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Elément du module: Psychosociologie de la communication MCI 30

Niveau: 4ème année –cycle ingénieur


Filières: GM, IPP, GIP, EMSI, GTIER, GC
Session du printemps/Semestre 8
Volume horaire : 28h cours/TD

Professeur: S Touhami
Constat
• Communiquer c'est établir une relation avec une ou plusieurs autres
parties.
• Pour communiquer, nous devons d’adapter aux différents facteurs qui
interviennent dans le processus de communication. Si nous en avons une
bonne perception, ces facteurs aident à mieux planifier, à mieux aborder, à
mieux analyser... bref à mieux communiquer.
• Il existe bon nombre de schémas ou modèles qui décrivent un processus
de communication car ses schémas représentent la base de toute
communication.
• Depuis Aristote (± 350 avant JC) jusqu‘aux nos jours, la communication a
été théorisée à l'aide de modèles de communication qui revêtent diverses
formes.
• Communiquer c'est comme respirer : on ne peut pas ne pas le faire ….La
communication est l'élément essentiel à tout échange qu'il soit
professionnel ou privé.
Les modèles théoriques de la Communication
interpersonnelle

1. Modèle d’Aristot (350 AJC)


2. Modèle informationnel/technique de Shannon et Weaver (1948)
3. Modèle de Lasswell (1948)
4. Modèle cybernétique de Wiener (1949)
5. Modèle des Riley J. & M.
6. Modèle de Jakobson
7. Modèle systémique de PALO ALTO

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Le Modèle d’Aristot (350 AJC)
Ce philosophe grec a établi le 1er Modèle de
communication qu’il appelle la
« rhétorique ». L’art Oratoire repose sur 3
éléments essentiels:

 L’éthos (style que doit prendre l’orateur pour


capter l’attention de l’auditoire)
 Le logos (la logique, le raisonnement,
l’argumentation)
 Le pathos (la sensibilité de l’auditoire )

Selon Aristote, la communication repose sur


une charge émotionnelle. L’auditoire doit
être séduit ou charmé, sinon il se bloquera,
et il n’ y aura pas de communication.
Pour Aristot, c’est le récepteur qui détermine
l’objet et la fin du processus de
communication. Si l’objet ne lui convient pas,
il mettra un terme à la relation. C’est http://olivier-moch.over-blog.net/article-les-modeles-de-communication-72295675.html

l’élément majeur du processus communicatif.


Modèle informationnel/technique de Shannon et Weaver
(1948)

Publié dans Théorie mathématique de la Communication (1948), de Claude Shannon et Warren Weaver.

Ce modèle est centré sur l’étude d’une transmission optimale d’un message ( signal)
Les avantages:
 Modèle mécaniste (télégraphique) qui s’intéresse aux facteurs responsables de la
perturbation de la transmission de l’information (bruit).
 L’émetteur envoie un signal au récepteur (Signal=Transmission de l’information)‫‏‬
 Schéma: codage /encodage : A donne un code et B le décode;
Les limites
 C’est un schéma linéraire (un seul sens) et simpliste qui ne peut s’appliquer à toute les
situations de communication.
 Il ignore la pluralité des récépteurs et laisse de côté les éléments psychologiques et
sociologiques
 Il y a absence de de rétroaction
 Difficile de comprendre la situation de communication
 Pas de co-construction de sens (partage d’information, non transparence du sens)‫‏‬
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Modèle de Lasswell (1948)

Harold D. Lasswell ( politologue de l’école de Chicago, USA). C’est l’un des premiers à s’intéresser à
la communication de masse (propagande) et à souligne le rôle important que jouent les moyens
de communication de masse. Le modèle de Lasswell Lasswell (1948) pose 5 questions (5W) qui
tentent de décrire tout phénomène de communication. Ce modèle conçoit la communication
comme étant un processus d’influence et de persuasion

Limites:
le processus de la communication est limité à la dimension persuasive, la
communication est perçue comme une relation autoritaire, il y a absence de toute
forme de rétroaction, le contexte psychologique et sociologique n’est pas pris en
compte.

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Le schéma Cybernétique de WIENER (1949)
Les travaux de N. Wiener sur la cybernétique
décrivent les systèmes de codage des
informations, et l’architecture des systèmes
automatiques permettant de les traiter. Le
cybernéticien tente de traduire tous les
énoncés du langage ordinaire (humain) en
langage-machine. Selon ce modèle, toute
action de communication se baserait sur
un processus essentiel, ou protocole de
communication à travers 2 étapes:
1. Phase de mise en contact (connexion) https://studylibfr.com/doc/3469368/mod%C3%A8le-de-wiener--1949----publici

2. Phase de clôture (déconnexion)

Pour Wiener, la communication est un


système dynamique instaurant des
relations interactives. L’approche
cybernétique introduit le concept clé de
régulation fournie par la
connexion/déconnexion.
Avantages: L’apport de ce modèle est essentiel.
Il différentie la transmission d’information,
d’une communication.
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Apport du Modèle de N Wiener (1949)
• Le processus de la communication doit
fournir des informations justes, précises,
concises, et claires. Trois niveaux de
problèmes sont détectés par Wiener:
 Bruits Techniques ( précision dans la
transmission des symboles quand on
communique)
 Bruits Sémantiques ( est ce que les
symboles véhiculent la sens attendu)
 Efficacité ( influence des comportements et
des attitudes )
• Ce Modèle intègre la notion de feedback
comme étant essentielle au contrôle du
système ( mécanique, électronique,
https://studylibfr.com/doc/3469368/mod%C3%A8le-de-wiener--1949----publici
psychologiques, etc.). Ce modèle permet la
compréhension de la communication à
travers la notion de « feedback » qui
désigne la réaction du récepteur au
message envoyé par l’émetteur.
Le Modèle de Newcomb (1953), appelé ABX
• Theodore Newcomb ajoute une dimension sociale et
psychologique à la communication. Il n'y a plus
d'émetteur ou de récepteur, mais bien des
communicateurs qui émettent ou reçoivent dans une
interaction. Newcomb distingue deux paramètres qui
influent sur la relation sociale
 l'attitude: l'aspect affectif de la relation,
 l'union est la spécificité de la relation.
• Newcomb parle du l’équilibre ou le déséquilibre de la
relation sociale. Selon lui, l'équilibre est atteint
lorsque les attitudes ont la même orientation. Pour
qu'il y ait communication il faut que les parties soient
à la recherche de cet équilbre, s'il n'est pas atteint, il
convient de réduire au maximum le déséquilbre ou de
rompre la communication.
• Newcomb précise encore que les relations se nouent
forcément autour d'un objet (thème) commun et que http://olivier-moch.over-blog.net/article-les-modeles-de-communication-72295675.html

toute situation de communication met en exergue des


individus par leurs attitudes. Il déclinera son modèle
en huit sous-modèles, quatre à l'équilibre et quatre
déséquilibrés.
Le Modèle de Gerbner (1956)

George Gerbner, un sociologue et professeur de


Télécommunication présente un modèle plus complexe de la
communication interpersonnelle qui s’articule sur deux axes:

 Le message: lié au contexte,


 Le processus de communication repos sur deux dimensions ( la
perception et le contrôle du message)

Gerbner lie la communication à la culture et la culture à la


télévision.
Modèle de J.Riley & M.Riley (1959)
Les chercheurs de ce modèle vont introduire la notion de
contexte et de feedback.
Ce modèle rappelle que les individus appartiennent à des
groupes. Le communicateur (émetteur) et le récepteur sont
restitués dans des groupes d’appartenance ou de référence.
Avantages
 l’apparition de la boucle de rétroaction entre l’émetteur et le
récepteur montre l’existence d’un phénomène de réciprocité,
d’une inter-influence entre les individus.
 La notion de feed-back a permis de passer d’une vision
linéaire de la communication à la conception d’un processus
circulaire.
 On distingue deux formes de feed-back: Positif=celui qui
conduit à accentuer un phénomène avec un effet boule de
neige ( énervement entre deux personnes) et F. Négatif= peut
être considéré comme un phénomène de régulation qui tend
à maintenir la relation dans un état de stabilité et d’équilibre.

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Modèle de Jakobson, (1963)
Relation

Contenu

Source: http://zenitcoachinglabaule.blogspot.com/2017/09/theorie-de-la-communication-et-approche.html

Roman Jakobson (1896-1982) linguiste d’origine russe, va porter ses recherches sur le message lui-
même. Il distingue 6 facteurs qui correspondent à 6 fonctions de la communication.

1. Fonction expressive : centrée sur l’émetteur


2. Fonction impressive : centrée sur le récepteur
3. Fonction phatique : axée sur le contact
4. Fonction référentielle : axée sur le contexte de la communication
5. Fonction métalinguistique : axée sur le code (signes utilisés)
6. Fonction poétique : axée sur le message
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Modèle systémique de l’école de Palo Alto

http://www4.ac-nancy-metz.fr/eleves-difficiles/IMG/pdf/ppt-_ecole_palo_alto-_approche_syste_mique.pdf
Modèle systémique de l’école de Palo Alto
Transmission

E R
Situation
Relation
Feed-back

Appelé Modèle de l’orchestre par les chercheurs de l’école de Palo Alto (ville à l’ouest
Californie, USA) dont la devise est : “ On ne peut pas ne pas communiquer”

Cette école insiste sur trois dimensions dans la communication ( transmission, relation
et situation)

Selon the Mental Research Institute (Paul watzlawik), la communication s’appuie sur
 des comportements sociaux et des codes.
 une relation interpersonnelle centrée sur l’interaction des individus inscrits dans un
système et dans lequel il y a une action ( E) et une réaction (R).
 L’ajustement se fait grâce au feedback
 L’interrelation entre ( E) et (R) : l’un s’adresse à l’autre soit en relation symétrique
(égale) ou en relation complémentaire.

Armand et Mich•
le Mattelart, 1995, Histoire des théories de la communication, , La Découverte, Rep•
res, 1995
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