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 Intérêt

 Rappels sur les unités fondamentales


 savoir interpréter un examen biologique
1. Antibiogramme
2. ASLO
3. Bilirubinemie
4. calcémie
5. CRP
6. Créatininémie
7. Électrophorèse d’hémoglobine
8. EPP
9. ECBU
10. Ferritinemie
11. Glycémie
12. Hémoglobine glyquée
13. Ionogramme sanguin : kaliémie, natrémie
14. Transaminases ASAT/ ALAT
15. Virus de l’hépatite
16. VS
 Quel examen pour quelle pathologie ?

1. Anémie
2. Cystite
3. Déshydratation
4. Diarrhée
5. Diabète
6. Fièvre
7. Hépatites
8. Ictère
9. Insuffisance rénale
10. Maladie cœliaque
11. Pyélonéphrite
12. Rhumatisme articulaire aigu
I) Intérêt
 mieux comprendre les analyses biologiques
faites au moment de la découverte puis du suivi
d’une maladie
 orienter ou même poser le diagnostic positif
d’une pathologie
II) Rappels sue les unités fondamentales

 le mètre (m ) : unité de longueur


 le gramme (g) : unité de poids
 le litre (l) : unité de volume
 la mole (mol) : unité de quantité
 la seconde (s) : unité de temps
 le pascal (pa) : unité de pression
 la concentration: mol/l
Exemple : Glycémie
0,180
g/L mmol/l
5,55
• Pour convertir 5 mmol/l en g/L : 5 x 0,180 = 0,90 g/l
• Pour convertir 1,20 g/L en mmol/l :1,20 x 5,55 = 0,66 mmol/l
Multiple

Préfixe Symbole Facteur

Kilo k 10 3
Méga M 106
Giga G 109
Téra T 1012

Sous-multiple

Préfixe Symbole Facteur

Milli m 10-3
Micro µ 10-6
Nano n 10-9
Pico p 10-12
Femto f 10-15
Atto a 10-18
III) quelques examens à interpréter
1- Antibiogramme
 examen sert à tester efficacité d'un antibiotique utilisé contre
une infection.
 Les bactéries peuvent être recueillies dans le sang, les urines,
les selles, les crachats et prélèvements bronchiques, le liquide
céphalo-rachidien.

RÉSULTATS
 Ils sont obtenus en 24/48 heures.
 Pour chaque antibiotique testé la sensibilité est exprimée :
• Par des lettres : S pour (sensible), R (résistant), I (intermédiaire) ;
• Par des plus (+) et des moins(-) : 4 ou 5 +étant alors signe de
plus grande sensibilité, et 4 ou 5 -, de grande résistance
(antibiotique non efficace).

REMARQUE
 Cibler l’antibiotique est un bon moyen de limiter le
développement des résistances bactériennes.
2- Antistreptolysine 0 (ASLO)
 Marqueur d'une infection streptococcique, cet examen détecte la
présence d'ASLO (antistreptolysines 0) du groupe A , mais aussi des groupes
C et G.
 Il permet de prévenir un rhumatisme articulaire aigu, une scarlatine, une
glomérulonéphrite ou une endocardite.

VALEURS NORMALES
- Le taux normal est rarement nul (infection fréquente).
- Un taux < 200 Ui/mL ne traduit pas une infection récente.

VALEURS PATHOLOGIQUES ET INTERPRÉTATION


- > 300 UI/mL. le taux est significatif d'une infection streptococcique.
- Il peut être nécessaire en cas de doute, de refaire un contrôle sanguin 15 jours
plus tard.
- Si infection existe et récente, une élévation significative est alors notée entre
les deux prélèvements.

ATTENTION
- La montée d'ASLO est significative au 10ème jour de l’infection et décroît au
30ème jour.
- 20% des infections streptococciques A n'ont pas d'élévation des ASLO.
- Un test rapide de détection au cabinet médical permet désormais de
détecter le microbe.
3- Bilirubinémie
> Il s'agit d'un marqueur des hépatopathies et des hémolyses.
VALEURS NORMALES
• Bilirubine totale : de 3 à 14 mg/l, soit 5 à 24 µmol/l;
• Bilirubine conjuguée : de 0,5 à 2.4 mg/l, soit 0,8 à 4 µmol/l.
(Formules de conversion : mg x 1,7 = µmol; µmol x 0,58 =mg.)

VALEURS PATHOLOGIQUES ET INTERPRÉTATION


> Prédominance de la forme libre indirecte :
• en cas d'excès de production : anémie hémolytique, maladie de Minkowski
Chauffard, déficit en G6PD, accident de transfusion, incompatibilité fœto-
maternelle, hémolyses toxiques et médicamenteuses, infectieuses
• déficit en conjugaison : maladie de Gilbert, ictère du nouveau-né, traitement
à la rifampicine.

> Prédominance de la forme conjuguée :


• affections constitutionnelles : cholestase extra-hépatique : lithiase biliaire,
tumeur ou kyste, cirrhose biliaire primitive, hépatite, amylose;
• cholestase intra-hépatique : hépatites virales, cirrhose, hépatite alcoolique,
cancer hépatique, hépatite toxique.
ATTENTION
> Un faux positif être dû à une hémolyse du
prélèvement, une exposition solaire mais
aussi une hypertriglycéridémie, ou encore
une consommation de dérivés de la
dopamine.

> Le jeûne augmente également la


concentration de la bilirubine totale.
4- Calcémie
> Cet examen est essentiel pour étudier le métabolisme calcique, dans le
cas d'une ostéoporose par exemple.
VALEURS NORMALES
> Valeurs usuelles : de 90 à 105 mg/L (2,2 à 2,6 mmol/L).

Ces résultats doivent tenir compte de la protidémie.

VALEURS PATHOLOGIQUES ET INTERPRÉTATION


 hypercalcémie Ca >105 mg/L :
• des métastases osseuses ;
• une hyperparathyroïdie primaire ;
• une sarcoïdose.
 hypocalcémie Ca <90 mg/L :
• d'hypoparathyroïdie post-chirurgicale ou primaire ;
• de déficit en vitamine D.

 une hypocalcémie est confirmée, il faut doser la créatininémie et la


phosphatémie :
• si on observe une hyperphosphatémie, il s'agit d'une insuffisance rénale
ou d'une hypoparathyroidie ;
• s’il existe une hypophosphatémie, il s'agit d'une ostéomalacie.
ATTENTION
> En cas d'hypo-albuminémie, il faut corriger la
calcémie par la formule suivante :
calcémie (mmol/l) + 40 -albuminémie (g/L)/40.

> La grossesse, le post-partum, la prise de


contraceptifs font baisser la calcémie de 20 %.
5- C-réactive protéine <CRP>
Permet de diagnostiquer une affection inflammatoire et/ou infectieuse.
VALEURS NORMALES De 5 à 15 mg/l.

VALEURS PATHOLOGIQUES ET INTERPRÉTATION


 > 20 mg/l = une réaction inflammatoire ou infectieuse.
 Son élévation se produit dès la 12ème heure, avec retour à
la normale 7 à 14 jours après l’extinction du processus.
 La CRP s'élève beaucoup plus dans les infections
bactériennes que virales.

ATTENTION
 Une grossesse comme des traitements oestroprogestatifs
augmentent les taux de CRP jusqu'à 50 mg/L. ainsi qu'une
intervention chirurgicale pendant 48 heures .
 Un dosage de CRP permet aussi de détecter une infection
urinaire haute (CRP élevée), par rapport à une infection
basse (CRP basse).
6- Créatininémie
Permet de tester la fonction rénale.
VALEURS NORMALES (mg x 8,8= mmol)
Nouveau-né • De 60 à 90 mmol/l.
Femme • De 50 à 110 mmol/l.
Homme • De 60 à 120 mmol/l.

VALEURS PATHOLOGIQUES ET INTERPRÉTATION


> Une baisse de 30 % d e la capacité de filtration glomérulaire n'affecte pas
la créatininémie.
En cas d'insuffisance rénale aiguë, la montée de créatinine est retardée.
> La clairance peut être basse et la créatininémie normale. La clairance est
donc un meilleur examen pour suivre une insuffisance rénale.

ATTENTION
> La créatininémie diminue au cours de la grossesse et augmente en cas
de consommation importante de viandes ou de rhabdomiolyse ou
après un effort .
> Certains médicaments affectent la créatininémie :
• augmentation : contraceptifs oraux ;
• diminution : antiépileptiques, AINS.
> La créatininémie dépend de la masse musculaire, de l’âge, du poids: on
doit donc s'aider du calcul de la clairance .
7- Électrophorèse de l'hémoglobine
Utile pour rechercher une anémie hémolytique ou une
pathologie hématologique liée à l’origine géographique
du patient.

VALEURS NORMALES
Hb Nouveau-né Adulte
Hb A 10 - 40 % 97 - 98%
HbA2 <1% 2à3%
HbF 60 - 90 % <1%

• nouveau-né : 80 % d'HbF, remplacé par une HbA en six mois.

VALEURS PATHOLOGIQUES ET INTERPRÉTATION


75 à 95 % d'HbS et pas d'HbA : drépanocytose
Grande quantité d'HbF ou d'HbA2 ou encore d'HbH :
thalassémie.
8- Électrophorèse des protéines plasmatiques
Permet de connaître la composition sanguine des protides,
principalement albumine et les globulines.
VALEURS NORMALES
 Adulte Protides totaux : 60 à 80 g/l

Albumine : 35 - 50 g/L . 60 %*
Alpha-1-globulines : 1,5 -3,5 g/L . 4%*
Alpha-2-globulines : 3 - 9 g/L . 8% *
Bètaglobulines : 6 - 12 g/L . 12 %*
Gammaglobulines : 7,5 - 16 g/l . 16 %*
(% des composants par rapport au total protidique)
NB: Conversion : g x 1,45 = mmol/l
 Enfant
Les protides totaux sont de 45 à 70 g à la naissance. Ils
rejoignent les taux adultes à 3 ans.
VALEURS PATHOLOGIQUES ET INTERPRÉTATION

 hypoalbuminémie :
• de dénutrition ;
• de cirrhose hépatique ;
• de syndrome néphrotique ;
• de malabsorption intestinale avec diarrhée chronique ;
• d'insuffisance cardiaque droite ;
• de syndrome inflammatoire.

 augmentation des alpha-1 et alpha-2-globulines, et l'hypergammaglobulinémie


• d'infections ou parasitoses au long cours ;
• de maladies auto-immunes, LED ;
• d'atteintes chroniques du foie : les hépatites provoquent une augmentation des
bêta-et gammaglobulines ;
• d'atteinte lymphocytaire monoclonale avec bande étroite : myélome ; il y a
intérêt en ce cas à réaliser une immunoélectrophorèse pour retrouver
l’immunoglobuline (Ig) augmentée.

 Les hypogammaglobulinémies:
• congénitales ;
• dues à une atteinte hépatique ou lymphocytaire aiguë.

ATTENTION
Pratiquer un dosage de l’hématocrite permet de retrouver une hémoconcentration
ou une hémodilution qui peuvent fausser les résultats de l'examen.
9- Examen cytobactériologique des urines
ECBU permet de diagnostiquer une infection
urinaire et d'optimiser son traitement.
VALEURS NORMALES
Hématies et leucocytes < 10 000/ml.

VALEURS PATHOLOGIQUES ET INTERPRÉTATION


En cas d'Infection
• Bactériurie > 105/ ml ;
•leucocyturie > 104/ml.
Nombre de Nombre de Conclusion probable
bactéries/ml leucocytes /ml

102 < N < 104 > 104 Infection

0 >104 Infection décapitée

> 105 < 104 Réaliser un deuxième ECBU . Si celui-ci


confirme le nombre de bactéries, il y
a infection.

102 < N < 104


< 104 Contaminations par souillures
10- Ferritinémie
> Examen utile pour connaître la quantité de fer stockée dans l’organisme.
VALEURS NORMALES
 Femme • De 30 à 150 µg/L.
 Homme • De 60 à 300 µg/L.
 Nouveau-né • De 200 à 300 µg/L.
 Enfant < 6 mois • De 20 à 40 µg/L.
 Enfant de 6 mois à la puberté • De 50 à 180 µg/L.

VALEURS PATHOLOGIQUES
 Hyperferritinémle
• Hémochromatose,
• cancers du foie, des poumons, du rein,
• cytolyse hépatique,
• anémies inflammatoires.

 Hypoferritinémie
• Carences martiales,
• grossesse,
• Hémorragies chroniques.

ATTENTION
 Des valeurs faussement basses de ferritinémie peuvent être dues à une
hémolyse du sérum.
 Des valeurs faussement hautes proviennent d'un sérum riche en lipides.
11- Glycémie
Cet examen permet de rechercher des anomalies du métabolisme
glucidique
VALEURS NORMALES
La valeur normale, à jeun, est de 3,9 à 5,3 mmol/l, soit 0,7 à 0,95 g/l.

VALEURS PATHOLOGIQUES ET INTERPRÉTATION


 Diabète • Glycémie supérieure à 1,26g/L.
 Hypoglycémies • Glycémie < 0,5 g/L.
• En cas :
- de gastrectomie,
- d'insuffisance surrénale ou hypophysaire,
- de métastases hépatiques,
- d'hypoglycémies primitives ou fonctionnelles.
ATTENTION
 Un prélèvement insuffisant donne des résultats faussement bas.
 Insister auprès des patients pour le respect du jeûne de 12 heures
précédant
 le contrôle et sur la nécessité de faire un repas léger la veille de
la prise de sang.
12- Hémoglobine glyquée
Permet de surveiller les traitements antidiabétiques.

VALEURS NORMALES
 Pour HbA la + HbA lb + HbA lc : 6 à 8 % de l’hémoglobine totale.
 HbA 1c seule : 4 à 6 % de l’hémoglobine totale.

VALEURS PATHOLOGIQUES : En cas de diabète


- Si taux HbA1c proche de 6 à 7 % i Diabète correctement équilibré
- Si taux HbA1c de 8 à 12 % ; Diabète mal équilibré
- Une hausse de 0,3 g/l de la glycémie correspond à une
augmentation de 1 % d'HbA1c.

ATTENTION
 Examen à faire en dépistage .
 En surveillance tous les trois mois .
 Sous-estimation des résultats en cas de diminution de durée de
vie des hématies .
13- Ionogramme sanguin
A/ kaliémie
Pour surveiller certains traitements diurétiques ou dans
certaines pathologies comme le diabète ou l’insuffisance
cardiaque ou rénale.

VALEURS NORMALES Taux normal : 3,8 à 5 mEq/L.


VALEURS PATHOLOGIQUES ET INTERPRÉTATION
 Hypokaliémies
Médicaments : diurétiques de l’anse, laxatifs,
consommation de réglisse, néphropathies, maladie de
Crohn, maladie de Cushing, diarrhées prolongées.
 Hyperkaliémies
Médicaments : diurétiques type spirinolactone, insuffisance
rénale, insuffisance surrénale, maladie d'Addison, acidose
métabolique.
ATTENTION
 Une hémolyse comme une hyperplaquettose
ou une hyperleucocytose donnent une fausse
hyperkaliémie.
 Une hypokaliémie < 3,5 mEq/L, avec une
kaliurie <15 mEq/24h est un signe de perte extra-
rénale ; en revanche, si la kaliurie > 15 mEq/24h,
la perte est alors rénale ou consécutive à la
prise de diurétiques.
 Une hyperkaliémie > 5,5 mEq/L, avec une
kaliurie > 200 mEq/24h signe un risque important
de désordres cardiaques pouvant aller jusqu'à
l’arrêt cardiaque.
 Une hypo ou une hyperkaliémie sont donc des
urgences biologiques : la communication au
médecin prescripteur doit être faite le plus
rapidement possible.
B/ Natrémie
Cet examen évalue le taux de sodium (principal cation
extracellulaire) dans le sang, qui représente un bon indicateur de
l’hydratation du corps.

VALEURS NORMALES
 La valeur normale est comprise entre 138 et 145 mEq/L, ce qui
représente 95% de l’osmolalité .
VALEURS PATHOLOGIQUES ET INTERPRÉTATION
 Hyponatrémie
• Taux inférieur à 136 mEq/L
• Taux inférieur à 130 mEq/L : très pathologique
• Taux inférieur à 110 mEq/L : risque de coma
 Hypernatrémle • Taux supérieur à 145 mEq/l.

ATTENTION
 Des pseudo-hyponatrémies peuvent être dues à des hyper
protidémies, hyperlipémies, hyperglycémies, à des excès de
Dextran, de gélatines.
 Bien noter ou rechercher tous les médicaments consommés pour
apprécier le dosage à sa juste valeur.
14- Transaminases ASAT et ALAT
Pour mettre en évidence une cytolyse, qu'elle soit d'origine hépatique,
musculaire lisse (le cœur par exemple) ou striée.

VALEURS NORMALES
Variant selon les normes des laboratoires, les valeurs usuelles < 30 UI/L.
Physiologiquement, elles vont jusqu'à 75 chez le nourrisson.

VALEURS PATHOLOGIQUES
 Des augmentations pouvant aller jusqu'à 10 à 100 fois la normale sont
fréquentes en cas d'hépatite virale comme en cas d'obstruction des voies
biliaires .
 Les ASAT augmentent plus dans les nécroses musculaires, et les ALAT, dans
les hépatopathies .
 Une augmentation plus modérée est retrouvée dans la cirrhose éthylique et
biliaire primitive, les cancers du foie et les hépatites médicamenteuses.

ATTENTION
Certaines conditions sont susceptibles d'augmenter les transaminases :
• frissons fébriles,
• exercice violent,
• injections intramusculaires,
• traitements à base de Calciparine ou d'opiacés,
• traitements comprenant des médicaments hépatotoxiques tels
que les AINS, la Dépakine.
15- virus de l’hépatite
 VAH OU HAV SIGNE D'HÉPATITE A: La mise en
évidence d'lgM signe une infection récente.
 VHB OU HBV SIGNE D'HÉPATITE B MAIS
PLUSIEURS MARQUEURS
 VHC OU HCV SIGNE D'HÉPATITE C
- L'apparition d'Anticorps anti HCV après un
premier test négatif signe une hépatite aiguë.
Stade Ag HBs Ag HBe Ac anti HBs Ac anti Ac anti
HBc HBe

Hépatite aigue
-Début ++ + - ++ -
- maladie active +/- + +/- + +
- Guérie - -

Hépatite + + - + -
chronique

Porteur sain + +/- - + +

vacciné - - + - -
16- vitesse de sédimentation des hématies(VS)
Le principe est de dépister, à partir d'une anomalie biologique, un syndrome
inflammatoire ou infectieux de l’organisme.

VALEURS NORMALES
Normalement, à la première heure, la VS est inférieure à 20 mm.

VALEURS PATHOLOGIQUES ET INTERPRÉTATION


Homme: âge (année) /2 femme: âge + 10 / 2

 Elle est augmentée :


• en cas d'anémie ;
• en cas d'inflammation : rhumatismes, cancers, nécroses tissulaires ;
• en cas d'infection, surtout en cas d'infections bactériennes ; moins
constamment en cas de germes intracellulaires .
 Les immunoglobulines anormales donnent les VS les plus élevées : aussi, dans
ce cas, doit-on rechercher un myélome ou une maladie de Waldenstrom.

ATTENTION
 La VS n'est pas pratiquée au cours de la grossesse car elle est
régulièrement élevée, dès le deuxième trimestre, avec une valeur
supérieure à 40 à la première heure .
 De nombreux médicaments modifient la VS ; se renseigner sur leur
prise éventuelle : aspirine et AINS diminuent la VS, par exemple .
 Les mesures à La 2ème et à la 24ème heure ne présentent pas
d'intérêt.
IV) quel examen pour quelle pathologie?

 1. Anémies
- NFS
- Réticulocytes
- Ferritinemie
- Vitamine B12

 2. Cystite
- ECBU
- NFS
- CRP
 3. Déshydratation
- ionogramme sanguin et urinaire
- Créatininémie

 4. Diabète
- Hb glyquée
- HGPO
- Glycémie à jeun et postprandiale
 5. Diarrhée
- Coproculture
- Examen parasitologique des selles
- Ionogramme sanguin

 6. Fièvre
- NFS
- CRP
- Hémocultures
- ECBU
 7. Hépatites
- NFS
- VS
- CRP
- Transaminases
- Bilirubinémie
- Taux de prothrombine
- virus des hépatites

 8. Ictère
- NFS
- Transaminases
- Bilirubinémie libre et conjuguée
- Phosphatases alcalines
- Gamma Gt
 9. Insuffisance rénale
- Créatininémie
- Ionogramme sanguin et urinaire
- Calcémie
- Phosphorémie
- NFS

 10. Maladie cœliaque


- Anticorps anti gliadine
- Anticorps anti tranglutaminase
- Anticorps anti endomysium
- NFS
 11. Pyélonéphrite
- NFS
- VS
- ECBU
- CRP

 12. Rhumatisme articulaire aigu


- ASLO
- NFS
- VS
- CRP
Conclusion
 Quand vous recevez la feuille de
résultats d’analyses de la part de
laboratoire d’analyses médicales,
pour chaque examen pratiqué vous
avez :
• le nom de l’examen
• le résultat observé avec une valeur
chiffrée et les unités utilisées
• les valeurs normales habituelles pour
cet examen, avec une limite
inferieure et une limite supérieure de
la normale.