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Cours de Structure Métallique

Université Quisqueya
Prof: Philippe Lauture
Avril 2019
Contenu du cours

• Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

1.1 Historique

1.2 Avantages de l’acier comme matériau structural


1.3 Désavantages de l’acier comme matériau structural

1.4 Méthodes de fabrication des pièces métalliques


1.4.1 Fabrication à chaud
1.4.2 Fabrication à froid

1.5 Nuances de l’acier structural (Résistance)

1.6 Relation Contrainte – Déformation de l’acier structural

1.7 Formes des sections usuelles et Désignation


Contenu du cours

• Chapitre 2 Codes, Charges et Méthodes de Dimensionnement

2.1 Différents codes régissant les Structures d’Acier

2.2 Identification des différents types de charges

2.3 Charges: Facteurs de sécurité et combinaisons


2.3.1 Facteurs de sécurité (Majoration)
2.3.2 Combinaisons

2.4 Méthodes de dimensionnement


2.4.1 Calcul aux États Limites de Service (ELS)
2.4.1 Calcul aux États Limites Ultimes (ELU)
Contenu du cours

• Chapitre 3 Analyse des Membrures en traction

3.1 Sections usuelles pour les membrures en traction

3.2 Résistance nominale des membrures en traction

3.3 Aires des sections


3.3.1 Aire pleine
3.3.2 Aire nette

3.4 Effet des trous dans les membrures en traction

3.5 Aire nette effective

3.7 Connection des pièces en traction

3.8 Exemples de calculs


Contenu du cours

• Chapitre 4 Dimensionnement des membrures en traction

4.1 Choix des sections

4.2 Membrures fabriquées par assemblage

4.3 Aires des sections


4.3.1 Aire pleine
4.3.2 Aire nette

4.4 Effet des trous dans les membrures en traction

4.5 Aire nette effective

4.7 Connection des pièces en traction (souple – rigide)

4.8 Exemples de calculs (Treillis métallique)


Contenu du cours

• Chapitre 5 Membrures en compression chargées axialement

5.1 Généralité

5.2 Contraintes résiduelles

5.3 Sections utilisées pour les colonnes

5.4 Formules pour colonnes

5.5 Formule d’Euler - Flambement

5.7 Conditions de retenue aux appuis et longueur effective

5.8 Types de colonnes: Courte –Intermédiaires - Élancées


Contenu du cours

Chapitre 5 Membrures en compression chargées axialement

5.9 Rapport d’élancement maximum

5.10 Éléments raidis et éléments non-raidis

5.11 Exemples
5.11.1 Treillis métallique (suite)
5.11.2 Colonne courte
Contenu du cours

Chapitre 6 Dimensionnement des Membrures en compression


chargées axialement

6.1 Abaques de dimensionnement (AISC)

6.2 Élancement des colonnes – Longueur effective

6.3 Analyse de portique

6.4 Plaques de base

6.5 Exemples
Contenu du cours

Chapitre 7 : Introduction aux poutres


Chapitre 8 : Dimensionnement des poutres en flexion
Chapitre 9 : Dimensionnement des poutres en cisaillement – calcul
de déflexion.
Chapitre 10: Flexion et charge axiale
Chapitre 11: Connexions Boulonnées- Connexions soudées
Chapitre 12: Connexions dans les structures
Chapitre 13: Poutres et colonnes composites
Chapitre 14: Dimensionnement d’une structure d’acier
Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

1.1 Introduction
L’homme utilise les métaux depuis l’antiquité. On situe l'âge du Fer à environ 1000 ans
avant J.C . Cependant son usage dans la construction est beaucoup plus récent.
Les pyramides d’Égypte existent depuis 5000 ans et ne contiennent aucune pièce
métallique!
L’homme manufacturait différents outils dans le but d’améliorer son quotidien mais
c’est la fabrication de l’acier (mélange de fer et de carbone) qui a rendu possible, avec
ses propriétés mécaniques, son utilisation dans la construction.
Le matériau devint populaire vers la fin du 19ème siècle notamment avec la
Construction par Gustave Eiffel de la tour qui porte son nom.
é
À cause de son rapport
 
élevé l’acier est surtout utilisé dans les ouvrages
élancés: Édifices de grande hauteur et ponts de grande portée.
Le Golden Gate Bridge

Situé à San-Francisco, Californie


ce pont fut construit entre 1933
et 1936.
Jusqu’en 1964 il a détenu le
record du pont suspendu le plus
long: 2737 mètres.
Il nécessita la mise en place de
139,000 m3 de béton et de
75,000 tonnes d’acier
La tour Eiffel, Paris

Située à Paris, la tour Eiffel fut


construite entre 1887 et 1889.
Sa hauteur totale est de 324
mètres.
Son coût (en euros 2015) est
éstimé à 32,000,000.00.
Elle a nécessitée la mise en place
de 7,300 tonnes de ‘Fer pudié’
Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

1.2 Avantages de l’acier comme matériau structural

1.2.1 Résistance élevée


L’acier a une très grande résistance comparé aux autres matériaux
de structure. Son module d’Élasticité (E) est de 7 fois supérieur à
celui du béton et de 3 fois supérieur à celui de l’aluminium.
é
Le rapport de l’acier en fait un matériau privilégié pour

 
les structures de grande portée (Ponts) et de grande hauteur (Édifices).
Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

1.2.2 Uniformité

L’acier est un matériau homogène c.a.d. qu’il a la même composition et structure


n’importe où dans une pièce donnée.
C’est aussi un matériau isotrope c.a.d qu’il possède les mêmes propriétés dans
toutes les directions. Ces deux caractéristiques font de l’acier un matériau au
comportement prévisible. Les essais de chargement en laboratoire montre en
effet une excellente corrélation avec les prédictions théoriques.
Son module d’élasticité (E) peut être déterminé de façon très précise, ce qui n’est
pas le cas pour le béton.
Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

1.2.3 Élasticité
Les propriétés décrites précédemment font que même soumis à de grandes charges le
matériau suit fidèlement la loi de Hooke.
Une autre propriété est l’invariabilité du module d’Élasticité en traction et en
compression (E=29,000 ksi)

1.2.4 Ductilité
C’est la propriété d’un matériau capable de se déformer inélastiquement avant
d’atteindre la rupture. Cette importante caractéristique est à la base de la philosophie
du dimensionnement parasismique. De tous les matériaux utilisés dans la construction
l’acier est de loin le plus ductile.
Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

Lorsqu’une pièce d’acier est soumise à un essai de traction une réduction


considérable de la section est observée et une élongation substantielle se produit
au point de rupture bien avant que cette rupture se produise.
Dans une structure d’acier soumise à des charges importantes certaines pièces
peuvent se plastifier localement et se déformer sans que la structure ne
s’effondre globalement.

1.2.5 Dureté
C’est la propriété d’un matériau d’absorber de l’Énergie (Résistance) et de se
déformer plastiquement (Ductilité).
L’acier ayant ces deux qualités est donc un métal dur. On peut concevoir un
matériau ductile sans être résistant (eg Le Caoutchouc).
De même un matériau peut être résistant sans être pour autant ductile (verre).
Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

1.2.5 Versatilité
Les charpentes d’acier sont plus facilement modifiables que leur équivalent en
béton. On peut aisément agrandir une structure (pont ou édifice) sans trop de
casse.

1.3 Désavantages de l’acier

1.3.1 Corrosion
Lorsqu’exposé alternativement à l’air et à l’eau l’acier se corrode rapidement s’il
n’est pas protégé adéquatement. Le phénomène d’oxydation influe sur les
propriétés mécaniques pouvant conduire à la ruine de la pièce totalement
oxydée. Il peut être protégé contre se phénomène à l’aide d’un revêtement au
minium (tétroxyde de plomb). Cette opération périodique peut être couteuse à
long terme et parfois très difficile compte tenu de l’inaccessibilité.
Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

1.3.2 Résistance au feu


L’acier est incombustible cependant ses propriétés mécaniques chutent
drastiquement lorsqu’il est exposé au feu. Il faut le protéger contre ce fléau et le
procédé est couteux.

1.3.3 Susceptibilité au flambement


Le phénomène de flambement est commun à toute pièce élancée soumise à une
charge axiale élevée peut importe le matériau constitutif.
Cependant les pièces d’acier sont souvent constitués d’éléments minces plus
sujets au flambement que les sections compactes. On distingue le flambement
global du flambement local. Les pièces d’acier doivent parfois être renforcées, ce
qui en augmente le coût.
Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

1.3.4 La fatigue
La fatigue est un phénomène d’usure d’une pièce soumise à deux nombreux
cycles de chargement alternatif. Les pièces d’acier sont sujettes à ce phénomène
car elles sont utilisées souvent dans des structures confrontées aux chargements
cycliques (ponts) .

Il faut ajouter à la liste des désavantages le problème de disponibilité. Les pays


producteurs d’acier utilisent bien plus ce matériau que les pays qui doivent
l’importer. Les coûts de transport, de douane… sont des critères importants dans
le choix économique d’une structure.
Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

1.4 Méthodes de fabrication des pièces d’acier

1.4.1 Fabrication à chaud


La fabrication à chaud st un procédé par lequel l’acier est porté à haute
température (>1700 F) au dessus de la température de re-christallisation du
matériau. Lorsque porté à une telle température l’acier peut être facilement
modelé selon les sections désirées. De grandes pièce peuvent ainsi être
fabriquées. Il est moins coûteux que le procédé à froid car il permet de fabriquer
les pièces sans délai. Il n’est pas nécessaire de réchauffer l’acier. Un désavantage
est qu’en se refroidissant les pièces subissent un léger retrait qui modifie les
dimensions de la section.
Ce procédé est utilisé pour fabriquer les sections de poutres et de colonnes
rencontrées habituellement dans l’industrie de la construction.
Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

1.4.2 Fabrication à froid


Le processus est essentiellement le même sauf qu’un traitement additionnel est
réalisé. Les pièces sont d’abord refroidies à la température ambiante. Elles sont
ensuite machinées à l’aide de rouleaux pour obtenir une section plus normalisée.
Ce procédé nécessitant une étape additionnelle est plus lent et plus coûteux. Il est
utilisé pour la production de pièces plus petites mais pour lesquels une meilleure
précision est requise. Les propriétés mécaniques sont supérieures.
Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

1.5 Nuances d’acier

Il existe dans le secteur de l’acier une importante gamme de produits disponibles. Le


concepteur peut donc, en fonction des propriétés recherchées, choisir la nuance
d’acier qu’il désire.
Les aciers diffèrent par leur limite élastique (Fy), leur limite de rupture (Fu) et
l’élongation maximale.
Il existe à travers le monde plusieurs fabricants de pièces d’acier qui suivent les normes
de leurs pays respectifs. Une certaine uniformisation permet d’obtenir une équivalence
entre ces différents produits.
Dans le cadre du cours nous utiliserons la norme des États-Unis d’Amérique établie par
l’ AISC dont le sigle réfère à American Institute of Steel Construction.

L’AISC prescrit deux (2) documents pour le calcul des charpentes métalliques:

1- AISC 303-10 ‘’Code of standard practice for steel buildings and bridges’’
2- ANSI/AISC 341-10 ‘’Seismic provisions for structural steel buildings’’
Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

1.5 Nuances d’acier

Il faut noter que tous les matériaux généralement quelconques utilisés dans la
construction au États-Unis doivent être homologués par l’ASTM ‘’American
Standard for Testing and Materials’’.
On retrouvera donc le sigle ASTM précédant la désignation de L’AISC. Par exemple
La nuance d’acier A36 s’écrira ASTM-A36.
Les fournisseurs indiquent dans leurs catalogues toutes les propriétés relatives à
la nuance désirée (Fy, Fu…).
Le rapport ASTM-ASCI-Fournisseurs est le suivant:
Un fournisseur désirant mettre un nouveau produit soumet un échantillon à
L’ASTM qui effectue des essais normalisés sur le dit-produit. Si le produit passe le
test, l’ASCI inclue ce produit dans sa banque de données et le fabricant est
autorisé à le commercialisé.
Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

1.5 Nuances d’acier

L’acier structural est en général regroupé suivant des classes définies par l’ASTM:

Acier au carbone: A36, A53, A500, A501, A529

HR, faible alliage: A572, A618, A913, A992

HR, faible alliage, RC: A242, A588, A847

HR: Haute résistance


RC: Résistant à la corrosion
Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

Le tableau qui suit indique les types de sections disponibles ainsi que leur
référence, leur limite élastique et le type de pièces auxquelles la nuance est
généralement destinée.

Section Référence Fy REMARQUES


ASTM- (ksi)

W A992 50 Poutres - Colonnes


HP A572 50 Pieux
M,S,C,MC A36 36 Divers
L A36 36 Cornières
HSS A500B-A500C 46-50 Sections creuses
Boulons A307 36 Connection légère
Boulons A325 92 Structure intemédiare
Boulons A490 130 Structure lourde
Chapitre 1 : Introduction au calcul de structure métallique
Chapitre 1 : Introduction au calcul de structure métallique

La zone linéaire marquée ‘1’ représente la partie élastique. Si la structure est


déchargée avant que la contrainte n’atteigne Fp, elle reprend sa position initiale.
Une structure dimensionnée pour résister aux charges de gravité se déplace dans
cette zone dite ‘élastique’ ou de ‘déformation réversible’. Le point ‘A’ représente la
limite de proportionnalité.
Si la contrainte atteint Fe on est toujours dans le domaine élastique mais la
contrainte n’est pas complètement proportionnelle à la déformation. Le point ‘B’
représente la limite élastique; au-delà de ce point, si on décharge la structure elle
gardera une déformation permanente. Du point ‘o’ au point ‘B’ les déformations
sont réversibles.
En augmentant La force au-delà de Fe on remarque une faible diminution de la
contrainte (B’). Le point ‘B’ est appelé limite d’élasticité supérieure et le point ‘B’’
est la limite d’élasticité inférieure.
De ‘B’ à ‘C’ la contrainte recommence à croître avec la déformation; C’est le
phénomène d’écrouissage causé par un réarrangement de la structure moléculaire
du matériau.
Chapitre 1 : Introduction au calcul de structure métallique

Le point ‘C’ correspond à la contrainte maximale

De ‘B’ à ‘C’ la contrainte recommence à croître avec la déformation; C’est le


phénomène d’écrouissage (strength hardening) causé par un réarrangement de la
structure moléculaire du matériau.
Le point ‘C’correspond à la contrainte maximale Fmax et à la déformation
maximale que peut supporter la pièce.
Une faible augmentation de la déformation au-delà du point ‘C’ produit une chute
importante de la contrainte. C’est le phénomène de striction (necking). La section
diminue rapidement jusqu’au point ‘D’ où la fracture se produit.
On remarque que la rupture est précédée d’une déformation substantielle. Elle
n’est pas soudaine comme on le voit dans un matériau fragile.
Chapitre 1 : Introduction au calcul de structure métallique
Chapitre 1 : Introduction au calcul de structure métallique

La courbe contrainte – déformation d’un matériau fragile (béton) n’est pas


clairement définie. On ne distingue pas de limite élastique précise. Seule la
contrainte maximale (f’c) peut être observée.
La rupture se produit non pas par striction (rupture du matériau ductile) mais par
fracture interne qui progresse vers la surface. Il n’y a donc pas d’avertissement car
la rupture est soudaine.
Le béton n’est pas ductile néanmoins le béton armé peut l’être si il est
dimensionné adéquatement.
Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

1.6 Différentes formes de sections

Une gamme très large de sections est disponible su le marché de l’acier pour
le concepteur d’une structure. Les fabricants disposent de catalogues
(disponibles sur internet) où le choix d’une section peut être fait.

Il faut noter qu’un concepteur n’a pas l’obligation d’utiliser les sections
standards des fournisseurs. Il a la latitude, pourvu que ces calculs soient
corrects, d’assembler des sections en fonction de son intérêt.

Dans les pages suivantes le lecteur trouvera plusieurs formes de sections


utilisées généralement.
Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

1.6 Différentes formes de sections

Section Type ‘’W’’ Section Type ‘M’ Section Type ‘S’


Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

1.6 Différentes formes de sections

Section Type ‘’HP’’ Section Type ‘C’ Section Type ‘L’


Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

1.6 Différentes formes de sections

Section Type ‘’WT’’ Section L double Section Combinée


Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

1.6 Différentes formes de sections

Différents types de combinaisons possibles à partir des sections de base


Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

1.6 Différentes formes de sections

Section Type ‘’HSS’’ Section Type ‘HSS’


Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

1.6 Différentes formes de sections

Il existe aussi d’autres formes de sections, notamment en ‘Z’ ou en ‘C’, qui


sont obtenues par pliage à froid de tôle d’acier de faible épaisseur.

Les plaques utilisées par exemple pour les bases de colonnes ou pour les
goussets dans les assemblages sont identifiées par PL suivi de l’épaisseur.

Par exemple : PL1/2 x 10 x 12 Plaque de ½’’ largeur: 10’’ longueur: 12’’


Chapitre 1 Introduction au calcul de Structures Métalliques

Désignation des sections

W, WF: Wide Flange utilisé pour les membrures de colonnes et de poutres

HP: Même forme de section mais utilisé pour des pieux (b = h)

S: American Standard Beam, (h »b)

C: Pièce en forme de ‘C’

M: Miscellaneous, Section non standard

T: Section en forme de ‘T’, on utilise aussi ‘WT’,’ST’, ou ‘MT’ selon que la


pièce est extraite d’un W’, d’un ‘S’ ou d’un M’
Chapitre 1 : Introduction au calcul de structure métallique

Les sections et leur propriétés peuvent être trouvés dans les catalogues de
fabricants ou dans les manuels de structure d’acier tels Handbook of steel
construction ou Steel construction manual.
A titre d’information nous reproduisons ici une partie d’une table pour une section
de type ‘W’
Chapitre 1 : Introduction au calcul de structure métallique

Exemples:


1- W27 x 114 : section en ‘W’ hauteur: 27 ‘’ poids: 114 


2- S12 x 35 : section en ‘S’ hauteur: 12 ‘’ poids: 35 


3- HP12 x 74 : section ‘HP’ hauteur: 12 ‘’ poids: 74


4- HSS14 x 10 x 5/8 : section ‘HSS’ hauteur: 14’’ largeur: 10’’ épaisseur: 5/8’’ *

5- L6 x 6 x 1/2: Section ‘L’ hauteur: 6’’ Largeur: 6’’ épaisseur: 1/2’’ *

* Le poids n’est pas spécifié car il peut être calculé facilement


Chapitre 2 : Codes, Charges et méthodes de dimensionnement

2.1 Différents codes régissant les Structures d’Acier

Le dimensionnement de presque toutes les structures est régit par des codes de
construction et des recommandations particulières.
Les codes sont des exigences légales établies par les autorités compétentes. Le
professionnel a obligation de les respecter; Ils sont conçus d’une part pour guider le
concepteur et d’autre part pour protéger le public.
Les recommandations sont le fruit de l’expérience passée de professionnels sur des
sujets particuliers non traités par les codes. Ils sont des outils intéressants pour les
pratiquants mais n’ont pas un caractère légal, à moins qu’elles ne soient incorporées
dans les codes.
Dans ce cours nous utiliserons les normes développées aux Etats-Unis d’Amérique.
Les recommandations suivantes:
- American Institute of Steel Construction (AISC)
- American Association of State Highway and Transportation Officials (AASHTO)
Chapitre 2 : Codes, Charges et méthodes de dimensionnement

2.2 Identification des différents types de charges

Cette importante étape dans la conception d’une structure est la moins maîtrisable
par l’ingénieur – concepteur. Il a peu d’outils lui permettant de prévoir avec
précision l’intensité des charges auxquelles sera soumise la structure qu’il a la
responsabilité de dimensionner de façon sécuritaire et économique.
Il doit à la fois prévoir toutes les possibilités de charges et leur intensité respective.
Les codes sont d’un apport précieux en ce sens car ils énumèrent pour chaque type
de structure (Édifice, Ponts) la nature des sollicitations probables et l’intensité
minimale à utiliser dans les calculs. Il est évident que si le concepteur a des
exigences précises il a le droit de les utiliser pourvu qu’elles ne soient pas inférieures
au minimum prescrit.
Un document de valeur en ce sens a été publié par L’American Society of Civil
Engineers (ASCE). Il s’intitule : ‘Minimum Design Loads for Buldings and Other
Structures’
Chapitre 2 : Codes, Charges et méthodes de dimensionnement

2.2 Identification des différents types de charges

En général les charges sont classées en fonction de leur caractère prpre et de leur
durée d’application.
On distingue les charges mortes, les charges vives, les charges environnementales.

2.2.1 Charges mortes


Les charges mortes sont des charges d’application lente et qui sont constantes dans
le temps. Elles sont dues au poids propre des éléments constitutifs de la structure et
d’autres éléments attachés à celle-ci (eg. céramiques, portes…)
Pur un dimensionnement préliminaire le concepteur doit dans un premier temps
estimer le poids mort. Il fait sont dimensionnement et compare les résultats avec
l’estimation jusqu’à convergence. C’est un processus itératif.
Le poids mort de divers matériaux utilisés dans la construction sont publiés dans
certains codes.
Chapitre 2 : Codes, Charges et méthodes de dimensionnement

2.2.2 Charges vives


Les charges vives sont celles qui sont dues à l’usage de la structure. Leur temps
d’application est considéré comme lent tout comme les charges mortes. Comme
leur estimation est moins précise que pour les charges mortes elles ont un
coefficient de majoration plus élevé (incertitude).
On distingue les charges de plancher (édifice), les charges piétonnières (pont) par
exemple.

2.2.3 Charges environnementales


L’estimation de ces charges est encore moins précises que les précédentes. Elles ne
sont pas liées à la structure ni à son utilisation et leur application n’est pas lente. Ce
sont des charges dynamiques qui varient dans le temps.
2.2.3.1 Charges dues au vent
Les forces dues au vent peuvent être très élevées surtout dans les régions
cycloniques. Il faut en tenir compte dans les calculs.
Chapitre 2 : Codes, Charges et méthodes de dimensionnement

2.2.3.2 Charges dues au vent


On estime ces forces à l’aide de la vitesse maximale des vents qui est indiquée sur
des cartes régionales. Le concepteur vérifie l’intensité à prendre en compte pour la
région qui l’intéresse.
2.2.3.3 Charges dues aux séismes
Les charges dues aux tremblements de terre peuvent être plus ou moins
importantes en fonction de la zone considérée. On distingue plusieurs catégories de
sévérité selon le code en vigueur.
En général l’intensité à prendre en compte dépend à la fois de la zone, de
l’importance de la structure et des conditions locales du site. L’évaluation des ces
charges est très imprécise et ont fait usage de calcul probabilliste dans leur
estimation
2.2.3.4 Charges impulsionnelles
Ce sont des charges de courtes durées mais de forte intensité. C’est le cas
d’explosion, de rupture de barrage ou d’accidents. Elles ne sont pas traitées dans ce
cours.
Chapitre 2 : Codes, Charges et méthodes de dimensionnement

2.3 Charges, combinaisons de charges et facteurs de sécurité


2.3.1 Facteurs (LRFD)
Compte tenu de l’incertitude dans l’estimation de l’intensité des charges un facteur
est appliqué.
• EXEMPLE DE CALCUL
• POUTRES W24 x55 ESPACÉES DE 8 ft
SUPPORTANT UNE DALLE DE PLANCHER
D’EPAISSEUR : 1 ft
• SURCHARGE DE PLANCHER: 80 psf
• POIDS MORT ADDITIONNEL: 50 psf
• CALCUL
• D = 55 + 8 x 50 = 455 lb/ft
• L = 8 x 80 = 640 lb/ft
• Comb
• 1 1.4 x 455 = 637 lb/ft
• 2 1.2 x 455 + 1.6 x 640 = 1570 lb/ft
• 3 1.2 x 455 + 0.5 x 640 = 866 lb/ft
• 4 1.2 x 455 + 0.5 x 640 = 866 lb/ft
• 5 1.2 x 455 + 0.5 x 640 = 866 lb/ft
• 6 0.9 x 455 = 409.5 lb/ft
• 7 0.9 x 455 = 409.5 lb/ft
Chapitre 2 : Codes, Charges et méthodes de dimensionnement

2.3 Charges, combinaisons de charges et facteurs de sécurité


2.3.2 Facteurs (ELS)
A l’état limite de service les charges sont prises à leur valeur nominale, un facteur de
sécurité est appliquée à la combinaison la plus défavorable pour être utilisée dans
les calculs. Cette méthode ne sera pas utilisée dans ce cours.
Chapitre 2 : Codes, Charges et méthodes de dimensionnement

2.4 Méthodes de dimensionnement


2.4.1 Calcul aux états limites de service (ELS)
Dans cette méthode les charges sont calculées à leur valeur nominale (sans facteur),
la combinaison la plus critique est obtenue. On applique un facteur de sécurité à la
combinaison.

2.4.2 Calcul aux états limites ultimes (ELU)


Les charges sont majorées par un facteur qui tient compte de l’incertitude probable
de l’estimation. Les calculs s’effectuent pour la combinaison des charges majorées la
plus défavorable. Un facteur de réduction d’effort tenant compte de l’impact du
dépassement de l’effort est appliqué.
Le facteur de réduction d’effort Φ , fonction de l’effort, est:
0.90 Pour la flexion et la traction (plastification)
0.75 Pour le cisaillement et la traction (rupture)
0.90 Pour la compression
Chapitre 3 : Analyse des membrures en traction

3.1 Sections usuelles des membrures en traction


On retrouve des éléments structuraux travaillant principalement en traction dans les
ponts, les toitures, les tours, et dans les systèmes de contreventement d’édifices. Le
choix de section devant reprendre des efforts de traction est le problème le plus
simple qu’on rencontre lors d’un dimensionnement d’une structure d’acier.
Le processus est direct:
1- On détermine l’effort de traction à résister
2- On divise cet effort par la contrainte admissible de la section choisie
3- On trouve une section!

A=

Cependant la membrure en traction n’est pas isolée, elle fait partie d’une structure
globale et il faut en tenir compte dans le choix définitif. Dans le cas d’un treillis pour
une toiture légère des cornières, des ‘Z’ ou des ‘C’ de faible épaisseur sont
adéquats. Dans le cas de ponts on peut devoir recourir à des sections massives de
type ‘W’.
Chapitre 3 : Analyse des membrures en traction

3.1 Sections usuelles des membrures en traction


L’ingénieur – concepteur doit s’assurer que l’effort de traction s’applique réellement au
centre de gravité de la section car autrement une flexion, voire une torsion parasites
peuvent créer des déformations indésirables.
Le détail des connections doit être fait avec soin pour les pièces d’une certaine
importance. Pour les efforts réduits le problème est moins important surtout lorsque
l’excentricité est faible.
Chapitre 3 : Analyse des membrures en traction

3.1 Sections usuelles des membrures en traction


Les sections utilisées comme membrure de traction sont les ‘L’ simples ou doubles,
les ‘C’, les ‘T’ et des sections composées.

3.2 Résistance nominale des membrures en traction


Une membrure en traction chargée dans son centre de gravité peut théoriquement
résister à une charge supérieure au produit de sa section totale par sa contrainte
élastique à cause du phénomène d’écrouissage vu antérieurement.
Cependant son élongation sera telle qu’elle deviendra inutilisable ou voire causer la
ruine de la structure à laquelle elle appartient. On peut admettre néanmoins qu’une
petite partie de la pièce (au niveau des connexions) peut se déformer jusqu’à
l’écrouissage.
Fort de ce constat le code prévoit deux (2) valeurs possibles pour la résistance nominale
en traction. La plus faible des deux (2) doit être retenue.
1- Pn = Fy/AG
2- Pn = Fu/Ae
AG étant l’aire totale et Ae l’aire effective (à voir plus loin)
Chapitre 3 : Analyse des membrures en traction

3.3 Aire des sections


Les membrures de charpente d’acier peuvent être assemblées soit par boulonnage soit
par soudure.
3.3.1 L’aire pleine ou totale est celle délimitée par un plan perpendiculaire à l’axe de la
pièce au droit d’une section sans trous de boulonnage (A-B).
3.3.2 L’aire nette est celle obtenue en soustrayant les éventuels trous laissé pour les
boulons de connexion. En regardant la figure suivante il est évident que le plan 2
passant par C-D délimite une aire inférieure au plan (1). Cependant rien ne dit à priori
que l’aire (3) E-F-G-H-I n’est pas inférieure à l’aire (2).
L’aire nette est la plus petite des différentes possibilités qu’offre la section étudiée.
Chapitre 3 : Analyse des membrures en traction

3.4 Effet du décalage de la position des trous


Intuitivement on est porté à penser que pour obtenir l’aire nette selon la ligne C-D on
pourrait soustraire de l’aire pleine le diamètre de deux (2) trous. Ce qui est correct.
Cependant cette démarche n’est pas applicable au cas de la ligne brisée. L’aire nette n’est
pas égale à la distance ( E-F-G-H-I)- 3d.
Ceci vient du fait que sur le plan vertical n’agit que des contraintes normales alors que
sur le plan incliné il y a une combinaison de contraintes normales et de contraintes de
cisaillement ce qui rend la section moins sollicitée en traction et donc plus efficace.
Plusieurs formules ont été proposées pour évaluer l’aire nette réelle. Nous allons
considérer la plus utilisée d’entre elles:
On soustrait de la section pleine (AG) le diamètre des trous traversés par la section

brisée et on rajoute la quantité pour chaque segment de ligne inclinée.


S : Espacement longitudinal entre les trous reliés


g : Espacement vertical entre les trous reliés
Chapitre 3 : Analyse des membrures en traction

3.4 Effet des trous dans les membrures en traction


Exemple
Ligne E-F-G-H-I Épaisseur de la plaque: 5/8’’ Hauteur totale: 12’’ Diam. des trous: ¾’’
" "
An = 12 – 3  3/4 1/8 ) x 5/8 = 6.5625 in%
 
Note: on ajoute habituellement 1/8’’ aux trous pour tenir compte des imperfections.
Chapitre 3 : Analyse des membrures en traction

3.3 Effet des trous dans les membrures en traction


Exemple 2: Trouver l’espacement horizontal ‘s’ pour lequel une aire nette selon E-F-G-H-I
serait égale à l’aire C-D.
Sol.
Aire suivant C-D = 12 – 2(7/8) = 10.25 in. (il n’est pas nécessaire d’inclure l’épaisseur)
 
Aire suivant E-F-G-H-I = 12 – 3(7/8) + 2(& ) = 9.375 + '

Égalons les 2 valeurs: 10.25 = 9.375 + ' → S = 810.25 , 9.35) = 2.683 in.
Chapitre 3 : Analyse des membrures en traction

3.4 Effet des trous dans les membrures en traction


L’aire calculée avec le nouveau pas de 2.683’’ est : 10.25 x 5/8 = 6.40 in2
Avec le pas de 3’’ l’aire E-F-G-H-I était : 6.5625 in2. Il n’y a donc aucun intérêt à
rapprocher le pas pour égaler l’aire C-D car on réduit sans raison l’aire nette sur la ligne
brisée.
3.5 Aire nette effective
Lorsqu’une section d’acier, autre qu’une plaque pleine ou une barre, est soumise à une
force de traction provoquant la rupture à la section nette, la résistance obtenue sera
inférieure à la résistance nominale prévue par le fabricant.
Si toute la section ne participe pas à résister à la force transmise à travers la connexion la
contrainte ne sera pas uniforme. C’est le cas par exemple d’une cornière attachée à une
aile seulement.
Chapitre 3 : Analyse des membrures en traction

3.5 Aire nette effective


A la connexion une plus grande partie de la force est transférée à l’aile connectée. Il faut une
certaine distance de transition pour que le champ de contrainte devienne uniforme.
Dans la zone de transition la contrainte peut excéder la valeur de Fy et rentrer dans la zone
d’écrouissage.
Ce phénomène a fait naitre le concept d’aire effective à être utilisée à la place de l’aire nette.
L’AISC inclut un facteur de réduction U à appliquer à l’aire nette pour obtenir l’aire effective à
utiliser dans les calculs.
Ae = An x U

Le facteur U dépend à la fois de la section et de la longueur de la connexion. On peut


intuitivement penser à deux (2) moyens d’augmenter le facteur U.
a) Diminuer la largeur de la partie non connectée
b) Augmenter la longueur de la connexion
Une connexion de 2 boulons à 4’’ est plus efficace qu’une de 2 boulons à 3’’
Chapitre 3 : Analyse des membrures en traction

3.5 Aire nette effective

L’option (b) est préférable à l’option (a)

L’ASCE, suite à des recherches sur plusieurs forme de section et de connexion, a produit
des tables indiquant les valeurs du coefficient de réduction de l’aire nette. Ces formules
font intervenir la longueur de la connexion (l) ainsi que son excentricité (x/) calculé du
cdg de la pièce à l’interface de connexion.
Cette table est reproduite dans la figure qui suit
Chapitre 3 : Analyse des membrures en traction

3.6 Assemblages soudés


Les assemblages par boulons ont été discutés antérieurement. Les connexions soudées
ne sont pas sujettes aux considérations faites précédemment concernant les trous
cependant le problème de décalage de cisaillement est le même. La table est valable
aussi pour ce type d’assemblage.

Exemples de calcul

1- Calculer la résistance en traction dune cornière L4x4x1/2 de nuance ASTM A36 ave
une ligne de 4 boulons de ¾’’. La membrure supporte un poids mort de 20 kips et une
surcharge de 60 kips en traction.
Chapitre 3 : Analyse des membrures en traction

Exemples de calcul
Exemple no. 1 (suite)

Solution
1- ASTM A 36 → Fy = 36 ksi Fu = 58 ksi (manuel )
2- L4x4x1/2→ Ag = 3.75 in2 01 = 0.776′′ ̅ = 7/ = 1.18’’ (table de sections)
3- Combinaison de charges:
W = 1.2(20) + 1.6(60) = 120 kips (notes de cours)
4- Capacité en traction de la pièce (limite élastique)
Pn = Fy x Ag = 36 x 3.75 = 135 kips
5- Capacité réelle (dimensionnement)
Φ9 = 0.90
Φ9 Pn = 0.9 x 135 = 122 kips
Chapitre 3 : Analyse des membrures en traction

Exemples de calcul
Exemple no. 1 (suite)

Solution
6- Calcul de la résistance à la rupture (aire effective)
Coefficient de réduction de l’aire nette (U)
Cas 2 (table)
&̅ <.<'
: =1− =1- = 0.869
; =
Cas 8 (table)
U = 0.80
On choisit la valeur la plus grande
7 Calcul de l’aire nette
An = Ag – trou = 3.75 – (3/4+1/8)1/2 = 3.31 in2
Ae = An x U = 3.31 x 0.869 = 2.88 in2
Chapitre 3 : Analyse des membrures en traction

Exemples de calcul
Exemple no. 1 (suite)

Solution
8- Résistance à la rupture (section effective)
Pu = Ae x Fu = 2.88 x 58 = 167 kips
Φt = 0.75
Φt Pu = 0.75 x 167 = 125 kips

Conclusions:
1- 125 kips > 122 kips > 120 kips → Section adéquate
2- Plastification section brute (122 kips)< Rupture section nette (125 kips)

La résistance en traction est gouvernée par la plastification de la section brute


Chapitre 3 : Analyse des membrures en traction

Exemples de calcul
Exemple 2
Une section en T (WT6x20) de nuance ASTM A992 a une longueur de 30 pieds. Elle est
soumise à une charge morte de traction de 40 kips et Une surcharge de 120 kips en
traction. La pièce est soudée à un gousset par un cordon de soudure de chaque coté sur
une longueur de 16’’. Vérifier la résistance à la traction de la section.

Solution
1- ASTM A992 → Fy = 50 ksi Fu = 65 ksi
2- WT6x20 → Ag = 5.84 in2 rx = 1.57’’ ̅ = 1.09’’
Chapitre 3 : Analyse des membrures en traction

Exemples de calcul
Exemple 2 (suite)
3- Résistance requise
Pu = 1.2(40) + 1.6(120) = 240 kips
4- Résistance à la traction de la section brute
ΦtPn = 0.90 x 5.84 x 50 = 263 kips (Φ = 0.90)
5- Aire effective
Il n’y a pas de trou, An = Ag = 5.84 in2
6- Facteur de réduction U
&̅ <.C=
:=1 − ;
=1 - = 0.932
<D
7- Calcul de l’aire effective
Ae = An x U = 5.84 x 0.932 = 5.44 in2
Chapitre 3 : Analyse des membrures en traction

Exemples de calcul
Exemple 2 (suite)
8- Résistance à la rupture de l’aire effective
ΦtPn =0.75 x Fu x Ae = 0.75 x 65 x 5.44 = 266 kips>240 kips (ok)
9- Plastification section brute (263 kips)< Rupture section nette (266 kips)

Conclusion:
1- La section est adéquate
2- La plastification de la section contrôle le dimensionnement.

Le dimensionnement des pièces tendues suit le même principe que l’analyse. Le


problème cependant est inversé car on ne connait pas a priori la section. Le
dimensionnement implique la vérification de détails non nécessaire pour une analyse.
Chapitre 3 : Analyse des membrures en traction

L’analyse d’une pièce en traction se résume à:


1- Déterminer les charges à résister (fonction du problème à résoudre)
2- Obtenir les propriétés de la section (au moyen de tables de sections)
3- Calculer si:
3a) Assemblage boulonné: l’aire nette en considérant la ligne brisée si
si nécessaire.
3b) Assemblage soudé: Aire nette = Aire brute
4- Calculer le facteur de réduction ‘U’ (Table)
5- Calculer la résistance à la rupture de la section effective avec Fu et Φ9 = 0.75
6- Calculer la résistance à la plastification de la section brute avec Fy et Φ9 = 0.90
7- Valider la section si correcte, Indiquer l’état limite critique