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Université AbouBakr Belkaid Tlemcen Licence3 ELT

Généralités sur l’appareillage électrique


1. Rôle de l’appareillage électrique
Il permet l’exploitation du réseau électrique, c’est-à-dire la mise en ou hors énergie des différentes parties du réseau
depuis les centrales de production jusqu’aux consommateurs, tout en en assurant la protection contre tous les incidents
susceptibles d’en perturber le fonctionnement.

2. Classification de l’appareillage
L’appareillage électrique est classé en plusieurs catégories selon :
2.1. La fonction
2.1.1. Appareillage de connexion et d’interruption :

- Le sectionnement : il est nécessaire d'isoler les circuits et les récepteurs de leur source d'énergie afin de pouvoir
intervenir sur les installations en garantissant la sécurité des intervenants.

- L'interruption : alors que l'installation est en service, le récepteur remplissant sa fonction, il est parfois nécessaire
d'interrompre son alimentation en pleine charge.

2.1.2. Appareillage de protection :

- La protection contre les courts-circuits : les installations et les récepteurs peuvent être le siège d'incidents électriques
ou mécaniques se traduisant par une élévation rapide et importante du courant absorbé. Afin d'éviter la détérioration
des installations et des appareillages, les perturbations sur le réseau d'alimentation et les risques d'accidents humains, il
est indispensable de détecter ces courts-circuits et d'interrompre rapidement le circuit concerné.

- La protection contre les surcharges : les surcharges mécaniques et les défauts des réseaux d'alimentation provoquent
une augmentation importante du courant absorbé par les récepteurs (moteurs), conduisant à un échauffement excessif
du récepteur, ce qui réduit fortement sa durée de vie et peut aller jusqu'à sa destruction.
2.2. La tension
- Appareillage de basse tension BT (tensions inférieures à 1 kV).
- Appareillage de moyenne tension MT (HTA) (tensions entre 1 kV et 50 kV).
- Appareillage de haute tension HT (HTB) (tensions supérieures à 50 kV).
2.3. La destination
- installations domestiques BT.
- installations industrielles BT.
- installations industrielles HT.
- Réseaux de distribution.
- Réseaux de transport.
2.4. L’installation
- Appareillage pour l’intérieur (doit fonctionner à l’abri des intempéries).
- Appareillage pour l’extérieur (capable de fonctionner dans des conditions climatiques contraignantes).
2.5. Le type de matériel
- Le matériel ouvert, dont l’isolation externe est faite dans l’air.
- Le matériel sous enveloppe métallique.

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Appareillage de connexion et d’interruption
1. Le contact électrique
Un contact électrique est l’un des principaux constituants de l’Appareillage de connexion et d’interruption. Il permet
le passage ou la coupure d'un courant électrique à travers un circuit électrique. Il est généralement constitué de deux
parties ; une partie fixe et une partie mobile. Les surfaces destinées à assurer la fonction de contact sont recouvertes
par plaquage, ou comportent une partie massive ajoutée, d'un matériau particulier tel que l’Or ou le platine.
Pour assurer le passage du courant électrique, Un contacte doit avoir une très faible résistance électrique et une très
grande résistance à l'érosion et à l'oxydation.
Un contact est dit à fermeture ou normalement ouvert s’il est ouvert au repos.
Un contact est dit à ouverture ou normalement fermé s’il est fermé au repos.

Symbole général
ou ou

Contact à fermeture Contact à ouverture


NO (Normalement Ouvert) NF (Normalement Fermé)
(Normaly Open) NC (Normaly Close)
2. Les bornes de connexions
Ce sont des dispositifs destinés à relier électriquement les différentes parties d’un circuit électrique. Ces connexions
sont effectuées soit sur les bornes des appareillages, soit sur des bornes placées dans les enveloppes des appareillages
(coffrets, tableaux, …), soit dans des boîtes de connexion, on les trouve aussi aux niveaux des appareils électriques
(machines électriques, transformateurs, appareils de mesure…). Les contacts sont soit vissés, soit boulonnés.

1
2 3

1. Connexions sur les bornes d’un disjoncteur. 4 5


2. Bornes de connexions pour coffrets.
3. Connexions sur les bornes d’un moteur.
4.5. Bornes de connexions pour boites de connexion.

3. Les prises de courant


Organes de connexion dans lesquelles les appareils électriques sont reliés aux sources d’énergie à basse tension.
la connexion se fait entre, une partie de courant fixe ou socle de prise de courant, branchée sur le réseau, et une autre
mobile ou fiche de prise de courant branchée sur l’appareil à utiliser (récepteur).

Symbole général

ou ou ou

Socle de prise de courant Fiche de prise de courant


Fiche et socle associés

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Socle et fiche de Prise de courant triphasée Socle et fiche de Prise de courant monophasée

4. Les sectionneurs

Un sectionneur est un appareil mécanique destiné à isoler ou séparer toute ou une partie de l’installation du réseau
d’alimentation (c’est-à-dire la mettre hors tension).
Si le sectionneur porte des fusibles, il porte le nom de sectionneur porte fusible.

Un sectionneur ne doit être jamais manœuvré en charge (moteur en rotation par exemple), le sectionneur n’a donc
aucun pouvoir de coupure.

Il est constitué des éléments suivants :


- Contacts principaux ou pôles de puissance, utilisés dans le circuit de puissance (circuit du récepteur), permettant
l’isolation l’installation en aval du sectionneur. Dans le cas d’un sectionneur porte fusibles ces contacts sont des
fusibles.
- Contacts auxiliaires ou contacts de précoupure utilisés dans le circuit de commande. Le nom vient du fait que ces
contacts permettent de couper le circuit de commande avant l’ouverture des contacts principaux. L’ouverture du
circuit de commande de l’équipement entraînant l’ouverture de son circuit de puissance, celui-ci n’est donc jamais
ouvert en charge. Inversement, à la mise sous tension, les contacts auxiliaires sont fermés après la fermeture des
contacts principaux.
- Poignée (manette) de commande pour manœuvrer le sectionneur. Il existe des sectionneurs dont l’ouverture se fait à
distance, la poignée sert alors à la fermeture.

Sectionneurs portes fusibles

Symbole général

Sectionneur Sectionneur porte fusibles

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Le nombre de contacts (principaux et auxiliaires) diffère selon le type du sectionneur, plusieurs types de
configurations peuvent être utilisés en fonction du besoin du système, les figures ci-dessous montrent quelques types.
Contacts principaux : (1-2), (3-4), (5-6), Contacts auxiliaires : (13-14), (23-24).
Dans un schéma, un sectionneur est repéré par la lettre (Q)

Q Q

Sectionneur porte fusibles tripolaire Sectionneur porte fusibles tripolaire +N


avec 1 contact de précoupure avec 1 contact de précoupure

Q Q

Sectionneur tripolaire Sectionneur porte fusibles bipolaire


avec 2 contacts de précoupure sans contacts de précoupure

5. Les interrupteurs
Un interrupteur est un appareil mécanique de connexion destiné à établir et interrompre des courants dans les
conditions normales de fonctionnement, autrement dit, fermer et ouvrir un circuit en charge, ce qui veut dire qu’un
interrupteur a un pouvoir de coupure.

Interrupteurs

On trouve aussi:
- Interrupteur - sectionneur : Interrupteur qui, dans sa position d'ouverture, satisfait aux conditions d'isolement
spécifique pour un sectionneur.
- Interrupteur – sectionneur à fusibles : Interrupteur-sectionneur dans lequel un ou plusieurs pôles comportent un
fusible en série dans un appareil combiné.
- Fusible – interrupteur sectionneur : Interrupteur-sectionneur dans lequel le fusible forme le contact mobile.
Symbole général

Interrupteur Interrupteur - sectionneur Interrupteur – sectionneur Fusible - Interrupteur


à fusibles sectionneur
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Interrupteur - sectionneur Fusible - Interrupteur


sectionneur
6. Les commutateurs
Un commutateur est un appareil mécanique de connexion utilisés soit dans les circuits de commande, pour
sélectionner un mode de fonctionnement parmi ceux proposés, soit dans les circuits de puissance, pour commuter
entre les différentes charges. Le nombre de Choix possible détermine le nombre de positions du commutateur.

Commutateurs

6. Les boutons poussoirs


Un bouton poussoir est un appareil mécanique de connexion utilisés dans les circuits de commande, pour donner un
ordre de marche ou d’arrêt d’un système.

1 2 3 4 5

1-3 : Boutons poussoirs marche


2-4 : Boutons poussoirs arrêt Boutons poussoirs
5 : Boutons d’arrêt d’urgence
Dans un schéma, un bouton poussoir est repéré par la lettre (S)

Symbole

ou ou

Bouton poussoir marche Bouton poussoir arrêt


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7. Les contacteurs
Un contacteur est un appareil électromécanique de connexion destiné à établir et interrompre des courants dans les
conditions normales de fonctionnement. Il est commandé électriquement (manœuvré à distance).
Il est constitué des éléments suivants :
- Le circuit magnétique : il est formé de deux parties ; une partie fixe (2) et une partie mobile (3) portant les parties
mobiles des contacts. Son rôle est de véhiculer le flux magnétique créé par la bobine.
- La bobine (1) : c’est l’organe de commande, une fois excitée elle attire la partie mobile du circuit magnétique qui
ferme les contacts à son tour. La bobine étant désexcitée le ressort (6) relâche la partie mobile du circuit magnétique
provoquant ainsi l’ouverture des contacts.
- Les contacts (pôles) principaux : Ils contacts utilisés dans le circuit de puissance.
- Les contacts (pôles) auxiliaires : Ils sont utilisés dans le circuit de commande.
En général, les contacteurs sont tétra polaires (3 pôles principaux et 1contact auxiliaire).
- Les bagues de déphasage ou spires de frager (5) : lorsque la bobine est excitée elle est parcourue par un courant
alternatif le un flux magnétique qu’elle crée est alternatif lui aussi, la partie mobile du circuit magnétique vibre à
cause de l’annulation du flux à chaque demi période et par conséquent les contacts vibrent eux aussi.
Pour éliminer ces vibrations, une spire en court circuit est placée à chaque extrémité de la partie fixe du circuit
magnétique. Chaque spire embrasse le flux principal crée par la bobine. Elle est le siège d’une force électromotrice
induite. La spire étant en court circuit, elle est parcourue par un courant induit. Ce courant induit créé à son tour un
flux secondaire déphasé par rapport au flux principal, ce qui signifie que les deux flux alternatifs ne s’annulent pas au
même moment, et c’est ainsi que les vibrations sont éliminées.

Dans un schéma, un contacteur est repéré par le symbole littéraire (KM).

6
5
4 7

3
2
1
8
5 7

1. Bobine
2. Noyau (partie fixe du circuit magnétique)
3. Armature (partie fixe du circuit magnétique)
4. Boitier
5. Bagues de déphasage ou spires de frager
6. Ressort
7. Bornes de connexion des contacts
8. Contact

A1 1 3 5 13
Symbole
KM
A2 2 4 6 14

Symbole général Symbole d’un contacteur tétrapolaire

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Dans la plupart des circuits de commande on utilise plus d’un contact auxiliaire, alors on fait appel à des blocs de
contacts auxiliaires qu’il faut monter sur une glissière se trouvant sur la face du contacteur. Ces blocs sont formés
généralement de quatre contacts auxiliaires qui sont, soit à fermeture ou à ouverture, soit les deux en même temps.
Ces contacts auxiliaires peuvent être, soit instantanés, soit temporisés, ces derniers permettent d’établir ou d’ouvrir un
circuit après certains temps préréglé.

Contacteur avec bloc de contacts auxiliaires Contacteur avec bloc de contacts auxiliaires temporisés

Symbole des contacts temporisés

Contacts temporisés à l’action (travail) Contacts temporisés au relâchement (repos)

8. Caractéristiques et choix
8.1. Sectionneur
- Nombre de pôles : nombre de contacts de puissance.
- Nombre de contacts de précoupure.
- Tension assignée d’emploi Ue : tension maximale applicable entre 2 pôles de l’appareil.
- Calibre de l’appareil Courant nominal (Ie) : intensité maximale que peut supporter l’appareil pendant un temps
illimité.
- Tension d’isolation (Ui)
Pour un sectionneur porte fusibles il faut savoir :
- Calibre du fusible.
- type et dimensions des fusibles.

8.2. Interrupteur-sectionneur
- Courant thermique conventionnel Ith: C'est le courant maximal que peut véhiculer en permanence un interrupteur
sans échauffement excessif. Cette valeur est associée à une température d'utilisation indiquée par le constructeur.
- courant assigné d'emploi Ie : C'est le courant d'utilisation de l'interrupteur, il est fonction de l'application
(circuit résistif ou inductif).
La norme IEC 60947-3 distingue trois types de catégorie d'emploi :
AC21 : charges résistives.
AC22 : charges mixtes.
AC23 : charges inductives.
AC3 : commande directe d'un seul moteur.

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Appareillage de protection
1. Les fusibles
Ils protègent les installations électriques contre les surcharges et les courts-circuits.

1.1. Constitution
Un fusible est généralement constitué d’un élément fusible (conducteur calibré) (1) placé dans une enveloppe de
porcelaine(3) remplie de silice(2). Chaque extrémité de l’élément fusible est soudée à un embout(4) qui sert de contact
dans le porte fusible.
1 2 3 4

Les fusibles sont fabriqués sous plusieurs formes et dimensions. Les figures ci-dessous montrent quelques uns :

sans percuteur avec percuteur sans percuteur avec percuteur


Cartouche cylindrique à couteaux

1.2. Principe de fonctionnement


Lorsque l’intensité qui traverse le fusible est supérieure au calibre de celui-ci à cause
d’une surcharge ou d’un court-circuit, l’élément fusible fond.

Pour les fusibles à percuteur, Lorsque l’élément fusible fond le percuteur éjecté actionne
un dispositif de visualisation (voyant) de couleur rouge sur le porte fusible, indiquant ainsi
la fusion.
1.3. Classes
Selon l’utilisation on choisira entre deux classes. Porte fusible avec
Les fusibles gG (usage général) : ils protègent contre les surcharges et les courts-circuits. voyant de fusion
Ce sont ceux qui sont utilisés dans les installations domestiques ou dans les circuits de
distribution des installations. Ils sont marqués en noir.
Les fusibles aM (accompagnement moteur) : protègent contre les fortes surcharges et les courtscircuits. ILs sont
calculés pour résister à certaines surcharges temporaires (démarrage d’un moteur).Ces fusibles doivent donc être
obligatoirement associées à un dispositif de protection thermique contre les faibles surcharges.
Ils sont marqués en vert.

fusible aM fusible gG
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1.4. Symbole

Fusible à percuteur
Dans un schéma les appareils de protections son repérés par la lettre (F).

1.5. Caractéristiques

Tension nominale : C’est la tension maximale sous laquelle le fusible peut être utilisé.
Courant nominal : C’est le calibre du fusible. Il représente l’intensité qui peut traverser indéfiniment le fusible sans
provoquer ni fusion, ni échauffement excessif.
Courbes de fonctionnement du fusible
on exprime le temps de fusion en fonction de l’intensité, ce qui se traduit par deux courbes :

t(s)
Courbe fusion Inf If tc
Calibres
en A intensité intensité temps
Courbe non fusion de non fusion de fusion conventionnel
In ≤ 4 1,5 In 2,1 In 1h
Zone indéterminée
4 < In ≤ 10 1,5 In 1,9 In 1h
qui correspond à
10 < In ≤ 25 1,4 In 1,75 In 1h
tc l’inertie de fusion
25 < In ≤ 63 1,3 In 1,6 In 1h
63 < In ≤ 100 1,3 In 1,6 In 2h
100 < In ≤ 160 1,2 In 1,6 In 2h
160 < In ≤ 400 1,2 In 1,6 In 3h
400 < In 1,2 In 1,6 In 4h
In Inf If I (A)

Courant de non-fusion (Inf) : valeur du courant qui peut être supportée par le fusible pendant un temps
conventionnel sans fondre.
Courant de fusion (If) : courant qui provoque la fusion du fusible avant l’expiration du temps conventionnel.
Le tableau ci-dessus donne les valeurs de Inf, If et tc pour différents calibre (d’après le Grand).
Courant de court-circuit présumé : C’est l’intensité efficace qui s’établirait en cas de court-circuit en l’absence de
toute protection.
Pouvoir de coupure : C’est le courant maximal qu’un fusible peut couper sans que la tension de rétablissement ne
provoque un réamorçage de l’arc. Les fusibles possèdent des pouvoirs de coupure élevés (Pdc) exprimés en KA.
Le pouvoir de coupure doit être au moins égal au courant de court-circuit présumé.
Courbes de fusions
Ces courbes sont données par le Fabricant. Elles donnent le temps de fusion d’un fusible en fonction du calibre du
fusible et du courant de défaut (voir page 12).
Choix d’une cartouche fusible
Une cartouche fusible est choisie selon les caractéristiques suivantes :
- Type (classe)
- Intensité nominale (calibre)
- Tension nominale
- Taille (dimension de la cartouche = diamètre x longueur)

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2. Relais thermique
Il protège les récepteurs électriques (les moteurs) contre les surcharges.
2.1. Constitution
Un relais thermique est généralement constitué des éléments suivants :
- Pôles principaux : chaque pôle est constitué d’un conducteur chauffant (1) enroulé sur un bilame (2).
- Pôles auxiliaires : ce sont deux contacts, l’un NO (3) et l’autre NF (4).
- Système mécanique (5) : il permet d’actionner les Pôles auxiliaires.
- Un dispositif différentiel : formé de deux réglettes (7) et d’un levier (8) pour la détection de la perte d’une phase.
- Bouton de réglage de courant (Ir) (9).
- Bouton de réarmement(10).

10 2 7

4 5
9 3

2.2. Principe de fonctionnement


Si le moteur est en surcharge, l’intensité I qui traverse le relais thermique (et le moteur bien sûr) augmente, ce qui a
pour effet de déformer davantage les trois bilames. Le système mécanique, lié aux bilames, assure l’ouverture du
contact auxiliaire NF utilisé dans le circuit de commande, ce qui entraine l’arrêt du moteur par l’ouverture des pôles
principaux du contacteur. On note qu’un bilame est formé de deux lames minces de métaux ayant des coefficients de
dilatation différents.

Si pendant la rotation du moteur une phase est coupée, il


continue à tourner, mais son fonctionnement est anormal
(déséquilibre) le courant augmente comme dans le cas d’une
surcharge. Deux bilames seulement sont traversés par ce
courant et se déforment. La réglette inferieur du dispositif
différentiel et bloquée par le bilame non traversé par le
Les bilames et
courant seul la réglette supérieure se déplace.
les contacts sont au repos
Le levier agit sur le système mécanique qui actionne
les contacts.
Absence de surcharge

Seulement 2 bilames se Les bilames se déforment


déforment. de façon identique.
La réglette inférieure étant Le dispositif différentiel se
bloquée, seule supérieure se déplacé par les bilames.
déplace Les contacts sont actionnés.

Présence de déséquilibre Présence de surcharge


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2.3. Symbole
1 3 5 95 97
F
2 4 6 96 98

2.4. Classes

Selon les applications, la durée normale de démarrage des moteurs peut varier de quelques secondes (démarrage à
vide) à quelques dizaines de secondes (machine entraînée à grande inertie). Pour répondre à ce besoin la norme définit
pour les relais de protection thermique quatre classes de déclenchement :

- Classe 10A et 10 : temps de démarrage inférieur à 10s (applications courantes).


- Classe 20 : temps de démarrage inférieur à 20s
- Classe 30 : temps de démarrage inférieur à 30s
Courant de surcharge 1,05 Ir 1,2 Ir 1,5 Ir 7,2 Ir
Classe Plages du temps de déclenchement
10A > 2h < 2h < 2 min 2s ≤ t ≤ 10s
10 > 2h < 2h < 4 min 2s ≤ t ≤ 10s
20 > 2h < 2h < 8 min 2s ≤ t ≤ 20s
30 > 2h < 2h < 12 min 2s ≤ t ≤ 30s

2.5. Courbes de déclenchement


Ces courbes sont données par le Fabricant. Elles donnent le temps de déclenchement du relais en fonction du courant
de réglage et du courant de défaut.

2.6. Caractéristiques
- Tension assignée d’isolation (Ui).
- Classe de déclenchement.
- Domaine de réglage : le relais doit être réglé sur le courant nominal indiqué sur la plaque signalétique du moteur
(Ir=IM).
- Réarmement manuel ou automatique.

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3. Disjoncteur magnétothermique
Il protège les installations contre les surcharges et les courts circuits.

3.1. Constitution
Un disjoncteur magnéto thermique est composé de deux parties :
- Une partie thermique qui protège les biens contre les faibles et les fortes surcharges.
- Une partie magnétique qui protège les biens contre les courts circuits.
Et évidemment de pôles principaux pour ouvrir le circuit.
3.2. Principe de fonctionnement

Principe thermique
Le bilame (1) est calibré de telle manière qu'avec un courant nominal In, il ne subisse aucune déformation. Par contre
si une surcharge est provoquée par les récepteurs, en fonction du temps, le bilame va se déformer et entraîner
l'ouverture du contact (2).

1
2

absence de surcharge présence de surcharge


Principe magnétique
En service normal, le courant circulant dans la bobine (2), n'a pas assez d'influence magnétique pour pouvoir attirer
l'armature mobile (1). Le circuit est fermé. Si un court-circuit apparaît dans l’installation et dans la bobine, provoque
une aimantation de l'armature mobile. Cela a comme conséquence l'ouverture du contact (3).

1
2
3

absence de court-circuit présence de court-circuit

Dans le disjoncteur magnétothermique on trouve un bilame en série avec une bobine.

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Lorsque un disjoncteur magnétothermique est associé à un dispositif qui détecte le des courants de fuite à la terre de
l'installation électrique, il est appelé un disjoncteur différentiel. C’est-à-dire qu’il détecte la différence entre le courant
entrant et le courant sortant de l’installation en aval du disjoncteur. On parle ici de la sensibilité IΔn en mA. Le
disjoncteur protège aussi les personnes contre les défauts de la sous tension des enveloppes des appareils électrique.

3.3. Symbole

Symbole général Symbole d’un disjoncteur tripolaire Symbole général d’un disjoncteur différentiel

3.4. Courbes de déclenchement


Ces courbes sont données par le Fabricant. Elles donnent le temps de déclenchement du disjoncteur en fonction du
calibre du disjoncteur et du courant de défaut.

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Courbes de déclenchement universelles
La norme imposent au moins l’existence des courbes B, C et D qui détermine la façon selon laquelle le disjoncteur va
disjoncter suivant son utilisation. On choisira la courbe de fonctionnement du disjoncteur en fonction du type de
récepteurs (résistifs, inductifs) et de la ligne à protéger :

Courbe B
Le disjoncteur a un déclenchement magnétique relativement bas (entre 3 et 5In) et permet d’éliminer les courts-
circuits de très faible valeur. Cette courbe est également utilisée pour les circuits ayant des longueurs de câbles
importantes.

Courbe C
ce disjoncteur couvre une très grande majorité des besoins (récepteurs inductifs) et s’utilise notamment dans les
installations domestiques. Son déclenchement magnétique se situe entre 5 et 10In.

Courbe D
cette courbe est utilisée pour la protection des circuits où il existe de très fortes pointes de courant à la mise sous
tension (ex: moteurs). Le déclenchement magnétique de ce disjoncteur se situe entre 10 et 20In.

3.5. Caractéristiques

- Tension nominale.
- Courant nominal (calibre).
- Pouvoir de coupure.
- Sensibilité IΔN (pour un disjoncteur différentiel).

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Les schémas électriques
1. Définition
Un schéma électrique est un moyen de représentation des circuits et des installations électriques. Il représente, à l’aide
de symboles graphiques, les différentes parties d’un réseau, d’une installation ou d’un équipement, c’est donc un
langage de communication entre les électriciens. Pour cette raison, il faut respecter les règles de représentations
classifiées dans la norme CEI (Commission Electrotechnique Internationale), appelée aussi IEC (International
Electrotechnical Commission) et qui prépare les normes applicables à l’électricité et l’électronique, afin d’arriver à un
langage commun entre les électriciens qui facilite l’écriture, la lecture et la compréhension des schémas électriques.

2. Différents types de schémas électriques


Les schémas électriques sont classés selon :
2.1. Le but envisagé
a. Les schémas explicatifs
Ils facilitent la compréhension du fonctionnement d’une installation ou une partie d’elle. On distingue les Schémas
fonctionnel et les Schémas de principe.
b. Les schémas de connexion (de réalisation)
Ils guident la réalisation et la vérification des connexions d’une installation ou d’un équipement.
c. Les schémas de disposition (topographiques)
Ils montrent l’emplacement des différents éléments d’une installation ou d’un équipement dans l’espace. On distingue
les schémas d’implantation est les schémas architecturaux.

Schéma architectural
d’un simple allumage

2.2. Le mode de représentation


2.2.1. Selon le nombre de conducteurs
a. La représentation multifilaire :
Chaque conducteur est représenté par un trait.

Ph N
Schéma multifilaire d’un simple allumage

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b. La représentation unifilaire :
Deux ou plusieurs conducteurs en parallèle sont représentés par un trait unique sur lequel on indique le nombre de
conducteurs
L2

Q1

KM

F1

M
3~ Schéma unifilaire d’un simple allumage

Schéma unifilaire du circuit de puissance


du démarrage direct d’un moteur triphasé

2.2.2. Selon le mode d’emplacement des symboles


a. La représentation rassemblée :
Les symboles des différents éléments d’un même appareil, ou d’un même équipement, sont représentés juxtaposés sur
le schéma. KA1
S1 S2

H1

b. La représentation développée :
Les symboles des différents éléments d'un même appareil sont séparés et disposés de manière que le tracé de chaque
circuit puisse être facilement suivi. C'est la tendance actuelle dans tous les schémas de commandes.

S1 S2

KA1
KA11
H1
KA12

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3. Exemple de schémas
Démarrage direct d’un moteur asynchrone triphasé
- Un seul sens de marche

L1
L2 F2
Q1
L3
N
F1

Q1 S1

S2 KM1
KM1

F1

M KM1
3~
Circuit de commande
Circuit de puissance

- Deux sens de marche

L1
L2 F2
Q1
L3
N
F1

Q1 S1

S2 KM11 S3 KM 21
KM1 KM 2

KM22 KM12
F1

M KM1 KM 2
3~
Circuit de commande
Circuit de puissance

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