y2 ) = λ.f (x1 , y1 ) + µ.f (x2 , y2 ). Ainsi f est linéaire.
Si (x, y) ∈ Ker (f ), alors x + y = 0 donc x = −y ∈ F ∩ G. Réciproquement si x ∈ F ∩ G, (x, −x) ∈ Ker (f ), donc
Ker (f ) = {(x, −x) , x ∈ F ∩ G}. L’image de f est clairement F + G.
Avec ce qui précède, f est injective ssi Ker (f ) = {(0, 0)} si et seulement si F ∩ G = {0} si et seulement si F + G
est directe. f est surjective ssi F + G = E. Donc f est bijective ssi F ⊕ G = E.
Exercice 15.6 : 1. Supposons Ker (f ) = Ker (f 2 ). Alors si x ∈ Im (f ) ∩ Ker (f ), x ∈ Im (f ) donc s’écrit
x = f (y) avec y ∈ E et x ∈ Ker (f ) donc f (x) = f (f (y)) = 0. Ainsi f 2 (y) = 0 et y ∈ Ker (f 2 ) = Ker (f ). Donc
x = f (y) = 0 puis Im (f ) ∩ Ker (f ) = {0}.
Réciproquement, supposons Im (f ) ∩ Ker (f ) = {0}, soit y ∈ Ker (f ), alors f 2 (y) = f (f (y)) = f (0) = 0 donc y ∈
Ker (f 2 ) et Ker (f ) ⊂ Ker (f 2 ). Soit y ∈ Ker (f 2 ). Alors f 2 (y) = 0 = f (f (y)) puis f (y) ∈ Im (f ) ∩ Ker (f ) = {0}
et f (y) = 0. Donc y ∈ Ker (f ) et on a l’égalité.

2. Supposons Im (f ) = Im (f 2 ). Soit x ∈ E, alors f (x) ∈ Im (f ) = Im (f 2 ) et il existe y ∈ E tel que


f (x) = f 2 (y). On a x = f (y) + x − f (y) avec f (y) ∈ Im (f ) et f (x − f (y)) = f (x) − f 2 (y) = 0 donc
x − f (y) ∈ Ker (f ). D’où E = Im (f ) + Ker (f ).
Réciproquement supposons E = Ker (f ) + Im (f ), soit x ∈ Im (f 2 ), alors il existe y ∈ E tel que x = f 2 (y) =
f (f (y)) ∈ Im (f ). D’où Im (f 2 ) ⊂ Im (f ). Soit y ∈ Im (f ), alors il existe x ∈ E tel que y = f (x). Comme
Im (f ) + Ker (f ) = E, on peut écrire x = f (z) + k avec z ∈ E et k ∈ Ker (f ). Alors f (x) = f 2 (z) + f (k) =
f 2 (z) ∈ Im (f 2 ) et Im (f ) ⊂ Im (f 2 ).

3. C’est juste un récapitulatif du 1 et 2.

4. Supposons f ◦ g bijectif. Il est alors injectif, donc g est injectif, et surjectif, donc f est surjectif. Montrons
que E = Ker f ⊕ Im g par analyse/synthèse.
Analyse : Soit x ∈ E, supposons avoir (y, z) ∈ Ker f × Im g tel que x = y + z. Alors f (y) = 0 et on a t ∈ E tel
que z = g(t). Par suite f (x) = f (y) + f (g(t)) = (f ◦ g)(t). Comme f ◦ g est bijectif, on a t = (f ◦ g)−1 (f (x)) puis
z = g(t), y = x − z et on a l’unicité de (y, z) donc la somme est directe.
Synthèse : Soit x ∈ E, posons t = (f ◦ g)−1 (f (x)), z = g(t) et y = x − z. Alors x = y + z et z ∈ Im g. De
plus (f ◦ g)(t) = f (x), donc f (y) = f (x) − f (z) = f (x) − f (g(t)) = f (x) − f (x) = 0 donc y ∈ Ker f . Ainsi on a
l’existence de y et z puis E = Ker f + Im g.
En conclusion E = Ker f ⊕ Im g.
Réciproquement supposons f est surjectif, g est injectif et E = Ker (f ) ⊕ Im (g), soit x ∈ Ker (f ◦ g). Alors
g(x) ∈ Ker (f ) ∩ Im (g) = {0}, donc g(x) = 0. Comme g est injectif, x = 0 et Ker (f ◦ g) = {0}, donc f ◦ g est
injectif. Soit y ∈ E, on peut écrire y = f (x), avec x ∈ E, puisque f est surjectif, puis x s’écrit k + g(z) avec
z ∈ E et k ∈ Ker (f ). D’où y = f (x) = f (k) + f (g(y)) = f (g(y)) et f ◦ g est surjectif.

Exercice 15.7 : 1. On a r ◦ r = (p + q − q ◦ p) ◦ (p + q − q ◦ p) = p2 + p ◦ q − p ◦ q ◦ p + q ◦ p + q 2 − q 2 ◦ p −
q ◦ p2 − q ◦ p ◦ q + q ◦ p ◦ q ◦ p = p + q ◦ p + q − q ◦ p − q ◦ p = r, donc r est un projecteur.

2. Soit x ∈ Ker (r), alors p(x) + q(x) − q(p(x)) = 0 et p(x) = q(p(x) − x). En composant par p, il vient
p2 (x) = p(q(p(x) − x)) = 0 et comme p2 = p, p(x) = 0. Par suite q(x − p(x)) = p(x) = 0 et comme p(x) = 0,
q(x) = 0. Donc x ∈ Ker (p) ∩ Ker (q).
Réciproquement si x ∈ Ker (p) ∩ Ker (q), r(x) = p(x) + q(x) − q(p(x)) = 0 + 0 − q(0) = 0, et x ∈ Ker (r).
Par double inclusion, on a donc Ker r = Ker p ∩ Ker q.

3. Soit x ∈ Im (r), alors il existe y ∈ E tel que x = r(y) = p(y) + q(y) − q(p(y)) = p(y) + q(y − p(y)) ∈
Im (p) + Im (q).
Réciproquement si x ∈ Im (p) + Im (q), on peut écrire x = p(y) + q(z) avec (y, z) ∈ E 2 . Alors p(x) = p2 (x) =
p2 (y) + p ◦ q(z) = p2 (y) = p(y) et q(x) = q(p(y)) + q 2 (z) = q(p(y)) + q(z), donc q(z) = q(x − p(x)). D’où
x = p(x) + q(x) − q(p(x)) = r(x) ∈ Im (r).
Ainsi Im (r) = Im (p) + Im (q) par double inclsuion. Montrons que la somme est directe : soit x ∈ Im (p) ∩ Im (q).
Alors x = p(y) = q(z) avec (y, z) ∈ E 2 . D’où p(y) = p2 (y) = p(q(z)) = 0 et x = p(y) = 0. La somme est directe.

Exercice 15.8 : Il reste une inclusion à montrer. Soit x ∈ H. Alors x ∈ F + H = F + G et x s’écrit y + z


avec y ∈ F et z ∈ G. On a y = x − z ∈ H car G ⊂ H et H est un espace vectoriel, donc y ∈ F ∩ H = F ∩ G puis
x = y + z ∈ G. D’où H ⊂ G et G = H.
Chacune des hypothèses est importante pour avoir la conclusion : si F = R2 , G = {(0, x) , x ∈ R} et H = R2 , on
a tout sauf F ∩ G = F ∩ H et G 6= H. Si F = {0}, G = {(0, x) , x ∈ R} et H = R2 on a tout sauf F + G = F + H
et G 6= H. Si F = {(x, 0), x ∈ R}, G = {(0, x) , x ∈ R} et H = {(x, x) , x ∈ R}, on a tout sauf G ⊂ H et G 6= H.

Exercice 15.9 : Si F ⊂ G ou G ⊂ F on a clairement le résultat. Réciproquement supposons que F ∪ G est


un espace vectoriel. Supposons F 6⊂ G et G 6⊂ F . Alors il existe x ∈ F − G et y ∈ G − F . On a (x, y) ∈ (F ∪ G)2
donc x + y ∈ F ∪ G. Si x + y ∈ F , alors y = (x + y) − x ∈ F ... absurde ! Si x + y ∈ G, alors x = (x + y) − y ∈ G...
absurde ! C’est absurde dans les deux cas, donc F ⊂ G ou G ⊂ F .
Si E pouvait s’écrire comme réunion de deux sous-e.v. stricts F et G : E = F ∪ G, F ∪ G serait un espace
vectoriel, donc F ⊂ G ou G ⊂ F . Dans le premier cas E = G, dans le second E = F ... absurde !
Exercice 15.10 : Si x ∈ F ∩ C, alors on a x ∈ C ⊂ G, donc x ∈ F ∩ G ∩ C = {0} et F ∩ C = {0}. Soit
x ∈ E. On peut écrire x = y + z avec (y, z) ∈ F × G. z peut s’écrire z1 + z2 avec z1 ∈ F ∩ G et z2 ∈ C. Alors
y + z1 ∈ F et x = (y + z1 ) + z2 ∈ F + C et F + C = E.

Exercice 15.11 : 1. Soit x ∈ f (F + G), alors il existe (y, z) ∈ F × G tel que x = f (y + z) = f (y) + f (z).
Comme f (y) ∈ F et f (z) ∈ G, f (x) ∈ F + G et f (F + G) ⊂ F + G. Si x ∈ F ∩ G, alors f (x) ∈ F (car x ∈ F ) et
f (x) ∈ G (car x ∈ G) donc f (x) ∈ F ∩ G puis f (F ∩ G) ⊂ F ∩ G.

2. Soit x ∈ Ker (v). Alors v(u(x)) = u(v(x)) = u(0) = 0, donc u(x) ∈ Ker (v) puis Ker (v) est stable par u.
Soit x ∈ Im (v). Alors il existe y ∈ E tel que x = v(y) et u(x) = u(v(y)) = v(u(y)) ∈ Im (v), donc Im (v) est
stable par u.

Exercice 15.12 : Toute symétrie vérifie celà (elle vérifie s2 = idE ). Raisonnons ensuite par analyse/synthèse.
Analyse : Soit x ∈ E, supposons avoir (y, z) ∈ Ker (f ) × Im f tel que x = y + z. Alors f (y) = 0 et on a t ∈ E tel
que z = f (t). Par suite f (x) = f (y) + f (z) = f 2 (t) puis f 2 (x) = f 3 (t) = f (t) = z. Ainsi z = f 2 (x) puis y = x − z
donc on a unicité de y et z puis la somme est directe.
Synthèse : Soit x ∈ E, posons z = f 2 (x) et y = x − z. Alors z ∈ Im f (car z = f (f (x))) et x = y + z. De
plus f (y) = f (x) − f (z) = f (x) − f 3 (x) = f (x) − f (x) = 0 donc y ∈ Ker f et on a l’existence de y et z puis
E = Ker f + Im f .
En conclusion E = Ker f ⊕ Im f .

Exercice 15.13 : 1. u n’est pas bijectif car il n’est pas injectif (sinon un = 0 le serait...). On a idE =
n−1
idE − un = (idE − u) ◦ g = g ◦ (idE − u) avec g =
P k
u (puisque u est idE commutent) et idE − u est bijectif.
k=0
2n
2n+1
(−u)k et idE + u est bijectif.
P
De même on a idE = idE + u = (idE + u) ◦ q = q ◦ idE avec q =
k=0

2n
2. On a f 2n+1 + g 2n+1 = (f + g) ◦ h = h ◦ (f + g), avec h = f k (−g)2n−k (car f et g commutent). g 2n+1
P
k=0
est bijectif, puisque g l’est, et f est nilpotent dans f 2n+1 = f n+1
◦ f = 0. Ainsi (f + g) ◦ h = h ◦ (f + g) = g 2n+1
n

est bijectif. Donc f + g est injectif et surjectif (car (f + g) ◦ h surjectif et h ◦ (f + g) injectif) et f + g est bijectif.
µ
Exercice 15.14 : 1. Soit µ ∈ K. On a a ∈ E tel que ϕ(a) 6= 0 (car ϕ non nulle). Posons λ = ϕ(a) ∈ K et
x = λa. Alors ϕ(x) = λϕ(a) = µ, donc ϕ est surjective.

2. Analyse : Soit x ∈ E, supposons avoir (y, z) ∈ Ker ϕ × Vect ({a}) tel que x = y + z. Alors ϕ(y) = 0 et on a
λ ∈ K tel que z = λa. Par suite ϕ(x) = ϕ(y) + ϕ(z) = λϕ(a) et λ = ϕ(x)
ϕ(a) (licite car ϕ(a) 6= 0 puisque a ∈
/ Ker ϕ).
On a ensuite y = x − z d’où l’unicité de y et z et la somme est directe.
Synthèse : Soit x ∈ E, posons λ = ϕ(x)ϕ(a) , z = λa et y = x − z. Alors x = y + z et z ∈ Vect ({a}). De plus
ϕ(y) = ϕ(x)−ϕ(z) = ϕ(x)−λϕ(a) = 0 donc y ∈ Ker (ϕ). On a donc l’existence de y et z et E = Ker ϕ+Vect ({a}).
En conclusion E = Ker ϕ ⊕ Vect ({a}).

3. Soit g : H → K l’application constante nulle. g est linéaire. Soit h : Vect ({a}) → K, λa 7→ λ. On


vérifie facilement que h est linéaire. Comme H ⊕ Vect ({a}) = E, on a une unique forme linéaire ϕ telle que
ϕ|H = g et ϕ|Vect ({a}) = h. Montrons que Ker (ϕ) = H. Soit x ∈ H, alors ϕ(x) = g(x) = 0 donc x ∈ Ker (ϕ).
Réciproquement soit x ∈ Ker ϕ. On a (h, t) ∈ H × Vect ({a}) tel que x = h + t, et λ ∈ K tel que t = λa. Alors
0 = ϕ(x) = ϕ(h) + ϕ(t) = λ. Ainsi λ = 0 puis t = 0 et x = h ∈ H. Par double inclusion, on a bien H = Ker ϕ.

Exercice 15.15 : 1. L’ensemble des solutions de l’équation homogène associée est {x ∈ E ; x + p(x) = 0}
i.e. {x ∈ E ; p(x) = −x} = {0}. En effet, si x ∈ E est tel que p(x) = −x, x = −p(x) ∈ Im p. On a donc t ∈ E tel
que x = p(t) et p(x) = p2 (t) = p(t) = x, donc x = 0. Si on écrit u = p(u) + k avec k ∈ Ker (p), alors x = k + 12 p(u)
est solution particulière, c’est la seule puisque l’équation homogène associée n’a que 0 pour solution.

2. L’ensemble des solutions de l’équation homogène associée est {x ∈ E ; x + s(x) = 0} i.e. {x ∈ E ;


s(x) = −x}. Notons E = F ⊕ G la décomposition à laquelle s est associée, alors l’ensemble des solutions de
l’équation homogène est G. Ecrivons u sous la forme y + z avec y ∈ F et z ∈ G. Si z 6= 0, l’ensemble des solutions
est vide. Sinon, c’est { 21 y + u ; u ∈ G}.

Problème : 1. On a (λ − α)u + (µ − β)v = 0. Par négation de la propriété d’être liée, on en déduit que
λ − α = µ − β = 0 puis λ = α et µ = β.
2.a. Pour x ∈ E − {0}, on a (λ, µ) ∈ K 2 − {(0, 0)} tel que λx + µf (x) = 0. Si µ = 0, alors λ =
6 0 et λx = 0.
D’où x = 0...exclus ! Ainsi µ 6= 0 et f (x) = − µλ x. On peut donc prendre λx = − µλ .

2.b. Premier cas : (x, y) est libre. On a λx+y (x+y) = f (x+y) = f (x)+f (y) = λx x+λy y, donc λx = λx+y = λy
par le 1.
Deuxième cas : (x, y) est liée. On a µ ∈ K tel que y = µx (comme au 2.a, car x = 6 0). Alors λy y = f (y) =
f (µx) = µf (x) = µλx x = λx y. D’où (λy − λx )y = 0 et comme y 6= 0, λy − λx = 0 puis λx = λy .
Dans tous les cas λx = λy .

2.c. On a vu au 2.b que la fonction t : E − {0} → K, x 7→ λx est constante. Notons λ la valeur de cette
constante. Pour tout x ∈ E − {0}, f (x) = λx. De plus f (0) = 0 = λ0, donc f (x) = λx pour tout x ∈ E et f est
une homothétie.

3. Supposons que f soit une homothétie et notons λ son rapport. Soit x ∈ E, alors f (x) = λx, donc
f (x) − λx = 0 avec (1, −λ) 6= (0, 0), donc (x, f (x)) est liée.

4.a. Cf exercice 10.

4.b. Soit p la projection sur K.x parallèlement à G. On a Im p = K.x et d’après la question précédente,
f (Im p) ⊂ Im p. Ainsi f (x) ∈ Im p = K.x et on a λ ∈ K tel que f (x) = λx puis (x, f (x)) est liée (comme au 3).

4.c. Pour tout x ∈ E − {0}, on a (x, f (x)) liée. (0, f (0)) = (0, 0) est également liée, donc pour tout x ∈ E,
(x, f (x)) liée. D’après le 1, f est une homothétie.