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Introduction

Actuellement, à travers toute la planète, les efforts relatifs à la préservation de


l’environnement à savoir la faune et la flore prennent une grande importance au cours du
temps. Aussi ce domaine attire l’attention de tous les chimistes verts surtout en ce qui
concerne la pollution des eaux et leurs contaminations par les colorants.
Les colorants sont invariablement rejetés dans les résidus industriels qui affectent le
milieu aquatique, les sols et par conséquent les plantes. La présence de molécules organiques
variées, en particulier avec des noyaux aromatiques, ainsi que la grande stabilité des colorants
modernes, conduit à l’inefficacité des traitements classiques tant physico-chimiques que
biologiques dans l’élimination (Mckay, 1979 ; Mckay, 1982).
L’adsorption est considérée comme la méthode la plus efficace pour le traitement des
effluents colorés, même lorsqu’ils en contiennent de très petite quantité (Nigarn et al., 1996 ;
Fu et Viraraghavan, 2001). Le charbon actif est l’adsorbant le plus utilisé pour l’élimination
des polluants colorés (Gomez et al., 2007).
Parce que les charbons actifs commerciaux sont relativement chers, plusieurs enquêtes
ont été menées par des scientifiques pour trouver d’autres substituants (Bhattacharya et al.,
1984 ; Khare et al., 1987). Parmi ces derniers, on cite les matériaux naturels, abondants et les
déchets agricoles qui attirent beaucoup de considérations en raison de leurs faibles coûts.
Plusieurs activations ont été appliquées sur ces déchets pour améliorer leurs surfaces
spécifiques rapportées dans la littérature.
A l’heure actuelle, la demande croissante de matériaux adsorbants pour des procédés de
protection de l’environnement suscite une recherche complémentaire dans la fabrication des
charbons activés à partir de matières qui ne sont pas classiques, concrètement à partir des
déchets végétaux. L’élaboration des charbons activés à partir des déchets végétaux est
pourtant très intéressante du point de vue économique car nous profitons, à partir de
transformations simples ou d’une application directe de ces matériaux de départ (Fernandez,
2002). Différentes études ont été consacrées à la production et la caractérisation de charbons
activés provenant de matériaux de différentes sources végétale (Rodriguez-Reinoso et al.,
1985 ; Gergova et al., 1994 ; Sekirifa et Hadj-Mahammed, 2005).
Dans cette optique, l’utilisation des cônes du pin maritime mature, matériau naturel, en
tant qu’adsorbant présente un grand intérêt en raison de son efficacité, son coût accessible et
son abondance.
L’objectif de notre travail est l’élimination d’un colorant en l’occurrence le vert de
malachite par adsorption sur un support obtenu à partir des sous produits naturels à savoir les
cônes de pin d’Alep. Le principe de notre choix repose surtout sur des considérations

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Introduction

purement économiques, car nous sommes toujours à la recherche de matériaux naturels,


n’ayant pas une utilité évidente afin éventuellement de les valoriser en les utilisant ; soit à
l’état brut ou après certaines opérations ne nécessitant pas de grand investissement en apport
d’énergie ou de matière, afin d’une amélioration notable de leur efficacité car le degré
d’investissement conditionnera le choix d’un support donné.
Le présent travail est subdivisé en trois chapitres :
 Le premier chapitre est une revue bibliographique présentant d’abord les colorants,
leur classification, leurs effets sur l’environnement, et les différents procédés de traitement
des effluents contaminés par des colorants. Ensuite, une description de l’adsorption comme
étant une des méthodes de traitement et les facteurs influant sur les cinétiques suivies, les
différents types des adsorbants industrielles notamment le charbon actif, leur méthode de
préparation, les propriétés principales de ce charbon et les différents domaines d’applications
sont présentés dans ce chapitre.
 Le deuxième chapitre présente le matériel et les méthodes de caractérisation ainsi que
les protocoles expérimentaux utilisés dans cette étude.
 Le troisième chapitre est consacré à la présentation des différents résultats
expérimentaux obtenus et leur discussion.
Enfin, une conclusion générale récapitule les principaux résultats obtenus au cours de ce
travail, ainsi que, des recommandations futures pour une éventuelle application des matériaux
utilisés.