Vous êtes sur la page 1sur 58

EE L ' E N V I R O N N E M E N T

M I N I S T E RD
Dir ectionde I' Eauet de la Pr év enti on
des Pollutionset des Ri s ques
Ser vicede l 'Eau

BRGM
['ENTNSPRIgE AU SENY|CED€ IA TERRE

Pub\\c
docurne$t

méthodesde dépollutiondes sols


et des eaux polluésPar les métaux

A. Lallem and- Bar r ès

février 1993
R 36 682

BRGM
solet sous-sol
Services
DirectionTechnique
d e l' lngénier iede I' Envir onnem ent
B.P.6009- 45060 ORLEANS CEDEX2 - France
Té1.: ( 33138' 64.34.34
t
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
I
RÉsuvrÉ
I
I
I Le présentrapport, édifié sur créditsdu Ministère de l'Environnement,passeen revue les
diversesméthodeset techniquesde dépollutiondessolset eauxpolluéspar les métaux.

I La sélection d'une techniquese fera en fonction de différents critères, notammentde


I'importancede la pollution, de la concentrationen élémentstoxiques,de la spéciationdes
contaminantset descaractéristiques hydrogéologiquesdu milieu'

I Pour les sitesdont la réhabilitationn'est pas possible,on envisagerale confrnementassocié


éventuellement à de la solidification.

I la solution
Pour les sitesà dépolluer,le lessivageavecextractiondesmétauxestactuellement
la plus recommandée, hors site, sur site ou in situ de préférence.

I Pour le traitementdes eaux polluéespar des traces de métaux lourds, l'adsorption sur
sontdestechniquesprometteuses.
minéraux,ou l'adsorptionsur micro-organismes,

I
I
I
I
I
t
I
I
I
I RapportBRGMR 36682 ENV-45-93
I
t
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
I
Sonttnaarne
I
I 1 . I N T R OD U C T ION .......... ........6
2.cÉNÉRALrrÉs - nepp8t.s.............. .........
8
I l. uÉnropps p'ÉtImNATIoN
:.r. rraÉnrooEs
DELApoLLUtIoN
AppLrcABLEs AUxsot-ssxcevÉs............
UMeUEMEIIT
ts
DUsol..................................
t5
3.1.1.Traitement ......... 15
I LZ. rrlÉrnoorsAppLrcABLEs
3.2.1.Lessivage
thermique.

- Extraction
ts
rNsrTUETsuRsoLSEXcAvÉs.................
...... l8
3.3. MÉTHODES APPLICABLES IN SITU..... ...........25
I 3.3.1.ÉIectro-cinétique
3.3.2.Procédés biologiques
ou électro-restauration.......... ...........25
......... 30
4. MÉTHODESD'IMMOBILISATIONDE LA POLLUTIONDANS LE SOL...................34
I 4.1. MÉTHODESAPPLICABLES IN SITUOU SURSOLEXCAVÉ............,,,..,..34
4 . 1 . 1 .S o l i d i f i c a t i o n . . . . . . . . . . . . . , . . , , .3 4
4 . 2 ,M É T I { O D E S A P P L T C A B L EI N S SITU........... . . . . . . . . . . . . , . . . . , . . .3, 9,
I 4.2.1.Stabilisation
4.2.2. Immobilisation
partraitement
par procédéphysique
chimique...-... .........,.."...'. 39
...'.. 40
4.2.3.Consolidation parlesvégétaux.. ""'..'..... 41
I 4 . 2 . 4 .v i t r i f i c a t i o n . . . . . . . . . . . . . .
4 . 2 . 5 .C o n f i n e m e n t . . . . . . . . . . . .
. . . . . .4 2
.'.".. 43
5. MÉTHODESDE TRAITEMENTDES EAUX POLLUÉTSPEN LES MÉTAUX............ 47
I s . l .P R o c É DnÉusv s t q u E s . . . . . . . . . . . . . .
5 .1 .1S n rrésines
. o rp ti osu
. . . . . . . . . . . . . .4. 7. . . .
....... ..47
48
5 .1 .2S
. o-U
mtiO1osu
nOCrminér aux
IQUES................. .....' .......' ..........
I P
5 .2 . R OC É D É S
6 . C O N C L U S ION ............
s0
.......... ..
....... ..55
......56
7 . BI B L IOGR A P H IE ...........
I
I
t
T
t
I
t RapportBRGMR 36682 ENV4S-93

I
I
Méthodes de dêpollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I

I
Usrr DEsFrcuREs
I
I
I Figure I - Four à cycloneBabcok& Wilcox
I Figure 2 - Schémad'un systèmede lessivage
Figure 3 - Coupesverticaleet horizontalede la pollution du sol par du Cd
I Figure 4 - Coupedu systèmed'infiltration et de retrait
t Figure 5 - Schémade l'usine de traitementde I'eau
Figure 6 - Cd dansle percolatdu compartimentIII
I Figure 7 - pH et Cd cumulédansle percolatdu compartimentIII
I Figure 8 - Mise en placedestubages- MéthodeHolzmann
Figure 9 - Injection- Pompage- MéthodeHolzmann
Figure l0 - Quelquesrésultatsde traitementpar extractionsur des sots poltuéspar métaux
I
t lourds
Figure I I a -Mise en placed 'unebarrièreélecuo-cinétique en sol.peuperméable
-
Figure I lb Mise en place en sol très perméable
d'une barrièreélectro-cinétique
I
I Figure 12 - Schémad'une unité de traitementsur le terrain
Figure 13 - Résultatsd'essaissur le terrain
I Figure 14 - Dépollutiondu site de Loppersum
I Figure 15 - Schémadu procédéSeikopour solidificationin situ
Figure 16 - ProcédéSoliditech- Equipementpour traitementpar solidification
I Figure 17 - Séquences de la vitrification in situ
I Figure l8 - Type de couvertureutiliséeà Bochum(Iloekstraet al.)
Figure 19 - Prototyped'appareilAlgasorb

I
I
I
I
I
I
I
I RapportBRGMR 36682 ENV-45-93
I
t
Méthodes de dépollution des so/s et des edux pollués par les métaux
I
I
Lrsre DEsTABLEAUX
I
I
Tableau I - Niveaux-guidesd'appréciationde la pollution du sol aux Pays-Bas(d'après
I Moen et al., 1985)
Tableau 2 - Projet de normeshollandaises1990
Tableau 3 - Valeursindicativespour les métauxdansles solset relativesà l'utilisation et au
I niveau de protection recherchésen Allemagne(d'après Eikmann et Kloke,
1991)
Tableau 4 - Critèrespour les différentst]?es d'utilisationdu sol en Allemagne
I Tableau 5 - Valeursstandardpour la pollutiondu sol au Japon(d'aprèsS. Kakizaki)
Tableau 6 - Teneurslimites en métauxen we de l'épandageagricolede bouesde stations
d'épurationurbaine
t Tableau 7 - Textureet caractéristiques
-
de diverst]?es de sols agricoles
Tableau E Concentrationde métauxlourds dansles différentssols expriméeen kg de sol
secà l'air
I Tableau 9 - Valeurs limites des concentrationsen métauxdans les eaux destinéesà la con-

-
sommationhumaine(enFrance)
Tableaul0 Résultatsobtenuslors du traitementpar extractionen usine(Heimhard)
I TableauI I - Résistanceaux métauxde différentesplantesen Europe, selon différentesex-

-
périmentations
Tableau12 Décontamination de résidusstérilesd'une fonderiezinc-cadmium@rnst)

I Tableau13 - Décontaminationde champsagricolesanciennementapprovisionnéspar des


bouesd'épuration@rnst)
Tableau14 - Concentrations en métauxdansles sols non traitésde Douglassville

I Tableau15 - Concentrations en métauxdansles lixiviats


Tableau16 - Choix des banières imperméablaspour le confinement
Tableau17 - Mesuredescapacitésdu MRM pour quelquesmétaux

I TableaulE - Mécanismes de frxationdesmétauxpar les bactéries


Tableau19 - Adsorptionsélectivedesmétauxlourdspar les bactéries
Tableau20 - Adsorptionsélectivedesmétauxlourdspar les levures

I Tableau2l - Adsorptionsélectivedesmétauxlourdspar les champignons


Tableau22 - Adsorptionsélectivedesmétauxpar les Actinomycètes

I
I
I
I
I RapportBRGMR 36682 ENV4S-93

I
I
I Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
t

r 1. lrurnoDucTloN

I
Les méthodesde traitementdessolspolluéspeuventêtrediviséesen deux catégoriesprincipa-
l les:

O Méthodesdestinéesà limiter ou à empêcherla propagationde la pollution à I'environne-


- ment immédiat.
I
@ Méthodesdestinéesà élirninerla pollution.

I Parmi les méthodes,on distinguetrois grandstypesde techniques,le premierétantl'excava-


tion du sol avectraitement"on site" (en surface)ou "off site" (dansuneusinede traitement).

I' Du fait descotts élevésde l'excavation,du stockageet du traitementdu sol pollué, l'excava-
tion ne doit être envisagéequepour de petitesquantités; pour des volumesplus importants,
en toxiquestrès élevées.
elle est à réserveraux solsà concentrations
I
I Un deuxièmetype de techniquesest formé par les techniquesd'encapsulationdu site pollué.
I Cettetechniqueest moins chèreque l'excavationsuivie d'un traitement,mais elle restecoû-
teuseet surtoutson effet estlimité dansle temps.
I
Une troisièmecatégoiiede techniques,qui esttestéeet déjàutilisée,estforméepar les techni-
I quesde traitementin situ, qui connaissent
un développement considérable, aussibien pour les
r solspolluéspar despolluantsorganiquesqueles solspolluéspar desmétauxlourds.

I Parmi les techniquesutiliséespour le traitement"on site" ou "offsite", donc sur sol excavé,
r on trouve :

| -iïlï,li:ilï:n:ïî".îi"*
- le strippingà I'air et à la vapeur,
I - le traitementchimique,
r - le landfanning,
- le traitementbiologique.

I Parmi les techniquesde traitementin situ, on distingue:

- l'extractionpar lessivage,
I
I - l'électro-réhabilitation,
- le strippingà I'air et à la vapeur,
- le traitementbiologique,
|

I
RapportBRGMR 36682 ENV4S-93 6
I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués pat les métaux
I

I
t
I Cr
Co
100
20
250
50
800
300
20
20
50
50
200
200
Ni 50 100 500 20 50 200
I Cu
Zn
50
200
100
s00
500
3000
20
50
50
200
200
800
20 30 50 l0 30 100
I AS
Mo
Cd
10
1
40
5
200
20
5
I
20
2.5
100
l0
20 l0 30 150
I Sn
Ba
Hs
200
0.5
50
400
2
300
2000
l0
50
0.2
100
0.5
500
2

l Pb 50 150 600 20 50 200

- B : Valeurindicativepourlaquelleuneétudeplusdétailléeestné-
A : Valeurde référence
-
cessaireC : Valeurindicativepourunedépollution
I

rabreau .,;l.il*'i}:l"trï:"1ïJion dusorauxpavs-Bas


r - Niveaux-g'"* (1e83)
I

I
I Cr 100 250 E00 I 50 200

t Co
Ni
Cu
20
35
36
50
100
100
300
500
s00
20
t5
l5
50
50
50
200
200
200
I Zn
As
140
29
500
30
,!0
3000
50
150
l0
200
30
800
100
Mo t0 2W ) 20 100
I cd
Sn
0.E
20
5
50
20
300
1.5
t0
2.5
30
l0
150
Ba 200 400 2000 50 100 500
I Hg
Pb
0.3
85
2
150
l0
600
0.05
20
0.5
50
2
200

I étude- C : Nécessiteune
A : Niveaudebase-B : Nécessiteune actioncurative

I Tableau2 - Projet de normeshollandaises


1990(valeursindicativesen France)

I RapponBRGMR 36682 ENV-45-93


I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
I auxquelless'ajoutentles techniquesde préventionde propagationde la pollution, tellesque :
.-
I - la stabilisation/solidification,
le confinement.

t Toutesles techniquesne sontpasapplicablesà tous les polluants,c'est le casdu strippingpar


exemple,qui s'adresseaux produitsvolatils.

r Dans le cadre de ce rapport, nous ne nous intéressonsqu'aux techniquesde traitement des


sols et eauxpolluéspar des métaux.Le.sméthodesde dépollutionapplicablesaux polluants
I organiquesont fait l'objet de précédents rapportsQ, 24). Les techniquesapplicablesaux mé-
I taux sont : I'extraction,la flottation, le traitementthermique,l'électro-restauration,
la stabili-
sation,la consolidationet le confinement,

I On développeradavantageles méthodesin situ promises à un développementdans le futur


proche.

I En effet, les méthodesde traitementin situ présententun certainnombred'avantagasmais


dépendent,pour leur miseen oeuvre,descaractéristiques physiquesdu milieu :

I - investissementet cott limités,


- peud'appareillagenécessaire,
I - éliminationdu polluant,
I - moinsd'influencesur I'utilisationdu sol pour constructions,et sur les constructionsexistan-
tes,
- bien adaptéespour les sitesimportantsà faible pollution,
I
- moinsdangereuses pour les résidentsprocheset les personnes qui dépolluent,
I
- succèsrapideau débutde l'opération.

I A noter cependant quecesméthodesne sontutilisablesqu'en milieu perméable.Elles nécessi-


tent un milieu gazeuxou liquide pouvantêtre innoduit et retiré du sol. Elles présententquel-
I quesinconvénients:
I
- duréelonguedesopérations,
- deseffetssecondaires peuventapparaltreet doiventêtre examinés,
I
- les additift et lea produitssecondaires
forméspeuventêtre nocifs et nécessitent
un contrôle
t
permanent.
I
Remarqte : Les méthodesdéqites sont cellesqti sont utiliséesm Europe et ow Etats-Unis.Les résub
I tatsprésentéssont issusdepays énangen; en elfei ks publications d'aemples de cas traités
en Fmnce sont encoreinqistantes.
I

I
I
t RapportBRGMR 36682 ENV4S-93

I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les mêtaux
I
t
I - RAPPELS
2. GÉruÉnALrÉs

I La pollution du sol est la présenced'élémentsdus à I'activité humaine,à des teneursdépas-


sant cellesdu bruit de fond, et présentantdes risquespour les utilisateursdu sol ou des res-
t trictions de sonutilisation-

Le risque résidedansles effetssur la santé,si le polluantentredansl'eau souterraineou est


I adsorbépar les plantes.Ce risqueexisteégalementau niveaudesbâtimentset desstructutres,
lié nogmmentau problèmede corrosion.

I L'approchehollandaiseestde considérerun sol 'sain" lorsqu'il estutilisablepour tous usages


et utilisateurs.Le tableauI indiqueles niveaux-guideshollandaisétablisen 1983par I'Inte-
rim Soil SanitationAct. Cesvaleursn'ont pasvaleurde normesen France,mais sont souvent

I reprisesen Europe et en Amérique du Nord. Elles sont à manier avec précaution,car en


France,dansde nombreuxendroits,la valeur naturelleen certainmétauxdépasseles niveaux
A et B de ce tableau.

I Cettenormehollandaisea fait I'objet en 1990d'un projet d'avenantportantsur desmodifica-


tions des valeurs de base, destinéesà mieux repr*enter les concentrationsnaturellesdes

I fondsgéochimiques (ubleau2).

Les Allernandsont, par ailleurs,rédigédeslistescomptetenu de l'utilisation du sol (tableaux

I 3 et 4).

Dansle tableau5, on donnedesvaleursstandardutiliséesau Japonpour demanderun traite-

I mentdu sol.

Le tableau6 donneles teneurslimites en métauxà ne pas dépasser,en vue de l'épandage

t agricolede bouesde stationd'épurationurbaine.

Enfin, dansles tableaux7 et 8, on présenteà titre de comparaisonles teneursnaturellesdans

I différentssols agricoles.

Etant donnéquela dépollutiond'un site contaminéenglobele plus souventà la fois le sol non

I saturé et la nappe sous-jacente,on rappelle dans le tableau9 les normesdans les eaux
souterraines.

I
I
I
I RapportBRGMR 36682 ENV4S-93
I
T
Méthodes de dépolluion des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
I
I
t N ET.EMENTgTYPED'UTI[l SATION Ar Be cd Cr Cu HS Ni Pb Sc TI Zn

t 0 d urilisarion
Possibilué mulufoncrionnelle

Tcrains dc jeux d cnlanrs


I

ll
20

?0
I

I
I

2
s0

50
50

50
0,5

05
40

40
100

200
I

J
0,5 l-s0

300

I ) Jardins
DI

II
50

40
5

l
l0

2
50

100
'rqn

50
l0

2
?00

80
1000

300
1n

.\
t 0 1000

: 300

I 3 Tcnainsdc sponcr sades


III

ll
EO

35
5

I
5

2
3s0

150
200

100
n 200

n ( r00
1000

200
l0

5
l0 600

: 100

I 4 Palcsct espaccsverts,surfacespaurrcs
n
ll
90

40
t ( 5 3s0

r50
300

100
10

5
:-s0

1m
1m0

500
:0

IO
:0 :m0

1000

I 5
cn végétrion cr non aménagécs

Tcneinsindustricls,
zonesd âcrivirés
lll

II
80

50
l5

5
l5

l0
600

200
600

300 l 0
t5 as0

200
1000

1000
50

l5
30 3000

l0 1000
')n
I 6
ct zonesdestockage
nonamÉnagées

Tcnainsindustricls.zonesd'activitÉsct
lll

u
r50

50
l0

l0
20

l0
E00

100
1000

500 l0
500

200
1000

1000
70

t-s
JU 1000

1 0 1000

I zoncsdc stockagcaménagécs
dc vététâlion
ou couvcnes
NI 100 :0 t0 800 20m 5 0 500 t000 7D 30 1000

t agricolcs,
Surfacc
cr dc lé8umcs
cuhures
de fruirs ll
lll
40
50
l0
:0
)
5
200
500
50
2m
l0
J()
100
200
5m
lm0
5
l0
:
l0
_100
é00

I E non agricolcs
F:rosysrÈmcs ll
lll
40
60
l0
æ l0
5 100
500
50
300
l0
50
100
?00
1000
tm0
(
t0
1

l0
300
600

I
l
I Tableau3 - Valeurs indicativespour les métaux(en mg/kg de terre sèche)dansles sols
et relativesà l'utilisation et au niveaude protectionrecherchés
en Allemagne
(érablien mai l99l)
I (d'aprèsEiksrnnnet Kloke, l99l)

I
I RapportBRGMR 36682 ENV4S-93 10

I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
t
I
I NO CRITEREV GROUPE CONDITIONS NATI'RT EPilSSEUR
DU SOL
I TYPED'UTII.JSATIOÏ.ù D'UTILISATION D'ABSORPTTON DU SOL

I Tenain de ieux d'enfants Petitsenfants Orale Bac à sable


el accompâgnaleurs et el enl oul s 35 cm

I Judins Enfanlset adultes Orale


sansr'égétation

Plate-bandes,

t Par inhalation zonespauïles


en végétati on
3 5c m

Terrains de sport et stades Adolescrnts Par inhalation Alre sans

I
J

et sportrfs r'égélation l 0 cm

4 Parcset espactsverts, Adultes Par inhalation Zonespauvres

I surfacrspauvresen r'égétations
et non aménagées
et enfants Orale en \'égétation
non aménagées
l0 cm

t 5 Tenainsindustriels, Aduttesdansleur Par inhalation Zonessarrs


el destockege
zonesd'actiçités r ie professionnelle E au r'égétation 10cnr
nonaménagées non aménagées

I 6 Tenainsindustriels,
zonesd'activitéset de sloclage
aménagées ou couverlesde r'ég,étation
Adullesdansleur
vie professiorurelle
Eausouterraine'
(Pu inlalation)
Eau
Zoneavec
végélation
et aménagées
Jusquà
35 cnt
selon

I
l'emplacement

7 Surfacesagricole,culturesdc fruhs Pl a nt Orale Zone agricolc Humus


el de légumes c h ai nesal i mentai res Plantes Zone maraichère j usqu'à

I humaineset animales Verger 35 cnt

I I non agricoles
F-cosystèmes Eausouterrainc
t
Oralc
P rai ri e

Fotêts,bois,
l 0 cnr

C ouchc
Planlcssau\eges Eau fiichesagricoles, superficielle

I el forestières Plantcs zonenal urel l cs j usqu'a50 cm


selonla
du
cons t ir ut ion

I lcltatn

I *S'il y a suspicionque la pollution du sol dépasse


d'analyserla totalitéde la zonedrainable
l'épaisseurindiquéeci{essus, il convient

I Tableau4 - Critèrespour les différentstypesd'utilisationdu sol en Allemagne

I
I RappottERGMR 36682 ENV4S-93 11
I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
t
T
I
I
I
I > 5 ms/ks(> 0.1

I Tableau5 - Valeursstandardpour la pollutiondu sol au Japon(d'aprèsS. KakizakD

I
t
t
I
I
t * Termesupérieurd'une fourchette

I ** Le séléniumn'a pasétépris en compteau niveaueuropéen

I Tableau6 - Teneurslimites en métauxen we de l'épandageagricolede boues


de stationsd'épurationurbaine

I (Source: ANRED - La vdorisationagricoledesbouesde stationd'épurationurbaine,Cahier


Technique, n'23, 1978)

I
t RapportBRGMR 36682 ENV-45-93 12
I
I
Méthodes de dépollution des sols et des eaux pollués par les métaux
I

t
I
t p.c.sable %'6 91,2 28,4 r.8,7 3t,4 L2,6

I p.c. limon
p.c, argile
415
1r9
6,7
\T
60,1
11,5
67,3
14,0
47,9
m,'7
41,8
45,6
7,75
PH-H?O 550 6,25 6,É 5,ffi 7,94

I CEC (meq/100g)
p.c.c
p.c. Fe7O1
4,9
L,7
0,09
7,2
4r
o,r7
10,0
1,5
0,52
9,9
t2
0,51
LZ6
L,L
0,53
u,2
2,0
0,2I

T p.c. Al2O3 0,30 0,30 0,12 0,13 0,09 0,r4

t Tableau7 - Textureet caractéristiques


de diverstypesde sols (l) à (6) agricoles

I
I Fe
Mn
.T

mg &
1.7 3.7
88
12.6
350
t4,2
420
1E.8
340
27.2
485

t Zn
Cu
cd
mg
mg
mg
l8
8.2
0.28
3l
6.7
0.43
5l
11.8
0,33
45
1l.l
0.40
48
l l,E
0.r2
90
25.4
0.20

I Ni
Pb
mg
mg
2-5
20
1.0
t4
9.8
2l
14,6
l9
20.0
20
24.6
28
Hs mg 1 .3 3 3.96 0.61 l.(H 0.06 0.04
t Co
Cr
mg
mg
1.1
7.8
1.7
8.1
7.9
24.4
9.9
24.1
10.6
39.6
l3.l
46.6
As mg 4.7 5.1 5.3 5.6 12.9 6.8
I Mo
v
mg
mg
0.E2
12
1.38
20
4.35
51
5.20
42
t,42
56
3.14
66

I TableauI - Concentrationde métauxlourds dansles différentssols(l) à (6) expriméeen kg


de sol secà l'air
t (Source: Willaen et Verloo, 1988- L'accumulationdesmétauxlourdsdansles légumes.
Agricontact,n' 197)
I
I
I RapportBRGMR 36682 ENV4S-93 13
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux

Tableau9 - Valeurslimites desconcentrations


en métauxdansles eauxdestinées
à la consommationhumaine(enFrance)

(Source: Décretn" 89-3du 3 janvier 19E9)

RapportBRGMR 36682 ENV4S-93 14


I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
I
I DELApoLLUTtoN
3. MÉrnoDEsD'ÉLrMtNATtoN DUsoL

I
I S.T. IUÉTHODES
APPLICABLES AUX SOLSEXCAVÉS
UNIOUEMENT

t 3.1 .1. Traitementthermique

I Le traitementthermiqueestutilisé depuisde nombreusesannéespour dépolluerdessols con-


taminéspar des polluantsorganiques.Des usinespilotes sont opérationnelles
aux Pays-Bas,
en Allemagne,Suisseet aux Etats-Unis.Cettetechniquea été longemps considéréecomme

t inapplicableaux solspolluéspar les métauxlourds,notammentpar les Hollandais,

On note cependantun essai réalisé par les entreprisesDeutag (Allemagne)et Von Roll

I (Suisse)sur solspolluésà la fois par polluantsorganiqueset métaux(36).

Des compagnies américaines ont récemmenteffectuédestestsd'applicationde cettetechnique

I pour les métaux,en usinepilote.

Bien que cettetechniquenousparaissetrès lourdesi l'on esten présencede métauxseulement


(excavation,nécessitéd'une usine,puis stockagedesrésidusde traitement,donc cott élevé),
I considéréepour des sols très contaminésà la fois par des pol-
elle peut être éventuellement
luantsorganiqueset par desmétaux.

I Nous présentonsdeux technologiesrécemmentmisesau point dans le cadrede l'évaluation


dessites(Superfund)avecI'EPA (Agencede Protectionde l'Environnement)aux Etats-Unis.

I 3.r.1.1. Réacteur de flamme (10\

I O Principe

t Le réacteurtraite les sols par un gaz réducteurà une températuresupérieureà 2fi)0'C. Ce


gaz est produit par la combustionde fuels d'hydrocarbures,solidesou gazeux,dansun air
enrichi en oxygène.Dansun réacteurcompact,les matériauxréagissentrapidement.Les pro-
duits finaux sont une scorienon lixiviable (semblableà un verre), un oxyde recyclable,enri-
I chi en métauxlourds, et un alliagede métaux.La réductionde volume pour passerdu sol
initial aux produitsfinaux dépenddespropriétésphysiqueset chimiques.Les métauxvolatils

t sont capturésdansun collecteurde poussière; les métauxnon volatils se condensentsous


forme d'alliagefondu.

Les tracesrestantesde métauxsont inclusesdansla scorie.Les polluantsorganiquæsont dé-


t truits à cettetempératureélevée.

I RappottBRGMR 36682 ENV4S-93 15


I
T
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
t
t
I Le procédéimplique que les déchetssoientsuffisammentsecs(5 % d'humiditétotale) et suf-
fisammentfins (< 200 mesh)pour réagir rapidement.

I @ Applicabilité

La techniques'appliqueaux sols, boues,scories,contenantdesmétauxlourds.

I Le procédéa ététestésur desdéchetscontenantdes métauxmais, en 1991,il n'avait pas en-


core ététestésur les solsdu Superfund,

t O Etât de la technique

t Le prototypefonctionnecourammentdansuneusinede Pennsylvanie
à 3 tonnes/heure.
Il est envisagéde fabriqueruneusinemobile.
avecune capacitéde 1,5

I (D Résulaats

Pour le test, 72 tonnesde matériauxont été traitées,On donneci{essous des résultatspar-

I tielsobtenus.

I 1010- 1130

I 380-512

9560G.111000 29100-31800
I
I Concentrations
en métauxdansles déchetsentrantet sortant

t Cettetechniqueestdéveloppée aux Etats-Unispar HorseheadResourceDevelopmentCo. Inc.


et n'en est qu'au débutde sondéveloppement.

I
3.1-1.2. "Four à cyclone" (t0)
I O Principe

I Cette techniques'appliqueaux déchetscontenantà la fois des polluantsorganiqueset des


métaux.Les métauxlourds sont retenusdansune scorienon lixiviable, et les composésor-
ganiquessont vaporiséset incinérés.

I Les solstraitésressemblent commeles produitsfrnauxde la vitrification.


à desobsidiennes,

I RapportBRGMR 36682 ENV4S-93 16

I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
I
I Le four horizontalest conçupour destempératures de gaz supérieuresà 1665"C.Le gaz na-
turel et I'air de combustionprimaire, préchauffé(430'C), entrenttangentiellement
au four.
L'air secondaire(430"C), Ie gaz naturelet le sol sont introduitségalementtangentiellement
I au cylindre(Fig. 1).

I Eln socondahe

I slr F,|rrEho

gez natmel

I
ool
ôlF toFLlalre
g8z netl.rel

I bruletf en qlrele

I lnt6r'lelf .
d: fotn

SgorgTh cyllnôeà cyolar


plè96è ecôFlo

t
o€ Scor'16€

I
r.6ssvolFd'ôxllnctlon dôBEcoFlos

I Figure I - Four à cycloneBabcock& Wilcox

I Les tourbillons mélangentl'air et le fuel. Le sol sec est retenusur les parois par la force
centrifuge; il fond et retient une partie desmétauxlourds.Les organiquessont détruitsdans
I la couchede scorie fondue.La scorie est expulséedu four et est plongéedans un réservoir
remplid'eau,où elle se solidifieen matériauvitrifié non lixiviable.Unepetitequantitéde sol
sort sousforme de cendreet estrecueilliedaru un collecteur.
I O Applicabilité

t Cette techniquepeut etre appliquéeaux boues,sédimentset sols contenantdes organiques


volatils et non volatils et des métauxlourds. Commela vitrification est considéréecommela
meilleuretechniquepour les déchetscontenantAs et Se, cenetechniquepeut etre applicable.
t O Etat de la tedrnique

I de la compagnieBabcocket Wilcox (Ohio).


Le four a ététestéau centrede recherches

I RapportERGMR 36682 ENV4S-93 17

t
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux

t
I
@ Résultats

I Un sol contenant?fi)0 ppm Pb, lfiX) ppm Cd, 1500ppm Cr a êté trlaité.Les concentrations
de cespolluantsdansle sol vitrifié étaientde 0,19, 0,12 et 0,08 mg/l respectivement.
La

I capturedesmétauxlourds dansla scorieétait estiméeà 8-ll Vopour Cd, 24-35 % pour Pb,
et 8G95 % pour Cr.

t
I 3.2. MÉTHODES
APPLIGABLES
IN SITUET SURsoLS EXcAVÉs

I 3.2.1 . Lessivage - Extraction

I 3.2.1.1. lnondation du sol (10)

O Principe
I Le principede la méthodeest I'extractiondespolluantspar lessivage du sol polluéavecde
I'eau contenantou non desadditifs,tels quealcalinsou acides.L'eau polluéedoit ensuiteêtre
I uaitée. La méthodeestdécriteici danssonapplicationin situ.

Les polluanssontsoit dissousdansI'agentutilisépour l'extraction,soit dispersés sousforme


I de particules.L'éluat est collectédans une série de pointesfiltrantes peu profondesou de
drainsenterrés.

I La figure 2 présenteun schémade systèmede lessivage.Les solutionsacidessont utilisées


pour récupérerles métaux,de mêmequeles basas.

t L'additionde la solutiondoit se faireavecsoinet requiertunebonneconnaissance


tions qui peuventavoir un impactnégatif.
desréac-

I
t
I
I
I Figrre 2 - Schémad'un systèmede lessivage

I RapponERGMR 36682 ENV-45-93 18


I
T
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués pat les métaux
I
I
r @ Possibilit&d'application
I
I
Ce type de traitementconvientmieux pour les sols très perméables
à faible teneuren organi-
I ques.Le niveaudu traitementobtenudépenddu tempsde contactde la solutionde lessivage
avec les élémentspolluants ; mais une fois les élémentstoxiques éliminés du sol, aucun
-I retraitementn'est nécessaire.

Ir Les sols limoneux,argileuxou tourbeuxsontplus difficiles à nettoyer,pruceque les particu-


les de sol formentune suspension avecle liquide d'extractionet qu'il est plus difFrcilede sé-
parerparticulespolluéeset particules
propres.

I CDInconvénients

I Les solutionsutiliséespeuventêtre despolluantspotentiels.Le sol aprèstraitementpeut être


I altérépar rapportà son étatinitial, par exemplele pH peut être abaissési on utilise un acide,
ou le sol peut être compactésuiteà la submersion.

I de polluantdansla nappe.Il faut donc des


Il existepar ailleursune possibilitéd'entralnement
puits de capacitésuffrsantepour récupérertoutesles solutionspolluéeset les rameneren sur-
I face.
I
@ Equipementet informations nécessaires

I La méthodenécessitedes drains et un systèmede distribution et de collecte,un réservoir


pour recueillir l'éluat et dessolvants.Les informationssuivantessont nécessaires
:

t - caractérisation
et concentration desproduitstoxiques,
- profondeuret distributiondu polluantsur un profil,
- effetsdu solvantsur les propriétésdu sol,
I
I - aptitudedu sol à I'installationde puits et drainsenterrés.

I @ Références
I
Un exempled'applicationde cetteméthodeest décrit par Urlings (32). Il s'agissaitde traiter
I 6 000 m2de sol, soit 30 000 m3. Le sol étaitpollué par du Cd dt au déversement d'eauusée
I d'une usine de papier photographique.Cette eau polluée était déversée dans des bassins
d'infiltration. La figrre 3 présenteune coupeverticaleet horizontalede l'étenduede la pollu-
I tion.
I
La quantitétotalede Cd dansle sol étaitestiméeà125 kg. Le sol estformé d'un sablemoyen
I à grossier,à capacitéd'adsorptiontrès faible.
I
estutiliséepour I'al imentationen eau-
La nappesous-jacente

I Des étudespréliminairesen laboratoireétaientconduitespour déterminerles conditionsde


désorptiondu Cd, le systèmed'infiltration et de récupérationde l'eau, et le uaitementde
I l'eau chargéeen Cd.
I

I Rappon BRGMR 36682 ENV4S-93 19

I
I
Méthodesde dépollutiondes so/s et des eauxpolluéspar lesmétaux
I
I pmfonde|.n
0-50 cm ptvfmdotf 250-300 crn

I
t -]f,\lca >s'yrs
"]ffico )Zonrsltq

I mlnScukg
ffi S nqcd./h
t ! zo nqcvkg

I Figure 3 - Coupesverticaleet horizontalede la pollutiondu sol par du Cd

Suite aux essaisréalisés,il a été,décidéd'éluerle Cd par une solutionlù3 mol de HCI

I (pH = 3,5).

Quantau systèmehydraulique,on a convenuquedesdrainshorizontauxétaientpréférablesà

I des puits verticauxpour avoir des lignas d'écoulementdroites. Une sectiondu systèmeest
donnéeen figure 4.

I æ rtrh 6 10cm
- lxtrElfi daoôdt€

I
I
I
I
I Figure4 - Coupedu systèmed'infiltration et de retrait

I du systèmeont étéréâliséspar modélisation.


La conceptionet le dimensionnement

I La fin de l'extractionest déterminéepar la concentration


quecompartiment,
en Cd dansI'eau pompéepour cha-
c'est-àdireque I'infiltrationd'eauacidifiéeestpoursuiviejusqu'àce que
la concentrationen Cd atteigneunevaleur faible, constante,de I'ordre de20 y.gll.
I
I Rappott BRGMR 36682 ENV4S-93 2Q
I
t
Méthodes de dépollution des sols et des eaux pollués pat les métaux
I
t
En ce qui concernele traitementde l'eau chargéeen Cd, trois techniquesont été envisagées :
I précipitation,biosorption,échanged'ions. C'est la sorptionsur résinesqui a été retenue.La
résineIMAC 6T-73 s'estrévéléela plus sélective pour le Cd. La conception du dispositifde
traitementde I'eau s'est faite à partir des en
études et
laboratoire il est en figure 5.
représenté
I
FILTRESPRINCIPAUX

I FILTREDE RESERVE FILTREDE FINITION

I Cd300 à 2000 Db

I
100 à 250m3./h
systÀno do
pî{làvdmnt
dô l'€dr d6blr
suJtoîrglno

I
10 a 25m3/h

t Dl+o.ltf dô rlm.go

I Dt+oetttf & r{Sna{'ltlql !


BystÀn0d. r{gfi{ffitlm tûrtdtrtâ
St *rg.
HCI5Z (zÈEv)

I
I Figure 5 - Schémade l'usine de traitementde I'eau

I @ Résultatsobtenus

t Le traitementin situ a débutéen 198?sur le compartimentl, qui était le moins pollué. La


premièreinfiltration était effectuéeavecde I'eauneutrepour testerla perméabilitédu sol.

I Le débit du systèmede drainageétait de 50 à 55 m3/h.La directiond'écoulementde la nappe


était observéepar 6 piézomètrespeuprofondsautourde la zonetraitéeet 7 piézomètrespro-
fondsdansla zonetraitée.On a observétrèspeude variationsdansla directiond'écoulement.
I L'efficacitédu traitementest contrôléepar desanalysesde sol. L'opérationest stoppéequand
la concentrationen Cd denq le percolatest < l0 pgll. On neutraliseensuitele sol avec
I NaOH.

I
I Rapport BRGM R 36682 ENV4S-93 21
I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
I
La performancede deuxfiltres de résine,en série,est excellente.La régénérationde la résine
I donne98 % du Cd adsorbé.Les figures6 et 7 donnentun exempledes concentrations
dansle percolatdu compartimentIII.
en Cd

I t.!
En conclusion,l'opérationestun succès: 425kg.
(f lll

I
|!L
- t
rJo
E
rl0
6..t

I È
i00

t0
5 r.: to

I !o

I 20

o
rl-ir at:o.. ot-ra ra-h. tt-rt oa-r. rl-â, ?5-r.a O.-{<r

I Figure6 - Cd dansle percolatdu


compartimentIII
Figure7 - pH et Cd cumulédansle percolat
du compartimentIII

I O Coûts

I Les cotts totaux de I'opérationin situ sont comparables


environ2 millions de dollars(environ10 MF).
à ceux qui avaientété estimés,soit

I La sociétépratiquantcenetechnique
est: L.G.C.M. Urlings
Tauw InfraconsultB.V.

t P.O.Box479
7400Al Deventer(N.L.)

I 3.2.1.2. lnjection sous prcssion

I Il s'agit d'une techniqueutiliséepar Ph. Holzmannen Allemagne(35, 2). Cenetechnique


tient à la fois du traitementin situ et du traitementdu sol excavécar. contrairementà la mé-
thodepar inondation,le sol esttraité en surface.

I La techniqueconsisteà injecterde I'eau soushautepressionpar une lance rotative, à 500


ban et 3fi) l/mn, dansdesgros tubagesen acierenfoncésverticalementà 0,5 m sousla pro-

I fondeurà nettoyer.Cestubagessontenfoncéssuccessivement,
chevauchant de façonà recouvrirtoutela surfacedu site pollué
les uns à côtédesautres,en se
(Fig. 8).

t La suspension forméepar l'eau de lessivageet les particulesde sol polluéesest pompéeet la


fractionsolideestséparéede la fractionliquideen surface(Fig. 9).

I Rapport BRGM R 36682 ENV4S-93 22


I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
I
t
I
t Co4e honlzmtale
onplacemonts
des
dof megee

-ïrJs
I -+-
lr,rs
t_
I
I côle
'lOZ mown Fn coudr E'ollor.tso
llm.n

I
607. llrnil'

I Figure 8 - Mise en placedestubages- MéthodeHolzmann

I
I car sor.r hsrto
prisslon

t eôlo moven
1OZ lhËn

cuJÉo r.q ousô


tâtô Pot6tlYo

- --
ponpago
d6bn -
I
pollôm6cr $€
hyôarllqæ
602 llnËrr Ylt S III t

I
lerce lnJectlm

I tÊJte pressim

I profarder de
d6polluthn

I profmddr
dJ trô€06

t Figure9 - Injection- Pompage- MéthodeHolzmann

I RapportBRGMR 36682 ENV4S-93 23


I
I
Méthodes de dépoilution des so/s et des eaux poilués par les métaux

I
I
L'eau contaminéeest traitéeet le sol et l'eâu propressont réintroduitsdansle tubagedansle-

I quelil ont étéprélevés.

I 3.2.1.3. Lessivage de sols excavés

Aux Pays-Bas,il existe des usines de traitementpar extraction des polluans sur sols
I excavés: la compagnieHeijmansà Rosmalenpeuttraiter 14 000 t/an etHWZ à Amsterdama
une capacitéde traitementde 27 000 t/an.

t La figure l0 donnedesrésultatsobtenussur dessolspolluéspar desmétauxlourds (34).

I MttEl kr.nd,zkg
r000.l
oolæ

I 600-
r00-

t ?00-

100-

I
I
t Pb Zn Hr Pb

I |
fr
-
-
carrtt".ttfts rnoyttˀ mreraos &t8 h rolpolhrf
carc*rtrætorn nbyrnc€ rn6ûr{as dûs lc aolt{dtl

I
I Figure 10 - Quelquesrésultatsde traitementpar extractionsur dessolspollués
par métauxlourds

I Le cott du traitementvarie entre2,10et 600 F/t.

I La techniquemise au point aux Pays-Basest utilisée en Allemagnepar Klôckner Ôecotec


(20), qui pratiquele lavagepar injectionsouspressiondansdesusinessur site.

I
t RapportBRGMR 36682 ENV-45-93 24
I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
t
- Le tableau 10 présentequelquesrésultatsobtenuspour des sols pollués par des métaux
lourds.
I

I
Hs 160 6.9 96
I As
Cr total
150
t6 45?
30
t57
80
99
Cu 672 100 85
T Ni
Pb
27r
110
3s
l5
87
86
Zn 191 M 76
I cd l3 0.9 93

t Tableau10 - Résultatsobtenuslors du traitementpar extractionen usine(Heimhard- 20)

I A signaleraussiune variantedu procédéd'extractionpratiquéesur sols excavés: c'est la


techniquedite de flottation. Les polluantssont récupérésdans une mousse.La couchede
I mousseestforméepar aérationde I'eau additionnéedesagentschimiquesadéquats.Les parti-
I culeshydrophobesportantles polluantss'agglutinentaux bullesd'air et ceci aboutità la sépa-
ration du sol propre et d'une couchede moussecontenantles polluants.

I Le procédés'appliquepour desparticules< 5fi) p, c'est-àdireles sables.

I Les référencesà ce procédésontpeu nombreuses,


bien que la techniquesoit pratiquéedepuis
I 1983aux Pays-Baspar MosmansMineraltekniek,qui a nettoyéde cettefaçon un site Sandoz
polluépar Hg à Bâle(l).

I 3.3. MÉTHoDEs
AppLTcABLES
tN stru
I

I 3.3.1. Électro-cinétique
ou électro-restauration

I O Principe
I
Le phénomène électro+inétiquese produit lorsquele sol e.stéquipépar desrangéesd'électro-
I dqs.U estdû :
I
- à l'électro-osmose,qui est le mouvementdes ions et particules,dans I'eau du sol, de
I I'anodevers la cathode,
I

I RapportBRGMR 36682 ENV4S-93 25


I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
I
- à l'électro-phorèse,
qui est le mouvementdes paniculeschargées,sous l'influenced'un
I champélectrique,

- à l'électrolyse,qui prenden considération


le mouvementdesions et des ions complexés.
I les cationsvont migrerversla cathodechargéenégati-
Si l'on appliqueun champélectrique,
vement.
I @ Applicabilité

T Les ions métauxsontdespolluantsqui peuventêtreéliminésdu sol par cettetechnique.

Les niveauxde traitementpotentielsvont de faible à moyenselonle sol et les caractéristiques

I du site et le type de polluantprésent.L'efFrcacitéde la techniqueest moindrepour les sols à


grandecapacitéd'échangecation.Elle peut etre accrueen irrigant le sol avecune eaulégère-
mentacide(pH 34). Par ailleurs,la teneuren eaudu sol ne doit pasêtre inférieureà l0 %.

I CDMise en oeuvre

I La mise en oeuvrede cettetechniquerequiertl'installationde sériesd'électrodeset de leurs


réceptables, (Fig. 11, L2) (23).
verticalementet horizontalement

I
t
I
I
t .-.
o-
sthlo dîodes(vd.tlc6l€s)
o strlo cstlÉdcs (vcPtlc€les)
. -.
o -o
s&.ls etodos(vd.tlcsl€s)
E6rilôcrtffi (vrFtlcsl€s)
-+ treJete des pllurd,s chd.gÉspo€]tlvgrn€nt -+ trs$ts des Poll!fits d|t!6s Pæltlvomrtt

l ----'----r'\- dlrvctlm d'6colement d€ 18n+Pô

T
Figure I la -Mise en placed'une barrière Figure l lb - Mise en placed'une barrière
I électro+inétiqueen sol peu perméable élecro-cinétiqueen sol très perméable

I
t Rappott BRGM R 36682 ENV-45-93 26
I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux potluéspar les métaux
t

I
I
I
I
I
I
I
I :
-
6J€tànc do chqllauon

dlrnr|t€thn 6loctFlço
.*.--. l[nltô dJ tnôlt .ntTt, oloctrochGt|qlc

I Figure 12 - Schémad'une unité de traitementsur le terrain

I
Les réceptacles de la cathodeet de I'anodepeuventêtre interconnectés, mais forment deux
I systèmesde circulationdifférents,remplisde solutionschimiques Dans ces solu-
différentes.
t vers un systèmede traitementconnecté,instal-
tions, les polluantssont capturéset transportés
lé daru un conteneuravec les réservoirsde solution et les appareilsde mesure.Le résidu
I consisteen un filtrat d'hydroxydesde métauxou une solutiontrès concentrée en métaux.
I
Les informationssuivantessont nécessaires
:

I - perméabilitédu sol pollué,


- extensionde la pollution,
- caractéristiques
de Ia nappe,profondeur,variationssaisonnières,
I
I - perméabilitédessols.

I @ Avantage-Inconvénients
I
La restaurationdu site est permanente.La solutionpolluéeest facilemento(traite du sol. Par
contre,l'énergieélectriquerequisepeut etreimportante,d'où un cott qui peut etreélevé.
I
t
Cetteméthodene s'appliqueque pour les métaux,donc si la pollution comprenddes métaux
I et desorganiques,il faudraappliquerune autretechûiquepour éliminerles polluantsorgani-
r ques'

t Rapport BRGM R 36682 ENV4S-93 27


I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
I
@ Références
I Après de nombreuxtests et misesau point en laboratoire,la méthodea été testéesur deux
sites aux Pays-BasQ3).Le premier site était pollué par les déchetsd'une fabriquede pein-
I ture. Le sol était fortementcontaminépar du Pb avec des teneurscomprisesentre 300 et
5fi) ppm et du Cu avecdes concentrationsde I'ordre de 500 à I 000 ppm. Les variationsde
concentrationétaientmesuréesen 26 points,par des échantillonnages à intervallesréguliersà
I différentesprofondeurs.La distributionspatialedes polluantsde 30 à 40 cm sousla surface
du sol estreprésentée en figure 13.

I
t
I
t I 5(x)FFn <tr<5@0 PP.n
I r00 pp|r <Cu< s(xt pgn

I c
-
a8thOdE.sa.i€ri
ârEOo-SA||OA
rn
tr
50 pp.n <Cu< l0OPF|n
Cl'l< 50 99m
A. Echantillonnage
le l7 104187
B. Echantillonnage
le 22| 05| 87
C. Echantillonnage
le 25 106I 87

I
I
I T Pb, 500099|n
- tâthch,aarhi @ dx) pt <Pb<5000ppn

I - arxEet€atits tr 150mn <Pù< æ0 m||n

Figure 13 - Résultatsd'essaissur le terrain


I a) Décroissance
b) Décroissance
du Cu
du Pb

I Le secondsite traité étaituneusinede galvanisation.Le polluantétaitdu Zn.

I Le premier projet officiel de dépollution par électo-cinétiquea été réalisé en 1989 à


Loppernumaux Pays-Bas.Le sol argilzux sur le site d'une ancienneusine de traitementdu
bois contenaitdes teneursde 4O0à 500 ppm d'As, sur une profondzurde 2 m, L'opération
t étaitréaliséepar Geokineticsà Delft.

I RapportERGMR 36682 ENV4S-93 28


I
I
Méthodesde dépollutiondes so/s et deseauxpottuéspar lesmétaux
I
I
I La résistivitéinitiale de I'argile était de 10 Ohmm et la températuredu sol de 7'C. Au bout
de 3 à 4 semaines,la températureétaitde 50"C et la résistivitéde 5 Ohmm. Les variationsde
concentrations en As étaientmesuréesen l0 points fixes et en de nombreuxpoints pris au

I hasard.

Au bout de 3 mois, le but à atteindre,soit une concentration


< 30 ppm, était atteintsn 75 To

t du site (Fig. 14).

I
t
I
I
t O cdhodas

I I roesorn
. rEdar

I ræ.rc.zso9gn Q3o.rs.ræ sn [As :o ern

I Conoentratlon sn AS à 1m
ettB le eurfocoù sol
Q1,/O1/89',)
ConcontFa on*, lS U l.
solrsls eurfæcdu eol
(28/01/891

t Figure 14 - Dépollutiondu site de Loppersum

I Une concentrationimportanterestantà certaineslocalisations,Ie sol a êté excavéet l'on a


trouvé des fiits et autresobjets métalliquesfonctionnantcommedes cheminspréférentiels
t pour le courant.

@ Coût
I Le cott d'une opérationdépenddu degréde contaminationet de la capacitéd'échangedu sol.
Les sols très fortementpolluésnécessitent
une grandequantitéd'énergie,d'où un prix élevé.
T Pour chaquecas spécifique,il faut calculerun optimum pour la fourniture d'énergieet la
duréede I'opération.En 1990,le cott de la réhabiliutionpar tonnede sol variait entre350 et
I 180Francs,avecune moyennede 440{80 Francs.
I
I RapportBRGMR 36682 ENV4S-93 29
I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
T
3.3.2. Procédés
biologiques
I
3.3.2.1. Dépollutionpar végétaux
I O Principe

I Les possibilitésde décontamination


des solspolludspar des moyensbiologiquesont été exa-
minées,en particulieren Europe,notammentpar Ernst (14).

I L'exposition des plantesà un excédentde métauxlourds dansles sols a abouti à l'évolution


de végétauxrésistantsaux métaux.La résistanceà de tès fortesconcentrations
en métauxest
réservéeà quelquesespèces allantdesbactériesaux plantessupérieures.

I Certainesplantespeuventconcentrerun métal à plus de I 000 mg d'ion métalpar kg de ma-


tière sèche.C'est le câspar exemplede Thlaspicoerulescefls
pour Zn, Cd et Cu et Alysswn

I pour Ni.

Cesplantesrestenten surfacedu sol et sont difficiles à faucher.Le tableauI I présenteles

I espèces
végétalesrésistantes
aux métaux,recensées dansla littératurepar Ernst (14).

I Agrostiscapilhrts Zn Duecket al., 1984

t (- A. tenuis) 7a
Cu
Gartside& McNeilly, 1974
Nichols& McNeilly, 198?
ideset al.. 1985

I tilu & Antonovics.1975

Godboldet al.. 1984

I Festucaovina Brown & Brinkman,1992


Simon& Lefèbvre, 1975
Urquhardt. l97l

I
I Silenevulgaris
(-- S. cucubalus
Brôker,1963
Schat& tenBookum,1992
I Verkleii& Prast.1989

t Tableaul1 - Résistance
aux métauxde différentesplantesen Europe,
selondifférentesexpérimentations

I
I RapportBRGMR 36682 ENV4S-93 30
I
r
I Méthodesde dépollutiondes so/s et des eauxpolluéspar les métaux
I

r L'existencede plantesaccumulatrices de métauxest tentantepour envisagerune dépollution


I- des sols par cesvégétaux.Les biologistesenvisagentcettesolution,er transférantdesgênes
résistantspris sur des plantestolérantles métaux,mais à croissancelente, à des végétauxà
r forte production.Ceci n'est cependantpasenvisageabledansun futur proche.
T
r
Avant de discuterdas possibilitésde dépollutiondes sols par procédésbiologiques,il faut
r s'interrogersur le devenirfrnat desmétauxrécupérés.Que faire desplantespolluées? Il est
Ir par conséquent primordial, avantd'envisagercetteméthode,de trouver une solutionpour le
traitementdes métauxextraits. Ceci est vrai égalementpour les métauxrécupéréspar voie
- chimique.
Ir
@ Possibilitésd'utilisation- Limites

I Les sols faiblementcontaminéspeuventêtre décontaminés par végétauxà forte productivité,


I de manièreà amenerles teneursdansle sol conformesaux standards.Mais cettetechnique
aboutità une quantitéde biomasses faiblementcontaminées qui ne doiventpas êtremélangées
I avec du matéiiau non pollué, pour la consommationhumaine ou animale.Cette biomasse
I polluéepeut etre réduitepar décomposition,en prenantsoin de piégerles métauxvolatils lors
de la décomposition.

I Les sols fortementpolluéspeuventêtre dépolluéspar des plantesrésistantesaux métaux,en


récoltantla biomasseà la fin de chaquesaisonde production,puis en extrayantles métauxet
I en les recyclant.
I
Ce procédén'est cependantréalisablequ'à long tenne, commeillustré dansles tableaux12 et
I ou de milliersd'années.
13, soit au boutde centaines
I
Le procédépeut être en partie accéléréen contrôlantles facteurslimitant la croissancedes
I végétaux,maiscelapeutdiminuerla disponibilitédesmétauxpour les plantes.
I
3.3.2.2. Dépollution par micro-organismes

I Le nenoyagedes sols à l'aide de micro-organismes est une techniqueconnue,car elle était


utiliséeà des fins d'exploitationminière. Divers laboratoiresde recherchetravaillentsur ces
I techniques,mais ellesne sontpasopérationnelles à I'heureactuellepour le traitementin situ
I de solspolluéspar métaux.

I Cestechniquesétantplus particulièrementtestéespour le traitementdes eauxpolluéespar les


t métaux,ellessont exposéesen chapitre5 de ce rapport.

I
I
I
I RapportERGMR 36682 ENV4S-93 31
I
I
Méthodesde dépollutiondes so/s et deseauxpolluéspar lesmétaux
I

I
I
I Hypothèses(l) Le prélèvementdesmétauxlourdsresteconstantdansle temps(pasde
variationdue à la spéciation)
Q) La productivitéd'unepopulationrésistantede Agrostiscapillaris,
I sélectionnéelocalement,estmaintenueconstante.La récolten'influencepas
la productivité
(3) La couchede sol pollué n'a que30 cm d'épaisseur; il n'y a paspertede

I métalpar ruissellement

Données 500 g de matièresèchede végétauxpar m2 ; 5 t/ha

I 400 g de matièresèchepeuventêre recueillispar an : 4 t/ha


Poidsspécifiquedu matériaudu site : 1,2 glcnf
Surfacecontaminée: I ha sur 30 cm de Drofondeur

I Résidu 15.000 0.007 2.000 0.300

I Standardsol DroDreaux Pavs-Bas


Herbe
Bilandemasse
0,2
r.rE5
0.00r
0.0012
0.050
0.042
0.050
0.097

I Dans3 600t résiduftg métaux)


Dans3 600t sol proDre(ks métâux)
X : à extrairedesrésidusen ks
54 000
720
53 280
25,2
3.6
?1.6
7 200
180
7 020
3 240
180
3 060

I Y : éliminationannuellepar
moisson
(ks:4tfoin)
4,74 0,0048 0,168 0,388

T Périodenécessairepour nettoyage
biologiqueen années- X/Y
rl241 4 500 4t 786 7 887

I Tableau12- Décontamination
derésidusstérilesd'unefonderiezinc-cadmium
@rnst,14)

I
t
I
T
I
I RappottBRGMR 36682 ENV-45-93 32
I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux potluéspar les métaux
I

I
I
T Hypothèses(l) Le prélèvementdesmétauxpar les plantesresteconstânt
(2) La productivitédesplantesnon résistantes (mais)n'est pasaffectéepar les
fractionsde métauxbiodisponibles: 8 Vha/an
I (3) La couchede sol pollué estlimitée à 50 cm (couchelabourée)
Il n'y a paspercolationdesmétauxvers la napped'eausouterraine

t Données Productivité: 8 t de biomasses


de mai's/haau{essusdu sol
Poidsspécifiqued'une argile sableuset 1,2 glcm3
Surfacecontaminée: I ha sur 50 cm de Drofondeur

t Dansle sol 0.700 0.003 0.092 0.150


I Standardsol aux Pays-Bas
(niveauA)
Dansles poussesde mais
0,200 0,001 0,050 0,050
0.156 0.0025 0.003 0.0028
t Bilan de masse
Métal dansIa couchelabourée
(6 000 t sol) en kg
4 200 1E 558 900

I Sol propre(6 000 0


X : à éliminerdu sol fte)
l2w
3 000
6
t2
300
258
300
600
Y : éliminationannuellepar récolte
t,248 0,02r 0,024 0,024
I de I t/ha (ks)
Périodenécessairepour nettoyage
biologiqueen années- XIY en r0 750
2 404 571 2 679

I annéesDourobtenirniveauA

I Tableaul3 - Décontamination
de champsagricolesanciennement
par desbouesd'épuration@rnst, 14)
approvisionnés

t
I
t
t
I
I Rappon BRGMR 36682 ENV4S-93 33
I
I
Méthodes de dépoilution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
I
I DELApoLLUTtoN
4. MÉrnoDEsD'rMMoBtLtsATtoN
DANSLESOL
I
I
+.r.wrÉrHoDEs
AppLrcABtEs
tNstruou sunsoLExcAVÉ
I
4.1.1. Solidification

r (D principe

I La solidificationconsisteà améliorerles caractéristiques physiquesd'un sol ou d'un déchet


I en le transformanten solide, ou à réduire la mobilité d'un poltuantdansle sol traité, ou à
diminuer la surfaceà travers laquellepeut s€ faire Ie transfertou la perte de polluant. On
I aboutità la productiond'un solidemonolithigue.Il ne se produit pas nécessairement d'inter-
I actionschimiquesentresol et agentssolidifiants,mais le matériaudu sol est lié à la matrice
solide,de sortequela remiseen liberté desélémentstoxiqueslors de l'expositionà l'air ou à
, l'eau estréduite.
I
Ceci implique l'addition au sol pollué de liants et autresréactift, pour lier les élémentspol-
I luants.Les systèmes particulièrement efhcacessont :
I
- systèmepou"zolane- cimentde Portland,
- chaux- cendresvolantes- pouzzolanes,
I
I - micro-encapsulation
technique.

I Le systèmepouzzolane- cimentde Portlandproduitun composéde type béton.


I
Le systèmechaux- cendresutilise une silice monocristallinecommecendreset la chauxpour
I obtenirune légèrecimentation.
I
La micro-encapsulation
consisteà mélangerle sol pollué avecde I'asphaltefondu.

I On utilise aussides combinaisonsciment et polystyrène,polyuréthaneet ciment, gels poly-


mèreset silicates.

t @ Mise en oeuwe

I Cenetechniques'applique'on site' sur sols excavés(casdesprocédé,saméricainsSoliditech


Inc. et Hazcon)ou 'in situ' (casdæ procédésaméricainsGeoconet Seiko).
I

I Pour le traitementdu sol in sim, des couronnesde 2 m de diamètresont utiliséêspour forer


destrous et injectersimultanément le liant qui se mélangeau sol.
t

I
RappottBRGMR 36682 ENV4S-93 34

I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
I
Dans le systèmeGeocon/DSM,le systèmed'injection et de métangeconsisteen un jeu de
I palescoupanteset deux jeux de palesmélangeantes attachéesà une tarièreverticale. Pour
traiter une colonnede sol, la pale est avancéejusqu'à la profondeurmaximaleà traiter. Le
liant est injectésousforme de coulis et mélangéau sol quandla pale tourne. Les colonnes

I d'injection sont positionnéesde façonà se chevaucher pour quetout le sol soit concerné.

Dans le cas d'une pollution pzu profondeet d'un sol perméable,l'agent de solidification

I peut être appliquésousforme liquide en surfacejusqu'à ce ç'il pénètredansle sol. Cette


méthodeestpeu utilisée.

T Dans le procédéSeiko Inc., on utilise égalementdestarièrespour injecterles agentsliants


et les mélanger aux sols pollués. Les tarières sont montéessur un engin à chenilles
(Fig. ls).

I
I
I
I
I
I
I
I
Figure 15 - Schémadu procédéSeikopour solidificationin situ
I
. Dans les procédésde solidification'sur le site', les sols sont excavéset solidifiés en sur-
t face.

Dans le procédéHazcon,un additif spécifique,le chloranan,et de I'eau sont ajoutésau sol


I et mélangéspendant2 mn. On ajouteensuitele cimentque I'on mélangependantle même
temps.Au bout de 12 heures,le matériautraité durcit en une masseressemblant à un bloc
de béton.
I
I Rapport BRGM R 36682 ENV4S-93 35
I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux

I
I
. Dansla méthodeSoliditech,les solspolluéssont excavés,triés et introduitsdansun mélan-

I gzur (Fig. 16). Le matériauest mélangéà I'eau, un réactif spécifique,Urrichem, des addi-
tifs et despouzzolanes
ou du cirnent.Aprèsmélange,le sol traité estmis dansdesmouleset
I'on obtientdesblocssolides,stables,ressemblant à du béton.
I
I VUE INTERNEDU MELANGEUR

I stôcksoodo Dor.Ezoltro

I
T
I
I
I
t Figure 16 - ProcédéSoliditech- Equipementpour traitementpar solidification

I (D Applicabilité

I In situ, Ia techniquepeut etre appliquéejusqu'à 30 m, mais il est évidentque la pénétration


de la tarièreestplus difhcile dansun sol argileux.

I Une difficulté de la mise en oeuwe in situ est d'arriver à un mélangecompletet uniformede


l'agent de solidificationavecle sol. Un bon mélangeou contactavecle sol dépenddes para-
mètressuivants: viscositéde I'agent utilisé, perméabilitéet porositédes sols, vitessesde
I réactions.

Cesprocédéssontdécris commepouvantêrreappliquéspour les polluantsorganiqueset pour


I les métauxlourds. L'effrcaciÉ du traitements'exprimeeDpourcentagede réductiondes te-
neursen polluantsdansles lixiviats généréspar destestsstândards.Danscertainscas,elle est
expriméepar la coocentrationen produits oxiques dans les sols uaités plutôt que dans le
I lixiviat.

I Rappon BRGM R 36682 ENV4S-93 36


I
I
Méthodesde dépollutiondes sols et des eauxpolluéspar les métaux
I
I
@ Impacts secondaires
I La perméabilitéde la surfacetraitéeest considérablementréduite, ce qui peut empêcherune
réutilisationdu sol pour desconstructionsou une remiseen végétation.Un contrôledu ruis-
t sellementpeut êtrenécessaire.

@ Avantageset inconvénients
I sont queles additifset réactifssontfacilementdisponibleset peu cotteux.
Les avantages

t Le matériausolidifié résultantne nécessitepas d'autretraitement.Le lessivagedespolluants


estconsidérablement réduit.

I L'inconvénientrésidedansle fait que le volumedu matériautraité peut augmenteraprèsad-


dition desréactifs.

I (E Référenceset résultats obtenus

A titre d'exemplede traitementsur site, nous avons I'exemple d'applicationdu procédé

I Hazconsur un site contaminéà Douglassvilleen Pennsylvanie.Le sol contenaitdes hydro-


carbures(250000 ppm), desmétauxlourds dont22 000 ppm de Pb, et des composésorgani-
quesvolatils.

I Les analyseschimiqueseffectuéessur sol non traité, sol traité et lixiviats montrentque les
métauxsontbien immobilisés(tableaux14 et l5), ce qui n'est pas le casdesproduitsorgani-

I en métauxdansles lixiviats d'un facteurl(X).


ques.On arrive à réduireles concentrations

Des essaisréaliséspar le procédéSoliditechà Morganville dans le New Jerseyconfirment

I quela solidificationimmobiliseles métauxlourds (99 %).

La stabilitéà court termedu sol traité est bonne,mais une dégradationà long terme est pos-
sur site par les méthodesin situ (Geoconou Seiko)n'en sont en-
I sible. Les démonstrations
core qu'à leur débutet on ne trouvepasencored'exemplede réhabilitationde sitesindustriels
dansla I ittérature.

I Le procédéGeocona été testéen Floride et s'est révéléefficacepour la stabilisationdes mé-


IaUX.

I @ Coût

Pour les sols traités en surface,et pour un volumede 5 000 t de sol, les auteursestimentle
I cott du traitementà 900 F/t.

Pour la solidificationin situ, les résultatsbaséssur une opérationde 5 jours/semaineet I


I heures/jourindiquentun cott de I'ordre de 650 F/t de sol ou I 150F/t, suivantIa méthode
d'injectionchoisie.Cescotts sontestimésen 198E.

I
I RapportBRGMR 36682 ENV4S-93 37
I
I
Méthodesde dépollutiondes so/s et des eauxpoltuéspar lesmétaux
I
I
I
T Plomb 3 210 9 250 ?2ffiO 13 670 7 930 148300
Chrome 24 19 31 46 95 730
l Nickel
Cadmium
23
I
6
2.3
8
6
22
4
46 t70
3.50
Cuivre 74 35 128 90 440 I 400
I Zinc 315 150 655 735 I 600 5 800

I Tableau14 - Concentrations
en métauxdansles solsnon traitésde Douelassville

I
t
Sol
I I
1
a
1 ,5
31,8
0,008
0,008
0,02
0,07
0,004
0,02
17,9 0,27 0,11 0,13
I
J

4 27,7 0,008 0,06 0,03


J 22,4 0,008 0,05 0,01
6
I Carottes 7 jours
t 0,015 0,07 < 0,15 < 0,06
2 0,002 0,07 < 0,15 < 0,06
I J

4
0,07
0,04
0,02
0,07
<
<
0,008
0,15
<
<
0,03
0,06
f 0,0r 0,07 < 0,15 < 0,06
I 6
Carottes28jours
< 0.05

I 0,007 0,007 0,020 < 0,004 0,023


I 2
J
0,005
0,400
0,007
0,070
0,0r5
0,15
<
<
0,(X)4
0,040
0,010
0,060
4 0n050 0,009 0,015 < 0,004 0,080
I )
6
0 ,0 1 l 0,007 0,015 <
<
0,004
0.004
0,027

I Tableau15 - Concentrations
en métauxdansles lixiviats (mg/l)

I
I RappottBRGMR 36682 ENV4S-93 38
I
I
Méthodesde dépollutiondes so/s et des eauxpolluéspar lesmëtaux
I

T
- 4.2. MÉTHODES
APPLICABLES
IN SITU
t
I 4.2.1. Stabilisationpar traitementchimique
t
Ceuetechnique s'appliqueau casparticulierdu Cr. Le Cr hexavalentétanttrèstoxique,il
I s'agitde le réduireln Ci trivalent,-moins
toxique,et qui peutêtreprécipité
par leshydroxy-
r dessurunegarnme depH étendue (27).

I O principe
I
La réductionaustadetrivalentpeutsefaireparI'unedesréactions
suivantes
:

I 4 Cr2O3* 3NarSrO, + 3H2SOa- 3NazSOr* ZCrr(SOo), + 1H2O


ou 2Cr;O. + 3SO2 - Cr, (SOn),
*acio, + 6Nat{so3
+ 3H2Soa
+ 3Na2soo
* zcrr(son),+ 6H2o
I
ou 2 CrrO, + 3NarSO3+ 3H2SOa.- 3NeeSOr* Crr(SOn), + 3H2O
ou 2crro, * e(Fesonzuro)* 6H2soa- lrer(soo), * ca(son), +4BH2o
I
Les quatrepremièresréactionsont le meme cott du point de vue produits chimiques.La
I réactionau sulfatede Fe cotte le double.
t
, Aprèsréduction,le sulfatechromiqueestprécipitéavecune chauxcalciquehydratéeà pH 4,5
I r 3.s.
t
Le sulfatede fer peut être appliquédirectementsur le sol ou piu un systèmed'irrigation.
I Acidification et chaulagesont despratiqueagricolescourantes.Il faut maintenirIe pH ) 5,
I dont pratiquerun rechaulage périodiquepour immobiliserle Cr dansle sol.

On peut aussiexcaverla boueproduite,la déshydrateret la mettreen décharge(27).


I
@ Etst de la technique

I Cetteméthodea ététestéeen laboratoirepour des conditionsde terrain. La réductionin situ


de CrVI en CrIII a étéréaliséesur un site d'Arizona et aussiau Japon.

I @ Avantageset inconvénients

I La méthodeest facile à appliquerpar des techniquesagricoles,mais elle peut avoir des im-
I pactssur la structure,la teneuren eau, la densité,la températuredu sol et, par ailleurs,un
rechaulage périodiqueestnécessaire pour vérifier quele Cr estftxé dansle sol.

t
t

I frapportBRGMR 36682 ENV4S-93 39


I
I
Méthodes de dépoilution des so/s et des eaux poilués par les mëtaux
l
I
4.2.2. lmmobilisation par procédé physique
I O Principe

I Il s'agit d'établir des barrièresperméables(par oppositionaux barrièresétanchesutilisées


dansle confinement),pouvantretenir le polluantà la limite des sites contaminésen I'adsor-
bant lorsqueI'eau polluéedu sol arrive au contactde cettebarrière.Les mécanismes impli-

I quéspeuventêtrela précipitation,l'adsorption,l'échanged'ion, la frltration.

Des matériauxadéquats,peu cotteux, peuventêtre utilisésdanscesbarrièræ, charbonactii

I minérauxargileux et zéolitespour retenir les métaux.Des combinaisonsde matériauxsont


pour retenirtous les typesde polluants.
nécessaires

T @ Mise en o€uwe

La mise en oeuvrede cettetechniquenécessitela présenceà proximité du site à tralter de

l tels quecharbon,cendresvolantes,argiles,zéolites.
matériauxadsorbants

Les informationssuivantessontpar ailleursnécessaires


:

I - extensionde la pollution,
- directionet vitessed'écoulementde la nappe,

I - localisationdu niveaude la nappe.

A noter toutefoisque le niveaupotentielde uaitementrestefaible et qu'unemigrationpossi-

I ble desélémentspolluantsen dehorsdu site subsiste,si la capacitéde rétentionn'est passuf-


fisante.

I @ Réferences

L'exemple le plus intéressantdans ce domaineest le "procédéRevival", mis au point en

I Belgique,et qui utilise un matériauintitulébéringite.

La béringite consisteprincipalementen silicatesalumineuxmodifiés. Les alumino-silicates


originels,provenantde Beringenen Belgique,consistenten un mélanged'argile avecd'autres
I minérauxet des sels. Les alumino-silicates
Cenecapacitéest considérablement
ont une gÉnde affrnitépour les métauxlourds.
accnreaprèsun traitementcontrôlé.

I Le produit résultantde ce traitementestune poudregrise pouvantêue utiliséeen l'état pour


traiter les sols et les déchets(béringite- sol).

l Le mêmeproduit sousforme de granulésestutilisé pour traiter les eaux(béringite- eau).

Les mécanismesimpliqués sont l'échanged'ion et la précipitationchimique. Les métaux


I pouvantêtre imrnobilisésen quantitésimportantessont Cd, Co, Cr, Cu, Fe, Mn, Ni, Pb et
Zn et, à degrémoindre,Ag, As, Hg.

I
I RapportBRGMR 36682 ENV4S-93 40
I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
l
I
Un exempleest donné par Vangronsveldet al. (33). Le site est situé au nord-estde la
I Belgique,au voisinaged'une ancienneindusuie.La teneuren métauxlourds était telle que la
végétationavait complètement disparu.Pendantplus de 40 ans,toute tentativede revégétation
s'est avéréevaine. En 1990,le site a ététraité par la béringiteaprèsque desexpériencespré-
I liminairessur site pilote se soientrévéléessatisfaisantes.

La réhabilitationporte sur une superficiede 3 ha.


l l. Compositiondu sol (teneurtotaleen métauxlourds)
Zn 2 850 - l0 450 mg/kg
l cd l0 - 61 mglkg
Cu 4 0 8 - l 6 5 0 m g / k g
Pb 7 1 0 - 1 8 0 0 m g / k g
I 2. Traitement

I La couchesupérieuredu sol (0 - 25 cm) était labouréeet mélangéeavecla béringiteet


du compost.Puis on a seméuneherbetolérantles métaux.
Quantitéde béringiteapportée: 120tlha,
I Quantitéde compostapportée: lfi) t/ha

3. Au boutd'unmoisdetraitement,on mesurela concentrationen métauxdanslesplantes:


I - sansbéringite: Zn
cd
I 138 mg/kg
2,79 mglkg

I - avecbéringite: Zn
cd
143 mg/kg
0,32mgftg

T 4. Lixiviation desmétauxlourds (solubilitédansuneextractionl/5 d'eau)


- sansbéringite: Zn 58 mg/kg
cd 0,37 mg/kg
I - avecbéringite: Zn l7 mg/kg
cd 0, 12 mg/kg

I Au bout d'un an, la surfacetraitée était couvertede végétationet la poussièrepolluée


étaitfixée.

I
4.2.3. Gonsolidation par les végétaux
I Si I'utilisation de végétauxpour éliminertotalementles métauxd'un sol pollué resteun ob-
jectif non réaliste,ainsi que le démontreErnst (14), les végétauxpeuventcependantcontri-
I buer à immobiliserles polluants.

Ils évitent l'érosion du sol par I'eau et le vent, et le transportdes métauxen direction des
I nappespar percolationde l'eau du sol.

I RappottBRGMR 36682 ENV4S-93 41

I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
I
I Après évaluationde la concentrationen métauxdansle sol, une sélectionde plantesrésistant
aux métauxpeut être faite. Il faut toutefois faire remarquerque ces végétauxne doivent pas
être utiliséspour les animauxou pour desairesde jeux pour enfants.Cessuperficiesdoivent
I êtregardéeshors activitéshumaines.

En Belgique,on a utilisé la mise en végétationen combinaisonavecle traitementdu sol par

I la béringite(7, 33). Les végétauxutilisésavecle traitementpar béringite étaientAgrosti ca-


pillaris et Festucaruàrc, espècesrésistantesaux métauxet à la sécheresse.

I 4.2.4. Vitrification

I O Principe

t La vitrihcation in sinr (Fig. l7) est un procédéthermiquequi transformele sol pollué en un


verre inertechimiquementstable.

4 électrodessont inséré€sdansle sol, disposéesen carré, et enfoncéesà la profondeurà la-


I quellele sol doit être traié. Etantdonnéquele sol r'est pascorducteur,aprèséliminationde
I'humidité, on placeun mélangeconducteurde graphiqueen feuillets et de verre fritté entre
les électrodes.Un potentielappliquéaux électrodesproduit un courantélectriquedansla cou-
I chegraphite-verre.La zoneconcernéeestainsi chaufféeà 2000'C, bien au{essusde la tem-
pératurede fusion dessols.

I Au fur et à mesureque la zonevitrifiée grandit, elle incorporedes élémentsnon volatils, et


les organiquessont détruitspar pyrolyse.Læ gaz et vapeursproduits peuventêtre collectés
en plaçantun couvercleaudessusde la zonetraitée,pour les recueillir et les traiter.
I
I zmc dofælsr t lt mfrold 4

t
t
t
I Figure 17 - Séquences
de la vifification in situ

I
I RapportBRGMR 36682 ENV4S-93 42
I
I
- Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par //esmétaux
I

I
@ Applicabilité
I
t
Le procédés'appliquethéoriquementà une grandevariété de sols et de déchetsmais, en
1990,on ne relevaitquedesessaiset pasencored'exemplede dépollutiond'un site.
I
t o Impacts secondaires

I'- La massevitrifiée est inerte et imperméable,donc ne pourrait être mise en végétation,à


moinsde ramenerune couvertured'un autresol.

@ Avantage et inconv&rients
I
Cettetechniqueévite I'excavation,Ia manutention,minimiseI'expositionaux polluants,pro-
I duit desmatériauxqui durentlon4emps.L'effrcacitédu traitementestélevée(3 à 5 t/h) et les
I additifs(verrefritté et graphite)peu cotteux. Les produitssonttrès peu lixiviables.

I Elle présentecependantquelquesinconvénients: elle nécessitebeaucoupd'énergieet une


t températurejusqu'à 1000'C pour la fusion de [a matricesol. La techniquepeut obliger les
polluantsà migrer en dehorsde la zone traité€ au lieu de les ameneren surfacepour être
collectés.
I
@ Coûr

t Le coût estiméaux Etats-Unisprend en compteles chargesd'équipementdu site, les coûts


opérationnels,le cott desfournitures,notâmmentde l'électricité.

I Les cotts totaux estimésvarientde 780 à I 700 F/m3.

t 4.2.5. Gonfinement

I Le confinementd'un site pollué comprend:

I - l'entouragedu site par desbarrièresimperméables


qui atteignenten profondeurles couches
I imperméables,

- I'installationde puits de contrôleà I'intérieur et à l'extérieurde cesbarrières,


Ir
- la miseen placed'une couvertureà la surfacedu dépôtou du site contaminé.

I'- Ces techniquessont brièvementévoquéesici. Elles ne sont pas spécifiquesaux sols pollués
par les métaux,puisqu'elless'appliquentpour tout type de sol pollué et pour les anciensdé-
pôtsou décharges.
I
r
De plus, le confinementestun sujetà part entière; l'objet de cetteétudeétantles techniques
,r de dépollution,il ne peut êtrequ'évoquéici.
I

I RapportBRGMR 36682 ENV4S-93 43


I
t

Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I

,r Il faut noter cependant:


I
- que le confinementlatéralpeut être utilisé dansune premièreétapepour éviter la propaga-
r tion de la pollution avantd'appliqueruneméthodede dépollutiondu sitepollué,
I
r - que dans certainscas où la zone polluée est trop importantepour qu'une dépollutionsoit
- envisagée,il peut être décidéde confrnerle site, donc de laisserla pollution en l'état et de
réduirel'utilisationdu sol en surface.
I
O principe

r O Barrières verticales

I Cesbarrièresont pour objectifd'éviter la propagationlatéralede pollution en provenance


r du sol pollué. Il existeune grandevariétéde barrièresimperméables, qui sont misesen
placede différentesfaçons:

I - mur mince construitpar enfoncement et vibration d'un profil d'acier ; lors du retrait du
profil d'acier, l'espacecreuxestrempli d'un matériauétancheinjecté,

I - diaphragmeimperméablemis en placepiu excavationdu sol avecprotectionpar un cou-


lis de bentoniteou de bentonite-ciment,
qui restedansta fente, ou qui est remplacépar
I un produit étanchéifiant,
I
- mur en palplanches: les murspeuventavoir un revêtement
plastique,

t étanches,obtenuspar injectionde ciment.


diaphragmes

I Enfin, des combinaisonsde palplanches,membranessynthétiquesou autres éléments


I sontpossibles.
d'étanchéification

I Pour être efficace,le diaphragmedoit avoir une faibte perméabilitéet une épaisseurqui
I dépendde la chargehydraulique.

I o Couverture
I

T
Il n'existepasde règle généralepour la constructionde la couverture,mais elle comprend
I la plupartdu tempsles élémentssuivants:
I
- une couchesupérieureforméed'une couverturevégétalequi doit minimiserl'érosion, et
I une couchede sol de 60 cm minimumavecune pentede3 %,
I
- une couchedrainantede 30 cm, de perméabilitélOa m/s, qui minimisel'infiltration dans
r de faibleperrnéabilité,avecunepentede 3 %.
la couchesous-jacente
r
La couchedrainantepeut aussiconsisteren matériauxgéosynthétiques
de mêmescarac-
- téristiques.
I

I
Rapport BRGM R 36682 ENV4S-93 44

I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
t
t
La couchedrainantesert égalementde coucheprotectricepour le composantflexible de
I la couchede faible perméabilité.

- une couchepeu perméableà deux composantes empêchant l'infrltration dansles déchets


I ou le sol pollué. Elle comporteune membaneflexible de 20 mm minimum et 60 cm de
sol compactéde perméabilitéd'au moins lûe m/s.

I @ Possibilitésd' application

o Parois latérales

I Le type de structureest choisi en fonctionde la profondeur,de l'épaisseurnécessaire.


Le
matériaupeutetrela bentonite,un agenthydraulique liant, de l'eau,desadditifs.

I Des testspréalablesde la résistancedu diaphragmechoisi vis-à-visdes élémentstoxiques


qu'il doit contenirdevrontêtre effectués.

t Le tableau16 donnedes indicationspour aider au choix d'un mur imperméableen fonc-


tion de la profondzur,de l'épaisseuret descomposés.

T
t
0,01- 0,02
T 15-25 m

l8-23m
0,05- 0,20
> 0,20
acler
composéétanchéifiant
composéétanchéifiant

I > lfi)m
> lfi)m
> 0,8
>0.8-I
ciment

I 40m
> 50m
0,4- 1,5
0,4- 1,5
bentonite-ciment
étanchéifiant

I iaphragmecombiné 30m > 0,6


ajustable
aciersynthétique
ciment

I Tableau16 - Choix desbarrièresimperméables


pour le confinement(31)

I Ces procédéssont en généralutiliséspour confinerde.sdécharges,mais peuventêtre ap-

t pliquéspour isoler un foyer de pollution. Les parois comportântde la bentoniteet du ci-


mentdoiventêtreparticulièrement aptesà retenirles cationsmétaux,en raisonde la faible
perméabilitéet du pouvoir adsorbantvis-à-visdesmétaux.

T
I RapponBRGMR 36682 ENV-45-93 45

I
t
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
I
Couverture
I principalelà aussiestla très faibleperméabilité.
La caractéristique

t Différentscritèressont à prendreen comptepour dimensionnerchaquecoucheen fonction


de son rôle. La quantitéet l'époquedes fortes pluies déterminentpar exemplela dimen-
sion desdrainsdansla couchedrainante.
t Les couverturesen sol compactéet couchesplastiques(polyéthylène,HDPE) ont des
Les barrièrescapillairespeuventêtre plus efficaceset plus
avantages et des inconvénients.
I économiques.La barrièrecapillaireest forméepar la limite entreune couchesupérieureà
grainsfins et une coucheinférieureà grainsgrossiers.

I A titre d'exemple,on peut citer les couverturestestéessur le site de Gerolsheimen


Allemagne(17). Les différentssystèmesde couvertureétaienttesté.ssur plusieurszones.
Le systèmequi combinemembraneplastiqueet couchede sol s'est révélé le plus efhcace

t (21 % desprécipitationsétaientdrainés).

D'autres exemplesmontrentque l'on combinesouventfeuille plastique,sol compactéet

I desdifférentsprocédés.C'est le casà Bochum


sol non cohésifpour réunir les avantages
en Allemagnepour confinerun anciendépôtde déchetstoxiques(21) (Fig. 18).

I
I 1 - cqdlo d. t{wllcrfit' (0.3-ltd
2 - ætd; drglq. dcagd, gt!,tnr (0,5tn)

I 3 - !.|rô. ôdmor dls g.E-g6oqrToolt


!trrô. dndr|rgr @-{6ooafilclL
4 - Jom dfiâd$L{ à bær r{ntrd!{ ((
5 - gaa nûi.at! (0.3-O'6!nl
5 - orldlc ôdilrt (0,3m1
, glrnht
7 - mdl ôÉrat+

I I - dô dJvr{rr. (0.6-f5tt')

I
I Ceotextiles(æ)
o Separation

I e Protection
a

I
Figure lE - Type de couvertureutiliséeà Bochum(Hoekstraet al.)
I
t RapportBRGMR 36682 ENV4S-93 46
I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
I
I DEsEAUXpoLLUÉEs
5. MÉrnoDEsDETRATTEMENT
PARLESMETAUX
I
Le traitementdes eauxou effluentspolluéspar des métauxest réaliséen surfaceaprèsporn-
I pageou recueildes eauxpolluées,par desprocédésphysico-chimiques
tion dansune première phase,puis floculationou ultra-filtration, ou
classiques: précipita-
échange d'ions sur rési-

t nes ou sur minérauxpour éliminer les traces.A cesprocédés,on ajouterales procédésbio-


logiquesqui ne sont encore,pour la plupart,qu'au stadede rechercheou à la mise en oeuvre
sur pilotes.

I ici sontdesméthodesrécemmentmisesau point.


Les quelquesméthodesprésentées

I
5.1. PROCÉDÉS
PHYSIOUES
I
I 5.1.1.Sorptionsur résines
La méthodeMRM (Metal RemovalMedia),miseau point par Hamonet al. (18) pour purifier

T les eauxuséesindustriellesrichesen métauxlourds,estbaséesur l'échanged'ions.

Les types de résinesles plus utiliséessont les gels ou les résinesmacroporeuses.La résine

I utiliséeici est du type pelliculaire.Elle est forméed'une couchede fixée


copolymères de fa-
çon uniforme sur un supportfiltrant. La couchede polymèresoffre une capacitéd'écbange
d'ions importante.

I Des essaisen laboratoireont permisde déterminerles capacitésd'échangedu milieu pour dif-


férentsqpes de métaux(tableau17) en conditionsstatiques(batch)ou dynamiques(sur co-

I lonnes).

I
t
I Tableau17 - Mesuredescapacités
du MRM pour quelquesmétaux

t
I Rappott BRGM R 36682 ENV4S-93 47

I
t
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
I
0 Applicabilités
t Pour chaquetype de produit à traiter, I'efficacitéestdifférente.Elle peut être évaluéeà l'aide
d'un protocoleexpérimentalétabli par Cuno Europe, Le matériel expérimentalest contenu
I dansune malletteexpérimentale
d'effluent.
et permetde choisirun débit, un pH, de filtrer un échantillon

t L'efhcacité de la rétention est optimiséesur une courbe rétention/pH,spécifiquedu cas


d'applicationtraité ; on peut ainsi optimiserla quantitéque l'on peut filtrer. Cette approche
esttrès utile avanttout dimensionnement d'une installationindusuielle.

T @ Résultats

I Les essaiseffectuéspar la sociétéCuno Europesur des eauxuséesdont la teneurinitiale en


Cd était de 2 000 ppm ont permisd'abaisserla concentrationà 100ppm aprèspré-filtration,
et de la ramenerà moinsde 0,01 ppm aprèstraitementpar le MRM.

t Les résultatsdes essaisont été suivis de I'applicationde la techniqueà l'échelle industrielle


avecl'installationde deux filtres de grandecapacité(5 kg de matériau).Après ajustementdu

I pH à 7,8, la concentrationfinale en Cd resteinférieureà 0,01 ppm.

I 5.1.2. Sorption sur minéraux

On retiendraplus particulièrementles essaisréaliséssur une clinoptilolited'une pan (4), et


I d'autrepart les essaisréalisésavecla béringite(RevivalSystems).

o Blanchardet al. (4) ont conduitdes essaisen laboratoiredansune stationpilote pour dé-
I terminer la sélectivitéde la clinoptilolite vis-à-visdes métauxlourds et la possibilitéde
traiter 5ffi l/heured'eauxpolluéespar las métaux.

t Aux Etats-Unis,le BureaudesMinesa traité deseffluentsminierspar de Ia clinoptilolite;


les teneursen Pb passaientde 750 à 12 ppb. Il convienttoutefoisde noter que l'élimina-
tion des métauxest moins aiséeen présenced'ions compétitifstels Ca ou Fe. On pro-
t cèderaalors à un pré-traitementpar précipitationavantde faire passerl'eau sur une co-
lonnede zéolite.

I La régénération
descolonnesde zfulite estopéréeavecdessolutionsNaCl.

a La béringiteprécédemment définie, utiliséepar les chercheursflamands,est particulière-


T ment efFrcacepour éliminer Cd, Co, Cr, Cu, Fe, Mn, Ni, Pb et Zn des eauxusées,avec
desconcentrationscomprisesentreI et 250 mgll.

I La capacitétotale de la béringitedépendde la compositionde I'eau traitée.La concentra-


tion en métaldansla béringitesaturéepeut atteindre6 %. L'installationd'un filtre de bé-
ringite ne nécessitequ'un faible investissement,
il peut êfe adaptésur des installations
I existantes.

I RapportBRGMR 36682 ENV-45-93 48


I
t
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
I
I Les matériauxsaturéssont soit mis en décharge,soit régénérés.

Un casd'applicationdu systèmeRevival à la dépollutiond'une eaude nappeest présenté


I cidessous.

Filtraion d'une eau soutelraine en milieu urbain, polluée par une industrie de galvanisa-

t tion

. C.ampositionde I'eau souteïaine :

I -pH:5,7
- Ec : 3ffi p.S/cm
- Cd.: 3,4 - 5,5 p"g/l

I -M:Sffi-1500u4./l
- Cr : 10 pg/l
- Cu : 88 pg/l

I -h:60pg/l
. Concentrationautoriréedansl'efiuent : Cd = 1,5 pg/l

I . &raaéristiques de lafiltation :
- surlace defiltre : 6 m2
- épaisseurdu litfiltrant : I m

t - volumedufiIte : 6 m3
- massede bértngite : 4 500kg
- taille despanicules de béringite : I 000 - 2 000 pn
-débit:6m3lheure
I - fi,ltration par gravité
. hmposition de l'eflIuen :

I Volumede lits Cd (u*/l) Ni tup/l)


36 0.2 2
I 158
487
0.2
0,2
6
51
845 0.4 420
I I 205
I 373
0.2
0,2 TM
850

T . Compositionde la béringite saturée: U = I0 mglkg - Ni = I 200 mglkg

Le systèmea égalementétéappliquéavecsuccèspour le traitementd'eauxuséesde diver-


I sesprovenances.

. De Boodt (5) proposed'utiliser des alumino-si.licates


anamorphosés pour la filtration. Le
I concept"anamorphosé"signifie une améliorationintrinsèque.Dans ce cas, il s'agit du
pouvoir sorbantde matièresschisteuses qui se trouventen grandesquantitésdansles ter-
rils. L'anamorphoses'obtient en précipitantune couched'hydroxydasd'Al et de Fe sur

I les alumino-silicates.

I RapportBRGMR 36682 ENV4S-93 49


I
t
Méthodesde dépoilutiondes so/s et des eauxpolluéspar les métaux
I
I
I Les schistessont traités à des températures
d'environ 500"C et le matériaurésultantest
conditionnéen granulésde différentsdiamètrespour fabriquerles lis filtrants.

I
I 5.2. PROCÉDÉS
BTOLOGTOUES
Les rejetsd'effluentsne correspondent pastoujoursaux norrnesquandles traitementsutilisés

I sont l'ultra-filtration, l'échanged'ions, ... On fait donc appel aux propriétésde certains
micro-organismes et en quantitésappréciables
à fixer sélectivement desmétauxlourds.

I Un effort a été fourni ces dernièresannéespar différenteséquipesde recherchepour mettre


en valeurla capacitéde certainsmicro-organismes à accumulerles métauxlourdset envisager
leur applicationdansl'éliminationdesmétauxcontenusdansles effluents.

I L'utilisation des micro-organismes offre un potentielintéressant,qui peut être hautementsé-


lectif, efficaceet peu cotteux. Ils peuventdevenir compétitifsavec les résineséchangeuses

I d'ions et les minéraux.

O Principe

I Les mécanismes de fixation peuventêtre soit actifs, nécessitant


passifs,ne nécessitant
une activitémétabolique,soit
pas d'activité métabolique(tableaul8). La biofixation des métauxpar

t biomasses trouve son applicationindustrielledanst'utilisationde procédéspassifs.

I ACTIF Intracellulaire
Transfen à travers la membrane Staphylococcusaureus
et exclusiond'ions Escherichiacoli
I Synthèsede protéines: pseudothionéines Pseudomanas
marin
putida, Eschertchiacoli, Vibrio

t ACTIF Extracellulaire
Précipitationen surfacecellulaireavecPOol Citrobactersp.
ou sousforme (CdS) Kebsiella aerogenes
Exopolysaccbarides Tnoglqea ranigera, Kebsiella aerogenes,
I Azotobaaer sp.
Pseudomonas Dutida,Arthrobacterviscosus
PASSIF Intracellulaire
I Adsorption-complexation (diffusion simple)

PASSIF Extracellulaire
I Adsorption-compl
exation E. coliKlZ, Bacillus subtilis
Micrococcusluteus

I Tableaul8 - Mécanismes
de fixation desmétauxpar les bactéries(30)

I RapportERGMR 36682 ENV4993 50


I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
I
@ Applicabilité
I Une grandediversitéde biomasses montrentdescapacitésde fixation importantes: bactéries,
algues,levures,champignons.Ces capacitésont été inventoriéespar Nakajimaet Sakaguchi
I (2E)et sontprésentées
dansles tableaux19 à22.

Métâlaatsoôé Métâl edsoôé àlartir dc solutionsde mélanges

I Vsriétés (lûa movg)


U' Cob Mn Co
de métauf (104 moYg)
Ni Cu Ztr cd Hg Pb U Totsl

2.45 l .t0 0.0 0.0 0.03 0.16 0.0 0.0 0.90 0.69 1.30 3.08

I l.6l
3.57
0 .5 1
0-68
2.55
t.26
0.0r
0.08
0.02
0.0
0.08
0.03
0.0
0.08
0.04
0.16
0.35
0.09
0.0
0.06
0.02
0.02
0.0
0.10
0.0
0.04
r.23
1.37
0.72
1.07
0.19
0.49
0.2't
0.21
0.91
2-00
0.33
0.55
2.52
4.61
| .52
2.19
o.7| 0.62 0.s4 0.o4 0.04 0.| 5

I t.l5
1.66
1 .3 0
t.72
1.4{t
l.r5
t.39
t.05
0.03
0.0
0.0
0.0
0.02
0.o4
0.0
0.0
0.04
0.0
0.0
0.0
0.r?
0.2|
0.17
0.21
0.0
0.0
0.0
0.0
0.05
0.03
0.0
0.0
0.80
l.l2
l .l 4
l.3l
0.41
0.41
0.32
0.41
0.74
0.99
1 . 05
l.l4
2.2ô
2.80
2. 68
t.21
4. 32

I Micrococcuslurers IAM 1056 3 .l 4 2.36 0.12 0.l l 0.l l 0.48 0.09 0.17 1.00 0.90 1 . 34
Nocdrdid erythropolis IAM ll99 0.82 0.58 0.0 0.0 0.0 0.0E 0.0 0.0 0.58 0.27 0.50 1.43
Nocardia ruglosaKCC A0193 0.41 0.88 0.03 0.05 0.05 0.1I 0.03 0.03 0.33 0.19 0.35 l.l7
Pseudomonasaeruginosa IAM 1095 2.80 l.5l 0.0 0.0 0.0 0.35 0.0 0.0 1.19 0.35 r.92 3'EI
o.ot 0.01 0.05 0.15 0.0 0.01 0.99 0.29 l.5l 3.02

I
Pseudomonastluoresceas IAM 12022 2.38 t.02
Pstudomonas radiola lftM 720DE 0.60 0.30 0.04 0.02 0.0 0.27 0.01 0.03 0.0 0.18 0.51 1.06
Pseudomonassaccharophilia IAM l5O4 3.65 r.86 0.0 0.0 0.0? 0.27 0.0 0.02 1.09 0.70 2.11 4-32
Pseudomonassrutzeà IAM 12097 3.66 t.82 0.0 0.0t 0.0 0.39 0.0 0.04 l.l8 0.50 229 4-41
Seùaria marcescensIAM 1022 r.58 0.94 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.54 0.13 l.0l l-68

I Thiobacillus noucllus IFO 12443


Zoogloea ramigera IAM 12 136
2.01
3.02
r.5|
?.33
o.o
0.0
0.0
0.0
0.0
0.03
0.2t
0.15
0.0
0.0
0.0
0.0
0.0
0.95
0.33
0.40
a Lcs ccltulcs pd+ttivécs (0J mg poids sc.) étaictrt miscs cn ruspcnsion daos l0 ml dc colutioû (pH 4'6) mntcnant dc
1.3'l
l.E3
1.95
3.33

T . turanium (4 x 10-) M) cculemcnt


o Lcs cru,rtcs pf+ultivécs (lJ ng poids scc) étaicnt mbcs ca euspcnsioodaos 10 ml dc solution (pH 6J) contcnant <lu
cobalt (4 r l0-) M) sculcmenl
c Læsccuulcs pé{ultivécs (lJ mg poids scc) étaicnt niscs cn suspcnsiondans 10 ml dc colution d'un mélangc (pH 4,6)

t contcnant4 x lf) M de Mn, Co, Ni, Cu, Zn, Cd, Hg, Pb ct U.


Chaquc su-qrcnsionétait sgité€ pcndant unc hcurç à 3ffC

Tableau19 - Adsorptionsélectivedesmétauxlourdspar les bactéries


I
Métal adsorbé Mélll âdsoÉé àpartir dc solutionsdc méhngcs

I Variétés (loa mol/g)

U' Cob Mn Co
dc méraqc (104 mol/g)

Ni Cu Zn Cd Hg Pd U Tota I

I Candida utilis AHU 12l0


Cryptococc'usalbidus AHU 3tl2
Debaryomyceshansenii AHU 3'159
Endomycopsisfibuligera AHU 4l 13
0.3E
1 .3 6
0.90
0.t3
0.88
l.0l
0.s7
0.76
0.0
0.0
0.0
0.09
0.0
0.0
o.0l
0.()9
0.0
o.o
0.02
0.09
0.20
0.14
0.08
0.09
0.0
0.0
0.01
0.12
0.0
0.0
0.02
0.08
0.74
0.73
0.52
0.17
0.29
0.17
0.28
0.39
0.77
0' 9 1
0.52
0.55
2-00
1. 95
l.4E
l'67
0.79 0-29 0.5t l'90

T
Hansenula anomala AHU 1702 0.59 0.52 0.0 0.04 0.04 0.09 0.04 0.03
Kluyteromyces marxianus IAM 49E5 0.14 0.90 0.0 0.0 0.0 0.04 0.0 0,0 0.E5 0.20 0.26 1.35
Pichia lainosa IAM 12223 0.24 0.45 0.0 0.0 0.0 0.05 0.0 0.0 0.77 0.26 0.39 t.41
Saccharomlrcescerevisiae AHU 3EIE 0.49 0.99 0.0 0.0 0.0 o.| 5 0.0 0.0 l.l t 0.62 0.94 2.82
Spolobolomyces salmonicolor AH U 4072 a.4z 0.62 o.o 0.0 0.0 0.08 0.0 0.0 t.22 0.30 0.36 1.96

I Torulopsisaen'a AHU 339t


a{ ldcm tlblcau 19
0.t0 0.50 0.0 0.0 0.0.1 0.0 0.0 0.0 0-34 0.23 0'36 0.97

T Tableau20 - Adsorptionsélectivedesmétauxlourdspar les levures

I Rapport BRGM R 36682 ENV4S-93 51


I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux

I
I Métaladsorùé Métal adsoÉé àIafiir dê solutioos dc mélanges

I
Variétés (104 no/g) de nétauf (104 nol/g)

U' Co" Mn Co Ni Cu Zn Cd Hg Pb U Toral

t
Aspergillus niger AHU 7296 t.2 2 0.& 0.0 0.0 0.0 0_t2 0.0 0.0 0_39 0.24 1.09 l.t4
Aspergillus oryzae AHIJ 7216 2.22 1.02 0.0 0.0 0.0 0.18 0.0 0.0 0.81 0.4t t.69 3.t6
Chaetomium globosum AHU 92?0 0.78 0.81 0.02 0,03 0.03 0.t5 0.0 0.02 0.57 0.25 0.63 1.?0
Fusaàum d.ysporum IAM 5009 0.98 o.t6 0.05 0.0,6 0.06 0.t7 0.02 0.06 0.78 0.51 Lol 2-'12
Giberella lujikuroi AHU 907E 0.66 0.45 0.0 0.0 0.0 0.07 0.0 0.0 0.52 0.1t 0.50

I
1.27
Mucor hiemolis IAM 608t 2.98 0.88 0.0 0.0 0.0 0.29 0.0 0.0 0.5? 0.45 l.t3 3.t,t
Neurospora sirophila AHIJ 9213 3.81 0.61 0.0 0.0 0.0 0.22 0.0 0.0 0.19 0.3.1 t.U 2.39
Penicillium chrysogenum IAM 7106 3,04 0.99 0.0 ,0.0 0.0 0.35 0,0 0.0 0.t8 0.53 t.63 2.69
Penicillium lilacinum AHU 8357 3 .3 6 0.50 0.0 0.0 0.0 0.1t 0.0 0.0 0.57 o.lt 0.t3 t.69

I Rhizopus arrhizus AHU 6573


Rhizopus oryzae AHU 659l
1.43
1.43
0.51
0.74
0.@
0.0
0.07
0.0
0.06
0.0
0.24
0.13
0.05
0.0
0.08
0.0
0.0
0.12
0.47
0.t I
0.52
0.94
t.58
t,60

I â{ Idcu tablcau 19

Tableau21 - Adsorptionsélectivedesmétauxlourdspar les champignons

I
I \/adétés
Métal ad6o,rùé
(roa uol/g)

U' Cob Mn Co
Métrl 8&oôé àpartir dc solùtions dc mélaoges
dê né|auf (10{ novg)

Ni Cu Zn Cd Hg Pb U Total

I Actinomlees Jlauouiridis HUT 6147


Micromonospora chalcea KCC A0124
Sneptomyces albus HW 6M7
3.28
2.22
3.67
r.69
1.53
1.85
0.f3
0.09
0.17
0.12
0.t0
0.t?
0.14
0.u
0.18
0.52
0.37
0.53
0.0
0.07
0.l E
0.15
0.14
0.27
0.92
0.0
r.07
0.85 2.@
0.58 1.30
1.09 2.17
1.92
2.76
5. 83
Streplomycescineroruber HUT 6142 1.94

I
t.'t7 0.14 0.ll 0.14 0.54 0.0 0.17 0.77 0.?0 1.49 4.06
Strcptomyces echinotus HUT 6090 3.41 1.85 0.14 0.13 0.15 0.5t 0.1t 0.22 0.78 0.65 l .61 4. 37
Sneptomyces frodioa HUT 6054 2.21 t.12 0.0 0.0 0.05 0.22 0.0 0.0 0.87 0.30 t.zl 2.65
Streptomyces griseollauus HUT 6l 53 l..lO r.8l 0.10 0.09 0.13 0.48 0.05 0.18 r.00 0.55 t.26 3.84
Streptomyces griseolus HUT 6099 7.55 I.29 0.0 0.0 0.04 0.29 0.0 0.07 0.75 0.43 l.5rr 3.12

I Streptomyces hiroshimoensk HLff 6033


Streptomycesleooru HUT 6156
Streptomyces lilocinolulvus HUT 62 t0
0-E3
2.&
0.73
l.t7
1.55
t.l7
0.09
0.0t
0.01
0.10
0.08
0.0
0.t4
0.t0
0.06
0.46
0.45
0.32
0.06
0.07
0.0
0-18
0.t4
0.06
0.08
0.89
0.98
0.46 0.96
0.69 1.67
0.2t 0.90
2.53
4.17
2.6t
Streptomyces obirocars HUT 606 | 3 .t7 t.72 0.r9 0.16 0.r8 o.fl 0.15 0.25 r.29 0.86 1.66 5.38

t Steptomyces scabresHUT 6027


Streptomyccs oiridochromogeaes HUT 6031
t.o2
3.04
1.,t9
r.83
0.0
0.ta
0.û2
0.r3
0.0
0.16
0.34
0.53
0.0
0.r4
0.06
0.21
l.r9
1.07
0.62 r.93
0_96 l.6t
4.t6
4.95

I a{ Idcm tablcau 19

I Tableau22 - Adsorption sélectivedesmétauxpar les Actinomycètes

I @ Référenccs

I o Nakajimaet Sakaguchi(28) ont étudiél'adsorptionde I'uranium sur Steptomycesalbus i


ces cellules immobiliséesadsorbentl'uranium de manièresélective.Pratiquementtout
I'uranium adsorbéétait désorbéavecNaCO,0,1 M. L.esrésultatsont montréqueles cellu-

I les sontplus stablesaprèsimmobilisationet peuventêtreutiliséesde façon répét&,pour le


processusadsorption{ésorptior.

I Rapport ERGMR 36682 ENV4S-93 52


I
t
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
I
I I D'autresétudesen laboratoireont étéconduites,notammantà I'Ecole desMines d'Alès.

G. Sautel(30) montreque le Cd s'adsorbesur la paroi de la souchede Pseudomonas puti-

I da ave*un rendementde 90-97 %, d'où une dépollutionefficace possibled'effluents


de frxationsontobtenusà pH 7 et à 30'C.
tallifères.Les meilleursrendements
mé-

I Il existedesprocédésde traitementd'effluentsmétallifèresbaséssur I'utilisationde granu-


les formés à partir de biomassesmortesactivéesséchées,séparésen gtains de taille déri-
vée. Ces granulessont Eès performantspour les systèmesde réacteursà lits fluidisésou

t de colonnesà lis immobilis4s(30).

I D'autresessaisen laboratoireont permisd'étudierl'adsorptiond'uraniumsur deschampi-

t gnons frlamenteuxMucor miehei et P. chrysogenwn,et ont abouti à I'applicationde ce


(16).
procédédansuneunité pilote à l'échellesemi-industrielle

T Cette techniquea été exploitéeen vue du traitementd'une eau d'exhaureminière sur le


site desBondons(Florac,Lozère).

I Après établissement d'un étât consécutifà l'optimisationdes conditionsde contact,l'effr-


cacitéde fixation et de dépollutionse maintientdurablementau{elà de 90 %. La techni-
que de désorptiondes biomassessaturéesest égalementsimple et peut etre réaliséeavec

I t'hydrogénocarbonate de sodium.

o A cesprocédés,on peut rattacherle procédéAlgasorb, qui est commercialiséaux Etats-


Unis par Bio-RecoverySystemInc. à Las Cruces,et qui a été testésur un site pollué par
I du mercureen Californie(l l).

t Ce procédéest basésur I'affinité des parois d'alguespour les métauxlourds. Le milieu


adsorbantest constituéde cellulesd'alguesimmobiliséesdansun polymèrede gel de si-
lice. Cetteimmobilisationa 2 buts : d'une part protégerles cellulesd'alguesde la décom-
d'autre part produire un matériaudur pouvant
I position par les autresmicro-organismes,
être introduit dans des colonnesde chomatographiequi, sous pression,présententde
bonnescaractéristiques d'écoulement.

I Le systèmefonctionnecommeune résined'échanged'ions pour fixer les ions métauxainsi


que les oxo-anionsmétalliques(tels SeO4). Ce système,commeles résineséchangeuses
d'ions, peut être recyclé.Par contre, contrairementaux échangeursd'ions habituels,tes
I ions tels que Ca, Mg, Na n'interfèrentpas de façon significativeavec la rétentiondes
métauxlourds sur la matricealgue-silice.

I Quandle matériausorbantest sahrré,les métauxsont retirésdes alguesà I'aide d'acides,


basesou autresréactifs. On aboutit à un faible volume de solution très concentréeen
métauxet qui doit êtretraitée.
t La figure 19 montreun prototypeponabled'appareil,formé par deux colonnesopéranten
série. Chaquecolonnecontient7 litres d'Algasorb. L'unité peut traiter 0,22 m3/h' Des
I systèmesont été construitspour ttaitet 22 tf lh.

I RâpportBRGMR 36682 ENV4S-93 53


I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux

Figure 19 - Prototyped'appareil Algasorb

RapportBRGMR 36682 ENV4S-93 54


I
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux

I
I
I 6. GowcLUSToN

I Le traitementd'un sol pollué par des métauxpeut être appréhendé par deux typæ de métho-
des : soit en immobilisantles polluans et en les maintenanten place,soit en les extrayantdu
I sol pollué. La mise en oeuvrede I'un ou I'autre type de méthodesne résultepas forcément
d'un choix. Elle dépendradu type de pollution, pollution accidentelle
ou pollution ancienneet
progressive,du cootextegéographique, hydrogéologique, économique.Cesméthodespeuvent
T aussi,danscertainscas,être complémentaires
dépollution.
et employéassuccessivement, confinementpuis

I Dans le cas d'une pollution accidentelleprésentantdes risquesimportantspour la ressource


en eau,les méthodesde confinementsont les premièresméthodespréconisées. Cependant,
pollutionspar métauxsont en généraldespollutionsanciennesqui se mettenten placesur un
les

I tempsassezlong, et qui peuventêtre bien délimitées.Le facteurrapiditéd'interventionn'est


pasprimordial.

t Dans ce cas, le critère majeur est I'importancede la pollution, volume, étendue,concentra-


tion en élémentstoxiques.Si la pollution esttrès importanteet que le coût du traitementpour
ramenerla concentrationen métauxdans le sol aux valeurs indicativesrecommandées, est

I prohibitif, il sera judicieux d'opter pour une techniquede solidification, vitrification ou


d'immobilisationpar desminérauxtype béringite,

I Dans Ie cas d'un site plus faiblementcontaminédont on envisageune réutilisation,la mé-


thoderecommandée estle lessivageavecextraction,qui peut être réaliséin situ ou sur sol ex-
cavé,selonle contexte.

I La méthodeélectro-cinétique
à dessitespeu contaminés.
à réserverà dessurfaceslimitéeset
estuneméthodeintéressante

I Quant aux procédésbiologiques,ils peuventêtre achrellementenvisagéspour éliminer des


tracesde métauxdansles effluentsayantsubi préalablementun traitementpar une méthode

I physico-chimique
classique.

Pour le traiternentdes eaux polluéespar métaux,la filuation sur minérauxtype zéolite ou

I béringiteest égalementperformante.

I
I
I
t RappottBRGMR 36682 ENV-45-93 55

I
t
Méthodes de dépollution des so/s et des eaux pollués par les métaux
I
I
I 7. BISLIoGRAPHIE

(1) Anonyme,1990- MethodMosmansas a way of purificatingpollutedsoil. Contaminated


r Soil 90, vol. II, Arendt Hinsenveld,Eds.
I
!
(2) Balthaus H. - Erfahrungenbei der Sanierungeines Gaswerkgelândes
durch in situ
Bodenwiische,Communicationpersonnelle.
Ir
(3) BarrèsM., Carly R., Lallemand-Barrès A., 1984- Etude documentairesur la pollution
r des nappespolluées par les hydrocarbures.RapportBRGM M SGN 198 EAU, pour le
Ministèrede I'Environnement.
I
(4) BlanchardG., MannayeM., Martin G., 1984- Removalof heavymetalsfrom watersby
r
meansof naturalzeolites.WaterRes.,vol. lE, n" 12.
I
(5) De Boodt M., 1989- Alumino-silicatesanamorphosés
cornmesorbantsde métauxlourds.
I Rijkuniversiteir
Gent,aott 1989.
I
(6) Brierley J.A., Brierley C.L., Goyack G.M., 1986 - AMT-BIOCLAIM : a new
I wastewater treatment and metal recovery technology. Fundamentaland Applied
r Biohydrometallurgy.Proc. 6th Intern. Symp. Biohydrometal., Canada,1985. Richard
W.L., RichardM.R.B.,HausC.E., Fds.

I (7) Clijsters H., VangronsveldI., 1992 - Reclamationof contaminatedsoils by in situ


immobilization of heaw metals.FTOÆFI CLTIItP 192I M3/00I .

I (8) DauermanI-., WinOgasseG., 1990 - Microwavetreatmentof hazardouswastes.TIZ


PowderMag., vol. lI4, t' 718.
International

I (9) EikmannTh., Kloke 4., l99l - Nutzungsund SchuEbezogene Orienterungs-Datenfiir


(Schad) Stoffe in Boden. 1z Da.s VerbandesDeutscherLandwirtschaftlichenUnter-
I (VDLUFA), Heft l/1911.
suchungsund Forschungsaustalten
I
(10) EPA, 1990 - Handbookon in situ treatmentof hazardouswaste contaminatedsoils.
I EPAt540t2-90t00,2.
T
(11) EPA, 1990 - Solidification/Stabilizationprocess. Applications Analysis Report.
r EPA/540/45/89005.
I
(12) EPA, 1990- tnternationalwastetechnologies/Geo-Con
in situ stabilization/solidiflrcation.
I ApplicationsAnalysisReport.EPA/5.0/45/89004.
T
(13) EPA, l99l - The Superfundinnovativetechnology.Evaluationprogram: Technology
I profiles, 4th edition.EPA/540/5-91/008.
I

I RapportBRGMR 36682 ENV4S-93 56

I
I
Méthodesde dépollutiondes so/s et des eauxpolluéspar lesmétaux
I
I
(14) Ernst W.H.O., 1992- Decontamination or consolidationof metal-contaminated
soils by
I biological means. Workshop sur la pollution par les métaux lourds dans les pays
d'EuropeCentrale,Tchécoslovaquie,octobre1992.

I (15) GroffrnanA., PetersonS., BrookinsD., 1992- Removinglead from wastewaterusing


zeolite.Water EnvironmentandTechnology,May L992.

I (16) Guibal 8., RoussyJ., Roulph Ch., Le Cloirec R., 1992- Application semi-industrielle
de la biofixation d'ions métalliques.Cas de I'uranium sur champignonsfilamenteux.
T.S.M., L'Eau, octobre1992.
t (17) GùntherK., 1988- Surfacecoveringsfor tips and contaminated
88, vol. l. Kluwer AcademicPublishers.
sites.Contaminated
Soil

I (18) Hamon M.C., Thomas-BouilM., 1990 - Rétentionde métaux lourds. Un procédé


L'Eau, I'Industrie,les Nuisances,
écologique. no 140.

I (19) Hampel H.J., Fiepatrick V.F., 1988 - In situ vitrification. An innovative melting
technologyfor the remediationof contaminatedsoil. ContaminatedSoil E8. Kluwer

t AcademicPublishers.

(20) HeimhardH.I., 1988- High-pressuresoil washing.Processfor cleaningpollutedsoil in

t Soil E8,vol. l. Wolf/Van denBrink, Eds.


Berlin. Contaminated

(21) HoekstraS.E., BeineR,A., 1990- Encapsulation soil areaby means


of a contaminated

t of geosynthetics.
ContaminatedSoil 90, vol.2. Kluwer AcademicPublishers.

(22) Kakizaki S., 1985 - Soil contaminationcountermeasures


in Tokyo. Bur. Env. Prot.

t Tokyo Metr. Government,septembre1985.

(23) LagemanR., Pool \il., SeffrngaC.4., 1990- Elecuo-reclamation: Stateof the Art and

I future development.ContaminatedSoil 90, vol. tr. Arendt Erls.


Hinsenveld,

4., Bonin H., 1989- Dépollutiondes sols et des nappespolluéspar


(24) Lallemand-Barrès
des composésorganiques.Rapport BRGM 89 SGN 590 EEE pour Ie Ministère de
T I'Environnement.

(25) Leppert D., 1990 - Heavy metal sorption with clinoptiloliæ zeolite alternativesfor
I soil andwater. Mining Engineering,vol.42, no 6.
treâtingcontaminated

(26) Moen J.E.T., CornetJ.P-, Evers C.trV.A., 1985- Soil protectionand remedialactions:
I criteria for decision making and standardisation
Contaminated
of requirements.lst Int. Conf. on
Soil, I l-15 novembre1985,Utrecht.Assinket Van denBrink, Eds.

I (27) Montclair EnvironmentalManagementTeam, 1990 - Managementplan for chromium-


contaminatedsoil. Int. J. Environ- Studies,vol. 35.

I
I RappottBRGMR 36682 ENV4S-93 57
I
I
Méthodes de dépollution des so/s et des edux pollués par les métaux
I
I
(28) Nakajima A., SakaguchiT., 1986 - Selective accumulationof heavy metals by
I microorgenisps.Appl. Microbiol. Biotechnol 24, p. 5944.
"
(29) Ponthieu8., 1992- Chassezle zinc, la plainereverdit.Libération, 12 oe.n&e 1992.
I (30) SautelG., 1991- Biofixationdu cadmiumpar la bactériePseudomonas putida. Centrede
I'Environnementindustriel,Ecole des Mines d'Alàs. Thèsede I'Université de Provence
I Aix-MarseilleI.

(31) SEoh D., Poweleit4., 1990- The cutoff wall technique.Dwelopmentand Stateof the
I Soil 90, vol. 2. Kluwer AcademicPublishers.
Art. Contaminated

(32) Udings L.G.C.M., 1990 - In situ cadmium removal. Full-scale remedial action of

I contaminatedsoil. Intern. Symp. on Haz. Waste Treaûnent : treatnent of contaminated


soils, Cincinnati,Ohio, 5-8 février 1990,

I (33)Vangronsveld J., CammaerC., Van AsscheF., ClijstersH., 1991- Reclamation


"desert like' site in the northeastof Belgium: evolution of the metal pollution
experimentsin situ. Heavy metals in tbe environment,vol. l. Farmer Ed. CEP
of a
and

I Consultants,E<linburgh,p. 5E-61.

(34) VerhagenE.J.H., 1988 - Reviewof thermaland extractionsoil treatmentplants in the

I Netherlands.ContaminatedSoil 88, vol. l. Wolf/Van denBrink, Eds.

(35) Ziegler M., BalthausH., 1990- Decontamination of a former gasworkssite with an in

t situ high pressuresoil washingtechnique.ContaminatedSoil 90, vol. 2.

(36) Wirth M., Haink C., 1988 - Remedyingpolluted soil by thermal treatmentsystem

I Deutagny'on Soil 88, vol. l. Kluwer AcademicPublishers-


Roll. Contaminated

t
I
I
I
I
T
I Rapport BRGM R 36682 ENV4S-93 58
I