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1- Les caractéristiques du texte

descriptif
A- Il décrit un phénomène, un un lieu, une personne...
objet,
B- Il présente des informations sur un sujet en énumérant certaines de ses
caractéristiques.
C- Les thèmes sont illimités : science, histoire, art, géographie, etc.
D- L’intention de lecture est de s’informer, d’en apprendre davantage sur un
sujet. On doit nommer le sujet. 
E- Le vocabulaire utilisé est précis et neutre dans les paragraphes de
description. Il n’y a pas d’opinion ni de sentiment dans ces paragraphes. On
doit justifier le choix de notre sujet dans le dernier paragraphe à l'aide
d'arguments.

2- Les stratégies de lecture du texte descriptif

 Faire un survol du texte: titre, intertitres, illustrations...Je me fais une


idée du sujet et des aspects traités.

 J'ajoute des intertitres.

 Je cherche mots inconnus.

 Je surligne les informations importantes.

 Je mets des mots-clés ou des commentaires dans la marge.

 Je repère le schéma descriptif (introduction, développement,


conclusion).

 Je fais un court résumé de ce que j’ai appris.

3- La structure du texte descriptif

A) Introduction

(un seul paragraphe)

1- Sujet amené : On présente le sujet de façon générale, sans le nommer


directement. On intrigue le lecteur sans lui donner la réponse. 

2- Sujet posé : On nomme précisément le sujet du texte sous forme de phrase


déclarative, sans émettre d’opinion.
3- Sujet divisé : On présente les aspects qui seront abordés dans le texte.

B) Développement

Un paragraphe pour la description

 Je mets d’abord un organisateur textuel.

Premièrement, tout d’abord, ensuite, enfin, deuxièmement, etc.

 Je présente mon aspect.

Les aspects développent les idées principales du texte.


Chaque aspect se subdivise en plusieurs sous aspects, qui développent les
idées secondaires du texte.
Un paragraphe pour la justification
* Je mets d'abord un organisateur textuel. 
* Je justifie ensuite le choix de mon sujet à l'aide d'au moins deux arguments
pertinents. 
C) Conclusion
(un paragraphe)
1- Organisateur textuel de conclusion
Pour conclure, pour terminer, finalement, en conclusion, etc.
2- Rappel
Bref rappel du sujet abordé. 
3- Ouverture
Souhait, question, opinion, hypothèse, recommandation, etc.

4- Les éléments visuels du texte descriptif

 Images, illustrations: Images ou illustrations insérées dans un


texte qui ont pour but de mieux faire comprendre et de mieux
représenter un élément du texte ou le sujet du texte. 

Titre: Inscription
placée en tête d'un livre, d'un article, d'un texte et qui indique 
son contenu.
Intertitres: Titres situés entre les différents paragraphes d’un
texte.
Auteur: Celui ou celle qui a écrit le texte.
Source: Lieu où le texte est publié (journal, revue, livre, site
Internet, etc.).
texte explicatif: Définition du texte explicatif: 

Le texte explicatif consiste à donner des informations


organisées dans un domaine particulier de la connaissance (biologie,
géographie, histoire, grammaire, littérature...), pour faire
comprendre un fait, un phénomène, une situation.
Il est principalement présent dans les ouvrages scientifiques et
techniques, les encyclopédies, les ouvrages de vulgarisation, les
manuels scolaires, la presse.
Il peut aussi être inséré dans un récit, réel ou de fiction, littéraire ou
non littéraire.

 La situation de communication
L’explication suppose un échange entre deux partenaires différents
par leur savoir :

 quelqu’un qui demande une explication ;


 quelqu’un qui donne l’explication parce qu’il possède un savoir
sur le problème qui lui est posé.

Le savoir de celui qui explique est reconnu par l’autre. Ce « savant »


doit être neutre et désintéressé pour accroître son autorité. Mais il
doit éviter un ton autoritaire et pédant.

 Les caractéristiques formelles


À la différence du texte argumentatif, le texte explicatif n’exprime pas
une prise de position de l’émetteur. Il relève des savoirs, des
connaissances, présentés de façon neutre.
Le texte explicatif ne comporte donc pas de marques
d’énonciation : aucun indice de personne (pronoms personnels)
n’indique la présence de l’émetteur et du récepteur dans l’énoncé.
Aucun jugement n’est porté sur les faits.
Le temps verbal le plus utilisé est le présent de l’indicatif.
Le vocabulaire employé peut être assez technique ou spécialisé. Il
importe donc qu’un certain niveau de connaissances préalables soit
partagé entre l’émetteur et le destinataire.

 L’organisation du texte explicatif


La séquence explicative organise et hiérarchise les informations.
La première étape de l’explication pose le problème à résoudre,
parfois sous forme de question.
La deuxième étape est l’explication proprement dite. Elle établit des
liens entre les éléments, selon trois types d’explication possibles : la
définition ( « quoi ? ») ; la démonstration («comment?»); la justifica-
tion (« pourquoi ? »).
La troisième étape est la conclusion : elle récapitule et synthétise
l’ensemble.

 Les procédés explicatifs


Les procédés explicatifs essentiels sont la définition du
phénomène, la comparaison, la reformulation et le recours à
l’exemple.
La présentation matérielle participe de l’explication : la disposition
en paragraphes et le recours à différents procédés typogra-
phiques (alinéas, numérotation...) facilitent la prise de notes.
 
 

 La progression thématique dans une explication


L’information transmise au destinataire peut progresser selon
différents modèles de progression.

1. La progression à thème constant


Thème 1 ---------- ► Propos
-------- 1
Thème 2 ---------- ► Propos
-------- 2
Thème 3 ---------- ► Propos
-------- 3

Exemple:
Vous déjeunerez à Orléans à 6 heures du matin. Vous dînerez à
Vierzon à 3 ou 4 heures de l’après-midi. Vous en repartirez une heure
après par une autre voiture qui est assez bonne et qui a aussi un coupé
(lequel vous est assuré dès que vous le retenez à Paris jusqu’à
Châteauroux) et vous arrivez à Châteauroux à 9 heures du soir. Là
vous trouvez mon cheval et mon cabriolet avec Maurice, qui vous
amène à Nohant à 2 h 1/2 - 3 heures tout au plus.
(G. Sand)

2. La progression à thèmes dérivés


Thème général ↓
Thème dérivé 1 ---------------- ►----- Propos 1
Thème dérivé 2 ---------------- ►----- Propos 2
Thème dérivé 3 ---------------- ►----- Propos 3
Thème dérivé 4 ---------------- ►----- Propos 4
Exemple:
D’où vient l’usage qui consiste à vêtir les nouveau-nés et les très
jeunes enfants de bleu si ce sont des garçons et de rose si ce sont des
filles ?
Historiquement...
Géographiquement...
Enfin, socialement...

3. La progression linéaire: 
Thème 1 ► (Propos 1) = Thème 2 ► (Propos 2) = Thème 3 ►
(Propos 3) = Thème 4 ► (Propos 4)
Exemple:
Remontant à flots de son cœur à ses yeux, des larmes, que sa fierté
essayait en vain de retenir, s’étaient amassées sous ses paupières et, en
se volatilisant sur la cornée, lui avaient sauvé la vue. La couche de
vapeur formée par ses larmes, s’interposant entre le sabre ardent et ses
prunelles, avait suffi à annihiler l’action de la chaleur. C’est un effet
identique à celui qui se produit, lorsqu’un ouvrier fondeur, après avoir
trempé sa main dans l’eau, lui fait impunément traverser un jet de
fonte en fusion.
L’émetteur choisit un type de progression en fonction du sujet, des
compétences du destinataire et du but qu’il poursuit.
 
 

 Explication et argumentationLes textes explicatifs sont


extrêmement variés. D’une part, certains éléments les apparentent au
texte descriptif ; parfois leur déroulement chronologique les rapproche
du texte narratif. D’autre part, il arrive souvent que la frontière entre le
texte explicatif et le texte argumentatif soit mince : l’explication peut
s’inclure dans une stratégie argumentative. Il arrive aussi que, sous
couvert d’explication, l’émetteur ait une visée argumentative plus ou
moins explicite

 texte argumentatif
Le texte argumentatif développe un raisonnement ayant pour objectif
de faire admettre à un lecteur la validité d’une thèse ou, inversement,
de réfuter une thèse couramment admise. L’auteur d’un texte
argumentatif veut influencer la pensée du destinataire en l’amenant à
changer de comportement ou de point de vue.

■ L’organisation du texte argumentatif


Le texte argumentatif s’articule généralement selon les étapes
suivantes :

 l’expression d’une thèse que l’on veut défendre ou attaquer ;


 un développement au cours duquel on présente des arguments
(des raisons convaincantes), en faveur de la thèse que l’on
défend, et des contre-arguments, ou objections, à la thèse que
l’on veut attaquer ;
 une conclusion qui affirme et renforce la thèse défendue.

■ Convaincre et persuader
Pour amener le destinataire à reconnaître la justesse d’une thèse, on
peut :

 le convaincre, c’est-à-dire faire appel à sa logique et à sa raison;


 le persuader, c’est-à-dire faire appel à son affectivité et à ses
sentiments.

Lorsqu’on s’adresse à un public vaste, on utilise plutôt des arguments


qui relèvent de la raison ; lorsqu’on s’adresse à un individu particulier,
qu’on connaît bien, on a tendance à faire appel à son affectivité.

■ Les procédés d’argumentation


On considère qu’il existe trois procédés principaux
d’argumentation.
L’explication argumentative consiste à expliquer quelque chose
à un destinataire avec l’intention de l’influencer. Elle utilise les
procédés de l’explication : la définition, l’illustration, le recours à
l’exemple, la description.
La démonstration consiste à justifier une thèse posée comme
vraie en ayant recours à des raisonnements explicites. Elle
utilise un vocabulaire précis et univoque (non connoté), des
liens explicites entre les phrases, un mode de raisonnement par
déduction qui marque nettement les rapports logiques (cause,
but, comparaison, etc.).
La réfutation consiste à détruire une opinion adverse pour
mieux défendre sa propre thèse. Elle utilise principalement les
antithèses, l’opposition de champs lexicaux, les figures
d’opposition et de concession.

■ Les techniques de réfutation


La réfutation met en jeu un certain nombre de stratégies :

 déclarer la thèse adverse dépassée ;


 opposer une exception à la thèse adverse ;
 mettre en évidence les contradictions adverses ;
 retourner un argument contre la personne qui s’en est
servie ;
 concéder sur un point accessoire pour mieux en tirer
avantage ;
 élaborer des hypothèses pour mieux réfuter les
conclusions qui en découlent (raisonnement par l’absurde)
;
 recourir à l’emphase, aux procédés d’insistance et de
renforcement ;
 disqualifier la thèse adverse par l’ironie, etc.

 
 

■ Le point de vue de l’émetteur

 Les modes de désignation

L’émetteur donne une certaine image de lui-même et de ses


rapports avec son destinataire (complicité, distance, opposition)
par la manière dont il se désigne et par le choix des pronoms
qu’il emploie {nous, vous, on, il/elle).
 La distance et l’engagement

L’émetteur peut chercher à satisfaire un besoin d’explication du


destinataire, en vue de le convaincre, ou chercher à l’influencer
dans ses croyances et ses valeurs.
Selon le type d’argumentation, il peut avoir plusieurs attitudes :

 dans une démonstration scientifique, il prend une nette


distance vis-à-vis de son sujet ;
 dans une explication argumentative, cette distance est
plus ou moins grande ;
 dans une réfutation, il s’engage nettement.

S’il met beaucoup de passion dans son argumentation et


emploie des arguments d’ordre affectif, son texte devient
polémique.

 Le vocabulaire, les marques grammaticales

L’émetteur peut employer un ton didactique (explication), neutre


et distant (démonstration), ironique, moqueur, sarcastique,
hautain (réfutation).
Le vocabulaire (dénoté ou connoté), la ponctuation, les types et
formes de phrases (plutôt neutres ou plutôt expressives), les
marques de modalité (jugement ou probabilité) définissent le
degré d’engagement et le ton de l’émetteur.

■ Le destinataire du texte argumentatif


Le destinataire doit découvrir les enjeux du texte argumentatif
(quelles croyances, quelles valeurs il vise) et sa portée.
Pour évaluer le bien-fondé de l’argumentation, il la confronte
avec sa propre thèse de manière à nuancer, renforcer ou
réviser celle- ci. Il la compare aussi avec d’autres thèses qui
peuvent être soutenues sur le même sujet.

■ L’argumentation dans les textes littéraires


Un texte littéraire ne peut se réduire à son contenu
argumentatif. Un poème, un roman, une pièce de théâtre
s’analysent selon des procédés particuliers et propres au genre
auquel ils appartiennent.
Cependant, l’argumentation occupe une part importante dans
de nombreux textes littéraires. Elle peut être le moteur de
l’intrigue elle-même; elle peut caractériser les personnages

lesconnecteur
ENUMERATION : D'abord , En premier lieu, Enfin, Ensuite

ADDITION : Aussi, De même, De plus, Encore , Et, Egalement

LIAISON / RESUME : Bref, D'ailleurs, Donc , Ensuite, En somme,


En outre , Or, Par ailleurs, Puis

EXPLICATION : Car, C'est-à-dire , En effet, Effectivement, Étant


donné que, Puisque

ILLUSTRATION / COMPARAISON : Entre autres, Notamment,


Par exemple, C'est-à-dire, Autant dire que

OPPOSITION : Au contraire, Néanmoins , Par contre, Pourtant,


Quoique, Toutefois

CONSÉQUENCE : Alors, Ainsi, C'est pourquoi, D'où, Dans ces


conditions, De sorte que, Donc, En conséquence, Par conséquent

TERMINAISON : Ainsi, Étant donné, Puisque

BUT : Pour, En vue de, Pour que