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Dictée #1 / G2 ( Semaine Sept.

14)

Anna et Fatima préparent un long voyage. Elles ont acheté des nouvelles valises noires et des
nouveaux vêtements. Élise est allée faire examiner ses yeux larmoyants par un
ophtalmologiste. Rose a le visage allongé et maigre. Son teint est blême. Les vitamines sont
indispensables au bon fonctionnement de notre organisme, d’où l’importance d’une bonne
alimentation. Victor a fait faire la vidange du réservoir d’huile de son automobile. Bientôt, elles
accompliront un travail mieux rémunéré qui sera bon pour leur santé physique et leur
moral. Vendredi, le cultivateur va labourer sa terre avec son nouveau tracteur. Ces trois hommes
prendront le train de banlieue pour retourner à leur résidence. Mes souliers de marche sont très
utiles pour les randonnées de toutes sortes. À mon souvenir, il portait un veston gris et un
pantalon noir.

Dictée #2 / G2 ( Semaine Sept. 21)

Ce matin, maman m' a amenée à l' hôpital parce que mon abdomen me fait souffrir. Même si j'
essaie de le cacher, cela me rend un peu nerveuse. Heureusement, je vois s'approcher vers moi
le même médecin qui a fait mes points de suture l'an dernier, quand je m'étais entaillé le mollet.
Il m'accueille avec un large sourire, me questionne sur mes symptômes, m'ausculte et prend mon
pouls, tout en me racontant quelques blagues bien rigolotes. L'œil brillant, il me fait remarquer
le logo qui orne son sarrau. Le baobab, raconte-t-il, est un arbre médicinal. Il constitue une partie
essentielle de la pharmacopée traditionnelle africaine. Il m'explique ensuite comment toutes ses
parties sont exploitées à des fins nutritionnelles, thérapeutiques ou pharmaceutiques, pour
prévenir ou soigner d'innombrables maux. Son exposé est si passionnant, que je ne me suis
jamais rendu compte des quatre prises de sang qu'il m'a faites! Quelle habile astuce!

Dictée #3 / G2 (Semaine Sept. 28)

Assis sous un baobab, je contemple le paysage idyllique qui s'offre à moi. La pénombre me permet
encore d'admirer l'élégance sénégalaise des bougainvillées vivement colorées du jardin. Au loin,
le crépuscule enflamme doucement l'horizon et la mer scintillante se couvre de rougeoiements.
Je savoure rêveusement ce moment de quiétude, sachant que bientôt la fête battra son plein, car
aujourd'hui commence le carnaval. Dans la région où j'habite, toute la population assiste
immanquablement à cet événement organisé annuellement à la veille du carême. Les marmots
envahissent alors les rues, vêtus de déguisements des plus banals aux plus extravagants. Armés
de crécelles et de djembés, ils s'agglutinent dans un euphorique, mais dissonant cortège qui
sillonne bruyamment tout le quartier, semant l'allégresse sur son passage. Nouvelle orthographe
: accepter aussi évènement,
Dictée #4 / G2 (Semaine Oct. 5)

Des grosses sauterelles vertes s’apprêtent à sauter dans les herbes sauvages. Ils apposeront
leur signature sur les sept copies originales. Cette semaine, nous mangerons des saucisses
douces au bœuf. Les singes comiques tapent sur les petits tambours lors de la
représentation du cirque. Au Canada, on fabrique le sirop d’érable à partir de la sève de l’érable
à sucre que l’on fait bouillir. À soixante ans, j’ai le souffle court, mais mes os sont très
solides. La vue de cette fontaine donne soif à ces jeunes soldats. Le soleil brûlant dessèche les
sols fertiles de la région. Les nouvelles téléphonistes ont pris soin de bien répondre aux clients
impatients. Ce grand voilier va sortir du quai, tandis que le capitaine du bateau voisin
doit réparer la toile de sa voile.

Dictée #5 / G2 (Semaine Oct. 12)

Rolande a fait cuire un rôti de bœuf dont la chair était saignante au centre. Les anciens
mécaniciens passaient en revue les automobiles qui présentaient diverses défectuosités. Les
petits ruisseaux se jetaient dans cette jolie rivière entre les deux montagnes. Ces jeunes voyous
rôdaient dans la rue et ils s’acharnaient contre quelques piétons. Denis s’amusait à faire des ronds
dans l’eau en lançant des petits cailloux à la surface. Paul et ses amis se rencontraient tous les
vendredis à leur résidence. Les saumons remontent les rivières pour aller frayer. Les œufs pondus
par les femelles seront fécondés par les mâles. Je fais souvent des rêves agréables, mais parfois
ils sont étranges. Tu me rends l’argent que tu m’as emprunté. Éva retournait les crêpes dorées
en les faisant sauter dans la poêle.

Dictée #6 / G2 (Semaine Oct. 19)

Près de chez nous, il y a un immense parc national considéré comme une réserve de la
biosphère. Papa et moi adorons le sillonner pour observer les animaux qui le peuplent. C'est
un des rares endroits où il est possible de voir évoluer dans leur environnement plusieurs
espèces animales en voie d'extinction au Sénégal, comme l'hippopotame pygmée, le python,
l'oryctérope et l'éland. L'annihilation presque complète de ces espèces par le braconnage, la
culture sur brûlis ou l'exploitation minière à outrance est une situation atterrante. Je
souhaiterais que tous les pays ayant adhéré aux conventions sur la biodiversité respectent leur
engagement. J'aimerais qu'on éduque les gens afin qu'ils adoptent tous des comportements
plus écologiques. Notre planète est souffrante. En coopérant, nous pouvons la ragaillardir.
Dictée #7 / G2 (Semaine Oct. 26)

Un souper imparfait.

Hier, le Petit Chaperon Rouge a vendangé des champignons verts et des


champignons orange qui poussaient dans la verte forêt derrière chez elle. Ce soir, elle prépare
une crème de champignons des bois, car elle participe à l’émission Un souper tout à fait parfait!
La soupe contiendra des amanites tue-mouches et des amanites phalloïdes qu’elle
a ramassées sous un gros orme. Blanche-Neige, qui rend quelquefois visite à son amie, a vu
les champignons dans la maison et a terriblement peur. Les nains l’ont prévenue :
ces cryptogames sont vénéneux. Le Petit Chaperon Rouge, toutefois, est incrédule. Les
champignons, que lui a montrés un mycologue, sont comestibles! Blanche-Neige se demande
donc comment convaincre son amie que les invités seront tous intoxiqués après
avoir ingéré une soupe préparée avec de tels champignons! Blanche-Neige se rue sur le
téléphone pour que les nains viennent à sa rescousse!

Dictée #8 / G2 (Semaine Nov. 2)

Les pompiers accourent de tous les côtés pour combattre l’énorme incendie, mais les vents
importants nuisent à leur opération de sauvetage. Mettras-tu du poivre moulu et de la poudre
de Cayenne sur les morceaux de foie de poulet ? Par cette soirée hivernale, j’aimerais aller
marcher et respirer à pleins poumons le bon air vif. Les pluies acides sont nuisibles pour la
végétation. C’est là qu’elle est venue au monde et qu’elle a passé les premières années de sa
vie. Autrefois, on allait puiser l’eau fraîche au puits. Au printemps, la température s’adoucit,
les bourgeons éclosent et la végétation renaît. Ces petits pains aux raisins secs font les délices
de mes déjeuners. Hier, ils ont ramoné la haute cheminée en la débarrassant de la suie
accumulée. J’ai obtenu une bonne réduction sur le prix de ces vêtements habillés.

Dictée #9 / G2 (Semaine Nov. 9)

Elles se rongeaient les ongles surtout lorsqu’elles étaient nerveuses. Certains joailliers
fabriquent beaucoup de bijoux avec des pierres précieuses telles que le diamant, le rubis, le
saphir et l’émeraude. Savez-vous comment s’appelle le médecin spécialiste des oreilles, du nez
et de la gorge? C’est un oto-rhino-laryngologiste. Mets cette pile d’assiettes sur le comptoir de
la cuisine et apporte-moi les petites cuillères. Ils poseront des lattes de chêne pour refaire les
planchers de la maison paternelle. Ces grands plateaux sont remplis de pâtisseries
orientales. Durant l’été, Élodie passait toutes ses journées à faire la chasse aux papillons. Hier,
cet enfant a pris un coup de soleil; sa peau va peler. Ces parachutes étaient mal pliés; ils
n’auraient pas pu s’ouvrir. Nous partageons notre vie depuis quelques mois et nous en sommes
très contents.
Dictée #10 / G2 (Semaine Nov. 16)

J’étudierai davantage et je ferai mieux la prochaine fois. Monsieur Noël a frôlé la mort lors d’un
accident lui occasionnant des blessures graves. Ces vieilles locataires vivront dans une
habitation à loyer modéré (HLM). Joseph et Colette n’aiment pas les liqueurs apéritives et
digestives, mais ils raffolent du vin rouge. Les étudiants cherchaient fréquemment des mots
dans leur dictionnaire. Deux trains de banlieue sont en retard sur leur horaire. Cet horloger est
entré à l’hôpital parce qu’il a mangé des huîtres contaminées. Sa joie intérieure est si profonde
que rien ne l’aurait altérée. Tes journées sont tellement chargées que tu rêves déjà à tes
vacances d’hiver. Ils choisiront des huiles médicamenteuses à base de camphre pour se
soigner.

Dictée #11 / G2 (Semaine Nov. 23)

Les nouvelles mariées sont habillées de blanc, et leur voile va jusqu’à terre. Les dirigeants
confirment le maintien d’une centaine d’emplois dans l’usine d’automobiles. Cela fait
maintenant trois ans qu’elles sont parties à l’étranger. En mai dernier, Paul a assisté à la
naissance de son enfant. L’accouchement de sa femme s’est très bien déroulé. Fabienne et Guy
passent la majeure partie de la journée à faire du bénévolat. Autrefois, ses nœuds de cravate
étaient trop serrés. Maintenant, ils sont trop lâches. Est-ce que tu aimes manger des noix de
cajou et des noisettes ? Il est préférable de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier,
car on s’expose à tout perdre. Les oiseaux sont ovipares, c’est-à-dire qu’ils se reproduisent par
des œufs. Nous éplucherons des oignons et des patates pour le dîner.

Dictée #12 / G2 (Semaine Nov. 30)

Je vais vous raconter une histoire qui est arrivée il y a longtemps, quand j’étais encore un jeune
homme d’affaires célibataire. Il y avait une fille de mon village qui avait été abandonnée par
sa famille parce qu’elle avait eu un enfant. C’était une honte publique dans ce temps-là. Elle
s’était cachée dans une petite pièce au fond d’une de mes usines. Je l’avais trouvée un matin
par hasard, mais elle vivait là depuis des mois. L’air était frais, il y avait une odeur forte et une
caisse remplie de déchets tombée sur le côté. Elle avait les pieds tout sales, son bébé avait les
yeux séchés. Elle m’avait souri avec de la peur dans le regard, car d’habitude, personne ne
pénétrait dans sa cachette. Elle s’était tapie dans un coin, certaine que je lui donnerais un de
ces coups de pied, mais je décidai de ne pas la chasser, de lui laisser au moins ce recoin sous
mon toit. Même si tous l’avaient reniée, cela m’était égal. Peu à peu, les gens du village avaient
su qu’elle se cachait chez moi. Ces parents étaient venus me demander de leur prêter mainforte
en continuant à la garder, car même si la tradition disait de la renier, ils lui apportaient de la
nourriture en cachette. Avec le temps, je tombai en amour avec elle et son petit garçon, qui
avait de l’affection à revendre. Un jour, je lui déclarai mon amour, alors elle me dit : « Ah !
mon bon ami, si seulement ce petit ange pouvait être le vôtre ! » Je lui répondis: «Tes prochains
enfants, nous les ferons ensemble, devant Dieu et les hommes, et tous tes enfants porteront
mon nom.» Et cette femme, mes chers enfants, c’est votre mère.

Dictée #13 / G2 (Semaine Dec. 7)

Le cirque
Les mois qu’a duré notre entrainement en vue du spectacle du Cirque du Soleil ont enfin porté
leurs fruits. En effet, les années s’étaient succédé et nous avions presque perdu foi dans le
succès du grand évènement. Nous multipliions les répétitions, nous encourions d’importants
risques quant à l’aspect pyrotechnique du spectacle et nous n’acquérions que peu de nouvelles
connaissances techniques. Ce qui nous rendait la tâche ardue, c’était notre entraineur, qui
adoptait des mesures strictes, voire draconiennes. Nous avons donc riposté : « Il faut que tu
nous voies tels des professionnels. Mets-t ’y tout de suite et, par le fait même, sois davantage
boutentrain, car nous allons laisser ce projet en jachère. » À ce moment précis, notre confiance
en nous-mêmes s’est accrue et le spectacle fut acclamé par un public extatique et comblé.

Dictée #14 / G2 (Semaine Dec. 14)

L'arbuste jaune

Dans cette journée grise, une immense tache jaune illumine ce coin de jardin presque dépouillé.
Le jaune d'or de cet arbuste qui fut merveilleux avec ses baies rouges a changé le décor. Le
vent aura raison de toute cette splendeur d'ici quelques semaines. En attendant, quelle joie
pour les yeux que cet or gratuit remplaçant le soleil. Les beaux jours qui nous ont éblouis sont
rangés dans les tiroirs presque hivernaux. Mésanges et moineaux s'ébattent sur ce perchoir
ocre avant la tombée des feuilles qui s'amoncelleront (amoncèleront) bientôt sur le sol mouillé.
Au jour le jour, apprécions la nature si belle en cette saison.

Dictée #15 / G2 (Semaine Janv. 4)

La montagne

Je suis une femme téméraire, cela va sans dire. Des accidents collectionnés depuis ma tendre
enfance peuvent en témoigner. Prenez connaissance de l’expérience embarrassante que j’ai
vécue lorsque j’étais en vacances au mois d’aout dernier au mont Saint-Hilaire. J’escaladais la
montagne par un sentier pédestre à un rythme très calme. Au bord du chemin, des écureuils
poilus comme on n’en avait jamais vu se querellaient. Lorsque je suis arrivée à un peu moins
de deux-cents mètres du sommet, je me suis mise à courir afin de dépasser les autres
randonneurs. Dans ma course, mon pied a heurté la racine d’un arbre et j’ai trébuché
élégamment. En m’affalant, je me suis blessée au coccyx. Ma douleur excédant le seuil de la
tolérance, j’ai poussé un cri de désespoir qui a résonné dans toute la forêt. Heureusement pour
moi, deux jeunes marcheurs m’ont aidée à redescendre la pente.
Dictée #16 / G2 (Semaine Janv. 11)

Printemps

On avait perçu, dans la nuit d’encre, le lugubre et grand-guignolesque ululement de la chouette


lapone. D’aucuns auraient pu y voir un mauvais présage, comme le laissent croire les pires
superstitions. Or, à l’aube des années soixante au Québec, on se trouvait sous de meilleurs
auspices qu’en la décennie qui avait précédé, et on pouvait entendre, portées par le zéphyr au
gré des volatils effluves parfumés du printemps, des voix aux douces consonances murmurer
que le cri de l’oiseau de Minerve était plutôt de bon augure. L’étaient d’ailleurs aussi l’infatigable
épeire qu’on avait aperçue tissant vaillamment sa toile non loin des scilles immaculées et les
coccinelles tout allantes qui couraient se reproduire dans un lit de primevères fuchsia.
Quiconque eût prêté l’oreille aurait ouï des clochettes tintinnabulantes carillonner un début de
nitescence : la Grande Noirceur avait assez duré.

Dictée #17 / G2 (Semaine Janv. 18)

Camp de vacances

Être monitrice auprès des enfants n’est pas toujours de tout repos. En plus de s’occuper des
jeunes, on s’inquiète à savoir si leur séjour a été suffisamment long ou si les activités que nous
leur avons préparées leur ont plu. J’ai trouvé qu’une semaine, c’est assez pour qu’ils soient
heureux. Durant le camp de vacances, nous avons profité du lac, compte tenu de la canicule
qui sévissait en ces temps de saison sèche. Néanmoins, la journée à Charlevoix a été une
épreuve d’endurance. Les enfants furent accompagnés d’animatrices dynamiques et toutes
contentes et enthousiastes de pouvoir se baigner elles aussi. Celles-ci, bien qu’enthousiasmées,
furent exténuées. En plus des douleurs musculaires, elles avaient des extinctions de voix
persistantes. Heureusement, Elliott était là pour remonter le moral des troupes en étant
continument de bonne humeur.

Dictée #18 / G2 (Semaine Janv. 25)

Québec

Québec, capitale d’une province souvent, dans le cœur de certains, considérée comme pays.
En ton centre, le Vieux-Québec, pullule une pléthore de gens, Québécois comme touristes,
voulant te découvrir dans tes moindres détails. Tes plaines et ton château nous rappellent les
batailles ardues que nos ancêtres ont menées pour être maitres sur leurs terres. Ta Grande
Allée, l’été, s’offre à nous comme un paradis de la détente et de la gastronomie. Des terrasses
à perte de vue, toutes plus invitantes les unes que les autres, proposent, pour les voyageurs
affamés, des mets diversifiés et une multitude de boissons rafraichissantes. Ville d’histoire et
de découvertes, toujours tu éblouiras dames et messieurs déambulant dans tes rues.
Dictée #19 / G2 (Semaine Février 1er )

Une passion hors du commun

Maude était tombée sous le charme des champignons alors qu’elle portait encore des couches.
Ses parents s’étaient étonnés de son amour prompt pour ceux-ci alors qu’elle s’était faufilée à
quatre pattes parmi les sacs d’épicerie, en avait empoigné un dodu et l’avait déposé dans sa
bouche. La texture de l’aliment, qui rappelait le caoutchouc, et sa forme distincte avaient été
suffisantes pour instiguer le fameux coup de foudre. Persuadée qu’elle serait plus tard reconnue
comme la plus notoire des mycologues, la bambine proclamait incessamment aux membres de
sa famille qu’elle connaitrait de fond en comble l’univers des truffes et des morilles. Depuis,
gare aux incrédules qui avaient sottement associé sa passion à une lubie passagère de gamine!
Les conférences de Maude sur la singularité des champignons sont courues par les plus illustres
biologistes, et les plus vigoureux sceptiques ont été convertis par ses omelettes aux
chanterelles et aux bolets!

Dictée #20 / G2 (Semaine Février 8 )

Ciel moutonné.

Quels jolis nuages disposés dans le ciel comme autant de grosses boules de coton ! La journée
lumineuse que nous vivons en ce début d’automne se pare de si belles décorations célestes. Il
faut pourtant se dire que ciel moutonné n’est pas de longue durée. Profitons donc de la douceur
associée à ce phénomène souvent répété par beau temps. Les rêves qu’on aura nourris durant
ces heures magiques nous tiendront chaud dans l’hiver qui va naître (naitre). Une petite
promenade en cette époque délicieuse n’est pas un luxe. Le vent très calme autorise encore
les tenues allégées et décontractées. Laissons les idées sombres s’envoler et rejoindre les nues
qui nous ont enchantés.

Dictée #21 / G2 (Semaine Février 15 )

Un train peut en cacher un autre

Sur une place londonienne dûment clôturée pour la circonstance, de nombreux


badauds se sont agglutinés pour regarder un spectacle des moins banals : sur un circuit
composé de deux rails parallèles en fonte circule une machine bizarroïde qui crachote par sa
haute cheminée une fumée gris-noir. Moyennant finance, tout un
chacun peut s’installer à bord des chariots qu’on lui a accolés. Nous sommes au début des
années mille huit cent et cette attraction attirera moult curieux pendant deux
mois. son astucieux inventeur, qui a placé sur quatre roues la machine à vapeur imaginée par
Denis Papin et perfectionnée plus tard par James Watt, espère trouver grâce à ce prototype
des investisseurs susceptibles de financer ses recherches. mais vu les défaillances des rails,
il ne convainc personne. a Stephenson reviendra, une décennie et demie plus tard, l’insigne
honneur de faire circuler le premier chemin de fer avec voyageurs qui rendra caducs les
convois à traction hippomobile.

Dictée #22 / G2 (Semaine Février 22)

Au rendez-vous de la saison nouvelle.

Fin février déjà, quelques oiseaux zèbrent le ciel à la recherche de brins de paille et de
branchages morts qu’ils ont repérés depuis longtemps pour s’en fabriquer un nid douillet. Mille
signes prémonitoires marquent la fin de l’hiver quoique de fortes pluies ou de fraîches
(fraiches) giboulées soient encore à craindre. Les vêtements imperméables et chauds que
nous avons portés jusque-là n’ont pas encore réintégré le placard. Des pointes vertes trouent
le sol détrempé. Des crocus jaunes et des jacinthes mauves remplaceront bientôt les perce-
neige (perce-neiges) courageux qui nous ont réjouis précocement. Les températures plus
douces ne sont pas les dernières à nous indiquer le renouveau. Le jardinier n’a pas encore
affûté (affuté) ses outils, mais cela ne tardera pas. Bientôt les pelouses demanderont une
première coupe et les fenêtres s’ouvriront toutes grandes dans un délire printanier.

Dictée #23 / G2 (Semaine Mars 1er )

Nos rues

Qu’elles soient simples venelles, culs-de-sac, avenues ombragées ou vastes boulevards, les
quelque sept cents rues quadrillant notre ville racontent à leur manière son histoire, et c’est
un plaisir, samedi après samedi, de retrouver l’une ou l’autre dans la Tribune de Genève.

Les tout premiers noms de nos rues sont apparus dans la Genève moyenâgeuse, où, pour se
repérer, on recourait à un détail géographique, Rive par exemple, ou au nom d’une
corporation, d’un bâtiment proche, voire d’une auberge. Au dixneuvième siècle, quand les
bastions et les fortifications érigés au Moyen Age (Moyen-Age) et sous la Réforme se sont vu
démolir, la ville jusque-là contenue dans un espace somme toute exigu, s’est mise à croître
tous azimuts. Lieux-dits, faits historiques, entre autres, servirent à baptiser les nouveaux
espaces et parallèlement, les patronymes firent leur entrée dans la toponymie genevoise.
Ainsi Liotard, Toepffer (Töpffer), Louis Favre, Jaques-Dalcroze et moult célébrités de chez
nous ont été honorés, comme d’illustres étrangers dont Chateaubriand ou Liszt qui enseigna
quelque temps au Conservatoire. Rousseau lui, pour le bicentenaire de sa naissance, a eu
droit à un quartier entier. Un hommage posthume, peut-être, pour racheter l’autodafé de ses
oeuvres sur la place publique…
Dictée #24 / G2 (Semaine Mars 8 )

Le début de l'an neuf.

La gelée nous ayant gratifiés toute une semaine, nous imaginions un hiver rigoureux. Les
curieux déambulant dans les rues de la ville se renfrognaient et glissaient leurs mains
froides dans les poches molletonnées. au moment où les ventes au rabais sont arrivées, la
température était plus clémente et le désir de lécher les vitrines plus imminent. Les clientes
que l'on avait observées, enregistrant les prix qui seraient alléchants, se pressaient
maintenant, comme un troupeau suivant ses congénères, en quête de l'affaire à ne manquer
sous aucun prétexte. Les billets neufs et les pièces usagées qu'elles avaient comptés
diminuaient à vue d'oeil et les paquets rapportés étaient plus lourds que les bourses aplaties.
Foin des regrets ! Les boniments pour convaincre les gens avaient agi une fois encore.

Dictée #25 / G2 (Semaine Mars 15 )

Les tâches ménagères absorbantes.

Ceux et celles qui n’ont jamais goûté (gouté) aux tâches ménagères ignorent ce qu’elles ont
de contraignant. Le plaisir de la parfaite maîtresse (maitresse) de maison est, à coup sûr, de
voir rutiler tous les ustensiles employés chaque jour. Se demande-t-on pourtant si les travaux
que d’autres n’ont pas partagés étaient à la mesure du service rendu à la collectivité ? Que
diriez-vous de laver la vaisselle, de récurer le sol, de trier le linge, de le repasser, de
dépoussiérer les mille bibelots encombrant la maison ? Personne n’y avait pensé sans doute…
Assis confortablement à table, devant les bonnes petites choses qu’une main
experte a préparées, on se sent bien. Merci pourtant à une mère dévouée aidée souvent par
un père compétent.

Dictée #26 / G2 (Semaine Mars 22 )

Les jeux convoités.

La magie du six décembre n'est pas un vain mot. Petits et grands, ce jour-là, ont encore
espéré la venue, près de la cheminée, du patron des écoliers. Les surprises qu'il a déversées
pendant la nuit, bien entendu, ont fait pousser des exclamations joyeuses aux plus jeunes,
tandis que les autres, secrètement, savaient ce qu'ils recevraient. Les uns, qui avaient rêvé
d'un jeu électronique à la mode ou d'un livre sorti récemment, n'ont pas été déçus. Les
autres, assez gourmands, attendaient des figurines en chocolat ou des massepains
moelleux. peut-être n'y avait-il, plus sobrement, que quelques mandarines et des biscuits
croquants ! Pourtant, tous étaient contents des largesses du grand saint. Les fêtes de
décembre commençaient. Elles ont enchanté notre enfance et resteront, plus tard, dans nos
mémoires, des moments uniques à faire partager.
Dictée #27 / G2 (Semaine Avril 5 )

Un accident lamentable.

Ne sont-ils pas tous lamentables les accidents, qu'ils soient domestiques ou de la route ?
Celui-ci le fut à coup sûr, par la date où il se produisit, ce moment inopportun par excellence.
On était à la veille des fêtes de fin d'année. Les réjouissances que les passagers des deux
véhicules accidentés avaient attendues étaient maintenant improbables, même certainement
largement compromises. Tandis que clignotaient les feux bleus de l'ambulance et que les
sirènes hurlaient, les têtes embrumées par le choc se mettaient à penser aux circonstances
de l'accident. Des maux diffus, plus ou moins importants, perturbaient aussi leurs idées
pessimistes. Quoi qu'il en soit, quand la catastrophe est arrivée, il est trop tard de gémir
si ce n'est de douleur ! Les festivités passeraient malgré le désappointement des
sinistrés, mais leur vie était sauve heureusement !

Dictée #28 / G2 (Semaine Avril 12 )

Un automne hivernal.

L'an passé, la neige a déserté nos Ardennes, pénalisant non seulement les skieurs, mais les
vendeurs d'un précieux matériel de bonheur hivernal.

cette année-ci, quelle ne fut pas notre surprise ! Etait-ce possible ? L'or blanc, un jour de
novembre, était revenu sur les hauteurs. Les grands froids que nous avons subis par après
nous propulsaient un mois en avance. La neige n'a pourtant pas duré, même
si cette impression d'hiver était bien là, dans nos soirées raccourcies par le changement
d'horaire.

Les manteaux, les gants et les écharpes que vous avez ressortis des placards n'allaient plus
vous quitter durant de longs mois. La saison des feuilles mortes a été brève tandis
que se préparaient déjà les joies et les difficultés d'un temps plaisant pour les uns et
redoutable pour beaucoup.
Dictée #29 / G2 (Semaine Avril 19 )

Le malade imaginaire

George tend à devenir malade. Chaque jour, il se présente à la clinique de son quartier pour
subir une biopsie controuvée, en vain : la réceptionniste le renvoie chez lui. L’homme ne craint
rien. Il serait un homme serein s’il était atteint d’une malade incurable. La nuit, le malade
imaginaire rêve qu’il souffre d’un syndrome jamais vu avec des symptômes sibyllins. Lorsque
même son médecin le diagnostique hypocondriaque, le besoin du vieux se bute, inapaisé. Sur
ses vieux jours, George est fragile du nerf sciatique et commence à faire un peu d’ostéoporose.
Sans contredit, le vieil homme est en pleine santé selon son médecin. Quelquefois, George se
plairait avec une simple entorse lombaire. C’est un homme opiniâtre.

Dictée #30 / G2 (Semaine Avril 26 )

Une branche de lilas.

Les fleurs, aussi modestes soient-elles, nous ont émerveillés jusqu'à ce jour de
décembre où les premières gelées les ont flétries. Notre lilas blanc, quand ses énormes
grappes de mai triomphent sous le soleil, a été déserté par les moineaux piailleurs. Pourtant,
si l'on examine la branche où s'attardent deux mésanges, on y remarque des
bourgeons tout gonflés qui vont rester bien fermés pendant l'hiver. Déjà
on se prend à espérer des jours meilleurs, plus longs, plus ensoleillés. Ne sont-ils
pas, ces gros bourgeons, porteurs d'espoir ? Une branche de lilas, c'est peu, mais c'est
énorme. Les plus petits indices nous indiquent que tout se métamorphosera encore une fois,
comme toujours.

Dictée #31 / G2 (Semaine Mai 3)

Photos volées ?

Parmi les voyages sortant de l’ordinaire, il y en a un qui fait rêver : le safari ! Non pas celui
que pratiquaient jadis les chasseurs à l’affût des grands fauves sauvages, mais le safari
moderne où le fusil a été remplacé par l’appareil photo qui mitraille lui aussi, mais si
pacifiquement ! C’est dans le nord de la Tanzanie que l’on trouve, paraît-il, les plus beaux
parcs nationaux africains. Ils abritent, dans des paysages grandioses, une faune
exceptionnellement riche, de quoi faire de chouettes photos comme celles des lions perchés
dans les arbres, pendant comme d’immenses fruits brun clair. On peut aussi immortaliser les
troupeaux d’éléphants qui broutent sagement, et leurs congénères peu écolos qui coupent
des arbres entiers pour en prélever quelques rameaux. Vite, on va braquer l’objectif sur ces
couples de girafes marchant l’amble qui semblent danser gracieusement dans la savane, alors
que ce sont de jeunes mâles qui s’affrontent. Il faut aussi repérer les gnous et bien d’autres
animaux dont les photos constitueront d’excellents souvenirs !
Dictée #32 / G2 (Semaine Mai 10 )

Aux premières lueurs de la Révolution tranquille, nécessité était d’extraire les bonnes gens de
la Belle Province des opaques ténèbres dans lesquelles on les avait si longtemps maintenus.
Comme rien ne servait plus d’invoquer le Tout-Puissant ou quelque ange que ce fût pour pallier
les carences d’un système éducatif dysfonctionnel, voire déliquescent, il fut mis sur pied une
commission d’enquête sur l’enseignement dont les rênes furent confiées à monseigneur
Alphonse-Marie Parent. Ce prêtre humaniste à l’esprit fort accort était, disait-on, un véritable
nyctalope, dont les yeux noirs, noisette, verts ou vairons — allez savoir ! —, perçants et
perspicaces, sauraient discerner la voie à suivre. Visionnaires, lui et ses diligents collaborateurs,
au cours d’une enquête exigeante, se sont plu à échanger moult idées et se sont acharnés à
formuler les recommandations les plus judicieuses possible pour un enseignement censé
éclairer les esprits. Dans un rapport au style succinct n’ayant rien à voir avec ces logogriphes
truffés d’hypallages malvenues, ils ont, entre autres, jeté les bases pour un enseignement
laïque et démocratique, en plus de prôner la création du ministère de l’Éducation, des
polyvalentes et des cégeps.

Le rapport Parent a laissé au peuple québécois un inappréciable legs. Sans doute est-ce cet
héritage fécond qui s’entend au printemps dans l’hymne inspiré des quiscales, des troglodytes
et des engoulevents qui, s’égosillant telles des mezzosopranos, chantent un temps meilleur.