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École Polytechnique de l’UNSA Département d’Électronique

Polytech’Nice-Sophia 4e année

Transmissions numériques en bande de base

TP É LECTRONIQUE : 9

Le but de ce TP est de sensibiliser les étudiants aux méthodes de transmissions


numériques, et notamment à celles des actuelles voies téléphoniques. Pour cela,
les problèmes des systèmes de multiplex primaires, la structure de trame du sys-
tème à 2,048 Mbits/s et la hiérarchie plésiochrone des systèmes numériques seront
abordés.

1 Théorie
1.1 Caractérisation d’un système numérique
On entend par système numérique l’ensemble des moyens permettant de trans-
mettre des informations sous forme numérique d’un point à un autre. Ces infor-
mations peuvent être délivrées de manière digitale depuis la source (p.ex. un or-
dinateur) ou être obtenues à partir d’une source analogique après quantification
(parole, musique, image, . . . ). Les transmissions numériques contiennent le plus
souvent simultanément plusieurs flux d’information, portés par autant de voies et
groupés en un multiplex. Le nombre important de flux d’information simultanés est
l’un des principaux attraits de ce type de transmission. Par la nature même de la
transmission, ce multiplexage est temporel. Les principales caractéristiques d’un
système numérique sont par ordre d’importance :
– le débit binaire D de chaque voie
– le nombre de voies z (on supposera que D est identique pour toutes les voies)
– l’organisation séquentielle des moments correspondant aux différentes voies
et des moments auxiliaires nécessaires pour la signalisation et le verrouillage,
c’est-à-dire la structure de trame
– les paramètres de la modulation numérique employée (fréquence d’échan-
tillonnage, loi de quantification, code) en particulier le nombre q de niveaux
de quantification et le nombre de bits b qui les représentent
– les paramètres de la transmission (milieu, mode, débit de moments, proba-
bilité d’erreur, . . . ).

1.2 Structure d’un système numérique


La figure 1 présente les éléments principaux d’un système réel, installé sur une
ligne.

TP Électronique 1 Transmissions numériques


quantification, code) en particulier le nombre q de niveaux de quantification et le nombre de bits b
qui les représentent.
- les paramètres de la transmission (milieu, mode, débit de moments, probabilité d’erreur, …)

II.2 Structure d’un système numérique

Un système réel installé sur une ligne se compose des éléments principaux suivants (figure 1) :

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2
F IG . 1: Système numérique

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On distingue deux grands domaines :


– les équipements terminaux aux deux extrémités de la liaison, dont la fonction
essentielle est de constituer le multiplex temporel des z voies et de conver-
tir l’information analogique en message numérique (codage) et inversement
(décodage) ; toutes les fonctions de signalisation, d’adaptation d’impédance,
de surveillance, de synchronisation, . . . sont aussi prises en charge par ces
équipements
– les équipements de ligne (régénérateurs), répartis le long de la ligne à inter-
valles réguliers ; ils opèrent une remise en forme des signaux.

1.3 Systèmes de multiplex primaires


Le retard pris initialement par les européens sur les américains dans le domaine
de la téléphonie, compensé cependant par une plus grande qualité des liaisons et
des recherches innovantes dans ce domaine, fait qu’il existe actuellement sur le
plan international deux systèmes à peu près incompatibles. Ce TP permet cepen-
dant d’avoir un aperçu des deux standards, les différences – à part la compression –
se faisant sur une couche plus élevée (signalisation et formation de trame).
Pour la téléphonie, on considère qu’une bande passante allant de 300 Hz à
3400 Hz est suffisante pour une bonne restitution sonore de la parole, alors que
la bande audio peut en fait s’étendre de 10 Hz à 20 kHz. Ces résultats découlent de
l’étude statistique de la répartition des fréquences vocales. Pour respecter le théo-
rème de Shannon, la fréquence d’échantillonnage est fixée à 8 kHz, ce qui laisse
une bande de garde si l’on a pris la précaution d’introduire un filtre anti-repliement.
La quantification se faisant ensuite sur 256 niveaux, 8 (= log2 256) bits de codage
sont nécessaires. Le débit binaire sera donc de 64 kbits/s par voie téléphonique.
La trame temporelle de durée Te = 125 µs est divisée en 32 voies. Les voies 1
à 15 et 17 à 31 sont attribuées aux 30 voies téléphoniques « utilisateurs ». Les voies
0 et 16, non étudiées ici, sont dédiées respectivement à la transmission de motifs
de verrouillage/bits d’alarmes et de motifs multitrame/numérotation de trame.
Les caractéristiques des systèmes primaires européen et américain sont résu-
més dans le tableau 1.

TP Électronique 3 Transmissions numériques


Système européen Système américain
Fréquence d’échantillonnage fe = 8 kHz fe = 8 kHz

TP Électronique
Nombre de niveaux de quantification q = 256 q = 256
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Nombre de bits par échantillon b = log2 q = 8 b = log2 q = 8


Débit binaire par voie D = 8 bits × 8 kHz = 64 kbits/s D = 8 bits × 8 kHz = 64 kbits/s
Quantification non uniforme non uniforme
Loi A(= 87, 6) µ(= 255)
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Caractéristique de compression 13 segments 15 segments


Nombre d’intervalles de trame 32 24
Nombre de voies multiplexées 30 24

4
Nombre de bits par trame 32 × 8 = 256 24 × 8 + 1 = 193
Débit binaire total 32 × 8 × 8 kHz = 2, 048 Mbits/s (24 × 8 + 1) × 8 kHz = 1, 544 Mbits/s
Verrouillage groupé réparti
Mot de 7 bits dans la voie 0 Séquence 101010101. . . constitué
des trames impaires du 193e bit des trames impaires.
Signalisation Hors octet, groupée dans la voie 16 Dans l’octet (vol de bits),
à raison de 4 bits par voie, 8e bit
répartis sur 16 trames une trame sur 6

TAB . 1: Systèmes primaires européen et américain

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1.4 Équipement terminal PCM primaire


L’équipement terminal présente d’un coté les entrées et sorties des 30 voies
téléphoniques analogiques en bande de base (300 Hz – 3400 Hz) et de l’autre les
deux lignes multiplex aller et retour du système numérique primaire. La solution
la plus « ancienne » (mais aussi la plus « parlante »), étudiée dans ce TP, consiste à
multiplexer en analogique avant de faire la conversion PCM (figure 2). Le dispositif
de CODage/DÉCodage PCM, appelé codec, est unique et utilisé à tour de rôle par
les différentes voies. Cette structure, qui se justifiait à l’origine par le coût du codec,
présente l’inconvénient d’un risque de diaphonie temporelle lors du multiplexage.
Le progrès de la microélectronique permet actuellement de réaliser le codec (mais
aussi la loi de quantification non uniforme ainsi que les fonctions de filtrage) dans
un seul circuit intégré. Il est alors devenu très facile d’en équiper chaque voie
(figure 3).

1.5 Hiérarchie plésiochrone de systèmes numériques


Un système numérique à capacité croissante destiné à la téléphonie a été ins-
tauré. Les systèmes de chaque ordre sont constitués à chaque fois de quatre sys-
tèmes d’ordre inférieur (figure 4). Un système secondaire (débit de 8 Mbits/s) est
par exemple nécessaire pour transmettre les signaux correspondant à une voie
de visiophonie.Un système d’ordre 4 (140 Mbits/s) est nécessaire pour la télévi-
sion numérique. Les caractéristiques de la hiérarchisation sont résumés dans le
tableau 2.

TP Électronique 5 Transmissions numériques


TP Électronique
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Ordre Nombre de voies numériques Nombre de bits par Débit binaire total Désignation abrégée
à 64 kbits/s période Te = 125 µs (Mbits/s) (Mbits/s)
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1 (Europe) 30 256 2,048 2


1 (USA) 24 193 1,544 1,5
2 (Europe) 120 1056 8,448 8

6
3 (Europe) 480 4296 34,368 34
4 (Europe) 1920 17408 139,264 140
5 (Europe) 7680 70624 564,992 565

TAB . 2: Caractéristiques des systèmes

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codec mais aussi la loi de quantification non uniforme ainsi que les fonctions de filtrage dans un seul circuit
intégré. Il est alors devenu très facile d'en équiper chaque voie (figure 4).

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II
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7
th
co

Vo
ém
Figure F3IG: .Structure à codec dit banalisé
2: Structure à codec dit banalisé

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Vo
ém
II . 6 Préparation t

III.

La préparation
théorique précédente. Ell
commencerez par expliqu

Voie
émission A
Figure 3 : Structure à codec dit banalisé

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Voie
émission B
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8
Deux signaux
caractéristiques suivantes

Signal Fréquence
V1 15 K
V2 15 K
Figure 4 : Structure à codec dit propre à chaque voie
F IG . 3: Structure à codec dit propre à chaque voie
II . 5 Hiérarchie plésiochrone de systèmes numériques 1°) Déterminer

Un système numérique à capacité croissante destinée à la téléphonie a été instauré. Les systèmes de 2°) Déterminer
chaque ordre sont constitués à chaque fois de quatre systèmes d'ordre inférieur (figure 5). Un système
3°) Ces signau

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secondaire (8 Mbits/s) est par exemple nécessaire pour transmettre les signaux correspondant à une voie de
visiophonie, à moins de procéder a une diminution par quatre de la redondance du message. Un système Sachant que :
d'ordre 4 (140 Mbits/s) est nécessaire pour la de la télévision numérique. Les caractéristiques de la - les
hiérarchisation sont résumés table 2. - on
64 kbits/s - les
1 Pourquoi intro
2,048 Mbits/s Quelle est la fr
1 Représenter un
1 8,448 Mbits/s
1
Comment se tr
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F IG . 4: Hiérarchie des systèmes numériques

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2 Préparation théorique
2.1 Échantillonnage par un peigne de Dirac
La préparation théorique permet de revoir certaines notions vues en TD et dans
l’introduction théorique précédente. Elle servira de base pour les mesures du TP.
Commencer par expliquer succinctement les différents blocs du système (fi-
gure 5).
Les caractéristiques des deux signaux, dont l’occupation spectrale correspond à
la bande audible par l’homme, sont présentés sur le tableau 3 (le tableau n’indique
que la densité de probabilité dans la dynamique).

Signal Fréquence maximale Dynamique Densité de probabilité pi (v)


V1 15 kHz ±10 V Constante = c1
V2 15 kHz ±5 V Constante = c2

TAB . 3: Caractéristiques des signaux de la préparation théorique

1. Déterminer les quantités c1 , c2 et le type de signaux qui respectent ces den-


sités.
2. Déterminer la valeur efficace des signaux V1 et V2 .
3. Ces signaux vont être échantillonnés et multiplexés par le système présenté
figure précédente. Sachant que :
– les filtres passe bas ont des fréquences de coupure de 3,4 kHz.
– on désire une bande de garde de 0,6 kHz pour chacun des signaux.
– les échantillons multiplexés sont régulièrement espacés dans le temps.
Pourquoi introduire un filtre passe-bas à 3,4 kHz ?
Quelle est la fréquence d’échantillonnage ?
Quelle est la fréquence de répétition ?
Représenter un chronogramme du signal multiplexé, en indiquant les durées.
Comment se traduirait l’effet d’un sous-échantillonnage sur le spectre des
signaux ?
4. Les échantillons sont quantifiés et codés sur 8 bits. Le quantificateur a une
dynamique de ±10 Volts. Combien des niveaux peut-on coder ? Quelle est la
valeur efficace du bruit de quantification ? Quels sont les codages possibles ?
5. Quel est le rapport signal/bruit de quantification (exprimé par rapport aux
valeurs efficaces) pour chacun des signaux ? Quel est le cas optimal ? Quelle
serait la solution à apporter pour avoir un rapport optimal ? Que se passerait-
il si l’un des signaux avait une dynamique supérieure au convertisseur ?
6. Quelle doit être la fréquence d’horloge du convertisseur parallèle/série et le
débit binaire résultant ?
7. Quel serait le filtre de Nyquist à mettre en début du canal pour supprimer
l’interférence entre symboles (IES) ? Pour un facteur de roll-off de 0, 25,

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quelle doit être la bande passante du canal pour transmettre correctement le


signal codé ? Expliquer ce que l’on entend par diagramme de l’œil.
8. Comment doivent être les filtres de recomposition en sortie ?
9. Rappeler les formules donnant les spectres de signaux échantillonnés idéa-
lement, naturellement et après blocage ?

3 Manipulation
Le but du TP est de comprendre étage par étage le fonctionnement d’une chaîne
de transmission numérique MIA-MIC-MTN-MIC-MIA (PAM-PCM-TDM-PCM-
PAM) à deux voies et de réaliser le multiplexage temporel numérique de deux
signaux. Les étudiants devront faire les relevés qu’ils jugent intéressants, en utili-
sant notamment au mieux les fonctions de l’oscilloscope numérique, et expliquer
les phénomènes observés en se basant sur la partie théorique de la préparation pré-
cédente.

3.1 Échantillonnage idéal


3.1.1 Échantillonnage par un peigne de Dirac
Le générateur de signaux Tektronix Sony est en fait constitué de deux généra-
teurs qui peuvent être réglés de manière totalement séparée mais qui sont synthéti-
sés à partir d’un même quartz. Les signaux ainsi obtenus sont verrouillés en phase,
ce qui permet leur affichage simultané sur un oscilloscope tout en ayant une trace
stable, chose quasiment impossible avec deux générateurs séparés, même de très
bonne qualité.
Les signaux sont activés par les boutons poussoirs (CH1, CH2) qui se trouvent
au-dessus des prises BNC. Le choix du canal sur lequel un réglage est effectué, se
fait par la touche CH.
1. Régler sur la voie 1 du générateur un signal sinusoïdal de fréquence 3 kHz et
d’amplitude 5 V (touches FREQ et AMP).
2. Régler sur la voie 2 du générateur un signal impulsionnel (aff. PULS, obtenu
par FUNC + touches doubles flèches verticales et validé par ENTER) de fré-
quence 8 kHz, d’amplitude 5 V et d’offset en tension (OFFSET) continue de
2,04 V. Régler ensuite la largeur de l’impulsion (SHIFT+FUNC) en faisant
varier le rapport cyclique (rapport = 2%) afin de tendre vers un Dirac.
3. Visualiser les deux signaux simultanément à l’oscilloscope. Regler l’échelle
temporelle pour observer au moins 4 periodes de la sinusoide sur l’écran.
4. Appuyer sur le bouton SINGLE SEQ de l’oscilloscope. Que remarquez-
vous et pourquoi ?
5. Pour échantillonner le signal sinusoïdal, il faut réaliser le produit des deux
signaux précédents, c’est-à-dire en fait réaliser une modulation d’amplitude

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sans porteuse. Pour cela, réinjecter sur l’entrée AM, se trouvant à l’arrière
de l’appareil, le signal impulsionnel et positionner la voie 1 en modulation
d’amplitude (MODUL + flèches verticales).

6. Observer les signaux temporels en utilisant le bouton SINGLE SEQ. Ob-


serve le spectre du signal échantillonné à l’oscilloscope (touche MATH). Im-
primer le spectre entre 0 et 25 kHz. Noter les fréquences des différentes raies
à l’aide des curseurs. Observations ?

7. Choisir maintenant une fréquence d’échantillonnage de 4 kHz (CH 2). Ob-


server le spectre et noter les fréquences des différentes raies à l’aide des
curseurs. Remplir le tableau 4. Quelle sera la meilleure fréquence d’échan-
tillonage pour la suite et pourquoi ?

Fréq. 4 kHz 8 kHz


1e raie
2e raie
3e raie
4e raie
5e raie
6e raie

TAB . 4: Mesures spectrales ; échantillonnage par un peigne de Dirac

3.2 Échantillonnage naturel


3.2.1 Échantillonnage par une porte périodique
– Reprendre fe = 8 kHz. Observer votre spectre entre 0 et 500 kHz. Faire
maintenant varier la largeur du Dirac d’échantillonnage (SHIFT+FUNC, aff.
PULSE DUTY = 5\%) de largeur τ .
– Imprimer l’oscillogramme du signal obtenu et son spectre.
– Observer l’influence de cette largeur temporelle sur le spectre et notamment
sur ses fréquences d’annulation. Remplir pour cela le tableau 5.
– Comparer à la théorie. Conclure en une phrase.

Pulse duty % 5 10 15
τ
e
1 fréq. d’annulation
2e fréq. d’annulation
3e fréq. d’annulation

TAB . 5: Mesures spectrales ; échantillonnage par une porte périodique

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3.2.2 Restitution d’un échantillonnage


– Modifier la largeur du Dirac d’échantillonnage pour se remettre dans le cas
d’un peigne de Dirac idéal (SHIFT+FUNC, aff. PULSE DUTY = 2\%).
– Pour fe = 8 kHz, injecter le signal échantillonné à l’entrée du filtre de re-
composition (fc = 3, 4 kHz) situé sur le dernier bloc de sortie de la maquette
de transmission, après l’avoir alimentée.
– Observer simultanément les signaux à l’entrée et à la sortie.
– Observer les spectres des signaux à l’entrée et à la sortie entre 0 et 12.5 kHz.
Que pensez-vous du filtre ?
– Faire de même pour fe = 4 kHz.
– Pour fe = 8 kHz, modifier le rapport cyclique à 10%. Observations ?
– Faire varier la largeur de l’impulsion d’échantillonnage (20% et 30%) et
observer l’effet sur le signal reconstruit. Comparer à la théorie et commenter.
Quel est l’intérêt d’un tel échantillonnage ?

3.3 Échantillonnage bloqué


3.3.1 Signal échantillonné-bloqué
– Retirer le câble permettant la modulation AM et arrêter la modulation.
– En mettant la voie 1 du générateur en mode TRIG (déclenché) au lieu de
CONT (mode continu libre) au moyen des touches MODE et ENTER, cela per-
met de déclencher le signal sinusoïdal à partir de l’horloge G délivrée par la
maquette Leybold et d’obtenir ainsi des signaux synchrones. Relier l’hor-
loge G à l’entrée EXT IN du TEKTRONIX. Visualisez le signal d’horloge
et la voie 1 du generateur simultanement. Faire varier la frequence du ge-
nerateur avec le bouton fp. Remarques ? Régler la fréquence de l’horloge G
permettant d’obtenir un signal sinusoïdal en sortie du générateur (instants de
recouvrement dus au trigger les plus faibles possibles).
– Injecter le signal à l’entrée de l’échantillonneur Leybold. Utiliser l’horloge
G comme signal d’horloge de l’échantillonneur.
– Observer à l’oscilloscope le signal de la voie 1 du générateur et le signal
obtenu.
– Imprimer l’oscillogramme.
– Observer le signal obtenu après passage dans le limiteur temporel. Observa-
tions ?
– Imprimer l’oscillogramme.

3.3.2 Restitution du signal échantillonné-bloqué


– Injecter le signal échantillonné bloqué sur le filtre de sortie et l’observer ainsi
que son spectre.

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3.3.3 Étude des caractéristiques du convertisseur


Le convertisseur (CAN) peut être considéré comme un quantificateur dont les
seuils d’entrée sont analogiques et les niveaux de sortie numériques. L’association
du CAN et du CNA, par contre, permet d’obtenir en sortie de ce dernier l’équivalent
d’une quantification.
– Fournir l’horloge G à l’entrée SYN du convertisseur.
– Injecter dans le CAN (entrée PAM) une tension continue obtenue sur l’ali-
mentation stabilisée KIKUSUI.
– Déterminer la dynamique, le pas de quantification et le type de codage.
– Donner les valeurs numériques des seuils représentatifs, observables sur les
huit diodes parallèles.
– Inverser la polarité de l’alimentation KIKUSUI pour obtenir des valeurs né-
gatives.
– Comparer avec la théorie.
– Observer à l’oscilloscope, pour une tension continue donnée, le train de bit
série délivré au canal. En vous aidant des interrupteurs, déterminer quel est
le bit transmis en premier.

3.4 Signal échantillonné transmis de manière numérique MIC (PCM)


– Injecter maintenant un signal sinusoïdal 20 V crête/crête, à l’entrée de la
chaîne de transmission numérique (figure 5.
– Observer le signal d’entrée et le signal reconstitué en sortie ainsi que leurs
spectres.
– Faire les relevés d’oscillogrammes nécessaires aux différents points pour
expliquer le fonctionnement.

3.5 Signaux multiplexés transmis de manière numérique (TDMA)


– Injecter sur une des entrées un signal sinusoïdal de fréquence 1 kHz et d’am-
plitude 20 Vcc et sur l’autre un signal triangulaire de fréquence 500 Hz et
de même amplitude. Les horloges 1A et 2A sont utilisées en entrée, les
1B et 2B en sortie. L’horloge SYNC est utilisée pour la conversion numé-
rique/analogique.
– Régler le ∆t de telle manière à reconstituer des signaux corrects en sortie.
– Relever les oscillogrammes aux différents points pour expliquer le fonction-
nement.
– Expliquer notamment le rôle des différentes horloges et le débit.

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ns un seul circuit 4 (Europe) 1920 17408 139,264 140
5 (Europe) 7680 70624 564,992 565
Table 2 : Caractéristiques des systèmes
II . 6 Préparation théorique

III.1.1 Echantillonnage par un peigne de Dirac

La préparation théorique permet de revoir certaines notions vues en TD et dans l’introduction

TP Électronique
théorique précédente. Elle servira de base pour les mesures du TP. Soit le synoptique suivant dont vous
commencerez par expliquer succinctement les différents blocs :
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Voie Voie
émission A réception A
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A/D P/S P/S A/D


Canal

15
Voie Voie
émission B réception B

Figure 6
F IG . 5: Synoptique du système de transmission
Deux signaux dont l’occupation spectrale correspond à la bande audible par l’homme ont les
caractéristiques suivantes (le tableau n’indique que la densité de probabilité dans la dynamique) :

Signal Fréquence maximale Dynamique Densité de probabilité fi(v)


V1 15 KHz +/- 5 V Constante c1
V2 15 KHz +/- 10V Constante c2

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1°) Déterminer les quantités c1 et c2 et le type de signaux qui respectent ces densités.

. Les systèmes de 2°) Déterminer la valeur efficace des signaux V1 et V2.


5). Un système
ant à une voie de 3°) Ces signaux vont être échantillonnés et multiplexés par le système présenté figure précédente.
sage. Un système Sachant que :
téristiques de la - les filtres passe bas ont des fréquences de coupure de 3,4 KHz.
- on désire une bande de garde de 0,6 KHz pour chacun des signaux.
- les échantillons multiplexés sont régulièrement espacés dans le temps.