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Interprétation des essais géotechniques

Chapter · October 2019

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1 author:

Ali BOUAFIA
Saad Dahlab University
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Experimental study of the liquefaction susceptibility of Chlef and Algiers sands areas View project

Numerical Modelling In Geotechnical Engineering View project

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Problèmes résolus d’élasticité 1

C ol l ect io n
Les Manuels de l’Etudiant
GÉNIE CIVIL
Problèmes résolus
d’élasticité

Ali BOUAFIA

Mohamed GUENFOUD

Ilhem TOUMI

Amina BENRABAH–AMMAR

Abdelhalim BOUROUBA

Younès ABED

© Copyright Eurl Pages Bleues International es 2014


Problèmes résolus d’élasticité 2

© C o p y r i g h t E ur l Pa g e s B l e u e s I n t er na t i o n al e s
M ai son d’ éd it io n pour l ’ en se ign em ent et la fo rm at ion

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Tél : (026) 95-59-79
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Juillet 2014

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Dépôt légal :
Problèmes résolus d’élasticité 3

Liste des auteurs (Par ordre alphabétique)

ABED Younès (ABY) Maître-Assistant A, Université


Saâd Dahleb de Blida,
Département de Génie Civil

BENRABAH–AMMAR Amina (BAA) Maître de conférences, Université


de La-Rochelle, Département
Génie Civil & Mécanique, France

BOUAFIA Ali (BAL) Professeur, Université Saâd


Dahleb de Blida, Département de
Génie Civil

BOUROUBA Abdelhalim (BAH) Maître-Assistant A, Université


Abderrahmane Mira de Béjaia,
Département de Génie Civil

GUENFOUD Mohamed (GUM) Professeur, Université 8 mai 1945


de Guelma, Département de Génie
Civil

TOUMI Ilhem (TOI) Maître-Assistante B, Université


Saâd Dahleb de Blida,
Département de Génie Civil
Problèmes résolus d’élasticité 4

Sommaire
Liste des Auteurs 03
Avant Propos 07

Chapitre 1 : Analyse tensorielle 09

Rappels 11
Enoncé des problèmes 21
26
 Solutions des problèmes

Chapitre 2 : Analyse des contraintes 31


Rappels 33
Enoncé des problèmes 44
54
 Solutions des problèmes

Chapitre 3 : Analyse des déformations


83

Rappels 85
Enoncé des problèmes 88
94
 Solutions des problèmes

Chapitre 4 : Loi de comportement élastique linéaire 117


Rappels 119
Enoncé des problèmes 131
139
 Solutions des problèmes

Chapitre 5 : Comportement élastodynamique du sol 159


Rappels 161
Enoncé des problèmes 174
 Solutions des problèmes 180
Problèmes résolus d’élasticité 5

Chapitre 6 : Calcul des ouvrages 191


Rappels 193
Enoncé des problèmes 205
212
 Solutions des problèmes

Chapitre 7 : Interprétation des essais géotechniques 225


Rappels 227
Enoncé des problèmes 238
244
 Solutions des problèmes
257
Références didactiques
Annexes 259
Problèmes résolus d’élasticité 6
Problèmes résolus d’élasticité 7

Avant-Propos

L’enseignement de l’élasticité exige en général de l’étudiant un bon bagage


mathématique pour développer les applications diverses de l’élasticité en génie
civil. Cet aspect indissociable à cette matière importante, s’il n’est pas présenté
d’une manière didactique aux étudiants risque de les faire décourager. Beaucoup
sont les livres traitant de l’élasticité générale, et qui il faut le dire, présentent les
notions fondamentales de l’élasticité d’une manière très abstraite, sous forme de
formulation mathématique exigeant de l’étudiant un effort considérable
d’abstraction. Peu sont par contre les livres présentant les applications de
l’élasticité sous un aspect pratique guidant l’étudiant dans son apprentissage.
C’est dans cet état des choses qu’on a pensé à réunir les efforts et les
expériences pédagogiques riches de nos collègues enseignants de l’élasticité
appliquée, en vue de dégager un outil pédagogique sous forme d’exercices résolus.
Le livre contient une centaine de problèmes résolus, et est répertorié en sept
chapitres, commençant par l’analyse des tenseurs et finissant par les applications
importantes de l’élasticité dans le calcul des ouvrages, l’interprétation de essais
géotechniques et l’analyse du comportement élastodynamique du sol.
Chaque chapitre commence par un bref rappel des définitions et des équations
requises pour le traitement des exercices, qui n’a d’ailleurs pas la prétention de
présenter les choses en profondeur comme le fait un cours classique d’élasticité.
Les problèmes sont ensuite énoncés et les solutions sont regroupées en fin du
chapitre. Certains exercices ont été formulés pour consolider les connaissances
théoriques sous forme de démonstrations mathématiques, alors que d’autres sont
basés sur des applications concrètes des différentes théories de l’élasticité. Ainsi,
les trois derniers chapitres ont été réservés aux applications pratiques de la théorie
d’élasticité en vue du calcul des ouvrages géotechniques. A titre d’exemple, le
chapitre cinq focalise sur l’analyse des vibrations des fondations superficielles et la
réponse sismique du sol considéré comme un continuum élastique sans
amortissement; le chapitre six présente plutôt des exemples assez concrets du
calcul de contraintes dans le sol et du tassement des fondations superficielles.
Enfin, le chapitre sept présente des théories permettant une interprétation
rationnelle des essais géotechniques, aussi bien ceux du laboratoire que ceux in-
situ, en considérant le sol comme étant un matériau élastique linéaire. Ces trois
derniers chapitres illustrent bien au lecteur le large champ d’applications de la
théorie d’élasticité en géotechnique, mais aussi ses limites, car l’expérience nous
enseigne que le comportement du sol est assez loin du modèle parfait de l’élasticité
linéaire isotrope. Ce qui donne en fait de la séduction sur le plan intellectuel à
l’application de la théorie au calcul géotechnique est le fait qu’on admet en général
que les charges transmises de l’ouvrage au sol de fondation sont faibles, ce qui
induit des faibles déformations au sol lui permettant de répondre d’une manière
Problèmes résolus d’élasticité 8

quasi-linéaire au chargement.
Il est important de signaler que ce livre résulte d’une compilation des exercices
avec leurs solutions, et non pas d’un travail collectif de mise au point des exercices
avec leurs solutions. Il va de soi que tout exercice dans ce livre a été mis au point
par un co-auteur dont il assume sa responsabilité vis-à-vis de l’autenticité de
l’exercice et de l’exactitude de la solution. De ce fait, une correspondance a été
établie entre l’exercice et son auteur à travers un symbole signalé entre parenthèses
au niveau du titre de l’exercice et sur la liste des auteurs.
En fin du livre, une liste des références didactiques de l’élasticité appliquée est
offerte à ceux qui ambitionnent d’approfondir leur connaissances en élasticité.
J’adresse mes sincères remerciements à Madame TOUMI Ilhem pour sa
contribution à la mise au point de la plupart des rappels du cours au début de
chaque chapitre, ainsi qu’à mes co-auteurs qui s’étaient mobilisés avec dévouement
pour réunir leurs efforts et mettre au point un manuel d’exercies corrigés.
La première version de cet outil pédagogique étant loin d’être parfaite, notre
équipe de co-auteurs sera reconnaissante de recevoir des lectures critiques et des
remarques constructives en vue d’améliorer ce livre aussi bien sur le plan de forme
que du contenu. Les contacts peuvent se faire par messagerie électronique ou
postale aux adresses ci-dessous.
Puisse ce livre être un stimulus à d’autres collègues enseignants pour enrichir la
bibliothèque technique par des ressources pédagogiques utiles à nos étudiants.

Boumerdès, le 30 juin 2014

Ali Bouafia
Université Saâd Dahleb de Blida
Faculté de Technologie
Département de Génie Civil
B.p :270 R.P Blida 09000
E-mail: examgeo@gmail.com
Problèmes résolus d’élasticité 225

Chapitre
Interprétation des essais
géotechniques

Objectifs du chapitre :

Bon nombre d’essais géotechniques sont interprétés à la base de la théorie


d’élasticité, ce qui permet d’aboutir à des formules analytiques simples pour
l’obtention des paramètres géotechniques requis.
Ce chapitre a pour objectif principal d’illustrer les applications de la théorie de
l’élasticité en interprétant les essais géotechniques courants, que ce soient en
laboratoire ou sur place.

Dans ce chapitre :
- Rappel sommaire des principes de quelques essais géotechniques,

- - Enoncé des exercices,

- - Solutions des exercices.


Problèmes résolus d’élasticité 226

Figure 7.1. Ce simple dispositif expérimental permet de mener un "essai à la plaque". Il


s’agit d’un essai de chargement d’une fondation circulaire rigide, utilisé aussi bien pour le
contrôle de compactage des remblais que pour l’étude du comportement des fondations
superficielles ancrées dans des sols homogènes. Cet essai est interprété en considérant que
le sol a un comportement élastique linéaire.
Cet essai permet entre autres de déduire le module E s d’élasticité du sol par la formule de
Boussinesq. En fait, le tassement s d’une fondation circulaire rigide de rayon R, sous l’effet
d’une pression verticale uniforme q, en surface d’un milieu semi-infini élastique homogène
et isotrope est donné par :

 1  2  
s
2 Es
qR , soit Es 
2

1   R .
2 q
s

q/s est obtenu en déterminant la pente initiale de la courbe de chargement de la plaque (qui
n’est autre que le module de réaction verticale du sol), ce qui permet d’estimer le module
Es par la formule ci-dessus, et calculer ainsi le tassement de la fondation du projet,
moyennenant certaines règles empiriques.
Problèmes résolus d’élasticité 227

7.1. RAPPELS (BAL, TOI)

7.1.1. Essai de compression triaxiale

L’essai de compression triaxiale, comme le schématise la figure 7.2, consiste à


soumettre une éprouvette cylindrique de sol à des contraintes normales verticale σz
et horizontale σx= σy = σh jusqu'à la rupture.
L'eau de remplissage de la cellule est soumise à une pression hydrostatique, ce
qui permet d'exercer sur l'échantillon une contrainte latérale uniforme h. La
montée de la presse avec une vitesse fixée permet d'exercer par le piston un effort
axial. Le mouvement de la presse continue, ce qui fait augmenter la pression du
piston jusqu'à la rupture de l'éprouvette.
La pression de l’eau est appliquée à n'importe quel point à l'intérieur de la
cellule. Ainsi, la contrainte axiale v est la somme de h et de la pression appliquée
par le piston.
Le plus souvent, on maintient constante h et on augmente v. Un tel essai est
appelé compression triaxiale. Dans le cas où on maintient v constante et on
augmente h, ce qui est moins courant, l'essai est appelé extension triaxiale ou
essai de striction. Dans tous les cas, les composantes tangentielles de contraintes
sont nulles et par conséquent v et h sont principales.

Figure 7.2. Schéma de principe d'un appareil d'essai triaxial


Problèmes résolus d’élasticité 228

7.1.2. Essai de compression oedométrique

La compressibilité d’un sol est usuellement étudiée au laboratoire à travers un


essai oedométrique. Comme le schématise la figure 7.3, l'échantillon est placé dans
moule rigide à parois lisses, subissant uniquement une déformation verticale εz, les
déformations latérales étant nulles (εy= εx=0).
L'échantillon du sol est en contact avec deux pierres poreuses qui facilitent le
drainage de l'eau interstitielle. Un piston rigide transmet l'effort appliqué à
l'échantillon.
Le programme de chargement comporte une série de paliers de pressions
verticales, chacun durant couramment 24 heures. La mesure de la déformation
verticale εz pour chaque incrément de pression Δσv permet de tracer la courbe de
chargement oedométrique, telle que celle schématisée à la figure 7.4.
On définit le module oedométrique comme étant le rapport de l’incrément de
pression sur la déformation verticale, soit :

 v
M (7.1)
z

Le module oedométrique initial M0 représente la rigidité initiale de l’échantillon


du sol, soit la pente initiale de la courbe de chargement :

d ( v )
M 0  M ( z  0) 
d z  z 0
(7.2)

Figure 7.3. Schéma de l’essai


de compression
oedométrique Figure 7.4. Courbe de chargement oedométrique
(1 bars=0.1 MPa)
Problèmes résolus d’élasticité 229

7.1.3. Essai de choc aux barres de Hopkinson

Il s’agit d’un essai de laboratoire à haute vitesse de déformation (de l’ordre de


500 à 100 s-1) qui permet d’évaluer d’une manière simple et peu coûteuse le
module dynamique d’un échantillon du sol lors d’une sollicitation uni-
directionnelle. Comme le schématise la figure 7.5, le dispositif comprend deux
barres en acier longues de 2 m environ, entre lesquelles est inséré l’échantillon du
sol, ayant le même diamètre que les barres et une longueur de 5 à 10 mm.
L’extrémité de la barre 2 est connectée à un piston absorbant les ondes incidentes
dans cette barre et interdisant ainsi tout réflexion des ondes. L’essai consiste à
soumettre l’extrémité de la barre 1 à un impact provenant de la barre 0 en acier. La
transmission/réflexion des ondes se manifeste aux interfaces I, II et III,
instrumentées par des jauges de déformation. La mesure des déformations permet
de déterminer à partir des polaires de chocs l’impédance Zs et le module
dynamique Es de l’échantillon.
La barre 0 se déplaçant avec une vitesse û0 entre en collision avec la barre 1, ce
qui produit une onde incidente dans chacune des barres 0 et 1. La jauge I mesure la
déformation de la barre 1, ce qui permet de déduire la contrainte 0 de l’onde
incidente et fixer le point A sur la polaire de choc de la figure 7.6. Arrivée à
l’interface II, une onde est transmise à l’échantillon, et une autre est réfléchie
dans la barre 1. La contrainte 1 de l’onde transmise à l’échantillon est mesurée par
la jauge II, ce qui permet de fixer le point B1 sur la polaire de choc. Suite à
l’arrivée de cette onde à l’interface III, une onde est transmise à la barre 2 et la
jauge III mesure la contrainte 2 correspondante. Le phénomène de
transmission/réflexion des ondes aux deux extrémités de l’échantillon continue
jusqu’à un équilibre dynamique correspondant à une onde de contrainte égale à 0.
Sur la polaire de choc de la figure 7.6, l’ensemble des points B1, B2, B3, B4....,
représentant le phénomène aux extrémités de l’échantillon, converge vers le point
initial A caractérisé par une contrainte 0.
A partir des équations des polaires de choc de la figure 7.6 ou des équations
(5.7), on montre que :

2Z s 2Z B 4Z s Z B
1  0 2  1  0 (7.3)
Zs  ZB Zs  ZB (Z s  Z B ) 2

Le rapport 2/1 permet de déduire l’impédance de l’échantillon comme suit :

2 2Z B 
 donc : Z s  Z B (2 1  1) (7.4)
1 Zs  ZB 2
Problèmes résolus d’élasticité 230

Figure 7.5. Schéma de principe de l’essai aux barres de Hopkinson

 A
Contrainte  (MPa)

B4
B3
 B2 1
-Zs
 B1
Zs
1
1
ZB -ZB
1

0 û2 û0 û1
vitesse û (m/s)

Figure 7.6. Polaires de choc de l’essai aux barres de Hopkinson

7.1.4. Essai harmonique à la colonne résonante

Il s’agit d’un essai de vibration entretenue jusqu’à la résonance, suivi d’une


vibration en régime libre amorti. Comme le schématise la figure 1.1, un échantillon
intact est placé en cellule triaxiale, encastré à sa base et sollicité en sa tête par un
couple de torsion connu en mesurant le courant passant dans les bobines
d’induction agissant sur la tête.
La première phase de l’essai consiste à augmenter la fréquence de torsion
jusqu’à atteindre une déformation maximale correspondant précisément à la
résonance, et visualisée à partir du signal accélérométrique, comme le montre la
figure 7.7 relative à un échantillon d’argile molle.
En se basant sur la figure 7.8, le moment de torsion appliqué en tête de la
colonne induit des ondes de cisaillement du type SH se propageant verticalement
au sein de la colonne. En sa basant sur l’équation (5.12), la propagation des ondes
de cisaillement est décrite comme suit :
Problèmes résolus d’élasticité 231

Figure 7.7. Visualisation de la fréquence de résonance (f0=41 Hz)

Figure 7.8. Schéma de torsion cyclique de la colonne


 1  2 u
u  2 (7.5)
Vs t 2

Le déplacement u selon l’axe orthoradial est lié à l’angle  par la relation


suivante :

u(z,t)=R.(z,t) (7.6)

L’équation (7.5) devient :

 2 1  2
 (7.7)
z 2 Vs2 t 2
Problèmes résolus d’élasticité 232

La résolution de cette équation se fait par séparation de variables, en posant :

(z,t)=f(t)g(z) (7.8)

On aboutit alors à la solution générale :

z z
f (t )  A cos  B sin (7.9)
Vs Vs
g(z)=Ccos(t) +Dsin(t) (7.10)

En imposant l’état du repos comme condition initiale, et le fait que la colonne est
encastrée à sa base (z=0), la solution devient :

z
 ( z, t )  B sin D sin(t )   0 ( z ) sin(t ) (7.11)
Vs

La tête de la colonne étant excitée par le moment ML de la bobine, ce qui permet


d’écrire :

  2
GI p zL  J 0 2 zL (7.12)
z t

Le moment d’inertie I0 est lié au moment cinétique J0 par la relation suivante :


Jp
Ip  (7.13)
L

On aboutit enfin à l’équation des pulsations propres :

L L Jp
tg  (7.14)
Vs Vs J0

La première racine de cette équation permet de déterminer la célérité V s, la


pulsation  de résonance étant mesurée au cours de cette étape de l’essai. Le
module de cisaillement se déduit directement :

Gmax=Vs2 (7.15)

En deuxième phase d’essai, le régime de vibration libre amorti s’établit une fois
l’excitation à la torsion est supprimée (=0). L’évolution de l’amortissement des
Problèmes résolus d’élasticité 233

déformations de distorsion permet d’obtenir le décrément logarithmique et en


déduire le coefficient d’amortissement matériel .

7.1.5. Essai d’expansion pressiométrique

L'essai pressiométrique consiste à réaliser une expansion horizontale d'une


sonde, dans un forage à une profondeur donnée, sous des contraintes radiales
jusqu'à la rupture. Il permet d'obtenir une relation entre les pressions horizontales
appliquées et les déplacements horizontaux correspondants.
Comme le montre la figure 7.9, l'appareil de base est constitué des éléments
suivants : les sondes, le contrôleur pression-volume et les tubes de connexion.
On obtient une courbe d’expansion pressiométrique V=f(P), V étant le volume
du forage cylindrique après 1 minute d'application de la pression, et P est la
pression radiale appliquée sur les parois. Cette courbe a l'allure courante
représentée à la figure 7.10. Elle est composée en général, si l'essai est
correctement fait, de trois parties :

- partie initiale curviligne correspondant à la mise en pression de la sonde et le


début du contact de la sonde de mesure avec les parois de forage,

- partie pratiquement linéaire dans laquelle le volume du forage est proportionnel


à la pression appliquée et qui marque approximativement le comportement pseudo-
élastique du sol. A partir de la pente de cette droite, on calcule le Module
pressiométrique (ou Module de Ménard), noté EM. La fin de cette phase correspond
à une pression appelée pression de fluage Pf,

- partie curviligne convexe tendant vers une asymptote verticale définie par Pl. Elle
caractérise la phase des grands déplacements du forage, autrement dit la phase de
rupture de la paroi du sol.
Les équations d’équilibre statique en coordonnées cylindrique (4.7) peuvent être
intégrées, ce qui donne la solution suivante, en termes de contraintes ainsi qu’en
termes de déplacements.

 En termes de contraintes :
Problèmes résolus d’élasticité 234

Figure 7.9. Schéma de principe de l’essai pressiométrique normal

Figure 7.10. Courbe typique d’essai pressiométrique


Problèmes résolus d’élasticité 235

Avec :
K0 est le coefficient des pressions des terres au repos, et P0 est la pression
horizontale due au poids des terres.

 En termes de déplacements :

Dans le cadre du comportement élastique d’une sonde pressiométrique, on peut


remarquer que :
 La valeur absolue de la déformation radiale (compression) est égale à la
valeur absolue de la déformation circonférentielle ,
 L’expansion de la sonde se fait sans variation de volume élémentaire :
,
 L’augmentation de la contrainte radiale est égale à la diminution de la
contrainte circonférentielle : ,
 Donc dans le comportement élastique la pression moyenne est constante (et nul)

La figure 7.11 illustre la distribution des contraintes radiale et ortho-radiale en


fonction de la distance r de l’axe de la sonde.

P
rr
P0

2P-P
0

r
r0
Figure 7.11. Diagramme de distribution radiale des contraintes
Problèmes résolus d’élasticité 236

Le module pressiométrique Em est la pente de la partie linéaire de la courbe


d’expansion de la figure 7.10. On se propose dans ce qui suit de le déterminer.
Le déplacement au niveau de la paroi du forage est donné par :

Considérons maintenant une pression P appliquée à la paroi du forage (voir


figure 7.12), et soit u le déplacement radial correspondant ( . Si à partir de
ce nouvel état d’équilibre défini par une pression et un rayon , nous
augmentons la pression de , la déformation radiale augmentera de" et nous
pourrons écrire :

Il s’agit de la déformation radiale linéaire. Or nous mesurons au pressiomètre,


des déformations volumétriques.
Soit L la longueur de la cellule de mesure. A la pression P, le volume d’eau
injecté était et le volume du tronçon de forage de longueur L (voir figure 7.12).

r0 r+
0 ur v0 v L
L
r0 u
P

Figure 7.12. Déplacement radial de la sonde pressiométrique

v0 désigne le volume du corps de sonde de longeur L (membrane et protection


comprises). A l’augmentation de pression dP correspond une augmentation du
volume injecté dV telle que :
Problèmes résolus d’élasticité 237

E  2(1  )V0  V 
dP
dV

En pratique, le module pressiométrique EM se calcule à partir de l’équation


précédente, en considérant les points A et B délimitant la portion linéaire de la
courbe de la figure 7.10. On prend en fait le volume V comme étant la moyenne
des volumes des ces deux points, et on adopte la valeur de 0.33 pour le coefficient
de Poisson, ce qui donne enfin :

 V  VB  ( PB  PA )
EM  2.66V0  A 
 2  (VB  VA )

Pour un matériau élastique linéaire idéal, le module d’élasticité E est lui-même le


module pressiométrique. Ce dernier, identiquement au module de déformation
triaxiale ou le module oedométrique, n’est pas une caractéristique intrinsèque du
sol, du fait qu’il décrit une sollicitation particulière du sol. Le comportement du
matériau sol a la particularité de dépendre sensiblement du chemin de contraintes
suivi.
Ainsi, il ne faut voir en ce module qu’une grandeur conventionnelle décrivant le
comportement linéaire du sol sous la sollicitation pressiométrique. D’ailleurs
Ménard a défini un coefficient  inférieur ou égal à 1 qu’il a adopté "coefficient de
structure du sol", et qui représente le rapport du module de Ménard EM à celui de
l’élasticité idéale, soit E. Ce coefficient dépend de l’histoire de contraintes du
matériau et sa consolidation ainsi que de sa compacité.

7.1.6. Essai de chargement à la plaque

L’essai de chargement à la plaque est mené avec un appareillage assez simple,


illustré à la figure 7.1. Ils’agit d’un essai de chargement d’une fondation circulaire
rigide, utilisé aussi bien pour le contrôle de compactage des remblais que pour
l’étude du comportement des fondations superficielles ancrées dans des sols
homogènes. Cet essai est interprété en considérant que le sol a un comportement
élastique linéaire. Il permet entre autres de déduire le module E d’élasticité du sol
par la formule de Boussinesq. En fait, le tassement s d’une fondation circulaire
rigide de rayon R, sous l’effet d’une pression verticale uniforme q, en surface d’un
milieu semi-infini élastique homogène et isotrope est donné par :
 1  2  
s
2 E
qR , soit E 
2

1   R
2 q
s
(7.16)
Problèmes résolus d’élasticité 238

q/s est obtenu en déterminant la pente initiale de la courbe de chargement de la


plaque (qui n’est autre que le module de réaction verticale du sol), ce qui permet
d’estimer le module E par la formule ci-dessus, et calculer ainsi le tassement de la
fondation du projet, moyennant certaines règles empiriques, à l’aide des méthodes
de l’élasticité vues dans le chapitre précédent.

7.2. ÉNONCÉ DES PROBLEMES

Problème 7.1. Analyse de l’essai de traction/compression (BAA)

1. Ecrire les tenseurs de contraintes et de déformations pour un essai de traction


(compression) pure.

2. Montrer que l’essai suffit à lui seul pour déterminer les constantes élastiques
nécessaires pour caractériser le comportement d’un matériau élastique, homogène
et isotrope.

Problème 7.2. Analyse de la compression hydostatique d’un cube (BAA)

Soit un échantillon cubique d’un matériau caractérisé par son module d’Young
E et son coefficient de Poisson . Cet échantillon, de dimensions x, y et z, est
soumis à une pression hydrostatique.
1. Ecrire l’expression du module de compression hydrostatique K en fonction de E
et .
2. En déduire que le coefficient de Poisson  est toujours inférieur à 0,5.

Problème 7.3. Analyse d’un essai triaxial (BAA)

1. Ecrire les expressions de xx, yy, zz, xx, yy et zz dans le cas d’un sol
élastique, homogène et isotrope.

2. Quelle-est la condition que doivent remplir les contraintes xx, yy et zz dans un
essai triaxial ?

3. Montrer par le calcul que la pente de la partie linéaire du graphe de la figure


7.13 correspond bien au module d’élasticité E.
4. Lors de l’essai triaxial, l’enregistrement de la variation de volume v en fonction
de z a donné la courbe de la figure 7.14. Montrer par le calcul que la pente de la
droite OA permet de définir le coefficient de Poisson du sol testé.
Problèmes résolus d’élasticité 239

Figure 7.13. Variation du déviateur (1-3) en fonction de la déformation axiale 1

Figure 7.14. Variation de εv en fonction de la déformation axiale ε1

Problème 7.4. Analyse élastique de l’essai oedométrique (ABY)

On montre que le module d’élasticité drainé E’ est fonction du module


oedométrique M comme suit :

E  M
1  1  2 
1  
Démontrer que la contrainte axiale v’ appliquée sur l’échantillon (voir figure
7.3) peut s’écrire :

 v   E
1   H
1  1  2  H

Problème 7.5. Interprétation d’essai de compression d’un cube (BAH)

Un cube de côté a=20 cm, constitué d’un matériau élastique et isotrope, de


module d’élasticité E=105 MPa et de coefficient de Poisson ν=0.5, est soumis à une
pression uniforme q=300 MPa comme le montrent les deux dispositifs de la figure
7.15. On néglige les frottements aux interfaces et on considère que l’axe Z est
orienté vers le haut, calculer pour chaque dispositif :
Problèmes résolus d’élasticité 240

1) Les tenseurs de contraintes et de déformations.


2) La contrainte de cisaillement maximale.
3) Le volume final du cube après déformation (en cm3).

𝑞 𝑞

Dispositif 1 : le cube est confiné Dispositif 2 : le cube est


dans un autre cube creux posé sur une table supposée
supposé infiniment rigide infiniment rigide
Figure 7.15. Essais de compression d’un cube

Problème 7.6. Analyse élastique de l’essai oedométrique (GUM)

On considère un cylindre indéformable contenant un matériau élastique


comprimé à l'aide d'un piston. On mesure le tassement H du matériau, dont la
hauteur initiale est H, sous l'effet d'une pression verticale σ1 (voir figure 7.3).
On appelle module Oedométrique M la constante caractéristique du matériau
définie par la relation suivante :
H
1  M
H

1) Ecrire les conditions aux limites (aux bords) qui gèrent cet essai.

2) Cet essai caractérise-t-il un état de :


- contraintes tridimensionnelles,
- contraintes planes,
- déformations planes,
- déformation tridimensionnelles.

3) Ecrire les relations entre les déformations et les contraintes.

4) Déterminer la relation liant le module oedométrique M au module d'Young E.

5) Quelle est la différence entre cet essai et l'essai de compression classique ?


Problèmes résolus d’élasticité 241

Problème 7.7. Interprétation d'un essai à la colonne résonante (BAL)

L'essai de torsion à la colonne résonnante a été réalisé sur une éprouvette


cylindrique d’un matériau argileux peu plastique et saturé, ayant un poids
volumique de 18 kN/m3, un diamètre de 37 mm, une hauteur de 75 mm et encastrée
à sa base (voir figure 7.8).
Un moment de torsion sinusoïdal sollicite la tête de l’échantillon par le biais
d’une bobine électromagnétique ayant un moment cinétique J B égal à cent fois
celui de l’échantillon JC. En régime harmonique forcé, la résonance en premier
mode a été obtenue pour une fréquence de 31 Hz.

1. Résoudre l’équation des pulsations propres pour le premier mode de vibration et


en déduire la célérité des ondes de cisaillement.

2. Calculer le module de cisaillement dynamique de l'échantillon.

Problème 7.8. Interprétation de l’essai de compression triaxiale (BAL)

Un échantillon d’argile saturée est soumis à un essai de compression triaxiale,


comme le schématise la figure 7.2.
1. En supposant que les contraintes appliquées sont tellement faibles que l’échant-
illon se comporte comme un matériau élastique linéaire, établir la relation entre la
pression moyenne p et la déformation volumique εv.

2. A partir de la définition de la déformation volumique, donner sa signification


physique.

3. Le module de déformation volumique Kv étant par définition le rapport p/εv, en


déduire son expression dans le cas de l’essai de compression triaxiale.

4. On considère que l’échantillon est saturé et que l’essai est non drainé. En tenant
compte du fait que la variation du volume est celle de l’eau, montrer que
l’augmentation de la pression interstitielle Δu dans cet essai est donnée par la
relation suivante :

u  B h  A v   h  . A et B, appelés coefficients de Skempton, étant à


déterminer.
Application numérique : n=0.6, Kw=2000 MPa, E=50 MPa et ν= 0.49.

Problème 7.9. Interprétation élastique de l’essai PMT (BAL)

L’essai d’expansion pressiométrique de Ménard (PMT) consiste, comme le


Problèmes résolus d’élasticité 242

montre la figure 7.9 à introduire une sonde tri-cellulaire dans un forage préalable et
exercer une pression raidale P et mesurer l’augmentation du volume de la sonde
jusqu’à la rupture du sol. La figure 7.16 schématise l’état de contraintes en une
tranche à une distance radiale r du centre de la sonde, et d’une épaisseur de dr. On
montre que l’état de contraintes est donné par les expressions suivantes (Lamé,
1852):

r 
P  P0   P   
P  P0   P et  z   v 0 .
2 0 2 0
r r
   
 r0   r0 

1. Calculer la contrainte moyenne en un point A et montrer que l’état de contraintes


décrit un état de cisaillement pur.

2. A partir de l’expression des composantes du vecteur déplacement d’un point A à


la distance radiale r du centre de la sonde, calculer les déformations, ainsi que la
déformation volumique.

Figure 7.16. Etat de contraintes autour de la sonde pressiométrique

Problème 7.10. Interprétation de l’essai aux barres de Hopkinson (BAL)

Un échantillon de limon argileux saturé ayant une masse volumique de 1450


kg/m3 et épais de 10 mm a été soumis à l’essai aux barres de Hopkinson (voir
figure 7.5). Les jauges de contraintes aux extrémités de l’échantillon ont donné les
premières mesures de contraintes, à savoir : 1=5.05 MPa et 2=10 MPa.

1) Tracer la polaire de choc de l’échantillon du sol,

2) Calculer l’impédance de l’échantillon et en déduire son module dynamique.


(Prendre pour les barres EB=2.1x105 MPa et ρB=7850 kg/m3).
Problèmes résolus d’élasticité 243

Problème 7.11. Analyse élastique de l’essai oedométrique (TOI)

Un échantillon de sol placé dans un moule cylindrique à parois indéformables


est soumis à une pression verticale q est une pression horizontale P.

1. Déterminer les différentes composantes de la matrice de comportement


élastique, sachant que q=50 kPa, ν =0,40 et E =25 MPa.

2. Déterminer la déformation axiale εii.

Problème 7.12. Interprétation d’un essai à la plaque (BAL)

La figure 7.17 illustre la courbe de chargement d’une plaque métallique ayant


un diamètre de 0.3 m et chargée par incréments de pression verticale de 110 kPa,
chaque incrément durant 4 minutes. Le sol d’essai, siège de construction d’un
autopont, est localisé sur Givors-Sur-Le Rhône (France). Il est composé d’une
couche de marne grise micacée avec des films de sable fin. L’essai pressiométrique
à proximité de la plaque a donné un module pressiométrique EM de 28 MPa. Les
valeurs du coefficient α (Coefficient de structure du sol) sont situés entre 0.5 et 1.

1. A partir de la courbe de chargement, déterminer la pente initiale de la courbe,


qui représente le rapport pression q appliquée sur le tassement s de la plaque,

2. En déduire le module d’élasticité du sol, en supposant que ce dernier est un


matériau élastique linéaire,

3. Le module d’élasticité du sol peut être estimé à partir de la théorie


pressiométrique de Ménard par la relation suivante : E=EM/α, α étant un coefficient
défini empiriquement par Ménard en fonction de la nature du sol et sa rigidité. On
demande d’estimer le module E moyen de ce sol, en prenant une valeur de 2/3 our
le coefficient α, et le comparer à celui obtenu de l’essai à la plaque.

Problème 7.13. Etude du module oedométrique d’une argile (BAL)

La courbe de chargement oedométrique présentée à la figure 7.4 est celle d’un


échantillon d’argile saturée extraite d’un site à Boumerdès, à une profondeur de
4.20 m et ayant un poids volumique saturé de 21.16 kN/m3.

1. On demande de calculer en chaque point de la courbe expérimentale le module


odométrique M, le module oedométrique initial M0 (pente initiale de la courbe sur
la figure), le rapport M/M0 pour chaque incrément de pression Δσv.
Problèmes résolus d’élasticité 244

2. Tracer la courbe donnant le rapport M/M0 en fonction du rapport de contraintes


Δσv/σv0’ et commenter la variation.

Figure 7.17. Courbe de chargement dans un essai de plaque dans la marne

7.3. SOLUTIONS DES PROBLEMES

Problème 7.1

1. Pour un essai de traction (compression) pure, les tenseurs de contraintes et de


déformations sont donnés par les matrices suivantes :

Ee L 0 0 eL 0 0
s= 0 0 0 et e = 0 eT 0 avec eT = -ne L (pour la traction)
0 0 0 0 0 eT
Problèmes résolus d’élasticité 245

2m + l l l eL
2. On sait que : s = l 2m + l l eT
l l 2m + l eT

où λ et μ sont les coefficients de Lamé. On a donc :

s xx = Ee L = (2m + l )e L + 2 leT (1)


s yy = le L + (2m + l )eT + leT = 0 (2)

A partir des équations (1) et (2) ci-dessus, on déduit que :

E = 2m + l (1- 2n ) (3)
l
n= (4)
2(m +l )

Le module d’élasticité E est la pente de la partie rectiligne du graphe σ = f(ε).


La mesure de l’allongement (raccourcissement) et de la contraction transversale
permettent de calculer le coefficient de Poisson ν.

Connaissant E et ν, on peut calculer les coefficients de Lamé λ et μ comme suit :


nE E
l= et m =
(1- 2n )(1+ n ) 2(1+ n )

Problème 7.2

x  y z V   y z
1. On a :   K donc K  x
3 V0 V
3
V0
Avant déformation : V0 = xyz, et après déformation : V = (x+dx)(y+dy)(z+dz).
En négligeant tous les termes du 2ème et du 3ème ordre, on obtient :

V -V0 DV dx dy dz
= = + + = e x + e y + ez
V0 V0 x y z
s +s y +s z
On a finalement : K = x .
3(e x + e y + e z )
Sachant que pour un milieu élastique, homogène et isotrope, on a :
Problèmes résolus d’élasticité 246

 xx   ( yy   zz )
 xx 
E
 yy   ( xx   zz )
 yy 
E
 zz   ( xx   yy )
 zz 
E
DV (1- 2n ) E
alors : = ex + ey + ez = (s x + s y + s z ) et K =
V0 E 3(1- 2n )

2. Puisque K  0 donc 1  2  0 donc   0.5 .

Problème 7.3

1. Expressions de σxx, σyy, σzz, εxx, εyy et εzz dans le cas d’un sol élastique,
homogène et isotrope :

E   
 xx  (2   ) xx   yy   zz    xx  ( xx   yy   zz ) 
1   1  2 
E   
 yy  (2   ) yy   xx   zz    yy  ( xx   yy   zz ) 
1   1  2 
E   
 zz  (2   ) zz   xx   yy    zz  ( xx   yy   zz ) 
1   1  2 
 xx 
1
E

 xx  ( yy   zz ) 
1

 yy   yy  ( xx   zz )
E

1

 zz   zz  ( xx   yy )
E

Dans un essai triaxial, on a σxx=σyy=constante et σzz est croissante. On a donc :
E
d(s zz - s xx ) = (de zz - de xx )
1+ n
D’après (1), on sait que :
 xx 
1
 xx  y  z  donc d xx  1 d xx d y d z     d z
E E E
E  d ( zz   xx )
d ( zz   xx )  (d zz  d zz )  Ed zz donc E 
1  E d zz
Problèmes résolus d’élasticité 247

C’est d’ailleurs la définition de la pente de la droite dans le domaine élastique.

2. La variation de volume  v   xx   yy   zz donc d v  d xx  d yy  d zz or


d’après les expressions de σxx, σyy et σzz données en (1) et sachant que pour un
essai triaxial les contraintes σxx et σyy ne varient pas, on peut alors écrire ce qui
suit :

d v 
1
(d xx  d yy  d zz )  2 (d xx  d yy  d zz   1  2 d zz  (1  2 )d zz
E E
d v
 1  2
d zz

Problème 7.4

La déformation axiale 1 est donnée en fonction des coefficients de Lamé par :

 1'    2  1

Les coefficients de Lamé sont exprimés en fonctions du module élastique E et le


coefficient de Poisson  par :
' E'
  E' et  
 
1   ' 1  2 '  2 1  '  
H H
Du fait que : 2=3=0,  V   1  d’où :  1'    2 
H H

 1'   E '
 '
2
E '
 H  '
 =  E
1  '
 H

 

 1   1  2
'
'
 ' 
 
2 1    H  1   1  2  H
' ' 
  
La contrainte axiale en fonction du module oedométrique M est donné par :

 1'  M
H
d’où : E '  M

1   ' 1  2 '  
H 1  '  

Problème 7.5
a) Cas du dispositif 1 :
a.1) Tenseurs de contraintes et de déformations :
La contrainte . Les déformations latérales sont empêchées,
donc :
Problèmes résolus d’élasticité 248

Les frottements aux interfaces sont négligés, on déduit donc que :

Concernant les contraintes latérales, on a : . Pour calculer , on


a:

Pour trouver la déformation , on a :

En regroupant tout les termes des matrices, on obtient :

0 0 0 

  0 0 0 

0 0  0.0019

a.2) Contrainte de cisaillement maximale :

a.3) Volume final du cube après déformation :

b) Cas du dispositif 2 :
b.1) Tenseurs de contraintes et de déformations :
Problèmes résolus d’élasticité 249

Dans ce cas, les contraintes latérales sont nulles, on a alors

De même, les frottements aux interfaces sont négligés, on déduit que :

Pour trouver la déformation , on a :

qui se réduit à :

Concernant les déformations latérales, on a l’égalité suivante : .


Pour calculer , il suffit d’écrire

avec :

D’où :

Enfin, les tenseurs de contraintes et de déformations sont donnés par :

b.2) Contrainte de cisaillement maximale :


Problèmes résolus d’élasticité 250

b.3) Volume final du cube après déformation :

Problème 7.6

La paroi rigide du cylindre s’oppose à toute dilatation latérale du matériau, il en


résulte que : ε2=ε3=0. Il s’agit d’un état de contrainte et de déformation
axisymétrique (à symétrie de révolution) : σ2= σ3 et ε2= ε3=0.
La relation contraintes- déformations s’écrit :

  1   1 
 1  1  
 2  E  1   2 
    1  3 
 3

ce qui nous donne :

 2  3  1 2   3 1 0


E
1  11  2  3  h
E h

Trouvons la relation entre M et E. La déformation axiale 1 vaut :

1
1   1   2   3    h
E h
Puisqu’il s’agit d’un essai à symétrie de révolution avec σ2= σ3 et ε2= ε3=0, on
obtient :
1
2  3   2   3   1   0
E

2  3  . 1
1 
Problèmes résolus d’élasticité 251

Injectons cette relation dans celle donnant la déformation axiale, nous


obtenons :

1  11   2  3  h


E h
 
1  1 1  1 2 
2

E  1 

La contrainte axiale de compression vaut :

P h
1   M1  M ce qui donne :
S h
 1   1 
M E  2 
E
 1   2  1  1  2 
La différence de cet essai avec l’essai de compression simple (sans
confinement) réside dans le fait que la paroi rigide latérale du cylindre s’oppose à
toute dilatation latérale du matériau, ce qui n’est pas le cas dans l’essai de
compression simple où les surfaces latérales sont libres de se déformer. Ainsi, dans
cet essai nous obtenons des contraintes latérales proportionnelles à la contrainte
axiale :

2  3  1
1 

Problème 7.7

1. L'équation des pulsations propres de l'échantillon du sol soumis à un moment de


torsion harmonique s'écrit:

L L Jc 1
tg  
Vs Vs J B 100

Les racines de cette équation peuvent se déterminer soit graphiquement, en


déterminant les points d'intersection de la fonction tg(x) avec l'hyperbole 1/(100x),
soit par une méthode numérique. On obtient la première racine :
L
x0  =0.0998, ce qui permet de déduire la célérité Vs: Vs=146.3 m/s.
Vs

2. Le module de cisaillement se déduit directement : Gmax=Vs2 =38.52 MPa.


Problèmes résolus d’élasticité 252

Problème 7.8

Comme le montre la figure 7.2, l’essai de compression triaxiale induit un champ


de sollicitation cylindrique dans l’échantillon. La loi de Hooke s’écrit donc :

z 
1
 z   x   y   1  v   v   h 
E E
 x   y   h   h   v   h 
1
E

La déformation volumique est par définition  v   z   x   y   z  2 h


z  x  y
La pression moyenne p s’écrit comme suit : p 
3

La déformation volumique peut ainsi s’écrire :

v 
 v  2 h (1  2 )  3 p(1  2 ) soit : p   v
E (1  2 )
E E 3

2. Le volume de l’échantillon cylindrique est V=πR2H, ce qui permet d’écrire la


variation relative du volume comme suit :

V R H
2   2 h   z   v
V R H

Ainsi, la déformation volumique est physiquement parlant la variation relative


du volume de l’échantillon. Un comportement à volume constant correspond ainsi
à une déformation volumique nulle.
E
3. Le rapport p/εv est le module de déformation volumique, donc : K v 
3(1  2 )

4. La variation du volume est due à la variation des contraintes effectives. Ainsi, on


doit écrire les équations précédentes en termes de contraintes effectives :

 v '2 h ' ( v  u )  2( h  u )  v  2 h


p  K v v    u
3 3 3
 v  2 h  v '2 h '  v  2 h
u     K v v
3 3 3
Problèmes résolus d’élasticité 253

D’une manière analogue, on considère que l’eau interstitielle se comporte selon


l’élasticité linéaire, en faisant une relation entre la surpression interstitielle Δu et la
variation relative ΔVw/Vw du volume d’eau intertsitielle :

Vw
u  K w
Vw

Kw est le module de compressibilité de l’eau. Or, du fait que l’échantillon est


saturé, la variation ΔV du volume de l’échantillon est égale à la variation du
volume de l’eau, soit ΔVw. L’eau occupant tous les vides, on introduit ainsi la
porosité n du sol, définie par :

Vw V Vw Vw V nu


n soit Vw= nV. Ainsi on a :   n w 
V V V  Vw  Vw Kw
 
 n 

On obtient finalement l’expression de la surpression interstitielle :

 v  2 h V  v  2 h K v nu


u   Kv  
3 V 3 Kw
1  v  2 h 1   v   h 
u     h  
1 n v  
K 3 K 3
1 n v
Kw Kw

Cette expression peut s’apparenter à celle donnée par Skempton :

u  B h  A v   h  avec A=1/3 et B 


1
Kv
1 n
Kw
Application numérique :
1
Kv=50/3/(1-2x0.49)=833.33 MPa, B   0.8
833.33
1  0.6
2000

En pratique, un échantillon de sol fin saturé est caractérisé par un coefficient B


égal pratiquement à 1, et un coefficient A mesurable à travers un essai de
compression triaxiale du type UU+u (Essai non consolidé non drainé avec mesure
de la pression interstitielle).
Problèmes résolus d’élasticité 254

Problème 7.9

1. Calculons la pression moyenne :

Il s’agit donc d’un état de cisaillement pur.

2. Calculon les différentes composantes de déformation au point A :

il s’agit de la déformation verticale initiale

Ainsi :

Problème 7.10

A partir des équations des polaires de choc de la figure 7.6 ou des équations
(5.7), on a les relations suivantes :

2Z s 2Z B 4Z s Z B
1  0 2  1  0
Zs  ZB Zs  ZB (Z s  Z B ) 2
Le rapport 2/1 permet de déduire l’impédance de l’échantillon comme suit :

2 2Z B 
 donc : Z s  Z B (2 1  1)
1 Zs  ZB 2

L’impédance d’une barre est ZB= (EB.ρB)1/2 = 40.60x106 kg/m2/s, et l’impédance


de l’échantillon est :

Zs= ZB(2.1/2-1)= 40.6x106(2x5.05/10-1)= 0.406x106 kg/m2/s.


Problèmes résolus d’élasticité 255

Es= Zs2/ρs = 113.7 MPa114 MPa.

Problème 7.11

Les parois du cylindrique sont indéformables, donc : εxx=εyy=0. L’état de


contrainte est défini par le tenseur :

Calculons la déformation axiale :

Donc :  zz  0.93x104 .

Problème 7.12

1. D’après le graphe de la figure 7.17, la pente initiale de la courbe de chargement


est égale à 242.2 MPa/m. Cette pente est appelée en pratique le module de réaction
vertical du sol et notée Kv0.

2. En utilisant la formule du tassement d’une fondation circulaire (voir équation


7.16), et en remplaçant le rapport q/s par la pente Kv, on obtient :

3.14
E (1  0.52 ) x242.2 x0.15  42.8 MPa
2

3. On a E=EM/α, ce qui donne E = 28-56 MPa. La valeur estimée de E à partir de


l’essai à la plaque se trouve bien dans la marge des valeurs possibles de E selon la
théorie pressiométrique.
Problèmes résolus d’élasticité 256

Problème 7.13

Chaque point de la courbe expérimentale de la figure 7.4 représente le


raccourcissement relatif de l’échantillon dans le moule oedométrique, soit la
déformation verticale εz, et l’incrément de pression verticale appliquée, soit Δσv.
Le tableau 7.1 regroupe les valeurs du module oedométrique pour chaque
incrément de charge. La pente intiale de cette courbe représente le module
oedométrique initial, soit M0=7.76 MPa, et la contrainte verticale effective initiale
est égale à 4.2x11.16=46.87 kPa.

Tableau 7.1. Valeurs du module oedométrique

Incrément 1 2 3 4 5
Pression 64.90 152.3 340.63 749.70 1561.1
Δσv (kPa)
εv 0.0074 0.0160 0.0282 0.0471 0.0670
M (MPa) 8.770 9.518 12.080 15.917 23.298
M/M0 1.130 1.226 1.556 2.051 3.000
Δσv/σv’ 1.384 3.249 7.267 16.000 33.30

2. La figure 7.18 illustre la variation du rapport modulaire M/M0 en fonction du


rapport de contraintes Δσv/σv. Le rapport M/M0 augmente d’une manière
remarquable-ment linéaire avec le rapport de contraintes. Ainsi, lorsque les
déformations latérales de l’échantillon sont empêchées, sa rigidité augmente avec
le chargement vertical.

Figure 7.18. Variation du rapport modulaire avec le rapport de contraintes


Problèmes résolus d’élasticité 257

Références didactiques

1. Bouafia Ali (2010) "Introduction à la dynamique des sols", 1e édition 2010,


éditions OPU (Office des Publications Universitaires) Alger :
Tome I : Principes de base, ISBN 978-9961-0-1338-0, 336 pages.
Tome II : Calcul dynamique des ouvrages géotechniques, ISBN 978-9961-0-1347-2,
408 pages.

2. Bouafia Ali (2014) "Applications de la dynamique des sols-Problèmes résolus",


éditions OPU (Office des Publications Universitaires) Alger, 280 pages.

3. Kavazanjian. E, Matasovic. N, Hadj-Hamou. T and Sabatini. P.J (1997) " Design


guidance: Geotechnical Earthquake Engineering for highways", Geotechnical
design circular No. 3, FHWA A-SA-97-077, u.s. Dept. of transportation.

4. Bouafia Ali (2013) "Aide-Mémoire de Mécanique des sols", 1e édition 2013,


éditions OPU (Office des Publications Universitaires), ISBN 978-9961-0-1611-4,
416 pages.

5. Biarez, J (1972) " Calcul d'élasticité en mécanique des sols", Recueil


bibliographique du groupe de recherche de Rhéologie et Mécanique des Sols, Ecole
centrale de Paris, France, 323 p.

6. Giroud, J-P et Tran-Vô-Nhiem (1973) "Tables de calcul des fondations", 3


tomes, éditions Dunod, France.

7. Alemayehu Teferra & Schultze Edgar (1988) "Formulae, charts and tables in
the area of soil mechanics and foundation engineering", A. A. Balkema,
Rotterdam, ISBN 90-6191-804-9, 291 p.

8. Milovitch, D (1972) "Stress-Strain analysis in soil mechanics".

9. Bouafia, A (2011) "Conception et calcul des ouvrages géotechniques", 2e


édition, Pages Bleues internationales, ISBN : 978-9947-850534, 392 p.

10. Das, B (2008) "Advanced soil mechanics", éditions Taylor & Francis, 3e
édition, 594 p.

11. Bouafia, A (2014) "Mécanique des sols appliquée-Problèmes résolus", éditons


OPU (Office des Publications Universitaires) Alger, ISBN 978-9961-0.0464.7, 164
pages.

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