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Droit Civil

Livre 1- LE DROIT DE LA FILIATION

Partie 1: L'établissement de la filiation

Titre 1: Les filiations charnelles


- Filiation: lien de droit qui unit un enfant à son père et ou à sa mère

- Filiation légitime: enfant issu de parents mariés à la date de sa conception ou


à la naissance

- Filiation naturelle: enfant issu de parents non mariés ensemble

Chapitre 1: Les dispositions communes à la


filiation légitime et naturelle

Section 1: Des règles générales liées au fait de la


filiation légitime

I- Les données biologiques


Il existe deux présomptions quant à l'établissement de la filiation

- art 311 alinéa 1 correspondant à la période légale de conception.


Elle s'étend du 180 eme jour au 300 eme jour avant la naissance de l'enfant

- Art 311 alinéa 2 correspondant au jour légal de conception. Ce jour est choisit dans
la période légale de conception en fonction de l'intérêt de l'enfant
Pour être vraiment sûr de la paternité du père dans la plupart des cas, on peut recourir
à l'expertise biologique.

Normalement cette expertise se demande en cas d'une action judiciaire dans le


domaine de la filiation.
Ce sont les parties au procès qui le demande au juge qui va ordonner l'expertise.
Le juge avait un pouvoir souverain d'appréciation et pouvait ordonner ou non le
recours à l'expertise biologique. Cependant il y a eu un revirement de jurisprudence,
l'arrêt de principe du 28 mars 2000 qui énonce que l'expertise biologique est de droit
en matière de filiation sauf motifs légitimes de ne pas y procéder.
C'est dire à que maintenant le juge a perdu son pouvoir souverain et doit maintenant
ordonner l'expertise quand cela lui est demandé sauf motifs légitimes qui sont:
- Les demandes à des faits vexatoires ou dilatoires
- Lorsqu'il y a assez de faits démontrant la paternité
ou la maternité du parent.
Le juge reste libre aussi d'interpréter le refus d'une partie à recourir à l'expertise
biologique (principe d'inviolabilité du corps humain)

II- Les données sociologiques: la possession


d'état
Art 311-1, la possession d'état c'est la réunion de plusieurs faits qui permettent
d'établir que l'enfant est vraiment celui de la famille à laquelle il est dit appartenir
C’est aussi un mode d'établissement de la filiation légitime et de la filiation naturelle

Les caractéristiques de la possession d'état sont: (art 311-2)


- Le nomen qui est le nom: l'enfant doit
porter le nom de la famille à laquelle il est dit appartenir
- Le tractatus qui est le traitement: les
parents doivent traiter l'enfant comme le leur et lui aussi doit les traiter comme ses
parents. Ils doivent aussi s'occuper de son entretien, son éducation
- La fama qui est la réputation: L'enfant
doit être reconnu appartenir à la famille par la société et par le ministère public
Il faut noter que ces trois éléments n'ont pas besoin d'être réunis pour que la
possession d'état puisse être caractérisée

Le régime de la possession d'état. Elle doit être


- Continue
- Paisible
- Non équivoque
- Publique
Ces éléments par contre ont besoin d'être tous réunit pour établir la possession d'état

Il permet de renforcer le titre d'enfant légitime car on ne peut pas contester une
filiation légitime corroboré par l'acte de naissance conforme à la possession d'état

Renforcement du titre d'enfant naturel car on ne peut pas contester une reconnaissance
qui est conforme à la possession d'état pendant 10 ans.
Section 2: Le régime des actions en justice
relatives à la filiation
I- Les actions
- L'action en réclamation d'état: c'est l'enfant qui fait cette action
- L'action en contestation: les parents ou l'un d'eux

II- Les conflits de filiation


Art 311-12 en cas de conflit de filiation, le juge choisira la filiation la plus
vraisemblable

Chapitre 2: La filiation légitime


Cette filiation s'établit à l'égard de l'enfant issu d'un mariage entre ses deux parents.
C'est une filiation indivisible de ce fait l'enfant appartient à son père et à sa mère

Section 1: L'établissement de la filiation légitime

I- La maternité légitime
Il faut un accouchement
Il faut que la mère soit mariée au moment de la naissance de l'enfant
Il faut que la présomption de paternité s'applique
La filiation légitime s'établit grâce au titre de naissance inscrit dans les registres
d'actes civils et aussi grâce à la possession d'état
Art 319; acte de naissance où il est inscrit le nom de la mère et de son mari en qualité
de père
Art 320; a défaut d'acte de naissance la possession d'état suffira pour l'établissement
du lien de filiation légitime
Art 322-1 qui permet de prouver l'inexactitude la maternité légitime cela dans les cas
de supposition et de substitution d'enfant.

L'action en réclamation d'enfant légitime. L’enfant à un délai de 30 ans pour intenter


cette action. Il faut qu'il existe des présomptions ou indices graves pour qu'une
réclamation puisse être faite.
Exceptions:
- Accouchement sous X de la mère
- Existence d'un autre lien de filiation
- Pas d'adoption plénière
L'action en revendication de maternité légitime se fait par les parents normalement, le
délai est de 30 ans aussi.

II- L'établissement de la paternité du mari:


une présomption simple

A- Les cas d'applications de la présomption


Art 312 alinéas 1 l'enfant conçu dans le mariage a pour père le mari de la mère. C'est
la présomption de paternité
Art 314 l'enfant conçu avant le mariage est légitime et réputé l'avoir été dès sa
conception. Présomption de paternité s'applique ici aussi

B- Les cas d'exclusions de la présomption


Art 313 alinéas 1 en cas de séparation légale des parents, la présomption de paternité
ne s'applique pas
Art 313 - 1 inscription de l'enfant sans indication du nom du mari; séparation de fait

C- Les cas de rétablissement


Art 313 alinéa 2 (séparation légale) l'enfant doit avoir une possession d'état d'enfant
légitime à l'égard des ses parents
Art 313-2 alinéas 2 (séparation de faits) il faut prouver qu'il y a une réunion de faits
entre les parents lors de la période légale de conception et qui rendent vraisemblable
la paternité.
La réunion de fait et la vraisemblance de la paternité se prouve distinctement et par
tous moyens (expertise biologique)

Section 2: La contestation de la filiation légitime

I- Les actions en contestations de paternité


légitime prévues par la loi
A- Désaveu de droit commun
Les désaveux ne sont intentés que par le père de l'enfant
Art 312 alinéas 2.
Conditions de recevabilité de l'action:
- Enfant légitime
- Action faite par le mari de la mère à qui la présomption de paternité s'applique
- Délai de 6 mois
Condition de bien fondé
Il doit monter l'impossibilité matérielle ou biologique d'être le père de l'enfant.
Preuves par tous moyens

B- Désaveu par simple dénégation


Art 314: le père pourra désavouer l'enfant sur la seule date de l'accouchement
Conditions de recevabilité de l'action
- Délai de 6 mois
- Il ne doit pas avoir connaissance de la grossesse avant le mariage
- Dans le cas contraire, il ne doit pas se soit comporter comme le père de l'enfant
Conditions de bien fondé
Preuves par tous moyens qu'il n'est pas le père

C- désaveu défensif et préventif


Art 325. Désaveu défensif. L’enfant qui fait une action en réclamation de maternité et
qui réussit à établir la filiation par rapport à sa mère si il se trouve qu'elle est mariée
son mari verra s'appliquer sur lui la présomption de paternité. Alors il va se défendre
sur le fait que l'enfant n'est pas le sien
Art 326 du code civil. Désaveu préventif. Avant qu'il n'y ait eu une action, le mari de
la mère intente une action déjà pour affirmer sa non paternité à l'égard de l'enfant

D- Contestation de la paternité légitime par la


mère remariée avec le véritable père aux
fins de légitimation
Action intentée juste par la mère
Conditions de recevabilité de l'action
- dissolution du mariage avec son premier mari
- Remariage avec le véritable père de l'enfant
- déclaration conjointe de légitimation de l'enfant
- action intentée avant les sept ans de l'enfant
- délai de 6 mois a compté du remariage
Conditions du bien fondé
- preuve de la non paternité du 1er mari
- Preuve de la paternité du second mari

III- Les actions en contestation de paternité


légitime créent par la jurisprudence

A- Interprétation à contrario de l'article 322


du code civil
Il dispose que nul ne peut contester l'état de celui qui a une possession d'état conforme
à son titre de naissance

Conditions de recevabilité
- Non conformité de la possession d'état au titre de naissance
- il ne faut pas qu'il y ait de possession d'état au moment de l'action
- il ne faut pas que la perte de possession d'état soit la suite d'une manœuvre, d'une
fraude de l'un des époux
- délai de 30 ans
Condition de bien fondé
- Preuve de la non conformité de la possession d'état au titre de naissance.
- Preuve de la non paternité du mari
L’initiative de cette action peut appartenir à la mère, le prétendu véritable père, un
tiers intéressé, l'enfant lui même et le mari lui même

B- Interprétation à contrario de l'article 334-9


du code civil
Dans cet article, il est interdit d'établir une filiation naturelle à l'égard d'un enfant qui
a déjà une filiation légitime établie par la possession d'état
Conditions de recevabilité
- reconnaissance d'un autre homme
- Filiation légitime établie par l'acte de naissance
- délai de 30 ans
Conditions de bien fondé
- prouver l'absence de possession d'état
L'initiative peut venir du véritable père, de la mère, ou de l'enfant ou tout intéressé
Chapitre 2; Filiation naturelle
Enfant issu de parents non mariés.

I- Le principe de liberté dans l'établissement de


la filiation naturelle
En principe tout enfant naturel peut voir sa filiation établie.
La filiation naturelle est divisible et donc l'enfant peut appartenir soit à son père soit à
sa mère.

III- Les tempéraments au principe de la


liberté de l'établissement de la filiation
naturelle
- En cas d'accouchement sous X de la mère
- L'existence d'une autre filiation naturelle
- En cas d'inceste absolue
- Existence d'une possession d'état d'enfant légitime
- En cas d'adoption plénière
- En cas de procréation médicalement assistée avec tiers donneur

Section 1: Les modes d'établissements de la


filiation naturelle
Art 334-8 la filiation naturelle peut se faire établir par une reconnaissance volontaire, un
jugement, une possession d'état

I- La reconnaissance
L'acte de naissance ne suffit pas à l'établissement de la filiation naturelle. Il faut en
plus une reconnaissance des parents. Il peut y avoir une reconnaissance anténatal c'est
à dire avant la naissance de l'enfant
Exception: art 337 qui dispose que l'acte de naissance portant l'indication du nom de
la mère vaut reconnaissance lorsqu'il est corroboré par la possession d'état.
La reconnaissance a un caractère absolu car on ne peut pas établir une filiation si l’on
ne l’a pas remise en cause, c’est parce qu’elle est la manifestation de la volonté des
parents. Et selon l'art 338 tant qu'elle n'a pas été contestée en justice, une
reconnaissance rend irrévocable l'établissement d'une autre filiation naturelle
Pour contester une reconnaissance le délai est de 30 ans
Elle peut être remise en cause pour deux raisons:
- Elle peut être frappée de nullité car les conditions pour sa validité ne seront pas
remplies. La nullité peut être relative en cas de consentement vicier.
- Sa véracité peut être contestée. Art 339. Tout intéressé peut contester. Mais quand il
existe une possession d'état conforme à la reconnaissance pendant 10 ans, le père lui
même ne peut plus contester la reconnaissance.
Il faut prouver le caractère mensonger de la reconnaissance et cela se fait par tout
moyen

II- L'établissement de la filiation naturelle


par la possession d'état
La possession d'état sert à établir la filiation naturelle. Elle peut être délivrée par le
juge des tutelles (art311-1)
Une action en contestation ou réclamation de filiation naturelle est possible. Toute
personne le justifiant d'un intérêt légitime peut le faire. Le délai est de 30 ans

III- Action en recherche de filiation naturelle:


une action d'état
Art 340 qui dispose que la paternité hors mariage peut être prouvé : il faut des
présomptions ou indices graves. Le délai est de deux ans après la naissance ou la
majorité ou à compter de la fin du concubinage ou de la cessation de la pension
alimentaire
Pour prouver les présomptions ou indices graves on ne peut pas utiliser l'expertise
biologique c'est après cet adminicule qu'elle pourra être utilisée pour les preuves par
tous moyens à fournir

A- Maternité naturelle
Cette recherche est toujours possible sauf si la mère a accouché sous X. art 341-1
- L'enfant doit prouver l'accouchement de la femme
- Il doit prouver son identité comme étant l'enfant dont elle a accouché
- Délai 30 ans a compté de sa majorité
C- Paternité naturelle
Conditions de recevabilité
- le délai est de 2 ans qui suivent la naissance ou à compter de la majorité de l'enfant
- Il faut des présomptions ou indices graves (vraisemblance de la paternité et la preuve
de la paternité certaine)
- Pas de reconnaissance antérieure
- Pas d'existence d'une filiation légitime avec possession d'état
- Pas d'existence d'une procréation médicalement assistée avec tiers donneur
Conditions du bien fondé
Preuves par tous moyens (expertise biologique)

Section 2: L'action à fins de subsides; à


l'absence de statut de l'enfant naturel dont la
filiation n'est pas établie
Art 342, tout enfant naturel dont la filiation paternelle n'est pas légalement établie
peut réclamer des subsides à celui qui a eu des relations avec sa mère pendant la
période légale de conception

I- les conditions de l'action


- Le délai est durant toute la minorité de l'enfant ou les deux ans suivant sa majorité
- Prouver les relations intimes pendant la période légale de conception (preuves par
tous moyens)
Depuis 1987, on admet que la preuve soit apportée par l'expertise biologique et que le
refus du défendeur soit interprété comme une confirmation de relations sexuelles
pendant la période légale de conception

II- Les effets de l'action


- art 342 alinéas 2, le défendeur paie des subsides à l'enfant selon ses ressources et les
besoins de l'enfant.
Cette pension peut être toujours perçue après sa majorité s’il est encore dans le besoin
et que cet état de besoin n'est pas dû à sa faute
- Maintien du versement des subsides en cas de décès du débiteur
- Aucun lien de filiation établie
- mais selon l'art 347-4, le débiteur peut obtenir un droit de visite selon l'intérêt de
l'enfant
- L'action à fins de subside n'est pas une fin de non recevoir à l'action en recherche de
paternité

Section 3: La légitimation

I- La légitimation par mariage


Le mariage était au départ la clé de la légitimation. Aujourd'hui cette légitimation peut découler de plein
droit du mariage ou postérieurement

A- Les conditions de la légitimation


Célébration du mariage:
- Le mariage des père et mère
- La filiation de l'enfant doit être établie à l'égard des deux au moment du mariage
Après le mariage:
L'enfant né avant mariage et qui a une filiation établie que par rapport à un parent qui finalement se
mari avec l'autre parent de l'enfant. Ensuite l'enfant à la possession d'état d'enfant commun des époux, le
juge vérifiera cette possession d'état et pourra établir par le biais d'un jugement la filiation légitimée

II- La légitimation par autorité de justice

A- Les conditions
Les demandeurs doivent établir que l'enfant est bien le leur et que le mariage est impossible.
La filiation doit être établie à l'égard du ou des parents demandeurs. art 333 du code civil qui exige que
la preuve soit corroboré par la possession d'état qui ne doit pas être forcément d'enfant commun
Pour l'impossibilité de mariage:
- Lorsqu'un des parents est décédé ou disparue
- Inceste absolue
- En cas de mariage volontaire avec une autre personne (jurisprudence)
- En cas de refus volontaire de se marier (jurisprudence)

B Les effets
En cas de légitimation conjointe, il y aura une plénitude des effets de la légitimation
En cas de légitimation unilatérale, la légitimation n'a d'effets que par rapport à celui qui a demandé la
légitimation.
Titre 2: Les autres filiations

Chapitre 1: La filiation des enfants issus de procréation


médicalement assistée

Section 1: Les conditions du recours à la procréation


médicalement assistée
- infertilité d'un couple
- couple hétérosexuelle mariés ou concubins
- consentement des époux

Section 2: Les particularités de la filiation des enfants né à


la suite d'une procréation médicalement assistée
Filiation légitime ou naturelle sera établie.
Quand la procréation est réalisée grâce à un tiers donneur, l'enfant sera rattaché qu'à un seul parent qui
est sa mère.
La filiation ne sera pas établie à l'égard de son conjoint mais pas à l'égard du tiers donneur non plus
Les bénéficiaires du don ne peuvent pas agir en justice à l'encontre du donneur

I- L'établissement de la filiation d'un enfant né d'une PMA


avec tiers donneur dans un couple marié
Art 311-20, ce sera une filiation qui ne pourra pas être contestée.
Cependant, si il réussit à prouver que l'enfant n'est pas issu d'une PMA ou qu'il y a eu une utilisation
abusive de son consentement pourra contester la filiation légitime de l'enfant

II- L'établissement de la filiation d'un enfant né d'une


PMA dans un couple de concubin
Il est impossible de contester la filiation naturelle par reconnaissance sauf à prouver que l'enfant n'est
pas issu d'une PMA
Art 311- 20 quand il n' a pas de reconnaissance mais que le père a engagé sa responsabilité envers la
mère et l'enfant il est impossible de se rétracter mais il peut y avoir une action pour faire établir la
paternité naturelle du père qui a voulu l'enfant
Chapitre 2: L'adoption

Section 1: L'adoption Plénière

I- Les conditions de l'adoption plénière


- L'adoption par deux époux est possible et le fait qu'ils aient des enfants auparavant ne pose pas de
problème
- L'adoption par une seul personne qui peut être marié mais pour cela il faut le consentement de son
conjoint.
- Une personne peut vouloir adopter l'enfant de son conjoint pour cela il faut que son autre parent soit
décédé et que la famille se soit désintéressé de l'enfant
- Si l'adoptant est célibataire, il va fonder une famille monoparentale. Il peut vivre en concubinage
- L'âge minimal pour un célibataire est de 28 ans
- Aucune condition pour l'adoption de l'enfant du conjoint
- Quand c'est un couple, ils doivent avoir atteint 28 ans
- Les adoptants doivent avoir 15 ans de plus que les adoptés
Conditions pour les adoptés
- L'enfant ne doit pas avoir moins de 6 mois
- L'enfant âgé de 13 ans ou plus, doit consentir à son adoption
- L'enfant doit avoir été accueilli dans le foyer des adoptants pendant au moins 6 mois avant la décision
de justice

II- la procédure
L’accueil au foyer de l'adoptant pendant au moins 6 mois et après ces 6 mois il y aura un jugement qui
permettra le rattachement juridique de l'enfant à ses parents adoptifs
C’est le tribunal de grande instance qui est compétent, il fera un contrôle de légalité et d'opportunité

III- les effets


Substitution de la filiation d'origine de l'enfant. La famille d'origine est exclue définitivement. Et
intégration à la famille adoptante.
Cette adoption est irrévocable mais elle peut être remplacée par une adoption simple

Section 2: L'adoption Simple


I- Les conditions
Le jeu d'application plénière est en principe applicable pour l'adoption simple. Il y a aussi des règles
spécifiques à l'adoption simple
- la condition d'âge pour l'adopté disparaît
- Le maintien du consentement de l'adopté à 13 ans
- La phase préalable de placement est supprimée

II- Les effets


Le lien d'origine est maintenu. L'adopté reste lié à sa parenté par le sang, il a toujours ses droits
successoraux, alimentaires.
Il va y avoir deux filiations superposées et donc une organisation de la primauté d'une filiation sur
l'autre
L'autorité parentale est attribuée à l'adoptant
En matière de pension alimentaire c'est l'adoptant qui assume en priorité ses devoirs
Art 370 l'adoption simple peut être révoquée pour motifs graves
Elle est limitée car elle doit faire l'objet d'une demande personnelle de l'adoptant si l'adopté a 15ans
Partie 2: Les effets de l'établissement de la filiation

Chapitre 1: L'autorité parentale (loi du 04/03/2002)


Art 371-1, l'autorité parentale est un ensemble de droit et de devoirs s'exerçant sur la personne de
l'enfant et sur son patrimoine la finalité c'est l'intérêt de l'enfant. C'est une fonction parentale mais elle
est temporaire car elle cesse dès l'émancipation de l'enfant, sa majorité.

Section 1: Le contenu de l'autorité parentale


Art 371 -1 alinéa 2 elle permet aux parents de gouverner la vie de l'enfant, elle appartient au père et
mère.
Ils ont des droits et devoirs sur l'enfant.

Section 2: L'exercice de l'autorité parentale

I- Des principes généraux relatif à la dévolution de


l'autorité parentale
Art 372 alinéas 1 les parents ont le pouvoir de prendre les décisions en commun sur la vie de l'enfant.
C’est un principe de co parentalité qui dure jusqu'à l'émancipation de l'enfant.
Cependant il y a une présomption d'accord entre les parents pour l'organisation de la vie de l'enfant;
chaque parent peut agir seul et il est présumé qu'il a l'accord de l'autre mais cela devant des tiers de
bonne foi qui signifie qu'ils ignorent par exemple l'opposition de l'autre parent dans cet acte. Ce sont les
actes usuels qui sont les actes habituels et bénins de la vie courante
Exception de l'autorité parentale conjointe
- art 372 alinéas 2 pour la filiation naturelle. Lorsqu'il y a une reconnaissance d'enfant naturel plus d'un
an après sa naissance, l'autorité parentale revient à celui qui a reconnu l'enfant en premier. Cependant, si
les parents font une déclaration conjointe pour l'exercice de l'autorité parentale en commun, devant le
greffier en chef du tribunal de grande instance l'autorité parentale conjointe est rétablit

- art 373 lorsque le père ou la mère est hors d'état de manifester sa volonté parce qu'il est incapable, il
est privé de l'autorité parentale
II- L'exercice de l'autorité parentale par les parents
séparés
Art 373-2 en principe la séparation des parents ne remet pas en cause l'exercice conjoint de l'autorité
parentale. Ils vont devoir organiser la conséquence de leur séparation sur l'enfant dans une convention
que devra homologuer le juge.
Par exception si l'intérêt de l'enfant le demande il y aura un exercice de l'autorité parentale unilatéral en
cas de séparation

III- L'intervention du juge aux affaires familiales


C’est lui le gardien de l'intérêt de l'enfant. Il prend en compte l'intérêt de l'enfant, mais il prendra en
compte aussi les éléments de l'article 373-2-11 pour pouvoir homologuer la convention des parents
séparés ou si il n'y a pas d'accord entre les parents, pour pouvoir organiser la vie de l'enfant
- la pratique des parents
- Les sentiments exprimés par l'enfant mineur
- l'aptitude de chacun des parents à assumer ses devoirs et à respecter le droit de l'autre
Pour le choix de la résidence soit elle est fixée chez l'un des deux parents soit en alternance chez l'un
des deux parents

IV- L'intervention d'un tiers


Il y a des cas où l'autorité parentale est retirée aux parents. L'enfant sera confié à un tiers qui sera choisit
de préférence dans la parenté, pour cela, il faut l'accord des parents mais si ils refusent de confier leur
enfant à un tiers, c'est le juge aux affaires familiales qui décidera.
Il y a deux sortes de délégation
- délégation forcée: art 377, c'est le cas où les parents sont dans l'impossibilité d'exercer l'autorité
parentale ou qu'ils se désintéressent de l'enfant. L'enfant peut être recueillit par un tiers qui peut saisir le
juge pour la délégation de l'autorité parentale et donc pourra agir en remplacement des parents
- Délégation volontaire: art 377-1-2, les parents vont saisir le juge et demander à ce qu'un tiers proche
intervienne dans l'exercice de l'autorité parentale
La délégation peut être partielle ou absolue

Chapitre 2: L'obligation d'entretien

Section 1: Le contenu
Art 371-1. Les parents doivent entretenir l'enfant, subvenir à ses besoins ils doivent en fait dépenser tout
ce qui sera nécessaire pour son instruction, son éducation et son bien être
Section 2: L'exécution de l'obligation
Cette obligation est légale et concerne tous les parents. Généralement, elle se fait spontanément mais on
peut demander son exécution
Cette obligation est fixée en fonction
- Des besoins de l'enfant
- Des ressources des parents
Art 371-2 l'obligation d'entretien ne cesse pas de plein droit quant à l'enfant majeur, elle continuera si
l'enfant majeur ne peut toujours pas subvenir à ses besoins et qu'il est encore dans la dépendance
parentale
Livre 2: LE DROIT DES COUPLES

Partie 1 : Le couple marié: couple institutionnel


Le mariage est une institution car il est une situation juridique encadrée par la loi et qui s'impose aux
partis.
C’est un contrat car c'est un acte juridique solennel qui va supposer des effets juridiques qui vont lier les
partis autrement dit un acte dans lequel un homme et une femme s'engagent à vivre ensemble et
établissent entre eux une union dont la loi civile règle impérativement les conditions, les effets et la
dissolution.
Le mariage est de conception laïque en France et se célèbre devant l'officier d'acte civil ainsi, le mariage
religieux n'est pas reconnu.
En principe il y a un droit pour chacun de se marier ce qui signifie
- une liberté de choisir son conjoint
- liberté de se marier
- liberté de ne pas se marier
Il y a des exceptions à ce principe qui vont se trouver dans les conditions de formation du mariage

Titre 1: La formation et les effets du mariage

Chapitre 1: Les conditions de formation du mariage

Section 1: Les conditions de fond

I- Les conditions d'ordre biologiques


Art 144 du code civil présume de l'aptitude au mariage à 18 ans pour les hommes et 15 ans pour les
femmes
art 145, il y à la possibilité d'avoir une dispense pour pouvoir se marier en dessous de cet âge légal mais
cela doit être pour motifs graves (grossesse)
Quand le garçon à en dessous de 18 ans il doit avoir une dispense du président de la république et une
autorisation de ses parents

Quant à la fille mineure, elle doit avoir l'autorisation de ses parents juste

Au niveau du sexe, le code civil ne détermine pas exactement si le mariage doit se faire uniquement
entre des hétérosexuelles. Mais on sait que le mariage entre homosexuelles en France n'est pas encore
accepté comme dans d'autres pays d'Europe. Voir jugement du tribunal de grande instance de bordeaux
27 juillet 2004 qui a annulé un mariage entre homosexuelle célébré par un officier d'état civil.
Au niveau des transsexuelles puisqu'ils ont obtenu le changement de prénom et aussi le changement de
sexe on peut considérer qu'ils peuvent se marier avec une personne du sexe opposé.

Au niveau de la santé, on exige que le couple détienne un certificat prénuptial de moins de 2 mois avant
le mariage.

II- Les conditions d'ordre sociologiques ou morales


La polygamie est interdite en france. Art 147 du code, on ne peut pas contracter un second mariage
avant dissolution du premier, si c'est le cas le second mariage est frappé de nullité absolue et le marié
peut faire l'objet de poursuite correctionnelle ou le premier conjoint peut faire opposition au mariage
afin qu'il n'ait pas lieu. Dans certains pays, la polygamie est légal et donc en France ce mariage sera
reconnu car les étrangers sont soumis aux règles de leur pays.
Art 161 du code prohibition de l'inceste entre ascendant et descendant.
Art 162 interdiction du mariage entre frères et soeurs.
Et art 163 du code civil interdiction du mariage entre oncle nièce et tante et neveu. Avant, il y avait une
interdiction du mariage entre allié en ligne direct sans limitation de degré mais maintenant il y a une
dispense qui peut être délivrée en cas de dissolution du mariage par un décès
Il y avait le délai de viduité qui a été supprimé en 2004

III- Les conditions d'ordre psychologiques


Art 146 du code civil, qui dispose qu'il n'y a pas de mariage sans consentement.
le consentement doit être effectif c'est à dire qu'il doit être célébré devant l'officier d'état civil ce qui
rendra le mariage improbable de consentement mais ce consentement peut être apparent alors il va
falloir vérifier que le comportement des époux est conscient et sérieux (le mariage d'un incapable sans
tutelle n'est pas valable car on peut supposé qu'il n'est pas conscient de ses actes) et correspond à une
intention matrimoniale ( le mariage blanc, de complaisance n'est pas valable

Mais la cour de cassation affirme que le mariage dont le but recherché par les époux est étranger à
l'union matrimoniale qui n'a été célébré que pour limiter des effets légaux est valable.

Le consentement doit être sans vice, c'est dire qu'il ne faut pas qu'il y ait d'erreur (l’erreur est fait
référence à l'art 180 du code civil. Elle peut être sur l'identité civile, physique d'une personne ou sur ses
qualités essentielles qui seront jugées de manière objective et subjectives, la qualité essentielle doit
avoir été déterminante pour le consentement au mariage. Quant au dol, il n'est pas une cause de nullité
du mariage, il va permettre juste de démontrer la facilité de l'erreur.
Le consentement doit être libre c'est à dire que toute personne est libre de se marier comme de ne pas le
faire.
C’est par exemple que les fiançailles n'obligent pas au mariage et que le ou la fiancée peut se rétracter à
n'importe quel moment mais des dommages et intérêts pourront lui être attribués.

Pour les mineurs, il est nécessaire qu'ils aient l'autorisation de leurs parents. En cas de désaccord des
parents, le consentement d'un seul suffit.
Pour les majeurs incapables c'est de l'autorisation de leur représentant légal soit le tuteur ou le curateur
dont ils auront besoin

Section 2: Les conditions de forme

I- Les formalités préliminaires au mariage


Art 63 à 75 du code civil. Il va falloir fournir certaines pièces à l'officier d'état civil qui vont lui
permettre de vérifier la légalité du mariage.
Il faut aussi publier les bancs 10 jours avant le mariage à la mairie du domicile. Pas de publication ce
sera une amende

II- La célébration du mariage


Le mariage se passe à la mairie devant l'officier d'état civil sauf cas exceptionnels
Les acteurs sont les mariés, les témoins, le maire
Les portes devront être ouvertes pour respecter l'aspect public du mariage et de la société

Chapitre 2: Les sanctions des conditions de formation du


mariage

Section 1: La sanction préventive: l'opposition (art 66 à 69


et 172 à 179)

I- L'ouverture du droit d'opposition


L’opposition est un acte qui émane de la loi qui informe l'officier d'état civil de l'inobservation des
conditions de formation du mariage et qui lui fait par conséquent défense de célébrer le mariage.
Art 173 du code les ascendants que sont les parents et les grands parents peuvent faire opposition. Leur
droit est sans limite mais ils doivent motiver leur opposition et leurs motifs doivent être légaux et
correspondent aux conditions de fond et de forme du mariage.
Si les motifs ne sont pas légaux alors les époux peuvent demander la main levée de l'opposition au juge
et ne se verront plus empêcher par une opposition de leur ascendant, art 173 alinéas 2 du code civil
Le conjoint actuel peut faire opposition en cas de tentative de bigamie art 172 du code civil
Certains membres de la famille comme les collatéraux proches (frères, soeurs, oncle, tantes, cousins
germains) peuvent faire opposition en cas de défaut de consentement du conseil de famille et pour cause
de démence du futur époux
L’opposition est périmée au bout de un an
Le ministère public aussi mais à condition de vice de consentement

II- Le mécanisme d'opposition


Il doit y être énuméré la qualité de l'opposant et les motifs de l'opposition, age, il doit fixer son domicile
au lieu où sera célébrer le mariage
La régularité de l'opposition sera ensuite vérifiée.
Si elle est valable, le mariage ne pourra pas être célébré. Si malgré l'opposition, l'officier d'état civil le
célèbre, le mariage ne sera pas nul mais l'officier encourt des sanctions
Si l'opposition n'est pas justifiée, la main levée sera prononcée par le tribunal de grande instance

Section 2: La sanction répressive ou a postériorité: la


nullité

I- La mise en œuvre de la nullité en matière de mariage


Il faut faire une distinction entre les irrégularités sanctionnées par la nullité appelée empêchement
d'iriment
Et d'autres irrégularités qui sont considérés comme des obstacles à la célébration et qui ne sont pas
sanctionnés par la nullité appelés empêchement prohibitif.

L’empêchement prohibitif prohibe la célébration du mariage si il n'y a pas respect des conditions de
forme du mariage si ils ne sont pas respectés, il n'y aura pas de nullité mais une amende

L’empêchement d'iriment, il y a nullité dès que des conditions ne sont pas respectées.
Il existe deux cas de nullité: la nullité relative et la nullité absolue

*La nullité absolue, sanctionne le non respect des conditions de fond du mariage c'est à dire

- l'absence de consentement art 146 du code civil (mariage simulé, pas de volonté
consciente)
- la bigamie art 147
- l'inceste art 161 du code civil
- clandestinité du mariage (désir frauduleux et désir de cacher le mariage)
- non respect des conditions d'âge
- non différence de sexe
Les titulaires pouvant agir en nullité absolue sans limitation et sans justification d'un intérêt pécuniaire
sont:

- les époux
- les parents
- le curateur
- le conseil de famille
- le juge des tutelles
Art 187, les collatéraux, les enfants d'un premier lit, les créanciers peuvent agir sur le fondement d'une
nullité absolue mais en justifiant d'un intérêt pécuniaire
En principe, quant on parle de nullité absolue, le délai est de 30 ans. Il n'est possible de faire des
régulations que dans les cas suivants:
- Impuberté
- 6 mois depuis que l'époux ait atteint l'âge légal
- en cas de grossesse
- le ministère public peut agir en cas de nullité absolue que si l'un des époux vient de mourir avant
l'action

*La nullité relative les titulaires de l'action sont:


- l'action peut être exercée par la personne concernée
- en cas de vice de consentement (erreur sur la personne et sur les qualités essentielles de la personne.
En ce qui concerne les qualités essentielles il y aura la prise en compte de critères objectifs qui seront la
qualité qui doit être de l'essence du mariage et un critère subjectif qui est une qualité essentielle
déterminante pour celui qui a commis l'erreur) Art 180
- en cas de défaut d'autorisation, celui qui a la qualité pour autoriser
Les obstacles sont
- délai 5 ans
- l'erreur disparaît si l'époux malgré son erreur cohabite encore pendant 6 mois avec le conjoint
- délai 1 ans pour les parents qui devait autoriser le mariage mais qui ne l'ont pas fait et qui on en eu
connaissance après
- plus d'annulation lorsque le mineur a atteint l'âge légal

II- Les effets de la nullité


Anéantissement rétro actif du mariage, c'est comme si le mariage n'avait jamais existé et donc tous les
effets personnels ou patrimoniales qu'il a ou aurait pu produire n'existent plus
Mais les enfants vont garder leur statut d'enfant légitime
Cependant il y a la théorie du mariage putatif, qui est basé sur la bonne foi des époux ou de l'un d'eux
La nullité du mariage donc ne vaudra que pour l'avenir et donc les biens seront liquidés selon le régime
matrimoniale choisit par les époux lors du mariage.
Il est à noter que la non rétroactivité jouera qu'à l'égard de l'époux de bonne foi mais comme la bonne
foi se présume toujours, le mariage putatif jouera. Si il est démontré cependant que l'un des époux était
de mauvaise foi alors il perdra les avantages qu'il avait du régime matrimonial au profit de son conjoint.
Art 201 du code civil

Chapitre 3: les effets du mariage


Section 1: Les relations personnelles: droit extra
patrimonial
Il y a une possibilité de porter à titre d'usage le nom du conjoint.
Art 212, ils se doivent fidélité, assistance, secours
Art 213 du code qui explique les devoirs des époux qui vont assurer ensemble la direction de la famille
Art 215 de code civil, accord en commun pour le choix du domicile et obligation d'une communauté de
vie
Devoirs réciproques comme la communauté de vie, l'entretien, l'assistance

I- Le devoir de communauté de vie


C’est un devoir réciproque et d'ordre public.
C’est une cohabitation charnelle d'abord qui doit s'installer entre les époux, ils ont en quelque sorte une
communauté de lit qui est l'obligation d'avoir des relations intimes avec le conjoint. Si cela ne se fait
pas, la jurisprudence considère que c'est une faute, il faut pour cela vérifier que l'abstention de devoir
conjugal ne revêt pas un caractère injurieux pour l'autre conjoint, qu'elle ne soit pas volontaire,
persistance, marque le mépris et l'indifférence
Les relations sexuelles doivent être consentie et volontaire. La chambre criminelle du 11 juin 1992 a
admis le viol dans le mariage car la présomption de consentement des époux aux actes sexuels ne vaut
que jusqu'à preuve contraire
La communauté de vie est aussi une communauté affective et intellectuelle. Cette communauté
nécessite l'obligation de choisir d'un commun accord la résidence de la famille mais cela n'empêche pas
d'avoir un domicile distinct pour des raisons professionnelles par exemple art 168 du code
Lorsque un des époux est mécontent de sa communauté de vie, il doit divorcer ou obtenir une dispense
judiciaire de cohabiter. La séparation de fait est donc illicite et ne vaut rien cependant, elle créé des
conséquences tout de même dans le droit positif
- elle permet le divorce au bout de 2 ans même si elle a eu lieu de manière dramatique ou du fait d'une
seule personne
- elle a des conséquences sur la présomption de paternité légitime

II- Le devoir de fidélité


Art 212, pas de relations sexuelles avec des tiers. L'adultère est interdit C'est une obligation de fidélité et
elle est maintenue jusqu'au divorce

III- le devoir d'assistance


L'assistance ici est beaucoup plus morale qu'autre chose. Elle prend en compte l'affection, le
dévouement, l'intégrité, le respect mutuel, la patiente, sincérité, solidarité, la courtoisie…
IV- Le maintien d'une certaine autonomie
Le couple est à égalité. Autonomie de chacun des époux. Les devoirs créent par le mariage ne porte pas
atteinte à la liberté des époux. Ils ont par exemple le choix de leur profession, loisir, religion, c'est une
liberté individuelle.
Néanmoins ces libertés peuvent être limitées en cas d'abus qui est un trouble de la vie du mariage

Section 2: Les rapports pécuniaires


Le mariage est une communauté d'intérêt. Ce sont les règles contenues dans le régime matrimonial qui
est le choix du régime matrimonial et si le choix n'est pas fait, on lui attribue un automatiquement.
Il y a le régime matrimonial primaire qui est les règles qui sont applicables quelque soit le régime
matrimonial choisit.

I- L'obligation alimentaire
Deux catégories de devoirs entre les époux
* devoir de secours: les époux doivent se secourir mutuellement et se fournir les ressources nécessaires
à la communauté de vie et aux besoins. Depuis 2004, le devoir de secours n'est plus maintenu entre les
deux époux en cas de divorce
* contribution aux charges du mariage: art 214, chacun des époux a l'obligation de participer aux
dépenses qu'entraîne l'existence du ménage, d'une famille.
Ici, ce n'est pas en fonction des besoins des personnes, c'est une obligation perpétuelle. En principe, elle
se fait spontanément et en cas de séparation, ces obligations persistent.

II- La gestion solidaire du ménage


Depuis 1965, les deux époux sont sur le même pied d'égalité, chacun des époux ont le pouvoir de passer
seul les contrats qui ont pour objet le ménage ou l'entretien des enfants
Les dettes contractées par un des époux, engagent aussi son conjoint, c'est une solidarité conjugale que
la jurisprudence a élargie en matière de dette non contractuel art 220
Exception de la solidarité conjugale
- art 220 alinéas 2, dépense excessive
- art 220 alinéas 3, achat à crédit
- Les emprunts à moins qu'ils ne portent sur des sommes modestes nécessaire à l'entretien et aux besoins
de la vie courante
III- Les pouvoirs patrimoniaux des époux
Il relève du régime matrimonial choisit par les époux.
Chacun des époux gère les biens qui lui sont propres avant le mariage et pendant son mariage si il a
hérité d'un bien. Chaque époux peut exercer une profession sans le consentement de l'autre et percevoir
ses gains et salaires et en disposer après s'être acquitté des charges du mariage.
En cas de séparation de biens, les biens perçues ou achetés par les époux sont personnels
En cas de communauté de biens, les biens achetés par les époux sont considérés comme faisant partie de
la communauté
Avant les donations pendant le mariage étaient toujours révocable depuis le 1er janvier 2005 on fait une
distinction
- la donation des biens à venir est toujours révocable
- pour les biens présents, la donation ne sera révocable que dans les conditions prévues au art 953 à 958
du code
En cas de décès, il y a un certain abattement de 300000 francs entre eux et au delà, il y a des droits de
succession pas supérieur à 20%

Titre 2: Les atteintes au lien matrimonial


- Séparation de fait
- Séparation de corps qui ne fait que relâcher les liens matrimoniaux
- Divorce qui est une rupture des liens du mariage et délivre les conjoints de leurs obligations
- Mort

Sous titre 1: Le divorce


Le divorce c'est la dissolution du mariage du vivant des deux époux à la suite d'une décision judiciaire
rendue à la requête de l'un ou l'autre des deux époux dans des cas prévus par la loi.
Les fonctions du divorce sont:
- divorce sanction, on cherche un coupable, celui qui a manqué à ses devoirs
- divorce remède ou faillite, on constate une désunion du couple et le seul remède c'est le divorce
- divorce résiliation, volonté unilatérale de l'un des époux à mettre fin au mariage mais cela pourrait être
une volonté commune, c'est le divorce par consentement mutuel

Chapitre 1: les différents cas de divorce


La procédure de divorce est faite devant le juge aux affaires familiales en principe sauf si l'une des
parties demande le renvoi au tribunal de grande instance
Section 1: Le divorce par consentement mutuel
C'est un divorce gracieux, il n'y a aucun conflit entre les époux.
Art 230 et 232 du code. Le divorce suppose l'accord total des époux sur le principe et les effets du
divorce
Les conditions pour que le divorce soit prononcé:
- il n'y a plus de délai, avant il fallait attendre 6 mois
- Il faut une volonté des époux; pas d'incapable majeur ici
- Il faut un accord des époux qui sera vérifié par le juge

Paragraphe 1: L'accord des époux


Il doit être double sur le principe du divorce. Art 247 du code civil
C’est un véritable contrat qui trouve sa cause dans la volonté conjointe des époux.
Cet accord doit être signé dans une convention appelée convention définitive qui sera homologuée par
le juge

Paragraphe 2: Le recours au juge


Art 232, le juge a un rôle de contrôle sur l'existence du consentement des époux. Il vérifiera si il existe
une volonté réelle et que le consentement est libre et éclairé
Une fois, le prononcé du divorce effectué, aucun des époux ne pourra agir en action de nullité du
divorce pour vice de consentement
Le juge vérifiera certains points clés de la convention que sont
- la garde et l'entretien des enfants
- la situation matérielle après le divorce de l'un des époux ayant le revenue le plus bas
le juge peut après homologuer la convention ou rejeter dès le début l'homologation de la convention ou
rejeter la demande de divorce suite à un vice de consentement ou un défaut de volonté, dans ce cas, pas
de divorce
Donc ajournement et 6 mois pour la modification de la convention par les époux

Paragraphe 3: La procédure
- représentation par un avocat obligatoire, il peut être unique pour les deux époux
- les avocats ou l'avocat présentent une demande en divorce par consentement mutuel
- le juge examine la demande avec chacun des époux séparément
- puis il les réunit avec les avocats et donne sa décision
si il refuse d'homologuer, il y a un délai de 6 mois pour refaire la convention, pendant ce temps, le juge
va valider des mesures provisoires en attendant la nouvelle convention en cas d'un nouveau refus, la
demande en divorce est considérée comme caduque, art 250-1-2-3
art 102 du nouveau code de procédure civile, pas de possibilité d'appel en cas de rejet ou d'ajournement,
l'interjection n'est possible que dans les 15 jours suivant la décision
Section 2: Divorce pour acceptation de la rupture du
mariage
C’est un divorce contentieux. Il n'y a pas d'accord entre les époux même si il y a une acceptation de
divorce.
C'est un divorce fondé sur l'accord des époux sur le principe même du divorce mais pas sur ses
conséquences. Art 233
Le consentement des époux est néanmoins important même si ce n'est pas un divorce par consentement
mutuel
Cela peut être une demande unilatérale ou commune.
Au cour de la procédure, les deux époux doivent accepter le principe de divorce devant le juge, cette
acceptation doit se faire sans aucune considération des faits à l'origine du divorce c'est à dire qu'il n'y a
pas de motivation de l'acceptation du divorce
Si le juge a acquis la conviction que l'accord est libre, il prononce le divorce et statue sur les
conséquences

Section 3: Le divorce pour altération définitive du lien


conjugal
C'est un divorce qui vient remplacer le divorce pour rupture de la vie commune. Il était considéré
comme un remède à la vie conjugal.
Avant ce divorce était dans 2 cas
- séparation de fait depuis 6ans
- altération mentale de l'un des époux
C’était un divorce très critiqué car il n'y avait pas d'accord entre les époux mais le défendeur était un
peu protégé car la charge du divorce incombait au demandeur et il y avait le maintien du devoir de
secours
Maintenant on dit que toute personne a le droit de divorcer et il faut donc un constat de l'échec du
mariage et toutes les conséquences financières du divorce ne sont plus sur le demandeur car chacun est
libre de divorcer
L’altération définitive du lien conjugal résulte de la séparation de fait entre les époux depuis 2 ans ou
cessation de toute communauté de vie lors de l'assignation en divorce. Art 238
La cause de divorce se définit selon une cascade d'éléments :
- éléments psychologiques des circonstances
- dimension matérielle et affective
- élément temporel
Il faut une demande
Il y aura ensuite une convocation où il résultera une ordonnance de non conciliation
Enfin l'assignation
Le défendeur dans cette nouvelle procédure n'est plus protégé.
Section 4: Le divorce pour faute

Paragraphe 1: Les causes du divorce


Art 242 qui dispose que le divorce peut être demandé par l'un des époux lorsque des faits constitutifs
d'une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage sont imputables à son
conjoint et rendent intolérable le maintien de la vie commune.
4 conditions pour avoir un divorce pour faute
- violation des obligations et des devoirs du mariage: communauté de vie, fidélité, assistance (obligation
nommés)
Respect de l'autre, pas de violence physique, loyauté... (Obligations innommées)
- la faute doit être grave ou renouvelée c'est l'un des deux
- l'imputabilité c'est l'élément intentionnel, le conjoint doit être conscient du caractère anormal et fautif
de ses agissements. Quand l'inconscience est du à l'auteur lui même (alcool drogue) on considère qu'il y
a imputabilité
- intolérable le maintien de la vie commune

Paragraphe 2: Les moyens de défense pour obtenir le rejet


du divorce pour faute: les fins de non recevoir
- réconciliation. Art 244 pour qu'il y ait réconciliation il faut
- reprise de la vie commune après les faits reprochés
- l'époux victime doit avoir la volonté de pardonner en pleine connaissance de cause
- un regret sincère du conjoint fautif
- la faute excusante. Le défendeur invoque une faute commise par le demandeur antérieurement à la
sienne et qui excuse sa faute
- provocation. L’un des époux qui fait provoquer volontairement la faute de son conjoint
- l'irresponsabilité non fautive. Inconscience de l'époux

Section 5: L'action en divorce

Paragraphe 1: Les demandes reconventionnelles


Moyen de défense encore pour le défendeur.
En cas de demande de divorce par consentement mutuel et divorce accepté il n'est pas possible de faire
une demande reconventionnelle
Art 246. Le divorce pour faute est toujours prioritaire alors si il y a une demande de divorce pour faute
et une demande reconventionnelle pour altération du lien conjugal le juge examinera d'abord le divorce
pour faute
Donc demande de divorce pour altération du lien conjugal possibilité de faire une demande
reconventionnelle pour divorce pour faute
Divorce pour faute possibilité de faire une demande reconventionnelle en divorce pour faute ou
altération du lien conjugal
Délai de 2 ans

Paragraphe 2 : Les passerelles


Selon l’article 247 du code civil, les époux peuvent à tout moment de la procédure, lorsque le divorce
aura été demandé pour altération définitive du lien conjugal ou pour faute, demander au juge de
constater leur accord pour prononcer le divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage.
Art 247-1, les époux peuvent, à tout moment de la procédure, demander au juge de constater leur accord
pour voir prononcer leur divorce par consentement mutuel en lui présentant une convention réglant les
conséquences de celui-ci.
Autrement dit
On peut passer de tout divorce contentieux (divorce accepté, altération du lien conjugal, faute) à un
divorce par consentement mutuel
Divorce pour faute et altération du lien conjugal à un divorce accepté
Quant il y a choix d’un divorce accepté, il n’est pas possible de se rétracter

Paragraphe 3 : Procédure des divorces contentieux

A- Le cadre
Art 228, le juge du divorce, c’est le tribunal de grande instance. Mais selon l’alinéa du dit art, un juge
peut être transféré pour se charger du dossier, il s’agit du juge aux affaires familiales ou encore au
tribunal de grande instance en cas de demande d’une partie.
Les parties à l’action sont les époux sauf si l’un d’eux est incapable (sous tutelle c’est le tuteur qui agit à
sa place avec l’accord du conseil de famille, sous curatelle c’est l’époux lui-même qui agit mais assisté
de son curateur)
Chaque époux doit apporter les preuves de ses allégations, il s’agit de prouver des faits juridiques donc
preuves par tous moyens cependant l’élément de preuve ne doit pas être obtenue par violence, fraude ou
constitué une atteinte à la vie privée.

B- Le tronc commun procédural


- La requête initiale présenté par un époux sans indication de motifs car l’article 251 prévoit que
l’époux qui forme une demande en divorce présente une requête au juge sans indiquer les motifs du
divorce.
- La conciliation, le juge va essayer de concilier les époux sur le principe et les effets du divorce. Si il
n’y arrive pas il y aura une ordonnance de non conciliation
- Les mesures provisoires, ce sont les mesures que va prendre le juge pour organiser la vie des époux
jusqu’au prononcé du divorce
- Introduction de l’instance, c’est là que le choix et la motivation du divorce est faite
- Les preuves

Lors de l’audience, le juge peut soit rejeter la demande en divorce et là il organise la séparation de fait
des époux ou il prononce le divorce sans forcément dire les torts de chacun
Jugement susceptible d’appel et de pourvoi en cassation

Chapitre 2 : Les effets du divorce


Le divorce n’est pas rétro actif, il met fin à l’union conjugale mais ne l’efface pas. Il prend effet
lorsqu’il n’y a plus de recours suspensif

Section 1 : Les conséquences personnelles


Chacun des époux perd l’usage du nom de son conjoint. Art 264 mais alinéa 2 l’un des époux peut
néanmoins garder l’usage du nom avec l’autorisation de l’autre ou de juge si il justifie d’un intérêt pour
lui ou pour les enfants
Maintien des droits et devoirs des parents envers les enfants c'est-à-dire autorité parentale conjointe
Droits et obligations conjugaux disparaissent
En matière de nationalité le divorce ne supprime pas cet effet

Section 2 : Les conséquences patrimoniale du divorce

Paragraphe 1 : Les conséquences pécuniaires


C’est la fin de la contribution aux charges du mariage
Le devoir de secours disparaît aussi
Mais il est possible d’avoir une prestation compensatoire et que l’un des époux verse des dommages et
intérêt à l’autre

A- Prestation compensatoire
Il y a un droit à percevoir une prestation compensatoire.
Tout les époux divorcés ont droit à une prestation compensatoire pour tout les cas de divorce.
Exception art 270 alinéa 3, le juge peut refuser une prestation compensatoire à un époux dans deux cas :
- au nom de l’équité : lorsque le divorce est prononcé aux torts exclusifs de
l’époux qui demande le bénéfice de cette prestation au regard des circonstances particulières de la
rupture.
- En considération des critères prévus à l’article 271 (besoin des époux,
ressources des époux, âge et état de santé, durée du mariage)
Art 274 du code civil, la prestation prend la forme d’un capital versé en une fois dont le montant est
fixé par le juge, il va se fonder sur les critères cités à l’article 271
Mais exception, l’art 275-1, le paiement du capital pourra être versé en plusieurs fois lorsque les biens
de l'époux débiteur ne permettent pas le versement de celui-ci en une fois ; le délai est de 8 ans
Exception, article 276, en raison de l’état de santé ou de l’âge du créancier, le juge peut fixer la
prestation compensatoire sous forme de rente viagère c'est-à-dire que la rente sera versée à vie au
créancier.
La rente peut être révisée, suspendue ou supprimée en cas de changement important dans les ressources
ou les besoins des parties (le montant de la rente peut être diminuée ou augmentée mais elle ne
dépassera pas le montant initial, la rente peut être transformée en capital)
En cas de mort de mort du débiteur, la rente passe aux héritiers mais si ces derniers refusent la
succession, ils ne paieront rien dans le cas contraire, ils paieront mais dans la limite de ce qu’ils auront
reçu.

B- Les indemnités versées entre les époux


Les dommages et intérêts peuvent être demandés sur deux fondements

- Article 266 du code civil, il s’applique dans les divorces prononcés aux torts exclusifs d’un époux
et divorce pour altération du lien conjugal, ensuite, il indemnise juste les préjudices découlant de la
dissolution du mariage
- Article 1382, il s’agit de la responsabilité personnelle du dommage causé à l’autre. Il s’applique
pour les dommages survenus pendant le mariage.
Il faut pouvoir établir la faute, le préjudice et le lien de causalité entre les deux pour appliquer
l’article 1382

Paragraphe 2 : Répartition des biens entre les époux

A- Le sort des donations et avantages matrimoniaux


Donation c’est un contrat d’une personne qui transmet la propriété de son bien à une autre qui l’accepte.
La donation entre époux des biens présents est irrévocable. art 265
Les donations de biens à venir ou les dispositions à cause de mort, sont révoqués de plein droit au
moment du divorce sauf volonté contraire de l’époux qui a consenti à cette donation. Art 265 alinéa 2
Avantages matrimoniaux, ils se trouvent dans le contrat de mariage et c’est où un époux avantage
l’autre.
Si les avantages prennent effet au cours du mariage, le divorce est sans incidence dans le cas contraire,
si ils prennent effet à la dissolution du régime, il y a une révocation de plein droit. Art 265
B- Le sort du logement familial
Si le logement est la propriété des deux époux le juge peut attribuer préférentiellement la logement à
l’un des époux et l’autre recevra une compensation
Si le logement est la propriété exclusive de l’un des époux, le juge peut faire un bail forcé à l’époux qui
a l’autorité parentale. Le juge fixe la durée du bail et peut le renouveler jusqu'à la majorité du plus jeune
des enfants. Art 285-1
Partie 2: Les couples non mariés

Titre 1: Les fiancés


Fiançailles: promesse de mariage. C’est un fait juridique donc les preuves se font par tous moyens
Au niveau de la rupture des fiançailles le principe est que la rupture est libre mais en cas de rupture
violente il y a une possibilité d'avoir des dommages et intérêts sur le fondement de l'art 1382
Au niveau des cadeaux, selon l'art 1088, les donations en vue du mariage sont caduque en vue du
mariage sont caduque si le mariage ne s'ensuit pas alors restitution
Exception, les présents d'usage qui représentent une petite somme et qui ne sont disproportionnés par
rapport au train de vie du donneur
Au niveau de la bague de fiançailles, elle est restituée
Exception: elle ne sera pas restituée en cas de rupture fautive de la part de celui qui a donné la bague
Exception: quand il s'agit d'un bijou de famille, elle est toujours restituée

Titre 2: Les concubins


Définition du concubinage à l'article 515-8. C'est une union de fait caractérisée par une vie commune
présentant un caractère de stabilité et de continuité entre deux personnes de sexe différents ou de même
sexe qui vivent en couple.
Pour être donc concubin il faut que le couple soit stable et qu'il y ait un caractère de continuité dans la
relation. (Durée longue et relation continue)

Chapitre 1: Les rapports entre concubins

Section 1: Les effets juridique du concubinage pendant la


vie commune

I- Les relations extra patrimoniale


- aucun lien juridique de nature personnelle entre les concubins
- Pas d'obligation d'assistance, de fidélité, de cohabitation, ni d'utiliser le nom du conjoint
- reconnaissance du couple parental concubin au niveau de la filiation naturelle: ils ont accès au
procréation médicalement assistée mais pas à l'adoption
- les tiers doivent avoir connaissance du concubinage
II- relations patrimoniales
- Ils n'ont aucun régime légal pour gérer les biens acquis pendant le concubinage
- toute dépense faite par un concubin est à sa charge exclusive: Aucune solidarité légale entre les
concubins. Mais par rapport au tiers, il peut se servir de la théorie de l'apparence. La jurisprudence va
admettre qu'un tiers de bonne foi peut réclamer au concubin le paiement de sa marchandise par sa
compagne ou son compagnon lorsqu'il pensait qu'ils étaient mariés
- pas d'obligation alimentaire
- aucune vocation successorale entre les concubins mais les testaments sont valables
- Donations sont irrévocables

Section 2: Les effets juridiques du concubinage en cas de


rupture

I- Liberté de rompre sous conditions


En principe, il y a une liberté de rupture et donc elle ne donne pas lieu à des dommages et intérêt
Mais si la rupture se fait de manière brutale ou qu'elle cause un dommage au partenaire, des dommages
et intérêt pourront être demandés à celui qui rompt

II- Liquidation des relations pécuniaires en cas de rupture


Les biens propres au concubin lui sont restitués
Les biens acquis pendant le concubinage par les deux concubins, sont sous le régime de l'indivision c'est
à dire que les biens sont divisés en deux

Il y a la société créé de fait qui est une société crée entre les concubins. 3 conditions pour qu'elle existe
- intention de s'associer
- contribution aux bénéfices et aux pertes
- l'apport financier
C’est une société qui est nulle car elle n'est pas inscrite au registre des comptes et du commerce
En cas de rupture, il y a un partage de l'actif de la société
Si la société de fait ne fonctionne pas, a défaut on a recours à l'enrichissement sans cause qui est
subsidiaire les conditions sont:
- appauvrissement de l'un
- enrichissement de l'autre
- enrichissement de l'un soit la cause de l'appauvrissement de l'autre

Titre 2: Les concubins partenaires d'un pacte civil de


solidarité: le couple contractuel
Chapitre 1: La formation
Art 515-1, c'est un contrat conclu par deux personnes majeures du même sexe ou de sexe différent pour
organiser leur vie commune

Section 1: Conditions de forme


Art 515-3
- déclaration conjointe au greffe du tribunal d'instance dans le ressort duquel ils fixent leur résidence
commune
- le greffe ne vérifie pas le contenue de la convention, il vérifie juste qu'il n'y a pas d'empêchement à
pacs donc vérification des pièces justificatives
- il ne garde pas d'exemplaire de la convention, il en donne un à chacun d'eux
- il inscrit dans un registre et dans le tribunal du lieu de naissance des partenaires

Section 2: Les conditions de fond


- majeur
- vie commune
- impossible de pacs pour les incapables
- impossible de pacs entre ascendant et descendant, collatéraux
- pas de bigamie
- pas d'autres pacs

Section 2: Les effets juridiques du pacs

I- Pendant la vie commune


- aide mutuelle
- solidarité organisé à l'égard des tiers
- le régime d'indivision pour les biens

II- En cas de séparation


Ce peut être une dissolution par accord commun ou volonté unilatérale
Les motifs sont le mariage, décès, ou n'importe quel autre motifs
Rupture libre mais à défaut d'accord, le juge statut sur les conséquences de la séparation
Effets
- les partenaires vont procéder eux mêmes à la liquidation des biens pas besoin d'aller devant le juge
sauf en cas de désaccord
- aucune vocation successorale

Remarques : l'acte usuel est en principe un acte à la fois habituel et bénin:


- il doit s'agit d'un acte habituel, c'est-à-dire d'un acte déjà accompli par le passé et qu'il s'agit
simplement de réitérer.
- et il faut que cet acte soit bénin, c'est-à-dire qu'il n'engage pas l'avenir de l'enfant.
Par exemple, réinscrire l'enfant dans la même école pour la rentrée prochaine est un acte usuel car il
remplit ces deux conditions.

En pratique cependant, il arrive qu'un acte qui n'est pas habituel (= qui n'a pas déjà été accompli par
le passé) soit néanmoins considéré comme étant un acte usuel si cet acte est bénin: par exemple le
fait pour un parent d'autoriser une petite opération chirurgicale (ce n'est pas un acte habituel puisqu'il n'a
jamais été accompli par le passé ; mais il s'agit bien d'un acte bénin si l'opération n'engage pas l'avenir
de l'enfant).

Mais dans une telle situation, il faut se montrer très prudent avant de retenir la qualification d'acte usuel.
Par exemple, on peut penser qu'inscrire l'enfant dans une nouvelle école pour la rentrée prochaine ne
constitue pas un acte usuel car il ne s'agit ni d'un acte habituel, ni d'un acte bénin (ce choix engage
l'avenir de l'enfant).

En résumé, le principe est que l'acte usuel est l'acte à la fois habituel et bénin. L'exception est que l'acte
non habituel mais bénin va pouvoir, en fonction des circonstances, être considéré comme étant un acte
usuel.