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Contenu
ÉDITORIAL ..................................................................................................... 6
LES 5 FIDÉLITÉS DU SERVANT ...................................................................... 6
L’AUBE ET LA TENUE .................................................................................... 8
INSTRUCTIONS POUR LA MESSE .................................................................... 8
L’ANNÉE LITURGIQUE ................................................................................ 22
1. LE TEMPS DE L’AVENT
2. LE TEMPS DE NOËL
3. LE TEMPS DU CARÊME
4. LA SEMAINE SAINTE
5. LE TEMPS PASCAL
6. LE TEMPS ORDINAIRE
LES LIVRES LITURGIQUES .......................................................................... 25
LE MISSEL
LE LECTIONNAIRE
LES RITUELS
LES COULEURS LITURGIQUES .................................................................... 26
LES VÊTEMENTS LITURGIQUES .................................................................. 26
LES OBJETS LITURGIQUES .......................................................................... 27
LES SIGNES LITURGIQUES ÉPISCOPAUX ..................................................... 27
LES LINGES LITURGIQUES .......................................................................... 28
LA MESSE ET SON DÉROULEMENT .............................................................. 29
RITE D’OUVERTURE
LA LITURGIE DE LA PAROLE
LA LITURGIE EUCHARISTIQUE
RITE DE COMMUNION
RITE DE CONCLUSION

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Éditorial
Cher enfant de chœur,
Voici un petit guide qui t’accompagnera tout au long de ton cheminement
dans ton groupe. Tu y trouveras les connaissances et l’investissement
spirituel nécessaires à l’évolution d’un bon enfant de chœur.
La technique est importante, mais n’oublie jamais que tu es au service de la
liturgie, et non en représentation. Lorsque tu sers, fais-le avec ton cœur, et ne
te focalise pas sur les erreurs que tu pourrais faire. Ce livret a justement pour
but de répondre à tes questions à l’avance, afin que ton esprit soit libéré et
que tu ais une attitude de prière et de recueillement pendant la messe.

Les 5 fidélités d’un bon enfant de chœur


1. Prier le Seigneur chaque jour le matin et le soir.
2. Se confesser fréquemment pour approcher de l’autel avec un cœur pur.
3. Célébrer le Jour du Seigneur (Dimanches & Pâques, Toussaint, Noël,
Ascension, Assomption).
4. Méditer la Parole de Dieu du dimanche à venir.
5. Se former pour approfondir le sens de la liturgie et de l’art de la
célébration.

Chers enfants de chœur,…en réalité, vous êtes déjà les


apôtres de Jésus ! Lorsque vous participez à la Liturgie en accomplissant votre service
dans l’Eglise, vous offrez à tous votre témoignage. Votre attitude de recueillement,
votre dévotion qui part du cœur et qui s’exprime dans les gestes, dans le chant, dans les
réponses : si vous le faites comme il faut et non pas de façon distraite, de n’importe
quelle façon, alors votre témoignage est un témoignage qui touche les hommes.

Le lien d’amitié avec Jésus a sa source et son point culminant dans


l’Eucharistie. Vous êtes très proches de Jésus Eucharistie, et cela est le plus grand signe
de Son amitié pour chacun de nous. Ne l’oubliez pas ; et pour cela, je vous le demande :
ne vous habituez pas à ce don, afin qu’il ne devienne pas une sorte d’habitude, sachant
comment il fonctionne et le faisant de façon automatique, mais découvrez chaque jour, à
nouveau, que quelque chose de grand a lieu, que le Dieu vivant est parmi nous, que
vous pouvez être proches de Lui et L’aider afin que Son mystère soit célébré et atteigne
les personnes.

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Si vous ne cédez pas à l’habitude et que vous accomplissez votre service du
plus profond de votre cœur, alors, vous serez véritablement Ses apôtres et vous porterez
des fruits de bonté et de service dans tous les domaines de votre vie : en famille, à
l’école, pendant vos loisirs. Cet amour que vous recevez dans la Liturgie, apportez-le à
toutes les personnes, en particulier là où vous constatez qu’elles manquent d’amour,
qu’elles ne reçoivent rien de bon, qu’elles souffrent et qu’elles sont seules. Avec la
force de l’Esprit Saint, efforcez-vous d’apporter Jésus précisément à ces personnes qui
sont marginalisées, qui ne sont pas aimées, qui ont des problèmes. C’est précisément là,
avec la force de l’Esprit Saint, que vous devez apporter Jésus. Ainsi, ce Pain, que vous
voyez être rompu sur l’autel, sera encore partagé et multiplié, et vous, comme les douze
Apôtres, vous aiderez Jésus à le distribuer au monde d’aujourd’hui, dans les diverses
situations de la vie.

Ainsi, chers enfants de chœur, mes dernières paroles pour vous sont celles-ci
: soyez toujours des amis et des apôtres de Jésus Christ ! »

L’aube et la tenue
L’aube :
L’aube rappelle notre condition de baptisé : nous avons « revêtu le Christ »
C’est le vêtement blanc, couleur de la résurrection.
Le cordon :
Le cordon que l’on porte autour de la taille est le symbole de la grâce de la
pureté de notre cœur et celle de notre corps que nous demandons à Dieu pour
célébrer la messe.
La croix :
C’est la croix de Celui qui est venu pour servir et non pour être servi et qui
nous appelle à être ses disciples. Elle rappelle que notre mission est un
service rendu à l’Église et au Christ qui est mort pour nous
Il est important de veiller à la bonne tenue de ton aube, de bien la ranger sur
son cintre après la messe, de veiller à ce qu’elle ne soit pas chiffonnée, ni
tâchée, ou décousue. Le servant doit être un modèle par sa tenue.

Instructions pour la messe

 Il faut arriver 30 minutes avant la messe.


 Le service de la messe se fait en chaussures de ville bien fermé,
en pantalon et en chemise pour les garçons. Et pour les filles en

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longue jupe et chemisette et ou longue robe, chaussures
également de ville bien fermé.
 Pendant la messe, on garde toujours une tenue digne, et, même
si on s’est trompé ou si on a oublié quelque chose, on ne court
jamais, et surtout pas dans l’Eglise !
 On ne traverse jamais en diagonale le chœur et on s’incline
quand on passe devant l’autel pendant la messe. S’il n’y a pas
de messe on fait une génuflexion en passant devant le
tabernacle (une fois placé en face du tabernacle, on s’arrête, et
le buste droit, on fléchit la jambe droite genou contre terre, puis
on se redresse.)
Debout, on garde les mains jointes, pouce droit sur le pouce gauche.

L’année liturgique
L’année liturgique se divise en plusieurs temps :

1. LE TEMPS DE L’AVENT
Il se prolonge durant quatre dimanches. Ce temps est orienté vers la venue du
Seigneur.
Avent signifie « avènement ». En nous souvenant de la venue de Jésus, nous
nous préparons à Sa venue dans la gloire à la fin des temps.

2. LE TEMPS DE NOËL
Le 24 décembre au soir commence le temps de Noël qui s’achève avec la
fête du baptême de Jésus, après l’Epiphanie.

3. LE TEMPS DU CARÊME
C’est la période de quarante jours qui précède et prépare Pâques à l’exemple
des 40 jours que Jésus a passé en prière dans le désert. Durant cette période,
l’Église propose une grande catéchèse liturgique sur le baptême, afin de
réveiller en chacun de ses fils la richesse du don reçu.
Le Carême commence par le mercredi des cendres où, en signe de pénitence,
notre front est marqué de cendres. Ce long temps (5 dimanches) s’achève par
la Semaine Sainte.

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4. LA SEMAINE SAINTE

 Dimanche des Rameaux


C’est l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. L’Église, ce jour-là, acclame
son Sauveur qui marche vers Sa Pâque. Pour ouvrir cette semaine, la Passion
est proclamée durant la messe.
 Jeudi Saint
Dans la matinée (à Paris, mercredi saint), en la cathédrale du diocèse, est
célébrée la messe chrismale, messe au cours de laquelle l’évêque bénit
l’huile des catéchumènes et l’huile des malades, et consacre le Saint Chrême.
Ces huiles saintes seront employées durant toute l’année, pour la célébration
des sacrements. C’est au cours de cette messe que les prêtres renouvellent
leurs promesses sacerdotales, car c’est le jour où Jésus a fondé le sacerdoce.
Le soir, dans chaque paroisse est célébrée la messe de la Cène au cours de
laquelle on commémore le dernier repas de Jésus avec Ses disciples et Son
geste d’amour total. À l’issue de cette messe, le Saint-Sacrement est porté
solennellement en procession pour être apporté au reposoir : lieu retiré, orné
de fleurs et de bougies. Les fidèles sont invités à rester en adoration pour
veiller avec Jésus comme les disciples au jardin de Gethsémani.
 Vendredi Saint
Il n’y a pas de messe ce jour-là, mais un office de la Passion qui nous fait
vénérer la Croix et prier pour tous les hommes.
 Samedi Saint
L’Église se souvient de la descente aux enfers. C’est une journée sans
célébration. L’Église vit dans l’attente.

 La Nuit sainte – La Vigile pascale

C’est la plus ancienne et la plus grande fête de l’année liturgique. Elle


comprend quatre grands moments :
 La liturgie de la lumière: à l’extérieur de l’église, bénédiction du feu
nouveau auquel le cierge pascal est allumé, puis tous les fidèles
allument un cierge à cette unique flamme. Entrés dans l’église, le
diacre chante la grande préface qui annonce la résurrection de Jésus:
l’Exultet.
 La liturgie de la parole : sept lectures de l’Ancien et du Nouveau
Testament prolongent cette veillée en donnant tout le sens de la Pâque
de Jésus et nous montre comment, depuis les origines, Dieu manifeste
Son amour.

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 La liturgie baptismale: le prêtre bénit l’eau baptismale, puis
l’assemblée professe sa foi au Dieu Trinitaire. Cette eau servira à
baptiser durant le temps pascal. Des adultes peuvent recevoir le
baptême durant cette Vigile pascale s’ils y ont été préparés durant le
Carême.
 La liturgie eucharistique: c’est le moment culminant de la veillée, car il
rend présent le Seigneur ressuscité.

5. LE TEMPS PASCAL

La fête de Pâques se prolonge durant six dimanches pour ancrer notre foi
dans la résurrection du Christ. Avec les apôtres nous sommes conviés par
l’Église à Le reconnaître vivant à jamais. La joie de nos cœurs s’exprime par
le chant de l’Alléluia.
Quarante jours après Pâques, selon la date que nous donne Saint Luc dans le
livre des Actes (1, 3), nous célébrons la montée du Christ vers Son Père :
l’Ascension.
Cinquante jours après Pâques, la Pentecôte célèbre le don de l’Esprit fait aux
apôtres réunis avec la Vierge Marie au Cénacle. C’est la clôture du temps
pascal. S’ouvre alors le temps de la mission, le temps de l’Église avec
l’Esprit Saint qui fait de nous des témoins.

6. LE TEMPS ORDINAIRE

Entre le temps de Noël et l’entrée en Carême, comme entre la Pentecôte et la fête


du Christ Roi, nous célébrons le temps ordinaire.
Les dimanches qui suivent la Pentecôte célèbrent plus spécialement deux grands
mystères de la foi : la Sainte Trinité et le Corps et le Sang du Christ. 24

Solennités :

1er janvier : Marie, Mère de DIEU


2 février : la présentation de Jésus au Temple
19 mars : saint Joseph
25 mars : l’Annonciation du Seigneur
31 mai : la Visitation du Seigneur
Vendredi suivant le dimanche du Corps du Christ : le Sacré-Cœur
24 juin : la nativité de saint Jean-Baptiste
29 juin : saint Pierre et saint Paul
6 août : la Transfiguration du Seigneur
15 août : l’Assomption de la Vierge Marie
8 septembre : la Nativité de Marie

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14 septembre : la Croix glorieuse
1er novembre : la Toussaint
2 novembre : la Commémoration des Défunts
9 novembre : la dédicace de la Basilique de Saint Jean du Latran
8 décembre : l’Immaculée Conception

Les livres liturgiques


LE MISSEL

Il contient l’ensemble des prières que prononce le célébrant à la messe :


 L’ordinaire: c’est la partie qui ne change pas, hormis les choix de
préfaces ou de prières eucharistiques.
 Le propre : il contient les oraisons de la messe particulière du jour, «
propre » au temps liturgique, à la fête célébrée, ou à telle occasion
particulière.

LE LECTIONNAIRE

- du dimanche : il contient les lectures de la parole de Dieu propre à chaque


dimanche et solennité :
 1ère lecture habituellement tirée de l’Ancien Testament.
 Psaume.
 2ème lecture habituellement tirée d’une lettre apostolique.
 L’évangile de Jésus-Christ.

Pour permettre d’entendre la quasi-totalité de la Bible, les lectures tournent


en un cycle de trois années :
L’année À où l’on entend l’évangile selon St Matthieu.
L’année B où l’on entend l’évangile selon St Marc.
L’année C où l’on entend l’évangile selon St Luc.
(L’évangile selon St Jean est réparti chaque année).
Dans les temps privilégiés (Avent, Noël, Carême, Pâques), l’ensemble des
lectures du dimanche met en lumière un aspect du message biblique.
Dans le temps ordinaire, l’Évangile répond à la première lecture tandis que la
deuxième lecture est continue durant une période de plusieurs dimanches.
- de semaine : il contient les lectures de la parole de Dieu proposées chaque
jour : la première lecture et le psaume varient selon l’année paire ou impaire.
L’Évangile ne varie pas. La première lecture, comme l’évangile, sont des

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lectures continues du même livre biblique, sauf durant les temps liturgiques
privilégiés.
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- des saints (sanctoral) : il contient les lectures de la parole de Dieu lues
pour les fêtes des saints ou les messes votives.

LES RITUELS

Ce sont les missels utilisés pour les rites particuliers : funérailles, mariages,
baptêmes, etc...

Les couleurs liturgiques


La couleur du vêtement liturgique que porte le célébrant évoque les
sentiments divers qui sont dans le cœur des chrétiens qui, dans la prière,
s’unissent aux grands moments de la vie du Christ, selon le temps liturgique.
 Le blanc : est utilisé pour manifester pleinement la fête. Couleur de la
joie, de la lumière et de la vie. L’ornement est blanc au temps de Noël,
au temps de Pâques, et pour les fêtes du Christ, de la Vierge Marie, des
anges et des saints non martyrs.
 L’or : peut être utilisé aux jours de fête pour marquer la particulière
solennité.
 Le rouge : est utilisé le dimanche de la Passion, le Vendredi saint, le
dimanche de la Pentecôte, aux fêtes de la Croix, des apôtres et des
martyrs. C’est la couleur du feu et du sang qui évoque aussi l’Esprit
Saint.
 Le vert : est utilisé dans l’année. C’est la couleur qui exprime la vie et
l’espérance de la foi manifestées par la présence de Jésus, vivant dans
notre temps.
 Le violet : est utilisé durant l’Avent et le Carême, aux messes de
pénitence et aux liturgies des défunts. C’est la couleur qui exprime
l’attente de la rencontre avec le Christ, le temps de la conversion. On
peut employer le noir aux messes des défunts, là où c’est la coutume.
 Le rose : c’est-à-dire le violet plus lumineux, peut être utilisé le 3ème
dimanche de l’Avent et le 4ème dimanche de Carême pour annoncer la
proximité du but poursuivi et, déjà, l’entrée dans la joie promise par
Dieu.

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Les vêtements liturgiques
 Le diacre: amict, aube, cordon, étole, dalmatique.
 Le prêtre : amict, aube, cordon, étole, chasuble.
 L’évêque : amict, aube, cordon, étole, (dalmatique elle), chasuble.

Les objets liturgiques


 Le bénitier et le goupillon : le bénitier est un petit seau en métal qui
contient l’eau bénite. Le goupillon est utilisé pour asperger avec cette
eau.
 L’aiguière : c’est un broc contenant l’eau pour effectuer le rite du
lavement des mains aux grand-messes et aux messes pontificales.
 Le bassin : c’est cette vasque qui recueille l’eau qui coule de
l’aiguière.
 Le ciboire : c’est un vase sacré en forme de grande coupe couverte,
pour contenir la Réserve Eucharistique au tabernacle.
 Le calice : c’est le vase sacré, le plus précieux puisque c’est la coupe
qui reçoit le sang du Christ. Il est recouvert d’un voile jusqu’à
l’offertoire et après la communion.
 La patène : c’est un vase sacré en forme de petite assiette où repose la
grande hostie consacrée durant la messe.
 La clochette : elle peut être utilisée pour avertir l’assemblée pendant la
consécration. Elle invite à l’adoration au moment de l’élévation.
 Le cierge pascal : il trône dans le chœur, de la Nuit pascale à la
Pentecôte, pour les baptêmes et les funérailles. Plus imposant que tous
les autres, il est le signe du Christ ressuscité.
 Les chandeliers : deux sont tenus par deux acolytes en procession. Ils
entourent la proclamation de l’évangile. Six pendant la prière
eucharistique et la communion.
 La navette : c’est un petit récipient qui contient la réserve d’encens.
 L’ostensoir : c’est un vase sacré en forme de grand soleil pour
présenter à l’adoration l’hostie consacrée.
 La custode : c’est un vase sacré en forme de petite boite permettant de
porter la communion aux malades.
 Le reliquaire : c’est un petit coffret contenant des ossements de saints,
présentés à la vénération des fidèles.

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 L’encensoir : c’est une petite cassolette permettant de brûler l’encens,
parfum agréable, et fumée symbolisant la prière qui monte vers le ciel.
 Les burettes : ce sont des petits récipients qui contiennent l’eau et le
vin. On les pose sur un plateau et elles sont présentées au prêtre à
l’offertoire.

Les signes liturgiques épiscopaux


 La mitre : sur la tête, symbolise sa fonction d’enseignement.
 La crosse : rappelle le bâton du pasteur qui rassemble le troupeau.
 L’anneau : est le signe de son attachement au peuple que Dieu lui
confie.
 La croix pectorale : la Croix du Christ est au centre, au coeur de sa
mission.
 Le pallium : écharpe en laine blanche marquée de cinq croix, est remis
par le pape à certains archevêques. Le pallium est le symbole d’une
communion particulière avec le Siège apostolique.

Les linges liturgiques


 Le corporal : C’est un grand carré de tissu amidonné et plié en trois
parties. Il est posé sur les nappes d’autel. C’est sur le corporal que le
calice et la patène sont déposés lors de la célébration eucharistique.
 Le purificatoire : c’est un tissu blanc qui sert à purifier, à nettoyer les
vases sacrés après usage.
 Le manuterge : il est utilisé par le célébrant pour s’essuyer les mains
durant le rite du « lavabo ».
 La pale : c’est un carré de toile cartonné qui couvre le calice durant la
messe et évite ainsi que des impuretés tombent dans le vin qui
deviendra le Sang du Christ.
 Le pavillon : il recouvre le ciboire lorsque celui-ci contient le Saint-
Sacrement.
 La bourse : la bourse qui peut être utilisée contient le corporal et est
placée au-dessus du calice et de son voile.

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La messe et son déroulement
RITE D’OUVERTURE

 Le chant d’entrée : il ouvre la célébration. Le chant est signe de joie.


Joie d’être rassemblé par Dieu pour célébrer le Christ (Heureux les
invités…). Le chant est aussi le moyen de rassembler et de réunir les
personnes présentes. Les paroles de ce chant doivent introduire
l’assemblée dans le temps liturgique et dans la particularité de la
célébration du jour.
 Le prêtre vénère l’autel : dans les premiers temps de l’Église, la
messe était célébrée sur le tombeau d’un témoin de la foi, d’un martyr.
Aujourd’hui chaque autel a été consacré et renferme des reliques.
L’autel est le signe du Christ, qui donne Sa vie par amour.
 Le signe de croix : c’est bien une prière qui nomme Dieu : le Père, le
Fils et l’Esprit Saint. C’est par ton baptême que, pour la première fois,
ton front a été marqué de ce signe. Attache-toi à le faire dignement.
 La salutation d’ouverture : c’est le salut échangé entre le prêtre et
l’assemblée. Les diverses formes reprennent les passages de Saint Paul
que l’on peut trouver dans le Nouveau Testament : Que le Seigneur de
la paix vous donne lui-même la paix en tout temps, de toute manière.
Que le Seigneur soit avec vous tous (2 Th 3, 16). Cf. aussi Ph 4, 23 ; 2
Co 13, 13 ; 1 Co 1, 3 ; Ep 6, 23. Cette salutation est, bien entendu, plus
qu’une formule de politesse. Elle annonce à l’assemblée réunie la
présence de Notre Seigneur au milieu d’elle. Le célébrant en est le
signe, par le sacrement de l’Ordre qu’il a reçu.
 Le rite pénitentiel : c’est le moment d’un bref examen de conscience
pour se présenter en vérité devant Dieu. Ce n’est pas une confession,
mais un moment favorable pour prendre conscience que j’ai besoin de
recevoir prochainement le sacrement du pardon.
 Le Gloria : c’est le premier hymne d’action de grâce qui reprend les
paroles des Anges dans la nuit de Noël. Il est joyeux. On ne le chante
pas pendant les temps de pénitence : Avent et Carême.
 La collecte : dans le secret du cœur, chacun se tourne vers Dieu par
une prière personnelle. Puis le prêtre rassemble toutes ces prières pour
les présenter à Dieu par le Christ, dans l’Esprit. Cette prière exprime
pleinement le sens de la messe célébrée.

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LA LITURGIE DE LA PAROLE

 La première lecture : elle est souvent extraite de l’Ancien Testament.


Elle annonce l’action de Dieu qui, depuis l’origine du monde, prépare
Son peuple à recevoir le Christ. Le dimanche, elle nous permet de bien
comprendre l’évangile.
 Le psaume : c’est une réponse qui doit être chantée. C’est un moment
d’intériorisation. Les psaumes sont des prières bibliques que le Christ
lui-même utilisait.
 La deuxième lecture : elle est extraite d’une lettre de l’un des Apôtres.
Le dimanche, nous lisons en continu toute une lettre. Elle nous rattache
aux premiers chrétiens, puisque les Apôtres prêchaient aux premières
communautés ou leur écrivaient.
 L’acclamation de l’évangile : elle nous introduit dans le moment le
plus solennel de la liturgie de la Parole.
 L’évangile : c’est le Christ Lui-même qui nous parle aujourd’hui.
Ressuscité, Il S’adresse à Ses disciples rassemblés dans Son Église.
C’est bien pour attirer notre attention que la proclamation est toujours
solennelle et que nous nous tenons debout, ressuscités.
 L’homélie : c’est le moment où le ministre ordonné nous aide à mieux
comprendre ce que le Christ vient de nous dire. Il nous aide à ouvrir
notre coeur à l’enseignement reçu, comme le Christ le fit avec les
disciples d’Emmaüs (Lc 24, 13-35).
 La profession de foi : c’est une sorte de réponse de l’assemblée à la
Parole de Dieu. Le chrétien proclame à haute voix Celui en qui il croit.
C’est avec toute l’Église que je crois en Dieu. Ce n’est pas ma propre
pensée.
 La prière universelle : elle achève ce temps de la liturgie de la Parole.
Elle montre que, puisque nous sommes rassemblés en ce moment, nous
présentons à Dieu la prière de tous les hommes.

 LA LITURGIE EUCHARISTIQUE

 L’Offertoire : le pain et le vin, fruits de la terre et du travail des


hommes, sont apportés à l’autel. Ils sont présentés à Dieu en une prière
de bénédiction comme on en trouve dans l’Ancien Testament. Le prêtre
met une goutte d’eau dans le calice, pour montrer que notre propre vie
veut s’unir au Christ.
 Le prêtre se lave les mains en signe de purification, avant d’offrir le
sacrifice du Christ.

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 L’oraison sur les offrandes récapitule ce temps.
 La prière eucharistique : c’est la longue prière d’action de grâce dans
laquelle nous sommes entraînés par le Christ. C’est le moment éminent
de la messe, où il nous est redit le sens de la mission de Jésus qui fait
de Sa vie un sacrifice, c’est-à-dire une offrande par amour, un don total
de Lui-même. Dans la prière, c’est le moment où chacun s’unit au
sacrifice de Jésus et, dans le secret de son cœur, présente et offre à
Dieu sa propre vie. Cette prière eucharistique est composée de
plusieurs parties :
 L’action de grâce: le prêtre, au nom de toute l’assemblée, glorifie Dieu
et lui rend grâce. Cette prière est dite à haute voix : c’est la préface.
Celle-ci commence par un dialogue qui montre bien que le prêtre agit
au nom et pour toute l’assemblée. Elle s’achève par la triple
acclamation du Sanctus (Saint), selon les paroles du prophète Isaïe (Is
6, 1-4).
 L’épiclèse : par des invocations particulières, l’Église implore la
puissance de l’Esprit Saint, pour que les dons offerts par les hommes
soient consacrés, c’est-à-dire deviennent le Corps et le Sang du Christ,
et pour que la victime sans tache, qui sera reçue dans la communion,
profite au salut de ceux qui vont y participer.
 La consécration – le récit de l’institution: le prêtre reprend les mots
mêmes du Christ, le soir de la Sainte Cène (1 Co 11, 23-26), lorsqu’Il
offrit Son Corps et Son Sang sous les espèces du pain et du vin, les
donna à manger et à boire aux Apôtres et leur laissa l’ordre de
perpétuer ce mystère.
 L’anamnèse : l’Église, accomplissant l’ordre reçu du Christ Seigneur
par l’intermédiaire des Apôtres, fait mémoire du Christ Lui-même, se
souvenant principalement de Sa passion bienheureuse, de Sa glorieuse
résurrection, et de Son ascension dans le ciel.
 L’offrande: au cœur de cette mémoire, l’Église, surtout celle qui est
actuellement rassemblée, offre au Père, dans le Saint-Esprit, la victime
sans tache. L’Église veut que les fidèles non seulement offrent cette
victime sans tache, mais encore qu’ils apprennent à s’offrir eux-mêmes
et soient consommés, de jour en jour, par la médiation du Christ, dans
l’unité avec Dieu et entre eux, pour qu’à la fin Dieu soit tout en tous.
 Les intercessions : on y exprime que l´Eucharistie est célébrée en
union avec toute l’Église, celle du ciel (les saints, au premier rang
desquels se trouve la Très Sainte Vierge Marie) comme celle de la terre
(avec le pape, les évêques, les prêtres ainsi que toute l’assemblée, et
aussi tous ceux qui nous ont quittés et qui sont dans l’attente de la

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résurrection), et que l’offrande est faite pour elle et pour tous ses
membres vivants et morts, qui sont appelés à participer à la rédemption
et au salut obtenu par le Corps et le Sang du Christ.
 La doxologie finale: c’est la dernière acclamation que proclame le
prêtre pour glorifier Dieu.

RITE DE COMMUNION

 Le Notre Père : proclamé ensemble, il nous prépare à recevoir la


communion.
 La prière pour la paix : récitée par le prêtre, elle nous rappelle que
c’est là un don de Dieu qu’il nous faut sans cesse demander dans la
confiance, en raison de notre cœur lent à croire.
 Le geste de paix : c’est un signe qui manifeste notre volonté de vivre
la paix que Dieu nous donne. Le prêtre met une parcelle d’hostie dans
le calice pour manifester que la vie du Christ est un : corps et sang.
Pendant que le prêtre rompt l’hostie, nous chantons les mots mêmes
avec lesquels Jean-Baptiste désignait le Christ : Agnus Dei (l’Agneau
de Dieu). Le prêtre récite seul et à voix basse les prières pour se
préparer à la communion. Chacun est aussi invité à se préparer
personnellement.
 La communion : en procession, chacun s’avance pour recevoir le
Christ.
 De retour à ta place : prends un temps de silence, enferme-toi avec le
Christ présent en toi pour Le remercier et Lui demander de t’aider à
grandir dans Sa vie. Il faut ouvrir son cœur pour laisser le Christ faire
ce qu’Il veut en nous.
 La prière après la communion : proclamée par le prêtre, elle achève
et rassemble nos remerciements personnels.

RITE DE CONCLUSION

 La bénédiction : bénir signifie : « dire du bien ». Dieu, dans Son


amour, nous a donné Sa vie trinitaire, car Il veut pour nous le bonheur
sans fin.
 L’envoi : il nous invite à vivre pleinement ce que nous venons de
recevoir.
Saint Augustin disait : Devenez ce que vous recevez.

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LES HUILES SAINTES

L’HUILE
Depuis les temps anciens, elle est porteuse de différents caractères dont nous
retrouvons la trace dans la Bible : « Elle peut être symbole de beauté et de
joie. Dieu t’a consacré d’une onction de joie comme aucun de tes semblables
» (PS 44). Elle est un onguent qui calme les douleurs et fortifie les lutteurs.
Elle est avant tout un signe de consécration : son action pénétrante symbolise
la puissance de Dieu remplissant celui qui est oint, qui reçoit l’onction (les
rois, les prêtres). Le prophète Samuel donne ainsi l’onction royale à Saül
(1Samuel 10, 1), puis à David (1 Samuel 16, 12-13). L’huile est aussi utilisée
pour la consécration d’un autel (Exode 29, 36). Souvent l’imposition des
mains accompagne l’onction. Etendre les mains sur quelqu’un, c’est appeler
sur lui le force de l’Esprit du Seigneur, et l’huile, pénétrant physiquement
dans la peau, indique rituellement que cette force pénètre en l’homme.

L’OINT par excellence, c’est Jésus. Il est le Messie attendu, Messie ou Christ,
c’est le même mot : le premier vient de l’hébreu, le second du grec ; il
signifie l’oint, celui qui a été consacré. Jésus est celui en qui repose toute la
Puissance divine. Dans l’Evangile, nous voyons l’Esprit reposer sur Jésus, au
moment de son baptême : Jésus demeure en permanence l’oint de Dieu.

LES HUILES SAINTES

L’Eglise a privilégié trois huiles, les huiles saintes, qui sont bénites le Jeudi
Saint, à la Messe Chrismale (on reconnaît le mot Christ : c’est la Messe au
cours de laquelle l’évêque consacre les huiles d’onction). Dans chacune
d’elles, on retrouve les différents symbolismes bibliques et la présence de
l’Esprit Saint.

L’huile des malades :

Elle procure le soulagement de l’Esprit Saint dans l’épreuve de la maladie. «


Si quelqu’un est malade, recommande la Lettre de Saint Jacques (5,14), qu’il
appelle les anciens et qui prient sur lui, après l’avoir oint d’huile au nom du
Seigneur ».
Au XIIème siècle, il y a eu un glissement de sens ; alors que cette huile
devait favoriser la guérison et fortifier le malade, elle n’était plus donnée
qu’aux derniers instants, pour préparer à la mort : c’était l’extrême onction.
Ce terme et cette pratique persistent encore, malgré les efforts actuels pour

16
redonner au sacrement des malades tout son sens et son symbolisme : vie et
force.

L’huile des catéchumènes :

Comme l’huile qui fortifie les lutteurs, elle donne aux futurs baptisés la force
de l’Esprit Saint dans le combat contre le péché. C’est au cours de la
préparation au baptême que les catéchumènes reçoivent l’onction de cette
huile.

Le Saint-Chrême :

« Chrême »: c’est toujours ce même mot qui se traduit par « oindre ». Cette
huile parfumée est réservée pour les onctions de consécration : dans trois
sacrements, baptême, confirmation, ordination, et pour la
Dédicace d’une église (consécration de l’autel et onction de pierres gravées
d’une croix). Le parfum symbolise la présence de Celui qu’on ne voit ni
n’entend. « Nous sommes bien pour Dieu la bonne odeur du Christ » (2 Cor
2,15) et signifie la plénitude des dons de l’Esprit Saint. Comme l’huile qui
imprègne tout ce qu’elle touche, par le Saint-Chrême, l’Esprit Saint descend
et pénètre les êtres consacrés à
Dieu et les faits participés à l’onction du Christ. C’est le sceau de l’Esprit, un
caractère définitif. « Vous qui faites maintenant partie de son peuple, Dieu
vous marque de l’huile sainte pour que vous demeuriez éternellement les
membres de Jésus-Christ, Prêtre, Prophète et Roi » (Extrait du rituel du
baptême, lors de l’onction du Saint-Chrême).

Le missel

Brève histoire du missel

Dans "missel", on reconnaît messe (missa en latin). Le missel est le livre qui
sert à dire la messe, à célébrer l'Eucharistie. Au sens premier, le missel est le
livre du prêtre ; or, aujourd'hui on parle de "missel de l'assemblée", donc pour
tous ; pour préciser qu'on parle du missel qu'utilise le prêtre pour célébrer, on
dit "missel d'autel". Les premiers chrétiens n'avaient pas de missel ! Le
célébrant savait par cœur le "récit de l'institution" (les paroles de la
Consécration), mais improvisait la prière eucharistique, suivant quelques règles
héritées des grandes bénédictions juives. A partir du Vème siècle, il devint
nécessaire de mettre par écrit les textes utilisés pour la célébration des
sacrements : on les réunit dans les Sacramentaires ; certains étaient à l'usage
du pape, d'autres des évêques, d'autres encore furent rédigés pour les prêtres.

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Chaque Eglise avait sa manière de célébrer et ces différences se retrouvent
dans les Sacramentaires. D'autres livres liturgiques apparurent aussi : les
lectionnaires (pour les lectures), les rituels (pour le détail des rites)... Vers la fin
du Xème siècle, on eut l'idée de réunir en un seul volume, tous les livres utilisés
pour la célébration de l'Eucharistie : ce fut le missel (Liber missalis, en latin, le
livre pour la messe, abrégé en missale). En 1570, le pape Pie V unifia le missel
pour l'Eglise catholique romaine : ce fut le missel romain. Il contenait la prière
eucharistique, alors unique (c'est la prière
eucharistique n°1 de nos missels actuels, appelée
aussi Canon romain), les différentes oraisons pour
le temps ordinaire, les différents temps liturgiques
(Avent, Noël, Carême, Pâques, etc...).
Quatre siècles plus tard, à la suite du Concile
Vatican II, Paul VI publia le nouveau missel romain
(26 mars 1970). De nouvelles prières eucharistiques
furent proposées, ainsi que de nouvelles préfaces.
Le texte des oraisons fut revu.

Aujourd'hui, le missel désigne :


Le livre où le prêtre trouve tous les textes lui
permettant de célébrer l'Eucharistie ("ordinaire de la
messe", prières eucharistiques, oraisons - mais pas
les lectures bibliques !) les recueils de tous formats
où le chrétien peut retrouver toutes les célébrations
et les lectures. Il y a le missel du dimanche, le
missel de la semaine ; certaines éditions
rassemblent les deux.

Le découpage du missel

Le missel est décomposé en 5 grandes parties :

Le propre du temps : C’est dans cette partie que l’on retrouve les textes
propres pour la messe que l’on va célébrer si l’on ne fête pas de saints. Il existe
3 temps particuliers (Avent, Carême, Temps Pascal) auxquels on ajoute le
temps « de l’année » ou temps « ordinaire ».

L’ordinaire de la messe : Cette partie contient l’ensemble des textes que l’on dit
ordinairement à la messe : Je confesse à Dieu, Kyrie, Credo, Prières
Eucharistiques…

Les préfaces : Toutes les préfaces de l’année à l’exception des préfaces


propre à un jour particulier (par exemple la préface de l’Assomption)

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Le calendrier des saints
(sanctoral) : Lorsque l’on fête un
saint il existe des textes et des
prières particulières. C’est dans cette
partie qu’on les retrouve, triés par
date.

Les communs : L’ensemble des


textes commun aux fêtes de saints,
de la Vierge Marie…

Les degrés de la célébration


Lorsque l’on célèbre la messe, il
arrive que certains jours, il y ait une
célébration spéciale en l’honneur
d’un saint (Exemple : saint Pierre),
d’une sainte (Exemple : sainte
Thérèse de l’Enfant Jésus), d’un
mystère du Seigneur (Exemple : la
Transfiguration du Seigneur), ou de
la Vierge-Marie (Exemple :
l’Assomption de la Vierge Marie)

Cependant toutes les célébrations n’ont pas toujours la même importance.


Ainsi, on peut distinguer 4 degrés principaux d’importance.

Attention, lorsque le missel parle de « mémoire » il faut comprendre «


obligatoire ». Si la célébration n’est pas obligatoire il n’y a aucune annotation. Si
plusieurs célébrations tombaient un même jour, on choisirait celle qui a le plus
haut degré d’importance. Aux fêtes et aux solennités on chante le Gloria. Le
dimanche et aux messes solennelle on proclame le Credo.

L’organisation du Missel

Les textes et les prières propres sont souvent regroupés sur une page soit dans
la partie « propre du temps » si l’on célèbre le dimanche ou durant un temps
particulier, ou dans la partie « propre des saints » si l’on fête un saint. Il arrive
cependant que pour certaines célébrations il n’y ait pas tous les textes
(Antienne, Collecte, Prière sur les offrandes, préfaces, antienne et prière de
communion) dans la partie propre. Dans ce cas il faut aller chercher les textes
manquants dans la partie « commun », souvent à la fin du missel. De manière
générale le missel précise souvent un certain nombre de renvois à d’autres
pages.

19
Préparer le missel

La préparation du missel est une tâche très


importante en vue de la célébration de la
messe. Il est important de le faire avoir soin et
au besoin de faire vérifier le missel par le
célébrant lui-même. L’utilisation du missel pour
les textes «ordinaires » de la messe varie
suivant les prêtres et les circonstances. En
général il est bon de placer un certains
nombres de signets : A la page propre du jour
concerné, Au commun si l’on en a besoin, A la
préface que l’on utilisera, Au Gloria et au Credo
si le missel ne permet pas de les retrouver
rapidement.

Les objets de la crédence

La crédence vient du latin « credere » qui signifie


croire. Dans la liturgie, la crédence est la table où
sont disposés calice, ciboires avec les hosties et les burettes contenant le vin et l’eau
nécessaires au repas sacrificiel de l’Eucharistie ; d’autres éléments prévus pour certains
rites particuliers peuvent s’y ajouter.
En général, la crédence est préparée pour le sacrifice de l’Eucharistie, la messe. On y
trouve : Les burettes avec le manuterge et le calice
avec dessus le purificatoire, la patène, la grande
hostie dans la patène, la pale, le corporal et le voile
recouvrant le calice. S’il y a un grand nombre de
fidèles nous pouvons trouver plusieurs ciboires
contenant des hosties destinées à être consacrée
lors de la messe pour la distribution de la sainte
communion. Le voile qui recouvre le calice a les
mêmes couleurs liturgiques que la chasuble.
La crédence se trouve derrière l’Autel ou à côté de
lui. Parfois, il arrive que la crédence soit vide
puisque tous les objets liturgiques nécessaires à la
célébration liturgique sont portés par les enfants de
chœur (ou acolyte) à l’autel au début de l’offertoire
en procession.

Les burettes : ce sont des petits récipients qui contiennent l’eau et le vin. On les pose
sur un plateau et elles sont présentées au prêtre à l’offertoire.
Le manuterge : il est utilisé par le célébrant pour s’essuyer les mains durant le rite du «
lavabo ».

20
Le calice : c’est la coupe qui reçoit le sang du Christ. Il est recouvert d’un voile jusqu’à
l’offertoire et après la communion.
Le purificatoire : c’est un tissu blanc qui sert à purifier, à nettoyer les vases sacrés
après usage.
La patène : c’est un vase sacré en forme de petite assiette où repose la grande hostie
consacrée durant la messe.
La pale : c’est un carré de toile cartonné qui couvre le calice durant la messe et évite
ainsi que des impuretés tombent dans le vin qui deviendra le Sang du Christ.
Le corporal : C’est un grand carré de tissu amidonné et plié en neuf. Il est posé sur les
nappes d’autel. C’est sur le corporal que le calice et la patène sont déposés lors de la
célébration eucharistique.
La navette : c’est un petit récipient qui contient la réserve d’encens.
La custode : c’est un vase sacré en forme de petite boite permettant de porter la
communion aux malades.

Les attitudes pendant la messe

La statio : cela signifie qu’on se tient debout à l’arrêt. Cette attitude signifie que le
servant est disponible et concentré, il se prépare à accomplir une action.
Les mains : quand on marche, elles sont jointes ou éventuellement croisées dans les
manches de l’aube.
La marche : que l’on soit en procession ou seul, elle ne doit pas être rapide pour
montrer que l’on se déplace dans un espace sacré

Les éléments du chœur de l’Eglise

Le chœur : c’est le lieu réservé aux ministres du culte, entre


la nef et le Maître-autel. Il entoure le sanctuaire, qui est Le chœur
l’espace le plus sacré, autour de l’autel.
Les stalles : ce sont les sièges en bois dans le chœur. Du latin chorus
L’autel : c’est l’endroit principal de l’église. Tout le monde Dans une église le chœur
le salue, les prêtres le baisent et l’encensent. Il symbolise le est le lieu où se trouve
Christ, par qui, avec qui et en qui, nous pouvons être unis à l’autel et où se déroulent
Dieu. Sur lui est renouvelé le sacrifice de la croix. Il les liturgies. Le mot
accueille une « pierre d’autel » qui contient des reliques de chœur désigne aussi un
saints, en souvenir du temps où l’on disait la messe sur le groupe de chanteurs qui
tombeau des martyrs. exécutent une œuvre
La croix : il y a toujours une croix dans le chœur de l’église. musicale, chants
Parce que sans la croix du Christ, il n’y aurait ni messe, ni liturgiques, polyphonies
église, ni salut. Le célébrant l’encense au début de la de chants profanes.
célébration, et souvent à l’offertoire.
La présidence : (ou siège de présidence) c’est le lieu où se
tient le célébrant principal de la cérémonie.
L’ambon : le lieu des lectures.
Le pupitre du chantre : lieu d’où l’animateur de chants conduit l’assemblée

21
Les grandes parties de la messe

Ouverture de la célébration : cette partie va du chant Comme tout le monde, tu


La messe rassemble
d’entrée jusqu’à la prière de collecte. as les
desfidèles
amis.enLorsque
un seul tu
Liturgie de la parole : cette partie va de la première rencontres
cœur. Il estl’un
importantd’eux,
lecture jusqu’à la prière universelle. spontanément tu lui serres
de manifester au
Liturgie eucharistique : cette partie va de l’offertoire la cours
main. de Si votre amitié
la messe
jusqu’à la prière eucharistique. estcette
forte et quedimension
tu n’as pas
Communion : cette partie va du Notre Père jusqu’à vucommunautaire,
cet ami depuisdeun
l’envoi. certain
grandtemps, tu vas lui
rassemblement
faire une sous
fraternel chaleureusele
accolade. Un
regard de l’amour du sourire
illumine
Père. vos visages.
Kyrie Vous venez tout
simplement de célébrer
avec des signes sensibles,
Kyrie eleison Christe Seigneur prends pitié par la médiation du corps,
eleison Kyrie eleison O Christ prends pitié l’affection qui vous unit
Kyrie eleison Christe Seigneur prends pitié …
Ces gestes d’amitié ne
sont pas survenus sans
qu’il y ait une histoire
derrière...
Gloria La messe est la
célébration, avec notre
Gloire à Dieu dans le Ciel et Paix sur la terre aux corps et à travers des
hommes qui L'aiment Nous Te louons. Nous Te signes sensibles, de la
bénissons Nous T'adorons. Nous Te glorifions Nous Te réalité d’un amour
rendons grâce pour Ton immense Gloire Seigneur Dieu, spirituel et réciproque,
Roi du Ciel, Père Tout Puissant Seigneur, Fils unique qui unit l’homme à
Jésus-Christ Seigneur Dieu, agneau de Dieu, Fils du Dieu…
Père Toi qui enlèves le péché du monde Prends pitié de A la messe, dans le droit
nous Toi qui enlèves le péché du monde Reçois notre fil de l’histoire d’amour
prière Toi qui es assis à la droite du Père Prends pitié de de Dieu avec son peuple
nous Car Toi seul es Saint, Toi seul es Seigneur Toi seul élu, tu célèbres ta propre
es le Très Haut Jésus-Christ avec le Saint Esprit dans la histoire d’amour avec ton
Gloire de Dieu le Père Amen Seigneur.
(La Messe, un trésor
caché par frère Luc-
Marie)

22
Sanctus
Sanctus, Sanctus, Sanctus Saint, saint, saint le
Dominus Deus Sabaoth Seigneur, Dieu de Dans le livre de la
Pleni sunt coeli et terra l'Univers le Ciel et la terre Genèse, le premier acte
Gloria tua Hosanna in sont remplis de Ta Gloire créateur est de «
excelsis Hosanna au plus haut des séparer la lumière et
Benedictus qui venit in Cieux ! les ténèbres » (Gn 1, 3),
nomine Domini Hosanna in Béni soit Celui qui vient mettant ainsi fin au
excelsis au Nom du Seigneur ! chaos primitif.
Hosanna au plus haut des La lumière est signe de
Cieux ! la présence divine :
Dieu « s’en revêt
comme d’un manteau »,
psaume (103, 3).
Agnus
Agnus Dei qui tollis Agneau de Dieu qui
peccata mundi miserere efface les péchés du
nobis monde Prends pitié de
Agnus Dei qui tollis nous
peccata mundi miserere Agneau de Dieu qui
Les sacrements sont des
nobis efface les péchés du
signes visibles du don
Agnus Dei qui tollis monde Prends pitié de
gratuit (la grâce) de Dieu,
peccata mundi dona nobis nous
institués par le Christ et
pacem Agneau de Dieu qui
confiés à l'Eglise.
efface les péchés du
monde Donne nous la
Paix

Le symbole de la lumière et du cierge Pascal

Le cierge pascal : il trône dans le chœur, de la Nuit pascale à la Pentecôte, pour les
baptêmes et les funérailles. Plus imposant que tous les autres, il est le signe du Christ
ressuscité.
Il est allumé pendant la Vigile Pascale après la bénédiction du feu nouveau.
Les cierges : ils entourent la Croix, la Parole de Dieu et l’Eucharistie, pour honorer la
dignité de ces réalités et nous rappeler que Jésus est « la lumière du monde » (Jn 9, 5).

23
Les 7 sacrements

Par les sacrements, le croyant entre et participe à la vie L’année liturgique est
divine. l’ensemble des
Le Baptême, la Confirmation, l’Eucharistie, la célébrations des
Réconciliation, le Mariage, l’Ordre, le Sacrement des principaux événements de
Malades. la vie de l’Eglise,
organisée en l’espace
L’année et les couleurs liturgiques d’un an. Cela permet de
marquer l’histoire du
salut (depuis la Création
Les temps de l’année liturgique :
jusqu’à la vie éternelle, en
Le temps de l’Avent passant par la
Le temps de Noël résurrection) et l’histoire
Le temps du Carême des saints.
L’année liturgique
Le Triduum Pascal : le Jeudi Saint, le Vendredi Saint et
commence le premier
le Samedi Saint
dimanche de l’Avent et se
La Nuit Sainte (Vigile Pascale)
termine par la solennité
Le Temps Pascal
Le temps ordinaire
du Christ, Roi de
l’univers. Il y a donc un
décalage entre l’année
Les couleurs liturgiques :
liturgique et l’année
Le blanc est utilisé pour manifester pleinement la fête. civile.
Couleur de la joie, de la lumière et de la vie. L’ornement Lorsque l’année
est blanc au temps de Noël, au temps de Pâques, et pour liturgique se termine, une
autre commence.
les fêtes du Christ, de la Vierge Marie, des anges et des
saints non martyrs. Si l’aube est toujours
L’or peut être utilisé aux jours de fête pour marquer la blanche, les autres
particulière solennité. vêtements sont de
Le rouge est utilisé le dimanche de la Passion, le couleurs différentes en
Vendredi saint, le dimanche de la Pentecôte, aux fêtes de fonction du temps
la Croix, des apôtres et des martyrs. C’est la couleur du liturgique. Il y a 4
feu et du sang qui évoque aussi l’Esprit Saint.
couleurs liturgiques
Le vert est utilisé dans l’année. C’est la couleur qui
exprime la vie et l’espérance de la foi manifestées par la principales : le vert, le
présence de Jésus, vivant dans notre temps. rouge, le blanc, le violet.
Le violet est utilisé durant l’Avent et le Carême, aux
messes de pénitence et aux liturgies des défunts. C’est la
couleur qui exprime l’attente de la rencontre avec le
Christ, le temps de la conversion. On peut employer le noir aux messes des défunts, là
où c’est la coutume.
Le rose, c'est-à-dire le violet plus lumineux, peut être utilisé le 3ème dimanche de
l’Avent et le 4ème dimanche de Carême pour annoncer la proximité du but poursuivi et,
déjà, l’entrée dans la joie promise par Dieu. Ce sont les dimanches de la joie.

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Les Ornements

La chasuble : Sorte de manteau ample, sans manches.


Portée par le prêtre pour la célébration de la messe, sa Le prêtre est revêtu d’une
couleur dépend du temps liturgique ou des aube. Par-dessus, il met
circonstances de la célébration.
une étole qui symbolise le
L’étole : Etroite bande d'étoffe portée en écharpe par-
dessus l'aube, symbole du ministère ordonné. Les sacrement de l’Ordre. La
évêques et prêtres la portent droite, les diacres en chasuble recouvre l’aube
biais. Elle est habituellement ornée. Sa couleur est et l’étole. Elle enveloppe
appropriée aux temps liturgiques. le prêtre ce qui signifie
Le voile huméral : voile dont on se revêt pour porter qu’il est enveloppé par le
le Saint Sacrement Christ.
La Mitre : Haute coiffure triangulaire de cérémonie
portée par les évêques et les abbés.

Acte de contrition
Mon Dieu, j'ai un très grand regret de vous avoir L’acte de contrition est
offensé parce que vous êtes infiniment bon,
infiniment aimable, et que le péché vous déplaît. une Prière exprimant un
Je prends la ferme résolution, avec le secours de mouvement spirituel :
votre sainte grâce de ne plus vous offenser et de regret d'avoir offensé
faire pénitence. Dieu et engagement à
réparer la faute. Elle est
L’Autel et la pierre d’Autel intégrée au sacrement de
réconciliation…
L’autel est l’endroit principal de l’église. Tout le
monde le salue, les prêtres le baisent et l’encensent. Il
symbolise le Christ, par qui, avec qui et en qui, nous
pouvons être unis à Dieu. Sur lui est renouvelé le
sacrifice de la croix. Il accueille une « pierre d’autel »
qui contient des reliques de saints, en souvenir du
temps où l’on disait la messe sur le tombeau des
martyrs. L’autel est la table du
On s’incline quand on passe devant l’autel pendant la Seigneur sur laquelle le
messe. prêtre célèbre la messe.
C’est le centre autour
duquel les chrétiens se
Le Rangement et l’entretien de l’Aube rassemblent. L’autel
symbolise la présence de
Il est important de veiller à la bonne tenue de ton Jésus à son Eglise.
aube, de bien la ranger sur son cintre après la messe,
de veiller à ce qu’elle ne soit pas chiffonnée, ni

25
tâchée, ou décousue. Ton aube est sous ta responsabilité, c’est à toi de la faire réparer,
laver, repasser…
Et surtout, tu verras que, avec une aube propre et repassée, on se sent fier de servir, on
devient rayonnant. Prends en donc soin !

L’aube est le vêtement


normal de tout baptisé
qui a "revêtu" le Christ.
Par sa blancheur, elle est
symbole de pureté et
d'innocence.
C’est une allusion directe
à ton baptême, au cours
duquel tu as été revêtu
d’un vêtement blanc.
Alors celui qui t’a
baptisé a dit : « Tu es
une création nouvelle
dans le Christ, tu as
revêtu le Christ ; ce
vêtement blanc en est le
signe. ».

Fiche de Formation
Dominicale N°1
Servants d’Autel

La prière des servants doit être récitée dès qu’ils sont tous présents (ils doivent
normalement la connaitre par cœur)

La formation doit se dérouler en 3 temps :

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Temps d’apprentissage Oral et de Réflexion

L’ainé s’occupe de ce temps d’apprentissage. Il doit lire aux servants chaque thème et
répondre à leurs questions. Si l’aîné n’est pas présent, c’est un cordon jaune qui doit
prendre le relais.
Il faut veiller à ce que plusieurs servants participent et pas toujours les mêmes. Il faut
être attentif aux plus jeunes qui doivent participer plus (car ils ont moins de
connaissances que les cordons jaunes) Après lecture d’une définition, l’aîné peut
montrer ce qu’est l’objet défini.
Cette partie ne doit pas excéder les 20 premières minutes de la formation pour que
les servants puissent ensuite répéter les gestes.

1/ Lecture du texte de prière situé dans le livre des servants


Mettre le livre à la page du Dimanche correspondant
(La lecture de cette prière doit être faite tous les dimanches dans la sacristie avant la
messe)

1/ Préparation de la messe de remise des cordons

Cérémonial de la prise d’aube


Après la prière universelle, les novices s’avancent en ligne aux bas des marches de
l’autel.
Le prêtre appelle les novices qui vont revêtir l’aube pour le service de l’autel. A l’appel
de son nom, le novice s’avance au pied des marches
Le prêtre : Que s’avancent ceux qui vont revêtir l’aube
Le prêtre les appelle chacun par leur prénom. Ils s’avancent au pied des marches de
l’autel.
Le prêtre : Que demandez-vous ?
Les nouveaux : nous demandons à revêtir l’aube, signe de notre baptême et de notre service.
Le prêtre : chers amis, vous voulez consacrer votre service à la gloire de Dieu,
réfléchissez à l’honneur qui vous est fait : Dieu vous a choisis et appelés à ce service.
Désormais vous serez admis à servir à l’autel, à proclamer sa Parole, à louer dans la
diversité des fonctions liturgiques la beauté de son Nom et la grandeur de sa gloire. Vos
lèvres et votre tenue exprimeront la prière publique de l’Eglise, votre service aidera
toute la communauté paroissiale à mieux s’unir à l’action du prêtre célébrant au nom du
Christ et à mieux prier. Enfants de Dieu, témoins du Christ, promettez-vous de garder,
avec la grâce de Dieu, votre cœur et vos lèvres toujours plus purs ?
Les nouveaux : nous le promettons
Le prêtre : Promettez-vous de rester fidèles à Dieu, de mieux l’aimer et de le servir ?

Les nouveaux : nous le promettons

Le prêtre bénit ensuite les aubes des novices

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Le prêtre : Tu es béni, Seigneur, Toi qui as établi ton fils Jésus, prêtre éternel de la
Nouvelle Alliance, et qui as choisi ces jeunes pour qu’ils soient les témoins de ton
action sacrée. Les
Saints et les Anges qui sont auprès de Toi Te servent constamment, portent un vêtement
éclatant de blancheur, comme ton fils, Jésus-Christ, au jour de sa Transfiguration. Nous
te présentons ces aubes préparées pour le service de la liturgie : enrichis-les de ta
bénédiction, pour que ces servants d’autel rassemblés devant toi les revêtent avec
respect. Sanctifie-les pour qu’ils te servent dignement et s’attachent à toi par toute leur
vie. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur…

Le prêtre asperge d’eau bénite les aubes. Puis il transmet l’aube à chaque novice qui en
est revêtu par un aîné son parrain.

Les novices s’agenouillent et reçoivent la prière d’action de grâce, qu’ils disent ensemble.

Prière d’action de grâce :

Merci, Seigneur, de nous avoir aimés Jusqu’à te faire l’un de nous, Jusqu’à Te livrer
entièrement entre nos mains !
Merci, Seigneur, de nous avoir choisis pour Te servir à l’autel
Où le prêtre rend présents Ton Corps et Ton Sang
Que tu nous offres à chaque Eucharistie !
Donne-moi d’écouter et de comprendre ta Parole !
Accepte, Seigneur, l’offrande que je te fais de ma vie,
Avec le pain et le vin !
Permets que, par mon service et ma tenue,
Par ma prière et mon recueillement,
J’aide tous mes frères à te rencontrer dans la prière. Amen

Cérémonial de Remise des Croix :

Tous ceux qui vont recevoir un cordon s'avancent en ligne au bas des marches du
chœur.

CELEBRANT :

Vous tous qui allez recevoir la croix ou franchir une nouvelle étape dans le service de
l'autel, et de sa dignité signifiée par son cordon, rappelez-vous que cette croix est le
signe de l'amour de
Jésus pour nous et de Sa victoire sur la mort. C’est le signe le plus beau pour un chrétien
et que le plus grand honneur est celui de servir. Ainsi donc, Voulez-vous, en portant la
croix, vous engager à vous nourrir de la parole de Dieu, à Le rencontrer chaque jour
dans la prière, et à recevoir régulièrement les sacrements du pardon et de l'Eucharistie ?

- OUI

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Voulez-vous, en portant la croix, vous comporter dans votre vie de chaque jour comme
des serviteurs de Dieu et de vos frères, en vrais disciples de Jésus ?

- OUI

Voulez-vous, à l’exemple du Christ qui est venu pour servir et non être servi, servir le
Christ à son autel, à travers ses ministres et servir la prière des fidèles par votre exemple
? Puisque c'est dans cet esprit que vous voulez recevoir la croix, nous allons prier un
instant en silence pour vous. Le célébrant bénit les croix posées sur l’autel Tu as voulu,
Seigneur, que tous les hommes soient sauvés par la Croix de ton Fils. Nous T’en prions,
Bénis + ces croix et + ceux qui les porteront: qu’ils se souviennent en te servant à l’autel
de conformer chaque jour leur vie à la suite du Christ et à être transformés dans l’image
de ton Fils,
Lui qui vit et règne pour les siècles des siècles.

REMISE DES CROIX, DE CORDON BLANC ET JAUNE :

N..., reçois la croix du Christ notre Seigneur, signe de son amour et de notre foi : qu’Il
vous accorde de le servir dans ses mystères sacrés et de L’annoncer à tous les hommes
par votre prière et votre vie.

Le servant répond Amen. S’ils sont nombreux on dira la formule au pluri el pour tous
ensembles et la remise de la Croix en silence.

REMISE DES CROIX DE CORDON VERT ET ROUGE :

Le célébrant s'adresse à tous les servants aînés :

NN..., depuis plusieurs années vous servez fidèlement à l'autel dans notre paroisse.
Aujourd'hui, vous êtes appelés à devenir aînés ou cérémoniaires, c'est-à-dire témoins du
Seigneur et du service :
- d'abord auprès des plus jeunes, qui devront trouver en vous de vrais modèles et des
éducateurs;
- ensuite auprès de tous ceux que vous rencontrez, dans le cadre de vos études, de votre
travail, de vos relations. Soyez pour eux des apôtres courageux et des serviteurs toujours
disponibles, avec la force de l'Esprit Saint.
Etes-vous prêts à demander cette force et à vivre dans cet esprit avec générosité et
persévérance ?

- OUI

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Le célébrant s'adresse à chacun :

N..., reçois la croix du Christ notre Seigneur, Lui qui est venu non pour être servi, mais
pour servir : en exerçant la responsabilité de cérémoniaire ou d’aîné, cherche à te
comporter en vrai disciple de Jésus, à Lui remettre ta vie toute entière, à donner aux
autres ce que tu as reçu.

Le servant répond : Amen.

S’ils sont nombreux, le célébrant s’adresse à tous ensemble.

L’ENCENS
1. RITE D’OUVERTURE

A la sacristie, le thuriféraire fait imposer l’encens par le célébrant. Il attend que le


célébrant ait béni l’encens pour refermer l’encensoir.
Il prend place en tête de la procession et balance l’encensoir fumant. Puisqu’il marche
en tête de la procession, il fait attention à ne pas marcher trop vite. A l’arrivée au bas
des marches de l’autel, il incline la tête, puis va se placer derrière l’autel, sur le côté.
Il remet l’encensoir au prêtre pour l’encensement de l’autel (veiller à inverser les mains
avant de tendre l’encensoir). Puis il récupère l’encensoir et le ramène à la sacristie.

2. LITURGIE DE LA PAROLE

Pendant le Psaume, il se rend à la sacristie pour vérifier l’état des charbons et


éventuellement en rajouter.
A la fin de la deuxième lecture, il se rend avec l’encensoir et le naviculaire auprès du
célébrant et présente à genoux l’encensoir ouvert au prêtre qui impose l’encens. Il reste
debout si le prêtre s’est levé. Il suit le diacre ou le prêtre avec l’Évangéliaire jusqu’à
l’ambon. Il présente l’encensoir après l’annonce : Évangile de Jésus-Christ selon…
(Veiller à inverser les mains avant de tendre l’encensoir). Après l’encensement de
l’Évangéliaire, il récupère l’encensoir et le balance face à l’ambon, pendant toute la
proclamation. Il le rapporte à la sacristie après la lecture de l’Évangile, et revient à sa
place pour l’homélie.
Pendant le Credo, il se rend à la sacristie pour vérifier l’état des charbons et
éventuellement en rajouter.

3. LITURGIE EUCHARISTIQUE

Dès que le célébrant a fait la présentation du calice, il se présente pour l’imposition de


l’encens et des offrandes, de l’autel et de la croix (veiller à inverser les mains avant de
tendre l’encensoir). S’il n’y a pas de diacre, il encense ensuite le célébrant par trois
coups doubles (à la droite du célébrant, de profil par rapport à l’assemblée) ; puis les

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concélébrant (3x2). Le thuriféraire encense l’assemblée en haut des marches (3x1, une
fois à droite, une à gauche, une au centre).
Au début du Sanctus, il se place en bas des marches, au centre, accompagné de l’acolyte
porte clochette et des deux céroféraires. Pendant le Sanctus, il s’agenouille sur la
première marche du chœur. Pendant l’élévation, il encense le Saint-Sacrement de trois
coups triples. Il balance l’encensoir pendant la prière eucharistique jusqu’à la fin du Par
Lui, avec Lui et en Lui…, puis avec les autres servants il rejoint sa place.

Fiche de Formation
Dominicale du N°2

A l’arrivée des servants, ils se rendent à la sacristie et se mettent en aube.


La prière des servants doit être récitée dès qu’ils sont tous présents (ils doivent
normalement la connaitre par cœur)

La formation doit se dérouler en 3 temps :

H – H 5 mn : arrivée, mise des aubes, prière


H 5 mn - H 20 mn : temps d’apprentissage oral ou de réflexion
H 20 mn - H 40 mn : points à pratiquer
H 40 mn - H 45 mn : arrivée du prêtre, répartition des rôles par l’ainé, messe

Temps d’apprentissage Oral et de Réflexion

L’ainé s’occupe de ce temps d’apprentissage. Il doit lire aux servants chaque thème et
répondre à leurs questions. Si l’aîné n’est pas présent, c’est un cordon jaune qui doit
prendre le relais. Il faut veiller à ce que plusieurs servants participent et pas toujours les
mêmes. Il faut être attentif aux plus jeunes qui doivent participer plus (car ils ont moins
de connaissances que les cordons jaunes)
Après lecture d’une définition, l’aîné peut montrer ce qu’est l’objet défini.

Cette partie ne doit pas excéder les 20 premières minutes de la formation pour que
les servants puissent ensuite répéter les gestes.

1/ Lecture du texte de prière situé dans le livre des servants


Mettre le livre à la page du Dimanche correspondant (la lecture de cette prière doit être
faite tous les dimanches dans la sacristie avant la messe)

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Fiche de Formation
Dominical N°3

La bonne tenue du Servant d'Autel

SOMMAIRE

II- Qu'elle tenue adopter pour notre Service ?..................................................P.2

II.A – La place à occuper dans le Chœur............................................................p.2

II.B – Les déplacements dans le Chœur...............................................................p.2

II.C – Les déplacements dans l'église.................................................................p.3

II- Quelle tenue adopter pour notre Service ?

Il ne s'agit pas ici de se demander quel vêtement mettre quand on va à la Messe


mais plutôt de connaitre l'attitude à avoir dans le Chœur et dans l'église.

A – La place à occuper dans le Chœur

Chacun des Servants aura pendant la Messe une fonction bien particulière (porter
la Croix, les Cierges, utiliser l'Encensoir, ou tout simplement servir l'Autel). Dans un
souci d'esthétique et de logique, il serait bien que chaque fonction ait sa place attitrée
dans le Chœur.

Pour éviter que l'un des Servants se retrouve toujours à porter la Croix, que deux
autres soient toujours assignes aux cierges, etc. il me semble plutôt judicieux d'effectuer
un roulement dans les fonctions. Cela permettra aux Servants d'utiliser tous les objets
liturgiques et de les familiariser avec la totalité de notre très beau Service.
Aussi, il est important de retenir les places que le prêtre ou le cérémoniaire
attribueront aux diverses fonctions pour que, quand les Servants les rempliront, ils ne
perdent pas de temps à se rappeler ou ils doivent s'asseoir.

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B – Les déplacements dans le Chœur

Dans un souci d'esthétique et de logique, il serait bien que vous sachiez comment vous
déplacer dans le Chœur. Pour se faire il vous faut voir deux choses :

– les déplacements à proprement parler :

On ne court pas ; on s'incline toujours devant l'Autel quand on passe devant lui ;
on marche calmement.

– l'attitude/le comportement à l'intérieur du Chœur :

On a une attitude de prière (mains jointes sur la poitrine ou dans les manches :
on ne laisse pas les bras se balancer et on ne tient pas les mains jointes derrière soi (on
n'est pas à l'école en train de réciter une poésie) ni devant soi (on n'est pas à un match de
foot en train de faire un coup-franc).) ; on est sérieux mais en même temps on ne fait
pas une tête de ≪ celui qui se prend la tête ≫ ; on ne regarde pas au plafond ; on chante
; on écoute ; on ne donne surtout pas l'impression qu'on s'ennuie ; on se tient bien sur sa
chaise.

Voilà pour les déplacements généraux dans le Chœur. Voici maintenant les
déplacements généraux dans l'église ; je vous propose aussi une description détaillée
d'autres déplacements possibles.

C – Les déplacements dans l'église

On ne bouge pas souvent en dehors du Chœur. A dire vrai, on ne bouge


essentiellement en dehors du Chœur qu'à 2 reprises (sauf dans le cas de Messes
particulières) :

– la procession d'entrée
– la procession de sortie

Le but d'une procession est d'annoncer le début et/ou la fin de la cérémonie.


Dans le premier cas, elle se dirige le plus souvent de l'entrée de l'église vers le Chœur et,
dans le deuxième cas, du Chœur vers l'entrée de l'église.
Durant une procession, essayez de marcher au rythme de la musique du chant
d'entrée et du chant de sortie. Il ne faut pas aller trop vite...ni trop lentement non plus !!
Si vous marchez selon le rythme de la musique, veillez à ce que votre pas ne soit pas
trop militaire mais garde une attitude naturelle.
Les processions feront l'objet d'une prochaine RFSA aussi n'en parlera-t-on pas
plus longuement aujourd'hui dans ce chapitre.
Ceux qui bougeront le plus sont ceux qui porteront les cierges.

Voici maintenant deux propositions de mouvements supplémentaires dans l'église :

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• L'Offertoire → procession des offrandes

Au moment de la Prière Universelle, dès qu'on aura commencé à chanter, les


Céroferaires iront chercher leurs cierges. Ils se sépareront et se rejoindront à l'entrée de
l'église, au départ de la Nef Centrale. Chacun rejoindra l'entrée de l'église en remontant
par les bas-côtés de droite et de gauche.
Aussitôt la Prière Universelle terminée et les personnes (mieux vaut privilégier
des laïques) portant les offrandes (hosties non-consacrées et burette de vin) derrière eux,
les Céroferaires pourront avancer CALMEMENT mais pas trop lentement non plus.
Une fois arrives au niveau du Chœur, ils s'inclinent et se mettent de part et d'autre des
servants qui prépareront l'Autel.
Ces Servants, qu'on appelle aussi des Acolytes, se seront avances pour accueillir
la procession des offrandes et récupérer ces dernières. Les Céroferaires s'inclineront, et
se mettront de part et d'autre des Acolytes. Par leur présence, ils éclaireront avec la
lumière de leur cierge (représentant le Saint- Esprit) les offrandes que le peuple apporte
pour le sacrifice d'action de grâce, plus connu sous le nom d'Eucharistie.
Dans ce mouvement, les Acolytes peuvent aussi être remplacés par des diacres.
Apres avoir reçu les offrandes, les Servants, ou les diacres, qui prépareront
l'Autel les apporteront au prêtre. Ceux qui porteront les cierges resteront a cote d'eux
pendant ce mouvement. Ils pourront ensuite aller les reposer.

• La procession de Communion

Au moment de la Communion, dès qu'on aura commencé à chanter le Agneau de


Dieu (ou Agnus Dei), les Céroferaires iront chercher leur cierge.
Pour ce mouvement, ils reproduiront exactement la même chose que pour la
Prière Universelle.
Ils commenceront à marcher quand le prêtre donnera les ciboires aux personnes
qui donnent la Communion. Attention : marchez toujours calmement !! Cette procession
est faite pour que les personnes de l'assemblée vous suivent dans un certain ordre. Elle
permet, en théorie, d'éviter tout le désordre qu'on peut trouver dans de nombreuses
paroisses au moment de la Communion.
Une fois arrives devant le Chœur, les Céroferaires communieront et se mettront
ensuite de part et d'autre des deux personnes qui donneront la Communion devant le
Chœur (donc le prêtre et une autre personne). En ce qui concerne les autres servants,
chacun prendra un cierge et se mettra a cote des autres personnes qui donnent la
Communion ; attention, eux auront déjà communie dans le Chœur et ne se seront pas
joints à la procession de Communion. Il ne sera utile de mettre des servants d'Autel avec
un cierge à cote d'une personne portant la Communion que si ces personnes sont plus de
deux.
Assurez-vous que le cérémoniaire, ou quelqu'un d'autre désigne pour remplir
cette tâche, reste dans le Chœur pour recevoir les ciboires des laïques ayant donné la
Communion → c'est à lui de les poser sur l'Autel si le prêtre n'est pas la !

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En ce qui concerne les autres déplacements possibles dans l'église comme aller
chercher le
Saint-Sacrement ou aller ouvrir la porte, cela relève de personnes bien précises et non
pas des Servants (sauf exceptions).
La tâche d'aller ouvrir la porte sera confiée à un laïque qui n'est pas Servant
d'Autel. Votre place en tant que Servant est d'être avec les Servants et pas, donc, de faire
quelque chose pour laquelle vous n'avez pas été désigné en début de cérémonie.

La tenue des servants

 L’aube des servants doit être bien droite et la capuche bien centrée. Le col doit
être retourné à l’avant pour ne pas avoir de plis. Le scapulaire doit être à la même
hauteur à l’avant et à l’arrière. On ne doit pas voir le col de chemise ou de pull du
servant.
 Le cordon de la croix doit arriver à bonne hauteur à l’avant et le pompon arrière
juste en dessous de la capuche pour être visible.
 Quand les servants portent un cordon de taille, il doit être correctement noué,
voici une explication pour le faire :

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Connaitre les éléments
du calice :

Le voile

La pale

La patène

Le purificatoire

Le calice

Le corporal

Pour aider le servant


1. Le voile est la pièce d’étoffe, habituellement assortie aux ornements utilisés, qui
couvre les vases sacrés (calice, patène, ciboire) jusqu’à l’offertoire..
2. La pale (Linge Liturgique) : c’est un carré de toile cartonné qui couvre le calice
durant la messe et évite ainsi que des impuretés tombent dans le vin qui deviendra le
Sang du Christ.
3. La patène (Objet Liturgique) : c’est un vase sacré en forme de petite assiette où
repose la grande hostie consacrée durant la messe.
4. Le purificatoire (Linge Liturgique) : c’est un tissu blanc qui sert à purifier, à
nettoyer les vases sacrés après usage.
5. Le calice (Objet Liturgique) : c’est la coupe qui reçoit le sang du Christ. Il est
recouvert d’un voile jusqu’à l’offertoire et après la communion.
6. Le corporal (Linge Liturgique) : C’est un grand carré de tissu amidonné et plié en
neuf. Il est posé sur les nappes d’autel. C’est sur le corporal que le calice et la patène
sont déposés lors de la célébration eucharistique.

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Les attitudes pendant la messe

La statio : cela signifie qu’on se tient debout à l’arrêt. Cette attitude signifie que le
servant est disponible et concentré, il se prépare à accomplir une action.
Les mains : quand on marche, elles sont jointes ou éventuellement croisées dans les
manches de l’aube.
La marche : que l’on soit en procession ou seul, elle ne doit pas être rapide pour
montrer que l’on se déplace dans un espace sacré

Etre assis

Demande qu’on se tienne correctement, sans


croiser les jambes et en se tenant droit.
Cette attitude favorise l’écoute et le
recueillement.
A Chatou, nous mettons au-dessus des aubes
un scapulaire. Il faut veiller à ce qu’il soit
bien remonté au niveau des genoux et
correctement plié. Les mains sont
positionnées sous le scapulaire.

Se tenir à genoux

Il faut avoir le buste droit et les mains jointes.


Les servants se mettent à genoux à Chatou
pendant la prière eucharistique. Ce geste
manifeste l’adoration et l’humilité.
Lorsque tu es devant le Tabernacle, il faut
faire une génuflexion.

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L’inclinaison de la tête

C’est un geste qui se fait en passant devant


l’autel. On ne court jamais en passant devant
l’autel et se geste doit être fait calmement.
L’inclinaison signifie le respect et l’honneur

L’inclinaison profonde

Cette inclinaison se fait lentement pour


marquer le respect en vénérant l’autel ou la
croix ou un célébrant.

Les burettes

A la fin de la prière universelle, les acolytes se tiennent disponibles pour recevoir quand
il y a procession des offrandes, ou sinon pour présenter les oblats et objets liturgiques
dans l’ordre suivant : 1/ le calice avec la patène, le purificatoire, la pale et le corporal;
2/ les coupes remplis d’hosties à consacrer ; les custodes pour les malades ; 3/ le vin et
l’eau (la burette de vin est présentée en premier, puis la burette d’eau). En règle
générale on utilise ses deux mains : la patène est présentée à plat sur les deux mains ; les
coupes sont apportés deux par deux ; le calice est saisi de la main gauche au nœud et on
pose la main droite au-dessus, sur la pale. Les oblats et les objets liturgiques sont remis
au prêtre et non posés sur l’autel.

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Le rite du lavabo : Un acolyte prend le plateau du lavabo et la burette, un autre le
manuterge. Ils se présentent à l’autel après l’encensement ou après la prière du célébrant
à voix basse : Humbles et pauvres… L’un verse de l’eau sur les mains du prêtre au-
dessus du bassin, un autre lui présente le manuterge, puis ils s’inclinent et regagnent
leurs places. Définitions :

Le manuterge : linge qui est utilisé par le célébrant pour s’essuyer les mains durant le
rite du « lavabo ».

L’acolyte : servant ayant un cordon blanc

Après la communion : Après la communion, les céroféraires accompagnent le


ministre qui rapporte le saint sacrement au tabernacle (ND), les acolytes reçoivent à
l’autel les coupes vides et purifiées qu’ils apportent à la crédence ; ils présentent la
burette d’eau pour la purification du calice puis reçoivent à l’autel le calice et la patène
qu’ils apportent à la crédence, en prenant le calice d’une main par le nœud et en posant
bien l’autre main sur la pale. Le céroféraire : servant en charge des cierges.

Fiche de Formation
Dominical N°4

L'encens et le maniement de l'encensoir

SOMMAIRE

IV- L'encens et le maniement de l'encensoir..........................................................P.2

IV.A – À propos de l'encens....................................................................................p.2


1) Qu'est-ce que l'encens ?...................................................................p.2
2) Symbolique de l'encens.....................................................................p.2
3) Présence de l'encens dans les différents écrits.................................p.2
a) Dans la Bible...........................................................................p.2
b) Dans les écrits plus théoriques et les rites...............................p.4
c) Dans les manuels de catéchisme et dans les chansons............p.4

39
4) Le tandem Thuriféraire et Naviculaire.............................................P.4
IV.B – Initiation au maniement de l'encensoir.......................................................p.5
IV.C – Mise en pratique dans l'église : les processions.........................................p.5
IV.D – Mise en pratique dans l'église : dans le Chœur..........................................p.5
1) La lecture de l'Evangile......................................................................p.5
2) L'Offertoire........................................................................................P.6
3) La Prière Eucharistique et la Consécration.......................................p.6

IV- L'encens et le maniement de l'encensoir

A – À propos de l'encens

L'encens est souvent source de petits ou de grands conflits dans nos paroisses (ce
qui est fort dommage car et s'embrouiller pour peu de choses). Boudé par beaucoup,
voulu par certains, il est important, je pense, avant d'aller plus loin dans l'apprentissage
du maniement de l'encensoir, de bien savoir qu'est-ce que l'encens afin de partir sur des
bases communes pour mieux le comprendre.

1) Qu'est-ce que l'encens ?

L'encens est avant tout une résine odoriférante que produit le Boswellia, arbre de
la péninsule arabique et d'Afrique. On voit ainsi d'un seul coup l'origine naturelle et
géographique de l'encens. Cette résine, après avoir été prélevée, est séchée puis pilée
pour en faire des grains grossiers ou de la poudre. Afin de donner d'autres odeurs à
l'encens, la résine peut être mélangée avec des herbes aromatiques, des épices, etc.
Une fois ces grains et/ou cette poudre obtenue, ils sont brûlés sur des charbons
ardents. Cela nous permet de remonter au mot latin qui a donné encens en français, à
savoir incensum (ce qui est brûlé).

2) Symbolique de l'encens

L'encens revêt essentiellement 3 symboliques :


– la présence de Dieu pendant la Messe notamment pendant la lecture de
l'Évangile et la Consécration mais aussi à tout moment de la Messe
– la purification, l'hommage et la bénédiction lors notamment de l'encensement des
offrandes, du prêtre, de l'Assemblée et de la dépouille mortelle au moment des
obsèques.
– la prière de tous les chrétiens qui monte au ciel à tout moment de la messe

40
3) Présence de l'encens dans les différents écrits

a) Dans la Bible

Voici quelques extraits de la Bible dans lesquels l'encens a une place


particulière.

Lev 2

« Le sacrificateur prendra une poignée de cette fleur de farine, arrosée d'huile,


avec tout l'encens, et il brulera cela sur l'autel comme souvenir. C'est une offrande
d'une odeur agréable à l'Eternel. »
Ici, cette parole nous permet de remonter à la fois au mot latin mais aussi au mot
grec pour dire encens à savoir thus en latin et thuos en grec. Ce dernier mot signifie
encens mais signifie aussi victime. L'encens étant « une offrande d'une odeur agréable
a l'Eternel » offerte par un « sacrificateur » il est la victime de ce sacrifice. Cela nous
permet de mieux comprendre donc ce passage de la Bible car sans connaître cela, on
peut ne pas entièrement saisir cet aspect-là de l'encens. Par ailleurs, on voit que Dieu
Lui-même demande au peuple hébreu d'utiliser l'encens pour Lui rendre hommage et Le
glorifier et qu'Il trouve l'odeur de l'encens agréable.

Ps 140, 2

« Que ma prière devant toi s'élève comme un encens »

On retrouve là la symbolique que l'encens est la prière de tous les chrétiens.

Mat 2, 11

« Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et,
tombant a ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui
offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. »

C'est ici l'extrait, vous l'aurez reconnu, de la visite des rois-mages à Jésus après
sa naissance.

Lc 1, 11

« L’ange du Seigneur lui apparut, debout a droite de l’autel de l’encens »

C'est ici l'extrait où l'ange apparaît au père de la Vierge Marie.

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Ap 8, 3

« Un autre ange vint se placer près de l'Autel ; il portait un encensoir d'or ; il


reçut des parfums en abondance pour les offrir, avec les prières de tous les saints, sur
l'Autel d'or qui est en face du Trône de Dieu ».

Ces extraits ne sont que quelques exemples parmi beaucoup d'autres


Dans la Bible, l'encens peut même être source de menaces de la part de Dieu :

Lév 26, 31
« Je réduirai vos villes en désert, je ravagerai vos sanctuaires, et je ne
respirerai plus l'odeur agréable de vos parfums. »

Le fait que Dieu ne respire plus l'odeur de l'encens serait donc à la fois la
punition suprême que Dieu inflige aux hommes suite à un mauvais comportement et
l'annonce de l'Apocalypse. Malgré tout, on peut trouver des passages où l'encens est
décrié et même présenté en « abomination » :

Is 66, 3

« Celui qui brule de l'encens est comme celui qui adorerait des idoles ; Tous
ceux-là se complaisent dans leurs voies, et leur âme trouve du plaisir dans leurs
abominations. »

Jér 6

« Qu'ai-je besoin de l'encens qui vient de Seba […] vos sacrifices ne me sont
point agréables. »

Ceux-ci ne sont que deux exemples parmi quelques autres mais cela peut suffire
à nous faire nous interroger sur sa véritable utilité et nous poser des questions sur les
nombreux paradoxes présents dans la Bible. Néanmoins, des écrits plus théoriques
rédigés par l'Église existent et tendent à s'appuyer, plutôt, sur les premiers extraits que
j'ai proposés plus haut.

b) Dans les écrits plus théoriques et les rites

Voici quelques extraits d'écrits plus théoriques et de rites de l'Église Catholique


concernant l'encens et son usage.

Église catholique en France ; Conférence des évêques de France

« L'encensement est une marque d'honneur aussi bien vis-à-vis des diverses
formes de présence ou de représentation du Christ (espèces consacrées, livre
d'Evangile, cierge pascal.) que de personnes (celebrants, fideles, corps des defunts.). »

42
Rite de Saint Pie V au moment de l'encensement des offrandes (traduction du latin)

« Incensum istud, a te benedictum, ascendat ad te, Domine, et descendat super


nos misericordia tua. » → « Que cet encens béni par toi, monte vers toi, Seigneur, et
que descende sur nous ta miséricorde. »

Mais on trouve tout cela aussi dans d'autres écrits, trop nombreux pour tous les
citer.

c) Dans les manuels de catéchisme et dans les chansons

Manuel de catéchisme : Ta Parole est un Trésor

Bien que l'explication de ce qu'est l'encens se retrouve à la fin du manuel, en


annexe, et réduit en un très court paragraphe, il est néanmoins expliqué dans sa
globalité, ce qui montre que les enfants se posent des questions sur l'utilisation de
l'encens. Il est donc nécessaire de le leur expliquer avec sérieux.

Chanson de Tino Rossi : Trois anges sont venus

« […] l’un d'eux avait un encensoir, [...] »


« […] veux-tu le bel encensoir d'or ? [...] »

On le voit donc, l'encens comme l'encensoir sont enseignés aux enfants durant
le catéchisme (en théorie) et ont tant marqué les laïcs qu'on les retrouve dans la chanson
populaire dont entre autre les chants de Noël.

4) Le tandem Thuriféraire et Naviculaire

Thuriféraire est un mot qui vient du latin thus (l'encens) et ferre (porter),
littéralement « le porteur d'encens ».

Le Thuriféraire est par conséquent le ministre chargé de porter l'encensoir.


Naviculaire est un mot qui vient du latin navicula (petit bateau). Cela est dû à la forme
de la navette, récipient dans lequel est conservé l'encens avant d'être brûlé. En effet, ce
récipient a souvent l'apparence d'une coque de petit bateau.

Le Naviculaire est par conséquent le ministre chargé de porter la navette.

Voilà pour ce qui est de l'encens. Il est primordial, il me semble que tout le
monde dans nos paroisses sache cela car cela permettrait peut-être aux antis d'être
plus coulants et aux ultras d'êtres plus neutres. Pour que tout le monde y trouve son
compte, le mieux serait de n'employer l'encens que pour certaines messes comme les
grandes messes (incluant les messes en familles). Maintenant, nous allons passer à
quelques éléments plus pratiques.

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B – Initiation au maniement de l'encensoir

L'encensoir est un brûle-parfum qui contient l'encens. On en trouve à une


chaîne, à trois chaînes et à quatre chaînes. C'est un objet étudié pour être balancé d'avant
en arrière. Aussi, n'ayez pas peur qu'il lâche et qu'il parte assommer quelqu'un dans
l'assemblée ! C'est absolument impossible (sauf accident -et ceux-ci sont rarissimes-) !
En règle générale, si l'encensoir file dans l'assemblée, c'est que vous ne l'avez pas tenu
comme il faut.
Par conséquent, quand on encense pendant la Messe, ce n'est pas l'encensoir
qu'il faut regarder mais bien la fumée de l'encens, l'encensoir n'étant qu'un objet
pratique qui évite au Thuriféraire de se brûler en maniant les charbons. De fait, il ne faut
pas voir l'encens qu'avec le nez mais aussi avec les yeux (visuellement et
spirituellement).

C – Mise en pratique dans l'église : les processions

Durant les processions, l'encensoir est toujours devant. Le Thuriféraire est


celui (ou celle) qui donne le rythme à la procession. Cependant, bien que sa présence
soit évidente dans la procession d'entrée, elle ne l'est pas dans la procession de sortie.
Ainsi, mieux vaut ne l'employer que pour la procession d'entrée.
Durant la procession, le Thuriféraire balance d'avant en arrière l'encensoir
pour le faire fumer. Arrivé devant l'Autel, il marque un court arrêt, cesse de balancer
l'encensoir et hoche la tête en « remplacement » de l'inclinaison qu'il faudrait
normalement faire. Une fois cela fait, il reprend les balancements et va se mettre
derrière l'Autel. Il attend que le prêtre arrive pour ensuite encenser l'Autel. Il
l'accompagne, lui tient sa chasuble pour éviter que celle-ci ne tombe sur l'encensoir et
ne se fasse brûler, et s'incline avec lui là où il doit s'incliner. Il récupère enfin l'encensoir
et peut aller le poser.

D – Mise en pratique dans l'église : dans le Chœur

1) La lecture de l'Évangile

Dès que la Lecture du Psaume est terminée, le Thuriféraire ajoute 1


charbon dans l'encensoir et le laisse brûler tout seul : il aura le temps de chauffer
jusqu'à l'Évangile.
Au moment où on commence à chanter l’Alléluia, il va vers le prêtre pour
que ce dernier mette dans l'encensoir de l'encens. On appelle ce moment « l'imposition
». Avant que le prêtre ne commence à lire l'Évangile, le Thuriféraire lui tend l'encensoir
pour qu'il puisse encenser le livre. Une fois que le Thuriféraire a récupéré l'encensoir, il
ne va pas le reposer mais va se mettre devant le pupitre où le prêtre lit l'Évangile (ce
pupitre s'appelle l'Ambon). Une fois devant, le Thuriféraire balance l'encensoir de droite
à gauche pour le faire fumer.

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Quand le prêtre à dit « Acclamons la parole de Dieu » et que l'assemblée a
répondu « Louange a Toi, Seigneur Jésus ! », le Thuriféraire peut aller reposer
l'encensoir.
Petit détail technique : si l'espace entre l'Ambon et les bancs à l'Église n'est
pas très grand, il conviendra plutôt de balancer l'encensoir derrière l'Ambon et non pas
devant.

2) L'Offertoire

Dès qu'on a fini de dire le « Je crois en Dieu », le Thuriféraire ajoute 1


charbon dans l'encensoir et le laisse brûler tout seul : il aura le temps de chauffer
jusqu'à l'Offertoire.
Juste avant que le prêtre ne se fasse laver les mains, le Thuriféraire
s'avance et lui tend l'encensoir. Le prêtre ajoute de l'encens puis commence à encenser
les offrandes. Une fois cela finit, le Thuriféraire recommence la même chose qu'après la
procession d'entrée : il accompagne le prêtre qui encense une nouvelle fois l'Autel.
Quand il a récupéré l'encensoir, le Thuriféraire ne va pas le ranger : il se
tourne vers le prêtre, s'incline devant lui puis lève l'encensoir. Il doit encenser le prêtre 3
fois en donnant à chaque fois 2 coups d'encensoir !
Une fois qu'il a terminé d'encenser le prêtre, le Thuriféraire s'incline à
nouveau en signe de respect. Puis il va devant l'Assemblée en leur faisant signe de se
lever. Il attend que tout le monde soit debout. Il s'incline une fois en signe de salut
général puis encense l'Assemblée en reprenant la même pratique que pour le prêtre à
savoir 3 fois 2 coups.
Une fois cela terminé, il s'incline à nouveau en guise de salut général et va
poser l'encensoir.

3) La prière Eucharistique et la Consécration

Si nécessaire, le Thuriféraire peut ajouter 1 charbon s'il le désire au


moment où il repose l'encensoir. Le charbon aura le temps de chauffer.
Au moment où on commence à chanter le Sanctus, le Thuriféraire va
devant l'Autel, encadré par les céroféraires, le naviculaire et celui (ou celle) qui fera les
clochettes. Une fois qu'on a fini de chanter le Sanctus, tous les servants se mettent à
genoux.
Après que le prêtre ait dit « Ceci est mon corps livre pour vous. » il lève
l'encensoir et donne 3 fois 3 coups. Il doit respecter un temps entre chaque fois qu'il
donne trois coups. Ce temps est marqué par les clochettes. Après ces neufs coups
entrecoupés tous les trois coups par les clochettes, il s'incline. Il se redresse et après que
le prêtre ait dit « Vous ferez cela en mémoire de moi » il lève de nouveau l'encensoir et
donne à nouveau 3 fois 3 coups toujours entrecoupés par les clochettes. Il s'incline puis
se redresse mais reste à genoux pendant tout le reste de la Prière Eucharistique. Pendant
que le célébrant dit ce qu'on appelle la DOXOLOGIE, c'est-à-dire « Par Lui, avec Lui et
en Lui, a Toi, Dieu le père tout puissant dans l'unité du Saint-Esprit, tout honneur et
toute gloire pour les siècles des siècles », le thuriféraire lève l'encensoir. Il aura, si
besoin est, ajouté de l'encens. Une fois la doxologie dite, il se lève, fait une génuflexion

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et va poser l'encensoir. Les autres servants qui l'avaient accompagnés le suivent en
faisant eux aussi une génuflexion.
Ce cas-là s'effectue si on veut une sorte de « version longue » de la Liturgie
de l'encens. Cependant, si on préfère la « version courte », on peut se relever
immédiatement après l'Anamnèse soit le chant « Nous rappelons Ta mort, Seigneur
Jésus, Nous célébrons Ta Résurrection, Nous attendons Ta venue dans la gloire ! ».
(Attention, ce chant peut varier d'une messe à l'autre!)
Une fois cela effectué, le Thuriféraire peut aller poser l'encensoir et le laisser :
il n'en n'aura plus l'utilité pour le reste de la Messe à moins qu'il ne le réutilise lors de la
procession de sortie mais cela n'est absolument pas nécessaire.

Par son attitude, le servant doit Le Signe de Croix


montrer et témoigner de la sincérité Ce signe rappelle la Passion de
de sa prière. Jésus. C'est exprimer le désir de
Le service de la messe doit se faire vivre comme Jésus nous l'a
dans une tenue correcte avec des appris.
chaussures de ville, un pantalon et Signe de reconnaissance entre les
une chemise. Chrétiens. Signe reçu lors de ton
Pendant la messe, on garde baptême sur ton front.
toujours une tenue digne, et, même En début de messe le prêtre nous
si on s'est trompé ou si on a oublié invite à faire le signe de croix
quelque chose, on ne court jamais, Avant l'Evangile : on se signe de
et surtout pas dans le chœur ! croix sur le front, les lèvres, le
On ne traverse jamais en diagonale cœur pour : - retenir la parole de
le chœur et on s’incline quand on Dieu
passe devant l’autel pendant la - la partager
- la garder dans notre cœur.
messe. Debout, on garde les mains Quand on rentre dans une église,
jointes, pouce droit sur le pouce le signe de croix rappelle le
gauche. Assis, on pose les mains à baptême
plat sur les jambes sous le Quand on reçoit le pardon du
scapulaire. Quand on tient un objet Seigneur.
avec une seule main, on pose la L'Evêque marque de la Croix,
celui qu'il confirme
main gauche sur son cœur.
Le prêtre, le parrain, marraine,
tracent un signe de croix sur celui
qui va être baptisé.

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PRIÈRE DES ENFANTS DE CHOEUR

Seigneur,
Apprends-moi
à toujours mieux te rendre grâce
pour les merveilles que Tu as faites,
à Te découvrir dans Ta Parole,
à Te découvrir dans mes frères.
Fais de moi un loyal serviteur,
témoin de Ta présence,
proclamant Ta Bonne Nouvelle,
portant Ta lumière avec joie.
Donne-moi d’être
sans cesse disponible à mes frères,
semeur d’amour et de paix
à l’exemple de Marie,
mère de ton Fils et notre Mère à tous.
Secours-moi dans les difficultés,
aide-moi à ne pas avoir peur pour m’engager
afin que Ton règne vienne sur la terre,
comme au ciel.
Amen.

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LA CHARTE DES SERVANTS D’AUTEL

Si je suis servant d’autel, c’est pour


contribuer à la beauté des
célébrations, aider le prêtre et
l’assemblée à prier et être soi-même
plus disponible à la prière.
C’est pourquoi :
• Je suis présent 15 minutes avant le
début de la messe, pour préparer
mon cœur à la célébration par la
prière. Si un servant a des difficultés
pour mettre son aube, je l’aide.
• Je sers à chaque messe où je suis
présent, même si je ne suis pas dans
l’église à laquelle je suis
habituellement. Si mes parents ne
peuvent me conduire à la messe je
m’arrange avec un autre servant pour
être présent.
• Je viens servir la messe dans une
tenue ajustée à la célébration (les
cheveux coiffés, les mains propres, …).
• Je suis attentif à la propreté de mon
aube et à son entretien.
• Tout au long de la messe, je reste Communauté
recueilli et silencieux. Missionnaire de Cana
• J’assiste aux formations qui me
permettent d’apprendre les gestes Fr. Simon de la
nécessaires au bon déroulement de la Résurrection, ssc
liturgie.
• Je suis respectueux du groupe et de Animateur
ses membres. Dans ma vie de tous les Pédagogique en E.V.A
jours, mes paroles et mes gestes je Tel : 697-22-36-95
montre par mon attitude que je suis
servant d’autel et que je respect Email :
chacun et aide mon prochain. frere_simon@yahoo.fr

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