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Groupe Coopératif Matériaux

Envirobat - Méditerranée Fiche Procédé Constructif


Chapitre Repère

Cloisons intérieures V1 – janvier 2009


Titre fiche

LE PLATRE
PRÉSENTATION DU PRODUIT ET CONTEXTE D'UTILISATION
Le plâtre est le plus ancien liant cuit pour réaliser des mortiers ou des enduits en architecture. Les plus vieilles traces de son utilisation
remontent à 7 000 ans avant J-C (site de Catal-Uyuk en Anatolie – Turquie).
En France, le plâtre était utilisé dans le bâti vernaculaire comme mortier pour jointoyer les murs en pierre et les planchers (chape de
plâtre), pour le remplissage des murs dans les constructions à colombage, comme scellement de faîtage ou support de tuiles, et en
enduit extérieur et corniche. Aujourd'hui ces techniques sont peu utilisées et laissent sceptiques nombre de concepteurs quant à
l'utilisation du plâtre en extérieur. Pourtant le patrimoine architectural français et régional nous a laissé bien des preuves de sa durabilité
: la ville d'Aix en Provence est maçonnée au plâtre.
Le plâtre est plus connu dans l'utilisation de l'architecture bourgeoise, comme enduit intérieur qui a apporté la clarté à l'intérieur des
édifices et pour ses décors ciselés, les célèbres gypseries du XVII et XVIIIème siècle. Ses qualités ignifuges sont largement reconnues.
C'est d'ailleurs suite au Grand Incendie de Londres en 1666, que son utilisation en enduit extérieur est systématisée à Paris, grand
bassin d'exploitation de gypse. Avant le 19ème siècle, les façades parisiennes sur rue sont en pierre, le reste de la maçonnerie en
plâtre. L'ère industrielle a dévalorisé l'utilisation de ce liant au profit du ciment. Alors que la chaux fait son grand retour en restauration,
on a complètement oublié la place essentielle du plâtre dans notre architecture vernaculaire et dans notre patrimoine local.
Aujourd'hui, la plus importante part d'extraction du gypse sert à la production industrielle de plaque de plâtre comme élément de
doublage à poser au plafond, en cloison, en doublage et chape sèche adaptable autant sur les ossatures bois que pour la rénovation.

FABRICANT ET TYPE
Fabricants :
- Plâtrière de Mazan (84), Lafarge
- Carrière de Lazer (05), BPB Placo
- Carrière de Beaumes de Venise (84)
- Carrière de Martigues (13)

Fabricants/distributeurs :
- Lafarge
- Lambert
- DécoSystème

Distributeurs PACA :
- Alternat’style, Goult (84)
- C'est tout vert (83)
- Les matériaux verts (05)

Conditionnement :
 Pour le liant :
- En vrac en poudre blanche hygroscopique : plâtre pour enduire, pour bâtir, pour sceller et reboucher, plâtre de finition, pour décorer,
etc. en sac de 20 kg.
 Pour la maçonnerie :
- En carreau plâtre : de 5 à 10 cm d'épaisseur sur 50 x 66 cm. Plein ou creux. Système autoporteur.
 Pour le doublage :
- En plaque de plâtre : crée en 1894 aux Etats Unis, une âme de plâtre, gâché avec des adjuvants, est moulée entre deux cartons,
plaques de plâtre standards, haute dureté, spécial feu, hydro H1, isolantes phoniquement, etc. Les plaques de plâtre sont classées au
feu M0 et M1selon l'épaisseur du carton. On trouve différents types de plaques de plâtre : la plus connue, la BA, dite amincie pour
permettre la dissimulation des joints, SB arrondie sans utilisation de bande, BC la coupée et BD la droite. Ses plaques sont
commercialisées sous différentes épaisseurs, largeurs et longueurs (voir fiche plaque de plâtre).
- En plaque Fermacell : 80% de gypse et 20% de fibre de cellulose (issue du recyclage du papier) plus respectueuse de l'environnement

Cette fiche est le fruit d'un travail collectif et n'engage en rien ses rédacteurs. Elle est libre de droit pour les utilisateurs de l’enviroBOITE.
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et recyclable. Classé incombustible M0, haute dureté (norme NF P 72-302) et applicable en milieux humides (avis technique 9199-675),
affaiblissement acoustique, isolation avec une conductibilité thermique de λ= 0,36 W/m°C et une masse volumique de 1150+50 Kg/m3 et
un facteur de résistance à la diffusion de la vapeur d'eau : µ=11. Conditionnement par plaque de différentes superficies pour différentes
épaisseurs.
- En élément de staff : moulé en plâtre parfois renforcé par des fibres ou des mats (filasse, sisal, verre). Qualité technique
essentiellement phonique pour les plaques de plafond et qualité décorative.

CARACTÉRISTIQUES PHYSIQUES
RESSOURCE – PROCEDE DE PRODUCTION

Le plâtre est réalisé à partir du gypse, un sulfate de calcium dihydraté (CaSO4, 2H2O) , roche sédimentaire que l'on retrouve sous forme
d'albâtre ou de cristaux de sélénite. La France possède de très bons gypses naturels et en est le deuxième producteur mondial, après
les Etats-Unis. La Provence est le second bassin de production de gypse en France après le bassin parisien (13% contre 68%). Son
exploitation était très développée du Vaucluse (de Mazan à Apt) aux Basses-Alpes (Manosque, Digne) jusqu'aux Hautes-Alpes (Lazer,
Turriers)... Aujourd'hui, le Vaucluse produit à lui seul 10% de la production française.
La carrière la plus importante est celle de Mazan, entreprise “Plâtrière de Mazan” groupe Lafarge, avec une autorisation d'extraction de
750 000 t/an pour un gypse contenant 75% à 98% de CaSo42H2O, de bonne qualité. La carrière de Lazer (05), exploitée par le groupe
BPB produit essentiellement du plâtre pour la fabrication de plaque de plâtre. La carrière de Beaumes de Venise extrait du gypse blanc
et rosé, pour une autorisation d'extraction de 50 000 t/an. L'ancienne carrière des “Gipières” (sud est de Malaucène), produisait un
albâtre remarquable par sa blancheur et sa grande pureté, ce gisement n'est plus exploité mais la ressource n'est pas forcément tarie.
La production est aujourd'hui industrielle. L'extraction du gypse dans les carrières à ciel ouvert ou par galerie se fait par explosif. Le
gypse subit différents traitements de concassage, criblage, puis il est broyé et écrasé dans des fours à vis sans fin. Le plâtre est obtenu
par la cuisson de gypse moulu qui permet d'évaporer l'eau qu'il contient à une température entre 150°C pour le plâtre classique dit “de
Paris”, et 900°C pour le “plâtre surcuit”*. Ce qui se dégage de la cuisson est de la vapeur d'eau, il n'y a pas de pollution à ce moment du
procédé. Le gypse peut contenir de l'oxyde de fer qui, après combustion, se transforme en carbone qui lui donne une teinte légèrement
grise ou rosée selon le gisement. Après gâchage, mélange du plâtre avec de l'eau, le plâtre sèche rapidement et redevient du gypse, qui
peut être recyclé en plâtre.
*Le plâtre surcuit est issu d'un mélange de matières incuites, cuites, surcuites et cuites à mort. Il s'agit là d'un mélange de matières
actives et inertes. Les particularités des différents gypses de départ sont effacées par la cuisson. C'est un produit culturellement
allemand, la France produisant du plâtre classique dit “de Paris”. Cela proviendrait d'usage de fours différents et donc de techniques de
cuisson distinctes.
En France, on peut trouver l'équivalent dans le plâtre paysan cuit à 700°C. C'était un matériau brut, un plâtre grossier, plus ou moins
tamisé avant la mise en œuvre. Il pouvait contenir une part plus ou moins importante de chaux, probablement parce que du calcaire
était présent dans les filons de gypse. Aujourd'hui, lorsqu'on souhaite restaurer ce type d'enduit il faut utiliser un mélange de plâtre et de
chaux aérienne.

Réglementations d'exploitation des carrières :


1970 : 1ère réglementation en matière d'exploitation des carrières
1993/94 : Texte réglementaire qui amplifie la précédente et établit le Schéma Départemental des Carrières, DRIRE. La démarche à
suivre pour exploiter une carrière : demande d'autorisation d'extraction – exploitation – remise en l'état (contrôlé par la DRIRE).

CARACTERISTIQUES PHYSIQUES DES PRODUITS COMMERCIALISES

Propriétés du liant plâtre classique :


- Prise très rapide, de quelques minutes contre plusieurs heures pour les autres liants hydrauliques
- Absence de retrait de la prise donc pas de fissuration
- Possibilité de poser une couche épaisse unique
- Qualité ignifuge qui le rend indispensable selon les besoins et la réglementation incendie
- Matériau poreux, très bien associé au bois, qui lui permet de rester sec et d'échapper ainsi à ses prédateurs. 4 à 5 cm d'épaisseur
permettent de régler les problèmes de condensation (approprié pour régler le problème de point de rosée dans les murs en paille)
- Le plâtre permet de sécher l'air à 98%
- Sur le plan décoratif, le plâtre se travaille très bien (cf. art des gypseries)

Propriétés du liant plâtre surcuit :


- Très forte dureté
- Absorption d'eau très faible
- Petite porosité : 25 à 30%
- Petite capillarité : 0,11 à 0,15 cm.min-1/2
- Haute résistance mécanique
- Résistance aux influences ambiantes dans l'air, d'où l'utilisation en extérieur

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CARACTÉRISTIQUES FONCTIONNELLES ET TECHNIQUES
DESTINATION

Le plâtre en maçonnerie :
- Liant dans le montage des murs moellons ou pierre de taille et donc aujourd'hui adapté pour réaliser des injections de consolidation
des maçonneries anciennes.
- Liant pour les planchers, avec hourdis préfabriqués, sols coulés sur soliveaux et fond de coffrage, couches de pose de carrelages,
coulage de chapes anhydrites.
- Enduit intérieur.
- Réalisation de cloisons en carreau plâtre.
- Placage avec les plaques de plâtre.
- Enduit de façade extérieure pour le plâtre surcuit.

En décoration : Différentes techniques traditionnelles de gypseries :


Plâtre ciselé Sculpture sur plâtre

Stuc Marbre

Photos : GYP Art et Matière - DR

AVIS SOLIDITE / STRUCTURE

Variation de la résistance thermique en fonction du temps :


Durée Traction MPa Compression MPa
1 4 5
2 7 12
4 8 28

Densité : 2,79 à 20°C


Solubilité : 2,60 g/1litre d'eau

AVIS MISE EN ŒUVRE

Le DTU 26.1 inscrit les clauses techniques relatives “aux enduits, aux mortiers de ciments, de chaux et mélange plâtre et chaux
aérienne”. Il traite des objets et domaines d'application, des matériaux, de l'état et de la préparation des supports, des prescriptions
communes, de l'exécution des enduits, etc.
- DTU 25-1 : Enduits intérieurs en plâtre
- DTU 25-31 : Ouvrages verticaux en carreau de plâtre à parement lisse
- DTU 25-41 : Ouvrages en plaques de parement en plâtre/plaques à face cartonnée
- DTU 25-42 : Ouvrages de doublage et habillage en complexes et sandwich, plaques de parement en plâtre isolant
- DTU 25-51 : Mise en œuvre des ouvrages en staff traditionnel

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Le plâtre de ravalement
- Le moins de couche possible. Pas de gobetis d'accroche, le plâtre peut être mis en œuvre en très forte épaisseur mais il faut éviter de
multiplier les couches.
- Incompatibilité avec les liants hydrauliques, donc attendre la fin de sa prise avant d'autre contact, soit 28 jours.
- Prendre des protections contre les ruissellements localisés, avec la réalisation d'ouvrage de protection tel que les bandeaux, les
corniches et autres modénatures, ainsi que les couvertines, soubassements, bandes de rejaillissement (bande de zinc, brique, pierre)...
- Finition classique possible (gratté, taloché....) mais aussi des finitions qui lui sont propres (coupé à la Berthelet, lavé, lissé)....

La plaque de plâtre
- Utilisé pour le cloisonnement intérieur et pour les faux plafonds.
- Elle se pose par vissage sur rails ou des montants en bois, des montants métalliques spécifiques, semelle résiliente et profil U PVC ou
par collage direct sur les supports maçonnés au moyen d'un mortier adhésif.

Le Fermacell
Mise en œuvre simple (avis technique CSTB n°9/98-639) avec un outillage classique. Les plaques se fixent à l'aide de vis, agrafes, ou
pointes selon le support (bois ou métal). La liaison des plaques est réalisée sans bande ni calicot (plaque de plâtre) mais par collage de
bord à bord avec la colle spéciale Fermacell.

AVIS REGLEMENTATION / SECURITE / INCENDIE / ERP

Appellation : Pour éviter la confusion d'appellation entre différents matériaux “concurrents”, les normes fixent les appellations des
matériaux sur les caractéristiques minimales et maximales de chacun :
- Chaux aérienne pour le bâtiment (CAEB) : norme NFP15510
- Chaux hydraulique naturelle (XHN) : norme NFP15310
- Chaux hydraulique artificielle (XHA) : norme NFP15312
- Ciment portland composé (CPJ) : norme NFP15301
- Ciment à maçonner (CM) : norme NFP15307
- Plâtre gros de construction (PSG) : norme NFP15301

La norme française NF P 72-302 prévoit quatre qualités de plaques de plâtre : standard, haute dureté, spécial feu, hydro 1

CONFORT ET ENERGIE
THERMIQUE

Le coefficient thermique varie avec la masse volumique et la teneur en eau, on peut cependant retenir :
= 0,5 W/m.K pour des masses volumiques comprises entre 1100 et 1300 kg/m3
= 0,3 W/m.K pour des masses volumiques comprises entre 800 et 1100 kg/m3

HYGROSCOPIQUES

Grand pouvoir hygroscopique, le plâtre absorberait 98% d'humidité de l'air. Le plâtre et tous les produits dérivés sont à conserver au sec
avant application. Le Fermacell a une valeur mu de 11.

ACOUSTIQUE

Confort acoustique atteint pour les plaques de plâtre ou Fermacell, perforées ou combinées à différents produits (voile de verre
absorbant, alvéoles...) : absorption et réflexion particulièrement performantes en basse et moyenne fréquence. Coefficient d'absorption
Alpha w de 0,60.

VISUEL

Poudre blanche dans sa forme première. Grande liberté de forme que ce soit en enduit par différent traités de finitions, en élément de
décoration ou même en plaque de plâtre.

OLFACTIF

Pas d’odeur particulière.

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APPROCHE FINANCIÈRE
INVESTISSEMENT A TITRE INDICATIF (10/2008), HORS LIVRAISON

Le plâtre en vrac reste accessible à la portée de tout maçon.


- Le carreau plâtre est moins cher que ses concurrents du style brique creuse.
- La plaque de plâtre BA13 : 4€ HT/m²
- Le Fermacell reste plus cher que les plaques de plâtre classiques, 6€ HT la plaque de 2500x1500x12,5 mm.

MISE EN ŒUVRE

Aucun problème de mise en œuvre pour le plâtre en liant, ni pour le carreau plâtre ou même les plaques de plâtre. Par retour
d'expérience, le Fermacell présenterait dans certains cas des fissures après la pose, notamment sur ossature bois. Il se dit que les
plaquistes ne savent toujours pas poser le Fermacell. Peut-être que la dureté de ce matériau explique son manque de compatibilité sur
une structure articulée ?

ILLUSTRATION
Réfection de plafond au mortier de plâtre sur soliveaux existants “Musée des Amis et des Arts”
à Reillanne (04), Maître d’œuvre Atelier Ostraka - DR

Pose de plaque de fermacell - www.materiauxecologiques.fr - DR

CARACTÉRISTIQUES ENVIRONNEMENTALES
ORIGINE DES PRODUITS (NATURELLE, SYNTHETIQUE, RECYCLAGE)

Avant transformation en produit plus élaboré, le plâtre est un produit naturel, recyclable et écologique. Dans le processus de fabrication,
le point le plus délicat est l'exploitation des carrières de gypse qui posent des problèmes environnementaux, mais aussi sa cuisson.
En 1996, les Industriels du Plâtre ont signé une Charte HQE® en matière du respect et de la protection de l’environnement, prenant en
compte tous les stades de la filière : réduction émissions des poussières, protection des ressources naturelles, récupération des eaux
usées, recyclage des déchets, remise en état des carrières. Il est également intégré un process de réutilisation des rebuts de chantiers
dans le processus de fabrication.
La production de plâtre nécessite de l'énergie (cuisson du gypse) et contribue aux émissions de CO2 et à l'effet de serre.

CARACTERISTIQUES SANITAIRES ET SANTE (MICRO-ORGANISME, EMISSION COV,


RADIOACTIVITE, FIBRES…)

Le plâtre est un produit stable et perspirant, donc sain. On constate néanmoins que cette qualité est moindre avec les plaques de plâtre
qui sont beaucoup moins perspirantes. Apparaissent alors des problèmes potentiels de condensation et de moisissures dues à la
présence de carton et de colle.
Pendant sa pose, le plâtre est probablement le liant le moins nocif pour la santé.

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NUISANCES (EMBALLAGE, DECONSTRUCTION, DECHETS, TYPES DE DECHETS)

Extraction et transport de la matière première.


Industrie de transformation (à minima unités de cuisson)

ENTRETIEN MAINTENANCE
ENTRETIEN

CONCLUSION
Le plâtre est compatible avec tous les types de bâti ancien, les murs en terre (torchis, pisé...), les murs en pierre mais aussi avec la
construction neuve et l'ossature bois. La filière locale est en place et fonctionne.
Néanmoins, comme tout produit issu de carrière, son extraction pose des problèmes environnementaux : dégagement de poussières,
nuisances sonores, transport par camion, vibrations, agressions du paysage. La particularité du plâtre est la production de grandes
quantités de “stériles” pendant l'extraction, difficiles à valoriser. La DRIRE estime qu'en 2040, la carrière de Mazan aura une superficie
suffisante pour reloger ses stériles actuels dans la fosse d'extraction. Comme pour tous les produits dérivés de matières premières
extraites en carrière, l'avenir de la production de plâtre à l'échelle locale reste problématique. Les fortes contraintes de l'emprise de
l'urbanisation, ainsi que la réglementation des sites classés (carrières industrielles) limitent les réserves exploitables évaluées à 100 ans
sur le territoire français à une exploitation à moyen terme à seulement 20 ou 30 ans.
Comparativement au ciment à la chaux, la transformation du gypse en plâtre reste à faible coût énergétique et sans fumée nocive. Sa
mise en œuvre ne pose aucun problème de santé à ceux qui le manipulent. Néanmoins, sa fabrication industrielle et l'ajout d'adjuvants
chimiques réduisent sensiblement le bilan environnemental du produit.

Le caractère perspirant et le cycle de vie du plâtre, totalement recyclable, font de lui un matériau écologique. Aujourd'hui, ce qui nuit
considérablement à un éventail d'utilisation plus importante du plâtre est la mauvaise connaissance de notre patrimoine local. Cela
participe à la perte d'un savoir-faire ancestral et nuit à l'image de ce matériau traditionnel, écologique et durable.

BIBLIOGRAPHIE
http://ateliers.paysage.free.fr
http://fr.wikipedia.org/wiki/PLATRE
http://gabionorg.free.fr/
www.platre.com/platre/
www.alternatstyle.com/
www.gyp-art-matiere.com
http://grpa.free.fr/
Plaque de plâtre - Wikipédia

“Gypseries des villes, gipiers des champs”, Edition Creaphys, ISBN 2-913610-58-7

Cette fiche a été réalisée par un groupe d’étudiants de la formation continue de l’ENSA Marseille-Luminy en octobre 2008 (Sylvain
Fayet, Claire Cornu, Isabella Tello, Arnault Guin, Christelle Rostain-Magnin).

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