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ECOLE SUPERIEURE MULTINATIONALE DES

TELECOMMUNICATIONS
DAKAR SENEGAL

RESEAU NUMERIQUE A
INTEGRATION DE SERVICES

DOCUMENT DU PARTICIPANT
RESEAU NUMERIQUE A INTEGRATION
DE SERVICES

POPULATION Cadres et étudiants des télécommunications


CONCERNEE

 SWISSCOM
SOURCES
 France Télécom
 ALCATEL

PREREQUIS  Bases de la Transmission Numérique

 Signalisation sémaphore N°7 ou modèle OSI

Edition 1ère 2ème 3ème 4ème

Date 07/1996 10/1998 09/2000 12/2002

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RESEAU NUMERIQUE A INTEGRATION
DE SERVICES (RNIS)

OBJECTIF GENERAL :

A l’issue de la formation, le participant sera capable de présenter et


D’expliquer les éléments essentiels constituant le Réseau Numérique à
Intégration de Services et décrire le protocole Usager – Réseau.

OBECTIFS INTERMEDIAIRES :

Expliquer le pourquoi d’un tel réseau.

- Citer tous les préalables d’un Réseau Numérique à Intégration de


service (RNIS).

- Expliciter le concept du RNIS.

- Détailler les différents types d’accès RNIS.

- Décrire la configuration d’une Ligne Numérique d’Abonné.

- Présenter les différents types d’Installation Terminale d’Abonné (ITA)


et toutes les configurations de bus normalisées.

- Décrire les différents services et applications du RNIS.

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SOMMAIRE

1. POURQUOI UN TEL RESEAU ?

2. QU’EST CE QU’UN RESEAU NUMERIQUE (RNIS) ?


2.1 Des artères de transmission numériques
2.2 Des autocommutateurs temporels
2.3 Des URA RNIS
2.4 Une signalisation en mode message
2.5 Un réseau synchronisé

3. LE CONCEPT DU RNIS
3.1 Une même installation
3.2 Les avantages du RNIS

4. LES DIFFERENTS ACCES ET LA LIGNE NUMERIQUE D’ABONNE (LNA)


4.1 Les différents accès (accès de base et accès primaire)
4.2 La Ligne Numérique d’Abonné (LNA)

5. LA TERMINAISON NUMERIQUE DU RESEAU (TNR)


5.1 Présentation
5.2 Les différentes fonctions

6. L’INSTALLATION TERMINALE D’ABONNE (ITA)


6.1 Le concept de l’ITA
6.2 L’ITA à bus passif
6.3 L’ITA à bus unique
6.4 L’ITA à étoile de bus

7. LES DIFFERENTES CONFIGURATIONS DE BUS NORMALISEES


7.1 Le bus court
7.2 Le bus en Y
7.3 Le bus étendu
7.4 Le bus point à point

8. LES DIFFERENTS SERVICES DU RNIS


8.1 Rappels sur le modèle OSI (modèle à 7 couches)
8.2 Les services (CCBNT, CCBT, LLP)

9. QUELQUES APPLICATIONS DU RNIS

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RESEAU NUMERIQUE A INTEGRATION DE SERVICES
(RNIS)
Dans l’abréviation RNIS, si la première partie « Réseau Numérique » précise comment l’intégration devra
être transmise, la deuxième, « Intégration de Services » nous explique le pourquoi de l’utilisation d’un tel
réseau.

1. POURQUOI UN TEL RESEAU ?

HISTORIQUE

Déjà en 1972 l’idée fut évoquée au CCITT d’offrir à l’usager, sur la base du réseau téléphonique
numérique, un grand nombre de services de télécommunications, de manière intégrée. En 1976, la
décision d’élaborer un concept fut prise et en 1980 furent éditées les premières recommandations du
CCITT. En 1984 parut le livre rouge avec les recommandations de la série I (ISDN), qui définissent le
RNIS du point de vue de l’utilisateur. Ces recommandations rendirent possibles les premiers
développements de la mise sur pied des premiers réseaux d’essai. Elles étaient toutefois insuffisantes pour
réaliser des équipements de réseau et des terminaux compatibles. Il fut alors possible pour les
administrations de réaliser des réseaux RNIS publics.

Comme on le voit, des années 60 et jusqu’au début des années 70, les services de télécommunications
étaient relativement limités. Il y avait essentiellement, le téléphone dans le domaine de la voix et le télex
dans celui de l’écrit.

Depuis, l’évolution très rapide des besoins des utilisateurs, dans le domaine de la transmission de données
et plus particulièrement dans celui de la téléinformatique, a généré un grand nombre de services nouveaux
utilisant comme support, la plupart du temps, des réseaux différents.

Cependant, les concepteurs des premiers commutateurs temporels ont pensé, dès 1970, que la
commutation temporelle associée à la transmission numérique et à des systèmes de signalisation enrichie
pourraient favoriser l’intégration de tous les services sur un seul et même réseau : un réseau universel
banalisé.

Ceci afin d’apporter :

- Simplicité et souplesse au niveau des installations des utilisateurs,


- Simplicité également pour l’exploitant.

Il a fallu près de vingt ans après pour que le concept devienne réalité.
Dans les pays où la technologie numérique a été fortement développée, le RNIS repose sur le Réseau
Téléphonique Commuté (RTC) dont il est l’évolution naturelle.

L’ouverture commerciale du RNIS a été réalisée pour la première fois, en France, le 21 décembre
1987 à SAINT BRIEUC en Bretagne.

Depuis, tous les pays industrialisés se sont engagés dans cette voie :

- En 1988 les USA et le Japon


- En 1989 l’Allemagne (RFA)
- En 1990 le Royaume Uni

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- Puis beaucoup d’autres pays ont crée leur RNIS.

Les interconnexions entre ces différents réseaux sont progressivement réalisées, ce qui donna au RNIS sa
dimension mondiale.

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2. QU’EST QU’UN RESEAU NUMERIQUE (RNIS) ?

C’est :

2.1 Des artères de transmission numériques

Ces artères de transmission dont le conduit de base utilise la technique de Modulation par Impulsion et
Codage (MIC) à 2,048 Mbits/s de ETSI.

Supports utilisés :

- câbles de cuivre

- câbles optiques (support = fibre optique)

- radioélectricité (support F.H.)

Equipements utilisés : équipement de technologie PDH ou SDH.

2.2 Des autocommutateurs temporels

Les autocommutateurs sont classés en deux grandes catégories :

 les commutateurs de transit qui relient les commutateurs entre eux par des circuits téléphoniques (
CTS, CTP, CTIP, CIA…).
 Ces autocommutateurs peuvent être de types MT20, OCB283, EWSD, etc…

 Les commutateurs à Autonomie d’Acheminement (CAA) qui raccordent les circuits et les abonnés

 Ces autocommutateurs peuvent être de types MT25, OCB283, EWSD, E10B, AXE10, etc…

2.3 Des Unités de Raccordement Abonnés RNIS : URA

Ces URA peuvent variées d’un système à un autre et on peut rencontrer :

2.3.1 Le Centre Satellite Numérique : CSN

C’est l’unité de raccordement d’abonnés rattachée à des commutateurs d’abonnés de type temporel
comme le E10B, le MT25, l’OCB283.
Le CSN permet le raccordement des abonnés numériques (RNIS) et/ou analogiques.
Il y a deux types de CSN :

 Le CSN Local (CSNL), c’est à dire situé dans le local abritant son autocommutateur de
rattachement.

 Le CSN Distant (CSND), c’est à dire situé à l’extérieur du local abritant son autocommutateur de
rattachement.

Le raccordement du CSN à son centre de rattachement se fait par 2 à 16 liaisons numériques à 2


Mbits/s.

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Les CSNL ou CSND sont constitués des éléments de base suivants :

- L’Unité de Commande Numérique (UCN) qui constitue la commande du CSN. C’est son
emplacement par rapport au CAA de rattachement qui fait que le CSN est local ou distant.

- Les Concentrateurs Numériques (CN) pour le raccordement physique des abonnés. La capacité de
raccordement d’un CN est de 256 abonnés analogiques. Le raccordement du CN à son CSN de
rattachement est de 2 à 4 liaisons numériques à 2 Mbits/s.
Le CN, à son tour, peut être local (CNL) ou éloigné (CNE) suivant qu’il se trouve ou non dans le local
abritant son CSN de rattachement.

Le CSN peut raccorder jusqu’à 5120 abonnés analogiques, soit vingt CN au maximum.
Nota : On peut trouver des cartes d’abonnés RNIS à un, quatre ou huit équipements d’abonnés.

2.3.2 Le sous système d’abonnés : CSS/RSS

Le sous système d’abonnés (CSS : Central SubSystem) est l’unité locale de raccordement d’abonnés de
l’AXE spatial ou temporel.

Pour la version AXE10, l’unité de raccordement distante (RSS : Remote SubSystem) en est la version
éloignée.
L'ensemble, CSS et RSS, constitue le SSS (Subscribers SubSstem) : URA.

Sa capacité d’accueil est de 2048 abonnés analogiques. Les accès RNIS sont implantés dans des modules
spécifiques. La liaison avec le cœur de chaîne est assurée par 2 à 32 liaisons MIC.

2.3.3 Unité de lignes numériques : DLU


L’unité de lignes numériques (DLU : Digital Line Unit) est l’unité de raccordement d’abonnés de EWSD.
Sa capacité de raccordement est 956 abonnés analogiques.

Une DLU peut raccorder des abonnés numériques et/ou analogiques.

Une DLU est raccordée à son centre de rattachement par l’intermédiaire de deux ou de quatre ondes
porteuses numériques primaires (PDC à 2048 kbits/ ou à 1544 kbit/s).

2.4 Une signalisation en mode message

Rappelons que la signalisation c’est ensemble des ordres et informations nécessaires :

- à l’établissement,
- à la supervision,
- et à la rupture des communications.

Il existe 3 types de signalisation :

 Signalisation terminale : échangée entre l’abonné et son commutateur de rattachement.

 Signalisation interne au commutateur : échangée entre les différents organes du central (propre
à chaque système).

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 Signalisation inter automatiques : échangée entre les différents autocommutateurs du réseau.

S ig n a lisa tio n in te rn e
a u co m m u ta teu r
sig n .term s ig n .te rm

A b. Dr Ab. D é

C o m m utate ur C om m u tateu
d e d ép a rt r
d ’ar riv é e
S ig n alis atio n en tr e c o m m utate u rs

L’histoire de la signalisation téléphonique remonte à la naissance du téléphone. Son évolution est liée de
manière permanente à celle des systèmes de commutation.

De nombreux systèmes de signalisation se sont succédés jusqu’à l’avènement des systèmes Multi
Fréquences (MF), créés souvent, pour les besoins des autocommutateurs Crossbar. Bien que performant
pour la téléphonie, ce système de signalisation s’est avéré insuffisant face aux techniques nouvelles et à la
multiplication des services offerts aux usagers.

Il a été donc nécessaire de développer un système de signalisation enrichie, la signalisation par canal
sémaphore. La généralisation de la commutation numérique, dans laquelle la signalisation est traitée par
un organe de type calculateur, a permis de créer une voie spécialisée sur laquelle les informations de
signalisation pour l’ensemble des voies de communication, sont échangées directement de calculateur à
calculateur. Ce lien spécialisé est appelé : Canal Sémaphore.

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faisceau téléphonique :
5 circuits
CAA CAA
1 2

canal sémaphore :
signalisation des 5 circuits

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Les systèmes de signalisation par canal sémaphore existant entre commutateurs sont
normalisés dans tous les pays et s’appellent le CCITT N°6 et le CCITT N°7, du nom du
comité international de normalisation qui l’a créé, aujourd’hui UIT-T.

CCITT = Comité Consultatif International Télégraphe et


Téléphone.

Les deux principaux avantages d’une signalisation en mode message comme le CCITT N°7,
sont :

- Une vitesse de transfert des messages très élevée qui permet de réduire le
temps d’établissement des appels.

- Une très grande performance du fait de la qualité des informations que le message peut
transmettre grâce à sa longueur variable. Les services nouveaux nécessitant de
nombreuses informations pendant la phase de signalisation peuvent ainsi être développés.

Pour une communication purement RNIS, il est nécessaire de bénéficier de la signalisation


« mode message » de bout en bout, c’est à dire entre commutateurs (CCITT N°7) mais aussi
en partie terminale.

Le protocole D, signalisation « mode message » adaptée à la partie terminale, a donc


remplacé, pour les abonnés RNIS, la signalisation terminale utilisée en téléphonie classique
mais pauvre en informations transmises.

Connexité de signalisation = CCITT N°7 + Protocole D.

SIGNALISATION VOIE PAR VOIE

Abonné
Anal. C C U Abé
U
R A A R Anal.
A A A
A
Code Abonné Code Code MF Code Code
Spécifique spécifique Abé

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SIGNALISATION SEMAPHORE

Abonné Abé
C C RNIS
RNIS C
A C
S A S
N A A N

Proto-
Cole D CCITT N°7 Proto-
Cole
D

Format d’un message sémaphore N°7


Partie de Partie de longueur variable Partie de
longueur fixe longueur fixe

2.5 Un réseau synchronisé

Le réseau est structuré du point de vue horloge de telle façon que chaque organe
(autocommutateurs, équipements de transmission,...) reçoive et émette avec le même rythme.
Ainsi à tout point du réseau, le nombre de tops d’horloge sera exactement le même par
seconde, ceci pour ne pas perdre d’informations.

Exemple du réseau de France Télécom :

Deux horloges atomiques (pour la sécurité) non asservies entre elles, ont été installées à Paris
et à Lyon. Ces horloges sont d’une précision telle qu’un décalage n’apparaît entre elles qu’au
bout de 700 jours en moyenne.

Elles donnent le rythme à l’ensemble des centraux du réseau par l’intermédiaire d’une baie
Unité de Synchronisation du Réseau Numérique (USRN). Ainsi ces commutateurs émettent et
reçoivent à la même cadence.

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STRUCTURE DU RESEAU
DE SYNCHRONISATION
NOEUD DE
PARIS LYON
SYNCHRONISATION
(CPRI) (CPRI) DE NIVEAU 0

HORLOGES DE REFERENCE

NOEUD DE
SYNCHRONISATION
DE NIVEAU 1
(9 CTP + CIPT DE REIMS)

NOEUD DE
SYNCHRONISATION
DE NIVEAU 2
(CTS + CIA + CTU)

NOEUD DE
SYNCHRONISATION
DE NIVEAU 3
(CAA)

NOEUD DE
SYNCHRONISATION
DE NIVEAU 4
LIEN DE SYNCHRONISATION (routage N°1) (CTA,CRT,PADS,PAVI,
PAV,IP TEMPORELS)
LIEN DE SYNCHRONISATION (routage N°2)

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3. LE CONCEPT DU RNIS

Le Réseau Numérique à Intégration de Services (RNIS) offre la possibilité de faire passer tous
les types d’information :

- voix
- écrit
- données
- image

sur :

3.1 Une même installation

Conséquences :

Une grande souplesse au niveau de l’installation. Lors de reconfigurations des locaux, le


câblage demeure, seuls les terminaux sont à déplacer.

Exemple d’un Réseau de Téléphonique Commuté (RTC) :

Exemple d’un réseau TELEX :

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Exemple du réseau X25 :

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LA S IMPLICITE DE l’INS TALLATION GRACE
AU R.N.I.S.
Avant l’intégration:
Autant de raccordement, de câblages, de caractéristiques spécifiques que de terminaux

MODEM
SECRETARIAT

BUREAU
Avec l’intégration:
- un seulraccordement
- un câblage unique appelé bus
- une connectique unique normalisée (prise « S» )

B US PASSIF

SECRETARIAT B UREA U

Le Réseau Numérique à Intégration de Services offre la possibilité de faire passer tout type
d’information : voix, écrit, données, images et cela, avec un seul raccordement, un câblage, un
seul type de prise pour raccorder les terminaux, un numéro d’annuaire et une seule facture.

3.2 Les avantages pour l’utilisateur

 Réduction des coûts : la notion de raccordements physiques particuliers et de


terminaux spécifiques à chaque réseau disparaît.

 Meilleure efficacité : on évite ainsi l’interfonctionnement des réseaux qui conduit


fréquemment à niveler par le bas les possibilités offertes et cumule les défauts de
chacun des réseaux concernés.

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 Commodité d’utilisation : l’utilisateur n’a plus à se soucier des différentes
procédures d’accès particulières à chaque réseau qui sont source de fausses
manœuvres.

 Relations commerciales simplifiées : l’utilisateur n’a plus, en ce qui concerne la


facturation et la maintenance, des interlocuteurs différents.

En effet si le RNIS se veut un réseau universel, et si en réalité il n’intègre pas tous les
services, il supporte un grand nombre.

Par ailleurs, un abonné RNIS peut non seulement communiquer avec un autre abonné RNIS,
mais aussi avec tout abonné sur le RTC.

Le RNIS repose sur des concepts qui lui permettent des améliorations importantes au cours du
temps. Ainsi il pourra intégrer de plus en plus de services.

Et grâce à une seule prise de raccordement on a :

- Un seul accès
- Un seul câblage
- Une seule facture
- Un seul numéro d’annuaire

Pour réaliser cette offre, une structure du réseau est mise en place. Elle est basée sur :

R - Des commutateurs temporels


- Des artères de transmission numériques
- Des URA pour abonnés RNIS
- Des lignes d’abonnés numériques
- Des installations d’abonnés numériques
- Une signalisation en mode message
N - Un réseau synchronisé

I - Des services supports


- Des téléservices
- Des compléments de services
S - Des applications

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4. LES ACCES RNIS & LA LIGNE NUMERIQUE D’ABONNE (LNA)

4.1 Les accès RNIS

Le terme accès remplace celui de ligne d’abonné. Le terme accès évoque plus un système de
raccordement multiservice et multiterminal.

Il existe deux types d’accès RNIS :

4.1.1 Accès de base

L’accès de base est supporté par la traditionnelle paire bifilaire et est structurée en 2 canaux B
à 64 kbits/s pour le transport de la parole et des données et un canal D à 16 kbits/s pour la
signalisation et le transport de données en mode paquet.

AC CE S DE BA SE
T é lé p h o n e n u m é riq u e

T é lé p h o n e a n a lo g riq u e

AT S U V

TNR TL TC
2 fils
C a rte d ’ ab o n n é C o m m u ta tio n

On dit que la configuration est de type point multipoint puisque le réseau voit et peut
dialoguer avec plusieurs points ou terminaux.

Le RNIS définit entre le terminal d’usager et le réseau un certain nombre d’interfaces ou


points de référence physique : R, S, T, U, et V (accès de base ou accès primaire).

* Les débits réels aux interfaces S, T, U, et V :

Débit réel aux interfaces


Appellation Débit utile S ou T U V

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Débit de base 144 Kbits/s 192 Kbits/s 160 Kbits/s 256Kbits/s
(2 * 64 + 16)

Remarques sur les débits d’accès de base :

 Le débit réel à l’interface U des systèmes 4 fils et 2 fils à annulation d’écho (AE) est
de 160 kbits/s et permet d’assurer le débit utile de 144 kbits/s.
Les 16 kbits/s supplémentaires servent à la synchronisation, à la gestion et à la
surveillance de la ligne d’abonné.

 débits réels aux interfaces S, T (192 kbits/s) ou V (256 kbits/s) sont, de même,
différents des débits utiles. Ils incluent, en effet, des besoins supplémentaires liés à :

- La surveillance de la liaison,
- La synchronisation des informations,
- La gestion de l’ITA (interfaces S, T).

4.1.2 Accès primaire

L’accès primaire est supporté par un MIC (recommandation G703) structuré en 32 IT dont 30
canaux B à 64 kbits/s pour le transport de la parole et des données et un canal D à 64 kbits/s
pour transmettre la signalisation et les données en mode paquet X25 (accès direct au réseau
X25).
Le débit total est de 2048 kbits/s.

ACCES PRIMAIRE
Bus S2

T2

Z TNR TL TC
PABX
U
Z
RNIS
I
Liaison 2 Mbits/s
R

On dit que la configuration est de type point à point puisque le réseau ne voit et ne dialogue
qu’avec la TNA qui gère directement les terminaux et les masque du réseau.

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Terminologie :

TNR Terminaison Numérique de Réseau, interface de ligne


côté installation d’abonné

TNA Terminaison Numérique d’Abonné, interface privée d’abonné


intégrant généralement une fonction commutation (PABX RNIS)

TL Terminaison de Ligne, interface de ligne côté réseau

AT Adaptateur de Terminal, permet de raccorder les anciens terminaux


sur la nouvelle prise S

TC Terminal de Commutation, interface avec le réseau de commutation

TE TErminal d’abonné, TE1 s’il est directement sur la prise S et TE2


ou TE3 s’il est connecté via un adaptateur

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LE RACCORDEMENT DES ABONNES
RNIS

1 ABONNE
2 TYPES DE RACCORDEMENT

ACCES DE BASE ACCES PRIMAIRE

2B + D 30B + D

144 Kbits 1984 Kbits/s

2B = 2 x 64 Kbits/s 30B = 30 x 64 Kbits/s

POUR PAROLE ET DONNEES POUR PAROLE ET DONNEES

D 16 Kbits/s pour D 64 Kbits/s pour

LA SIGNALISATION ET LA SIGNALISATION ET
DONNEES DONNEES

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La TNR n’est qu’une interface physique et ne dispose d’aucune « intelligence » ou fonctions
de dialogue évoluées avec le réseau à la différence de la TNA qui peut interpréter les
messages du réseau et distribuer les appels dans l’installation d’abonné.

Les interfaces les plus importantes sont S et U qui font l’objet d’une normalisation très précise
des organes CCITT et ETSI.

L’interface V n’a qu’un intérêt théorique puisqu’elle est intégrée dans le central de
rattachement (CSN dans le cas de ALCATEL 1000 E10) et ne fait pas l’objet d’une norme.
On retrouve la même situation du côté abonné, accès primaire : TNR et TNA étant intégrées
dans le même matériel, le constructeur est libre de fabriquer son interface T comme il le
désire.
L’interface R dépend du type de terminal et peut donc recouvrir un grand nombre de
spécifications.

* Débits réels aux différentes interfaces :

Débit réel aux interfaces

Appellation Débit utile S ou T U V

Débit primaire 1984 kbits/s (30 2048 kbits/s 2048 kbits/s 2048 kbits/s
(D.P.) * 64+ 64)

4.1.3 Les groupements d’accès

 Accès de base

Lorsqu’un abonné possède un PABX (Private Automatic Branch eXchange =


autocommutateur privé) de petite et moyenne capacité, conçu pour être rattaché au monde
RNIS, le rattachement peut être effectué au moyen de plusieurs accès de base groupés :

- de 2 à 6 accès de base suivant les besoins en trafic de l’utilisateur,


- exceptionnellement jusqu’à 8 en cas d’extension.

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GROUPEMENT D’ACCES DE BASE
Bus S0

T0

Z TNR TL TC
PABX
T0 U
Z
RNIS TNR TL TC
I U
R
T0

S0 Bus RNIS (interface à 192 kbits/s,2 canaux B + 1 canal D)

Z Interface entre PABX et terminal analogique. L’adaptation au monde


RNIS est réalisée par une carte spécifique dans le PABX.

I Interface entre PABX et poste constructeur. L’adaptation au monde RNIS


est réalisée par une carte dans le PABX.

R Interface entre le PABX et le terminal TE2. L’adaptation au monde RNIS


est réalisée également par une carte spécifique dans le PABX.

TC Carte TADP

TNL Terminal Numérique de Ligne

S2 Bus RNIS point à point (interface à 2 Mbits/s, 30 canaux B + 1 canal D)

Un PABX de grosse capacité est raccordé au réseau par un ou plusieurs accès primaires
suivant le trafic écoulé.
En ligne, l’accès primaire est supporté par une artère à 2 Mbits/s équipée de 2 TNL
(adaptation au support,…), l’une située dans le local du CN, l’autre, distant, chez l’abonné.

L’interface T2 se situe entre le TNL distante et le PABX.

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Comme sur l’artère à 2 Mbits/s, le débit réel à T2 est de 2,048 Mbits/s et le débit utile, de
1984 kbits/s (30 canaux B + 1 canal D).

Avec l’accès de base et l’accès primaire, le RNIS répond à tous les besoins, en terme de trafic,
des utilisateurs potentiels et ce grâce à :

- La possibilité de grouper les accès de base,


- L’aspect modulaire de l’accès primaire,
- La possibilité de grouper les accès primaires.

GROUPEMENT ACCES PRIMAIRE & ACCES DE BASE


Bus S 0

T2
U V
Bus S2 TNL TNL TNC
PABX
Z Artère à
RNIS
I T0 2Mb/s

R TNR TL TC

U V
144Kbits/s

4.2 La Ligne Numérique d’Abonné (LNA)

La paire en cuivre est la plus communément utilisée pour le débit de base et le débit primaire.

D’une manière générale, les techniques de transmissions sont :

Débit Techniques de Génération Emploi et intérêt


transmission

Primaire 4 Fils TNL G3 Unique à court et


Long terme

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Base 4 Fils 1G -2G Meilleure portée
grâce à son répéteur

Base 2 Fils à alternat 1G Largeur de bande


élevée et très utilisé
pour les lignes
courtes

Base 2 Fils annulation 2 G -3 G Solution


d’écho performante et
portée plus
importante en 3G

4.2.1 Techniques de transmission sur la LNA accès de bases (2B+D)

Le débit binaire net de l’interface correspond à 144Kbits/s, soit deux canaux B à 64Kbits/s et
un canal D à 16 Kbits/s. L’information utile et l’information de signalisation sont transmises
en multiplexage temporel. Au débit net, s’ajoute un débit nécessaire pour la synchronisation
et la maintenance. Le débit brut a été fixé à 160 Kbits/s.
La transmission sur l’interface U n’a pas été normalisée de manière unique sur le plan
international. Les recommandations G.760 et G.761 définissent l’interface logique et fixent
les valeurs des paramètres globaux. Elles laissent par contre le choix entre plusieurs options
pour sa réalisation.

Divers techniques de transmission sont envisageables pour l’interface U. Toute fois seule la
solution américaine qui est largement utilisé (2 fils à annulation d’échos 3G).

a) Transmission à quatre fils :

Une paire distincte est utilisée pour chaque sens de transmission, ce qui signifie une
séparation des directions au niveau physique. Ce serait en effet la technique la plus simple,
mais celle-ci ne saurait apporter une solution globale dans le réseau local existant car les
tracés de câbles menant à l’usager sont constitués de deux fils.

Transmission à 4 fils

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b) Transmission à 2 fils avec multiplex fréquentiel :

Une bande de fréquence distincte est utilisée pour chaque sens de transmissions. Cette
technique est actuellement utilisée au MODEM. La transmission des 160 Kbits/s nécessite
une plage de fréquence supérieure à 320 Khz. Cette technique se relève être peu propice en
raison de la fréquence élevée des signaux utilisés parce que le rayon d’action est fortement
limité par l’affaiblissement de la ligne de transmission qui augmente.

Transmission avec multiplex fréquentiel

c) Transmission à 2 fils avec multiplex temporel (à alternat)

Cette méthode est également nommée technique de transmission à l’alternat ou « ping pong »
le terme ping pong reflète précisément le caractère particulier de cette technique. Les deux
signaux sont comme indique à la figure ci-dessous, transférés alternativement dans les deux
directions.
Le grand avantage de méthode réside dans sa structure simple et essentiellement numérique
de l’équipement qui peut être aisément intégré. En raison de l’importance de la largeur de
bande utilisée, cette technique n’est utilisé que pour les lignes courtes.

T = 2Tp + Tr + Te + Tack

ESMT : Cours de RNIS Page 26


Où :
T : Temps de transmission d’une trame
Tp : Temps de propagation
Te : temps transmission des données (données info + entête)
Tr : Temps de réaction du récepteur
Tack : Temps d’acquittement de réception (données ACK)

d) Transmission à deux fils avec annulation d’échos (solution américaine)

Selon cette technique les signaux sont transmis simultanément dans les deux sens dans la
même bande de fréquences. Il n’est possible de reconnaître les directions, ni dans le domaine
fréquentiel, ni dans le domaine temporel. Le hybride H sépare les signaux d’émissions et de
réception.

Au niveau des deux Hybrides et aux points de réflexion (changement d’impédance de la


ligne) situés sur la ligne de transmission se produisent des réflexions qui sont reçu par le
récepteur comme si elles avaient été émises de cotés. Ces réflexions sont supprimées par un
annuleur d’échos.

Transmission à 2 fils avec annulation d’échos.

4.2.2 Mode de transmission :

Indépendamment du choix d’une technique de transmission, il faut trouver un mode adéquat


de transmission. Les critères sont les suivantes.

 Le spectre du signal sur le ligne doit tenir compte des contraintes imposées par le
canal.

 Le contenu en horloge doit être le plus élevé possible pour permettre une récupération
aisé du signal d’horloge.

 La réalisation doit être possible avec un nombre minimal de circuits intégrés. Si


possible intégration de toutes les fonctions sur seul circuit.

 Les erreurs de transmissions ne doivent pas être multipliées ou dispersées.

 La sensibilité aux perturbations doit être les plus faible possible.

L’UIT a laissé le choix entre les modes : Biphasé, AMI, 2B1Q, etc… C’est le mode
quaternaire 2B1Q qui va s’imposer comme standards.

ESMT : Cours de RNIS Page 27


4.3 Le MUX 12

12 Accès de base 12 Accès de base

Conduits à 2 Mbits/s

MUX 12 MUX 12 Vers


LOCAL DISTANT TNR

Local CSN LIGNE Local Telecom LNA

4.4 Les performances

Technique de Support Génération Portée Répéteur


transmission Régénérateur

4/10 6/10 8/10

Alternat 2 Fils 1G 2 km 3 km 3 km Non

4 Fils 4 Fils 1G 3,9km 6,5km 8,9km Oui

4 Fils 4 Fils 2G 3,9km 6,5km 8,9km Oui

ESMT : Cours de RNIS Page 28


Annulation 2 Fils 2G 3,9km 6,5km 8,9km Non
d’écho

Annulation 2 Fils 3G 4,3km 7,2km 10km Oui


d’écho

ESMT : Cours de RNIS Page 29


5. La Terminaison Numérique de Réseau (TNR)

5.1 Présentation TNR avec un BAL:

Le rôle principal de la TNR est l’adaptation électrique du signal de ligne au bus. Elle est
composée de deux parties principales : l’adaptation à l’interface T et l’adaptation à l’interface
U.

TNR

T U
T U

A (4 0 v )

BAL
E (22 0 v)

Un boîtier d’alimentation Local (BAL),branché sur le secteur, assure l’alimentation des


terminaux via le bus.

A partir de la deuxième génération, le BAL est physiquement indépendant de la TNR.

5.2 Les différentes fonctions

* Côté interface U (Réseau) :


- Terminaison de la ligne avec adaptation d’impédance
- Alimentation du sous ensemble de fonctions de terminal ligne à
l’interface U par convertisseurs téléalimentés par le réseau.
- Récupération de l’horloge pour l’installation, traitement des signaux en
provenance de l’interface U.
- Séparation galvanique Réseau/ITA
- Changement de structure de trame.
- Transcodage et gestion des signaux en provenance de l’interface U.
- Surveillance de la qualité de transmission.

* Côté interface T (Usager) :


- Alimentation du bus S ou T par convertisseur lui-même alimenté par le
secteur et éventuellement secouru par batterie.

ESMT : Cours de RNIS Page 30


- Gestion du passage en service minimum de l’ITA en cas de coupure de
secteur.
- Transcodage et gestion des signaux en provenance de l’interface T.
- Terminaison du bus avec adaptation d’impédance réglable.

ESMT : Cours de RNIS Page 31


6. L’INSTALLATION TERMINAL D’ABONNE (ITA)

6.1 Le concept de l’Installation Terminale d’Abonné

L’installation terminale d’abonné se situe au delà de l’interface T. L’ITA peut être constituée
d’une Terminaison Numérique d’Abonné (TNA) optionnelle et d’un ou de plusieurs bus S
d’abonné.

Le bus S0 est un support métallique (câble 4 paires) de longueur maximum de 800 m où


peuvent être raccordés de 1 à 5 terminaux par l’intermédiaire de 1 à 10 prises normalisées
(prise S).

L’interface S possède les mêmes caractéristiques que l’interface T. En l’absence de TNA, les
interfaces S et T sont confondues.

Il existe 3 types d’ITA à accès de base :

- Installation à bus passif

- Installation régie à bus unique

- Installation régie à étoile de bus

6.2 Installation à bus passif

C’est l’installation la plus simple.

Raccordement au réseau par un accès de base (2B + D), elle est constituée d’un bus à
interface S0, système de câblage sur lequel peuvent directement se raccorder en parallèle :
- A l’aide d’adaptateurs, des terminaux présentant d’autres interfaces
normalisées (R, Z).

- Des terminaux RNIS à interface S0.

ESMT : Cours de RNIS Page 32


Accés de PO P1 Pn
base
TNR

Bus interfaces So

RESEAU PUBLIC INSTALLATION TERMINALE D’ABONNE

6.3 Installation régie à bus unique

Cette installation est également raccordée au répartiteur par un accès de base (2B + D).
Elle permet la communication interne entre terminaux de l’ITA.
Elle comprend une TNA ou régie à bus unique ou micro commutateur et une seule interface
S0.

ESMT : Cours de RNIS Page 33


Accés de TNA Bus interfaces So
base
TNR
PO

RESEAU PUBLIC INSTALLATION TERMINALE D’ABONNE

6.4 Installation à étoile de bus

Le raccordement au réseau peut s’effectuer par groupement d’accès de base (2B + D) ou par
accès primaire.

Elle peut présenter les bus à l’interface S du RNIS ainsi que tout autre type d’interface
téléphonique ou informatique.

ESMT : Cours de RNIS Page 34


COMMUTATEUR FAX
TELEPH. MICRO-ORD
n BUS INTERFACE
S0
S0 et S2
PO TELEPH. MICRO-ORD
DEBITS UTILES
TNR S0

T0 T ORDINATEUR
S0 = 144 Kbit/s

S2 = 1984 Kbit/s
S2
GROUPEMENT
ACCES DE BASE

OU N Z

T2 ACCES
AUTRES
PRIMAIRE (S)

TNL
A R
INTERFACES

RESEAU PUBLIC INSTALLATION TERMINALE D’ABONNE

R Interface entre PABX et TE1

I Interface entre PABX et poste constructeur. L’adaptation au monde RNIS


est réalisée par une carte spécifique dans le PABX.

Z Interface entre PABX et le poste constructeur. L’adaptation au monde


RNIS est également réalisée par une carte spécifique dans le PABX.

ESMT : Cours de RNIS Page 35


7. Les différentes configurations de bus normalisées

Les différentes configurations dépendent de la nature du câble installé. Les configurations de


référence ci-dessus, sont établies pour un câble à paires symétriques de diamètre 6/10 mm,
répondant aux spécifications L121, L122 ou L123 du CNET, ou d’un câble présentant des
caractéristiques équivalentes.

On distingue 4 types de bus :

7.1 Bus court

Le bus court ne supportant que deux conversations simultanées, il convient de ne pas installer
trop de terminaux sur un même bus.

PO
ou P1 Pn
TNR MR

TE TE n

Jusqu’à 13Om

Equipement 10 prises
5 terminaux

ESMT : Cours de RNIS Page 36


7.2 Bus câblé en Y

L1 < 90 m

n1 prises
TE

TNR P0
ou
MR
n2 prises
TE

L2 < 90 m
Equipement 10 prises (n1 + n2)
5 terminaux
Note : avec L1 + L2 < 130m

ESMT : Cours de RNIS Page 37


7.3 Bus étendu

TNR P0 P1 P4
ou
MR

TE1 TE4

Jusqu’à 500 m
Equipement 4 prises
Maximal 4 terminaux

MR = Module de raccordement

ESMT : Cours de RNIS Page 38


7.4 Bus point à point

TNR P0 P1
ou
MR

TE1

Jusqu’à 800 m
Equipement 1 prise
Maximal 1 terminal

MR = Module de raccordement

ESMT : Cours de RNIS Page 39


PARTAGESDESRESPONSABILITES
Domaine privé Domaine public

Bus S
TNA TNR RR TL TC
S S T U U V

TA TE1

Rou Z
TE2
ou
TE3
InstallationTerminale d’abonné Ligne Numérique d’abonné

Responssabilité OpérateursTelecomouIP Responssabilité OpérateursTelecom

ESMT : Cours de RNIS Page 40


8. LES DIFFERENTS SERVICES
8.1 Rappels sur le modèle OSI
Le terme de service en RNIS à un sens bien précis lié à la modélisation OSI sur laquelle
s’applique l’architecture RNIS.
Le modèle OSI (Open System Interconnexion) ou Interconnexion des Systèmes Ouverts est
défini par ISO (International Standard Organisation) ou Organisme International de
Normalisation. L’ISO est membre de l’UIT.
Le modèle OSI définit une structure universelle de communication en 7 couches applicables à
chaque terminal ou nœud de réseau. Chaque couche a une fonction bien définie et doit fournir
à la couche supérieure un ensemble de services. Au- dessus de la couche 7 se trouve
l’application utilisateur.

MODELE OSI

Programme Programme
Utilisateur Utilisateur

Les différents protocoles


Application Application

Présentation Présentation

Session Session

Transport Transport

Réseau Réseau

Liaison Liaison

Physique Physique

Support physique

8.1.1 Les couches basses

Elles contiennent les fonctions nécessaires pour assurer un transfert fiable des informations à
travers un réseau des télécommunications.

ESMT : Cours de RNIS Page 41


* Couche 1 (physique) : Traite du support physique de l’information, du code binaire
employé, des interfaces mécaniques et électriques.

* Couche 2 (liaison) : Définit une première organisation des données en trames (RNIS) à
partir du flux binaire brut de la couche 1 et en assure un transfert fiable (contrôle de flux,
détection d’erreurs).

* Couche 3 (réseau) : Gère l’établissement et la rupture des communications ainsi que


l’acheminement des informations d’usagers à travers le réseau.

8.1.2 Les couches hautes

Elles se rapportent à des fonctions plus spécifiques des applications usagers et sont traitées
uniquement par les équipements d’extrémité (terminaux ou serveurs).

* Couche 4 (transport) : Assure le contrôle de bout en bout du transfert d’informations à


travers le réseau.

* Couche 5 (session) : Définit l’organisation des échanges et la structuration du dialogue


entre applications.

* Couche 6 (présentation) : Définit la syntaxe des informations échangées (alphabet,


présentation d’informations graphiques sur un écran,…).

* Couche 7 (application) : Contient les mécanismes communs pouvant être mis en œuvre
pour différents services (programmes, bases de données,…).

Chaque couche dialogue avec son homologue au moyen d’un protocole (ou règles de
dialogue). La communication entre couches adjacentes se fait à l’aide de primitives.

Chaque couche reçoit de l’information de la couche supérieure et l’encapsule, c’est à dire lui
ajuste des champs d’information propres à sa couche et qui ne pourront être interprétés que
par la couche homologue.

NOTA : Dans le cas de la signalisation sémaphore N°7, les couches basses sont séparées et
constituent respectivement les niveaux 1 à 3. Les couches hautes sont regroupées et
constituent le niveau 4. Les niveaux 1 à 3 constituent le Sous Système de Transport de
Message (SSTM) tandis que le niveau 4 constitue le Sous Système Utilisateur…(SSU..).

8.2 Les services du RNIS

Les services proposés par le RNIS sont définis par le CCITT en trois catégories essentielles:

* Les services supports,

* Les téléservices,

* Les compléments de service

ESMT : Cours de RNIS Page 42


8.2.1 Les services supports

Un service support fournit un moyen de transport de l’information (parole, données, vidéo) à


travers le réseau.
La définition d’un service support couvre les 3 couches basses du modèle OSI.

A chaque demande d’établissement d’appel, le terminal indique au réseau le service support


dont il a besoin et qui est fonction de la nature de l’appel. Le réseau n’a pas à engager les
mêmes ressources pour transporter de la voix ou de la vidéo.

Un service support est un service de télécommunication qui assure la transmission des


signaux entre les interfaces utilisateur – réseau. Il permet d’acheminer l’appel et d’appliquer
une tarification spécifique au service sollicité.
Les interfaces constituent donc les capacités de transmission établies par le réseau pour
supporter les flux d’information s entre les abonnés.

Le choix du service support n’est pas directement fait par l’utilisateur. Il est déterminé
automatiquement par la nature de l’application et des terminaux en relation.

Les services supports les plus courants sont les suivants :

 Le CCBNT parole (Commutation de Circuit sur Canal B N on transparent)


 Le CCBNT audio 3,1 kHz
 Le CCBT (Commutation de Circuit sur Canal B Transparent)
 Le CVB (Circuit Virtuel sur canal B)
 Le CVD (Circuit Virtuel sur canal D).

a) Le service téléphonique (parole)

Le service support téléphonique est utilisé par les terminaux qui travaillent dans la bande
téléphonique 300 – 3400 Hz. C'est le service le moins exigeant. Il autorise toutes les
conversions Ana. / Num., les compressions et les annulations d'échos. Le réseau appliquera la
même tarification que le Réseau Téléphonique Commuté (RTC).

C'est le service Commutation de Circuit dans le canal B Non Transparent parole (CCBNT).

b) Le service CCBNT audio 3,1kHz

Il est adapté au transfert de données par modem. Il autorise les conversions Ana. / Num. mais
interdit certaines opérations trop discordantes comme la compression.

c) Le service numérique (CCBT)

Le service support numérique est utilisé par les terminaux informatiques (voix, données, texte
et image). Il garantie l’intégralité de la séquence numérique de bout en bout. Aucune
conversion Ana. / Num. n'est effectuée dans le réseau.

Le réseau appliquera une taxation appropriée à ce service.

ESMT : Cours de RNIS Page 43


d) Le service Circuit Virtuel sur Canal B (CVB)

C'est le service paquet sur canal B. Le canal B est commuté à point d'accès paquet (réseau
X.25) et sert de support aux procédures d'établissement de circuit virtuel.

e) Le service Circuit Virtuel sur Canal D (CVD)

Le réseau RNIS offre la possibilité d’avoir un ou plusieurs accès directs au réseau X.25 par le
canal D. Les trames paquets multiplexées dans le canal D sont dirigées vers un point d'accès
paquet. Ce support s’appelle le service des Liaisons Logiques Permanentes (LLP), conforme à
la recommandation Q921 du CCITT.

Les frais d’accès au réseau X.25 sont forfaitaires :

* Abonnement mensuel par LLP,

* Prix au volume échangé pour les appels émis et reçus,

 La tarification pour le transport de données sur le réseau X.25 est identique à


celle des autres modes d’accès.

L E S SE R V IC E S SU P P O R T S
R N IS
CCBNT
CAA CAA R T C

C C B T ou C C BN T

TN R TNR

TE TE

CCNT: c o m m u ta tio n d e c re d it n o n
tra n sp a re n t d a n s le c a n a l B LLP
R E S E A U X .2 5
CCBT: c o m m u ta tio n d e c ré d it
tra n sp a re n t d a n s le c a n a l B
LLP: lia is o n lo g iq u e p e rm a n e n te

ESMT : Cours de RNIS Page 44


Les services supports et téléservices peuvent être caractérisés au moyen d'une liste d'attributs.

Attributs des services supports :

Attributs Valeurs possibles des attributs

Transfert
d'information
1. Mode de Circuits Paquets
transfert
2. Débit de 64 kbit/s Autres valeurs non encore définies
transfert
2. Capacité de Numérique sans Audio Audio Audio 15 Parole Vidéo
transfert restriction 3,1kHz 7kHz kHz … …
4. Structure Intégrité à 8kHz Intégrité de l'unité de Non structuré
données de service
5. Etablissement A la demande Réservé Permanent
de la
communication
6. Configuration Point à point Multipoint Diffusion
de
communication
7. Symétrie Unidirectionnel Bidirectionnel Bidirectionnel
symétrique asymétrique

Attributs d'accès
8. Canal et débit D (16kbit/s) D (64kbit/s) B (64kit/s) Autres
d'accès valeurs
9.1 Protocole Rec. I430/I431 Rec. I462 Rec. I463 Rec. I465
niveau 1
9.2 Protocole Rec. I440/I441 Rec. I462 Rec. X25 Autres
niveau 2 Valeurs
9.3 Protocole Rec. I450/I451 Rec. I462 Rec. X25 Autres
niveau 3 valeurs

8.2.2 Les téléservices

Un téléservice définit un type de terminal. Sa définition couvre les 7 couches du modèle OSI.

L’information téléservice, présente dans le message d’établissement d’appel, n’est pas utilisée
par le réseau (c’est à dire n’est pas analysée par les commutateurs). Elle est véhiculée de bout
en bout jusqu’au terminal demandé et sert à garantir la compatibilité entre terminaux (inutile
qu’un fax essaie de communiquer avec un visiophone).
Donc les téléservices sont des services qui englobent tous les aspects de la communication
entre utilisateurs, y compris les fonctions d’équipement terminal.
Les téléservices sont définis par le CCITT et on peut en citer pour exemple :

- Le téléphone

ESMT : Cours de RNIS Page 45


- Le télétex ou courrier électronique
- Le télex
- La télécopie G3
- La télécopie G4
- L’audiovidéotex
- Le système de traitement de message
- Le vidéotex (minitel en France)
- L’audiographie
- etc…

Attributs d'un téléservice :

1. Voir les attributs des services supports (couches basses)


2. Type d'information d'usager : parole, texte, facsimilé, vidéotexte, vidéo, ect…
3. Protocole de couche 4 : X224, T70…
4. Protocole de couche 5 : X225, T62…
5. Protocole de couche 6 : T73, T61…
6. Protocole de couche 7 : T60, T5…
7. Mode graphique : alphamosaïque, graphique, …

ESMT : Cours de RNIS Page 46


 LES DIFFERENTS TELESERVICES :

SERVICE SUPPORT :

SERVICE TELEPHONIQUE

TELESERVICES TAXATION

TELEPHONIE 300-3400 HZ

TELETEX MODE CARACTERE MODE TELEPHONE

TELECOPIE G3

VIDEOTEX

ETC…

ESMT : Cours de RNIS Page 47


SERVICE SUPPORT :

SERVICE NUMERIQUE

TELESERVICES TAXATION

TELECOPIE G4

VIDEOTEX (QUALITE VIDEO)

AUDIOGRAHIE
MODE NUMERIQUE
TELETEX (MODE MIXTE)

AUDIOVIDETEX

ETC…

ESMT : Cours de RNIS Page 48


8.2.3 Les compléments de services

Comme leur nom l’indique, ils viennent compléter les facilités des abonnés analogiques.

Les complément de services représentent l’un des apports les plus importants du RNIS. L’idée
de base, qui a présidé à leur normalisation a été d’étendre au réseau public les services et
facilités qui étaient jusque là offerts uniquement sur les postes de PABX les plus évolués. Le
but était ainsi d’offrir aux usagers du téléphone public la souplesse d’exploitation des postes
des PABX modernes.

COMPLEMENTS DE SERVICES DESCRIPTION

IDETIFICATION D’APPEL Réception du numéro demandeur

NON IDENTIFICATION D’APPEL : Emission ou non émission de son propre


numéro lors d’un appel départ
- soit appel par appel

- soit en permanent

SOUS ADRESSE Extension du N° pour pouvoir sélectionner un


terminal de l’installation
(Communication RNISR RNIS)

PRESENTATION D’APPEL Présentation systématique de l’appel sur


l’ITA indépendamment de l’état des
terminaux

PORTABILITE Possibilité de suspendre une communication


en cours (pdt 90 sec) pour la reprendre :

- soit sur le même terminal non déplacé

- soit sur le même terminal déplacé sur la


même installation

- soit sur un autre terminal de


l’installation

ESMT : Cours de RNIS Page 49


INDICATION DU COUT Visualisation du nombre d’UT utilisées
pendant la communication.

INDICATION DU COUT (SUITE) Activation du service appel par appel

COUT TOTAL Visualisation du nombre d’UT à la fin de la


communication

DOUBLE APPELS Possibilité de mettre en garde une


communication en cours :

- soit pour appeler un autre correspondant

- soit pour prendre un appel présenté

SELECTION DIRECTE A L’ARRIVEE Possibilité de joindre directement un poste de


l’installation

TRANSFERT D’APPEL NATIONAL Possibilité de renvoyer tous les appels vers


une autre installation

RENVOI DU TERMINAL Réacheminement des appels à destination


(ou renvoi inconditionnelle) d’un terminal d’une autre installation :

- soit sur un autre poste de la même


installation

- soit sur une autre installation

et ceci sur occupation ou sur non réponse

MINIMESSAGE Possibilité d’envoyer un message sans


commuter les canaux B

(Communication RNIS RNIS )

SPECIALISATION DES CANAUX Facilité qui permet de programmer les canaux


B soit en départ, soit en arrivée

ESMT : Cours de RNIS Page 50


SERVICE RESTREINT Restriction des communications départ :

- en locale

- en nationale

- en internationale

ou combinaison en fonction des directions

TRANSFERT Possibilité de transférer une communication


sur un autre terminal de l’installation

Utilisation derrière une TNA

CONFERENCE Après un double appel, possibilité de mettre


trois correspondants en relation

Utilisation derrière une TNA

IDENTIFICATION D’APPELS Destinée à faire identifier le numéro du


MALVEILLANTS demandeur lorsque l’appel est malveillant

Possibilité technique utilisable par les services


judiciaires

FACTURATION DETAILLEE Service qui permet de connaître le montant


des communications réparties par service
support

ESMT : Cours de RNIS Page 51


Exemple : La sélection des appels

En raison de la grande diversité des terminaux existants sur le même bus, il convient de
pouvoir sélectionner, sur ce bus, un terminal désiré, soit parmi les terminaux de même type,
soit entre des terminaux de nature différente.

C’est à dire que les appels arrivant sur le bus, s’adressant aux terminaux désirés, soient bien
pris en compte par ceux-ci.

Le RNIS possède, au travers des protocoles de signalisation, des paramètres permettant


l’utilisation, à des degrés divers, des fonctions relatives à l’adressage, tels que :

- Le service support

- Le téléservice

- La Sélection Directe à l’Arrivée (SDA)

- La sous adresse.

TG III

Téléphone RNIS 2

U A/S

TNR

TG IV

PC

Téléphone RNIS 1

a) Traitement d’un appel téléphonique

Grâce au service support CCBNT, seuls les 2 terminaux téléphoniques et le télécopieur


groupe III se sentent concernés pour traiter l’appel. Le micro- ordinateur et le télécopieur
groupe IV ne réagissent pas.

ESMT : Cours de RNIS Page 52


L’analyse du téléservice TELEPHONE déclenche la sonnerie des 2 terminaux téléphoniques.

Afin de joindre un TTN (Terminal Téléphonique Numérique) bien particulier, il convient de


programmer une sous adresse sur chacun des terminaux téléphoniques. La sous adresse ne
peut être générée que par un abonné demandeur RNIS.

Dans le cas d’un appel en provenance du RTC, la sous adresse ne pouvant pas être générée,
les 2 TTN sonneront. Afin de déclencher l’un des terminaux, il faudra utiliser la Sélection
Directe d’Abonné (SDA). Préalablement, il conviendra de programmer leur numéro SDA
dans ces terminaux.

b) Traitement d’un appel utilisant le service numérique (télécopieur G IV)

Grâce au service support CCBT, seul le micro-ordinateur et le télécopieur G IV réagissent.


L’analyse du téléservice TELECOPIE G IV déclenche la sonnerie et la connexion du
télécopieur groupe IV.

ESMT : Cours de RNIS Page 53


9. QUELQUES APPLICATIONS DU RNIS

9.1 La visioconférence

Depuis leur avènement les équipements de visioconférence ont vu leur prix divisé par dix.
Aujourd’hui une vaste gamme de terminaux existe sur le marché. Il n’est plus nécessaire de
dédier et d’équiper spécialement une salle pour disposer de la visioconférence.

Avec la visioconférence toutes les personnes concernées peuvent être présentes aux réunions.
En effet, du cadre au technicien, sur un projet national, il était impossible de déplacer toute
une équipe sur un même lieu de réunion : la visioconférence permet de rapprocher et de faire
dialoguer tous les intervenants.
La communication est beaucoup plus riche que dans le cadre d’une audioconférence. Elle est
plus naturelle et plus conviviale. La transmission de document s’y intègre en souplesse.

9.1.1 Description d’un équipement de visioconférence

Il est composé d’un ou de deux moniteurs ou écran de réception couleur (dont un pour les
croquis ou graphiques) d’une ou plusieurs caméras orientales, de micro omnidirectionnels et
de hauts parleurs, d’un codec (équipement permettant le codage/décodage du son et des
images compressées), un annulateur d’écho qui évite l’effet Larsen et finalement d’un
système de pilotage télécommandé assisté par des menus à l’écran. Le tout se loge dans un
meuble à roulettes.

La qualité et le confort visuel dépendent du débit de transmission disponible : pour le son


(bande passante de 7 khz) et un autre canal à 64 kbit/s pour l’image : c’est le principe retenu
par la norme H261. Pour un meilleur confort visuel, un débit supérieur est requis et par
conséquent d’autres accès de base sont nécessaires.
Pour assurer la synchronisation de tous les canaux B utilisés on utilisera un
multiplexeur/assembleur de canaux B.

Des constructeurs ont aussi proposés des systèmes de codage propriétaire qui permettent de
mixer, sur deux canaux B, l’image et le son, ce qui permet d’augmenter la bande passante
réservée à l’image au détriment du son (c’est la norme G721). La qualité du son est
téléphonique.

Généralement, les deux types de codage sont intégrés dans le même système.

9.1.2 Visioconférence Multipoint

Il est parfois nécessaire de mettre en relation plus de deux équipements de visioconférence.


Pour cela il est indispensable d’utiliser une régie (ou pont) destinée à gérer les
communications entre les différents sites : elle est le noeud par lequel transitent toutes les
communications. Cette régie doit, bien entendu, être compatible avec tous les codecs utilisés
lors d’une même visioconférence. Elle permet à tous les sites connectés de recevoir l’image et
le son du local ou du studio sélectionné par le maître de conférence. Un mode automatique de
commutation à la voix peut aussi être utilisé.

ESMT : Cours de RNIS Page 54


9.1.3 Applications

La visioconférence est tout particulièrement adaptée à des réunions à forte interactivité :


nécessité d’échange de point de vues avec croquis à l’appui, démonstration de nouveaux
produits, coordination/avancement de projets, aide à la décision/stratégie,
formation/assistance, conseil, négociation dans un environnement national ou international.

9.2 Les multimédias

Une application multimédia se caractérise par le traitement simultané de plusieurs types


d’information : image fixe ou animée, son, documents numérisés, données informatiques, etc.
Les premiers véritables systèmes multimédias, sont le résultat de l’évolution conjuguée des
composants, des algorithmes de compression, des capacités de stockage et des interfaces
homme/machine.

La plupart des applications multimédias sont destinées à la communication entre personnes ou


à la diffusion d’informations à partir de serveurs. Manipulant des éléments numérisés de
volume important. Avec un débit de 64 ou 128 kbit/s sur un accès de base, le RNIS permet de
transmettre partout, dans un délai bref et à un coût faible, des images couleurs fixes ou
animées de bonne qualité, des documents numérisés de haute définition et du son haute
fidélité.

9.2.2 Applications et Perspectives

Les serveurs d’informations multimédias, accessibles directement par les postes de travail
banalisés ou au moyen de bornes spécialisées téléchargeables, permettant la consultation
d’images, fixes associées à des commentaires sonores et textuels. Les utilisations en sont
nombreuses, depuis la banque d’images professionnelle jusqu’aux catalogues d’aide à la vente
pour la grande distribution.

Des applications de type multidiffusion ont également été élaborées : par exemple le
téléchargement de bornes multimédias.

Des applications spécialisées ont également été développées sur micro-ordinateurs pour le
recrutement (gestion de curriculum vitae avec document, photos et voix) la formation
professionnelle.

Le marché de telles applications devrait connaître une expansion rapide, déjà engagée par le
rapprochement de grands constructeurs électroniques et informatiques pour aboutir à la
standardisation indispensable. De plus, l’apparition de visiophone et le développement de
nombreux équipements auront pour conséquence la baisse des coûts et par voie de
conséquence un effet d’entraînement sur le développement d’applications multimédias
image/son.

ESMT : Cours de RNIS Page 55


9.3. Le lever de doute par l’image

La télésurveillance traditionnelle utilise la remontée d’alarme via le réseau téléphonique, des


liaisons spécialisées ou Transveil, vers un centre de télésurveillance ; la bande passante
disponible permet de véhiculer les informations d’alarme complétées parfois par l’écoute du
site surveillé. Le RNIS ajoute l’image à la surveillance actuellement pratiquée. Le centre de
télésurveillance peut maintenant voir le site protégé et peut efficacement identifier la cause de
l’alarme (lever de doute).

Les atouts de RNIS sont de pouvoir véhiculer des images de bonne définition en un temps
raisonnable grâce à son débit de 64 kbit/s, de même que l’identification d’appels permet
d’identifier instantanément le site en difficulté. La couverture nationale de RNIS permet à
toutes les entreprises de s’abonner à ce type d’application.

9.3.1. Caractéristiques

Les images sont généralement transmises via le RNIS en noir et blanc ce qui permet de
transmettre des images de meilleures définition. La vitesse de rafraîchissement est de l’ordre
de 1 à 4 images par seconde, accompagnées du son correspondant. En cas d’alarme, le
télésurveilleur doit pouvoir consulter les images qui précèdent l’alarme (quelques secondes
avant) : c’est la fonction de magnétoscope numérique. Le RNIS apporte une sécurité
supplémentaire par l’utilisation de l’identification d’appel.

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L’utilisation d’une mosaïque d’images (9 images à l’écran) permet par exemple de surveiller
9 sites parmi tous les autres, simultanément. Une des images pouvant être agrandie en cas
d’alarme.

9.3.2. Applications

Grâce à l’apport de l’image dans la surveillance, le pourcentage de fausses alarmes (pouvant


dépasser 90%) devrait considérablement diminuer, augmentant le rendement et l’efficacité des
télésurveilleurs.

D’autres applications liées à la télésurveillance sont maintenant possibles comme par exemple
le « télécontrôle d’accès » qui consiste non plus à relier un portier électronique à caméra au
gardien de l’immeuble ou du site accédé mais à un centre de télésurveillance distant. La
personne est identifiée et son admission est autorisé ou non, elle ignore où se trouve
réellement le gardien.

9.4. La Gestion Documentaire


9.4.1. Un enjeu majeur

L’essor récent de la télécopie groupe 3 a montré l’importance du besoin de communication de


documents, mais aussi les contraintes de manipulation de copies et ses limites en vitesse et en
qualité. Parallèlement, la diffusion des outils bureautiques a multiplié la production de
documents électroniques au sein des entreprises, renforçant le problème de leur diffusion.
Enfin, les progrès des techniques de numérisation, de manipulation et d’archivage de
documents ont permis l’apparition de la Gestion Electronique de Documents (G.E.D),
considérée comme un enjeu majeur des années à venir.

Cette manipulation des documents électroniques doit se résoudre par une intégration des
systèmes, s’appuyant sur les standards et les normes, tant pour la conception des applications,
que pour les échanges au travers des réseaux numériques.

ESMT : Cours de RNIS Page 57


Le RNIS apporte des avantages décisifs : un débit permettant une transmission rapide ou une
meilleure définition, la double communication sur un même accès, la Sélection Directe à
l’Arrivée (SDA), voire le sous-adressage pour atteindre directement le terminal adéquat, une
tarification attractive et une couverture géographique internationale.

9.4.2 Une normalisation reconnue

Les applications documentaires exploitent pour la plupart une même norme de codage et de
compression de documents numérisés : la recommandation T6 du CCITT, publiée en 1984,
utilisée par les télécopieurs groupe 4 et les serveurs documentaires. Avec une qualité de
restitution de 400 points par pouce et un taux de compression de l’ordre de 20, elle permet la
diffusion rapide et de la qualité de tous types de document.

Les protocoles de transport sur la RNIS sont ceux de la télécopie groupe 4 (recommandation
CCITT T90), et ceux des transferts de fichiers STUEL ou FTAM.

9.4.3. Deux types d’applications

Les serveurs documentaires sont destinés à stocker une documentation stable, en la restituant
à la demande. Ils comportent donc des stations de saisie, avec scanner et unités de stockage
magnétiques ou optiques de grande capacité. Les postes de consultation sont en général des
micro-ordinateurs avec affichage haute définition, une unité de stockage local et une
imprimante laser.

Les systèmes existants, centralisés ou fonctionnant en réseau local, ont tiré parti de RNIS en
développant des passerelles vers des stations de consultation distantes. D’autres solutions ont
été développées spécifiquement pour la diffusion via le RNIS, soit le type centralisé (serveur
unique) soit en base documentaire répartie (plusieurs serveurs spécialisés).

Parmi les critères de distinction, on peut citer :

 L’architecture matérielle, qui peut être de type centralisé ou réparti, et représenter des
facilités de stockage et un nombre maximum d’accès simultanés variables

 La gestion de la base qui peut adopter une structure hiérarchique, chronologique ou


relationnelle, permettre ou non la mise à jour de versions provisoires, offrir des
procédures de restructuration, etc.

 Le mode d’accès avec la gestion des droits d’accès (identification de l’appelant, mot
de passe, niveaux d’autorisation, etc) et le type de recherche (recherche en local ou en
connexion immédiatement ou commande différée, etc).

 Le mode de restitution avec les possibilités de visualisation sur écran (standard, haute
définition) et d’impression (formats gérés, compatibilité avec télécopieur groupe 4,
etc).

ESMT : Cours de RNIS Page 58


 Les fonctions de communication associées, comme les transferts de fichiers, la
messagerie, l’accès à des bases de données ou aux systèmes de gestion de données ou
la compatibilité avec les télécopieurs groupe 3 ou groupe 4.

 Les fonctions d’exploitation telles la possibilité de transfert automatisé et différé, de


transfert en tâche de fond et les outils de suivi et de facturation (statistiques, journal,
etc)

Les applications bureautiques intégrées, apparues récemment avec le RNIS, permettent


d’accéder sur un même poste de travail aux différents supports de communication existants :
télécopie groupe 3 et 4, transfert de fichier, messageries.

Pour des échanges bureautiques, les critères suivants sont à examiner :

 Les fonctions gestion du réseau des correspondants sont évidemment primordiales,


notamment avec la mise à jour d’un annuaire, la sécurité des accès (identification des
appels) et la fiabilité des acheminements (possibilités de reroutage ou de mise en
instance sur un autre poste).

 L’ergonomie est également importante, un tel système étant destiné à des utilisateurs
nombreux : les fonctions de diffusion différée, de diffusion sur liste automatique, ou
de visualisation sur écran de documents numérisés doivent à cet égard faciliter
l’utilisation du système.

 Enfin, le nombre de médias accessibles est souvent décisif (compatibilité avec la


télécopie groupe 3 ou groupe 4, option transfert de fichiers, messageries, etc) .

9.4.4. Les perspectives

Les matériels permettent de s’affranchir des contraintes de saisie (scanners rapides et


automatisés), de stockage (compression des données, etc) et de restitution (affichage haute
définition en standard). L’intégration des fonctions sur les cartes de traitement et de
communication abaisse les coûts et facilite la mise en œuvre. Une exploitation multi-tâches et
la liaison avec les systèmes de gestion ou d’information classiques ont conduit à un poste de
travail totalement intégré.

La normalisation porte sur la gestion des bases documentaires, sur la forme des documents
permettant la reconnaissance optique de caractères pour une indexation automatisée et un
stockage en mode mixte (graphique/texte), et sur la compatibilité entre application
(COM/APPLI).
L’intégration de la voie (conversation téléphonique simultanée, messageries vocales,
séquences sonores associées aux documents, etc) permet des échanges multimédias exploitant
pleinement les capacité du RNIS.

9.5. La Télécopie Groupe 4

9.5.1. Plus rapide et plus fidèle

Le succès incontestable de la télécopie groupe 3 a mis en évidence le réel besoin des


entreprises de transmettre à distance leurs documents de travail en un laps de temps très court.

ESMT : Cours de RNIS Page 59


Concrètement, cette demande s’est traduite par une croissance annuelle des ventes de
terminaux dépassant 70%.

Les progrès successifs de la télécopie ont éveillé chez les utilisateurs de nouvelles exigences
tant sur le plan de la qualité que dans la quantité des documents à transmettre. L’utilisation du
réseau analogique auquel se limite la télécopie groupe 3 n’est en mesure de répondre à ce
nouveau besoin.

Les performances et la souplesse de RNIS reculent ces limites avec une vitesse de
transmission au moins six fois plus rapide et une qualité de restitution irréprochable, fidèle à
l’original.

L’accès presque généralisé du RNIS dans beaucoup de pays, la richesse de l’offre actuelle de
terminaux et les nombreuses connexions internationales entraînent le véritable démarrage de
la télécopie groupe 4.

9.5.2. La garantie d’une norme internationale

Les terminaux du Groupe 4 sont aujourd’hui conformes aux normes internationales du CCITT
(T6 pour le codage et T9 pour la transmission RNIS).

Les principales applications

On distingue aujourd’hui 4 types d’applications, par ailleurs complémentaires face aux


besoins traditionnels des entreprises :

 La transmission de gros volumes (de documents) entre plusieurs établissements


éloignés les uns des autres, parfois très importants et où la rapidité (urgence) et la
qualité (travail immédiat sur « l’original » sans ressaisie ou photocopie) s’avère
déterminants.

 l’envoi de documents pour lesquels la qualité de restitution est fondamentale pour des
maquettes, des éditions en PAO, etc.

 La « multidiffusion » d’un document plus ou moins volumineux à un nombre


conséquent des destinataires où la notion de rapidité pour une réception générale « en
direct » à toute son importance. Certains télécopieurs intègrent la fonction de terminal
relais qui diffuse les documents reçus suivant une liste prédéterminée.

 Un télécopieur groupe 4 peut être le terminal distant dédié à la réception de documents


issus d’un système d’archivage électronique, pour un établissement secondaire par
exemple.

9.6 La télémaintenance ou prise de main à distance

La télémaintenance désigne l’application qui consiste à utiliser à distance un ordinateur. Plus


précisément cela revient à déporter via un support de communication, le clavier, la souris,
l’écran et les périphériques d’un ordinateur sur un autre. Ainsi, à distance, un micro-
ordinateur par exemple, peut agir sur le fonctionnement complet d’un autre micro-ordinateur
qu’il soit sur le même réseau local ou qu’il soit de l’autre côté de la planète, via le RNIS !

ESMT : Cours de RNIS Page 60


Aussi appelé logiciel de prise de main à distance, l’application s’effectue généralement d’une
manière asymétrique ; il y a toujours à un instant donné un maître et un esclave (ou un invité
et un hôte). Le maître désigne l’ordinateur qui a le contrôle d’une autre machine. L’esclave
désigne l’ordinateur, devenu passif, qui est piloté et commandé par le maître. Le maître peut
alors prendre le contrôle des applications, des fichiers et des périphériques de l’ordinateur
esclave. Ceci sous-entend, bien entendu, que l’esclave a donné les autorisations nécessaires au
maître.

Le RNIS apporte à cette application, outre sa couverture nationale et internationale, sa rapidité


grâce à l’utilisation de canaux à 64 kbits/s.
L’identification de site appelant permet d’apporter la sécurité indispensable à ce type
d’application.

9.6.1 Caractéristiques

Le support de communication couramment employé pour une prise de contrôle à distance était
le RTC en utilisant des modems à 4800 ou 9600 bits/s. L’utilisation d’une carte interface SO
ou d’un adaptateur V24/S permet le débit à près de 64 kbit/s améliorant ainsi
considérablement le confort visuel, en augmentant la vitesse de rafraîchissement de l’écran :
dès que l’esclave ou le maître agit sur la machine, la modification est immédiatement
répercutée, il n’y a plus de décalage entre l’action et l’affichage distant.

Avec le débit du RNIS, il devient possible d’évoluer vers des produits qui fonctionnent en
mode graphique (on récupère à tout instant l’image exacte et complète de l’écran distant) et
non plus seulement en mode caractère. Ces produits offrent en outre la possibilité de faire du
transfert de fichiers, d’échanger des messages en cours d’opération.

La gestion des contrôles d’accès permet de restreindre ou d’interdire l’accès à un maître


garantissant ainsi la confidentialité des informations
En cas de nécessité, le maître peut parfois être autorisé à faire redémarrer l’esclavage.

Pour gagner en rapidité, les données peuvent être automatiquement compressées avant leur
transmission.

Ces différents logiciels ne sont , toutefois, pas inter-opérants : un logiciel de télémaintenance


pour PC son WINDOWS ne peut pas prendre le contrôle d’un Macintosh.

9.6.2 Applications

 La télémaintenance permet d’assister des utilisateurs à distance, de faire de la


maintenance, de configurer à distance des applications, du partage de ressources, etc.

 La prise de main à distance permet de faire de la formation à distance.

 Dans le cadre du télétravail, le micro-ordinateur personnel peut bénéficier de toutes les


ressources de l’ordinateur professionnel de l’entreprise.

Ces logiciels permettent ainsi d’économiser le temps et l’argent nécessaires aux


déplacements.

ESMT : Cours de RNIS Page 61


9.7 Le transfert de fichiers

Avec l’informatisation croissante de leurs fonctions vitales et la nécessité d’échanges rapides


avec leurs partenaires, les entreprises sont amenées à échanger un volume croissant
d’informations sous forme de fichiers magnétiques. Or ces transferts sont souvent trop longs
ou trop coûteux sur réseau téléphonique commuté ou sur SENPAC, mais trop ponctuels pour
justifier une liaison

A ce besoin d’une solution rapide, fiable mais économique, le RNIS apporte aujourd’hui une
réponse particulièrement adaptée : réseau commuté permettant un accès facile à des sites
quelconques, un débit de l’ordre de 400 kilo-octets par minute avec une très haute fiabilité,
une tarification optimale pour le transfert ponctuel de gros volumes, et la sécurité assurée par
l’identification d’appel fournie par le réseau.

9.7.1 Deux normes largement utilisées

Un grand nombre d’applications de transfert de fichiers sur le RNIS ont adopté l’un des deux
protocoles normalisés suivants :

 Le protocoles ETS 300-075 (STUTEL) recommandé par ETSI. Bien adapté aux
usages sur micro-ordinateur, ce protocole dissocie les notions d’émetteur/récepteur et
de maître/esclave, en autorisant la renégociation des rôles en cours de session. Les
applications de liaison point à point, de serveurs de fichiers ou de télécollecte sont
ainsi facilitées. Ce protocole est à la base du standard Télédisquettes.

 FTAM, protocole normalisé par ISO, est plus orienté vers la liaison avec des centres
informatiques équipés de grands systèmes.

9.7.2 Application

Le transfert de fichier est une application phare dans le développement du RNIS. Il est
aujourd’hui très répandu dans les PME comme dans les grandes entreprises. Il existe
actuellement un large éventail d’utilisation, depuis le simple transfert de fichiers point à point
jusqu’aux applications de télécollecte ou de téléchargement multisites.

Plusieurs démarches sont possibles pour leur mise en œuvre, suivant les besoins en termes de
performances (débit réel recherché, double communication), d’intégration à un environnement
informatique existant et d’ouverture à d’autres architectures.

La simple migration sur le RNIS d’une application existante au travers d’un adaptateur, d’une
carte S ou d’un PABX est une solution peu coûteuse et immédiate.

La mise au point d’une application spécifique à partir des outils disponibles sur les cartes S
est également une solution simple, mais évolutive.

La mise en œuvre d’un produit normalisé conforme à ETS 300-075 (STUTEL, Télédisquette
ou FTAM ou le développement d’une application faisant appel à un protocole répandu
(ETABAC, PESIT, ODETTE) préservent les possibilités de portage via des interfaces de
programmations standardisées.

ESMT : Cours de RNIS Page 62


9.7.3 Perspectives

L’usage du transfert de fichiers sur le RNIS devrait se répandre rapidement avec l’apparition
de matériels et d’applications conformes au standard Télédisquette ainsi qu’aux spécifications
d’interface COM/APPLI.

9.8 La Télédisquette

Imaginez que vous puissiez échanger des fichiers avec n’importe lequel de vos
correspondants sans connaître à priori les caractéristiques de son équipement informatique,
comme vous le faites aujourd’hui avec la télécopie. La solution existe, elle s’appelle
Télédisquette : avec ce standard vous pouvez échanger des données à 64 kbits/s entre des
Macintosh, des PC, que ceux-ci soient sous DOS, Windows, OS/2 ou UNIX !

Cela signifie que le transfert de fichiers devient complètement transparent à l’environnement


informatique (choix du système d’exploitation, de la machine, de la carte de communication
du logiciel).

Vous pouvez donc transmettre des fichiers entre deux équipements Télédisquette sans vous
soucier du type, de la marque des logiciels et des cartes de communication employés.

Le RNIS est le support idéal : la transmission est numérique de bout en bout avec un débit de
64 kbits/s, l’identification d’appel permet de sécuriser les échanges et sa couverture est
internationale.

9.8.1 Caractéristiques

Un certain nombre de fonctionnalités de base sont présentes dans les produits Télédisquette :

 le contrôle d’accès
 la consultation de la liste des fichiers disponibles
 le transfert de fichiers : envoi et rapatriement
 le changement de nom de fichier distant (en option),
 la suppression de fichiers distants (en option).

Toutes ces fonctionnalités opèrent bien entendu sur le (ou les) répertoire(s) autorisé(s) en
accès.
La Télédisquette garantit la communication et le dialogue entre produits différents dès lors
que les logiciels de transfert de fichier et les cartes interface SO sont conformes à ce standard.
Actuellement, Télédisquette est proposée sous la forme de plusieurs packages composés d’un
logiciel accompagné d’une carte interface SO. Des packages intégrant des adaptateurs sont
déjà disponibles.

La télédisquette utilise le protocole de communication ETS 300-075 (ETSI) aussi appelé


STUTEL, basé sur X25 à 64 kbit/s.

9.8.2 La certification

De nombreux produits concurrents, en cours de certification, sont déjà disponibles. La


disponibilité internationale de ces produits va également s’étendre rapidement.

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La conformité des produits Télédisquette est certifiée au niveau national ou international.

Pour l’utilisateur final, le choix d’un produit Télédisquette, un produit donc standard, est une
garantie supplémentaire de pérennité de son investissement.

ESMT : Cours de RNIS Page 64


Bibliographie

1. Réseau Numérique avec Intégration des Services, Antoine Delley, 1997

2. Principe de la commutation Numérique : du Téléphone au Multimédia


Claude Rigault, 1998

3. Les réseaux, Guy PUJOLLE, 3ie Edition, 2000

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