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CALCULE THEORIQUE DES CONTRAITES ET DES DEFORMATION

2019/2020

III Calcul théorique des contraintes et des déformations.

III.1 Comportement des composites sous sollicitation mécanique


III.1.1 Fatigue

La fatigue est la réponse d'un matériau à des contraintes périodiques ou variables dans le
temps sous contrainte ou déplacement. La durée de vie en fatigue d'un même matériau dépend du
niveau de contrainte, de l'historique de la charge et de l'énergie thermique humide. Généralement,
les tests de fatigue sont effectués à travers un cycle sinusoïdal, ce qui limite la description des
charges de fatigue à trois expressions de paramètres. D'un point de vue général, pour la grande
majorité des matériaux composites renforcés de fibres, la baisse des propriétés élastiques lors de la
fatigue peut être divisée en trois stades

-Une phase initiale (stade I) est caractérisée par une diminution rapide de la rigidité,
principalement due à la fissuration latérale de la matrice.

-Phase de propagation (stade II), au cours de laquelle la réduction de la rigidité est quasi-
linéaire par rapport au nombre de cycles.

-Au stade final (stade III), la perte de raideur augmente subitement et provoque une rupture.
Dans la dernière étape, du fait de la fusion des défauts générés, la rupture locale initiale de la fibre
conduit à la rupture de l'ensemble du verrou

III.1.2 L’endommagement

L’endommagement est un processus décrivant l'initiation de défauts microscopiques et leur


propagation macroscopique sous l'influence de contraintes statiques ou cycliques. La progression de
l'endommagement se déroule selon différents modes indépendants et conduit à une perte de
cohésion du matériau, et donc à une modification de ses propriétés mécaniques. Une étape
particulièrement délicate du traitement du composite peut provoquer des discontinuités, c'est-à-dire
des défauts de matrice. Lorsque le matériau est soumis à des forces externes, ces discontinuités
contribuent au déclenchement de l'endommagement et de la perte de rigidité structurelle. Ces
sources comprennent: la fissuration et / ou le désalignement des fibres, la porosité de la résine, une
mauvaise adhérence fibre / matrice, les zones riches en résines et discontinuités géométriques.
Aussi, la délamination est un processus de décohésion plate à la jonction de deux couches
successives de stratifié, sous l'influence de contraintes inter-couches. En raison des contraintes très
élevées sur les bords libres, le délaminage est considéré comme le phénomène d'endommagement le
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plus diffus dans les structures composites et celui qui affecte le plus leur intégrité structurelle et leur
durée de vie [51].

III.1.3 Elasticité et viscoélasticité

Les matériaux composites mettent en effet les approximatifs classiques. La nature des lois
du comportement mécanique est varié avec la direction: élastique et linéaire dans le sens du
renforcement, peut être non linéaire, De plus, si le comportement du matériau composite peut être
considéré comme pour que les petites déformations soient linéaires, la viscoélasticité doit être
considérée pour des déformations plus importantes [52].

III.2 Comportement élastique des matériaux composites [53]


Pour un matériau donné, la loi de comportement est Contrainte et déformation lorsqu'elles
sont soumises à une contrainte externe. Devenu un état de contrainte du milieu élastique continu
aux points du système de coordonnées normales orthogonales (x, y, z), il est complètement défini
par le tenseur de contraintes σij. La Propriété mécanique de l'interface entre la fibre et la matrice est
très importante dans la réalisation structure composite. En fait, il ne devrait y avoir ni glissement ni
séparation entre les deux différentes phases de la structure pour obtenir de bonnes propriétés
mécaniques élasticités.

III.2.1 Loi de Hooke généralisée


La relation d'élasticité linéaire entre contraintes et déformations peut êtrecaractérisée par :
[σ]=[C] [ε] (III.1)
Ou sous la forme matricielle suivante:

σ1 C11 C12 C13 C14 C15 C16 ε1


σ2 C21 C22 C23 C24 C25 C26 ε2
σ3 C31 C32 C33 C34 C35 C36 ε3 (III.2)

σ4 C41 C42 C43 C44 C45 C46 ε4

σ5 C51 C52 C53 C54 C55 C56 ε5

σ6 C61 C62 C63 C64 C65 C66 ε6


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Dans cette loi, la matrice de rigidité C est symétrique donc le comportement linéaire d'un matériau
composite écrit à l’aide de 21 coefficients indépendants. La matrice de flexibilité ou de souplesse
Sij, peut êtreécrite sous la forme inverse, suivante:

ε=Sσ (III.3)

S 11 S 12 S13 S 14 S15 S 16
S21 S22 S23 S24 S25 S26
S= S31 S32 S33 S34 S35 S36 (III.4)

S41 S42 S43 S44 S45 S46


S51 S52 S53 S54 S55 S56
S61 S62 S63 S64 S65 S66

Avec : S= C -1

III.2.2 Matériaux monocliniques


Si le matériau a un plan de symétrie, monoclinique, quelques constantes sont nulles et le
comportement peut être décrit avec 13 constantes indépendantes.

σ1 C11 C12 C13 0 0 C16 ε1


σ2 C12 C22 C23 0 0 C26 ε2
σ3 C13 C23 C33 0 0 C36 ε3 (III.5)

σ4 0 0 0 C44 C45 0 ε4

σ5 0 0 0 C45 C55 0 ε5

σ6 C16 C26 C36 0 0 C66 ε6


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III.2.3 Matériaux orthotropes

On dit qu'un milieu est orthotrope pour une propriété donnée si cette propriété est invariante
en changeant la direction obtenue par symétrie autour de deux plans perpendiculaires. Nous notons
alors que la symétrie autour du troisième plan orthogonal estautomatique acquis. Ce comportement
est relativement bien fait pour les composites unidirectionnels

Figure III.1 Représentation des trois plans de symétrie d’un matériau orthotrope.

Les coefficients indépendants se réduisent à 9. La loi de comportement s'écrit alors:

σ1 C11 C12 C13 0 0 0 ε1


σ2 C22 C23 0 0 0 ε2
σ3 C33 0 0 0 ε3 (III.6)

σ4 C44 0 0 ε4

σ5 sym C55 0 ε5

σ6 C66 ε6
ou encore :

ε1 S11 S12 S13 0 0 0 σ1


ε2 S22 S23 0 0 0 σ2
ε3 S33 0 0 0 σ3 (III.7)

ε4 S44 0 0 σ4

ε5 S55 0 sym σ5
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ε6 S66 σ6
En introduisant les caractéristiques élastiques:

E1, E2, E3: Modules d’élasticité.

G12, G13, G23 : Modules de cisaillement.

ν12  , ν13 , ν23  : coefficients de contraction.

La relation (3.6) s’écrit :

1 −ν ₂₁ −ν ₃₁
ε1 E₁₁ E ₂₁ E ₃₁ 0 0 0 σ1
−ν ₁₂ 1 −ν ₃₂
ε2 E ₁₂ E ₂₂ E ₂₃ 0 0 0 σ2
−ν ₁₃ −ν ₂₃ 1
ε3 E ₁₃ E ₂₃ E ₃₃ 0 0 0 σ3 (III.8)

1
ε4 0 0 0 G₂₃ 0 0 σ4
1
ε5 0 0 0 0 G₃₁ 0 σ5
1
ε6 0 0 0 0 0 G₁₂ σ6

La symétrie de la matrice de souplesse [S] impose les relations suivantes :

ν ₂₁ ν ₁₂
 E₂ = E₁
ν ₃₂ ν ₂₃
 E₃ = E₂
ν ₁₃ ν ₃₁
 E₁ = E₃

III.2.4 Matériaux isotrope

Ce sont des matériaux invariables indépendamment du changement de repère, toutes les directions
sont donc identiques. Chaque plan étant un plan d'isotropie, le nombre de coefficients indépendants
se réduit à 2 coefficients et la loi de comportement s'écrit :
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σ1 C11 C12 C12 0 0 0 ε1


σ2 C11 C12 0 0 0 ε2
σ3 C11 0 0 0 ε3 (III.9)
C ₁₁−C ₁₂
σ4 2 0 0 ε4
C ₁₁−C ₁₂
σ5 sym 2 0 ε5
C ₁₁−C ₁₂
σ6 2 ε6

En termes de constantes techniques l’inverse de la relation (3.9) s’écrit :

1 −ν −ν
ε1 E E E 0 0 0 σ1
−ν 1 −ν
ε2 E E E 0 0 0 σ2
−ν −ν 1
ε3 E E E 0 0 0 σ3 (III.10)

1
ε4 0 0 0 G 0 0 σ4
1
ε5 0 0 0 0 G 0 σ5
1
ε6 0 0 0 0 0 G σ6

Avec :

E
 G= 2(1+ν )

III.2.5 Matériaux quasi isotropes

Ce sont des matériaux orthotropes invariants par rotation de 90 autour de l’un quelconque
des axes du repère d’orthotrope, le nombre de coefficients indépendants se réduit à 3 coefficients, la
loi de comportement s'écrit:
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σ1 C11 C12 C12 0 0 0 ε1


σ2 C11 C12 0 0 0 ε2
σ3 C11 0 0 0 ε3 (III.11)

σ4 C44 0 0 ε4

σ5 sym C44 0 ε5

σ6 C44 ε6
III.3 La loi de comportement d'un composite stratifié
 u0 = u0 (x, y): Le déplacement du plan moyen suivant la direction x.
 v0 = v0 (x, y): Le déplacement du plan moyen suivant la direction y.
 w = w(x, y): Le déplacement du plan moyen suivant la direction z.

∂u₀
ε 0x
∂x

∂v ₀
ε 0y= (III.12)
∂x

∂u₀ ∂v ₀
γ 0xy
∂x + ∂x

Avec
 u= u0 – zβ
∂w
 β= ∂ x
∂w
 u= u0 – z ∂ x
∂w
 v=v0 –z ∂ y

On peut écrire :

∂ w( x , y)
 u(x,y)= u0(x,y)– z ∂x
∂ w( x , y)
 v(x,y)=v0(x,y)–z ∂y
(III.13)
 w(x,y)=w0(x,y)
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Et les déformations sont données par:

∂u ∂ ∂w
εx= ∂ x = ∂ x ¿u0 – z ∂ x )
∂v ∂ ∂w
εy= ∂ y = ∂ y ¿v0 – z ∂ y ) ( III.14)

∂u ∂ v
γxy= +
∂x ∂ y

Donc:

∂²w
εxε 0
x -∂x²
∂²w
εy = ε 0y +z - ∂y² (III.15)

∂² w
γxyγ 0
xy -∂x ∂ y
Où:{ ε }={ ε ⁰ }+z{ k }

Avec { k } etlacourbureduplanmoyen

∂²w
kx -∂x²

∂²w
{ k }=¿ ky = -∂y² (III.16)

∂² w
kxy -∂x ∂ y

Alors

σx 𝚀11 𝚀12 𝚀16 ε 0x kx


σy = 𝚀12 𝚀22 𝚀26 ε 0y + z ky (III.17)

τxy 𝚀16 𝚀26 𝚀66 γ 0xy kxy


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Figure III.2 Section droite d'un stratifié déformé

Les efforts de membrane sont donnés par expressions suivantes:


h
2

N ₓ=∫ σ ₓ dz (III.18.a)
−h
2

h
2

Ny¿ ∫ σ y dz (III.18.b)
−h
2

h
2

Txy=∫ τ xy dz (III.18.c)
−h
2

Ou encore

(III.19)

Avec :

{ σ }k=[ Q́ ] k{ ε 0k } +z[ Q́ ]k{ K }k


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Dans (III.19) on trouve

Nx
Ny = ∫[ Q́ ]k{ ε 0 }dz+∫[ Q́ ]k{ K }zdz (III.20)

Txy

Pour n couches:

(III.21)

on résulte:

Nx A11 A12 A16 ε 0x B11 B12 B16 kx

Ny = A12 A22 A26 ε 0y + B12 B22 B26 ky (III.22)

Txy A16 A26 A66 γ 0xy B16 B26 B66 kxy

Avec:

 [ A ] est la matrice de rigidité en membrane.


 [ B ]est la matrice de couplage.
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Figure III.3 Présentations de n couches du stratifié

III.4 Dimensionnement des structures composites [54]


Actuellement, les experts ont de plus en plus de méthodes d'investigation Étudiez la
puissance des matériaux composites. Ces méthodes permettent de définir le quasi-optimal de
l'association de matrice d'amélioration pour une application donnée.Paradoxalement, la taille et la
méthode d'analyse de la structure en couches basés sur des méthodes pragmatiques et originales.
Pour évaluer la résistance de la structure stratifiée, vous devez dimensionner. Norme limite
de taille en charge monotone ou des critères d'échec basés sur l'hypothèse d'un comportement
élastique. Les ingrédients de base, les fibres et la matrice sont fragiles. Ils sont généralement dérivés
d’inférences standard limites élastiques isotropes. Ces critères sont généralement exprimés en
catégories restrictions utilisant une fonction scalaire appelée critère limite. Cette fonction vous
permet d'estimer l'intensité de la contrainte appliquée.
Classiquement, le critère de contrainte maximale et le critère de déformation maximale sont
utiliséset les critères énergétiques de Hill. Ils fournissent une évaluation préliminaire de la
résistance mécanique du stratifié. Ces critères nécessitent une connaissance des contraintes ou
déformations à la rupture.

III.4.1 Dégradation des Matériaux Composites


III.4.1.1 Introduction
Les nouvelles utilisations des matériaux composites nécessitent une confiance accrue dans
ces matériaux. En fait, les matériaux composites ont longtemps été limités à des composants à faible
contrainte et sont maintenant largement utilisés dans des structures importantes, en particulier dans
le domaine aérospatial.
Compte tenu des problèmes de sécurité rencontrés par ces structures, les concepteurs doivent avoir
une compréhension précise de la dégradation qui peut se produire à l'intérieur, et ces dommages qui
peuvent détruire la résistance mécanique.
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Figure III.4 Le caisson central de voilure de l'A380, réalisé en composites

La dégradation mécanique qui peut être observée dans la catégorie très courante des structures
composites: les stratifiés à base de plis unidirectionnels, en particulier ceux formés à partir de fibres
continues (généralement en verre ou en carbone) dans la matrice organique La figure III.5 donne
des exemples de dégradations que l'on peut observer dans les stratifiés

Figure III.5 Structure d'un composite stratifié à base de plis unidirectionnels

III.4.1.2 Phénomènes physiques

Comme tous les matériaux, les composites stratifiés ont tendance à se dégrader selon deux
grands principaux:

-La dégradation commence à l'échelle microscopique, puis se réorganise et se développe à une


échelle plus élevée;

-La dégradation se produit préférentiellement à l'interface du matériau, et sa résistance n'est


généralement pas aussi bonne que les matériaux environnants. Plusieurs phénomènes se produisent
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lors de la dégradation des matériaux composites, et des interactions importantes seproduisent entre
eux. La figure III.6 représente les phénomènes rencontrés lors de la dégradation d’un matériau
composite classés en trois grandes familles:
 Thermique
 Chimique
 Mécanique.

FigureIII.6 Schéma des différents phénomènes en jeu lors de la dégradation thermique d’un
matériau composite

III.4.1.3 Endommagement des stratifiés

Plusieurs types d'endommagement peuvent se produire à l'intérieur du stratifié au niveau des


fibres (rupture des fibres) et à l'intérieur de la matrice (fissuration de la matrice). De plus,
d'endommagement matriciels peuvent se produire dans le pli ou à l'interface entre deux plis
adjacents. La figure III.7 [3,4] décrit la dégradation des composites stratifiés unidirectionnels
stratifiés (dans des tubes à essai lisses soumis à des membranes).

1-La forme endommagée des fibres et des écailles matricielles est microfissures dans la
cohésion de la matrice et des fibres / matrice (indiquées en jaune sur la figure III.7 de l'étape 1)
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2. Cette coalescence micro-endommagée entraîne des dommages qui apparaissent dans les plis sous
forme de fissures parallèles aux fibres. Ce dernier traverse alors l'épaisseur et lalargeur de
l'éprouvette dans le pli mal aligné par rapport à l'axe de chargement. En raison de la concentration
de contraintes à l'extrémité de la fissure latérale (étapes 2-3), ces dommages intra-couche
entraîneront une couche différentielle.

3. La rupture des fibres provoque la rupture du matériau composite (étape 4).

Figure III.7 Scénario d'endommagement au cours d'un chargement d'un stratifié

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