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Calcul intégral et convolution Corrigé

Corrigé 3

Le graphe de ϕn est une parabole tronquée. La fonction


1. (a) 2

est continue dans R, C ∞ par intervalles mais elle n’est pas


dérivable en − n1 et n1 .
1

On a représenté ici le graphe de ϕ4 .

K
0,4 K 0,2 0 0,2 0,4

1
n2
Z  
n 3n 1
(b) On trouve facilement ϕn (t) dt = − 3 =1
1
−n 2 n 3n
1
Z x+ n
2. (a) Avec le changement de variable u = x + t, on trouve fn (x) = ϕn (u − x)f (u) du.
1
x− n
1 1
Z x+ n Z x+ n
4 
Ainsi : fn (x) = 1 − n2 (u − x)2 f (u) du = (1 − n2 x2 + 2n2 xu − n2 u2 )f (u) du
3n 1
x− n 1
x− n

On développe par linéarité :


1 1 1
Z x+ n Z x+ n Z x+ n
4 2 2
Ainsi : fn (x) = (1 − n2 x2 ) f (u) du + 2n x uf (u) du − n u2 f (u) du
3n 1
x− n 1
x− n 1
x− n

Ces intégrales s’expriment à l’aide de primitives de u → f (u), u → uf (u), u → u2 f (u).


Il en résulte que fn est C 1 .
(b) L’expression précédente permet aussi le calcul de fn0 (x) :
Z x+ 1
4 0 n
 
fn (x) = −2n x 2 f (u) du + (1 − n2 x2 ) f (x + n1 ) − f (x − n1 )
3n 1
x− n
Z x+ 1
n
 
+2n2 uf (u) du + 2n2 x (x + n1 )f (x + n1 ) − (x − n1 )f (x − n1 )
1
x− n
 
−n2 (x + n1 )2 f (x + n1 ) − (x − n1 )2 f (x − n1 )

Les termes en f (x − n1 ) et f (x − n1 ) s’annulent. 1


x+ n
3n3
Z
Il ne reste que les intégrales qui se regroupent pour donner fn0 (x) = (u − x)f (u) du
2 1
x− n
Z 1
3n3 n
On pose t = u − x et on obtient : fn0 (x) = tf (x + t) dt
2 −1
n

3. (a) On utilise le fait que l’intégrale de ϕn vaut 1 pour exprimer la différence comme une intégrale :
Z 1 Z 1 Z 1
n n n
|fn (x) − f (x)| =
ϕn (t)f (x + t) dt − f (x) ϕn (t) dt =
ϕn (t)(f (x + t) − f (x)) dt
1 1 1
−n −n −n
Z 1 Z 1 Z 1
n n n
≤ ϕn (t) |f (x + t) − f (x)| dt ≤ ϕn (t)Mn (x) dt = Mn (x) ϕn (t) dt = Mn (x)
1 1 1
−n −n −n

Remarque : on a utilisé le fait que ϕn est à valeurs positives.


(b) On sait que toute fonction continue sur un segment y est uniformément continue.
Pour tout ε > 0, il existe un α > 0 tel que : ∀ (x, y) ∈ J 2 , |x − y| < α ⇒ |f (x) − f (y)| < ε
1
Considérons un entier N tel que n ≥ N ⇒ < α
n
Alors, ∀ x ∈ J, ∀ n ≥ N, Mn (x) < ε donc Kn (J) < ε. Conclusion lim Kn (J) = 0.
n→∞

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Calcul intégral et convolution Corrigé

(c) Pour tout réel x fixé, soit J un segment contenant x (par exemple centré en x et de longueur 1).
La question précédente prouve la convergence vers 0 de la suite des Kn (J).
Comme |fn (x) − f (x)| ≤ Kn , il en résulte lim fn (x) = f (x) : la suite des fonctions (fn ) est
n→∞
simplement convergente vers f sur R, et la convergence est uniforme sur tout segment.
4. (a) Remplaçons f (x + t) en fonction de Rx (t) dans l’expression de fn0 (x) vue en (2b) :
Z 1 Z 1 Z 1
0 3n3 n 3n3 0 n
2 3n3 n 2
fn (x) = f (x) t dt + f (x) t dt + t Rx (t) dt
2 −1 2 −1 2 −1
n n n

Remarque : de par sa définition, l’application x 7→ Rx (t) est continue sur R∗ . On peut la prolonger
par continuité en posant Rx (0) = 0 (c’est dû à la dérivabilité de f en x).
Z 1
0 0 3n3 n 2
On obtient finalement : fn (x) = f (x) + t Rx (t) dt
2 −1
n

(b) Majorons |f 0 (x) − fn0 (x)| en utilisant les expressions précédentes.


Z 1 Z 1
0 0 3n3 n 2 3n3 n 2
|f (x) − fn (x)| ≤ t |Rx (t)| dt ≤ t max |Rx (t)| dt = max |Rx (t)|
2 −1 2 − 1 t∈In (x) t∈In (x)
n n

Pour x fixé, on a lim Rx (t) = 0, donc la quantité max |Rx (t)| tends vers 0 quand t tend vers 0.
t→0 t∈In (x)

On en déduit que (fn0 (x))n∈N∗ converge vers f 0 (x).

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