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EPIGRAPHES

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L’Entrepreneuriat comme solution au problème de développement de la RDC
DEDICACE

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REMERCIEMENT

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LISTE DES ABREVIATIONS

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L’Entrepreneuriat comme solution au problème de développement de la RDC
I. Introduction générale

1.1 Problématique
La république démocratique du Congo est sans doute l’un des pays le plus pauvres du monde.
Malgré son extrême richesse naturelle, le pays est toujours considéré comme étant sous
développé à cause des manifestations de la pauvreté. Ces manifestations de la pauvreté
montrent que les pays sous-développés dont la république démocratique du Congo aussi, sont
loin de s’approcher du développement. Néanmoins, le problème de développement de ce pays
a clairement plusieurs facteurs essentiels qui sont la cause de cette situation. Nous citons
donc :

 L’échec politique
 Le marché de consommateurs
 La négligence de l’agriculture
 Le système éducatif inadéquat
 L’instabilité sociopolitique
 La corruption
 Et bien d’autres
Et comment pouvons-nous résoudre le problème de sous-développement qui affecte tant la
RDC ?

1.2 Hypothèse
Dans ce travail, un domaine va nous permettre la résolution tant désirés du sous-
développement de la RDC. Les pays riches ou développés sont des pays majoritairement
industrialisés c’est-à-dire qu’ils sont des pays qui misent leurs ressources sur les industries.
C’est de là qu’intervient l’Entrepreneuriat.
L’entrepreneuriat est parmi les outils le plus importants pour remédier au problème de
développement d’un pays dont la RDC y compris.
Sur ce, que voulons-nous dires par rapport au développement de la RDC ? Et aussi,
qu’entendons-nous par Entrepreneuriat ?

1.3 Objectif du travail.

- Comme objectif principale, nous voulons voir comment est-ce l’entrepreneuriat peut-il
résoudre le problème de la nôtre réimportant

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- Nous allons expliquer par étape l’apport de l’Entrepreneuriat dans le développement
de la république démographie.

1.4 Choix du sujet


Nous avons choisi de travailler sur ce thème pour plusieurs raisons :
- La culture entrepreneuriale est très essentielle car elle permet aux pays en voies du
développement à se démarqués de son statut de pauvre à riche.
- Nous avons choisi de travailler sur l’entrepreneuriat dans la RDC car ce le pays où
l’on réside et que nous avons tous les soucis de voir un jour notre pays rempli des
richesses naturelles devenir excellent sur tous les plans de la vie.
- L’entrepreneuriat nous fait acquérir un esprit de leader, de manager, un esprit de ceux
qui ont les soucis du développement en RDC.

1.5 Intérêt du travail


Ce travail aura besoin d’un entrepreneur parce que ce dernier est un domaine très large et qu’il
sera d’un grand intérêt pour un entrepreneur de miser son expertise économique, politique et
sociale. En tant que manager né, il le conduira sous forme d’entreprise pour permettre la
bonne gestion du travail, la communication, la gestion de temps, l’évaluation, l’observation et
l’organisation.

1.6 Méthode et techniques

A. Méthodes

La méthode est une « marche rationnelle de l’esprit pour arriver à la connaissance ou à la


démonstration d’une vérité ».
Ainsi toute recherche scientifique avérée se doit de recourir plus ou moins à une méthode de
recherche. C’est dans cette optique que nous avons retenu, dans le cadre de notre travail, la
méthode descriptive et la méthode qualitative.

La méthode descriptive nous permet de décrire les différentes institutions financières qui
composent le système financier congolais ainsi que le fonctionnement de chacune d’entre
elles.
La méthode qualitative quant à elle, nous permettra d’apprécier et de commenter d’autres
critères de nature subjective liés aux conditions d’accessibilité au financement.

B. Techniques

Pour mener à bon port cette recherche, nous utiliserons deux techniques : la technique vivante
et la technique documentaire.

a) La technique vivante

Les techniques vivantes, désignent les procédés qui ouvrent un contact, une communication

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entre des êtres humains. Ainsi nous irons à la rencontre des personnes qui ont la connaissance
et la maitrise de notre sujet pour nous ressourcer.

b) La technique documentaire

Cette technique nous permettra de puiser des informations pertinentes en rapport avec notre
sujet d’étude en consultant les ouvrages de base, les rapports officiels, les revues scientifiques,
les notes de cours, les mémoires ainsi que les sites web.

1.7 Délimitation du sujet


L’espace-temps tellement important pour le travail, au moment des quelconques statistiques,
références et autres, ce travail est délimité entre 2010 et 2020

1.8 Division du travail


Ce travail sera reparti en trois chapitres :

 1er chapitre : Le sous-développement en RDC.


Il en sera question de parler du sous-développement dans le pays, puis d’en définir les causes.
Dans cette partie, nous démontrerons que la RDC est réellement un pays sous développé selon
chaque indicateur.

 2ème Chapitre : L’Entrepreneuriat proprement dit.


Dans cette partie nous allons expliquer l’entrepreneuriat sur toutes ces facettes, en le
définissant, en donnant ses objectifs dans le développement humain. Nous expliciterons aussi
le pratiquant de l’entrepreneuriat qui est l’entrepreneur, mais également l’endroit où il
s’emploi qui est l’entreprise.
Bref, nous parlerons du monde de travail indépendant qui est celui de l’entrepreneur, de
comment développer ces compétences entrepreneuriales pour la bonne gestion d’une
entreprise.

 3ème chapitre: L’apport de l’entrepreneuriat pour le développement de la RDC

Cette partie est sans doute le but de toutes les recherches qui seront mis en œuvres. Car, il
s’agira de prouver, argumenter, montrer ou encore justifier comment est-ce que
l’entrepreneuriat peut être l’outil idéal pour le développement de la RDC. Nous allons
démontrer à l’aide de tous instruments possibles (statistiques, preuve réel de développement)
que la république démocratique du Congo a primordialement besoin de l’entrepreneuriat pour
faire face aux nombreux problèmes rencontrés.

En fin, nous allons finir le travail avec une conclusion pour résumer ce qu’on doit retenir
globalement de ce travail et des résultats auxquels on a abouti.

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1er Chapitre : Le sous-développement en RDC
Les différentes approches du sous-développement ainsi que les rapports des différents
organismes internationaux permettent de relever les caractéristiques communes du
phénomène de pauvreté, d’où nous allons liés ces caractéristiques à la RDC.

1. Les caractéristiques du sous-développement en RDC

1.1 Le bas niveau de vie


Les bas niveaux de vie se manifestent quantitativement et qualitativement sous forme de bas
revenus (pauvreté), manque de logement convenable, mauvaise santé, instruction limitée ou
absente, taux élevé de mortalité infantile, manque d’emploi et etc.
Pour connaitre le bas niveau de vie d’une population , on procede à des évaluations dont nous
citons deux sur plusieurs :
 L’indicateur du développement humain (IDH)
Le programme des nations unies pour le développement utilise l’IDH comme outil pour
déterminer le niveau moyen de développement atteint par chaque pays à partir des trois
aspects importants:
Longévité et santé sur base de l’espérance de vie.
Instruction et savoir en considérant le taux d’alphabétisation des adultes (deux tiers) et le taux
brut de scolarisation combiné (pour un tiers).
Possibilité d’accès à un niveau de vie décent sur base du PIB par habitant.
 L’indicateur de la pauvreté humaine pour les pays en développement (IPH-1).
L’IPH-1 est un indicateur des carences ou manques observés dans les aspects qui déterminent
l’IDH :
- Le risque de décéder à un âge relativement précoce
- Exclusion du monde de la lecture, du calcul et des communications
- Impossibilité d’accéder aux facteurs économiques productifs, en approvisionnement d’eau
potable et au pourcentage d’enfants de moins de cinq ans souffrant d’insuffisance pondérale.

Tableau 1 : Les indicateurs clé de suivi d’évaluation


Indicateur Source des

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données
I. Macroéconomie
1. Taux d’inflation INS
2. PIB par tête INS
3. Taux de croissance économique INS
4. Taux d’investissement INS
5. Taux de pression fiscale INS
6. Ratio service de la dette par rapport aux exportations INS
7. Ratio exportations par rapport au PIB INS
8. Ratio dépenses courantes par rapport aux recettes fiscales INS / Ministère du Budget
9. Ratio dépenses de rémunération par rapport aux recettes fiscales INS / Ministère du Budget
10. Solde budgétaire de base par rapport au PIB INS / Ministère du Budget
II. Pauvreté et Inégalités sociales
11. Incidence de la pauvreté Enquête 1-2-3 (INS et
UPPE)
12. Profondeur de la pauvreté Enquête 1-2-3 (INS et
UPPE)
13. Sévérité de la pauvreté Enquête 1-2-3 (INS et
UPPE)
14. Proportion de la population vivant avec moins d’un dollar PPA par jour Enquête 1-2-3 (INS et
UPPE)
15. Part du cinquième quintile le plus pauvre dans la consommation nationale Enquête 1-2-3 (INS et
UPPE)
16. Part du cinquième quintile le plus riche dans la consommation nationale Enquête 1-2-3 (INS et
UPPE)
17. Répartition spatiale des pauvres Enquête 1-2-3 (INS et
UPPE)
III. Cadre de vie des ménages
18. Proportion de la population ayant accès à une source d’eau de boisson meilleure RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS
19. Proportion des villages ayant accès à une source d’eau de boisson meilleure FINEAD
20. Proportion de la population ayant accès à l’électricité RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS
21. Proportion des villages électrifiés FINEAD
22. Proportion des ménages propriétaires de leur logement RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS
23. Proportion des ménages locataires RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS
24. Proportion des ménages sous logés RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS
25. Proportion de la population ayant accès un meilleur système d'assainissement RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS
IV. Emploi
26. Taux d’activité RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS
27. Taux de chômage au sens du BIT Enquête 1-2-3
28. Taux de chômage au sens large Enquête 1-2-3
29. Taux d’informalité Enquête 1-2-3
30. Taux de salarisation Enquête 1-2-3
31. Taux de sous-emploi visible Enquête 1-2-3
32. Taux de sous-emploi invisible Enquête 1-2-3
33. Taux global de sous-emploi Enquête 1-2-3
34. Proportion des enfants de 10 à 14 ans exerçant une activité économique Enquête 1-2-3, MICS
35. Proportion des jeunes qui ne sont ni scolarisés ni employés Enquête 1-2-3, MICS
36. Proportion des femmes salariées dans les secteurs non agricoles Enquête 1-2-3, MICS
V. Education
37. Taux Net Scolarisation (ou de Fréquentation) au niveau Primaire RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS
38. Taux Brut de Scolarisation au niveau Primaire RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS, RS
39. Taux d'achèvement du Primaire RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS, RS
40. Taux de transition entre le Primaire et le premier cycle du secondaire RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS,RS
41. Taux Brut de Scolarisation au secondaire RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS,RS
42. Taux Brut d'admission au secondaire RGPH, Enquête 1-2-3,

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MICS, EDS, RS
43. Taux d'achèvement du secondaire RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS, RS
44. Taux Net de Scolarisation (ou de Fréquentation) au secondaire RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS
45. Taux de redoublement au secondaire RS
46. Taux survie dans le secondaire RS
47. Taux d'achèvement du secondaire RS
48. Taux d'alphabétisation des adultes RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS
49. Taux des jeunes analphabètes de 15-24ans RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS
50. Rapport filles/garçons dans l'enseignement primaire RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS
51. Rapport filles/garçons dans l'enseignement secondaire RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS
52. Rapport filles/garçons dans l'enseignement supérieur RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS
53. Taux Brut de Scolarisation combiné du Primaire au Supérieur RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS

54. Proportion des villages ayant une école primaire à moins d’un kilomètre FINEAD, Enquête 1-2-3
55. Proportion des villages ayant une école secondaire à moins de 5 km FINEAD, Enquête 1-2-3
VI. Santé
56. Taux de mortalité infanto juvénile EDS
57. Taux de mortalité infantile EDS
58. Taux de mortalité juvénile EDS
59. Proportion d'enfants de 12-23 mois ayant reçu tous les vaccins MICS, EDS
60. Taux de mortalité maternelle MICS, EDS
61. Taux de consultation Prénatale(CPN1) MICS, EDS
62. Proportion d'accouchements assistés par un personnel de santé qualifié MICS, EDS
63. Prévalence contraceptive MICS, EDS
64. Taux de prévalence du VIH EDS, PNMLS
65. Pourcentage d'enfants de moins de 5 ans qui dorment sous des moustiquaires MICS, EDS
imprégnées d'insecticides
66. L'Indice Synthétique de Fécondité (ISF) EDS
67. Espérance de vie à la naissance RGPH, EDS
68. Effectif de nourrissons nés de mères séropositives sont infectés par le VIH SNIS
69. Proportion des femmes enceintes VIH+ ont reçu une prophylaxie ARV EDS, MICS
70. Nombre d'orphelins liés au SIDA SNIS
71. Proportion d'unités de sang soumises à un dépistage de qualité du VIH SNIS
72. Proportion de la population adulte ayant une connaissance de son statut MICS, EDS
sérologique
73. Proportion d'adultes utilisant les préservatifs avec un partenaire sexuel MICS, EDS
occasionnel
74. Proportion des jeunes de 15-24 ans ayant une connaissance approfondie de la MICS, EDS
prévention du VIH.
75. Nombre de médecins pour 1000 habitants SNIS
76. Nombre de lits d’hôpitaux pour 1000 habitants SNIS
VII. Environnement
77. Superficie totale des forêts DEP-MECNT
78. Taux de couverture forestière DEP-MECNT
79. Superficie des zones protégées DEP-MECNT
80. Taux de déforestation DEP-MECNT
81. Taux de reboisement DEP-MECNT
82. Taux net de déforestation DEP-MECNT
83. Taux moyen annuel de pollution de l’air
84. Taux moyen annuel de pollution de l’eau
85. Taux moyen annuel de pollution du sol
86. Proportion des zones forestières DEP-MECNT
87. Quantité annuelle de bois exploités industriellement DEP-MECNT
88. Quantité annuelle de bois exploités artisanalement
89. Superficie de l'espace boisé DEP-MECNT
90. Superficie concédée aux exploitants forestiers DEP-MECNT
91. Superficie de l'espace boisé DEP-MECNT

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92. Nombre annuel d’écoles construites par les exploitants forestiers
93. Nombre annuel d’écoles réhabilitées par les exploitants forestiers
94. Nombre annuel de formations médicales construites par les exploitants forestiers
95. Nombre annuel de formations médicales réhabilitées par les exploitants forestiers
96. Nombre annuel de kilomètres de routes de desserte agricole construites par les
exploitants forestiers
97. Nombre annuel de kilomètres de routes de desserte agricole réhabilitées par les
exploitants forestiers
98. Nombre de sites touristiques DEP-MECNT
99. Nombre d'hôtels touristiques DEP-MECNT
100. Nombre de parcs nationaux DEP-MECNT
101. Taux de production formelle du bois DEP-MECNT
102. Proportion des ménages utilisant des combustibles solides (bois de chauffe ou le RGPH, Enquête 1-2-3,
charbon de bois) comme énergie pour la cuisson MICS, EDS
103. Nombre annuel d’études d’impact environnemental passées en revue par l’Agence
Nationale de l’Environnement

VIII. Agriculture et Développement Rural


104. Superficie totale des terres arables SNSA
105. Proportion des terres arables cultivées RAg, Enquête 1-2-3, EEC
(SNSA)
106. Superficie des terres arables disponibles SNSA
107. Nombre total des ménages agricoles RAg, Enquête 1-2-3, EEC
(SNSA)
108. Nombre d’exploitants agricoles modernes RAg, EEC (SNSA)
109. Indice de production alimentaire par habitant SNSA
110. Taux de couverture des importations par la production par produit et par espèce SNSA
animal
111. Taux d’autosuffisance par produit et par espèce animal RAg, Enquête 1-2-3, EEC
(SNSA)
112. Contribution du secteur agricole au PIB INS
113. Taux de croissance du secteur agricole INS, SNSA
114. Production des principales spéculations (en quantité et en valeur) RAg, Enquête 1-2-3, EEC
(SNSA)
115. Nombre de têtes de bétails par type d’animal RAg, Enquête 1-2-3, EEC
(SNSA)
116. Proportion des ménages agricoles utilisant des semences améliorées RAg, Enquête 1-2-3, EEC
(SNSA)
117. Proportion des ménages agricoles utilisant des engrais RAg, Enquête 1-2-3, EEC
(SNSA)
118. Proportion des ménages agricoles pratiquant une culture motorisée RAg, Enquête 1-2-3, EEC
(SNSA)
119. Rendement moyen par culture par type d’exploitation RAg, Enquête 1-2-3, EEC
(SNSA)
120. Taux d’autosuffisance alimentaire RAg, Enquête 1-2-3, EEC
(SNSA)
121. Superficie moyenne cultivée par ménage agricole RAg, Enquête 1-2-3, EEC
(SNSA)
122. Superficie moyenne cultivée par exploitant agricole moderne RAg, Enquête 1-2-3, EEC
(SNSA)
123. Prix moyen au producteur par produit SNSA
124. Prix moyen en gros par produit SNSA
125. Prix moyen en détail par produit SNSA
126. Linéaires de routes de desserte agricole DVDA
127. Linéaires de nouvelles routes de desserte agricole construites DVDA
128. Proportion des villages électrifiés FINEAD, RGPH, SNSA
129. Proportion des villages ayant accès à une eau meilleure pour la boisson FINEAD, RGPH, Enquête 1-
2-3,
SNSA
130. Proportion de la population rurale ayant accès à l’électricité RGPH, RAg, Enquête 1-2-3,
EEC
(SNSA)
131. Proportion de la population rurale ayant accès à une source d’eau meilleure pour RGPH, RAg, Enquête 1-2-3,
la boisson EEC
(SNSA)
132. Proportion des villages enclavés FINEAD, SNSA

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IX. Infrastructures et Travaux Publics
133. Linéaires des routes revêtues DEP-ITPR
134. Linéaires des routes revêtues construites ou réhabilitées DEP-ITPR
135. Linéaires des routes revêtues entretenues DEP-ITPR
136. Linéaires des routes en terres DEP-ITPR
137. Linéaires des routes en terres construites ou réhabilitées DEP-ITPR
138. Linéaires des routes en terres entretenues DEP-ITPR
139. Linéaires des ponts DEP-ITPR
140. Linéaires des ponts construits ou réhabilités DEP-ITPR
141. Linéaires des ponts entretenus DEP-ITPR
142. Nombre de bacs DEP-ITPR
143. Nombre de bacs installés DEP-ITPR
144. Linéaire de collecteurs DEP-ITPR
145. Linéaire de collecteurs construits, reconstruits ou réhabilités DEP-ITPR
146. Linéaire de collecteurs entretenus DEP-ITPR
147. Nombre d’unités d’érosions DEP-ITPR
148. Nombre d’unités d’érosions traitées DEP-ITPR
149. Part du budget de l’Etat consacrée aux ITPR DEP-ITPR
X. Mines et hydrocarbures
150. Production (en quantité et en valeur) des principaux miniers DEP-Mines
151. Exportations (en quantité et en valeur) des principaux produits miniers DEP-Mines, BCC, INS
152 .Nombre de détenteurs des autorisations d’exploitations minières par type (PR, CAMI
ARPC, PE, PEM,PER, AECP)
XI. Industrie
153. Indice de production industrielle CEPI, DEME, INS
154. Contribution de l’industrie au PIB INS
155. Taux de croissance du secteur industrie INS

156. Taux d’investissement du secteur industrie DEME, INS


157. Taux d’accès aux crédits BCC, INS
XII. Communication et information
158. Proportion de la population disposant d’une radio RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS
159. Proportion de la population disposant d’une TV RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS
160. Proportion de la population disposant d’un téléphone fixe RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS
161. Proportion de la population disposant d’un ordinateur RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS
162. Proportion de la population disposant d’une adresse électronique RGPH, Enquête 1-2-3,
MICS, EDS
XIII. Gouvernance et participation
163. Proportion des femmes parlementaires et sénateurs Assemblée Nationale, DEP-
Genre,
OCPI
164. Proportion du budget de l’Etat versée aux provinces DPSB
165. Taux de satisfaction de la population pour les services publics OCPI
166. Durée moyenne de détention préventive DEP-Justice
167. Proportion des affaires enregistrées par rapport aux affaires enrôlées DEP-Justice
168. Proportion des conflits fonciers dans les affaires enrôlées DEP-Justice
169. Proportion des violences sexuelles dans les affaires enrôlées DEP-Justice
170. Nombre d’affaires de détournement ou corruption DEP-Justice
171. Proportion des affaires de détournement ou corruption dans les affaires enrôlées DEP-Justice
XIV. Commerce
172. Terme d'échange INS / DEP Commerce
173. Propension à Exporter INS / DEP Commerce
174. Propension à Importer INS / DEP Commerce
175. Taux de couverture des importations par rapport aux exportations INS / DEP Commerce
176. Dépendance du pays par rapport aux produits primaires INS / DEP Commerce
177. Dépendance du pays par rapport aux produits minéraux INS / DEP Commerce
178 .Balance Commerciale INS / BCC / DEP Commerce
179. Indice de diversification des exportions INS / DEP Commerce
180. Degré d'ouverture INS / DEP Commerce
181. Capacité du pays à exporter des produits industriels INS / DEP Commerce

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182. Capacité du pays à financer les besoins en produits alimentaires par les INS / DEP Commerce
exportations
XV. Climat des affaires
183. La Position de la RDC dans le classement de Doing Business Rapport Doing Busi ness
184. Délai moyen de l’obtention du Numéro du Registre du Commerce (NRC) ANAPI
185. Délai moyen de l’obtention du Numéro d’Identité (NId) ANAPI
186. Délai moyen de l’obtention du numéro fiscal ANAPI
187. Délai moyen de l’obtention des autorisations de bâtir DEP – Ministère de
l’Urbanisme et
Habitat
188. Nombre de taxes collectées par les Régies Financières DEP - Ministère de
Finances
189. Nombre de services au niveau des frontières pour le dédouanement ANAPI / DEP Economie
190. Nombre de nouvelles entreprises créées ANAPI
191. Nombre d’emplois créés par les nouvelles entreprises ANAPI
192. Montant des impôts versés par les nouvelles entreprises créées ANAPI / Ministère des
Finances
193. Taux annuel de croissance des entreprises ANAPI / DEP Economie
194. Taux de Couverture des entreprises en incubation ANAPI / DEP Economie
195. Taux d’informalité INS / Enquête 1-2-3
196. Nombre de guichets uniques implantés dans les services des douanes ANAPI / DEP Economie
197. Proportion de services de douanes disposant d’un guichet unique ANAPI / DEP Economie
198. Nombre de services publics percevant les taxes ANAPI / DEP Economie
199. Nombre de guichets uniques implantés ANAPI / DEP Economie
200. Nombre de centres d’incubateurs ANAPI / DEP Economie
201. Nombre d’entrepreneurs formés dans les centres d’incubation ANAPI / DEP Economie

1.2 La distribution des revenus

Pour évaluer l’ampleur et l’intensité de la pauvreté dans la RDC, il est aussi nécessaire de
considérer les inégalités dans la distribution des revenus entre riches et pauvres à l’intérieur
du pays. Il faut donc prendre en considération comment ce revenu est distribué entre la
population c’est-à-dire voir qui tire bénéfice du développement.
Ainsi pour chaque niveau donné de revenu national par habitant, plus l’écart dans la
distribution des revenus est grand, plus l’extension de la pauvreté s’accroit.
Parmi les sources d’inégalités des revenus, on pourra mentionner non seulement les
différences des rémunérations gagnées dans l’emploi, mais surtout l’utilisation et le contrôle
des ressources productives comme le capital, la terre, les ressources humaines, la technologie.
Ces inégalités créent souvent le sous-emploi et le chômage. Un cas très fréquent en RDC.
Comme beaucoup de détenteurs du pouvoir s’approprient et répartissent à leurs avantages les
ressources productives, nous pouvons conclure qu’une des causes fondamentales de
l’inégalité des revenus réside dans une distribution pas équitable du pouvoir.

1.3 La santé

La majorité des populations dans notre pays la RDC et meme dans les pays pauvres , en plus
des bas niveaux des revenus, continue à lutter contre la malnutrition, les maladies ( dont la
malaria, la typhoiide, la diarrhée, et etc) et les mauvaises conditions de santé. L’assistance
médicale se révèle insuffisante dans la RDC. Le nombre insuffisant des agents et des
structures sanitaires acquiert une impression évidente. Les indicateurs utilisés pour mesurer la
santé d’une population sont les suivantes :
- La mortalité infantile ; Il est plus utilisé pour caractériser les conditions sanitaires, sociales,
économiques et culturelles d’un pays.

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- L’espérance de vie à la naissance ; La RDC et la majorité des pays pauvres sont ceux qui ont
l’espérance de vie la moins élevée.

1.4 L’éducation

La RDC, se caractérise dans le domaine de l’éducation par un niveaux moyen


d’alphabétisation par rapport à l’équilibre entres les hommes et les femmes, cette dernière qui
est un facteur humain important de développement, bénéficient moins des programmes
d’éducation et d’alphabétisation ( le taux d’alphabetisation est de 77,3% dont 88,9% pour les
hommes et 66% pour les femmes, selon un rapport du pnud en 2017), des structures scolaires
et curriculum inadaptés aux besoins du pays ( des matériaux de basse qualités, usés et dans
certains établissement inexistants). Les dépenses publiques pour l’éducation sont les moins
élevées par rapport aux autres charges de l’Etat congolais.

1.5 Le bas niveau de productivité

En plus des bas niveaux de vie, la pauvreté se caractérise par des bas niveaux de productivité
du travail. La productivité est le rapport entre la quantité des biens et services produits et le
nombre d’unités de ressources (travail, capital ou terre) utilisées pour produire cette quantité.
Dans la RDC, on observe de bas niveaux de productivité dus non seulement à une technologie
inadaptée, mais aussi aux facteurs humains d’où nous voyons: la mauvaise gestion, une faible
compétence, un manque d’expérience, une manque de motivation professionnelle, des bas
revenus, un manque de discipline, un manque de volonté d’innovation, un manque des
réformes institutionnelles et structurales appropriées, l’état de santé physique faible et surtout
la malnutrition.

1.6 Le taux élevés de croissance démographique et de population dépendante

La majeure partie de la population des pays pauvres dont la RDC, vit dans les zones rurales :
plus de 65 % contre 27% dans les pays économiquement développés. Les forces du travail
impliquées dans l’agriculture sont de l’ordre de 62 % dans les pays pauvres contre à peine 7
% dans les pays développés. ( cours de économie du développement). Cette situation
s’explique du fait que les populations des pays pauvres ont encore comme préoccupation
prioritaire la nourriture, l’habillement et le logement. C’est pourquoi elles restent concentrées
dans l’agriculture et la production des produits primaires. Mais, malgré cette grande
concentration dans l’agriculture, les paysans des pays pauvres dénotent une productivité
agricole très faible, non seulement à cause du grand nombre des personnes qui sont en relation
avec la terre disponible, mais surtout à cause de leurs techniques agricoles médiocres, de la
mauvaise organisation, des outils rudimentaires et de l’insuffisance du capital humain et
physique.

1.7 Dépendance et vulnérabilité dans les relations économiques internationales

Dans ce domaine, concernant la RDC, la dépendance vient du fait que la population produit
principalement des produits de base destinés à l’exportation alors que ces produits de moins
en moins demandés. On observe alors un déséquilibre de la droite du budget c’est-à-dire que
les prix auxquels la population importe sont bien plus faibles que ceux de l’exportation. Alors,

14 | P a g e
L’Entrepreneuriat comme solution au problème de développement de la RDC
il s’est ainsi établi une distribution inégale du pouvoir économique en faveur des pays
développés au détriment des pays pauvres.

2. Situation des Objectifs du Millénaire pour le Développement en RDC

Le Gouvernement s’est engagé depuis 2008 dans l’élaboration d’une stratégie visant à
accélérer la marche pour l’atteinte des OMD. A cet effet, il a élaboré et validé en
décembre 2008 un plan national pour la réalisation des OMD, intitulé “Document de
plaidoyer pour la mobilisation des ressources en faveur des OMD”. Cet instrument de
plaidoyer a révélé l’impossibilité pour la RDC d’atteindre les cibles des OMD dans un
cadre macroéconomique stable et assaini en 2015. Il a préconisé pour cela la nécessité
pour le pays de reporter l’atteinte desdites cibles en 2020, mais avec un ferme
engagement de les atteindre en 2015 si le contexte socio-économique le favorisait.

Tableau 2 : Evolution des indicateurs OMD


201 Probabilité
Objectif Indicateurs 2 20 5 d’atteindre
0 10 (cibl l’objectif
0 e)
7
Proportion de la population disposant
de moins d’un dollar par jour en parité 7 4 Invraisemblabl
OBJECTIF 1 : du pouvoir d’achat 0 0 e
Réduction de l’extrême
pauvreté et de la faim Taux de chômage des 15 à 24 ans en 32,
milieux urbain 23 1 Invraisemblabl
(200 0 e
5)
Pourcentage d’enfants de moins de 5
ans présentant une insuffisance 3 24 1 Invraisemblabl
pondérale modérée 1, 4 e
4
Taux net de fréquentation dans le
6 75 1 Potentielleme
primaire (6
1 0 nt
OBJECTIF 2 : -11 ans)
0
Assurer l’éducation primaire
Taux d’achèvement du primaire 4 1 Invraisemblabl
pour tous 4, 0 e
3 0
Taux d’alphabétisation d’hommes de
15 ans et plus 8 1 Potentielleme
5, 0 nt
8 0
Taux d’alphabétisation des femmes de
15 ans et plus 5 1 Invraisemblabl
8, 0 e
9 0
Rapport filles/garçons dans
l’enseignement primaire 0, 1 Potentielleme
OBJECTIF 3 : 93 nt
Promouvoir l’égalité des sexes Rapport filles/garçons dans
l’enseignement secondaire 0, 1 Potentielleme
et l’autonomisation des
81 nt
femmes
Rapport filles/garçons dans 0,6
l’enseignement supérieur 2 1 Invraisemblabl
(200 e
5)
Proportion de sièges et postes occupés
par les femmes au parlement national 7, 5 Invraisemblabl
7 0 e
Taux de mortalité des enfants de moins
de 5 ans ou infanto juvénile 1 15 6 Invraisemblabl
OBJECTIF 4 : 6 8 0 e

15 | P a g e
L’Entrepreneuriat comme solution au problème de développement de la RDC
Réduire la mortalité infantile
5
Taux de mortalité infantile (mortalité
des enfants < 1 an) 9 97 3 Invraisemblabl
8 0 e
Proportion d’enfants de 12-23 mois
3 48 9 Invraisemblabl
ayant reçu tous les vaccins.
0, 0 e
6
Taux de mortalité maternelle 5 3 Invraisemblabl
OBJECTIF 5 : 4 2 e
Améliorer la santé maternelle 9 2
Consultation Prénatale 8 1 Potentielleme
5 0 nt
0
Proportion d’accouchements assistés
7 1 Potentielleme
par un personnel de santé qualifié
4 0 nt
0
Prévalence contraceptive 6 1 Invraisemblabl
5 e
OBJECTIF 6 : Taux de prévalence du VIH/SIDA 3, 3, Potentielleme
Combattre le VIH/SIDA, le 7 1 nt
paludisme et d’autres maladies Pourcentage d’enfants de moins de 5
ans qui dorment sous des 3, 1 Invraisemblabl
moustiquaires imprégnées 4 5 e
d’insecticides
Proportion des zones forestières 6 Invraisemblabl
2 e
Superficie des zones protégées. 1 1 Invraisemblabl
OBJECTIF 7 : 0, 5 e
4
Assurer un environnement
Proportion de la population ayant
durable accès de façon durable à une source 4 47 7 Invraisemblabl
d’eau meilleure notamment le 6, 1 e
groupe vulnérable y compris
2
femmes et enfants
Proportion de la population ayant
accès à un meilleur système 1 5 Invraisemblabl
d’assainissement notamment le groupe 7, 5 e
vulnérable y compris 6
femmes et enfants
Aide publique au Développement en
OBJECTIF 8 : Mettre en place un pourcentage du PIB 1 10 5 Potentielleme
partenariat mondial pour le 5, ,7 nt
développement 5
Stock de la dette en pourcentage du PIB 1 10 9 Potentielleme
0 4, 4, nt
2 1 4
Service de la dette en pourcentage des
exportations 1, 4, 1 Invraisemblabl
9 1 3, e
7 3
Source : OCPI, Ministère du Plan, Rapport sur les OMD 2010

3. Les causes du sous-développement en RDC


Les causes de la pauvreté dans la RDC peuvent être examinées à travers plusieurs facteurs .
D’une manière générale, ces causes peuvent être décrite en ces termes :

3.1 La Gouvernance :

16 | P a g e
L’Entrepreneuriat comme solution au problème de développement de la RDC
La mauvaise gouvernance est une des principales causes de la pauvreté, en ce sens
qu’elle crée des inégalités dans les secteurs et donc une perte de productivité. Elle
décourage la création d’entreprises et donc d’emplois, ponctionne les ressources des
ménages pauvres, favorise la fuite des capitaux et une perte de recettes pour l’Etat et donc
moins d’investissements publics, etc. Au niveau macroéconomique, la mauvaise
gouvernance fait perdre plusieurs points de croissance.
Des progrès notables ont été accomplis, la RDC se situe, cependant, parmi les 10 pays du bas
de l’échelle pour les divers indicateurs compte tenu de sa situation de pays post- conflit .Les
réformes en cours sur la réforme de l’Administration, la promotion du secteur privé à travers
l’amélioration du climat des affaires, le code de passation des marchés, etc., concourent à
pallier cette situation afin de faire du pays, une place saine pour attirer les investissements
étrangers. Ces investissements auront un potentiel sur l’emploi et donc sur la réduction de la
pauvreté. Il faut rappeler que la mauvaise gouvernance, même sous une forme déguisée ou
larvée, a des effets de long terme sur la pauvreté. Fort de ce constat, le Gouvernement est
donc résolument engagé dans la lutte contre la corruption et dans la promotion de la bonne
gouvernance. L’environnement des affaires est aujourd’hui en RDC parmi le moins attrayant
au monde. En 2011, le pays a occupé la 175ème position sur 183 dans le classement Doing
Business, avec néanmoins une nette progression par rapport à l’année 2010au cours de
laquelle il était à la 179ème place. Cette situation fait suite notamment à l’existence d’un cadre
administratif et réglementaire complexe et peu stable, de l’insécurité juridique et d’une fiscalité
lourde et complexe, avec une myriade de petites taxes et redevances. (Source : Document de Stratégie de
Croissance et de Réduction de la Pauvreté – DSCRP 2)

Tableau 3 : Indicateurs Doing Business (DB), 2010-2011


CATEGORIE DB 2010 DB 2011 VARIATION DANS LE
CLASSEMENT CLASSEMENT CLASSEMENT
Total 175 179 +4
Création d'entreprise 146 155 +9
Octroi de permis de construire 81 139 + 58
Transfert de propriété 118 125 +7
Obtention de prêts 168 167 -1
Protection des investisseurs 154 153 -1
Paiement des impôts 163 158 -5
Commerce transfrontalier 172 165 -7
Exécution des contrats 172 173 +1
Fermeture d'entreprise 155 152 -3

Source : Banque mondiale, Doing Bussiness report, 2011

3.2 Les causes d’ordre économique :

La libéralisation des économies, le pillage par des sociétés multinationales qui rapatrient
leurs bénéfices dans les pays riches dont elles sont généralement issues, l’échange inégal
(bas coût des matières premières produites dans les pays pauvre, achats des produits
manufacturés aux coûts élevés par les pays pauvres), service de la dette extérieure, manque
des règles commerciales justes et équitables.
Une étude récente a estimé que la croissance en RDC est ralentie par :
a) Les échecs des Gouvernements passés, tant en termes de gouvernance et d’absence
de règles et lois, le non-respect des contrats, de leadership qu’administratif,

17 | P a g e
L’Entrepreneuriat comme solution au problème de développement de la RDC
b) Le manque de financement,
c) Le manque d’infrastructures (surtout énergie et transport),
d) La faiblesse du capital humain, les risques macroéconomiques, le manque de
diversification et les échecs du marché. Il faut aussi rajouter la faiblesse de
l’investissement (qui n’est que de 4% donc très en dessous du seuil de 27% requis
pour atteindre une croissance à deux chiffres) En conséquence, le rapport
recommande la mise en place d’institutions solides, la levée des contraintes par des
politiques volontaristes et la diversification de l’économie.
Entre 2006 et 2010, la situation macroéconomique de la RDC a été marquée par :
 les effets de la crise économique et financière internationale,
 l’allègement de la dette,
 la maîtrise de l’inflation,
 et la rigueur budgétaire.
Les effets de la crise économique et financière internationale ont ralenti la croissance en
2009. L’accélération de la croissance économique amorcée depuis 2002, a subi un coup
d’arrêt en 2009. En effet, de 5,6% en 2006, le taux de croissance est passé à 6,2% en
2008, tirée entre autres par les bons résultats affichés dans le commerce et dans le secteur
minier. Cependant, cette croissance a été ralentie en 2009, du fait des effets de la crise
financière internationale, qui a induit une baisse de la demande mondiale. Le taux de
croissance, pour 2009, est ressorti à 2,8%. En 2010, le taux de croissance est estimé à
7,2% grâce à la reprise de l’activité minière et au dynamisme du secteur tertiaire. (Source :
Banque mondiale)

Evolution du taux de croissance économique et du taux d’inflation


a. Taux de croissance économique (en %) b. Evolution du taux d’inflation (en %)
1 5
0 7.8
7 0 46.
6.
5 6 6.2 . 2
8 6
. . 2 4
6 7 3 0
3 3
4 5.6
. 0 25. 2

18 | P a g e
L’Entrepreneuriat comme solution au problème de développement de la RDC
5 3 21. 3
2 2.8 4 16. 18. .
2 13. 0
12. 7 5
0 2005 0 8 2
2008 2010
2006 4.0
- 2009
20 2 2 20 1
2 01 0 0 07 0 2 2 2
2 0 0 0 2 2 0 2 2 2 2 0
-
- 0 3 4 0 0 0 0 0 0 0 0 1
4 0
2 0 2 0 0 5 0 0 0 0 0
. 2 3 4 6 7 8 9
1
Source : CPCM, 2011

3.3 Le manque d’emploi


La situation de l’emploi n’a fait que se dégrader depuis les années 70 et elle est
aujourd’hui l’une des préoccupations majeures du Gouvernement. La croissance
démographique de 3,1% expliquée par une mortalité infantile décroissante au cours de
ces vingt dernières années et une fertilité constante sur la période avec 6 enfants en
moyenne par femme, s’il n’est pas régulé, fera doubler la population congolaise tous les
25 ans. Cette population restera très jeune et exercera des pressions nouvelles et plus
fortes encore, aussi bien sur le système scolaire, le système sanitaire que sur le marché du
travail. Avec cette tendance démographique, 50% de la population de la tranche d’âge
supposée active de 15 à 64 ans, serait des jeunes et aggraverait la situation du marché du
travail.
Il existe un lien direct de causalité entre pauvreté et emploi. Ainsi, l’enquête 1-2-3 de
2005 montre qu’environ70% des pauvres sont au chômage ou en situation de sous-
emploi. L’inégalité en termes de salaires est aussi très élevée (65,3). Le nombre élevé
d’enfants travailleurs (de 4 à 14% selon les enquêtes), la plupart hors du système scolaire,
est tout aussi préoccupant.
Selon la même enquête, la tranche 15-35 ans représente plus de 25% de la population et
enregistre un taux de chômage de 28% au moment où la moyenne nationale est estimée à
6%. De ce fait et au vu de la croissance démographique, il faut une politique active qui
impacte positivement le marché du travail, le chômage des jeunes afin d’éviter de
connaître des niveaux les plus alarmants et une situation explosive entrouvrant à cette
cibles des Activités Génératrices de Revenus (AGR). Au sein de cette population jeune,
les filles sont les plus exposées au chômage du fait de leur sous scolarisation et des
barrières socioculturelles. La population congolaise est caractérisée par un taux d’activité
élevé cachant un phénomène de sous-emploi et de pauvreté profond. De plus, le taux
d’activité se situait à environ 61% au niveau national dont 60,8% pour les hommes et
59,99% pour les femmes. Il est estimé à 68% pour le milieu rural pour seulement 51%
pour le milieu urbain. Le taux d’activité au niveau national cache d’énormes disparités
par province. Une analyse de la structure par âge montre que, quel que soit le sexe et le
milieu considéré, le taux d’activité pour la tranche de 39 à 49ans est de 91,7% dont
95,7% pour les hommes et 87,6% pour les femmes. La population inactive est
essentiellement constituée de jeunes en cours de scolarité, de femmes au foyer et des
retraités. (Source: banque mondial)

En consclusion, Les causes de la pauvreté dans la RDC peuvent être examinées à travers
plusieurs facteurs . D’une manière générale, ces causes peuvent être décrite en ces termes :
Les causes d’ordre politique : La pauvreté s’explique par des causes politiques et non pas
naturelles : la mauvaise gestion, la corruption des dirigeants, le manque d’organisation des
capacités élémentaires permettant à l’individu de mener le genre de vie qu’il souhaite, les
différents programmes de réajustement, la privatisation, le manque d’amélioration

19 | P a g e
L’Entrepreneuriat comme solution au problème de développement de la RDC
substantielle de l’aide internationale
Les causes d’ordre économique : la libéralisation des économies, le pillage par des sociétés
multinationales qui rapatrient leurs bénéfices dans les pays riches dont elles sont
généralement issues, l’échange inégal (bas coût des matières premières produites dans les
pays pauvre, achats des produits manufacturés aux coûts élevés par les pays pauvres), service
de la dette extérieure, manque des règles commerciales justes et équitables.
Les causes au niveau des individus : le chômage, la perte de source de revenue ou la réduction
du pouvoir d’achat, les effets des castrophes naturelles, les pillages, les guerres civiles,
manque de couverture des besoins dans les protections sociales.
Bref, Nous venons de dire en générale qu’est-ce que ce que sous-développement en RDC
et pour la suite de notre travail, nous allons parler de l’Entrepreneuriat comme atout
solide qui essayera de toucher des points global et spécifiques pour viser la réduction de
la pauvreté en RDC.

2ème Chapitre: L’Entrepreneuriat proprement dit.

20 | P a g e
L’Entrepreneuriat comme solution au problème de développement de la RDC
Dans un monde où le marché du travail est en perpétuelle évolution, le salariat est de plus en
plus considéré comme un modèle trop rigide qui empêcherait aux collaborateurs d’exprimer
tout leur potentiel. C’est dans ce contexte que l’entrepreneuriat apparaît comme la voie de
l’émancipation.
Alors, quelques questions se posent :

I. Qu’est-ce que l’entrepreneuriat ?

1. Définition générale

L’entrepreneuriat, désigne le fait de mener une activité dont on est soi-même l’initiateur,
comme le montre son sens étymologique. Le dictionnaire indique des synonymes comme
commencer, tenter, s’engager au verbe entreprendre. Trois verbes d’action qui définissent
parfaitement le sens véhiculé par ce terme.
Effectivement, en tant qu’initiateur de projet, c’est grâce au plan d’action de l’entrepreneur
que l’activité peut débuter et avancer. Il est également celui qui prend le plus de risques en
démarrant une activité dont le seul garant est son extrême créativité. Entreprendre, c’est aussi
s’engager, autant auprès des associés, les rassurer que le projet en cours est une bonne idée,
qu’auprès des collaborateurs, les convaincre que la pérennité de l’entreprise leur procurera
une stabilité à leurs postes et leur assure une évolution de carrière.
Au-delà de tout cela, l’entrepreneuriat se définit comme la faculté de créer de la valeur
ajoutée à partir de ressources limitées, les exploiter afin de pouvoir répondre à une demande
exprimée par les consommateurs. « Cours d’économie politique »

2. Quelles sont les différentes formes d’entrepreneuriat ?

A. La création ex nihilo:
Ex nihilo est une expression latine signifiant « à partir de rien ». Autrement dit une création
pure. Créer une entreprise quand rien n’existe n’est pas une situation facile, d’autant plus qu’il
faudra faire face aux barrières à l’entrée sur le marché et patienter avant de pouvoir arriver à
implanter son produit, acquérir des consommateurs, mais aussi convaincre les et les éventuels
partenaires du projet (chercheurs, investisseurs, collaborateurs, fournisseur). Par conséquence,
le degré d’innovation nécessaire est plus élevé et il en est de même pour la prise de risques.
Le business plan de ce type de création doit également être en béton et être étoffée de
plusieurs études prédictives surtout sur le plan financier pour que le projet soit viable.

B. La reprise d’entreprise:

La reprise d’entreprise ou d’activité présente une différence de taille avec la création


d’entreprise. L’organisation existe, elle n’a pas à être créée. Si elle existe, il est alors possible
de s’appuyer sur des données qui la décrivent dans son présent, son histoire, sa structure et
son fonctionnement. Dans ces conditions, l’incertitude est généralement moindre et les

21 | P a g e
L’Entrepreneuriat comme solution au problème de développement de la RDC
niveaux de risque beaucoup plus faibles. Comme pour la création d’entreprise, la reprise peut
être réalisée par un individu pour son propre compte ou par une entreprise existante. Au moins
deux cas de reprise d’entreprise peuvent être examinés :

a. La reprise d’entreprise ou d’activité en bonne santé :


Repérer une entreprise mise en vente alors que son activité bat son plein reviendrait à tomber
sur une mine d’or, autant dire que c’est une situation très rare, mais probable.  C’est le
scénario idéal pour un entrepreneur disposant des fonds nécessaires pour reprendre une telle
affaire. Par ailleurs il va de soi que ce soit pour le cas d’une création ex nihilo ou d’une
reprise, il serait préférable d’avoir déjà bénéficié au préalable d’une expérience probante dans
le management. Il est également indispensable de maîtriser la filière d’activité de l’entreprise
à reprendre. Il convient, en effet, de ne pas perdre trop de temps dans l’apprentissage du
métier de chef d’entreprise.

b. La reprise d’entreprise ou d’activité en difficulté :


Dans ce cas de figure, il est de rigueur de préciser que lorsque l’entreprise est en situation de
redressement judiciaire, il est indispensable de connaître le cadre légal de reprise de
l’entreprise à reprendre. Il est également conseillé d’avoir des relations avec des acteurs clés
dans ce milieu. Le coût d’achat d’entreprises se retrouvant dans cette situation étant
naturellement beaucoup plus abordable que celles en difficulté, ce qui peut paraître comme un
avantage, en revanche il faut garder à l’esprit qu’elles nécessitent souvent une très forte
recapitalisation financière. Reprendre une entreprise en difficulté nécessite également une
bonne connaissance des situations de crise.

C. L’intrapreneuriat:
Le terme intrapreneuriat apparaît pour la première fois dans un écrit dont Gifford Pinchot III
et Elizabeth Pinchot sont les auteurs. Ce terme désigne la création ou le développement d’une
nouvelle activité au sein d’une même entreprise. C’est-à-dire, l’action d’agir comme un
entrepreneur en travaillant au sein d’une organisation dans laquelle vous êtes employés.
Concrètement, cela peut vouloir dire mettre sur pied une nouvelle équipe, développer un
nouveau service, organiser un comité social, offrir une stratégie innovatrice, etc. Parfois, les
intra preneurs ont aussi des éclairs de génie qui changent la face de leur organisation. Parmi
les exemples les plus connus d’innovation provenant des entrepreneurs, on peut citer la
création du bouton des réactions « j’aime, j’adore, j’en ris, je n’aime pas » sur Facebook et
des story, des directs sur les réseaux sociaux.

D. Essaimage ou extrapreneuriat:
Désignant en son sens premier, un phénomène observé au sein d’une ruche d’abeille, quand
une partie d’abeilles quittent la ruche avec une reine pour former une nouvelle colonie, le
terme essaimage a été étendu dans le monde des entreprises. L’essaimage est utilisé pour
désigner un accompagne de départ de ses salariés par une entreprise en les aidant à créer leurs
propres activités. C’est un phénomène observé le plus souvent au sein d’entreprises dans le
mode des nouvelles technologies de l’information. Cette forme de création d’entreprise
génère 10 fois plus de retombées en création d’emplois qu’une licence concédée à une
entreprise existante pour lancer un nouveau produit sur le marché.

E. L’auto entrepreneuriat:

22 | P a g e
L’Entrepreneuriat comme solution au problème de développement de la RDC
Créé en 2008 en France, le statut d’auto entrepreneur est un régime de de travailleur
indépendant accessible à tous que ce soit dans le cadre d’une activité principale ou secondaire.
Le principal avantage de ce régime réside dans la simplification de toutes les démarches
administratives à respecter en tant qu’entrepreneur. Au niveau financier, ce régime permet
également de réduire les charges sociales, car à la place de toutes les cotisations sociales, doit
être versée aux organismes compétents un versement unique proportionnel au chiffre
d’affaires.

F. Entrepreneuriat social:
Le principe de base ici est de créer des entreprises dont l’activité économique a été conçue de
manière à créer de la « valeur sociale », à mettre en œuvre des solutions innovantes à des
problèmes sociaux dans les domaines de la création d’emplois, du développement durable, de
l’environnement, de la santé, ou toute activité pouvant bénéficier à la société. Nous prénoms
exemple sur les mobiles money : M-Pesa, Airtel Money et etc. qui rendent service plus
facilement et rapidement que les banques. Ou encore les E-commerces avec leurs systèmes de
commande en ligne et la livraison à domicile.

G. Entrepreneuriat public:
Les entreprises publiques et les différents établissements des gouvernements au niveau
National, provincial ou local, orientés vers le service aux citoyens, constituent l’essentiel de
l’entrepreneuriat public. Ils contribuent à la création des ressources collectives nécessaires au
développement économique.

3. Les avantages de l’entrepreneuriat

a. Travailler par passion.


Il est souvent très difficile de trouver un emploi qui corresponde parfaitement à sa passion ou
à ses centres d’intérêt. La création d’entreprise permet cela. Ainsi il y aura du plaisir au
travail, ce qui est un avantage considérable.
Travailler par passion est une source de motivation extraordinaire. 

b. Donner du sens à ce que l’on fait.


Trop parcellisés ou mal encadrés, beaucoup d’emplois semblent vides de sens. En créant une
entreprise, il y aura des objectifs clairs, l’entrepreneur agira dans le but de satisfaire ses
clients. L’entrepreneuriat donne ainsi du sens au travail.

c. Etre plus libre.


C’est un des avantages les plus recherchés par les créateurs et les chefs d’entreprise est la
liberté.

23 | P a g e
L’Entrepreneuriat comme solution au problème de développement de la RDC
Il s’agit de la liberté d’organiser son temps, mais aussi de la liberté de décider et de refuser.
Plus personne ne dira à l’entrepreneur de travailler et il ne rendra des comptes à personnes
(sauf bien sûr si il y a des associés).
Tout individu a besoin d’un certain degré d’indépendance : c’est une condition de la
réalisation de soi.

d. Acquérir de l’expérience.
Parmi les avantages de l’entrepreneuriat, il y a le fait que créer son entreprise permet
d’acquérir bien plus de connaissances et de compétences que lorsqu’on est salarié. En effet,
diriger une organisation permet de toucher à tout : marketing, gestion, communication,
management, organisation, logistique… La moindre difficulté obligera à rechercher
l’information et à acquérir de nouvelles compétences.

e. Mieux se connaître et augmenter la confiance en soi.


Créer une entreprise c’est être face à soi-même, ce qui conduira l’entrepreneur à mieux se
connaître et au final à être plus performant.
Ses réussites renforceront sa confiance. Ses échecs lui permettront de progresser, et cela bien
plus rapidement qu’un salarié.
Bref, la création d’entreprise est une expérience valorisante qui agira directement sur
l’entrepreneur lui-même.

f. Créer une entreprise pour gagner en qualité de vie.


Créer ou gérer une entreprise, c’est organiser soi-même ses journées, ses horaires, son rythme
de travail, ses rendez-vous et ses déplacements.
En fonction de sa vie de famille, de ses préférences et habitudes, l’entrepreneur mettra en
place la meilleure organisation possible.

g. Bénéficier de la reconnaissance de vos interlocuteurs.


En tant que chef d’entreprise, l’entrepreneur bénéficie naturellement de la reconnaissance de
ses interlocuteurs et partenaires (fournisseurs, sous-traitants…), et cela même s’il n’a pas les
bons diplômes. Il sera considéré à sa juste valeur. Il ne sera plus un exécutant mais un
décideur !

h. Les avantages financiers.


Si l’entrepreneur connaît le succès, en tant que chef d’entreprise, il gèrera sa trésorerie et ses
priorités financières comme il veut.

24 | P a g e
L’Entrepreneuriat comme solution au problème de développement de la RDC
II. Qu’est-ce qu’une Entreprise ?

Qu’est-ce qu’une entreprise ? Comment fonctionne une entreprise et quelle forme


juridique peut-elle prendre ?

1. Définition entreprise :

Une entreprise est une organisation humaine dont le but est de produire des biens ou des
services en vue de les délivrer à des clients, cela dans un but d’équilibre ou d’excédent
financier (rentabilité).

2. Comment elle fonctionne ? :

 Une entreprise est une organisation complexe et ouverte, largement interfacée avec


d’autres acteurs économiques et notamment les fournisseurs, les clients, l’Etat et les
organismes sociaux.
 L’entreprise intervient dans un environnement plus ou moins favorable, marqué par
des tendances, des opportunités, des risques, des menaces et par la présence de
concurrents.
 L’entreprise consomme des ressources (matérielles, humaines, financières,
immatérielles) afin de créer de la valeur :

 ressources internes : personnel, bâtiments, matériel possédé…


 ressources externes : sous-traitants, prestataires…
 L’entreprise est organisée en différentes fonctions qui permettent de traiter des tâches
de différente nature (voir plus bas).
 L’entreprise est possédée par une ou plusieurs personnes qui détiennent son capital,
et qui la dirigent directement ou non.
 Enfin l’entreprise fait l’objet de décisions stratégiques complexes, dont le but est
d’accroître ses ventes, sa performance et sa rentabilité :

a) décisions marketing : elles s’appuient sur une analyse du marché, de


l’environnement et de la concurrence, et consistent en la définition
d’un positionnement commercial : quel produit ? quel prix ? quel réseau de
distribution ? quelle communication ?

b) décisions organisationnelles : elles s’appuient sur une analyse des forces et


faiblesses internes et consistent en une amélioration de la performance des
différentes fonctions de l’entreprise,

c) décisions financières : elles s’appuient sur une analyse de la situation


financière de l’entreprise mais aussi sur le diagnostic commercial et
organisationnel, afin de déterminer les budgets et les investissements futurs.

25 | P a g e
L’Entrepreneuriat comme solution au problème de développement de la RDC
Au final, qu’est-ce qu’une entreprise ? Le schéma suivant résume la position de l’entreprise
par rapport aux tiers :

Actionnaire Etat, organismes


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III. Qui est un entrepreneur ?

L’idée de devenir entrepreneur sonne souvent comme un rêve, un objectif ultime pour
certains, surtout pour la jeunesse tant mondiale que congolaise. Quelle idée séduisante en effet
de vivre d’une activité que l’on a soi-même créée. Beaucoup des jeunes congolais se laissent
convaincre chaque année et tentent l’aventure en pensant avoir trouvé le bon concept pour
créer leurs startups (un mot très utilisé par des entrepreneurs congolais et qui signifie
simplement petite entreprise ou nouvelle entreprise). Mais entreprendre est un métier à part
entière qui exige des qualités personnelles et compétences professionnelles bien définies d’où
nous citons :

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L’Entrepreneuriat comme solution au problème de développement de la RDC
1. La détermination est la clé de la réussite

Les entrepreneurs qui réussissent sont ceux qui n’ont pas peur d’agir et ceux qui sont
déterminés dans leurs projets. Rien ni personne ne peut arrêter un entrepreneur déterminé, il
sait ce qu’il doit effectuer pour avancer et ne se trouve aucune excuse pour ne pas progresser.
Attention ne jamais confondre détermination et obstination.
« Tout obstacle renforce la détermination. Celui qui s’est fixé un but n’en change pas. »
Léonard de Vinci (1452 – 1519)

2. La persévérance est un atout

La détermination est le commencement, mais pour réussir, il faut aussi de la persévérance.


Aucun succès n’a jamais été accompli sans échec, ainsi il ne faut pas se démoraliser au
moindre incident : perte d’un client, démission d’un salarié, etc. « Le succès c’est tomber sept
fois, se relever huit » Proverbe japonais

3. Il faut avoir des rêves pour réussir

Reconnaître l’impossible est un excellent moyen de ne pas arriver à ses fins. « La principale
différence entre un chef d’entreprise et un autre qui a réussi est la taille de leurs rêves » selon
l’entrepreneur américain Bill Gates.

4. La générosité n’est pas un défaut


L’entrepreneur doit-il toujours parler de ses idées ou les cacher ? Car il n’y a pas de
concurrents, mais des partenaires, Certains d’entre les eux peuvent aider l’entrepreneur dans
plusieurs contextes, en particulier par des compétences ou des connaissances qu’il n’a pas et
suggérer des idées qu’il n’aurait même pas eues.

5. La passion permet d’ouvrir la voie

Créer son entreprise est une tâche complexe à effectuer. L’Entrepreneur est le dirigeant et
donc aucun supérieur n’exigera de lui des résultats. Quelle est la meilleure motivation pour
réussir ? L’entrepreneur doit être passionné par ce qu’il fait, il fera un bon travail et en
s’amusant.

6. La créativité est une qualité requise pour un entrepreneur

La créativité est ce qui fera prospérer une entreprise. L’entrepreneur doit être capable
d’innover en permanence afin de promouvoir l’activité de son entreprise et rester compétitif
face à la concurrence. Un exemple très simple : pendant la période de confinement ou le
peuple avait besoin de protection contre la contamination, certaines startups en ont profités
pour créer des cache-nez personnalisé avec nom, photo ou marque de vêtement célèbre...

7. Être organisé et savoir tout planifier pour avancer

Un bon entrepreneur est censé être organisé. Ce professionnel se doit de tout planifier (les

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mois à venir) et sait pertinemment à quoi s’en tenir. Son credo ? On fait un plan et on le suit.
On en fait un autre s’il est nécessaire de s’adapter à ce monde en perpétuel changement.

8. La rigueur avant tout

Les entreprises les plus rigoureuses ressortent toujours victorieuses, ainsi on se rend compte
de l’importance de la rigueur. Pour réussir, l’entrepreneur se doit alors d’être discipliné, il
devra se tenir au plan et ne doit pas se laisser aller.

9. Pour avoir du succès, être un pro du contact

Avoir le sens du contact et être particulièrement sociable est un atout majeur dans la création
d’une entreprise. Qui sait, peut-être qu’un jour ses contacts pourront l’aider, voire créer un
partenariat ! Le réseau est primordial pour développer un business.

10. L’intégrité est un plus

Un entrepreneur doit travailler pour gagner sa vie, mais doit surtout travailler pour satisfaire
ses clients afin de les fidéliser. Son intégrité sera sa marque de fabrique et si les temps
deviennent difficiles, il lui permettra de naviguer en eaux troubles sans se laisser entamer par
les flatteries.
« Rien n’est plus sacré que l’intégrité de votre esprit. » Ralph Waldo Emerson. (1803 – 1882)

Ces qualités aident l’entrepreneur à réfléchir, analyser, résoudre les problèmes et prendre des
décisions. Et aussi, certaines de ces qualités ou ceux non citées peuvent s’acquérir par la
formation.

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