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INTRODUCTION A LA

GEOMATIQUE ET
GENERALITES SUR LES SIG

Pierre Ngangoumoun,
ACDEF-Cameroon
BP 34551 Yaoundé-Cameroun
Tel: 75 88 67 41/ 97858521
Email: pierre.ngangoumoun@acdef.org
Plan

1. Introduction à la géomatique

Définition

Historique

Concepts

2. Approche systémique

3. Introduction aux SIG

Définition

Historique
LA GEOMATIQUE
La géomatique est la combinaison syntaxique de deux mots :
Géographie et Informatique

Le mot géomatique a été déterminé pour regrouper de façon cohérente


l’ensemble des connaissances et technologies nécessaires à la
production et au traitement des données numériques décrivant le
territoire, ses ressources ou tout autre objet ou phénomène ayant une
position géographique

La géomatique est un domaine qui fait appel aux sciences, aux


Technologies de mesure de la terre ainsi qu’aux technologies de
l’information pour faciliter l’acquisition, le traitement et la diffusion des
données sur le territoire (aussi appelées "données spatiales ", "données
géospatiales" ou " données géographiques").
LA GEOMATIQUE

 Terme géomatique, proposé à la fin des années 1960 par Bernard


DUBUISSON: allusion au couplage des sciences de l’étude et des
mesures de la terre avec l’informatique (Goze B. BENIE, 1998).
 Sens étymologique: terme résultant du préfixe géo- (qui signifie
Terre) ou diminutif de géographie et du suffixe -matique provenant
du mot informatique.
 Canada (Université Laval du Québec): mot géomatique a pris toute
sa signification au début des années 1980.
 Terme progressivement utilisé aux USA et en France à partir de
1990, en perspective avec le développement de l’informatique,
l’apparition des microordinateurs et d’autres outils tels que les
DAO-CAO, les SGBD, les SIG, le GPS, etc.
LA GEOMATIQUE
Définition de la géomatique

Géomatique «discipline ayant pour objet la gestion des données à

référence spatiale et qui fait appel aux sciences de la Terre et aux

technologies liées à leur acquisition, leur stockage, leur traitement et

leur diffusion» (Cahiers de l’Office de la Langue Française du Québec,

1992).

Géomatique «champ d’activités qui intègre, selon une approche


systémique, l’ensemble des moyens d’acquisition et de gestion des
données à référence spatiale requis pour effectuer les opérations
scientifiques, administratives, légales et techniques dans le cadre du
processus de production et de gestion de l’information sur le territoire»
(GEOMATICA, 1999 cité par Martin PAEGELOW, 2004).
LA GEOMATIQUE

La géomatique embrasse:

 sciences ayant développées des concepts impliquant l’espace


(Géographie, Géologie, architecture,…);

 des domaines ayant développés des outils pour manipuler des


données spatiales (cartographie assistée à l’ordinateur, géodésie,
photogrammétrie, SIG, télédétection,…);

 des disciplines fournissant des fondements théoriques ou des


formalisations pour appréhender l’espace (géométrie, informatique,
statistique, sémiologie,…);

 des disciplines ayant conceptualisé des règles pour l’emploi de


l’information territoriale (droit, économie, environnement...).
LA GEOMATIQUE
La géomatique est étroitement liée à l’information géographique qui est
la représentation d’un objet ou d’un phénomène localisé dans l’espace.
Ainsi, la géomatique regroupe l’ensemble des outils et méthodes
permettant de représenter, d’analyser et d’intégrer des données
géographiques.
origine de la géomatique
La géomatique vient de "Géo", qui veut dire Terre, et "matique" vient de
l’informatique’, soit le traitement automatique de l’information
géographique. La géographie a, de tout temps, visé à expliquer les
traces que les hommes laissent sur leur planète : frontières,
aménagements, modifications des espaces naturels … La géographie a
créé des systèmes de repérages qui permettent d’identifier les points sur
la Terre et les relations entre ces points. La géomatique dérive de la
géographie.
LA GEOMATIQUE
La géomatique est la discipline qui regroupe les méthodes d'acquisition,
de gestion, de traitement, d'analyse et de diffusion de l'information spatiale
(ou géographique) sous forme numérique. C'est un domaine en pleine
expansion, à la croisée de la géographie et de l'informatique, qui englobe
notamment les systèmes de positionnement par satellite, les systèmes
d'information géographique, la télédétection satellitaire, etc.

On peut citer :

 La géodésie,

 La géographie,

 La topographie,

 L’informatique,
LA GEOMATIQUE

 La mathématique,

 La cartographie,

 La photogrammétrie,

 La statistique,

 la télédétection,

 le management,...
HISTORIQUE DE LA GEOMATIQUE

C’est au début des années 70 qu’un ingénieur géographe employa pour


la première fois le mot «géomatique» pour faire allusion au mariage des
sciences de l’étude et des mesures de la Terre avec l’informatique.

De nos jours, la géomatique est définie comme étant un champ


d’activités qui a pour but d’intégrer les moyens d’acquisition et de
gestion des données à référence spatiale en vue d’aboutir à une
information d’aide à la décision, dans un cadre systémique.

La notion de système explique la prise en compte de tout ce qui


concourt à la réalisation d’un projet de géomatique : les données, les
équipements, les logiciels, les spécialistes, le cadre physique de travail
ainsi que les procédures qui les coordonnent.
HISTORIQUE DE LA GEOMATIQUE
Des expressions synonymes du mot géomatique sont utilisées dans
d’autres langues; c’est le cas de l’anglais avec l’expression « Geographic
Information System » qui est souvent traduite en français par « Système
d’information géographique (SIG) ».

Depuis la fin des années 90, les scientifiques utilisent de plus en plus
l’expression « sciences de l’information géographique » pour éviter la
confusion dans la désignation du domaine de la géomatique et des
logiciels qui supportent cette dernière.

Si la géomatique s’adresse avant tout à des objets relativement à leur


position sur la Terre, les scientifiques, par abus de langage, intègrent
dans son champ, d’autres activités traitant d’objets dont la référence
n’est pas notre planète : c’est le cas entre autres de certaines
applications médicales où la référence est l’être humain.
OBJECTIFS DE LA GEOMATIQUE
De façon générale, la géomatique vise à :
 définir les bases de la référence spatiale;
 développer et utiliser les méthodes, techniques et outils pour
localiser et mesurer les différents éléments du territoire, existants
ou à mettre en place;
 intégrer ou rendre intégrables les données obtenues en fonction des
systèmes de référence choisis (modélisation mathématique pour
transformer un besoin du monde réel);
 offrir des données et informations de qualité;
 améliorer leur traitement, stockage et diffusion grâce à
l’informatique;
 analyser différents scénarios décisionnels à partir des informations
obtenues en tirant profit des méthodes mathématiques
d’optimisation (analyse multivariée, recherche opérationnelle…).
LES USAGES DE LA GEOMATIQUE

La géomatique dispose d’outils permettant d’observer la Terre à


différentes échelles spatiales et temporelles. Les données à référence
spatiale (DRS) acquises sont traitées avec les méthodes les plus simples
aux plus complexes sur des stations informatiques de plus en plus
puissantes (rapidité, capacité de stockage et traitement).

De façon spécifique, l’apport pertinent des méthodes de recherche


opérationnelle et d’analyse multivariée ou multicritère dans les
problèmes d’optimisation axés sur des contraintes linéaires ou non,
mérite d’être souligné. Il faut aussi noter avec force la modélisation
spatiale qui permet d’intégrer ou de fusionner des données quantitatives
ou qualitatives, spatiales ou non spatiales, d’échelles et de sources
différentes, etc.
LES USAGES DE LA GEOMATIQUE
C’est à travers cette modélisation spatiale que l’on représente par des
procédures de simulation, les réalités socio-bio-géographiques. Ces
méthodes peuvent être mises à profit dans les applications de la
géomatique à la santé publique. L’objectif majeur de ces applications
demeure l’optimisation dans l’implantation des infrastructures
sanitaires en fonction de la population desservie et du milieu
biophysique.

Cet objectif implique de manière implicite l’intégration de


données quantitatives et qualitatives dans un ordre qui n’est pas
forcément linéaire

Les problèmes peuvent se poser en des termes tels que : les relations
Spatiales entre la population, les infrastructures sanitaires, les services
d’urgence et le milieu physique.
LES USAGES DE LA GEOMATIQUE

Les relations spatiales sont considérées dans leurs composantes


proximité ou distance. Les paramètres de la population sont nombreux :
la densité, le sexe, l’âge, le niveau socio-économique, les traits culturels,
etc.

En ce qui concerne les infrastructures sanitaires, les indicateurs


généralement utilisés ont trait aux hôpitaux, aux dispensaires, aux
pharmacies et aux personnels médicaux.

Quant aux services d’urgence, ils comprennent entre autres le


transports héliportés et ambulanciers, les sapeurs pompiers, la police et
la télécommunication de répartition des soins d’urgence.
LES USAGES DE LA GEOMATIQUE

Enfin le milieu physique intervient par les indicateurs suivants :


l’occupation du sol, l’utilisation du sol, le relief, etc.

Un regard sur la littérature scientifique mettant en relief l’utilisation de


la géomatique en épidémiologie et en santé publique permet de dégager
deux grandes tendances :
(1) les études portant sur les maladies infectieuses et tropicales
sévissant dans les pays en voie de développement,

(2) celles réalisées dans les pays développés portant particulièrement


sur l’accessibilité aux soins, les effectifs médicaux et aussi les maladies
chroniques.
FORCES DE LA GEOMATIQUE
Avec sa grande capacité de collecte de donnée, la mise à jour facile des
bases de données et son aptitude à la bonne gestion des DRS et autres
informations pertinentes, les outils technologiques de la géomatique
offrent aux praticiens, aux planificateurs et aux chercheurs, de nouveaux
types de données telles que celles acquises par télédétection et par GPS.
Ils améliorent leur habileté à concevoir, organiser et lier des bases de
DRS.
Andes et Davis (1995) ont utilisé en Alaska des bases de données conçues
dans des projets à objectifs différents mais compatibles pour identifier des
régions spatialement homogènes en vue de réaliser une évaluation
d’intervention. Glass et al. (1995) ont mis en commun six bases de DRS
faisant intervenir 53 variables environnementales afin d’investiguer les
risques de développer la maladie de Lyme en fonction du lieu de résidence
en utilisant la méthode épidémiologique Cas-témoin.
FORCES DE LA GEOMATIQUE

La géomatique permet, mieux que tout autre outil, de faire ressortir


visuellement et d’analyser de manière synoptique les tendances, les
corrélations et les relations entre les phénomènes (OMS,1999).

Ainsi, elle facilite l’interprétation de l’information à référence spatiale


au Profit du décideur en lui présentant des tableaux, des cartes et des
Images assimilables par des non spécialistes.
FAIBLESSES DE LA GEOMATIQUE

La géomatique permet de manipuler des DRS pour produire des


informations sur les individus comme sur les communautés.

Par ailleurs, l’information étant source de pouvoir, on peut craindre la


rétention de l’information par les technologues qui la produisent.

Une mauvaise maîtrise des outils d’analyse spatiale peut entraîner une
mauvaise interprétation des résultats.

Même si les techniques et méthodes de géomatique sont suffisamment


sophistiquées, à travers leur emballage technologique, pour des fins
commerciales, elles sont généralement conçues pour satisfaire plusieurs
types d’application.
FAIBLESSES DE LA GEOMATIQUE

On peut facilement comprendre pourquoi elles sont insuffisantes en termes


de précision et de diversité quand il s’agit de couvrir les divers champs
d’une application spécifique. Aussi est-il urgent de mettre en place, au
profit des praticiens, des chercheurs et des planificateurs, des programmes
de formation et de recherche spécialisées de géomatique (Richards et
Croner, 1999).

En ce qui concerne la diffusion de l’information, la forme et la


représentation des résultats constituent parfois un handicap pour la
compréhension de ceux-ci par les thématiciens.
Il faudrait faire avancer ce secteur en prenant soin de respecter la
confidentialité de l’information sur la personne quand cela est requis.

 Vocabulaire de la géomatique
INTRODUCTION AU SIG

LE SIG : C’EST QUOI ET POURQUOI


DEFINITION DES SIG
La notion de système d'information (SI) est plus vaste que celle de
base de données.

Un SI peut être considéré comme la mémoire d'une organisation. C’est


alors : un système d'éléments divers (personnel, ordinateurs, logiciels,
méthodes,...) qui concourent à la production et à la gestion de
l'information spatialisée nécessaire au fonctionnement d’une
organisation

Un SIG est d'abord un Système : selon la définition des certains


auteurs, un SIG peut être caractérisé comme étant :

 quelque chose (n’importe quoi d’identifiable)

 qui fait quelque chose (activité, fonction)


DEFINITION DES SIG

 dans quelque chose (environnement)

 pour quelque chose (finalité)

 qui est doté d’une structure

 et qui évolue dans le temps

 Un SIG peut alors d’un point de vue global être envisagé comme un
système de ressources mobilisé pour répondre à une finalité donnée
dans un environnement donné
DEFINITION DES SIG

 SIG: ensemble regroupant des ordinateurs, logiciels, données


géographiques et le personnel désigné pour l’acquisition , le
stockage, la mise à jour, l’analyse et l’affichage de toute information
à référence géographique. From “Understanding GIS by ESRI”

 En d’autres termes, un SIG est un système informatique capable de


combiner les données raster (cartes, images satellites) et les
données tabulaires dans un format unique, pouvant servir de
solutions pour toute question à l’échelle spatiale

Un SIG mobilise quatre grands types de ressources :


 les ressources outils comprennent tous les dispositifs techniques

nécessités par les besoins : il s’agit bien entendu d’ordinateurs, des


logiciels (de saisie de données, SGBD, logiciels de télédétection,
plusieurs logiciels de gestion d’information géographiques, outils de
dessin, ...). , des périphériques d’entrée ou de sortie (digitaliseurs,
traceurs et imprimantes).

Les appareillages de mesure sur le terrain (GPS, théodolites, ...), des


outils non informatiques: véhicules de terrain, par exemple...
 Les ressources informationnelles comprennent l’ensemble des

descriptifs de la réalité stockées à un moment spécifique dans le


système. Il peut s’agir de datas, au sens anglo-saxon de données
brutes, saisies ou acquises à l’extérieur, ou d’informations obtenues
par des traitements plus ou moins sophistiqués effectuées dans le
Système ou importées. Le niveau d’élaboration des données peut donc
varier de la donnée brute, sans utilité définie a priori à une
information, dotée d’un sens associée au moyen d’une procédure
spécifique. Une caractéristique de la ressource données est qu’elle doit
s’auto référer. Il doit toujours être possible de savoir quelles sont les
données que contient le système. Ils faut disposer de métadonnées,
décrivant les données.
 Les ressources organisationnelles regroupent l’ensemble des
personnes impliquées dans le fonctionnement du SIG, avec leurs
compétences spécifiques et complémentaires et le mode
d’organisation qui les fait coopérer.

 Les ressources méthodes intègrent l’ensemble des méthodes,

procédures et compétences mobilisées dans le SIG pour répondre à


ses objectifs. Ces méthodes sont un type de ressources stratégiques :
elles font le liens entre les hommes, les outils et les données.
HISTORIQUE DES SIG
Les SIG constituent un domaine d’activité récent. Les débuts datent du
milieu des années 60, le véritable développement du début des années
80. C’est un secteur très dynamique. Dans un secteur déjà en
croissance, le domaine des SIG est le sous-secteur dans lequel les
perspectives de croissances restent les plus fortes. Ce dynamisme est
dû à la diversité des applications que permettent les SIG.

Le domaine des SIG constitue historiquement un domaine spécifique à


part de la géographie et de l’informatique.

Cependant, chacune de ces disciplines génère sa propre approche des


SIG. Les informaticiens contestent par exemple l’existence d’une
informatique géographique, en soulignant qu’il n’y a pas de spécificité
du point de vue proprement informatique ni dans les méthodes ni dans
les concepts.
HISTORIQUE DES SIG

Pourtant les SIG trouvent leurs racines dans un passé très lointain. Les
sociétés humaines collectent et utilisent de l’information géographique
depuis la nuit des temps, pour se repérer, compter, gérer l’agriculture et
les villes.

Les portulans, cartes, cadastre, plans sont très anciens.


La topographie, la cartographie et la géographie sont des disciplines
vielles comme le monde et bien antérieures aux SIG pour exister.

Un certain nombre de questions posées par les SIG n’apparaissent


nouvelles aux utilisateurs modernes, que parce qu’ils découvrent à
l’occasion des SIG l’utilité d’appréhender les phénomènes dans l’espace.
HISTORIQUE DES SIG

De plus certaines techniques associées communément aux SIG (comme


les superpositions de cartes par exemple) sont plus anciennes (on les
réalisait au moyen de calques).

Toutefois les SIG représentent une réelle innovation, en ce sens où ils


permettent d’automatiser certaines opérations manuelles (correction,
combinaison) qui se faisaient sur les plans et d’objectiver les analyses
essentiellement visuelles que l’on faisait à partir des cartes.
DOMAINES D’APPLICATION DES SIG
Les domaines d’application sont très divers: gestion de flottes de
véhicules, gestion de l’espace (POS, contraintes), géomarketing, gestion
des réseaux techniques (routiers, ferroviaires, eau, assainissement,
énergie,...), études d’impact des projets autoroutiers, gestion de
l’environnement, études d’aménagement régional, planification des
services d’intervention d’urgence, ...Il est peu d’activités modernes dans
lesquelles les SIG ne trouvent pas de d’utilité.
Pourtant les SIG trouvent leurs racines dans un passé très lointain. Les
sociétés humaines collectent et utilisent de l’information géographique
depuis la nuit des temps, pour se repérer, compter, gérer l’agriculture et
les villes. Les portulans, cartes, cadastre, plans sont très anciens. La
topographie, la cartographie et la géographie sont des disciplines vielles
comme le monde et bien antérieures aux SIG pour exister.
DOMAINES D’APPLICATION DES SIG
Un certain nombre de questions posées par les SIG n’apparaissent
nouvelles aux utilisateurs modernes, que parce qu’ils découvrent à
l’occasion des SIG l’utilité d’appréhender les phénomènes dans l’espace.
De plus certaines techniques associées communément aux SIG (comme
les superpositions de cartes par exemple) sont plus anciennes (on les
réalisait au moyen de calques). Toutefois les SIG représentent une réelle
innovation, en ce sens où ils permettent d’automatiser certaines
opérations manuelles (correction, combinaison) qui se faisaient sur les
plans et d’objectiver les analyses essentiellement visuelles que l’on faisait
à partir des cartes.
DOMAINES D’APPLICATION DES SIG
 Pourquoi le SIG???????

 Qu’est ce qu’il y a en cet endroit?

 Ou se trouve…?

 Comment a t’il changé?

 Quelles sont les données en relation?

 Qu’est ce qui se passera si?

1. La mise à jour des données cartographiques

2. L’édition et l’impression en temps opportun

3. L’analyse et la prise de décision


DOMAINES D’APPLICATION DES SIG
Comment combiner les données provenant de différentes sources
dans un ensemble homogène, les traiter, les analyser, prendre des
décisions afin de satisfaire des objectifs bien définis ?

• Un système d’information utilisé pour:

• l’entrée,

• la sauvegarde,

• l’extraction,

• la manipulation

• l’analyse et

• la sortie des données géographiquement référencées (données


géospatiales)

• en vue d’une prise de décision


COMPOSANTES D’UN SIG

Système
informatique
Matériel et logiciels

Données Utilisateurs
géospatiales

Cartes, images sat., photog. Conception des normes, mise à


Aér., statistiques, tables, etc. jour, analyse, etc.
SIG
EQUIPEMENT INFORMATIQUE

• Matériel informatique:
• Ordinateur(s) complet(s) performants

• Périphériques d’entrée (table à numériser, scanner,

caméra numérique, station numérique

photogrammétrique

• Périphériques de sortie (écran, imprimante, table traçante)

• Logiciels SIG et langages de programmation


SIG

LOGICIELS

Logiciels: logiciels libres et ceux sous licence

Un logiciel libre est un logiciel dont on possède le code source, et dont la


licence permet la libre rediffusion de ces sources éventuellement
modifiées.

 la gratuité n’a rien à voir avec la liberté

 Un logiciel dont le code source est disponible n’est pas forcément libre
SIG
LOGICIELS

Logiciels: logiciels libres et ceux sous licence

Le logiciel libre offre trois niveaux réels de liberté, en plus du


degré zéro offert par le logiciel propriétaire.

Degré zéro : la possibilité de lancer le logiciel.


Degré un : La liberté de modifier le logiciel pour l’adapter à ses besoins.
Degré deux : La liberté de partager le logiciel avec autrui,
Degré trois : la liberté de distribuer une version modifiée du logiciel
SIG
LOGICIELS
SIG
LOGICIELS

Présentent de nombreux avantages par rapport à la cartographie


automatique :

Capacité d’intégrer des sources très variées, dans leur contenu et dans
leur forme (statistiques, cartes, images satellitales...)

 Facilité d’accès à de grandes quantités de données et possibilité de


combiner par le traitement et l’analyse toutes les informations.

 Capacité des SIG de travailler à des échelles diverses et de passer


rapidement de l’une à l’autre dans le cours d’un raisonnement : de la
parcelle cadastrale à la commune, de la commune à la région.
SIG
LOGICIELS

Possibilité de mise à jour de l’information par renouvellement des


sources, par création de nouvelles informations à partir du SIG lui-même
(à l’issue des requêtes).

 Meilleure communication des données géographiques.


Ces logiciels sont aujourd’hui très nombreux sur le marché, cherchant à
conquérir les services publics, comme les entreprises.
SIG
DONNEES GEOSPATIALES

Réalité

Vecteur Modèle des


données
Raster

Attributs Surfac
N° Cent. N°
Rue e
Med
N° Parcelle Propr. Largeur Goudr.
Nombbre
SIG
LES AVANTAGES D’UN SIG

• Données sont maintenues dans un format standard,

• Révision et mise à jour sont plus faciles,

• Données sont faciles à rechercher, extraire, analyser et à représenter,

• Produit est valorisé,

• Données sont plus faciles à partager et à échanger,

• Productivité meilleure du personnel,

• Temps et coût sont réduits et

• Meilleure décision à prendre.


SIG
COMPARAISON ENTRE SIG ET METHODES
CLASSIQUES

CARTES SIG Méthodes classiques

Sauvegarde Standardisé et Différentes échelles et


intégré différentes normes
Extraction Base de données Carte papier, recensement,
numériques tables
Mise à jour Recherche par Vérification manuelle
ordinateur
Superpositions Réalisation Coût et temps
systématique
Analyse spatiale Très rapide Énergie et temps

Visualisation Facile et rapide Compliqué


SYSTEMES D’INFORMATION GEOGRAPHIQUE

Système
informatique
intégré

Cartes Recensement

Extraction
Vérification
manuelle
Nom: KL

Analyse spatiale:
zone tampon Analyse
manuelle

Gestion de l’information avec SIG Gestion de l’information sans SIG


SIG
FONCTIONS D’UN SIG
• Le SIG doit répondre à des questions telles que:

• Qu’est ce qu’il y a en cet endroit?

• Où se trouve…?

• Comment a t’il changé?

• Quelles sont les données en relation?

• Qu’est ce qui se passera si?

• La réponse à ces questions est donnée par les fonctions requises d’un
SIG à savoir:

• Acquisition et pré traitement

• Gestion et extraction des données

• Mesures spatiales et analyse

• Visualisation et sortie graphique des données


SIG
QUESTIONS DANS LE CADRE D’UN SIG

C’est quoi? Maison du


Coordo?

Localisée où? Zone industrielle

Le prix du
Comment a-t- terrain a
elle changé? augmenté

Université
Relation avec
proche
quoi?

Qu’est ce qui se Danger si zone


passera si? inondée
SIG

FONCTIONS DE BASE D’UN SIG

FONCTIONS SOUS FONCTIONS

Acquistion des données et Numérisation, édition, topologie,


prétraitement projections, conversion, affectation
des attributs
Gestion de la BD et extraction Modélisation, requêtes, etc.

Mesures spatiales et analyse Opérations de mesure, zone


tampon, superpositions, etc…

Sortie graphique et visualisation Transformation d’échelle,


généralisation, cartographie, etc.
SIG
SIG : SCIENCE MULTIDISCIPLINAIRE

• Cartographie
• Télédétection
• Informatique
• Topographie
• Mathématiques
• Autres sciences (sciences des sols, agronomie,
foresterie, etc.)
SIG
SIG : INFRASTRUCTURE D’INFORMATION
INFRASTRUCTURE Population,
SOCIALE cadastre, etc.

INFR. INFR.
URBAINE SIG ENVIRONEMENTALE

Police, Transport,
Ressources
etc.
naturelles,
pollution, etc.

INFR. INFR.
ECONOMIQUE EDUCATIONELLE

Connaissance en éducation
Commerce,
assistée par ordinateur
banques, etc.
SIG
SIG IDEAL

POLITIQUE OUVERTE
DES DONNEES

PROCEDURE INTER-
NORMALISATION OPERATIONNELLE

SIG IDEAL

ECHANGE DES CARACTERE


DONNEES/INFORMATIONS MULTIDISCIPLINAIRE

RESEAU
SIG
SIG : SUPPORT DE DECISION

• Planifications
• Gestion
• Politique de réalisation

En considérant: la croissance de la population, le bien


être, la santé, l’économie, la technologie, la politique
SIG
SIG : SUPPORT DE DECISION

DIMENSION HUMAINE DIMENSION PHYSIQUE

FORCES: IMPACT HUMAIN :


ACTIVITES
Population, santé et bien être, HUMAINES Développement, urbanisation,
technologie, politique, économie industrialisation, etc.

CONSCIENCE PUBLIQUE

CONSENTEMENT PUBLIQUE
CHANGEMENT ENVIRONEMENTAL :
Changement du climat, pollution, changement
PRISE DE DECISION :
du mode de vie, dégradation du sol, etc.
Gestion, Planification

BASE DE
ANALYSE ET EVALUATION PAR DONNEES
MOYEN DU SIG SUIVI PAR TELEDETECTION
CHAMPS D’APPLICATIONS

• Gestion des utilités publiques

• Gestion des ressources naturelles et de


l’environnement

• Planification

• Gestion des réseaux

• Cadastre

• Etc.
II - DONNEES GEOSPATIALES : TYPE ET
ACQUISITION
SYSTEMES D’INFORMATION GEOGRAPHIQUE

Données

Données Méta données


géospatiales

Données aspatiales
Données
spatiales ou attributs
ou données Thématiques

Base de données

Temps T1 Temps T2 Temps T3


SYSTEMES D’INFORMATION GEOGRAPHIQUE

Vecteur Raster

SIG VECTEUR SIG RASTER

SIG
SYSTEMES D’INFORMATION GEOGRAPHIQUE
SYSTEMES D’INFORMATION GEOGRAPHIQUE
SYSTEMES D’INFORMATION GEOGRAPHIQUE
SYSTEMES D’INFORMATION GEOGRAPHIQUE
SYSTEMES D’INFORMATION GEOGRAPHIQUE
Point Noeud

Segment
G
Chaîne
D
D A
Ligne

Modélisation
spatiale Polygone

Modèle : Vecteur Zone

Série de
chaînes

Géométrie Topologie
SYSTEMES D’INFORMATION GEOGRAPHIQUE
SYSTEMES D’INFORMATION GEOGRAPHIQUE
Modélisation thématique

Possède
Attributs Groupe d’objets
Appartient
Table Contient Appartient
d’attributs
Possède
ObjetA Objet B
Attributs En relation
Appartient

Point Ligne Polygone

Données spatiales
SYSTEMES D’INFORMATION GEOGRAPHIQUE

Géologie 1er étage


Sols 2ème étage
Végétation
3ème étage

Aspect 2D Aspect 3D

Temps t1
Temps t2

Temps t3

Aspect temporel
SYSTEMES D’INFORMATION GEOGRAPHIQUE
SYSTEMES D’INFORMATION GEOGRAPHIQUE
Objet
ponctuel

Objet
Modélisation spatiale linéaire
Modèle : Raster

Objet
zonal

Géométrie Topologie
SYSTEMES D’INFORMATION GEOGRAPHIQUE
META DONNEES

• Définition des entités

• Définition des attributs

• Explication des mesures des attributs ou méthodes de codage

• Méthodes et procédures utilisées pour délimiter les entités spatiales

• Information sur les sources des données, qualité, date

• Explications pour valeurs manquantes ou mesures inadéquates

• Toute autre information utile sur les données


SYSTEMES D’INFORMATION GEOGRAPHIQUE

Géologie
Sols

Végétation

Cartes forme analogique Photographies aériennes

• Levés terrain
• Rapports
• etc…

Images satellitaires
LOGICIEL D’APPLICATION

 ArcGis 10 est le logiciel de cartographie assistée par


ordinateur de dernière génération. Il vient après les
versions ArcGis 9, 9.1, 9.2 et 9.3

 Des améliorations y ont été apportées à plusieurs


niveaux:

1- de l’icone du logiciel
2- l’interface graphique
3- la disposition de la barre des menus et des outils
4- des nombreux modules innovants en analyse
spatiale et en traitement d’images
LOGICIEL D’APPLICATION

 ArcGis 10 tout comme toutes les versions antérieures


dispose de plusieurs niveaux de licence:

 La licence fixe
 la licence flottante

ces licences sont bien pour la version Arcview que pour la


version Arc Info

NB: ArcGis 10 avec la licence Arcview dispose de peu


d’extensions que la version ArcInfo et ne peut effectuer
que quelques tâches
LOGICIEL D’APPLICATION

 ArcGIS Desktop est la solution commerciale la plus


courante dans le monde SIG. Elle est disponible à trois
niveaux fonctionnels ou niveaux de licence: ArcView,
ArcEditor et ArcInfo

 ArcView offre des outils de cartographie, d’utilisation des


données, d’analyse et de visualisation, accompagnés de
fonctions de mise à jour et de géo traitement simples.

 ArcEditor propose des fonctions de mise à jour avancée


pour les fichiers de formes et les géodatabases, en plus de
toutes les fonctions d’ArcView.
LOGICIEL D’APPLICATION

 ArcEditor permet également d’administrer et d’utiliser des


géodatabases ArcSDE dans Microsoft SQL Server
Express.

 ArcInfo est le fleuron des applications regroupant


l’ensemble des fonctions

 ArcGIS Desktop. Tout en reprenant les fonctionnalités


d’ArcView et d’ArcEditor, il y intègre

le géo traitement avancé. Il reprend également les anciennes


applications d’ArcInfo
LES DIFFERENTES COMPOSANTES

 ArcGIS Desktop comprend une suite d’applications


bureautiques intégrées : ArcMap, ArcCatalog, ArcToolbox
et ArcReader..

 ArcMap est la principale application d’ArcGIS pour toutes


les tâches de cartographie et de mise à jour ainsi que
pour les requêtes et les analyses basées sur des cartes

 ArcCatalog offre une vue intégrée et unifiée de tous les


fichiers de données, géodatabases, cartes, globes et
services SIG. Il permet également de documenter et gérer
les métadonnées.
LES DIFFERENTES COMPOSANTES

 ArcToolbox contient les pierres angulaires de l’infrastructure


de géotraitement ArcGIS utilisées pour l’automatisation des
tâches et l’analyse spatiale.

 ArcReader est un visualiseur de carte et de globe pouvant


être distribué gratuitement à de nombreux utilisateurs.

 ArcGIS Desktop peut également être étendu en achetant des


extensions facultatives offrant des fonctions spécialisées
comme l’extension Spatial Analyst qui ajoute une fonction
de géotraitement et de modélisation raster, l’extension Image
Analysis pour le traitement de base de données raster ou
l’extension 3D Analyst qui offre de nombreuses fonctions
SIG et applications de visualisation 3D.
LES DIFFERENTES COMPOSANTES

Autrement dit, ArcGIS permet :

 De créer des couches d’informations et les superposer


selon le besoin de l’utilisateur.

 De faire les mises à jour d’une base de données

 Superposer les coordonnées des points collectées a


l’aide du GPS, faire l’analyse spatiale etc.….
LES DIFFERENTES COMPOSANTES

Il utilise l’interface windows composé des menus et des Outils

dont la grande partie est stockée ou installée sous forme

d’extensions dans Arctoolbox. L’interface d’ ArcGIS dispose

d’une zone de travail pour l’utilisateur appelée « Vue »

Les fenêtres ArcGlobe, ArcScene et ArcReader permettent

d’afficher, de visualiser les couches d’informations et surtout

les Rasters.
LES DIFFERENTES COMPOSANTES

 A l’aide de ces trois applications, l’on peut effectuer toutes


les tâches SIG, de la plus simple à la plus avancée, y
compris la cartographie, la gestion des données, l’analyse
géographique, la mise à jour des données et le géotraitement
LE FORMAT DE DONNEES SPATIALES
ESRI

 Les principaux formats de données spatiales avec


lesquelles nous travaillerons sont les shapefiles (données
vectorielles), les rasters (données images) et les
géodatabases (base de données relationnelles)

 La gestion de tous ces formats de données spatiales


nécessite l’interface d’ArcCatalog.
Parce que les fichiers spatiaux sont complexes,
ArcCatalog doit être utilisé pour les
copier, déplacer, etc.

afin de ne pas perdre de fichiers constitutifs.


LE FORMAT DE DONNEES SPATIALES
ESRI

 . shp stocke la géométrie de l’entité


 .shx stocke l’index de la géométrie de l’entité
 .dbf stocke la table d’attribut
 .avl stocke la légende
 .prj stocke la projection
 .sbn et .sbx stockent l’index spatial de l’entité

RASTER
 tif contient l’image
 .aux le système de référence géographique
 .rrd les couches pyramides
 .xml les métadonnées
ARCCATALOG
Exploration des données spatiales

ArcCatalog est la fenêtre ou la


composante d’ArcGis qui permet a
l’utilisateur de créer tous ces
fichiers qui seront mis à jour dans
ArcMap
ARCCATALOG

C’est dans cette interface, que l’on


d’attribue ou change les références
spatiales à une couche d’informations,
CREATION DES FICHIERS DANS
ARCCATALOG

Tous les fichiers éditables


dans ArcMap se créent
dans la fenêtre
ArcCatalog.

Ainsi pour y parvenir aller


à:

File

New Shapefile
CREATION DES FICHIERS DANS
ARCCATALOG

 Dérouler le menu « Feature


type » et choisir l’entité
correspondante à votre
guise et lui attribuer un
nom

 Ensuite aller
à Edit et
ajoutez y les
références
spatiales
selon votre
zone d’action
INSERTION DES REFERENCES SPATIALES
DANS ARCCATALOG
INSERTION DES REFERENCES SPATIALES
DANS ARCCATALOG

Les références peuvent


aussi être importées
d’un fichier existant
INSERTION DES REFERENCES SPATIALES
DANS ARCCATALOG

Cliquez sur Add


INSERTION DES REFERENCES SPATIALES
DANS ARCCATALOG
INSERTION DES REFERENCES SPATIALES
DANS ARCCATALOG

Fichier crée avec références spatiales

Il en est de même pour la création des bases de


données personnelles. Il faut d’abord créer les
différentes couches d’informations puis les
importer dans la base de données.
CREATION D’UNE GEODATABASE DANS
ARCCATALOG
PRESENTATION DE L’INTERFACE ArcMap

Barre de
Barre de menu
tâches
Boîte
d’outils
PRESENTATION DE L’INTERFACE ArcMap

Barre de
Barre de menu
tâches
Boîte
d’outils
MISE A JOUR DES DONNEES DANS
ArcMap
Les opérations de mise à jour
des données se font à
l'aide d'une barre d'outils
"Editeur".

L'ajout de nouvelles entités est


considérablement simplifié
grâce à l'utilisation des
modèles d'entité (Feature
Templates) qui définissent
les informations
nécessaires à la création
des entités (libellé de
l'objet, outil de saisie par
défaut, attributs à mettre à
jour, valeurs par défaut,
symbologie, …) et
permettent ainsi une
approche thématique des
objets de l'utilisateur.
MISE A JOUR DES DONNEES DANS
ArcMap