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Reservoir Engineering

Qu’est-ce qu’un gisement


Qu’est-ce qu’un gisement

Un gisement est formé d'un (ou plusieurs) réservoir(s) rocheux souterrain(s) contenant
des hydrocarbures liquides et/ou gazeux, et d'origine sédimentaire. La roche réservoir
est poreuse et perméable, et la structure est limitée par des barrières imperméables qui
piègent les hydrocarbures.
La disposition verticale des fluides contenus dans la structure est régie par la pesanteur.

La figure 1 ci-dessous représente une coupe donnant un exemple de gisement


d'hydrocarbures (anticlinal classique).

Un gisement est aussi un système


physique invisible et complexe
(milieu poreux), qu'il s'agit de connaître
au mieux, tout en sachant que notre
compréhension en sera limitée par la
pénurie d'informations.
Qu’est-ce que l’étude d’un gisement
Qu’est-ce que l’étude d’un gisement

L'étude d'un gisement a pour but, à partir de la découverte d'un réservoir


productif, d'établir un projet de développement qui cherchera à optimiser la
récupération des hydrocarbures dans le cadre d'une politique économique
donnée. Les spécialistes gisements continueront aussi à étudier le gisement
pendant la durée de vie du champ afin d'en tirer les informations nécessaires à
l'exploitation optimale du gisement.

Tout ceci nécessite notamment l'estimation des :

- volumes d'hydrocarbures in situ (quantités en place),


- réserves récupérables (estimées à partir de plusieurs modes d'exploitation
possibles),
- potentiels de production des puits (productivités initiales, évolutions), avec la
recherche de la rentabilité optimale pour un projet donné.
Qu’est-ce que l’étude d’un gisement

Il faut souligner le fait que le spécialiste de


gisements travaille sur un système qui lui est
matériellement quasi inaccessible. Il doit se
contenter de renseignements partiels, fournis
notamment par les puits, d'où des données
incomplètes et insuffisantes. En conséquence,
il doit extrapoler ces informations quasi
ponctuelles sur des kilomètres afin de
constituer une image synthétique du gisement,
ce qui permettra de faire des prévisions de
production qui pourront être assez fiables
pour un proche avenir, et beaucoup moins
dans un futur plus lointain ; mais ces
prévisions sont cependant indispensables pour
la recherche de l'optimum de l'exploitation.
Image du gisement
Image du gisement

L'image du gisement sera définie lorsque les


formes, les limites, l'architecture interne
(hétérogénéités), la répartition et les
volumes des fluides contenus dans le
gisement seront connus — ou tout au moins
approchés dans un premier temps.
Les techniques utilisées sont en partie
regroupées sous le terme de géologie de
réservoir (et de production) et ont pour
bases la géologie pétrolière et la
géophysique.
La figure 3 indique les différents aspects
fondamentaux nécessaires à l'élaboration
de l'image du gisement.
Image du gisement

Ces techniques font aussi appel fondamentalement à l'analyse directe et


indirecte des informations obtenues dans les puits.
Analyse directe : mesures sur carottes (core analysis) ; analyse PVT des fluides
(pression-volume-température). Ces mesures sont faites en laboratoire.

Analyse indirecte : les diagraphies (logging) qui sont enregistrées pendant le


forage — et certaines pendant la production.

A partir de l'enregistrement de paramètres physiques obtenus à l'aide


d'instruments descendus dans le trou au bout d'un câble, elles permettent
d'obtenir des renseignements essentiels sur la lithologie, la porosité et les
saturations en fluides. Le rayon d'investigation, de quelques décimètres,
représente déjà un espace reconnu beaucoup plus grand que celui des carottes.
Image du gisement

Caractéristiques du puits :
Le potentiel de production des puits est un autre élément fondamental d'appré-
ciation de la «valeur» du gisement découvert. Pour ceci, on met en œuvre des
essais de puits (well testing), qui consistent à mesurer les débits en surface et les
pressions des fluides en surface et au fond du puits, et permettent de plus
d'obtenir des renseignements très importants sur le réservoir, notamment la
perméabilité moyenne, mais cette fois-ci dans un rayon qui peut atteindre
plusieurs centaines de mètres autour du puits.

Dans certains cas, différentes couches seront identifiées, ou un milieu fissuré


sera reconnu, ou une barrière pourra être détectée. Ces essais permettront
aussi, avant la mise en production, de choisir l'équipement du puits
(complétion) le mieux adapté à la production.
Mécanisme de récupération
Mécanisme de récupération

Le soutirage des fluides par les puits provoque un abaissement de la pression


des fluides contenus dans le réservoir.

Lorsque l'écoulement est monophasique, les lois utilisées et l'interprétation en


sont relativement simples. Mais, par contre, les lois physiques gouvernant les
écoulements polyphasiques en milieu poreux sont assez mal connues, car
complexes et délicates à étudier. Dans la pratique, l'introduction de
perméabilités relatives répartissant les capacités d'écoulement entre fluides
(gaz/huile/eau) en fonction des saturations permet la généralisation des lois
simples de l'écoulement monophasique.

L'étude des mécanismes provoquant le déplacement des fluides vers les puits,
en drainage naturel (Primary Recovery), va mettre l'accent sur la connaissance
des fluides dans le réservoir et sur les hétérogénéités de ce dernier.
Mécanisme de récupération

Suivant les types de gisements et de fluides, le taux de récupération pourra ne


pas dépasser quelques pourcents des quantités en place : 25 % en moyenne
pour l'huile ou, au contraire, atteindre ou dépasser 75 % (gaz)

On appelle réserves les volumes récupérables que l'on estime pouvoir produire :
Réserves = volumes en place x taux de récupération
Réserve Pétrolière
Réserve Pétrolière

Le terme de «réserves» concerne les quantités en place récupérables estimées


(à produire). Pour le total des quantités déjà produites, et futures, on parlera de
«réserves initiales».
Les réserves obtenues par drainage naturel dépendent :
A- Des quantités en place et de leur répartition.
B- Des caractéristiques des fluides et de la roche.
C- Des mécanismes de drainage existants et du rythme de production.
D- Des facteurs économiques.
Réserve Pétrolière

Classification des réserves est la suivante ; elle est à la fois technique et écono-
mique.
Dans tous les cas, il s'agit de réserves récupérables et non de réserves en place.

*Prouvées : Réserves découvertes qu'on est raisonnablement assuré de pouvoir


produire dans les conditions économiques et techniques actuelles.
*Probables : Réserves découvertes qui ont une probabilité raisonnable de
production avec une technologie et une rentabilité voisines de celles qui existent
actuellement.
*Possibles: Réserves non encore découvertes, mais dont on a lieu de supposer
l'existence avec un degré raisonnable de probabilité.

Ultimes : Prouvées + Probables + Possibles.


TESTS
EXERCICE 1
EXERCICE 2
EXERCICE 3
ANSWER
TEST 1 ANSWER
TEST 2 ANSWER
TEST 3 ANSWER
RÉSUMÉ