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1 Suites et récurrence

1. Définitions
Activité 1. 1. f est la fonction définie par f ( x ) =  2 n1 .
On définit, grâce à cette fonction, deux suites:
a. Pour tout n de ℕ, U n = f ( n ). b. V 0 = 0 et, pour tout n ∈ ℕ*, Vn1 = f ( V n )
a. 1. TI 83 Définition de la suite: Mode Func
Y= Y 1 =  2x1 .
Ecriture des résultats:
TBLSET TblStart=0 Tbl=1  TABLE ou, dans l'écran de calcul ) Y 1 ( .. )
( Attention, ici, pour écrire Y 1 : VAR  Y-VAR 1:Function 1: Y 1 )
Donner les valeurs aprochées de U1 , U2 , U5 ; U 1000 à 10 – 3 près.
b. 1. En utilisant la méthode précédente dans l'écran de calcul et en utilisant la touche ANS
donner les valeurs de V 1 , V2 , V5 . La question " quelle est la valeur de V 1000 ? "serait-elle
raisonnable?
b. 2. TI 83 Définition de la suite: Mode Seq
Y= nMin=...; v(n)=  2u  n−11 ; v(nMin)=0
Question: qu'elle différence y a-t-il entre le processus du a et celui du b?
Ecriture des résultats: Table ou, dans l'écran de calcul ) v ( .. ) ( Attention, ici, le v est le
2nd 8 ).
La question " quelle est la valeur de V 1000 ? "reste-t-elle déraisonnable?
Définition || Une suite est une fonction définie sur ℕ.

Notation U n est l’image de n ( au lieu de U ( n ) ) .

la suite se note ( U n ) , on distingue donc ( U n ) ( fonction ) de U n ( nombre ) .


Une suite peut se définir, à l’aide d’une fonction f, de deux manières : le terme général Un est
donné
directement ( ou “en fonction de n” ): U n = f ( n ); par récurrence : U n 1 =f U n  .
Remarque: Il faudra faire systématiquement attention à l’ensemble de définition .

Exercice 1. 2. Calculer les premiers termes d'une suite et les représenter graphiquement
Calculer les cinq premiers termes de chacune de ces suites et représenter graphiquement ces
termes pour la suite du a. et du d
1 n –3
a. un = n + 3, b. vn = c. wn =  n – 5
2 n1
1
d. U 0 = 0 et pour tout n ∈IN, Un 1 =f U n  avec f  x= x3
2
x–3
e. V 0 = 2 et pour tout n Î IN, V n 1=f V n  avec f ( x ) = ( imaginer une initialisation qui
x1
rendrait impossible l'existence de la suite dès le deuxième terme . Dire pourquoi, si V 0 ≠1 et de - 1,
V n peut toujours être défini, quelque soit n de ℕ ).
Exercice 1. 3. Dans un repère orthonormé, construire la représentation graphique de la fonction f:
x  0,5 x + 2 et la droite d'équation y = x ( première bissectrice ).
Utiliser ces deux droites pour représenter graphiquement les suites du 1.3.a et du 1.3.d.

2 . Sens de variation

Définition || ( U n ) est croissante ( resp . décroissante ) à partir de n 0 si ,

|| pour tout n > n 0 , U n + 1 > U n ( resp. U n + 1 < U n ) .


U n1
Pour une suite à termes positifs on peut comparer à1.
U1

Exercice 2.1. Ex 13, 17 p 235


1 1 1
Exercice 2. 2. u est la suite définie pour tout n de ℕ*par u n =1 2  2  n –n .
2 2
a. Exprimer u 0 , u1 , u 2 pour comprendre comment se définit la suite.
b. Exprimer u n1 – u n . En déduire que la suite u est monotone.

3 . Suite arithmétique

3. 1. Définition
Définition || U n + 1 = Un + r || U n = a + n r

|| U0=a || r est la raison de la suite arithmétique .

3. 2. Reconnaissance
définitions,
U n + 1 - U n est constante,
U n1U n – 1
Un= ( moyenne arithmétique ) .
2

3. 3. Série arithmétique
n er
S n = = u p + u p + 1+ ... + u n = ∑ uk = nombre de termes×1 termedernier terme
k=p 2
 n – p1u pu n 
Sn =
2
n  n1
Cas particulier: 1 + 2 + ... + n =
2

4. Suite géométrique

4. 1. Définition

Définition || Un+ 1 = U n × q || U n= a × q n
|| Uo = a . || q est la raison de la suite géométrique

4. 2. Reconnaissance
définitions ,
Un 1
est défini et est constant ,
Un
U n =  Un 1 ×U n – 1 ( moyenne géométrique ) .

4. 3. Série géométrique
1 – q n1
1 + q + q 2 + ... + q n = si q ≠1
1– q
S n = u p + u 1 + ... + U n + p = u p ( 1 + q + q 2 + ... + q n )
Exercices 4. 3. 1. Ex 1, 2, 3 p 235 Exercice 4.3. 2. Ex 6, 7 p 235

5. Le raisonnement par récurrence

Définition || On appelle raisonnement par récurrence le raisonnement


|| basé sur le concept suivant ( n0 et n étant des entiers naturels )
|| Si, pour une propriété, les deux conditions suivantes sont vérifiées :
|| * la propriété est vraie pour n = n 0 ( initialisation ) ;
|| * pour tout n > n 0 , si la propriété est vraie pour n,
|| alors elle est vraie pour n + 1 ( caractère héréditaire ) ;
|| alors on peut conclure:
|| * la propriété est vraie pour tout entier supérieur ou égal à n 0.
Exemple 5. 1. Démontrer par récurrence que, pour tout entier n, 4 2 n 31 est divisible par 5.
Contrexemple 5. 2. Démontrer que 4 n 1 est un multiple de 3.
n  n1
Exercice 5. 3. Démontrer que 1 + ... + n = .
2
1 – q n1
Exercice 5. 4. Démontrer que 1 + q + q 2 + ... + q n = si q ≠1.
1– q
Exercice 5. 5. Définir par récurrence le nombre a n .
Exercice 5. 6. a désigne un réel strictement positif. Démontrer, par récurrence, que, pour tout entier
naturel n, 1a n ≥ 1 + n a.
Exercices 5. 7. Ex 28 , 31, 32, 34, 35 p 236.
Exercices 5. 8. Ex 69, 70 p 239.
Exercices 5. 9. ( u n ) est la suite définie par u 0 = 0 et pour tout n de ℕ, u n + 1 = 2 u n + 3.
( v n ) est la suite définie par v n = 2 n − 1.
a. Calculer les trois premiers termes de chacune des suites. Quelle conjecture peut −on
faire?
b. Démontrer, pour un n quelconque de ℕ, que si 3 vn = u n , alors 3 v n + 1 = un + 1. Conclure.
c. Que devient cette conclusion si on choisit u 0 = 1, les autres hypothèses étant
inchangées.
Exercices 5. 10.a. u est la suite définie par u 0 = 300 et, pour tout n de ℕ, u n + 1 = 0, 6 u n + 50.
Démontrer par récurrence que u est décroissante.
b. En s'inspirant de la question précédente que peut-on dire d'une suite définie par récurrence par
u n1=f u n  si l'on sait que f est croissante. On étudiera deux cas: u n1 ≥ u n et u n1 ≤ u n .
6. Convergence d'une suite

6. 1. Définition
n1
Activité 6. 1. 1. 1. Soit u définie par un = ( n≥ 1) .
2n
a. Rentrer dans la calculatrice la fonction f définissant la suite et faire faire à la
calculatrice un tableau de valeurs. Y a−t−il une tendance pour les grandes valeurs de n. Que peut−
on conjecturer?
b. α. Déterminer le sens de variation de f .
 . Déterminer le plus petit n tel que un < 0, 6, un < 0, 51, un < 0, 501.
Comparer Un à 0, 6, à 0, 51, à 0, 501, à chaque fois, si n est supérieur à la valeur trouvée.
. Démontrer que, pour tout , on peut toujours trouver n0 à partir duquel
1 1
< un< +.
2 2
2. v est définie par vn = n .
2

a. Rentrer dans la calculatrice la fonction f définissant la suite et faire faire à la


calculatrice un tableau de valeurs. Y a−t−il une tendance pour les grandes valeurs de n. Que peut−
on conjecturer?
b. α. Déterminer le sens de variation de f .
 . Déterminer le plus petit n tel que un > 100, un > 10000, un > 10 10.
10,
Comparer Un à 100, à 10 000, à 10 à chaque fois, si n est supérieur à la valeur trouvée.
γ . Démontrer que, pour tout A ∈ ℝ+, on peut toujours trouver n0
à partir duquel un > A.
3. w est définie par wn = − n 2 + 101 n − 100.
a. Déterminer u10, u 11, u50. Que peut−on conjecturer?.
b. Est−il possible de déterminer n0 tel que, pour tout n > n0, on ait un > 100?
c. Conclure.
Définition || On dit que la suite ( u n ) converge vers l
|| quand u n est aussi proche de l qu'on veut

|| quitte à ce que n soit aussi grand qu'il le faut .


|| Si l est fini, on dit alors que ( u n ) est convergente ;
|| dans le cas contraire , on dit que ( u n ) est divergente .
Traduction 1 || Une suite ( u n ) converge vers le nombre réel l
|| si, et seulement si,
|| tout intervalle ouvert contenant l contient tous les u n
|| à partir d'un certain rang.
Autrement dit:|| si, et seulement si,
|| pour tout réel  ( aussi petit qu'on le veuille),il existe un grand N tel que,
|| pour tout n, si n ≥ N alors u n ∈ ] l - , 1 +  [.

Traduction 2 || Une suite ( u n ) tend vers + ∞ ( resp - ∞ )


|| si, et seulement si,
|| tout intervalle ouvert de la forme ] A; + ∞ [ ( resp. ] - ∞; A [ )
|| contient tous les u n à partir d'un certain rang.
Autrement dit:|| si, et seulement si,
|| pour tout réel A ( aussi grand qu'on le veuille), il existe un grand N tel que,

|| pour tout n, si n ≥ N alors u n ∈ ] A; + ∞ [ ( resp. ] - ∞; A [ ).

Exercices 6. 1. 1. Ex 72 p 239

6. 2. Etude de la convergence

6. 2. 1. Limites et opérations
Proposition || Si u n = f ( n ) et si lim f ( x ) = l quand x → + ∞ , alors ( u n ) converge vers l .
|| Les théorèmes concernant les opérations sur les limites de fonctions conviennent

|| pour les suites.


u IG IG IP IP
v IG IP IG IP
u+v m IG ou IG IG IP
FI si signes différents
u × v IG + RDS FI FI IP
u FI IG IP FI
v

un  l l 0 l ≠0 ∞ +∞ ∞
vn  l' ( ≠0) 0 0 ∞ l ≠0 -∞ m∞
un + vn l + l' l 0 m ∞ m ∞ FI m∞

u n × v n  l × l' FI 0 ∞ + RDS ∞ + RDS -∞ ∞ + RDS
un l ∞ + RDS FI 0 ∞ + RDS FI FI

un l'

RDS = règle des signes

Exercices 6. 2. 1. 1. Ex 37, 38 p 236. Exercice 6. 2. 1. 2. Ex 74 p 239

Suites géométriques u n = a ×q n si q = 1 ou q = 0 ( u n ) est constante ;

si q = - 1 ( u n ) est alternée et donc divergente ;

si | q | > 1 (un) est divergente ;


si | q | < 1 (un) converge vers 0 .
un
Exercice 6. 2. 1. 2. ( u n ) est la suite définie par u0 = 3 et ,pour tout n de ℕ, un + 1 = .
2
On note Sn = u0 + … + un . Exprimer Sn en fonction de n. ( Sn ) est−elle convergente?

Exercice 6. 2. 1. 3. Ex 5,8 p 237.

6. 2. 2. Théorèmes de comparaison
Théorème || 1. Si, à partir d'un certain rang, un ≤ vn ≤ wn et si ( un ) et ( wn ) convergent vers l,
|| alors vn converge vers l ( l fini ou infini ). ( Théorème des gendarmes )
|| 2. Si un ≤ vn à partir d'un certain rang ,

||* si nlim
∞
v n = - ∞ alors lim u n = - ∞ * si lim u n = + ∞ alors lim v n = + ∞
x  ∞ x  ∞ n ∞

Exercices 6. 2. 2. 1. Ex 50, 51 p 235 Exercice 6. 2. 2. 2. QCM 52 p 237

6. 2. 3. Suites majorées, minorées, bornées

Définition || Une suite ( un ) est dite{majorée


minorée
à partir du rang n si, et seulement si,
0

|| il existe un réel { tel que, pour tout n > n , {


M ≤M
0 .
m ≥m
|| ( un ) est bornée si elle est à la fois majorée et minorée
|| ( ce qui est le cas s'il existe M tel que | u n | ≤ M )

Exercice 6. 3. 1. Etudier si les suites, définies par les relations suivantes, sont bornées:
1 n n 21 3 n1
a. Un = ( ) –8 b. un = 5 sin ( 5 n + 1 ) – 3 c. un = 2 d. un =
3 n 5 n1
Exercices 6. 3. 2. Ex 10, 11, 12 p 235
Théorème : || Si une suite est croissante et majorée alors elle est convergente.
|| Si une suite est croissante et non majorée alors elle est divergente vers + ∞.

Exercices 6. 3. 3. Ex 55, 64 p 238 Exercices 6.3. 4. Ex 103 p 242


TD1 Suites

{ {
u 0 =0 v 0=2
1.On considère les suites u et v définies par: 3 u n1 et 3 v n 1 .
u n1= v n 1=
4 4
a. Calculer u1, u2 , u3 d'une part et v1, v2, v3 d'autre part.
b. Dans un repère orthonormé O; i , j ( unité graphique 5 cm ) tracer les droites D et ∆
3 1
d'équations respectives y = x + et y = x.
4 4
Utiliser D et ∆ pour retrouver graphiquement les résultats de la question a.
c. On considère la suite s définie, pour tout entier naturel n par s n = un + vn.
α. Calculer s1, s2, s3. Que peut−on conjecturer pour s?
. A l'aide d'un raisonnement par récurrence, démontrer que s est une suite constante.
d. On considère la suite d définie, pour tout entier naturel n par d n = vn − un.
α. Montrer que la suite d est une suite géométrique.
. Donner l'expression de dn en fonction de n.
e. En utilisant les résultats des questions c et d, déterminer l'expression de u n et de vn en
fonction de n.
f. Peut−on conclure quant à la convergence de u et v?
TD3 Suites
1. Soit ( Un ) n > 0 la suite définie par :
n 3 n2
U1 = - 1 et , pour tout n ∈ℕ* , Un + 1 = Un .
2 n1 2 n1
1. 1. Ecrire les valeurs approchées à 10 -4 près, données par la calculatrice, des dix premiers
termes de cette suite,.
1. 2. Que peut-on conjecturer si on compare Un et 3. Démontrer par récurrence le résultat de
cette conjecture.
3 – U n  n2
1. 3. Démontrer que , pour tout entier naturel n non nul , U n + 1 - Un = .
2 n1
1. 4. Déduire des deux questions précédentes le sens de variation de la suite ( U n ) .
1. 5. On considère la suite ( Vn ) définie , pour tout entier naturel non nul , par :
Vn = n ( 3 - Un ) .
a) Montrer que ( Vn ) est une suite géométrique ( donner la raison et le 1er terme ).
b) Exprimer Vn puis Un en fonction de n . c) En déduire la limite de ( U n ) .
2. Soient ( u n ) et ( vn ) les suites définies sur IN* par :
u 2 v n u 3 v n
u 1 = 12, v1 = 1et , pour tout n de IN* , u n + 1 = n , vn+1 = n .
3 4
2. 1. Pour tout n de IN* , on pose wn = vn - u n .
a) Démontrer que ( wn ) est une suite géométrique .
b) Exprimer wn en fonction de n .
c) Démontrer que ( wn ) est convergente et déterminer sa limite .
2. 2. Démontrer que la suite ( u n ) est décroissante et que la suite ( v n ) est croissante .
2. 3. Démontrer que , pour tout n de IN* , u n ≥ vn .
En déduire que , pour tout n de IN* , u 1 ≥ u n ≥ vn ≥ v1 .
2. 4. Pour tout n de IN* , on pose t n = 3 u n + 8 vn .
a) Démontrer que la suite ( t n ) est constante .
b) En déduire que les suites ( u n ) et ( vn ) convergent et calculer leurs limites .