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Chapitre 3 : La Chine et le monde de 49 à nos jours

Jusqu’au 18eme siècle, la Chine était la 1ere puissance dans le monde, cependant, l’empire du milieu est quand
même autocentré => pas d’impérialisme. L’essentiel est de maitriser et contrôler son vaste territoire. Au 19eme, le
pouvoir impérial est affaibli=> des concessions accordées aux européens et un peu au Japon. Elles se placent
essentiellement sur le littoral. Ils vendent de l’Opium. Au début du 20eme siècle, l’état chinois est faible. L’empereur a du
mal à exercer sa souveraineté sur l’ensemble du territoire (il s’appelle Pu Yi).
En 1911, il est renversé par une révolution (il avait 5 ans). Une république est proclamée, ayant à sa tête Sun Yat
Sen. Mais cette république a du mal à restaurer l’autorité sur l’intégralité du territoire. Guerre civile entre 1911 et 1949
qui oppose les seigneurs de guerre (veulent contrôler leur portion de territoire), nouveau mouvement (groupe
communiste) et un groupe nationaliste (appelé Guomindang). Les nationalistes s’allient aux communistes contre les
seigneurs de guerre car ils veulent tous les 2 pacifier et installer l’autorité de Pékin sur le territoire. Les seigneurs de
guerre sont donc éliminés. Nouveau chef d’état : Chang Kai Check. La guerre civile va donc opposer les communistes et les
nationalistes.
Chef suivant : Mao Zedong, chef communiste qui s’oppose à Chang Kai Check. En 1949, les communistes sortent
vainqueurs. Mao déclare en octobre 1949 la République Populaire de la Chine. Chang Kai Check n’est pas d’accord. La
république de Chine fuit donc à Taipei. Il y a donc création de deux Chines.
La 1ere guerre mondiale a eu des conséquences très importantes pour la Chine : le traité de Versailles a donné
des concessions au Japon (il avait des territoires en Chine). Pendant la 2eme guerre mondiale, la chine est du côté des
alliés. A la fin de la guerre, la Chine a récupéré l’intégralité de ses territoires, à quelques exceptions près.
Problématique : Comment en un siècle la Chine est-elle passée de d’un statut de pays dominé à un statut de pays
émergent, ouvert à la mondialisation, cela malgré un régime politique autoritaire ?

I. LA CHINE DE MAO ZEDONG ET L’ÉMERGENCE D’UNE


PUISSANCE POLITIQUE COMMUNISTE DE 1949 À 1976
Lorsqu’il est arrivé au pouvoir, le pays était très faible d’un point de vue économique et a besoin de se reconstruire.

A. 1949-1963 : la Chine s’appuie sur l’URSS pour se reconstruire


1. De l’alliance à la rupture de l’union soviétique
Avant 1949, la Chine était sous influence étrangère. Des étrangers partageaient des territoires sur ses littoraux. La
guerre civile voit la victoire des communistes. Pendant la 2 ème guerre mondiale, la Chine s’oppose au Japon et sort donc du
côté des vainqueurs et des alliés. Les nationalistes (Taiwan) ont un siège à l’ONU.
Mao base son système sur une révolution agraire. Dès qu’il arrive au pouvoir, il essaie imposer sa puissance sur
l’intégralité de ses territoires, il n’a pas de vision impérialiste dans cette période. Il reprend le contrôle donc a le pouvoir
sur l’intérieur de ses frontières. Pendant cette période, la Chine tourne le dos à la mer. En 1949, l’URSS va rendre le
Xinjiang à la Chine. Le Tibet est réintégré à la Chine en 1951, il y a cependant des massacres et des camps de
concentration. Ils vont récupérer la majorité de leurs territoires sauf la Mongolie extérieure (capitale à Oulan-Bator). Il a 3
problèmes : Hong Kong (reste aux anglais), macao (portugais), et Taiwan (l’autre Chine soutenue par les états unis)  :
territoires hors Chine. La RPC n’est reconnue que par les anglais car ils veulent préserver Hong Kong. Accord signé entre
les chinois et les anglais: les anglais allaient rendre Hong Kong à la chine en 1997. Puisqu’il y a que les anglais qui les
reconnaissent, ils se rendent compte qu’ils sont seuls=> ils se rapprochent de l’URSS et choisissent le bloc de l’Est
(purement idéologique). Mao a fait sa révolution en s’appuyant sur les paysans et non pas sur les ouvriers => différence
entre lui et Staline. Malgré cette différence idéologique, selon Mao, l’URSS incarne la réussite de la révolution communiste
et est surtout une puissance.
En 14 février 1950 : traité d’amitié sino-soviétique est signé. Ainsi l’URSS prête des capitaux aux chinois et offre
une assistance technique. En échange, les chinois renoncent à la Mongolie. Ils s’envoient des experts scientifiques et des
conseillers qui seront essentiels à la fabrication de la bombe atomique et la bombe H. La RPC obtient une protection
contre une éventuelle menace occidentale.
A l’intérieur, Mao fait une constitution comZhoume celle de Moscou. Il met en place une assemblée populaire,
candidat et parti unique. Pas de liberté ni d’opposition qui soit tolérée. Puis il fait comme Staline et met en place la terreur
rouge. Cette terreur repose sur une police politique, des camps de travail (laogaï) : camp de travail qui accueille tous les
opposants du régime ; propagande, censure, culte de la personnalité et bilan de morts : 6 millions de morts.
Comme en union soviétique et tout régime totalitaire, la jeunesse est encadrée : élite de la jeunesse chinoise. La
mise en œuvre du communisme est cependant différente de celle soviétique. La Chine est ruinée après la guerre civile.
Mao met en place la réforme agraire. Il va pratiquer la collectivisation des terres et vas redistribuer la moitié des terres. En
1952 il fait des fermes collectives comme les kolkhozes. Met en place la planification économique par l’état (plan
quinquennal) et nationalisation des entreprises et industries. Les nationalisations sont terminées en 1956. Cette mise en
place du communisme s’accompagne de réformes sociales et va mettre fin au système patriarcal et va mettre en place et
accorder l’égalité homme femme. Les premiers résultats sont encourageants et le taux de croissance est de 15% par an. La
Chine rentre dans l’ère industrielle. Cependant, elle reste un pays développé.

2. La Chine devient un satellite de l’URSS, en particulier sur la scène internationale

La Chine va suivre le bloc de l’est et surtout Moscou => les chinois critiquent le modèle américain. Dans la guerre
froide l’alignement va se manifester par des interventions comme la guerre de Corée. (Le 1 er exemple significatif) Pékin
envoie un million de volontaires. Cette intervention sera coûteuse en soldats car ils en perdent 900 000. Cette intervention
a agacé les américains et ils ont même envisagé d’utiliser la bombe atomique contre les chinois. Intervention massive
grâce à l’aide financier de Moscou. Pékin est un acteur de 2nd plan.
L’armistice de Panmunjom signé en juillet 1953 entre la Corée du nord et la Corée du sud en présence de la Chine.
Ce ne sont pas les soviétiques, mais les représentants de ls RPC ce qui accorde une première apparition de la RPC sur la
scène internationale.
Le Tibet est une province chinoise semi autonome. Lorsque mao arrive au pouvoir, il veut le réannexer, ce qui se
passe en 1951. Le Dalaï-lama (chef religieux) accepte de jouer un rôle jusqu’en 1959 quand il s’enfuit en Inde. Il refuse de
jouer un rôle. Cela complique les relations entre Inde et Pékin.
Après la mort de Staline, les relations entre la Chine et la Russie se détériorent. Son successeur, Nikita
Khrouchtchev va mener une politique de déstalinisation. Concrètement, il va libérer les prisonniers de goulag et met fin au
culte de la personnalité de Staline. Il veut une coexistence pacifique avec les Etats unis. Donc Mao perçoit ça comme une
traîtrise. Cette politique de Khrouchtchev est critiquée. Le culte de la personnalité de Mao est grandissant, ce que Nikita
critique. Mao met en place la politique du rebond en avant qui repose sur l’agriculture et l’industrie, mais au premier plan
les paysans au lieu des ouvriers. Nikita critique la mise en place de cette politique aussi.
La rupture se fait au début des années 1960. Moscou rappelle ses experts qui avaient été envoyés en Chine pour
fabriquer la bombe atomique. Comme les experts sont rapatriés, Mao veut s’afficher comme le nouveau leader
communiste. Khrouchtchev n’est pas digne selon lui d’avoir ce titre. URSS dit que Pékin est en train de se doter de l’arme
nucléaire et qu’il y a des désaccords entre eux. En 1962, lors de la crise de cuba les soviétiques reculent. Pékin accuse
Khrouchtchev de mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmtraîtrise pour avoir reculé comme ça. La rupture est finalisée en
1963. En 1964, pékin détient la bombe nucléaire. Bombe H est développée en 1967.

B. La voie chinoise du socialisme et l’influence du modèle Maoïste dans le monde  : le


Maoïsme au service de la puissance
1.Le grand bond en avant
Mao met en place un modèle (socialiste) où le paysan a une place centrale. En 1958, il met donc en place le
« grand bond en avant ». Mao veut aussi industrialiser le pays, sauf que cela va se faire avec les paysans et non pas les
ouvriers. Cela va se faire grâce à la coopérativisation = une expropriation totale des terres, des animaux, des outils de
travail, toutes les possessions (même les outils dans la cuisine). Il crée donc des communes populaires dans lesquelles il
ressemble plusieurs villages de 20-30 000 personnes avec une vocation d’être autosuffisantes. Il faut qu’ils puissent se
nourrir et produire de l’acier (industrielle) => production agriculturale et industrielle. Le PCC (parti communiste chinois)
met des quotas à chaque commune populaire et prennent toute la production. Tous les habitants sont mobilisés, mais les
quotas sont si hauts qu’ils auront du mal à les suivre donc toutes les fournitures seront gratuites (santé, vêtements,
éducation, etc). Il n’y a plus de vie privée.
Bilan : catastrophe. Le résultat est désastreux car les paysans ne peuvent plus faire leurs propres productions car
les paysans sont tous dans les usines et ne peuvent pas travailler la terre car les quotas sont si élevés. Effondrement
colossal de la production agricole. 20 000 000 de personnes meurent de faim. Comme ils sont payés en nature, il y a plein
de gaspillage alimentaire. La récolte de 58 est consommée en 4 mois. Le grand bond en avant a résulté à une famine
causant entre 35 et 36 millions de morts et une baisse de natalité.
Les petits aux fourneaux produisent de l’acier. Ces fourneaux détournent les paysans des champs => ils font tout
pour produire de l’acier mais cette production est déplorable car ils utilisent même des clous pour en produire.
Les petits secrétaires du parti font du zèle en mentant sur les quartiers productifs => les paysans sont accusés de
vol. => Logaï (camps de concentration). Face à ce désastre, Mao est écarté du pouvoir par Shaoqi et Deng Xiaoping (le 2 ème
du régime). Mettent fin à la politique du grand bond en avant et font une redistribution des terres en échange, les paysans
donnent une partie de leur récolte à l’état.

2. La révolution culturelle
Pour essayer de revenir, Mao va lancer la révolution culturelle, s’appuyant sur les étudiants. Il y a un groupe
formé constitué à l’initiative de Chen Boda, un proche de Mao à Boston et de sa femme, Qing. Ils vont s’appuyer sur des
grandes affiches placardées partout, en particulier sur les universités (affiches appelés dazibao), dénonçant les
révisionnistes. Il y a des groupes d’étudiants (les gardes rouges) vont s’attaquer à tous ceux qui sont révisionnistes et vont
les chercher partout (universités, usines). Les révisionnistes sont dans la même lignée que Khrouchtchev et à la limite du
capitalisme. On est au bord de la guerre civile, ce sont aussi les jeunes contre les anciens. L’armée rouge soutenant
toujours mao, diffuse le petit livre rouge qui doit être appris par cœur par tout le monde (recueil de citations de mao).
Pour calmer les étudiants, mao envoie l’armée rouge et les renvoie les rééduquer à la campagne à partir de 1969.
Avec la révolution culturelle, le culte de la personnalité de mao est à son apogée. Mao est de nouveau au sommet et sera
très inquiet par rapport à sa position et aucune opposition face à cela ne sera pas tolérée.
Révolution culturelle : entre 1 et 3 millions de morts (estimations car les archives ne sont pas ouvertes).
Le grand bond en avant et la révolution culturelle sont les 2 piliers de la voie maoïste. Influence considérable à
travers le monde (pages 184 185 livre). Le petit livre sera diffusé à travers le monde car traduit dans plusieurs langues. Les
3 grandes figures du communisme sont : Trotski, Che Guevara et mao.
En mai 1968, les étudiants adoptent les idées maoïstes et font des manifestations à Paris. Les idées maoïstes
séduit les artistes aussi (Sartre, Goddard, Warhol). Ces gens ne savaient pas le bilan des morts en Chine. Le maoïsme a un
écho et de diffuse dans le monde par la révolution culturelle.

C. La Chine, une puissance politique régionale : la tentative d’une troisième voie


1.La théorie des 3 mondes

La Chine est une ancienne région dominée et sur la scène internationale va essayer se présenter comme le leader
du tiers monde et veut le soutenir. Elle se voit dans les années 50 -60 autant un pays du sud et un pays de l’est. Cela va se
manifester par des soutiens aux factions communistes anticoloniales , notamment en Indochine. Conférence de Genève
en 1954 accorde l’indépendance de l’Indochine. Les chinois sont présents dans la personne de Zhou Enlaï. 1 ère visibilité
diplomatique de la chine en dehors du bloc de l’est. La Chine se présente comme une puissance qui comprend les tiers
monde.
En 1955, à Bandung (se trouve en Indonésie, île de java) il y a une conférence où se réunissent dif chefs d’états
des pays nouvellement indépendants et naissance tiers monde. Ils ne veulent pas être au centre de la rivalité URSS et
états unis : ils ne sont ni du monde de l’est ni du monde du ouest donc c’est un 3 ème monde. Il y a 29 états présents, dont
la chine et Zhou Enlaï est présent. Bandung est un exemple de neutralisme, cependant les chinois sont là alors qu’ils sont
communistes. La chine se présente comme le leader de ce nouveau bloc qui est le tiers monde. La chine est une puissance
qui œuvre pour les pays qui ont des difficultés. Mao et Xiaoping vont élaborer la théorie des 3 mondes. Dans les années
60, Deng Xiaoping fait un discours à l’ONU sur le tiers monde.
Selon les chinois, théorie des veto :
-1er monde : il y a 2 superpuissances qui sont hégémoniques qui menacent les autres, les soviétiques sont
considérés les plus dangereux.
-2ème monde : les pays développés liés aux 2 grands, pillent le tiers monde et dépendants des 2 grands.
-Le tiers monde : chine, ont un intérêt commun : lutter ensemble contre l’hégémonie du monde.
La chine va soutenir les pays en leur donnant des aides, ex somalie et Guinée, aussi l’Albanie (démo pop) et la
Tanzanie.
Pages 182 183 montrent que Pékin essaie de trouver une place de puissance au niveau international. Les pays
aides installent un régime communiste avec des actions du même niveau que le grand bond en avant.
Les Khmers rouges (Cambodge) soutiennent le système maoïste, ainsi que le sentier lumineux à Pérou. Cette
politique tiers-mondisme a des limites : Pékin ne réussit pas à s’imposer comme LE leader du tiers monde. Il a 2 ennemis
dans sa région : inde (frontières réclamées) et URSS. Mao doit se tourner vers l’occident pour trouver des nouveaux alliés.

2.L’ouverture à l’Occident
Les anglais sont les 1ers à reconnaitre la RPC en 1952. En 1964, De Gaulle va reconnaitre la RPC parce qu’il veut se
démarquer des états unis (guerre froide et dans les années 60 De Gaulle a une politique un peu indépendante des
américains). Les états unis vont se rapprocher de Pékin à partir de 1969 parce que ça permet à Pékin d’avoir un nouvel
allié. Dans cette période les américains ont quelques nombres de revers dans cette zone (guerre de Vietnam) => avoir un
allié serait utile.
Zhou Enlaï fait des manœuvres diplomatiques. Les chinois mettent en place la diplomatie de ping-pong. Les états
unis vont accepter une invitation sportive (équipe américaine de ping-pong va en Chine en 71). Toujours en 1971,
Kissinger (secrétaire d’état américain=ministre des affaires étrangères) se rend aussi en Chine pour des affaires secrètes à
Pékin, pour préparer la visite de Nixon qui aurait lieu en 72. En 71 les états unis lèvent leur véto pour faire rentrer la RPC
dans l’ONU. Donc Taiwan ne siège plus au conseil de sécurité, c’est Pékin. La reconnaissance officielle de la chine par les
états unis est en 72 par Nixon.
La RPC va également nouer des relations avec l’ancien ennemi japonais. Le traité d’amitié est signé par les 2 états
(Japon et Chine) en 78. Le Vietnam est soutenu par le camp soviétique donc la chine est entourée d’ennemis. A la fin de
l’ère de Mao, la Chine est stabilisée mais pas puissante. Elle est entourée d’ennemis. La 3ème loi annoncée par mao.
Son influence internationale et régionale  : Pays désorganisé, pauvre, bcp de morts, toutefois la RPC a trouvé sa
pleine souveraineté, il y a un appareil d’état qui contrôle tout le pays. Même si c’est une puissance limitée, la RPC est
dotée de ses instruments de puissance nécessaires pour se développer avec les suivants chefs d’états.
Bilan : 70 000 000 de morts, 50 millions d’internés (prisonniers)

II. La montée de la puissance Chinoise depuis la fin des années 70


A. L’émergence d’une superpuissance économique mondiale
1. Les réformes de Deng Xiaoping et l’ouverture sur le monde  : la voie chinoise du
développement
Mao meurt en 1976. Deng Xiaoping va s’imposer comme le dirigeant mais pas président. Petite instabilité entre
les 2. La politique de Deng Xiaoping va faire une rupture énorme en comparaison avec celle de mao. Il pense que le retard
économique de la chine ne pourra jamais être rattrapé avec un système communiste. Il entame dont les 4
modernisations : l’agriculture, l’industrie, la défense et la science et les technologies. Il veut moderniser le système
économique du pays et instaurer progressivement le socialisme de marché.

 Agriculture : une priorité : les communes populaires disparaissent, ainsi que les collectivités. Il n’y
a plus de contrôle de l’état. Les paysans vont vendre leur production dans les marchés et vont gérer la vente des
récoltes pour faire des bénéfices. =>Croissance très nette de l’agriculture.
 Industrie : l’état leur donne une certaine autonomie même si pas privatisés. L’économie n’est
plus planifiée comme chez Mao mais donne des plans pour guider les entreprises
 Militaire : priorité un peu moindre
 Science et technologie
Deng Xiaoping va mettre en place des dazibaos qui vont dénoncer le culte de la personnalité de Mao. Cela est
repris par des étudiants et des intellectuels qui vont réclamer une 5ème modernisation : une modernisation politique.
Deng Xiaoping va réhabiliter certains opposants politiques de mao qui sont libérés
Il va ouvrir son pays aux investissements, selon lui il faut que l’économie chinoise s’ouvre à l’international. =>
petites entreprises qui viennent s’implanter et réforme de la « porte ouverte ». Deng Xiaoping va faire une « joint
venture » : une entreprise chinoise va pouvoir s’allier avec une entreprise étrangère. Les entreprises chinoises vont
ensuite pouvoir récupérer les savoirs faire et des bénéfices.
Il veut attirer les capitaux étrangers => veut devenir un pays atelier. Il crée donc des ZES en 1979: zones
économiques spéciales. Au départ il y en a 4, puis cela va s’élargir. Ces 4 zones sont situées sur le littoral, dont Shanghai.
En 1980-1985 : arrêt du contrôle d’état => bcp d’exports => croissance de 10% par an. C’est ce qu’on appelle le
socialisme de marché
2. L’économie au cœur de la puissance depuis 1990 : le succès du socialisme de marché
Le successeur de Deng Xiaoping est Jiang Zemin. En 92 il y a un tournant : l’instauration de la liberté des
entreprises, totale. C’est la consécration du socialisme de marché. La notion d’économie de marché socialiste est
reconnue officiellement en 1993 et est inscrite dans la constitution. Cela signifie qu’il y a un état fort mais ouvert à
l’économie mondiale.
Def socialisme du marché : expression inventée par Deng Xiaoping, qui désigne la mise en place progressive d’une
économie capitaliste en Chine tout en maintenant un immobilisme politique, symbolisé par le dirigeant du parti (=
libéralisme économique dans une dictature).
Il y a donc création des entreprises sino-étrangères, des sociétés privées chinoises, ayant tjrs un lien avec le parti.
Bilan spectaculaire : apparition d’une classe moyenne et hausse du niveau de vie. Cette classe découvre la société de
consommation, loisirs, etc. le socialisme de marché représente le grand rattrapage économique. Les Chinois vont aussi
découvrir le mode de vie occidental et le paysage va changer. Le littoral est complétement transformé et ce
développement économique s’accompagne de l’urbanisation extrêmement rapide (construction des gratte-ciel, quartiers
d’affaires, etc).
Il n’y a pas de libéralisme politique, seulement économique. Conséquence : urbanisation massive. Cela participe
au rayonnement. Les agglomérations se modernisent et deviennent des centres économiques mondiaux. Il y a cependant
des inégalités, on distingue 2 chines : la Chine littorale et le reste.
Croissance moyenne de la chine par an : 10% dans les années 90 et début 2000, alors qu’en France c’est 2%. C’est
une croissance à 2 chiffres. Aujourd’hui elle est d’environ 6%. Leur dette est 250% du PIB. En 2001, la chine intègre l’OMC.
Aujourd’hui, depuis 2010, ils ont le 2ème PIB mondial. La prof est raciste et n’aime pas les roumains.
Les ports de commerce chinois sont les 1ers ports du monde. Grâce au rattrapage, les IDE chinois à l’étranger se
multiplient. Malgré la dette, ils rachètent les dettes d’autres. Le poids de la RPC dans les décisions sociales est très
important. Tous les autres pays se taisent et n’évoquent pas les droits de l’homme. Sa puissance économique lui donne
une place importante au GO économique.
C’est une puissance économique mais sans influence. La RPC est un soft power très peu développé. Son rôle social
mondial est essentiellement économique.

B. Une puissance géopolitique relative


1. Un rôle économique international tourné vers l’économie.
Les chinois ne se mêlent pas dans les affaires étrangères. Ce qui guide la politique étrangère chinoise est
l’économie. Avec le socialisme de marché, les chinois ne peuvent plus se revendiquer au communisme ni au capitalisme,
mais au nationalisme. Leur politique étrangère est donc protectrice. Le poids et l’économie de plus en plus importants, les
besoins augmentent aussi, essentiellement en matière première. Leur politique internationale est orientée vers la
sécurisation de l’approvisionnement dans ces matières. Ils font donc des partenariats stratégiques inaccessibles aux
occidentaux. Ex : la Chine-Afrique : ils rachètent des terres en Afrique, riches en pétrole et minerais. Financent des routes
et l’infrastructure et aident leur développement économique, en échange ils ne veulent aucune implication dans leur
politique.
La Chine s’implante en Asie centrale, Afrique et un peu en Amérique latine. Elle veut obtenir du pétrole, des
minerais, des contrats commerciaux et s’engagent à développer les infrastructures pour favoriser les partenariats. Ils
offrent ce développement d’infrastructure (pas gratuitement), en particulier de transports, ce qui favorise en plus les
échanges commerciaux. Les chinois ont recours à l’achat de terres. Elle représente 65% du land grabbing mondial (achat
des terres agricoles). En cas de besoin, les chinois offrent des aides militaires en échange des ressources (cas au Soudan et
Zimbabwe). Ceci n’est pas considéré comme de l’impérialisme car la Chine ne cherche pas à dominer les pays en question
mais peut les protéger en cas de conflit et utiliser son cas de veto au sein de l’ONU. Ex de veto  : contre le Soudan : la Chine
a utilisé son veto pour l’aider.
Toujours dans un souci économique, les chinois ont mis en place ce qu’on appelle la nouvelle route de la soie. Ils
vont s’implanter partout pour faciliter la route et son développement pour les échanges avec l’Europe. Rachètent des
ports ex en Istamboul et en Grèce (le Pirée). Ça leur permet aussi de sécuriser leurs routes d’approvisionnement. La RPC
essaie d’accaparer des ressources en mer de chine. Ils essaient d’étendre le plus de ZEE (zone économique exclusive),
comme sur les iles Sparkly (rochers avec plein de ressources).
La Chine peut être perçue comme une puissance agressive (nouvelle route de la soie et ZEE). La concurrence avec
les états unis est très rude (surtout après Donald Trump).
2 .Une puissance géopolitique en construction
La RPC va s’affirmer comme une puissance géopolitique régionale et en 97 récupère rétrocession de Hong Kong ;
en 99 récupère le Macao. Pékin n’a toujours pas récupéré Taiwan.
En 2001 OCS est créé : organisation de coopération de Shanghai. Elle comprend la Russie, la Chine et les pays de
l’Asie centrale : Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizstan, etc. C’est une organisation de sécurité et elle est perçue comme une
réponse à l’OTAN parfois. Depuis sa création, il y a des exercices militaires sino-russes. Ils veulent la sécurité contre le
Taliban et l’Afghanistan. Le but est que l’Asie centrale ne tombe pas dans le chaos alors qu’il y a 20% des réserves de
pétrole et 40% de gaz en Asie centrale.
La Chine soutient la Corée du nord, reste dans une logique régionale et pas trop à l’internationale. La Chine n’est
pas un gendarme du monde et ne veut pas l’être parce qu’ils ne veulent pas se même des affaires intérieures des autres.
C’est donc une puissance géopolitique incomplète mais s’affirme par l’OCS.
Malgré tout, la RPC fait peut à l’étranger et est perçue comme menaçante pour plusieurs raisons  : tensions
frontalières avec les voisins (discorde avec Inde), ainsi que des tensions régulières avec le Japon, il y a des revendications
territoriales sur des îles. Questions mémorielles de la 2 ème guerre mondiale cause aussi des tensions. En mer de chine, il y a
aussi des revendications territoriales sur les ZEE. La stratégie du collier de perles suscite également des nouvelles
inquiétudes (nouvelle route de la soie).
D’un point de vue économique elle inquiète les occidentaux : c’est un partenaire jugé comme déloyale (ex : le
transfert de technologie est perçu comme du dumping , ainsi que des normes de sécurité dans les productions qui ne sont
pas respectées, ainsi que la menace de la délocalisation par rapport aux lieux d’emploi). La contre façon est une puissance
qui les inquiète.
Dans les institutions internationales, la Chine a un rôle important et participe à la commission de la paix (ONU).
Son armée est appelée armée populaire de la libération (la plus grande du monde en termes d’effectifs : 2 millions de
soldats). Le budget est très important, cependant au niveau de l’armement, il est bien en dessous des capacités
américaines. Après la photo de Tiananmen, les états occidentaux décident de mettre en place un embargo (américain et
européen). Mais l’armée populaire de la libéralisation est en pleine d’innovation et progrès technologique.
Même si l’armée chinoise est nettement inférieure d’un pdv technologique et sophistication, elle va poursuivre sa
croissance (croissance du budget militaire). Ils possèdent l’arme nucléaire.
La RPC défend un monde multipolaire et, avant l’arrivée de de Trump, collaboraient avec les USA. Elle va se
montrer très conciliante vers les occidentaux : 1ere guerre du golfe : elle ne met pas son veto. Elle se présente comme une
puissance pacifique : elle défend souvent des pays qui pourrait faire le sujet des sanctions et de représailles des pays
occidentaux. Ex : Iran qui a pour ambition de développer un programme nucléaire, auquel les chinois s’opposent
régulièrement. En Syrie elle soutient au même titre que les russes le régime de Bachar Al Assad. Elle garde un résidu de
l’idée de trois mondes et se présente comme le porte-parole des pays émergents.

C. Les limites de la puissance chinoise


1.Une fermeture politique
Même si la Chine s’est ouverte après la dictature, elle reste une grosse dictature. Le PCC a 70 millions d’adhérents
(parti communiste chinois reste très puissant). Il y a toujours un contrôle des médias et sont censurés, ainsi que l’internet,
les sorties du territoire sont limitées et contrôlées. Sous Deng Xiaoping à partir des années 80, les intellectuels et les
étudiants demandent une libéralisation politique. Il y a une certaine liberté d’expression qui est tolérée pdt les 80.
Certains dénoncent la corruption au sein du PCC, ce qui mène à des limogeages et cela provoque un 1 er moment de colère.
Cela provoque des manifs étudiantes qui commencent en fin avril 89 qui occupent la place Tienanmen et vont faire la
grève de la faim. Il y a environ 1000 personnes à cette place. En juin 98, à Tienanmen, un étudiant proteste contre le
régime. Deng laisse faire et puis fait la loi martiale pour envoyer les chars pour évacuer la place le 4 juin. Cette évacuation
est un bain de sang qui cause une dizaine de milliers de morts. Cet événement a été couvert par les médias occidentaux
et a entaché l’image de la RPC dans le monde.
Néanmoins il y a une prospérité économique après Tienanmen. Les autorités politiques utilisent l’embargo, les
sanctions, qui seront exploités comme de la propagande. La population est toujours contrôlée. Ils se revendiquent comme
nationalistes car pas de communisme ou marxisme possible. S’appuient sur le confucianisme et c’est devenu une
oligarchie ou les opposants sont éliminés. Liu Xiaobo : prix Nobel de la paix en 2010, incarcéré et mort en 2017 à cause
d’un cancer, son extradition en occident pour le traitement est refusée.
La RPC reste intransigeante sur certains principes, sur les difficultés intérieures : le tibet on s’en fout. Par contre
les ouighours au Xin Jiang il y a la question des minorités qui posent problèmes.
La colonisation des Hans (40%) se fait à Xin Jiang où il y a l’ethnie d’ouigours (60% donc majoritaires) (viennent
d’Asie centrale, sont musulmans et sont accusés de terrorisme, ils refusent la colonisation des hans). Les ouigours font
plusieurs soulèvements notamment en 2007-2008 contre ces colonisations. La chine les punit. Les ouigours ont le parti
islamique du Turkistan, lié à Al-Qaïda et est minoritaire. Ces gens ont causé des attentats, donc les chinois les accusent de
terrorisme sur ce prétexte. Les ouigours de Xin Jiang veulent leur indépendance. Les chinois ont ouvert des camps qui
ressemblent ceux de concentration, il y a des arrestations massives, les populations sont déportées, il y a une tentative de
démusulmanisation des ouigours.
Le tibet est rattaché à la chine dès 51, le Dalaï-lama a dû fuir. Depuis, Pékin contrôle la région tibétaine et l’a
annexée. Les soulèvements fréquents des tibétains sont réprimés par les chinois. Le Dalaï-lama est soutenu par les
occidentaux. Cependant, pékin ne veut aucune ingérence dans ses affaires intérieures et utilise son influence économique
pour échapper avec ces répressions.
Tous ces éléments limitent la puissance et l’influence de la Chine dans l’occident.

2. Le soft power limité


A l’heure actuelle, la Chine attire peu : elle fait peur et reste un influenceur économique. Pourtant, il y a une
diaspora chinoise à travers le monde qui est très importante. Elle est présente en Asie surtout ; ex en Malaisie, il y a 30%
de la population qui est chinoise qui produit 80% de l’économie. Cette diaspora reste très attachée à la culture chinoise et
dans bcp de grandes villes, les china towns existent. Ils ont donc des quartiers où ils s’installent et conservent leur culture.
La culture chinoise sort peu de la chine et reste au sein des communautés chinoises.
La Chine reste une dictature donc la culture est encadrée et est souterraine. Ils ouvrent partout des instituts
Confucius pour diffuser la culture chinoise. Objectif : diffuser la langue chinoise. La gastronomie et médecine chinoises se
diffusent de plus en plus à travers le monde ce qui participe à la diffusion de leur culture.
Les limites sociales : Même si elle est la 1ere puissance économique, les inégalités sont très importantes. Il y a un
écart considérable entre la chine centrale et la chine littorale. Le monde rural est encore sous développé aujourd’hui et
l’IDJ reste faible. De plus, il y a des problèmes démographiques avec la politique de l’enfant unique, fini en 2015 :
conséquence ; vieillissement de la population.
Limites environnementales : La Chine est extrêmement polluée et énergivore. Ex : pollution à Shanghai.

Conclusion :
La Chine sort très affaiblie de la 2GM, notamment en raison des dominations successives étrangères, guerres
civiles et mondiales. L’arrivée au pouvoir de Mao Zedong l’intègre au bloc communiste et le pays retrouve sa souveraineté
sur l’intégralité du territoire à quelques exceptions près. Néanmoins, la prise de distance avec Moscou l’engage dans un
tiersmondiste ??? dont elle souhaite être le leader. Cependant, ce leadership est à nuancer, la RPC affirme sa puissance à
l’époque seulement au niveau régional et ne parvient pas à dépasser Moscou. A la mort de Mao Zedong, le pays s’ouvre à
l’occident. L’ouverture économique s’accompagne d’un développement sans précédent et le socialisme de marché permet
le grand rattrapage et le pays est désormais la 2 ème puissance économique mondiale. Cette puissance est toutefois
incomplète (peu de puissance culturelle) même si Pékin peut faire peur. La Chine, « un géant endormi, laissons-le dormir.
Quand il se réveillera, le monde tremblera » (citation Napoléon).

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