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ESPC / COURS 5

MONTAGE DES CONSTRUCTIONS


PREFABRIQUEES
22 MAI 2019
III MONTAGE DES CONSTRUCTIONS PREFABRIQUEES

3.1 Principes généraux de montage

Le processus de montage des éléments de construction ou des


constructions elles mêmes est un processus très complexe et hautement
mécanisé. On distingue notamment les phases suivantes :
1) la phase préparatoire ;
2) la phase de transport,
3) la phase de montage proprement dite.
La réussite de la réalisation de ces phases est conditionnée par l'utilisation
des équipements de manutention, de transport et de montage.

1) Phase préparatoire : elle comprend l'accrochage et la fixation des


éléments préfabriqués. Il existe des éléments d’accrochage sur les
équipements de levage et de transport. Il y a des dispositions spéciales
et diverses à prendre pour le bon fonctionnement des appareils de
manutention.

Figure 3.1 : Equipements d’accrochage

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Figure 3.2 : Exemples d’accrochage des poteaux en béton armé

2) Phase de transport : elle est constituée des opérations de chargement


de transport et de déchargement des éléments préfabriqués.
L'entreposage des éléments doit s'effectuer selon l’usage et avec
beaucoup de prudence.

Figure 3.3 Transport d’un tuyau

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3) Phase de montage : elle comprend les opérations suivantes :
La mise en place des éléments, serrage des constructions, leur montage
(levage) leur mouvement et dispositif pour l'ajustage de fixation temporaire
et définitive. En résumé nous distinguons :
- mise en place des éléments ;
- ajustage ;
- fixation temporaire,
- montage définitif.

Figure 3.4 : Montage des semelles de fondations

Parallèlement à la phase de montage il peut se produire d'autres opérations


devant contribuer à mieux effectuer le travail (partie à exécuter) : la
vérification des dimensions, le bétonnage et la soudure des joints, mise en
place des peintures antirouilles et l'herméticité des joints faisant appel à
l’usage d’équipements spécifiques(fig.3.5).

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Figure 3.5 : Vérification des dimensions d’axes des semelles

En fait, le développement des activités de montage des éléments


préfabriqués de construction dépend de celui des industries de matériaux
de construction et de la technique de préfabrication dans le pays. Ce
principe doit permettre l'élaboration et le développement des schémas
technologiques de montage, les appareils de montage et les principes
d'organisation rationnelle de ce genre d'activité technologique.

Cela demande un accroissement intense des activités dans ce secteur de


construction.

3.2 Transport et stockage des éléments préfabriqués

Les éléments préfabriqués de construction sont transportés de l’usine au


lieu de travail à l'aide des véhicules spécialisés, par la voie ferrée (du
chemin de fer), par la voie maritime aussi bien que par la voie aérienne.

Cependant remarquons tout de même que le transport le plus pratiqué est


l'usage de l'automobile mais spécialisée ainsi que les plates-formes du
chemin de fer.

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Figure 3.6 Différentes formes de transport des éléments préfabriqués

Au niveau des chantiers, de l'endroit d'entreposage au lieu de montage, le


transport se fait selon le gabarit de l'élément à monter et selon le degré de
complexité technologique. Dans tous les cas c'est à l'aide des équipements
spécialisés de levage (grues, hélicoptères) que le transport se fait. Les
conditions minimales d'optimisation du processus résident dans le fait qu'il
faut un respect scrupuleux de la distribution complète et rythmée des
éléments de construction et ceci selon le schéma technologique adoptée en
tenant compte de la succession des opérations et en suivant un plan

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préalablement établi. Il existe les schémas suivants de mise en place
d'éléments de construction à l'aide des moyens de transports :

- système de pendule (balancier), adapté pour une distance de


transport de plus de 10 km.
Dans le cas précis pour réduire les temps morts il est indispensable
de prévoir la décharge des éléments par un certain nombre de grues.

- système de navette qui rassure le mouvement et l'attache ainsi


que le détachement des éléments de construction. L’usage de
tracteurs avec remorque est utilisé de l'usine au lieu de travail. La
distance de transport peut aller jusqu'à 10 m.

Le stockage des éléments de construction avant leur transport nécessite


une attention particulière.
Il peut se faire séparément ou groupé. Dans le cas séparé, on dispose des
éléments de même type ; dans le cas groupé, on prend toujours soin de
numéroter et d'identifier chaque élément.
Pendant le stockage des éléments de construction, il faut prendre soin
d'éviter l'apparition des déformations, la stagnation des eaux aux lieux de
stockage.
De même, il faut éviter de salir les lieux de façon à créer des conditions
défavorables à la réalisation des travaux préparatoires et de manutention.

3.3 Méthodes de montage des éléments des ouvrages

Suivant les facteurs technologiques, les opérations de montage peuvent


être subdivisées en trois groupes :

a) les opérations de manutention : il s'agit de la préparation des éléments


de construction pour leur levage et élingage.
b) Les opérations de montage proprement dit qui comprennent le montage
(levage) le lançage, l'orientation, l'arrêt et la pose.
c) La fixation temporaire et définitive.

Pour mieux effectuer toutes ces opérations, au niveau du chantier il faut


une bonne organisation du travail et un certain nombre d'équipements :

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- Il faut citer des nacelles qui peuvent transporter les ouvriers, les outils, et
quelques éléments de construction légers. Les nacelles sont souvent
utilisées pour les travaux de façades. C'est pourquoi elles sont souvent
accrochées à l'ouvrage.

Figure 3.7 : Schéma d’une nacelle

- Pour les travaux en hauteur on peut utiliser également les automobiles


équipées de grues légères. Ils transportent les ouvriers, les outils et les
éléments préfabriqués.

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- On peut citer également les montes charges qui permettent en cas de
bâtiments à plusieurs niveaux, le transport de matériels, et d'éléments de
construction.

Figure 3.8 : Equipements de levage

On utilise les grues pour les éléments de construction plus lourds et pour
des hauteurs plus importantes. Il existe des grues sur pneus, sur chenilles
et sur rails. Le choix des grues se fait en deux étapes :

1) établir les possibilités techniques d'utilisation d'un tel type d’équipement


du point de vue gabarit des éléments à monter.
2) effectuer les calculs technico-économiques pour déterminer l’option
économiquement rationnelle et techniquement rentable du type de grue
à choisir.

Pour effectuer le choix définitif, les paramètres suivants sont à considérer.


- gabarit de la grue, la configuration du bâtiment et la taille des
éléments
- les caractéristiques des éléments à monter : masse, gabarit,
nombre
- la méthode et la technologie de montage

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- les conditions de construction en tenant compte de : facteurs
climatiques, de la nature du sol, position du bâtiment ou de
l’ouvrage par rapport à l'environnement etc.

d) les opérations destinées à la prévention anticorrosive, à l'étanchéité, à


la fermeture (bétonnage) des joints, quelques ragréages, doivent se faire
avant la mise en place des éléments d'accrochage définitif etc.

La composition et la succession des opérations dépendent des éléments à


monter. Dans tous les cas chaque opération doit se faire par les
spécialistes (ouvriers qualifiés) : manutentionnaires, monteurs
(installateurs), soudeurs, bétonneurs.

La manutention, le montage, la soudure et le bétonnage sont des


opérations qui peuvent se faire séparément. Toutefois, les travaux comme
le montage, le pointage, l'orientation de montage, l'ajustage, l'installation, le
calage, peuvent se faire simultanément.

3.3.1 Montage des éléments de construction

• Le montage

C’est l'opération fondamentale pour la mise en place des éléments


préfabriqués pour lesquels il est nécessaire de garantir la sécurité pendant
l'exécution des travaux. Les éléments qui permettent de bien réaliser cette
opération sont : les fils (en acier, ou cordes synthétiques), les câbles, les
tirants, les haubans (tendeurs), les entretoises.

Il faut noter également le rôle très important des équipements tels que les
échelles, les nacelles, les tables de montage, les boucles, les consoles, les
suspentes pour accrocher, les équipements technologiques et d'autres
outils de travail.

• L'élingage

C'est l'opération qui satisfait une cohésion d'accrochage temporaire des


éléments de construction à monter aux équipements de montage. Les
éléments de l'élingage se distinguent suivant les critères ci-après.

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- par la rigidité spatiale (éléments flexibles et rigides) pendant le
montage
- par le domaine d'application : il y a les éléments universels qui
servent à élinguer plusieurs éléments de construction, et des
éléments spécifiques qui conviennent seulement pour un genre
déterminé d'élément de construction
- par la méthode de commande ou de direction de montage
- par le principe de travail mécanique, électromagnétique, par le
système de vide ou même par la méthode combinée.

Les éléments de fixation doivent permettre de garder stables les éléments


de construction pendant leur levage.

Figure 3.9 : Accrochage d’un poteau

Remarquons : Lorsqu'on accroche un élément à plus de deux endroits il


faut tenir compte de la charge utile de calcul qui se détermine par :

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L'expression : S = G
m cosα
où G = masse de l'élément à monter
m = nombre de branches des cordes d'accrochage à travers
lesquelles sont retransmises les charges
α = angle d'inclinaison de la corde par rapport à la verticale
(pas plus de 50 à 60°).

3.3.2 Mouvement des éléments de construction

C'est le transport des éléments de construction depuis le sol jusqu'à


l'endroit de leur pose "levage" libre : il est caractérisé par la possibilité de
mouvement dans tous les sens pendant le transport des éléments de
construction dans toutes les directions (tous les sens). "Levage"
conditionnel (forcé) : le mouvement est réalisé forcément dans un seul sens
pendant le transport.

Figure 3.10 : Deux cas de levage d’un poteau

Le montage simple est caractérisé par le mouvement des éléments de


construction dans une seule direction : verticalement, horizontalement et
sur le plan radial.

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Le montage complexe est caractérisé par le mouvement combiné simultané
dans deux ou plusieurs directions qui s'effectuent avec des temps morts
technologiques ou sans pose ; cela dépend des cas.
Il est dans tous les cas recommandé de monter un élément dans les
conditions telles qu'il est projeté dans un ouvrage.

3.3.3 Orientation et fixation des éléments de construction

Il s'agit de positionner l'élément de construction beaucoup plus proche de


sa position dans le projet conformément au plan c'est-à-dire à son endroit
de fixation. Pour cela à l'instant précis de décharge il faut réduire sinon
supprimer les mouvements et réaliser l'opération à l'aide des machines et
instruments appropriés.

Il y a des cas où la mise en place de l'élément de construction est limitée


(ou forcée) dans sa position de projet. Presque dans tous les sens, le
mouvement peut s’avérer pratiquement impossible sauf une direction. Cela
entraîne l'usage des équipements spéciaux pour la self fixation etc.…

3.3.4 Réglage, ajustage des éléments de construction

C'est une opération qui permet de satisfaire avec exactitude la position de


l'élément dans le projet.
Ainsi, le réglage et l'ajustage peuvent se faire soit à l'œil nu soit à l'aide des
instruments utilisés dans le processus de fixation, lorsque les éléments de
construction sont encore soutenus par des grues ou par d'autres
équipements de montage, et même après leur fixation. Dans certains cas
isolés, le réglage peut ne pas se faire.

• Le réglage visuel se fait lorsque nous avons une grande assurance


des appuis ou des extrémités latérales et joints des constructions
bien fixes. Dans ces conditions on peut bien utiliser différents
instruments de mesure : roulettes métalliques, les règles, les
calibres (jauge), les gabarits (appareil à gabarier ou patron) ou
modèle.

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Figure 3.11 : Réglage visuel des éléments de construction

• Le réglage à l'aide des instruments se fait lorsqu'il est difficile de


satisfaire la précision de fixation et de positionnement des
éléments. D'abord on vérifie les appuis, les extrémités latérales ou
bien les joints des éléments à monter.

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Figure 3.12 Réglage des éléments de construction à l’aide d’instrument

Pour le réglage à l'aide des instruments, le cas le plus répandu est celui de
la vérification de la position des éléments à monter sur le plan par rapport à
la hauteur et par rapport à la verticale. Ce réglage se fait à l'aide de :
théodolite, niveau à lunettes, sonde, les appareils à lasers.

• Fixation sans réglage : c'est une opération répandue dans le cas


du montage des éléments préfabriqués métalliques (certains
éléments en béton armé aussi) ayant une classe de précision sur
les dimensions géométriques très élevée. Il peut s'agir des poteaux
avec des faces fraisées dont on peut exclure le réglage et même
des éléments de structure surtout lors du montage des blocs de
fondations avec des conditions de haute précision de montage.
Quantitativement le critère de précision de montage, c'est le plus
probable écart de paramètres géométriques dû à l'erreur de
fabrication, d'agrandissement et de montage. Cette précision est
caractérisée par le coefficient k.p.m.

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kpm = 1/ (1 + Δ1 + Δ2 + ….. + Δn).

Où Δ1 + Δ2 + ….. + Δn écart des dimensions de mise en place des pièces


d'accrochage, les boulons d'ancrage, erreur de fabrication, de mise en
place (fixation). Plus kpm est proche de l'unité, plus la précision est grande
aussi bien que la qualité du travail.

3.3.5 Serrage des éléments

C'est une opération qui permet d'assurer la solidité des éléments dans leur
position de projet pendant le réglage et de la fixation définitive pour
l’exploitation. Dans le serrage temporaire on ne doit installer que des
constructions statiquement stables qui ne peuvent pas changer leur
position sous l'action des charges temporaires.

Toutefois, l'espérance de stabilité d'un serrage temporaire dépend de


l'ouvrage lui même et de la méthode de réglage et de fixation. Ainsi, le
coefficient d'espérance de stabilité peut être exprimée par la relation :

Ke =
∑Mr
∑ Mb

ΣMr = somme des moments résistants (de rétention)


ΣMb = somme des moments de basculement (renversement)

Les outils de serrage temporaires sont groupés de la manière suivante :

- les outils individuels de serrage : les cales, les câbles tendeurs, les
contre fiches, les entretoises, les fixateurs, (guide-outils etc.) c'est
pour fixer des éléments isolés statiquement non stables.

- les outils collectifs de serrage : c'est pour fixer quelques éléments


isolés statiquement non stables que l'on prend soin de regrouper
au moyen de guide-outils, et au moyen d'autres outils capables de
permettre la fixation de plusieurs éléments de construction.

Pour le serrage (fixation) définitif, il permet d'assurer la stabilité définitive de


l'élément de construction monté. C'est l'opération finale du procédé de
montage des éléments préfabriqués. Elles se terminent par : la soudure des

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joints, la fixation définitive des boulons, le coulage (monolithisation) du
béton dans les joints.

Figure 3.13 : Fixation temporaire et définitive d’un poteau

3.4 Méthode de montage des ouvrages

Nous pouvons distinguer des méthodes de montage telles que :


- méthodes utilisant le mouvement libre
- méthodes utilisant le mouvement forcé
- méthodes utilisant la combinaison des mouvements.

3.4.1 Montage des ouvrages en béton armé

3.4.1.1 Montage des bâtiments en panneaux de grandes dimensions

Les ouvrages en béton armé sont des constructions rigides qui


généralement ne nécessitent pas de fixation temporaire. Ainsi, la plupart
des ouvrages sont réalisés avec des boucles ou éléments d'accrochage
devant permettre l'aisance de leur levage qu'on peut facilement réintégrer

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dans la structure. Le montage des maisons en panneaux de grandes
dimensions se fait dans l'ordre suivant :

- mise en place des panneaux pour murs


- mise en place des blocs sanitaires
- mise en place des panneaux de cloisons
- mise en place des éléments de la cage d'escalier (volés, paliers de
pose, supports etc.)
- mise en place des panneaux de planchers intermédiaires et de
toiture.

Ensuite on assure la solidité les liaisons qui existent entre tous les
éléments.

Figure 3.14 : Montage des éléments du bâtiment

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3.4.1.2 Spécificité du montage des bâtiments composés d’éléments
volumiques ou en blocs.

L'usage des blocs volumiques de dimensions à un ou plusieurs points de


contact, permet quelque peu d'accélérer les travaux de montage et de
construction des maisons car un certain nombre de mouvements de
montage se voit réduit. Cette technologie est pratiquée selon les besoins et
selon le niveau d'industrialisation du secteur dans le pays.

Le montage de tels ouvrages se fait conformément au plan défini ceci


permet de spécifier les types de blocs avec leur position à préciser, type de
grue à choisir convenablement. Ensuite il faut vérifier que les blocs sont
statiquement stables. Ainsi, à leur pose il ne reste donc que l'assemblage
des blocs.

Remarque : la fixation des blocs aux équipements de levage doit être faite
en tenant compte du fait que le centre de gravité peut à tout moment se
déplacer. Il faut ainsi prévoir une fixation avec au moins six suspentes
(branches) de support.

NB. Le plan de structure et de montage doit être établi avant le démarrage


de l'opération proprement dite de montage.

3.4.1.3 Montage des bâtiments par le levage des dalles de plancher


d'étage.

Cette méthode technologique n'est efficiente que dans le cas des zones
sismiques pendant le montage des maisons à grandes dimensions et
complexes, de même que dans les zones de relief prononcé du milieu. De
même, on peut l'utiliser lorsqu'il n'est pas possible de disposer d'une
grande surface pour les manœuvres de mouvements de montage (surface
de travail très réduite).

Cette méthode permet de soulever plusieurs planchers d'étage avec une


composition flexible et une organisation originale.

• Pour le montage des usines on procède de la manière suivante :

- blocs de fondation

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- poteaux
- les poutres pour grues
- les fermes
- les éléments de remplissage : panneaux de murs, fenêtres et le
second œuvre.

Figure 3.15 : Montage des planchers d’étage

3.4.2 Montage des ouvrages métalliques

3.4.2.1 Montage des éléments de structure

Les constructions métalliques sont réalisées souvent dans les cas spéciaux
selon les types d'ouvrage et les ouvrages de grandes portées. Le transport
des ouvrages métalliques se fait avec beaucoup plus de soins pour éviter
des déformations. C'est pourquoi compte tenu de l'importance du poids, il
est recommandé de mieux organiser le processus de montage.

Tout se passe de la manière suivante :

- fondations : pose des blocs de fondation


- poteaux : scellement et stabilisation des poteaux et poutres
- montage des fermes et couvertures

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- ensuite exécution du second œuvre.

Certaines constructions métalliques peuvent être allégées ; pour cela il faut


optimiser la consommation des matériaux, et ensuite rendre optimale les
dimensions par la création des éléments portiques.

• Processus de (mise en place) montage des poteaux. Il faut mettre


en place les fondations ensuite organiser le montage :
manutention, accrochage, levage, fixation temporaire, réglage et
fixation définitive

NB. Lors de la mise en place des fondations on prend soin de bien vérifier
la position des axes de l'ouvrage.

• Les fermes métalliques sont montées après vérification de la


stabilité des autres éléments de structures notamment les poteaux,
les poutres, les portiques.

Le montage se fait par le procédé universel avec usage de deux points de


levage généralement destiné aux fermes métalliques et souvent par deux
grues. Ainsi, les dispositions d'accrochage et de rétention doivent être
prises pour éviter le balancement.

Figure 3.16 : Montage des structures métalliques

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3.4.3 Montage des ouvrages en bois

Avant toute chose il faut veiller au contrôle du bon choix du bois d'œuvre.
Ensuite le traitement avant assemblage des bois est une opération
fondamentale. Car elle permet de garantir la durée de vie de l'ouvrage tout
entier. Comme pour les matériaux vus précédemment il y a la possibilité
d'assemblage des éléments étape par étape. Toutefois dans le cas du
montage des ouvrages volumiques : panneaux de murs, de planchers
intermédiaires, de fermes, l'essentiel c'est le système d'accrochage et de
levage qui est fondamental. Pour les panneaux de mur, et de plancher, du
fait de leur poids doivent être montés par une grue. Mais pour le montage
des fermes en bois de grandes dimensions il faut deux grues pour éviter le
balancement dû à la légèreté des ouvrages et par souci de conserver tous
les éléments en sécurité.

Remarque : La grande différence dans le montage des ouvrages en bois


par rapport aux ouvrages en béton armé réside dans le fait que :

- la fixation définitive des ouvrages en bois ne se fait pas par


soudure ou coulage du béton dans les joints mais elle se fait par
boulonnage, par collage, ou par rivetage.

- il y a un traitement contre les insectes et les champignons de même


que contre l'humidité.

D'une manière générale l'opération de montage des ouvrages en bois se


fait après serrage des boulons et correction des défauts (souvent dû au
levage).
Il faudra prendre toutes les dispositions pour éviter le cisaillement au niveau
des endroits d'accrochage des éléments aux appareils de levage.

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Figure 3.17 : Montage des structures portiques en bois

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