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‫الجمهىريت الجسائريت الديمقراطيت الشعبيت‬

‫وزارة التعليم العالي و البحث العلمي‬


UNIVERSITE BADJI MOKHTAR- ANNABA ‫عنابت‬-‫جامعت باجي مختار‬

FACULTE : Sciences de l’Ingéniorat


DEPARTEMENT : Électrotechnique

MEMOIRE DE MASTER
DOMAINE :Sciences et Technologies

FILIERE : Électrotechnique

OPTION : Commande électrique

Thème

Modélisation et simulation d’un générateur photovoltaïque


Connecté au réseau électrique

Présenté par: Dirigé par:


Bouanika Nour EL Houda Zerzouri Nora
Khennouche Fatima Zohra

Jury de soutenance:

- Bensiali Nadia Président MCA Université d’Annaba


- Zerzouri Nora Rapporteur MCB Université d’Annaba
- Bahi Tahar Examinateur Pr Université d’Annaba
- Kahoul Nabil Examinateur MCB Université d’Annaba

Promotion : Juin2018
 Khennouche Fatima Zohra

 Bouanika Nour EL Houda


‫ملخص‬

‫ نًزجت ًيحاكاث نهنظاو انكيشًظٌئي انًتصم بانشبكت انكيشبائيت ًػشض‬،‫دساست‬: ‫في ىزه انًزكشة نذينا كيذف‬
‫ نقذ أجشينا دساست حٌل انًٌنذ انكيشًظٌئي ً ػًهو ػنذ أقصَ قذس ين انطاقت باستخذاو يحٌل غاقت سافغ‬.‫اننتائج‬
‫ ( نقطت االستطاػت انقصٌٍ نهتٌنيذ انكيشبائي) ين نٌع‬MPPT ‫ يستًش تتحكى فيو خٌاسصييت‬-‫يستًش‬
‫ سنحاًل سبػ ىزا اننظاو‬.‫ ً انيذف ىٌ تحسين كفاءة انطاقت نذٍ األنظًت انكيشًظٌئيت‬،‫اإلظطشاب ً انًالحظت‬
)‫ ( تؼذيم ػشض اننبعت‬MLI ‫يغ شبكت انتٌتش انًنخفط ًرنك بإستخذاو يًٌج تتحكى فيو‬

‫ انشبػ بانسبكت‬،‫ انًًٌج‬،ٌٍ‫ نقطت اإلستطاػت انقص‬،‫ يٌنذ كيشًظٌئي‬: ‫الكلمات المفتاحية‬

Résumé

Dans ce mémoire nous avons comme objectif : d’étudier, la modélisation et simulation


d’un système PV connecté au réseau électrique et présenté les résultats. Nous avons
effectué une étude générale du générateur photovoltaïque et de son fonctionnement à
sa puissance maximale en utilisant un convertisseur survolteur DC/DC commandé par
un algorithme MPPT de type ‘P&O’,le but étant d’améliorer le rendement en
puissance du système PV. On va essayer de raccorder se système avec un réseau BT
par un onduleur triphasé commandé par la ‘MLI’.

Mots clés : générateur photovoltaïque, MPPT, onduleur, connexion au réseau.

Abstract

Our objective in this work :to study,model and simulate a PV system connected to
the electrical network and presented the resultas.we have completed a general study of the
photovoltaic generator and its high-power operation using a DC-DC boost converter
controlled by a algorithl MPPT of the type’P&O’,The ai mis improve the efficiency of the PV
system.We will try to connect the system with a low voltage network by a three-phase
inverter controlled by the ‘PMW’.

Key words :photovoltaic generator,MPPT,invrter,grid connection.


Introduction générale 01

Chapitre 1 : Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

1.1 Introduction 03
1.2 Notions sur les énergies renouvelables 03
1.2.1 L’énergie hydraulique 04
1.2.1.1 Fonctionnement d’une centrale hydraulique 04
1.2.2 L’énergie de la Géothermie 05
1.2.2.1 Principe de Fonctionnement de la Géothermie 05
1.2.3 L’énergie de la Biomasse 06
1.2.3.1 Principe de Fonctionnement 06
1.2.4 L’énergie de la Marine 07
1.2.4.1 Principe de Fonctionnement d’une centrale hydrolienne 07
1.2.5 L’énergie éolienne 07
1.2.5.1 Principe du fonctionnement 08
1.2.6 L’énergie solaire 08
1.2.6.1 Fonctionnement d’une installation solaire 09
1.2.6.2 L’effet photovoltaïque 10
1.2.6.3 Avantages et inconvénients d’une installation PV 10
1.3 Modélisation du système photovoltaïque 11
1.3.1 Cellule photovoltaïque 13
1.3.1.1 Type des cellules photovoltaïques 13
 Cellules solaires au silicium
 Cellules solaires à couche mince
 Cellules solaires organiques
1.3.1.2 Principe de fonctionnement 15
1.3.2 Panneau photovoltaïque 15
1.3.3 Centrales solaires 16
 Centrales solaires photovoltaïques
 Centrale solaire thermodynamique
1.3.4 Modélisation mathématique du générateur photovoltaïque 16
1.3.4.1 Zones de caractéristique courant en fonction de la tension d’un 19
PV
1.3.4.2 Rendement énergétique 20
1.3.4.3 Facteur de forme 20
1.3.5 Association série et parelle des cellules 20
1.3.6 Etude de l’effet de l’éclairement et de la température 21
1.3.6.1 Influence de l’Éclairement 22
1.3.6.2 Simulation et interprétations 22
1.3.6.3Influence de la température 24
1.4 Conclusion 25
Chapitre 2 : Convertisseur DC-DC

2.1 Introduction 26
2.2 Structure des convertisseurs d’énergie 30
2.2.1 Structure de convertisseur DC-DC élévateur 30
2.2.2 Structure de convertisseur DC-DC abaisseur 31
2.3 Etude théorique pour le convertisseur élévateur 34
2.3.1 Principe 34
2.4 Simulation du convertisseur ‘Boost’ 35
2.5 Poursuite du point de puissance maximale ‘MPPT’ 36
2.6 Définition et principe de la recherche 36
2.7 Les premiers types de commande MPPT 37
2.7.1 Evolution du point d’opération du GPV 39
2.8  Différents types de commandes MPPT 41
 Commande MPPT à implantation mixte logique et 41
analogique
 Commande MPPT à implantation analogique 41
 Commandes MPPT à implantation numérique 41
2.9 Les différents algorithmes de contrôle MPPT 42
2.9.1 Méthode de perturbation et observation (P&O) 42
2.9.2 Commande avec correcteur PI 43
2.9.3 Algorithme d’incrémentation de l’inductance 43
2.10 Simulation d’un système PV avec un hacheur ‘ Boost’ 44
2.11 Conclusion 47

Chapitre 3: Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

3.1 Introduction 49
3.2 Définition de l'onduleur 49
 Onduleur autonome 49
 Onduleur non autonome 50
3.3 Principe de fonctionnement 50
3.4 Onduleur de tension triphasé 51
3.4.1 Stratégies de commandes 51
 Tension entre a, b, c et 0 (neutre) 53
 Tensions simples , et 53
 Tension composée , et 54
 Commande à modulation de largeur d’impulsion (MLI) 55
 Modulation sinusoïdale (MLI-Sin) 56
 Modulation vectorielle (SVM) 56
3.4.2 Simulation et interprétation 58
 Résultat de simulation 59
3.5 Technologies des onduleurs couplés au réseau 60
3.5.1 Classifications des Centrales Photovoltaïques Connectées au 60
Réseau
 Centrales de petite taille (Pw=1 à 10 KW) 60
 Centrales de taille moyenne (Pw=10 à 100 KW) 60
 Centrales de grande taille (Pw500 KW) 60
 Les systèmes PV connectés au réseau avec batterie 60
3.5.2 Modélisation et simulation du réseau électrique 60
3.6 Système photovoltaïque connecté au réseau 62
 Générateur photovoltaïque 62
 Convertisseur DC-DC 63
 Convertisseur DC-AC 63
 Filtre LC 63
 Charge 63
 Réseau électrique 63
3.5.3 Simulation du GPV connecté au réseau électrique 64
 Résultats du simulation 66
3.6. Conclusion 68

Conclusion générale 69
Figure 1.1 Centrale hydraulique 04
Figure 1.2 Schéma de la centrale géothermique de la Bouillante (Guadeloupe) 05
Figure 1.3 Centrale biomasse 06
Figure 1.4 Centrale hydrolienne 07
Figure 1.5 Une Eolienne 08
Figure 1.6 Installation solaire 09
Figure 1.7 Structure basique d’une cellule solaire 13
Figure 1.8 Les images de différents types de la cellule photovoltaïque 13
Figure 1.9 Principe de fonctionnement d’une cellule solaire 15
Figure 1.10 schéma équivalant d’une cellule photovoltaïque 16
Figure 1.11 (a) Zones de la caractéristique I (V) - (b) P=f(V) à la température 19
T=25°C et l’éclairement E=1000W/m2
Figure 1.12 Association de NS modules solaires en série 20
Figure 1.13 Association de Np modules solaires en parallèle 21
Figure 1.14 Association mixte NsxNp modules solaires 21
Figure 1.15 La caractéristique P=f(V) en fonction de la variation de l'éclairement 23
Figure 1.16 Caractéristique I=f(V) en fonction de la variation de l'éclairement 23
Figure 1.17 Caractéristique de I=f(V) en fonction de la variation de la température 24
Figure 1.18 Caractéristique de P= f(V) en fonction de la variation de la 24
température
Figure 2.1 Convertisseur DC-DC 26
Figure 2.2 Modélisation du hacheur 27
Figure 2.3 Schéma des circuits équivalents du hacheur Interrupteur fermé et (b) 27
interrupteur (a) ouvert
Figure 2.4 Allure des variables dynamiques 29
Figure 2.5 Système PV formé par un générateur PV, convertisseur d’énergie 31
‘survolteur ‘Et une charge résistive
Figure 2.6 Système PV formé par un générateur PV, convertisseur d’énergie 31
‘dévolteur’ et une charge résistive RS
Figure 2.7 Structure simple d’un convertisseur Boost 32
Figure 2.8 Circuit équivalent pour TON 33
Figure 2.9 Circuit équivalent pour Toff 33
Figure 2.10 Le circuit est alimentée par une source de tension V e, la sortie est 34
chargée par une résistance R et débite un courant IS.
Figure 2.11 Tension d’entrée et tension de sortie du hacheur Boost 35
Figure 2.12 Schéma de principe de la chaîne de conversion d’énergie solaire 36
Figure 2.13 Fluctuation du PPM avec l’intensité d’éclairement (A) et la charge 37
RS(B). (…) Puissance à la sortie du GPV
Figure 2.14 Principe classique d’une MPPT pouvant êt40re implantée en 38
numérique
Figure 2.15 Principe de fonctionnement d’une commande MPPT 39
Figure 2.16 Changement d’éclairement et conséquence sur les courbes de 40
puissance d’un GPV ainsi que sur l’adaptation source-charge
Figure 2.17 Algorithme de la commande MPPT de type P&O 43
Figure 2.18 Schéma du convertisseur ‘ Boost’ contrôlé par ‘ MPPT’ 44
Figure 2.19 Résultats de simulation de Courant, tension et puissance généré par le 45
GPV
Figure 2.20 Résultats de simulation de la sortie du système PV avec MPPT 46
Figure 3.1 Schéma de principe de la conversion DC – AC 49
Figure 3.2 Principe de fonctionnement de l’onduleur autonome 50
Figure 3.3 Tension avec K en position (1) et (2). 50
Figure 3.4 Circuit de puissance d’un onduleur de tension triphasé 51
Figure3.5 Commande 120° 52
Figure 3.6 Commande 180° 52
Figure 3.7 Schéma de simulation d’une commande MLI 57
Figure 3.8 Schéma de simulation d’un onduleur triphasé 57
Figure 3.9 Schéma Simulink d’alimentation d’une charge AC par une source de 58
tension constante
Figure 3.10.a) Tension composée Vab non filtrée à la sortie de l’onduleur 59
Figure3.10.b) Tension simple Van non filtré à la sortie de l’onduleur 59
Figure3.10.c) Tension à la sortie du filtre 59
Figure 3.11 Système de tensions triphasées équilibré 61
Figure 3.12 Schéma de simulation de réseau 62
Figure 3.13 Schéma synoptique du système photovoltaïque Connecté au réseau 62
Figure 3.14 Schéma bloc du programme de simulation 65
Figure 3.15 Tension à la sortie du filtre(Usf) 66
Figure 3.16 Courant à la sortie du réseau(Ire) 66
Figure 3.17 Tension à la sortie du réseau 66
Figure 3.18 Courant à la sortie de la charge 67
Figure 3.19 Tension à la sortie de la charge 67
Tableau 1.1 Rendement des cellules selon leurs types 14

Tableau 1.2 Caractéristique électrique du module photovoltaïque 22

Tableau. 2.1 Paramètre des simulation 36

Tableau. 3.1 Tensions et courants correspondants à chaque état de commutation de 55


l’onduleur
AM : le nombre de masse d'air
AM1 : rayonnement de la masse d'air "1"
E : énergie d'un photon
h : constant de Planck
V : la vitesse de la lumière
λ : longueur d'onde
Ipv : Courant délivré par un module PV
Isat : Courant de saturation
K : constante de Boltzmann (J/K)
T: température effective des cellules en Kelvin (K)
e : charge de l’électron
n : facteur d’idéalité de la jonction
Vpv : Tension aux bornes de cette même cellule
Iph : photo-courant de la cellule ou courant de court-circuit
Rshut : Résistance shunt caractérisant les courants de fuite de la jonction ;
Rser : est la résistance série représentant les diverses résistances de contacts et de connexions.
Tfn : la température de fonctionnement normale des cellules PV
Ta : la température ambiante
Ψ : l’irradiation solaire globale (W/m2 )
ICC : le courant de court-circuit
Vco : la tension en circuit ouvert
GPV : générateur photovoltaïque
MPPT : Maximum Power Point Tracker
α : rapport cyclique
PPM1 : point de puissance maximale
MLI : modulation de largeur d’impulsion
Introduction Générale

Sans énergie le monde n’aurait pas pu atteindre le niveau de développement actuel.


En effet, l’homme, les machines et la nature en ont tous besoin, donc la production de cette
énergie est un défi de grande importance pour le présent et l’avenir. La demande totale
d’énergie dans le monde s’accroît proportionnellement à la croissance démographique, à la
disponibilité limitée des sources d’énergies et aux coûts sociaux et environnementaux de
l’approvisionnement d’énergie. Par ailleurs, les pays en voie de développement auront besoin
de plus en plus d’énergie pour mener à bien leur développement, surtout l’énergie électrique
qui est un facteur essentiel pour ce développement et l’évolution des sociétés humaines que ce
soit sur le plan de l’amélioration des conditions de vie que sur le développement des activités
industrielles. Elle est devenue une forme d’énergie indispensable par sa souplesse
d’utilisation et par la multiplicité des domaines d’activité ou elle est appelée à jouer un rôle.
Ces modes de production ainsi que les moyens de distribution associés sont amenés à subir de
profonds changements au cours des prochaines décennies. Mais, De nos jours, une grande
partie de la production mondiale d’énergie est assurée à partir de sources fossiles. La
consommation de ces sources donne lieu à des émissions de gaz à effet de serre et donc une
augmentation de la pollution. De plus, l’existence de la filière nucléaire qui pose des
problèmes dont l’importance est croissante au fil des années. Il s’agit du stockage des déchets
nucléaires non rétractables. Le danger supplémentaire est qu’une consommation excessive du
stock de ressources naturelles réduit les réserves de ce type d’énergie de façon dangereuse
pour les générations futures, par exemple : le pétrole, l’industrie et le transport public (ou
personnel) sont des éléments importants de notre société qui demandent l’énergie basée sur le
pétrole mais les sources de celui ci deviennent de plus en plus rares, pendant que les
demandes énergétiques du monde s’élèvent continuellement. Il est estimé que les réserves
mondiales seront épuisées vers 2030 [1] si la consommation n’est pas radicalement modifiée,
et au maximum vers 2100 si des efforts sont produits sur la production et la consommation.
Par énergie renouvelable, on entend des énergies issues du soleil, du vent, de la chaleur de la
terre, de l’eau ou encore de la biomasse. A la différence des énergies fossiles, les énergies
renouvelables sont des énergies a ressources illimitées. Les énergies renouvelables

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 1


Introduction Générale

regroupent un certain nombre de filières technologique selon la source d’énergie valorisée et


l’énergie utile obtenue. Le problème du couplage parfait entre un générateur photovoltaïque et
une charge de type continue n’est pas encore couplage est le problème du transfert de la
puissance maximale du générateur photovoltaïque à la charge qui souffre souvent d’une
mauvaise adaptation. Le point de fonctionnement qui en découle est alors souvent très éloigné
du point de puissance maximale (PPM). La littérature propose une grande quantité de
solutions sur l’algorithme qui contrôle le dispositif qui effectue la recherche du PPM lorsque
le GPV débite sur une charge. Tout d’abord, nous présentons les Généralité sur les énergies
renouvelables et ainsi la Modélisation des générateurs photovoltaïques. Dans le chapitre 2
nous présentons l’étage d’adaptation pour générateur PV et nous présenté la stratégie de la
commande MPPT. Finalement, dans le chapitre 3, on a considéré l’alimentation d’une charge
AC par un GPV connecté au réseau et enfin une conclusion générale clôture notre mémoire.

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CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

1.2.2 L’énergie de la Géothermie

La géothermie, du grec géo (la terre) et thermos (la chaleur) est un mot qui désigne à la fois la
science qui étudie les phénomènes thermiques internes du globe terrestre, et la technologie qui
vise à l'exploiter. Par extension, la géothermie désigne aussi parfois l'énergie géothermique
issue de l'énergie de la Terre qui est convertie en chaleur. Pour capter l'énergie géothermique,
on fait circuler un fluide dans les profondeurs de la Terre. Ce fluide peut être celui d'une
nappe d'eau chaude captive naturelle, ou de l'eau injectée sous pression pour fracturer une
roche chaude et imperméable. Dans les deux cas, le fluide se réchauffe et remonte charger de
calories (énergie thermique).Ces calories sont utilisées directement ou converties
partiellement en électricité. L'énergie géothermique est localement exploitée pour chauffer ou
disposer d'eau chaude depuis des millénaires, par exemple : en Chine, dans la Rome antique et
dans le bassin méditerranéen. L'augmentation de la consommation et du coût des différentes
énergies ainsi qu'une certaine volonté d'émettre moins de gaz à effet de serre la rendent plus
attrayante [9].

1.2.2.1 Principe de Fonctionnement de la Géothermie

Une centrale géothermique produit de l'électricité grâce à la chaleur de la Terre qui transforme
l'eau contenue dans les nappes souterraines en vapeur et permet de faire tourner une turbine et
un alternateur [10].

Fig1.2 : Schéma de la centrale géothermique de la Bouillante (Guadeloupe)


(© geothermieperspectives.fr (ADEME/BRGM)

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CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

1.2.3 L’énergie de la Biomasse

Dans le domaine de l'énergie, et plus particulièrement des bioénergies, le terme de biomasse


désigne l'ensemble des matières organiques d'origine végétale (algues incluses), animale ou
fongique (champignons) pouvant devenir source d'énergie par combustion (ex : bois énergie),
après méthanisation (biogaz) ou après de nouvelles transformations chimiques (agro-
carburant). L'énergie tirée de la biomasse est considérée comme une énergie renouvelable et
soutenable tant qu'il n'y a pas surexploitation de la ressource, mise en péril de la fertilité du
sol et tant qu'il n'y a pas de compétition excessive pour l'usage des ressources (terres arables,
eau, etc.), ni d'impacts excessifs sur la biodiversité, etc. De plus, bien que présentant de
nombreux avantages sur le plan écologique et du développement local, elle peut être polluante
(CO, CO2, fumées, goudrons) si mal utilisée ou si la biomasse utilisée est 3 polluée par des
métaux lourds, radionucléides, etc. (sachant que les ressources fossiles sont également
naturellement contaminées par des métaux, souvent plus que le bois) [20].

1.2.3.1 Principe de Fonctionnement

Le fonctionnement d'une centrale biomasse classique, l'énergie de la biomasse est


transformée en énergie thermique par combustion. Cette énergie transforme de l'eau en
vapeur, qui actionne ensuite une turbine à vapeur accouplée à un alternateur, qui transforme
enfin l'énergie mécanique en énergie électrique. Une partie de la vapeur ou énergie thermique
restante peut être utilisée, par exemple, pour alimenter un circuit de chauffage. Il s'agit alors
de cogénération [21].

Fig 1.3 : Centrale biomasse

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CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

1.2.4 L’énergie de la Marine

L'énergie marine est une source d'énergie renouvelable qui dépend des ressources naturelles
des eaux de la mer et des océans. Elle permet de fabriquer de l'électricité, essentiellement
grâce aux mouvements de ces eaux. L'eau recouvre en grande partie notre planète,
principalement à travers les mers et les océans. Elle constitue donc une source d'énergie
importante, aujourd'hui encore peu exploitée. Les énergies marines n'émettent aucun gaz à
effet de serre et leur matière première est disponible dans de nombreux pays du monde [9].

1.2.4.1 Principe de Fonctionnement d’une centrale hydrolienne

L'hydrolienne est une turbine hydraulique, qui utilise l'énergie des courants marins comme
une éolienne utilise l'énergie du vent. La turbine de l'hydrolienne permet la transformation de
l'énergie hydraulique en énergie mécanique qui peut alors être convertie en énergie électrique
par un alternateur [10].

Fig 1.4 : Centrale hydrolienne

1.2.5 L’énergie éolienne

L'énergie éolienne est une source d'énergie qui dépend du vent. Le soleil chauffe inégalement
la Terre, ce qui crée des zones de températures et de pression atmosphérique différentes tout
autour du globe. De ces différences de pression naissent des mouvements d'air, appelés vent.
Cette énergie permet de fabriquer de l'électricité dans des éoliennes, appelées aussi
aérogénérateurs, grâce à la force du vent [20].

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CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

1.2.5.1 Principe du fonctionnement

1) La rotation des pales : sous l'effet du vent, L'hélice se mette en marche.

2) La production d'électricité : l’hélice entraine un axe dans la nacelle, relié à un alternateur.


L'alternateur produit de l'électricité.

3) L'adaptation de la tension : un transformateur situé à l'intérieur du mât élevé la tension du


courant électrique produit par l'alternateur [K].

Fig 1.5 : Une Eolienne

1.2.6 L’énergie solaire

Le rayonnement solaire constitue la ressource énergétique la mieux partagée sur la terre et la


plus abondante. La quantité d’énergie libérée par le soleil et captée par la planète terre
pendant une heure et pourrait suffire à couvrir les besoins énergétiques mondiaux pendant un
an. Le soleil décharge continuellement une énorme quantité d'énergie radiante dans le système
solaire, la terre intercepte une toute petite partie de l’énergie solaire rayonnée dans l’espace.
Une moyenne de 1367 Watts atteint chaque mètre carré du bord externe de l'atmosphère
terrestre pour une distance moyenne terre-soleil de 150 Millions de km, c’est ce que l’on
appelle la constante solaire qui est égale à 1367W/m². La partie d'énergie reçue sur la surface

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CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

de la terre dépend de l'épaisseur de l’atmosphère à traverser. Celle-ci est caractérisée par le


nombre de masse d'air (AM) [2]. Le rayonnement qui atteint le niveau de la mer à midi dans
un ciel clair est de 1000 W/m2 et est décrit en tant que rayonnement de la masse d'air "1" (ou
AM1). Lorsque le soleil se déplace plus bas dans le ciel, la lumière traverse une plus grande
épaisseur d'air, et perdant plus d'énergie. Puisque le soleil n'est au zénith que durant peu de
temps, la masse d'air est donc plus grande en permanence et l'énergie disponible est donc
inférieure à 1000 W/m2[4].

1.2.6.1 Fonctionnement d’une installation solaire

Trois (3) éléments sont nécessaires à une installation photovoltaïque : des panneaux solaires,
un onduleur et un compteur. Ces trois éléments permettent de récupérer l’énergie transmise
par le soleil, de la transformer en électricité puis de la distribuer à l’ensemble des clients
connectés au réseau

. • Intégrés au toit, les panneaux solaires convertissent directement la lumière en courant


électrique continu.

• L’onduleur permet ensuite de transformer l’électricité obtenue en courant alternatif


compatible avec le réseau.

•Le compteur mesure la quantité de courantinjectée dans le réseau [20].

Fig1.6 : Installation solaire

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CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

1.2.6.2 L’effet photovoltaïque

Le terme photovoltaïque vient du Grec « phos, photos » qui désigne la lumière et de


«Voltaïque», mot dérivé du physicien italien Alessandro VOLTA, connu pour ses travaux sur
l’électricité. Ce terme est associé à la production d’une tension à partir de la lumière ; On s’y
réfère souvent par l’abréviation « PV ». Un terme plus courant pour les cellules
photovoltaïques est « piles solaires » malgré que celles-ci fonctionnent à partir de n’importe
quelle source de lumière, et non uniquement celle du soleil. On appelle effet photoélectrique
l’émission des électrons par un matériau soumis à un éclairement ou à un rayonnement
électromagnétique d’intensité propre aux matériaux. En 1958 une cellule avec un rendement
de 9% est mise au point les premiers satellites alimentés par des cellules solaires sont envoyés
dans l’espace. Lem et "Heweliusz, les premiers nano-satellites polonais de la constellation
BRITE, décolleront en 2013. Donc ce phénomène consiste à établir une force électromotrice
(énergie électrique de type continu directement utilisable) lorsque la surface de cette cellule
est exposée à la lumière. La tension générée peut varier entre 0.3 V et 0.7 V en fonction du
matériau utilisé et de sa disposition ainsi que de la température et du vieillissement de la
cellule [4].

1.2.6.3 Avantages et inconvénients d’une installation PV

L'énergie solaire présente les avantages suivants :

 Un délai de garantis de 25 ans et il et peuvent fonctionner jusqu’à 40 ans ;


 L'investissement et le rendement sontprévisibles à long terme ;
 Simples et rapides à installer ;
 Frais de maintenance relativement faible ;
 Les PV ne comportent aucune pièce en mouvement, la production électrique est
réalisée sans combustion ;
 Bonne résistance aux intempéries, au rayonnement ultra-violet (UV) et aux variations
de la température ;
 Les installations photovoltaïques présentent un bilan énergétique positif. Les modules
sont recyclables et la majorité des composants peut être réutilisée ou recyclée ;
 Réduction des émissions de dioxyde de carbone et préservation des ressources
naturelles ;
 Source d’énergie silencieuse ce qui n’est pas le cas, par exemple, des installations
éoliennes.

D’autre par les PV présentent les inconvénients suivants :

 coûtent excessivement chers, du fait de la haute technicité qu'ils requièrent ;


 Le rendement actuel des cellules photovoltaïques reste assez faible ;

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CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

 Le rendement maximum d'un panneau solaire s'obtient uniquement quand la surface


du panneau est strictement perpendiculaire aux rayons solaires. Alors, il faut varier la
position du panneau, et ce en fonction de la saison et au cours de la journée ;
 Les panneaux solaires ne peuvent pas être installés n'importe où, ni n'importe
comment sous peine de voir le gain d’énergie divisé par deux par rapport aux valeurs
théoriques ;
 La production d'électricité ne se fait que le jour, alors que la plus forte demande se
fait la nuit ;
 Le stockage de l'électricité est également très difficile avec les technologies actuelles ;
 Le recyclage des cellules photovoltaïques en fin de vie pose des problèmes
environnementaux. Les batteries utilisés par les panneaux photovoltaïques sont
composées de plomb, de zinc, de cadmium…etc, et donc ont un impact sur
l'environnement ;
 Les usines de production de cellules photovoltaïques émettent un grand taux de
Dioxyde de Carbone ;
 La transformation du silicium de sa forme naturelle (non exploitable) à sa forme
traitée (exploitable) nécessite une très haute température (donc beaucoup d'énergie) ;
 Le photovoltaïque souffre d'une "pénurie" de silicium : l'accroissement de la demande
ayant été sous-estimé, la production de cet élément chimique n'arrive pas à couvrir la
demande actuelle des industries électroniques et solaires.
 Les panneaux noirs ne sont pas toujours esthétiques, notamment sur des bâtiments
non modernes.

2ème Parie

1.3 Modélisation du système photovoltaïque

Le soleil présente un potentiel énergétique illimité, sa distance de la terre est environ 150
million de kilomètres et la vitesse de la lumière est d'un peu plus de 300000 km/h, les rayons
du soleil mettent donc environ 8 minutes à nous parvenir. La constante solaire est la densité
d'énergie solaire qui atteint la frontière externe de l'atmosphère faisant face au soleil.

Sa valeur est communément prise égale à 1360W/m2. Au niveau du sol, la densité d'énergie
solaire est réduite à 1000 W/m2 à cause de l'absorption dans l'atmosphère. Albert Einstein à
découvert en travaillant sur l'effet photoélectrique que la lumière n'avait pas qu'un caractère
ondulatoire, mais que son énergie est portée par des particules, les photons.

L'énergie d'un photon étant donnée par la relation:

E=h.v/λ (1.1)

BOUANIKANOUR EL HOUDA&KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 11


CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

Avec et sont respectivement, la constante de Planck et la vitesse de la lumière. Nous pouvons


remarquer que l'énergie du photon est inversement proportionnelle à la longueur d'onde.

 Rayonnement solaire : Le Soleil émet des ondes électromagnétiques dont le spectre


s'étend des ondes radio aux rayons gamma, en passant par la lumière visible. Le soleil
émet un rayonnement électromagnétique compris dans une bande de longueur d’onde
variant de 0,22 à 10 microns (µm). L’énergie associée à ce rayonnement solaire se
décompose approximativement ainsi :
9% dans bande des ultraviolets (< 0.4 µm) ;
47% dans bande visible (0.4 à 0.8 µm) ;
44%dans bande des infrarouges (>0.8 µm) [11].

Une faible partie du rayonnement solaire parvient jusqu'à la surface de la Terre, des ondes
radio décamétriques aux rayons ultraviolets les plus mous, le reste étant réfléchi ou filtré par
l'atmosphère et l’ionosphère [12].

La puissance du rayonnement solaire reçu sur Terre est de :

1400 W/m²’ dans espace au-dessus de l’atmosphère ;


950 W/m² sous un fort soleil vertical à midi ciel dégage temps sec ;
200 W/m² moyenne annuelle en Europe ;
< 100 W/m² fraction pouvant être convertir en électricité (moyenne annuelle en
Europe).

En tenant compte de la surface apparente du soleil et de la distance entre celui-ci et la terre,


cela conduit à un éclairement moyen dans l’année de 1,36 KW/m² hors atmosphère [13].
Soient les généralités sur les technologies des cellules solaires :

 Rayonnement direct : Flux solaire sous forme de rayons parallèles provenant du


disque soleil sans avoir été dispersé par l’atmosphère [14].
 Rayonnement diffus : C’est la partie du rayonnement provenant du soleil, ayant subi
multiples réflexions (dispersions), dans l’atmosphère Cette communication est dite «
holistique », parce qu’elle fait intervenir le tout de l'homme (communication verbale et
non verbale), ainsi que l'environnement (possibilité d'interférences environnementales
dans la communication).
 Rayonnement réfléchi : C’est la partie de l’éclairement solaire réfléchi par le sol, ce
rayonnement dépend directement de la nature du sol (nuage, sable...).Il se caractérise
par un coefficient propre de la nature de lien appelé Albédo.
 Rayonnement global : Un plan reçoit de la part du sol un rayonnement global qui est le
résultat de la superposition des trois compositions direct, diffus et réfléchi.

BOUANIKANOUR EL HOUDA&KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 12


CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

Les stations météorologiques mesurent le rayonnement global horizontal par un Pyromètre


placé horizontalement à l'endroit requis.

1.3.1 Cellule photovoltaïque

La cellule photovoltaïque permet de transformer l'énergie solaire en énergie électrique. Elle


constitue l’élément de base des panneaux photovoltaïques. Il s’agit d’un dispositif semi-
conducteur à base de silicium délivrant une tension de l’ordre de 0,5 à 0,6 v.

La cellule photovoltaïque est fabriquée à base de semi-conducteur, généralement deux


couches de silicium. Une couche dopée avec du bore qui possède moins d'électrons que le
silicium. Cette zone est donc dopée positivement (zone P), et une couche dopée avec du
phosphore qui possède plus d'électrons que le silicium. Cette zone est donc dopée
négativement (zone N) [15].

Fig 1.7 : Structure basique d’une cellule solaire

1.3.1.1 Type des cellules photovoltaïques

 Cellules solaires au silicium

Selon le rendement et le coût des cellules photovoltaïques, on distingue trois principaux types
(voir Figure 1.8), sachant que leur rendement est de 8 à 23% de l’énergie qu’elles reçoivent.

Fig1.8 : Les images de différents types de la cellule photovoltaïque

BOUANIKANOUR EL HOUDA&KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 13


CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

 Cellules monocristallines : suite à leur fabrication compliquée ces types de cellules


ont le coût le plus élevé, avec un meilleur rendement (12 – 16% et jusqu’a 24 % en
laboratoire).
 Cellules poly cristallines : malgré leur facilité de conception et leur faible coût de
fabrication, ces cellules présentent le plus faible rendement (varie entre 11 – 13 %).
 Cellules amorphes : Elles sont initialement fabriquées à base d’une très faible
épaisseur de silicium, largement utilisées dans la fabrication des produits de
consommation telle que des calculatrices solaires ou encore des montres. En effet,
elles présentent un coût peu élevé mais avec un faible rendement (entre 8 –10 %).

Le tableau 1.1 ci-dessous, présente les différents types des cellules et leur rendement.

Tableau. 1.1 : Rendement des cellules selon leurs types

Technologie de cellules Rendement en laboratoire Rendement production

Silicium amorphe (a- Si) 13 % 5-9 %


Silicium poly cristallin (p-Si) 19.8 % 11 à 15 %
Silicium monocristallin (m-Si) 24.7 % 13 à 17 %

 Cellules solaires à couche mince


 Cuivre/indium/disélénium (CIS) ou cuivre/indium/gallium/sélénium (CIGS) : leur
rendement est égal à 11 % (17 .1 % au laboratoire). 99 % d’absorption, dégradation
minime, mais fabrication très délicate [19].
 Cadmium/tellure (CdTe) : rendement 10.5 % (15.8 % en laboratoire). Haute
absorption, mais n’oublions pas que le cadmium est très toxique.
 Gallium Arsenic (GaAs): leur rendement dépasse les 25 % en laboratoire .Ces
cellules, dont le prix est très élevé, sont très appréciées dans l’aérospatiale. Leurs
principaux avantages sont :

- une absorption très élevée. Ces cellules ne sont pas épaisses, ce qui traduit un gain en
volume et en masse pour les sondes sur lesquelles le moindre gramme superflu est traqué.

- leur puissance est, par rapport aux cellules simples au silicium, peu affectée par les
augmentations de température que les sondes peuvent rencontrer

BOUANIKANOUR EL HOUDA&KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 14


CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

 Cellules solaires organiques

Le solaire organique est considéré comme une nouvelle technologie basée sur les colorants et
leurs propriétés physiques et en particulier optiques.

1.3.1.2 Principe de fonctionnement

Une cellule photovoltaïque est un dispositif semi-conducteur généralement a base silicium.


Elle est réalisée à partir de deux couches, une dopée P et l’autre dopée N créant ainsi une
jonction PN avec une barrière de potentiel. Lorsque les photons sont absorbés par le semi-
conducteur, ils transmettent leur énergie aux atomes de la jonction PN de telle sorte que les
électrons de ces atomes se libèrent et créent des électrons (charges N) et des trous (charges P).
Ceci crée alors une différence de potentiel entre les deux couches.

Cette différence de potentiel est mesurable entre les connexions des bornes positives et
négatives de la cellule .La structure d’une cellule photovoltaïque est illustrée ci-dessous :

Fig1.9 : Principe de fonctionnement d’une cellule solaire

1.3.2 Panneau photovoltaïque

L’effet photovoltaïque a été découvert en 1839 par le physicien français Becquerel. Les
panneaux solaires permettent de récupérer les rayonnements du soleil et par la suite les
transformer en électricité au moyen de cellules. Pour obtenir une puissance suffisante, les

BOUANIKANOUR EL HOUDA&KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 15


CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

cellules sont reliées entre elles et constituent le module solaire. Un générateur photovoltaïque
est formé par l’interconnexion des panneaux photovoltaïques.

1.3.3Centrales solaires

Une centrale électrique solaire est un système de production d'électricité qui utilise l'énergie
solaire comme seul carburant. Il en existe essentiellement deux types :

 Centrales solaires photovoltaïques

Une centrale solaire photovoltaïque est constituée d'un champ de modules solaires
photovoltaïques reliés entre eux en série et en parallèle et connectés à un ou plusieurs
onduleurs.

 Centrale solaire thermodynamique

Une centrale solaire est constituée d'un champ de capteurs solaires spéciaux appelés héliostats
qui concentrent les rayons du Soleil pour faire chauffer de l’eau, qui sera transformée en
vapeur. La vapeur servira à faire tourner une turbine pour produire de l'électricité grâce à un
générateur.

1.3.4 Modélisation mathématique du générateur photovoltaïque

Le modèle mathématique doit permettre de reproduire le plus exactement possible la réalité.


Dans ce modèle la cellule PV est connectée en parallèle avec une diode et une résistance
parallèle. Aussi, elle est connectée en série avec une résistance série qui dépend
principalement de la résistance du semi-conducteur utilisé, de la résistance de contact des
grilles collectrices et de la résistivité de ces grilles. Elle est due à la contribution des
résistances de base et du front de la jonction et des contacts face avant et arrière. La résistance
parallèle tient compte des effets, tels que le courant de fuite par les bords de la cellule, elle est
réduite du fait de la pénétration des impuretés métalliques dans la jonction. Ce circuit peut
être utilisé aussi bien pour une cellule élémentaire, que pour un module ou un panneau
constitué de plusieurs modules.

Fig1 .10 : schéma équivalant d’une cellule photovoltaïque


BOUANIKANOUR EL HOUDA&KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 16
CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

Modèle mathématique d’une cellule PV est donné par :


))
Ipv= Iph– Isat* ( ) +- (1.2)

Avec :

Ipv : Courant délivré par un module PV ;

Isat : Courant de saturation ;

K : constante de Boltzmann (1,381 10-23 J/K) ;

T: température effective des cellules en Kelvin(K) ;

e : charge de l’électron (e=1,6 10-19 C) ;

n : facteur d’idéalité de la jonction (1< n<3) ;

Vpv: Tension aux bornes de cette même cellule ;

Iph: photo-courant de la cellule ou courant de court-circuit (dépendant de l’éclairement et de la


température) ;

Rshut : Résistance shunt caractérisant les courants de fuite de la jonction ;

Rser : est la résistance série représentant les diverses résistances de contacts et de connexions.

La température de la cellule varie en fonction de l’éclairement et de la température ambiante :

(1.3)
T – Tα = ( ) w/m2

Avec ; Tfnest la température de fonctionnement normale des cellules PV (°C) dans les
conditions suivantes: un ensoleillement de 800 W/m2, une température ambiante de 20 °C et
une masse d’air optique AM égale à 1,5. La valeur de Tfnest généralement donnée par le
constructeur, Ta est la température ambiante, et Ψ (W/m2 ) est l’irradiation solaire globale du
lieu considéré et reçue par le module PV.
Le courant de court-circuit (ICC) est le courant pour lequel la tension aux bornes du GPV est
nulle. Dans le cas idéal (Rser nulle et Rshuinfinie), ce courant se confond avec le photo-courant
(Iph.) En annulant la tension V dans l’équation (1.2), nous pouvons écrire :

) )
Icc= Iph–Isat* ( ) +- (1.4)

BOUANIKANOUR EL HOUDA&KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 17


CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

Sachant que la valeur de la résistance série est faible dans la plupart des cellules, le terme
donné par l’équation (2.4) peut être négligé devant Iph :

)
Isat* ( ) + (1.5)

Alors, le courant de court-circuit peut être écrit comme suit :

Icc (1.6)
( ( ))

La tension en circuit ouvert (Vco) ou la tension maximale, pour laquelle le courant produit par
le générateur photovoltaïque est nul.

( )
0= Icc – Isat* ( ) +- (1.7)

Dans le cas idéal, il peut être égale ou inférieur à :

Vco = VTIn* + (1.8)

A des niveaux d’éclairement usuels, le photo-courant est proportionnel à l’irradiation solaire


ou au flux lumineux Ψ (W/ m2). Dans le cas idéal, il correspond au courant de court-circuit qui
peut alors simplement s’écrire :

Icc = Icc0.( ) (1.9)

Où, Icc0 est le courant de court-circuit pour une irradiation solaire standard de 1000 W/m2.

Des équations (1.4), (1.8) et (1.9), nous pouvons écrire l’équation (2.2) comme suit :

)
I = Icc.[ ( )] (1.10)

Avec: , ) et y= 1/VT

En se basant sur le modèle donné par [6] on peut l’intégrer dans l’équation (1.10) et on aura :
)
I = Icc.[ ( )]+ ( ) (1.11)

Où, λ est un coefficient caractérisant la variation de puissance en fonction de la température et

BOUANIKANOUR EL HOUDA&KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 18


CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

Est la température du module dans les conditions standards. Dans le cas où tous les modules,
constituant le générateur PV, sont identiques et reçoivent la même irradiation (ayant la même
caractéristique I=f(V), L’équation de la caractéristique est donnée :

( ) )
Ic= Icc.Mp.* ( )+- [ ] (1.12)

1.3.4.1 Zones de caractéristique courant en fonction de la tension d’un PV

La valeur de la charge aux bornes du générateur qui va déterminer le point de fonctionnement


du système photovoltaïque. Selon la figure 1.11, nous pouvons remarquer trois (03) zones de
la caractéristique I=f(V) :

 Zone I : quelle que soit la valeur de la tension le courant reste constant, alors nous
pouvons déduire que le générateur photovoltaïque fonctionne comme un générateur de
courant.
 Zone II : c’est la région intermédiaire entre les deux zones qui représente la région de
fonctionnement optimal du PV.
 Zone III : cette zone se manifeste par la variation de courant correspondant à une
tension presque constante. En effet, nous pouvons dans ce cas simuler le générateur
PV par un générateur de tension.

Fig1.11 : (a) Zones de la caractéristique I (V) - (b) P=f(V) à la température T=25°C et


l’éclairement E=1000W/m2

BOUANIKANOUR EL HOUDA&KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 19


CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

1.3.4.2 Rendement énergétique

Le rendement énergétique est le rapport de la puissance maximale générée sur la puissance du


rayonnement solaire incident. Sa formule est donnée par l’équation :

n= = (1.13)

Où, S est la surface de la cellule solaire et le Flux incident.

1.3.4.3 Facteur de forme

C’est le rapport entre la puissance maximale que peut fournir une cellule et la puissance qu’il
est théoriquement possible d’obtenir appelé aussi puissance optimale. Le facteur de forme
représente l’efficacité de la cellule, il dépend d'un ensemble de paramètres de la cellule tels
que : le courant et la tension au point de fonctionnement maximum, le facteur d'idéalité et les
résistances parasites séries et shunt. Il peut nous renseigner sur le vieillissement de la cellule.

FF= = (1.14)

1.3.5 Association série et parelle des cellules

L’association en série des cellules délivre une tension égale à la somme des tensions
individuelle.

Fig 1.12 Association de NS modules solaires en série

L’association en parallèle des photopiles délivre un courant égal à la somme des courants
individuels et une tension égale à celui d’une seule cellule.

BOUANIKANOUR EL HOUDA&KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 20


CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

Fig1.13 Association de Np modules solaires en parallèle

Pour avoir une satisfaction en courant et en tension, on est obligé d’utiliser un groupement
mixte, c'est-à-dire Série-Parallèle

Fig1.14 Association mixte NsxNp modules solaires

1.3.6 Etude de l’effet de l’éclairement et de la température

Pour réaliser la simulation de ce module photovoltaïque nous avons utilisé


MATLAB/Simulink comme outil de tests et de simulation. Les caractéristiques électriques de
ce module photovoltaïque à la température 25 C° et l’irradiation 1000 W/m2.

BOUANIKANOUR EL HOUDA&KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 21


CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

Tableau. 1.2 : Caractéristique électrique du module photovoltaïque

Les paramètres du module La valeur de chaque paramètre

Puissance maximale ( Pmax) 336.8 W

La tension de puissance maximale (Vmp) 53.86 V

Le courant de puissance maximale ( Imp ) 6.81 A

La tension en circuit ouvert (Voc) 64.8 V

Courant de court-circuit (Isc) 7.34 A

Le nombre des cellules séries (Ns ) 108

Le nombre des cellules parallèle (Np) 1

1.3.6.1 Influence de l’Éclairement

L'éclairement mesuré en W/m2, correspond à l'intensité lumineuse captée par le module


photovoltaïque. Il varie au cours de la journée entre 0 et 1000 W/m², en fonction de la saison.
L'éclairement a une nette incidence sur la valeur du courant de court-circuit. Les panneaux
possédant une orientation fixe à inclinaison variable sont les plus utilisés pour l’augmentation
de l'éclairage des cellules. Par exemple, en hiver un panneau couché sur le sol est deux fois
moins efficace qu'un panneau incliné pour faire face au soleil. Par contre, la tension en circuit
ouvert ne varie pas dans les mêmes proportions, elle reste identique même à faible
éclairement.

Dans le but de montrer l’influence de l’éclairement (E) sur la variation du courant et de la


puissance, nous avons varié les valeurs de l’éclairement de E=800 W/m2 E=1000W/m2 avec
un pas de 200 W/m2, tout en fixons la température à la valeur T=25°C. Nous pouvons
remarquer sur la figure 1.15 que pour E=1000 W/m2, le courant Icc= 7.34 A.

1.3.6.2Simulation et interprétations

Pour E=1000 W/m2 et E=800 W/m2 la puissance est de 336.8W et 228.5W, respectivement.

Ce qui se traduit par l’augmentation de la puissance (voir figure 1.14).

BOUANIKANOUR EL HOUDA&KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 22


CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

Fig1.15 La caractéristique P=f(V) en fonction de la variation de l'éclairement

Pour E=1000W/m2 le courant Icc=7.34 A. De là, nous pouvons déduire que l’éclairement
influent proportionnellement sur la variation du courant de court-circuit.

Fig1.16 Caractéristique I=f(V) en fonction de la variation de l'éclairement.

BOUANIKANOUR EL HOUDA&KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 23


CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

1.3.6.3 Influence de la température

La température de la cellule influe sur le rendement, qui est inversement proportionnelle à sa


variation, c.-à-d. il décroît lorsque la température augmente. L’expérience montre que la
tension de circuit ouvert d’une cellule solaire diminue avec l’augmentation de la température
de la cellule ;Les figures (1.17) (1.18) et présentent les caractéristiques I=f(V) et P=f(V) pour
différentes températures avec un éclairement fixe de valeur E=1000 W/m2.

Fig 1.17 Caractéristique de I=f(V) en fonction de la variation de la température.

Fig1.18 Caractéristique de P= f(V) en fonction de la variation de la température

 Nous remarquons que le courant dépend de la température puisque le courant augmente


légèrement avec l’augmentation de température. Aussi, la température influe
négativement sur la tension de circuit ouvert. Quand la température augmente la tension
de circuit ouvert diminue.

Et par contre la puissance maximale du générateur diminue lorsque la température


augmente.
BOUANIKANOUR EL HOUDA&KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 24
CHAPITRE 1 Modélisation et simulation d’un système photovoltaïque

1.4 Conclusion

Ce premier chapitre a été consacré aux notions principales de la cellule, panneau et les
principes des composants d’une chaine photovoltaïque. Aussi, les différentes constructions de
cellules ont été brièvement évoquées. Et, les principes de quelques centrales à base d’énergies
renouvelables ont été exposés.

Dans ce chapitre, les constituants, la modélisation et les caractéristiques d’un générateur


photovoltaïque ont été présentés. Aussi, nous avons exposé les résultats de simulations sous
l’environnement Matlab/Simulink, et ce, afin de montrer les zones de fonctionnement et
l’influence de l’éclairement et de la température sur la variation du courant et de la puissance
en fonction de la tension.

BOUANIKANOUR EL HOUDA&KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 25


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

CHAPITRE 2

CONVERTISSEUR DC-DC

2.1 Introduction

Du point de vue source d’énergie, pour un GPV la production de la puissance


varie fortement en fonction de l’éclairement ; de la température et de la nature de la charge
connectée. Chaque charge à son propre comportement. En outre, souvent, la variation du
comportement de la charge varie brutalement en fonction de la consommation des utilisateurs.
En conséquence, les performances des GPV se dégradent [3] .Dans ces conditions, pour que le
GPV fournisse sa puissance maximale et fonctionne à un rendement élevé, une adaptation du
générateur à la charge est nécessaire. Ceci est réalisé en intercalant entre le GPV et la charge
un quadripôle d’adaptation [1] qui est un convertisseur d’énergie DC-DC “Hacheur“ pour des
applications en régime continu. L’adaptation a lieu en variant le rapport cyclique (α) de la
commande de l’interrupteur du convertisseur.

La commande de puissance MPPT (Maximum Power Point Tracker). Elle offre la


possibilité de contrôler ou de suivre le point de fonctionnement en puissance maximale du
générateur électrique photovoltaïque. En effet, elle permet au GPV de produire en
permanence le maximum de sa puissance, quel que soient les conditions météorologiques
notamment la température et l’éclairement.

Le hacheur qui est un convertisseur DC/DC permet de convertir une tension ou un


courant de type continue-continue en un autre type continu. Il est constitué de condensateurs,
d’inductance et de commutateurs. Il existe deux types de hacheurs :

 BOOST ou élévateur permet de convertir une tension continue en une autre tension
continue plus élevée.
 BUCK ou abaisseur : permet de convertir une tension continue en une autre tension
continue plus faible.

Figure 2.1 : Convertisseur DC-DC

Dans ce mémoire, nous nous intéressons au hacheur de type Boost[3]. le schéma électrique du
hacheur Boost est donné par la figure suivante :

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 26


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

Fig2.2 : Modélisation du hacheur

La figure 2.3 montre les schémas des circuits équivalents du hacheur : (a) interrupteur fermé
pendant dTs, (b) interrupteur ouvert pendant (1 − d)Ts [7].

Fig2.3 : Schéma des circuits équivalents du hacheur


(a) Interrupteur fermé et (b) interrupteur ouvert

De l’application des lois de Kirchhoff sur les deux circuits équivalents des deux phases de
fonctionnement nous pouvons écrire :

Cas (a) :

IC1 = C1 = Ig– Il (2.1)

IC2 =C2 = -I0 (2.2)

VL = L = Vg – RLIl (2.3)

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 27


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

Cas (b) :

IC1 = C1 = Ig - Il (2.4)

IC2 = C2 = -I0 (2.5)

VL = L = Vg -V0 – RLIl (2.6)

De [0 à dt] (état passant) : le MOSFET est en position 1, l’inductance stocke le courant


provenant de la source et la capacité maintient la tension de sortie utilisant l’énergie
précédemment stockée. Pendant ce temps le courant augmente suivant l’équation suivante :

Pour la première période d.Ts :

Vg= V1 (2.7)

I C = Il = - (2.8)

De [DT à T] le MOSFET est en position 2 : lorsque l’interrupteur s’ouvre, l’interruption de


courant dans l’inductance provoque une surtension qui s’ajoute à celle du condensateur
d’après la figure

Vl= Vg – Vout (2.9)

IC = Il - Iout= Il - (2.10)

Le convertisseur Boost est représenté pour une période α et (1-α), respectivement, Le


convertisseur oscillant entre ces deux états avec une fréquence élevée, nous devons trouver
une représentation dynamique approximée valable pour les deux intervalles de temps. Pour
cela nous considérons que la variation des variables dynamiques CI, VL est de forme linéaire,
en d’autres termes nous pouvons faire une approche d’exponentielle par un segment.

(2.11)

et ainsi la dérivée de ces grandeurs sera constante. Cette approche nous permet de décomposer
l’expression de la valeur moyenne de la dérivée de la variable dynamique x sur les deux laps
de temps α et (1-α) :

Ts= S+ ( ) (2.12)
(( ) )

Où (2.13)

Est la valeur moyenne de la dérivée de x sur une période.

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 28


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

| | (2.14)
(( ) )

Sont constants sur les périodes αet(1-α) respectivement en d’autres termes cette
approximation est valable si les périodes α et (1-α)sont très faibles devant la constante de
temps du circuit C 1 Rg, C 2 Z, L/RL .Dans ce cas la forme exponentielle du courant qui
parcourt la self et la tension aux bornes de la capacité est de forme linéaire comme le montre
la figure (2.4)

Fig 2.4 : Allure des variables dynamiques

En appliquant la relation (2.14) sur les systèmes d’équations (2. (1, 2,3)) Et (2. (4, 5,6)) On
obtient les équations qui régissent le système sur une période entière :

IC1 = C1 =( ) ( ) ( ) (2.15)

IC2 = C2 =- ( ) ( ) (2.16)

Vl = L ( ) ( ) ( ) (2.17)

En arrangeant les termes des équations précédentes, (pour qu’on puisse interconnecter le
Boost avec les autres blocs de simulation), on obtient la modélisation dynamique du
convertisseur Boost [8].

Il = Ig– C1 (2.18)

I0 = ( ) - (2.19)

Vg =( ) (2.20)

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 29


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

2.2 Structure des convertisseurs d’énergie

2.2.1 Structure de convertisseur DC-DC élévateur :

Le système PV est représenté sur la figure 2-4 dont l’adaptation entre le générateur et la
charge résistive est réalisé par convertisseur DC-DC élévateur (Boost).

- L’inductance et les capacités (L, Ce, Cs) sont calculées pour permettre essentiellement
de filtrer le courant et de minimiser le taux d’ondulation de la tension à l’entrée et à la
sortie des convertisseurs [1]. La résistance RL en série avec l’inductance représente la
résistance du fil de bobinage et dépend du nombre de spire. En outre, le transfert
d’énergie de l’entrée vers la sortie se fait par l’intermédiaire de l’inductance L (ou
d’un transformateur) qui stocke l’énergie sous forme magnétique puis la restitue au
rythme du découpage (signal de commande). Le réglage de la tension de sortie se fait
par action sur le temps de conduction de l’interrupteur (rapport cyclique α).
 L’interrupteur du convertisseur est un transistor MOSFET de puissance, il présente
des performances satisfaisantes [14] : faibles pertes de puissance par commutation
et présentation d’une résistance RDS très faible. Son dimensionnement sera
détaillé dans la suite en fonction du courant Idmax crête susceptible de le traverser et
de la tension drain-source Vdmax à supporter.
 La diode D1 est une diode ’roue libre’. Elle permet d’évacuer l’énergie stockée
dans la self pendant le blocage de l’interrupteur. Nous préférons une diode
Schottky [1] de puissance dont la chute de tension à l’état passant est faible pour
minimiser les pertes en conduction. Son choix se fait en fonction du courant Id
moyen, du courant Idmax crête susceptible de la traverser et de la tension inverse
VR à supporter. Pour le convertisseur Boost, théoriquement, le transfert de
puissance n’est possible que si la tension de sortie est supérieure à la tension
d’entrée. Toutefois, en réalité, si on considère le cas où la tension de batterie peut
devenir inférieure à la tension du GPV, lorsque par exemple l’état de charge de la
batterie est très faible ou proche d’une dégradation définitive, la structure Boost
peut fonctionner en mode dégradé. En effet, le passage de courant du générateur
vers la batterie est possible à travers la diode de roue libre permettant ainsi la
récupération d’une partie de l’énergie du GPV.

Dans ce mode de fonctionnement dégradé, aucune régulation n’est possible et l’étage


d’adaptation ne fonctionne pas à proprement parlé. Le point de fonctionnement de l’ensemble
est alors lié directement à la valeur de la tension de-là batterie. Ceci peut représenter un
avantage important de cette structure par rapport à la structure abaisseuse qui dans le cas
d’une tension de batterie supérieure à celle de V co, ne permet aucun transfert de puissance
[15].

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 30


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

Fig 2.5 : Système PV formé par un générateur PV, convertisseur d’énergie


‘survolteur’Et une charge résistive

2.2.2 Structure de convertisseur DC-DC abaisseur :

Le système PV adapté par le convertisseur DC-DC de type abaisseur (Buck) est


représenté sur la figure 2.6 Le rôle des éléments réactifs (L, Ce, Cs), des interrupteurs
(transistor MOSFET et diode de roue libre) et la résistance RL est le même que pour le cas du
convertisseur Boost. En générale, ce type de système PV correspond à toutes les applications
12v et très particulièrement au chargement d’une batterie ‘12V’ [1].

Fig2.6 : Système PV formé par un générateur PV, convertisseur d’énergie


‘dévolteur’ et une charge résistive RS

Pour que le Buck puisse transférer de la puissance électrique instantanément de l’entrée vers
la sortie, la tension de sortie doit être inférieure à la tension d’entrée ou, de manière
équivalente, le courant de sortie doit être supérieur au courant d’entrée (condition du

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 31


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

dévolteur). Nous pouvons trouver une situation où le convertisseur ne transfère pas de


puissance quand, par exemple, une des cellules du GPV est complètement ombrée.

Alors, La puissance fournie par le GPV sera nulle malgré la mise en conduction de la diode
by-pass du sous réseau de cellules auquel appartient la diode ombrée.

Remarque :

L’adaptation entre la source et la charge est réalisée par la variation du rapport


cyclique α.

En effet, si nous supposons que le ‘Boost’ fonctionne en conduction continu et si nous


considérons que le rendement de ce dernier et de 100%, alors les relations électriques entre les
grandeurs d’entrée du convertisseur (correspondant à IPV et VPV du générateur) et de sortie
du convertisseur (respectivement IS et VS) ne dépend que du rapport cyclique α et peuvent
ainsi être établies [16].

Fig2.7 : Structure simple d’un convertisseur Boost

Le convertisseur peut alors travailler en deux modes de fonctionnement dépendant de sa


capacité de stockage d’énergie et de la période de commutation. Ces deux modes de
fonctionnement sont :

 Mode continu : dans ce cas, l’énergie emmagasinée dans l’inductance L est transférée
partiellement et donc le courant dans celle-ci ne s’annule pas.
 Mode discontinu : dans ce cas, au contraire, l’énergie emmagasinée dans l’inductance
L est transférée totalement et donc le courant dans celle-ci s’annule.

En mode de conduction continu, le fonctionnement du circuit peut se diviser en deux selon


l’intervalle de commutation (TON, TOFF).

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 32


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

L’intervalle TON commence quand on ferme le transistor MOS à t = 0. Le courant d’entrée,


qui s’élève, traverse l’inductance L et le transistor.

Fig 2.8 : Circuit équivalent pour TON

L’intervalle TOFF commence quand on ouvre le transistor MOS à t = t1. Le courant de


l’inductance diminue car l’énergie emmagasinée dans l’inductance L est transférée à la
charge.

Fig 2.9 : Circuit équivalent pour Toff

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 33


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

2.3 Etude théorique pour le convertisseur élévateur

2.3.1 Principe :

Fig 2.10 : Le circuit est alimenté par une source de tension Ve, la sortie est
chargée par une résistance R et débite un courant IS.

L'interrupteur K, symbolisé ici comme un MOSFET de puissance, est rendu périodiquement


conducteur avec un rapport cyclique α à la fréquence F = . On distingue deux modes de
fonctionnement de ce circuit selon que le courant circulant dans l'inductance L est ou non
continu (ne s'annule pas au cours de la période).

Le mode conduction continue étant le plus intéressant pour ce convertisseur, nous


n'étudierons que ce mode.

HYPOTHESES :

Dans cette étude théorique, nous admettrons les hypothèses suivantes :

 Tous les composants sont parfaits (sans pertes).


 Le régime sera supposé établi.
 La capacité du condensateur de sortie sera supposée suffisamment grande pour que la
tension à ses bornes puisse être considérée comme constante au cours de la période.

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 34


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

2.4 Simulation du convertisseur ‘Boost’

Les paramètres de simulation d’un convertisseur survolteur alimenté par une source
de tension constante sont donnés dans le tableau suivant :

Tab.2.1. Paramètres de simulation

Paramètre du convertisseur La valeur de chaque paramètre


Input voltage 45 [V]
Output voltage 90 [V] at D=0.38
Load resistance 36.8 [Ω]
Inductor 500 [μH]
Output capacitor 5 [kHz]

90
Tension d'entrée
80 Tension de sortie

70

60

50
Tension(v)

40

30

20

10

-10
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
t(s)

Fig2.11:Tension d’entrée et tension de sortie du hacheur Boost

 Remarque :

On remarque une augmentation de la tension de sortie par rapport à la valeur


d’entrée, donc le convertisseur ‘Boost’ joue le rôle de l’élévateur de tension.

Les valeurs des tension d’éntrée et de sortie sont :Vin=45v et Vout=84.21v

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 35


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

2.5 Poursuite du point de puissance maximale ‘MPPT’

La figure 2.12, présente la structure de la chaine de conversion PV-Boost avec


commande MPPT. Dans la littérature, il existe plusieurs algorithmes pour l’implémentation de
cette commande, et qui sont initialement basés sur la variation du rapport cyclique du (α)
convertisseur (boost).

Fig 2.12 :Schéma de principe de la chaîne de conversion d’énergie solaire

2.6 Définition et principe de la recherche

La commande MPPT (Maximum Power Point Tracking) est un organe fonctionnel


du système PV et permet de chercher le point de fonctionnement optimal du générateur PV
qui dépend des conditions météorologiques et de la variation de la charge [18]. Son principe
de régulation est basé sur la variation automatique du rapport cyclique α à la valeur adéquate
de manière à maximiser continuellement la puissance à la sortie du panneau PV.

Dans ce contexte nous étudions la conception et le fonctionnement d’une commande


numérique, de manière à ce que la puissance optimale délivrée par le panneau solaire soit
quasiment transférée à la charge de façon automatique quelle que soit l’intensité
d’éclairement et la valeur de la charge. Prenons comme exemple, pour une puissance
incidente W1, la puissance optimale transférée à la charge ne pourrait être maximale que pour
un rapport cyclique bien défini : α1opt (point PPM1 sur la figure 2.14-A). Si la puissance
incidente change : W2, alors ce point de puissance maximale est le point PPM2 et le point de
fonctionnement du GPV et le point Pf (figure 2.14-A) [17]. Pour converger vers le nouveau
point PPM2, il faut ajuster le rapport cyclique α à la valeurα2opt. Il en sera de même lorsque
la charge RS change (figure 2.14-B) : le point de puissance maximale dévie de sa position

optimale (PPM1); pour converger vers ce PPM1, il faut agir sur le rapport cyclique α. Donc,

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 36


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

dans un système PV indépendant et autonome, cette régulation doit être réalisée


automatiquement afin de poursuivre le point de fonctionnement optimal. En pratique, cette
régulation est effectuée par la commande MPPT.

Fig2.13 : Fluctuation du PPM avec l’intensité d’éclairement (A) et la charge RS(B).


(…) Puissance à la sortie du GPV

Diverses publications sur des commandes assurant un fonctionnement de type MPPT


apparaissent régulièrement dans la littérature depuis 1968, date de publication de la première
loi de commande de ce type, adaptée à une source d’énergie renouvelable de type PV [16].
Etant donnée le grand nombre de publication dans ce domaine, nous ne présentons que le
principe de base des premiers types de commandes pour ensuite décrire notre commande
MPPT qui a été implémentée à l’aide d’un circuit électronique numérique.

2.7 Les premiers types de commande MPPT

L’algorithme mis en œuvre dans les premières MPPT conçues était relativement
simple.En effet, les capacités des microcontrôleurs disponibles à cette époque étaient faibles
et les applications, surtout destinées au spatiale avaient beaucoup moins de contraintes en
variation de température et d’éclairement que les applications terrestres.

Appliqué au photovoltaïque, son principe a d’abord été décrit par A.F Boehringer
[16]. La commande exposée dans cet article est basée sur un algorithme de contrôle adaptatif,
permettant de maintenir le système à son PPM. Ce dernier est représenté en figure 2.15 et peut
être implanté entièrement en numérique. La charge est une batterie d’accumulateurs.

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 37


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

Fig2.14: Principe classique d’une MPPT pouvant être implantée en numérique

Après avoir effectué la mesure du courant Ibet de la tension Vbaux bornes de la batterie et du
courant de charge IS, le produit [(Ib + IS). α. Vb] est calculé. Ce dernier est l’image de la
puissance instantanée Pn délivrée par le GPV à l’instant ou la mesure a été effectué.
Cette image est alors comparée à la puissance P0, si Pn est inférieure à P0, alors α est
incrémenté, sinon α est réduit. Une fois α modifié, P0 prend la valeur Pn et on effectue une
nouvelle mesure deIb ,Vb et IS pour calculer la nouvelle puissance Pn.

Ainsi, par un algorithme numérique de recherche, on peut régler la précision de cette


commande de façon à obtenir un rendement proche de 100% en fonction de l’algorithme
implanté. De plus, le temps de calcul de la MPPT est directement fonction de l’algorithme
implanté.

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 38


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

2.7.1 Evolution du point d’opération du GPV

Nous devons chercher le point de puissance maximal, pour cela nous comparons un
point de puissance (P2) mesuré à l’instant (t) avec un point de puissance (P1) mesuré à
l’instant

(t-1)(Figure 2.15). Si P1<P2, la dérivée est positive, cela signifie que nous nous rapprochons
du PPM, et si la dérivée de la puissance est négative, cela veut dire que nous avons dépassé le
PPM. Ainsi au démarrage du système, la recherche de PPM se fait progressivement, en
cherchant le premier maximum.

Les commandes MPPT présentant finalement un bon compromis de rendements en statique


et dynamique mais aussi de robustesse sont basées sur une continuelle évaluation de la
puissance et une comparaison avec l’état à l’instant précédent.

Fig 2.15 : Principe de fonctionnement d’une commande MPPT

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 39


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

Cependant, pour la plupart des commandes MPPT, pour arriver à converger dans
de bonnes conditions, quel que soit l’algorithme, il faut que les courbes de puissance délivrées
par le générateur soient constantes ou lentement variables. Si cette hypothèse n’est pas
respectée (changements brutaux des conditions de fonctionnement) le système peut diverger.

Nous avons répertorié les différents problèmes qui peuvent survenir :

 La puissance délivrée par le GPV peut présenter plusieurs maximums. Cela peut se
produire, en particulier, lorsque les diodes de protection (diode by-pass) des cellules
PV associées en série et ou en parallèle se ferment.
 Des changements brutaux d’éclairement et de la charge peuvent survenir à tout
moment sans que la fréquence de ces changements soit prévisible. Ainsi, le GPV peut
à tout instant avoir sa courbe de puissance modifiée et donc son PPM comme l’illustre
la figure 2.17. Le point de fonctionnement (P1) se trouve sur la partie montante de la
courbe de puissance (A) avant le changement d’éclairement. Suite à la variation
d’éclairement, le point de fonctionnement passe de P1 à P2 qui se trouve sur la courbe
de puissance (B). En comparant la puissance P2 et P1, on en déduit une dérivée
négative, donc on inverse le sens de poursuite pensant avoir dépassé le PPM, ici la
commande MPPT perd momentanément le PPM. De plus le changement du sens de la
poursuite fait éloigner encore plus le point d’opération du PPM.

Fig 2.16 : Changement d’éclairement et conséquence sur les courbes de


puissance d’un GPV ainsi que sur l’adaptation source-charge

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 40


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

2.8 Différents types de commandes MPPT

Si l’on veut poursuivre le point PPM réel, il serait nécessaire d’obtenir de l’information
sur la puissance réelle extraite du module PV [1].Ceci peut être réalisé en mesurant la tension
Vpv à la sortie du panneau et le courant Ipv qu’il peut fournir. A partir de la puissance
électrique

(P= Vpv*Ipv), on pourra utiliser différents algorithmes de contrôle pour poursuivre le PPM
du module PV. Trois implantations de commande MPPT sont possibles [19] :

 Commande MPPT à implantation analogique. Elle se caractérise par une simplicité


dans la conception et une grande dynamique vis à vis de son équivalente numérique et
aussi des diverses perturbations. Elle peut être complètement réalisée avec des
composants analogiques et logiques sans qu’aucun calcul ne soit nécessaire. L’autre
avantage de cette commande est sa capacité de fonctionner à des fréquences de
découpages élevées. Elle peut dépasser facilement le 1MHz. Cela permet donc de
réduire considérablement la taille des composants passifs (capacités et inductances)
constituant le convertisseur d’énergie.
 Commande MPPT à implantation mixte logique et analogique qui est basé sur
l’addition d’un filtre nommé LFR (loss free résistor). Ce concept a été développé par
S. Singer dans le cas général de source de puissance fortement non linéaire [1].
 Commandes MPPT à implantation numérique faisant intervenir que des composants
digitaux.

La pièce principale de ces commandes est un microcontrôleur. Elles sont souvent incluses
avec diverses fonctions notamment des protections. L’algorithme implanté est plus ou moins
lourd selon la précision du système, la robustesse et la rapidité de la boucle de commande.
Ainsi, parmi les nouvelles MPPT publiées récemment, on peut citer la commande MPPT de
type numérique proposée par M. Matsui. Celle-ci est basée sur la mesure des tensions de
sortie et d’entrée d’un convertisseur de type boost [19]. En effet, connaissant le lien entre les
grandeurs d’entrée et de sortie d’un convertisseur statique en fonction de son rapport cyclique,
une fois les mesures effectuées, on peut calculer la valeur du rapport cyclique permettant de
faire la meilleure adaptation source- charge. Ces types de commande sont valables en basses
fréquences et puissances élevées. Leur inconvénient se manifeste lorsque la fréquence de
système de conversion augmente, elles peuvent induire alors des erreurs sur la détermination

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 41


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

du rapport cyclique optimal. De ce fait, elles peuvent entraîner des pertes importantes en
rendement. Ces commandes numériques se basent sur des algorithmes de contrôle adaptatifs,
permettant de maintenir le système à son PPM. Ainsi, nous allons présenter dans le
paragraphe suivant une distinction entre plusieurs algorithmes.

2.9 Les différents algorithmes de contrôle MPPT

2.9.1 Méthode de perturbation et observation (P&O)

Cette méthode consiste à perturber l’un des paramètres d’entrées du convertisseur statique
(généralement la tension Vpv), et d’observer l'impact de ce changement sur la puissance de
sortie du système, donc touts les algorithmes qui contiennent une action de commande
associée à une action de recherche sont regroupés sous cette dénomination.

L’avantage de cette méthode c’est qu’elle a la particularité d’avoir une structure de


régulation simple, et peu de paramètre de mesure. Elle peut déduire le point de puissance
maximale même lors des variations de l’éclairement et la température, pour toutes ces raisons,
la méthode P&O est devenue une approche largement répandue dans la recherche du MPPT.

Pour expliquer le principe de cette commande extrémale, partant d'une commande


avec un rapport cyclique petit, et à chaque cycle, en ajustant α régulièrement, Vpv et Ipv sont
mesurée afin de calculer P(K), la valeur obtenue est comparée avec la valeur P (K-1) calculée
au cycle précédent, selon cette comparaison, Vpv est ajustée soit dans le même sens que dans
le cycle précédent soit dans une direction opposée. De cette manière, la puissance va alors
augmenter, repasser par le maximum, puis diminuer ; dès détection d’une diminution de la
puissance, le sens de la commande est à nouveau inversé... Finalement, le système se place en
oscillation autour du maximum.

Cette oscillation permet au système de pilotage de vérifier que le maximum ne s'est


pas déplacé et dans le cas échéant de le suivre mais elle entraîne une perte de rendement qui
augmente avec le pas d’incrémentation de la perturbation, le point de fonctionnement moyen
étant en dessous du maximum. Si ce pas d'incrémentation est large, l'algorithme du MPPT
répond rapidement aux changements soudains des conditions de fonctionnement.

Le rendement de cette technique est d’environ 85%.

La Figure 2.18 représente l’algorithme de la méthode P&O. L'inconvénient majeur de


cette technique réside dans le cas de changement rapide des conditions atmosphériques
(comme une journée nuageuse avec éclaircies), cette méthode peut déplacer le point de
fonctionnement dans une direction fausse et les pertes de puissance risquent d’être encore plus
importantes; cet ajustement incorrect continuera jusqu'à ce que le changement de l'éclairement
ralentisse ou se stabilise, et avant que de nouvelles perturbations soient effectuées il est
nécessaire que le convertisseur statique fonctionne en régime établi c’est pour cela cette
méthode est jugée trop lente à retrouver le nouveau point de fonctionnement.

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 42


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

Fig 2.17 : Algorithme de la commande MPPT de type P&O

2.9.2Commande avec correcteur PI

Pour régler la tension d'entrée du convertisseur on a introduit le correcteur proportionnel


et intégral (PI), Sa tâche est de réduire l'erreur au minimum entre V ref et la tension mesurée
par l’ajustage du rapport cyclique. Le système contrôlé doit être linéaire, [23].

L'algorithme MPPT PI a besoin d'une méthode pour séparer la région de commande, la région
de source de courant, et la région de source de tension, de telle sorte que l’action de la
commande donnée peut être ajustée.

2.9.3 Algorithme d’incrémentation de l’inductance

Cette méthode est parmi les solutions proposées pour éviter les problèmes de la
méthode P&O, elle consiste à établir une relation qui lie directement la variation de la
puissance en fonction de la tension, de cette façon, la recherche du PPM sera établie
indépendamment des caractéristiques du panneau solaire et des composants électroniques, ce
qui confère à cette méthode une plus grande fiabilité.

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 43


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

2.10 Simulation d’un système PV avec un hacheur ‘ Boost’

Fig.2.18 Schéma du convertisseur ‘ Boost’ contrôlé par ‘ MPPT’

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 44


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

1000
Irradiation
900 Température

Température constante et irradiation variable


800

700

600

500

400

300

200

100

0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
t(s)

Fig.2.19Résultats de simulation de Courant, tension et puissance généré par le GPV

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 45


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

1100
Température
1000
Irradiation

Température vaariableet L'irradiation constante


900

800

700

600

500

400

300

200

100

0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
t(s)

Fig.2.20 Résultats de simulation de la sortie du système PV avec MPPT

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 46


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

Les figures représentent la tension, le courant et la puissance générés par le


générateur photovoltaïque. Ainsi, la tension, le courant et la puissance à la sortie du système
photovoltaïque. Ces résultats montrent que le hacheur suurvolteur et la commande MPPT
« perturbation et observation » effectuent correctement leurs rôles. Le hacheur survolteur
fournie une tension à sa sortie supérieure à celle fournie par le générateur photovoltaïque. Et
la commande MPPT adapte le générateur PV à la charge : transfert de la puissance maximale
fournie par le générateur PV.

Pour montrer bien l’efficacité de la commande MPPT sur la puissance maximale,


nous avons simulé le système avec différents éclairements 600 W/m 2, 800 W/m2, 1000 W/m2
et différents températures 25°C, 30°C, 75°C, les résultats obtenus est la suivante :

Puissance PV (w) Puissance de charge(w)


Irradiation
1000 228 220
Température
constante à 25° 800 182 178
600 134 130
Température
Irradiation 25° 228 220
constante à 1000
w/m2
30° 154 150
75° 89 85
Tab.2.2 Résultats de simulation

A travers le tableau 2.2 obtenus nous avons montré que le convertisseur DC-DC et la
commande MPPT effectuent correctement leurs rôles. Le convertisseur fournit dans les
conditions optimales une tension à sa sortie supérieur à celle fournie par le générateur PV. La
commande MPPT adapte le générateur PV à la charge : transfert de la puissance maximale.
En remarque toujours que la puissance appliquée à la charge suit éclairement la puissance
maximale du PV pour différents éclairements et températures.

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 47


Chapitre2 Convertisseur DC/DC

2.11 Conclusion

Comme il a été nécessaire d’utiliser dans la chaine un convertisseur adaptateur ‘


hacheur, nous avons réservé ce chapitre a l’étude de ce convertisseur continu- continu
de type Boost ou on a procédé a une analyse de fonctionnement et une simulation
Sous MATLAB, par la suite on a évoqué la méthode de maximisation de la puissance
tiré d’un panneau photovoltaïque et on a considéré la méthode la plus utilisée
Perturbe and observe (P&O).

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Chapitre 3 : Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

CHAPITRE 3

Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

3.1 Introduction

Le progrès dans le domaine de la fabrication des composants semi-conducteurs de


puissance, a permit aux convertisseurs statiques d’avoir un vaste champ d’applications. En
effet les éléments redresseurs non contrôlables (diodes) et les éléments redresseurs
contrôlables (thyristors, triacs, transistors ...), associés à des dispositifs auxiliaires appropriés
(commande de gâchettes, radiateurs de dissipation, circuit RC de protection), composent des
modules standard permettant la conversion de puissance, tels que les redresseurs, les
onduleurs, les cyclo-convertisseurs… etc.

Dans ce chapitre on s’intéressera plus particulièrement à la conversion continu-alternatif


(DC/AC) : onduleurs. On définit et on présente les différents types d’onduleurs,leurs
structures, leur principe de fonctionnement, leur modélisation ainsi que leur commande.

3.2 Définition de l'onduleur

Un onduleur est un convertisseur statique assurant la conversion d’énergie électrique de


la forme continue (DC) à la forme alternative (AC) de tension réglable en fréquence et en
amplitude. La figure 3.1 montre le schéma de principe d’un l’onduleur [8].

Fig. 3.1 : Schéma de principe de la conversion DC – AC

On distingue deux grandes catégories : onduleur autonome et onduleur non autonome.

 Onduleur autonome

Un onduleur est dit autonome s’il utilise l’énergie d’un circuit, propre à lui, dit
auxiliaire pour la commutation des semi conducteurs de puissance. Il y a deux (2) types
d’onduleurs autonomes :

 Onduleur de tension (tension continue à son entrée) ;


 Onduleur de courant (courant continua son entrée).

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 49


Chapitre 3 : Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

 Onduleur non autonome

C'est un montage redresseur tout thyristors (pont de Graëtz) qui assistée par le réseau
auquel il est raccordé en commutation naturelle, permet un fonctionnement en onduleur.
(Récupération de l'énergie lors freinage d’un moteur électrique).

3.3 Principe de fonctionnement

Pour réaliser un onduleur autonome, il suffit de disposer d’un interrupteur inverseur


« K » et d’une source de tension continue (E), comme le montre la Figure 3.2 :

Fig. 3.2 : Principe de fonctionnement de l’onduleur autonome.

( )
{ (3.1)
( )

La figure 3.3présente la forme de ( )sur une période ‘ T ‘ de fonctionnement.

Fig. 3.3 : Tension avec K en position (1) et (2).

Dans la suite de notre travail, ce convertisseur statique sera utilisé comme liaison pour la
connexion au réseau électrique

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Chapitre 3 : Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

3.4 Onduleur de tension triphasé

On peut réaliser un onduleur triphasé en regroupant, en parallèle, trois onduleurs


monophasés (en pont ou en demi-pont) et commander les interrupteurs de chacun pour obtenir
à la sortie trois phases décalées de 120° [8]. En fait, en regroupant trois demi ponts
monophasés, on obtient un onduleur en pont triphasée à six interrupteurs (voir la figure 3.4).

Les interrupteurs du même bras de l’onduleur doivent être complémentaires pour que la
tension continue U ne soit jamais en court circuit et pour que les circuits des courants , et
ne soient jamais ouverts. Afin que les interrupteurs puissent imposer les tensions de sortie,
quelques soient les courants de charge, il faut que ces derniers soient bidirectionnels en
courant. Chacun d’eux est formé d’un semi-conducteur commandés en ouverture et à la
fermeture et d’une diode montée en antiparallèle. Ces interrupteurs peuvent être réalisées,
suivant la puissance à contrôler, des transistors MOS ou bipolaires, des IGBTs ou des GTOs
associés à une diode en antiparallèle pour obtenir la réversibilité en courant[8].

Fig. 3.4: Circuit de puissance d’un onduleur


de tension triphasé

3.4.1. Stratégies de commandes

 Commande 120° :
Dans commande 120°(Figure 3.5) chaque interrupteur conduit pendant 120°. La
commande de fermeture d’un interrupteur ne coïncide plus avec la commande
d’ouverture de l’interrupteur placé sur le même bras.

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 51


Chapitre 3 : Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

Fig. 3.5 : Commande 120°

Avec cette technique de commande, chaque interrupteur fonctionne pendant 120°, telle
que la séquence est , puis K3, successivement. De même pour les interrupteurs ,
et avec un décalage de 60° par rapport à , , .

 Commande 180° :
Lorsque la séquence de commande de fermeture d’un interrupteur coïncide avec la
commutation d’ouverture de l’interrupteur situé sur le même bras, on parle dans ce
cas, d’un onduleur de type 180° (voir la Figure 3.5).
Pour le premier bras de l’onduleur, l’interrupteur est fermé pendant une demi-
période (180°), et est fermé pendant l’autre demi de la période. Pour les deux
autres bras de l’onduleur. 0n applique la même procédure, mais avec un décalage de
2π/3 et 4π/3 par rapport au premier bras [3-3].

Fig. 3.6 Commande 180°

En appliquant ces types de commandes pour l’onduleur, on obtient un système de


tensions alternatives triphasées caractérisées par l’absence des harmoniques de rangs
multiples de trois.

On va se limiter à l’étude de cette dernière, c’est-à-dire la commande en pleine onde


(180°), dans, les intervalles de commande de fermeture de chaque interrupteur sont définis
comme suit:

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Chapitre 3 : Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

- est fermé pour : 0 <wt<π


- est fermé pour : 2π / 3 <wt< 2π / 3 +π
- est fermé pour : 4π / 3 <wt<π / 3 +π
- est fermé pour : π <wt< 2
- est fermé pour : π <wt< 2
- est fermé pour : 4π / 3 +π <wt<π / 3 + 2π

Si les courants , et sont sinusoïdaux et forment un système triphasé équilibré, alors :

√ ( )
{ √ ( ) (3.2)
√ ( )

Avec I : la valeur efficace du courant de sortie de l’onduleur.

Avec cette commande, quelque soit les courants qui circulent, les interrupteurs imposent
les tensions suivantes :

 Tension entre a, b, c et 0 (neutre)

= - { si est fermé et est ouvert (3.3)

= - { si est fermé et est ouvert (3.4)

= - { si est fermé et est ouvert (3.5)

 Tensions simples , et

Si la charge est équilibrée et couplée en étoile: la somme des courants de ligne est nulle,
ce qui implique que la somme des tensions simples est égale à zéro, donc:

+ + =0 (3.6)

A partir des relations précédentes, on tire:

[ ( ) ( ) ( )]
[ ( ) ( ) ( )] (3.7)
[ ( ) ( ) ( )]
{

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 53


Chapitre 3 : Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

- = [ ( ) ( ) ( )]

 Tension composée , et

De ces dernières relations on déduit les tensions composées entre les bornes de sortie de
l’onduleur, soient :

{ (3.8)

Où :

( ) ( )
( ) ( ) (3.9)
( ) ( )
{
Les courants dans les interrupteurs se déduisent des courants de sortie , et tels que :

(3.10)

Et, le courant fourni par la source i est donnée par :

i= (3.11)

En considérant alors, les états possibles des interrupteurs, on peut établir le tableau
3.1décrivant ainsi; les tensions simples et composées, les courants dans les interrupteurs et le
courant d’entrée (i) correspondant à chaque état de commutation :

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Chapitre 3 : Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

Tableau 3.1 : Tensions et courants correspondants

à chaque état de commutation de l’onduleur

 Commande à modulation de largeur d’impulsion (MLI)

Les tensions obtenues aux bornes du récepteur (la charge) pour les onduleurs triphasés
conventionnels présentent plusieurs harmoniques, il est donc nécessaire de chercher à se
rapprocher d’une forme d’onde sinusoïdale. Pour cela, on utilise la technique de modulation
de largeur d’impulsion (MLI) [8]. Dans ce contexte, nous savons bien qu’avec la possibilité
d’avoir des transistors de puissance à un coût moindre, il est devenu possible d’utiliser la
technique MLI pour améliorer la forme d’onde du courant du moteur, et par la conséquence,
la minimisation des harmoniques provoquant l’échauffement de la machine et les ondulations
du couple.

En fait l’onduleur de tension à MLI est toujours est choisi pour avoir une réponse rapide
et des performances élevées. Dans ce type d’onduleur, la tension redressée alimentant
l’onduleur peut être obtenue par l’utilisation d’un redresseur à diodes. Dans ce cas, la tension
et la fréquence de sortie sont contrôlées par l’onduleur en utilisant la technique MLI. Elle
consiste à adopter une fréquence de commutation supérieure à la fréquence des grandeurs de
sortie, et à former chaque alternance de la tension de sortie d’une succession de créneaux de
largeurs convenables. La manipulation de nombre des impulsions formant chacune des
alternances d’une tension de sortie d’un onduleur à MLI présente deux avantages importants,
à s’avoir :

• Repousser les harmoniques d’ordres inférieurs de la tension de sortie vers des


fréquences élevées, ce qui facilite leur filtrage au niveau de la charge.

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 55


Chapitre 3 : Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

• Elle permet de faire varier la valeur fondamentale de la tension désirée. En effet, les
deux stratégies de modulation les plus utilisées en boucle ouverte pour un onduleur de tension
triphasé sont la modulation sinusoïdale et la modulation vectorielle :

Parmi les types de stratégies de commande MLI qui existent, on cité

 Modulation sinusoïdale (MLI-Sin)

Cette stratégie est héritée des techniques analogiques. Elle consiste à calculer la largeur
d’une impulsion de manière à obtenir la tension de référence en moyenne sur une période de
commutation. Elle repose sur la génération des signaux de commande en comparant deux
ondes ; la première triangulaire d’amplitude fixe et de fréquence très élevée ; appelée porteuse
ou onde de modulation. La deuxième sinusoïdale d’amplitude variable et de fréquence (f) qui
détermine la fréquence de la tension de sortie ; appelée référence. Les instants de
commutation sont déterminés par l’intersection de ces deux signaux [8]. Le réglage en
amplitude et en fréquence de la tension de sortie de l’onduleur est défini par le coefficient de
réglage en tension rapport de l’amplitude de la tension de référence à la valeur crête de la
porteuse, et l’indice de modulation : le rapport des fréquences de la porteuse et de la
référence.

 Modulation vectorielle (SVM)

L’utilisation des technologies numériques permet le recours à des stratégies de


modulation triphasée spécifiques, non déduites des techniques analogiques initialement
conçues en monophasé. Parmi ces technologies numériques on trouve la modulation
vectorielle (SpaceVector Modulation) [8]. Qui représente la méthode de modulation ou de
commande la plus adoptée au contrôle des machines à courant alternatif beaucoup plus les
machines asynchrones.

En effet, contrairement à la modulation sinusoïdale, la MLI vectorielle ne s’appuie pas


sur des calculs séparés des modulations pour chacun des bras de l’onduleur. Mais, elle traite
les signaux directement dans le plan diphasé de la transformée de Concordia. Donc, le
principe de base de cette modulation consiste à reconstruire le vecteur de tension de sortie de
l’onduleur à partir des huit vecteurs de tension correspondant aux huit états possibles de
l’onduleur de tension.

Pour plus de détails, ci-après on présente les blocs de simulation que nous avons
développée pour notre travail. Il s’agit d’abord des programmes sous simulink de la
commande MLI-Sin (voir la figure 3.7. et le bloc de l’onduleur est présenté par la figure 3.8).

Ces blocs seront regroupés pour alimenter charge AC.

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Chapitre 3 : Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

Fig.3.7 Schéma de simulation d’une commande MLI

Fig.3.8 Schéma de simulation d’un onduleur triphasé

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Chapitre 3 : Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

3.4.2 Simulation et interprétation

On utilise une source de tension constante à l’entrée d’un onduleur de tension pour
alimenter une charge RL à côté d’AC. Le schéma de simulation est représenté dans la figure
3.9.

En utilisant ce dernier schéma de simulation, on représente les tensions composées et


simple non filtrées par les figures 3.10.a et 3.10.b, respectivement. En filtrant la tension
composée, on obtient l’allure représentée par la figure 3.10.c.

Fig.3.9 Schéma Simulink d’alimentation d’une charge AC par une


source de tension constante

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 58


Chapitre 3 : Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

 Résultat de simulation

150

100

50
Tension (V)

-50

-100

-150
0 0.05 0.1 0.15
t(s)

Fig.3.10 a) Tension composée Vab non filtrée à la sortie de l’onduleur

100

50
Tension (V)

-50

-100
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
t(s)

Fig.3.10.b) Tension simple Van non filtré à la sortie de l’onduleur

3000

2000

1000
Tension Filtrée (Vf)

-1000

-2000

-3000
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5
t(s)

Fig.3.10.c) Tension à la sortie du filtre

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Chapitre 3 : Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

3.5 Technologies des onduleurs couplés au réseau

L'onduleur couplé au réseau est utilisé pour les installations photovoltaïques. Il permet
de transformer le courant continu, produit par les modules solaires, en un courant ondulé
conforme à celui du réseau. Il adapte également le courant produit à la fréquence et à la
tension du réseau. Dans les installations d'habitation, le courant solaire produit est d'abord
utilisé par l'habitation elle-même, si le courant produit pour l'habitation est excédentaire,
l'excédent est injecté dans le réseau. L'installation d’un onduleur couplé au réseau électrique
se fait avec l’accord de l'organisme de distributeur de d'énergie électrique. Pour des raisons de
sécurité, un onduleur couplé au réseau doit constamment surveiller ces perturbations et
interrompre immédiatement l'injection en cas de défaillance ou de coupure. Ceci est
absolument nécessaire pour permettre une intervention sans danger sur le réseau [23].

3.5.1 Classifications des Centrales Photovoltaïques Connectées au Réseau


Une première classification des (CPCR) en fonction de leur taille peut être faite de la
manière suivante [23]:

 Centrales de petite taille (Pw=1 à 10 KW)

Pour des applications sur les toits de maisons individuelles ou d'institutions publiques
telles que les écoles, parkings,... Elles se connectent au réseau basse tension.

 Centrales de taille moyenne (Pw=10 à 100 KW)

Ce type de système peut se trouver installé et intégré sur un édifice, sur un toit ou une
façade. Il peut être connecté à la basse ou à la moyenne tension du réseau de distribution
électrique selon sa taille.

 Centrales de grande taille (Pw500 KW)

Ce sont des systèmes centralisés et sont des propriétés de compagnies d’électricité. On


peut également classer ces systèmes selon qu'ils soient munis de batteries de stockage ou non.

 Les systèmes PV connectés au réseau avec batterie

Ce type de système est utilisé généralement lorsqu’une puissance supplémentaire est


nécessaire pour alimenter des charges critiques telles que la réfrigération, les pompes à eau,
l’éclairage ou autres. Dans des circonstances normales, le système fonctionne en mode relié
au réseau en alimentant toutes les charges ou en renvoyant la puissance en surplus sur le
réseau tout en maintenant la batterie en pleine charge [23].

3.5.2 Modélisation et simulation du réseau électrique

Le réseau triphasé a trois grandeurs sinusoïdales de même fréquence, déphasées


entre elles de 2 /3, et ayant une amplitude de même valeur efficace, forment un
système triphasé équilibré [24]. Celles-ci-sont montrées par la figure 3.11.

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 60


Chapitre 3 : Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

Fig.3.11 Système de tensions triphasées équilibré

Les tensions par phase s’expriment par :

( )
( ) (3.12)
{ ( )

Et, celles composées par :

{ (3.13)

Avec, les relations pour un système triphasé équilibré sont :


{ √ (3.14)

Le réseau est assimilable à une source de tension sinusoïdale en série avec une impédance, dit
de court-circuit, d’où la représentation du réseau par un système de f.é.m. triphasé équilibré
en série avec une impédance. (voir la figure 3.12).

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 61


Chapitre 3 : Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

Fig.3.12 Schéma de simulation de réseau

3.6 Système photovoltaïque connecté au réseau

Le système photovoltaïque que nous proposons pour notre étude est schématisé par la
figure 3.13 :

Fig.3.13 Schéma synoptique du système photovoltaïque


Connecté au réseau

Il est constitué principalement de :

 Générateur photovoltaïque

Le générateur photovoltaïque est formé par un module avec un nombre de cellule en


série NS = 108 cellules. Notre étude est réalisé pour un éclairement constant 1000w/m 2 Le
GPV utilisé et décrit dans le chapitre 2. .

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 62


Chapitre 3 : Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

 Convertisseur DC-DC

Ce convertisseur est connu par le nom d’élévateur de tension (convertisseur Boost),


qui est l’étage d’adaptation (DC-DC) entre le GPV et la charge de sortie. L’étage d’adaptation
dispose d’une commande (MPPT) (Maximum Power Point Tracking ) qui lui permet de
rechercher le (PPM) que peut fournir un panneau solaire photovoltaïque .

 Convertisseur DC-AC

Il y a plusieurs types d’onduleur qui peut installer avec un réseau, sont caractérisés
par leur technologie et par la forme d’onde qu’ils génèrent :

 Onduleur à onde sinusoïdale


 Onduleur à onde carrée
 Onduleur à onde pseudo-sinusoïdale

On a choisit dans ce travail l’onduleur à onde sinusoïdale commandé par MLI décrites dans ce
chapitre.

 Filtre LC

Le filtre LC élimine les harmoniques de découpage presque parfaitement et son


comportement est quasiment idéal lorsqu’on travaille à vide (courant de sortie nul) et avec des
signaux de fréquences voisines de la fréquence fondamentale. Pour pouvoir connecter
l’onduleur de tension en parallèle avec le réseau et le faire travailler comme une source de
courant, il est nécessaire d’utiliser un filtre de raccordement de nature inductive (L ou LCL).
La fonction de ce filtre permet d’une part de convertir le compensateur en un dipôle de
courant du point de vue du réseau, et d’autre part de réduire la dynamique du courant, de
façon à le rendre plus facile à contrôler.

Le filtre de type (L) permet de diminuer les harmoniques autour de la fréquence de


commutation. Pour obtenir cela, la valeur de cette inductance doit être relativement élevée,
cependant cette augmentation peut mettre en risque la capacité de compensation du système.
Le filtre (LCL est l’autre alternative de raccordement).

 Charge

Nous avons choisi une charge équilibrée (R) sur le côté alternatif (AC).

 Réseau électrique

Il représente le réseau électrique de distribution publique d’amplitude Vréseau= 220 V et de


fréquence f= 50 Hz.

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 63


Chapitre 3 : Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

3.5.3 Simulation du GPV connecté au réseau électrique

Dans cette simulation on a utilisé un GPV constitué à un seul module, un hacheur Boost
connu par le nom survolteur de tension caractérisé par : C1=100µF, L=500 mH, C2=100µF
sans une commande MPPT et un onduleur triphasé commande par MLI raccordé à un réseau
de distribution de 220 V et une charge R= 36,8 Ω.

Le réseau est assimilable à une source de tension sinusoïdale en série avec une impédance, dit
de court-circuit, d’où la représentation

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 64


Chapitre 3 : Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

Fig.3.14. Schéma bloc du programme de simulation

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Chapitre 3 : Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

 Résultats du simulation

1000

800

600

400

200
Tension (V)

-200

-400

-600

-800

-1000
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3
t(s)

Fig.3.15 Tension à la sortie du filtre

200

150

100

50
Courant (A)

-50

-100

-150

-200
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3
t(s)

Fig.3.16 Courant à la sortie du réseau

600

400

200
Tension (V)

-200

-400

-600
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3
t(s)

Fig.3.17 Tension à la sortie du réseau

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 66


Chapitre 3 : Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

200

150

100

50
Courant (A)

-50

-100

-150

-200
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3
t(s)

Fig.3.18 Courant à la sortie de la charge

600

400

200
Tension (V)

-200

-400

-600
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3
t(s)

Fig.3.19 Tension à la sortie de la charge

 On remarque que le courant et la tension après le filtrage sont de forme sinusoïdale et


que la tension et le courant dans le réseau électrique sont aussi de forme
sinusoïdale.Les résultats de simulations réalisés sous Matlat/simulink montre
clairement l’intérêt du filtre qui montre LC qui joue un rôle prépondérant pour fournir
à la charge une énergie propre de bonne qualité et issue des panneaux photovoltaïques.

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 67


Chapitre 3 : Alimentation d’une charge AC par un GPV connecté au réseau

3.6. Conclusion

Dans ce chapitre nous avons représenté et simuler le GPV connecté au réseau électrique.
Constitue des panneaux photovoltaïques. Hacheur Boost et un onduleur triphasé commandé
par la commande MLI, le réseau électrique et la charge.

Les résultats de simulations montrent l’intérêt de la commande MLI de l’onduleur de


tension et l’utilisation du filtre qui montre bien la qualité d’énergie électrique fournie à la
charge et le réseau.

BOUANIKA NOUR EL HOUDA & KHENNOUCHE FATIMA ZOHRA Page 68


Conclusion générale

Dans notre projet l’étude est basé sur l’analyse d’une modélisation et simulation du
fonctionnement électrique d’un système photovoltaïque (PV) adapté par une commande
MPPT assurant la poursuite de la puissance maximale fournie par le générateur PV

Au premier lieu nous avons exposés les notions des énergies renouvelables, le principe
et la modélisation mathématique d’une cellule photovoltaïque.

Nous avons utilisés le logiciel MATLAB/Simulink pour étudier dans un premier temps
le comportement d’une cellule PV dans conditions standard [ G=1000w/m 2 et T= 25 C°] ,
nous avons aussi étudié l’influence de la température et de l’éclairement sur l’énergie produite
par la cellule PV. Sur l’énergie produite dans le chapitre 2, on a traité l’étage d’interface entre
le PV et la charge, pour ce cas on étudie le principe de fonctionnement d’un Hacheur DC-DC
Boost et la commande MPPT « P&O » qui permis une meilleur connexion entre le générateur
photovoltaïque et la charge et qui le force à fonctionnée toujours au point maximal de
puissance.

En dernier une petite collaboration concernant la connexion d’un PV à un réseau


électrique et une charge R à travers un onduleur de Tension à commande MLI et une filtre
LC, qui a été étudié et simuler sous Matlab.

Les principaux éléments auxquels ce travail a abouti sont :

 Le courant délivré par le GPV est directement proportionnel à l’ensoleillement par


contre la tension aux bornes du GPV est relativement peu dégradée par
l’accroissement de celui-ci.
 L’augmentation de la température conduit à une diminution nette de la tension de
circuit ouvert, à une légère augmentation du courant de court-circuit, et à une
diminution de la puissance maximale.
 Pour profiter de la puissance maximale délivrée par un panneau solaire, l’utilisation
d’un étage d’adaptation entre ce panneau et la charge est nécessaire.

CONCLUSION GENERA Page 69


Bibliographie

[1] :Abdelhak Aziz « Propriétés électriques des composants électroniques minéraux et


organiques, Conception et modélisation d’une chaîne photovoltaïque pour une meilleure
exploitation de l’énergie solaire » UNIVERSITE TOULOUSE

[2] :Alayat Mahmoud et Boucetta Issam “Maximisation de la production d’un système


photovoltaïque à base de MPPT soumis à des éclairements différent » Mémoire master
Académique, université BADJI MOKHTAR ANNABA, 2017

[3] :PetibonStéphane « Nouvelles architectures distribuées de gestion et de conversion de


l'énergie pour les applications photovoltaïques », Doctorat de l'Université Toulouse III Paul
Sabatier, 2009.

[4] :Alayat Mahmoud et Boucetta issam “Maximisation de la production d’un système


photovoltaïque à base de MPPT soumis à des éclairements different » Mémoire master
Académique, université BADJI MOKHTAR ANNABA, 2017.

[7] :Abbassen Lyes «Etude de la connexion au réseau électrique dune centrale


photovoltaïque », Mémoire de Magister En Electrotechnique, Option machines électriques
Université Mouloud Mammeri de Tizi-ouzou, 2011.

[8] :Nemiri Asma « Detection et diagnostic de défauts d’un onduleur » Mémoire master
Académique, université BADJI MOKHTAR ANNABA, 2017

[11] :Bourouba Taqyeddine , « Surveillance et control des systemes industriels »

mémoire de fin d’étude master, université BADJI MOKHTAR ANNABA, 2017.

[12] :Townsend, T. U. A method «for estimating the long-term performance of direct-


coupled photovoltaic» systems. MS Thesis, Solar Energy Laboratory, University of
Wisconsin, Madison:1989

[13] :Hananou Fatiha Rouabah Aicha «Modélisation et simulation d’un système


photovoltaïque» Mémoire Master Académiques 2014

[14] : hanouna fatiha ,rabouh aicha « Modélisation et sublimation system photovoltaïque »


université kasdi Merbah Ouargla 2013

[15] : l énergie solaire photovoltaïque

[16] :Alain Bilbao Learreta « Réalisation d’une commande MPPT numérique » LAAS
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Bibliographie

[17] :M.F. Shraif « Optimisation et mesure de chaines de conversion d’énergie


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[18] :A.Aziz,K.Kassmi, F, Olivier, G.Sarrabayrouse, A.Martinez «Analyse dans


l’environnement Orcad-Pspice l’adaptation DC-DC des systèmes PV par des convertisseurs
Boost fonctionnant à haute fréquence » rapport LAAS /CNRS N° 05267,19P Toulouse-
France, Juin 2005.

[19] :F.E.T. Technologies « Le photovoltaïque» 1921, pp. 1-10

[22] : H.J. Möller «Semiconductors for Solar Cells, Artech House, Inc, MA, 1993.

[23] : Zidane Achref eddine et Sahtout Mehdi , « Les systems photovoltaiques connectes
au résau », Mémoire master , Académique, université BADJI MOKHTAR ANNABA, 2017

[24] :Mouas Ishak, « Modélisation et simulation d’un générateur photovoltaique


interconnecté au résau électrique avec la poursuite du point de puissance maximale (MPPT) »
Mémoire master, Académique,université 20 Aout 1955-skikda,2017

Les liens :

[5] :http://www.futura-sciences.com/

[6] :https://prezi.com/

[9] :http://fr.wikipedia.org/wiki/Biomasse_(énergie)

[10] :http://fr.wikipedia.org/

[20] :http://jeunes.edf.com/

[21] :http://www.voltalia.com/fr/biomasse/presentation_88.html