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REPUBLIQUE DU SENEGAL

OFFICE NATIONAL DE L’ASSAINISSEMENT DU SENEGAL


AGENCE NATIONALE POUR LA PROPRETE DU SENEGAL

PROJET
D’ASSAINISSEMENT DES EAUX USEES, DES
EAUX PLUVIALES ET DES DECHETS SOLIDES
DE LA VILLE DE KAOLACK
EN REPUBLIQUE DU SENEGAL

RAPPORT FINAL

Volume II: Rapport Principal

MARS 2014

JAPAN INTERNATIONAL COOPERATION AGENCY


(JICA)

CTI ENGINEERING INTERNATIONAL CO., LTD


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REPUBLIQUE DU SENEGAL
OFFICE NATIONAL DE L’ASSAINISSEMENT DU SENEGAL
AGENCE NATIONALE POUR LA PROPRETE DU SENEGAL

PROJET
D’ASSAINISSEMENT DES EAUX USEES, DES
EAUX PLUVIALES ET DES DECHETS SOLIDES
DE LA VILLE DE KAOLACK
EN REPUBLIQUE DU SENEGAL

RAPPORT FINAL

Volume II: Rapport Principal

MARS 2014

JAPAN INTERNATIONAL COOPERATION AGENCY


(JICA)

CTI ENGINEERING INTERNATIONAL CO., LTD


EARTH AND HUMAN CORPORATION
COMPOSITION DU RAPPORT FINAL

Volume I : Résumé

Volume II : Rapport Principal

Volume II : Rapport Principal


Dessins et Notes de Conception

Les taux de change utilisés dans le présent document sont comme suit :

EUR 1,00 = FCFA 655,957 = USD 1,305 = JPY 109,545


USD 1,00 = FCFA 502,649 = EUR 0,766 = JPY 83,943
JPY 100,00 = FCFA 598,823 = USD 1,191 = EUR 0,913

(au mois de décembre 2012)

Les taux de change utilisés dans le présent document sont comme suit :

EUR 1,00 = FCFA 657,071 = USD 1,326 = JPY 130,100


USD 1,00 = FCFA 495,455 = EUR 0,754 = JPY 98,100
JPY 100,00 = FCFA 505,051 = USD 1,019 = EUR 0,769

(au mois d’août 2013)

Note: les Tableaux et les Figures sans indication de source(s) ont été élaborés sur la base des
données ou des informations recueillies directement ou analysées de façon indépendante par
l’Equipe d’Experts de la JICA.
COMPOSITION DU VOLUME II: RAPPORT PRINCIPAL

Carte de localisation

Photographies

Abréviations

RESUME DECISIF

Partie I PLAN DIRECTEUR

Partie II ETUDE DE FAISABILITE


  CARTE DE LOCALISATION
Les eaux usées sont déversées directement à la rue sans aucun Travaux de curage manuel avec brosse
traitement

Curage par camion vidangeur muni de pompe hydrocureur Stations de pompage existantes (SP No.2)

Stations de pompage existantes (SP No.3) Station d’épuration des eaux usées (Dessableur)

Station d’épuration des eaux usées (Lagunage aéré) Station d’épuration des eaux usées
(Bassins de maturation)

PHOTOGRAPHIES (Assainissement)
Conditions d’inondation (1) Conditions d’inondation (2)

Pompe mobile Bouché par les sédiments et les déchets (1)

Bouché par les sédiments et les déchets (2) Tuyau d’égouts sortant d’une maison

Canal en terre excavé Obstacles dans un canal de drainage à ciel ouvert

PHOTOGRAPHIES (Drainage)
Site de transfert abandonné (1) Site de transfert abandonné (2)

Ramassage d’ordures par charrette (ROC), les charrettes Dépôt sauvage du système ROC
à âne

Dépôt sauvage d’ordures - Medina Mbaba Déchets biomédicaux - Bongré

Décharge finale existante Décharge finale proposée


(village de Mbadakhoune) (village de Mbadakhoune)

PHOTOGRAPHIES (déchets solides)


ABBREVIATIONS
(ligne haute: Anglais, ligne basse: Français)

Organisations, Programmes et Projets


ADB : Asian Development Bank
BASD : Banque Asiatique de Développement
ADM : Municipal Development Agency
: Agence de Développement Municipal
AfDB : African Development Bank
BAD : Banque Africaine de Développement
AGETIP : Public Works and Employment Agency
: Agence d’Exécution des Travaux d’Intérêt Public contre le sous-emploi
ANAMS : Senegal National Meteorological Agency
: Agence Nationale de la Météorologie du Sénégal
ANSD : National Statistics and Demography Agency
: Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie
APROSEN : National Agency for the Cleanliness of Senegal
: Agence Nationale pour la Propreté du Sénégal
APROFES : Association for the Promotion of Senegalese Women
: Association pour la Promotion de la Femme Sénégalaise
ASDES : Senegalese Association for Fair and Common Development
: Association Sénégalaise pour un Développement Equitable et Solidaire
BOAD : West African Development Bank
: Bank Ouest Africaine De Developpement
BTC : Belgian Technical Cooperation
CTB : Coopération Technique Belge
CBO : Community-Based Organization
OCB : Organisation Communautaire de Base
CDQ : Committee for the District Development
: Comité de Développement de Quartier
CODEKA : Committee for Development of Kaolack City
: Comité de Développement de la Commune de Kaolack
CRD : Regional Development Committee
: Comité Régional de Développement
DEEC : Directorate of Environment and Classified Establishments
: Direction de l’Environnement et des Etablissements Classés
DREEC : Regional Division of Environment and Classified Establishments
: Direction Régionale de l’Environnement et des Etablissements Classés
DTGC : Department of Geographical works and Mapping
: Direction des Travaux Géographiques et Cartographiques
EU : European Union
UE : Union Européenne
GIE : Economic Interest Group
: Groupements d’Intérêt Economique
IDA : International Development Association
: Association internationale de développement
IDB : Islamic Development Bank
BID : Banque Islamique de Développement
IMF : International Monetary Fund
FMI : Fonds Monétaire International
IU : Implementation Unit
: Unité de mise en œuvre
JICA : Japan International Cooperation Agency
: Agence japonaise de coopération internationale
LVIA : Lay Volunteers International Association
: Association internationale des volontaires laïcs
MEF : Ministry of Economy and Finance
: Ministère de l’Économie et des Finances
MEPN : Ministry of Environment and Nature Protection
: Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature
ONAS : National Office of Sanitation of Senegal
: Office National de l’Assainissement du Sénégal
PAER : Kaolack Regional Environmental Action Plan
: Plan d’Action Environnemental Régional de Kaolack
PAQPUD : Dakar Peri-urban On-site Sanitation Program
: Programme d’Assainissement Autonome des Quartiers Périurbains de
Dakar
PCLSLB : Project of Social Housing and Slum Prevention
: Projet de Construction de Logements Sociaux et de Lutte contre les
Bidonvilles
PEPAM : Millennium Drinking Water and Sanitation Program
: Programme d’Eau Potable et d’Assainissement du Millénaire
PLT : Long Term water supply Project
: Projet eau à Long Terme
PMU : Project Management Unit
UGP : Unité de Gestion de Projet
PNAE : National Environmental Action Plan
: Plan National d’Action pour l’Environnement
PNGD : National Program for Solid Waste Management
: Programme National de Gestion des Déchets
PRECOL : Program of Strengthening and Equipping Local Government
: Programme de Renforcement et d’Equipement des Collectivités Locales
PSE : Water Sector Project
: Projet Sectoriel Eau
S/C : Steering Committee
C/P : Comité de Pilotage
SDE : Senegalese Water
: Sénégalaise Des Eaux
SENELEC : Senegal Electric Power Supply Company
: Societé Nationale d’Électricité
SONES : National Water Company of Senegal
: Société Nationale des Eaux du Sénégal
SOPROSEN : Company for the Cleanliness of Senegal
: Société pour la Propreté du Sénégal
SRA : Regional Sanitation Service
: Service Régional de l’Assainissement
STC : Service Technique Communal
: Service Technique Communal
T/C : Technical Committee
C/T : Comité Technique
UCG : Solid Waste Management Coordination Unit
: Unité de Coordination de la Gestion des déchets solides
UN : United Nations
ONU : Organisation des Nations Unies
UNDP : United Nations Development Programme
PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement
WB : World Bank
BM : Banque Mondiale
Termes techniques
AL : Aerated Lagoon
LA : Lagunage Aéré
ASP : Activated Sludge Process
PBA : Procédé à Boues Activées
BOD5 : Biochemical Oxygen Demand
DBO5 : Demande Biologique en Oxygène
B/S : Balance Sheet
: Bilan
CFU : Colony Forming Units
UFC : Unités Formant des Colonies
CODCr : Chemical Oxygen Demand
DCO : Demande Chimique en Oxygène
EA : Environmental Audit
AE : Audit Environnemental
EIA : Environmental Impact Assessment
EIE : Etude d’Impact sur l’Environnement
HRT : Hydraulic Retention Time
TRH : Temps de Rétention Hydraulique
IEC : Information, Education and Communication
IEC : Information, Education et Communication
OD : Oxidation Ditch
FO : Fossé d’Oxydation
P/L : Profit-and-Loss
: Profits et pertes
RC : Reinforced Concrete
: Béton armé
SEA : Strategic Environmental Assessment
EES : Evaluation Environnementale Stratégique
SLSC : Standard Least Squares Criterion
CMCS : Critère des Moindres Carrés Standard
STP : Sewage Treatment Plant
STEP : Station d’Epuration des eaux usées
SWM : Solid Waste Management
GDS : Gestion des Déchets Solides
TSS : Total Suspended Solids
: Total des Solides en Suspension
T-N : Total Nitrogen
: Azote total
T-P : Total Phosphorus
: Phosphore total
T/S : Transfer Site
: Site de transfert (relais)
PET : Polyethylene Terephthalate
: Polyéthylène Téréphtalate
PS : Pumping Station
SP : Station de Pompage
PVC : Polyvinyl Chloride
: Polyvinylchloride

Autres
CM : Cubic Meter
: Mètre cube
DPES : Document of Economic and Social Policies
: Document de Politique Economique et Sociale
DSRP : Poverty Reduction Strategy Paper
: Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté
EIRR : Economic Internal Rate of Return
TREI : Taux de Rentabilité Eonomique Interne
E/N : Exchange of Notes
: Echange de Notes
FC : Foreign Currency
: Monnaie étrangère
FCFA : Franc of the African Financial Community
: Franc de la Communauté Financière Africaine
FIRR : Financial Internal Rate of Return
TRFI : Taux de Rentabilité Financière Interne
F/S : Feasibility Study
E/F : Etude de Faisabilité
GDP : Gross Domestic Product
PIB : Produit Intérieur Brut
GNI : Gross National Income
RNB : Revenu National Brut
IEE : Initial Environmental Assessment
EEI : Evaluation Environnementale Initiale
IRR : Internal Rate of Return
TRI : Taux de Rendement Interne
JET : JICA Expert Team
EEJ : Equipe d’Experts de la JICA
L/A : Loan Agreement
A/P : Accord de Prêt
LC : Local Currency
: Monnaie locale
LPSERN : The Environment and Natural Resources Sector Policy Letter
: Lettre de Politique Sectorielle de l’Environnement et des Ressources
Naturelles
MDGs : Millennium Development Goals
OMD : Objectifs du Millénaire pour le Développement
M/P : Master Plan
: Plan Directeur
NPV : Net Present Value
VAN : Valeur Actuelle Nette
NGO : Non-governmental Organization
ONG : Organisation Non Gouvernementale
O&M : Operation and Maintenance
: Exploitation et maintenance
OP : Operational Policy
PO : Politique Opérationnelle
ROC : Garbage Transportation by Carts
: Ramassage des Ordures par Charrettes
SCF : Standard Conversion Factor
FCS : Facteur de Conversion Standard
TOR : Terms of Reference
: Termes de Référence
USD : United States Dollar
: Dollar des Etats-Unis
VAT : Value Added Tax
TVA : Taxe à la Valeur Ajoutée
WTP : Willingness-To-Pay
VDP : Volonté De Payer
Projet d’Assainissement des Eaux Usées,
des Eaux Pluviales et des Déchets Solides de la ville de Kaolack Résumé Décisif
en République du Sénégal Rapport Final

RESUME DECISIF

Contexte et Objectifs de l’Etude

1. Kaolack est l’une des principales villes de la République du Sénégal, avec près de 270 000
habitants en 2012. Toutefois, l’environnement est insalubre car les eaux usées, les eaux
pluviales et les déchets solides ne sont pas correctement traités. Par ailleurs, le plan directeur
d’assainissement n’ayant pas été revu depuis son élaboration en 1979, nécessite donc une
réactualisation afin d’améliorer les conditions d’hygiène. Parallèlement au plan directeur
précédent, une station d’épuration et un réseau d’égouts ont été construits au début des
années 1980. Un réseau primaire de canaux de drainage a été également construit, mais
seulement dans la partie centrale de la ville.
Quant à la gestion des déchets solides, la détérioration des équipements est si avancée que le
taux de ramassage demeure à 25% en 2007. La ville dispose cependant de trois sites de
transfert et d’une décharge finale. Mais il s’agit tous de décharges à ciel ouvert au sein
desquelles il n’y a ni engins pour le nivellement de terrain ni pont-bascule. Actuellement, la
situation susmentionnée empire au niveau non seulement de système de transport mais aussi
de sites de transfert et de décharge.
Vu cette situation à Kaolack, le gouvernement de la République du Sénégal (ci-après
dénommé « le gouvernement du Sénégal ») a adressé une requête d’assistance au
gouvernement japonais. En réponse à cette requête officielle, le gouvernement du Japon a
décidé de mener le « Projet d’Assainissement des Eaux Usées, des Eaux Pluviales et des
Déchets Solides de la ville de Kaolack ». Aussi le projet a été entrepris par l’Agence
Japonaise de Coopération Internationale (ci-après dénommée la “JICA”), laquelle est une
agence officielle responsable de la mise en œuvre des programmes de coopération technique
du gouvernement du Japon, conjointement avec les autorités concernées du gouvernement
du Sénégal. Le projet a été commencé en novembre 2011 et achevé en mars 2014.
2. Les objectifs du projet sont les suivants:
(1) Réactualiser le plan existant et réexaminer les conditions actuelles du réseau d’égouts,
du drainage des eaux pluviales et de la gestion des déchets solides de la ville de Kaolack;
(2) Formuler le Plan Directeur d’assainissement des eaux usées, de drainage des eaux
pluviales et de gestion des déchets solides de la ville de Kaolack;
(3) Effectuer une Etude de Faisabilité pour les zones de priorités majeures; et
(4) Réaliser un transfert des compétences et des technologies utiles au personnel concerné
du Sénégal au cours de l’Etude.

Conditions actuelles de la Zone du Projet

3. Economie Nationale: Le PIB actuel par habitant du Sénégal est de 1 119 USD en 2011,
lequel est toujours inférieur par rapport à celui en 2008 i.e. 1 136 USD, depuis que le Sénégal
a subit les effets de la crise économique mondiale en 2008-2009. Le PIB a été relativement
faible par rapport à la moyenne des pays en voie de développement de l'Afrique
subsaharienne. Il faudrait noter que le Sénégal n'a pas été en mesure de se remettre en 2011
depuis la crise de 2008-2009, ce qui a accru l’écart avec les autres pays d’Afrique
subsaharienne.
Avant une telle crise économique en 2008-2009, le taux d'inflation au Sénégal augmentait
rapidement, par exemple 5,6% en 2007 et 6,5% en 2008, tandis qu’il afficha un chiffre
négatif de -1,5% en 2009. Il a toujours été plus faible que celui de la moyenne des pays en

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Projet d’Assainissement des Eaux Usées,
Résumé Décisif des Eaux Pluviales et des Déchets Solides de la ville de Kaolack
Rapport Final en République du Sénégal

voie de développement de l'Afrique subsaharienne, ce qui est semblable à la situation de


croissance économique. Le taux d'inflation actuel au Sénégal est de 3,2% (en 2011).
4. Organisations homologues - ONAS, APROSEN et la Mairie de Kaolack: L’ONAS est
une agence gouvernementale sous l'autorité du Ministère de l'Urbanisme et de
l'Assainissement, et est responsable de l'assainissement. Il a été établi en 1996 dont ses
principales missions sont la planification de projets sur les infrastructures relatives aux eaux
usées et aux eaux pluviales, la gestion de ces projets, l’exploitation et la maintenance des
installations relatives aux eaux usées et aux eaux pluviales, le développement de systèmes
d’assainissement autonome, et la gestion des redevances d’assainissement. Le budget annuel
de l’ONAS aurait été d’environ 6 milliards de FCFA en 2010. Le total des effectifs aurait été
de 182 personnes en 2009.
L'APROSEN avait été établie en 2010 et dépend du Ministère du Cadre de Vie pour toutes
les questions techniques et du Ministère des Finances pour les questions financières.
L'objectif de l'APROSEN était d'établir et de maintenir un milieu de vie propre en assurant
un suivi constant. Ses principales missions sont d’assurer toutes les activités de nettoiement,
de collecte, de transport, et d’élimination des déchets solides en lieu de collectivités locales,
de gérer tous les équipements et infrastructures pour la gestion des déchets, de soutenir le
gouvernement afin de légiférer sur la gestion des déchets solides, ainsi que de mener des
études visant à améliorer le cadre de vie. Cependant, l'APROSEN est désormais dissolue, et
son organisme est sous la tutelle du Ministère de l’Aménagement du territoire et des
Collectivités locales. Les employés de l'APROSEN ont toujours la statut de fonctionnaire du
ministère, même si l'APROSEN est supprimée.
En ce qui concerne la Mairie de Kaolack, le nombre des employés municipaux est de 280
personnes (hommes : 196, femmes : 84) en décembre 2011. Le maire de la ville est élu parmi
les conseillers municipaux par vote mutuel. Les conseillers municipaux sont au nombre de
70 et sont élus par les résidents de la ville. Leur mandat est de 5 ans. L’effectif de la division
des services techniques, laquelle est étroitement liée aux travaux d’amélioration de drainage
et de la gestion des déchets solides, compte 79 personnes. Dans les trois dernières années, de
2009 à 2011, les dépenses budgétaires de la Mairie de Kaolack ont été en moyenne d’environ
1,6 milliards de FCFA.
5. Météorologie: La station de climatologie de Kaolack sous l’ANAMS observe les facteurs
météorologiques depuis longtemps. Parmi les données des précipitations observées, les
précipitations journalières maximales annuelles suivies pendant 14 ans, de 1998 à 2012, sont
utilisées afin d’effectuer une analyse de la probabilité pour la planification de la gestion des
eaux pluviales. En comparant les courbes d’intensité des précipitations probables préparées
pour la ville de Dakar, les formules suivantes ont été développées: 2 ans;
I = 3 451,2/(T+36,9), 5 ans; I = 4 638,8/(T+36,9), 10 ans; I = 5 427,8/(T+36,9) où, I est
l’intensité des précipitations en mm/heur, et T la durée des pluies en minutes.
Tout au long de la période de l’hivernage 2012, l’Equipe d’Experts de la JICA (EEJ) avait
placé un instrument d’observation sur le toit des locaux du projet à Kaolack, et avait mesuré
les pluies de courte durée avec des intervalles de 10 minutes. Sur la base des résultats de
l’observation, une période de retour de 10 ans avec une pluie de projet d’une durée de 3
heures est proposée pour la gestion des eaux pluviales de la ville de Kaolack.
6. Adduction d’Eau: Dans la ville de Kaolack, l’eau de la nappe phréatique est pompée des
puits profonds par 4 stations de pompage et distribuée aux ménages ainsi qu’aux
infrastructures commerciales et administratives à l’aide de 3 châteaux d’eau. La superficie
des zones déjà desservies par le réseau, et celles d’extension de services dans le proche
avenir sont respectivement de 19,5 km2 et de 6,6 km2 environ. Les travaux d’extension
impliqueront 1 station de pompage et 1 château d’eau additionnels. En 2011, la moyenne
journalière de la consommation d'eau a été évaluée à 17 950 m3/jour dont 14 515 m3/jour

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Projet d’Assainissement des Eaux Usées,
des Eaux Pluviales et des Déchets Solides de la ville de Kaolack Résumé Décisif
en République du Sénégal Rapport Final

pour les ménages et 3 435 m3/jour pour le secteur commercial. En 5 ans, le ratio du secteur
commercial au secteur ménager avait varié environ entre 0,20 et 0,25.
7. Eaux Usées: Depuis 1980, les réseaux d’égouts ont été installés suivant le plan directeur
antérieur d’assainissement. La zone desservie est de 303 ha, étant située dans la partie
centrale de la ville de Kaolack, et en outre un projet de PRECOL dont son réseau prévoit
couvrir 92 ha est en cours dans la partie nord-est de la ville. Il existe 5 stations de pompage y
compris une nouvelle station en cours de construction par le PRECOL. Depuis que les
conduites d’égouts en amiante-ciment ont été installées dans les années 1980, elles
connaissent une vétusté et une détérioration continue jusqu’à présent. Ainsi, les travaux de
remplacement/restauration à des conduites en PVC sont des problèmes urgents en matière de
réseau d’égouts de la ville de Kaolack.
La Station d’Epuration des eaux usées (STEP) du type lagunage d’une capacité initiale de
2 000 m3/jour fut construite et rendue opérationnelle en 1981. A partir de l’année 2006, la
construction d’une lagune aérée d’une capacité maximale de 6 000 m3/jour a démarré avec
l’appui de la BID, pour remplacer une partie des lagunes existantes et en augmenter la
capacité. Malheureusement la construction de cette lagune aérée n’a pas pu être achevée, et
reste non opérationnelle jusqu’à présent sans avoir eu la livraison par la BID. Par conséquent,
certains de ses aérateurs ne fonctionnent plus et une partie des membranes d’étanchéité est
déchirée. Sous cette condition, les 5 bassins restants sont actuellement opérationnels. En se
basant sur l’évaluation de l’équipe du projet, la capacité de la lagune pourrait être ramenée à
1 000 m3/jour en améliorant le mauvais fonctionnement du déversoir et effectuant le vidange
des boues de tous les bassins.
Sur la base du rapport mensuel de l’ONAS Kaolack, le débit entrant de la STEP serait de
1 000 à 2 000 m3/jour environ. Par suite de telles conditions, le débit sortant de la STEP ne
pourrait se conformer aux critères de rejet de DBO5, DCO, TSS etc. Ce fait indique que la
réhabilitation ou la mise à niveau de la STEP est un problème d’urgence.
8. Eaux Pluviales: Des canaux de drainage des eaux pluviales urbaines existaient dans une
partie de la zone centrale de la ville, avant le plan directeur précédent. Après la formulation
du plan directeur précédent, la majeure partie du réseau existant de drainage des eaux
pluviales a été mise en œuvre dans les zones centrales de la ville de Kaolack depuis les
années 1980. La Mairie de Kaolack a construit le réseau de canaux de drainage duquel la
longueur totale atteint 19,96 km, dont 12,38 km sont des canaux à ciel ouvert et 7,58 km des
canaux fermés. Le système existant de drainage couvre 7,79 km2 de la zone centrale de la
ville de Kaolack.
La plupart des canaux de drainage ouverts sont bouchés par des sédiments et divers types
d'ordures. Le fait de jeter les ordures dans les canaux ainsi que l'accumulation des sédiments
affectent la capacité d'écoulement des canaux, causant finalement une réduction de celle-ci.
En saison sèche, les eaux principalement composées des eaux usées domestiques sont
stagnantes et détériorées, causant une aggravation de l'environnement urbain tout en
provoquant la mauvaise odeur et le mauvais paysage.
Cependant, une inondation habituelle et une stagnation persistante des eaux pluviales se
produisent pendant l’hivernage en dehors du réseau de drainage existant. Environ 10 zones
inondées habituellement sont identifiées, de sorte que le nouveau plan d’amélioration prévu
sera axé sur ces zones.
9. Déchets Solides: Dans la gestion des déchets solides par la Mairie de Kaolack, la
détérioration des équipements de collecte et de transport est avancée à telle enseigne que le
taux de collecte reste à 25% en 2007, ne couvrant que le centre-ville et les marchés de la ville,
et la situation ne cesse d’empirer aujoud’hui. En raison d’un manque de moyen de transport,
le taux de collecte a baissé jusqu’à 12% en 2010, et à 6% environ en 2012.

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Résumé Décisif des Eaux Pluviales et des Déchets Solides de la ville de Kaolack
Rapport Final en République du Sénégal

Le système actuel de collecte de déchets, y compris le système de pré-collecte, dans la ville


de Kaolack est principalement assuré par le système ROC (charette à âne) (environ 90%). La
quasi-totalité des déchets ainsi collectés est illégalement éliminée sur des sites de décharge
dans la ville. En outre, une part des déchets produits sur les marchés et les gares routières est
ramassée par la Mairie (environ 10%) et transportée jusqu'au site d'élimination finale
temporaire à Mbadakhoune. Il existe plusieurs zones de dépôts illégaux d’ordures dans les
quartiers résidentiels de la ville. Cependant, il existe un site d’enfouissement final pour la
ville, lequel est une décharge à ciel ouvert où il n’y a ni engins lourds pour le nivellement de
terrains et ni pont-bascule.
La Mairie de Kaolack avait établi un plan directeur sur la Gestion des Déchets Solides
(GDS) en 2008 avec l’assistance technique de l’APROSEN. Pourtant ce plan directeur
élaboré par l'APROSEN n'a pas été mis en œuvre par la Mairie de Kaolack en raison de
contraintes financières. La BID a inclut les résultats du plan directeur pour la ville de
Kaolack dans les 4 projets de gestion des déchets solides formant le Projet de GDS de la
BID.
10. Conditions Environnementales et Sociales: Il existe dans la ville de Kaolack des zones
inondables appelées ‘tannes’. Les quartiers de Dialègne et de Médina Matar sont sis sur les
tannes, terrains où les conditions d’habitat et d’hygiène sont précaires. La nature sableuse du
sol et la nappe phréatique (niveau élevé, et salée) constituent des problèmes majeurs dans la
ville de Kaolack. Selon CARITAS, il est parfois difficile de construire des sanitaires dans
certains quartiers. Ce fut le cas aux quartiers de Médina Mbaba, Abattoirs et Touba Kaolack
où les installations de fosses septiques ont été endommagées par le sable et le niveau élevé de
la nappe phréatique (située à moins d’un mètre de profondeur), ainsi que l’eau salée de la
nappe entraîne la rouille des fosses septiques et autres matériaux de construction.
En ce qui concerne les conflits sociaux, les chauffeurs de camions en charge de transport des
déchets solides sont en conflits avec les habitants des environs de la décharge de
Mbadakhoune. Les habitants des zones périphériques se plaignent du transfert des déchets
du centre-ville déversés à la périphérie. Les chauffeurs de camions ainsi procèdent à des
opérations de déversement nocturnes afin d’éviter des problèmes avec les habitants locaux.
La Mairie ne peut pas intervenir dans les conflits car elle est incapable de créer une décharge
finale officielle. Les décharges illégales se répandant à la zone communale rencontrent aussi
des problèmes semblables; les habitants des localités avoisinantes, se plaignant de l’odeur et
des ordures apportées par le vent, demandent la fermeture des décharges intégrées dans le
système ROC (projet appuyé par les ONGs et l’UE). Le déversement de boues de vidange
constitue également une autre source de conflits avec les cultivateurs de riz de Sing Sing car
les camions de vidange endommagent les cultures lors du transport des boues dans les
champs, ce qui pourrait avoir des effets néfastes pour la santé des populations vivant aux
alentours.

Concept de la Planification d’Ensemble

11. Contexte du Développement National: Depuis que le gouvernement sénégalais a assumé


la responsabilité de dettes colossales en 2000, le gouvernement a mis en place sa stratégie
globale de la réduction de pauvreté. Le “Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté
(DSRP-I)”, lequel définissait la période de planification de 2003 à 2005, avait été préparé
pour améliorer les objectifs de croissance du programme de l'après dévaluation et corriger
ses effets négatifs avec les plans de développement social et politique. Les incidences de
pauvreté étaient encore relativement élevées, et la distribution des revenus demeurait
particulièrement inégale au Sénégal. Ces faits appelaient à des mesures plus vigoureuses
pour réduire la pauvreté et mettaient en exergue le défi de la redistribution des fruits de la
croissance.

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des Eaux Pluviales et des Déchets Solides de la ville de Kaolack Résumé Décisif
en République du Sénégal Rapport Final

Durant la période de 2006 à 2010 stipulée dans le DSRP-II, la forte croissance prévue du PIB
et l'amélioration de la qualité de niveau de vie des Sénégalais ont été à peine atteintes en
raison des crises alimentaires et énergétiques ainsi que de la dépression économique et
financière en 2008. Les projections de la pauvreté réalisées sur la période de 2005 à 2009
suggéraient ainsi une stagnation des indicateurs de la pauvreté, et le taux de croissance du
PIB par habitant était seulement de 0,5% en moyenne par an.
Sur la base de l'évaluation de la mise en œuvre du DSRP-II, la stratégie nationale
quinquennale, le “Document de Politique Economique et Sociale (DPES)” a été formulé
pour la période cible de 2011 à 2015. En ce qui concerne l’amélioration de l’assainissement,
le DPES fixe un taux d’accès de 63% aux zones rurales, et 78% aux zones urbaines en 2015.
Selon l’évaluation du DPES, un taux d’accès de 63,1% fut réalisé en 2010 dans la totalité des
zones urbaines du Sénégal. Cependant, en raison du manque de données statistiques, le taux
d'accès actuel de la ville de Kaolack pourrait aller de 50% jusqu’à 65% selon les agents
publics des services compétents et les ONGs. Par ailleurs, prenant en considération la
situation actuelle des activités d'amélioration, le taux d'accès cible de 78% en 2015 ne pourra
pas être atteint à Kaolack.
12. Concept de Planification: L'année cible des Objectifs du Millénaire pour le développement
(OMD) est fixée à 2015. Etant donné que l'année cible approche, le PNUD est en cours de
mettre au point la prochaine étape pour les OMD. Les visions sur l'amélioration des
infrastructures environnementales de Kaolack dans le cadre du plan directeur devront
couvrir les concepts de l'amélioration des OMD et le contexte de développement national.
Les visions pour l'amélioration des infrastructures environnementales urbaines de Kaolack
sont “l'accès aux infrastructures et services environnementaux urbains durables va au-delà
des Objectifs du Millénaire pour le développement d'une manière raisonnable et équitable
sur le territoire de la ville de Kaolack”. Conformément aux visions relatives à l'amélioration,
les objectifs généraux de l'amélioration de l'environnement urbain de Kaolack figurent
ci-dessous.
• Promouvoir la bonne gestion des déchets liquides et solides et des eaux pluviales d'une
façon intégrée et efficace dans le but de rehausser l'environnement urbain par
l'amélioration et la mise à niveau des infrastructures environnementales de la ville, et
par le soutien aux services publics quotidiens de traitement des effluents ainsi que de
collecte et d'élimination des déchets solides,
• Développer la gestion des eaux pluviales de la ville pour atténuer les problèmes des
inondations récurrentes dans les zones habituellement sujettes aux inondations pendant
la saison des pluies,
• Améliorer le cadre institutionnel des secteurs en charge de gestion des eaux résiduaires,
y compris le traitement des eaux usées et le réseau d'assainissement, les eaux pluviales
ainsi que les déchets solides, pour une mise en œuvre viable et sans heurts des
installations concernées,
• Promouvoir des changements positifs dans le comportement des gens en matière
d'assainissement et d'élimination des déchets solides par le biais de campagnes de
sensibilisation et d'activités participatives, et
• Réaliser finalement un environnement urbain sain de la ville de Kaolack en produisant
des effets de synergie à travers les approches globales susmentionnées.
13. Année Cible et Zone de Planification: L’année cible du plan directeur est fixée à 2030,
telle qu’elle en a été discutée entre la mission JICA d’étude préliminaire et les homologues
sénégalais. La zone initiale du projet a été déterminée à la totalité du territoire de la ville de
Kaolack, discutée également en même temps que l’année cible. A pratiquement parler, la
zone de planification effective doit être la zone urbaine comprenant les quartiers. Ainsi, la

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Projet d’Assainissement des Eaux Usées,
Résumé Décisif des Eaux Pluviales et des Déchets Solides de la ville de Kaolack
Rapport Final en République du Sénégal

zone de planification est déterminée au centre-ville comme décrit ci-après, dont la superficie
est de 19,82 km2.
Selon la nature technique des trois composantes de l’étude, i.e. eaux usées, eaux pluviales et
déchets solides, la zone de planification bordera la limite de quartier relatif à la gestion des
déchets solides, la limite de drainage naturel relative à la gestion des eaux pluviales, et
certaines limites intermédiaires situées entre les limites naturelles et administratives relatives
à la gestion des eaux usées. Ainsi, chaque composante doit déterminer une zone de
planification légèrement différente.
14. Projection de la Population: La Ville de Kaolack a effectué une estimation de sa
population pour 2012 sur la base des rapports de chefs des quartiers en 2012. Le
“centre-ville” est défini ici comme étant les quartiers qui sont situés dans la zone où la ville
s'est développée jusqu'à présent et qui se caractérisent par la forte densité de sa population.
Les composantes du projet, qui nécessitent des fonds importants, seront principalement
considérées pour cette zone, en tant que "Zone Cible", pour l'efficacité de l'investissement.
Par conséquent, un accord a été trouvé sur l’estimation de la population en 2012 entre les
membres du Comité de Pilotage, étant de 270 000 personnes dans toute la ville et de 245 000
dans le centre-ville.
Compte tenu du taux de croissance de la population de chaque quartier dans le passé et du
plafond de densité étant de 300 personnes/ha, la population future est projetée à intervalles
de 5 ans. La population projetée pour 2030 est de 403 000 dans toute la ville et de 382 000
dans le centre-ville.

Plan d’Amélioration du Système d’Assainissement dans le Plan Directeur

15. Ouvrages Cibles: Les ouvrages cibles dans le cadre du plan directeur sont la station
d’épuration des eaux usées (STEP) et les réseaux d’égouts. Ces ouvrages ont été construits
principalement au début des années 1980. Bien que la STEP ait été prévue d’être mise à
niveau par le projet appuyé par la BID en 2006 utilisant le lagunage aéré, le projet est
inachevé et sa capacité a baissé par rapport à celle initiale de 2 000 m3/jour jusqu’à
1 000 m3/jour. Ainsi, la STEP existante est d’ores et déjà surchargée par rapport à l’afflux
des eaux usées.
Cependant, les réseaux d’égouts sont détériorés aussi à cause de l’utilisation
d’amiante-ciment installé au début des années 1980. Ainsi, des travaux de réhabilitation sont
nécessaires pour réaliser un bon fonctionnement de réseau d’égouts de même que
l’extension du réseau parallèlement à l’amélioration de la STEP.
16. Conditions de Planification: Les conditions de planification sont établies de façon à
réaliser une amélioration progressive sur la base de révision des conditions actuelles et de
résultats de la projection de la population. Les conditions majeures sont résumées
ci-dessous.
(1) Population projetée; Sur la base des résultats de la projection de la population par
quartier, la population desservie en traitement des eaux usées est estimée dans les
alternatives du plan d’extension du réseau d’égouts en conformité avec les alternatives
pour l’aménagement de la STEP. Par exemple, la population desservie en 2030 est
prévue dans les alternatives, allant de 178 000 à 379 000 personnes.
(2) Production d’eaux usées; En utilisant le chiffre de la population desservie, sont calculés
par exemple la consommation d’eau domestique étant de 70 l/habitant en 2030, le taux
de production d’eaux usées étant de 85% et la quantité des eaux usées. La production
des eaux usées est estimée à 75 l/habitant/jour en 2030.

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Projet d’Assainissement des Eaux Usées,
des Eaux Pluviales et des Déchets Solides de la ville de Kaolack Résumé Décisif
en République du Sénégal Rapport Final

(3) Taux de branchement au réseau d’égouts; Le taux de branchement au réseau d’égouts


est supposé à 50% en 2012 et jusqu’à 100% en 2030.
(4) Charge polluante; La charge polluante de DBO, comme paramètre principal, est fixée à
40 g/habitant/jour en 2030.
17. Processus de Planification: Trois alternatives sur l’aménagement de la STEP sont
examinées y compris l’extension du réseau d’égouts concerné. Les trois sont (1) la
combinaison de lagune et de lagune aérée, (2) la lagune aérée et, (3) le fossé d’oxydation.
Comparant, parmi ces choix, la population desservie par rapport à la capacité de traitement,
le coût de construction ainsi que d’exploitation et de maintenance, le lagunage aéré est
sélectionné comme étant un plan optimal. En outre, le Comité de Pilotage tenu en décembre
2012 a agréé cette sélection.
L’aménagement du réseau d’égouts relatif au plan optimal susmentionné est composé de
trois tâches; (1) nouvelle installation de collecteur d’une longueur totale de 27,7 km, (2)
réhabilitation et remplacement de conduites d’égouts existantes en amiante d’une longueur
totale de 8,0 km, et (3) réhabilitation de 5 stations de pompage existantes et nouvelle
installation de 4 stations de pompage.
Durant toute la période de mise en œuvre et d’exploitation du projet, une certaine zone
laquelle est située en dehors du celle de réseau d’égouts et les habitants non branchés au
réseau restent dépendants d’assainissement autonome tel que la fosse septique. Cependant,
le déversement de boues de vidange provenant de ces fosses septiques est une cause d’un
différend environnemental et social à régler d’urgence pour la ville de Kaolack, comme
décrit dans “10. Conditions Environnementales et Sociales”. Ainsi, une station de traitement
de boues de vidange est prévue sur le terrain de la STEP. Les boues de vidange pré-traitées
pourraient être déversées au système de lagunage amélioré, et traitées en combinaison avec
les eaux usées recueillies par le réseau d’égouts.
18. Plan de Mise en œuvre, Coût du Projet: Compte tenu de l’aménagement progressif de
l’assanissement, trois phases sont prévues; la phase 1 va jusqu’à 2020, la phase 2 est de 2021
à 2025, et la phase 3 est de 2026 à 2030. La phase 1 contient principalement (1)
l’aménagement du système de lagunage existant, la mise en œuvre de station de traitment de
boues de vidange, la mise en œuvre d’un nouveau système de lagunage aéré à côté de la
STEP existante, (2) la réhabilitation/extension de collecteurs de réseaux d’égouts concernés,
et (3) la construction de 3 nouvelles stations de pompage et la réhabilitation de 3 stations de
pompage existantes. La phase 2 comprend surtout la mise en œuvre des égouts secondaires.
La phase 3 comprend principalement (1) la mise à niveau du système de lagunage à un
lagunage aéré, (2) la réhabilitation/extension de collecteurs et de conduites secondaires de
réseaux d’égouts concernés, et (3) la construction d’une nouvelle station de pompage et la
réhabilitation de 5 stations de pompage existantes.
Le coût total du projet est de 75 897 millions de FCFA au niveau de prix de 2012, dont
64 619 millions de FCFA en monnaie locale et 11 278 millions de FCFA en monnaie
étrangère.
19. Evaluation Economique et Financière: L’évaluation économique est effectuée selon les
bénéfices tirés du projet calculés par la volonté de payer (VDP). En se basant sur les résultats
d’une enquête par entrevue, trois cas de VDP sont fixés; (i) 500 FCFA/habitant/mois en
moyenne, (ii) 1 000 FCFA/habitant/mois et (iii) 202 FCFA/habitant/mois (moyenne
pondérée). Le TREI est calculé à 2,2% pour la VDP de 500 FCFA, à 9,1% pour la VDP de
1 000 FCFA et à -9,3% pour la VDP de 202 FCFA car le bénéfice est trop faible.
En ce qui concerne l’analyse financière, son objectif principal est ici d’examiner l’efficacité
d’investissement des composantes du plan directeur de point de vue d’organisme en charge
de mise en œuvre du projet, utilisant l’analyse coûts-avantages dans un cas où elle peut être

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appliquée. Les bénéfices du projet sont des revenus provenant des redevances
d’assainissement, représentant 8% de la taxe d’adduction d’eau potable laquelle est
actuellement perçue de la population branchée au système de distribution d’eau, sans tenir
compte de leur branchement au système d’assainissement. Les redevances d’assainissement
sont appliquées à toute la population à des fins de calcul de l’avantage. Le TRFI ne peut être
calculé avec le scénario de base parce que le bénéfice est trop faible, ce qui signifit que la
redevance d’assainissement est fixée à un niveau très bas. Le TRFI sera de 0,0% si la
redevance d’assainissement augmente de 13,6 fois.
20. Projet Prioritaire: Sur la base de projets de la phase 1 susmentionnée, les projets
prioritaires suivants sont sélectionnés du point de vue de la nécessité d’une mise en œuvre
avancée et d’un effet rapide.
(1) Amélioration de la STEP; réhabilitation de la lagune existante, nouvelle construction de
lagune aérée et de station de traitement de boues de vidange.
(2) Réseau d’égouts; réhabilitation des conduites d’égouts détériorées, nouvelle
construction de collecteurs, nouvelle construction de 3 stations de pompage et
réhabilitation de 3 stations de pompage existantes.

Plan de Gestion de Drainage des Eaux Pluviales dans le Plan Directeur

21. Zone Cible: Une inondation habituelle et une stagnation persistante des eaux pluviales se
produisent en dehors du réseau de drainage existant pendant l’hivernage. Environ 10 zones
habituellement inondées sont identifiées. Cependant, une inondation habituelle importante
ne se produit pas, mais seulement une légère stagnation d’eaux pluviales est constatée dans
la zone centrale du réseau de drainage existant. En outre, les canaux de drainage existants
auraient une capacité d’écoulement suffisante si une maintenance correcte était effectuée
périodiquement, sur la base d’évaluation de la capacité de drainage.
Ainsi, l’aménagement de drainage cible doit être axé sur les zones en dehors du réseau de
drainage existant, dans lesquelles une inondation habituelle se produit chaque année. Ces
zones cibles sont en gros divisées en trois parties, i.e. la partie nord, ouest et sud-est à
l’extérieur de la zone centrale.
22. Conditions de Planification: Les conditions de planification sont établies de façon à
réaliser une amélioration progressive sur la base de révision des conditions actuelles et
d’adaptabilité technique. Les conditions majeures sont résumées ci-dessous.
(1) Echelle de conception; Sur la base des résultats d’observation durant l’hivernage 2012,
une période de retour de 10 ans avec une pluie de projet d’une durée de 3 heures est
adoptée pour la gestion des eaux pluviales de la ville de Kaolack.
(2) Précipitation de projet; En comparant les précipitations journalières probables de
Kaolack à celles de Dakar, la formule suivante a été développé pour une période de
retour de 10 ans, en modifiant les courbes d’intensité de précipitations probables
préparées pour Dakar: I = 5 427,8/(T+36,9) où, I est l’intensité de précipitations en
mm/heure, et T la durée des pluies en minutes.
(3) Débit de projet; Comme les sous-bassins versants ont une surface de moins de 10 km2,
la formule rationnelle s’applique et se prête à de tels petits bassins. Le processus de
calcul de débits de pointe utilisant la formule rationnelle est très facile et simple grâce
aux deux paramètres limités, lesquels sont le coefficient d’écoulement et l’intensité de
précipitations, dépendants du temps de concentration nécessaire.
23. Processus de Planification: Trois alternatives physiques (ou dites “hard”) pour
l’amélioration de drainage des eaux pluviales sont examinées. Ce sont (1) drainer par des
canaux et des pompes cinq sous-bassins versants, y compris la zone centrale, divisés selon la
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topographie naturelle, (2) drainer par des canaux, des pompes et des bassins de rétention
trois sous-bassins versants à travers les sous-bassins versants intégrés, (3) drainer de manière
semblable à l’alternative 2 trois sous-bassins versants. Comparant entre ces choix la fiabilité
des installations mécaniques et électriques, l’applicabilité de coût de construction, l’ampleur
des impacts préjudiciables à l’environnement et la flexibilité pour une future expansion,
l’alternative 3 est sélectionnée comme un plan optimal.
Le plan optimal sélectionné est composé de trois zones de drainage; zone nord, ouest et
sud-est. Dans la zone de drainage nord, des canaux d’une longueur totale de 10,09 km, une
station de pompage et un bassin de rétention d’une capacité de stockage de 42 300 m3
doivent être construits. Par ailleurs, dans la zone de drainage ouest, des canaux d’une
longueur totale de 12,25 km, une station de pompage et un bassin de rétention d’une capacité
de stockage de 70 000 m3 doivent être construits. En outre, des canaux d’une longueur de
1,82 km doivent être construits dans la zone de drainage sud-est, et les canaux existants
d’une longueur totale de 3,87 km doivent être réhabilités dans la zone centrale. Le coût total
de projet est de 84 002 millions de FCFA au niveau de prix de 2012, dont 73 516 millions de
FCFA en monnaie locale et 10 486 millions de FCFA en monnaie étrangère.
24. Plan d’Exécution: Compte tenu d’un aménagement progressif de l’amélioration de
drainage des eaux pluviales, trois phases sont prévues; la phase 1 va jusqu’à 2020, la phase 2
est de 2021 à 2025, et la phase 3 est de 2026 à 2030.
La phase 1 comprend la construction de canaux, de stations de pompage et de bassin de
rétention à l’exclusion de la partie nord-est des canaux dans la zone de drainage nord. La
phase 2 contient (1) la réhabilitation des canaux existants dans la zone centrale, (2) la
construction de canaux, de stations de pompage et de bassin de rétention à l’exclusion de la
partie nord des canaux dans la zone de drainage ouest, et (3) la construction des canaux dans
la zone de drainage de sud-est. La phase 3 comprend les travaux restants. Ce sont (1) la partie
nord-est des canaux dans la zone de drainage nord et (2) la partie nord des canaux dans la
zone de drainage ouest.
25. Evaluation Economique et Financière: L’évaluation économique est effectuée selon les
bénéfices tirés du projet calculés par les effets d’atténuation par rapport aux dégâts causés
par l’inondation. Le bénéfice de la composante drainage est de réduire le temps d’arrêt des
activités économiques dû à l’inondation. Le temps d’arrêt économique est estimé par la
profondeur présumée de l’inondation. Il est supposé que l’inondation la plus sévère étant de
70 cm dure 1 semaine à 2 semaines environ, et les autres cas durent au prorata. Ce temps
d’arrêt est converti à une valeur économique avec une projection de PIB par habitant.
Finalement, le bénéfice total est calculé y compris l’effet multiplicateur. Le TREI est calculé
à 6,7%. Bien que ce chiffre affiche en deçà de 12,0% de taux d’actualisation sociale, le projet
semble être parfaitement raisonnable sachant que c’est un développement d’infrastructures.
En ce qui concerne l’analyse financière, la solution ou l’atténuation pour le drainage des
eaux pluviales est l’une des tâches de gouvernement municipal ou national qui doit être mise
en œuvre comme développement d’infrastructures. Ainsi, tous les coûts doivent être gérés
par le budget gouvernemental et il est inapproprié de percevoir des redevances auprès des
habitants. Cela signifie qu'il n'est pas approprié de calculer l'avantage aux fins de l'analyse
financière.
26. Projet Prioritaire: Les projets proposés pour la phase 1 dans le cadre du Plan Directeur sont
choisis comme projets prioritaires. Les composantes du projet pour l'étude de faisabilité sont
la construction de canaux, de stations de pompage et de bassin de rétention à l’exclusion de
la partie nord-est des canaux dans la zone de drainage nord.

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Gestion des Déchets Solides dans le Plan Directeur

27. Plan de Gestion des Déchets Solides de la ville de Kaolack par l’APROSEN: la Mairie
de Kaolack a formulé le plan directeur de gestion des déchets solides (GDS) en 2008 avec
l'assistance technique de l'APROSEN. L'année cible du plan était l'année 2010. Les
composantes principales de travail sont énumérées ci-dessous.
(1) Pré-collecte; Le système ROC doit être remplacé graduellement par des tricycles sur
une période de 3 ans.
(2) Collecte porte à porte; Des tricycles motorisés doivent être introduits pour collecter et
transporter les déchets solides aux stations de transfert.
(3) Station de transfert; Le nombre de stations de transfert doit être augmenté de 3 à 4.
(4) Système de transport; Des camions à benne basculante, camions conteneur et
tombereaux articulés doivent être utilisés pour le transport à la décharge finale des
déchets solides entreposés.
(5) Décharge finale; L’emplacement concrète du site n'a pas encore été décidé, mais une
décharge contrôlée a été proposée pour le traitement d'élimination finale.
Le plan directeur de 2008 n'a pas été mis en œuvre par la Mairie en raison de contrainte
financière.
28. Projet de la BID: Le projet de la GDS appuyé par la BID couvre les 4 principales villes, i.e.
Dakar, Kaolack, Tivaouane et Touba. Le coût estimatif de celui de Kaolack est d'environ 9
millions de USD (ou 4,5 milliards de FCFA). Le projet comprend les volets de travail
suivants.
(1) Développement d’infrastructure (5,40 millions de USD); Construction d’une décharge
contrôlée, d’une station de transfert et de 20 points de collecte,
(2) Equipements pour la collecte et le transport des déchets (1,45 millions de USD); 2
tombereaux articulés, 3 camions polybenne, 1 camion ordinaire, 2 tracteurs, etc.,
(3) Services institutionnels et de conseil (0,52 million de USD); taxe municipale et réforme
municipale, formation du personnel de service technique municipal, ainsi que
sensibilisation du public,
(4) Gestion du projet (0,44 million de USD); appui à la mise en œuvre, à l’unité de gestion
de projet, etc., et
(5) Provision (1,17 millions de USD).
29. Recommandations au Projet de la BID: Ci-dessous sont les recommandations se basant
sur la révision du plan directeur d’APROSEN et du projet de la BID.
(1) En novembre 2013, la banque était en attente d'une réponse à sa proposition relatif à son
projet. Le nouveau gouvernement devrait prendre une bonne décision sur la mise en
œuvre rapide du projet.
(2) Il est recommandé que durant la mise en œuvre du projet de la GDS de Kaolack appuyé
par la BID, le progrès doive être suivi attentivement et toutes les actions nécessaires
doivent être prises immédiatement pour réaliser l'achèvement du projet.
(3) Le nombre d'équipements requis pour la GDS listés par la BID semble correspondre à
une tâche urgente de la GDS pour une période à court terme seulement, et non pour les
phases à moyen ou long terme du plan de GDS pour la ville de Kaolack. Le nombre
d'équipements lourds pourrait être requis pendant environ 5 ans seulement et pas plus
que cela. Par conséquent, il est recommandé qu’une étude globale du plan de gestion des
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déchets solides soit effectuée pour l'estimation du nombre d'équipements requis pour un
plan de gestion des déchets solides de la ville de Kaolack, à l'échelle intégrée des phases
à moyen et long terme en parallèle avec la mise en œuvre du projet.
(4) Comme il ne semble pas exister de mécaniciens qualifiés à l'atelier attaché à la Mairie,
certaines pratiques de formation à un atelier sont nécessaires pour les mécaniciens, avec
un certain nombre d'outils et d'équipements mécaniques et une transmission de certaines
connaissances.
(5) Pour la réalisation et la viabilité de la mise en œuvre du projet, toutes les parties
prenantes doivent être impliquées et prendre des actions nécessaires immédiatement,
telles que les agences d’administration centrale et locale, les sociétés étatiques, les
CDQs, les ONGs, etc.
30. Recommandations pour la GDS globale de la ville de Kaolack: Une étude préliminaire a
été effectuée sur la GDS de la ville de Kaolack, après avoir examiné le plan directeur établi
par l’APROSEN et le document sur le projet de la BID. Basé sur l'étude préliminaire, des
recommandations générales sont proposées ci-dessous.
(1) Il est supposé qu’afin de remplacer le système ROC par des tricycles, l'économie devrait
être plus dynamique et le développement d'infrastructures comprenant des travaux de
revêtement des chaussées pour des chemins dénudés de sable est nécessaire
progressivement. L’exploitation et la maintenance du système ROC doivent être suivies
attentivement par la Mairie de Kaolack.
(2) Il n'y avait aucune étude sur un système de drainage vers le fleuve Saloum à partir de la
zone de décharge finale à Mbadakhoune, analysant si un bassin d'eau pluviale excède le
niveau maximal sur le site (par exemple, altitude 0 m) et va étendre la zone inondée de
sorte qu’il affecte la zone de décharge contrôlée. L'étude sur le système de drainage pour
l'installation d'enfouissement sanitaire est nécessaire pour mener à bien d’autres mises
en œuvre.
(3) Aux fins d'amélioration du système actuel de la GDS de la ville, une forte implication de
tous les bureaux gouvernementaux concernés, des agences connexes, des citoyens, des
ONGs et des secteurs privés renforcera leurs capacités à travers la campagne d'IEC.
(4) Un centre de transfert consacré au compostage et au recyclage pour la ville de Kaolack
devrait être établi dans la zone périphérique de la ville.

Projets Prioritaires retenus dans l'Etude de Faisabilité

31. Projets Prioritaires: Les projets prioritaires dans le cadre de l’étude de faisabilité sont
sélectionnés parmi les composantes structurelles (ou dites matérielles, physiques) du Plan
Directeur comme suit.
(1) Amélioration d’assainissement; réhabilitation de la lagune existante, nouvelle
construction de lagune aérée et de station de traitement de boues de vidange,
réhabilitation des conduites d’égouts concernées et nouvelle construction de collecteurs,
nouvelle construction de 3 stations de pompage et réhabilitation de 3 stations de
pompage existantes.
(2) Gestion de drainage des eaux pluviales; construction de canaux, de stations de pompage
et de bassin de rétention à l’exclusion de la partie nord-est des canaux dans la zone de
drainage nord.

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Structure Organisationnelle pour la Mise en œuvre du Projet

32. Organisations connexes : Un grand nombre d'organisations sont impliquées dans le Projet
qui vise à améliorer les conditions environnementales et sanitaires de la ville de Kaolack. Ce
sont principalement: le Ministère de l'Hydraulique et de l'Assainissement, la Mairie de
Kaolack, les agences gouvernementales et les entités urbaines attachées à ces ministères.
Des organisations non gouvernementales ainsi que des organismes communautaires sont
également concernés.
33. Structure Organisationnelle nécessaire: Selon les résultats de l'étude faite sur les
organisations/acteurs liés au Projet et d’après la consultation avec l'ONAS de Kaolack et la
Mairie de Kaolack, la mise en place d’une structure organisationnelle pour la mise en œuvre
du Projet peut être recommandée, essentiellement constituée d'un Comité de Pilotage (C/P),
d’un Comité Technique (C/T) et de l'Unité de mise en œuvre pour chaque composante du
projet, à savoir l'assainissement et le drainage des eaux pluviales.
Le C/P est présidé par le gouverneur de la Région de Kaolack pour assurer le plus haut
niveau de la coordination et du soutien politique. Il comprend des représentants des
organismes connexes en charge du développement urbain, de l'assainissement, de
l'environnement et des collectivités locales. Le C/T supervise le projet du point de vue
technique et aide le C/P pour les questions techniques. L’Unité de mise en œuvre sera
configurée pour chaque composante du projet, à savoir l'assainissement et le drainage des
eaux pluviales à l'étape de mise en œuvre. Elle sera composée des agences impliquées dans
la mise en œuvre, à savoir, l'ONAS Kaolack et la Mairie de Kaolack. Les deux Unités de
mise en œuvre seront supervisées par le C/P ainsi que le C/T. Les tâches détaillées des Unités
de mise en œuvre doivent être rédigées dans la phase de pré-construction, en tenant compte
des conditions réelles de mise en œuvre.

Projet d'Amélioration de l’Assainissement dans l'Etude de Faisabilité

34. Composante du Projet: Le projet consiste en (1) l'amélioration du réseau d’égouts avec une
construction nouvelle d’une longueur de 12,86 km et un remplacement d'une longueur de
5,61 km, (2) l’installation de trois nouvelles stations de pompage, la réhabilitation d’une
station de pompage et le remplacement de l'équipement de deux stations de pompage
existantes, et (3) l'amélioration de la station d’épuration des eaux usées d'une capacité de
12 000 m3/jour par la nouvelle lagune aérée et d'une capacité de 3000 m3/jour par la
réhabilitation de la lagune existante, ainsi que l'installation d’une station de traitement de
boues de vidange d'une capacité de 70 m3/jour.
35. Avant-Projet Sommaire: L'année 2020 est choisie comme étant l’année cible, et les données
topographiques et géotechniques ont été nouvellement obtenues suite à l’expertise du site
pour l’avant-projet sommaire. Des attentions particulières ont été accordées aux éléments de
conception suivants. (1) Le type de pompe submersible a été adopté pour les stations de
pompage en tenant compte du fait qu'un type similaire est déjà utilisé dans les stations
existantes. (2) L’étude comparative sur la zone d'extension de la station d’épuration des eaux
usées a été menée avec deux alternatives: l'une est la zone adjacente à la station existante, et
l'autre est une partie du champ de tir de l'armée. Après évaluation complète principalement
des coûts de construction, de l’impact sur l'environnement, de la facilité d'exécution des
travaux d'exploitation et d'entretien, la zone adjacente a été déterminée comme zone
d'extension de la station d’épuration des eaux usées.
Les installations conçues sont comme suit: (1) La zone de 5,8 km2 équipée d’un réseau
d’égouts représente 29% du centre de la ville de Kaolack, avec une population estimée à
64 000 âmes environ en 2020, qui bénéficierait de ce réseau d’égouts et représenterait 20%

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de la population du centre-ville en 2020; (2) la station d’épuration des eaux usées composée
de lagunes réhabilitées avec 3 000 m3/jour de capacité de traitement, de lagunes aérées
nouvellement installées avec 12 000 m3/jour de capacité, et de station de traitement de boues
de vidange de 70 m3/jour de capacité.
36. Coût du Projet: Le coût total du projet s'élève à 31 713 millions de FCFA au niveau de prix
de 2013, dont 25 162 millions de FCFA pour la partie en monnaie locale et 6 551 millions de
FCFA pour la partie en monnaie étrangère.
37. Evaluation Economique et Financière: L'évaluation économique est effectuée selon les
bénéfices tirés du projet calculés par la volonté de payer (VDP), d'une manière similaire à
celle examinée dans le Plan Directeur. Le TREI est calculé à 5,2% pour la VDP de 500 FCFA,
à 13,3% pour la VDP de 1 000 FCFA et à -4,2% pour la VDP de 202 FCFA car le bénéfice
est trop faible.
Le TRFI ne peut pas être calculé avec le scénario de base de la même façon que l'étude du
plan directeur, parce que le bénéfice est trop faible, ce qui signifie que la taxe d’égouts est
fixée à un niveau très bas. Le TRFI sera de 0,0% si la redevance d’assainissement augmente
de 10,5 fois, et de 12,0% (égal au taux d'actualisation public) si la redevance
d’assainissement augmente de 35,5 fois.
38. Évaluation de l’Impact Environnemental: Il n'y a pas d'effets indésirables graves, qui ont
une forte intensité, une vaste étendue et une importance majeure. Pourtant, même si leur
ampleur est limitée à un niveau local, des effets négatifs importants sont identifiés, tels que
les embouteillages et les accidents, la destruction des infrastructures publiques au cours de la
période de construction, la contamination du sol et de l’eau de surface/souterraine, et les
nuisances olfactives au cours de la période d'exploitation
Face à ces impacts, des mesures d'atténuation/réduction et un plan de suivi sont proposés
dans le rapport. Par exemple, contre les nuisances olfactives, les mesures d'atténuation/
minimisation proposées sont le réaménagement du système de lagunage aéré pour éviter la
propagation de l'odeur et la plantation dense d'arbres englobant la station d’épuration des
eaux usées. De plus, le plan de suivi comprend un entretien avec les habitants du pourtour de
la station.
39. Programme de Mise en œuvre: Le programme de mise en œuvre a été formulé compte tenu
de la procédure de construction faisable pour achever tous les travaux de construction d’ici
l'année cible de 2020. Les composantes des travaux et leurs périodes de réalisation sont les
suivantes: (1) Démarrage du projet en Novembre 2014, (2) Mobilisation financier et
obtention de consultants pendant 12 mois de 2014 à 2015, (3) Etude détaillée, appels d'offres
pendant 18 mois de 2015 à 2017, et (4) Travaux de construction pendant 30 mois de 2017 à
2019.
40. Evaluation du Projet: Les projets prioritaires pour l'amélioration de l'assainissement sont
évalués comme suit;
(1) La condition de l'assainissement dans la région serait améliorée progressivement et
sensiblement, en combinaison avec l'installation des égouts secondaires. La
construction des installations de traitement de boues de vidange serait également
bénéfique pour les populations de la zone de l'assainissement autonome.
(2) Les technologies appliquées à la station de pompage et à la station d’épuration des eaux
usées conviennent techniquement, tant en exploitation qu'en entretien, parce que toutes
les stations de pompage proposées utilisent le type de pompe submersible déjà appliqué
pour les stations de pompage existantes. En outre la station d'épuration des eaux usées
est conçue sur la base de lagunage naturel et de lagunage aéré qui sont les méthodes de
traitement les plus simples.

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(3) Aucune réinstallation de personnes n’est nécessaire, car tous les équipements proposés
sont construits et/ou installés sous la voie publique ou dans une zone non occupée.

Projet de Gestion du Drainage des Eaux Pluviales dans l'Etude de Faisabilité

41. Composante du Projet: Le projet consiste en (1) l'installation de dalot d’une longueur de
8,28 km, (2) les stations de pompage avec 5 unités de pompes submersibles, et (3) un bassin
de rétention d'une capacité de stockage de 39 000 m3.
42. Avant-Projet Sommaire: L’échelle de conception est fixée à une période de retour de 10
ans, et les données topographiques et géotechniques ont été nouvellement obtenues suite à l’
expertise du site pour l’avant-projet sommaire. Des attentions particulières ont été accordées
aux éléments de conception suivants. (1) Le type de pompe submersible a été adopté pour les
stations de pompage en tenant compte du fait qu'un type similaire est déjà utilisé dans les
stations existantes. (2) Un bassin de rétention a été prévu pour améliorer la zone stagnante
naturelle durant l’hivernage jusqu’à un bassin artificiel de stockage de crue. Il est conçu en
particulier en tenant compte de la sécurité pour ce qui est de la chute accidentelle des enfants.
En 2012, la zone de drainage de 7,8 km2 couvre 26% du centre-ville de Kaolack. A
l'achèvement du projet, la zone de drainage atteindra 13,2 km2 pour couvrir 61% en 2020.
43. Coût du Projet: Le coût total du projet s'élève à 37 640 millions de FCFA au niveau de prix
de 2013, dont 31 480 millions de FCFA pour la partie en monnaie locale et 6 160 millions de
FCFA pour la partie en monnaie étrangère.
44. Evaluation Economique et Financière: L'évaluation économique est faite de manière
similaire au plan directeur. Le TREI est calculé à 3,1%. Bien que ce chiffre soit inférieur à
12,0%, qui est le taux d'actualisation social, le projet semble tout à fait raisonnable étant
donné qu’il concerne le développement des infrastructures.
En ce qui concerne l'analyse financière, la solution ou l'atténuation du problème de drainage
des eaux pluviales est l'une des tâches de l'administration municipale ou nationale, qui
devrait être mise en œuvre dans le cadre du développement des infrastructures. Ainsi, tous
les coûts doivent être gérés par le budget gouvernemental et il est inapproprié de percevoir
des droits auprès des résidents. Cela signifie qu'il n'est pas approprié de calculer le bénéfice
aux fins de l'analyse financière.
45. Evaluation de l’Impact Environnemental: Il n'y a pas d'effets indésirables graves, qui ont
une forte intensité, une vaste étendue et une importance majeure. Pourtant, même si leur
ampleur est limitée à un niveau local, quelques effets négatifs importants sont identifiés, tels
que des embouteillages et des accidents et la destruction des infrastructures publiques au
cours de la période de construction, et des blessures corporelles ou des chutes accidentelles
au cours de la période d'exploitation.
Face à ces impacts, des mesures d'atténuation/réduction et un plan de surveillance sont
proposés dans le rapport. Par exemple, contre les blessures corporelles et les chutes
accidentelles, les mesures d'atténuation/réduction proposées se rapportent à l’entretien de la
clôture construite tout le long du périmètre du bassin de rétention. De plus, son plan de
surveillance est basé sur l’observation par les habitants qui résident autour du bassin.
46. Programme de Mise en œuvre: Le programme de mise en œuvre a été formulé compte tenu
de la procédure de construction faisable afin d’achever tous les travaux de construction pour
l'année cible de 2020. Les composantes de la tâche et leurs périodes de réalisation sont les
suivantes: (1) Début du projet en Novembre 2014, (2) Mobilisation financier et obtention de
consultants pendant 12 mois de 2014 à 2015, (3) Etude détaillée, appels d'offres pendant18
mois de 2015 à 2017, et (4) Travaux de construction de 36 mois de 2017 à 2020.

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47. Evaluation du Projet: Les projets prioritaires de la gestion du drainage des eaux pluviales
sont évalués comme suit;
(1) La zone d'inondation dans la zone nord de Kaolack est réduite à un dixième par
l'installation du système de drainage proposé.
(2) Le projet de système de transport des eaux pluviales, qui comporte un dalot, est meilleur
que celui du canal à ciel ouvert pour empêcher les gens de déverser les ordures dans les
canaux de drainage. En conséquence, l'état sanitaire dans la zone du projet est amélioré.
(3) Le dalot, la station de pompage et le bassin de rétention proposés conviennent du point
de vue technique, tant en exploitation qu'en entretien, car aucune technologie complexe
ne sera appliquée.
(4) Aucune réinstallation de personnes n’est nécessaire, car touts les équipements proposés
sont construits et/ou installés sous la voie publique ou dans une zone non occupée.

Conclusion et recommandation

Conclusion
48. Dans la ville de Kaolack, le système d'assainissement, constitué de réseau d'égouts, de
stations de pompage et de station d’épuration des eaux usées, est en opération depuis les
années 1980. Les installations d'assainissement, en particulier les conduites d'égout, sont
cependant progressivement détériorées en raison de la vétusté, et la station d’épuration est
surchargée par un mauvais entretien et un manque d’augmentation de la capacité de
traitement. En outre, le taux de branchement des maisons dans la zone desservie reste
toujours faible en raison de frais de branchement élevés.
49. Afin d’améliorer les conditions d’assainissement de la ville de Kaolack, trois alternatives ont
été choisies et comparées dans le Plan Directeur selon les critères d’évaluation tels que : la
population desservie; la facilité d’exploitation et de maintenance ou la fiabilité; le coût
d’exploitation et de maintenance; l’impact environnemental. La ville de Kaolack est, en
conséquence, divisée en deux zones : (i) zone desservie par le réseau d’égouts et (ii) zone
d’assainissement autonome, couvrant respectivement 66% et 34% de la population pour
l’année cible 2030, compte tenu du niveau technique, institutionnel et financier de l’ONAS
Kaolack, qui est la principale organe en charge de la mise en œuvre.
50. Sur la base de la planification effectuée, le Plan Directeur propose des installations de
traitement d’eaux usées ayant une capacité totale de 21 000 m3/jour avec comme méthode de
traitement le lagunage aéré pour traiter les effluents produits dans la zone de desserte, ainsi
que des installations de traitement des boues de vidange au profit des usagers du système
d’assainissement autonome. Ainsi, une Etude de Faisabilité a été menée, ciblant
principalement les collecteurs principaux, les stations de pompage et la station d’épuration,
notamment pour la réhabilitation des lagunes existants et la nouvelle construction de lagune
aérée et d’installations de traitement des boues de vidange dans la zone d’extension pour
l’année cible 2020.
51. La ville de Kaolack est vulnérable face aux inondations et aux eaux de pluies en raison de sa
topographie de faible altitude, de ses conditions hydrologiques et de la manque de systèmes
appropriés de drainage des eaux pluviales. Ainsi, il existe des zones d’inondations
habituelles dans la ville. Les crues et inondations ont affecté les résidents, causé des
problèmes de mobilité et entravé les activités commerciales de la ville de Kaolack. Les
inondations habituelles se produisent dans les zones de basse topographie, ce qui fait que la
zone ayant la plus faible altitude dépourvue du système de drainage des eaux pluviales cause
des difficultés supplémentaires pour être drainée. La Mairie de Kaolack avait déjà installé un
système de drainage comportant des tuyaux de drainage, des canaux à ciel ouvert et des
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regards, mais dans le centre-ville uniquement. Cependant, les canaux de drainage à ciel
ouvert nécessitent d’être améliorés car la plupart de ces canaux ont perdu leur capacité de
drainage initiale du fait des fréquents déversements illégaux des déchets solides et
d’accumulation de la vase dans ceux-ci.
52. Le Plan Directeur propose, comme mesures d’amélioration du drainage les plus efficaces, la
construction de nouveaux ouvrages hydrauliques pour les zones d’inondation les plus
touchées, ainsi que le rétablissement et l’amélioration des capacités originelles de drainage
par le dragage et la reconstruction des canaux à ciel ouvert.
53. Le Plan Directeur et les projets prioritaires proposés pour la ville de Kaolack sont efficaces
sur le plan technique, économique, social et environnemental pour l’amélioration du
drainage des eaux pluviales dans la ville de Kaolack. Avec la mise en œuvre de ce plan
d’amélioration du drainage, les zones d’inondations sévères seront réduites et améliorées de
façon significative. Il est recommandé au Gouvernement du Sénégal de mener des actions
immédiates pour la mise en œuvre des mesures proposées, car Kaolack est une ville
économiquement et socialement importante pour le pays.
54. Quant à la gestion des déchets solides de la ville de Kaolack, des recommandations sur les
problèmes pour la poursuite de la mise en œuvre du programme de gestion des déchets
solides ont été formulées sur la base d’une revue du plan directeur d’APROSEN et du projet
de la BID.
Recommandation
55. Divers problèmes ont été rencontrés au cours de la formulation du Plan Directeur et de
l'Etude de Faisabilité. Afin de réaliser un environnement urbain sain, qui est tracé par le Plan
Directeur et l'Etude de Faisabilité à travers les projets prioritaires retenus, ces problèmes
doivent être résolus d'une manière intégrée impliquant les différents parties prenantes. Ainsi,
les recommandations suivantes sont données pour accélérer la réalisation du projet.
Attente des Effets de Synergie
56. Ce Plan Directeur est le premier défi pour améliorer l'ensemble des problèmes
d'environnement urbain au Sénégal, en intégrant les éléments environnementaux tels que les
eaux usées, les eaux pluviales et les déchets solides. Trois (3) composantes de la
planification sont proposées dans le Plan Directeur selon les éléments environnementaux
urbains, à savoir l'amélioration du système d’égouts/assainissement, la gestion du drainage
des eaux pluviales et la gestion des déchets solides. Puisque ces plans sont étroitement liés et
s'influencent mutuellement, ils devront être mis en œuvre en parallèle afin de produire des
effets de synergie et de réaliser un environnement urbain sain dans la ville de Kaolack.
Selon les informations de la Mairie de Kaolack en novembre 2013, le projet de gestion des
déchets solides financé par la BID débuterait peu après. Même si le projet se concentre sur
l'amélioration à court terme des problèmes de déchets solides rencontrés dans la ville de
Kaolack, les situations actuelles de dispersion des ordures et de nombreux emplacements de
décharges illégales à l'intérieur de la ville seront améliorées grâce à la mise en œuvre du
projet. En outre, les ordures accumulées dans le système de canaux de drainage seront
extraites périodiquement et transportées à la décharge finale avec des équipements lourds et
des camions de transport procurés, ce qui contribue à la restauration et au rétablissement du
système de drainage existant.
Suite à cette amélioration de l'environnement urbain, le système d'assainissement proposé,
comprenant la station d’épuration des eaux usées, la station de traitement de boues de
vidange et le réseau d’égouts, sera construit dans la séquence temporelle. Les problèmes de
traitement des eaux usées ainsi que l'élimination des déchets humains non anatomiques qui
affectent négativement les conditions de vie des résidents pourraient être résolus par un
système d'assainissement amélioré et performant. Enfin, si le système de drainage des eaux
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pluviales proposé est également construit, l'environnement urbain pourrait être


complètement amélioré.
Le mécanisme d’amélioration susmentionné utilisant des mesures structurelles peut parvenir
à renforcer ou relever à la fois les conditions de vie et l'environnement urbain par des effets
synergiques. En conséquence, la présente spirale descendante vers la détérioration de
l'environnement urbain pourrait changer en spirale ascendante vers un environnement
urbain assaini de la ville de Kaolack.
Amélioration de l’Assainissement
57. En raison de l’afflux des eaux usées, la STEP est déjà surchargée à sa capacité de traitement,
ce qui fait qu’il est plus urgent de réhabiliter le système de lagunage en dysfonctionnement
ainsi que d’agrandir la station en ajoutant une méthode améliorée de traitement et en
installant une unité supplémentaire de traitement de boues de vidange. Après achèvement de
ce système de traitement, l’amélioration et l’extension du réseau d’égouts pourraient être
beaucoup plus faciles.
58. L'installation des conduites secondaires n'est pas inclue dans les projets prioritaires.
Toutefois, l'installation des conduites secondaires est indispensable pour optimiser les
ouvrages majeurs tels que le collecteur principal, les stations de pompage et la station
d’épuration des eaux usées. L'ONAS est responsable de l'installation des conduites
secondaires et il devrait trouver une source financière pour la mise en œuvre. Jusqu’à présent,
un soutien financier est prévu par des bailleurs de fonds tels que la Banque Mondiale et/ou le
Gouvernement du Sénégal par le biais de l’ADM, qui sont impliqués dans les projets
concernés d'assainissement de Kaolack. Le calendrier pour l'installation des conduites
secondaires est un défi pour l'ONAS, si on compare le volume de la construction de chaque
année (environ 100 ha) et les dernières réalisations de l'installation des conduites secondaires,
par exemple, environ 90 ha par la Banque Mondiale et 92 ha dans la zone faisant l’objet du
PRECOL par l’ADM, qui ont été mises en œuvre de 2003 jusqu’à présent. Dans de telles
circonstances, l'ONAS nécessite plus que jamais un effort et un engagement extraordinaire
pour se procurer des fonds auprès des bailleurs de fonds et/ou du Gouvernement du Sénégal
pour une installation sans difficultés de réseau des conduites secondaires.
59. Vu le faible taux de branchement au réseau d’égouts dans la ville de Kaolack, une assistance
financière du Gouvernement du Sénégal devrait être apportée afin d’accélérer la procédure
de branchement pour optimiser le système d’assainissement.
60. Les vidanges des fosses septiques des ménages non connectés au réseau d’égouts sont
illégalement déversées sur le lit sec de la rivière même pendant la saison sèche en raison de
la mauvaise accessibilité du bassin de décharge. L'environnement dans les environs de la
décharge du quartier de Sing Sing se dégrade d'année en année. De plus, la fréquence de
vidange de la fosse septique pourrait être plus élevée par rapport à la fosse septique
commune dans d'autres zones, en raison de la capacité d'infiltration très pauvre de la terre de
la ville de Kaolack. Ainsi, la mise en place de la station de traitement de boues de vidange est
également indispensable à la ville de Kaolack.
61. Des conseils administratifs par l’ONAS et la Mairie de Kaolack aux prestataires de services
de vidange sont fortement recommandés pour les inciter à utiliser les installations de
traitement des boues de vidange afin de réduire les frais de vidange supportés par les
ménages.
62. La sensibilisation du public sur le système et les installations d’assainissement est essentielle
au même titre que les conseils administratifs et l’assistance financière pour le branchement
des ménages. Il est d’ailleurs recommandé d’informer les populations sur les avantages du
branchement au réseau d’égouts ou de la mise en place des fosses septiques, les avantages du

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vidange et la réduction des frais de vidange par l’installation des ouvrages de traitement des
boues de vidange dans la station d’épuration des eaux usées.
63. Actuellement, l’ONAS Kaolack enregistre dans son rapport mensuel ses activités
d’exploitation et de maintenance des installations d’assainissement telles que les conduites
d’égouts, les stations de pompage et la station d’épuration. Par ailleurs, l’ONAS ne dispose
pas de registre bien organisé contenant des informations sur les emplacements exacts des
conduites d’égouts, des regards et des boîtes de branchement, sur les niveaux du radier des
conduites, les hauteurs de recouvrement, etc. Parallèlement à la mise en œuvre du Projet, un
registre bien organisé devra être formulé en utilisant la carte de base et les dessins de
conception établis dans le cadre du Projet.
Gestion du Drainage des Eaux Pluviales
64. Les travaux de construction des nouvelles installations de drainage telles que les dallots, les
stations de pompage et le bassin de rétention devront être effectués conformément au
calendrier proposé afin d’éviter/atténuer les dégâts causés par les inondations dans la ville de
Kaolack. Les projets prioritaires identifiés dans le Plan Directeur nécessite forcément des
actions immédiates et une mise en œuvre conforme au calendrier proposé.
65. Les installations de drainage des eaux pluviales existantes sont composées de canaux à ciel
ouvert, de canaux fermés et de regards. La plupart des canaux n’atteignent pas leur capacité
d’évacuation originelle du fait d’importants dépôts dus aux déversements illégaux de
déchets solides. Par conséquent, il est fortement recommandé d’éffectuer des travaux de
maintenance appropriés tels que le curage et le dragage des canaux de drainage existants.
66. A présent, le plan des travaux de maintenance annuel du STC (Service Technique
Communal) ne comporte que le linéaire des canaux de drainage à curer. Le STC ne dispose
pas de carte du drainage, ni de données spécifiques sur les lignes de drainage. Pour une
exploitation et maintenance appropriées, il faudrait nécessairement un plan de curage ainsi
qu’une carte de base et une base de données pour sa planification. A cet effet, il est
recommandé d’établir une carte de base et une base de données des ouvrages hydrauliques.
67. La majeure partie des canaux à ciel ouvert existants sont des canaux en terre excavés
simplement dont la structure est non-durable. C’est la raison pour laquelle ils
s’endommagent et s’éboulent facilement. Ces canaux à ciel ouvert ont une large capacité de
débit en sorte qu’ils sont considérés comme des installations clés du système de drainage des
eaux pluviales, et ils devraiet être maintenus par une réhabilitation appropriée car ils jouent
un rôle prépondérant dans l’amélioration du drainage des eaux pluviales.
68. La participation du public devrait être promue par le renforcement de la sensibilisation en
matière de gestion du drainage des eaux pluviales, y compris les diverses activités faisant
intervenir les communautés, afin d’améliorer et maintenir les ouvrages hydrauliques.
69. L’agence en charge de la mise en œuvre devra être décidée et organiser un comité de
coordination pour la mise en œuvre du Plan Directeur et des projets prioritaires, car la mise
en œuvre de ces derniers requiert la participation de diverses agences et parties prenantes au
niveau central et local.
70. Le réseau de drainage des eaux pluviales est conçu dans le Plan Directeur, montrant qu’un
gros investissement est nécessaire pour installer le système de drainage complet en raison de
la topographie plane. Cependant, des pompes mobiles sont utilisées pour le drainage des
eaux pluviales dans les zones d’inondations habituelles pendant la saison des pluies. Deux
pompes parmi elles, qui ont été procurées par l'intermédiaire de l’Aide Non-remboursable du
Japon pour l’Environnement et le Changement Climatique, ont également bien fonctionné à
cet effet lors de la saison des pluies 2013. Ces solutions, en tant que mesures immédiates
d'urgence, pourraient faire le pont entre les situations gênantes causées par les inondations
habituelles et le gros investissement nécessaire.
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Gestion des Déchets Solides


71. La BID supportera le système structurel de gestion des déchets solides de la ville de Kaolack.
En outre, l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), en
utilisant le financement du Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM), aiderait à la gestion
des déchets solides dans la ville de Kaolack y compris les déchets domestiques, industriels et
médicaux, selon les dernières informations. Les problèmes des ordures sont au centre de ce
cercle vicieux, aggravant l’environnement urbain, en raison des canaux bouchés avec des
ordures jetées, produisant des odeurs désagréables et dévalorisant le paysage. Ainsi, la
gestion des déchets solides pourrait être un moteur pour des effets de synergie de
l'amélioration de l'environnement urbain, si son système de gestion fonctionne bien grâce à
une collaboration fructueuse des deux projets.
72. Le système ROC fonctionne comme procédé de pré-collecte des ordures ménagères. En
attendant que les conditions de la route, en particulier les conditions des ruelles, soient mises
à niveau avec un revêtement en asphalte en parallèle avec l'activation de l'économie
régionale, le système de gestion des déchets solides doit s'appuyer sur le système ROC pour
la pré-collecte des déchets. D’ici là, l'intégration pratique des propriétaires de ROC, la
couverture raisonnable du service ROC et le développement des capacités des conducteurs
de ROC sont nécessaires.
73. Il est prévu de construire des stations de transfert pour mettre à niveau les décharges illégales
existantes. Dans un premier temps, le problème de la propriété foncière doit être résolu pour
l'utilisation des terres aux fins de stations de transfert. Ensuite, un système de gestion
efficace et durable des stations devra être établi.
74. Un système de transport des déchets solides, à partir des stations de transfert vers le site
d’élimination définitive, est également nécessaire, géré de manière durable avec le soutien
d'un budget suffisant.
75. Après la construction du site d’élimination définitive, avec l’aide d'équipements lourds il
sera nécessaire d’utiliser ce site comme un lieu d'enfouissement sanitaire pour gérer de
manière durable avec le soutien d'un budget suffisant.
76. Les équipements lourds utilisés lors des travaux de gestion des déchets solides risquent
d’être endommagés en raison des différents types de déchets traités, de sorte que les ateliers
doivent être mis à niveau ou des nouveaux créés pour la réparation des équipements lourds
endommagés et des camions de transport. En outre, les travailleurs devront être formés pour
renforcer leurs connaissances en gestion pertinente de l'atelier.
Nécessité de la Sensibilisation des Populations à l'Environnement et de leur
Participation
77. L'attitude des populations à jeter les ordures sans discernement dans les canaux ou au bord
des routes est l'un des obstacles à l'amélioration de l'environnement urbain. Bien que les
campagnes d'IEC (Information, Education et Communication) aient déjà été effectuées par
les ONGs, les associations communautaires et la Mairie, des effets visibles n’apparaissent
pas dans l'environnement. Ce genre d’efforts doit être mené de manière ininterrompue afin
d’éradiquer leur attitude indésirable de façon permanente.
Les activités participatives dans une communauté sont également efficaces pour améliorer
l’environnement. Les résidents peuvent aider à nettoyer le bord de la route et les espaces
verts ainsi que combler les creux de terrain à petite échelle en amenant de la terre à partir des
endroits plus élevés à proximité du terrain, ayant pour résultat la résolution du problème de
l'inondation à petite échelle pendant la saison des pluies. Parallèlement à ces activités, les
activités éducatives pour changer leur conscience sont cruciales pour amener les intérêts de
la population à l’amélioration de l’environnement par leurs propres efforts.

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Rapport Final en République du Sénégal

Renforcement des Principaux Acteurs dans l’Amélioration de l'Environnement


Urbain
78. Les principaux acteurs dans l'amélioration de l'environnement urbain sont la Mairie de
Kaolack et l'ONAS Kaolack. Les deux organisations ont la même faiblesse de capacité de
mise en œuvre, i.e. les contraintes budgétaires et le manque de ressources humaines. Contre
les contraintes budgétaires, il ne pourrait y avoir des solutions rapidement efficaces autres
que l'augmentation par le gouvernement central des subventions aux collectivités locales et
aux organisations affiliées au gouvernement.
La réforme structurelle a besoin d'une longue période, telle que la réforme du système fiscal
et le système de tarification pour la perception de la redevance d'assainissement. En ce qui
concerne le manque de ressources humaines, certains projets et activités de développement
des capacités devront être demandés par les bailleurs de fonds pour renforcer les faibles
capacités des acteurs, en augmentant particulièrement le nombre de techniciens et
d'ingénieurs qualifiés dans le domaine de la gestion de l'environnement urbain.
Tâches immédiates des organismes d’exécution/responsables
79. Les organismes d’exécution/responsables de l'amélioration de l'environnement urbain ciblés
dans le Projet sont l'ONAS et la Mairie de Kaolack. Afin de réaliser l'environnement urbain
sain que le Plan Directeur et l'Etude de Faisabilité déterminent, les tâches immédiates des
deux organismes sont récapitulées ci-dessous.
Organismes Domaines Tâches immédiates
ONAS Amélioration d’assainissement Année 2014 à 2015
(Station d’Epuration des eaux usées et Pour mettre en œuvre les projets des deux domaines,
réseau d’égouts) l'ONAS trouvera des bailleurs de fonds appropriés et
Gestion des eaux pluviales mobilisera les fonds.
Mairie de Gestion des déchets solides Après l’année 2014
Kaolack Durant le projet de la BID pour environ quatre ans, la
Mairie de Kaolack établira le système de gestion des
déchets solides, et fera un effort de développement des
capacités et prendra des dispositions budgétaires
nécessaires pour maintenir la viabilité du système après
l'achèvement du projet.

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Earth and Human Corporation
PARTIE I PLAN DIRECTEUR
Projet d’Assainissement des eaux usées,
des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack Rapport Principal
en République du Sénégal Rapport Final

TABLE DES MATIERES

Table des matières ........................................................................................................................ i


Liste des Tableaux ...................................................................................................................... vi
Liste des Figures ......................................................................................................................... ix
Liste des Photos .......................................................................................................................... xi

Chapitre 1. Introduction ............................................................................................................ 1

1.1 Contexte de réalisation du projet .......................................................................................... 1

1.2 Objectifs de l’Etude.............................................................................................................. 1

1.3 Zone d’étude......................................................................................................................... 1

1.4 Calendrier de l’Etude ........................................................................................................... 1

Chapitre 2. Etude de Base .......................................................................................................... 3

2.1 Aperçu de la ville de Kaolack .............................................................................................. 3


2.1.1 Généralité ................................................................................................................ 3
2.1.2 Population ............................................................................................................... 3
2.1.3 Adduction d’eau ...................................................................................................... 5
2.1.4 Météorologie ........................................................................................................... 7
2.1.5 Autres .................................................................................................................... 15

2.2 Assainissement des eaux usées .......................................................................................... 16


2.2.1 Réseau d’égouts .................................................................................................... 16
2.2.2 Station d’épuration des eaux usées de Kaolack ..................................................... 27
2.2.3 Résultats de l’enquête par entrevue ....................................................................... 32

2.3 Drainage des eaux pluviales ............................................................................................... 35


2.3.1 Historique de l’amélioration du drainage des eaux pluviales ................................ 35
2.3.2 Système de drainage actuel ................................................................................... 36
2.3.3 Entretien des réseaux de drainage ......................................................................... 39
2.3.4 Condition d’inondation ......................................................................................... 40

2.4 Gestion des déchets solides ................................................................................................ 44


2.4.1 Introduction ........................................................................................................... 44
2.4.2 Conditions et problèmes actuels liés à la gestion des déchets solides de la ville de
Kaolack ................................................................................................................. 44
2.4.3 Documents et données relatifs à la gestion des déchets solides de la ville de Kaolack
......................................................................................................................... 53

2.5 Considérations environnementales et sociales ................................................................... 55


2.5.1 Lois et directives sur les considérations environnementales ................................. 55

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Projet d’Assainissement des eaux usées,
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2.5.2 Processus de l’EES et de l’EIE .............................................................................. 60


2.5.3 Plans et politiques environnementaux du Sénégal................................................. 64
2.5.4 Situation socio-économique de la région/ville de Kaolack ................................... 65
2.5.5 Les parties prenantes des considérations environnementales et sociales .............. 67
2.5.6 Conditions environnementales et sociales de la ville de Kaolack ......................... 68
2.5.7 Procédé à appliquer ............................................................................................... 70

2.6 Économie et organisations ..................................................................................................72


2.6.1 Aspects économiques du Sénégal .......................................................................... 72
2.6.2 Organisations afférentes ........................................................................................ 76

Chapitre 3. La Planification d’Ensemble................................................................................82

3.1 Contexte du développement national .................................................................................82

3.2 Objectifs du développement national relatifs aux infrastructures environnementales


urbaines...............................................................................................................................83

3.3 Visions et objectifs d’amélioration des infrastructures environnementales urbaines de la


ville de Kaolack ..................................................................................................................84

3.4 Résultats et stratégies du projet jusqu’en 2030 ..................................................................85

3.5 Établissement d’un cadre de planification ..........................................................................87


3.5.1 Projection du taux de croissance économique réel ................................................ 87
3.5.2 Projection de la population de la ville de Kaolack à l’avenir ................................ 88

Chapitre 4. Eaux Usees/ Plan d’Amelioration du Systeme d’Assainissement .....................92

4.1 Concept de planification .....................................................................................................92


4.1.1 Objectifs de la planification................................................................................... 92
4.1.2 Stratégie de planification ....................................................................................... 92
4.1.3 Année cible ............................................................................................................ 92
4.1.4 Amélioration institutionnelle et organisationnelle................................................. 93
4.1.5 Considérations financières..................................................................................... 93

4.2 Cadre de projection de l’amélioration future ......................................................................95


4.2.1 Zone cible .............................................................................................................. 95
4.2.2 Population .............................................................................................................. 96
4.2.3 Future projection nécessaire .................................................................................. 96
4.2.4 Conditions de conception ...................................................................................... 98

4.3 Le concept de développement du réseau d’egouts /système d’assainissement ..................99


4.3.1 Etude alternative pour l’amélioration du système d’égouts .................................. 99
4.3.2 Système d’assainissement autonome ................................................................... 109

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4.4 Plan d’Amélioration structurelle du système d’égouts..................................................... 118


4.4.1 Réseau d’égouts .................................................................................................. 118
4.4.2 Station de pompage du réseau d’égouts .............................................................. 119
4.4.3 La station d’épuration des eaux usées et le site de traitement des boues de vidange
....................................................................................................................... 120

4.5 Plan d’Opération et de Maintenance ................................................................................ 121


4.5.1 Réseau d’égouts .................................................................................................. 121
4.5.2 Station de pompage ............................................................................................. 123
4.5.3 La station d’épuration des eaux usées et les installations de traitement des boues ...
....................................................................................................................... 123
4.5.4 Formulation d’un grand livre .............................................................................. 124

4.6 Estimation préliminaire du coût de projet ........................................................................ 124


4.6.1 Estimation du coût de construction ..................................................................... 124
4.6.2 Estimation du coût de projet................................................................................ 125
4.6.3 Coût d’exploitation et de maintenance ................................................................ 126

4.7 Etablissement de priorités des Packages (ensembles) du Projet ...................................... 127


4.7.1 Introduction ......................................................................................................... 127
4.7.2 Packages (Ensembles) du Projet ......................................................................... 129

4.8 Plan de mise en œuvre ...................................................................................................... 130


4.8.1 Introduction ......................................................................................................... 130
4.8.2 Composantes du Projet ........................................................................................ 130
4.8.3 Calendrier de mise en œuvre ............................................................................... 138
4.8.4 Calendrier de décaissement ................................................................................. 138

4.9 Analyse économique ........................................................................................................ 142


4.9.1 Méthodologie ...................................................................................................... 142
4.9.2 Analyse coûts-avantages ..................................................................................... 143

4.10 Analyse financière ............................................................................................................ 148


4.10.1 Méthodologie ...................................................................................................... 148
4.10.2 Analyse coûts-avantages ..................................................................................... 149

4.11 Séléction de projet prioritaire pour l’Etude de Faisabilité................................................ 154

Chapitre 5. Plan de Gestion du Drainage des Eaux Pluviales ............................................ 157

5.1 Concept de la planification ............................................................................................... 157


5.1.1 Problèmes sur la gestion du drainage des eaux pluviales .................................... 157
5.1.2 Objectifs de la planification ................................................................................ 157
5.1.3 Zone et année cibles ............................................................................................ 158

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5.1.4 Conditions de planification.................................................................................. 159


5.1.5 Evaluation du réseau de drainage existant ........................................................... 161
5.1.6 Mesures nécessaires pour la gestion du drainage des eaux pluviales .................. 161
5.1.7 Amélioration organisationnelle et institutionnelle............................................... 161
5.1.8 Considérations financières................................................................................... 162

5.2 Etude alternative pour l’amélioration structurelle du drainage des eaux pluviales ..........162
5.2.1 Description de la disposition des alternatives...................................................... 162
5.2.2 Comparaison qualitative des Alternatives ........................................................... 167

5.3 Plan d’amélioration structurelle du drainage des eaux pluviales ......................................168


5.3.1 Plan d’amélioration structurelle de la zone nord ................................................. 168
5.3.2 Plan d’amélioration atructurelle de la zone ouest ................................................ 169
5.3.3 Plan d’amélioration structurelle du sud-est ......................................................... 171
5.3.4 Plan d’amélioration structurelle de la zone du centre .......................................... 172

5.4 Mesures d’accompagnement ............................................................................................174


5.4.1 Campagne de sensibilisation du public ............................................................... 174
5.4.2 Education par rapport au déversement des déchets solides dans le canaux......... 174
5.4.3 Amélioration des activités et organisations d’opération et de maintenance ........ 175

5.5 Plan d’opération et de maintenance ..................................................................................175


5.5.1 Organisation responsable de l’opération et de la maintenance ............................ 175
5.5.2 Carte de base et base de données des installations de Drainage .......................... 175
5.5.3 Méthode d’opération et maintenance .................................................................. 176

5.6 Estimation préliminaire du coût de projet ........................................................................178


5.6.1 Estimation du coût de construction ..................................................................... 178
5.6.2 Estimation du coût de projet ................................................................................ 178
5.6.3 Coût d’exploitation et de maintenance ................................................................ 179

5.7 Priorisation des composantes du projet ............................................................................180

5.8 Plan de mise en œuvre ......................................................................................................183


5.8.1 Généralité ............................................................................................................ 183
5.8.2 Composantes de projet ........................................................................................ 183
5.8.3 Calendrier de mise en œuvre ............................................................................... 184
5.8.4 Calendrier de décaissement ................................................................................. 184

5.9 Analyse économique .......................................................................................................188


5.9.1 Méthodologie ....................................................................................................... 188
5.9.2 Analyse coûts- avantage ...................................................................................... 188

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5.10 Analyse financière ............................................................................................................ 192


5.10.1 Méthodologie ...................................................................................................... 192
5.10.2 Analyse coût avantages ....................................................................................... 192

5.11 Sélection des projets prioritaires pour l’Etude de Faisabilité ........................................... 192

Chapitre 6. Plan de Gestion des Dechets Solides ................................................................. 193

6.1 Examen du plan directeur de gestion des déchets solides élaboré par l’APROSEN ........ 193
6.1.1 Généralités........................................................................................................... 193
6.1.2 Grandes lignes du plan directeur de la GDS ....................................................... 193
6.1.3 Conclusions ......................................................................................................... 193

6.2 Recommandations sur le Projet de la BID ....................................................................... 194


6.2.1 Grandes lignes du projet...................................................................................... 194
6.2.2 Coût du Projet GDS pour la ville de Kaolack ..................................................... 194
6.2.3 Recommendations ............................................................................................... 196

6.3 Proposition du plan préliminaire de GDS de Kaolack d’ici 2030 .................................... 196
6.3.1 Problèmes rencontrés dans la gestion des déchets solides à Kaolack ................. 196
6.3.2 Concept de planification...................................................................................... 198
6.3.3 Plan proposé pour la gestion des déchets solides ................................................ 201
6.3.4 Déchets dangereux .............................................................................................. 217
6.3.5 Plan du système individuel d’élimination des déchets périurbain....................... 218
6.3.6 Amélioration organisationnelle et institutionnelle .............................................. 218
6.3.7 Considérations financières .................................................................................. 219
6.3.8 Recommandations ............................................................................................... 220

Chapitre 7. Considérations Environnementales et Sociales................................................ 222

7.1 Mise en œuvre de l’EES à l’étape du plan directeur ........................................................ 222

7.2 Considérations environnementales et sociales pour les alternatives ................................ 222


7.2.1 Evaluation des alternatives/projets du point de vue des considérations
environnementales et sociales ............................................................................. 222
7.2.2 Evaluation des alternatives au plan directeur ...................................................... 223
7.2.3 Évaluation des projets prioritaires ....................................................................... 226
7.2.4 Impacts environnementaux sans projets (option zéro) et projection
environnementale ................................................................................................ 228

7.3 Définition temporaire du champ pour l’ébauche de l’étude de faisabilité ....................... 230

7.4 Mécanisme d’emission de gaz à effet de serre et effets de réduction appliquant le Plan
Directeur ........................................................................................................................... 233

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LISTE DES TABLEAUX


Tableau 2.1.1 Projection démographique de la ville de Kaolack .............................................. 4
Tableau 2.1.2 Projection démographique effectuée par l’APROSEN ....................................... 4
Tableau 2.1.3 Projection démographique effectuée par l’ONU-HABITAT .............................. 4
Tableau 2.1.4 Comparaison des données démographiques ....................................................... 4
Tableau 2.1.5 Principaux ouvrages d’adduction d’eau dans la ville de Kaolack....................... 5
Tableau 2.1.6 Consommation moyenne journalière d’eau dans la ville de Kaolack ................. 6
Tableau 2.1.7 La qualité de l’eau distribuée dans la ville de Kaolack....................................... 7
Tableau 2.1.8 Température et précipitations mensuelles à la station météo de Kaolack ........... 8
Tableau 2.1.9 Précipitations annuelles et précipitations journalières maximales annuelles à la
station climatologique de Kaolack ...................................................................... 9
Tableau 2.1.10 Précipitations journalières probables de la ville de Kaolack faisant référence aux
valeurs de la ville de Dakar ............................................................................... 11
Tableau 2.2.1 Projets d’extension du réseau d’égouts à partir de 2003 ................................... 16
Tableau 2.2.2 Longueur du réseau d’égouts existant y compris PRECOL.............................. 18
Tableau 2.2.3 Stations de Pompage existantes ........................................................................ 18
Tableau 2.2.4 Les récents travaux d’entretien majeurs du réseau d’égouts de Kaolack.......... 19
Tableau 2.2.5 Résultat de l’évaluation des capacités du réseau d’égouts existant en 2012..... 24
Tableau 2.2.6 Dimensions des bassins et TRH estimé ............................................................ 28
Tableau 2.2.7 Aperçu du lagunage aéré ................................................................................... 28
Tableau 2.2.8 TRH estimé du lagunage aéré ........................................................................... 29
Tableau 2.2.9 Qualité des eaux de la station d’épuration de Kaolack ..................................... 30
Tableau 2.2.10 Résultats de l’étude par entrevue ...................................................................... 34
Tableau 2.3.1 Canaux de drainage existants des eaux pluviales.............................................. 36
Tableau 2.3.2 Expérience d’inondation devant la maison ....................................................... 42
Tableau 2.3.3 Fréquence d’inondation .................................................................................... 42
Tableau 2.3.4 Hauteur d’inondation ........................................................................................ 43
Tableau 2.3.5 Durée d’inondation ........................................................................................... 43
Tableau 2.4.1 Revenus et dépenses annuels pour la GDS de la ville de Kaolack ................... 45
Tableau 2.4.2 Objectifs du plan directeur 2008 de la ville de Kaolack ................................... 45
Tableau 2.4.3 Production de déchets et ses collectes en 2007 et 2010 .................................... 46
Tableau 2.4.4 Système actuel de la collecte et du transport de déchets dans la ville de Kaolack
.......................................................................................................................... 46
Tableau 2.4.5 Sites de transfert existants dans la ville de Kaolack (en novembre 2011) ........ 47
Tableau 2.4.6 Dépôts Sauvages existants dans la ville de Kaolack (en décembre 2011) ........ 48
Tableau 2.4.7 Résultat de l’enquête sur le volume de déchets déversés dans les villes .......... 49
Tableau 2.4.8 Liste des documents et données recueillis relatifs à la GDS de la ville de Kaolack
.......................................................................................................................... 54
Tableau 2.5.1 Les études d’impact requises pour les installations classées ............................ 58
Tableau 2.5.2 Les arrêtés ministériels et directives sur les Etudes d’Impact sur l’Environnement
.......................................................................................................................... 59
Tableau 2.6.1 Situation des Objectifs du Millénaire pour le développement au mois de
décembre 2011 .................................................................................................. 72
Tableau 2.6.2 Indicateurs liés au DPES (2011-2015) .............................................................. 73
Tableau 2.6.3 PIB par habitant (USD) ..................................................................................... 73
Tableau 2.6.4 Inflation (%, Déflateur du PIB) ........................................................................ 74
Tableau 2.6.5 Budget ordinaire de l’ONAS en 2010 ............................................................... 76
Tableau 2.6.6 Nombre des effectifs de l’ONAS ...................................................................... 77
Tableau 2.6.7 Composition du personnel de l’APROSEN ...................................................... 78
Tableau 2.6.8 Budget de la ville de Kaokack .......................................................................... 81
Tableau 3.2.1 Taux d’accès au réseau d’assainissement amélioré sur la base du Réel et des
Prévisions établies dans le DSRP-II et le DPES ............................................... 83
Tableau 3.5.1 Le PIB par habitant par le passé ....................................................................... 87
Tableau 3.5.2 Projections futures du PIB par habitant et du taux de croissance réelle ........... 88

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Tableau 3.5.3 Estimation de la population pour 2012 ............................................................. 88


Tableau 3.5.4 Résultats des projections .................................................................................. 89
Tableau 4.2.1 Evaluation du taux d’infiltration....................................................................... 97
Tableau 4.2.2 Sommaire de la production d’Eaux usées par habitant ..................................... 97
Tableau 4.2.3 Production de charge polluante par habitant..................................................... 98
Tableau 4.2.4 Critères de conception et formules de calcul .................................................... 98
Tableau 4.3.1 Liste des stations d’épuration fonctionnelles .................................................. 100
Tableau 4.3.2 Sommaire des méthodes de traitement ........................................................... 100
Tableau 4.3.3 Profil des alternatives ..................................................................................... 103
Tableau 4.3.4 Classement des alternatives ............................................................................ 109
Tableau 4.3.5 Cadre de planification du traitement des boues dans la ville de Kaolack ........112
Tableau 4.3.6 Planification des paramètres de base pour le traitement des boues .................113
Tableau 4.3.7 Fixation préliminaire des dimensions de station de réception, de canaux et de
grille .................................................................................................................114
Tableau 4.3.8 Installation préliminaire du bassin de sédimentation .......................................115
Tableau 4.3.9 Installation préliminaire du bassin anaérobie ..................................................116
Tableau 4.3.10 Installation préliminaire du lit de séchage .......................................................117
Tableau 4.4.1 Dimensions de nouveaux collecteurs principaux proposés .............................118
Tableau 4.4.2 Tronçons de conduites en amiante ciment à remplacer ...................................118
Tableau 4.4.3 Description de chaque station de pompage ....................................................119
Tableau 4.4.4 Installations de traitement de la STEP ............................................................ 121
Tableau 4.5.1 Estimation du volume des travaux de curage en 2030.................................... 122
Tableau 4.5.2 Travaux de Maintenance et éléments d’inspection ......................................... 123
Tableau 4.5.3 Eléments d’inspection des travaux de Maintenance de la STEP et du traitement
des boues ........................................................................................................ 124
Tableau 4.6.1 Pourcentage de la portion monnaie locale et de celle étrangère ..................... 125
Tableau 4.6.2 Coût du projet ................................................................................................. 126
Tableau 4.6.3 Coût d’exploitation et de maintenance ........................................................... 126
Tableau 4.7.1 Profil des 9 zones ............................................................................................ 127
Tableau 4.7.2 Evaluation qualitative des zones ..................................................................... 129
Tableau 4.7.3 Zone de projet ................................................................................................. 129
Tableau 4.8.1 Composantes du projet (réseau d’égouts) ....................................................... 131
Tableau 4.8.2 Composantes de projet (Stations de pompage) ............................................... 131
Tableau 4.8.3 Sommaire de la population branchée et projection des eaux usées ................ 133
Tableau 4.8.4 Comparaison de la capacité échelonnée pour l’année 2020 ........................... 134
Tableau 4.8.5 Composantes du projet (Station d’Epuration) ................................................ 135
Tableau 4.8.6 La capacité échelonnée de la STEP ................................................................ 135
Tableau 4.8.7 Profil des composantes soft ............................................................................ 138
Tableau 4.8.8 Calendrier de décaissement du coût d’amélioration des installations
d’assainissement (coût de) construction ......................................................... 140
Tableau 4.8.9 Programme de décaissement du coût d’amélioration des installations
d’assainissement (coût de projet).................................................................... 141
Tableau 4.9.1 Contenu du projet, effet attendu et bénéfice ................................................... 143
Tableau 4.9.2 VDP totale pour l’amélioration du cadre de vie dans la zone cible ................ 144
Tableau 4.9.3 Calcul du Taux de Rentabilité Economique Interne (TREI) (VDP de 500
FCFA) ............................................................................................................. 145
Tableau 4.9.4 Calcul du Taux de Rentabilité Economique Interne (TREI) (VDP de 1 000
FCFA) ............................................................................................................. 146
Tableau 4.9.5 Calcul (VDP de la moyenne pondérée) .......................................................... 147
Tableau 4.10.1 Revenu total provenant de taxe d’égouts ........................................................ 150
Tableau 4.10.2 Calcul du TRFI (Scénario de Base) ................................................................ 151
Tableau 4.10.3 Calcul du TRFI (13,6 fois).............................................................................. 152
Tableau 4.10.4 Calcul du TRFI (49,0 fois).............................................................................. 153
Tableau 4.11.1 Projets prioritaires (Réseau d’égouts) ............................................................. 154
Tableau 4.11.2 Projets prioritaires (Stations de pompage) ...................................................... 154
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Rapport Final en République du Sénégal

Tableau 4.11.3 Projets prioritaires (STEP) .............................................................................. 155


Tableau 4.11.4 Plan d’installation par étapes d’égouts secondaires ........................................ 156
Tableau 5.1.1 Coefficient de ruissellement, F pour les types d’utilisation du sol ................. 159
Tableau 5.1.2 Coefficient de rugosité .................................................................................... 160
Tableau 5.1.3 Exemple de mise en œuvre du plan auxiliaire (Banque Mondiale) ................ 161
Tableau 5.1.4 Budget pour le curage des canaux de drainage de la ville de Kaolack ........... 162
Tableau 5.2.1 Installations proposées et coût de chaque alternative ..................................... 163
Tableau 5.2.2 Classement qualitatif des Alternatives ............................................................ 167
Tableau 5.3.1 Installations de drainage proposées pour la zone nord ................................... 169
Tableau 5.3.2 Installations de drainage proposées pour la zone ouest .................................. 171
Tableau 5.3.3 Installations de drainage proposées pour la zone sud-est................................ 172
Tableau 5.3.4 Réhabilitation des canaux de drainage du centre ............................................ 173
Tableau 5.4.1 Exemples d’outils de campagne de sensibilisation ......................................... 174
Tableau 5.4.2 Développement d’activités de formation pour les élèves ............................... 174
Tableau 5.4.3 Contenu de la formation des Enseignants ....................................................... 175
Tableau 5.5.1 Inspection des éléments de la pompe .............................................................. 177
Tableau 5.6.1 Pourcentage de la portion de monnaie locale et de celle étrangère................. 179
Tableau 5.6.2 Coût de projet.................................................................................................. 179
Tableau 5.7.1 Compositions des projets ................................................................................ 180
Tableau 5.7.2 Priorité de composantes de projets ................................................................. 183
Tableau 5.8.1 Composantes du projet de l’amélioration du drainage.................................... 184
Tableau 5.8.2 Plan de décaissement du coût des installations de drainage (Coût de
construction) ................................................................................................... 186
Tableau 5.8.3 Plan de décaissement du coût des installations de drainage (Coût du Projet)187
Tableau 5.9.1 Contenu du projet, effets attendus, et bénéfice ............................................... 188
Tableau 5.9.2 Estimation de la profondeur de l’inondation et de la durée ............................ 189
Tableau 5.9.3 Valeur du temps d’immobilisation des activités économiques ....................... 190
Tableau 5.9.4 Calcul du Taux de Rentabilité Economique Interne ....................................... 191
Tableau 5.11.1 Composantes de projets dans le cadre de l’Etude de Faisabilité (amélioration du
drainage) ......................................................................................................... 192
Tableau 6.1.1 Objectif du plan directeur de la ville de Kaolack en 2008 par APROSEN ..... 193
Tableau 6.1.2 Grandes lignes du plan directeur de la GDS de Kaolack par l’APROSEN .... 193
Tableau 6.2.1 Coût du Projet GDS de la BID pour la ville de Kaolack ................................ 195
Tableau 6.2.2 Liste d’équipement lourd et d’équipement auxiliaire pour la gestion des déchets
solides dans la ville de Kaolack ...................................................................... 195
Tableau 6.3.1 Obstacles et contraintes de la municipalité de Kaolack et du système ROC pour la
gestion des déchets solides.............................................................................. 197
Tableau 6.3.2 Parties impliquées dans la gestion des déchets solides et leurs responsabilités ....
........................................................................................................................ 200
Tableau 6.3.3 Zonage des territoires communaux de la ville de Kaolack ............................. 202
Tableau 6.3.4 Prévision de la population de la ville de Kaolack ........................................... 202
Tableau 6.3.5 Estimation de la quantité de production de déchets solides (2012-2030) dans la
ville de Kaolack .............................................................................................. 203
Tableau 6.3.6 Taux de collecte cible et quantité de déchets de la ville de Kaolack .............. 204
Tableau 6.3.7 Nombre de véhicules proposés nécessaires pour la ville de Kaolack ............. 205
Tableau 6.3.8 Enregistrement du taux d’utilisation du système ROC dans la ville de Kaolack .
........................................................................................................................ 206
Tableau 6.3.9 Stations de transfert existantes et proposées ................................................... 208
Tableau 7.2.1 Évaluation des alternatives pour la composante système d’assainissement pour le
plan directeur .................................................................................................. 224
Tableau 7.2.2 Evaluation des alternatives pour la composante gestion du drainage pour le plan
directeur .......................................................................................................... 225
Tableau 7.2.3 Évaluation pour la selection des projets prioritaires du réseau d’égouts/
amélioration du système d’assainissement ..................................................... 226

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Projet d’Assainissement des eaux usées,
des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack Rapport Principal
en République du Sénégal Rapport Final

Tableau 7.2.4 Évaluation pour la selection des projets prioritaires de gestion des eaux pluviales
........................................................................................................................ 227
Tableau 7.2.5 Situation sans projet (statu quo) ..................................................................... 229
Tableau 7.2.6 Autres alternatives .......................................................................................... 229
Tableau 7.2.7 Conseils en gestion requis .............................................................................. 230
Tableau 7.3.1 Définition temporaire du champ pour l’amélioration du système
d’assainissement ............................................................................................. 230
Tableau 7.3.2 Définition temporaire du champ des travaux d’amélioration pour la gestion des
eaux pluviales ................................................................................................. 232
Tableau 7.4.1 Exemple de débits d’émission de gaz à effet de serre .................................... 233
Tableau 7.4.2 Estimation d’émission de gaz à effet de serre (CH4 et N2O) .......................... 234
LISTE DES FIGURES
Figure 1.4.1 Calendrier d’ensemble de l’étude ....................................................................... 2
Figure 2.1.1 Structure administrative de la région de Kaolack ............................................... 3
Figure 2.1.2 Localisation des zones desservies et des principaux ouvrages d’adduction d’eau
dans la ville de Kaolack ...................................................................................... 6
Figure 2.1.3 Evolution de la consommation d’eau dans la ville de Kaolack .......................... 7
Figure 2.1.4 Température mensuelle à la station climatologique de Kaolack pour une durée de
30 ans allant de 1971 à 2000 .............................................................................. 8
Figure 2.1.5 Précipitations mensuelles à la station climatologique de Kaolack pour une durée
de 30 ans allant de 1971 à 2000 .......................................................................... 8
Figure 2.1.6 Précipitations annuelles à la station climatologique de Kaolack entre 1998 et
2011 .................................................................................................................... 9
Figure 2.1.7 Précipitations journalières maximales annuelles à la station climatologique de
Kaolack de 1998 à 2012 ................................................................................... 10
Figure 2.1.8 Précipitations journalières maximales annuelles et courbes de distribution de
probabilité appliquées ....................................................................................... 12
Figure 2.1.9 Précipitations de 24 heures observées en hivernage 2012 ................................ 13
Figure 2.1.10 Histogramme et fréquence cumulée de la durée de forte pluie de l’hivernage
2012 .................................................................................................................. 14
Figure 2.1.11 Comparaison entre les événements pluvieux enregistrés pendant l’hivernage
2012 et les courbes d’intensité de pluie probable ............................................. 15
Figure 2.2.1 Plan de Développement du réseau d’égouts proposé en 1982 .......................... 16
Figure 2.2.2 Zone desservie et réseau d’égouts après le PRECOL ....................................... 17
Figure 2.2.3 Tronçons du réseau de collecteur comprenant des casses de conduites ........... 21
Figure 2.2.4 Illustration de construction inappropriée autour de la SP No.2 ........................ 21
Figure 2.2.5 Zones desservies par le réseau existant (à l’achèvement du PRECOL) ........... 23
Figure 2.2.6 Comparaison entre la zone conçue dans le plan directeur des années 1980 et la
zone desservie par le réseau d’égouts existant ................................................. 25
Figure 2.2.7 Zone de la nappe phréatique de niveau élevé ................................................... 26
Figure 2.2.8 Plan général de la station d’épuration de Kaolack ............................................ 27
Figure 2.2.9 Débit entrant de la station d’épuration des eaux usées de Kaolack .................. 29
Figure 2.2.10 Qualité des eaux en amont et en aval de la station (TSS, DCO et DBO) ......... 31
Figure 2.2.11 Endroit des quartiers ciblés par l’enquête ......................................................... 32
Figure 2.3.1 Plan d’amélioration du réseau de drainage des eaux pluviales proposé en 1982
.......................................................................................................................... 35
Figure 2.3.2 Réseau existant des canaux de drainage ........................................................... 37
Figure 2.3.3 Organigramme du STC ..................................................................................... 39
Figure 2.3.4 Emplacement des zones de l’étude sur les conditions d’inondation ................. 41
Figure 2.3.5 Questionnaire pour l’étude sur les conditions d’inondation ............................. 42
Figure 2.3.6 Résultats de l’étude sur les conditions d’inondation ........................................ 43
Figure 2.4.1 Organigramme de la Mairie de Kaolack sous l’angle de la GDS ..................... 45

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Rapport Principal des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack
Rapport Final en République du Sénégal

Figure 2.4.2 Carte de Localisation des sites de transfert et de la décharge finale de la ville de
Kaolack ............................................................................................................. 52
Figure 2.5.1 Organigramme de la DEEC .............................................................................. 56
Figure 2.5.2 Procédures de l’évaluation environnementale stratégique (EES) ..................... 62
Figure 2.5.3 Procédures de l’étude d’impact sur l’environnement (EIE) .............................. 63
Figure 2.5.4 Organigramme de la DREEC de Kaolack......................................................... 64
Figure 2.5.5 Organisations gouvernementales et non-gouvernementales à l’égard de
considérations environnementales de la ville de Kaolack................................. 68
Figure 2.6.1 Évolution du PIB par habitant (USD) ............................................................... 74
Figure 2.6.2 Évolution de la croissance du PIB réel ............................................................. 74
Figure 2.6.3 Evolution de l’inflation (déflateur du PIB) ....................................................... 75
Figure 2.6.4 Exportations et importations de biens et services ............................................. 75
Figure 2.6.5 Déficit du commerce extérieur (% du PIB) ...................................................... 75
Figure 2.6.6 Service de la dette (% des exportations) ........................................................... 76
Figure 2.6.7 Organisation de l’ONAS ................................................................................... 78
Figure 2.6.8 Organisation de la Mairie de Kaolack............................................................... 80
Figure 3.2.1 Changements interannuels des taux d’accès à l’assainissement amélioré dans les
stratégies nationales .......................................................................................... 84
Figure 3.4.1 Organigramme d’Amélioration des stratégies pour les composantes du plan
directeur ............................................................................................................ 86
Figure 3.5.1 Résultats de l’analyse de régression du PIB par habitant ................................. 87
Figure 3.5.2 Projection et résultats des recensements ........................................................... 89
Figure 3.5.3 Estimation pour 2012 ........................................................................................ 90
Figure 3.5.4 Projection pour 2015 ......................................................................................... 90
Figure 3.5.5 Projection pour 2020 ......................................................................................... 90
Figure 3.5.6 Projection pour 2025 ......................................................................................... 90
Figure 3.5.7 Projection pour 2030 ......................................................................................... 91
Figure 4.1.1 Diagramme Schématique d’aménagement de la zone de planification du réseau
d’égouts ............................................................................................................. 92
Figure 4.2.1 Zone ciblée pour l’aménagement du réseau et du système d’égouts ................ 95
Figure 4.2.2 Consommation domestique par habitant ........................................................... 96
Figure 4.3.1 La STEP existante et la zone proposée pour son extension ............................ 101
Figure 4.3.2 Plan d’implantation de l’Alternative 1 (réseau d’égouts) ............................... 104
Figure 4.3.3 Plan d’implantation de l’Alternative 2 (réseau d’égouts) ............................... 105
Figure 4.3.4 Plan d’implantation de l’Alternative 3 (réseau d’égouts) ............................... 106
Figure 4.3.5 Plan d’aménagement des Alternatives (STEP) ............................................... 107
Figure 4.3.6 Processus conceptuel du traitement des boues de vidange ............................. 114
Figure 4.3.7 Usage conceptuel d’un système de deux bassins parallèles pour sédimentation ..
........................................................................................................................ 115
Figure 4.3.8 Diagramme schématique proposé pour le système de traitement des boues de
vidange ............................................................................................................ 117
Figure 4.4.1 Emplacement des conduites d’égouts à remplacer ......................................... 119
Figure 4.4.2 Emplacement des stations de pompage ........................................................... 120
Figure 4.5.1 Organigramme des travaux de maintenance programmés .............................. 122
Figure 4.7.1 Emplacement des 9 zones de la planification du réseau d’égouts .................. 128
Figure 4.7.2 Les projets échelonnés et leurs composantes de projet ................................... 130
Figure 4.8.1 Les composantes de projet (collecteurs et Stations de pompage) ................... 132
Figure 4.8.2 Branchement progressif de la population et relations entre la projection d’eaux
usées et la capacité de la STEP ....................................................................... 136
Figure 4.8.3 Construction de la STEP par phase ................................................................. 137
Figure 4.8.4 Programme de mise en œuvre du Plan Directeur (Amélioration de
l’assainissement) ............................................................................................. 139
Figure 4.11.1 Emplacements des projets prioritaires (réseau d’égouts et stations de pompage)
........................................................................................................................ 155
Figure 5.1.1 Zone cible du plan d’évacuation des eaux pluviales ....................................... 158

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Projet d’Assainissement des eaux usées,
des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack Rapport Principal
en République du Sénégal Rapport Final

Figure 5.2.1 Alternative 1 ................................................................................................... 164


Figure 5.2.2 Alternative 2 ................................................................................................... 165
Figure 5.2.3 Alternative 3 ................................................................................................... 166
Figure 5.3.1 Emplacement des installations de drainage proposées dans la zone nord ...... 168
Figure 5.3.2 Emplacement des installations de drainage proposées dans la partie ouest.... 170
Figure 5.3.3 Emplacement des installations de drainage proposées dans le Sud-Est ......... 171
Figure 5.3.4 Emplacement des canaux de drainage à réhabiliter dans le centre ................. 173
Figure 5.5.1 Méthode de curage et de dragage ................................................................... 177
Figure 5.7.1 Packages du projet .......................................................................................... 181
Figure 5.7.2 Zone estimée d’inondation en 2030................................................................ 182
Figure 5.8.1 Programme de mise en œuvre du Plan Directeur (Ouvrages hydrauliques) ... 185
Figure 6.3.1 Diagramme systématique des zones collectées, non-collectées, et zones adoptant
un système individuel d’élimination des déchets dans la ville de Kaolack .... 199
Figure 6.3.2 Quantité de production de déchets moyenne estimée par habitant ................. 203
Figure 6.3.3 Flux de déchets solides dans la ville de Kaolack (2013 et 2030) ................... 204
Figure 6.3.4 Création des zones de collecte des déchets et nouveau système de collecte, de
transport et d’élimination des déchets dans la ville de Kaolack ..................... 210
Figure 6.3.5 Diagramme du système de collecte actuel, de transport et d’élimination des
déchets dans la ville de Kaolack ......................................................................211
Figure 6.3.6 Diagramme conceptuel du nouveau système de collecte, de transport et
d’élimination des déchets dans la ville de Kaolack ........................................ 212
Figure 6.3.7 Programme de mise en œuvre prévu du volet GDS de la ville de Kaolack .... 217

LISTE DES PHOTOS

Photo 2.2.1 Curage par camion vidangeur muni de pompe hydrocureur............................. 20


Photo 2.2.2 Travaux de curage manuel avec brosse ............................................................ 20
Photo 2.2.3 Problèmes sanitaires confirmés à la zone sud-est de la ville de Kaolack ......... 26
Photo 2.3.1 Bouché par les sédiments et les déchets ........................................................... 38
Photo 2.3.2 Tuyau d’égouts sortant d’une maison ............................................................... 38
Photo 2.3.3 Canal en terre excavé ........................................................................................ 38
Photo 2.3.4 Obstacles dans un canal de drainage à ciel ouvert ............................................ 39
Photo 2.4.1 Sites de transfert ............................................................................................... 48
Photo 2.4.2 Etat de GDS de la ville de Kaolack .................................................................. 50
Photo 2.4.3 Décharge finale ................................................................................................. 51
Photo 2.5.1 Recyclage des déchets plastiques ..................................................................... 71
Photo 6.3.1 Conditions actuelles du site de décharge finale (nov. 2012) ........................... 213
Photo 6.3.2 Emplacement du site de la décharge contrôlée proposé pour la ville de Kaolack à
Mbadakhoune (l’emplacement exact du site de décharge contrôlée proposé à
l’intérieur de la ligne en pointillés n’est pas encore délimité) ........................ 214
Photo 6.3.3 Emplacement du site de la décharge contrôlée proposé à Mbadakhoune pour la
ville de Kaolack et le réseau d’évacuation des eaux usées proposé ............... 214
Photo 7.1.1 Réunion de validation de l’EES (7 novembre 2012, Kaolack) ....................... 222

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CHAPITRE 1. INTRODUCTION

1.1 Contexte de réalisation du projet


Kaolack est l’une des principales villes de la République du Sénégal, avec 270 000 habitants environ en
2012. Toutefois, l’environnement est insalubre car les eaux usées, les eaux pluviales et les déchets
solides ne sont pas correctement traités. Par ailleurs, le Plan Directeur d’assainissement n’ayant pas été
revu depuis son élaboration en 1979, nécessite donc une réactualisation afin d’améliorer les conditions
d’hygiène.
En ce qui concerne le traitement des eaux usées et pluviales, une station d’épuration des eaux usées par
lagunage (d’une capacité initiale de 2 000 m3/jour), construite en 1981, reste opérationnelle, mais le
lagunage aéré réalisé avec l’appui de la BID (Banque Islamique de Développement) ne peut être
fonctionnel sans être livré par cette dernière. De plus, l’installation des conduites et canaux de drainage
n’a été faite que partiellement. Le réseau de canalisation d’égouts est d’une longueur totale de 45 km et
la population qui peut actuellement être branchée au réseau d’égouts et aux canaux de drainage est de
15 000 habitants seulement.
Quant à la gestion des déchets, la détérioration des équipements est si avancée qu’en 2007 le taux de
ramassage était de 25%. La ville dispose cependant de trois sites de transfert et d’un site de stockage
définitif. Mais il s’agit tous de décharges à ciel ouvert au sein desquelles il n’y a ni engins pour le
nivellement de terrain ni pont-bascule. Néanmoins, des travaux d’aménagements ont démarré au niveau
du site de décharge.
Vu cette situation à Kaolack, le gouvernement de la République du Sénégal (ci-après dénommé ‘le
Gouvernement du Sénégal’) a adressé une requête d’assistance au gouvernement japonais. En réponse à
cette requête, le gouvernement du Japon a décidé de mener le « Projet d’Assainissement des Eaux Usées,
des Eaux Pluviales et des Déchets Solides de la ville de Kaolack ». Aussi le projet a été entrepris par
l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (ci-après dénommée la ‘JICA’), laquelle est une
agence officielle responsable de la mise en œuvre des programmes de coopération technique du
gouvernement du Japon, conjointement avec les autorités concernées du gouvernement du Sénégal. Le
projet a été commencé en novembre 2011 et achevé en mars 2014.

1.2 Objectifs de l’Etude


Les objectifs de l’Etude sont les suivants :
(1) Réactualiser le plan existant et les conditions actuelles du réseau d’égout, de drainage des eaux
pluviales et des déchets solides dans la ville de Kaolack.
(2) Formuler le Plan Directeur du réseau d’assainissement, de drainage des eaux pluviales et de gestion
des déchets solides à Kaolack.
(3) Effectuer une Etude de Faisabilité pour les zones de priorités majeures ; et
(4) Réaliser un transfert des compétences et technologies utiles au personnel concerné pendant l’Etude.

1.3 Zone d’étude


L’Etude portera sur toute l’étendue de la ville de Kaolack au Sénégal.

1.4 Calendrier de l’Etude


L’Etude sera menée conformément au calendrier de la Figure 1.4.1. La durée de l’Etude sera d’environ
vingt-quatre (24) mois. Différents rapports seront périodiquement soumis comme indiqué dans le
calendrier.

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Projet d’Assainissement des eaux usées,
Rapport Principal des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack
Rapport Final en République du Sénégal

2011 2012 2013 2014


Année/Mois
10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1

Travaux sur
place

Travaux au
Japon

RC RA1 RA2 REF PRF RF


Rapports
Phase I Phase II Phase III

Phase

Légende : RC : Rapport de Commencement, RA1 : Rapport d’Avancement 1, RA2 : Rapport d’Avancement 2, PRF : Projet
de Rapport Final, RF : Rapport Final
Phase I : Collecte de données de base sur les réseaux des eaux usées, de drainage des eaux pluviales et de la gestion des
déchets solides
Phase II : Formulation du Plan directeur d’assainissement pour les eaux usées, les eaux pluviales et les déchets solides
Phase III : Etude de Faisabilité sur les projets de priorité majeure

Figure 1.4.1 Calendrier d’ensemble de l’étude

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Projet d’Assainissement des eaux usées,
des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack Rapport Principal
en République du Sénégal Rapport Final

CHAPITRE 2. ETUDE DE BASE

2.1 Aperçu de la ville de Kaolack

2.1.1 Généralité
La ville de Kaolack, capitale de la région de Kaolack située à environ 190 km au sud-est de Dakar, est le
carrefour des principales routes nationales qui desservent les régions du Sénégal notamment la route
N°1 pour celles d’Est-Ouest et les routes N°4 et N°5 pour celles de Nord-Sud. De plus, on y trouve des
routes qui mènent vers les quatre pays frontaliers à savoir : le Mali, la Gambie, la Guinée et la
Guinée-Bissau. Située sur la rive droite du fleuve Saloum, la ville de Kaolack couvre une superficie de
145,14 km2. Elle est topographiquement très plate et dispose géographiquement de sols sableux et salins
qui dominent la zone urbaine.

2.1.2 Population

(1) Structure administrative


Sous la structure administrative de la région de Kaolack, la commune de Kaolack est divisée en 43
quartiers (ce chiffre est basé sur les données du dernier recensement de 2002 fournies par l’Agence
Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) du Ministère de l’Economie et des
Finances). Les nombres de quartiers sont différents entre les documents concernés en raison de la
modification rapide de démarcation de la ville apportée par l’urbanisation

Figure 2.1.1 Structure administrative de la région de Kaolack


(2) Population
Les données démographiques pour la ville de Kaolack ont été recueillies à partir de plusieurs sources.
Mais étant donné que les chiffres ne sont pas nécessairement cohérents entre eux, ils doivent être
comparés et examinés dans le détail.

(a) Recensement national


Le Sénégal a jusqu’à présent réalisé trois recensements nationaux, à savoir en 1976, en 1988 et en
2002. Conformément à la législation, le recensement national au Sénégal est décennal, mais dans la
réalité ils ont été réalisés avec du retard par rapport au calendrier fixé par la loi. Le prochain
recensement est prévu d’être mené en fin 2013 et ses résultats seront publié dans le premier
trimestre de 2014.
La population de Kaolack était de 150 961 habitants en 1988 et de 174 366 en 2002. La
composition de la ville ou des quartiers dans la ville a été modifiée en 2002 à la suite de l’expansion
de la zone urbaine. Le taux de croissance moyen annuel était de 1,03% entre 1988 et 2002. D’après
les données de la Banque Mondiale, le taux de croissance démographique à l’échelle nationale dans
la zone urbaine est aux alentours de 3% ou plus entre 1988 et 2002. Par conséquent, le taux de
croissance démographique de la ville de Kaolack semble etre extrêmement faible.
Les résultats détaillés des projections des recensements nationaux de 1988 et de 2002 sont indiqués
sur les tableaux suivants.

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Rapport Principal des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack
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Tableau 2.1.1 Projection démographique de la ville de Kaolack


2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Population 178 243 183 076
188 929 193 899 199 541 204 968 210 483 216 078
Taux de croissance - 2,71 3,20 2,63 2,91 2,72 2,69 2,66
(%)
Taux de croissance 2,69 2,68 2,66 - - - - -
national (%)
Sources : Recensement de 2002, ANSD, Ministère de l’Economie et des Finances, et la Banque Mondiale

(b) APROSEN
Le rapport de l’APROSEN (Agence nationale pour la Propreté du Sénégal) intitulé ETUDE POUR
LA MISE EN OEUVRE OPERATIONNELLE D’UN SYSTEME DE GESTION DURABLE DES
DECHETS SOLIDES DANS LA VILLE DE KAOLACK, 2007, a réalisé une estimation
démographique pour la ville de Kaolack avec une base de calcul. Cette estimation divisait la
population en hommes et femmes et appliquait un taux de croissance différent pour chacun des
deux groupes. Dans le cadre de ce travail, les hommes représentaient 47% de la population totale,
et les femmes 53%. Le taux de croissance y était de 2,7% et de 2,9% respectivement, ce qui
équivalait à un taux de croissance total de 2,81% (= 0,47 ™0,027 + 0,53 ™0,029). L’estimation a
été effectuée en appliquant ces chiffres aux données du recensement de 1988. Les résultats de cette
estimation figurent dans le tableau ci-dessous.
Tableau 2.1.2 Projection démographique effectuée par l’APROSEN
2002 2003
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Population 222 346 228 583
234 996 241 588 248 366 255 334 262 498 269 863 277 435
Taux de 2,81 2,81
2,81 2,81 2,81 2,81 2,81 2,81 2,81
croissance (%)
Source : APROSEN, ETUDE POUR LA MISE EN OEUVRE OPERATIONNELLE D’UN SYSTEME DE GESTION
DURABLE DES DECHETS SOLIDES DANS LA VILLE DE KAOLACK, 2007

(c) ONU-HABITAT
Le rapport de l’ONU-HABITAT (programme des Nations Unies pour les établissements humains),
SÉNÉGAL: PROFILE URBAIN DE KAOLACK, 2009, a également effectué une estimation
démographique pour la ville de Kaolack avec une base de calcul. Cette estimation appliquait tout
simplement le même taux de croissance de 3,5% aux données du recensement de 1988. Le résultat
pour 2003, qui est indiqué dans le rapport en question, était de 259 282 habitants. Les résultats
obtenus en appliquant le même taux de croissance aux autres années sont indiqués dans le tableau
suivant.
Tableau 2.1.3 Projection démographique effectuée par l’ONU-HABITAT
2002 2003
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Population 250 514 259 282
268 357 277 749 287 471 297 532 307 946 318 724 329 879
Taux de 3,50 3,50
3,50 3,50 3,50 3,50 3,50 3,50 3,50
croissance (%)
Sources : ONU-HABITAT, SENEGAL: PROFILE URBAIN DE KAOLACK, 2009, et l’Equipe d’Experts de la JICA (EEJ)

(d) Rapport socio-économique


Le rapport socio-économique, SITUATION ECONOMIQUE ET SOCIALE DE LA REGION DE
KAOLACK, 2009, affichent les résultats estimatifs uniquement pour 2008. Étant donné qu’il a été
publié par l’ANSD, il introduisait seulement les projections effectuées par ses soins.

(e) Comparaison des différentes estimations


Tableau 2.1.4 Comparaison des données démographiques
1988 2002 2003 2008 2010
Recensement 150 961 174 366 - - -
Taux de croissance 1,03% - - -
Projection par l’ANSD - - - 178 243 188 929

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Projet d’Assainissement des eaux usées,
des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack Rapport Principal
en République du Sénégal Rapport Final

1988 2002 2003 2008 2010


Taux de croissance - 0,37% 3,2%
APROSEN 150 961 222 346 228 583 262 498 277 435
Taux de croissance 2,81%
ONU-HABITAT - - 259 282 307 946 329 879
Taux de croissance 3,5% 3,5% 3,5%
Taux de croissance national 3,02% 2,67% 2,71% 2,69% 2,66%
Taux de croissance national 3,80% 3,16% 3,19% 3,30% 3,29%
dans les zones urbaines
Sources : ANSD, APROSEN, ONU-HABITAT et la Banque Mondiale

2.1.3 Adduction d’eau


Grace au contrat de bail qui le lie avec la SONES, la SDE assure la gestion et l’opération des insllations
d’adduction d’eau de la ville de Kaolack.
Dans la ville de Kaolack, l’eau de la nappe phréatique est pompée des puits profonds et distribuée aux
ménages et aux infrastructures commerciales et administratives à l’aide de châteaux d’eau après
desinfection avec d. Les zones déjà desservies par le réseau et celles d’extension des services dans le
proche avenir sont respectivement de 19,5 km2 et 6,6 km2 environ comme l’indiquent le Tableau 2.1.5
et la Figure 2.1.2. Selon les données de janvier 2007 à août 2011 fournies par la SDE (Sénégalaise Des
Eaux), la consommation d’eau de la ville a progressivement augmentée en raison de l’urbanisation
rapide, comme mentionné dans le Tableau 2.1.6 et la Figure 2.1.3 (à gauche). En 2011, la moyenne
journalière de la consommation d’eau a été évaluée à 17 950 m3/jour dont 14 515 m3/jour pour les
ménages et 3 435 m3/jour pour le secteur commercial. En 5 ans, le ratio du secteur commercial au
secteur ménager avait varié environ entre 0,20 et 0,25.
Tableau 2.1.5 Principaux ouvrages d’adduction d’eau dans la ville de Kaolack
Forage Existant Année Profondeur Capacité Château d’eau
Des puits
ou de de pompe No. Hauteur Volume
Prévu construction (m) (m3/h) (m) (m3)
F1 Existant 1980 75 180 R1 18 800
F2 1986 80 200
F3 1990 180 200 R2 20 800
F4 1961 300 140 R3 20 1 200
F5 Prévu - Inconnu 152 R5 inconnu inconnu
F6 - Inconnu 152 R6 idem idem
Source: SDE

Le taux d’eau non génératrice de revenu de la ville de Kaolack atteint environ 20%, ce qui est
relativement faible par rapport aux autres pays en voie de développement, et la variation mensuelle de
l’approvisionnement en eau de la ville de Kaolack est enregistré à environ 1,1 (rapport de
maximum/minimum) en 2012, selon la SDE.
Puisque la SDE enregistre seulement le nombre d’abonnements, l’Equipe d’Experts de la JICA a estimé
la consommation domestique d’eau par habitant à l’aide de (i) le nombre d’abonnements fournis par la
SDE, et (ii) la moyenne d’habitants par concession dans la ville de Kaolack. En ce qui concerne la
moyenne d’habitants, les deux valeurs suivantes sont utilisées pour l’estimation.
• Cas 1 : 10,3 personnes par concession
selon le recensement de 1988, ANSD du Ministère de l’Economie et des Finances
• Cas 2 : 16,0 personnes par concession
selon les données du plan directeur en 2007 pour la gestion des déchets solides élaborés par la
Mairie de Kaolack et l’APROSEN
De ce fait, la consommation domestique d’eau de 70 et 45 L/habitant/jour ainsi que la moyenne
journalière de 58 L/habitant/jour en 2011 sont estimées comme indiquées à la Figure 2.1.3 (droite).

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Rapport Principal des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack
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Tableau 2.1.6 Consommation moyenne journalière d’eau dans la ville de Kaolack


Unité 2007 2008 2009 2010 2011
Secteur ménag er m3/jour 9 845 10 195 10 615 14 326 14 515
Secteur commercial 1) m3/jour 2 373 2 229 2 076 3 654 3 435
Total m3/jour 12 218 12 424 12 691 17 980 17 950
Ratio de secteur commercial ratio 0,241 0,219 0,196 0,255 0,237
au secteur ménager
Note 1) L’usage administratif est inclus dans la consommation du secteur commercial
Source : SDE

Note: Cette carte ne présente que le centre-ville de Kaolack. Le puit proposé (F6) et le château d’eau (R6) qui sont situés à
Darou Rahmati ne sont pas visibles sur la carte ci-dessus car les données relatives sur le positionnement exact sont
inexistantes.

Figure 2.1.2 Localisation des zones desservies et des principaux ouvrages d’adduction d’eau
dans la ville de Kaolack

6 CTI Engineering International Co., Ltd.


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des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack Rapport Principal
en République du Sénégal Rapport Final

Figure 2.1.3 Evolution de la consommation d’eau dans la ville de Kaolack

Le tableau suivant est relatif à la qualité de l’eau distribuée dans la ville de Kaolack. La
conductivité et la concentration de CI est élevée, ce qui est principalement lié à la salinité de la
nappe.

Tableau 2.1.7 La qualité de l’eau distribuée dans la ville de Kaolack


Parameter Unit Location
F1 F2 F3 F4
Conductivity µs/cm 1 950 2 030 2 030 2 000
pH - 8.22 8.07 7.98 7.99
Turbidity NTU 1.47 0.28 0.40 0.58
Hardness mg/l 52 52 48 52
Cl- mg/l 369 412 398 412
HCO3- mg/l 470.9 441.6 436.8 429.4
SO42- mg/l 72 66 78 78
NO3- mg/l 3.6 2.2 2.7 2.4
NO2- mg/l 0.011 0.006 0.011 0.013
PO43- mg/l 0.35 0.29 0.22 0.34
Fe mg/l 0.06 0.01 0.03 0.02
F- mg/l 3.13 2.47 2.43 2.53
Source: SDE, Monitored in October 2012

2.1.4 Météorologie

(1) Données et Source


Il existe une station de climatologie dans la ville de Kaolack, située à 16° 04 de longitude Ouest et
14° 08 de latitude Nord. Il y a également deux types de données météorologiques enregistrées à la
station de Kaolack: l’un est un résumé des données météorologiques enregistrées sur le long terme
pour la période de 1971 à 2000 1, pendant que l’autre constitue une fiche mensuelle d’observations
météorologiques datant de 1998 à nos jours 2. La partie suivante constitue une brève présentation de
la situation météorologique de Kaolack par l’utilisation de deux types de données météorologiques,
en particulier la température et les précipitations qui restent des éléments étroitement liés au projet.
De plus, l’équipe du projet a pu observer des pluies de courte durée pendant l’hivernage 2012. Les
pluies de projet sont conçues dans ce projet-ci, en combinant les données pluviométriques
journalières avec celles des pluies de courte durée pour améliorer le drainage des eaux pluviales.

1
Référence: Données météorologiques de la période de 1971 à 2000, Station Météorologique de Kaolack
2
Tableau de climatologie de la période de 1998 à 2011, Station régionale de Kaolack

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(2) Température et Précipitations mensuelles sur le long terme


Les valeurs maximales, minimales et moyennes de la température et de la pluie mensuelle sur le long
terme sont récapitulées dans le Tableau 2.1.8 et les Figures 2.1.4 et 2.1.5, indiquant deux climats
locals distincts, i.e. la saison sèche de décembre à avril laquelle provient des vents d’hiver du
nord-est, et la saison des pluies résultant des vents d’été du sud-ouest qui s’étend de juin à octobre.
Les précipitations annuelles d’environ 560 mm se produisent entre juin et octobre. Les températures
maximales tournent autour de 35°C et celles minimales avoisinant 25°C restent relativement
constantes en saison des pluies. Mais, elles peuvent parfois atteindre respectivement 35-40°C et
20°C en saison sèche.
Quant aux précipitations mensuelles, celles du mois d’août représente 40% des précipitations
annuelles, et près de 87% de celles-ci se concentrent sur les trois mois de juillet à septembre.
Tableau 2.1.8 Température et précipitations mensuelles à la station météo de Kaolack
Mois Température (°C) Précipitations
Maximale Moyenne Minimale (mm)
Janvier 34,4 26,0 17,6 1,0
Février 37,1 27,9 18,7 1,0
Mars 38,8 29,4 20,0 0,0
Avril 40,3 30,7 21,1 0,0
Mai 39,8 31,0 22,2 3,0
Juin 37,2 30,6 23,9 31,0
Juillet 34,7 29,6 24,4 122,0
Août 33,3 28,7 24,1 222,0
Septembre 33,7 28,8 23,9 139,0
Octobre 36,2 29,9 23,6 40,0
Novembre 37,1 29,0 20,9 1,0
Décembre 34,6 26,2 17,8 1,0
Total 561,0

㻹㼍㼤㼕㼙㼍㼘㼑
Température (oC) Température mensuelle (1971-2000) 㻹㼛㼥㼑㼚㼚㼑
㻹㼕㼚㼕㼙㼍㼘㼑
45

40

35
30

25

20
15

10
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Mois

Figure 2.1.4 Température mensuelle à la station climatologique de Kaolack pour une durée
de 30 ans allant de 1971 à 2000

Hauteur des
Précipitations mensuelles (1971-2000)
Pluies (mm)
250

200

150

100

50

0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Mois

Figure 2.1.5 Précipitations mensuelles à la station climatologique de Kaolack pour une


durée de 30 ans allant de 1971 à 2000

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(3) Précipitations journalières


Comme décrite dans la partie (1), l’autre source d’informations est une fiche mensuelle
d’observations météorologiques enregistrées pendant une durée de 14 ans, allant de 1998 à 2011. Le
Tableau 2.1.9 résume les précipitations annuelles et les précipitations journalières maximales de
chaque année pour cette période. La Figure 2.1.6 présente une variation des précipitations annuelles
pendant 14 ans, et montre le fait que les pluies ont été beaucoup plus importantes pendant les trois
(3) années particulières 1999, 2006 et 2010, par rapport aux autres années. De plus, la moyenne
annuelle de ces 14 années est calculée pour 655 mm. Comparées aux précipitations annuelles de
560 mm pendant la période de 30 ans allant de 1971 à 2000, une hauteur des pluies annuelle de
655 mm est une valeur plus importante. Les causes de ce phénomène ne sont pas bien précisées car
les données disponibles sont limitées. Cependant, un enregistrement beaucoup plus long et précis
des données/informations serait nécessaire à cet effet.
Tableau 2.1.9 Précipitations annuelles et précipitations journalières maximales annuelles à la
station climatologique de Kaolack

Années Précipitations Précipitations


Max. / jour
Annuelles (mm) (mm)
1998 433,9 31,5
1999 877,8 86,3
2000 732,0 92,1
2001 623,8 87,3
2002 567,0 78,1
2003 535,7 53,9
2004 579,9 57,5
2005 762,5 (Absent)
2006 802,9 122,3
2007 488,0 45,3
2008 639,8 52,5
2009 740,9 60,1
2010 852,8 66,0
2011 535,3 49,3
Moyenne 655,2 67,9

Hauteur des
Précipitations Annuelles (1998-2011)
Pluies (mm)
1000
900
800
700
600
500
400
300
1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

Années

Figure 2.1.6 Précipitations annuelles à la station climatologique de Kaolack


entre 1998 et 2011

La Figure 2.1.7 montre une série de précipitations journalières maximales annuelles de la période
allant de 1998 à 2010. Les données relatives à la saison des pluies de l’année 2005 ne figurent pas
dans la série actuelle, et des précipitations journalières maximales de 122 mm datent de 2006. La
moyenne des précipitations journalières maximales annuelles est calculée pour 67,9 mm.
Les précipitations journalières maximales annuelles qui sont étroitement liées aux inondations ont
eu lieu généralement au mois d’août avec une fréquence de 64% (9 ans sur 14 ans). Le mois d’août
peut ainsi être considéré comme le mois de pointe des inondations et des précipitations mensuelles.

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Hauteur des Précipitations maximales journalières (1998-2012)


Pluies (mm)
140
120
100
80
60
40
20
0
1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012
Années

Figure 2.1.7 Précipitations journalières maximales annuelles à la station climatologique de


Kaolack de 1998 à 2012

(4) Analyse de la probabilité des précipitations journalières et courbes d’intensité des


précipitations
Utilisant les données récentes des précipitations journalières, l’analyse de la probabilité est effectuée
afin de déceler les précipitations probables et comparer les précipitations journalières probables
avec les données plus précises de la capitale Dakar. Comme indiqué sur le Tableau 2.1.10,
l’adéquation de la distribution de probabilité aux séries de données pluviométriques a été examiné à
l’aide d’une comparaison des trois courbes de distribution de probabilité qui suivent :
• Gumbel,
• Log-Pearson Type III, et
• Log-normale.
Comme indiqué sur la Figure 2.1.8, les deux courbes de distribution probables Gumbel et
Log-normale peuvent représenter les données de distribution observées. La pluviométrie journalière
probable calculée et celle de Dakar3 sont sur le tableau ci dessous pour référence. Le critère des
moindres carrés standard (CMCS) est utilisé comme paramètre pour quantifier l’adéquation entre les
données observées et les distributions de probabilité. Le CMCS est exprimé par l’équation suivante;
CMCS = ξ 2 / |s0,99 - s0,01|
ξ2 = (1/N) Σ(si - s*i)2
où, s0,99 et s0,01 sont des variables aléatoires normalisées correspondant respectivement aux
probabilités de non-dépassement de 0,99 et de 0,01 en tant que statistiques d’ordre, et N est la taille
de l’échantillon. En outre, si sont des données d’échantillon normalisées en tant que statistique
d’ordre, et s*i sont aussi des espérances normalisées drivées d’une distribution de probabilité
appliquée.
En général, la valeur de CMCS de moins de 0,03 à 0,04 pourrait être considérée comme une bonne
adéquation entre les données observées et la distribution de probabilité. Les valeurs estimées de
CMCS sont plus ou moins semblables; sa valeur en Gumbel est de 0,027, en Log-Pearson Type III
est de 0,031, et en Log-normale est de 0,030. Même si les différences des valeurs estimées entre ces
trois distributions sont assez minimes, la distribution de Gumbel étant la valeur minimale de CMCS,
ce qui signifie la meilleure adéquation, est adoptée pour la planification de drainage des eaux
pluviales de la ville de Kaolack.

3
L’Etude sur le Drainage Urbain et le Système d’Assainissement de la ville de Dakar et de ses environs, JICA, 1994

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Tableau 2.1.10 Précipitations journalières probables de la ville de Kaolack faisant référence


aux valeurs de la ville de Dakar
Période de Précipitations journalières probables à partir de la distribution de Précipitations
retour probabilité journalières
Gumbel Log-Pearson Type III Log-normale probables à Dakar
2 ans 63,8 65,0 64,3 66,2
5 ans 85,7 86,3 86,7 97,2
10 ans 100,2 99,4 101,4 117,7
30 ans 122,0 117,9 123,4 148,7
50 ans 132,0 126,1 133,5 162,9
Unité: mm
L’échelle de conception sera examinée dans les passages suivants. En ce qui concerne l’intensité des
précipitations probables, qui est un paramètre de base pour la planification de l’amélioration du
drainage des eaux pluviales, ces courbes d’intensité ont été mises au point par les considérations
suivantes;

• Il n’existe pas de données disponibles sur les pluies de courte durée dans la ville de Kaolack, et des
données journalières sont seulement disponibles.
• Par ailleurs, des précipitations de courte durée ainsi que des précipitations quotidiennes ont été
observées à l’aéroport international de Dakar, et les courbes d’intensité des précipitations probables
avaient été mises au point dans l’étude précédente par la JICA en utilisant ces données.
• Les paramètres de précipitations comparables entre Kaolack et Dakar sont seulement les données
de précipitations journalières.
• Ainsi, une approche simplifiée de modification des courbes d’intensité de précipitations de Dakar
pourrait être appliquée par la comparaison des précipitations journalières probables de Dakar avec
celles de Kaolack.
• En supposant que l’intensité des précipitations probables est proportionnelle à la quantité de pluie
journalière, la formule suivante peut être introduite : I Kaolack = α ™I Dakar, où I est l’intensité des
précipitations (mm/h), et α le ratio de pluie journalière (précipitations journalières probables de
Kaolack / précipitations journalières probables de Dakar). Alors, les valeurs α sont estimées à 0,96
pour une période de retour de 2 ans, à 0,88 pour 5 ans et à 0,85 pour 10 ans.
• Comme résultat d’observation pendant la saison des pluies 2012, les courbes de précipitations de
courte durée observées sont représentées dans la Figure 2.1.11 avec les courbes de précipitations
probables. La figure montre une tendance semblable entre celles observées et estimées en sorte
qu’elle implique que cette approche est adéquate.

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.
Figure 2.1.8 Précipitations journalières maximales annuelles et courbes de distribution de
probabilité appliquées
Par conséquent, les courbes d’intensité des précipitations probables suivantes pourraient être
appliquées à la ville de Kaolack, en utilisant celles produites pour la ville de Dakar. Ci-dessous, T est
la durée des pluies en minutes :
• 2 ans: I = 3451,2/(T+36,9)
• 5 ans: I = 4638,8/(T+36,9)
• 10 ans: I = 5427,8/(T+36,9)
(5) Pluies de courte durée enregistrées pendant l’hivernage 2012
En début d’hivernage et plus précisément en début juin, l’équipe du projet avait installé un
pluviomètre sur le toit des locaux du projet à Kaolack, pour ainsi enregistrer les pluies de courte
durée avec des intervalles de 10 minutes. La Figure 2.1.9 indique les pluies de 24 heures de la
période hivernale comprise entre juin et octobre 2012. La figure montre une bonne coïncidence de la
fréquence et de l’ampleur des pluies comparées avec celles des pluies journalières observées à la
Station météo de Kaolack.

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Quantité de pluies
(mm) 24-heures de pluies en Juin 2012
70
60
50
40
30
20
10
0
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 25 27 29
Date
Quantité de pluies
(mm) 24-heures de pluies en Juillet 2012
70
60
50
40
30
20
10
0
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 25 27 29 31
Quantité de pluies Date
(mm) 24-heures de pluies en Aout 2012
70
60
50
40
30
20
10
0
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 25 27 29 31
Quantité de pluies Date
(mm) 24 heures de pluies en Septembre 2012
70
60
50
40
30
20
10
0
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 25 27 29

Quantité de pluies Date


(mm) 24-heures de pluies en Octobre 2012
70
60
50
40
30
20
10
0
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23 25 27 29 31
Date

Figure 2.1.9 Précipitations de 24 heures observées en hivernage 2012

La Figure 2.1.10 montre la du\rée des pluies locales majeures. Les critères de sélection des
événements pluviométriques majeurs consécutifs pour illustrer la figure sont les suivants :
• Les précipitations de 24 heures dépassent 10 mm, et
• Un événement pluvieux se définie par une pluie continue ayant une coupure de moins de 30
minutes.
La figure montre que la plupart des événements pluvieux s’arrêtent après 3 ou 4 heures de temps.
70 % des événements s’apaisent dans les 150 minutes, et 87% dans les 180 minutes. Les pluies
proviennent d’une perturbation atmosphérique à petite échelle de sorte que les averses tropicales
associées apparaissent fréquemment pendant la saison des pluies et qu’elles durent pendant une
courte durée sans grande quantité de précipitations totales.

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Fréquence Histogramme de la durée des pluies de l'hivernage 2012


(Nombre de jours)
6

0
10-30 40-60 70-90 100- 130- 160- 190- 220- 250- 280- 310-
120 150 180 210 240 270 300 330
Durée des pluies (minutes)

Accumulation Accumulation de la durée des événements pluvieux


fréquente (%) of the 2012 Storm
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
10-30 40-60 70-90 100- 130- 160- 190- 220- 250- 280- 310-
120 150 180 210 240 270 300 330
Durée des pluies (minutes)

Figure 2.1.10 Histogramme et fréquence cumulée de la durée de forte pluie


de l’hivernage 2012
L’accumulation des quantités de pluies en proportion de temps au cours des événements pluvieux
relativement forts de plus de 20 mm de précipitations horaire est montrée sur la Figure 2.1.11 en
comparaison avec la quantité de pluie estimée à l’aide des courbes d’intensité de pluie probable
d’une période de retour de 2 ans, de 5 ans et de 10 ans comme indiquées dans le passage précédent à
travers l’analyse de la probabilité.
Selon les autorités de la ville de Kaolack, les inondations de la période hivernale de l’année 2012 ont
été beaucoup plus sévères que les années normales. Le plus torrentiel des événements pluvieux est
celui du 2 juillet qui démontre en fait que les quantités de pluie d’une durée de moins de 70 minutes
sont plus grandes que celles de la période de retour de 10 ans, pendant que celles des pluies d’une
durée supérieure à 70 minutes sont moins grandes que celles de la période de retour de 10 ans.
Tenant compte de ces faits énumérés ci-dessous, on pourrait adopter pour l’amélioration du drainage
des eaux pluviales de Kaolack, une période de retour de 10 ans avec une pluie de projet d’une durée
de 3 heures.
• Les inondations de 2012 ont été sévères et fréquentes à Kaolack par rapport aux autres années,
• La plupart des événements pluvieux à Kaolack ont été de courte durée de moins de 3 heures,
• Le niveau de sécurité de la période de retour de 10 ans est nécessaire à la prévention des
inondations fréquentes de la ville de Kaolack, si l’on se base sur les données pluviométriques
recueillies pendant l’hivernage 2012, et
• Le niveau de sécurité d’une période de retour de 10 ans pour le drainage des eaux pluviales en
milieu urbain est considéré comme étant un niveau significativement élevé parmi les pays en
voie de développement.

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Pluies accumulé
Pluviométre Observée en 2012 et pluies probables
es (mm)

80

70
Le 2 Juillet
60
Le 15 Juillet
50 Le 18 Aout
Le 21 Sept
40 Le 1 Oct
2-ans
30 5-ans
10-ans
20

10

0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 180
Durée des pluies (min)

Figure 2.1.11 Comparaison entre les événements pluvieux enregistrés pendant l’hivernage
2012 et les courbes d’intensité de pluie probable

2.1.5 Autres

(1) Le fleuve Saloum et l’eau de la surface


Le fleuve Saloum dont l’écoulement et le niveau d’eau sont influencés par les marées, se situe dans
la zone limitrophe Sud de la ville de Kaolack, il reçoit les eaux usées et eaux de pluie collectées dans
la ville de Kaolack, de meme que celles traitées au niveau de la Station d’Epuration. Les données
relatives à l’écoulement fluvial et à la qualité de l’eau ne sont malheureusement pas disponibles
mais sa largeur d’environ 300 m et les navires remplis de sel à bord montrent que le volume d’eau
est assez suffisant pour diluer les eaux traitées de la STEP.
Etant donné que les normes environnementales de la qualité de l’eau du fleuve Saloum n’ont pas été
mises en place, l’ONAS évalue la condition de la STEP selon les critères de rejet du « Norme
Sénégalaise NS 05-061 du juillet 2001, Eaux Usées : Normes de Rejet », dont la DBO5=40 mg/l, la
DCO=100 mg/l, le TSS=50 mg/l et les Coliformes Fécaux=2000 UFC/100ml.
Dans la ville de Kaolack, l’eau de surface est inexistante sauf au niveau du fleuve Saloum, mais cette
eau ne peut etre bue ou utilisée pour l’agriculture à cause de sa forte teneur de sel. Elle est cependant
drainée dans certains périmètres pour la production de sel.
(2) Irrigation
Le système d’irrigation n’est pas développé dans la ville de Kaolack. Par ailleurs, de petits puits sont
utilisés pour les activités agricoles à petite échelle.

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2.2 Assainissement des eaux usées

2.2.1 Réseau d’égouts

(1) Processus de Développement du Réseau d’égouts de la ville de Kaolack


L’ancien Plan Directeur4 de traitement des eaux usées avait été formulé en 1982 pour l’horizon 2000
sur la base des résultats de l’étude des infrastructures de développement d’hygiène urbaine menée à
Kaolack en 1980. Le développement du réseau d’égout a été prévue dans ce plan directeur sur une
durée de 20 ans répartie en 3 phases dont : (i) 1ère phase jusqu’en 1980, (ii) 2ème phase jusqu’en 1990
et (iii) 3ème phase jusqu’en 2000 comme indiqué sur la Figure 2.2.1. Le réseau existant de 16,5 km de
long, installé dans les années 1980, n’a subi aucune extension jusqu’à ce que des projets d’extension
du réseau d’égouts qui suivent aient commencé dans les années 2000 (voir Tableau 2.2.1). La
surface de la zone desservie grâce au projet de la Banque Mondiale est de 90 ha et celle de la BID
n’est pas évidente.

N.B. : La partie gauche de la carte est situé au Nord.


Source : Plan directeur des eaux usées de 1982

Figure 2.2.1 Plan de Développement du réseau d’égouts proposé en 1982


Tableau 2.2.1 Projets d’extension du réseau d’égouts à partir de 2003
Bailleurs de
Titre de Projet Année Contenu de Projet (planification)
fonds
PLT PLT-1 :2003 Extension du réseau Branchements
(Projet eau à Long Terme) PLT-2 :2005 d’égouts : 16 km domestiques : Banque
1 044 demeures Mondiale
PSE Extension du réseau (BM)
2005
(Projet Sectoriel Eau) d’égouts : 7 km
Projet BID Extension du réseau d’égouts
Banque
(Projet d’infrastructures Branchements des demeures au réseau d’égouts
Islamique de
d’assainissement des eaux usées à 2006 Fournitures d’installations de pompes portables
Développement
Kaolack et à Louga, et des eaux Rénovation des stations de pompage existantes
(BID)
pluviales à Saint Louis)
N.B. : le branchement domestique correspond ici aux installations raccordant les conduites d’égouts à chaque ménage, telles
qu’une conduite de raccordement et une boîte de branchement.
Source: Entretien avec l’ONAS
Certaines des zones développées par les projets mentionnés sur le tableau ci-dessus ne sont pas
fonctionnelles car elles ne sont pas branchées au réseau existant. Ceci est dû à l’insuffisance du
budget alloué à la construction mais dû aussi à la manque de capacité des entrepreneurs.

4
Ce Plan Directeur avait été élaboré par la Direction de l'Assainnissement, Ministère de l'Hydraulique, avec l’aide financière
du gouvernement de l’Italie.

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En 2012, un autre projet de développement de réseau d’égouts était en cours dans le cadre du
PRECOL (Programme de Renforcement et d’Equipement des Collectivités Locales) financé par
l’ADM. La population de la zone ciblée en 2012 est estimée à 15 400. Ce projet comporte les travaux
suivants :
- Installation de conduites d’égouts φ315 mm: 5,65 km
φ250 mm: 3,86 km
φ200 mm pour la conduite de refoulement: 1,04 km
- Branchement de 651 demeures au réseau d’égouts
- Construction d’une nouvelle station de pompage à Médina Baye
- Raccordement de conduite d’égouts entre les zones non desservies par les projets
précédents et la Station de Pompage N°2.
A l’achèvement du PRECOL, le réseau d’égouts sera développé de la façon indiquée sur la
Figure 2.2.2.

Nouvelle Station
de Pompage par
PRECOL
Station de
Pompage N°2
Station de
Pompage N°12

Station de Pompage
N°1
(STEP) Station de
Pompage N°3

Figure 2.2.2 Zone desservie et réseau d’égouts après le PRECOL

(2) Etat actuel du réseau d’égouts

(a) Conduites d’égouts existantes


La longueur de conduites d’égouts existantes y compris celles du PRECOL sont résumés sur le
Tableau 2.2.2. Les conduites d’égouts existantes dans la ville de Kaolack ont été posées
principalement dans les années 1980 basant sur le plan directeur précédent, et ces conduites sont
faites en amiante ciment. Les conduites sont détériorées en raison de ses vétustés après 30 ans ou
plus depuis ses installations.

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Tableau 2.2.2 Longueur du réseau d’égouts existant y compris PRECOL


Longueur de
Type de conduite Développé Type de matériaux Remarques
conduite (km)
φ 700 mm 0,01
φ 600 mm 2,61 Détérioration
φ 500 mm
années Amiante ciment 1,85
Collecteur significative due à la
1980
φ 400 mm 1,33 vétusté
φ 300 mm 0,77
Longueur totale du collecteur 6,58
années Utilisé avec
Amiante ciment 26,38
1980 maintenance
Branchées par PLT,
18,16
Conduites dia. ≤ 250 mm PSE
Secondaires 2003 - PVC 6,07 Brachées par PRECOL
Non branchées
1,68
(Quartier Abattoirs)
Linéaire total de conduites secondaires (branchées) 50,61
Conduite de années
φ ≤ 300 mm Amiante ciment 1,39 pour P2, P3
refoulement 1980
φ 315 mm 5,65
Conduites φ 250 mm 3,86
PRECOL PVC Nouvellement installées
d’égouts φ 200 mm (conduite de
(PRECOL) 1,04
refoulement)
Source: ONAS et EEJ

A Kaolack, chaque ménage doit supporter le coût de branchement domestique (raccordement d’une
conduite entre les conduites d’égouts et chaque ménage, y compris une boîte de branchement) et de
conduite raccordant la boîte de branchement et l’intérieur de la demeure. Le coût de branchement
domestique est de 150 000 FCFA pour la longueur de conduite de moins de 25 m, et le coût
augmente en fonction de la longueur. Le coût typique de la conduite reliant la boîte de branchement
et l’intérieur de la maison s’élève à 50 000 jusqu’à 100 000 FCFA. Ces coûts de branchement
domestique créent un fardeau financier pour chaque ménage compte tenu de revenu moyen de
chaque ménage d’environ 1,5 millions de FCFA/an, lequel est basé sur une enquête
socio-économique menée par l’EEJ.
Selon l’ONAS, dans la zone du projet PRECOL, par exemple, l’ADM a supporté tout le coût de
branchements domestiques et par conséquent de nombreux ménages se sont branchés au réseau
d’égouts. A Saint-Louis, le taux de branchement a radicalement augmenté parce que la collectivité
de la ville avait supporté le coût de branchements domestiques.

(b) Stations de pompage existantes


Les Stations de Pompage existantes (SP) sont listées sur le Tableau 2.2.3. La SP No.1 est installée
à la STEP (Station d’Epuration des eaux usées) pour pomper et drainer les eaux usées. Les SP
No. 2, No. 3, No. 12 et les nouvelles SP sont installées pour les conduites de refoulement.

Tableau 2.2.3 Stations de Pompage existantes


Nouvelles SP
Nom de SP No.1 No.2 No.3 No.12
du PRECOL
Nombre de pompes installées 2 2 2 2 2
Année de construction des SP années 1980 (1ère phase de développement)
Année d’installation des 2012
2004 2003 2003 2009
pompes existantes
Capacité des pompes installées 114,2 50,0 19,8 14,4
54,00 ™2
(m3/h) 79,51 26,0 29,0 8,4
5,9 22,0 5,9 1,6
Puissance électrique (kW) 6,00 ™22)
5,9 22,0 5,9 1,6
Groupe électrogène d’urgence équipé équipé non équipé non équipé équipé

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Nouvelles SP
Nom de SP No.1 No.2 No.3 No.12
du PRECOL
Horaire de fonctionnement des S/S: 12,0-16,01)
5 1,5 2 Pas encore
pompes (h/jour) S/P: 24,0
opérationnelle
Méthode de fonctionnement Automatique Automatique Automatique Automatique
Note: 1) S/S: saison sèche d’octobre à mai, S/P: Saison des pluies de Juin à Septembre
2) Estimée par l’Equipe d’Experts de la JICA sur la base des conditions de conception des Stations de Pompage
Source: Rapport mensuel d’ONAS Kaolack,

(c) Travaux d’entretien du réseau d’égouts


Selon le « rapport mensuel » établi par ONAS Kaolack, de grands travaux de maintenance
mensuelle avaient été effectués en 2011 et 2012, ces derniers sont listés sur le Tableau 2.2.4.
Tableau 2.2.4 Les récents travaux d’entretien majeurs du réseau d’égouts de Kaolack
Débouchage
Travaux de réparation
Réseau de conduite Curage
Mois Remplacement Installation de
Conduites Hydro-
Collecteur Manuel de couvercle de couvercle de
secondaires dynamique
regards en béton regards en fonte
Janvier 15 7 22 0 8 2
Février 10 19 26 3 0 0
Mars 6 2 8 0 5 0
Avril 6 5 7 4 1 3
Mai 10 5 11 4 0 5
Juin 5 19 13 11 0 0
2011

Juillet 14 4 18 0 2 0
Août 14 24 18 20 0 1
Septembre 9 8 15 2 0 0
Octobre 8 16 24 0 0 0
Novembre 11 10 21 0 0 0
Décembre 8 7 15 0 1 0
Janvier 10 17 27 0 1 0
Février 13 8 21 0 1 0
Mars 13 11 24 0 0 6
Avril 3 6 3 6 0 1
2012

Mai 3 6 3 6 0 1
Juin 12 5 17 0 7 0
Juillet 24 15 32 7 2 3
Août 13 12 24 1 0 0
Source: Rapport mensuel d’ONAS Kaolack,
Unité: nombre de conduites et regards

La principale activité d’entretien effectuée régulièrement est le « débouchage » des conduites


d’égouts. Ce travail consiste à curer les parties obstruées du réseau d’égouts avec une méthode
manuelle ou hydrodynamique. Des travaux de réparation des couvercles de regards sont aussi
effectués fréquemment en raison des couvercles fabriqués en béton ou en fonte qui sont souvent
cassés et perdus.
Le curage des conduites d’égouts se fait de la façon suivante :
• La localisation et la prise des dimensions des conduites à curer sont faites par ONAS
Kaolack sur la base des informations collectées à partir des activités de maintenance
journalière. La longueur totale annuelle de conduites curées est d’environ 10 km, soit
20% de la longueur totale du réseau.
• Un rapport des conduites à curer est déposé à la Direction Générale de l’ONAS qui décide
de la longueur de curage à effectuer et dégage le budget annuel à allouer à ces travaux.
• Basé sur l’allocation budgétaire, les équipements et l’équipe de curage sont envoyés de la
Direction Générale de l’ONAS ou de société privée en sous-traitance avec l’ONAS.

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Le curage des conduites en PVC de petit diamètre se fait à l’aide des camions hydrocureurs (voir la
Photo 2.2.1).

Photo 2.2.1 Curage par camion vidangeur muni de pompe hydrocureur


D’autre part, les conduites en amiante ciment sont très vétustes et peuvent facilement se détériorer
et s’affaisser avec la pression hydaulique de la pompe hydrocureur. C’est pourquoi le curage de ces
conduites vétustes se fait manuellement avec une brosse (voir Photo 2.2.2).

Photo 2.2.2 Travaux de curage manuel avec brosse

(d) Affaissement des conduites d’égouts


Les conduites d’égouts en amiante ciment installées vers les années 1980 n’ont pas fait l’objet de
remplacement jusqu’à présent ce qui fait qu’elles se détériorent de manière significative et une
partie de ces conduites vétustes se casse fréquemment. Si la conduite endommagée est de petite
taille, ONAS Kaolack se charge de la remplacer immédiatement en une journée de travail.
Cependant si la taille de celle-ci est grande (plus de 300 mm de diamètre), l’enlèvement de la
conduite cassée et son remplacement par une nouvelle conduite sont difficiles car les conduites ne
sont pas toujours stockées chez l’ONAS et il est difficile de se fournir de celles-ci au marché de
Kaolack.
Le tronçon de collecteur indiqué sur la Figure 2.2.3 a été réparé après s’être affaissé, mais ces
tronçons remplacés ont toujours des problèmes d’utilisation des conduites de diamètres
sous-dimensionnés.

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[Section de Bongré à Kasnack]


Longueur de conduites cassées: 320 m
Remplacement : conduite de φ500
mm en amiante ciment par conduite
de φ400 mm en PVC

[Section située à l’ouest de la SP


No.3]
[Section située à l’est de la STEP] Détails de la section effondrée :
Longueur de conduites cassées: 100 m inconnus
Remplacement : conduite de φ600 Sections endommagées entre les
mm en amiante ciment remplacé par 2 regards sont remplacées comme une
conduites en PVC de φ400 mm partie des travaux de réparation de la
route, ou par des travaux d’entretien
faite par l’ONAS

Figure 2.2.3 Tronçons du réseau de collecteur comprenant des casses de conduites

(e) Construction inappropriée


Des travaux d’installation inadéquats ont été mis en œuvre dans les années 1980. La section typique
est en amont de la Station de Pompage N°2. Lors de l’installation des collecteurs principaux de
cette section, l’excavation jusqu’à une profondeur nécessaire ne pouvait être réalisée du fait du
niveau élevé de la nappe phréatique mais aussi par manque de travaux temporaires appropriés.
Ainsi, comme indiqué sur la Figure 2.2.4, la profondeur des conduites posées est inférieure à celle
prévue dans la conception.
Sédimentation
due à un mauvais écoulement

Figure 2.2.4 Illustration de construction inappropriée autour de la SP No.2

En conséquence de ces travaux, l’écoulement gravitaire des eaux usées est interrompu ainsi que les
déchets mêlés aux eaux usées sont accumulés non seulement au niveau des fosses de regards de
cette section mais aussi en amont de la section à cause de mauvais écoulement et de contre-courant.
Ces conditions causent une charge accrue des travaux de curage et d’entretien.

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(f) Evaluation des capacités par analyse hydraulique


Pour identifier l’état actuel du réseau d’égouts existant et faire une recherche sur la détérioration
liée aux conditions hydrauliques, une évaluation des capacités par une analyse hydraulique a été
effectuée.
(i) Conditions de l’évaluation pour l’analyse
• La population vivant au niveau de secteur du réseau d’égout actuel (voir Figure 2.2.5) est
estimée à l’aide des données statistique et des résultats de la projection démographique de
2030.
• Les conditions des conduites installées par les projets antérieurs y compris le PRECOL a
été évalué en tenant compte de l’état actuel à l’aide d’interviews et de visites de site.
• L’évaluation de la capacité a été faite sur la base du débit de pointe de l’année 2030
(158L/habitant/jour= 75×2+75×0,1) sur la base de la description de la Sous-section 4.2.3
Un taux de branchement de 100%.
(ii) Résultats d’évaluation des capacités
Les résultats de l’évaluation des capacités du réseau d’égouts installé figurent sur le Tableau
2.2.5. A la lumière de cette évaluation, les faits suivants ont été clarifiés.
• La totalité de la section du grand collecteur existant a assez de capacité pour drainer les
quantités d’eaux usées produites dans les zones desservies en 2030.
• La capacité des collecteurs existants a été conçue dans les années 1980 en se basant sur les
secteurs lesquels devaient être développés dans le cadre des projets en 3 phases,
cependant le secteur actuel développé par les projets antérieurs est limité (voir Figure
2.2.6). Ainsi, les quantités des eaux usées n’atteignent toujours pas celles pour laquelles le
réseau avait été conçu.
• En particulier, au niveau de Nœud 2-1 à 2-5, le débit calculé est de moins de 12% de la
capacité des collecteurs principaux. L’évaluation de la capacité a été menée sur la base de
la population de conception en 2030, mais la population actuelle de la zone desservie est
beaucoup plus petite que celle de conception. Ainsi, la vitesse d’écoulement dans les
conduites pourrait être plue lente par rapport à celle de conception, et l’accumulation du
sable et des déchets solides à l’intérieur des conduites devient si sérieux que les travaux de
maintenance s’accroient et le sulfure d’hydrogène corrosif se produit, lequel accélère la
détérioration des conduites d’égouts.
• Dans la section allant du Nœud 1-9 à 1-10, la vitesse d’écoulement est d’à peu près la
moitié de celle de la section en amont (du Nœud 1-8 à 1-9). Cette disproportion de la
vitesse d’écoulement pourrait aussi être à l’origine de l’accumulation des déchets dans les
conduites.

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Figure 2.2.5 Zones desservies par le réseau existant (à l’achèvement du PRECOL)

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Tableau 2.2.5 Résultat de l’évaluation des capacités du réseau d’égouts existant en 2012

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Figure 2.2.6 Comparaison entre la zone conçue dans le plan directeur des années 1980 et la
zone desservie par le réseau d’égouts existant

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(3) Etat actuel et problèmes de la zone non desservie par le réseau d’égouts de la ville de
Kaolack

(a) Conditions d’assainissement de la zone non desservie


Dans la ville de Kaolack, les habitants vivant
hors de la zone desservie par le réseau
d’égouts dépendent généralement des fosses
septiques pour le traitement des eaux usées.
Ces résidents doivent vidanger
périodiquement les boues accumulées dans les
fosses avec leurs propres moyens. Cependant,
certains d’entre eux qui ne peuvent supporter
les frais de vidange, vidangent eux-mêmes et
se débarassent les boues à l’environnement
avoisinant. Ces comportements engendrent
non seulement des problèmes sanitaires mais
aussi des conflits entre les résidents.
D’autre part, les zones au sud-est de la ville de
Kaolack, comme indiqué sur la Figure 2.2.7,
situées tout au long de la rive du fleuve
Saloum avec un terrain marécageux,
rencontrent des problèmes liés au niveau élevé
de la nappe phréatique. Dans ces zones, les
travaux d’installation de fosses septiques sont
difficiles à cause de la flottabilité de corps en
béton dans la partie souterraine. Une telle
situation accélère l’aggravation du système
d’assainissement de ces zones (voir la Photo
2.2.3). Figure 2.2.7 Zone de la nappe phréatique de
niveau élevé
L’extension du réseau d’égouts au niveau de
ces zones pourrait être une solution efficace pour de tels problèmes et pour l’amélioration des
conditions sanitaires mentionnées ci-dessus.

Les eaux usées sont déversées directement à la rue sans Toilette située sur le terrain marécageux ce qui fait que les
aucun traitement (au quartier Abattoirs) substances excrémentielles sont directement déversées sur
l’environnement.

Photo 2.2.3 Problèmes sanitaires confirmés à la zone sud-est de la ville de Kaolack

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2.2.2 Station d’épuration des eaux usées de Kaolack

(1) Aperçu
La station d’épuration des eaux usées (STEP) de Kaolack fut construite et rendue opérationnelle en
1981. D’après le plan directeur formulé en 1979, sa méthode de traitement se faisait par lagunage
d’une capacité initiale de 2 000 m3/jour. A partir de l’année 2006, la construction d’une lagune aérée
d’une capacité maximale de 6 000 m3/jour avait été démarrée avec l’appui de la BID, pour remplacer
une partie des lagunes existantes et en augmenter la capacité. Malheureusement la construction de
cette lagune aérée n’a pas pu être achevée, et reste non opérationnelle jusqu’à présent sans avoir eu
la livraison par la BID. Par conséquent, certains de ses aérateurs ne fonctionnent plus et une partie
des membranes d’étanchéité est déchirée.
Comme l’indique la Figure 2.2.8, la configuration de la station d’épuration se constitue d’une
station de pompage, d’un dessableur, des lagunages et d’un bassin de chloration. La station de
pompage est composée de deux (2) unités d’équipements de pompage dont les capacités sont
respectivement de 75 m3/h et 95 m3/h. Le dessableur, mis en œuvre avec l’appui de la BID, se trouve
dans la partie subséquente de la station de pompage sur une surface de 18 m2 environ. Pourtant le
dessableur est presque rempli de sable et de boues car les pompes de vidange installées ne
fonctionnent pas avant que la livraison par la BID ne soit effectuée.

Figure 2.2.8 Plan général de la station d’épuration de Kaolack

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La lagune est composée de 6 bassins, parmi lesquels 4 sont facultatifs et 2 de maturation. Le bassin
facultatif 4-A de la Figure 2.2.8 ne fonctionne pas et est asséché depuis que la conduite d’adduction
du bassin avait été supprimé lorsque la lagune aérée avait été construite. Dans les bassins facultatifs,
les matières organiques ainsi que les matières solides en suspension sont éliminées par un
mécanisme de la biodégradation et/ou de la sédimentation. Les matières organiques résiduelles qui
ne sont pas éliminées dans les bassins facultatifs qui précédent vont être dégradées au niveau des
bassins de maturation ainsi qu’une désinfection est effectuée à ce niveau. Le bassin de chloration
d’un volume de 40 m3 environ, pourrait cependant être un dispositif complémentaire de la
désinfection. Ainsi, les eaux traitées sont déversées dans le fleuve Saloum.
Le concept initial du système lagunaire ne pouvait pas être identifié par manque de rapport de
conception/calcul. Néanmoins, les dimensions de chaque bassin pouvaient être identifiées de façon
approximative en se référant aux certains plans de récolement. Dans le tableau suivant, les
dimensions (surface et profondeur des bassins) sont résumées avec l’estimation du temps de
rétention hydraulique initial (TRH) à la condition que la profondeur admissible des boues n’est pas
considérée. Comme indiqué sur le tableau, le TRH du lagunage est de 36 jours, ce qui est
relativement long et pourrait par ailleurs être un avantage pour une éventuelle surcharge de la Station.
L’ONAS a actuellement réévalué la capacité du système lagunaire en tenant compte de la réduction
du volume avec la construction des lagunes aérées, du faible niveau d’eau provenant du mauvais
fonctionnement de déversoir installé en aval des lagunes, et aussi de la sédimentation. Ainsi,
l’ONAS a fixé la capacité actuelle des lagunes à 390 m3/jour. D’après l’évaluation effectuée par
l’Equipe d’Experts de la JICA, la capacité du lagunage disposant de 5 bassins fonctionnels (4-B, 4-D,
4-C, 4-E, et 4-F utilisés de façon alignée) pourrait être ramenée à 1 000 m3/jour en améliorant le
mauvais fonctionnement du déversoir et effectuant le vidange des boues de tous les bassins.
Tableau 2.2.6 Dimensions des bassins et TRH estimé
No.1) Type Surface Profondeur Volume Débit TRH
(m2) (m) (m3) (m3/jour) (jours)
4-A Facultatif 12.266 2,00 24.532 2.000 12,3
4-B idem 12.417 2,00 24.834 2.000 12,4
4-C idem 2.808 2,00 5.616 2.000 2,8
4-D idem 2.757 2,00 5.514 2.000 2,8
4-E Maturation 3.550 1,50 5.325 2.000 2,7
4-F idem 4.062 1,50 6.093 2.000 3,0
Total 37.860 71.914 36,0
Note: 1) les nombres correspondent à ceux de la Figure 2.2.8.
Concernant les lagunages, il n’existe pas de conception détaillée de la lagune aérée par manque de
rapport de conception/calculs; par conséquent, le profil du lagunage aéré est déterminé sur le tableau
suivant en se référant aux dossiers d’appel d’offre.
Tableau 2.2.7 Aperçu du lagunage aéré
Rubriques Unité Quantité Remarques
Populations cibles personne 30.000
Capacité maximale m3/jour 6.000
Qualité DBO5 400
des eaux DCO 800
affluentes TSS mg/l 500
Azote total Kjeldahl 110
Phosphore 30
Charge DBO5 1.200
polluante DCO kg/jour 2.400
affluente Azote total Kjeldahl 330
Phosphore 90
Source: Dossiers d’appel d’offres du projet de la BID
Sur la base des plans de conception, les dimensions de la lagune aérée pouvaient être identifiées de
façon approximative et le TRH est estimé à 1,3 jours comme montré sur le Tableau 2.2.8. Le TRH
éstimé est relativement court, si l’on tient compte du TRH type d’un processus de lagunage aéré,
lequel s’étend de 3 à 6 jours ce qui correspond à une capacité de 1 500 à 2 500 m3/jour environ ; ainsi,
dans l’étude alternative du plan directeur, la capacité du lagunage aéré est fixée à 2 000 m3/jour
avec un TRH de 4 jours.

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Tableau 2.2.8 TRH estimé du lagunage aéré


1)
No. Type Zone Profondeur Volume Débit entrant TRH
  (m2) (m) (m3) (m3/jour) (jour)
6 Lagunage aéré 1 980 4,00 7 920 6 000 1,3
Note: 1) Le numéro correspond à celui de la Figure 2.2.8

(2) Relevés des débits entrants


Le service régional de l’ONAS de Kaolack récapitule tous les mois ses opérations/activités dans un
rapport nommé "le Rapport mensuel", qui comporte les relevés d’opération des stations de pompage
et de la station d’épuration, la gestion des réclamations des habitants tels que l’obstruction des
conduites, etc.
En se basant sur le Rapport mensuel, les relevés des débits entrants à la station d’épuration au cours
des années 2000 à 2011 ainsi que la variation saisonnière des 18 derniers mois sont indiqués dans la
Figure 2.2.9. Cette figure montre que le débit entrant restait stable à environ 600 m3/jour pour la
période 2000-2002, ce qui est étroitement lié au fait que l’extension du réseau d’égout a été stable
jusqu’en 2003. Par ailleurs, le débit entrant a progressivement augmenté depuis 2003 avec un
maximum de 3 024 m3/jour, enregistré en 2009. Par conséquent, la station d’épuration est surchargée,
tenant compte de sa capacité actuelle.
En ce qui concerne la variation saisonnière dans la Figure 2.2.9 (droite), le débit entrant pendant
l’hivernage a généralement excédé 2 500 m3/jour. L’augmentation du débit entrant à la STEP
pendant la saison des pluies résulte principalement des eaux pluviales, en particulier de la zone
d’inondation où les eaux pluviales sont pompées par des pompes mobiles et déversées au regard
d’égout le plus proche en cas d’urgence.
• A la STEP de Kaolack, le débit en entrée n’est pas mesuré par un débitmètre mais il est
estimé en multipliant le temps de fonctionnement par la capacité de la pompe; ainsi le
débit entrant estimé dépend de la fluctuation du niveau d’eau pompée.
• Grâce aux travaux de réparation effectués à la fin du mois de novembre 2011, l’efficacité
des équipements de pompage s’est considérablement améliorée et ainsi le temps
d’opération diminue progressivement depuis décembre 2011. Par conséquent, le débit
entrant estimé est inférieur à celui enregistré avant la réparation.
Tenant compte des conditions mentionnées ci-dessus et des résultats de calculs discutés dans la
« Projection de la future demande », le débit entrant actuel de la STEP serait de 1 000 à
2 000 m3/jour environ.

Note: Le débit entrant de l’année 2005 n’est pas indiqué sur la figure en raison du manque des données.

Figure 2.2.9 Débit entrant de la station d’épuration des eaux usées de Kaolack

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(3) Relevés de la qualité des eaux


Un échantillonnage est effectué 3 fois par an en prélevant des eaux à l’entrée et à la sortie de la
station d’épuration pour faire l’analyse de la qualité des eaux au laboratoire de l’ONAS Dakar. Les
paramètres de contrôle sont au total de 10, lesquels sont constitués de la température, pH, TSS, DCO,
DBO5, T-N (Azote total), T-P (Phosphore total), conductivité électrique, la salinité et les coliformes
fécaux.
Les données des 2 années précédentes (de décembre 2009 à décembre 2011) sont récapitulées dans
le Tableau 2.2.9. Selon les données recueillies lors de contrôle, la concentration de la salinité fut
extrêmement élevée, ce qui pourrait résulter de sa forte concentration dans l’eau de la nappe
phréatique et/ou l’eau potable. La conductivité électrique, ce qui est étroitement liée à la salinité, fut
aussi élevée. Quant à la température de l’eau, elle fut constamment de niveau élevé, ce qui pourrait
convenir à la biodégradation.
Les concentrations moyennes de DBO, DCO et TSS en 2011 sont de 377, 765 et 477 mg/l
respectivement, ce qui fait un rapport de DBO:DCO:TSS égal à environ 1,00:2,00:1,25 (ce ratio est
employé dans le Plan Directeur du présent Projet pour estimer la concentration de DCO et de TSS).

Tableau 2.2.9 Qualité des eaux de la station d’épuration de Kaolack


 Unité  2009 2010   2011  Critères de
   Déc. Juin*1 Sep. Déc. Avril Oct. Déc.*4 déversement
Température °C Entrée 30,7 (34,4) 29,5 30,8 33,3 32,0 - 
  Sortie 26,2 (34,4) 30,0 25,0 29,4 30,3 - 
pH  Entrée 8,13 - - - 7,50 7,87 7,76 
  Sortie 8,48 - - - 8,57 8,65 8,16 
TSS mg/l Entrée 284 (464) 94 507 304 340 788 
  Sortie 138 (464) 73 34 160 94 188 50
Taux
 d’épuration : % 51 (0) 22 93 47 72 76
DCO mg/l Entrée 742 (756) 243 960 756 498 1 040 
  Sortie 306 (756) 148 168 512 162 321 100
Taux
 d’épuration : % 59 (0) 39 83 32 67 69
DBO5 mg/l Entrée 240 (250) 60 420 240 140 750 
  Sortie 55 (250) 45 70 120 55 90 40
Taux
 d’épuration : % 77 (0) 25 83 50 61 88
T-N mg/l Entrée 85 (156) 24 - 305 52 119 
(Azote total)  Sortie 79 (156) 19 - 154 21 59  30*2
Taux
 d’épuration : % 7 (0) 21 - 50 60 50
T-P mg/l Entrée 16 (25) 2 - 19 6 19
(Phosphore  Sortie 12 (25) 2 - 5 3 12   10*3
total) Taux
d’épuration : % 25 (0) 0 - 74 50 37
Coliformes UFC/ Entrée - (7,60™106) 2,00™106 1,08™107 - - -
fécaux 100ml Sortie - (7,60™106) 3,00™104 3,70™105 - - -  2,0™103
Taux
 d’épuration : % - (0) 99 97 - - -
Conductivité µs/ Entrée 4.872 (4.590) 3.414 4.975 4.303 5.990 4.950 
 cm Sortie 4.994 (4.590) 3.140 5.076 7.120 4.940 4.800 
Taux
 d’épuration : % -3 (0) 8 -2 -65 18 3
Salinité mg/l Entrée 2.600 (2.467) 1.800 2.650 2.300 3.100 3.090 
 Sortie 2.640 (2.467) 1.500 2.700 4.360 2.500 2.990 
Taux
 d’épuration : % -2 (0) 17 -2 -90 19 3
Note: *1: Selon l’ONAS Kaolack, le taux d’épuration du débit sortant n’est pas désigné car les eaux usées ont été
directement déversées à l’exutoire en raison des activités de vidange lors du contrôle.
*2 et 3*: L’évaluation de la conformité de T-N et de T-P n’est pas incluse dans le rapport mensuel de l’ONAS.
*4: DBO, DCO et TSS en décembre 2011 sont considérablement élevés comparés à ceux des autres mois, ceci
provenant du lavage de la sédimentation au niveau des collecteurs occasionné par les travaux de réhabilitation.
Source: Rapports mensuels, ONAS Kaolack

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Les fluctuations des 3 paramètres (TSS, DCO et DBO5), qui représentent la situation de traitement en
termes de concentration et de taux d’épuration, sont indiquées dans la Figure 2.2.10.
Toutes les données de la DBO5 des effluents, variant de 45 mg/l à 250 mg/l pendant les 2 ans, ont
excédé les critères de déversement de 40 mg/l (Taux de conformité aux critères de rejet est de 0 %).
Mais quelques données sur la DBO5 surtout celles pendant la saison sèche ne sont pas aussi
détériorées bien que la station d’épuration ait été surchargée. Le taux de conformité aux critères de
rejet relative aux teneurs en DCO et en TSS a été de 0 % et de 14 % respectivement pendant les
2 ans.Le vidange des lagunes et la mise en service de la lagune aérée seraient une option pour
améliorer la qualité de l’eau qui s’est dégradée.

Les coliformes fécaux ont aussi dépassé les valeurs de critères de rejet à cause de l’insuffisance de
dose de chlore. En ce qui concerne le T-N et le T-P, un taux de conformité de 33 % et de 50 % aux
critères de rejet a été réalisé en 2 ans respectivement (cependant ces évaluations de T-N et de T-P
sont données à titre de référence car le T-N et le T-P ne sont pas inclus dans les paramètres
d’évaluation sur le Rapport mensuel de l’ONAS).

MES
800 100
700 90
80
600
70
500 60
(mg/l)

(%)
400 50
300 40
30
200
20
100 10
0 0
Déc, 2009 Juin, 2010 Sep, 2010 Déc, 2010 Avril, 2011 Oct, 2011 Déc, 2011

Entrée Sortie Epuration Normes de décharge

DCO
1.200 90
80
1.000
70
800 60
(mg/l)

50
(%)

600
40
400 30
20
200
10
0 0
Déc, 2009 Juin, 2010 Sep, 2010 Déc, 2010 Avril, 2011 Oct, 2011 Déc, 2011
Entrée Sortie Epuration Normes de décharge

DBO
800 100
700 90
80
600
70
500 60
(mg/l)

(%)

400 50
300 40
30
200
20
100 10
0 0
Déc, 2009 Juin, 2010 Sep, 2010 Déc, 2010 Avril, 2011 Oct, 2011 Déc, 2011

Entrée Sortie Epuration Normes de décharge

Figure 2.2.10 Qualité des eaux en amont et en aval de la station (TSS, DCO et DBO)

(4) Recyclage des eaux et des boues traitées


Dans le cadre du projet de la BID, il a été supposé que les eaux traitées seront introduites dans un
nouveau réservoir devant être installé à proximité de la station d’épuration afin de les distribuer aux
cultivateurs. Mais de même que la lagune aérée, le réservoir n’a pas été mis en œuvre et la
distribution des eaux traitées n’a pas commencé. Quant au recyclage des boues, celles accumulées

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dans les lagunes ont été vidangées en 2006 et en 2010, et les agriculteurs des quartiers environnants
en ont reçu gratuitement une petite quantité pour la fertilisation de leurs champs.
(5) Eaux usées industrielles
Actuellement, il n’existe aucune usine déversant des eaux usées industrielles dangereuses dans le
nord de la zone urbanisée desservie par le réseau d’égout. Si des industries produisant des eaux usées
toxiques et de fortes concentrations s’installent dans l’avenir dans la zone de planification
d’assainissement, leurs propriétaires devront en faire le traitement eux-mêmes avec leurs propres
installations de traitement conformément au principe pollueur-payeur (PPP).

2.2.3 Résultats de l’enquête par entrevue

(1) Généralités
Pour obtenir le point de vue des habitants, leurs réclamations et requêtes par rapport au service du
réseau d’égouts, une enquête par entrevue a été menée sur un total de 100 habitants, en choisissant
10 ménages au niveau de 10 quartiers différents. Comme indiqué sur la Figure 2.2.11, les quartiers
ciblés par l’enquête ont été déterminés sur la base des discussions avec la Mairie et l’ONAS de
Kaolack.

Figure 2.2.11 Endroit des quartiers ciblés par l’enquête

(2) Eléments de l’enquête sur le réseau d’égouts


Les éléments de l’enquête sur l’état de service du réseau d’égouts et la requête relative à l’extension
du réseau d’égouts sont les suivants:

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a) Vous et votre famille avez-vous une fois attrapé une maladie hydrique telle que la diarrhée,
l’hépatite, la typhoïde, le choléra, le paludisme, la dysenterie, la fièvre dingue etc.?
b) Votre maison est-elle branchée au réseau d’égouts?
c) Si la réponse à la question b est OUI, alors est-ce que le réseau d’égouts est fonctionnel?
d) Si la réponse à la question b est OUI, savez-vous que la taxe sur la collecte et le traitement
des eaux usées est incluse dans les factures d’eau?
e) Si la réponse à la question d est OUI, êtes-vous satisfaits de la fonction du réseau d’égouts
auquel votre demeure est branchée, tenant compte du montant de la taxe?
f) Si la réponse à la question b est NON, allez-vous demander de brancher votre demeure au
réseau d’égouts?
g) Si la réponse à la question f est OUI, combien pouvez-vous payer pour faire brancher votre
demeure au réseau d’égouts si vous devez en supporter qu’une partie des frais?
h) Si la réponse à la question f est OUI, combien pouvez-vous payer par mois pour une
redevance d’assainissement?
(3) Résultats de l’enquête
Les résultats de l’enquête sont listés sur le Tableau 2.2.10. Les points suivants sont identifiés
comme étant les conditions actuelles et les requêtes adressées par rapport au réseau d’égouts:
• Pas moins de 7 personnes interrogées dans chaque quartier, à l’exception de Léona, Dialègne
et Touba Kaolack, ont répondu que leur famille a été victime de maladie hydrique.
• 17 personnes interrogées ont répondu que leurs maisons sont branchées au réseau d’égouts. 9
de ces personnes sont au courant de la taxe pour le traitement des eaux usées et 5 parmi eux ne
sont pas satisfaites du service du réseau d’égouts comparé à la taxe payée.
• Les quartiers où beaucoup de personnes interrogées ont demandé à être branchées au réseau
d’égouts sont : Abattoirs (5 personnes sur 10), Ndangane (8 personnes sur 10) et Kassaville (8
personnes sur 9).
• A Boustane, quelques personnes interrogées ont répondu concrètement les frais abordable de
branchement et/ou d’entretien mensuel du réseau d’égouts malgré qu’elles ne demandent pas à
être branchées au réseau. Ainsi, on a supposé que ces populations pourraient favorablement
accepter d’être branchées au réseau en fonction des conditions.
• A Abattoirs et Ndangane particulièrement, les personnes interrogées ont non seulement
demandé ou accepté d’être branchées au réseau mais elles ont aussi accepté de payer le coût
initial et mensuel pour l’utilisation du réseau d’égouts.
• Au quartier de Kassaville, le réseau d’égouts est généralement installé, mais les personnes
interrogées vivent dans des demeures non branchées. Cependant, la majeure partie d’entre eux
demande d’être branchée ou répond concrètement les frais abordable de branchement au
réseau d’égouts (8 personnes sur 9). On a ainsi supposé que bon nombre de personnes vivant
dans la zone située autour du réseau d’égouts demande d’y être branché.
• Aucune demande de branchement au réseau d’égouts n’a été entendue parmi les personnes
interrogées du quartier de Sam pour une raison laquelle les fosses septiques du quartier ne sont
pas affectées le niveau élevé de la nappe phréatique, et par conséquent les fosses septiques sont
relativement efficaces 5.

5
Le quartier de Sam comprend la zone d'inondation habituelle comme le montre la Figure 2.3.6. La zone est cependant limitée
à la partie nord de faible altitude du quartier, qui est situé à côté du quartier de Nagae Saer. Ainsi, les fosses septiques du
quartier de Sam sont dans l'ensemble efficaces, selon l'ONAS.

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Tableau 2.2.10 Résultats de l’étude par entrevue


(e)
(b) (c) (d)
satisfait du (f) (g) (f)
(a) Maladie Branchée au réseau connaissez-vous
service du requête de frais initial Taxe mensuelle
Quartiers hydrique? réseau d’égouts la taxe à
réseau branchement? abordable de abordable
d’égouts? fonctionnel? l’égout?
d’égouts? branchement? d’assainissement?
Oui Non Oui Non Oui Non Oui Non Oui Non Oui Non
20% du total 10 000 FCFA
Léona 0 10 4 6 4 0 1 3 1 - 2 4
15% du total 15 000 FCFA
Bongré 10 0 9 1 3 6 6 3 1 5 0 1 - -
50 000 FCFA 2 000 FCFA
Dialègne 4 6 0 10 - - - - - - 4 6
5 000 FCFA 1 000 FCFA
10% du total 500 FCFA
5 000 FCFA 2 000 FCFA
Abattoirs 10 0 0 10 - - - - - - 5 5 10 000 FCFA 1 000 FCFA
15 000FCFA 700 FCFA
5% du total 5 000 FCFA
Touba 50 000 FCFA 1 000 FCFA
4 6 0 10 - - - - - - 3 7
Kaolack 50 000 FCFA 1 000 FCFA
100 000 FCFA 1 000 FCFA
20% du total 2 000 FCFA
3 000 FCFA 500 FCFA
20% du total 5 000 FCFA
Ndangane 9 1 0 10 - - - - - - 8 2
15% du total 6 000 FCFA
50 000 FCFA 1 000 FCFA
15 000 FCFA 3 000 FCFA
15 000 FCFA 7 500 FCFA
Koundam 7 3 0 10 - - - - - - 4 6 - -
10% du total 10 000 FCFA
10% du total 3 000 FCFA
20% du total 5 000 FCFA
20% du total 3 000 FCFA
Kassaville 7 3 1 9 - 1 1 - 1 - 6 2
25% du total
10% du total
10% du total
20 % du total 2 000 FCFA
4 800 FCFA
15 000 FCFA 4 000 FCFA
1) 10 000 FCFA 1 000 FCFA
Boustane 10 0 3 7 1 2 1 2 1 - 2 5
10 000 FCFA
60 000 FCFA 5 000 FCFA
40 000 FCFA 5 000 FCFA

Sam 7 3 0 10 - - - - - - 0 10 - -

Note : les résultats de l’étude sur la case grise contiennent comme réponse “je ne sais pas”
1) certaines personnes interpellées à Boustane ont répondu les frais abordables de branchement au réseau
d’égouts et d’entretien mensuel bien qu’elles ne demandent d’être branchées.

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2.3 Drainage des eaux pluviales

2.3.1 Historique de l’amélioration du drainage des eaux pluviales


En 1982, « Le Plan Directeur d’Assainissement des Eaux Pluviales et des Eaux Usées Urbaines de
Kaolack » 6 fut élaboré pour l’horizon 2000. Les travaux de drainage des eaux pluviales urbaines et de
l’assainissement des eaux usées doivent être mis en place selon le programme d’amélioration par étapes
du plan directeur, à savoir la première phase qui s’étend jusqu’en 1980, la seconde jusqu’en 1990 et la
troisième jusqu’à l’an 2000.
Selon le rapport de planification ci-dessus, il existait déjà un réseau de canaux de drainage combiné dans
le centre-ville de Kaolack, composé de plusieurs canaux qui drainaient non seulement les eaux pluviales
mais aussi les eaux usées domestiques. Le plan directeur prévoyait à utiliser ces canaux existants pour
les raccorder entre eux et les élargir. La première phase des travaux pourrait alors être entreprise de telle
manière. La Figure 2.3.1 présente les différentes étapes du programme d’amélioration du réseau de
drainage des eaux pluviales proposé en 1982.

Figure 2.3.1 Plan d’amélioration du réseau de drainage des eaux pluviales proposé
en 1982

Le plan directeur avait proposé l’installation d’un réseau de drainage des eaux pluviales à travers une
analyse topographique menée à l’aide d’une carte topographique précise à l’échelle 1/2000, laquelle
couvre uniquement la zone urbaine de la ville de Kaolack avec des courbes de niveau de 0,5 m

6
Ce Plan Directeur avait été élaboré par la Direction de l'Assainnissement, Ministère de l'Hydraulique, avec l’aide financière
du gouvernement de l’Italie.

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d’intervalle et fut élaborée en 1975. Cependant, jusqu’à présent, l’Equipe d’Experts ne peut toujours pas
disposer de ces données topographiques précises. Les Experts ne disposent actuellement que d’un bref
rapport du plan directeur, particulièrement sur l’amélioration du drainage des eaux pluviales. Il n’existe
pas de plan de conception disponible comportant les profils en long et les coupes transversales du réseau
de canaux, ainsi que des détails relatifs à la planification de la gestion des eaux pluviales. Ainsi, la
révision des travaux doit rencontrer à des obstacles par manque de données et d’informations
indispensables.

2.3.2 Système de drainage actuel


Les données relatives au système existant de drainage sont très limitées. La Mairie de Kaolack a une
liste des 34 canaux de drainage existants qui sont maintenues par celle-ci, cependant, il n’existe pas
de carte de localisation, ni de données spécifiques telles que le type, les dimensions et la longueur.
Par conséquent, un inventaire sur les canaux de drainages existants a été établi afin de les identifier
dans le cadre de l’Etude. L’ONAS dispose d’un plan du réseau de drainage existant en fichiers
AutoCAD, pourtant pas de données spécifiques. En plus des 34 canaux existants susmentionnés,
certains canaux de drainage sont présentés sur ce plan. Selon la Mairie de Kaolack, il existe des
canaux en terre et des tuyaux de drainage qui ont été installés dans le passé, pourtant elle ne pouvait
pas trouver ces tuyaux de drainage lors de l’inventaire. Cependant, la Mairie de Kaolack demande de
garder ces données de drainage sur le plan pour la planification future de drainage.
La liste des canaux maintenue par la Mairie de Kaolack et les emplacements des canaux de drainage
existants sont respectivement montrés dans le Tableau 2.3.1 et la Figure 2.3.2.
Tableau 2.3.1 Canaux de drainage existants des eaux pluviales
No. Zones / Emplacement Type Longueur Dimensions (m)
(m) Largeur ™Hauteur
1 Station Total Pie Xll 02 voies – édicule Gendarmerie couvert 775 0,8 ™1,0
2 Gendarmerie – Prison Centrale -Fleuve couvert 820 0,8~1,0 (largeur)
3 Urbanisme - Ex Travaux Publics – Gendarmerie édicule couvert 505 0,5 ™0,6
4 Légion de la gendarmerie - Relais émissaire couvert 300 0,5 ™0,6
5 Rue de France - Fleuve couvert 105 0,4 ™0,4
6 Service d’Hygiène - Mairie – Préfecture – Zone Com. couvert 205 0,5 ™0,6
7 Alentours Gouvernance - Zone Com. couvert 300 0,7 ™0,6
8 Police centrale – Marché Central - SGBS couvert 360 0,6 ™0,5
9 Blue Bird - Mboutou SOW – Rue des Ecoles – Marché Central couvert 780 0,6~1,1 ™0,6~0,9
10 Canal De Gaulle – Rue Faidherbe – Exutoire Fleuve couvert 225 0,6~0,8 (largeur)
11 Intérieur du Marché central couvert - -
12 Route Nioro Kanéne - Centre de Santé Diarama couvert 210 0,8~1,0 (largeur)
13 Ex Bata – Rue Dalao – Rue Faidherbe couvert 270 0,8 (largeur)
14 Rue Daloie- Marché de bois - Fleuve couvert 105 0,6 ™0,6
15 SGBS – ISENCY – exutoire du Fleuve ouvert 475 0,6~0,8 ™0,6~0,8
16 Annexe Valdiodio – Direction régionale des impôts - Fleuve couvert 110 0,6 ™0,6
17 Stade Lamine Gueye - Ex Garage de Nioro - Chambre de commerce couvert 225 0,8 ™0,8
18 Sud Léona I – Bande d’ Aozou ouvert 865 0,6~2,0 ™0,6~0,7
19 Sud Léona II – Bande d’Aozou ouvert 615 0,6~1,5 ™0,5~0,7
20 Sud Léona III –Bande d’Aozou ouvert 610 0,6~0,7 ™0,6
21 Sud Léona IV – Bande d’Aozou ouvert 610 0,7 ™0,5
22 Avenue Mengue Ndour – Ndargoundao - exutoire ouvert 825 1,1~2,0 ™0,4~0,6
23 Avenue Cheikh Ibra Fall - Tribunal couvert 365 0,6 (largeur)
24 RNI Cheikh Ibra Fall - Tribunal couvert 1 150 0,6~1,35 (largeur)
25 Poissonneries – Avenue Cheikh Ibra Fall couvert 90 1,35 (largeur)
26 Route de Nioro Angle Cheikh Ibra Fall - Ecole Cope ouvert 325 0,4 ™0,6
27 Nouvelle gare routière de NIORO - exutoire (fleuve) couvert 280 0,8~1,0 ™0,8~1,0
28 Carrefour Médina Baye - Mingué Ndour couvert 400 1,0~1,5 ™1,0~1,2
29 Canal de la rue de Thiès (cimetière) – Bande d’Aozou ouvert 1 055 1,2~1,4 ™0,3~0,75
30 Canal de Niary Tally - Canal de Cœur de Ville ouvert 195 0,6~1,2 ™0,3~0,6
31 Grande Emissaire Bande d’Aozou ouvert 1 680 5,3 ™0,8
32 Grande Emissaire Bande HLM Sara - Station Total - Dialègne 1er Pont ouvert 2 450 2,2~3,9 ™0,4~0,7

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No. Zones / Emplacement Type Longueur Dimensions (m)


(m) Largeur ™Hauteur
33 Grande Emissaire Nimzatt – Route de Gossas – de Gossas – Avenue de Cœur de Ville ouvert 2 245 2,4~3,5 ™0,4~1,5
34 Canal en terre boulevard cœur de Ville - 2ème Pond Médina - Emissaire Bande d’Aozou ouvert 430 0,8~1,5 ™0,4~0,7
Source: Enquête d’inventaire de l’Equipe d’Experts de la JICA en 2012

Figure 2.3.2 Réseau existant des canaux de drainage


Le réseau des canaux de drainage des eaux pluviales a été mis en place dans la zone centrale de la ville
de Kaolack. La longueur totale des canaux mis en place atteint 19,96 km dont 12,38 km des canaux
ouverts et 7,58 km des canaux fermés. Le système existant de drainage dont la longueur est de 19,96 km
couvre 7,79 km2 du territoire de la ville de Kaolack.
La plupart des canaux de drainage ouverts sont bouchés par les sédiments et divers types d’ordures
comme le montre les Photos 2.3.1. Le fait de jeter les ordures dans les canaux affecte la capacité
d’écoulement des canaux causant finalement une réduction de celle-ci, et provoque l’accumulation des
sédiments.

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(1) Canal de drainage No. (32) (2) Canal de drainage No. (21)
Photo 2.3.1 Bouché par les sédiments et les déchets
Les Photos 2.3.2 montre les tuyaux d’égouts connectés aux canaux de drainage à ciel ouvert. En saison
sèche, les eaux principalement composées des eaux usées domestiques sont stagnantes et détériorées,
causant une aggravation de l’environnement urbain tout en provoquant la mauvaise odeur et le mauvais
paysage.

(1) Canal de drainage No. (18) (2) Canal de drainage No. (19)
Photo 2.3.2 Tuyau d’égouts sortant d’une maison
Une partie des canaux de drainage existants à ciel couvert sont des canaux en terre excavés, comme le
montre les Photos 2.3.3, et ses structures sont non durable. Par conséquent, la coupe (section) d’origine
est réduite due à l’érosion.

(1) Canal de drainage No. (34) (2) Canal de drainage No. (31)
Photo 2.3.3 Canal en terre excavé
Comme le montre les Photos 2.3.4, la coupe d’origine des canaux de drainage à ciel ouvert est réduite en
raison des obstacles.

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(1) Canal de drainage No. (33) (2) Canal de drainage No. (33)
Photo 2.3.4 Obstacles dans un canal de drainage à ciel ouvert
En saison pluvieuse, l’écoulement des eaux pluviales est empêché par l’obstruction des canaux
susmentionné.

2.3.3 Entretien des réseaux de drainage


La ville de Kaolack est responsable de l’entretien des réseaux de drainage. Le Service Technique
Communal (STC) de la ville de Kaolack est en charge des travaux d’opération et d’entretien. Le STC est
composé de 99 personnes comme le montre la Figure 2.3.3 suivante.
Chef de bureau
(1)
Secretaire
(1)
Superviseur Général
(1)

Superviseur Superviseur Agent de


zones 1&2 zones 3&4 Chauffeur
Sécurité
(2) (2) (12)
(8)

Nettoyage Atelier de Atelier Atelier de Atelier Atelier


publique maçonnerie d'électricité plomberie mécanique menuiserie
(48) (4) (6) (3) (4) (7)

Figure 2.3.3 Organigramme du STC


Le STC ne dispose pas de son propre budget. En principe, le STC a un budget pour chaque élément
auquel il est en charge, tel que la réparation de la voirie, l’éclairage public et l’entretien des bâtiments,
cependant, il n’existe pas de rubrique budgétaire pour le nettoiement des réseaux du drainage. Selon le
STC, les coûts de nettoiement sont considérés comme dépenses diverses.
Le STC a un plan de nettoyage des réseaux des canaux de drainage une fois par an avant l’hivernage. Or,
le STC ne possède aucune machine et équipement mécanique pour les travaux de nettoyage des réseaux
de drainage. Toutefois, le STC sous-traite les travaux de nettoyage en sélectionnant les entreprises
privées par des appels d’offres. L’entrepreneur procède aux travaux de nettoyage en utilisant la pelle
mécanique, le camion et la main-d’œuvre. Même si le STC prévoit le nettoyage des réseaux de drainage
deux fois par an, les travaux sont réalisés seulement une fois par an à cause du manque du budget. Le
coût des travaux de nettoyage était d’environ 10 400 000 FCFA en 2011. Les travaux de nettoyage
consistent à enlever les ordures et les transporter à un site de décharge.

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2.3.4 Condition d’inondation


A Kaolack, il n’existe pas de système de suivi des conditions d’inondation telles que la hauteur ou la
durée de la crue. Par conséquent, les désastres d’inondation enregistrés dans le passé sont très limités.
Une étude sur les conditions d’inondation a été réalisée en vue de clarifier ces conditions à travers une
enquête par interview avec les ménages.
(1) Enquête par interview sur les conditions d’inondation
L’Equipe d’Experts de la JICA a discuté avec le STC, l’ONAS et la caserne des sapeurs-pompiers
sur les conditions d’inondation. Les zones d’inondation habituelle ont été identifiées sur la base des
résultats des discussions et de l’étude réalisée sur le terrain. En tenant compte des résultats des ces
études, l’Equipe d’Experts de la JICA a pu déterminer les zones cibles de l’enquête par interview,
indiquées à la Figure 2.3.4. Il existe 10 zones inondées habituellement, et une enquête par interview
a été réalisée sur 10 ménages dans chaque zone. Ainsi, le nombre total des ménages interrogés est de
100.

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Figure 2.3.4 Emplacement des zones de l’étude sur les conditions d’inondation

L’enquête par interview a été réalisée à l’aide du questionnaire indiqué à la Figure 2.3.5.

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Figure 2.3.5 Questionnaire pour l’étude sur les conditions d’inondation

(2) Résultats de l’étude


70 personnes interrogées correspondant à 70% de nombre total des personnes interrogées ont
répondu d’avoir eu l’expérience d’inondation devant leurs maisons. Les interrogés qui ont eu
l’expérience d’inondation devant leurs maisons ont mentionnés que l’inondation est fréquente dans
l’année, comme montré au Tableau 2.3.3.
La hauteur d’inondation que ces gens ont connue varie de la hauteur de cheville à celle de genou.
Environ 87% des personnes interrogées ayant des expériences d’inondation ont exprimé que la
hauteur a atteint celle de la tibia (environ 20 cm) ou plus. La durée d’inondation variait de 2 à
3 heures jusqu’à plus d’une journée. Environ 53 % de ces gens ont dit que la durée était supérieure à
1 jour.
Tableau 2.3.2 Expérience d’inondation devant la maison
Réponses Oui Non Ne sait pas Total
Nombre des 70 30 0 100
interrogés
Coefficient de
pondération (%) 70 30 0 100

Tableau 2.3.3 Fréquence d’inondation


Réponses Une fois par Plus d’une Une fois tous
an fois par an les 2 ou 3 ans Autres Ne sait pas Total
Nombre des
interrogés 6 59 0 4 1 70
Coefficient de
pondération (%) 9 84 0 6 1 100

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Tableau 2.3.4 Hauteur d’inondation


Jusqu’à la Jusqu’à la Jusqu’au Jusqu’à la Jusqu’à la Plus que la
Réponses Total
cheville tibia genou cuisse taille taille
Nombre des 32 29 9 0 0 0 70
interrogés
Coefficient de
pondération (%) 46 41 13 0 0 0 100

Tableau 2.3.5 Durée d’inondation


Moins De 30 Environ Plus
Réponses de 30 min à 1 2à3 4à6 Presque Ne sait
1 jour d’un Total
minutes heure heures heures demi-journée jour pas
Nombre des 0 0 8 5 16 4 37 0 70
interrogés
Coefficient de
pondération (%) 0 0 11 7 23 6 53 0 100

Les détails des conditions d’inondation lesquels plus de la moitié des personnes interrogées ont cité sont
indiqués à la Figure 2.3.6.

Ngane Saer
Khakhoune

Sam
Nimzatt

Diamaguène Tabangoye
Parcelles

Boustane I

Abattoirs

Ndangane

Figure 2.3.6 Résultats de l’étude sur les conditions d’inondation

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2.4 Gestion des déchets solides

2.4.1 Introduction
Dans la ville de Kaolack, la détérioration des équipements de collecte et de transport est avancée à telle
enseigne que le taux de collecte reste à 25% en 2007, ne couvrant que le centre-ville et les marchés de la
ville, et la situation ne cesse d’empirer aujoud’hui. Il existe plusieurs dépôts illégaux d’ordures dans les
quartiers résidentiels ça et là dans la ville. Cependant, il existe un site d’enfouissement final pour la ville
employant la méthode de décharge à ciel ouvert, où il n’y a ni engins lourds pour le nivellement de
terrains et ni pont-bascule.
Par ailleurs, un plan directeur sur la Gestion des Déchets Solides (GDS) de la ville de Kaolack a été
établi par l’APROSEN en 2008. La Mairie donna son aval à ce plan directeur et envisagea
d’entreprendre la GDS conformément au plan. Ainsi, dans le but d’améliorer l’environnement
hygiénique qui comprend la GDS de la ville, il est nécessaire de réviser le plan directeur et préparer des
recommandations par rapport à celui-ci.
Dans cette section, les problèmes liés à la GDS sont relevés, et des questions à résoudre sont mises en
exergue. En général, les déchets solides se divisent en trois parties à savoir (i) les déchets domestiques,
(ii) les déchets industriels et (iii) les déchets médicaux dangereux. Le présent rapport décrit en principe
la matière (i) en détail, ainsi que (ii) et (iii) seront étudiés et décrits dans le Chapitre 6 du présent rapport.

2.4.2 Conditions et problèmes actuels liés à la gestion des déchets solides de la ville de
Kaolack
A travers la première étude sur le terrain effectuée du 23 novembre au 18 décembre 2011 dans la phase
I, l’Equipe d’Experts de la JICA s’est consacrée à la collecte de données et d’informations auprès des
bureaux et des agences concernés au sein de la ville de Kaolack, et a mené des enquêtes sur le terrain
afin de reconnaître les problèmes concernant le système existant de collecte et de transport des déchets,
les conditions des décharges illégales, la production/composition des déchets, le site d’enfouissement
final, et autres.
(1) Opération actuelle de la gestion des déchets solides de la ville de Kaolack

(a) Organisation et Budget


Dans la ville de Kaolack, les opérations de collecte d’ordures par les services de la ville ne couvrent
que ses quartiers administratifs. La municipalité de Kaolack prend en charge la collecte des ordures
et leur transport et s’occupe aussi de la décharge finale. Il est à noter que la municipalité n’entend
guère privatiser le secteur lié à la gestion des déchets solides (GDS).
Dans la Mairie de Kaolack, les Services techniques prend en charge des problèmes liés à la GDS,
tels que schématisés dans l’organigramme (Figure 2.4.1). Les services sont composés de
7 Sections, à savoir Nettoyage et Construction de voirie, Electricité, Menuiserie, Maçonnerie,
Mécanique, Drainage ainsi qu’Espaces ouverts. La Section Nettoyage et Construction de voirie se
charge non seulement de la GDS mais aussi des travaux de construction des routes/rues coopérant,
sur une base contractuelle, avec des entrepreneurs. Cette Section est composée de 66 agents au
total, dont 55 permanents et 11 journaliers. Pour les opérations de collecte d’ordures ainsi que la
construction des routes, la Section a subdivisé la ville en 4 zones (de No.1 à No.4) qui couvrent
25 quartiers y compris des marchés publiques, des marchés aux poissons, des écoles, des
cimetières, des garages, etc. Dans chaque zone, la Section s’assure d’un superviseur et des ouvriers
s’occupant de la collecte et du transport des ordures.
En ce qui concerne le budget annuel de la ville, une partie des recettes générales est exclusivement
allouée à la GDS. Les budgets et les dépenses annuels pour la GDS de l’exercice 2004 à 2011 sont
montrés dans le Tableau 2.4.1. Comme indiqué dans le tableau, le budget 2010 représente 2 493
millions de FCFA au total, et celui des Services techniques est de 368 millions de FCFA, soit
14,8 % du budget total. Le budget de Nettoyage et Voirie (services relatifs aux déchets) en 2010 est
de 242 millions de FCFA, soit 65,7 % du budget alloué aux Services techniques. Par ailleurs,

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126 millions de FCFA, soit 52,2 % du budget fut dépensé pour la section de Nettoyage et Voirie.
Cependant, le tableau ne montre pas les sous-détails des budgets et des dépenses.
Tableau 2.4.1 Revenus et dépenses annuels pour la GDS de la ville de Kaolack
Année Budget total de la Budget de Budget de Dépenses pour (2)/(1) (3)/(2) (4)/(3)
fiscale ville Services Nettoyage et Voirie Assainissement et % % %
(1) techniques (Section Gestion des Routes (Section
(7 Sections) (2) Déchets) (3) gestion des ordures)
(4)
2004 2 125 003 544 523 000 264 456 800 685 66 289 579 24,6 87,3 14,5
2005 2 127 184 598 453 040 137 379 385 049 73 655 088 21,2 83,7 19,4
2006 2 505 802 980 423 725 459 341 886 473 81 838 986 16,9 80,7 23,9
2007 Indisponible en raison de l’inspection
2008 2 180 988 146 414 214 795 311 916 062 102 298 733 19,0 75,3 32,8
2009 2 615 191 282 330 401 805 156 736 545 173 665 260 12,6 47,4 110,8
2010 2 492 773 400 368 172 372 241 877 639 126 294 733 14,8 65,7 52,2
2011 2 051 000 000 362 250 015 223 325 809 138 926 206 17,7 61,6 62,2
Source: Services techniques, Mairie de Kaolack

Figure 2.4.1 Organigramme de la Mairie de Kaolack sous l’angle de la GDS

(2) Plan Directeur


La Mairie de Kaolack avait établi un plan directeur sur la gestion des déchets solides en 2008 avec
l’assistance technique de l’APROSEN, intégré dans un rapport intitulé ETUDE POUR LA MISE EN
ŒUVRE OPERATIONNELLE D’UN SYSTEME DE GESTION DURABLE DES DECHETS
SOLIDES DANS LA VILLE DE KAOLACK, Tome I et II, 2007-2008.
Le plan directeur établi l’ensemble des objectifs de la ville de Kaolack en matière de GDS, aussi bien
que les objectifs spécifiques de chaque secteur, y compris le nettoyage des routes/rues, la
pré-collecte et la collecte, le dépotoir final, les campagnes IEC (Information, Education et
Communication) comme résumé dans le tableau suivant. Selon les Service techniques, le plan
directeur 2008 est utilisé comme un plan global pour la GDS de la ville de Kaolack.
Tableau 2.4.2 Objectifs du plan directeur 2008 de la ville de Kaolack
Objectif global Réaliser un système de gestion durable des déchets solides accessible techniquement
et financièrement.
Nettoyage de routes/rues Rendre propres les routes et les rues de la ville.
Collecte Mettre en œuvre toutes les formes de collecte retenues, et assurer la collecte et le

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Objectif global Réaliser un système de gestion durable des déchets solides accessible techniquement
et financièrement.
transport jusqu’à la décharge finale.
Elimination finale Assurer la construction d’une décharge finale en conformité avec les lois et
ordonnances, techniquement possible, et faisable au niveau environnemental.
Source : Mairie de Kaolack

(3) Système de Collecte et de Transport des déchets


En 2007, le système de collecte par la Mairie ne couvrait que 5 quartiers de la ville, à savoir Léona,
Kasnack-Nord, Kasnack-Sud, Kassaville et Bongré, incluant des zones du marché central. A ce
temps-là, la Mairie disposait de 5 camions compacteurs (d’une capacité de 16 m3 chacun) pour la
collecte et le transport des déchets. 4 compacteurs sur 5 ont été utilisés pour couvrir les 5 quartiers, et
1 compacteur pour les marchés centraux. La production totale de déchets de la ville de Kaolack en
2007 a été évaluée à environ 125 tonnes par jour sur la base de l’indice de la production journalière
de déchets par personne étant de 0,49 kg, et le volume de déchets collectés était de 30 tonnes par jour.
D’autre part, en 2010, la Mairie ne dispose que de 2 compacteurs (d’une capacité de 20 m3 chacun)
pour couvrir les mêmes zones de collecte composées de 5 quartiers, y compris les marchés centraux,
comme indiqués dans le Tableau 2.4.3.
Cela révèle que le taux de collecte de 25% en 2007 a baissé jusqu’à 12% (17 tonnes de production
quotidienne de déchets) en 2010. Selon les informations, le prestataire de services privé conractuel
possédait deux compacteurs en 2011, pourtant un des deux compacteurs était en panne, et un
compacteur seulement a été utilisé. Ainsi, le taux de collecte pourrait chuter à 6 % dans la zone
entière de la ville de Kaolack.
Tableau 2.4.3 Production de déchets et ses collectes en 2007 et 2010
Année Production de Volume de Taux de Equipements de collecte Quartiers desservis:
déchets déchets collectés collecte
(tonne/jour) (tonne/jour) %
2007 5 compacteurs Léona, Kasnack
125 30 25 (d’une capacité de 16 m3 Nord, Kasnack Sud,
chacun) Kassaville, Bongré,
2010 2 compacteurs y compris le marché
136 17 12 (d’une capacité de 20 m3 central.
chacun)
Note: La production de déchets est calculée à l’aide de l’indice 0,49 kg/personne/jour
Source: APROSEN, Mairie de Kaolack
Pour cause de tel système de collecte défectueux, des simples citoyens non-officiels ont désormais
créé des groupes qui s’organisent pour mettre sur place un système de collecte des déchets dans
certains quartiers moyennant la somme de 750 FCFA 7 par ménage. Toutefois, durant la pré-collecte,
certains d’eux déversent les déchets collectés avec des charrettes à âne dans des décharges illégales
situés dans les différents quartiers de la ville.
La situation actuelle du système de collecte et de transport des déchets de la ville de Kaolack peut
être schématisée de manière suivante.
Tableau 2.4.4 Système actuel de la collecte et du transport de déchets dans la ville de Kaolack
Etapes
Pré-collecte Collecte Transport des
(de déchets de chaque (de déchets de chaque déchets à la
Zone
ménage) ménage et transport décharge finale à
jusqu’à la décharge finale Mbadakhoune
ou site de transfert)
Services de la marie Avec compacteur de la Avec compacteurs de la Avec compacteur
disponibles Mairie (2 unités) avec un Mairie (2011) de la Mairie, par
prestataire de service en Avec un camion loué un prestataire
2011, couvrant seulement 5 (2012) (2011) ou un
quartiers, 7 marchés camion loué

7
Cette valeur est un minimum, par rapport à la taxe mensuelle moyenne de collecte des déchets de 1 000 FCFA/ménage à
Kaolack.

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Etapes
Pré-collecte Collecte Transport des
(de déchets de chaque (de déchets de chaque déchets à la
Zone
ménage) ménage et transport décharge finale à
jusqu’à la décharge finale Mbadakhoune
ou site de transfert)
publics et 2 gares routières. (2012)
Services de la Mairie non Avec charrettes à âne Décharge illégale dans la Pas de transport
disponibles, mais fournis par (système ROC)/ monocycle ville jusqu’à la
les groupes privées décharge finale
(associations, etc.)
Note; ROC : Ramassage des Ordures par Charrettes

(4) Sites de transfert


Les sites de transfert sont des sites de stockage provisoire des ordures ménagères directement
transportées de façon manuelle ou par des charrettes à âne (système ROC) lors de pré-collecte. Il
existe 3 sites de transfert pour la GDS dans les quartiers de Kaolack, à savoir Diamaguène Extension,
Ndargoundaw (sud de Dialègne) et Ngane Saer (voir la Figure 2.4.2). Cependant, deux de ces sites,
Diamaguène Extension et Ndargoundaw (sud de Dialègne) ne sont plus fonctionnels actuellement et
seul celui de Ngane Saer est opérationnel.
Dans la ville de Kaolack, une première usine de recyclage de plastique a été construite en 2001 dans
le quartier de Koundam par la coopération financière non remboursable du Japon avec l’assistance
technique d’une ONG italienne LVIA (Lay Volunteers International Association). L’usine est
devenue rentable après la participation de CODEKA (Comité de Développement de la Commune de
Kaolack) et de GIE (Groupement d’Intérêt Economique) à la gestion des affaires en 2007. Elle est
maintenant opérationnelle par le broyage des matières en plastique d’environ 200 à 250 kg par jour
avec 15 employés. L’unité de recyclage de plastique envoie les matières en plastiques broyées à
l’usine de plastique de Dakar pour les recycler en produits tels que les chaises, les bols, les poubelles,
etc.
Tableau 2.4.5 Sites de transfert existants dans la ville de Kaolack (en novembre 2011)
Site de Nom du Année de Matériaux Bailleur de Remarques
transfert quartier construction de collecte fonds
pour le
recyclage
Diamaguène Diamaguène 1992 - CARITAS Après que la Mairie n’arriva plus à
Extension (ONG) assurer le transfert, les installations
sont devenues vétustes et détériorées
à cause des dommages dus au sel.
Dialègne Ndargounda 1996 - World Vision Non opérationnel depuis que la
w (sud de (ONG) Mairie a arrêté l’opération des
Dialègne) compacteurs pour manque de
carburant.
Ngane Saer Ngane Saer 2005 Plastique dur LVIA, De maigres opérations semblent
(PHD) CARITAS continuer.
(ONG)
Source: l’Equipe d’Experts de la JICA, APROSEN Kaolack

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Site de transfert abandonné Site de transfert abandonné Site de Transfert


(Quartier de Diamaguène (Quartier de Ndargoundaw au sud (Quartier de Ngane Saer)
Extension) du quartier Dialègne)
Photo 2.4.1 Sites de transfert

(5) Sites de dépôts sauvages


L’Equipe d’Experts de la JICA a menée une enquête sur le terrain pendant la période allant de fin
novembre au début décembre 2011 dans des quartiers résidentiels de Kaoalck pour identifier les
sites de dépôts des ordures ménagères. Il existe 12 principaux dépôts sauvages dans toute la ville de
Kaolack comme indiqués dans le tableau suivant :
Tableau 2.4.6 Dépôts Sauvages existants dans la ville de Kaolack (en décembre 2011)
No. Dépôts Sauvages Quartier abritant Quartiers/zones de Remarques
le dépôt sauvage provenance des déchets
1㸬 Diamaguène Boustane Boustane (BN), Sara Décharge à ciel ouvert
(à coté du lac Blonchard) Ndiougary (SN), Le plus vieux dépôt
Diamaguène (DM), Parcelles sauvage qui date de 1990.
Assainies (PA)
2. Ndangane Léona (LN) Marché au poisson, Marché Décharge à ciel ouvert
(Sortie de Kaolack vers aux fruits et légumes,
Nioro) Ndagane (ND)
3. Dialègne Dialègne (DL) Dialègne (DL), Léona (LN) Décharge à ciel ouvert
ou Léona (LN)
4. Touba Kaolack Touba Kaolack Touba Kaolack Ouest Décharge à ciel ouvert
Extension Ouest (TKO) (TKO),
Touba Kaolack Est (TKE)
5. Khakhoune Sam (SM) Sam (SM), Touba Kaolack Décharge à ciel ouvert
(à coté du lac Khoune) Est (TKE)
6. Bongré Bongré (BG) Bongré (BG), Kasnack Sud Décharge à ciel ouvert
A coté du lac le long de (KS)
l’Avenue Diogoye Basile
Senghor (BN 02)
7. Dépôt sauvage à coté du Bongré (BG) Inconnu Décharge à ciel ouvert
lac
8. Dépôt sauvage près de la Bongré (BG) Boustane (BN), Décharge à ciel ouvert
gare routière ‘Gare de Bongré(BG)
Dakar’
9. Koundam Koundam Koundam Décharge à ciel ouvert
10. Médina Mbaba Médina Sud Médina Mbaba Décharge à ciel ouvert
11. Gawane Gawane Sam, Gawane, Thioffack Décharge à ciel ouvert
12. Mimzate Touba Kaolack Touba Kaolack Ouest Décharge à ciel ouvert
Ouest
Source: Equipe d’Experts de la JICA, APROSEN Kaolack

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Certaines zones inondables comme les quartiers de Dialègne, Médina, etc. sont des zones de
dépression. Dans ces quartiers, les résidants à faible revenu tentent de protéger leurs maisons contre
les inondations en élevant le niveau de sol autour des maisons par remblayage au moyen de déchets
en lieu et place des matières du sol pendant l’hivernage. A cette effet, en général des terres du sol
sont vendues à environ 5 000 FCFA/15 à 20 m3.
Par ailleurs, l’APROSEN a mené une étude sur le terrain concernant les dépôts sauvages à travers 4
villes. Les résultats de l’étude ont été intégrés dans un rapport sur l’« Identification des dépôts
sauvages à Kaolack, Diourbel, Bambey et Joal, septembre 2011» comme indiqué dans le Tableau
2.4.7.
Tableau 2.4.7 Résultat de l’enquête sur le volume de déchets déversés dans les villes
Localités Nombre de décharge Estimation du volume de déchets (m3)
Kaolack 71 24.353
Diourbel 100 157.001
Bambey 54 15.399
Joal 11 12.975
Total 236 209.728
Source: Identification de dépôts sauvages à Kaolack, Diourbel, Bambey et Joal,
septembre 2011, APROSEN

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Dépôt sauvage d’ordures - Diamaguène Ramassage d’ordures par charrette (ROC), les
charrettes à âne – près de Diamaguène

Canal totalement obstrué par les déchets - Ndangane Dépôt sauvage d’ordures - Ndangane

Dépôt sauvage du système ROC - Bongré Déchets biomédicaux - Bongré

Dépôt sauvage d’ordures - Touba Kaolack Dépôt sauvage d’ordures - Médina Mbaba

Photo 2.4.2 Etat de GDS de la ville de Kaolack

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(6) Décharge Finale


Pour une gestion durable des déchets solides de la ville de Kaolack, il existe une décharge finale
officielle située à la communauté rurale de Mbadakhoune dans la région de Kaolack8, adjacente à la
ville de Kaolack (quartier de Thioffack), comme le montre la Figure 2.4.2. Le site était une ancienne
carrière de sable utilisé pour la construction jusqu’en 2009, et à la fin de 2011 il a été utilisé par les
camions compacteurs de la Mairie comme une décharge à ciel ouvert. Le site ne prend pas en compte
les précautions environnementales pour l’incinération de déchets, les dispositions permettant de
séparer les équipements médicaux, les emballages des médicaments, etc. En outre, il n’existe pas
d’ouvrage de clôture, ni un bureau de contrôle, aucun équipement lourd comme le bulldozer ou
chargeuse sur pneus au niveau de la décharge finale. Selon la Mairie de Kaolack, l’accès à la
décharge finale n’est autorisé qu’aux 2 compacteurs enregistrés au niveau de la Mairie, et pour les
camions privés l’accès leur est interdit. Pendant l’étude sur le terrain, une dizaine de ramasseurs de
déchets étaient en train de collecter des déchets en matières précieuses tels que le fer, le plastique dur,
etc.
En septembre 2011, la ville de Kaolack et la communauté rurale de Mbadakhoune ont conclu un
accord verbal sur l’utilisation de terrain pour un site d’enfouissement final à Mbadakhoune. Pourtant,
un protocole officiel de partenariat entre les deux parties pour avoir le droit reconnu par la loi
d’utiliser un terrain requis pour une nouvelle décharge finale proposée pour la ville de Kaolack n’est
pas encore signé. Cela explique que la ville de Kaolack ne dispose pas de décharge officielle jusqu’à
ce jour-ci. D’après la Mairie de Kaolack, les deux parties sont toujours en cours de préparation de
leur signature du protocole.
Par ailleurs, il existe un projet qui est en cours de réalisation sous la supervision de l’APROSEN de
Kaolack. Présentement, l’excavation d’un trou (100 m ×40 m) d’une profondeur de 3 m est en cours
de réalisation en plus d’un km de route d’accès avec un système de drainage. Le trou fera office de
décharge contrôlée où seront acheminés tous les déchets de la ville de Kaolack, en attendant la mise
en œuvre d’une décharge permanente par l’APROSEN. La Mairie de Kaolack n’entend pas financer
la construction de cette décharge finale en raison de son insuffisance de fonds.

Décharge finale existante Décharge finale proposée


(village de Mbadakhoune) (village de Mbadakhoune)
Photo 2.4.3 Décharge finale
Les éléments concernant la pré-collecte, la collecte, le transport, les sites de transfert et la décharge
finale en matière de GDS de la ville de Kaolack sont ainsi décrits ci-dessus. Ces emplacements sont
indiqués dans la Figure 2.4.2.

8
La communauté rurale de Mbadakhoune de la Région de Kaolack fait partie d’ “Autres zones” dans la Figure 2.1.1.

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Vers Diourbel

Site de Transfert Décharge Finale


(Ngane Saer)

Site de Transfert
(Diamaguène)

Vers Dakar

Site de Transfert
(Dialègne)

Vers Tamba
Marché Central
(Léona)

Marché au poisson
(Léona)

Vers Nioro

Source: ADM (Agence de Développement Municipal), Mairie de Kaolack, APROSEN Kaolack

Figure 2.4.2 Carte de Localisation des sites de transfert et de la décharge finale de la ville de
Kaolack

Dans la ville de Kaolack, les CDQs (Comité de Développement de Quartier) sont actifs dans le
domaine de GDS sous la coordination du CODEKA. Il existe 36 CDQs dans les quartiers de la ville
de Kaolack. Bien que le CODEKA souffre d’une manque de disponibilité de moyens et de
ressources humaines, il s’efforce d’assurer la coordination des partenariats entre les ONGs (telles
que CARITAS, ASDES), les CDQs, et les GIEs.
Une campagne de sensibilisation sur les activités de recyclage auprès du publique n’a pas été si
vulgarisée par la Mairie de Kaolack et il n’existe pas de perspectives de plan dans ce sens.
Cependant, il existe plusieurs groupes de recyclage de petite taille dans les quartiers qui collectent
les déchets plastiques durs et qui envoient ces matières en plastique dur recyclables à l’usine de
recyclage du quartier de Koundam de la ville. Les matières en plastique dur collectées sont lavées et
broyées par une machine et, ensuite envoyées à l’usine de recyclage à Dakar. Dans la ville de
Kaolack, il n’existe pas une usine comme à Dakar pour une valorisation des matières en plastique.
En matière des activités IEC (Information, Education et Communication), un mouvement annuel de
la propreté a été organisé dans le cadre de la campagne d’environnement en 2007, 2008 et 2009 par
les communautés de la ville, y compris la Mairie de Kaolack, la Gouvernance de Kaolack,
l’APROSEN, les ONGs et d’autres acteurs tels que les étudiants et les volontaires. Ces activités

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n’ont pas été cependant poursuites en 2010 et 2011.

(7) Déchets industriels et biomédicaux

(a) Déchets industriels


Dans la ville de Kaolack, 4 principales industries sont opérationnelles comme suit:
• SUNEOR : Huilerie d’arachide
• NOVASEN : Huilerie d’arachide
• SALIN DU SALOUM : Production de sel
• USINE KOUDAME : Produits en plastique
Selon les Services techniques de la Mairie, les déchets industriels doivent être contrôlés et traités
correctement en conformité avec le code de l’environnement au Sénégal. L’Equipe d’Experts de la
JICA prendra ainsi en compte cet aspect dans le cadre de son étude.

(b) Déchets biomédicaux dangereux


Dans la ville de Kaolack, il existe un seul grand hôpital (El Hadji Ibrahima Niass) et quelques
cliniques et centres de soins de santé. De plus amples informations seront recueillies par l’Equipe
d’Experts de la JICA et décrites dans le Chapitre 6 du présent rapport.
(8) Questions à aborder
• Les moyens limités de la Mairie en équipements lourds ne lui permettent pas d’effectuer la
collecte, le transport et l’élimination des ordures de l’ensemble de la ville. Les problèmes
financiers de la Mairie sont très graves.
• Dans les quartiers non desservis, la présente méthode de pré-collecte par des charrettes à âne,
monocycles et brouettes doit être renforcée, mais les ordures ne seront déchargées que dans
des sites officiellement désignés.
• Le système de pré-collecte assuré par les associations privées, à savoir les charrettes à âne,
monocycle et brouettes, devrait être réorganisé et renforcé.
• Les décharges illégales devront être bien contrôlées par les administrateurs.
• Le système des sites de transfert devra être renforcé et des nouveaux sites de transfert devront
être créés.
• Le système de transport des déchets à partir des sites de transfert vers la décharge finale (dans
la communauté rurale de Mbadakhoune) devrait être couvert par l’ensemble du système de la
GDS de la ville de Kaolack.
• La gestion des déchets solides devra être mise en œuvre conformément au plan directeur établi
par l’APROSEN, ainis qu’un système nouvellement modifié combinant le système classique
de pré-collecte (par charrettes à âne/monocycles/brouettes) et le système de collecte et de
transport mobile (par compacteurs) devra être réalisé.
• La décharge finale devra être convenablement conçue afin d’y permettre d’accueillir
l’ensemble des déchets générés par la ville de Kaolack jusqu’à l’horizon 2030.
• Pour une meilleure GDS de la ville, toutes les parties prenantes telles que la municipalité de
Kaolack, l’APROSEN, les agences concernées, les citoyens, les ONGs et les secteurs privés
devront s’impliquer dans le renforcement de leurs capacités à travers les campagnes IEC.
• Une approche juridique pourrait être requise pour renforcer les programmes de gestion
institutionnelle et des ressources humaines de la Mairie.
2.4.3 Documents et données relatifs à la gestion des déchets solides de la ville de
Kaolack
Tous les documents recueillis par l’Equipe d’Experts de la JICA durant la Phase I sont présentés sous
forme de tableau comme suit.

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Tableau 2.4.8 Liste des documents et données recueillis relatifs à la GDS de la ville de
Kaolack
No. Titre (langue d’origine) (Version anglaise) Auteurs Année de
publication
1. La gestion des ordures ménagères The management of the household Gret, LVIA, Pacte Juin 2006
dans les villes secondaires du refuse in the secondary cities of
Sénégal Senegal
2. Sénégal: Profil urbain de Kaolack Senegal: Urban profile in Kaolack ONU-HABITAT 2009
3. Programme de nettoiement de Cleaning programme in Kaolack APROSEN 2010
Kaolack City
4. Conseil interministériel sur Inter department Council Gouvernance Octobre
l’assainissement de la ville de The cleansing of the commune of 2008
Kaolack Kaolack
5. Etude pour la mise en œuvre Study for the operational Ereco, Novembre
opérationnelle d’un système de implementation system of solid GES CONSEIL 2007
gestion durable des déchets solides waste sustainable management in APROSEN
dans la ville de Kaolack - Tome I Kaolack City – Vol. I
6. Etude pour la mise en œuvre Study for the operational Ereco, Septembre
opérationnelle d’un système de implementation system of solid GES CONSEIL 2008
gestion durable des déchets solides waste sustainable management in APROSEN
dans la ville de Kaolack - Tome II Kaolack City – Vol. II
7. Amélioration de la Gestion des Improvement of Urban solid waste Banque Islamique Décembre
Déchets Solides Urbains au Sénégal management in Senegal - Report de Développement 2010
- RAPPORT N°2 : DOCUMENT No.2 : Document of Project -
DE PROJET -
8. Extrait du document évaluation du Extract from the evaluation Banque Islamique Décembre
projet avec la BID document of IDB project de Développement 2010
9. Islamic Development Bank Annual Islamic Development Bank Banque Islamique 2010
Report 1431H (2010) Annual Report 1431H (2010) de Développement
10. Loi portant Code de Law laying down the République du 2001
l’environnement Environmental Code Sénégal

11. Indentification de Dépôts Sauvages Identification of Illegal Waste APROSEN Septembre.


Kaolack, Diourbel, Bambey et Joal Disposal in Kaolack, Diourbel, 2011
bambey and Joal

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2.5 Considérations environnementales et sociales

2.5.1 Lois et directives sur les considérations environnementales

(1) Lois sur l’évaluation d’impact environnemental


Le chapitre V « Etude d’impact » du Code de l’environnement (Loi N° 2001-01 du 15 janvier 2001) du
Sénégal décrit dans les articles L 48 à L 54 les mandats des Etudes d’Impact sur l’environnement.
L’article L 48 donne les trois définitions des Etudes d’Impact comme suit :
Evaluation Environnementale Stratégique (EES)
L’Evaluation Environnementale Stratégique vise à évaluer les impacts environnementaux des
décisions prises dans les politiques, les plans et programmes et leurs alternatives, les études
régionales et sectorielles.
Etude d’Impact sur l’Environnement (EIE)
L’étude d’impact sur l’environnement est la procédure qui permet d’examiner les conséquences,
tant bénéfiques que néfastes, qu’un projet ou programme de développement envisageé aura sur
l’environnement et de s’assurer que ses conséquences sont dûment prises en compte dans la
conception du projet ou programme.
Audit Environnemental (AE)
Les audits sur l’environnement sont un outil de gestion qui comprend une évaluation systématique,
documentée, périodique et objective de la manière dont fonctionnent l’organisation, la gestion et
le matériel en matière d’environnement , dans le but de sauvegarder l’environnement.

L’article L 49 pour sa part stipule le processus autorisé de mise en œuvre des études d’impact et le
rapport d’étude à déposer à la DEEC (Direction de l’Environnement et des Etablissements Classés) du
Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature, des Bassins de Rétention et des Lacs
Artificiels (MEPNBRLA).

Selon le rapport de la Banque Mondiale (Sénégal - Analyse environnementale du pays, 2008, p.49),
« la DEEC est responsable de l’application des politiques environnementales du gouvernement, de la
législation et de la réglementation environnementales, de l’évaluation environnementale, de la
protection, du suivi, de la conformité et de la surveillance visant à assurer une gestion rationnelle des
ressources naturelles ».

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Directeur

Directeur adjoint

Division climat et Division des Division des Division prévention Division affaires
protection côtière Etablissements Etudes d’Impact et contrôle des juridiques,
Classés sur Pollutions et communication, et
l’Environnement Nuisances suivi et évaluation
Bureau de climat Bureau Bureau de contrôle
Bureau études et
autorisation et produits chimiques Bureau législation
instructions des
inspection et déchets et contentieux
dossiers
Bureau suivi et
Bureau de contrôle des Bureau Bureau
Bureau validation
protection côtière équipements sous application des information,
des évaluations
pression environnementales normes formation, et
sensibilisation
Bureau suivi et Bureau Bureau de gestion
Bureau suivi des
évaluation recouvrement et des laboratoires Bureau suivi et
plans de gestion
bases de données évaluation
environnementale

Centre de gestion
de qualité de l’air

Note: la division en caractère gras


est responsable de l’EIE Centre de gestion
d’urgence
Source: Site Internet de la DEEC
environnementale

Figure 2.5.1 Organigramme de la DEEC

Les articles R 38 à R 44 du décret d’application du Code de l’environnement (Décret N° 2001-282 du


12 avril 2001 portant application du code de l’environnement) du Sénégal explique également les
procédures administratives des Etudes d’Impact sur l’Environnement comportant une mention sur les
objets d’étude d’impact sur l’environnement (article R 39). L’étendue et les catégories des études
d’impact sur l’environnement (article R 40) sont les suivantes :

Catégorie 1: Les projets sont susceptibles d’avoir des impacts significatifs sur l’environnement; une
étude de l’évaluation des impacts sur l’environnement permettera d’intégrer les considérations
environnementales dans l’analyse économique et financière du projet; cette catégorie exige une
évaluation environnementale approfondie.

Catégorie 2: Les projets ont des impacts limités sur l’environnement ou les impacts peuvent être
atténués en appliquant des mesures ou des changements dans leur conception; cette catégorie fait
l’objet d’une analyse environnementale initiale.

La liste des projets et programmes est indiquée à l’annexe du décret d’application du Code de
l’environnement.

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Catégorie 1: Liste des projets et programmes pour lesquels une étude d’impact sur
l’environnement approfondie est obligatoire
1- Les projets et programmes susceptibles de provoquer des modifications importantes
dans l’exploitation des ressources renouvelables;
2- Les projets et programmes qui modifient profondément les pratiques utilisées dans
l’agriculture et la pêche;
3- L’exploitation des ressources en eau;
4- Les ouvrages d’infrastructures;
5- Les activités industrielles;
6- Les industries extractives et minières;
7- La production ou l’extension d’énergie hydroélectrique et thermique;
8- La gestion et l’élimination des déchets;
9- La manufacture, le transport, le stockage et l’utilisation des pesticides ou autres
matières dangereuses et/ou toxiques;
10- Les installations hospitalières et pédagogiques (grande échelle);
11- Les nouvelles constructions ou améliorations notables de réseau routier ou de pistes
rurales;
12- Les projets entrepris dans des zones écologiquement très fragiles et les zones
protégées;
13- Les projets qui risquent d’exercer des effets nocifs sur les espèces de faune et de flore
en péril ou leurs habitats critiques ou d’avoir des conséquences préjudiciables pour la
diversité biologique;
14- Le transfert de populations (déplacement et réinstallation).
Catégorie 2: Liste des projets et programmes qui nécessitent une analyse
environnementale initiale
1- Les petites et moyennes entreprises agro-industrielles;
2- La réhabilitation ou modification d’installations industrielles existantes de petite
échelle;
3- Les lignes de transmission électrique;
4- L’irrigation et drainage de petite échelle;
5- Les énergies renouvelables (autres que les barrages hydroélectriques);
6- L’électrification rurale;
7- Les projets d’habitation et de commerce;
8- La réhabilitation ou maintenance de réseau routier ou de pistes rurales;
9- Le tourisme;
10- L’adduction d’eau rurale et urbaine et assainissement;
11- Les usines de recyclage et unités d’évacuation des déchets ménagers;
12- Les projets d’irrigation par eau de surface allant de 100 à 500 hectares, et par eau
souterraine allant de 200 à 1 000 hectares;
13- L’élevage intensif de bétail (plus de 50 têtes), d’aviculture (plus de 500 têtes);
14- L’extraction et traitement de minéraux non métalliques ou producteurs d’énergie et
extraction d’agrégats (marbre, sable, graviers, shistes, sel, potasse et phosphate);
15- Les Aires protégées et conservation de la diversité biologique;
16- L’efficacité énergétique et conservation d’énergie.
De plus, la Nomenclature sénégalaise des installations classées pour la protection de l’environnement
(2007) complète et clarifie les lois environnementales. Le tableau suivant montre les installations
d’assainissement et de la gestion des déchets qui sont concernées.

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Tableau 2.5.1 Les études d’impact requises pour les installations classées
Type d’installations Procédure nécessaire avant
Installations Type de l’EIE exigée
classées le démarrage
Installations Supérieur ou égal à 5000 EIE Autorisation
d’assainissement équivalents habitants
(Capacité de traitement Supérieur à 500 et inférieur AEI/EEI Autorisation
journalier des eaux usées) à 5000 équivalents
habitants
Gestion des déchets (toutes Installation de tri ou de EIE Autorisation
capacités confondues) regroupement des déchets
destinés à l’élimination
Installation d’élimination, EIE Autorisation
de traitement et de
valorisation
Installations d’incinération EIE Autorisation
et de co-incinération
Enfouissement des déchets EIE Autorisation

La différence de procédure entre l’EIE et AEI/EEI est décrit dans les Chapitres II et III du Titre I du
décret d’application du Code de l’environnement. Le guide de référence de l’étude d’impact
environnementale sectorielle (2006) explique les procédures détaillées de l’étude d’impact sur
l’environnement.

Comme indiqué ci-après, l’article L 13 du Titre II, Chapitre I du Code de l’environnement décrit un des
exemples de différence de la réglementation entre les installations de la catégorie 1 et 2 :

Les installations rangées dans la première classe [catégorie] doivent faire l’objet, avant leur
construction ou leur mise en service, d’une autorisation d’exploitation délivrée par arrêté du
Ministère chargé de l’environnement dans les conditions fixées par le décret. Cette autorisation est
obligatoirement subordonnée à leur éloignement, sur un rayon de 500 m au moins, des habitations,
des immeubles habituellement occupés par des tiers, des établissements recevant du public et des
zones destinées à l’habitation, d’un cours d’eau, d’un lac, d’une voie de communication, d’un
captage d’eau.

Les installations rangées dans la seconde classe [catégorie] doivent faire l’objet, avant leur
construction ou leur mise en service, d’une déclaration adressée au Ministère chargé de
l’environnement, qui leur délivre un récépissé dans les conditions fixées par décret.

L’exploitant doit renouveler sa demande d’autorisation ou sa déclaration soit en cas de transfert,


soit en cas d’extension, ou de modification notable des installations. En cas de mutation des droits
d’exploitation, le nouvel exploitant est tenu de faire une déclaration adressée au Ministre chargé de
l’environnement.

Le Code de l’environnement stipule explicitement l’importance de la participation de la population et


de l’audience public dans le processus de l’Etude d’Impact sur l’Environnement, tel que l’article L 52
à 54 du Titre II, Chapitre V. En outre, l’article R 6 du Titre I, Chapitre II du décret d’application du
Code de l’environnement stipule la procédure pour une annonce d’une enquête publique exigée
comme suit :

La demande d’autorisation d’une installation rangée dans la première classe [catégorie] font l’objet
d’une enquête publique provoquée par décision du Gouverneur de la région interessée pour une durée
de 15 jours.

L’ouverture de cette enquête est annoncée cinq jours à l’avance :

(1) Par les affiches qui indiquent la nature de l’installation sur laquelle l’enquête doit avoir lieu,

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la date de l’ouverture et la durée de l’enquête, l’agent enquêteur et font connaître enfin, s’il y
a lieu, les moyens d’épuration et d’évacuation des eaux résiduaires et des gaz;

(2) Par des avis insérés dans les journaux et une publication sur les chaînes des radiodiffusions et
télévision nationales.

Les articles R 43 et 44 stipulent les rôles du Comité Technique. Le Comité Technique est une unité
d’administration et de gestion de l’étude d’impact sur l’environnement, assistant le Ministère de
l’Environnement et de la Protection de la Nature (MEPN).

Par ailleurs, le Tableau 2.5.2 suivant montre les arrêtés et les directives relatifs aux études d’impact
sur l’environnement.

Tableau 2.5.2 Les arrêtés ministériels et directives sur les Etudes d’Impact sur
l’Environnement
Nom Date d’effet Contenu
ARRETE MINISTERIEL 28 novembre 2001 Réglementation de la participation du
No. 9468 MJEHP-DEEC public à l’Etudes d’Impact sur
l’Environnement
ARRETE 28 novembre 2001 Conditions détaillées de délivrance de
MINISTERIEL l’agrément pour l’exercice des activités
No. 9470 MJEHP-DEEC relatives aux Etudes d’Impact sur
l’Environnement
ARRETE 28 novembre 2001 Termes de référence des études d’impact
MINISTERIEL
No. 9471 MJEHP-DEEC
ARRETE 28 novembre 2001 Contenu du rapport de l’Etude d’Impact
MINISTERIEL sur l’Environnement
No. 9472 MJEHP-DEEC
Guide de référence de l’Etude Novembre 2006 Procédures détaillées de l’Etude
d’Impact Environnemental Sectoriel d’Impact sur l’Environnement
Nomenclature sénégalaise des Mars 2007 Catégorisation des équipements et des
installations classées pour la activités pour les Etudes d’Impact sur
protection de l’environnement l’Environnement
Source: DEEC, Equipe d’Experts de la JICA

(2) Lois sur l’environnement et lois/directives des établissements humains


En ce qui concerne les établissements humains, les articles L 28 et 29 du Titre II, Chapitre II du Code
de l’environnement stipulent que « les services de l’environnement sont consultés pour avis avant
approbation ».

Cependant, par exemple, la loi No. 76-66 du 2 juillet 1976 portant Code du domaine de l’Etat
mentionne : « le domaine public comprend les canaux de drainage, les conduites d’eau et d’égouts
ainsi que les servitudes d’utilité publique qui comprennent notamment les servitudes de passage,
d’implantation, d’appui et de circulation rendus nécessaires par l’établissement, l’entretien et
l’exploitation des installations et ouvrages visés ci-dessus ».

Le rapport de l’Evaluation Environnementale Stratégique (EES)9 du Projet de la JICA souligne que le


Sénégal parvient à combiner les normes nationales et internationales des pratiques de réinstallation
telles que le Manuel Opérationnel des Politiques de sauvegarde de la Banque Mondiale (PO 4.12
Réinstallation involontaire). Les objectifs de la PO 4.12 sont les suivants:
(a) La réinstallation involontaire doit être évitée dans la mesure du possible, ou minimisée, en
étudiant toutes les alternatives réalisables dans la conception du projet.

9
Conformément aux lois et régulations environnementales sénégalaises, l’EES a été mené par l’Equipe d’Experts de la JICA
avec un consultant agréé (iDEV) par la DEEC de décembre 2011 à décembre 2012. Cette étude comprenait une enquête sur le
cadre environnemental applicable au Projet, le profil environnemental de la zone du Projet, une évaluation de l’impact sur
l’environnement du Projet, ainsi qu’un plan du cadre de gestion environnementale et sociale.

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(b) Lorsqu’un déplacement de population est inévitable, les activités de réinstallation devront être
conçues et exécutées sous la forme de programmes de développement procurant aux personnes
déplacées par le projet suffisamment de moyens d’investissement pour leur permettre de
bénéficier des avantages du projet. Les populations déplacées devront être consultées de
manière constructive et avoir la possibilité de participer à la planification et à la mise en oeuvre
des programmes de réinstallation.
(c) Les personnes déplacées devront être aidées dans leurs efforts d’amélioration, ou du moins de
rétablissement, de leurs moyens d’existence et de leur niveau de vie, ceux-ci étant considérés,
en terme réels, aux niveaux qui prévalaient au moment de la phase précédant le déplacement ou
celle de la mise en œuvre du projet, selon la formule la plus avantageuse.
Les lignes directrices de la JICA relatives aux considérations environnementales et sociales
recommande d’éviter la réinstallation involontaire comme suit :
• Il faut éviter la réinstallation forcée et la perte de revenu des populations en explorant toutes
les alternatives viables. Si malgré tout aucune solution n’est trouvée, des mesures garantissant
la minimisation des impacts et la compensation des dommages doivent être proposées avec
l’accord des populations qui seront affectées.
Par ailleurs, en cas d’une réinstallation forcée à grande échelle, les lignes directrices de la JICA
conseillent :
• S’agissant des projets impliquant une réinstallation forcée à grande échelle, des plans de
réinstallation doivent être préparés et diffusés au public. Au préalable, des réunions
consultatives seront organisées avec les populations affectées et leurs communautés après leur
avoir communiqué à l’avance les informations nécessaires. Lors de ces concertations, les
explications devront être fournies selon une présentation et dans une langue compréhensible
par les populations affectées. Il est souhaitable que le plan d’action de la réinstallation
comprenne les éléments définis dans le Politiques de sauvegarde de la Banque Mondiale (PO
4.12, Annexe A).
Selon le rapport de l’EES du Projet de la JICA, l’affectation des terres à un projet peut être réalisée
par de différentes manières en fonction de leur statut :
• Les terres du domaine des particuliers font l’objet d’une expropriation pour cause d’utilité
publique selon une procédure assez formaliste (loi 76-67 du 2 juillet 1976 relative à
l’expropriation pour cause d’utilité publique) en accordant une indemnisation en espèces ou en
nature dans certains cas ;
• Les terres situées en zone urbaine font l’objet d’une procédure identique ;
• Quant aux terres qui relèvent du domaine de l’Etat, leur mise à disposition ne pose pas de
difficultés ;
• Enfin, les terres qui relèvent de la zone des terroirs sont gérées par les conseils ruraux.
2.5.2 Processus de l’EES et de l’EIE

Selon le site Web de la DEEC (http://www/denv.gouv.sn), en 2011, 37 cabinets-conseil


environnementale et 19 consultants individuels sont officiellement agréés à mener des activités de
l’EIE. La plupart d’entre eux sont basés à Dakar (Sénégal), mais certains siègent aux pays étrangers
comme la France, le Burkina Faso, le Mali et le Canada.

La différence qui existe entre la procédure de l’EIE et celle de l’EES n’est pas expliquée dans le Guide
de Référence de l’Etude d’Impact Environnemental Sectoriel. De même, les différentes étapes de la
mise en œuvre de l’EIE et l’EES ne sont pas mentionnées dans la Guide. Ainsi, les schémas de
procédures de l’EES et de l’EIE a été confirmé par l’Equipe d’Experts de la JICA comme indiqué dans
les Figures 2.5.2 et 2.5.3. Les figures montrent que la principale différence entre l’EES et l’EIE est le
processus d’audience publique (tenue de l’audience publique et élaboration du rapport par la DEEC
dans les 48 heures qui suivent) qui n’est inclus que dans la procédure de l’EIE.

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en République du Sénégal Rapport Final

Il n’y a cependant pas de format type officiel de demande de l’EIE et de l’EES à déposer à la DEEC
et/ou à la DREEC. Généralement, les Termes de Référence (TDR) de l’EES/EIE élaborés sur la base
des documents du projet seront soumis par le client auprès de la DEEC/DREEC en compagnie du
consultant agréé. Cependant, le lieu de soumission des TDR n’est ni fixé à la DEEC ni à la DREEC.

La DREEC de Kaolack suggère que les duplicatas des TDR et autres documents relatifs à l’EIE/EES
soient soumis à la Gouvernance de la région, laquelle préside le Comité Technique pour les études
d’impact sur l’environnement. Ainsi, l’Equipe d’Experts de la JICA a déposé les TDR joints à la lettre
de demande d’EES à la DEEC, le 2 janvier 2012. Les duplicatas de ces documents ont été aussi
transmis à la DREEC et à la Gouvernance de la région de Kaolack.

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Projets, plans, programmes publics ou privés susceptibles d’affecter l’environnement

Tri/sélection EES non requise

EES requise

Préparation des TDR et soumission à la Direction de l’Environnement et des Etablissements Classés (DEEC) du
Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature (MEPN).
- Demande d’EES
- TDR du projet
- Spécification et justification du projet
Un délai de 15 jours est requis après la soumission pour l’obtention d’une réponse par l’administration

Approbation des TDR dans un délai maximum de 15 jours

Mise en œuvre de l’EES


- L’EES est mise en œuvre par un bureau d’étude agréé par le MEPN
- Le procès-verbal de consultations publiques doivent être annexé au rapport de l’EES
- Proposition de Plan Cadre de Gestion Environnementale et Sociale
(Le délai dépend du contrat qui lie le consultant au client)

Soumission du rapport révisé à la DEEC par le client


- Réponse de la DEEC dans un délai maximum de 15 jours

Examen du rapport par le Comité Technique National de pré-validation Le rapport de l’EES


- Le rapport de pré-validation devra être envoyé au client dans les 48 heures n’est pas acceptable
(2 jours) qui suivent

Le rapport de l’EES est acceptable

Soumission du rapport de l’EES à l’approbation du MEPN

Délivrance du certificat de conformité environnementale au client


dans un délai maximum de 72 heures (3 jours)

Le contrôle du plan ou de programme et le suivi environnemental sont


assurés par les autorités compétentes et le MEPN

Source : Equipe d’Experts de la JICA; basée sur des entrevues avec la DEEC

Figure 2.5.2 Procédures de l’évaluation environnementale stratégique (EES)

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Projets publics ou privés susceptible d’affecter l’environnement

Tri/sélection EIE non requise

EIE initiale EIE approfondie

Préparation des TDR et soumission à la Direction de l’Environnement et des Etablissements Classés


(DECC) du Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature
- Demande d’EIE
- TDR du projet
- Spécification et justification du projet
Un délai de 15 jours est requis après la soumission pour l’obtention de la réponse de l’administration

Approbation des TDR dans un délai maximum de 15 jours

Mise en œuvre de l’EIE initiale Mise en œuvre de l’EIE approfondie


- L’EIE est mise en œuvre par un bureau - L’ EIE est mise en œuvre par un bureau
d’étude agréé par le MEPN d’étude agréé par le MEPN
- Le procès-verbal de consultations publiques - Le procès-verbal de consultations publiques
doivent être annexé au rapport de l’EIE doivent être annexé au rapport de l’EIE
- Proposition de Plan Cadre de Gestion - Proposition de Plan Cadre de Gestion
Environnementale et Sociale Environnementale et Sociale
(Le délai dépend du contrat qui lie le consultant au (Le délai dépend du contrat qui lie le consultant au
client) client)

Soumission du rapport révisé à la DEEC par le client


- Réponse de la DEEC dans un délai maximum de 15 jours

Examen du rapport par le Comité Technique National de pré-validation Le rapport de l’EIE


- Le rapport de pré-validation devra être envoyé au client dans les 48 n’est pas acceptable
heures (2 jours) qui suivent

Le rapport de l’ EIE est acceptable

Soumission du rapport d’EIE à l’approbation du MEPN


Tenue de l’audience publique et
élaboration du rapport par la DEEC
dans les 48 heures qui suivent
Délivrance du certificat de conformité environnementale
au client dans un délai maximum de 72 heures (3 jours)

Le contrôle du plan ou de programme et le suivi environnemental sont


assurés par les autorités compétentes et le MEPN

Source : Equipe d’Experts de la JICA; basée sur des entrevues avec la DEEC

Figure 2.5.3 Procédures de l’étude d’impact sur l’environnement (EIE)

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Directeur

Assistant en charge Assistant en charge


d’Evaluation d’Etablissements
Environnementale Personnel en charge Classés
des Affaires Générales

Chauffeur
Source: Entrevues avec la DREEC

Figure 2.5.4 Organigramme de la DREEC de Kaolack

2.5.3 Plans et politiques environnementaux du Sénégal

(1) Plan national sur l’environnement


Après l’élaboration du Plan National d’Action pour l’Environnement (PNAE) en 1997, la politique
en matière de l’environnement a été définie dans la Lettre de Politique Sectorielle de
l’Environnement et des Ressources Naturelles (LPSERN 2009-2015). Approuvée en 2009,
cette lettre définit les orientations stratégiques et les zones d’intervention dans le domaine de
l’environnement et des ressources naturelles tout en contribuant à la mise en œuvre du Document
de Stratégie pour la croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSRP), de la Stratégie de Croissance
Accélérée (SCA) et des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
Basés sur le diagnostic du secteur de l’environnement, l’objectif global de la politique
environnementale est d’assurer une gestion saine de l’environnement et des ressources naturelles
afin de contribuer à la réduction de la pauvreté dans une perspective du développement durable.
Trois orientations stratégiques avec les zones d’intervention pour chacune de ces orientations ont
été identifiées en vue d’atteindre cet objectif.
1) Améliorer les connaissances de base sur l’environnement et les ressources naturelles.
- Collecte, mise à jour régulière et partage des informations de base relatives à
l’environnement et aux ressources naturelles
- Interconnexion des systèmes d’information sur l’environnement et les ressources naturelles
- Etudes et recherche/développement
2) Renforcer la lutte contre la tendance actuelle à la dégradation de l’environnement et des
ressources naturelles conformément aux conventions internationales y afférentes.
- Lutte contre la déforestation et la dégradation des sols
- Conservation de la biodiversité et gestion des terres marécageuses
- Gestion saine et environnementale des produits chimiques et des déchets ainsi que la lutte
contre la pollution et les nuisances
- Lutte contre l’érosion côtière
- Adaptation aux changements climatiques et promotion de la production et consommation
durable
- Restauration et rétablissement de l’environnement physique dégradé
3) Renforcer les capacités institutionnelles et techniques des parties prenantes dans la mise en
œuvre des actions de conservation de l’environnement et des ressources naturelles.
- Formation technique sur le recyclage et éducation sur l’environnement

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- Développement de la pâturage agro-forestière


- Développement de l’aquaculture
- Promotion des investissement privés
Selon le rapport de l’EES du projet de la JICA, la Lettre de Politique Sectorielle de
l’Environnement et des Ressources Naturelles (LPSERN 2009-2015) identifie parmi les
contraintes juridiques, l’insuffisance de la législation relative aux déchets solides domestiques, aux
déchets industriels et dangereux, telle que la gestion des déchets biomédicaux.
(2) Plan d’Action Environnemental Régional de Kaolack (PAER) 2011-2015
Le contenu principal du plan d’action est comme suit ;
Objectif global:
(a) Promouvoir la gestion participative et durable de l’environnement et des ressources naturelles
dans la région.
Objectifs spécifiques:
(b) Promouvoir la gestion durable et équitable des ressources naturelles.
(c) Améliorer la qualité de vie dans la région.
(d) Contribuer à la réduction de la pauvreté à travers la gestion durable de l’environnement et des
ressources naturelles.
(e) Renforcer l’adaptation aux changements climatiques.
Le plan d’action suggère quatre principales challenges et développement lesquels sont ;
1) Pérennisation des terres
* Lutte contre la dégradation des sols
* Lutte contre la salinisation des sols
* Lutte contre le ravinement
2) Gestion durable des ressources naturelles
* Gestion durable des ressources forestières
* Gestion intégrée des ressources en eau
* Protection des terres marécageuses dans la région
3) Adaptation/mitigation aux changements climatiques
* Adaptation de l’agriculture et de l’élevage aux changements climatiques
* Adaptation des logements aux changements climatiques
* Contribution régionale à « Réduire les Emissions liées à la Déforestation et à la Dégradation de
la fôret (REDD)
* Accès régional aux mécanismes flexibles de la Convention-cadre des Nations Unies
sur les changements climatiques (CCNUCC) et aux autres opportunités.
4) Conditions sanitaires
* Gestion durable des ordures
* Gestion durable des eaux usées domestiques
* Lutte contre l’inondation
Il a été reconfirmé que le Projet de l’étude de la JICA est hautement cohérente avec le PAER. Surtout,
le challenge ‘4) Conditions sanitaires’, susmentionné, a le même contenu que celui du présent Projet,
ce qui démontre une grande pertinence de ceci pour le PAER.

2.5.4 Situation socio-économique de la région/ville de Kaolack

(1) Activités économiques


Selon le Plan d’Action Environnemental Régional de Kaolack (PAER) 2011-2015, la région de
Kaolack est classée parmi les cinq régions les plus pauvres du Sénégal. Les conditions de vie de la
population est relativement difficiles et le taux de pauvreté de la région est supérieur à 40%.
Les activités économiques principales dans la ville de Kaolack sont le commerce et le transport.

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Toutefois, l’élevage, la pêche et l’artisanat contribuent aussi à l’économie de la ville (APROSEN


2007).
Les principales usines sont les suivantes :
* SUNEOR (ancien SONACOS : Société Nationale de Commercialisation des Oléagineux du
Sénégal) qui produit les huiles végétales.
* SNSSS (Société Nouvelle des Salins du Siné Saloum) qui produit une quantité importante du
sel iodé.
Selon le rapport de l’EES, le secteur primaire de la ville de Kaolack contribue seulement 4,1%
contrairement au secteur secondaire qui emploie 30,7%, et le secteur tertiaire domine l’économie
locale en employant 65,2% des ouvriers salariés. Cependant, le niveau d’emploi reste faible étant
donné que le secteur informel représente 75% des emplois urbains.
(2) Groupes ethniques
La région de Kaolack étant proche de la Gambie, elle partage les mêmes groupes ethniques de Wolf,
Flani, Serere ou Mandingue (Plan Sénégal). Selon les informations, les divers groupes ethniques
vivent ensemble dans de nombreux quartiers tels que Boustane, Diamaguène, Touba Kaolack,
Médina Mbaba II, Nderagoundaw, Abattoirs, Koundam et les autres quartiers de la ville de Kaolack.
L’existence des groupes minoritaires ou des zones d’habitation des groupes minoritaires n’a pas été
identifiée à travers l’étude par entrevue des parties prenantes.
(3) Emplacement du terrain et zones protégées
Selon le rapport de l’APROSEN en 2007, la ville est distinguée en cinq unités urbaines suivantes.
1) Léona et Kaolack-ville
Presque la totalité des zones administratives et commerciales sont concentrées dans cette unité
urbaine, y compris les quartiers de Koundam et Abattoirs - Ndangane ainsi que la zone industrielle.
2) Quartiers centraux
Cette unité est composée de Bongré, Kassavile, Dialègne, et Médina Matar. L’HLM (Habitations à
Loyer Modéré) de Bongré et le camp militaire appartiennent aussi à cette unité.
3) Quartiers de la périphérie Nord
Cette unité est composée de Sara Ndiougary, Boustane, Ndorong, Taba Goye, Médina I et Médina II,
Sam et Touba Kaolack. Ces quartiers sont caractérisés par la densité démographique faible et le
manque d’infrastructures socio-économiques et culturelles.
4) Quartiers de la périphérie Nord-Ouest
Cette unité est composée des quartiers de Lyndiane/Sérère et de Kabotoki, lesquels sont des zones
essentiellement rurales.
5) Quartiers irréguliers
Ces quartiers sont les derniers érigés dans les périphéries Ouest, Nord et Nord-Est de Kaolack, qui
incluent Sama Moussa, Sing-Sing, Ngane Alassane, Ngane Saer et Thioffac.
Le marché central est situé dans le quartier de Léona (avec 525 magasins et 186 restaurants) et les
marchés locaux existent dans des quartiers tels que le quartier de Médina (rapport de l’EES).

Avec la vague d’urbanisation, l’occupation légale et illégale est en expansion dans les parties nord et
nord-est de la ville de Kaolack. Par ailleurs, le nombre de quartiers est en accroissement rapide. Le
nombre de quartiers qui était de 17 en 2007 (APROSEN) a plus que doublé en 2011 en atteignant au
nombre de 38 quartiers (la Mairie). La Mairie a un plan de réinstallation des habitants vivant dans les
zones affectées par l’inondation, lequel est de les réinstaller au quartier Sing-Sing, mais le site proposé
pour la réinstallation a un problème de salinisation du sol.

Concernant les zones naturelles protégées de la région de Kaolack, il existe dix zones forestières
couvrant 16 465 ha dont cinq (5 490 ha) sont dans la préfecture de Kaolack (quatre dans la ville de
Ndiafate et une est dans la ville de Kahone). D’après la DREEC de Kaolack, il n’y a pas de zones
classées et protégées telles qu’une forêt protégée, un parc national etc. dans la ville de Kaolack.
Toutefois, il convient de souligner que le fleuve Saloum joue un rôle important pour les espèces

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sauvages et le tourisme, et que la mosquée de Médina est un monument incontournable de l’héritage


culturel de la ville de Kaolack (PAER). Par ailleurs, un projet de conservation de l’eau et de la culture
maraîchère est en cours dans le quartier deNgane Alassane selon la Mairie, mais la zone n’est pas
encore délimitée.

En outre, selon le PAER 2011-2015, les zones riveraines du fleuve, i.e. Kaolack/Kahone et
Kaolack/Ndiaffate offrent des opportunités pour l’écotourisme et les activités de la chasse. La
mosquée de Médina Baye est une patrimoine historique et culturelle importante.

2.5.5 Les parties prenantes des considérations environnementales et sociales

Un nombre important d’organisations gouvernementales et non gouvernementales contribue aux


activités menées pour l’amélioration de l’environnement de la ville de Kaolack. Particulièrement, des
programmes de gestion des déchets ont été mis en œuvre par les différentes parties prenantes.
CODEKA (Comité de Développement de Kaolack) est le comité général de développement qui assure
la coordination des activités des organisations gouvernementales et non gouvernementales. Les
services régionales de l’ONAS, DEEC, APROSEN, la préfecture (agent du gouvernement national
affecté au département de Kaolack) et la Mairie sont en charge de la gestion officielle de
l’environnement. L’unité centrale officielle reste cependant le CDQ (Comité de Développement des
Quartiers). Il existe 36 quartiers dans la ville de Kaolack dont chacun dispose d’un CDQ. Cependant,
le nombre de quartier et de CDQ ne cesse de s’accroitre en raison de l’extension de la ville de Kaolack,
et selon le CODEKA, il existe probablement une quarantaine de CDQs officieusement dans la ville de
Kaolack.

Composé de 11 CDQs et de 7 associations, un cadre fédérateur fut mis en place par le gouvernement en
2009 pour améliorer les conditions d’hygiène des populations locales. Il regroupe 4 quartiers modèles
environnementaux (Médina Baye, Léona, Boustane et Abattoirs) appelés « Eco-Quartier ».

Il existe quelques associations qui se livrent à la gestion des déchets. Par exemple, ASDES
(Association Sénégalaise pour le Développement Equitable et Solidaire) effectue la collecte des
déchets et parallèlement mène des activités de plaidoyer dans le cadre de projet de l’Union Européenne
(amélioration participative d’hygiène) en partenariat avec l’ONG CARITAS. De même, un des GIEs
appelé « Li Geey Diarinu », membre du cadre fédérateur, travaille avec CARITAS dans un programme
de gestion des déchets.

De plus, quelques GIEs gèrent une unité de recyclage de matière plastique au quartier de Bongré,
construite par l’aide financière non-remboursable du Japon en 2001, avec la coopération technique de
l’ONG italienne LVIA. D’après les informations obtenues, il existe une soixantaine de GIEs dans la
ville de Kaolack, ce qui constitue un obstacle majeur à l’identification des activités de chaque GIE.

Les ONGs jouent cependant un rôle important dans l’amélioration environnementale. C’est le cas de
CARITAS qui a travaillé avec l’UE (Union Européenne) et les CDQs dans les projets
environnementaux, tels que la collecte et le recyclage de plastique, l’installation de fosses septiques et
la formation des populations locales. L’APROFES (Association pour la Promotion de la Femme
Sénégalaise) a également organisé un programme de formation sur l’hygiène pour les jeunes femmes
du quartier de Ndangane.

Le secteur privé est un acteur majeur dans le recyclage du plastique, non seulement à Kaolack mais
aussi aux autres villes du Sénégal. L’unité de recyclage de plastique de la ville de Kaolack vend des
copeaux plastiques à UTRAPLAST (compagnie privée basée à Dakar) par l’intermédiaire de l’ONG
LVIA. Depuis 2002, UTRAPLAST fabrique des réservoirs d’eau, des fosses septiques etc. à partir des
copeaux plastiques collectés. L’année dernière, la compagnie avait acheté 12 tonnes de copeaux de
plastique dur par des ONGs. Ces sociétés privées génératrices de revenus contribuent massivement à
l’amélioration de l’environnement mais aussi à la vie des populations locales, et c’est le cas de l’unité
de recyclage de la ville de Kaolack qui a embauché 18 personnes, et d’UTRAPLAST qui a engagé 25

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(dont 15 à temps plein et 10 autres qui travaillent à temps partiel). En outre, les réservoirs d’eau et les
fosses septiques produits par UTRAPLAST sont revendus aux habitants de la ville de Kaolack à bon
marché par le biais de CARITAS.
CODEKA de la ville de Kaolack

Personnel technique des administrations nationales, régionales, préfectorales (ONAS, APROSEN,


DEEC)
La Mairie,
ONGs (CARITAS, APROFES)
Bailleurs de fonds (Japon, UE)
Cadre f«d«rateur
Secteur privé (Unité de recyclage de matières plastiques, UTRAPLAST à Dakar)

CDQ CDQ

Associations Associations
(ex. GIE, ASDES) (ex. GIE, ASDES)

Source: Entretiens avec la DREEC

Figure 2.5.5 Organisations gouvernementales et non-gouvernementales à l’égard de


considérations environnementales de la ville de Kaolack

2.5.6 Conditions environnementales et sociales de la ville de Kaolack

(1) Conditions naturelles

(a) Tannes
Il existe dans la ville de Kaolack des zones inondables appelées ‘tannes’. Le rapport de
l’APROSEN (2007) fait remarquer que « les quartiers de Dialègne et de Médina Matar sont sis sur
les tannes, terrains où les conditions d’habitat et d’hygiène sont ‘précaires’ ».
Les ‘tannes’ se subdivisent en deux catégories selon le rapport de l’APROSEN :
• Les ‘tannes’ herbues situées dans les zones de haute altitude (Médina, Kabatoki,
Lyndiane) disposant de sols dont l’acidité et la salinité demeurent acceptables et sont
couverts par une maigre végétation à halophytes ;
• Les ‘tannes’ nues, à forte humidité, stériles et dépourvues de toute végétation, lesquelles
sont particulièrement présentes à Ndangane, Koundam, Dialègne et Abattoirs.

(b) Sol et Nappe phréatique


La nature sableuse du sol et la nappe phréatique (niveau élevé, et salée) constituent des problèmes
majeurs dans la ville de Kaolack. Selon CARITAS, il est parfois difficile de construire des
sanitaires dans certains quartiers. Ce fut le cas à Médina Mbaba, Abattoirs et Touba Kaolack où les
installations de fosses septiques ont été endommagées par le sable et la nappe phréatique située à un
peu moins d’un mètre (1 m) de profondeur, ainsi que l’eau salée de la nappe entraîne la rouille des
fosses septiques et autres matériaux de construction.
(2) Conditions sociales

(a) Utilisation des déchets pour le remblayage


Le bureau de l’APROSEN Dakar a annoncé à l’Equipe d’Experts de la JICA que certains groupes
des habitants de la ville de Kaolack ne sont pas d’accord à éliminer les déchets de leur communauté,
ce que confirme son rapport de 2007 estimant que ces derniers achètent et utilisent les déchets pour

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le remblai afin de se protéger des inondations dans des quartiers périphériques. En effet, les
habitants de tannes peuvent être contre la collecte de déchets pour rester dans ces zones.
Vivres avec des déchets est cependant très dangereux et nuisible à la vie humaine car certaines des
ordures comportent des déchets toxiques et biomédicaux (certains des interrogés ont même révélé
que les déchets contiennent parfois des restes humaines). L’élimination des déchets biomédicaux
dans les installations médicales est officiellement réglementée (Décret N° 2008-1007 du 18 Août;
réglementant la gestion des déchets biomédicaux), pourtant certains revendeurs reprennent ces
déchets. Certaines personnes interrogées sur la question affirment que la vente des déchets
biomédicaux est occasionnée par la cherté du sable qui devait leur servir de remblai pendant
l’hivernage. En d’autres termes les habitants de la zone des tannes n’ont pas de moyens financiers
et bon nombre d’entre eux y vivent illégalement, dans la pauvreté. Selon les résultats obtenus à
l’issue des entretiens, l’utilisation de déchets pour le remblayage est une pratique très répandue
dans les quartiers de la ville de Kaolack, particulièrement à Nimzatt, Touba Kaolack Extension,
Ndangane, Diamaguène, Léona, Abattoirs, Médina Mbaba, Boustane, Dialègne et Ndiago.
Des ONGs telles que CARITAS et APROFES dénoncent le manque de savoir et d’information des
populations sur les dangers à courir avec ces déchets qui sont des vecteurs de maladies infectieuses
et mortelles dont le VIH/SIDA. Ces ONGs précitées mènent par conséquent, des campagnes de
sensibilisation des populations sur la gestion des déchets.

(b) Conflits
Il nous a été informé que les chauffeurs de camions en charge de transport des déchets sont en
conflits avec les habitants des environs de la décharge de Thiofack. Ainsi les habitants des zones
périphériques se plaignent du transfert des déchets du centre-ville déversés à la périphérie. Les
chauffeurs de camions ainsi procèdent à des opérations de déversement nocturnes afin d’éviter des
problèmes avec les populations locales. Mais le problème principal est qu’il n’existe pas de
décharge finale officielle dans la ville de Kaolack. La Mairie, incapable d’en créer, ne peut pas
intervenir dans les conflits.
Les sites de transfert rencontrent aussi les mêmes problèmes; les habitants des localités
avoisinantes, se plaignant de l’odeur et des ordures apportées par le vent, s’y sont opposés et
demandent la fermeture des sites du système ROC (Ramassage des Ordures par Charrette), un
projet appuyé par les ONGs et l’UE.
Le déversement de boues de vidange constitue également une autre source de conflits avec les
cultivateurs de riz de Sing Sing car les camions de vidange endommagent les cultures lors du
transport des boues dans les champs, ce qui pourrait avoir des effets néfastes pour la santé des
populations vivant aux alentours.

(c) Attitude et Education


Malgré l’existence de lois et règlements sur la protection de l’environnement, il semblerait plutôt
que le savoir et les informations ne sont pas véhiculés et partagés de façon assez large. Ainsi il sera
très difficile de changer l’attitude des populations.
Toutefois, quelques ONGs et d’associations tentent de sensibiliser les CDQs pour l’amélioration
des conditions d’hygiène à travers des formations et des programmes de radio diffusés. L’ASDES a
par exemple soutenu des activités de nettoiement au sein des établissements scolaires qui n’avaient
vu que la participation féminine de certaines écoles du fait des contraintes traditionnelles qui
estiment que le balayage et le nettoyage sont des taches réservées à la femme. Le système éducatif
de base pourrait aussi dans un tel cas de figure affecter l’amélioration de l’environnement.
L’autre contrainte est liée au fait que certains des habitants construisent leurs maisons sans toilettes
par manque de savoir. Ce genre de problème risquerait de ne pas être résolu si les organisations
gouvernementales et non gouvernementales ne parviennent pas à en déceler les causes et les
éduquer convenablement.

(d) Coordination des parties prenantes

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Rapport Final en République du Sénégal

Un nombre assez important de parties prenantes participe au nettoiement, aux programmes


d’hygiène et aux projets comme indiqué dans la section 2.5.5. Cependant, il n’existe pas d’unité
spécifique de coordination pour l’amélioration environnementale. La fragmentation des
organisations pourrait alors porter préjudice à la coordination des projets d’hygiène de la ville de
Kaolack.

(e) Conditions Techniques


L’unité de recyclage de matières plastiques est l’une des meilleures pratiques pour l’amélioration
de l’environnement mais aussi une des principales activités génératrices de revenus.
Malheureusement, le matériel traité par cette dernière est limité au plastique dur tel que les
récipients d’huile, les seaux etc. Les bouteilles PET ne sont pas recyclées pour des raisons
techniques et financières.
Il y a également le problème lié à la méthode de transfert des déchets; le système ROC consistant à
utiliser des charrettes à âne pour le collecte d’ordures présente des insuffisances selon le rapport de
l’APROSEN. La technique adoptée par ce système est inadéquate pour transporter une grande
quantité de déchets et acheminer vers le site d’enfouissement situé à une grande distance.
Quant aux problèmes techniques relatifs à la mise en œuvre du système d’assainissement, comme
décrit dans la partie ‘(1) Conditions naturelles’ de la présente section, le sol sableux ainsi que le
niveau élevé et la nature saline de la nappe phréatique pourraient être des contraintes à l’extension
et à la maintenance de réseau d’égouts. Ceci étant, le coût d’installation et d’entretien au niveau des
tannes risque d’être plus élevé que celui des zones normales.
2.5.7 Procédé à appliquer

Les conditions naturelles pourraient constituer des obstacles majeurs à l’amélioration


environnementale de la ville de Kaolack. Des technologies appropriées avec des coûts techniques
raisonnables sont requis pour l’élaboration des plans et programmes faisables.

Des moyens alternatifs inoffensifs à moindre coût de remblayage doivent être préconisés dans les
zones de tannes.

Le renforcement du savoir et de l’attitude des populations reste indispensable à l’approbation des plans
et programmes.

La coordination des parties prenantes est importante pour faciliter les procédures d’élaboration des
plans et programmes.

Une composante soft est requise dans les plans et programmes afin de changer les attitudes pour une
amélioration de l’hygiène et de l’environnement. Il faut que les activités menées pour l’amélioration
de l’environnement soient encouragées, lesquelles sont bénéfiques non seulement à la santé de soi
mais aussi à la génération de revenus.

L’énorme potentiel de ressources recyclables (métaux et bouteilles PET) et de marchés doivent être
étudiés non seulement dans la ville de Kaolack mais dans tout le Sénégal.

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Tannes dans le quartier Abattoirs Affiche sur le programme de mise en œuvre de


toilettes par CARITAS

Lieu de collecte de matières plastiques à Ngane Saer Les membres du CDQ de Ngane Saer

Unité de recyclage de matières plastiques à Kaolack Personnel de l’unité de recyclage de Kaolack

Bureau et usine d’UTRAPLAST Confection d’un réservoir d’eau à UTRAPLAST

Photo 2.5.1 Recyclage des déchets plastiques

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2.6 Économie et organisations

2.6.1 Aspects économiques du Sénégal

(1) Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP) du Sénégal


Les DSRPs ont été formulés dans le but d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le
développement (OMD), à savoir la réduction de la pauvreté de moitié d’ici 2015 avec l’aide du FMI
et de la Banque Mondiale. Le DSRP-I a été mis en œuvre pour la période de 2003 à 2005, et le
DSRP-II pour la période de 2006 à 2010.
Les DSRPs faisaient le point sur les diagnostics de la pauvreté et établissaient les priorités pour
réduire ce fléau, y compris (1) la création de richesses, (2) le renforcement de capacité et la
promotion des services sociaux de base, (3) la protection sociale et la gestion des risques de
catastrophes, et (4) la bonne gouvernance avec la décentralisation et la participation.
En raison du choc exogène de l’économie et de la faible productivité du secteur agricole, la
croissance économique a amorcé un déclin dans la dernière moitié de la période 2006-2009. Les
réformes gouvernementales ont progressé, et les services sociaux de base se sont également
améliorés, mais plus d’efforts sont nécessaires pour atteindre les OMD.
Tableau 2.6.1 Situation des Objectifs du Millénaire pour le développement au mois de
décembre 2011
No. Objectifs Situation
1 Éliminer l’extrême pauvreté et la faim Réalisable si certains changements sont mis en
œuvre
2 Assurer l’éducation primaire pour tous Réalisation très probable, sur la bonne voie
3 Promouvoir l’égalité des sexes et Réalisable si certains changements sont mis en
l’autonomisation des femmes œuvre
4 Réduire la mortalité infantile Réalisation très probable, sur la bonne voie
5 Améliorer la santé maternelle Loin des objectifs
6 Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres Réalisable si certains changements sont mis en
maladies œuvre
7 Préserver l’environnement idem
8 Mettre en place un partenariat mondial pour le idem
développement
Source : PNUD

(2) Document de Politique Economique et Sociale (DPES)


Durant la période de 2006-2010 du DSRP-II, les facteurs ayant contribué à la croissance
significative du PIB et à l’amélioration de la qualité de vie des populations entre 1995 et 2005 ont été
affectés sévèrement par les crises alimentaires et énergétiques successives ainsi que par la
dépression économique et financière de l’année 2008. Le taux de croissance du PIB par habitant est
seulement de 0,5% en moyenne par an.
Ces résultats sur la période 2006-2010 « mettent en évidence la fragilité de l’économie sénégalaise »
(DPES p.2) et que l’amélioration de manière durable des conditions de vie des populations nécessite
beaucoup de temps. En outre, « de nouveaux défis sont apparus : (i) l’avènement des nouveaux pays
émergents; (ii) le mouvement vers l’énergie propre et les substituts du pétrole; (iii) les effets des
changements climatiques; (iv) la demande croissante de sécurité alimentaire; (v) les mutations
socio-économiques en Afrique; (vi) la référence croissante au principe de précaution et le besoins de
plus en plus exigeant de sécurité et (vii) l’égalité de genre et l’autonomisation de la femme » (DPES
p.2).
Ces défis exigent la construction d’une démocratie apaisée, et « appellent d’urgence à la mise en
place d’une stratégie de développement économique et social afin de hisser la croissance potentielle
de l’économie à un niveau lui permettant de lisser ou d’amortir les mouvements erratiques liés aux
chocs exogènes et donc d’inscrire le développement du pays dans une perspective durable
d’amélioration des conditions de vie de la population » (DPES p.3).
Ce qui est exigé est le développement économique et social tel que : (i) le dynamisme des
exportations de services et la diversification des produits, (ii) le relèvement de la plateforme
logistique à travers le développement des infrastructures, (iii) l’utilisation efficace des avantages
compétitifs obtenus par les réformes macroéconomiques et sectorielles, (iv) le développement

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approprié et la mise en œuvre des politiques publiques, et (v) la culture multiforme promouvant le
dialogue social.
Ces éléments ont amené l’ensemble des acteurs à convenir de la nécessité d’élaborer un nouvel
ensemble de politiques pour la période quinquennale 2011-2015. « Cette nouvelle stratégie, cadre
unique de référence en matière d’intervention pour tous les acteurs du développement, s’inscrit dans
une vision de long terme et s’oppose à toute forme d’exclusion sociale » (DPES p.3). Elle appelle à
une mise en œuvre optimale des politiques de gouvernance engagées aux niveaux central et local
pour atteindre les OMD en 2015.
Le DPES est structuré comme suit : le chapitre I décrit le profil de la croissance, de la pauvreté, des
inégalités et les défis en termes de bilan-diagnostic. La stratégie elle-même est décrite au chapitre II,
à travers les perspectives à l’horizon 2015 et les orientations stratégiques relatives aux politiques,
programmes et projets qui vont donner corps à la stratégie au niveau macroéconomique et sectoriel.
Le chapitre III présente les priorités de la stratégie ainsi qu’un plan d’actions prioritaires. Enfin, le
chapitre IV est consacré au dispositif à mettre en place pour assurer une mise en œuvre effective de
la stratégie tout en présentant les rôles et responsabilités des acteurs ainsi que les mécanismes pour
atteindre les objectifs. Ce chapitre détermine également le cadre de suivi et d’évaluation, et définit
les facteurs de risques relatifs à la mise en œuvre de la stratégie.
Tableau 2.6.2 Indicateurs liés au DPES (2011-2015)
Réalisés Cibles
Indicateurs
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Taux de croissance du PIB réel (%)
3,7 2,1 4,1 4,8 5,8 6,4 6,7 7,0
(scénario optimiste)
Inflation (%) 5,8 -0,9 1,2 ≤3,0 ≤3,0 ≤3,0 ≤3,0 ≤3,0
Déficit du compte courant (% du PIB) 14,2 6,7 6,1 8,2 8,5 7,7 7,6 7,3
Taux d’accès des ménages à Urbain 63,4 63,6 63,1 70,3 72,2 74,1 76,1 78,0
des systèmes améliorés
Rural 27,5 28,9 29,6 49,0 52,0 57,0 59,0 63,0
d’assainissement (%)
Source: Document de Politique Economique et Sociale (DPES)

(3) PIB
Le PIB par habitant du Sénégal était de 1 119 USD en 2011, lequel est toujours inférieur par rapport
à celui en 2008 de 1 136 USD. Le Sénégal a subit les effets de la crise économique mondiale en
2008-2009. Le PIB a été relativement faible par rapport à la moyenne des pays en voie de
développement de l’Afrique subsaharienne. Il faut noter que le Sénégal n’a pas été en mesure de se
remettre en 2011 depuis la crise de 2008-2009, ce qui accroît la différence avec les autres pays
d’Afrique subsaharienne.
Tableau 2.6.3 PIB par habitant (USD)
2007㻌 2008㻌 2009㻌 2010㻌 2011㻌
Sénégal 986㻌 1.136㻌 1.055㻌 1.034㻌 1.119㻌
Afrique
1.097㻌 1.220㻌 1.131㻌 1.293㻌 1.424㻌
subsaharienne
Source : Banque Mondiale

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Unité : USD

Source : Banque Mondiale

Figure 2.6.1 Évolution du PIB par habitant (USD)

Le Sénégal a affiché une croissance négative du PIB réel par habitant à quatre reprises au cours des
10 dernières années. Le taux de croissance par habitant a fluctué bien que son amplitude ait diminué,
et il a toujours été plus faible que celui de la moyenne des pays en voie de développement de
l’Afrique subsaharienne.
Unité : pourcentage

Source : Banque Mondiale

Figure 2.6.2 Évolution de la croissance du PIB réel

(4) Inflation
Avant la crise économique en 2008-2009, le taux de l’inflation au Sénégal augmentait rapidement,
tandis qu’il afficha un chiffre négatif en 2009. Il a toujours été plus faible que celui de la moyenne
des pays en voie de développement de l’Afrique subsaharienne, ce qui est similaire à la situation de
la croissance économique.
Tableau 2.6.4 Inflation (%, Déflateur du PIB)
2007㻌 2008㻌 2009㻌 2010㻌 2011㻌
Sénégal 5,6 㻌 6,5 㻌 -1,5 㻌 1,4 㻌 3,2 㻌
Afrique subsaharienne 7,3 㻌 11,0 㻌 4,2 㻌 6,9 㻌 8,0 㻌
Source : Banque Mondiale

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Unité : pourcentage

Source : Banque Mondiale

Figure 2.6.3 Evolution de l’inflation (déflateur du PIB)

(5) Balance internationale des paiements


Le Sénégal a toujours affiché une balance des paiements déficitaire, et son ampleur s’est accentuée.
En outre, son pourcentage du PIB augmentait avant 2009.
Unité : millions de USD

Source : Banque Mondiale

Figure 2.6.4 Exportations et importations de biens et services

Unité : pourcentage

Source : Banque Mondiale

Figure 2.6.5 Déficit du commerce extérieur (% du PIB)

Le service de la dette ou la somme des remboursements de capital et des intérêts payés en réalité en

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tant que pourcentage des exportations a diminué et affichait des chiffres similaires à ceux de la
moyenne des pays en voie de développement de l’Afrique subsaharienne dans les dernières années
avant 2009.
Unité : pourcentage

Source : Banque Mondiale

Figure 2.6.6 Service de la dette (% des exportations)

2.6.2 Organisations afférentes

(1) Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS)

(a) Mission
L’ONAS est une agence gouvernementale sous l’autorité du Ministère de l’Hydraulique et de
l’Assainissement, et est responsable de l’assainissement. Il a été établi en 1996. En vertu des lois et
règlements, ses missions sont :
• La planification de projets sur les infrastructures relatives aux eaux usées et aux eaux pluviales
• La gestion des projets en question
• L’exploitation et la maintenance des installations relatives aux eaux usées et aux eaux
pluviales
• Le développement de systèmes d’assainissement autonome
• L’utilisation des boues provenant des stations d’épuration
• Gestion des redevances d’assainissement

(b) Budget
Dans le budget de l’ONAS, les dépenses ordinaires sont couvertes par les ventes des services,
tandis que les coûts des investissements sont couverts par le budget gouvernemental. L’ONAS doit
rendre compte auprès du gouvernement de ses résultats d’exploitation tous les trois mois. En 2010,
la balance du budget ordinaire était déficitaire.
Tableau 2.6.5 Budget ordinaire de l’ONAS en 2010
Unité : FCFA
Code Rubrique Budget 2010 Réalisation %
budgétaire
Recettes
70100 Vente d’eaux épurées 5.000.000 1.573.213 31,46
70200 Vente de boues stabilisées 2.000.000 1.234.072 61,70
70300 Travaux de branchements et 375.000.000 355.943.750 94,92
d’extensions
70400 Redevance assainissement 4.960.000.000 4.983.819.787 100,48
70500 Supervision travaux réalisés par tiers 12.000.000 602.000 5,02
70700 Demande d’établissement de devis 4.000.000 7.422.690 185,57
70800 Participation sur branchements - 1.919.773 -
sociaux

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Code Rubrique Budget 2010 Réalisation %


budgétaire
70900 Dossiers d’Appel d’Offres 4.000.000 14.271.200 356,78
71000 Autres recettes accessoires 60.000.000 66.763.955 111,27
71100 Subventions d’exploitation 1.200.000.000 1.232.276.517 102,69
71400 Autres recettes 2.000.000 1.652.250 82,61
Total des recettes 6.624.000.000 6.667.479.207 100,66

Dépenses
60 Achats et variations de stocks 1.585.200.000 1.737.951.376 109,64
61 Transports 30.000.000 29.666.765 98,89
62 Services extérieurs A *1 2.268.000.000 2.745.748.746 121,06
63 Services extérieurs B *2 813.750.000 985.469.836 121,10
64 Impôts et taxes 62.500.000 164.917.376 263,87
65 Autres charges 27.000.000 46.693.462 172,94
66 Charges de personnel 1.440.000.000 1.392.069.309 96,67
67 Frais financiers et charges assimilées 2.550.000 72.859.093 2.857,22
68 Amortissements et provisions 35.000.000 56.155.313 160,44
Total des dépenses 6.264.000.000 7.231.531.276 115,45

Balance 360.000.000 -564.052.069


Notes:
*1 Frais payés pour les prestations fournies par des entreprises
*2 Frais payés aux prestataires de professions libérales telles que les avocats, les médecins, etc.
Source : ONAS

(c) Organisation
Le total des effectifs était de 182 personnes en 2009. La part des cadres dirigeants est élevée,
représentant plus de 30 % de l’ONAS tandis que celle d’ouvriers est très basse.

Tableau 2.6.6 Nombre des effectifs de l’ONAS


2008 2009
Hommes Femmes Total Hommes Femmes Total
Cadre dirigeant 47 5 52 52 12 64
Superviseur 60 28 88 75 23 98
Main d’œuvre 35 3 38 19 1 20
Total 142 36 178 146 36 182
Source : ONAS

L’organigramme de l’ONAS figure ci-dessous.

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Source : ONAS

Figure 2.6.7 Organisation de l’ONAS

(2) Agence nationale pour la Propreté du Sénégal (APROSEN)

(a) Mission
L’APROSEN a été établie en 2010 et dépend du Ministère du Cadre de Vie pour toutes les
questions techniques et du Ministère des Finances pour les questions financières. L’objectif de
l’APROSEN est d’établir et de maintenir un milieu de vie propre en assurant un suivi constant. Sa
mission est résumée ci-dessous.
• Assurer toutes les activités de nettoyage, de collecte, de transport, et de stockage des
déchets solides en lieu de collectivités locales,
• Développer un ouvrage pour l’élimination dans des conditions environnementales
acceptables des déchets biochimiques et des résidus d’abattoirs,
• Gérer tous les équipements et infrastructures pour la gestion des déchets,
• Soutenir le gouvernement afin de légiférer sur la gestion des déchets solides,
• Réaliser des études visant à améliorer le cadre de vie, et
• Fournir des informations détaillées et sensibiliser le public à la gestion des déchets.

(b) Organisation
L’APROSEN est composée de 11 cadres et de 46 personnels auxiliaires. La composition détaillée
de ses effectifs est indiquée ci-après.
Tableau 2.6.7 Composition du personnel de l’APROSEN
Cadres Personnels auxiliaires
Position Nombre Position Nombre
Directeur général 1 Adjoint à l’agent des programmes 3
Directeur de l’exploitation 1 Chef de service 1
Directeur1) 3 Comptable adjoint 1
Contrôleur 1 Agent de soutien à l’exploitation 2
Délégué régional2) 4 Secrétaires 4
Agent des programmes 1 Réceptionniste 1
Total 11 Ingénieur du son 1
1)
: Ressources humaines, Communications et Chauffeurs 8
Relations publiques, Contrats et affaires Agent de service 5

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Cadres Personnels auxiliaires


légales Garde de sécurité 5
2)
: St. Louis, Kaolack, Diourbel, Ziguinchor Agent de nettoyage 6
Autre personnel 9
Total 46
Source : APROSEN

(c) Dissolution de l’APROSEN


La dissolution de l’APROSEN avait été décidée par l’ancienne administration politique dans le but
de créer la SOPROSEN (Société pour la Propreté du Sénégal) qui serait responsable de la gestion
(collecte, transport et décharge) des déchets solides à la place des collectivités locales. Les
compétences de l’APROSEN en termes de gestion des déchets solides allaient également etre
transférées à la SOPROSEN. La SOPROSEN ayant été créée par décret presidentiel fut dissoute de
la meme manière par un autre décret du président. Par ailleurs, la création de SOPROSEN avait été
une décision de l’Assemblée Nationale, ils avaient à priori planifié comme méthode de transition
avec les parties prenantes d’integrer l’APROSEN dans l’Unité de Coordination et de Gestion des
déchets solides (UCG) avant d’ériger cette dernière en SOPROSEN.
L’Administration avait été changée en Mars 2012 après la dissolution de l’APROSEN et
l’amendement de la loi portant création de la SPROSEN par l’Assemblée Nationale. Le nouveau
Gouvernement en place s’est cependant opposé au transfert de la gestion des déchets solides
assurée par les collectivités locales à la SOPROSEN, c’est ce qui a conduit à l’annulation de la
création de cette dernière.
Le programme National de Gestion des déchets (PNGD) avait été officiellement mise en œuvre en
juillet 2013 à la place de SOPROSEN. Ainsi la mission relative à la gestion des déchets sdolides
sera assignée au PNGD, et l’Unité de coordination et de gestion sera intégrée au PNGD en tant que
unité administrative.
Le but du PNGD est d’assister les collectivités locales dans le but d’améliorer la gestion des déchets
solides. Sa mission consiste également à (1) réviser les lois et réglements du secteur, (2) réaliser
l’infrastructure de développement de la gestion des déchets, (3) réduire les décharges sauvages,
(4) d’assister techniquement et financièrement les collectivités locales, (5) de diffuser le
renforcement des capacités et (6) d’assurer la coordination, le suivi et l’évaluation des programmes.
(3) Mairie de Kaolack

(a) Organisation
Le maire de la ville est élu parmi les conseillers municipaux par vote mutuel. Les conseillers
municipaux sont au nombre de 70 et sont élus par les résidents de la ville. Leur mandat est de 5 ans.
Le nombre des employés municipaux est de 280 personnes (hommes : 196, femmes : 84) en
décembre 2011. L’augmentation de salaire du personnel s’effectue par deux voie, i.e. une
augmentation périodique et une augmentation spéciale. En ce qui concerne l’augmentation
périodique, les salaires des employés municipaux sont automatiquement promus tous les deux ans.
L’augmentation spéciale est quant à elle décidée par un noyau de 8 conseillers municipaux nommés
par le maire.
Le recrutement du personnel est effectué uniquement par le maire. En vertu des règlements, les
membres du personnel municipal ne peuvent pas être renvoyés lorsque le maire qui les a recrutés
change à la suite d’une élection.

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Conseil municipal Bureau de


(70 Conseillers Bureau du Maire (7) l'Inspecteur de la
municipals) Trésorerie (45)

Bureau du
Secrétaire
Général(7)

Passation de marché Registre de l'état civil Police municipale


Centre de Santé (54) Personnel (4) Archives (7)
(3) (14) (15)

Gestion de la
Finances et Bureau de Revenu Social et
signalisation routière Génie Civil(79) Informatique (1)
Comptabilité (8) (9) Education(2)
(2)

Note : les chiffres entre parenthèses indiquent le nombre des membres du personnel de bureaux.
Source : Mairie de Kaolack

Figure 2.6.8 Organisation de la Mairie de Kaolack

(b) Budget
L’année fiscale au Sénégal débute le 1er janvier et se termine le 31 décembre. Même si le total du
budget n’est pas dépensé et qu’une certaine somme reste à la fin de l’année fiscale, une partie peut
être reportée sur l’année fiscale suivante. Le projet du budget doit être approuvé d’abord par le
Conseil municipal et ensuite par le Ministère de l’Economie et des Finances. On pourrait dire que le
budget est finalement contrôlé par le gouvernement central. La raison pour laquelle ce reliquat se
produit provient du fait que le budget est attribué par le Ministère de l’Economies et des Finances
au compte de la Mairie quelques mois après le début d’une année fiscale. Ainsi, le budget restant de
l’année précédente est utilisé pour les fonds de fonctionnement y compris les salaires et les autres
paiements nécessaires du début de l’année fiscale.
Comme on observe dans nombreux pays en voie de développement, même si le projet du budget est
approuvé, le budget réellement exécuté ou le montant des fonds réellement attribué est en général
inférieur à celui approuvé. Avec une telle situation, il est très difficile d’accomplir la tâche de la
Mairie conformément aux plans, s’il s’agit même des avant-projets des plans à long terme.
Le solde budgétaire prévu devrait être zéro, mais il est déficitaire pour l’année fiscale 2009 dont les
raisons ne sont pas claires.

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Tableau 2.6.8 Budget de la ville de Kaokack


Unité : FCFA
2009 2010 2011
Rubrique
Prévision Réel % Prévision Réel % Prévision Réel %
Recettes
Recettes ordinaires
Avance de trésorerie - - - 125.000.000 - - - -
Report 132.693.685 134.322.219 101,2 - 85.810.602 - 124.311.330 124.311.330 100,0
Recettes d'exploitation 146.251.792 91.061.203 62,3 286.947.408 70.994.643 24,7 277.982.894 68.063.147 24,5
Droits d'usage desterrains 596.253.827 485.546.650 81,4 614.539.750 492.690.100 80,2 608.718.100 510.352.270 83,8
Impôts locaux 637.612.638 504.796.740 79,2 722.556.280 522.676.543 72,3 636.324.143 598.420.198 94,0
Taxe municipale 203.022.076 105.185.905 51,8 292.609.329 139.849.039 47,8 184.969.285 122.729.323 66,4
Recettes diverses 75.585.352 31.506.524 41,7 50.121.276 33.257.173 66,4 39.013.231 39.076.985 100,2
Affecttion de crédit 125.970.551 101.714.000 80,7 - 104.000.000 - 94.359.750 94.359.750 100,0
Refinancement de cotisation 231.273.684 175.884.975 76,1 254.312.723 154.306.862 60,7 179.681.017 116.403.332 64,8
Total des recettes ordinaires 2.148.663.605 1.630.018.216 75,9 2.221.086.766 1.728.584.962 77,8 2.145.359.750 1.673.716.335 78,0
Revenus de placements
Report 208.667.663 50.232.989 24,1 271.686.634 91.751.767 33,8 228.322.385 19.115.576 8,4
Subvention - 14.000.000 - - 42.000.000 - 7.000.000 7.000.000 100,0
Report de subventions 257.860.014 0,0 - 45.824.480 - 87.824.480 87.824.480 100,0
Total des revenus de placements 466.527.677 64.232.989 13,8 271.686.634 179.576.247 66,1 323.146.865 113.940.056 35,3
Total des recettes 2.615.191.282 1.694.251.205 64,8 2.492.773.400 1.908.161.209 76,5 2.468.506.615 1.787.656.391 72,4
Dépenses
Dépenses ordinaires
Assurance et indémnité 5.000.000 0 0,0 6.100.000 0 0,0 3.100.000 560.210 18,1
Contribution 67.000.000 32.638.650 48,7 368.802.514 73.000.000 19,8 109.862.762 90.500.000 82,4
Bureau du maire 219.275.907 147.057.771 67,1 194.715.660 191.120.739 98,2 202.842.690 142.322.950 70,2
Administration générale 276.170.410 246.799.666 89,4 244.750.340 230.949.397 94,4 292.662.083 250.767.539 85,7
Comptabilité municipale 27.260.506 21.458.245 78,7 58.601.008 28.250.937 48,2 33.012.682 29.713.389 90,0
Bureau municipal des contributions 178.261.091 165.326.606 92,7 183.044.945 165.171.415 90,2 177.440.822 149.700.649 84,4
Abattoirs, marchés 788.000 120.000 15,2 2.288.000 620.000 27,1 3.588.000 1.620.000 45,2
Entretien bâtiment 26.195.449 19.119.445 73,0 33.369.438 25.154.422 75,4 82.631.196 68.441.867 82,8
Protection de la peuple 278.542.954 205.369.445 73,7 187.598.883 167.003.389 89,0 167.599.055 137.002.257 81,7
Route, place, jardin 17.547.089 15.285.538 87,1 56.858.654 53.881.559 94,8 63.393.173 45.236.698 71,4
Collecte des ordures 108.198.560 100.306.810 92,7 81.548.323 76.629.877 94,0 152.226.600 98.014.218 64,4
Atelier et garage 86.846.042 68.297.529 78,6 82.001.105 74.351.395 90,7 83.315.277 64.180.062 77,0
Service de l'eau pour les établissements municipaux 43.145.615 0 0,0 39.075.455 7.231.849 18,5 15.000.000 0 0,0
Service sanitaire pour les étab'ts municipaux 2.005.795 1.848.650 92,2 1.896.572 1.959.459 103,3 12.746.920 1.985.854 15,6
Eclairage public 72.653.704 23.380.650 32,2 106.792.263 29.812.458 27,9 46.938.045 12.122.122 25,8
Education, jeunesse, sport 140.110.497 105.763.237 75,5 45.409.055 43.478.809 95,7 105.015.706 88.765.893 84,5
Santé, hygiène 305.985.685 183.459.356 60,0 113.787.354 128.378.473 112,8 220.256.327 162.463.433 73,8
Cimetière et cérémonie funéraire 4.100.000 1.999.875 48,8 6.050.000 3.000.000 49,6 6.100.000 2.950.000 48,4
Remboursement au gouvernement central - - - - 95.000.000 - - - -
Festivitées et cérémonies publiques 18.938.100 5.938.100 31,4 16.000.000 12.879.180 80,5 7.444.000 4.244.000 57,0
Dépenses diverses 163.684.538 102.873.644 62,8 120.710.563 104.648.507 86,7 131.862.027 105.742.554 80,2
Actifs financiers 208.667.663 50.232.989 24,1 271.686.634 91.751.767 33,8 228.322.385 19.115.576 8,4
Total des dépenses ordinaires 2.250.377.605 1.497.276.206 66,5 2.221.086.766 1.604.273.632 72,2 2.145.359.750 1.475.449.271 68,8
Dépenses extarordinaire et investissement
Equipements de l'administartion 28.795.192 0 0,0 50.187.417 0 0,0 52.688.000 8.815.446 16,7
Réparation des routes 120.247.671 37.284.849 31,0 140.105.525 74.937.427 53,5 113.323.416 10.832.192 9,6
Protection contre les désastres - - - 3.000.000 0 0,0 3.500.000 0 0,0
Infrastructure de l'industrie, du commerce et de l'artisanat 5.000.000 0 0,0 10.000.000 0 0,0 15.500.000 3.951.938 25,5
Sanitaire, activités de l'hygiène publique 12.998.140 9.998.140 76,9 10.123.552 0 0,0 20.310.969 0 0,0
Education, jeunesse, culture, sport 259.860.014 15.106.928 5,8 11.000.000 0 0,0 73.824.480 71.237.188 96,5
Amélioration des terres et des côtes 14.820.140 0 0,0 14.820.140 14.820.140 100,0 - - -
Acquisition des engins lourds 17.812.320 2.950.000 16,6 21.000.000 0 0,0 44.000.000 0 0,0
Etudes générales 6.994.200 0 0,0 11.450.000 1.994.200 17,4 - - -
Total des dépenses extarordinaire et investissement 466.527.677 65.339.917 14,0 271.686.634 91.751.767 33,8 323.146.865 94.836.764 29,3
Total des dépenses 2.716.905.282 1.562.616.123 57,5 2.492.773.400 1.696.025.399 68,0 2.468.506.615 1.570.286.035 63,6
Balance -101.714.000 131.635.082 0 212.135.810 0 217.370.356

Source : Mairie de Kaolack

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CHAPITRE 3. LA PLANIFICATION D’ENSEMBLE

3.1 Contexte du développement national


Depuis que le gouvernement sénégalais a assumé la responsabilité de dettes colossales en 2000, le
gouvernement a mis en place sa stratégie globale de la réduction de pauvreté. Le « Document de
Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP)1)», contenant des politiques et des programmes
intégrés pour la croissance économique et la réduction de la pauvreté, a été formulé sur la base d’un
approche de plus en plus inclusive, visant à assurer les conditions de croissance économique élevée
viable et durable, en réduisant la pauvreté de manière significative et en atteignant les Objectifs du
Millénaire pour le développement (OMD).
Le DSRP-I, qui définissait la période de planification de 2003 à 2005, avait été préparé pour
améliorer les objectifs de croissance du programme de l’après dévaluation et de corriger ces
incidences négatives avec les plans de développement social et politique. Le taux réel de croissance
du PIB d’approximation 5% par an en moyenne entre 1995 et 2005 a été atteint, ce qui a engendré
une croissance considérable du secteur de la fabrication et des services. Par ailleurs, la productivité
du capital ainsi que les taux d’utilisation des capacités de production étaient relativement forts. Ces
résultats ont été réalisés dans un contexte de contrôle d’inflation, de réduction continue des déficits.
Cela vaut également pour les finances publiques de la balance des paiements courants. Cependant,
les divers problèmes structuraux persistaient alors que l’attrait des investissements au Sénégal
demeurait modéré.
La croissance élevée soutenue enregistrée entre 1995 et 2005 a également entraîné une réduction
appréciable de pauvreté sur la période en question. Les incidences de pauvreté étaient encore
relativement élevées, et la distribution des revenus demeurait particulièrement inégale au Sénégal.
Ces faits appelaient à des mesures plus vigoureuses pour réduire la pauvreté et mettaient en exergue
le défi de la redistribution des fruits de la croissance.
Durant la période de 2006 à 2010 du DSRP-II, la forte croissance prévue du PIB et l’amélioration de
la qualité de niveau de vie des Sénégalais ont été à peine atteintes en raison des crises alimentaires et
énergétiques, ainsi que de la dépression économique et financière en 2008. Les projections de la
pauvreté réalisées sur la période de 2005 à 2009 suggéraient ainsi une stagnation des indicateurs de
la pauvreté, et le taux de croissance du PIB par habitant était seulement de 0,5% en moyenne par an.
Sur la base de l’évaluation de la mise en œuvre du DSRP-II, la stratégie nationale sur cinq ans, le
«Document de Politique Économique et Sociale (DPES)2)» a été formulé pour la période cible de
2011 à 2015. Le processus de développement du DPES sur la période de 2011 à 2015 a été mené par
un comité technique spécial, des groupes de travail sur différents thèmes, des axes régionaux et des
commissions d’acteurs pour les développements. Le développement des plans d’action prioritaires
et la finalisation de la matrice des indicateurs ont été largement discutés de novembre 2010 à juin
2011 dans le cadre d’un processus interactif impliquant tous les acteurs.
La vision de DPES est stipulée comme une «économie sénégalaise émergente, garantissant un
développement durable, dont les retombées positives sont réparties de manière solidaire».
La Stratégie 2011-2015 a été préparée visant la transformation, et pose le défi de la distribution des
retombées positives découlant des effets synergiques de tous les secteurs à tous les acteurs
socio-économiques, afin de réaliser cette vision. Les trois piliers suivants liés et interdépendants ont
pu être exprimés à cette fin :
• Création d’opportunités et de richesses pour la promotion de l’emploi productif et la transformation
des structures économiques ;
• Accélération de l’accès aux services sociaux de base, la protection sociale et le développement
durable ;
• Renforcement de la bonne gouvernance et la promotion des droits humains.
Avec ces trois leviers en place, la Stratégie est axée sur une croissance inclusive favorable au
développement économique et social avec pour élément moteur le secteur privé, mettant surtout en
question les contraintes structurelles qui font obstacles à la compétitivité. Elle se concentre sur les
trois conditions préalables essentielles, saisie des opportunités d’investissement, résistance aux
chocs externes, et réponse aux défis pour l’établissement d’un environnement socio-économique et

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politique afin de réaliser les OMD et la bonne gouvernance.

3.2 Objectifs du développement national relatifs aux infrastructures


environnementales urbaines
Comme mentionné dans l’arrière-plan du développement socio-économique au Sénégal, dans la
section précédente, le DSRP-II évaluait la réalisation de l’assainissement urbain dans les OMD en
2004. Dans les centres urbains à l’exception de Dakar, la capitale sénégalaise, seulement 39% des
ménages étaient équipés d’un système d’assainissement. Dans les régions rurales, 28% des ménages
n’étaient pas dotés de toilette pour l’élimination des excréments, tandis que la majorité était équipée
de latrines traditionnelles qui ne répondent pas aux normes internationales.
Le DSRP-II a établi plusieurs objectifs dans les secteurs sociaux pour atteindre les OMD en 2015.
Parmi ces objectifs, les taux d’accès de 59% et 78% au réseau d’assainissement ont établis pour les
populations rurales et urbaines respectivement comme faisant partie des principaux objectifs dans le
«Programme d’eau potable et d’assainissement du millénaire (PEPAM)». D’après la Banque
Africaine de Développement (BAD), Sénégal 2010-20153), il y a des écarts évidents entre les zones
urbaines et rurales. Il est mentionné que les niveaux courants d’accès à l’assainissement dans les
zones rurales et urbaines révèlent des écarts significatifs, 64,4% par rapport à 28,9% en 2009.
Le DSRP-II stipulait simultanément les actions et mesures désirables suivantes afin d’atteindre les
objectifs dans le domaine de l’amélioration de l’assainissement urbain.
• Améliorer l’accès des ménages à des systèmes adéquats d’évacuation des excrétas ;
• Améliorer l’accès des ménages à des systèmes adéquats d’évacuation des eaux usées et pluviales ;
• Améliorer l’accès à des systèmes adéquats de gestion des déchets solides ;
• Changer positivement les attitudes et comportements des populations vis-à-vis de l’environnement
urbain ;
• Améliorer le cadre institutionnel et organisationnel avec des réformes structurelles pour une mise
en œuvre dans de bonnes conditions ; et
• Préparer un nouveau système d’assainissement approprié facilement accessible par les ménages les
plus pauvres pour des améliorations d’efficacité des programmes de branchements subventionnés.
En outre, le DPES suggérait les mesures suivantes qu’il jugeait désirables pour atteindre les objectifs
dans le domaine de l’amélioration de l’assainissement urbain ;
• Développer l’assainissement en milieu urbain par la poursuite et l’accélération de la mise en œuvre
du volet assainissement du PEPAM, notamment en ses sous-programmes de construction et de
renforcement de systèmes de traitement et de dépollution des eaux usées ;
• Améliorer le cadre institutionnel et opérationnel du secteur de l’assainissement en milieu urbain
avec la poursuite de la réforme institutionnelle en milieu urbain et l’amélioration des relations entre
tous les acteurs impliqués dans la gestion de l’eau ; et
• Promouvoir des changements positifs de comportement des populations en matière d’hygiène et
d’assainissement par la mise en œuvre d’actions et de mesures appropriées d’hygiène et de salubrité
au sein des communautés.
En ce qui concerne les taux d’accès à l’assainissement amélioré, il a été possible d’obtenir les
chiffres historiques, actuels et prévus présentés sous forme de tableau ci-dessous se référant au
DSRP-II et au DPES, et dont la tendance est illustrée à la Figure 3.2.1. Elle indique clairement que
les taux d’accès vont continuer à augmenter au fil des années parallèlement aux projets dans ce
domaine aussi bien dans les régions rurales que dans les régions urbaines.
Tableau 3.2.1 Taux d’accès au réseau d’assainissement amélioré
sur la base du Réel et des Prévisions établies dans le DSRP-II et le DPES
DSRP-II (2006-2010) DPES (2011-2015)
Zone rurale Zone urbaine Zone rurale Zone urbaine
Année Historique Ciblé Historique Ciblé Historique Ciblé Historique Ciblé
2000 56
2001
2002

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DSRP-II (2006-2010) DPES (2011-2015)


2003
2004 17 56,7
2005 17 59
2006 20 61
2007 25 63
2008 27,5 63,4
2009 28,9 63,6
2010 40 68 29,6 63,1
2011 49 70,3
2012 52 72,2
2013 57 74,1
2014 59 76,1
2015 59 78 63 78,0

Taux d'accès en Taux d'accés actuel et Taux d'accés planifié pour l'amélioration sanitaire
centile
80 DPES_Rural_Actuel
70 DPES_Plan_Rural
60 DPES_Urbain_Actuel
50 DPES_Plan_Urbain
DSPRII_Rural_Actuel
40
DSPRII_Plan_Rural
30
DSPRII_Urbain_Actuel
20
DSPRII_Plan_Urbain
10
2000 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2014 2016
Année

Figure 3.2.1 Changements interannuels des taux d’accès à l’assainissement amélioré dans
les stratégies nationales

En raison du manque de données statistiques, les agents publics dans les bureaux concernés et les
ONGs estiment en comparaison avec le chiffre réel de 63,1% en 2010 et le chiffre cible de 70,3% en
2011 en zone urbaine indiqués dans le tableau ci-dessus que le taux d’accès actuel dans la ville de
Kaolack se situe vraisemblablement entre 50 et 65%. Par ailleurs, prenant en considération la
situation actuelle des activités d’amélioration, le taux d’accès cible de 78% en 2015 ne pourra pas
être atteint à Kaolack.

3.3 Visions et objectifs d’amélioration des infrastructures environnementales


urbaines de la ville de Kaolack
L’année cible des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) est fixée à 2015. Etant
donné que l’année cible approche, le PNUD est en cours de mettre au point la prochaine étape pour
les OMD. Les visions sur l’amélioration des infrastructures environnementales de Kaolack devront
couvrir les concepts de l’amélioration des OMD et du contexte de développement national.
Visions pour l’amélioration des infrastructures environnementales urbaines de la ville de Kaolack

«L’accès aux infrastructures et services environnementaux durables va bien au-delà des Objectifs du
millénaire pour le développement d’une manière raisonnable et équitable sur le territoire de la ville
de Kaolack.»
Les objectifs d’ensemble de l’amélioration de l’environnement de la ville de Kaolack,
conformément aux visions relatives à l’amélioration, figurent ci-dessous.
• Promouvoir la gestion des déchets liquides et solides, des eaux pluviales d’une façon intégrée et
efficace dans le but de rehausser l’environnement urbain par l’amélioration et la mise à niveau des
infrastructures environnementales de la ville et le soutien aux services publics quotidiens pour le
traitement des effluents ainsi que pour la collecte et l’élimination des déchets solides ;

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• Développer la gestion des eaux pluviales de la ville pour éliminer les inondations récurrentes dans
les zones habituellement sujettes aux inondations pendant la saison des pluies ;
• Améliorer le cadre de travail institutionnel des secteurs gérant les eaux résiduaires, y compris le
traitement des eaux usées et le réseau d’assainissement, les eaux pluviales et les déchets solides
pour une mise en œuvre viable dans de bonnes conditions ; et
• Promouvoir des changements positifs dans le comportement des gens en matière d’assainissement
et d’élimination des déchets solides par le biais de campagnes de sensibilisation et d’activités
participatives.
3.4 Résultats et stratégies du projet jusqu’en 2030
Le projet se concentre sur l’assainissement et l’environnement urbains de la ville de Kaolack, et
s’articule autour de trois grands axes : (1) amélioration des eaux résiduaires / assainissement, (2)
gestion des eaux pluviales, et (3) gestion des déchets solides. Ces trois composantes devraient
pouvoir produire les résultats suivants après l’achèvement des sous-projets proposés dans le plan
directeur.
Amélioration des eaux résiduaires / de l’assainissement : Améliorer l’environnement sanitaire
urbain, en ayant recours à l’augmentation des capacités de la station de traitement des eaux usées,
réhabilitation et extension du réseau d’égouts existant, et installation d’une station de traitement des
boues.
Gestion des eaux pluviales : Assurer une vie urbaine confortable sans inondation, en améliorant la
capacité de drainage des canaux de drainage et en installant des installations de drainage dans les
zones d’inondations habituelles.
Gestion des déchets solides : Créer un environnement urbain propre par une gestion appropriée des
déchets solides produits ainsi que des déchets solides accumulés non-contrôlés dans les zones
urbaines.
Ces stratégies d’amélioration sont présentées dans le diagramme de processus suivant.

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Réseau d’égouts
Réhabilitation du réseau d’égouts existant et de la station de traitement des eaux usées

Expansion de la station de traitement des eaux usées et du réseau d’égouts  augmentation de la capacité de
traitement

Mise à niveau de la station de traitement des eaux usées et expansion du réseau d’égouts

Augmentation de la capacité de traitement

Croissance de la population dans les zones dotées d’un réseau d’égouts par une augmentation des raccordements
au réseau

En dehors du réseau d’égouts


Installation d’une station de traitement des boues

Réduction des coûts d’enlèvement des boues en diminuant la distance de transport

Augmentation du nombre de foyers se débarrassant de leurs boues en faisant appel à un camion-vidange

Gestion des eaux pluviales


Nettoyage des sols / résidus s’étant accumulés dans les canaux de drainage et amélioration des canaux en
question
 augmentation du débit

Aménagement d’installations de drainage des eaux pluviales, tels que canaux, égouts pluviaux, et pompes
d’épuisement

Réduction des zones d’inondation habituelles et profondeur des eaux

Réduction des dommages des inondations pendant la saison des pluies

Gestion des déchets solides


Amélioration du système de pré-collecte et de détritus ménagers

Amélioration des capacités de transport des résidus pré-collectés jusqu’au site de déversement final dans le projet
de la BID

Amélioration et mise à niveau du site de déversement final de déchets solides

Figure 3.4.1 Organigramme d’Amélioration des stratégies pour les composantes du plan
directeur
Références
1) Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP-II) 2006-2010, République du Sénégal, octobre
2006
2) Document de Politique Économique et Sociale (DPES) 2011-2015, République du Sénégal, Novembre 2011
3) Document de stratégie par pays 2010-2015, Banque africaine de développement, septembre 2010

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3.5 Établissement d’un cadre de planification

3.5.1 Projection du taux de croissance économique réel


La production de déchets solides est significativement liée au niveau de vie des gens. Étant donné
que le PIB par habitant est un bon indicateur du niveau de vie, une projection future du taux de
croissance réel du PIB par habitant est indispensable pour l’élaboration du plan directeur. La
manière la plus simple d’élaborer des projections à l’avenir du PIB par habitant est l’analyse de
régression de la croissance réelle dans le passé. Les données dans la passé qui s’avèrent nécessaires
sont accumulées et mises à disposition par la Banque Mondiale par l’intermédiaire de son site Web.
Le PIB par habitant (en USD constants de 2000) en 1991 - 2011 est indiqué ci-dessous.
Tableau 3.5.1 Le PIB par habitant par le passé
Unité : en USD constants de 2000
Année 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000
PIB par habitant 476 468 460 447 459 456 458 473 491 494
Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 200 8 2009 2010
PIB par habitant 503 493 512 527 542 541 552 557 554 562
Source : la Banque Mondiale
Les résultats de l’analyse de régression du PIB par habitant (en USD constants de 2000) en 1991 - 2010
sont les suivants :
Unité : en USD constants de 2000

Source : Equipe d’Experts de la JICA

Figure 3.5.1 Résultats de l’analyse de régression du PIB par habitant

y = 6,2317x + 11965
R2 = 0,88011
où,
x: année
y: PIB par habitant (en USD constants de 2000) de l’année x
R2: coefficient de détermination
Étant donné que R2 = 0,88011, ce qui est très proche de « 1 », ce résultat explique très bien la
corrélation entre les deux variables. En utilisant ce résultat, les projections futures du PIB par
habitant et de leur taux de croissance réelle ont été élaborées comme suit :

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Tableau 3.5.2 Projections futures du PIB par habitant et du taux de croissance réelle
Unité : en USD constants de 2000
Année 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
PIB par habitant 567 573 579 585 592 598 604 610 616 623
Taux de 1,11% 1,10% 1,09% 1,08% 1,06% 1,05% 1,04% 1,03% 1,02% 1,01%
croissance
Année 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030
PIB par habitant 629 635 641 648 654 660 666 673 679 685
Taux de 1,00% 0,99% 0,98% 0,97% 0,96% 0,95% 0,94% 0,94% 0,93% 0,92%
croissance

3.5.2 Projection de la population de la ville de Kaolack à l’avenir

(1) Estimation de la population pour 2012


La Mairie de Kaolack a effectué une estimation de sa population pour 2012 sur la base des rapports
des chefs des quartiers en 2012. Cette estimation est résumée dans le tableau suivant. Ces données
peuvent être utilisées pour la projection démographique à l’avenir.
Le «centre-ville» est défini ici comme étant les quartiers qui sont situés dans la zone où la ville s’est
développée jusqu’à présent et se caractérisent par la forte densité de sa population. Les composantes
du projet qui nécessitent des fonds importants seront principalement considérés pour cette zone en
tant que «Zone cible» pour l’efficacité de l’investissement.
Tableau 3.5.3 Estimation de la population pour 2012
No. Quartier Concession Population Centre-ville
1 Abattoirs 800 8.164 √
2 Bongré 825 7.293 √
3 Boustane I 710 8.164 √
4 Boustane II 520 6.313 √
5 Darou Salam Diamaguène 337 2.721 √
6 Darou Salam Ndangane 1.300 7.837 √
7 Dialègne I 500 7.075 √
8 Dialègne II 440 6.531 √
9 Diamaguène 600 4.898 √
10 Diamaguène Extension 420 3.265 √
11 Fass Camp des gardes 400 4.572 √
12 Gawane 520 7.075 √
13 HLM Sara 120 1.034 √
14 Kabatoki 500 5.007
15 Kasnack 850 7.619 √
16 Kassaville 700 5.987 √
17 Keur Maloum 500 4.354 √
18 Koundam 300 3.048 √
19 Léona Centre 772 6.531 √
20 Léona Escale 600 4.898 √
21 Lyndiane 300 2.721
22 Médina Baye 1.500 13.062 √
23 Médina Mbaba I 700 7.293 √
24 Médina Mbaba II 450 4.463 √
25 Ndangane 700 6.857 √
26 Ndargoundaw 500 4.354 √
27 Ndorong 560 5.442 √
28 Ndorong Sadaga 720 7.619 √
29 Ngâdé 150 1.088
30 Ngane Alassane 500 5.660 √
31 Ngane Saer 300 3.810 √
32 Nimzatt 400 4.136 √
33 Parcelles Assainies 1.100 10.341 √
34 Peulgë 100 1.306 √

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No. Quartier Concession Population Centre-ville


35 Sam 1.200 6.749 √
36 Sama Moussa 450 4.354
37 Sara Ndiougary 1.800 16.327 √
38 Sing-Sing 950 7.837
39 Taba Ngoye 450 5.769 √
40 Tabaya 200 1.959 √
41 Thioffack 1.100 10.341 √
42 Touba Kaolack 850 9.796 √
43 Touba Kaolack Extension 1.600 16.327 √
Total 28.294 270.000
Source : La Mairie de Kaolack

(2) Méthode de projection


La projection de la population à l’avenir a été effectuée suivant les étapes suivantes.
1. Le taux de croissance de la population a été calculé pour chaque quartier.
2. Le taux de croissance calculé à l’Etape 1 est appliqué à la population de chaque quartier en
2012.
3. L’accroissemnet est interrompu lorsque la densité de la population atteint 300 personnes / ha,
ce qui fut classé en tant que groupe de densité de la population le plus grand en 2012.
Étant donné que certains quartiers ont été divisés en quartiers plus petits entre 1988 et 2012, le même
taux de croissance que celui du quartier initial en 1988 a été appliqué aux plus petits quartiers qui ont
ainsi été créés.
(3) Résultats des projections
Les projections de population ont été effectuées pour toute la ville de Kaolack et le centre-ville.
Comme indiqué ci-dessus, le «Centre-ville» est défini ici comme étant les quartiers qui sont situés
dans la zone où la ville s’est développée jusqu’à présent et se caractérisent par la forte densité de leur
population. Les résultats des projections sont les suivants :
Tableau 3.5.4 Résultats des projections
Années Ville entière Centre-ville
2012 270.000 245.000
2015 291.000 270.000
2020 335.000 314.000
2025 373.000 352.000
2030 403.000 382.000

Les projections et les résultats réels des recensements par le passé sont comparés comme suit :

Figure 3.5.2 Projection et résultats des recensements


Le taux de croissance annuelle est de 1,0% en 1988 - 2002, 4,5% en 2002 - 2012 et 2,2% en 2012 -
2030. Le taux de croissance annuelle est très faible entre les données des deux recensements, et très
élevé entre les données des recensements de 2002 et les données de la ville de Kaolack en 2012,

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tandis que le taux des projections est modéré. Ainsi, le taux de la croissance annuelle en 1988 - 2030
est de 2,4%. Il peut être dit que les données des recensements en 2002 étaient extrêmement basses
considérant l’ensemble de la tendance à la croissance.
(4) Projections par quartier
Les projections de la population de la ville de Kaolack ont été effectuées pour chaque quartier du
centre-ville. La tendance de la croissance démographique a été examinée du point de vue de la
densité de la population.

Figure 3.5.3 Estimation pour 2012 Figure 3.5.4 Projection pour 2015

Figure 3.5.5 Projection pour 2020 Figure 3.5.6 Projection pour 2025

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Figure 3.5.7 Projection pour 2030


La tendance de la croissance démographique a été perçue comme suit :
La population va augmenter dans les quartiers situés le long des deux routes principales.
Le centre-ville s’agrandira vers le nord et vers l’ouest.
La population dans certains quartiers du cœur du centre-ville qui étaient déjà développés,
n’augmentera pas.

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CHAPITRE 4. EAUX USEES/ PLAN D’AMELIORATION DU SYSTEME


D’ASSAINISSEMENT

4.1 Concept de planification

4.1.1 Objectifs de la planification


Les objectifs de la planification sont (i) d’améliorer et mettre à jour le système actuel de réseau
d’égouts (réseau d’égouts, stations de pompage et station d’épuration) en tenant compte de
l’applicabilité des technologies, de l’efficacité du traitement des eaux usées collectées, de la capacité
des ressources humaines de l’ONAS et de la rentabilité du coût; et enfin (ii) d’améliorer la condition
sanitaire des résidents , de même que l’environnement hydraulique de la ville de Kaolack.

4.1.2 Stratégie de planification


Dans le plan d’amélioration du système d’assainissement des eaux usées, la zone desservie est
configurée avec les considérations suivantes :
• L’installation du réseau d’égouts a été faite, en ciblant les zones de desserte à forte densité de la
population, mais également en tenant compte des traits topographiques et des priorités des
populations.
• La zone desservie par le réseau comporte néanmoins des zones dans lesquelles des infrastructures
de système d’assainissement autonome ne peuvent être installées pour des raisons telles que le
niveau élevé de l’eau de la nappe.
• Cette zone est raccordée au réseau pour créer l’équilibre entre la quantité de production d’eaux
usées au niveau de la zone de planification du réseau d’égouts et à la fois la capacité et la
disponibilité foncière de la station d’épuration.
• Les installations de système d’assainissement autonome (fosses septiques) sont proposées au
niveau des quartiers situés hors de la zone de planification du réseau d’égouts.
Le diagramme schématique suivant décrit les relations existant entre les considérations des
installations de la zone de planification du réseau d’égouts.

Disposition de la zone de Evaluation de la capacité de la STEP


planification du réseau d’égouts
• Zone de desserte existante • Sélection de la méthode de traitement
• Zone Prioritaire • Confirmation de la disponibilité de
• Zone défavorable à l’assainissement terrain
autonome • Plan d’implantation

Quantité d’eaux usées


EQUILIBRE
Capacité de la STEP
prévue

Finalisation de la planification du réseau d’égouts

Figure 4.1.1 Diagramme Schématique d’aménagement de la zone de planification du


réseau d’égouts

4.1.3 Année cible


Le Plan Directeur à formuler pour l’horizon 2030 devra être scindé en 3 phases dont :
• Le court-terme, pour les projets de la phase 1 jusqu’à fin 2020
• Le moyen-terme, pour les projets de la phase 2 allant de 2021 à 2025

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• Le long-terme, pour les projets de la phase 3 allant de 2026 à 2030


Les projets prioritaires sont sélectionnés à partir des projets de la Phase 1 du point de vue de niveau
d’urgence, de la population desservie, ainsi que des considérations techniques, financières et
environnementales de façon globale.
4.1.4 Amélioration institutionnelle et organisationnelle
L’ONAS est maintenant sous la tutelle du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement du
nouveau Gouvernement en place. Le personnel du bureau de l’ONAS Kaolck est le suivant :
• Chef de service :1
• Assistant Administratif :1
• Chef section Réseau :1
• Chef de la Station :1
• Chef d’Equipe du réseau : 2 (membres de l’équipe :10 « non permanents »).
• Chef d’Equipe d’électriciens :1 (membres de l’équipe :5 « non permanents »).
Le bureau de l’ONAS Kaolack ne peut prendre aucune décision à part les travaux de routine
journalière car son administration est entièrement supervisée par la Direction Générale située à
Dakar. Ceci n’est pas seulement le cas d’ONAS, c’est également pareil pour d’autres agences
gouvernementales telles que l’APROSEN. Un bureau de projet devrait être crée pendant la phase
relative à la mise en œuvre du plan directeur, et l’autorité devra être transférée à Kaolack pour gérer
des problèmes urgents en temps opportun.
La responsabilité de chacun de ces acteurs devra être clarifiée de la façon suivante :
• ONAS est responsable de l’exécution du projet de la part du Gouvernement, ainsi (i) elle
supervise la mise en œuvre des composantes du projet, (ii) valide les plans trimestriels, et
(iii) enregistre et approuve les factures à payer pour l’Unité de Gestion du Projet (UGP) et tout
autre fournisseur lié à l’exécution du projet;
• L’Unité de Gestion du Projet (i) gère le lotissement des installations sanitaires, (ii) recrute les
cabinets de consultance, les ONGs, les Organisations Communautaires de Base (OCBs) et les
entreprises de construction, (iii) procède aux paiements, et (iv) fait le rapport à l’ONAS;
• Les cabinets de consultance mènent les études techniques et supervisent les sociétés de
construction ;
• Les entreprises de construction/ bâtiment effectuent les travaux ; et
• Les ONGs et les OCBs s’occupent du programme de sensibilisation et gère la demande aux
services sanitaires. L’efficacité de cette initiative sociale est l’un des facteurs clé de la réussite
du programme parce qu’elle permet de stimuler la demande, identifier et proposer des
solutions appropriées aux ménages sans oublier les plus déminus et promouvoir des pratiques
saines dans la zone à travers l’hygiène et la maintenance des installations.
4.1.5 Considérations financières
La redevance d’assainissement est perçue par le biais de celle de l’eau potable (8% du montant
facturé pour la consommation d’eau) et est directement reversée à la Direction Générale de l’ONAS
par la Sénégalaise des Eaux (SDE). Comme indiqué ci-dessus, le bureau de l’ONAS Kaolack est
sous la supervision de la Direction Générale, ce qui fait qu’elle ne peut disposer de ces fonds. Le
système de collecte est efficace et efficient pour garder la stabilité financière de l’ONAS. Cependant,
ce système ne favorise pas l’efficacité de la Gestion et l’amélioration de la qualité du service
effectué par l’ONAS. De plus, il serait nécessaire d’examiner le niveau de fixation de la taxe avec
attention afin que cette dernière soit beaucoup plus appropriée.
Selon la fiche de recherche de la Banque Asiatique de Développement (BASD), Setting User
Charges for Urban Water Supply, June 2006, les tarifs doivent au moins atteindre les 5 objectifs que
sont 1) la bonne gouvernance, 2) l’Assise financière, 3) la justice distributive, 4) l’efficacité
économique et 5) la tarification normale. Ils peuvent être appliqués au service d’égouts avec
quelques modifications de la loi.

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(1) La bonne gouvernance


Les tarifs doivent être simples, transparents et prévisibles. Ceci est nécessaire si les usagers
acceptent volontiers le changement de tarif. Egalement, le changement doit être annoncé avant sa
mise en application, et les changements majeurs doivent être introduits de façon graduelle.
(2) L’assise financière
Les services publics doivent disposer d’ une assise financière autonome, être supportés par le tarif
des revenus, et leurs obligations financières doivent être prévues sur la base des besoins en liquide.
En cas de déficit, une telle perte pourrait finalement être comblée par une subvention du
Gouvernement provenant des taxes payées par le peuple. Ainsi, le coût ne pourrait être affecté au
bénéfice obtenu. Par conséquent, les gens pourraient concevoir que les coûts alloués sont injustes.
Par ailleurs, si une telle subvention du Gouvernement était acquise, il n’y aurait aucune motivation à
œuvrer pour le renforcement de l’efficacité des opérations. Alors, si une subventon de la part du
gouvernent est nécessaire pour stabiliser les opérations, sa réduction progressive devrait être
considérée. (durabilité de court terme).
De plus, les services publics nécessitent de grosses sommes pour le capital afin que le négoce se
fasse sur le long terme des points de vue à satisfaire les besoins des usagers à la fois en temps
opportun et de manière appropriée. Une telle durabilité sur le long terme devrait aussi être prise en
considération pendant la fixation du tarif.
(3) La justice distributive
Le service d’égouts est l’un des éléments de base pour le maintien des bonnes condition sanitaires de
la vie urbaine. Ainsi, le support devra être élargi pour aider les pauvres à vivre dans de meilleurs
conditions sanitaires. La BASD encourage cela en fixant une taxe faible pour répondre aux besoins
fondamentaux, avec une taxe d’utilisation supérieure à ces derniers fixée sur d’autre critères.
Pendant que la BASD garde l’anonymat sur les détails relatifs au niveau d’assistance, la Banque
Mondiale avait présenté le point de la profitabilité des ménages de 1% de leur revenu disponible.
(4) L’efficacité économique
Les services pourraient au moins assurer le coût sans pertes avec comme rendement une satisfaction
maximale de la société, pour laquelle les ressources ont été utilisées. Bien que la norme de la théorie
économique conclue que les prix fixés sur le marché compétitif sont les plus efficaces, le service
d’égouts fourni est un négoce tout le temps monopolisé afin de dériver les échelles de l’économie
nécessitant un grand investissement de capitaux. Ainsi certains projets devraient être divisés pour
réaliser la production à moindre coût.
(5) La tarification normale
La signification d’équité est vague et la BASD n’a pas une position claire par rapport à l’équité.
Officiellement, l’équité peut être jugée comme un principe de bénéfice avec lequel chacun doit
payer le coût du service qui lui est fourni. C’est à partir de ce seul point de vue que le tarif d’inter
financement des riches aux pauvres, qui est un objectif de la justice distributive ne peut être justifié.
Ainsi, l’équité doit trouver un compromis pour réaliser la justice distributive. Dans ce cas, le
gouvernement est requis pour persuader relativement les riches utilisateurs d’accepter la justice
distributive.

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4.2 Cadre de projection de l’amélioration future

4.2.1 Zone cible


La zone cible du plan d’amélioration du système d’assainissement est visible dans la
Figure 4.2.1, laquelle couvre la totalité du centre ville de Kaolack, comme convenue avec l’ONAS
Kaolack lors des réunions du Comité Technique et du Comité de Pilotage. La superficie totale ciblée
est d’environ 19 km2.

Figure 4.2.1 Zone ciblée pour l’aménagement du réseau et du système d’égouts

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4.2.2 Population
La population desservie par le réseau est estimée sur la base de la projection démographique décrite dans
la partie 3.3.2. Les installations d’égouts doivent être conçues pour collecter, drainer et traiter les eaux
usées produites à l’horizon 2030.

4.2.3 Future projection nécessaire

(1) Production des eaux usées par habitant

(a) Consommation domestique d’eau


Comme mentionné dans la partie “Etude de base”, la consommation domestique moyenne d’eau de
la ville de Kaolack en 2011 est calculée à 58 L/habitant/jour. C’est sur cette base qu’une projection
de la consommation domestique des années 2015, 2020, 2025 et 2030 a été faite avec les
hypothèses suivantes :
• La consommation domestique de 58 L/habitant/jour tend à augmenter de façon linéaire à
l’horizon 2030 avec l’augmentation du niveau de vie des populations de la ville de
Kaolack.
• Une consommation de 70 L/habitant/jour est estimée pour l’année cible 2030
puisqu’étant une valeur type au niveau des zones résidentielles de la ville de Kaolack.
• Une interpolation a également été appliquée pour faire une projection des valeurs pour les
années 2015, 2020 et 2025 (Figure 4.2.2).

Consommation domestique d'eau par habitant


80
70
67
70 64
61
58 59
60
L/jour/habitant

50

40

30
Tendance
20 Prévision
10

0
2005 2010 2015 2020 2025 2030 2035
Année

Figure 4.2.2 Consommation domestique par habitant

(b) Consommation d’eau du secteur Commercial et Administratif


La quantité d’eau utilisée par le secteur commercial et Administratif est estimée sur la base du ratio
minimum entre la consommation domestique et celle du secteur commercial au cours des 5
dernières années (2007-2011) qui est de 0,25 (la consommation d’eau du secteur commercial
correspond à 25% de celle domestique).

(c) Le taux de production d’eaux usées


Ce ratio est introduit pour faciliter une projection de la quantité d’eaux usées produite par habitant
sachant qu’une partie de l’eau utilisée dans les demeures pour l’arrosage, le linge et la vaisselle
n’est pas déversée dans le réseau d’égouts.
Un ratio type de 85% de production d’eaux usées est utilisé dans le Plan Directeur pour faire la
projection des effluents.

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(d) La pénétration d’eau de la nappe


Généralement, pendant la confection des installations du réseau d’égouts, l’eau de la nappe se
mélange aux eaux usées car l’infiltration d’une petite quantité est inévitable, particulièrement au
niveau des joints reliant les tronçons de conduites et regards, même avec une bonne conception et
une construction de qualité.
Cependant, il est difficile d’estimer la quantité d’eau infiltrant car les données relatives à
l’infiltration dans le réseau d’égouts actuel sont inexistantes. Ainsi une estimation de l’infiltration a
été faite dans le Plan Directeur en utilisant la même quantité appliquée dans “L’Etude sur les
systèmes de Drainage urbain et les Eaux usées de la Ville de Dakar et de ses alentours ” faite en
1994 par la JICA. Comme indiqué sur le Tableau 4.2.1, un volume d’infiltration de 171 m3/jour est
calculé, en multipliant la longueur des conduites d’égouts existants par la quantité infiltrant, ce qui
correspond à environ 10% de la quantité actuelle d’eaux usées en entrée à la STEP. Par conséquent,
le taux de10% est employé pour faire la projection de la quantité d’infiltration d’eau de la nappe
pour les années allant de 2015 à 2030.
Tableau 4.2.1 Evaluation du taux d’infiltration
Diamètre Longueur des Taux Profondeur Conduites Infiltration
conduites d’Infiltration moyenne sous l’eau
existants de la nappe
(présumé)
(mm) (km) (m3/jour/km) (m) (m3/jour)
Egout secondaire D ≤ 250 44,8 10 1-2 10% 45
Collecteur principal 300 ≤ D 6,3 20 2-3 100% 126
Total 51,1 171
Notes: 1) Niveau type d’eau de la nappe dans la ville de Kaolack est généralement de 2 à 3 m en dessous du sol,
selon les données fournies par la DGPRE (Directoire de Gestion et de Planification des Ressources
d’Eau).

(e) Taux de branchements


Le taux de branchement discuté dans le paragraphe 4.8.

(f) Sommaire de la production d’Eau usée par habitant


Le tableau suivant résume la production d’Eaux usées par habitant pour les années 2015, 2020,
2025 et 2030 si l’on se base sur les hypothèses évoquées ci-dessus.
Tableau 4.2.2 Sommaire de la production d’Eaux usées par habitant
Rubriques Unité 2012 2015 2020 2025 2030 Remarques
(Présent)
Consommation d’eau
Domestique lpcj 59 61 64 67 70 (a)
Commerciale et administrative
lpcj 15 15 16 17 18 (a)™25%
Total lpcj 74 76 80 84 88
Taux de production d’eaux usées % 85% 85% 85% 85% 85%
Production d’eaux usées1) lpcj 63 65 68 71 75
Infiltration % 10% 10% 10% 10% 10%
Note 1) la consummation du secteur commercial est incluse

(2) Production de Charges Polluantes


La DBO, charge polluante organique, est considérée comme un paramètre de base de la conception
de la Station d’Epuration. Dans le Plan Directeur, une charge type de DBO de 40 g/habitant/jour est
pris en compte pour l’année cible (cette même valeur figure aussi bien dans le Plan Directeur élaboré
en 1979 que dans le projet de la BID), la charge de DBO de 40 g/habitant/jour comporte aussi les
charges polluantes de l’utilisation domestique et commerciale. Par ailleurs, La charge de DBO de
28g / habitant/jour en 2012 est estimée avec une comparaison entre la moyenne annuelle de DBO
enregistrée en 2011 à la STEP de Kaolack et la production d’eaux usées par habitant. La charge de
DBO de 28 g/ habitant/jour en 2012 semble être relativement petite. Mais de telles valeurs
pourraient provenir des raisons suivantes : (i) la sédimentation a souvent tendance à se dérouler dans
les conduites au niveau des zones de faible consommation d’eau (ii) Une partie des usagers déverse
les eaux usées dans les fosses septiques (sans les déconnecter). Mais ces phénomènes seront

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progressivement éliminés, et la charge de DBO atteindra 40 g/habitant/jour in 2030. La


concentration de la DCO et du TSS, est un paramètre supplémentaire pour la conception de la
Station d’Epuration, elle est estimée avec l’utilisation du ratio DBO:DCO:TSS=1,00:2,00:1,25,
enregistré en 2011.
Le tableau suivant résume les charges de DBO et la concentration des 3 paramètres (DBO, TSS et
DCO).
Tableau 4.2.3 Production de charge polluante par habitant
Designation Unité 2012 2015 2020 2025 2030 Remarques
(Présent)
Charge de DBO par habitant gpcj 28 30 34 36 40 (a)
Production d’eau usée lpcj 63 65 68 71 75 (b)
Infiltration % 10% 10% 10% 10% 10% (c)
Concentration
DBO mg/l 404 420 455 461 485 (d) 1)
DCO mg/l 808 840 910 922 970 (d)™2,00
TSS mg/l 505 525 569 576 606 (d)™1,25
Note 1) : (d)=(a)/{(b) ×(100+(c))/100} ×1000

4.2.4 Conditions de conception

(1) Le réseau d’égouts et les stations de pompage


Le réseau d’égouts doit être conçu avec l’utilisation de l’écoulement gravitaire. Le diamètre des
conduites d’égouts est déterminé en tenant compte du ruissellement maximum horaire avec une
marge pour faire face à la fluctuation horaire mais aussi assurer une rapidité d’écoulement pouvant
prémunir contre une stagnation et une accumulation des déchets et sédiments. Les critères majeurs
de conception et les formules de calcul sont listés dans le Tableau 4.2.4.
Tableau 4.2.4 Critères de conception et formules de calcul
Item Critères, Formules
Formule de la vitesse Ruissellement gravitaire: Formule de Manning
d’écoulement Ruissellement par pression: Formule de Hazen-William
Rapidité de ruissellement de 0,6 m/s à 3,0 m/s
Débit de pointe horaire: 2 fois la moyenne journalière de
Ratio de débit de pointe et ruissellement
marge Marge : (i) plus de 100% pour les conduites de diamètre jusqu’à
600 mm, et (ii) 50% à 100% pour un diamètre de plus de 700 mm
Hauteur de recouvrement Pas moins de 1,0 m
Diamètre ≤ 500 mm : conduite en PVC, n = 0,010
Type de conduites 600 mm ≤ Diamètre : conduite en béton armé, n = 0,013
Conduite de refoulement : conduite en fonte, C = 110

(a) Formule de la vitesse d’écoulement


Formule de Manning: v = (R2/3 I1/2)/n
D’où,
v: vélocité (m/s)
R: Rayon hydraulique (m) = section de ruissellement / périmètre humidifié
I: gradient (fraction décimale)
n: coefficient de rugosité
Formule de Hazen-William: v = 0,84935CR0.63I0.54
D’où,
v: vélocité (m/s)
C: Facteur de vélocité = 110
I: Gradient hydraulique (fraction décimale)
R: Rayon hydraulique (m)

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(b) Vitesse d’écoulement maximale et minimale


La vitesse d’écoulement doit être comprise dans la gamme allant de 0,6 m/s à 3,0 m/s afin d’éviter
une accumulation des déchets et sédiments, mais aussi l’endommagement de la partie interne de la
conduite.

(c) Le Ratio du Débit de pointe et de la marge


Les données relatives au taux de ruissellement horaire étant indisponibles au niveau de la STEP de
Kaolack, le débit de pointe horaire sera déterminé dans le Plan Directeur par le double de la
moyenne de ruissellement journalier, ce même taux est appliqué dans ‘‘L’Etude sur les systèmes de
Drainage urbain et les Eaux usées de la Ville Dakar et de sa périphérie’’ menée en 1994 par la JICA.
La Capacité des Stations de pompage devra être déterminée en tenant compte du débit de pointe
horaire.
La marge devra également être considérée afin de déterminer le diamètre des conduites d’égouts.
La marge est fixée en se référant aux exemples de conception à Kaolack tels que le PRECOL et le
« Guide de Planification et de Conception des Ouvrages d’Assainissement », Association
Japonaise des Travaux d’Assainissement.

(d) Le matériel de tuyauterie


L’utilisation des conduites en PVC à des réseaux d’égouts est actuellement très répandue au
Sénégal avec des diamètres allant jusqu’à 500 mm. Les conduites en PVC sont meilleurs que les
conduites en béton armé pour des aspects tels que la résistance contre la rouille, le faible coefficient
de rugosité, l’étanchéité à l’eau, le contrôle de la durabilité et de la qualité lors du processus de
fabrication. D’autre part, la puissance structurale des conduites en PVC est beaucoup moins élevée
que celle des conduites en béton armé qui sont généralement de grand diamètre. Au Sénégal, les
conduites en béton armé de plus de 600 mm de diamètre sont aussi utilisés. Tenant compte de la
pression interne, des conduites en fonte y sont généralement utilisés pour servir de conduites de
refoulement.

(2) La Station d’Epuration des eaux usées


La moyenne de ruissellement journalière est utilisée 10 pendant la conception des installations de
traitement du réseau d’égouts car les méthodes de traitement appliquées dans le Plan Directeur ont
un TRH relativement long (plus de 24 heures) et pourraient absorber les fluctuations horaires ou
journalières du débit en entrée. Les installations du traitement des eaux usées sont conçues pour
répondre aux critères de rejet du « Norme Sénégalaise NS 05-061 du juillet 2001, Eaux Usées :
Normes de Rejet », dont la DBO5=40 mg/l, la DCO=100 mg/l, le TSS=50 mg/l et les Coliformes
Fécaux=2000 UFC/100ml. Les eaux traitées sont déversées au fleuve Saloum.

4.3 Le concept de développement du réseau d’egouts /système d’assainissement

4.3.1 Etude alternative pour l’amélioration du système d’égouts

(1) Approche et Sélection de la méthode de traitement des Eaux usées


La méthode de traitement des eaux usées et la capacité de la STEP de Kaolack sont évaluées et
déterminées avant la délimitation de la zone de planification du réseau d’égouts en tenant compte de
la disponibilité foncière.
Il existe actuellement au Sénégal neuf (9) stations d’épuration des eaux usées fonctionnelles, qui
adoptent trois (3) méthodes de traitement principales que sont : (i) le procédé des boues activées
(4 stations), (ii) le lagunage aéré (1 station) et (iii) le lagunage simple (5 stations), comme indiquées

10
Référence : « Guide d’Application de Technologie relative à la Gestion des Eaux Pluviales et à l’Assainissement aux pays en
voie de développement », Ministère du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme, Japon. Les fluctuations
saisonnières du débit entrant à la STEP comme le montre la Figure 2.2.9 seront progressivement réduites avec la mise en œuvre
du plan de gestion des eaux pluviales proposé dans le Plan Directeur.

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sur le tableau suivant. Parmi les 3 méthodes, le procédé des boues activées est grand en nombre,
pourtant il est adopté seulement à Dakar et les villes avoisinantes telles que Thiès. De plus, certaines
des stations à boues activées sont de petite dimension ce qui fait qu’elles sont catégorisées en
“stations communautaires”. En effet, les grandes villes autres que Dakar et Thiès adoptent seulement
des méthodes comme le lagunage simple et/ou lagunage aéré.
Tableau 4.3.1 Liste des stations d’épuration fonctionnelles
Nom de STEP Population
Méthode de Traitement ciblée Capacité
(m3/jour)
Cambérène PBA 200.000 19.200
SHS (Guediawaye) PBA Inconnu 595
Niayes (Pikine) PBA idem 875
Rufisque Lagunage 45.403 2.856
Keur saib ndoye (Thiès) PBA/Lagunage 70.000 3.000
Saint-Louis Lagunage 20.000 600
Saly Lagunage 600 1.020
Louga Lagunage 20.000 600
Lagunage Aéré 12.000 720
Kaolack Lagunage 20.000 390
N.B.; PBA: Procédé à Boues Activées
Souce : ONAS
D’après les résultats de l’Etude, la STEP de Kaolack rencontre des difficultés même dans le
fonctionnement des lagunes, notamment la sédimentation, le disfonctionnement du seuil
d’évacuation etc. De plus, les lagunages aérés n’ont pu fonctionner avant la cession de l’ouvrage par
le bailleur. Vu ces conditions, il est prématuré d’appliquer le procédé des boues activées
conventionnel à Kaolack. Par conséquent, la méthode de traitement à appliquer devra être évaluée
avec le lagunage simple, le lagunage aéré et dans une moindre mesure avec le fossé d’oxydation
(une des méthodes simplifiées de procédé à boues activées). Le tableau suivant montre le profil de
ces 3 méthodes de traitement.
Tableau 4.3.2 Sommaire des méthodes de traitement
Méthode Organigramme type Traits saillants
Lagunage • Les eaux usées sont traitées sans
Simple l’utilisation de machines. L’Oxygène est
introduit dans le basin par synthèse
photonique avant la purification de l’eau.
• L’exploitation et la maintenance est plus
facile que celles des 3 autres méthodes, le
coût unitaire de traitement est beaucoup
moins cher. Mais elle nécessite un espace
beaucoup plus grand.
Lagunage • Avec l’installation d’aérateurs au niveau
Aéré du lagunage, on augmente l’efficacité du
traitement tout en réduisant l’espace
qu’aurait occupé le lagunage simple
• L’Exploitation et la Maintenance sont
beaucoup plus faciles que celles du Fossé
d’Oxydation.
Fossé • Un canal sans fin est utilisé pour la
d’Oxydation circulation des déchets. L’Equipment est
(FO) simplifié, de plus l’Exploitation et la
Maintenance sont plus faciles que celles
du procédé de boues activées.
• L’espace requis est plus petit que celui
occupé par le Lagunage aéré.
• Le coût de construction est le plus élevé
des 3 méthodes.

(2) Extension de la capacité de la STEP


Faire fonctionner une STEP sur deux endroits différents n’est pas favorable parce que l’opération et
à la maintenance deviennent inefficaces et requièrent un personnel supplémentaire. La STEP doit

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également être près du Fleuve Saloum afin d’éviter l’installation d’une Station de Pompe
d’évacuation. Ainsi l’acquisition d’un terrain adjacent à la STEP est proposée pour augmenter sa
capacité. La zone d’extension matérialisée dans la Figure 4.3.1 avec des lignes achurées a une
superficie totale de 11,3 ha. La capacité de la STEP est discutée de façon détaillée dans la partie
“Description des Alternatives”
L’application de la réglementation relative au rayon de 500 m de distance entre les installations et les
maisons voisines, indiquée dans la sous-section 2.5.1, a fait l’objet de consultation dans l’EIE dans
la phase d’étude de faisabilité.

Figure 4.3.1 La STEP existante et la zone proposée pour son extension


(3) Extension du réseau d’égouts
L’Extension du réseau d’égouts, l’alignement des collecteurs principaux et la conception des
conduites d’égouts sont étudiés à partir des aspects suivants :
• La zone d’Extension du réseau d’égouts devra être determinée en tenant compte des lignes de
partage des eaux, mais aussi des quartiers et des zones desservies par le réseau.
• Le nouveau réseau d’égouts devra être raccordé à l’existant, y compris les Stations de
pompage afin de minimiser le coût de construction.
• Les conduites d’égouts et les Stations de pompage devront être conçues avec une capacité leur
permettant de collecter la totalité des eaux produites à l’horizon 2030 avec un taux de
branchement de100%.
• Les nouvelles Stations de pompages seront construites sur des zones non habitées pour éviter
le délogement des populations.
(4) Description des Alternatives
Les alternatives suivantes ont été choisies en tenant compte des hypothèses mentionnées ci-dessus.
La capacité de la STEP pour ces alternatives a été determinée en tenant compte de la zone
d’extension maximale montrée sur la Figure 4.3.1.

(a) Le manque d’Action


Des interventions appropriées seront requises dans la ville de Kaolack, vue l’urbanisation galopante
et les problèmes d’assainissement tels que le faible taux de branchement au réseau d’égouts, le
disfonctionnement de la Station d’Epuration et la gestion inappropriée des boues de vidange. Par
conséquent, s’il n’y a pas d’action (Alternative 0) rien ne peut-être détaillée dans ce paragraphe.

(b) Alternative 1
L’Extension de la zone couverte par le réseau d’égouts se fera en fonction de la capacité de la STEP
avec des méthodes de lagunage simple et de lagunage aéré11 (Capacité totale : Q=15 000 m3/jour, la

11
La capacité du système de lagunage avec une zone d’extension est d’environ 7000 m3/jour et étant donné que le résultat de la
zone d’extension du réseau d’égout est faible, le système de lagunage combiné au lagunage aéré est appliqué pour cette
alternative

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Figure 4.3.5 en montre le plan d’implantation). Avec cette alternative, le réseau couvrira la partie
Sud de la ville de Kaolack, (voir Figure 4.3.2). Et en plus des 3 nouvelles Stations de pompage qui
seront construites (SP No. 1 au Nord, SP Boustane, SP Darou Salam Ndangane), un nouveau
collecteur principal comportant une conduite de refoulement sera posé sur un linéaire total de
15 km.

(c) Alternative 2
L’Extension de la zone desservie par le réseau d’égouts tiendra compte de la capacité de la STEP et
de la méthode de traitement avec le lagunage aéré (Capacité totale: Q=21 000 m3/jour, la
Figure 4.3.5 en montre le plan d’implantation). Avec cette alternative, le réseau couvrira en plus de
la zone couverte par l’alternative 1, les quartiers de Touba Kaolack, Ndorong Sadaga, Keur
Maloum, Gawane et Diamaguène, comme matérialisé sur la Figure 4.3.3. En outre, 4 Stations de
pompage seront construites dont (les 3 prévues par l’Alternative 1, plus celle de Touba Kaolack).
Un nouveau collecteur comportant une conduite de refoulement sera également posé sur un linéaire
total de 27,7 km.

(d) Alternative 3
Avec cette Alternative, toute la zone urbaine est couverte par le réseau, voir Figure 4.3.4. Pour
traiter les eaux usées produites, il faudra alors adopter un système de fossé d’oxydation avec une
capacité totale de Q=32.000 m3/jour, la Figure 4.3.5 en montre le plan d’implantation). On pourra
également avec cette Alternative construire 5 nouvelles Stations de pompage c’est à dire (les
4 Stations de pompage prévues de l’Alternative 2) plus celle de Darou Salam Diamaguène. Un
nouveau collecteur comportant une conduite de refoulement sera également posé sur un linéaire
total de 45,1 km.
(5) Profil des Alternatives
Le profil de chaque alternative est résumé dans le tableau suivant, de même que les coûts de
d’exploitation et de maintenance. Le coût de construction d’installations majeures (collecteurs,
stations de pompage et station d’épuration des eaux usées) se compose des travaux de construction
des ouvrages proposés et de la réhabilitation. Le coût de construction des égouts secondaires
comprend le coût de la mise en place d’égouts secondaires dans la zone d’extension et dans la zone
existante non viabilisée. Le coût d’opération et de maintenance englobe les frais de nettoiement,
l’enlèvement des boues, les frais d’électricité, les dépenses du personnel etc.

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Tableau 4.3.3 Profil des alternatives


Alternative 1 Alternative 2 Alternative 3

Diagramme de la planification de la
zone desservie

㼀 㼀 㼀
Zone desservie (ha) 1 020 1 340 1 930
Nouveau collecteur (km) 15 27,7 45,1
Nouvelle station de pompage 3 4 5
Méthode de traitement et capacité Lagunage 㻌㻌: 3.000 Lagunage aéré: 21.000 Fossé d’Oxydation :
(m3/jour) à la STEP Lagunage aéré: 12.000 32.000

Total : 15.000 Total : 21.000 Total : 32.000


Population desservie en 2030 178 000 252 000 379.000
Prévision de débit des eaux usées de 14 685 20 790 31 270
2030 (m3/j)
Taux de Système de réseau 47% 66% 99%2)
Couverture d’égouts
(%)1) Assainissement 53% 34% 1%
autonome
Coût de Collecteur
5 950 8 954 14 170
Construction
Stations de pompage 2.316 3.148 4.671
(millions de STEP3) 6.042 9.459 22.065
FCFA)
Sous-total 14 308 21 561 40 906
Egouts secondaires4) 11 757 17 720 28 875
Total 26 065 39 281 69 781
Coût de O&M Réseau d’égouts et
Stations de pompage5)
375 504 750
STEP3) 433 741 1 255
(millions de Total
FCFA)
808 1 245 2 005
Légende: 㼀 :STEP 䚷 䚷 䚷: Zone de service existante 䚷䚷䚷䚷: Zone d'extension 䚷䚷䚷䚷: Limites de centre-ville

Note:
1) Le taux de couverture du système d’égouts en pourcentage par rapport à la population totale de 382 000 personnes vivant dans le
centre-ville.
2) La couverture n’est pas de 100% car certaines parties de la zone urbaine ne peuvent pas être couvertes par le système d’assainissement
surtout à cause de raisons topographiques.
3) Les installations de traitement des boues de vidange sont incluses. Le coût de construction de lagune et de lagune aérée est calculé
avec la méthode du devis quantitatif; le fossé d’oxydation est calculé avec la fonction du coût C=1,5™912™Q0,79=1,368Q0,79 (C:
million de FCFA, Q=1000 m3/jour), en se référant à « l’Etude sur le drainage urbain et le système d’assainissement de la ville de
Dakar et de ses environs » en 1994, JICA, mais également en tenant compte de la montée des prix.
4) Le coût d’égouts secondaires dans la zone non viabilisée et d’extension dans l’hypothèse où la longueur d’égout secondaire serait de
260 m/ha.
5) Le coût d’exploitation et de maintenance du réseau d’égouts comprend celui de collecteurs et de conduites secondaires.

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Figure 4.3.2 Plan d’implantation de l’Alternative 1 (réseau d’égouts)

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Figure 4.3.3 Plan d’implantation de l’Alternative 2 (réseau d’égouts)

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Figure 4.3.4 Plan d’implantation de l’Alternative 3 (réseau d’égouts)

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Plan d’aménagement des Alternatives (STEP)


Figure 4.3.5

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(6) Comparaison des Alternatives


La Comparaison des alternatives est expliquée ci-dessous :

(a) Les Critères d’évaluation


Les critères d’évaluation suivants sont discutés dans la partie comparaison des alternatives.
• La population branchée au réseau d’égouts – La population desservie par le réseau est le
critère de base de ladite évaluation.
• Facilité d’Exploitation et de Maintenance /Fiabilité – L’Opération et la Maintenance
facile reste un élément essentiel pour la gestion durable de l’ouvrage. La fiabilité dépend
du potentiel disponible pour faire fonctionner les machines et faire face aux coupures
d’électricité. Cette situation peut s’améliorer par la réduction du nombre de stations de
pompage et la mise en place d’un système de traitement simplifié.
• Le coût d’Exploitation et de Maintenance – Un faible coût d’Exploitation et de
Maintenance serait beaucoup plus favorable pour alléger les dépenses de l’ONAS.
• Impact Environnemental – La construction ou l’opération de certains des ouvrages
pourrait avoir des impacts négatifs. Néanmoins, on s’attend à des impacts positifs avec
l’installation des ouvrages prévus (l’évaluation est décrite au point 7.2.2 de façon
détaillée).

(b) Evaluation des Alternatives


Nous avons procédé à un classement de 1.0 à 3.0 pour chaque critère en se basant sur les hypothèses
ci-dessus. Comme indiqué sur le tableau, 1.0 est le moins favorable.
L’Alternative 1 est le plus favorable aussi bien en termes de facilité d’opération et de
maintenance/fiabilité, qu’en termes de coût. Mais son amélioration sanitaire reste limitée du fait de
l’extension limitée du réseau d’égouts.
L’Alternative 3 est le plus favorable en terme de population desservie, mais reste cependant moins
facile à l’opération et à la maintenance/fiabilité en ce sens qu’elle requiert un système de fossé
d’oxydation qui lui aussi nécessite un savoir-faire opérationnel différent de celui du lagunage
simple et lagunage aéré. Son coût d’opération et de maintenance étant le plus élevé, pourrait alors
être un lourd fardeau pour l’ONAS. Les ouvrages de grande échelle et travaux de construction de
longue durée couvrant toute la zone urbaine, pourraient également engendrer beaucoup plus
d’impacts négatifs que l’Alternative 2.
L’Alternative 2 est moins favorable que l’Alternative 3 en termes de population branchée au réseau
d’égouts, mais pourrait par contre couvrir plus de 66% du centre ville. Si l’on prend en compte le
taux d’installation actuel de fosses septiques qui est d’environ 50% dans la ville de Kaolack, on
pourrait couvrir plus de 80% 12 du centre ville en 2030 avec l’amélioration des installations (réseau
d’égouts et fosses septiques). L’Alternative 2 est donc plus favorable que l’Alternative 3 en termes
de coût d’opération et de maintenance.
Tenant compte de l’évaluation et des hypothèses ci-dessus, l’Alternative 2 est choisie comme étant
la meilleure. Par conséquent, la formulation du Plan Directeur d’amélioration du réseau d’égouts se
fera sur la base de ladite Alternative.

12
Population desservie (66%) + 50% de la population de la zone d’assainissement autonome (34%) permettraient d’atteindre
plus de 80%.

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Tableau 4.3.4 Classement des alternatives


Alternative 1 Alternative 2 Alternative 3
Population desservie 1 2 3
Facilité d’O&M / Fiabilité 3 2 1
Coût d’O&M 3 2 1
Impact Environnemental 1 3 2
Total 8 9 7
Classement général*) 2ème 1er 3ème
Note : * le “1er” est le plus favorable.

4.3.2 Système d’assainissement autonome

(1) Historique
En novembre 2011, un total de 1.600 maisons / bâtiments étaient raccordés au réseau d’égouts dans
la ville de Kaolack. En supposant qu’un foyer moyen compte dix (10) personnes, la population
desservie est estimée à 16.000 personnes, soit l’équivalent à 6,4% de la population totale de
249.000 personnes du centre-ville de Kaolack en 2012. Ceci signifie donc que 93,6% des résidents
dans le centre-ville doivent avoir recours à divers types de systèmes d’assainissement autonomes. Le
«City Centre» (centre-ville) est défini ici comme les zones construites dans la ville, à l’exception de
quatre (4) quartiers, Kabatoki, Lyndiane, Sama Moussa, et Sing Sing qui se situent dans la
périphérie de la ville.
Dans la zone urbaine de Kaolack, les principales installations sur place sont des fosses septiques
dotées de deux (2) compartiments et raccordées à un puits d’infiltration avec une base en gravier.
Les latrines à puits d’infiltration et les latrines à fosse ne sont pas populaires en milieu urbain, car la
capacité d’infiltration du sol est généralement médiocre. Par ailleurs, la conception et l’installation
de fosses septiques doivent essentiellement être approuvées par l’ONAS, mais d’après l’ONAS de
Kaolack les résidents ont installé leurs propres fosses aux dimensions aléatoires sans son
approbation préalable. Par contre, les latrines à puits d’infiltration et latrines à fosse sont populaires
dans les zones rurales, y compris la banlieue de Kaolack.
Il est exigé que non seulement des matières de vidange mais également les eaux résiduaires de la
cuisine, du lavage de linge, de la salle de bain, soient mélangées dans la fosse septique dans les
maisons privées. Toutefois, cela n’est pas toujours le cas. L’accumulation de boue se produit
progressivement au fond de la fosse, et l’efficacité du traitement chute au même rythme que la
diminution du volume efficace de la fosse. Par conséquent, les boues doivent être périodiquement
éliminées, tous les deux (2) à cinq (5) ans. Chaque foyer est responsable de l’enlèvement des boues,
mais reste à savoir si cette consigne est respectée. En effet, il n’y a pas de règlementations en vigueur
sur l’enlèvement des boues accumulées dans les fosses septiques, et l’enlèvement des boues est
effectué sur décision du propriétaire.
Dans ces circonstances, les boues enlevées des fosses septiques sont exposées à l’environnement
sans aucun traitement dans la ville de Kaolack. Les camions de vidange les déposent sur des terrains
vagues dans la banlieue de Sing Sing, Kaolack. À la saison sèche, l’élimination des boues est
effectuée par déchargement dans un bassin creusé sur le lit fluvial du Saloum. Par contre, à la saison
des pluies, en raison des difficultés d’accès, les camions de vidange n’atteignent généralement pas le
bassin, et les boues collectées sont déversées dans le lit fluvial en route vers le bassin. Par ailleurs,
l’enlèvement manuel des boues par des manœuvres appelés «Baay Pelles», est également populaire
à Kaolack car il est moins onéreux. Suite à la vidange manuelle des boues, les boues de vidange
enlevées sont déversées dans des trous creusés à proximité des habitations. D’après les résultats des
entrevues, les résidents paient 30 000 FCFA pour l’enlèvement des boues en ayant recours à un
camion de vidange, alors qu’ils paient seulement de 3 000 à 5 000 FCFA pour leur enlèvement
manuel.
La redevance moyenne d’assainissement payée par un ménage par mois est estimée à environ 265
FCFA par l’Equipe d’Experts de la JICA. Ainsi, si la vidange est effectuée une fois par 113 mois
environ avec des camions-citernes, ou une fois par 11 à 18 mois environ manuellement, sa taxe
correspond à la redevance d’assainissement.
Le système actuel d’élimination des boues est considéré comme un genre d’élimination en décharge
contrôlée et/ou d’épandage, dont la méthodologie est largement et communément appliquée dans le

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monde lorsque des terres convenables et de taille adaptée sont disponibles à proximité des villes. Ce
genre de traitement, cependant, peut être effectué en partant du principe que les résidents et les
communautés concernées dans les alentours des sites de déversement acceptent, d’un point de vue
social et environnemental, ce genre de technique simple. À Kaolack, la dégradation de
l’environnement se produit parallèlement à l’élimination des boues, en particulier à la saison des
pluies, et les résidents s’opposent également au système d’élimination pratiqué actuellement. Par
conséquent, l’étude sur le système de traitement de boues adapté doit être effectuée comme suit.
(2) Objectifs du projet
Les objectifs spécifiques pour le plan de traitement des boues figurent ci-après.
• Fournir une gestion des eaux usées d’ensemble adaptée, non seulement à travers
l’amélioration du réseau d’assainissement mais également par le biais de l’aménagement des
installations de traitement des boues pour les zones encore dépendantes de systèmes
d’assainissement non collectifs, et
• Protéger contre les nuisances de déversement de matières de vidange sur l’environnement
immédiat et les plans d’eau ambiants.
Avant cette étude, une étude de faisabilité sur une station de traitement des boues avait été effectuée
pour trois villes: Kaolack, Saint Louis et Louga (ci-après dénommée «le rapport de l’E/F») par
GKW Consult en 2005, avec le soutien d’IDA (Association internationale de développement). Le
rapport de l’E/F est intitulé: «Etude de Faisabilité et Etudes Techniques des Stations de Traitement
des Boues de Vidange dans Les 3 Centres Regionaux de Saint-Louis, Kaolack et Louga», Rapport
Définitif, Septembre 2005, GKW CONSULT (Crédit IDA 3470-SE).
(3) Caractéristiques des boues de vidange
Les boues de vidange sont généralement définies comme les matières liquides et solides extraites
d’une fosse septique pendant son nettoyage. Sa forte résistance est due à l’accumulation de boue et
de croûte dans la fosse septique. Une fosse septique typique contient 60 à 70% de solides en
suspension, de l’huile et graisse provenant de l’habitation qui en est équipée. La plus grande partie
des solides suspendus se fixe au fond de la fosse, et l’huile et la graisse ainsi que d’autres matières
flottantes sont retenues entre les cloisons d’entrée et de sortie. Au fil du temps, la boue et la croûte
peuvent s’accumuler jusqu’à occuper entre 20 et 50% du total du volume de la fosse septique.
Le taux de production de boues mentionné dans la documentation varie considérablement. Dans le
rapport de l’E/F, le taux de calcul de production de boue de 0,3 l/habitant/jour est utilisé.
Normalement, le taux utilisé est de 200 à 300 l/habitant/an dans les pays développés. Par conséquent,
0,3 l/habitant/jour (=110 l/habitant/an) peut être relativement bas en raison des différences d’usage
d’eau et de styles de vie, entre les pays développés et les pays en développement.
Les composants des boues et des eaux résiduaires municipales ont des caractéristiques similaires aux
eaux usées domestiques, sauf que dans le cas du premier la concentration est plus forte. Toutefois, il
y aussi des différences. Les boues sont anaérobies et odoriférantes. Elles contiennent des matériaux
en plastique, des cheveux et des particules grossières qui colmatent et endommagent les pompes et
canalisations. Tout contact physique avec ces boues dans le cadre de la maintenance des installations
par exemple est déconseillé d’un point hygiénique et sanitaire. Ces aspects des caractéristiques des
boues doivent être pris en considération lors de la conception d’installations de traitement des boues.
Les valeurs suivantes concernant les boues sont utilisées dans cette étude conformément aux
paramètres définis dans le rapport de l’E/F.
• DBO : 3 540 mg/l
• DCO : 1 700 mg/l
• TSS : 7 555 mg/l
• N-NH4 : 816 mg/l
(4) Sélection de techniques adéquats pour le traitement des boues de vidange
Les méthodes de base de traitement et d’élimination des boues sont en général au nombre de trois
(3) : à savoir (a) l’élimination en décharge contrôlée, (b) le traitement associé, et (c) le traitement
indépendant. Chacune d’elles est brièvement décrite ci-après.

(a) Site de Décharge

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Il existe trois (3) types de techniques d’élimination en décharge contrôlée des boues : épandage sur
les sols, épandage en sous-sol, pratiques d’enfouissement.
L’épandage sur les sols des boues est la technique la plus fréquemment utilisée dans le monde pour
l’élimination des boues. Les techniques de traitement et d’élimination des boues comprennent
l’épandage à partir de camions de vidange / wagons citernes, l’irrigation par aspersion, épandage
par sillon, et l’écoulement de surface. Au Sénégal, l’application agricole directe des boues de
vidange n’est pas acceptable pour des raisons religieuses et socio-culturelles. Les techniques
d’épandage en sous-sol comprennent la couverture des sillons et l’incorporation en sous-sol. Le
placement dans des tranchées, les bassins de rétention et les décharges contrôlées sont classifiés en
tant que pratiques d’enfouissement
L’épandage sur les sols bien géré est relativement simple. C’est non seulement la technique
d’élimination des boues généralement la plus économique, mais elle permet également une
utilisation efficace de la valeur nutritive des boues. Néanmoins, pour ce genre d’opérations, le
contrôle des agents pathogènes et les effets environnementaux dans les zones voisines doivent être
suivis et surveillés. Par ailleurs, l’acceptation sociale des applications est une condition
préliminaire indispensable pour leur sélection.

(b) Traitement associé


Le traitement des boues dans les stations de traitements des eaux usées municipales est également
pratiqué dans de nombreux pays. Les composants des boues, bien que très concentrés et plus
résistants que ceux des eaux usées domestiques, sont généralement similaires. Par conséquent, les
processus de traitement des eaux usées domestiques peuvent également être utilisés pour le
traitement associé des boues et des eaux usées domestiques.
Les boues sont normalement 50 plus concentrées que les eaux usées domestiques en termes de
charges organiques et solides. Par conséquent, afin d’éviter qu’un effet de choc ne se produise au
niveau des installations de traitement des eaux usées, un prétraitement adéquat est nécessaire avant
le déchargement des boues brutes dans le système de traitement des eaux usées municipales.

(c) Traitement indépendant


Des installations ont été construites exclusivement pour le traitement des boues. Ces systèmes vont
des bassins de stabilisation aux stations de traitement sophistiquées. De tels processus tels que la
stabilisation du calcaire, l’oxydation par le chlore, la digestion aérobie, le compostage, la digestion
anaérobie, et le traitement chimique ont été utilisés pour traiter les boues, Les systèmes de
traitement mécanique, par opposition aux systèmes de bassins simples, sont généralement plus
exigeants en investissements et plus onéreux en termes d’exploitation. Toutefois, de tels systèmes
s’avèrent en fait rentables dans les zones à forte densité de systèmes septiques, tels que les zones
urbaines très peuplées. Dans les zones urbaines à faible densité et/ou dans les zones rurales, des
options plus simples et moins onéreuses sont préférées. Les bassins font parties des alternatives de
traitement indépendant des boues les moins onéreux, et sont les plus courants.
D’après le rapport de l’E/F, le premier critère de sélection de processus de traitement des boues est
la simplicité de la technologie appliquée. Étant donné que les processus habituels appliqués dans les
pays développés ont recours des dispositifs électromécaniques relativement sophistiquées, ces
installations nécessitent d’importants investissements, des coûts d’exploitation et de maintenance
élevés, et des normes très strictes pour les travaux d’exploitation et de maintenance. Par
conséquent, le rapport de l’E/F proposait un type simple de traitement des boues pour Kaolack,
similaire à celui de Dakar, mais sans les techniques d’élimination en décharge contrôlée dont la
pratique appliquée à Kaolack est très primitive et peu sure.
Étant donné que la station existante est opérationnelle depuis les années 1980, le rapport de l’E/F a
sélectionné le processus de traitement associé des boues avec les eaux usées dans la station
d’épuration des eaux usées (STEP) existantes. Un processus de prétraitement est proposé en ayant
recours à la technologie des bassins de stabilisation des eaux usées similaire à celle de la STEP de
Kaolack, puisque cette méthode est particulièrement adaptée au climat tropical en fortes lumière et
températures ambiantes.

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(5) Cadres de planification du traitement des boues


Cette section aborde les cadres de planification, en particulier la population projetées, l’expansion de
la zone de planification des égouts et du réseau des égouts, l’augmentation de la capacité de la STEP
suivant un des plans d’amélioration réalistes. Finalement, la population urbaine qui dépend encore
de l’assainissement autonome peut être calculée en tant que population cible pour l’enlèvement des
boues et leur traitement.
Tableau 4.3.5 Cadre de planification du traitement des boues dans la ville de
Kaolack
Paramètres du cadre de Années
planification unité 2012 2015 2020 2025 2030
Projection démographique
Ville entière Personnes 270 000 291 000 335 000 373 000 403 000
Le centre-ville Personnes 245 000 270 000 314 000 352 000 382 000
Capacité de la STEP
Capacité de traitement m3/jour 1 000 1 000 15 000 15 000 21 000
Zone du réseau d’égouts
Surface ha 303 395 576 848 1 337
Population Personnes 34 660 52 220 92 570 157 410 251 450
Branchement à l’égout
Taux de branchement % 50 56 69 85 100
Population branchée Personnes 17 330 29 020 63 970 133 050 251 450
Population Dépendant de l’assainissement autonome
Centre-ville Personnes 227 670 240 980 250 030 218 950 130 550
Ville entière Personnes 252 670 261 980 271 030 239 950 151 550
Le Tableau 4.3.5 présente les progrès de la couverture du réseau d’égouts, exprimant la population
parallèlement à la mise à niveau de la station de traitement des eaux usées, sur la base des éléments
discutés dans les sections 4.7 et 4.8. D’autre part, il restera encore des résidents ayant recours à un
type d’assainissement autonome, non connecté au réseau d’égouts, ou vivant à l’extérieur des zones
couvertes par les réseaux en question. La population cible pour l’estimation du volume des boues est
établie à 230 000 personnes, sur la base des considérations suivantes.
• Jusqu’à présent entre 50 et 60% de la population de Kaolack peut bénéficier d’installations
d’assainissement amélioré, tandis que les autres sont couverts par un assainissement médiocre.
Le taux d’accès à l’assainissement amélioré augmentera progressivement à l’avenir en tant
que principale cible des OMD et objectifs qu’il est prévu de définir prochainement pour faire
suite aux OMD.
• Si le système de traitement des boues est établi dans le centre de la ville, l’enlèvement des
boues par camions de vidange sera plus populaire dans la zone centrale de Kaolack en raison
de la réduction des coûts de transport reflétant la diminution de la distance à couvrir pour le
transport jusqu’au site d’élimination. Par conséquent, la présente étude ne tient pas compte de
l’enlèvement manuel des boues.
• Comme développé dans les sections 4.7 et 4.8, les installations de traitement des boues seront
construites pendant la période 2015-2025. La population de 230.000 personnes est la moyenne
de (i) la population dépendant de l’assainissement autonome en centre ville et (ii) celle de la
ville toute entière, en 2025.
• Après 2025, le système de traitement des boues pourrait également couvrir les zones urbaines
s’étalant en dehors du centre de la ville.
À partir des considérations susmentionnées, la population cible de 230 000 personnes comprend une
partie importante de marge d’erreur pour le volume de production de boues. Par exemple, 50 à 60%
de la population bénéficie de l’assainissement amélioré, tels que des fosses septiques, fosses
d’aisance améliorées et ventilées, et autres. Par ailleurs, bien que la situation courante détaillée
manque quelque peu de clarté, il ne fait aucun doute que l’enlèvement des boues manuel est
populaire à Kaolack. Par conséquent, la population cible pourrait comporter une marge d’erreur de
plus de 100% à présent. Cela signifie que le système de traitement des boues pourrait avoir une
capacité suffisante pour traiter les boues collectées suivant la conception basée sur la population.

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(6) Paramètres de base proposés dans le processus de traitement des boues


Les paramètres de base des boues qui pourraient être déchargées dans la STEP, la cible du niveau de
traitement, et les processus de traitement nécessaires sont couverts dans cette section. Les
paramètres de base des boues et la capacité autorisée de la STEP sont résumées dans le tableau
suivant.
Tableau 4.3.6 Planification des paramètres de base pour le traitement des boues
Paramètres Valeur de planification Source/Remarques
Production des boues 0,3 l/habitant/ j Moyenne chiffrée au Sénégal en référence au
Rapport d’étude de faisabilité
Planification de la Population 230 000 pers Section précédente
Production totale journalière de boues 70 m3/j 0.3 l/habitant/j ×230000 pers
Concentration de DBO dans les boues 3 540 mg/l Laboratoire de l’ONAS à Cambérène
Charge journalière en DBO 250 kg/j 3,540 mg/l ×70 m3/j
La capacité autorisée des boues acceptables par la STEP a pu être établie sur la base du rapport de
l’E/F.
• Comme développé dans la sous-section 4.8, l’année cible de la capacité de la STEP est fixée à
2020 en tant que première étable des travaux d’amélioration de la STEP. Si l’année est fixée à
une date ultérieure, la capacité sera accrue de manière à ce que la capacité autorisée augmente
également. Il s’avère alors qu’un système de traitement des boues bien plus simple sera conçu.
Par conséquent, l’année cible de 2020 est sans doute appropriée.
• Les lagunages existants dont le lagunage aéré non fonctionnel seront améliorés et transformés
en lagunes simples, qui comporteront un bassin anaérobique, un bassin facultatif et un de
maturation avec une capacité de 3 000 m3/jour en 2020.
• Par mesure de sécurité, la concentration actuelle de DBO du débit entrant de 240 mg/l en
moyenne obtenue au laboratoire de l’ONAS à Cambérène, sera appliquée pour fixer la charge
de DBO permissible pour les installations de traitement des boues de la STEP.
• Tenant compte des conditions ci-dessus, la charge de la DBO du débit entrant de l’année 2020
est estimée à 720 kg / jour (= 240 mg/l ×3.000 m3/jour).
• Faisant référence au rapport de l’E/F, le niveau de prétraitement nécessaire pour les boues est
fixé à 10% de la capacité de la STEP, afin que l’exigence minimale pour le prétraitement soit
de 72 kg / jour de charge de DBO.
(7) Plan d’installation pour le traitement des boues
Le processus de traitement des boues fait référence au rapport de l’E/F, comme illustré à la
Figure 4.3.6. Ce processus de traitant utilisant le système de bassin de stabilisation des eaux usées
est tout à fait standard. Ce qui suit est le plan des composantes de chacun des traitements
conformément au processus de traitement présenté à la Figure 4.3.6. Si la sortie du bassin anaérobie
excède l’exigence minimum de 72 kg/jour dans la charge de la DBO pour le prétraitement, un
traitement supplémentaire par bassin facultatif sera nécessaire après le bassin anaérobie.

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Station de Réception : Boues de vidange déversées par les camions vidangeurs

Canaux et Grille : Transport des boues de vidange et enlèvement des ordures de grande taille

Bassin : Enlèvement des corps solides


de Décantation
Pompe 3 Pompe 3

Bassin : Enlèvement des


Anaérobie matières organiques

Bassin de Régulation
: Contrôle du débit entrant à la STEP
du Débit
Lits de Séchage

STEP : Séchage des boues enlevées

Figure 4.3.6 Processus conceptuel du traitement des boues de vidange

(a) Station de réception, canaux et tamis


Les fonctions de la station de réception sont : 1) transfert des boues des camions de vidange, et
2) stockage et égalisation du flux des boues. La conception de la station de réception doit favoriser
l’exploitation simple et fiable, et avoir assez de flexibilité pour traiter différents flux et conditions
de chargement.
Cette station doit prévoir un accès facile pour les camions et proposer une conception permettant
d’empêcher le déversement des boues à côté de la structure, y compris les éclaboussures de boues et
d’éviter de longue stagnation dans la station et la sédimentation des boues. Dans cette optique, un
dispositif de fermeture en tôle métallique doté d’une ouverture sera prévu à l’entrée de la station.
La structure de la station de réception est un bassin rectangulaire avec un fond en pente pour guider
le flux des boues vers le tamis en aval. Ces dimensions structurelles dans la conception préliminaire
sont résumées ci-dessous, et sont conformes au rapport de l’E/F.
Tableau 4.3.7 Fixation préliminaire des dimensions de station de réception, de
canaux et de grille
Structure Dimensions Remarques
Station de réception
Largeur 2,6m
Longueur 2,0m
Profondeur 0,8m Toute la surface
Pente 5,0o/oo Toute la surface
Section convergente reliant au canal situé en aval
Longueur 1,5m
Largeur (extrémité 1,0m 0,5 m™2 unités
aval)
Grille
Largeur 1,0m 0,5 m™2 unités
Longueur 1,7m
Espacement 25,0mm

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(b) Bassin de sédimentation


Le bassin de sédimentation sert à stabiliser la boue de matières solides et suspendues. Les boues
brutes déchargées passent à travers le tamis avant d’arriver dans le bassin où elles stagnent pendant
des heures, ce qui a pour effet de stabiliser les matières suspendues et de les accumuler au fond du
bassin.
Un système de deux bassins de sédimentation parallèles pour le traitement des boues peut consister
en une technique simple permettant une exploitation et maintenance faciles. Un système de deux
bassins parallèles typique est appliqué à Accra au Ghana. Le fonctionnement alterné des deux
bassins est illustré à la Figure 4.3.7.

Figure 4.3.7 Usage conceptuel d’un système de deux bassins parallèles pour sédimentation
Par conséquent le rapport de l’E/F recommandait également un système de deux bassins parallèles,
fonctionnant en alternance sur une période de deux semaines. Pendant 7 jours, un bassin est chargé,
et les matières solides se stabilisent au fond. Au début de la deuxième semaine, l’autre bassin est
chargé, tandis que le premier est mis hors service, et les sédiments accumulés qu’il contient sont
transférés sur des lits de séchage.
Le volume des bassins de sédimentation nécessaire est calculé sur la base de la production totale
journalière des boues, en ayant recours à divers paramètres, comme résumé dans le tableau suivant.

Tableau 4.3.8 Installation préliminaire du bassin de sédimentation


Paramètres Symboles Valeur de Source/Remarques
Planification
Production totale journalière de boues Qent 70 m3/j
Concentration de matières solides Ms 15 000 mg/l Jaugeage des boues à Accra, Ghana
Charge journalière de matières solides CMs 1 050 kg/j = Qent ×Ms
Volume Spécifique d’ Accumulation VSacc 7 l/kg Jaugeage des boues à Accra, Ghana
de boues
Fréquence d’évacuation des boues fsout 7 jours Vidange hebdomadaire des boues
Temps de déversement des boues tdech 8 heures Temps de travail/j
Temps de Rétention hydraulique trhmin 8 heures Temps de rétention normal conçu:
minimum 2-4 heures
Volume de boues stocké Vstock 52 m3 = CMs ×VSacc ×fsout
Volume du bassin de décantation Vsed 122 m3 = Qent + Vstock
Efficacité d’enlèvement de la DBO 40 % Jaugeage à la STEP d’ Accra, Ghana
Charge de DBO à la sortie 150 kg/j Plus de 72 kg/j
Finalement, le volume nécessaire des bassins de sédimentation a été estimé à 122 m3, ce qui
nécessite deux (2) bassins parallèles, chacun d’entre eux d’une surface de 61 m2, une profondeur de
2 m, et avec un dégagement de 0,5 m.

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(c) Bassins anaérobies


Les bassins anaérobies reçoivent directement les effluents du bassin de sédimentation car les eaux
résiduaires traitées contenues dans les boues nécessitent un traitement supplémentaire par le biais
des bassins anaérobies avant leur déchargement dans la STEP pour éviter une surcharge. Il est
important de remarquer que les effluents du bassin de sédimentation contiennent toujours de
nombreuses matières organiques. Par conséquent, l’installation de bassins anaérobies est
indispensable pour traiter ces charges lourdes.
Dans les pays tropicaux où la température moyenne du mois le plus froid est au-dessous ou
au-dessus de 25°C, il est estimé que les bassins anaérobies permettent l’élimination efficace de
70% de la DBO, avec un temps de rétention relativement court de l’ordre de 2 jours.
Il est nécessaire d’éliminer la boue tous les ans ou tous les deux (2) ans, ce qui immobilise un bassin
pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines. Par conséquent, deux (2) bassins parallèles sont
prévus pour assurer la continuité de fonctionnement. Ce plan prévoit un taux de capacité
excédentaire pour régulariser la charge pendant la période de maintenance de 50%.
Sur la base des résultats de traitement anticipés par le biais des bassins de sédimentation, le volume
des bassins anaérobies nécessaire est calculé en ayant recours à divers paramètres, comme résumé
dans le tableau suivant. Comme calculé dans le tableau, la charge de DBO dans la sortie des bassins
anaérobie est inférieure à 10% de la capacité de la STEP afin que le processus de traitement des
boues puisse s’achever avant le traitement par bassin anaérobie. Dans le cas contraire, un processus
supplémentaire de bassin facultatif et de bassin de maturation s’avère nécessaire.
Tableau 4.3.9 Installation préliminaire du bassin anaérobie
Paramètre Symboles Valeur Source/Remarques
de planification
Production totale journalière de boues Qent 70 m3/j
Charge DBO pénétrant dans le bassin 150 kg/j
Concentration DBO pénétrant dans le DBOin 2 150 mg/l = 150 kg/j / 70 m3/j
bassin
Température moyenne du mois le plus Tmin Station Météo de Kaolack
frais
Charge Volumétrique de DBO Cv 350 g/m3/j =10Tmin+100
Taux d’excès de Capacité pour réguler la fsurcap 0,5
surcharge Maintenance (50 %)
Volume total de bassin nécessaire Va 645 m3 = Qent ×(DBOin / Cv) ×(1+
fsurcap)
Temps de Rétention Hydraulique 9,2 jours
Efficacité d’évacuation de DBO 70 % Moins 25°C ou plus
DBO à la sortie 45 kg/j Moins de 72 kg/j (6,25 %)
Finalement, le volume nécessaire des bassins anaérobies a été estimé à 645 m2, ce qui nécessite
deux (2) bassins parallèles, chacun d’entre eux d’une surface de 108 m2, une profondeur de 3 m, et
avec un dégagement de 0,5 m.

(d) Bassin de régulation de débit


Le bassin de modulation de débit doit permettre de retenir tout le volume des eaux usées traitées des
bassins anaérobies dans la journée, et de contrôler le déchargement des effluents dans la STEP. Le
volume nécessaire du bassin doit correspondre à 1,5 fois le volume quotidien des boues pénétrant
dans le système de traitement. Ainsi, le volume nécessaire du bassin de modulation de débit a été
estimé à 105 m3 (= 70 m3 / jour ×1,5), ce qui nécessite un (1) bassin équipé de dispositifs de
contrôle de débit d’une surface de 52,5 m2, une profondeur de 2 m, et avec un dégagement de 0,5 m.

(e) Lit de séchage


La boue sera transférée du fond du bassin de sédimentation sur le lit de séchage une fois par
semaine. Normalement, la boue peut être séchée sous le soleil tropical, à raison d’une (1) semaine
d’exposition à la saison sèche et de deux (2) à trois (3) semaines à la saison des pluies. Ainsi la
durée de calcul pour le séchage de la boue est fixée à 21 jours pour réserver la terre pour le lit.

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La boue humide doit être étalée à plat sur une épaisseur ne dépassant pas 0,3 m. Si la couche est trop
épaisse, le processus d’infiltration et d’évaporation ne sera pas optimal, ce qui entraînera une
prolongation de la période de séchage. Le liquide qui s’égoutte à travers le filtre doit revenir dans le
processus de traitement, en tant qu’écoulement restitué au bassin de sédimentation.
La boue séchée sera retirée des lits de séchage en faisant attention de ne pas endommager la couche
de sable supérieur des lits. Ensuite, la boue retirée des lits de séchage est transportée sur un site
adapté, comme, par exemple, un site d’élimination finale de déchets solides.
Tableau 4.3.10 Installation préliminaire du lit de séchage
Paramètres Valeur de Source/Remarques
Planification
Volume hebdomadaire de boues 57,2 m3 Se référer au tableau 4.3.4, et ajouter 10 %
produites dans le basin de décantation de l’eau montante
Critères de lit de séchage
Epaisseur du filtre 0,5 m Différentes couches de sable, gravier et
cailloux
Profondeur maximale des boues sur le lit 0,3 m
de séchage
Durée maximale du séchage des boues 21 jours 1 semaine en saison sèche, 2-3 en hivernage
Nombre de lits de séchage 3 En utilisant 1 couloir/semaine pendant 21j
Surface requise/ chemin/ couloir 191 m2 = 57.2 m3 / 0.3 m
Surface requise pour le lit de séchage 573 m2 = 191 m2 ×3 couloir
Le schéma final du système de traitement des boues de vidange proposé est présenté dans la figure
suivante. La surface nécessaire pour les installations de traitement de boues de vidange est
d’environ 0,8 ha, comprenant les ouvrages de traitement, la route de transport et le remblai. Les
installations de traitement des boues de vidange sont exploitées et entretenues par l’ONAS. Les
camions vidangeurs peuvent profiter de l’avantage des installations grâce au moindre coût réalisé
par une distance plus courte jusqu’à la décharge, en sorte que les résidents de Kaolack qui utilisent
les fosses septiques peuvent également profiter de l’avantage des installations.

Station de réception (Surface minimale requise: 2,6 x 5,2 m) Charge en DBO: 250kg/jour
(3 540 mg/l)

Vanne de réglage du débit Recirculation des composantes liquides

Deux bassins de décantation parallèles 40% enlevé


3 3  3  3 (Surface minimale requise: 61m2 x 2)
Vanne de réglage du débit

Trois lits de séchage Charge en DBO: 150kg/jour


(Surface minimale (2 140 mg/l)
Vanne de réglage du débit requise: 191m2 x 3)

deux bassins anaérobies parallèles 70% enlevé


(Surface minimale requise: 108 m2 x 2)

Charge en DBO: 45kg/jour


Bassin de régulation du débit (Surface minimale requise: 52,5 m2) (640 mg/l)
6,3% de la capacité de la STEP

Station d'Epuration

Figure 4.3.8 Diagramme schématique proposé pour le système de traitement des boues de
vidange

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4.4 Plan d’Amélioration structurelle du système d’égouts

4.4.1 Réseau d’égouts

(1) Installation de nouveaux collecteurs principaux


La longueur totale des collecteurs proposés est de 26 km, pendant que celle des conduites de
refoulement fait 1,7 km, ce qui fait un linéaire total de 27,7 km. Le tableau ci-dessous montre la liste
et les dimensions de chacun des canaux proposés.
Tableau 4.4.1 Dimensions de nouveaux collecteurs principaux proposés
Longueur
Profondeur
Diamètre des conduites (mm) totale des
(m)
conduites (km)
Collecteurs 200 12,8 1,00 – 2,82
(par gravitaire) 250 5,1 1,00 – 3,93
300 1,8 1,00 – 3,19
400 5,4 1,00 – 3,39
500 0,9 1,00 – 3,54
TOTAL 26,0
Collecteur 150 1,0 -
(Conduite de 200 0,7 -
refoulement) TOTAL 1,7

(2) Remplacement de collecteurs principaux existants


Les conduites d’égouts en amiante ciment existantes doivent être remplacées en même temps que
l’extension du réseau parce que certains tronçons de conduite se sont détériorés de manière
significative du fait de la vétusté et manque de capacité pour pouvoir drainer les eaux usées
produites en 2030. Les tronçons à substituer sont listés sur le Tableau 4.4.2, leur emplacement
apparait également sur la Figure 4.4.1.
Tableau 4.4.2 Tronçons de conduites en amiante ciment à remplacer
Longueur
Tronçons Raison du remplacement
(m)
Disfonctionnement du à la
(1) En Amont de SP No.2 570
sédimentation
(2) En Amont de SP No.3 280 Déterioration significative
(3) En Amont de la STEP 710 Idem
(4) Le long de la route nationale de Bongré à Kasnack 500 Idem
(5) En Amont du tronçon (1) 690 Manque de capacité pour 2030
(6) De SP2 jusqu’en amont de la fin du tronçon (3) 2 140 Idem
(7) De SP3 jusqu’en amont de la fin du tronçon (3) 1 800 Idem
(8) D’aval jusqu’à la fin du tronçon (4) au sud de SP1 1 280 Idem
Total 7 970

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Figure 4.4.1 Emplacement des conduites d’égouts à remplacer


(3) Egouts secondaires
Dans le Plan Directeur, la longueur de la conduite secondaire dans la zone d’extension et dans la
zone existante non viabilisée est estimée à 260 m/ha, tenant compte de la longueur de la route dans
les blocs typiques de la zone.

4.4.2 Station de pompage du réseau d’égouts


Les Stations de pompage à redimensionner ou celles à construire sont résumées sur le Tableau 4.4.3.
Toutes les stations doivent au minimum disposer de deux pompes de même capacité afin d’éviter une
défaillance fonctionnelle généralisée. Les 5 stations de pompage existantes seront remplacées ou
réhabilitées afin de pouvoir pomper toutes les eaux usées produites en 2030. En outre, 4 nouvelles
stations de pompage seront construites sur des terrains vagues pour éviter le délogement des
populations.
Tableau 4.4.3 Description de chaque station de pompage
Débit nominal Pompes installées Capacité
Nom de SP Remarques
(m3/min) m3/min unité (m3/min)
Remplacement/ SP N°1 Sud 12,0 3,0 2 12,0
réhabilitation 6,0 1
6,0 1 Pompe de secours
SP N°2 12,9 3,2 2 12,9
6,5 1
6,5 1 Pompe de secours
SP N°3 4,2 2,1 2 4,4
2,1 1 Pompe de secours
SP N°12 0,3 0,3 1 0,3
0,3 1 Pompe de secours
SP Médina Baye 1,3 1,3 1 1,3
1,3 1 Pompe de secours
Nouvelle SP N°1 Nord1) 15,9 4,0 2 16,0 Propriétaire foncier: Etat

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Débit nominal Pompes installées Capacité


Nom de SP Remarques
(m3/min) m3/min unité (m3/min)
construction 8,0 1 Surface requise : 100 m2
8,0 1 Pompe de secours Propriétaire foncier: Etat
SP Touba 2,6 1,3 2 2,6 Surface requise : 200 m2
Kaolack
1,3 1 Pompe de secours Propriétaire foncier: Etat
SP Darou Salam 1,8 0,9 2 1,8 Surface requise : 150 m2
Ndangane
0,9 1 Pompe de secours Propriétaire foncier :
privé
SP Boustane 3,8 1,9 2 3,8 Surface requise : 200 m2
1,9 1 Pompe de secours Propriétaire foncier: Etat
Note : 1) Installée dans la zone d’extension de la STEP

SP
Touba Kaolack

SP
Boustane

SP
Médina Mbaba

SP No.12 SP No.2

SP No.3

SP No.1
au Nord

SP
SP No.1 Darou Salam Ndangane
au Sud

Figure 4.4.2 Emplacement des stations de pompage


4.4.3 La station d’épuration des eaux usées et le site de traitement des boues de
vidange
Le tableau suivant résume le plan d’amélioration structurelle de la station d’épuration et du site de
traitement des boues de vidange. Les ouvrages à installer pour le traitement des eaux usées sont
composés de lagunages aérés, de lagunes de décantation et d’un bassin de chloration. Les boues
accumulées et les eaux traitées sont séparées au niveau des lagunes de décantation. Les boues
accumulées dans la lagune aérée et les lagunes de décantation sont désenvasées avant d’être séchées au
niveau des lits de séchage des boues. Les installations de traitement des boues de vidange seront
effectuées dans la zone d’extension située au Nord de la Station de pompage P1. L’eau usée provenant
de la station de traitement des boues sera traitée au niveau des lagunages aérés.

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Des installations individuelles pour le recyclage et la réutilisation de l’eau et des boues traitées ne sont
pas proposées parce que la demande économiquement réalisable pour les eaux usées et les boues traitées
ne devrait pas être prévue dans la zone avoisinant la STEP. Mais pour répondre à la demande des
populations, il est recommandé que les points d’accès à la STEP soient préparés pour leur permettre de
pouvoir réutiliser l’eau ou des boues traitées..
Tableau 4.4.4 Installations de traitement de la STEP
Spécifications Remarques
Installation de traitement des boues
Station de réception, Canal & Nouvelle
2,6 m (W) ™ 5,2 m (L) ™ 0,8 m (D) ™ 1 (unité)
Tamis construction
Bassin de decantation 8,0 m (W) ™ 8,0 m (L) ™ 2,0 m (D) ™ 2 (unités) Idem
Bassin anaérobique 10,0 m (W) ™ 11,0 m (L) ™ 3,0 m (D) ™ 2 (unités) Idem
Bassin de réglage du débit 7,5 m (W) ™ 7,5 m (L) ™ 2,0 m (D) ™ 1 (unité) Idem
Lit de séchage 191 m2 ™ 3 (unités) Idem
Station d’épuration

Lagunages aérés Zone Aire 970 m2 ™ 4,0 m (D) ™ 12 (unités) Nouvellement


d’extension Aérateur 7,5 kw ™5 (unités) ™12 (lagunes) contruits
Lagunes de Zone (Capacité: Q=12
Aire 4 550 m2 ™ 2,0 m (D) ™ 4 (unités) 1)
décantation d’extension 000 m3/jour)
Bassin de chloration 5,0 m (W) ™ 25,6 m (L) ™ 2,0 m (D) Réhabilitation
Lagunage aeré Zone Aire 875 m2 ™ 4,0 m (D) ™ 10 (unités) Nouvellement
existante Aérateur 7,5 kw ™5 (unités) ™10 (lagunes) construit
Lagunes de Zone (Capacité: Q=9
Aire 2 680 m2 ™ 2,0 m (D) ™ 4 (unités) 1)
décantation existante 000 m3/jour)
Bassin de chloration Nouvelle
5,0 m (W) ™ 19,2 m (L) ™ 2,0 m (D)
construction
Lits de séchage des boues Aire 270 m2 ™ 0,3 m (D)™15 (unités) Nouvellement
Aire 360 m2 ™ 0,3 m (D)™ 6 (unités) contruits
Note 1) la profondeur de 2,0 mètres inclut une marge de 1,0 mètre pour les boues.
W: Largeur, L: Longueur, D: Profondeur

4.5 Plan d’Opération et de Maintenance

4.5.1 Réseau d’égouts


Les travaux de maintenance du réseau d’égouts doivent être exécutés sur la base des objectifs suivants:
• Sécuriser le fonctionnement du réseau d’égouts, et
• Prolonger la durée de vie prévue pour les installations (réduction du coût de cycle de vie).
L’Organigramme schématique de la programmation des travaux de maintenance est visible sur la
Figure 4.5.1.

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(1) enrégistrement des informations collectées


Documentation des informations sur les travaux de
maintenance (inspection, étude, curage, restauration

Pas de Problem
etc.) dans un style unique

Inspection programmée

programmée
Inspection

Maintenance
programmée
Pas de Problème (2) Inspection et étude
Inspection visuelle journalière de l'état des routes et
regards

programmée
Problème

Inspection
Pas de Problème (3) Etude des regards Accumulation de (4) Curage Pas de Problème
Inspection des regards et tuyaux d'égouts en péné déchets et Sédiments Travaux de curage pour enlè
trant à l'intérieur du regard vement des déchets et sédiments.

Problème Problème

Pas de Problème (5) Etude des tuyaux (6) Etude détaillée (7) Réparation & Remplacement
Inspection de la partie interne des tuyaux d'égouts, en Problème Vérification approfondie de la partie Problème Travaux de réparation ou de
entrant à l'intérieur de canaux avec un appareil photo de à problèmes avec une méthode remplacement de la partie à problème
surveillance appropriée

Figure 4.5.1 Organigramme des travaux de maintenance programmés


A l’achèvement de l’extension du réseau avec 100% de branchement, la zone desservie sera d’une
superficie de 13,4 km2 et le linéaire total de conduite d’égouts d’environ 460 km, ce qui équivaut en
terme de surface et de longueur de canaux à 9 fois le réseau existant . Ainsi il est nécessaire de faire le
planning des travaux afin d’éviter le disfonctionnement du réseau d’égouts et maintenir une bonne
condition sanitaire dans la ville de Kaolack.
(1) Méthodologie actuelle des travaux de curage du réseau d’égouts
La méthodologie actuelle des travaux de curage du réseau d’égouts est la suivante :
• Les tronçons de conduites d’égout à curer sont désignés par l’ONAS Kaolack avec l’aval de sa
Direction Générale (par exemple, longueur de conduites curées en 2012 est d’environ 10,7 km,
ce qui équivaut à environ 20% de l’existant),
• Les équipes d’ouvriers en charge du curage et les équipements utilisés sont dispatchés par la
Direction Générale de l’ONAS, et
• Les travaux de curage des conduites en PVC sont exécutés avec des camions hydrocureurs,
quant aux conduites en amiante ciment, le travail se fait avec des équipements de curage
manuel.
(2) Volume des futur travaux de curage du réseau d’égout
Le volume des travaux de curage estimé en 2030 de même que le plan des travaux figurent sur le
Tableau 4.5.1. Les hypothèses de cette estimation sont les suivantes:
• La longueur des conduites à curer annuellement est de 20% du nombre total si l’on considère
le calendrier actuel des travaux de curage,
• Le curage effectué par camion vidangeur et hydrojet est adopté comme une méthode standard,
et
• Une équipe spécialisée en curage, disposant d’un camion vidangeur est formée dans la ville de
Kaolack
Tableau 4.5.1 Estimation du volume des travaux de curage en 2030
Désignation Unité Calculs Remarques
Estimé à partir du linéaire total de conduites
(1) Longueur des conduites d’égout km 350
d’égout
Considérant que la plupart des conduites sont
(2) Diamètre moyenne des conduites mm 250
branchées
volume de sédiment et déchets: 30% de la
(3) Volume de sédiments et déchets m3 5 154
surface de coupe de la conduite
3
(4) Volume d’eau sous pression m 2 577 Moitié sédiment et déchet (1/2 ×(3))
(5) Volume de boue à enlever m3 7 731 (3) + (4)
(6) Fréquence de curage de conduites - Tous les 5 ans 

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Désignation Unité Calculs Remarques


Volume de curage journalier par curage: 2 fois par jour, volume du réservoir de
(7) m3 6
camion vidangeur camion: 3m3
(8) Nombre de jours pour le curage days 240 Nombre de jours de travail: 20 jours / mois
(9) Volume annuel à enlever par une équipe m3 1 440 (7) ×(8)
(10) Nombre d’équipe nécessaire - 1,07 (5) / ((6) ×(9))

Sur la base des calculs ci-dessus, la création d’une équipe spécialisée est suffisante pour effectuer le
curage de toutes les conduites d’égouts dans un cycle quinquennal, des travaux de curage
additionnels seront ainsi nécessaires.
(3) Plan des travaux de curage après l’extension du réseau d’égouts
Le plan recommandable pour les travaux de curage après l’extension du réseau d’égouts est décrit
ci-dessous sur la base des résultats de l’estimation mentionnés de supra et l’état futur prédit pour le
réseau d’égouts.
• Toutes les conduites d’égouts doivent être propres au moins tous les 5 ans pour ne pas
détériorer le niveau de service actuel du réseau d’égouts.
• Le curage devra être fait avec un camion hydrocureur tenant compte des raisons suivantes:
 Les conduites en PVC sont généralement installées comme collecteurs principaux,
 Les conduites endommagées sont remplacées parallèlement au travaux d’extension, et
 Le curage manuel peut endommager la partie interne des conduites en PVC à travers le
mouvement alternatif de la brosse.
• Une équipe spécialisée en curage avec camion vidangeur doit au moins être formée à l’ONAS
Kaolack pour maintenir le calendrier de curage du réseau dans un cycle quinquennal.
4.5.2 Station de pompage
Le travail de maintenance des Stations de pompages est indispensable pour maintenir le réseau d’égouts
en bon état. Les travaux de maintenance et les éléments de l’inspection sont listés sur le Tableau 4.5.2.
Tableau 4.5.2 Travaux de Maintenance et éléments d’inspection
Rubriques
- Condition détaillée des équipements mécaniques et électriques
Inspection - Détérioration de l’état du béton et des installations
annuelle architecturelles
Inspection - Comparaison avec les données des inspections antérieures
programmée
- Condition de conduite pendant une charge pleine
Inspection
- Condition avec différentes sortes de conduite
mensuelle
- Condition de conduite avec sous-bloc d’alimentation électrique
- Condition à l’arrêt de la conduite de la pompe
Inspection journalière - Condition while usual pump driving
Travaux de Maintenance - Enlèvement des résidus (Tamis)
des tamis et chambre de - Des-envasement des boues (chambre de dessablage)
dessablage
- Dommage causé par un désastre
Inspection après
- Opérationabilité de l’équipement
catastrophe naturelle
- Condition du béton et des installations architecturales
Les résultats de l’inspection et des travaux de maintenance doivent être documentés pour mettre à jour le
plan des réparations et partager l’information entre opérateurs

4.5.3 La station d’épuration des eaux usées et les installations de traitement des boues
Les travaux d’inspection et de maintenance pour la Station d’Epuration des eaux usées et les
installations de traitement des boues sont résumés dans le tableau suivant. L’ONAS gère l’opération et
l’entretien des installations de traitement des boues de meme que ceux de la STEP.
Il a été noté que des travaux de protection tels que le remblayage temporaire et la pose de tôles en acier
doivent être effectués si le vidange des boues contenues dans le lagunage aéré et celui de décantation est

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fait avec des engins lourds car les matériaux de doublure de la partie interne du lagunage
s’endommagent facilement.
Tableau 4.5.3 Eléments d’inspection des travaux de Maintenance de la STEP et du
traitement des boues
Rubriques Fréquence
Installations de traitement des boues
Tamis Enlèvement des résidus Chaque jour
Bassins Enlèvement des croutes et élodées 1fois tous les 14 jours
Lits de séchage Vérifier l’épaisseur de la couche de boues Chaque semaine
Vidange des boues 1fois toutes les 3semaines
Station d’Epuration
Entrée canal Enrégistrement du debit d’eau Chaque jour
Lagunage aéré et Vérification du niveau d’eau, odeur et température Idem
Lagunes de décantation Inspection des fuites d’eau sur le remblayage Sur demande
Enlèvement des croutes et élodées 1fois par 2 semaines
Nettoyage et graissage des aérateurs 2 fois par an
Vidange des boues Au moins 1 fois l’année
Bassin de chloration Vérifier la quantité de chlore consommée Chaque jour
Suivi de la qualité de l’eau pH, DO, DBO, TSS, DCO, coliformes fécaux Au moins 4fois l’année1)
NB:
1) Comme dans le passé, les échantillons du suivi devront etre achéminés au labo de Cambérène pour l’analyse de la
qualité de l’eau.
2) 2 fois en saison sèche et 2 fois en hivernage

4.5.4 Formulation d’un grand livre


A présent, l’ONAS enrégistre toutes les activités d’exploitation et de maintenance des installations
d’égouts telles que conduites d’égouts, stations de pompage et stations d’épuration dans le rapport
mensuel. Par ailleurs, l’ONAS ne dispose pas d’un grand livre bien ficelé comportant les informations
relatives à l’emplacement exact des conduites d’égout, des regards et des tuyaux d’ammenée au niveau
des demeures, du niveau inverse des tuyaux et de la couverture etc. Un grand livre devrait alors etre
formulé parallèlement à la mise en œuvre du projet en se basant sur la carte de base et les dessins de
conception fourni par ce dernier.

4.6 Estimation préliminaire du coût de projet

4.6.1 Estimation du coût de construction

(1) Conditions de base et conditions générales


Le coût de construction est calculé sur la base des différentes informations sur le coût fournies par
l’ONAS Dakar, mais aussi grâce à ‘‘ l’Etude sur le Drainage urbain et les eaux usées de la ville de
Dakar et de sa périphérie’’ menée par la JICA en 1994.
Les conditions générales de l’estimation du coût de construction sont les suivantes :
• Le coût de construction est estimé avec le niveau de prix de l’année 2012.
• Un taux annuel d’indexation des prix de 3% est considéré jusqu’en 2012 pour l’utilisation
d’informations sur le coût des projets antérieurs.
• Les autres coûts nécessaires qui figurent en dehors des coûts directs de construction sont les
coûts de travaux temporaires tels que ceux de l’aménagement d’un site pour l’installation d’un
bureau temporaire et la construction de routes pour faciliter l’accès. Les dépenses du site, les
frais généraux de la partie contractante et le profit sont inclus dans le coût de construction.
• Le prix unitaire du système de canaux à ciel ouvert qui est le plus fréquent au Sénégal est pris
en compte avec tous les travaux d’excavation nécessaires.
• Le coût est établi en monnaie locale et étrangère conformément aux informations sur la fiche
d’approvisionnement provenant du Sénégal.

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(2) Condition particulière


Les conditions particulières de l’estimation du coût de construction sont les suivantes :
[Réseau d’égouts]
• La profondeur varie entre 1 et 4 m. (moyenne 1,9 m)
• Regard : 35 m d’intervalle, volume de béton 3,3 m3/regard
[Station de pompage]
Les Fonctions de coût suivantes ont été utilisées :
• Nouvelle construction : C=150,28Q0,6, d’où, C: Coût de Construction (million de FCFA),
Q(m3/min)
• Réhabilitation : C=120,22Q0,6, d’où, C: Coût de Construction (million de FCFA), Q (m3/min)
[Station d’Epuration ( de type Lagune aérée)]
• Les appareils mécaniques tels que les aérateurs et le chlorateur seront importés d’Europe.
• Les parois du lagunage aéré seront pétrifiées avec du ciment doublure pour la protection et la
durabilité de ce dernier.
• La construction de la STEP dans la partie sud est prévue en deux phases, i.e. la 1ère phase:
amélioration de la STEP existante, et la 2ème phase: construction d’une nouvelle STEP (de type
lagune aérée).
[Egouts secondaires]
• Profondeur moyenne : 1 m
(3) Estimation du coût de construction
L’estimation du coût de construction des ouvrages d’assainissement est d’environ 39 281 millions
de FCFA comme mentionné sur le Tableau 4.6.2.

4.6.2 Estimation du coût de projet

(1) Elément de coût de projet


L’élément de coût de projet est le suivant et les pourcentages, en dehors du coût de projet,
c’est-à-dire le coût d’ingénierie, le coût d’Administration du projet et les imprévus physiques, ont
été établis sur la base des données de projets antérieurs du Sénégal ou d’autres pays. L’indexation
des prix entre 2014 et 2030 a également été considérée sur la base du taux d’inflation de la Banque
Mondiale au cours des dix dernières années.
• Coût de construction
• Coût d’Ingénierie : 10% du coût de construction
• Coût d’Administration du projet : 2% du coût de construction
• Imprévus physiques : 10% du coût de construction et de l’ingénierie
• Composante Soft (soutien par le spécialiste) : les contenus de Composante Soft sont
récapitulés dans le Tableau 4.8.7.
• La montée du prix durant la période du Projet (de 2014 à 2030) : taux d’inflation annuel de 3%
en monnaie locale, 2% en monnaie étrangère
La TVA de 18% du coût de projet est également prise en compte.
(2) Pourcentage de la monnaie locale et étrangère
Comme indiqué sur le tableau suivant, le coût de projet est divisé en deux parts dont deux monnaies
différentes : une monnaie locale et une monnaie étrangère.
Tableau 4.6.1 Pourcentage de la portion monnaie locale et de celle étrangère
Elément Coût Travail M/L M/E
Réseau d’égouts 100% 0%
Coût de Construction Direct Station de pompage 40% 60%
STEP 70% 30%
Service d’ingénieurie 30% 70%
Administration gouvernement 100% 0%
Imprévus physiques 90% 10%
TVA 100% 0%

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(3) Estimation du coût de Projet


L’estimation du coût de projet est faite sur la base des éléments mentionnés ci dessus mais aussi en
tenant compte du pourcentage des deux monnaies.
Le coût total approximatif du projet est de 75 897 millions de FCFA au niveau de prix de 2012, dont
64 619 millions de FCFA en monnaie locale et 11 278 millions de FCFA en monnaie étrangère.
Tableau 4.6.2 Coût du projet
M/L M/E Total
Coût Travaux (million (million (million
FCFA) FCFA) FCFA)
Collecteurs Nouvelle 5 514 0 5 514
construction
Remplacement 3 440 0 3 440
Sous-Total 8 954 0 8 954
Coût Direct de Construction Station de pompage 1 259 1 889 3 148
STEP (y compris les ouvrages de 6 621 2 838 9 459
traitement des boues de vidange)
Egout secondaire 17 720 0 17 720
Sous-total 34 554 4 727 39 281
Service d’Ingénierie 1 186 2 766 3 952
Administration 790 0 790
Gouvernement
Imprévus physiques 3 912 435 4 347
Eléments Services 31 126 157
Indexation des prix 14 253 1 504 15 757
TVA 9 893 1 720 11 613
Total (million de FCFA) 64 619 11 278 75 897

4.6.3 Coût d’exploitation et de maintenance


Le coût d’opération et de maintenance annuelle des installations du réseau d’égouts est
approximativement de 1 245 millions de FCFA comme indiqué sur le Tableau 4.6.3.

Tableau 4.6.3 Coût d’exploitation et de maintenance


Rubriques Coût (million de
FCFA/an)
Conduite Curage et maintenance comportant les 259
d’égouts dépenses du personnel et les matériels
(collecteurs et
conduites
secondaires)
Station de Curage et maintenance comportant les 106
pompage dépenses du personnel et les matériels
Electricité 139
Sous-total 245
STEP Dépenses du Personnel 9
Electricité 626
Materiel et réparation 42
Produits Chimiques 58
Déversement des boues 6
Sous-total 741
Total 1 245

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4.7 Etablissement de priorités des Packages (ensembles) du Projet

4.7.1 Introduction
Avant d’entrer dans la formulation du plan de mise en œuvre, la zone de planification du réseau d’égouts
(1,337 ha in total) sera divisée en 4 zones en tenant compte de leurs histoires de développement et/ou de
l’état du service d’égouts (desservie ou non desservie), comme énumérée ci-dessous :
• Zone desservie (303 ha),
• Zone non desservie (154 ha),
• Zone du PRECOL (92 ha), et
• Zone d’Extension (788 ha).
Le plan de mise en œuvre de ces 4 zones ci-dessus est élaboré, en ciblant la zone non desservie (154 ha)
et la zone d’extension (788 ha), faisant un total de 942 ha. Pour déterminer leur priorités de mise en
ouvre, la zone cible de 942 ha est divisées en 9 zones, de la façon indiquée sur le Tableau 4.7.1 et la
Figure 4.7.1.
Tableau 4.7.1 Profil des 9 zones
Zone Surface (ha) Population en 2030 Densité de
Total Extension Non Total Extension Non population
desservie desservie (pers/ha)
Zone 1 129 129 0 34 900 34 900 0 270
Zone 2 147 99 48 24 750 19 250 5 500 170
Zone 3 82 82 0 20 740 20 740 0 250
Zone 4 47 47 0 8 840 8 840 0 190
Zone 5 98 92 6 16 280 15 360 920 170
Zone 6 142 110 32 29 790 26 960 2 830 210
Zone 7 131 107 24 36 640 31 400 5 240 280
Zone 8 34 34 0 6 740 6 740 0 200
Zone 9 132 88 44 9 540 6 510 3 030 70
Total 942 788 154 188 220 170 700 17 520

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Figure 4.7.1 Emplacement des 9 zones de la planification du réseau d’égouts


Les critères suivants sont évalués de manière qualitative pour déterminer la priorité de chaque zone.
• Population / densité de la population – la priorité est placée sur une forte population et/ou zone à
forte densité de la population parce que l’efficacité d’investissement au niveau de cette zone est
généralement importante.
• Urgence – Il ya une urgence de service du réseau d’égouts, notamment au niveau des zones
dépourvues de bonnes conditions sanitaires ou également dans d’autres ou les fosses septiques ne
sont pas efficaces pour des raisons telles que le niveau élevé d’eau de la nappe.
• Impact Environnemental – Un impact négatif pourrait être causé en particulier par des travaux
constructions à grande échelle tels que Station de pompage. Par ailleurs, un impact positif est aussi
attendu avec la mise en œuvre des ouvrages du réseau d’égouts, particulièrement dans les zones de
pauvres conditions sanitaires.
Comme sur le tableau suivant, un classement de “+” à “+++” est fait pour chaque critère avec“+” étant le
moins favorable et des commentaires sont faites sur les conditions générales de chaque zone avec les
résultats de l’enquête par entrevue menée comme une partie de l’Etude de Base. Ensuite, les zones qui
ont un total de points de +7 sont évaluées comme“1ere priorité” tandis que les autres seront des “2nd
priorités”.

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Tableau 4.7.2 Evaluation qualitative des zones


Zone Population Urgence Impact score Commentaires Evaluation
/densité de Environne
Popu- mental
lation
La Population est large et la densité est
forte mais les fosses septiques qui
existent dans la zone sont relativement
efficaces et ainsi
Zone 1 +++ + ++ +6 2em priorité
la condition sanitaire est pas pauvre. Un
Impact environnemental négatif pourrait
être cause par la construction de
collecteurs le long de la route nationale.
La densité de la population est
relativement faible, compare aux autres
Zone 2 ++ + ++ +5 zones de la zone d’extension et celle 2em priorité
disposant de fosses septiques
relativement efficaces.
La densité de la population est élevée.
Cette zone peut être desservie sans la
création d’une nouvelle station de
Zone 3 +++ + +++ +7 1ere priorité
pompage, ce qui est favorable en terme
d’efficacité d’investissement et d’impact
environnemental.
La population n’est pas importante large, 2éme
Zone 4 + + + +3
la densité est relativement faible . priorité
La condition environnementale et
sanitaire sera améliorée de manière
Zone 5 ++ +++ +++ +8 significative pourvue que toutes les 1ere priorité
fosses septiques existantes sont
inefficaces.
Les conditions environnementales et
sanitaires seront améliorées en tenant
compte de la pauvre condition sanitaire
actuelle dans la zone. De plus, l’enquête
Zone 6 ++ +++ +++ +8 1ere priorité
a démontré une parfaite volonté de payer
et également la plus forte demande de
branchement au réseau d’égouts dans
cette zone.
La population est large avec une forte
densité Zone 1 à 9. L’enquete a montré
Zone 7 +++ ++ +++ +8 1st priority
une forte demande de branchement à
l’égout.
La population n’est pas importante, et la
Zone 8 + + + +3 condition sanitaire n’est pas si pauvre 2nd priority
non plus.
Faible densité de la population, la
Zone 9 + + + +3 condition sanitaire n’est pas si pauvre 2nd priority
non plus.
Sur la base de l’évaluation qualitative ci-dessus au Tableau 4.7.2, les 9 zones sont divisées en 2 zones
de projet à savoir (i) Zone de Projet-1, qui englobe les zones de 1ere priorité, (ii) Zone de Projet-2, qui
concerne plutôt les zones de 2nde priorité, comme sur le tableau suivant :
Tableau 4.7.3 Zone de projet
Zone Surface (ha) Remarques
Zone de Projet-1 Zone 3,5,6,7 453
Zone de Projet-2 Zone 1,2,4,8,9 489
Total 942

4.7.2 Packages (Ensembles) du Projet

(1) Introduction
Si l’on considère les zones de projets sur le Tableau 4.7.3, deux projets sont formulés comme

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indiqué sur la figure suivante. Chaque projet a deux composantes à savoir, (i) construction
d’ouvrage à grande échelle (collecteurs, Stations de pompage et Station d’épuration), (ii) installation
de conduites secondaires, et éléments service tels que la campagne pour le branchement à l’égout
dans la zone de planification et l’installation de fosses septiques dans la zone d’assainissement
autonome.
Projet Zone Package Rubriques Phase 1 Phase 2 Phase 3
(-2020) (2021-2025) (2026-2030)
Projet-1 Zone Package Installations à
3,5,6,7 P1-1 grande échelle1)
construction
Package Installation de
P1-2 conduits
secondaires et
éléments services
Projet-2 Zone Package Installations à
1,2,4,8,9 P2-1 grande échelle1)
construction
Package Installation des
P2-2 conduites
secondaires et
elements services a
Note: 1) Collecteur, Stations de pompage et Station d’Epuration

Figure 4.7.2 Les projets échelonnés et leurs composantes de projet


4.8 Plan de mise en œuvre

4.8.1 Introduction
Sur la base du projet exécuté en plusieurs phases et des packages du projet discutés à la section 4.7, le
plan de la mise en œuvre est établi en trois phases, i.e. la phase 1 (-2020), la phase 2 (2021-2025) et la
phase 3 (2026-2030).

4.8.2 Composantes du Projet

(1) Réseau d’égouts et Stations de pompage


L’emplacement des composantes de projet du réseau d’égouts et des Stations de pompage est
indiqué sur la Figure 4.8.1 et les composantes du réseau d’égouts (collecteurs et conduites
secondaires), de même que les stations de pompage sont résumés aux Tableaux 4.8.1 et 4.8.2. la
superficie d’installation de la conduite secondaire de la phase 1 et 2 est calculée à 181 ha et 272 ha,
ce qui correspond respectivement à 40 et 60% de la superficie du projet 1 de (453 ha)

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Tableau 4.8.1 Composantes du projet (réseau d’égouts)


Phase 1 Phase 2 Phase 3
Collecteur
Diamètre Nouvelle Remplace- Nouvelle Remplace- Nouvelle Remplace-
de const- ment (m) const- ment (m) const- ment (m)
ruction (m) ruction (m) ruction (m)
conduites
Projet-1 Package Collecteur (Gravitaire)
P1-1 φ200 5 510 - - - - -
φ250 1 780 - - - - -
φ300 1 080 280 - - - -
φ400 2 270 1 460 - - - -
φ500 490 2 150 - - - -
φ600 - 570 - - - -
φ700 - - - - - -
φ700 x2 - 700 - - - -
φ900 - 10 - - - -
Sous-total 11 130㻌 5 170㻌
Collecteur (Conduite de refoulement)
φ150 480 660
φ200 720 -
Sous-total 1 200 660
Total 12 330 5 830 - - - -
Projet-2 Package Collecteur(Gravitaire)
P2-1 φ200 - - - - 7 280 -
φ250 - - - - 3 320 -
φ300 - - - - 540 -
φ400 - - - - 3 220 -
φ500 - - - - 500 -
φ600 - - - - - -
φ700 - - - - - 1 410
φ700 x2 - - - - - -
φ900 - - - - - -
Sous-total - - - - 14 860㻌 1 410㻌
Collecteur (conduite de refoulement)
φ150 - - - - 520 -
φ200 - - - - - -
φ400 - - - - - 730
Sous-total - - - - 520 730
Total - - - - 15 380 2 140
Installation de conduite secondaire (ha)
Projet-1 Package P1-2 181 272 0
Projet-2 Package P2-2 0 0 489
Total 181 272 489

Tableau 4.8.2 Composantes de projet (Stations de pompage)


Phase 1 Phase 2 Phase 3
Projet -1 Package Nouvelle construction - -
P1-1 SP No.1 Nord: 4,0 m3/min ™2 - -
8,0 m3/min ™2(1)
SP Darou Salam Ndangane : - -
0,9 m3/min ™3(1)
SP Boustane: 1,9 m3/min ™3(1) - -
Remplacement/Réhabilitation - -
SP No.1 Sud: 3,0 m3/min ™2
6,0 m3/min ™1(1)
SP No.2: 3,2 m3/min ™2 - -
6,5 m3/min ™1(1)

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Phase 1 Phase 2 Phase 3


SP No.3: 2,1 m3/min ™3(1) - -
Projet -2 Package - Nouvelle construction
P2-1 - PS Touba Kaolack: 1,3 m3/min ™3(1)
Remplacement/Réhabilitation
- PS No.1 Sud: 6,0 m3/min ™1
- PS No.2: 6,5 m3/min ™1
- PS No.12: 0,3 m3/min ™2(1)
- PS Médina Baye: 1,3 m3/min ™2(1)
Note:les nombres entre parenthèses représentent les pompes de réserve.

Figure 4.8.1 Les composantes de projet (collecteurs et Stations de pompage)


(2) Station d’Epuration des Eaux Usées

(a) Population desservie et production d’eaux usées


La projection du branchement progressif des deux zones de projet, de même que celle de la zone de
desserte actuelle et du PRECOL a été menée sur la base des projets échelonnés et de leurs
composantes indiqués sur la Figure. 4.8.1.
Ainsi la projection de le production progressive d’eaux usées est effectuée en multipliant la
population branchée progressivement mentionnée ci-dessus par le taux de branchement estimé sous
les hypothèses suivantes:
• Le taux de branchement de 100% est appliqué à toute la zone de planification de
l’année cible 2030.

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• Le taux de branchement initial de 50% est appliqué à la zone de desserte existante et


à celle du PRECOL, tenant compte du taux de branchement actuel dans la ville de
Kaolack. Le taux de branchement augmente de façon linéaire et sera de 100% en
2030.
• Le taux de branchement initial de 67% (2/3 du total) est appliqué dans la zone des
Projet-1 et -2 , tenant compte de l’effet avantageux de la mise en œuvre de la
campagne de branchement à l’égout. Le taux de branchement augmente de façon
linéaire et sera de 100% en 2030.

Tableau 4.8.3 Sommaire de la population branchée et projection des eaux usées


㻌 Rubriques 2012 2015 2020 2025 2030 Remarq
Population totale de la zone de
㻌 㻌 㻌 㻌 㻌 㻌
planification
㻌 Zone de desserte existante 34 660 36 270 38 930 41 680 44 140 㻌
㻌 PRECOL 15 400 15 950 16 920 17 970 19 090 㻌
㻌 Zone de projet -1 80 640 84 590 91 790 97 760 103 450 㻌
㻌 Zone de projet -2 59 950 63 630 70 860 77 950 84 770 㻌
㻌 Total 190 650 200 440 218 500 235 360 251 450 㻌
Zone desservie (ha) 㻌     
㻌 Zone de desserte existante 303 303 303 303 303 㻌
㻌 PRECOL 0 92 92 92 92 㻌
㻌 Zone de projet -1 0 0 181 453 453 㻌
㻌 Zone de projet -2 0 0 0 0 489 㻌
㻌 Total 303 395 576 848 1337 㻌
Population de la zone desservie 㻌     
㻌 Zone de desserte existante 34 660 36 270 38 930 41 680 44 140 㻌
㻌 PRECOL 0 15 950 16 920 17 970 19 090 㻌
㻌 Zone de projet -1 0 0 36 720 97 760 103 450 㻌
㻌 Zone de projet -2 0 0 0 0 84 770 㻌
㻌 Total 34 660 52 220 92 570 157 410 251 450 㻌
Taux de branchement (%)  
㻌 Zone de desserte existante 50% 58% 72% 86% 100% 㻌
㻌 PRECOL 0% 50% 67% 84% 100% 㻌
㻌 Zone de projet -1 0% 0% 67% 84% 100% 㻌
㻌 Zone de projet -2 0% 0% 0% 0% 100% 㻌
Population branchée 㻌     
㻌 Zone de desserte existante 17 330 21 040 28 030 35 840 44 140 㻌
㻌 PRECOL 0 7 980 11 340 15 090 19 090 㻌
㻌 Zone de projet -1 0 0 24 600 82 120 103 450 㻌
㻌 Zone de projet -2 0 0 0 0 84 770 㻌
㻌 Total 17 330 29 020 63 970 133 050 251 450 㻌
Consommation d’eau 㻌 㻌 㻌 㻌 㻌 㻌
Production d’eaux usées (lpcd) 63 65 68 71 75 㻌
Débit entrant d’eau de la nappe (%) 10% 10% 10% 10% 10% 㻌
Débit d’eaux usées à la STEP (m3/j) 㻌 㻌 㻌 㻌 㻌 㻌
㻌 Plan 1 201 2 075 4 785 10 391 20 745 㻌
㻌 (Référence) 100% branchement 2 402 3 734 6 924 12 294 20 745 㻌

(b) Stratégies par étape de la capacité de la STEP


(i) Phase 1 (jusqu’en 2020)
Les stratégies de la Phase 1 sont élaborées compte tenu de ce qui suit.
• Gérer l’accroissement rapide du débit des eaux usées allant de 4 785 m3/jour en 2020
à 10 391 m3/jour en 2025
• Réhabiliter ou non la lagune et la lagune aérée existantes qui ne fonctionnent pas
Tout d’abord, pour assurer une capacité supérieure à 10 391 m3/jour, la mise en œuvre d’une
lagune aérée dans la zone d’extension (capacité : 12 000 m3/jour) est indispensable. Ainsi,
deux stratégies ont été sélectionnées pour la Phase 1, à savoir (i) Cas 1 : Avec réhabilitation

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de la lagune et de la lagune aérée existantes et (ii) Cas 2 : Sans réhabilitation de la lagune et


de la lagune aérée existantes. La comparaison de ces deux cas sont montrée sur le Tableau
4.8.4.
Comme le montre le Tableau 4.8.4, les deux cas peuvent assurer la capacité de traiter le
débit entrant. Dans de telles circonstances, le Cas 2 est meilleur car aucun coût de
réhabilitation n’est nécessaire. Mais les travaux de réhabilitation sont très urgents et
indispensables, alors que le coût de la réhabilitation et une rénovation supplémentaire de la
lagune sont requis au niveau de la Phase 3, pour des raisons que (i) le matériau de revêtement
de toutes les lagunes est tellement détérioré, ce qui entraînera la chute de la capacité actuelle
de 1 000 m3/jour due à l’érosion des talus et (ii) les ouvrages en béton, les aérateurs
mécaniques et les talus de la lagune aérée sont gravement endommagés, ce qui entraînera des
accidents.
Les principaux travaux de réhabilitation consistent en remblayage, travaux de revêtement et
démolition des ouvrages relatifs à la lagune aérée, etc. Pourtant, parallèlement à ces travaux,
la capacité de la STEP existante peut être facilement augmentée en introduisant une lagune
anaérobie utilisant la zone de la lagune aérée et d’une partie de la lagune facultative, le coût
total de la réhabilitation étant d’un milliard de FCFA. Par conséquent, la zone de la STEP
existante est réhabilitée à un système de lagunage, comportant un bassin anaérobie, des
bassins facultatifs et de maturation d’une capacité de 3 000 m3/jour.
Sur la base de l’analyse susmentionnée, le Cas 1 est sélectionné comme meilleure option et
la lagune aérée est construit dans la zone d’extension, ainsi que la lagune et la lagune aéréee
existantes sont réhabilitées dans la Phase 1. De ce fait, la capacité totale de la STEP sera de
15 000 m3/jour en 2020.
Tableau 4.8.4 Comparaison de la capacité échelonnée pour l’année 2020
Cas 1 Cas 2

Plan
d’aménagement

• La zone existante est réhabilitée pour • La partie détériorée du lagunage aéré est
obtenir une capacité de 3.000 m3/j avec le resté inchangée. Alors une capacité de
système de lagunage comportant un 1.000 m3/j est possible dans la zone
bassin anaérobique, facultatif et de existante avec les 5 bassins (3 facultatifs
maturation. et 2 de maturation).
Concept
• De nouveaux lagunages aérés avec une • De nouveaux lagunages aérés d’une
capacité de 12 000 m3/j sont construits capacité de 12 000 m3/j seront construits
dans la zone d’extension. dans la zone d’extension.
• En définitif, la capacité totale de la STEP • Ainsi, la capacité totale de la STEP
augmentera jusqu’à 15 000 m3/j. augmentera jusqu’à 13 000 m3/j.
[Avantages] [Avantages]
• Plus de 11 000 m3/jour de la capacité • Plus de 11 000 m3/jour de la capacité
Avantages /
totale est assurée. totale est assurée.
Désavantages
• La lagune et la lagune aérée détériorées • Aucun coût de réhabilitation n’est requis.
sont améliorées et il n’y aura aucun

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Cas 1 Cas 2
problème de baisse de fonctionnement [Désavantages]
et/ou d’accidents dus à des ouvrages et • La lagune et la lagune aérée détériorées ne
des talus endommagés. sont pas améliorées jusqu’à présent, ce
• Une capacité totale de 15 000 m3/j peut qui entraîne une baisse de la capacité
être utilisé efficacement, en particulier existante (1 000 m3/jour) et des accidents
dans les cas d’inspection et de dus à la détérioration du revêtement de la
dysfonctionnement de l’aérateur. lagune, des ouvrages en béton, des
aérateurs mécaniques et des talus.
[Désavantages]
• Le coût de la réhabilitation est d’environ 1
milliard de FCFA.
La réhabilitation de la lagune et de la lagune De laisser la lagune et la lagune aérée
aérée existantes est très urgente car elles sont détériorées est un grand risque de point de
sérieusement endommagées, bien que le coût vue d’exploitation et de contrôle de sécurité
de la réhabilitation soit requis. Une capacité de la zone existante.
Evaluation totale de 15 000 m3/j peut être utilisé
efficacement, en particulier dans les cas
d’inspection et de dysfonctionnement de
l’aérateur.
Meilleure option Seconde option
Dans la Phase 1, les installations de traitement des boues sont construites parallèlement à
celles pour le traitement des eaux usées pour traiter de manière appropriée les boues
produites dans la ville de kaolack, et ainsi résoudre les problèmes de gestion des boues tels
que le déversement illégal.
(ii) Phase 3 (de 2025 à 2030)
Une capacité de 21 000 m3/j est assure en 2030 pour gérer la production d’eaux usées de
l’année 2030 avec un taux de branchement de 100% en installant des lagunages aérés d’une
capacité de 9 000 m3/j dans la zone d’extension. .
(iii) Composantes de projet (Station d’Epuration)
Les composantes du projet de Station d’Epuration sont résumées sur le tableau suivant :
Tableau 4.8.5 Composantes du projet (Station d’Epuration)
Phase 1 Phase 2 Phase 3
Projet -1 Package Nouvelle construction
P1-1 Lagunage aéré (zone d’extension): Q = - -
12 000 m3/j
Installations de traitement des boues : - -
Q= 70 m3/j, charge de DBO de 250 kg/j
Réhabilitation - -
Lagune (Zone existante): Q = 3.000 m3/j - -
Projet -2 Package - - Augmentation
P2-1 - - Lagunage aéré (Zone existante): Q = 9.000 m3/j

(c) Capacité échelonnée de la STEP


La capacité est échelonnée de la STEP est résumée au Tableau 4.8.6 en tenant compte des
stratégies ci-dessus. La Figure 4.8.2 indique la relation entre le debit entrant d’eaux usées et la
capacité de la STEP, pendant que le diagramme schématique de la construction échelonnée de la
STEP apparait sur la Figure 4.8.3.
Tableau 4.8.6 La capacité échelonnée de la STEP
Rubrique Unité 2012 2015 2020 2025 2030
Zone existante m3/jour 1.000 1.000 3.000 3.000 9.000
Zone d’extension m3/jour 0 0 12.000 12.000 12.000
Total m3/jour 1.000 1.000 15.000 15.000 21.000

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Population de la zone desservie


300 000
Population de la zone desservie
250 000
Population branchée au réseau

200 000

Peuple 150 000

100 000

50 000

0
2010 2015 2020 2025 2030
Année

Débit en entrée et capacité de la STEP


25 000
Débit en entrée 100% branchement (Référence)

Débit en entrée à la STEP (Plan)


20 000
Capacité

15 000
m3/jour

10 000

5 000

0
2010 2015 2020 2025 2030
Année

Figure 4.8.2 Branchement progressif de la population et relations entre la projection d’eaux


usées et la capacité de la STEP

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Projet d’Assainissement des eaux usées,
des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack Rapport Principal
en République du Sénégal Rapport Final

Phase 1 Lagunes Aérées (Zone d’Extension)


Q=12 000 m3/jour

SP N°1 Nord

Ouvrages de Traitement
de Boues de Vidange

Conduite de
raccordement
de la zone
Lagune (Zone Existante) existante à celle
Q=3 000 m3/jour d’extension

Phase 3

Lagunage aéré (Zone


existante)
Q=9.000 m3/jour

Figure 4.8.3 Construction de la STEP par phase


(3) Composantes Soft
Les branchements dans la zone de desserte sont indispensables pour l’optimisation des installations
d’assainissement, notamment le réseau d’égouts. L’installation des fosses septiques devra également
être encouragée pour améliorer les conditions sanitaires dans la zone d’assainissement autonome. Le
tableau suivant résume les composantes soft et leurs activités consistant en (i) une campagne pour le
branchement à l’égout et (ii) une campagne pour l’installation des fosses septiques et le vidange des
boues des fosses septiques.

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Earth and Human Corporation.
Projet d’Assainissement des eaux usées,
Rapport Principal des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack
Rapport Final en République du Sénégal

Tableau 4.8.7 Profil des composantes soft


Activités
Campagne pour le • Développement du matériel de champagne y compris les informations de base sur
branchement à l’égout le mécanisme du système d’égouts, l’avantage et le coût de branchement à l’égout.
• Assistance pour la tenue de session de briefing sur le branchement à l’égout mis en
œuvre par l’ONAS au niveau de la zone de desserte.
Campagne pour • Etude sur l’état d’installation des fosses septiques dans la zone d’assainissement
l’installation des fosses autonome.
septiques et le vidange • Développement du matériel de campagne y compris l’avantage d’installation des
des boues des fosses fosses septiques, coût de la mise en place d’une fosse septique, avantage par rapport
septiques à l’enlèvement des boues, une approche appropriée de vidange et réduction des frais
de vidange des boues avec la mise en place d’un ouvrage de traitement au sein de la
Station d’épuration.
• Assistance pour la tenue de session de briefing sur l’installation des fosses
septiques, l’approche appropriée de vidange des boues des fosses septiques, mise en
œuvre par l’ONAS dans la zone d’assainissement autonome.

4.8.3 Calendrier de mise en œuvre


Sur la base du plan de mise en œuvre discuté dans la section précédente, un calendrier de mise en œuvre
détaillé a été établi, comme indiqué sur la Figure 4.8.4. Au cours de la période de construction des
lagunes aérées dans la zone existante en 2026, tout le débit entrant d’environ 12 500 m3/jour est introduit
et traité dans la lagune aérée de la zone d’extension. En appliquant cette opération, la lagune aérée n’est
pas surchargée et les critères de rejet sont respectés.

4.8.4 Calendrier de décaissement


Le calendrier de décaissement par rapport au coût est proposé tel qu’indiqué sur le Tableau 4.8.8 (Coût
de Construction) et Tableau 4.8.9 (Coût global du Projet). Dans le Tableau 4.8.8, le montant total du
coût de la STEP qui est de 9 459 millions de FCFA comprend le coût de la réhabilitation de la lagune et
de la lagune aérée existantes (923 millions de FCFA) à effectuer au cours de la Phase 1.

138 CTI Engineering International Co., Ltd.


Earth and Human Corporation.
Année Phase 1 Phase 2 Phase 3
Projet
Rubriques 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030
Mobilisation de fonds (Echange de note,
Accord de prêt) et passation de marché de
services d’expert-conseil

Conception détaillée et appel d'offre


en République du Sénégal

Package P1-1 Construction de station d'épuration des eaux us


ées et installations de traitement des boues

Earth and Human Corporation.


Construction de grands collecteurs

Projet-1 Construction des Stations de pompage (P1-

CTI Engineering International Co., Ltd.


N,P2,P3,PS-DN,PS-BT)
Projet d’Assainissement des eaux usées,

Mobilisation de fonds (Echange de note,


Accord de prêt) et passation de marché de
services d’expert-conseil

Package P1-2 Conception détaillée et appel d'offre

Installation d'égouts secondaires


Installation de grands collecteurs et éléments
services Elements services

Mobilisation de fonds (Echange de note,


des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack

Accord de prêt) et passation de marché de


services d’expert-conseil

Conception détaillée et appel d'offre

Package P2-1 Construction de station d'epuration (sud)

Construction de grands collecteurs

Projet-2 Construction de stations de pompage(P1-S,PS-


TK)
Mobilisation de fonds (Echange de note,
Accord de prêt) et passation de marché de
services d’expert-conseil

Package P2-2 Conception détaillée et appel d'offre

Installation d'égouts secondaires


Installation de grands collecteurs et éléments
services Elements services

Figure 4.8.4 Programme de mise en œuvre du Plan Directeur


(Amélioration de l’assainissement)
Rapport Principal
Rapport Final

139
140
Rapport Final
Rapport Principal

Tableau 4.8.8 Calendrier de décaissement du coût d’amélioration des installations


d’assainissement (coût de) construction

(Unité: Million de FCFA)


Station de pompage Grands collecteurs STEP Conduites secondaires Travaux de Construction
Phase Année
M.E M.L Sous-Total M.E M.L Sous-Total M.E M.L Sous-Total M.E M.L Sous-Total M.E M.L Sous-Total
2014 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
2015 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
2016 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
1 2017 867 578 1 445 0 1 879 1 879 911 2 123 3 034 0 0 0 1 778 4 580 6 358
2018 434 289 723 0 2 817 2 817 910 2 124 3 034 0 0 0 1 344 5 230 6 574
2019 0 0 0 0 470 470 0 0 0 0 1 693 1 693 0 2 163 2 163
2020 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 712 1 712 0 1 712 1 712
2021 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 693 1 693 0 1 693 1 693
2022 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 712 1 712 0 1 712 1 712
2 2023 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 712 1 712 0 1 712 1 712
2024 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
2025 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
2026 588 392 980 0 1 895 1 895 1 017 2 374 3 391 0 1 826 1 826 1 605 6 487 8 092
2027 0 0 0 0 1 895 1 895 0 0 0 0 1 843 1 843 0 3 738 3 738
3 2028 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 843 1 843 0 1 843 1 843
2029 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 843 1 843 0 1 843 1 843
2030 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 843 1 843 0 1 843 1 843
Total 1 889 1 259 3 148 0 8 956 8 956 2 838 6 621 9 459 0 17 720 17 720 4 727 34 556 39 283
Projet d’Assainissement des eaux usées,

Earth and Human Corporation.


CTI Engineering International Co., Ltd.
en République du Sénégal
des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack
Tableau 4.8.9 Programme de décaissement du coût d’amélioration des installations
d’assainissement (coût de projet)
en République du Sénégal

Earth and Human Corporation.


Travaux de Construction Services d'ingénierie Imprévus physiques Cout d'Administration Eléments services Indexation des prix TVA Total
Phase Année
M.E M.L Sous-Total M.E M.L Sous-Total M.E. M.L Sous-Total M.E M.L Sous-Total M.E M.L Sous-Total M.E M.L Sous-Total M.E M.L Sub-Total M.E M.L Sous-Total
2014 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

CTI Engineering International Co., Ltd.


Projet d’Assainissement des eaux usées,

2015 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
2016 0 0 0 184 80 264 29 259 288 0 52 52 0 0 0 13 37 50 41 77 118 267 505 772
1 2017 1,778 4,580 6,358 184 79 263 29 259 288 0 52 52 0 0 0 164 624 788 388 1,007 1,395 2,543 6,601 9,144
2018 1,344 5,230 6,574 184 79 263 29 259 288 0 52 52 0 0 0 162 895 1,057 309 1,173 1,482 2,028 7,688 9,716
2019 0 2,163 2,163 184 79 263 29 259 288 0 52 52 71 74 145 28 496 524 45 549 594 357 3,672 4,029
2020 0 1,712 1,712 184 79 263 29 259 288 0 52 52 54 71 125 33 484 517 46 466 512 346 3,123 3,469
2021 0 1,693 1,693 184 79 263 29 259 288 0 52 52 54 71 125 38 557 595 47 476 523 352 3,187 3,539
2022 0 1,712 1,712 183 79 262 29 259 288 0 52 52 54 71 125 44 642 686 48 494 542 358 3,309 3,667
2 2023 0 1,712 1,712 183 79 262 29 259 288 0 52 52 54 71 125 49 724 773 49 509 558 364 3,406 3,770
des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack

2024 0 0 0 183 79 262 29 259 288 0 52 52 54 71 125 54 151 205 50 98 148 370 710 1,080
2025 0 0 0 183 79 262 29 259 288 0 52 52 54 71 125 60 167 227 51 101 152 377 729 1,106
2026 1,605 6,487 8,092 183 79 262 29 259 288 0 51 51 71 74 145 536 3,223 3,759 425 1,818 2,243 2,849 11,991 14,840
2027 0 3,738 3,738 183 79 262 29 259 288 0 51 51 54 71 125 71 2,117 2,188 53 1,125 1,178 390 7,440 7,830
2 2028 0 1,843 1,843 183 79 262 29 258 287 0 51 51 54 71 125 76 1,247 1,323 54 627 681 396 4,176 4,572
2029 0 1,843 1,843 183 79 262 29 258 287 0 51 51 54 71 125 82 1,352 1,434 55 646 701 403 4,300 4,703
2030 0 1,843 1,843 183 79 262 29 258 287 0 51 51 54 71 125 88 1,459 1,547 56 664 720 410 4,425 4,835
Total Cost 4,727 34,556 39,283 2,751 1,186 3,937 435 3,882 4,317 0 775 775 682 858 1,540 1,498 14,175 15,673 1,717 9,830 11,547 11,810 65,262 77,072
Rapport Principal
Rapport Final

141
Projet d’Assainissement des eaux usées,
Rapport Principal des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack
Rapport Final en République du Sénégal

4.9 Analyse économique

4.9.1 Méthodologie

(1) Généralité
L’objectif principal de l’analyse économique dans ce cas ci est d’examiner l’efficacité
d’investissement des composantes du plan directeur du point de vue de l’économie national utilisant
l’analyse des coûts-avantages dans un cas où elle peut être appliquée. Les valeurs marchandes ont
été converties en valeurs économiques, ce qui fait que la distorsion des marchés est enlevée, (ce qui
est communément appelé prix virtuels). Les coût d’opportunité sont utilisés pour les coûts de biens
et services dont le marché n’existe pas. La volonté de payer est utilisée pour les bénéfices dont le
marché n’existe pas. Le taux de rentabilité interne (TRI) est utilisé ici comme un indicateur de
l’efficacité d’investissement d’un projet. Le TRI est définie comme le taux d’escompte qui fait de la
valeur actuelle du flux, des coûts afférents au projet et de même qu’avec le bénéfice, ou qui fait la
Valeur Net Présente (VNP) 0 (zéro) , en montrant le pourcentage de profit qui sera repayé avec
l’investissement. Le taux de rentabilité interne utilisé en évaluation économique s’appelle Taux de
Rentabilité Economique Interne (TREI)
(2) Préconditions
Les pré conditions suivantes sont considérées dans l’évaluation économique, Des pré conditions
supplémentaires seront clarifiées si nécessaire.

(a) Avec-projet et sans-projet


Sans-projet c’est dans le cas ou les eaux usées sont gérées pas les système actuels existants. Avec
projet c’est quand la composante du projet est mise en œuvre dans les systèmes actuels existants.
Les coûts et bénéfices accumulés sont estimés pour calculer le Taux de rentabilité Economique
Interne en comparant l’Avec et le Sans- projet.

(b) Période d’Evaluation


La période d’évaluation est de 2014 à 2060 (30 ans après l’achèvement de la construction).

(c) Facteur de Conversion Standard (FCS)


Le FCS est le taux de la valeur du prix économique de tous les biens d’une économie aux prix
frontières de valeurs équivalentes à la celle du prix du marché intérieur. Les prix des biens et
services fournis en interne sont convertis en prix économiques par le FCS. Cette étude emploie un
FCS de 0,84, qui est celui utilisé dans le projet de la Banque Mondiale intitulé Appraisal Document
on Stormwater Management and Climate Change Adaptation Project, April 12, 2012, the World
Bank.

(d) Autres Pré conditions


Niveau de prix : Année 2012
Taux de change virtuel : 1 (conformément au document de la Banque Mondiale
cité ci-dessus)
Taux de Salaire Fictif : 1 (Idem)
Taux d’Actualisation Publique : 12% (Idem)
(3) Coûts
Les coûts supplémentaires sont inclus dans l’évaluation par une comparaison entre l’Avec et le
Sans-projet. Les coûts supplémentaires sont calculés sous forme de rentrée d’argent, chaque année
pendant la période de l’évaluation. Les éléments de coût suivants sont calculés :

(a) Coût d’Investissement

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en République du Sénégal Rapport Final

Le Coût d’Investissement comporte les coûts de construction de l’ouvrage, les équipements, et les
services de consultances. L’Evaluation économique ne comporte pas d’indexation des prix mais
plutôt les imprévus physiques.

(b) Coût d’Opération et de Maintenance


Les coûts d’Opération et de maintenance de chaque année sont inclus. L’indexation des prix ne l’est
cependant pas .

(c) Dépréciation
Si l’argent alloué fait l’objet de dépréciation alors qu’il n’était pas réellement dépensé à ce moment,
alors il ne sera pas inclus dans les éléments de coût.
(4) Bénéfices
Les bénéfices supplémentaires sont inclus dans l’évaluation par une comparaison entre l’Avec et le
Sans-projet. Les bénéfices sont calculés sous la forme de rentrée d’argent de chaque année durant la
période d’évaluation. Comme les composantes de chaque projet ont des effets différents, les
bénéfices de chaque composante de projet doivent être identifiés. Le contenu du projet, les effets
attendus et leurs bénéfices sont résumés sur le tableau ci-dessous:
Tableau 4.9.1 Contenu du projet, effet attendu et bénéfice
Contenu du projet Effet attendu Bénéfice
• Augmentation de la capacité de la Améliorer les conditions sanitaires de Le cadre de vie des résidents de la
STEP la zone zone s’améliore
• Réhabilitation et extension du Améliorer les conditions sanitaires de Le cadre de vie des résidents de la
réseau d’égouts existant la zone zone s’améliore
• Installation de site de traitement Améliorer les conditions sanitaires de Le cadre de vie des résidents de la
des boues la zone zone s’améliore
• Développement de Capacité Améliorer la Gestion des Eaux usées Etant donné que ce contenu aide les
(Eléments service) et de l’assainissement autres à réaliser efficacement leurs
effets, il n’a aucun bénéfice
supplémentaire en étant seul

4.9.2 Analyse coûts-avantages


Comme le bénéfice de la composante "Amélioration du cadre de vie" ne peut être attribué séparément à
chacune des trois volets, à savoir 1) Augmentation de la capacité de la Station d’Epuration, 2)
Réhabilitation du réseau d’égouts existant et son extension, et 3) installation du site de traitement des
boues, ces trois volets sont traités de manière intégrée. Etant donné que la capacité de développement
aide les autres à réaliser efficacement leurs effets et pourvu qu’elle n’a pas de bénéfice supplémentaire,
l’évaluation économique de ce volet ne sera pas effectuée séparément.
(1) Coût de projet
Les éléments suivants sont inclus dans le calcul du coût:
• Construction
• Services d’ingénierie
• Imprévus physiques
• Coût d’Administration
• Coût de développement de capacité (éléments services)
• Opération & Maintenance
Le coût de la disponibilité de terrain n’est pas pris en compte ici car l’espace à utiliser est une
propriété du domaine national et n’est pas non plus utilisé pour une quelconque activité économique.
Comme mentionnés ci-dessus, ces éléments de coûts sont convertis en éléments économiques. Les
résultats des calculs figurent sur les Tableaux 4.9.3 à 4.9.5.
(2) Bénéfice du projet
Ce projet a des effets positifs pour l’amélioration du cadre de vie des populations de la zone cible
dont le bénéfice peut être calculé à partir de leur volonté de payer.

CTI Engineering International Co., Ltd. 143


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Rapport Final en République du Sénégal

Volonté De Payer (VDP)


Selon les résultats de l’enquête socio-économique menée par l’Equipe d’Experts de la JICA en 2012,
23,8% des personnes interrogées ont répondu que la VDP pour l’amélioration des conditions
sanitaires est de 500 FCFA par mois ou 6 000 FCFA par an, et 8,3% ont répondu 1 000 FCFA par
mois ou 12 000 FCFA par an. La moyenne pondérée est de 202 FCFA par mois ou 2 429 FCFA par
an. Il est supposé que la VDP s’accroît selon le taux de croissance du PIB par habitant.
La population cible comporte également ceux qui sont branchés au réseau d’égouts et ceux qui
utilisent les fosses septiques. La Volonté De Payer totale est indiquée ci-dessous :
Tableau 4.9.2 VDP totale pour l’amélioration du cadre de vie dans la zone cible
2012 2015 2020 2025 2030
Population cible (mille) – 169 259 339 403
Cas de VDP de 500 FCFA
6 000 6 196 6 522 6 849 7 175
(FCFA/pers/an)
Cas de Totale VDP pour 500
– 0 1 690 2 324 2 892
FCFA (million FCFA/an)
Cas de VDP de 1 000 FCFA
12 000 12 392 13 044 13 697 14 350
(FCFA/pers/an)
Total de VDP pour 1 000
– 0 3 380 4 649 5 783
FCFA (million FCFA/an)
Cas de VDP de la moyenne
2 429 2 508 2 640 2 772 2 904
pondérée (FCFA/pers/an)
Total de VDP de la moyenne
– 0 684 941 1 170
pondérée (million FCFA/an)
L’avantage du projet s’accroît selon le progrès de la mise en œuvre avant 2031. Ainsi, les VDP
totales dans le Tableau 4.9.2 augmentent après l’achèvement de la construction en 2030.
(3) Résultats des calculs
Le Taux de Rentabilité Economique interne est calculé à 2,2% pour la VDP de 500 FCFA, à 9,1%
pour la VDP de 1 000 FCFA et à -9,3% pour la VDP de la moyenne pondérée car le bénéfice est trop
faible. La VDP de 1 000 FCFA est à peu près au même niveau de prix que la Taxe d’Enlèvement des
Ordures Ménagères actuellement payée par les usagers, donc ce montant pourrait être réalisable à
travers une campagne de sensibilisation et d’éducation des populations. Les calculs détaillés figurent
sur les Tableaux 4.9.3 à 4.9.5.

144 CTI Engineering International Co., Ltd.


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en République du Sénégal Rapport Final

Tableau 4.9.3 Calcul du Taux de Rentabilité Economique Interne (TREI)


(VDP de 500 FCFA)
Unité: Million FCFA
Coût
Année Imprévus Composante Bénéfice Bénéfice Net
Construction Ingénierie Administration O&M Total
physique Soft
2014 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
2015 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
2016 0.0 251.2 246.6 43.7 0.0 0.0 541.4 0.0 -541.4
2017 5,625.2 250.4 246.6 43.7 0.0 0.0 6,165.8 0.0 -6,165.8
2018 5,737.2 250.4 246.6 43.7 0.0 174.3 6,452.1 237.5 -6,214.6
2019 1,816.9 250.4 246.6 43.7 133.2 352.0 2,842.7 523.9 -2,318.8
2020 1,438.1 250.4 246.6 43.7 113.6 408.3 2,500.7 659.8 -1,840.8
2021 1,422.1 250.4 246.6 43.7 113.6 452.9 2,529.3 785.0 -1,744.3
2022 1,438.1 249.4 246.6 43.7 113.6 497.0 2,588.3 920.7 -1,667.6
2023 1,438.1 249.4 246.6 43.7 113.6 541.5 2,632.8 1,068.9 -1,563.9
2024 0.0 249.4 246.6 43.7 113.6 586.1 1,239.3 1,229.2 -10.1
2025 0.0 249.4 246.6 43.7 113.6 586.1 1,239.3 1,302.6 63.3
2026 7,054.1 249.4 246.6 42.8 133.2 586.1 8,312.1 1,364.3 -6,947.7
2027 3,139.9 249.4 246.6 42.8 113.6 804.6 4,596.9 1,959.1 -2,637.9
2028 1,548.1 249.4 245.7 42.8 113.6 901.9 3,101.6 2,293.7 -807.8
2029 1,548.1 249.4 245.7 42.8 113.6 949.9 3,149.5 2,520.2 -629.3
2030 1,548.1 249.4 245.7 42.8 113.6 997.8 3,197.5 2,758.9 -438.6
2031 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2032 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2033 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2034 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2035 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2036 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2037 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2038 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2039 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2040 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2041 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2042 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2043 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2044 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2045 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2046 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2047 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2048 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2049 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2050 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2051 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2052 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2053 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2054 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2055 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2056 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2057 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2058 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2059 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
2060 1,045.8 1,045.8 2,891.5 1,845.7
Total 33,754.0 3,747.2 3,695.9 651.0 1,402.7
TREI 2.2%

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Projet d’Assainissement des eaux usées,
Rapport Principal des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack
Rapport Final en République du Sénégal

Tableau 4.9.4 Calcul du Taux de Rentabilité Economique Interne (TREI)


(VDP de 1 000 FCFA)
Unité: Million FCFA
Coût
Année Imprévus Composante Bénéfice Bénéfice Net
Construction Ingénierie Administration O&M Total
physique Soft
2014 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
2015 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
2016 0.0 251.2 246.6 43.7 0.0 0.0 541.4 0.0 -541.4
2017 5,625.2 250.4 246.6 43.7 0.0 0.0 6,165.8 0.0 -6,165.8
2018 5,737.2 250.4 246.6 43.7 0.0 174.3 6,452.1 475.0 -5,977.1
2019 1,816.9 250.4 246.6 43.7 133.2 352.0 2,842.7 1,047.8 -1,794.9
2020 1,438.1 250.4 246.6 43.7 113.6 408.3 2,500.7 1,319.7 -1,181.0
2021 1,422.1 250.4 246.6 43.7 113.6 452.9 2,529.3 1,570.0 -959.3
2022 1,438.1 249.4 246.6 43.7 113.6 497.0 2,588.3 1,841.3 -746.9
2023 1,438.1 249.4 246.6 43.7 113.6 541.5 2,632.8 2,137.8 -495.0
2024 0.0 249.4 246.6 43.7 113.6 586.1 1,239.3 2,458.3 1,219.0
2025 0.0 249.4 246.6 43.7 113.6 586.1 1,239.3 2,605.3 1,365.9
2026 7,054.1 249.4 246.6 42.8 133.2 586.1 8,312.1 2,728.6 -5,583.4
2027 3,139.9 249.4 246.6 42.8 113.6 804.6 4,596.9 3,918.1 -678.8
2028 1,548.1 249.4 245.7 42.8 113.6 901.9 3,101.6 4,587.5 1,485.9
2029 1,548.1 249.4 245.7 42.8 113.6 949.9 3,149.5 5,040.5 1,890.9
2030 1,548.1 249.4 245.7 42.8 113.6 997.8 3,197.5 5,517.7 2,320.2
2031 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2032 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2033 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2034 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2035 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2036 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2037 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2038 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2039 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2040 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2041 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2042 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2043 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2044 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2045 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2046 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2047 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2048 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2049 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2050 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2051 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2052 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2053 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2054 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2055 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2056 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2057 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2058 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2059 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
2060 1,045.8 1,045.8 5,783.0 4,737.2
Total 33,754.0 3,747.2 3,695.9 651.0 1,402.7
TREI 9.1%

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Earth and Human Corporation.
Projet d’Assainissement des eaux usées,
des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack Rapport Principal
en République du Sénégal Rapport Final

Tableau 4.9.5 Calcul (VDP de la moyenne pondérée)


Unité: Million FCFA
Coût
Année Imprévus Composante Bénéfice Bénéfice Net
Construction Ingénierie Administration O&M Total
physique Soft
2014 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
2015 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
2016 0.0 251.2 246.6 43.7 0.0 0.0 541.4 0.0 -541.4
2017 5,625.2 250.4 246.6 43.7 0.0 0.0 6,165.8 0.0 -6,165.8
2018 5,737.2 250.4 246.6 43.7 0.0 174.3 6,452.1 96.1 -6,355.9
2019 1,816.9 250.4 246.6 43.7 133.2 352.0 2,842.7 212.1 -2,630.7
2020 1,438.1 250.4 246.6 43.7 113.6 408.3 2,500.7 267.1 -2,233.6
2021 1,422.1 250.4 246.6 43.7 113.6 452.9 2,529.3 317.7 -2,211.5
2022 1,438.1 249.4 246.6 43.7 113.6 497.0 2,588.3 372.7 -2,215.6
2023 1,438.1 249.4 246.6 43.7 113.6 541.5 2,632.8 432.7 -2,200.2
2024 0.0 249.4 246.6 43.7 113.6 586.1 1,239.3 497.5 -741.8
2025 0.0 249.4 246.6 43.7 113.6 586.1 1,239.3 527.3 -712.1
2026 7,054.1 249.4 246.6 42.8 133.2 586.1 8,312.1 552.2 -7,759.8
2027 3,139.9 249.4 246.6 42.8 113.6 804.6 4,596.9 793.0 -3,804.0
2028 1,548.1 249.4 245.7 42.8 113.6 901.9 3,101.6 928.4 -2,173.2
2029 1,548.1 249.4 245.7 42.8 113.6 949.9 3,149.5 1,020.1 -2,129.5
2030 1,548.1 249.4 245.7 42.8 113.6 997.8 3,197.5 1,116.7 -2,080.8
2031 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2032 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2033 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2034 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2035 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2036 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2037 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2038 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2039 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2040 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2041 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2042 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2043 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2044 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2045 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2046 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2047 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2048 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2049 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2050 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2051 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2052 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2053 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2054 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2055 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2056 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2057 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2058 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2059 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
2060 1,045.8 1,045.8 1,170.4 124.6
Total 33,754.0 3,747.2 3,695.9 651.0 1,402.7
TREI -9.3%

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Projet d’Assainissement des eaux usées,
Rapport Principal des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack
Rapport Final en République du Sénégal

4.10 Analyse financière

4.10.1 Méthodologie

(1) Généralité
L’objectif principal de l’Analyse financière dans ce cas ci est d’examiner l’efficacité
d’investissement des composantes du plan directeur du point de vue de l’unité en charge de la mise
en œuvre du projet utilisant l’analyse des coûts avantages dans un cas ou elle peut être appliquée.
Les valeurs marchandes sont utilisées dans ce cas ci. Un Taux de Rentabilité Interne (TRI) est
également utilisé en tant qu’indicateur d’efficacité de projet de développement. Le Taux de
Rentabilité Interne utilisé en évaluation financière s’appelle Taux de Rentabilité Financière Interne
(TRFI).
(2) Préconditions
Les préconditions suivantes sont considérées dans l’évaluation financière, des préconditions
supplémentaires seront clarifies si nécessaire.

(a) Avec-projet et sans-projet


Sans-projet c’est dans le cas ou les eaux usées sont gérées par les systèmes actuels existants.
Avec-projet c’est quand la composante du projet est mise en œuvre dans les systèmes actuels
existants. Les coûts et bénéfices accumulés sont estimés pour calculer le Taux de Rentabilité
Financière Interne (TRFI) en comparant l’Avec et Sans-projet.

(b) Période d’évaluation


La période d’évaluation est de 2014 à 2060 (30 ans après l’achèvement de la construction).

(c) Autres Préconditions


Niveau de prix : Année 2012
Taux de change : FCFA 1,00 =JPY 0,1487
Taux d’Actualisation Publique : 12% utilisé dans le Projet de la Banque Mondiale
intitulé :
(Appraisal Document on Stormwater Management and Climate Change Adaptation, April 12,
2012, the World Bank.)
(3) Coûts
Les coûts comporte toute valeur monétaire des valeurs marchandes réellement dépensées pour le
projet. Les coûts supplémentaires sont calculés sous la forme de rentrée d’argent, chaque année
pendant la période de l’évaluation. Les éléments de coût suivants ont été calculés :

(a) Coût d’investissement


Le coût d’investissement comporte les coûts de construction de l’ouvrage, les équipements, et les
services de consultance. L’évaluation financière ne comporte pas d’indexation des prix mais des
imprévus physiques.

(b) Coût d’Opération et de Maintenance


Les coûts d’Opération et de maintenance de chaque année sont inclus. L’indexation des prix est
cependant exclus.

(c) Dépréciation
Si tout l’argent alloué fait l’objet de dépréciation alors qu’il n’était pas réellement dépensé à cette
période, alors il ne sera pas pris en compte dans les éléments de coût.
(4) Bénéfices
Les bénéfices sont toute les valeurs monétaires de la valeur marchande profitant au projet. Les
bénéfices additionnels nécessaires sont estimés dans l’évaluation en calculant le Taux de Rentabilité

148 CTI Engineering International Co., Ltd.


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Projet d’Assainissement des eaux usées,
des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack Rapport Principal
en République du Sénégal Rapport Final

Financière Interne (TRFI). Les bénéfices sont présentés sous forme de rentrée d’argent à chaque
année durant la période d’évaluation.

4.10.2 Analyse coûts-avantages


Etant donné que le développement de la capacité (éléments service) aide les autres à réaliser leurs effets
de manière efficace et pourvu qu’elle n’a pas de bénéfice supplémentaire, l’évaluation économique de
ce volet ne sera pas faite séparément.
the capacity development (soft component) helps other contents realize their effects efficiently and as it
has no additional benefit, the economic evaluation of this content is not conducted separately.
(1) Coût du Projet
Les éléments suivants sont inclus dans le calcul du coût:
• Construction
• Imprévus physiques
• Services de consultance
• Coût d’administration
• Coût de développement de capacité (soft component)
• TVA
• Opération & Maintenance
Le coût de la disponibilité de terrain n’est pas pris en copte ici car l’espace à utiliser fait partie du
domaine national et est non plus utilisé pour une quelconque activité économique. Comme
mentionné ci-dessus, tous les éléments de coût sont indiqués dans les valeurs marchandes. Les
résultats de calcul figurent sur les les Tableaux 4.10.2 à 4.10.4.
(2) Bénéfices du projet
Les bénéfices sont des revenus provenant 1) des redevances d’assainissement, représentant 8% de la
taxe d’adduction d’eau potable avec laquelle elles sont globalement facturées aux populations vivant
dans la zone du réseau d’égouts, et 2) de la taxe de traitement des boues de vidange au niveau des
zones non desservies par le réseau. Cependant, étant donné que la taxe d’égouts est actuellement
facturée aux populations de la zone dépourvue de réseau, nous avons appliqué cette même taxe à
tous les résidents pour des raison de calculs bénéfiques.
3
Actuellement, la taxe d’égouts par concession est de 10 FCFA par m d’eau consommé jusqu’à
3 3 3
20 m de consommation et 45,65 FCFA par m pour une consommation comprise entre 21 et 40 m .
3
La taxe moyenne par m est calculée avec celle du nombre de personnes par concession qui, selon la
Mairie de Kaolack est de 9,54 en 2012. Cette moyenne nous servira matériel de base pour estimer
avec le calcul du Taux de Rentabilité Financière Interne, le nombre de fois que la taxe devra être
augmentée.
La collecte de la redevance d’assainissement est très efficace puisque le taux d’eau non génératrice
de revenu est actuellement d’environ 20%, ce qui est très bas par rapport aux pays en voie de
développement comme le Pakistan qui a un taux de 40% dont le PIB par habitant est au niveau
semblable par rapport à celui du Sénégal.
Il est stipulé que la redevance d’assainissement est prélevée sur les frais d’eau potable dans le décret
présidentiel n° 96-662 (publié en 1996), qui est le décret sur la création de l’ONAS. Le conseil
d’administration, dont les membres sont des ministres concernés, a la responsabilité de la gestion de
l’ONAS. Pourtant le changement de pourcentage de la redevance d’assainissement perçu sur la taxe
d’eau potable requiert l’accord de la SDE, laquelle est une société privée en charge d’exploitation de
la production et de la distribution d’eau potable pour la zone urbaine, et également de la facturation
et de la collecte de la taxe d’eau potable. Bien que l’ONAS demande à la SDE d’augmenter le
pourcentage pour la raison que son revenu de la redevance d’assainissement est très faible, la SDE
l’a rejeté jusqu’à présent.
En ce qui concerne les frais du traitement des boues de vidange, bien qu’il est courant que la taxe
doive être prélevée sur les prestataires de services de vidange à un tel montant comme coût
d’exploitation et de maintenance pour les services publics, l’exonération de cette taxe devrait être
considérée pour l’instant en raisons de : (1) il est très préoccupant que les prestataires de services de
vidange déversent les boues illégalement; (2) la redevance d’’assainissement est prélevée sur les

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ménages qui ne sont pas raccordés au système d’assainissement.

Tableau 4.10.1 Revenu total provenant de taxe d’égouts


2012 2015 2020 2025 2030
Population cible (mille) – 169 259 339 403
Consommation d’eau (L/habitant) 74,0 76,0 80,0 84,0 88,0
3
Taxe moyenne (FCFA/m ) 11,98 12,87 14,51 15,99 17,34
Consommation d’eau totale
3 – 4 682 7 566 10 406 12 944
(milliers de m /an)
Revenu total (millions de FCFA) – 0 111 167 224
L’avantage du projet s’accroît selon le progrès de la mise en œuvre avant 2031. Ainsi, le revenu total
dans le Tableau 4.10.1 augmente après l’achèvement de la construction en 2030.
(3) Résultats de calcul
Le TRFI ne peut être calculé avec le matériel de base parce que le bénéfice est très faible, ce qui veut
dire que la taxe d’égouts est fixée à un niveau très bas. Le Taux de Rentabilité Financière Interne
sera de 0,0% si la taxe d’égouts est augmentée de 13,6 fois et de 12.0% (égal au Taux
d’Actualisation Publique) si elle est augmentée de 49,0 fois. Des calculs détaillés figurent sur les
Tableaux 4.10.2 à 4.10.4.

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des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack Rapport Principal
en République du Sénégal Rapport Final

Tableau 4.10.2 Calcul du TRFI (Scénario de Base)


Unité: Million FCFA
Coût
Année Imprévus Composante Bénéfice Bénéfice Net
Construction Ingénierie Administration TVA O&M Total
physique Soft
2014 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
2015 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
2016 0.0 264.0 288.0 52.0 0.0 118.0 0.0 722.0 0.0 -722.0
2017 6,358.0 263.0 288.0 52.0 0.0 1,395.0 0.0 8,356.0 0.0 -8,356.0
2018 6,574.0 263.0 288.0 52.0 0.0 1,482.0 201.5 8,860.5 12.7 -8,847.8
2019 2,163.0 263.0 288.0 52.0 145.0 594.0 409.9 3,914.9 29.1 -3,885.7
2020 1,712.0 263.0 288.0 52.0 125.0 512.0 478.4 3,430.4 38.0 -3,392.4
2021 1,693.0 263.0 288.0 52.0 125.0 523.0 532.7 3,476.7 47.0 -3,429.7
2022 1,712.0 262.0 288.0 52.0 125.0 542.0 586.3 3,567.3 56.6 -3,510.7
2023 1,712.0 262.0 288.0 52.0 125.0 558.0 640.6 3,637.6 67.5 -3,570.1
2024 0.0 262.0 288.0 52.0 125.0 148.0 694.8 1,569.8 79.5 -1,490.3
2025 0.0 262.0 288.0 52.0 125.0 152.0 694.8 1,573.8 86.1 -1,487.8
2026 8,092.0 262.0 288.0 51.0 145.0 2,243.0 694.8 11,775.8 92.9 -11,683.0
2027 3,738.0 262.0 288.0 51.0 125.0 1,178.0 951.3 6,593.3 135.5 -6,457.8
2028 1,843.0 262.0 287.0 51.0 125.0 681.0 1,069.8 4,318.8 162.1 -4,156.7
2029 1,843.0 262.0 287.0 51.0 125.0 701.0 1,128.2 4,397.2 181.4 -4,215.7
2030 1,843.0 262.0 287.0 51.0 125.0 720.0 1,186.6 4,474.6 202.2 -4,272.4
2031 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2032 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2033 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2034 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2035 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2036 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2037 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2038 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2039 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2040 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2041 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2042 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2043 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2044 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2045 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2046 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2047 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2048 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2049 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2050 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2051 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2052 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2053 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2054 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2055 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2056 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2057 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2058 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2059 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
2060 1,245.0 1,245.0 224.5 -1,020.5
Total 39,283.0 3,937.0 4,317.0 775.0 1,540.0 11,547.0
TRFI #NUM!

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Rapport Final en République du Sénégal

Tableau 4.10.3 Calcul du TRFI (13,6 fois)


Unité: Million FCFA
Coût
Année Imprévus Composante Bénéfice Bénéfice Net
Construction Ingénierie Administration TVA O&M Total
physique Soft
2014 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
2015 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
2016 0.0 264.0 288.0 52.0 0.0 118.0 0.0 722.0 0.0 -722.0
2017 6,358.0 263.0 288.0 52.0 0.0 1,395.0 0.0 8,356.0 0.0 -8,356.0
2018 6,574.0 263.0 288.0 52.0 0.0 1,482.0 201.5 8,860.5 173.5 -8,687.0
2019 2,163.0 263.0 288.0 52.0 145.0 594.0 409.9 3,914.9 397.3 -3,517.6
2020 1,712.0 263.0 288.0 52.0 125.0 512.0 478.4 3,430.4 518.1 -2,912.3
2021 1,693.0 263.0 288.0 52.0 125.0 523.0 532.7 3,476.7 640.2 -2,836.4
2022 1,712.0 262.0 288.0 52.0 125.0 542.0 586.3 3,567.3 771.9 -2,795.4
2023 1,712.0 262.0 288.0 52.0 125.0 558.0 640.6 3,637.6 919.8 -2,717.8
2024 0.0 262.0 288.0 52.0 125.0 148.0 694.8 1,569.8 1,083.9 -485.9
2025 0.0 262.0 288.0 52.0 125.0 152.0 694.8 1,573.8 1,173.4 -400.5
2026 8,092.0 262.0 288.0 51.0 145.0 2,243.0 694.8 11,775.8 1,266.1 -10,509.8
2027 3,738.0 262.0 288.0 51.0 125.0 1,178.0 951.3 6,593.3 1,847.2 -4,746.1
2028 1,843.0 262.0 287.0 51.0 125.0 681.0 1,069.8 4,318.8 2,209.2 -2,109.6
2029 1,843.0 262.0 287.0 51.0 125.0 701.0 1,128.2 4,397.2 2,473.2 -1,924.0
2030 1,843.0 262.0 287.0 51.0 125.0 720.0 1,186.6 4,474.6 2,756.5 -1,718.1
2031 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2032 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2033 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2034 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2035 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2036 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2037 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2038 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2039 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2040 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2041 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2042 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2043 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2044 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2045 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2046 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2047 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2048 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2049 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2050 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2051 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2052 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2053 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2054 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2055 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2056 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2057 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2058 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2059 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
2060 1,245.0 1,245.0 3,059.6 1,814.6
Total 39,283.0 3,937.0 4,317.0 775.0 1,540.0 11,547.0
TRFI 0.0%

152 CTI Engineering International Co., Ltd.


Earth and Human Corporation.
Projet d’Assainissement des eaux usées,
des eaux pluviales et des déchets solides de la ville de Kaolack Rapport Principal
en République du Sénégal Rapport Final

Tableau 4.10.4 Calcul du TRFI (49,0 fois)


Unité: Million FCFA
Coût
Année Imprévus Composante Bénéfice Bénéfice Net
Construction Ingénierie Administration TVA O&M Total
physique Soft
2014 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
2015 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
2016 0.0 264.0 288.0 52.0 0.0 118.0 0.0 722.0 0.0 -722.0
2017 6,358.0 263.0 288.0 52.0 0.0 1,395.0 0.0 8,356.0 0.0 -8,356.0
2018 6,574.0 263.0 288.0 52.0 0.0 1,482.0 201.5 8,860.5 623.6 -8,236.9
2019 2,163.0 263.0 288.0 52.0 145.0 594.0 409.9 3,914.9 1,428.2 -2,486.6
2020 1,712.0 263.0 288.0 52.0 125.0 512.0 478.4 3,430.4 1,862.7 -1,567.7
2021 1,693.0 263.0 288.0 52.0 125.0 523.0 532.7 3,476.7 2,301.8 -1,174.9
2022 1,712.0 262.0 288.0 52.0 125.0 542.0 586.3 3,567.3 2,775.3 -792.0
2023 1,712.0 262.0 288.0 52.0 125.0 558.0 640.6 3,637.6 3,307.0 -330.6
2024 0.0 262.0 288.0 52.0 125.0 148.0 694.8 1,569.8 3,897.0 2,327.1
2025 0.0 262.0 288.0 52.0 125.0 152.0 694.8 1,573.8 4,218.5 2,644.7
2026 8,092.0 262.0 288.0 51.0 145.0 2,243.0 694.8 11,775.8 4,551.8 -7,224.0
2027 3,738.0 262.0 288.0 51.0 125.0 1,178.0 951.3 6,593.3 6,641.1 47.8
2028 1,843.0 262.0 287.0 51.0 125.0 681.0 1,069.8 4,318.8 7,942.7 3,623.9
2029 1,843.0 262.0 287.0 51.0 125.0 701.0 1,128.2 4,397.2 8,891.9 4,494.7
2030 1,843.0 262.0 287.0 51.0 125.0 720.0 1,186.6 4,474.6 9,910.3 5,435.7
2031 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2032 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2033 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2034 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2035 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2036 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2037 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2038 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2039 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2040 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2041 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2042 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2043 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2044 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2045 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2046 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2047 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2048 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2049 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2050 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2051 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2052 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2053 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2054 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2055 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2056 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2057 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2058 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2059 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
2060 1,245.0 1,245.0 11,000.2 9,755.2
Total 39,283.0 3,937.0 4,317.0 775.0 1,540.0 11,547.0
TRFI 12.0%

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4.11 Séléction de projet prioritaire pour l’Etude de Faisabilité

(1) Introduction
Les projets prioritaires sont formulés dans le plan directeur en tenant compte des installations
majeures dans la 1ère zone prioritaire, à savoir la “Composante P1-1 du Projet -1”. Les profils de
projets prioritaires sont décrits dans la partie ci-dessous. L’étude de faisabilité est menée en matière
des projets prioritaires.
(2) Projets prioritaires (Réseau d’égouts et Stations de pompage)
Sur la base de l’introduction ci-dessus, la “Composante P1-1 du Projet -1” a été choisie en tant que
projet prioritaire. Celle-ci comprend la construction d’un collecteur (12 330 km), le remplacement
d’un collecteur (5 830 km) et une nouvelle construction ou remplacement/réhabilitation de
6 stations de pompage (construction de 3 nouvelles stations de pompage et
remplacement/réhabilitation des 3 stations de pompage), comme indiqués sur les Tableaux 4.11.1
et 4.11.2. L’emplacement de ces projets prioritaires est présenté sur la Figure 4.11.1.
Tableau 4.11.1 Projets prioritaires (Réseau d’égouts)
Longueur (m)
Diamètre Total
Nouvelle
(mm) Remplacement (m)
construction
Collecteur (Gravitaire)
φ200 5 510 - 5 510
φ250 1 780 - 1 780
φ300 1 080 280 1 360
φ400 2 270 1 460 3 730
φ500 490 2 150 2 640
φ600 - 570 570
φ700 - - 0
φ700 ×2 - 700 700
φ900 - 10 10
Sub-total 11 130 5 170 16 300
Collecteur (conduite de refoulement)
φ150 480 660 1 140
φ200 720 - 720
Sub-total 1 200 660 1 860
Total 12 330 5 830 18 160

Tableau 4.11.2 Projets prioritaires (Stations de pompage)


Capacité de chaque Capacité Remarques
pompe (m3/min) et n° de totale
la pompe (m3/min)
Nouvelle construction
SP No.1 Nord: 4,0 m3/min ™2 16,0 Installée au Nord de la STEP
8,0 m3/min ™2(1)
SP Darou Salam Ndangane 0,9 m3/min ™3(1) 1,8 -
SP Boustane: 1,9 m3/min ™3(1) 3,8 -
Remplacement/Réhabilitation -
SP No.1 Sud 3,0 m3/min ™2 6,0 Remplacement et/ou augmentation
6,0 m3/min ™1(1) d’équipement de pompage et du puits
SP No.2: 3,2 m3/min ™1 6,4 de rabattement
6,5 m3/min ™2(1)
SP No.3: 2,1 m3/min ™3(1) 4,2
NB: Les nombres mis entre parenthèses représentent les pompes de réserve

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Figure 4.11.1 Emplacements des projets prioritaires (réseau d’égouts et stations de pompage)
(3) Projets prioritaires (Station d’épuration)
Pour les projets prioritaires du réseau d’égouts et des Stations de pompage, les “Composantes P1-1
du Projet-1” sont choisies comme projets prioritaires. Ces projets prioritaires comportent la
réhabilitation de la zone existante avec un lagunage d’une capacité (Q=3 000 m3/j) configuré en
bassins anaérobique, facultatif et maturation ; la construction d’un lagunage aéré d’une capacité
(Q=12 000 m3/j) et la construction d’un site de traitement des boues de vidange comme résumé sur
le tableau suivant..
Tableau 4.11.3 Projets prioritaires (STEP)
Désignation Capacité Remarques
Nouvelle Lagunage aéré 12 000 m3/ jour Y compris bassin de chloration
construction Installations de traitement des boues 70 m3/ jour Charge DBO : 250 kg/j
Conduite de raccordement 380 m
Réhabilitation Lagunage 3 000 m3/ jour

(4) Recommandation sur l’installation des égouts secondaires


L’installation d’égouts secondaires n’est pas prévue dans les projets prioritaires. Cependant,
l’installation des égouts secondaires est indispensable pour optimiser les ouvrages majeurs tels que
les collecteurs, les stations de pompage et la station d’épuration des eaux usées. Sur la base des
analyses dans la Sous-section 4.8 « Plan de mise en œuvre », le plan de la mise en place des
conduites secondaires est récapitulé dans le tableau suivant.

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Tableau 4.11.4 Plan d’installation par étapes d’égouts secondaires


Superficie Coût de
Année (ha) construction
(million de FCFA)
Phase 1 2019 90 1 693
2020 91 1 712
Phase 2 2021 90 1 693
2022 91 1 712
2023 91 1 712
2024 0 0
2025 0 0
Phase 3 2026 98 1 826
2027 98 1 843
2028 98 1 843
2029 98 1 843
2030 97 1 843
Total 942 17 720
L’ONAS est responsable de l’installation des conduites secondaires et il devrait trouver une source
financière pour la mise en œuvre. Jusqu’à présent, un soutien financier est prévu par des bailleurs de
fonds tels que la Banque Mondiale et/ou le Gouvernement du Sénégal par le biais de l’ADM, qui
sont impliqués dans les projets concernés d’assainissement de Kaolack.
Le calendrier pour l’installation des conduites secondaires est un défi pour l’ONAS, si on compare le
volume de la construction de chaque année (environ 100 ha) et les dernières réalisations de
l’installation des conduites secondaires, par exemple, environ 90 ha par la Banque Mondiale et 92 ha
dans la zone faisant l’objet du PRECOL par l’ADM, qui ont été mises en œuvre de 2003 jusqu’à
présent. Dans de telles circonstances, l’ONAS nécessite plus que jamais un effort et un engagement
extraordinaire pour se procurer des fonds auprès des bailleurs de fonds et/ou du Gouvernement du
Sénégal pour une installation sans difficultés de réseau des conduites secondaires.

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CHAPITRE 5. PLAN DE GESTION DU DRAINAGE DES EAUX PLUVIALES

5.1 Concept de la planification

5.1.1 Problèmes sur la gestion du drainage des eaux pluviales


Le réseau d’évacuation des eaux pluviales a été installé dans la partie centrale de la ville de Kaolack. La
gestion d’évacuation des eaux pluviales rencontre des problèmes suivants à aborder.
• La ville de Kaolack est en danger face aux crues et aux eaux pluviales à cause de sa basse
topographie et de ses conditions hydrologiques. Quelques zones sont habituellement inondées. La
crue et l’inondation ont affecté les habitants en provoquant l’encombrement et perturbant les
activités commerciales dans la ville de Kaolack. Les crues se produisent normalement dans la zone
topographiquement basse, si bien qu’une telle zone non équipée de système d’évacuation des eaux
pluviales a plus de difficulté à cause de sa basse altitude pour évacuer les eaux pluviales inondées.
• Les installations existantes d’évacuation des eaux pluviales sont composées de canaux
d’écoulement à ciel ouvert, canaux d’écoulement couverts et regards. La plupart de ces canaux
manquent la capacité d’évacuation à cause des dépôts pesants, produits par le déversement illégale
de déchets solides. De ce fait, pendant la saison des pluies les eaux pluviales ne peuvent pas être
écoulées à travers le réseau d’évacuation pour ses canaux d’écoulement bouchés.
• Un grand nombre des conduites d’égout venant des maisons le long des canaux d’écoulement sont
raccordés aux canaux d’écoulement existants. Ainsi pendant la saison sèche, les eaux
essentiellement issues des eaux ménagères restent stagnantes et détériorées, cela se traduit par
l’aggravation de l’environnement urbain, en produisant l’odeur désagréable et le mauvais paysage.
• La plupart des canaux d’écoulement à ciel ouvert existants ne sont que les canaux creusés en terre et
elles ne sont pas durables. Ainsi, ces canaux sont facilement érodés et effondrés. Les canaux
d’écoulement à ciel ouvert ayant la grande capacité d’écoulement, ils sont les installations clé pour
le système d’évacuation des eaux pluviales et devront être maintenus par leur propre réhabilitation,
car ces canaux fonctionnent de manière efficace pour l’amélioration de l’évacuation des eaux
pluviales.
• Les propres organisations et activités de l’O&M (Opération et Maintenance) seront exigées pour
maintenir la capacité d’évacuation et protéger l’évacuation contre les activités illégales :
déversement de déchets solides dans le canal d’écoulement et raccordement des conduites d’égout
des maisons aux canaux d’écoulement. A ces fins, le renforcement de l’organisation de l’O&M et
son plan pour le système d’évacuation sont étudiés.
• La participation du public doit être encouragée par l’amélioration de la conscience du public à
l’égard de la gestion d’évacuation des eaux pluviales, afin de développer et maintenir les
installations d’évacuation tout en considérant de diverses activités impliquant la communauté.

5.1.2 Objectifs de la planification


En se basant sur les problèmes susmentionnés, la gestion d’évacuation des eaux pluviales de la présente
étude a pour objectif :
• De minimiser les inondations et les dégâts causés par la pluie locale à travers la mise en place du
nouveau système d’évacuation ;
• De rétablir et soutenir les fonctions d’origine et potentielles du système d’évacuation existant ; et
• D’améliorer la condition hygiénique de l’environnement urbain pour les habitants.

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5.1.3 Zone et année cibles

(1) Zone cible


La zone faisant l’objet du Plan Directeur concerne près de 24 km2 dans le centre-ville de Kaolack
comme convenue avec la Mairie de Kaolack à travers le Comité Technique ainsi que le Comité de
Pilotage. La zone couvre le bassin d’évacuation des eaux pluviales du centre-ville de la ville de
Kaolack.
L’étendue d’évacuation est délimitée sur la base du concept d’une ligne de crête. La ligne de crête est
une ligne imaginaire à partir de laquelle les eaux des pluies de surface du sol seraient séparées et
écoulées à chacune des directions. La zone cible du Plan directeur est indiquée dans la Figure 5.1.1.

Figure 5.1.1 Zone cible du plan d’évacuation des eaux pluviales


(2) Année cible
L’année cible du Plan Directeur est 2030 et le Plan Directeur est à mettre en œuvre en trois (3)
phases comme suit :
• Projets à court terme pour la Phase 1 avant la fin 2020 ;
• Projets à moyen terme pour la Phase 2 à compter de 2021 jusqu’à 2025 ;
• Projets à long terme pour la Phase 3 à compter de 2026 jusqu’à 2030.
Les projets prioritaires sont sélectionnés à partir des projets de la Phase 1 du point de vue de niveau
d’urgence, de nombre de bénéficiaires du projet, ainsi que de considérations techniques, financières
et environnementales de façon globale.

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5.1.4 Conditions de planification

(1) Echelle de conception


L’étendue de conception signifie le niveau de sécurité selon lequel les eaux pluviales peuvent être
écoulées sans problème à travers les contre-mesures structurelles telles que le système de réseaux
d’évacuation, les stations de pompage et les bassins de rétention.
Comme décrit dans la section précédente, la conception prévoyant les tempêtes survenues pour dix
(10) ans pourraient être adoptées à la ville de Kaolack pour le plan d’évacuation des eaux.
(2) Conception du drainage
Les trois (3) méthodes généralement acceptées étaient étudiées pour déterminer l’évacuation des
eaux de pluies de surface ; la méthode graphique unitaire (Unit Graph Method) est habituellement
adoptée pour les zones d’évacuation qui sont plus vastes que 20 km2 tandis que la méthode
rationnelle (Rational Method) est utilisée pour les zones d’évacuation de 20 km2 ou moins. Plus de
précision est obtenue à partir de celle-ci pour les zones d’évacuation sensiblement moins de 20 km2.
La méthode de fréquence régionale (Regional Frequency Method) est normalement utilisée comme
contre-vérification sur les premières deux (2) méthodes ou lorsque seules les données d’évacuation
sont disponibles sur une grande échelle dans la région. En se basant sur la simplicité et l’applicabilité
et tout en considérant que la plupart des affluents sont moins de 20 km2, la formule rationnelle
(Rational Formula) était jugée plus appropriée, et elle est ainsi adoptée pour le calcul d’évacuation.
A sa plus simple expression, la formule rationnelle (Rational Formula) est exprimée comme suit :

1
Q= ×F×I×A
3.6
dont,
Q = évacuation de conception, m3/sec
F = coefficient des eaux de pluies écoulées de surface du sol
I = intensité de pluies, mm/h
A = zone d’évacuation, km2

(a) Intensité des pluies


La valeur de ‘‘I’’ est calculée en utilisant la formule suivante:
b
I=
Tc + a
Avec
I = Intensité des pluies, mm/h
Tc = temps de concentration, minutes
a, b = Constantes numériques
L’analyse de la probabilité de pluie journalière et la courbe d’intensité des pluies produite sont
décrits dans la partie 2.1.4. Le résultat du calcul de la période de retour de 10 ans est le suivant:
5427.8
I=
Tc + 36,9

(b) Coefficient de ruissellement


Les valeurs de F pour les différents types d’utilisation des sols figurent sur le Tableau 5.1.1.
Tableau 5.1.1 Coefficient de ruissellement, F pour les types d’utilisation du sol
Catégorie d’Utilisation du sol Valeur de F
Zone commerciale du centre 0,90
Zone Industrielle 0,80
Zone Residentielle
Forte densité 0,40
Densité moyenne 0,30

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Catégorie d’Utilisation du sol Valeur de F


Faible densité 0,20
Zone Agricole 0,10
Zone de Parc, Cimetière 0,20
Source: Etude sur le drainage et les systèmes d’eaux usées de la ville de The Study on Urban Drainage et de ses
alentours (JICA).
Drainage des eaux pluviales et bonification des terres pour le développement urbain (Centre des Nations
Unies).

(c) Temps de Concentration


Comme indiqué ci-dessus, l’intensité des pluies est indépendant du temps de concentration (Tc). Ce
paramètre est mesuré comme la durée totale du trajet parcouru par une particule d’eau depuis la
partie la plus éloignée du canal jusqu’ au point de repère.
Deux paramètres du Temps de Concentration (Tc) sont considérés à savoir, le Temps d’entrée (Ti)
et le Temps de Ruissellement (Td).
Tc = Ti + Td
Le Temps d’entrée est contrôlé par beaucoup de facteurs tells que les formes et surfaces des bassins,
la pente de la surface du sol etc.. Le rapport de L’Etude sur le Drainage Urbain et les Systèmes
d’Eaux Usées de la Ville de Dakar et de ses Alentours a mentionné qu’un Temps d’entrée de 20
minutes avait été appliqué. La ville de Kaolack est une zone beaucoup plus plane que celle de
Dakar, ainsi un temps d’entrée de 20 minutes sera également appliqué pour ce projet pour la
sécurité des installations de drainage. Le Temps de ruissellement peut être estimé à partir des
propriétés hydrauliques des drains. Dans la pratique, la moyenne estimative de la vitesse
d’écoulement est utilisée pour le calcul de la conception du ruissellement. La vitesse d’écoulement
pourrait être obtenue à partir du débit calculé. S’il ya des différences énormes entre la vitesse
moyenne et la vitesse réelle, le calcul de la conception du débit basé sur la vitesse moyenne
réévaluée devra être effectué à nouveau.
(3) Conception des collecteurs d’eaux pluviales
La formule de Manning sera utilisée pour la conception des collecteurs d’eaux pluviales. La formule
se présente de la façon indiquée ci-dessous:
1
Q= × A × R 2 / 3 × S 1/ 2
n
Avec,
Q = Conception d’évacuation, m3/sec
n = Coefficient de rugosité
A = Zone de section du drain, m2
R = Profondeur moyenne hydraulique, m
S = Gradient hydraulique/ de ruissellement
Le Coefficient de rugosité des différents matériaux doit être appliqué comme indiqué sur le
Tableau 5.1.2.
Tableau 5.1.2 Coefficient de rugosité
Type Coefficient de rugosité
Conduites en béton armé 0,013
Béton coulé sur place 0,015
Canal en terre creusé 0,030
Source: Guide de la planification et de la conception des installations d’égouts (Works Associations des
travaux du réseau d’égouts du japon)
Drainage des eaux pluviales et bonification des terres pour le développement urbain ( Centre
des Nations Unies)

(4) Station de pompage et bassin de rétention


La conception des pluies pour les stations de pompage et les bassins de rétention est déterminée en
utilisant une quantité de pluies d’une durée de 3 heures et une équation d’intensité-durée des pluies
de 10 ans de période de retour.

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5.1.5 Evaluation du réseau de drainage existant


Comme décrit dans la partie 2.3.2, les drains installés sont d’une longueur totale de 19,96 km dont une
12,38 km de canaux ouverts et 7,58 km de canaux fermés. Le système de drainage existant de 19,96 km
de long couvre une superficie de 7,8 km2 de la zone urbaine de Kaolack, comme indiqué sur la
Figure 2.3.2.
La formule de Manning est utilisée pour l’évaluation du système de drainage existant pour une période
de retour de 10 ans. Les drains existant ont été calculés conformément à la formule de Manning avec la
valeur de ‘n’ = 0,015 correspondant aux drains bétonnés. En définitif, les drains existants ont une
capacité suffisante pour l’évacuation de pointe des 10 années de période de retour.

5.1.6 Mesures nécessaires pour la gestion du drainage des eaux pluviales


Afin d’améliorer l’évacuation dans la ville de Kaolack, il est nécessaire de prendre les mesures intégrées
qui couvrent les mesures structurelles et d’accompagnement.
(1) Mesures structurelles
Les mesures structurelles ont pour but d’atténuer les inondations à travers la mise en place des
réseaux d’évacuation des eaux pluviales, la construction de stations de pompage et de bassins de
rétention ainsi que la réhabilitation des canaux d’écoulement des eaux pluviales existants, etc.
(2) Mesures d’accompagnement
Les mesures d’accompagnement ont pour but d’appuyer et soutenir les mesures structurelles à
travers l’amélioration et le développement des aspects organisationnels du système d’opération et de
maintenance, et par la préparation du plan de nettoyage des installations d’évacuation et la
sensibilisation renforcée du public.

5.1.7 Amélioration organisationnelle et institutionnelle


L’assise financière et l’amélioration institutionnelle des agences concernées et acteurs sont très
importantes pour la réussite du projet. Les municipalités sont les principales concernées par les
problèmes d’inondations et la gestion des eaux pluviales en milieu urbain mais elles manquent de
ressources et de capacité. L’amélioration institutionnelle et financière des capacités devra alors être
entamée dans la phase de préparation du projet. Cette amélioration devra être effectuée pendant la
période de mise en œuvre du projet, solutionnant des problèmes relatifs au développement institutionnel,
à l’assise financière de même que le renforcement des capacités des agences concernées et acteurs en
particulier. Etant donné que la Banque Mondiale avait présenté un exemple de plan auxiliaire pour la
mise en œuvre dans Appraisal Document on Stormwater Management and Climate Change Adaptation
Project, April 12, 2012, il sera donc pris comme référence pour l’élaboration d’un plan de mise en œuvre
détaillé.
Tableau 5.1.3 Exemple de mise en œuvre du plan auxiliaire (Banque Mondiale)
période Activités Qualifications requises
Douze premiers mois - Establissement du compte Special - Drainage
- Qualité des Termes de Référence et - Gestion Risque et Désastre
documents d’Appel d’offre - Spécialiste Institutionnel (Eau et
- Fourniture des contrats principaux Assainissement)
- Exécution des contrat