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NATIONAL 2017

I/ Développer en quelques lignes (au maximum 25 lignes) ce que vous pouvez dire à propos du
pouvoir de redressement de l’Administration fiscale lorsqu’elle a constaté des cas des insuffisances,
erreurs, inexactitudes ou omissions dans les déclarations fiscales souscrites par les contribuables.

Éléments de réponse
Le système fiscal malagasy est un système déclaratif. En effet, les déclarations fiscales souscrites sont établies
par les contribuables eux-mêmes. Ils déterminent d’abord, les bases imposables ou taxables (phase de l’assiette),
calculent ensuite leurs montants (phase de liquidation) et les versent enfin à la caisse de l’Unité opérationnelle
gestionnaire de leurs dossiers fiscaux (phase recouvrement). Les modalités de calcul des chiffres ainsi que les
délais réglementaires de tous les dépôts de déclaration et/ou de paiement sont précisés dans le Code général des
impôt suivant les impôts et taxes concernés et en fonction du régime fiscal auquel les contribuables sont soumis.
Des obligations fiscales des contribuables sont également fixées par les textes en vigueur dont des
sanctions sont prévues en cas de non-respect ou de violation.
D’ailleurs, une contrebalance de ce système est exercée par l’Administration fiscale par le truchement du
contrôle fiscal. Il s’agit ainsi d’un contrepoids du système déclaratif assuré par les agents habilités de
l’Administration fiscale ayant le droit de regard et de vérification des déclarations fiscales. D’après le CGI, les
agents de la Direction générale des impôts, assermentés et dûment commissionnés, ayant au moins le grade de
contrôleur ont le droit de procéder au contrôle des déclarations fiscales déposées par le contribuable auprès de
l’Administration fiscale, de vérifier sur place l’ensemble de la situation fiscale des contribuables et le pouvoir
d'assurer l’assiette de l’ensemble des impôts, droits ou taxes dus par le contribuable qu'ils vérifient.
A l’issu des travaux effectués par les vérificateurs fiscaux où des anomalies telles que : insuffisance, erreurs,
…etc. ont été constatées et qui ont affecté ainsi la caisse de l’Etat, l‘Administration fiscale est en droit de
réclamer des montants d’impôt ou de complément d’impôt ou taxe assortis de pénalités ou amendes ; c’est la
prérogative de puissance publique, le pouvoir exorbitant de redressement.
A cet effet, le pouvoir de redressement dans l’action de contrôle fiscal de l’Administration, consiste à réparer les
anomalies et erreurs commises par les contribuables. L’exercice de ce pouvoir contribue à la sécurisation des
recettes publiques. Le pouvoir de l’Administration fiscale est bien cadré par des dispositions législatives et
règlementaire comme il est aussi le cas pour les droits et obligations des contribuables vérifiés.