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Master

Gouvernance, Gestion des Ressources Humaines et Ingénierie des Compétences


Module
Communication Interpersonnelle

Rapport d’exposé
Sous le thème :

L’analyse
Transactionnelle

Elaboré par :

o Salma SEMLIL
o Chaimae SABIR
o Fatima zahra TASSAOUT Encadré par : Mr GUEDIRA Mohamed

Année universitaire : 2019/2020


1
Sommaire

Introduction 4

Chapitre1 : Présentation générale de l’analyse transactionnelle 5

1. Définition : 5

2. Historique 6

3. Pourquoi 7

4. Pour qui 7

5. Champs d’application 8

Chapitre II : les concepts de l’Analyse Transactionnelle : 10

1. L’Etat de Moi. 10

2. Les transactions : 14

3. Les signes de reconnaissances 19

4. La structuration de temps 20

5. Position de vie 21

6. Les scénarios de vie 23

7. Les jeux psychologiques 25

1. La peur : 28

2. La joie : 29

3. La colère : 29

4. La tristesse 29

5. L’angoisse et l’anxiété 29

II. Les expressions improductives des sentiments 30

Chapitre IV : Les limites de l’analyse transactionnelle 32

Conclusion 34

Annexes 35

Annexe 1 : les classiques de l’analyse transactionnelle 36

2
36

Annexe 2 : les expressions dysfonctionnelles des sentiments 37

Webographie : 38

Bibliographie 39

3
Introduction

L’analyse transactionnelle c’est une nouvelle approche représentant une théorie complète de la
personnalité. Cette méthode ne vient pas avec des solutions et des recettes relatives à la
communication et les relations qui lient les gens mais elle peut, par contre, aider ceux qui le
souhaitent, à clarifier certains de leurs comportements insatisfaisants.

Elle propose un système clair, et efficace, utilisant des termes à la fois pertinents, fondé sur
l’analyse des Etats du Moi (Parent, Adulte, Enfant), des transactions, des positions de vie, des
jeux et des scénarios. Cette approche étroitement liée à une théorie du fonctionnement humain
qu’on peut juger comme étant complexe.

Elle permet de mieux de mieux se comprendre et de mieux comprendre son comportement à


l’égard des autres, pour établir avec eux des relations plus constructives. Elle aide également
au développement de l’autonomie personnelle, favorise le changement. Elle est applicable dans
les organisations, pour aider les personnes à résoudre les problèmes relationnels qu’elles
rencontrent.

Pour bien saisir comment l’analyse transactionnelle permet réellement d’une part la
compréhension de comportement de l’individu et d’autre part l’adaptation de notre
comportement face aux différentes situations rencontrées, nous avons choisir de répartir le
présent rapport en quatre grandes parties. La première partie portera sur une présentation
générale de l’analyse transactionnelle, ensuite la deuxième partie explique en profondeur les
concepts de l’at à savoir les positions de vie, les états de moi, les transactions etc, puis la
troisième partie tournera autour des expressions improductifs des sentiments et finalement es
limites de l’AT :

4
Chapitre1 : Présentation générale de l’analyse transactionnelle

Le sujet de de l’analyse transactionnelle c’est vaste sujet qui interpelle un bon nombre de
questions :

Tout d’abord qu’est-ce que l’analyse’ transactionnelle ? Et qui a fondé cette théorie ?

1. Définition :1
« Ce qui se passe dans l’intervalle, entre bonjour et au revoir, relève d’une théorie spécifique
de la personnalité et de la dynamique de groupe, qui est aussi une méthode thérapeutique,
connue sous le nom d’analyse transactionnelle ». (Éric Berne – Que dites-vous après avoir dit
Bonjour ?)

L’analyse transactionnelle tire son nom du mot transaction, désignant un échange, verbal non
verbal entre deux personnes. Elle propose des grilles de lecture pour la compréhension des
problèmes relationnels ainsi que des modalités d'intervention pour résoudre ces problèmes.

C’est une méthode d’analyse de la structure de la personnalité : Ce qui signifie qu’elle cherche
à expliquer les différents facteurs qui déterminent et expliquent comment fonctionne la
personnalité d’une personne, d’un groupe ou d’une société. Mais aussi qu’elle cherche à
comprendre les facteurs qui ont donné naissance à ces personnalités. En vue d’une croissance
personnelle et d’un changement personnel L’objectif de cette méthode est de viser la croissance
des personnes mais surtout de les aider à changer, ce qui était la principale préoccupation d’Éric
BERNE en fondant sa méthode.

De la communication entre les gens :« Entre bonjour et au revoir »… Nous passons beaucoup
de notre temps en interaction avec les autres ; tout ce temps est communication, qu’il s’agisse
de messages verbaux ou non verbaux. Ainsi, pour donner, demander, refuser ou accepter «
quelque chose«, nous devons entrer en contact les uns avec les autres. Comment se passe la
relation ? Est-elle agréable ou non, efficace ou improductive ? Suis-je entendu ou non ou mal ?
Semble-t-il y avoir un message caché derrière un message apparent ? Dans quelles mesures la
réaction de mon interlocuteur dépend-elle de ma façon de m’adresser à lui ?

En étant attentif aux mots prononcés, à la manière dont ils sont dits (le ton, le volume de la
voix), aux postures corporelles et au cadre dans lequel la relation s’insère, l’analyse

1
http://www.aurealis-sa.com , Analyse transactionnelle
5
transactionnelle a vocation à aider à la compréhension – et, si besoin, à l’amélioration – de la
communication entre deux ou plusieurs personnes.

L’analyse transactionnelle, une psychothérapie systématique Ce qui signifie qu’il s’agit d’une
méthode destinée à traiter ou à accompagner une ou plusieurs personnes qui souffrent de
problèmes psychologiques. Elle est systématique parce qu’elle propose un système cohérent de
classement permettant une compréhension des problématiques humaines. L’A.T. est un outil
capable d’apporter une aide pour changer, pour comprendre le « comment » plutôt que le «
pourquoi ».

2. Historique2
Tout commence en 1960, Éricberne psychiatre américain, fondateur de l’analyse
transactionnelle, ilest un psychanalyste qui a postuléà l’institut de psychanalyse de San
Francisco, malheureusement sa candidature est rejetée. Animé par sa volonté de vouloir rendre
la psychanalyse accessible et libéré des dogmes psychanalytiques il élabore une nouvelle
méthode l’analyse transactionnelle. Il s’est inspiré de Freud.

Berne propose une théorie originale de la personnalité et de la communication. Ce médecin a


pour objectif principal la guérison rapide des patients. C'est dans cette perspective qu'il centre
ses recherches pour rendre le traitement plus opérationnel. Par ailleurs, il met l'accent sur la
responsabilité de la personne, à la fois dans la mise en place de son histoire et dans sa capacité
à changer. En postulant la nature fondamentalement positive de l'homme, il s'intègre au courant
humaniste.

Eric Berne3 a beaucoup insisté sur la responsabilité de la personne dans la mise en place de son
histoire de vie et dans sa capacité à changer. Il croyait qu'avec une aide compétente, toute
personne ne peut retrouver ses capacités originelles, qui n’attendraient que d’être délivrées des
interdictions créées par les scénarios qu’elle a construits. Berne souhaitait permettre à ses clients
de dépasser la souffrance psychologique et d'atteindre une maturité caractérisée par une grande
capacité de conscience, d'autonomie et de spontanéité.

Mise au point dans les années cinquante aux États-Unis par le docteur Eric Berne et un petit
groupe de psychologues et thérapeutes, l’analyse transactionnelle représente une théorie

2
www.analysetransactionnelle.fr, Eric Berne, médecin psychiatre américain, fondateur de
l'Analyse Transactionnelle
3
www.passeportsante.net, L’analyse transactionnelle
6
complète de la personnalité. En partant principalement des comportements observables des
hommes (actes, paroles, langage corporel, etc.), Eric Berne a créé une théorie complémentaire
aux approches psychologiques plus traditionnelles.

3. Pourquoi4
Le pourquoi de l’analyse transactionnelle, où bien son objet, alors l’analyse transactionnelle
vient étudier les phénomènes intrapsychiques à travers les échanges relationnels nommés
« Transactions ».

Egalement analyse transactionnelle entend apporter une meilleure connaissance de soi et des
autres, en prenant conscience de « ce qui se joue ici et maintenant » dans des relations
personnelles et professionnels, entre deux personnes et dans les groupes.

La compréhension et la résolution des problèmes relationnels, c’est ce qui propose également


l’analyse transactionnelle par le biais des grilles de lecture et modalité d’intervention.

D’où on remarque que l’analyse transactionnelle, prétend lier son existence à différentes causes,
qui sont à leur tour de taille énorme, tel que l’étude des phénomènes intrapsychiques, une
meilleure connaissance de soi et de l’autre par le billet de la communication.

Mais la question qui se pose qu’ elle est vraiment capable de mettre en réalité cet objet de son
existence ?

4. Pour qui5
L’analyse transactionnelle s’adresse à toute personne cherchant à mieux se connaitre et
comprendre ses relations avec autrui dans le but de les améliorer. La plupart des métiers
touchent directement ou indirectement les relations humaines, l’AT est ainsi utile pour de
nombreux professionnels6 :

● les praticiens en psychothérapie et psychologues


● les enseignants et les personnels de l’éducation
● les personnels soignants
● les travailleurs sociaux,

4
Alain Cardon, Vincent Lenhardt, Pierre Nicolas, L’ANALYSE TRANSACTIONNELLE,
2015
5
Introduction à l’Analyse Transactionnelle, Christine Roussy,2017
6

7
● les dirigeants, managers, coach, consultants
● les professions libérales et de service

On peut facilement observer par cette liste qui contient un bon nombre de personne, que
l’analyse transactionnelle ne s’intéresse pas à une seule personne ou deux, mais également à
une multitude de personne dans des champs différents. A vrai dire, en présentant ces personnes
dans la posture de concernées par l’analyse transactionnelle, Eric berne et son équipe, sont en
d’autres manière en train d’appuyer sur la force et la diversité qui caractérisent leur analyse.
Mais, malgré cela ce point n’a pas constitué un avantage aux yeux des critiques y adressées, au
contraire un terrain propice pour avancer l’hypothèse de la fiabilité de l’analyse
transactionnelle.

5. Champs d’application7
L’A.T. en Psychothérapie : Un mode de traitement en profondeur. En tant qu’approche
psychothérapeutique, l’A.T. insiste à la fois sur la dynamique interne de la personne et sur les
relations interpersonnelles ; elle porte son attention sur la capacité personnelle de penser et de
sentir du client. L’objectif de la thérapie en A.T. est la réalisation du changement que le client
désire accomplir. Client et thérapeute établissent un contrat thérapeutique qui stipule le but visé
et ce que chacun va faire pour l’atteindre. Ce contrat peut se rapporter directement à la plainte
du client, viser un changement social interrelationnel ou intrapsychique.

L’A.T. en Education : Un outil pour enseignants et enseignés


L’A.T. peut être utilisée par les parents, les enseignants, les éducateurs, les formateurs, et ceux
à qui ils s’adressent. Une éducation fondée sur l’A.T. est contractuelle. La personne qui éduque
est le guide de la démarche de collaboration à l’intérieur des limites précisées par le contrat.
Dans le domaine de l’éducation, en milieu scolaire ou non, le formateur qui utilise l’A.T,
soutient les personnes dans leur processus de développement et d’apprentissage. Il est un
facilitateur du développement individuel et collectif. Il apprend à prendre en compte les besoins
de ceux qu’il accompagne, les nécessités d’une école ou d’une institution et ses objectifs
personnels.

L’A.T. en Conseil : Un contrat de croissance pour l’individu


Le champ Conseil est choisi par les professionnels des domaines social, psychologique ou
culturel, par exemple, dans les secteurs : santé, prévention, accompagnement pastoral,

7
Article de l’Association Suisse d’Analyse Transactionnelle – Suisse Romande
8
médiation et/ou dans les activités interculturelles et humanitaires.
En Conseil, la relation s’inscrit dans un rapport empreint de respect et de responsabilité
partagée. Le conseiller A.T. travaille dans le cadre d’une relation contractuelle. Il tient
pleinement compte des données sociales et culturelles du client et de son entourage. Il aide le
client à analyser son propre rôle dans l’existence de ses problèmes.
Le but du travail de guidance est d’augmenter l’autonomie des clients et la qualité de leurs liens
avec leur entourage social, culturel et professionnel.

8L’A.T. en Organisation : Une approche systémique des organisations


Appliquée à l’organisation, l’A.T. devient un outil systémique d’analyse et de développement
des processus humains qui conduit à la coopération et à la performance dans les institutions et
les entreprises. Les Analystes Transactionnels du champ Organisation pratiquent une approche
systémique “socio psychologique” des phénomènes de groupe. Ils accompagnent toutes formes
de changement organisationnel dans des phases de développement et de crise.
A travers une démarche contractuelle, le plus souvent simple et rapide, allant d’un jour à
quelques semaines de coaching par exemple, un manager se trouve en mesure de comprendre
les mécanismes qui freinent ou favorisent un développement sain de sa structure.
Rendus conscients des enjeux humains, les décideurs comme les collaborateurs, peuvent
envisager des options pour la correction des écarts. Les formations ou les démarches adéquates,
répondant aux objectifs fixés, peuvent alors être mises en place. Dans la plupart des cas, poser
le diagnostic suffit. Le problème étant mis à jour, la solution en découle.

L’A.T. en développement personnel : l’analyse transactionnelle ne s’intéresse pas


uniquement à ce qui est dit. Elle va également analyser pourquoi il a dit ceci et pourquoi l’a-t-
il-dit de cette manière ?

C’est une façon de voir que ce que j’exprime à l’extérieur trouve son origine à l’intérieur de
moi. Avec cette méthode, l’analyse transactionnelle vise à identifier la structure de la
personnalité d’un individu et comment elle s’est construite. On part de l’enfance avec une
personnalité qui se crée, puis en grandissant la personnalité se développe en fonction du monde
qui l’entoure. Les décisions prises pendant la jeunesse peuvent-être la cause de souffrances
actuelles.

8
Article de l’Association Suisse d’Analyse Transactionnelle – Suisse Romande

9
L’A.T. en communication : l’analyse transactionnelle, analyse finalement nos interactions
avec les autres, ces échanges peuvent être fait avec le langage verbal et non verbal. Lorsque
nous voulons demander ou donner quelque chose, lorsque nous allons accepter ou refuser une
proposition, nous sommes en interaction avec les autres. L’analyse transactionnelle va aider à
comprendre ainsi qu’améliorer l’attention que vous porterez aux mots, au ton et au volume
utilisés dans une communication, elle vous aidera à prendre conscience du cadre dans lequel la
relation démarre. Finalement, vous identifiez mieux le type de relations que votre interlocuteur
essaie inconsciemment de construire.

Entre psychothérapie, conseil, éducation, passant par l’organisation, communication, et


développement personnel, ca donne l’impression que l’AT , est la méthode la plus performante
au monde, la méthode « superman », mais qu’on est-il pour son habilité et capacité d’agir
convenablement sur des bases scientifiques dans tous ces domaines susdits. Alors là, on pense
que c’est le domaine et le champ d’application le plus important, auquel l’AT n’a pas trouvé
les réponses.

Chapitre II : les concepts de l’Analyse Transactionnelle :


Dans ce chapitre, on va traiter trois concepts fondamentaux de l’analyse transactionnelle qui
sont : Etat de Moi, Transaction, Position de Vie, les scénarios de vie, les jeux psychologiques.

1. 9L’Etat de Moi.
Le terme « état du moi » veut simplement désigner les différents états d'esprit et les modèles
de comportement qui y correspondent, tels qu'ils se présentent à l'observation directe, et il
permet d'éviter au départ l'emploi de constructions théoriques telles que « pulsion », «
civilisation », « surmoi », « animus », « eidétique » et ainsi de suite.

L’analyse transactionnelle apporte une théorie de ce qui se passe à l’intérieur de nous, et nous
parle de notre « moi », et tout particulièrement à quelles influences internes obéissent notre
comportement, nos pensées et nos sentiments dans l’ici et maintenant.

10
Eric Berne a catégorisé trois états possibles du « moi » :

- L'état du moi Parent

9
http://icres.over-blog.net/article-23100110.html
10
E. Berne, Intuition et États du moi, traduction française, InterEditions, 2012
10
- L'état du moi Adulte

- L'état du moi Enfant

NB :

Nous écrivons les états du moi avec une majuscule pour les différencier des personnes (parent,
adulte ou enfant) bien réelles de la vie quotidienne.

✓11L’état Parent :

Le Parent représente toutes les figures d'autorité de notre enfance. Il est porteur de nos valeurs,
de ce qui est juste, équitable. En positif il édicte des règles, encourage et protège. Sous stress,
il critique, dévalorise ou surprotège. C’est un système d’emprunt, fonctionnant à la façon d’une
bande enregistreuse qui se mettrait en route chaque fois que nous sommes en position d’autorité
ou d’influence.

Mentionnons encore que les trois états du moi présentent des manières de sentir, de penser et
d’agir entièrement déconnectées de l’âge réel. Un enfant de 13 ans peut se comporter d’une
manière plus responsable qu’une grande personne de 40 ou 50 ans et cette dernière peut se
comporter comme si elle avait 6 ans dans des situations où l’on attendrait d’elle une attitude
différente.

Le Parent s'occupe des autres, pour les protéger, en prendre soin. Il impose des normes ou des
valeurs.

Il est subdivisé en deux parties intitulées : Le Parent Normatif et Le Parent Nourricier.

• Le Parent Normatif (PNf) est considéré comme positif quand il a pour fonction protection et
transmission de valeurs. Il devient négatif lorsqu'il impose des normes non pour le bien-être de
l'autre, mais pour son propre confort, par rigidité ou autre.

• Le Parent Nourricier (PNr) est considéré comme positif quand il a pour fonction : permissions
et encouragements. Il devient négatif lorsqu'il agit et pense à la place des autres.

✓12L'état du moi Adulte

11
12
https://www.jecommunique.com/at-transactions.htm
11
L'Adulte est la partie qui observe, analyse et agit sans jugement ni émotion. Il est rationnel,
objectif. En positif, il assume ses responsabilités, prend des décisions. En négatif, il n'exprime
aucun sentiment et peut sembler froid. Eric Berne distingue une première partie du moi. Elle
est consciente, en contact avec la réalité et axée sur le présent. Il l’appelle l’état du moi Adulte.

Dans cet état du moi nous sommes à l'écoute des informations diverses, nous les vérifions, nous
analysons la situation dans l’ici et maintenant, et réagissons en intégrant des éléments de notre
ressenti interne et des éléments issus de cette analyse.

✓ L'état du moi Enfant

L'Enfant est le siège nos émotions, notre intuition et notre créativité. En positif, il innove,
propose des solutions, est spontané. Sous stress, on note un manque de confiance ou un besoin
de s'opposer de façon systématique. L’état du moi Enfant est la trace en nous de l’enfant que
nous avons été. Il comprend les comportements, les pensées et sentiments du petit garçon ou de
la petite fille que nous avons été autrefois, du temps où l’on était dépendant des grandes
personnes.

Ces manières de penser, de ressentir et de se comporter ressurgissent aujourd’hui dans des


situations précises, sous l’effet d’une émotion vive ou face à des figures d’autorité. Elles ne
sont pas toujours adaptées à l’âge ni à la situation actuelle.

Quand nous sommes dans notre état du moi Enfant, nous adoptons, sans nous en rendre compte,
les stratégies relationnelles mises en place à une période où nous étions un enfant relativement
désarmé.

13L'Enfant s'occupe de lui-même.

• L'Enfant Libre ou Naturel (EL) : satisfait ses besoins et exprime ses émotions.

13
https://www.jecommunique.com/at-transactions.htm
12
Figure 1 : Etat de moi enfant libre

• L'Enfant Adapté (EA) : très tôt, s'adapte aux contraintes de l'environnement, aux
exigences parentales.

Figure 2 : Etat de moi enfant adapté

● L’Enfant Adapté dispose de deux façons de faire :


Soit, il se soumet jusqu'à oublier ses propres besoins, Enfant Adapté Soumis (EAS).
Soit, il se rebelle jusqu'à négliger ses propres besoins, Enfant Adapté Rebelle (EAR).

Dans les deux cas, il n'est pas centré sur ses besoins, il se contraint aux influences parentales.

Pour résumer l’Etat de Moi, on peut dire que :

Parent Responsabilité, utilité ; expériences

Adulte
Autonomie, compétences et
adaptabilité

13
Enfant Créativité, risque et initiative

⮚ Les trois états de moi que nous avons présenté nous aident essentiellement lorsqu’on
entre en relation avec d’autres personnes, nos côtés Parent, Adulte et Enfant entrent en
contact avec leurs propres côtés Parent, Adulte ou Enfant selon le cas. Une transaction
est le nom qu’on donne à un échange verbal et/ou non-verbal entre deux personnes,
sujet de la partie suivante :

14
2. Les transactions :
Une transaction en AT est l’unité fonctionnelle de communication. C’est un échange de signe
de reconnaissance verbale ou non entre deux personnes, c’est-à-dire un stimulus et une réponse
à ce stimulus. Ce qu’il y a d’intéressant, c’est que les transactions peuvent être observées et
analysées (d’où le nom d’analyse transactionnelle) en termes d’états du moi (ou de rôles).

« La transaction, constituée d’un seul stimulus et d’une seule réaction, verbaux ou non, est
l’unité d’action sociale. On l’appelle transaction parce que chacune des deux parties en présence
y gagne quelque chose, raisons pour laquelle elles s’y livrent » 15
( ERIC BERN ; Que dites-
vous après avoir dit bonjour ?; pg 26). Elle permet de comprendre nos relations avec les autres,
il ne s’agit évidemment pas d’analyser toutes nos relations, bien sûr, mais quand certaines sont
plus problématiques et conflictuelles, ce modèle permet de mieux comprendre les rôles joués
pour éventuellement les changer.

On distingue différent types de transaction :

a. Les transactions complémentaires :

b. Les transactions croisées :

c. Les transactions tangentes :

14
https://www.superprof.fr/ressources/developpement-personnel/communication/cours-
com2/grande-ecole-com2/trouver-son-interlocuteur.html
15
ERIC BERNE, Que dites-vous après avoir dit bonjour ? Editions Tchou, p 26.
14
a. Transactions simples ou complémentaires

Une transaction complémentaire met en action un état du moi pour chaque personne. La
communication peut continuer entre deux personnes aussi longtemps que les transactions sont
complémentaires. Chaque personne endosse l’état du moi qui est attendu chez l’autre. Les
transactions sont parallèles et non conflictuelles.

➢ Les transactions parallèles :


Dans ce type de transaction, l'état du Moi sollicité répond directement à l'état du Moi
solliciteur. (L'Adulte sollicité répond à l'Adulte solliciteur ; le Parent sollicité répond au
Parent solliciteur).

15
➢16Les transactions obliques

Les états sollicités sont de niveaux différents

b. Transactions croisées

Dans une transaction croisée, la réponse est faite par un état du moi non sollicité. Les
transactions croisées débouchent toujours sur des conflits et malentendus qui interrompent la
communication

16
https://analysetransactionnelle.fr/p-Les_Transactions
16
⮚ 17Les transactions cachées

En apparence, les messages sont émis d'un état du Moi à un autre état, mais au niveau
psychologique et secret deux autres états sont mis en jeu. Elles peuvent aussi mettre en jeu
plusieurs états du Moi chez un ou plusieurs interlocuteurs. Les transactions cachées sont la
base de jeu et sont trompeuses. Elles ont un niveau social (apparent) et un niveau
psychologique (caché).

17
https://analysetransactionnelle.fr/p-Les_Transactions
17
⮚ 18
Les transactions angulaires

C'est un message que l'on envoie en apparence vers un état du Moi alors que l'on a décidé
sciemment d'accrocher un autre état de l'interlocuteur

18
https://analysetransactionnelle.fr/p-Les_Transactions
18
3. Les signes de reconnaissances 19
Éric Berne s’est interrogé sur nos besoins de base, qu’il a appelé « soifs » par analogie à la
nutrition. Avons-nous, au-delà de l’eau, de la nourriture ou de l’air, d’autres besoins aussi
importants, et donc vitaux, que ceux-là ?

Quels sont nos besoins de base ?

S’appuyant sur les travaux du médecin analyste René Spitz, Eric Berne a mis en évidence trois
besoins essentiels à tout être humain : les besoins de stimulation, de reconnaissance dans la
relation à l’autre et de structure. Ces besoins doivent être satisfaits pour qu’une personne se
maintienne dans un état d’équilibre physiologique et psychologique sain. Au cours d’un
traitement, la prise de conscience d’un manque dans la gestion de ces besoins peut aider le client
à changer et à envisager de nouvelles options allant dans le sens de sa santé et de sa guérison.

● La soif de structure : c’est le besoin d’avoir des limites. C’est en effet rassurant, de
savoir que l’on ne peut pas tout faire. C’est également le besoin de structurer le temps
d’une journée… Comme celui d’une vie, de savoir comment occuper ce temps entre
notre naissance et notre mort. Songez à l’ennui, à ces changements de vie (un
licenciement qui bouleverse votre rythme : et demain que vais-je faire ?). Or, cette soif
est à la fois « mentale», mais également physique : revoyez un adolescent qui vient vous
dire pour la énième fois « j’sais pas quoi faire», on peut dire de lui qu’il est « mou » ;
son dos est courbé, les épaules sont tombantes… Il s’affale à présent… Structurer son
temps c’est aussi un besoin biologique, comme la nourriture.
● La soif de stimulation : c’est le besoin de « nourrir » ses cinq sens, de se sentir au contact
du monde et de la vie. Comparez n’importe quel bureau fermé sans fenêtre et le même
avec une fenêtre… Ça change tout, non ? A l’inverse, des bureaux en open space
risquent de « suralimenter». Petit conseil : quand vous vous sentez déprimé, ne restez
pas chez vous, allez marcher, prendre un café, même seul(e) ; vous nourrirez
votre soif de stimulation, vous vous ferez du bien.
● La soif de reconnaissance : c’est le besoin de se sentir reconnu par l’Autre. Cela va du
simple retour que j’attends lorsque je dis bonjour à quelqu’un, à l’amour que je peux
lire dans les yeux de mon amie. Cette soif « s’étanche » par les signes de reconnaissance.
La soif est variable selon chacun, certains vont avoir de grands besoins de

19
www.analysetransactionnelle.fr, Les besoins de base en Analyse Transactionnelle

19
reconnaissance : ils pourront devenir comédiens et être applaudis tous les soirs par un
public conquis – ou ennemi public n°1 – d’autres moins : ils pourront travailler en tant
qu’archivistes ou à leur domicile.

20
Les signes de reconnaissance obéissent à une règle humaine fondamentale : mieux vaut un
signe de reconnaissance négatif que pas de signe de reconnaissance du tout, ou autrement dit :
tout mais pas l’indifférence. La soif de reconnaissance est un besoin vital ; un enfant n’hésitera
pas à faire une bêtise même s’il doit se faire réprimander par ses parents s’il a le sentiment
qu’ils ne font pas assez attention à lui. Tout comme un adulte qui se sent mis à l’écart d’une
réunion de travail peut mettre en place des stratégies plus ou moins conscientes pour se faire
remarquer en tapotant son stylo contre la table, ou en renversant son verre.

4. La structuration de temps 21
Berne observe et décrit 6 manières de structurer le temps. Ces différentes séquences sont
classées selon leur apports quantitatif/qualitatif en signes de reconnaissance, du plus faible au
plus intense.

● le retrait : la personne se met à l’écart physiquement ou psychologiquement.

● le rituel : il s'agit de séquences normalisées, standardisées (ex. se saluer), d’échanges


codifiés socialement. Permet d’échanger des signes de reconnaissance. Chaque groupe
a ses propres rituels.

● le passe-temps : caractérise les conversations aux sujets stéréotypés telles que les
conversations de salon.

● l'activité : comme son nom l'indique, il s'agit ici de séquences dont le but est de faire
quelque chose.

● les jeux psychologiques : permettent des échanges de signes de reconnaissance intenses,


mais négatifs.

20
www.qualife.ch , Attitude emploi : comment se positionner avec l’analyse transactionnelle ?

www.emcmagile.com, Analyse Transactionnelle : La structuration du Temps – Agir contre la


21

passivité
20
● l'intimité : correspond aux moments où la communication est ouverte, basée sur la
confiance, le respect, et l’acceptation de l’autre. Permet des échanges de signes de
reconnaissance positifs de grande qualité et de grande intensité.

5. Position de vie22
Le concept des positions de vie (1) explique très simplement ce qui s’est passé en moi. La
position de vie est la représentation qu’un individu a de lui-même et des autres. Elle infl uence
la manière dont il pense, agit et entre en relation avec les autres. Cette vision du monde change
tout au long de la journée selon la position qu’il se donne et qu’il attribue aux autres.

● La position de vie - ,- : correspond à une représentation négative de soi et des autres.


Elle est peu courante dans la vie en entreprise car elle ne conduit à rien de constructif.
C’est une forme de résignation. Une personne dans cette position de vie est persuadée
que, dans la vie, elle est perdante, mais les autres aussi. Elle ressent un sentiment de
découragement, de démission, voire de dépression : « La vie ne vaut pas la peine d’être
vécue » ; « Je suis nul, mon patron aussi, mon entreprise n’est pas performante… Et, de
toute façon, c’est pareil dans toutes les entreprises… » ; « Qui voudra m’embaucher, je
ne vaux rien sur le marché du travail ». Dans cette position de vie, il n’y a pas beaucoup
de place pour la communication car la personne est en retrait et désintéressée. Elle est
compatissante à l’égard de ses propres faiblesses. Elle préfère ne rien demander plutôt
que d’essuyer un refus. La position devie,
● La position de vie +,+ : correspond à une représentation positive de soi et une
représentation négative des autres : « Moi, j’ai de la valeur et toi, tu n’en as pas. »
Exemples de phrases illustrant cette représentation de la relation à l’autre : « Moi, je
sais ce qui est bien pour toi et tu ferais bien de m’écouter. » « Tu dis vraiment n’importe
quoi, réfléchis un peu avant de parler. » « Tu as l’intention d’avoir ton bac avec des
notes pareilles ? » « Vous espérez faire du bon travail avec un bureau dans cet état ? »
« Moi, dans ta situation, ça fait longtemps que j’aurais trouvé une solution… » « À ton
âge, je travaillais plus et j’avais de meilleurs résultats. » « J’t’ai cassé ! » Expression
très populaire chez les jeunes, véhiculée à partir du fi lm Brice de Nice et qui signifie :
« J’ai pris l’ascendant sur toi, je suis plus fort que toi. » . Cette représentation, n’a aucun
rapport avec la réelle valeur des individus. Elle n’est que le résultat de ce que chacun
projette sur soi et sur les autres. Une personne dans cette position de vie est persuadée

22
Découvrir sa personnalité et celle des autres, Franck Jullien, Quatrième tirage 2017
21
que, pour réussir, paraître, avoir de la valeur, il faut écraser les autres. Elle dévalorise
les autres ou ne leur fait pas confiance, et manque de considération envers eux. Cette
position de vie s’apparente au complexe de supériorité, au « moi, je sais tout ». Dans
cette position, la personne est d’une susceptibilité excessive à la critique ; elle est
agressive et batailleuse. Elle ne peut supporter d’être sans valeur, en faute ou encore
sans défense. Elle est persuadée que, dans la vie, elle est gagnante et que les autres sont
perdants
● La position de vie 23-,+: La position de vie , correspond à une représentation négative
de soi et à une représentation positive des autres : « Moi, je n’ai pas de valeur et toi, tu
en as. » Exemples de phrases illustrant cette représentation de la relation à l’autre : «
J’aimerais tellement être aussi fort que toi. » « Je ne sais pas le faire aussi bien que toi.
» « De toute manière, ce n’est même pas la peine que j’essaie, je sais que je n’y arriverai
pas. Je suis trop nul. » « J’admire beaucoup mon frère. Il a réussi. Ce n’est pas mon cas.
» « J’ai encore dit une bêtise. » « Je ne suis vraiment bon à rien. Je fais tout de travers.
» Une personne dans cette position de vie se sent inférieure, pas assez à la hauteur par
rapport aux autres, qu’elle se représente comme des gagnants. Même si elle réussit, elle
se sentira perdante et se dévalorisera car elle estimera y avoir consacré beaucoup plus
de temps, d’énergie, d’argent que les autres pour un résultat inférieur. Une personne
dans cette position de vie est persuadée que, dans la vie, elle est perdante et que les
autres sont gagnants.
● La position de vie+,+ : correspond à une représentation positive de soi et des autres : «
Moi, j’ai de la valeur et toi, tu as également de la valeur. » Exemples de phrases illustrant
cette représentation de la relation à l’autre : « Je suis heureux de travailler avec toi, je
sens que nous allons faire du bon travail ensemble. » « Alain, je m’y connais vraiment
bien en informatique, je te trouve très performant dans la relation commerciale, est-ce
que tu serais d’accord pour que l’on développe un business ensemble ? » « François, tu
es quelqu’un que j’apprécie, et je voulais te dire que je me suis senti blessé par ta
remarque lors de la réunion de ce matin. » Une personne dans cette position de vie prend
conscience de ses propres responsabilités et agit de façon réaliste et constructive. Elle a
confiance en ses propres capacités, elle est convaincue qu’elle et les autres peuvent être
gagnants si, ensemble, ils s’en donnent les moyens. Cette position est synonyme de
coopération, négociations, relations épanouissantes, enrichissement réciproque,

23
www.analysetransactionnelle.fr, Les besoins de base en Analyse Transactionnelle
22
complicité : c’est la solution la plus constructive. Dans cette position de vie, on peut
exprimer des sentiments authentiques – colère, tristesse, joie, peur – sans chercher à
vouloir prendre le pouvoir sur l’autre et sans attendre d’être pris en charge par l’autre.

Positions de vie et travail en collaboration :

(+ -): L'intention d'un(+ -)est de faire passer l'autre en (-+). Si ce dernier se laisse faire le (+ -)
considère que c'est une reddition et un triomphe. Il se montre alors très aimable puisqu'il a,
selon lui, remporté une "victoire". Mais si l'autre se place aussi en (+ -) c'est l'escalade. L'enjeu
devient la recherche du coup triomphal qui écrase l'autre. C'est un jeu de pouvoir néfaste.(-+):
L'intention d'un (-+)est de se convaincre de son impuissance et, pour ce faire, il recherche
inconsciemment un (+ -)qui le rabaissera. Dans leurs relations les personnes en positions (-+)et
(+ -)se retrouvent et se complètent. Elles ont des difficultés à se séparer, car se serait renoncer
à leur scénario d'origine. Scénario d’Échec pour l'un de domination pour l'autre. Trois situations
sont fréquentes dans les relations professionnelles ou sociales :

∙Les deux personnes sont en (+ +): la relation est saine.

∙Les deux négociateurs sont en (+ -): il nait un jeu de pouvoir et des conflits

.∙Un négociateur est en (+ -), l'autre en (-+): la relation est du type dominant / dominé

6. Les scénarios de vie24


Pour Éric Berne et d'autres Analystes Transactionnels, nous naissons « Prince » ou
« Princesse »,dans une Position de Vie fondamentale+/+. Le petit enfant fait ensuite
l'apprentissage de la vie et du monde essentiellement de sa famille au départ. Au fur et à mesure
que l'enfant grandit, il apprend ce qu'il est possible/pas possible de faire, dire, agir, sentir dans
son environnement. Il observe, découvre, teste, enregistre : comment il est accueilli, comment
ses besoins sont satisfaits ou non ou sous quelles conditions, etc.
Ses parents lui transmettent des croyances, des désirs, des frustrations inconsciemment et
parfois consciemment.

Pour les analystes transactionnels aussi, beaucoup de « choses » se construisent avant l'âge de
6 ans. De ses premières expériences de vie, de ses différentes expérimentations et de ce qu'il a
perçu de la réaction de ses parents, de leur manière d'être au monde, l'enfant se forge ainsi un

24
Le Site Francophone de l'Analyse Transactionnelle, analysetransactionnelle.fr
23
certain nombre de croyances (qui deviennent des certitudes) sur lui-même, les autres et le
monde : et tout naturellement, il tire de ses croyances, des conclusions puis des décisions sur
ce qu'il fera dans sa vie et comment il le fera. Il est entendu que tout ce processus
est inconscient.
Selon Eric Berne, ce « Plan de Vie » (Que dites-vous après avoir dit bonjour ?, TCHOU,
1972) comporte à la fois des éléments négatifs (avec un impact difficile pour lui ou son
entourage) et/ou positifs. Dans la mesure, où le scénario est enfermant, c'est-à-dire que c'est
une réduction et une répétition des possibles, il est en effet souvent perçu comme un carcan. Il
est utile de souligner que, pour les analystes transactionnels, le scénario que l'enfant a mis en
place est pour lui et à ce moment-là, la meilleure option possible.

En effet, l'enfant grandit sur la base de ses croyances et en fonction de ses décisions prises…
mais l'environnement change, il n'y a plus seulement sa famille ou l'école, mais la possibilité
de se créer un réseau relationnel, affectif, professionnel, de loisirs… Avec autant de
comportements, d'échanges, de façons d'être, de réalisations possibles… sauf à faire le tri et à
conserver ce que nous connaissons (même à regrets) et à rejeter les autres possibilités qui ne
cadrent pas avec notre vision de nous-mêmes ou du monde. L'idée est alors de revisiter ses
croyances scéniques qui, aujourd'hui, ne sont peut-être plus adaptées, de se réapproprier ses
modèles introjectés, de s'assurer du plus grand contact possible avec la réalité telle qu'elle est,
en un mot : de conscientiser.

Les 5 éléments essentiels constitutifs du scénario :25

Injonctions et Permissions : imaginez un continuum avec à une extrémité les Injonctions, à


l'autre les Permissions. Lorsque le curseur penche du côté injonctions, les parents délivrent à
leur enfant des messages d'interdits, négatifs : on parle aussi de messages inhibiteurs de l'Enfant
Les Permissions, sont des messages positifs, d'autorisation. Ce sont des
messages inconscients verbaux ou non verbaux (niveau psychologique).
Les injonctions sont multiples. On en identifie notamment 12 dont les auteurs sont Bob et Mary
Golding. Exemple « N'existe pas » peut conduire le destinataire à des comportements
suicidaires, « Ne grandis pas » inhibe la personne dans tout ou partie de sa vie (incapacité à se
prendre en charge…).

25
www.actoi.com/rencontre-avec-dr-steven-karpman-createur-du-triangle-dramatique/
24
Programme : « mode d'emploi » comportemental fournit par les parents à l'enfant pour lui
montrer comment concrètement mettre en œuvre les Injonctions et Permissions. (Exemple :
quelqu'un qui aurait reçu l'injonction « Ne sois pas proche » et une contre-injonction du type
« Il faut être marié et avoir trois enfants », pourra combiner le tout en étant marié et très souvent
en voyage d'affaires, ou infirmier(ère) de nuit - ce qui, je le précise, n'est pas le cas de tous les
voyageurs d'affaires ou de toutes les infirmiers(ères) de nuit…).

Contre-injonctions : messages verbaux destinés à enseigner à l'enfant un comportement en


société. Ils sont bien sûr essentiels à un savoir vivre en commun. À l'inverse, s'ils sont trop
prégnants, la personne emprunte un « masque social » (« Les gens bien sous tous rapports »).

Décision scénaristique : en fonction des divers messages et Signes de Reconnaissance que


l'enfant reçoit, de ses expériences, il « décide », inconsciemment, de ce qu'il va en faire et de ce
qu'il va mettre en œuvre dans sa vie : « Puisque c'est comme ça je vais… je serai… ».
À la décision cognitive s'ajoute également un vécu émotionnel, corporel et affectif.

Egalement à ce niveau il est nécessaire d’évoquer le concept « d'AUTONOMIE » : car depuis


Eric Berne, le but du traitement en AT est orienté vers la guérison du scénario et l'autonomie.
L'autonomie correspond à l'utilisation par la personne de ses capacités de conscience, de
spontanéité et d'intimité. La personne autonome accepte la responsabilité de ce qu'elle vit, prend
ses décisions en fonction de ses critères personnels et non plus pour s'adapter, vit ses sentiments
authentiques et les exprime selon ses choix, perçoit l'autre et elle-même comme une personne
qui a le droit d'exister et mérite d'être respectée.

7. Les jeux psychologiques26


Berne décrit le Jeu Psychologique comme la répétition d’une séquence du scénario, que l’enfant
a appris à jouer dans sa famille, lorsqu’il n’a pas trouvé d’autres moyens que la manipulation
pour satisfaire ses besoins de stimulation, de reconnaissance et de structure.

Devenu grand, il peut inconsciemment chercher à satisfaire ses besoins dans la relation avec les
autres sur ce même mode de communication manipulatoire.

26
www.actoi.com/rencontre-avec-dr-steven-karpman-createur-du-triangle-dramatique/

25
Ce concept permet de mettre en évidence et d’analyser les dysfonctionnements dans la
communication, et d’aider la personne à trouver une manière différente et saine de satisfaire ses
besoins dans la relation.

Le Dr Stephen B. Karpman M.D. décrit les prémisses d’un conflit, puis le conflit lui-même à
travers un modèle appelé « Le Triangle Dramatique ». Ce Triangle peut se comparer à un
plateau de jeu, la pointe vers le bas, donc instable par définition.

A chaque coin du plateau de jeu se trouve un position appelée « rôle ».

Stephen Karpman a observé au cour de ses travaux, que l’un des premiers signes d’un conflit
correspond à l' »entrée » sur le plateau de jeu de l’un des protagonistes. L’entrée dans le
Triangle Dramatique se fait par un des 3 coins, représentant l’un des 3 rôles suivants, toujours
présents dans les conflits :27

Figure 3: Triangle Dramatique

Le rôle du Persécuteur

Le rôle du Sauveur

Le rôle de Victime

Lorsque nous adoptons un des rôles, nous montrons dans le même temps des comportements
dons nous n’avons pas forcement conscience. Ces comportements sont des stratégies

27
Claude Terrier, Communication, http://www.cterrier.com/, 2013
26
inconscientes, probablement apprises tôt dans l’enfance, pour nous défendre ou nous adapter à
des situations complexes.

Ces stratégies, dans un monde d’adultes, sont bien entendu inefficaces car elles déclenchent,
amplifient ou entretiennent un conflit.

Nous savons que nous sommes en présence d’un ou de plusieurs des rôles du Triangle lorsque
les messages deviennent plus lourds.

.Exemples de jeux courants28 :

∙Sauveteur : "Je peux t'aider", "Allez laisses moi faire à ta place", "Je veux seulement t'aider"...
La personne laisse penser qu’elle agit par esprit désintéressé pour aider l’autre alors qu’elle agit
d’abord pour flatter son égo et se donner bonne conscience. Si la victime vient à refuser l’aide,
le sauveteur se met en colère ou est vexé.

∙Victime : "Cela n'arrive qu'à moi", "Mais qu’est-ce' ai fait pour mériter ça", "J'ai jamais de
chance", "pardonne-moi", "j'essaie, mais je n'y arrive pas " ... La personne se fait passer pour
une victime pour obtenir autre chose.

∙Persécuteur : " Tu veux ma mort", "Tu veux vraiment que je parte", "Toi, toi il n'y en a que
pour toi", "Tu n'es pas assez bien pour " ... Le persécuteur fait croire à sa victime qu’elle est la
cause de ses malheurs alors que le persécuteur agit d’abord pour son plaisir personnel

28
Claude Terrier, Communication, http://www.cterrier.com/, 2013

27
Chapitre III : Les sentiments de base et les mécanismes d’auto
manipulation

Les émotions sont des manifestations psychophysiologiques de l’être humain en réaction à


des évènements internes (propre a lui-même) et externes (l’environnement qui l’entoure).
Elles permettent de communiquer de façon non verbale, et sont très importantes dans nos
réactions sociales. Elles sont d’ailleurs le premier mode de communication avant le langage,
car leur présence est inévitable.
29
I. Les émotions de base : dites également primaires, sont universelles et innées.
Elles s’expriment par des manifestations viscérales qui sont donc invisibles, mais
également par des manifestations faciales que chacun est en capacité de reconnaitre et
qui transmettent à notre interlocuteur des ressentis internes. Selon les courants en
psychologie, il n’y a pas le même nombre d’émotions de base.
En AT, on peut distinguer quatre émotions de base, chacune de ces émotions de base peut être
fonctionnelle quand elle apparaît de manière adéquate, ou dysfonctionnelle, quand elle n’est
pas en rapport avec ce qui se passe.

1. La peur :
Provient d’une menace et active notre état d’alerte. La peur à 3 formes d’expressions : la fuite,
l’attaque ou l’immobilisme. Nous pouvons toutes les utilisées selon les circonstances que nous
confrontions.
Par exemple :- je reste paralysé face aux attaques verbales de collègues ou d’amis parce que
j’ai peur de les blaiser en répondant d’une façon frontal.
-je fuis face à un lion car j’ai peur qu’il me mange.
-J’attaque quand je me sens attaquer, car j’ai peur de recevoir un coup la première.

⮚ Donc c’est notre instinct qui va nous guider vers une attitude ou une
autre. C’est lui qui va répondre via la fuite, l’immobilisme ou l’attaque.

29
http://www.psychomedia.qc.ca/psychologie/2014-02-08/4-emotions-fondamentales

28
2. La joie :
Provient lorsque nos besoins sont assouvis. Il peut être par exemple mangé avec les personnes
qu’on aime. Toutefois il est important d’avoir conscience qu’on ne peut pas vivre dans la joie
indéfiniment. C’est une illusion.

3. La colère30 :
C’est une émotion en rapport avec le présent. Elle vise à obtenir un changement dans
l’environnement, soit parce que cet environnement est frustrant et n’apporte pas de satisfaction,
soit parce qu’il a été envahi. La colère est fonctionnelle quand elle permet de se faire entendre
et de montrer à l’autre quelles sont nos limites. Elle est dysfonctionnelle quand elle concerne le
passé. Elle est inefficace et n’apporte pas de changement.
La colère se manifeste sous différentes formes : irritation, agressivité, agacement, colère
froide, cris, hurlements, violence…La façon dont nous exprimons notre colère est importante.
Dire sa colère permet de se libérer de ce sentiment, mais à condition de parler de soi et de ce
que l’on ressent, plutôt que d’accuser l’autre.

4. La tristesse
La tristesse est l’émotion liée au passé, à la perte. Les larmes sont une façon de digérer la perte,
de métaboliser le deuil.
Elle est fonctionnelle quand elle fait partie d’un processus de deuil et qu’elle est liée à une perte
réelle. La tristesse devient dysfonctionnelle quand elle s’apparente à la dépression et que la
personne reste bloquée dans un chagrin qui n’évolue pas. Ce chagrin sans solution est une façon
d’exister qui affaiblit peu à peu la personne et l’empêche de vivre pleinement.
Il y a plusieurs niveaux dans la tristesse.
Un des facteurs qui permet de traverser l’émotion liée au deuil, c’est de pouvoir en parler, de la
partager. Souvent les personnes restent bloquées dans leur tristesse, parce qu’elles n’ont pas
senti de réconfort ni de consolation dans leur entourage.
5. L’angoisse et l’anxiété31
Les sensations physiques liées à l’anxiété et à l’angoisse peuvent ressembler à celles de la peur.
On se sent la gorge serrée, l’estomac noué, les mains moites. Cependant, même si leurs

30
http://www.psychomedia.qc.ca/psychologie/2014-02-08/4-emotions-fondamentales
31
http://la.parenthese.pagesperso-orange.fr/analyse%20transactionnelle.htm
29
manifestations corporelles sont proches, les sentiments et les causes de ces sentiments sont
différents. Dans la peur, l’objet de la peur est bien identifié, il est réel et peut être expliqué,
alors que l’anxiété et encore plus dans l’angoisse, ce qui procure la sensation est beaucoup
moins clair, et il est difficile de comprendre ce qui se passe et d’en sortir.
L’anxiété est souvent liée à l’anticipation négative et aux croyances que l’on a sur soi ou sur le
monde.
Quand l’anxiété est utilisée par la personne comme un moyen de recevoir des encouragements
et ou des réassurances, on peut le classer dans les sentiments parasites. Mais bien souvent, la
personne gère seule son anxiété : à la suite de ruminations négatives elle ne se sent pas bien,
mais ne partage pas son malaise.

⮚ Comme nous venons de voir, l’expression d’une émotion saine se


déroule en trois phases : charge, tension et décharge. Cette dernière est la plus lisible,
elle ne dure pas longtemps, mais si le soi-disant décharge d’une émotion parasite, là il
peut durer des heures, une vie et ne soulage pas du tout parce qu’on reste en tension et
qu’on ne le réussit pas à l’évacuer. C’est ce qu’on appelle les sentiments
dysfonctionnels ou mode d’expression improductifs des sentiments :

II. Les expressions improductives des sentiments

Les analystes transactionnels décrivent 3 types de sentiments négatifs :


✔ L’élastique
✔ Le timbre ou sentiment tabou
✔ Le racket
1. L’élastique32 : c’est une émotion du passé projetée sur le présent. C’est une
réaction émotionnelle hors de proportion avec l’apparent déclencheur, elle en fait une
réactivation du refoulé. Quand une personne qui n’a pas pu exprimer une émotion, tout
évènement ou personne qui rappelle de près ou de loin cette émotion qui la suscitée,
réveille le passé.
2. Le timbre ou sentiment tabou : Accumulation de sentiments non exprimés au
fur et à mesure. La goutte d’eau qui fait déborder le vase. La personne fait une

32
http://la.parenthese.pagesperso-orange.fr/analyse%20transactionnelle.htm
30
collection toute la journée et explose pour une broutille avec l’interlocuteur qui
finalement n’est pas concerné. Par ex l’enfant qui a passé une mauvaise journée et qui
pique une crise ou fond en larmes pour un biscuit cassé L’explosion permet de vider la
collection de timbres et soulage momentanément mais ça n’est pas adéquat. Nous
pouvons collectionner des timbres avec une personne, lors d’une journée … .Certaines
collections durent toute la vie etc. Les sentiments collectionnés quand ils ne sont pas «
purgés » s’expriment par le corps : j’en ai plein le dos, j’ai la boule au ventre etc.
3. Le sentiment parasite ou le racket33 : Il faut bien reconnaitre que l’être
humain est conditionné. On dit que tout se joue dans l’enfance. C’est-à-dire qu’ ce
moment que nous mettons en place notre conditionnement. Notre famille, notre
entourage, nos professeurs, nos amis influent sur nos émotions et nos croyances. Et on
apprend a réprimer une ou plusieurs émotions qui ne sont pas acceptées dans notre
entourage pour les remplacer par d’autres émotions dites « parasites » pour obtenir les
gratifications et signes de reconnaissance dont il a besoin (par exemple : être en colère
alors qu’on est triste, bouder quand on est pas d’accord).

NB : le sentiment parasite est réellement éprouvé par la personne. Nous sommes au niveau
inconscient. La personne qui dit : » je suis triste » alors qu’elle est en colère ressent réellement
de la tristesse mais ça n’est pas adapté à la situation.
Ce sentiment parasite permet de manipuler l’entourage et d’obtenir des signes de
reconnaissance.
✔ Racket d’impuissance rend l’autre impuissant.
✔ Tristesse permet de troubler émouvoir l’autre.
✔ Peur crée la panique chez l’autre.
✔ La confusion rend l’interlocuteur inquiet.
Nous avons chacun nos sentiments parasites de préférence.
Quelques exemples classiques :
✔ Colère parasite qui cache une peur inavouable.
✔ Tristesse parasite qui cache une colère interdite.
✔ Joie parasite qui cache n’importe lequel des autres sentiments.

33
www.passeportsante.net , L’analyse transactionnelle

31
⮚ Tout autre sentiment est dysfonctionnel : les peurs vis-à-vis du passé, les
tristesses portant sur l’avenir, et, c’est le cas le plus courant, les colères concernant le
passé. Un sentiment accompagné d’un agir approprié et cohérent avec lui, tend à se
dissiper et disparaître. Si l’on résout une peur par la fuite ou une colère en affrontant la
menace, elles ne persistent pas. Si par contre la personne est en colère et ne fait rien,
c’est d’habitude qu’un 2ème sentiment, et probablement un 3ème, se dissimulent sous
l’émotion ressentie. C’est la réaction aux sentiments cachés qui induit l’incohérence.
Tant qu’ils ne sont pas ressentis consciemment, le complexe émotionnel demeure, avec
la sensation désagréable de paralysie qu’il suscite (voir annexe 2).

Chapitre IV : Les limites de l’analyse transactionnelle34


Il faut savoir que :

● L'analyse transactionnelle possède de grandes qualités et des outils remarquablement


efficaces, ce qui ne l'empêche pas d'être critiquée, notamment pour son manque
d'hypothèse centrale.

● On fait aussi remarquer que la description des différents états (Parent, Adulte et Enfant)
ne correspond à aucune réalité biochimique ou physiologique.

● On lui reproche enfin de ne pas tenir compte de la dimension sociologique des


problèmes humains,

● et de négliger l'importance de l'imaginaire et des fantasmes. Il faut dire aussi que son
jargon et ses aphorismes, humoristiques à la manière américaine, sont parfois perçus
comme simplistes (et souvent incongrus en français !).

● valorise le moi Adulte, autonome, capable de juger par lui-même. Puis, parce qu'elle
préconise l'acceptation inconditionnelle d'autrui.»

● L'analyse transactionnelle se définit d'abord comme une psychothérapie et devrait


pouvoir aider à résoudre divers types de problèmes liés à la vie psychique et aux rapports
avec soi et les autres. Les associations professionnelles d'analystes ne font cependant

34
www.passeportsante.net , L’analyse transactionnelle
32
aucune affirmation quant aux problèmes spécifiques que l'approche est susceptible de
soigner.

● Il n’existe cependant aucune recherche scientifique de qualité qui confirme l’efficacité


de cette approche

33
Conclusion

-En résumé, l’analyse transactionnelle repose sur une philosophie qui aborde 2 axiomes :

➢ Les gens sont ok : c’est-à-dire, chaque personne a de la valeur de l’importance et de la dignité

en tant que personne, quel que soit son statut physiologique, psychologique, sociologique et

économique.

« Je ne vous suis pas supérieur et vous n’êtes pas supérieur à moi, nous somme, en tant

que personne au même niveau ».

➢ Tout le monde a la capacité de penser : c’est-à-dire chaque personne responsable de ses

actions, de son comportement et de ses décisions.

-En plus et comme nous avons vu dans notre exposé, nous rencontrons plusieurs situations et,

nos attitudes varient, plus ou moins consciemment. C'est ainsi que nous exprimons notre

personnalité. Comprendre ces jeux de communication (ces "transactions") et les décrypter,

analyser nos comportements, nos paroles, nos émotions : ceci peut nous éviter de devenir

prisonnier d'un type de réaction, et de rejouer toujours la même scène et le même rôle dans un

film qui ne correspond pas forcément à notre réalité profonde.

Donc la vie c’est comme un théâtre on doit toujours changer de masque et s’adapter.

34
Annexes

35
Annexe 1 : les classiques de l’analyse transactionnelle

Source : Tiré de l’article de Jim McKenna, Le profil des caresses et ses applications.

36
Annexe 2 : les expressions dysfonctionnelles des sentiments

Source : ENGLISCH FANITA, Analyse transactionnelle


et émotions, Ed. Désclée de Brouwer, 1992, p119.

37
Webographie :

o E. Berne, Intuition et États du moi, traduction française, InterEditions, 2012

o ERIC BERNE, Que dites-vous après avoir dit bonjour ? Edit/ions Tchou, p 26.

o Découvrir sa personnalité et celle des autres, Franck Jullien, Quatrième tirage 2017

o Claude Terrier, Communication, http://www.cterrier.com/, 2013

38
Bibliographie

o www.actoi.com/rencontre-avec-dr-steven-karpman-createur-du-triangle-dramatique

o Le Site Francophone de l'Analyse Transactionnelle, analysetransactionnelle.fr

o http://www.psychomedia.qc.ca/psychologie/2014-02-08/4-emotions-fondamentales

o http://la.parenthese.pagesperso-orange.fr/analyse%20transactionnelle.htm

o http://www.psychomedia.qc.ca/psychologie/2014-02-08/4-emotions-fondamentales

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