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Classe

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2 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


MOYENNE, MEDIANE, CLASSE
MODALE ET DISPERSION D'UNE SERIE
STATISTIQUE
Une étude statistique comprend en général les étapes suivantes :
1. on précise les questions auxquelles on veut répondre ;
2. on procède à une enquête, on collecte les données ;
3. on présente ces données dans un tableau ;
4. on représente cette série statistique à l'aide d'un diagramme ;
5. intervient enfin le mathématicien qui procède au calcul de paramètres permettant de
caractériser toute la série statistique à l'aide de quelques nombres.

1. Comment établir le tableau d'une série statistique ?

En statistiques, on appelle population l'ensemble sur lequel on travaille.


Dans cette population, on étudie un caractère que l'on appelle variable statistique. On étudie
principalement des variables quantitatives, c'est-à-dire des variables qui prennent des valeurs
numériques.
La variable quantitative peut être :

 soit discrète, quand elle prend un nombre fini de valeurs ;


 soit continue, quand elle prend toute valeur comprise entre deux nombres donnés.

Quand la variable statistique X est discrète, on compte pour chaque valeur de X le nombre
d'individus prenant cette valeur ; c'est l'effectif de la valeur. On aboutit à un tableau du type :

Quand la variable statistique X est continue, on regroupe les valeurs en classes.


Les classes sont des intervalles semi-ouverts . Leur amplitude est le nombre 

et leur centre, le nombre  .


Pour chaque classe, on compte le nombre d'individus qui prennent une valeur supérieure ou
égale à  et inférieure à   : c'est l'effectif de la classe. On aboutit à un tableau du type :

Remarques

 Quand le nombre de valeurs prises par la variable statistique est trop grand, on
traite la variable discrète comme une variable continue.
 Quand on regroupe les valeurs par classes, on essaye d'avoir des classes de même
amplitude et pas trop nombreuses. Mais, souvent, les valeurs extrêmes posent
problème, c'est pourquoi les premières ou dernières classes sont soit ouvertes, soit
d'amplitude différente des autres classes.

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2. Comment représenter une série statistique ?

Pour représenter une variable statistique discrète, on utilise un diagramme en bâtons (chaque
bâton a une hauteur proportionnelle à l'effectif et/ou à la fréquence) ou un diagramme
circulaire (chaque secteur est proportionnel à l'effectif et/ou à la fréquence).
Par exemple, la répartition sociologique de 60 étudiants est la suivante : 8 ouvriers ; 23
cadres ; 15 professions libérales ; 11 enseignants et 3 autres.
Pour représenter cette série par un diagramme circulaire, on calcule pour chaque secteur
l'angle au centre. Pour le secteur « ouvriers », l'angle au centre est de ,
soit 48°.
On procède de même pour les autres secteurs et on obtient le diagramme suivant :

Pour représenter une variable statistique continue, on trace un histogramme. L'histogramme


est constitué de rectangles juxtaposés dont la surface est proportionnelle à l'effectif de la
classe correspondante.
Si les classes ont des amplitudes égales, la hauteur des rectangles est proportionnelle à
l'effectif. Si les classes ont des amplitudes inégales, on représente la classe ayant la plus petite
amplitude ; puis on compense une amplitude k fois plus grande par une hauteur k fois plus
petite.

3. Comment calculer une moyenne ?

Quand la série statistique est discrète, de taille n, on peut la représenter sous forme d'un
tableau du type :

où .
On appelle moyenne de X le nombre :

.
Quand la série statistique est continue, de taille n, on a un tableau du type :

Pour calculer la moyenne d'une telle série, on utilise la formule précédente en remplaçant
par le centre de l'intervalle .
La moyenne de X est alors le nombre :

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, où .

4. Comment utiliser les propriétés de la moyenne ?

Lorsque l'on modifie les valeurs d'une série statistique par des opérations simples, il n'est
pas toujours nécessaire de recommencer le calcul de la moyenne.
On utilise les propriétés suivantes :

 si est la moyenne des nombres et celle des nombres


, alors la moyenne des nombres
est  ;
 si k est un réel quelconque et la moyenne des nombres , alors la
moyenne des nombres est  ;
 si est un réel quelconque et la moyenne des nombres , alors
la moyenne des nombres est .

5. Comment calculer une médiane ?

La médiane est le nombre qui sépare la série ordonnée en valeurs croissantes en deux
groupes de même effectif.
Pour la trouver, on écrit la liste de toutes les valeurs de la série par ordre croissant, chacune
d'elles étant répétée autant de fois que son effectif.
On distingue ensuite deux cas :

 si l'effectif total n est un nombre impair, la médiane est le terme de rang  ;


 si l'effectif total n est un nombre pair, la médiane est le centre de l'intervalle formé
par les termes de rang et .

Quand la série est regroupée par classes, on détermine la médiane graphiquement à partir
du polygone des effectifs ou des fréquences cumulés.
On calcule pour chaque classe l'effectif cumulé croissant , c'est-à-dire le nombre
d'individus qui prennent une valeur inférieure à . On place ensuite dans un repère les
points , on obtient ainsi le polygone des effectifs cumulés croissants.
La médiane est l'abscisse du point dont l'ordonnée est .

6. Quels autres paramètres peut-on calculer ?

Les mathématiciens disent parfois qu'il existe autant de paramètres statistiques que de
statisticiens. Sans aller jusque-là, on peut donner ou calculer, outre la moyenne et la médiane,
les paramètres suivants :

 les valeurs extrêmes, c'est-à-dire la plus grande valeur et la plus petite


valeur atteintes par la série ;

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 l'étendue, c'est-à-dire la différence entre la plus grande et la plus petite valeur
prises par la variable, soit ;
 le mode (ou la classe modale), c'est-à-dire la valeur (ou la classe) ayant le plus
grand effectif.

Remarque
Un paramètre, quel qu'il soit, n'a guère de sens en lui-même. Les enseignements que l'on peut
tirer d'une série statistique proviennent plus souvent de la comparaison des paramètres entre
eux.

À retenir absolument
La moyenne de X est le
nombre :

.
La médiane est le
nombre qui sépare la
série en deux groupes de
même effectif.

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LA NOTION DE FREQUENCE,
SIMULATION ET FLUCTUATION
D'ECHANTILLONNAGE
Pas de journal écrit ou parlé sans son sondage quotidien, avec son lot de pourcentages et de
commentaires. Mais ces sondages sont-ils fiables ? Nous allons présenter ici les notions qui
les sous-tendent (celles de fréquence et de simulation) et préciser les limites de leurs résultats.

1. Comment établir une distribution des fréquences d'une série statistique ?

On part d'une série statistique X représentée par un tableau du type :

On calcule pour chaque valeur de la série la fréquence relative  .

C'est le rapport , soit : .


La distribution des fréquences d'une série statistique est l'ensemble des fréquences de toutes
les valeurs de la série. On la donne sous forme d'un tableau :

Plus généralement, on appelle fréquence d'un événement la somme des fréquences des valeurs
qui constituent cet événement.

2. Comment observer une fluctuation d'échantillonnage ?

Quand on veut connaître la proportion p d'un caractère dans une grande population, il est long
et coûteux de faire une enquête sur tous les individus. On prélève alors un échantillon.
Prélever un échantillon de taille n dans la population, c'est prendre simplement n individus
(ou répéter n fois une expérience dans des conditions identiques) sur lesquels on mesure le
caractère étudié.
La série statistique composée des n résultats obtenus constitue un échantillon de taille n.
Cette méthode ne peut pas fournir la valeur exacte de p, car des échantillons différents
peuvent donner des proportions différentes.
Si on dispose de plusieurs échantillons, on peut observer ces différences sur leurs
distributions de fréquences. C'est ce qu'on appelle la fluctuation d'échantillonnage et il
suffit, pour l'observer, de prélever deux échantillons.

3. Comment interpréter un sondage ?

Nous venons de dire qu'à partir d'un échantillon, on ne peut pas connaître exactement la
proportion p d'un caractère sur toute la population entière.
Cependant, si on respecte certaines conditions, la proportion observée sur l'échantillon est
une bonne valeur approchée de la proportion p.
Ces conditions sont les suivantes :
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 il faut choisir les individus au hasard ;
 il faut remettre à chaque fois l'individu choisi dans la population (ou répéter
l'expérience dans des conditions identiques) ;
 il faut que la taille n de l'échantillon soit assez grande, on doit avoir .

Dans ces conditions, on peut même établir que, dans 93 % des cas (des échantillons observés),

, c'est-à-dire que est une valeur approchée de p à près.

4. Pourquoi et comment simuler une expérience ?

Une expérience aléatoire est une expérience dont l'issue (le résultat) dépend du hasard.
Simuler une expérience aléatoire, c'est remplacer cette expérience par une autre expérience
aléatoire qui permet de produire les résultats que l'on obtiendrait en réalisant effectivement la
première expérience.
On simule une expérience quand l'expérience initiale est difficile à réaliser parce que trop
coûteuse, trop longue ou difficilement observable.
En simulant une expérience plusieurs fois (c'est-à-dire en prélevant plusieurs échantillons), on
espère tirer de la distribution des fréquences et de leur fluctuation quelques enseignements.
Pour simuler une expérience, on peut utiliser une calculatrice et sa touche RANDOM ou un
tableur (Excel par exemple avec sa fonction ALEA).
La fonction RANDOM d'une calculatrice nous donne au hasard un nombre entre 0 et 1 avec
10 chiffres après la virgule.
Exemple
Dans une urne, on a placé 35 jetons rouges et 65 jetons verts. L'expérience consiste à tirer, de
cette urne, 10 jetons avec remise. N'ayant ni urne, ni jeton sous la main, comment peut-on
simuler cette expérience ?
On utilise la calculatrice : en appelant 10 fois de suite la fonction RANDOM, on obtient
10 nombres décimaux compris entre 0 et 1. On considère pour chaque nombre les deux
premiers chiffres après la virgule. Si le nombre ainsi formé est compris entre 1 et 35, on
considère qu'on a effectué un tirage d'un jeton rouge, sinon on considère que l'on a tiré un
jeton vert. On peut ainsi simuler autant de fois que l'on veut notre expérience.

À retenir absolument
La fréquence relative
d'une valeur d'une série
statistique est donnée
par le rapport

.
La proportion observée
d'un caractère sur un
échantillon de taille n
est une valeur approchée

à près de la
proportion p du
caractère sur la
population entière.
La 8touche RANDOM
MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde
sur la calculatrice
permet de simuler des
expériences aléatoires.
NATURE ET ECRITURE DES NOMBRES

« Le nombre entier vient de Dieu. Tout le reste est l’œuvre de l’homme. » Leopold Kronecker
(1823-1891).
Les entiers naturels ont été considérés à certaines époques comme une connaissance innée ou
comme un don des dieux. Depuis, d’autres familles de nombres ont été « construites » pour
résoudre de nouveaux problèmes : nombres décimaux pour améliorer les techniques
opératoires, nombres relatifs pour tenir compte des échanges commerciaux, nombres
rationnels et irrationnels pour mesurer des grandeurs, etc.
Nous allons étudier ici ces différents ensembles de nombres.

1. Comment déterminer à quel(s) ensemble(s) appartient un nombre ?

On distingue plusieurs ensembles de nombres.


est l’ensemble des nombres entiers ou entiers naturels.
 =  .
est l’ensemble des nombres entiers relatifs.
 =  .
est l’ensemble des nombres décimaux. Ce sont les nombres qui peuvent s’écrire sous la
forme avec et  ; ces nombres ont un nombre fini de chiffres après la
virgule.

Par exemple : est un décimal, mais n’est pas un décimal.


est l’ensemble des nombres rationnels. Ce sont les nombres qui peuvent s’écrire sous la
forme avec et * (ce sont donc des quotients d’entiers).

Par exemple : et sont des rationnels, mais n’est pas un rationnel.


est l’ensemble des nombres réels. C’est l’ensemble de tous les nombres que nous
utilisons ; on peut le représenter par une droite graduée :

Chaque nombre réel est représenté par un point et chaque point représente un réel.
Cet ensemble comprend des nombres irrationnels, c’est-à-dire des nombres réels qui ne sont
pas rationnels.
Ces ensembles de nombres vérifient les inclusions :                 .
Ce qui signifie qu’un naturel est aussi un entier relatif, qu’un entier relatif est aussi un
décimal, etc.
Pour reconnaître la nature d’un nombre :

on simplifie au maximum son écriture ;

dans le cas d’un quotient irréductible , on effectue la division. Si elle se termine


(si le reste est nul), est un décimal ; si elle ne se termine pas, on obtient une

9 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


écriture périodique et est un rationnel qui n’est pas un décimal ;

si on ne peut pas écrire le nombre comme un quotient d’entiers, alors c’est un


irrationnel.

2. Comment écrire un nombre décimal ?

Dans les matières scientifiques, on utilise souvent, pour écrire un nombre décimal, les
puissances de 10, de façon à avoir immédiatement une idée de l’ordre de grandeur de celui-ci.
Exemple
Soit le décimal 28 642,357.
On peut l’écrire avec un entier et une puissance de 10 : .
L’écriture scientifique de ce nombre est l’écriture composée d’un décimal compris entre 1 et
10, 10 exclu, et d’une puissance de 10 : .
En arrondissant le décimal de l’écriture scientifique à l’entier le plus proche, on obtient un
ordre de grandeur du nombre : .

3. Comment déterminer une valeur approchée ?

Lorsque l’on veut écrire un nombre réel dans le système décimal et que celui-ci n’est pas un
nombre décimal, on doit utiliser une valeur approchée.
Par exemple, .

Il n’y a pas égalité car les « 3 » continuent à l’infini.


Une valeur approchée peut être définie par défaut ou par excès. On parle de valeur
approchée à près, où p est un entier, quand la différence entre le nombre et sa valeur
approchée est inférieure à .
Pour déterminer la valeur approchée d’un nombre réel positif à n décimales :

 par défaut, on effectue la troncature à n décimales de ce nombre (cela revient à


supprimer les décimales qui suivent les n premières décimales) ;
 par excès, on prend la valeur approchée par défaut et on ajoute 1 à la dernière
décimale (cela revient à ajouter à la valeur approchée par défaut) ;

Pour déterminer la valeur approchée d’un nombre réel négatif à n décimales :

 par excès, on effectue la troncature à n décimales de ce nombre ;


 par défaut, on prend la valeur approchée par excès et on ajoute 1 à la dernière
décimale.

Pour calculer l’arrondi d’un nombre réel à n décimales, on considère la troncature du nombre
à n décimales, puis :

 si la -ième décimale est 0, 1, 2, 3 ou 4, alors l’arrondi est la troncature ;


 si la -ième décimale du nombre réel est 5, 6, 7, 8 ou 9, alors on obtient
l’arrondi en ajoutant 1 à la dernière décimale de la troncature.

4. Comment savoir si un entier est ou n’est pas divisible ?

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On dit qu’un entier b divise un entier a lorsqu’il existe un entier q tel que
On dit alors que b est un diviseur de a et que a est un multiple de b.
Pour trouver certains diviseurs, il suffit de connaître quelques critères de divisibilité :

 un entier est divisible par 2 si son dernier chiffre est 0, 2, 4, 6 ou 8 ;


 un entier est divisible par 3 si la somme de ses chiffres est multiple de 3 ;
 un entier est divisible par 4 si le nombre constitué de ses deux derniers chiffres est
divisible par 4 ;
 un entier est divisible par 5 si son dernier chiffre est 0 ou 5 ;
 un entier est divisible par 9 si la somme de ses chiffres est multiple de 9 ;
 un entier est divisible par 10 si son dernier chiffre est 0.

Un nombre premier est un entier naturel n’ayant que deux diviseurs distincts : 1 et lui-même.
Il est important de connaître les plus petits nombres premiers (on les obtient à l’aide du crible
d’Ératosthène). Ce sont les nombres : 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, 31, 37, 41, 43, 47, 53,
59, 61, 67, 71, 73, 79, 83, 89, 97, 101,...
Pour chercher si un nombre est premier :

 on vérifie d’abord que les critères de divisibilité ne s’appliquent pas ;


 puis on divise ce nombre par les nombres premiers 7, 11, 13, 17,... À chaque fois,
on vérifie que le reste de la division est non nul (la division « ne tombe pas
juste »). Quand le quotient devient inférieur au diviseur, il est inutile d’aller plus
loin.

5. Comment et pourquoi décomposer un nombre en facteurs premiers?

252 n’est pas premier. En effet . Ainsi le nombre 252


est égal à un produit de nombres premiers. Plus généralement, on peut dire que tout nombre
entier supérieur ou égal à 2 est premier ou produit de nombres premiers.
Lorsqu’on décompose un entier sous la forme d’un produit de nombres premiers, on dit qu’on
décompose ce nombre en facteurs premiers.
Pour décomposer un nombre en facteurs premiers, par exemple 72, on peut :

 soit utiliser les tables de multiplication :  ;


 soit diviser successivement par les nombres premiers : 2, 3, 5, 7, etc. On obtient,
pour notre exemple, le tableau ci-dessous :

On en déduit que .
On utilise la décomposition en facteurs premiers pour simplifier les écritures de quantités
écrites avec des fractions et des radicaux. On l’utilise aussi pour déterminer le plus grand
diviseur d’un ensemble de nombres ou leur plus petit multiple commun.
 

11 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


À retenir absolument
           
    .
Écrire un nombre
décimal en écriture
scientifique, c’est
l’écrire comme produit
d’un décimal compris
entre 1 et 10, 10 exclu,
et d’une puissance de
10.
Un nombre premier est
un entier naturel n’ayant
que deux diviseurs
distincts : 1 et lui-même.

ORDRE DES NOMBRES ET VALEUR


ABSOLUE

Les règles sur les inégalités, déjà en partie abordées au collège, sont reprises et complétées ici.
Leur maîtrise est essentielle car les inégalités sont un des principaux outils de l’analyse,
branche des mathématiques consacrée à l’étude des fonctions.

1. Comment utiliser les intervalles ?

Soient a et b deux réels tels que .


L’intervalle fermé est l’ensemble des réels x tels que .
L’intervalle ouvert est l’ensemble des réels x tels que a < x < b.
L’intervalle ouvert est l’ensemble des réels x tels que x < a.
12 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde
L’intervalle semi-ouvert (ou semi-fermé) est l’ensemble des réels x tels que .
On définit de même les intervalles , , , .
L’ensemble lui-même peut être noté : .
L’intersection de deux intervalles I et J est l’intervalle constitué des nombres qui
appartiennent à la fois à I et à J.
La réunion de deux intervalles I et J est l’ensemble des nombres qui appartiennent à I ou à J
(le « ou » est inclusif : on prend les nombres qui appartiennent à I, à J ou aux deux
intervalles). Si I et J ont un point en commun, alors est un intervalle.
Exemple
Si et , alors : et .

2. Comment comparer deux nombres ?

Dire que a est inférieur ou égal à b signifie que la différence b - a est positive ou nulle. On
écrit que est équivalent à .
Autrement dit, pour comparer deux nombres, on se ramène à un problème de signe.
Pour comparer :

 deux nombres a et b : on étudie le signe de leur différence ;


 deux fractions : on les réduit à un même dénominateur positif et on compare leurs
numérateurs comme indiqué ci-dessus ;
 deux radicaux : on peut comparer leurs carrés.

Quelques règles fondamentales à connaître.


Deux nombres ont le même signe si et seulement si leur produit est positif.
Si a > 1, alors : .
Si 0 < a < 1, alors : .
Pour tous réels a, b et c, si et , alors .

3. Comment calculer avec les inégalités ?

Il s’agit de savoir comment « transformer » une inégalité à l’aide des opérations


élémentaires.
Ici, a, b, c et d désignent des réels quelconques.
Ajouter ou soustraire un nombre aux deux membres d’une inégalité conserve l’ordre. Si
, alors .
Multiplier ou diviser par un nombre strictement positif conserve l’ordre. Si et k > 0,
alors .
Multiplier ou diviser par un nombre strictement négatif change l’ordre. Si et k < 0, alors
.
Ajouter membre à membre deux inégalités de même sens donne une inégalité de même sens.
Si et , alors .
Si les nombres sont positifs, multiplier membre à membre deux inégalités de même sens,
donne une inégalité de même sens. Si et , alors .

4. Comment calculer la valeur absolue d’un nombre réel ?

13 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


Soit x un nombre réel. Ce nombre peut être vu comme l’abscisse d’un point M de la droite des
réels (droite graduée).
Par définition, la valeur absolue de x est la distance OM ; on écrit .
Conséquences :
Si x est un nombre positif, sa valeur absolue est lui-même : .
Si x est un nombre négatif, sa valeur absolue est son opposé : .

On a les propriétés suivantes, où x et y désignent des réels quelconques.


Pour tout réel , est un nombre positif. signifie .
.
signifie ou .

et, pour tout , .


(inégalité triangulaire).

5. Comment calculer avec des valeurs absolues ?

Soient a et b deux réels, ils sont les abscisses de deux points A et B de la droite graduée. La
distance entre a et b est la distance AB. Ce qui se traduit par .
On écrira : .

Écrire ou représenter les valeurs absolues en termes de distances aide à résoudre les
équations et inéquations comprenant des valeurs absolues.
Par exemple, si a désigne un réel quelconque et r un réel positif.
L’égalité peut se traduire :
— en termes de distances, par  ;
— par le schéma :

— avec nos règles de calcul, par : ou


.
L’inégalité peut se traduire :
— en termes de distances, par  ;
— par le schéma :

— avec nos règles de calcul, par : , qui s’écrit


aussi : .
 

14 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


À retenir absolument
Pour comparer deux
nombres a et b, on
étudie le signe de leur
différence.
La valeur absolue d’un
nombre positif est lui-
même ; la valeur
absolue d’un nombre
négatif est son opposé.
La distance entre deux
réels a et b est égale à la
valeur absolue de leur
différence, ce qui s’écrit
.

15 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


FONCTIONS : GENERALITES
Chaque fois qu’une grandeur y dépend d’une grandeur x, on dit que la première est une
fonction de la seconde. Par exemple, la température est fonction de l’altitude : connaissant
l’altitude, on peut calculer la température.
On va, ici, préciser cette notion de fonction, définir l’ensemble de définition d’une fonction
(en effet si la variable apparaît en dénominateur ou sous un radical, certaines valeurs réelles
sont alors interdites) et introduire l’étude de son sens de variation (la plupart des fonctions
sont rarement monotones : leur sens de variation peut changer plusieurs fois sur leur ensemble
de définition).

1. Une fonction est-elle toujours définie ?

Une fonction numérique est une relation qui, à toute valeur d’une variable x, prise sur une
partie D de l’ensemble des réels, associe une image unique y.
Si on appelle f cette fonction, on note : y = f(x).
Exemple
Si une automobile consomme 10 litres aux 100 km et dispose d’un plein de 50 litres, le
nombre y de litres restant dans le réservoir s’écrit en fonction du nombre x de kilomètres
parcourus, selon la formule : . Si on appelle f la fonction qui à x associe y, on
a : .
Comme l’automobiliste ne pourra pas parcourir plus de 500 kilomètres, on dira que son
ensemble de définition est l’intervalle [0 ; 500] et on note .
Une fonction n’est pas définie pour les valeurs qui :

 annulent son dénominateur ;


 rendent négatives une expression sous un radical.

Exemple

La fonction inverse ( ) est définie pour tous les réels non nuls. Son ensemble de
définition est donc : .
La fonction racine carrée ( ) est définie pour tout réel positif ou nul : .

2. Comment calculer une image ?

Pour calculer l’image d’un nombre, on remplace la variable par ce nombre et on effectue
les calculs en respectant les priorités opératoires.
On effectue d’abord les calculs entre parenthèses, on calcule ensuite les puissances, puis
produits et quotients. On termine par les sommes algébriques.
Par exemple, pour calculer l’image de 5 par la fonction f définie sur par
, on effectue :
.
Pour compléter un tableau de valeurs, on utilise la table de la calculatrice.
Après avoir affiché la fonction, on précise les valeurs extrêmes de la variable et le pas
séparant deux valeurs consécutives (sur Texas Instruments : sous la rubrique Tableset ; sur
Casio : sous la rubrique Range). On peut alors faire s’afficher, sur deux colonnes, les valeurs
de la variable et celles de l’image.

16 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


Par exemple, pour compléter le tableau de valeurs suivant :

on part de 1 pour arriver à 3 avec un pas de 0,5.

3. Comment calculer un antécédent ?

Calculer un antécédent par la fonction f d’un nombre réel a, c’est résoudre l’équation
.
Ainsi, chercher l’antécédent de 3 par la fonction affine f, définie sur par ,
revient à calculer la valeur de x telle que .
Attention, pour certaines fonctions un réel peut avoir plusieurs antécédents. Il peut aussi
n’avoir aucun antécédent.
Par exemple, pour la fonction carré définie sur ( ) : 4 a pour antécédents 2 et -2 ;
mais -4 n’a pas d’antécédent.

4. Comment détermine-t-on le sens de variation d’une fonction ?

Soit une fonction f et I un intervalle inclus dans l’ensemble de définition de f.


Si pour tout couple de nombres a et b de l’intervalle I tels que a < b, on a f(a) < f(b), alors f est
croissante sur I (on dit aussi que f conserve l’ordre).
Si pour tout couple de nombres a et b de l’intervalle I tels que a < b, on a f(a) > f(b), alors f est
décroissante sur I (f inverse l’ordre).
Exemple
Soit la fonction affine f, définie sur [-1 ; 5] par  :
Pour tous réels a et b tels que : -1 < a < b < 5, on a :
2 > -2a > -2b > -10 ;
5 > -2a + 3 > -2b + 3 > -7 ;
soit 5 > f(a) > f(b) > -7.
Comme l’ordre est inversé, f est donc décroissante sur l’intervalle [-1 ; 5].
On peut résumer ces informations en un tableau de variation :

Plus directement, une fonction affine est décroissante lorsque son coefficient directeur est
négatif. S’il est positif, la fonction affine est croissante.
Un opérateur est une fonction qui commande une seule opération. Quand une fonction se
décompose en une chaîne d’opérateurs, on applique successivement ces opérateurs aux
nombres a et b.
Exemple
Soit la fonction f, définie sur par . On décompose cette fonction
en opérateurs : .
Pour 1 < a < b, on a :  ;
puis :  ;
soit : .

17 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


Donc . L’ordre est inversé, on en déduit que la fonction f est décroissante sur
l’intervalle .

5. Comment déterminer le signe d’une fonction ?

Pour savoir sur quelle partie de son ensemble de définition une fonction f est positive, on
résout l’inéquation . La fonction est alors négative sur l’autre partie.
Attention : une fonction peut être positive et décroissante (comme, par exemple, la fonction :
, définie sur [5 ; 10]) ou négative et croissante (comme la fonction :
, définie sur [-10 ; -5]).
 
À retenir absolument
On doit exclure de
l’ensemble de définition
les valeurs de la variable
qui annulent les
dénominateurs et le
limiter à celles pour
lesquelles les nombres
sous les radicaux sont
positifs.
Une fonction est
croissante sur un
intervalle lorsque les
images de tout couple de
nombres a et b de cet
intervalle sont dans le
même ordre que ces
deux nombres. Si l’ordre
est inversé, la fonction
est décroissante.
On ne confondra pas le
sens de variation et le
signe. Une fonction peut
être positive et
décroissante aussi bien
que négative et
croissante.

18 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


ÉTUDE GRAPHIQUE DE FONCTIONS
Quand on connaît l'écriture d'une fonction, on peut préciser son ensemble de définition et
déterminer son sens de variation. On complète ensuite un tableau de valeurs pour faire sa
représentation graphique. Réciproquement, on peut partir de la représentation graphique d'une
fonction pour trouver son ensemble de définition et déduire son tableau de variation. On peut
également utiliser les représentations graphiques de fonctions pour résoudre des équations ou
des inéquations.

1. Comment lire l'ensemble de définition sur la représentation graphique d'une


fonction ?

Sur l'axe horizontal, on lit les abscisses des points de la courbe. L'ensemble de définition est
l'ensemble de ces abscisses. Il s'écrit sous la forme d'un intervalle ou d'une réunion
d'intervalles.
Exemple
La représentation graphique ci-dessous est formée de points dont l'abscisse est comprise entre
-3 et 5, le nombre 1 étant exclu. Elle représente une fonction définie sur la réunion
d'intervalles : .

2. Comment établir le tableau de variation d'une fonction à partir de sa représentation


graphique ?

Une fonction est croissante sur un intervalle I, si, en parcourant la courbe de gauche à droite,
les images en ordonnées augmentent.
Une fonction est décroissante sur un intervalle I, si, en parcourant la courbe de gauche à
droite, les images en ordonnées diminuent.
Une fonction est constante sur un intervalle I lorsque sa représentation graphique est un
segment horizontal.
Exemple

La ligne brisée ci-dessus représente une fonction f :

19 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


 décroissante sur l'intervalle [-3 ; 2] ;
 constante sur l'intervalle [2 ; 3] ;
 croissante sur l'intervalle [3 ; 6].

Elle atteint son minimum 1 sur l'intervalle [2 ; 3].


On résume ces informations dans un tableau de variation :

3. Comment lire les solutions d'une équation sur une représentation graphique de
fonction(s) ?

Les solutions de l'équation f(x) = k sont les abscisses des points d'intersection de la courbe
représentant la fonction f avec la droite horizontale d'équation y = k.
Dans le cas particulier de l'équation f(x) = 0, les solutions sont les abscisses des points
d'intersection de la courbe avec l'axe des abscisses.
Exemple

La courbe (C) ci-dessus représente une fonction f.


L'ensemble des solutions de l'équation f(x) = 4 est : S = {-2 ; 3}.
L'ensemble des solutions de l'équation f(x) = 0 est : S = {-1 ; 2}.
Les solutions de l'équation f(x) = g(x) sont les abscisses des points d'intersection de la courbe
représentant f avec la courbe représentant g.
Exemple
La courbe (C) ci-dessous représente une fonction f et la droite (D) une fonction g. L'ensemble
des solutions de l'équation f(x) = g(x) est : S = {0 ; 3}.

4. Comment lire les solutions d'une inéquation sur une représentation graphique de
fonction(s) ?

Les solutions de l'inéquation f(x) < k sont les abscisses des points de la courbe situés au-
dessous de la droite d'équation y = k.
20 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde
Dans le cas particulier de l'équation f(x) < 0, les solutions sont les abscisses des points de la
courbe situés au-dessous de l'axe des abscisses.
Exemple

La courbe (C) ci-dessus représente une fonction f.


L'ensemble des solutions de l'inéquation f(x) > -2 est : .
L'ensemble des solutions de l'inéquation f(x) < 0 est : .
Plus généralement, les solutions de l'inéquation f(x) < g(x) sont les abscisses des points de la
courbe représentant f, situés au-dessous de la courbe représentant g.

À retenir absolument
Pour déterminer
l'ensemble de définition
d'une fonction, on lit les
abscisses des points de
la représentation
graphique. On l'écrit
sous la forme d'un
intervalle ou d'une
réunion d'intervalles.
Pour connaître le sens
de variation sur un
intervalle, on parcourt la
courbe de gauche à
droite et on observe si
les ordonnées des points
augmentent ou
diminuent.
Pour déterminer les
solutions d'une équation
de la forme f(x) = k, on
lit les abscisses des
points d'intersection de
la courbe avec la droite
horizontale d'équation
y = k. Dans le cas d'une
inéquation f(x) < k, on lit
les abscisses des points
de la courbe situés au-
dessous de la droite
d'équation y = k.

21 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


PREMIERES FONCTIONS DE
REFERENCE

Les fonctions linéaires, qui traduisent la proportionnalité des grandeurs, et les fonctions
affines, qui traduisent la proportionnalité des accroissements de ces grandeurs, sont connues
depuis le collège. On découvre ici la fonction carré et la fonction inverse.
Deux nombres sont-ils toujours dans le même ordre que leurs carrés ? Dans le même ordre
que leurs inverses ? L’étude de la fonction carré et de la fonction inverse permet de connaître
sur quel intervalle l’ordre est conservé et sur quel intervalle l’ordre est inversé.
En composant ces fonctions de base, on peut en construire beaucoup d’autres.

1. Quelles sont les caractéristiques de la fonction carré ?

La fonction carré est définie sur .


Elle est décroissante sur et croissante sur .
D’où son tableau de variation :

On dresse un tableau de valeurs :

Puis on trace la parabole ci-dessous qui représente la fonction :

Remarque
Deux nombres opposés ont la même image, donc la courbe est symétrique par rapport à l’axe
des ordonnées.

2. Quelles sont les caractéristiques de la fonction inverse ?

La fonction inverse n’est par définie pour x = 0 : elle est définie sur *.
Elles est décroissante sur et sur .
D’où son tableau de variation :

On dresse un tableau de valeurs :

22 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


Puis on trace les deux branches de l’hyperbole qui représentent la fonction :

Remarque
Deux nombres opposés ont des images opposées, donc la courbe est symétrique par rapport à
l’origine.

3. Comment étudier le sens de variation d’une fonction résultant de l’enchaînement


d’opérateurs ?

Un opérateur est une fonction qui commande une seule opération :


Par exemple :

 ajouter 2 :  ;
 prendre la racine carrée :  ;
 prendre l’opposé : .

Lorsque l’on connaît l’enchaînement des opérateurs, on peut facilement déterminer le sens de
variation de la fonction obtenue.
Exemple
Si l’on applique successivement les opérateurs « ajouter 2 », « élever au carré », « prendre
l’opposé », on obtient la fonction . On traduit cette décomposition par le
schéma :
.
Soit deux nombres a et b quelconques de l’intervalle [0 ; 5], tels que a < b, on peut écrire :
0 < a < b < 5.
On ajoute 2 à chaque membre : 2 < a +  2 < b + 2 < 7.
On élève au carré des nombres positifs, l’ordre est inchangé : .
On prend les opposés, l’ordre est inversé : .
L’ordre des images de a et b par la fonction est inversé, la fonction est donc
décroissante.

23 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


4. Comment comparer un nombre positif, son carré, son cube, son inverse et sa racine
carrée ?

On utilise la représentation graphique sur des cinq fonctions :  ;  ;

 ; et . On obtient le graphique suivant :

Sur ce graphique, on peut vérifier les encadrements suivants :

si 0 < x < 1, alors  ;

si x > 1, alors .

5. Quelles sont les caractéristiques des fonctions trigonométriques ?

Le cercle trigonométrique d’un repère orthonormé est centré sur l’origine du repère, son
rayon est égal à 1, son sens de parcours est le sens inverse des aiguilles d’une montre.
Pour tout point M de ce cercle, si on appelle x la mesure de l’angle au centre formé par la
demi-droite issue de l’origine et passant par M et par l’axe des abscisses, les coordonnées de
M sont cos x et sin x.

La fonction , définie sur , est représentée par une sinusoïde symétrique par
rapport à l’axe des ordonnées.

24 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


À retenir absolument
La fonction carré, qui à La fonction , définie sur , est représentée par une
tout nombre réel associe sinusoïde symétrique par rapport à l’origine du repère.
son carré, est
décroissante pour les
valeurs négatives de la
variable et croissante
pour les valeurs
positives. Le passage au
carré inverse l’ordre si
les nombres sont
négatifs et conserve
l’ordre si les nombres
sont positifs. La
 
fonction carré se
représente par une
parabole.
La fonction inverse, qui
à tout nombre réel non
nul associe son inverse,
est décroissante pour les
valeurs négatives et les
valeurs positives de la
variable. Le passage à
l’inverse inverse l’ordre,
que ce soit pour deux
nombres positifs ou
pour deux nombres
négatifs. La fonction
inverse se représente par
deux branches d’une
hyperbole.
En décomposant une
fonction en une chaîne
d’opérateurs, on peut
déterminer le sens de
variation d’une fonction
sur un intervalle donné.
Un nombre compris
entre 0 et 1 est supérieur
à son carré et inférieur à
sa racine carrée. Un
25 MATHEMATIQUES
nombre supérieur à 1 est – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde
supérieur à sa racine
carrée et inférieur à son
carré.
FONCTIONS ET CALCUL ALGEBRIQUE
Une fonction comportant un terme où la variable est au carré ou une fonction quotient de deux
fonctions affines peuvent toujours s'écrire sous une forme, dite canonique, permettant de
définir l'enchaînement des opérateurs et de déduire les intervalles sur lesquels ces fonctions
sont croissantes ou décroissantes.
Chercher un antécédent par l'une de ces fonctions amène à résoudre des équations ou des
inéquations comportant l'inconnue au carré ou l'inconnue au dénominateur.

1. À partir de quelle écriture peut-on étudier une fonction comportant l'inconnue au


carré ?

Si l'écriture d'une fonction comporte des carrés on la présente sous la forme canonique
. Cette forme permet d'écrire la fonction sous forme d'une chaîne d'opérateurs
et de déterminer son sens de variation.
Exemple
Si f est un trinôme du second degré défini par : , on a aussi
.
On reconnaît alors dans les parenthèses le début d'un développement remarquable :
.
On obtient :
soit:
d'où : .
On vérifie ainsi que la fonction f, définie sur [-5 ; 2], par atteint
son minimum -3,5 lorsque le carré est nul, c'est-à-dire pour x = -1,5.
D'où le tableau de variation :

On dresse ensuite un tableau de valeurs pour tracer la courbe :

2. Quelles sont les méthodes pour résoudre une équation ou une inéquation comportant
des carrés ?

Pour résoudre une équation comportant des carrés, on revient à une écriture de la forme
. Deux nombres opposés ont le même carré, donc :
équivaut à ou .

26 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


Exemple
Résoudre revient à écrire : x -1 = 3 ou x -1 = -3,
soit x = 4 ou x = -2, d'où S = {-2 ; 4}.
Pour résoudre une inéquation comportant des carrés, on transpose tous les termes dans un
seul membre et on factorise, si possible, en un produit de facteurs du premier degré.
On peut alors en déduire l'ensemble des solutions à l'aide d'un tableau de signes.
Exemple
Résoudre revient à écrire : .
On reconnaît alors la différence de deux carrés : .
D'où : , ou encore : .
On conclut à l'aide d'un tableau de signes :

Le produit est négatif sur l'intervalle [- 2 ; 4], d'où : S = [- 2 ; 4].

3. À partir de quelle écriture peut-on étudier une fonction quotient de deux fonctions
affines ?

Si une fonction se présente comme le quotient de deux fonctions affines, on l'écrit sous la

forme canonique . Cette forme permet d'écrire la fonction sous forme d'une chaîne
d'opérateurs et de déterminer son sens de variation.
Exemple

Si f est une fonction définie sur [1,5 ; 6] par , on peut écrire :

 ;

Ainsi, la fonction f, définie sur [1,5 ; 6], par est décroissante sur son
intervalle de définition. Car, dans la décomposition
, seule la fonction inverse est décroissante et
change l'ordre.
À partir d'un tableau de valeurs, on trace la courbe :

27 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


À retenir absolument
Le tableau de variation 4. Quelles sont les méthodes pour résoudre une équation
d'une fonction ou une inéquation comportant l'inconnue au
comportant l'inconnue dénominateur ?
au carré s'établit à partir
de la forme canonique Dans le cas d'une équation, on écrit l'égalité des « produits en
. Si croix » pour obtenir une égalité sans dénominateur.
(coefficient du terme au Exemple
carré) est négatif, alors
est un maximum ; il Pour , résoudre l'équation équivaut à
est atteint pour . résoudre :
Si est positif, alors D'où : , ou encore , soit x = 3.
est un minimum ; il est L'ensemble des solutions est S = {3}.
aussi atteint pour Dans le cas d'une inéquation, on transpose tous les termes
dans un seul membre et on fait apparaître si possible un
.
quotient de facteurs du premier degré. On peut alors
L'équation a
déterminer l'ensemble des solutions à l'aide d'un tableau de
deux solutions
signes.
ou .
Exemple
Pour résoudre une
inéquation comportant
l'inconnue au carré, on Pour , résoudre l'équation équivaut à
transpose tous les
termes dans un seul résoudre .
membre. En factorisant En réduisant au même dénominateur, on obtient :
l'expression obtenue en
un produit de facteurs , soit .
du premier degré, on On conclut à l'aide d'un tableau de signes :
peut utiliser un tableau
de signes pour connaître
l'ensemble des solutions.
Pour résoudre une
équation comportant
l'inconnue au
dénominateur, on écrit Le quotient est négatif sur l'intervalle ]0 ; 3], donc .
l'égalité des « produits
en croix ». On retrouve
ainsi une écriture sans
dénominateur. ÉQUATIONS ET INEQUATIONS DU
Pour résoudre une
inéquation où l'inconnue PREMIER DEGRE
est au dénominateur, on
transpose tous les
termes dans un seul
membre. En faisant
apparaître des facteurs
du premier degré au Pour résoudre une équation ou une inéquation du premier
numérateur et au degré à une inconnue, on isole le terme inconnu dans un
dénominateur, on peut membre. On s’intéresse à présent à la résolution conjointe de
utiliser un tableau de deux équations ou de deux inéquations. Cette situation se
signes pour connaître retrouve lorsque l’on cherche à résoudre un système
l'ensemble des solutions.
On 28doit MATHEMATIQUES
veiller à exclure – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde
de cet ensemble les
valeurs qui annulent le
dénominateur.
d’équations ou d’inéquations, une équation ou une inéquation produit, ou encore une équation
ou une inéquation avec des valeurs absolues.

1. Comment résoudre un système d’inéquations du premier degré à une inconnue ?

Pour résoudre un système de deux inéquations du premier degré à une inconnue, on résout
chacune des inéquations, on obtient ainsi deux intervalles de solutions. On cherche ensuite la
partie commune aux deux intervalles ; si elle existe, c’est la solution du système.
Exemple

On veut résoudre le système : .

Ce système est équivalent à : .


L’ensemble des solutions du système est donc l’intersection de deux intervalles :
. D’où : .
Il peut être utile de dessiner les intervalles pour déterminer l’intersection.

2. Comment résoudre un système d’équations du premier degré à deux inconnues ?

Il y a deux méthodes : par substitution ou par addition.


Si l’une des inconnues possède un coefficient égal à 1 ou -1, il est préférable d’utiliser la
méthode par substitution.
Dans l’une des équations, on écrit l’inconnue dont le coefficient est 1 ou -1 en fonction de
l’autre, puis on substitue cette écriture à l’inconnue de la seconde équation.
Exemple

Dans le système , on exprime x en fonction de y dans la première équation

et on obtient le système équivalent : .


On remplace ensuite x par dans la seconde équation, ce qui donne le système :

qui équivaut à , soit encore à .


On obtient ainsi le couple solution : .
Si les coefficients des inconnues sont différents de 1 ou de -1, pour éviter l’apparition
d’écritures fractionnaires, on utilise la méthode par addition.
Cette méthode consiste à faire apparaître des coefficients opposés pour l’une des inconnues,
en multipliant les équations par des facteurs bien choisis. En additionnant membre à membre
les deux équations transformées, on obtient une équation à une seule inconnue que l’on peut
résoudre. On utilise alors ce résultat pour résoudre l’autre équation.
Exemple

Dans le système , on multiplie les termes de la première équation par 2 et

ceux de la seconde par 3 et on obtient le système équivalent : .


On additionne membre à membre les deux équations et on remplace la seconde équation du
système par le résultat ; on obtient le système équivalent :

29 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


, soit encore ou .
On en déduit le couple solution : .
Un système peut n’avoir aucune solution ou encore une infinité de solutions.

Soit le système : . Si les coefficients de x et de y sont proportionnels, c’est-


à-dire si , ce système a une infinité de solutions ou pas de solution du tout :

 si de plus , alors le système n’a pas de solution ;


 si (les coefficients des deux équations sont proportionnels), alors le
système a une infinité de solutions.

3. Comment résoudre une équation ou une inéquation produit du premier degré ?

Pour résoudre une équation produit, on détermine les valeurs qui annulent chacun des
facteurs du produit.
Ainsi, équivaut à ou .
En résolvant chacune de ces deux équations on obtient : .
Pour déterminer l’ensemble des solutions d’une inéquation produit, on s’appuie sur un
tableau de signes.
Exemple
Pour résoudre l’inéquation , on étudie le signe de chaque facteur.
La fonction affine est décroissante car son coefficient directeur -1 est négatif.
Avant de s’annuler pour x = -3, les images sont positives, après elle sont négatives.
La fonction affine est croissante car son coefficient directeur 2 est positif. Avant
de s’annuler pour x = -0,5, les images sont négatives, après elles sont positives.
Le signe du produit est alors donné par la règle des signes pour la multiplication.

Le produit de facteurs est donc négatif sur les intervalles : et .


L’ensemble solution de l’inéquation est la réunion de ces deux intervalles.
Donc .

4. Comment résoudre une équation ou une inéquation comportant des valeurs


absolues ?

Pour résoudre une équation comportant des valeurs absolues, on utilise le fait que deux
nombres opposés ont la même valeur absolue.
Pour , équivaut à ou .
Par exemple, équivaut à ou .
On en déduit : x = 5 ou x = -1. Soit .
Graphiquement, cela revient à chercher les deux points de la droite graduée placés à 3 unités
du point d’abscisse 2.
30 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde
Pour résoudre une inéquation comportant des valeurs absolues, on distingue deux cas.
— Pour , équivaut à .
Par exemple, équivaut à . Soit .
D’où : .
Graphiquement, on cherche les points de la droite graduée placés à moins de deux unités du
point d’abscisse -3.
À retenir absolument — Pour , équivaut à ou
L’accolade qui précède Par exemple, équivaut à ou
un système
. Soit ou .
d’inéquations signifie
qu’il faut déterminer les D’où: .
valeurs communes des Graphiquement, on cherche les points de la droite graduée
ensembles solutions des placés à plus de deux unités du point d’abscisse -3.
deux inéquations. On  
fait alors l’intersection
de ces ensembles (notée
avec le symbole ).
Un système de deux
équations du premier
degré à deux inconnues
a un seul couple solution
lorsque les coefficients
GEOMETRIE DANS L'ESPACE
des inconnues ne sont
pas proportionnels. S’ils
sont proportionnels et À l’aide d’une méthode de représentation de l’espace, la
que les coefficients des perspective cavalière, on peut étudier comment, dans l’espace,
deux équations sont droites et plans peuvent être placés les uns par rapport aux
proportionnels, il y a autres.
une infinité de couples Si l’on se cantonne à un plan de l’espace, les techniques de
solutions. démonstration vues au collège restent valables, mais de
Pour résoudre une nouvelles propriétés sont nécessaires pour déterminer les
équation produit, on intersections de droites et de plans dans l’espace.
cherche les valeurs qui
annulent chacun des 1. Comment représenter l’espace ?
facteurs. Dans le cas
d’une inéquation, on Le problème de la représentation de l’espace sur un support en
s’appuie sur un tableau deux dimensions a été résolu de différentes façons selon
de signes pour l’objectif poursuivi.
déterminer l’intervalle Les peintres utilisent souvent une perspective avec un point
ou la réunion de fuite car les dessins ainsi obtenus sont proches de la
d’intervalles solution. perception visuelle que nous avons de l’espace. Dans cette
L’écriture peut représentation, des droites parallèles peuvent être représentées
s’interpréter comme la par des sécantes.
distance entre un En mathématiques, on privilégie la perspective cavalière qui
point M d’abscisse x et a l’avantage de représenter des points alignés par des points
un point A d’abscisse a, alignés et des droites parallèles par des droites parallèles.
sur la droite graduée. La perspective cavalière conserve le milieu et les rapports des
Cette interprétation longueurs pour des segments parallèles. Les figures qui sont
permet de résoudre dans un plan vu de face sont représentées à l’échelle, sans
graphiquement des
31 MATHEMATIQUES
équations et des – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde
inéquations comportant
des valeurs absolues.
déformation. Les parties cachées des figures sont représentées en pointillé. La figure ci-
dessous est la représentation en perspective cavalière d’un prisme régulier à base hexagonale.

2. Comment caractériser la position relative de deux objets de l’espace ?

Deux droites qui appartiennent à un même plan sont dites coplanaires.


Dans l’espace, si deux droites sont parallèles ou sécantes, alors elles sont coplanaires, sinon
elles sont non coplanaires.
Deux plans qui n’ont pas de point commun sont parallèles. Sinon, ils sont soit confondus soit
sécants ; l’intersection de deux plans sécants est une droite.

Si une droite n’a aucun point commun avec un plan, on dit qu’elle est strictement parallèle à
ce plan. Sinon, la droite est soit entièrement contenue dans ce plan, soit sécante avec ce plan ;
l’intersection d’une droite et d’un plan est un point.

3. Quand parle-t-on d’orthogonalité dans l’espace ?

Deux droites de l’espace sont orthogonales, si les parallèles à ces droites passant par un
point quelconque donné sont perpendiculaires.
Une droite est orthogonale ou perpendiculaire à un plan s’il existe deux droites sécantes de
ce plan qui sont orthogonales à cette droite.
Si une droite est orthogonale à un plan, alors elle est orthogonale à toutes les droites de ce
plan.
32 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde
La droite s est orthogonale au plan (ABC) car elle est perpendiculaire aux droites d et d’.
Remarque
Deux droites perpendiculaires sont aussi orthogonales. Mais deux droites orthogonales ne sont
pas toujours perpendiculaires. En effet, deux droites perpendiculaires sont sécantes, donc dans
un même plan, alors que deux droites orthogonales peuvent être non coplanaires.

4. Quelles propriétés utilise-t-on pour démontrer dans l’espace ?

Dans tout plan de l’espace, les propriétés de la géométrie plane restent valables.
Dans l’espace, si deux droites sont parallèles à une même droite, elles sont parallèles entre
elles.
Par exemple, on veut démontrer que les arêtes (AA’) et (CC’) du prisme régulier droit à base
hexagonale P sont parallèles. On utilise le fait que les faces latérales sont des rectangles et la
propriété précédente. ABB’A’ est un rectangle donc (AA’) // (BB’) ; BB’C’C est un rectangle
donc (BB’) // (CC’) ; (AA’) et (CC’) sont parallèles à la même droite (BB’), donc elles sont
parallèles. On démontre ainsi que toutes les arêtes latérales du prisme sont parallèles.

Dans l’espace, si deux droites sont parallèles, tout plan qui contient l’une est parallèle à
l’autre ou la contient.
Si deux plans sont parallèles, tout plan sécant avec l’un est sécant avec l’autre et les
intersections sont deux droites parallèles.
Cette propriété est illustrée par la figure ci-dessous où les plans (ABCD) et (PQRS) sont
parallèles. Le plan (NMKL) les coupe suivant les droites (EF) et (GH) qui sont donc
parallèles. On utilise cette propriété quand on doit, par exemple, tracer une section d’un
parallélépipède.

33 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


Si d et d’ sont deux droites parallèles contenues respectivement dans des plans P et P’ sécants,
alors l’intersection des plans P et P’ est une droite parallèle à d et à d’. Cette propriété, dite
théorème du toit, est utilisée, par exemple, pour montrer que les arêtes d’un polyèdre sont
parallèles.
 
À retenir absolument
Deux plans peuvent être
sécants, parallèles ou
confondus. S’ils sont
sécants alors leur
intersection est une
droite.
Deux droites sont
coplanaires (elles sont
alors parallèles ou
sécantes) ou non
coplanaires.
Une droite est sécante
ou parallèle à un plan.
Si deux plans sont
parallèles, tout plan
sécant avec l’un est
sécant avec l’autre et les
intersections sont des
droites parallèles.
Deux droites dans
l’espace sont
orthogonales si les
parallèles à ces droites
passant par un point
quelconque donné sont
perpendiculaires. Une
droite est orthogonale à
un plan si elle est
perpendiculaire à deux
droites distinctes de ce
plan.
Si une droite est
orthogonale à un plan,
alors elle est
orthogonale à toutes les
droites de ce plan.

34 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


LES CONFIGURATIONS DU PLAN
Le théorème de Pythagore s’applique à un triangle rectangle ; le théorème de Thalès, à une
figure qui comprend des droites parallèles coupées par deux sécantes. Pour conduire une
démonstration dans un problème de géométrie plane, il faut savoir faire le lien entre une
figure type et les propriétés qui lui sont associées.

1. Quelles propriétés peut-on utiliser dans un triangle rectangle ?

Quand on veut mettre en relation les longueurs des côtés d’un triangle rectangle, on utilise le
théorème de Pythagore qui s’énonce ainsi : dans un triangle rectangle, le carré de la
longueur de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des longueurs des côtés de l’angle
droit.

Par exemple, dans le triangle ABC rectangle en A, on a : .


Réciproquement, si on veut montrer qu’un triangle ABC est rectangle en A, il suffit de
montrer la relation sur les longueurs des côtés : .
Quand on veut mettre en relation les angles et les longueurs des côtés d’un triangle rectangle,
on a recours aux formules de trigonométrie :

Il faut aussi connaître la relation .


Voici une dernière propriété à laquelle il faut penser quand on a affaire à un triangle rectangle
inscrit dans un cercle :

Dans un triangle rectangle, le centre du cercle circonscrit est le milieu de l’hypoténuse.


35 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde
Réciproquement, si on veut montrer qu’un triangle est rectangle, il suffit de montrer qu’il
s’inscrit dans un demi-cercle.

2. Quelles propriétés peut-on utiliser lorsque la figure comprend deux droites parallèles
coupées par une sécante ?

Sur la figure ci-dessous, les droites d et d’ déterminent avec la sécante :

 des couples d’angles correspondants, qui sont placés de la même façon par
rapport aux droites, par exemple le couple d’angles marqués en bleu ;
 des couples d’angles alternes internes, qui sont placés de part et d’autre de la
sécante et situés entre les parallèles, par exemple le couple d’angles marqués en
orange ;
 des couples d’angles alternes externes, qui sont placés de part et d’autre de la
sécante et à l’extérieur des parallèles, par exemple le couple d’angles marqués en
vert.

Les droites d et d’ étant parallèles, les angles de chacun de ces couples sont égaux entre eux.
Ainsi les angles correspondants marqués en bleu ont pour même valeur  ; les angles alternes
internes marqués en orange ont pour même valeur  ; les angles alternes externes marqués en
vert ont pour même valeur .
Réciproquement, si deux droites d et d’ et une sécante déterminent des angles
correspondants ou des angles alternes internes ou des angles alternes externes qui sont égaux,
alors les droites d et d’ sont parallèles.

3. Quelles propriétés peut-on utiliser lorsque la figure comprend deux droites parallèles
coupées par deux droites sécantes ?

Voici deux figures types dans lesquelles on peut appliquer le théorème de Thalès énoncé ci-
dessous.

Soit d et d’ deux droites sécantes en A. On suppose que B et M sont deux points de d distincts
de A et que C et N sont deux points de d’ distincts de A.

36 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


Si les droites (BC) et (MN) sont parallèles, alors .
Réciproquement, si les points A, M, B sont alignés dans le même ordre que les points A, N,

C et si , alors les droites (BC) et (MN) sont parallèles.

4. Quelle propriété peut-on utiliser lorsque la figure comprend des angles inscrits dans
un cercle ?

Sur la figure ci-dessous, les angles , et sont des angles inscrits dans le cercle
de centre O car leur sommet est sur le cercle et leurs côtés coupent le cercle. Ils interceptent
les arcs de cercle AB, passant par J pour les angles et et passant par I pour l’angle
. L’angle est appelé angle au centre.

À retenir absolument
Le théorème de
Pythagore énonce que,
dans un triangle
rectangle, le carré de la
longueur de
l’hypoténuse est égal à
la somme des carrés des
longueurs des côtés de On retiendra la propriété suivante : des angles inscrits dans le
l’angle droit. même cercle qui interceptent le même arc sont égaux, sur le
Des droites parallèles dessin ce sont les angles et . De plus, leur mesure
déterminent avec une est la moitié de la mesure de l’angle au centre qui intercepte le
sécante des angles même arc, sur le dessin, l’angle . Mais attention, les
correspondants égaux, angles et n’ont pas la même mesure (les deux
des angles alternes angles n’interceptent pas le même arc AB).
internes égaux et des  
angles alternes externes
égaux.
D’après le théorème de
Thalès, si d et d’ sont
deux droites sécantes
en A, avec B et M deux
points de d distincts
de A et C et N, deux
points de d’ distincts
de A, et si les
droites (BC) et (MN)
sont parallèles, alors

.
Des angles inscrits dans
le même cercle qui
interceptent le même arc
sont égaux. De plus leur
37 MATHEMATIQUES
mesure est la moitié de – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde
la mesure de l’angle au
centre qui intercepte le
même arc.
TRIANGLES ISOMETRIQUES ET
TRIANGLES SEMBLABLES
Par une suite de transformations qui conservent les distances, on transforme un triangle en un
triangle qui lui est superposable ; on dit alors que ces triangles sont isométriques.
La notion de triangles isométriques se distingue de celle, plus large, de triangles semblables :
deux triangles sont semblables s’ils ont des angles de mêmes mesures deux à deux.

1. Comment démontrer que deux triangles sont isométriques ?

Deux triangles sont isométriques s’ils sont superposables par glissement (translation ou
rotation ) ou par retournement (symétrie axiale ou centrale).
Réciproquement, si les triangles ABC et EFG sont isométriques, il est alors possible de
trouver une de ces transformations ou une suite de ces transformations, telle que l’image du
triangle ABC soit le triangle EFG.
Pour démontrer que deux triangles sont isométriques, on utilise un des trois cas d’isométrie
énoncés ci-dessous.

Ayant démontré que deux triangles sont isométriques, on peut facilement justifier des égalités
de longueurs et/ou des égalités de mesures d’angles.
Exemple
ABC est un triangle scalène, ABDE et BCFG sont des carrés. On veut montrer que les
côtés [CD] et [AG] ont la même longueur.

On sait que :
[AB] et [BD] sont deux côtés du carré ABDE, donc AB = BD ;
38 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde
[BC] et [BG] sont deux côtés du carré ACFG, donc BC = BG ;
.
Les triangles ABG et BCD ont un angle de même mesure compris entre deux côtés de mêmes
longueurs respectives donc, d’après le deuxième cas d’isométrie des triangles, ils sont
isométriques.
On en déduit que les côtés [CD] et [AG] sont de la même longueur.
Remarquons que la transformation qui fait passer du triangle BDC au triangle BAG est la
rotation de centre B, d’angle 90° dans le sens direct.

2. Comment démontrer que deux triangles sont semblables ?

On appelle triangles semblables (ou de même forme) des triangles dont les angles ont mêmes
mesures deux à deux.
Pour démontrer que deux triangles sont semblables, il suffit de prouver que deux de leurs
angles ont respectivement les mêmes mesures ; la somme des angles d’un triangle étant égale
à 180°, la troisième égalité n’a pas besoin d’être démontrée.
Exemple
ABCD sont quatre points d’un cercle, [AC] coupe [BD] en I. On veut démontrer que les
triangles AIB et CID sont semblables.

Les angles inscrits et interceptent le même arc BC, ils ont donc la même mesure ;
il en est de même pour les angles inscrits et .
Les deux triangles AIB et CID ont deux angles respectivement de même mesure, donc ils sont
semblables.
Remarque
Pour montrer que deux triangles sont semblables, on utilise aussi la réciproque du théorème
fondamental des triangles semblables (voir ci-dessous) : si deux triangles ont des côtés
correspondants de longueurs proportionnelles, alors ils sont semblables.

3. Que peut-on démontrer avec des triangles semblables ?

Deux triangles étant semblables, les longueurs de leurs côtés correspondants sont
proportionnelles. Ce théorème fondamental permet de démontrer des égalités de rapports.
Exemples

39 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


ABC et EFG sont deux triangles semblables. Si on note k le rapport des longueurs des côtés

de ces triangles, on a : . Si k > 1, k est un coefficient


d’agrandissement ; si k < 1, k est un coefficient de réduction. Le rapport des aires des
triangles EFG et ABC est alors .
ABCD sont quatre points d’un cercle, [AC] coupe [BD] en I et ID = 12 et IB = 36. On veut
comparer les aires des triangles ABI et CDI.

À retenir absolument
Si deux triangles ont un
côté de même longueur,
adjacent à deux angles Ces deux triangles sont semblables (voir l’exemple de la
respectivement de partie 2), leurs côtés sont donc proportionnels, c’est-à-dire :
mêmes mesures, alors
ils sont isométriques. .
Si deux triangles ont un Le rapport de l’aire du triangle ABI et de l’aire du
angle de même mesure, triangle CDI est égal à 3.
situé entre deux côtés de Donc aire(ABI) = 9 × aire(CDI).
mêmes longueurs  
respectives, alors ils
sont isométriques.
Si deux triangles ont
leurs trois côtés
respectivement de
mêmes longueurs, alors
ils sont isométriques
Deux triangles sont
semblables si et
seulement si les
longueurs de leurs côtés
correspondants sont
proportionnelles.
Si on note k le rapport
des longueurs des côtés
40 MATHEMATIQUES
correspondants de deux – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde
triangles semblables,
alors le rapport des aires
des triangles est .
REPERAGE DANS LE PLAN ET
CALCUL VECTORIEL

En utilisant les nombres réels, on a pu associer à chaque point d’une droite munie d’un
repère (O, I) un nombre appelé son abscisse.
On peut de même associer à chaque point d’un plan muni d’un repère (O, I, J) deux nombres
qui sont les coordonnées du point.
Dans un plan muni d’un repère, on peut calculer les coordonnées d’un vecteur et effectuer
différents types de calcul vectoriel pour résoudre des problèmes de géométrie.

1. Comment repérer un point dans un plan ?

On commence par définir un repère du plan : un repère du plan est un triplet de points non
alignés (le mot triplet signifie que les trois points considérés sont ordonnés).
En général, on appelle le repère (O, I, J), où O est l’origine du repère ; la droite (OI) est l’axe
des abscisses et la droite (OJ) est l’axe des ordonnées.
Ensuite, à l’aide du repère, on associe à un point un couple unique de nombres réels en traçant
des parallèles aux axes passant par le point.

Cherchons par exemple les coordonnées de A sur la figure ci-dessus.


On note le point d’intersection de (OI) et de la parallèle à (OJ) passant par A et le point
d’intersection de (OJ) et de la parallèle à (OI) passant par A.
On détermine les coordonnées de A en prenant :
pour l’abscisse de A, l’abscisse du point  sur la droite graduée (OI) d’origine O,
pour l’ordonnée de A, l’abscisse du point  sur la droite graduée (OJ) d’origine O.
Ici, les coordonnées du point A sont (3 ; 2).
Remarques

 Si les axes sont perpendiculaires, alors (O, I, J) est un repère orthogonal.


 Si les axes sont perpendiculaires et si de plus OI = OJ, alors (O, I, J) est un repère
orthonormal.

2. Comment définir un vecteur ? Quand deux vecteurs sont-ils égaux ?

Soit un plan dans lequel on a défini une unité de longueur. Un vecteur est caractérisé par
trois données :

 sa direction : celle de la droite (AB) ;


41 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde
 son sens : celui de A vers B ;
 sa longueur : la distance AB.

Le vecteur est égal au vecteur si ces deux vecteurs ont :

 la même direction, c’est-à-dire si (AB) // (CD) ;


 le même sens, c’est-à-dire si les points B et D sont du même côté de la
droite (AC) ;
 la même longueur, c’est-à-dire si AB = CD.

Autrement dit : si et seulement si ABDC est un parallélogramme.


Ou encore :
si et seulement si l’image de C par la translation qui transforme A en B est D.
si et seulement si [AD] et [BC] ont le même milieu.

3. Quelles opérations peut-on effectuer sur des vecteurs ?

La somme de deux vecteurs est un vecteur que l’on peut construire de deux façons :
— avec la relation de Chasles en partant d’un point A :  ;

— avec la règle du parallélogramme : .

Remarque
La relation de Chasles sert aussi à décomposer un vecteur en une somme de vecteurs. Si A et
B sont deux points donnés, alors, pour tout point C, on a : .
On définit la multiplication d’un vecteur par un réel de la manière suivante.
Soit un vecteur non nul et k un nombre réel non nul, le vecteur est défini ainsi :

 a la même direction que  ;


 a le même sens que si k est positif, le sens contraire si k est négatif.

Si k = -1, alors , ce qui définit le vecteur opposé à .

42 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


On appelle vecteurs colinéaires des vecteurs qui ont la même direction. Les vecteurs et
sont colinéaires si et seulement s’il existe un nombre réel k tel que .

4. Quelles sont les bases du calcul vectoriel ?

Dans un plan muni d’un repère (O, I, J), à tout vecteur est associé un unique point M tel que
, le point M est l’image de l’origine O du repère par la translation de vecteur .
Par définition, les coordonnées de sont celles de M : si M a pour coordonnées , le

vecteur a pour coordonnées , on écrit ou aussi . Par exemple, sur le


dessin ci-dessous on a : .

Il en découle que deux vecteurs et sont égaux si et seulement s’ils ont les
mêmes coordonnées : et .
Il est facile de calculer les coordonnées d’un vecteur quelconque à partir des
coordonnées des points A et B. Dans un repère du plan, soit A un point de coordonnées 
et B un point de coordonnées  , alors le vecteur a pour coordonnées 
.
Soit et deux vecteurs de coordonnées  et  , alors :

 la somme de deux vecteurs et est un vecteur qui a pour


coordonnées   ;
 le produit d’un vecteur par un réel k est un vecteur qui a pour
coordonnées  .

Soit deux vecteurs de coordonnées  et  .


La colinéarité des deux vecteurs et se traduit par deux égalités :
si et seulement si et .

43 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


Elle se traduit aussi plus simplement par une égalité de proportionnalité dite des « produits en
croix » :
et sont colinéaires si et seulement si .

Par exemple, les vecteurs et sont colinéaires car


.
Si A et B sont deux points de coordonnées respectives et , alors on a tout
naturellement :

.
 

À retenir absolument
Un repère du plan est un
triplet de points non
alignés. À chaque point
du plan, on associe un
couple unique de
nombres réels, ses
coordonnées, en traçant
des parallèles aux axes
passant par ce point.
Dans un plan muni
d’une unité de longueur,
un vecteur est
caractérisé par trois
données : sa direction,
son sens et sa longueur.
La somme de deux
vecteurs et
est un vecteur
qui a pour
coordonnées 
. Le
produit d’un vecteur
par un réel k
est un vecteur qui a
pour coordonnées 
.
Les vecteurs et
sont
colinéaires si et
seulement si .

44 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


ÉQUATIONS DE DROITE ET SYSTEMES
D'EQUATIONS LINEAIRES

On doit à René Descartes (1596-1650), philosophe et mathématicien, la méthode qui consiste


à remplacer un problème de géométrie par un problème numérique à l’aide d’équations dites
cartésiennes.
Comment déterminer une équation de droite ? En quoi des équations de droite permettent-
elles de résoudre des problèmes de parallélisme ou d’orthogonalité ? Voilà deux questions que
l’on va être amené à se poser dans ce chapitre.
On verra par ailleurs qu’un système de deux équations à deux inconnues peut s’interpréter à
l’aide d’équations de droites ; en effet, résoudre un tel système revient à chercher les
coordonnées d’un point d’intersection de deux droites.

1. Comment déterminer une équation de droite ?

Soit A(xA ; yA) et B(xB ; yB) deux points donnés dans un repère, déterminer une équation de la
droite (AB) consiste à chercher une condition qui soit nécessaire et suffisante pour qu’un
point M(x ; y) soit aligné avec A et B : cette condition est la colinéarité des vecteurs et
.
Le vecteur a pour coordonnées (xB - xA ; yB - yA), le vecteur a pour
coordonnées (x - xA ; y - yA), la condition de colinéarité s’écrit alors :
(x - xA)(yB - yA) = (y - yA)(xB - xA).
On distingue deux cas :

 si les points A et B ont la même abscisse k, soit , l’équation de la


droite (AB) est alors  ; cette droite est parallèle à l’axe des ordonnées ;
 si , on peut calculer le coefficient directeur de la droite (AB) :

, et l’ordonnée à l’origine : . L’équation de la


droite (AB) est alors : .

Réciproquement, dans un repère du plan, l’ensemble des points M de coordonnées (x ; y) tels


que est une droite qui n’est pas parallèle à l’axe des ordonnées.
Exemple

Soit les deux points A(4 ; 2) et B(-1 ; 3) et M un point quelconque de coordonnées (x ; y).

On calcule les coordonnées des vecteurs et , on obtient et .

45 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


On écrit alors que M est aligné avec A et B si et seulement si les « produits en croix » sont
égaux, ce qui se traduit par l’équation , qui est l’équation de la
droite (AB).

Après transformation de l’égalité, on obtient l’équation : .

2. Comment utiliser une équation de droite ?

Pour dire si un point est sur une droite : on remplace les inconnues de l’équation de la
droite par les coordonnées du point et on vérifie si l’équation ainsi obtenue est vraie.
Par exemple, le point E de coordonnées (2 ; -1) est-il sur la droite d’équation  ?
Pour répondre, on remplace x par 2 dans la formule  ; si l’on trouve -1 le point est
sur la droite, sinon il ne l’est pas.
Ici donc le point E est bien sur la droite.
Pour construire une droite, connaissant son équation, on distingue deux cas :

 si l’équation est de la forme x = k, la droite est parallèle à l’axe des ordonnées ; on
place le point de coordonnées (k ; 0) et on trace la droite ;
 si l’équation est de la forme y = mx + p, on choisit deux valeurs distinctes x1 et x2
de x et on trace la droite qui passe par les points de coordonnées (x1 ; mx1 + p)

et (x2 ; mx2 + p). On peut en particulier choisir x = 0 et , la droite passe

donc par les points (0 ; p) et .

Exemple

On veut tracer la droite d’équation .


On choisit une valeur de x, par exemple 6 pour pouvoir diviser par 3, puis on calcule y :

. On obtient le point A de coordonnées (6 ; 2).


On recommence avec une autre valeur de x, par exemple -3 ; on calcule y et on obtient le
point B de coordonnées (-3 ; 5).
Il reste à placer ces points et à tracer la droite.

3. Quels problèmes de géométrie peut-on résoudre à l’aide d’équations de droites ?

On peut démontrer que deux droites sont parallèles.


Deux droites d’équations respectives et sont parallèles si et
seulement si elles ont le même coefficient directeur, c’est-à-dire si .

46 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


Par exemple, la droite d’équation et la droite d’équation sont

parallèles car on peut écrire et .


On peut déterminer l’équation réduite de la parallèle à une droite donnée passant par un
point donné.
Par exemple, la parallèle à la droite d’équation passant par le point A(1 ; 4) a
aussi le coefficient directeur 2. Son ordonnée à l’origine b est donnée par :
. D’où l’équation cherchée : .

4. Comment déterminer par le calcul le point d’intersection de deux droites ?

Une équation d’une droite D peut s’écrire sous la forme avec a et b non
simultanément nuls. Une telle équation s’appelle équation linéaire à deux inconnues. Les
solutions de cette équation sont les coordonnées des points de la droite D.
Déterminer par le calcul les coordonnées du point d’intersection de deux droites revient à
résoudre un système de deux équations linéaires à deux inconnues constitué des deux

équations des deux droites. C’est un système de la forme : .


Résoudre un tel système, c’est trouver tous les couples qui sont solutions des deux
équations en même temps. Si de tels couples existent, les points qu’ils repèrent appartiennent
aux droites d’équations respectives et .
On distingue trois cas présentés dans le tableau ci-dessous :

Il existe deux méthodes pour résoudre algébriquement un système de deux équations


linéaires à deux inconnues :

 la méthode par substitution, qui consiste à exprimer une des inconnues en fonction
de l’autre dans une équation puis à remplacer cette inconnue par l’expression
obtenue dans l’autre équation ;
 la méthode par combinaison, qui consiste à obtenir, en combinant les deux
équations, une équation dans laquelle il n’y a plus qu’une inconnue. Cette équation
étant résolue, on calcule l’autre inconnue en utilisant la valeur trouvée.

47 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde


À retenir absolument
Si une droite est
parallèle à l’axe des
ordonnées, alors son
équation est de la forme
 : sinon son
équation est de la forme
, où m est
son coefficient directeur
et p son ordonnée à
l’origine.
Deux droites sont
parallèles si leurs
coefficients directeurs
sont égaux.
Deux droites sont
perpendiculaires si le
produit de leurs
coefficients directeurs
vaut -1.
Calculer les
coordonnées du point
d’intersection de deux
droites revient à
résoudre le système
constitué des deux
équations des droites en
question.

48 MATHEMATIQUES – Thèmes d’étude pour le lycée – Classes de 2nde

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