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ELECTRONIQUE DE PUISSANCE

PROGRAMME

Chapitre 1. Introduction à l’électronique de puissance

Chapitre 2. Convertisseurs AC – DC : REDRESSEURS

Chapitre 3. Convertisseurs DC – DC : HACHEURS

Chapitre 4. Convertisseurs DC – AC : ONDULEURS

Chapitre 5. Convertisseurs AC – AC : GRADATEURS

Chapitre 6. VARIATEURS DE VITESSES

TRAVAUX PRATIQUES
Chapitre 1 : Introduction à l’électronique de puissance
1- Généralités
1.1- L’électronique de puissance : une électronique de commutation.
Entre l’électrotechnique et l’électronique s’est développée une nouvelle technique,
l’électronique de puissance, appelée aussi électronique des courants forts, dont la principale
fonction est d’adapter la forme de l’énergie (alternative ou continue) fournie par le réseau
électrique industriel aux besoins du récepteur. Les convertisseurs statiques de puissance
assurent la transformation d’énergies avec un excellent rendement.
On différencie quatre types de convertisseurs dont les schémas de principe sont donnés sur la
figure suivante:
• Convertisseur alternatif-continu : redresseur ;
• Convertisseur alternatif-alternatif : c'est un gradateur lorsque seule la valeur efficace de la
tension alternative est modifiée, sinon c'est un cycloconvertisseur.
• Convertisseur continu-continu : hacheur ;
• Convertisseur continu-alternatif : onduleur .

Quelques applications des convertisseurs statiques:


• Redresseurs : alimentation des moteurs à courant continu, charge des batteries ;
• Hacheurs : commande des moteurs à courant continu (vitesse variable) ; fonctions
d'interrupteur onduleurs ou alimentation à découpage ;
• Onduleurs : production de tensions alternatives, alimentation des appareils électriques
autonomes, protection contre les surtensions et coupures de réseau (informatique), commande
des machines à courant alternatif ;
• Cycloconvertisseurs : production des vitesses variables en alternatif (levage, machine-outil).
Ces convertisseurs utilisent des semi-conducteurs de puissance travaillant en commutation.
C'est-à-dire fonctionnant en interrupteur, afin d’assurer un rendement satisfaisant.

1.2. Les interrupteurs en électronique de puissance


Généralités
L’électronique de puissance utilise des semi-conducteurs travaillant en commutation, c’est à
dire fonctionnant en interrupteur. Ce dernier peut être formé par un seul semi-conducteur ou
par un groupement en série ou en parallèle de plusieurs semi-conducteurs.
L’objectif de ce chapitre n’est pas l’étude systématique et détaillée du fonctionnement des semi-
conducteurs. On se contente de rappeler succinctement les propriétés importantes de quelques
composants utilisés en électronique de puissance, en renvoyant le lecteur vers des ouvrages
spécialisés s’il souhaite en comprendre le fonctionnement interne.
En restant au niveau des généralités, on peut classer les semi-conducteurs de puissance actuels
selon trois catégories :
1.2.1. Les interrupteurs parfaits
Un interrupteur parfait possède deux états : "Ouvert (OFF)" et "Fermé (ON)"
■ Interrupteur ouvert (position OFF : i = 0)

■ Interrupteur fermé (position ON : u = 0)

1.2.3. . Les interrupteurs à semi-conducteurs


►La diode idéale (interrupteur non commandé)
La diode est composant électronique autorisant le passage du courant électrique dans un seul
sens, et utilisé comme redresseur de courant alternatif.

La diode passe de l'état bloqué à l'état passant lorsque u ou i change de signe (positif).
La diode passe de l'état passant à l'état bloqué lorsque u ou i change de signe (négatif).
La commutation est spontanée car elle ne dépend que de signe du courant ou de la tension du
circuit extérieur.
La diode réelle
Diode réelle (≡avec seuil E0) et avec résistance r

Si v < E0 : D bloquée D ≡interrupteur ouvert


Modèle électrique :

Si v ≥E0 : D passante D ≡résistance r (≡tg α) faible (≅ Ω) + fcem E0


Modèle électrique :

► Le transistor bipolaire
Le transistor est un composant électronique actif utilisé : comme interrupteur dans les circuits
logiques ; comme amplificateur de signal ; pour stabiliser une tension, moduler un signal ainsi
que de nombreuses autres utilisations.
Un transistor est un dispositif semi-conducteur à trois électrodes actives, qui permet de contrôler
un courant (ou une tension) sur une des électrodes de sorties (le collecteur pour le transistor
bipolaire et le drain sur un transistor à effet de champ) grâce à une électrode d'entrée (la base
sur un transistor bipolaire et la grille pour un transistor à effet de champ
Cet interrupteur est commandable à l'ouverture et à la fermeture, la commutation se fait par une
action électrique (injection d'un courant de base iB).

Lorsque le transistor est saturé (interrupteur fermé) le courant iC et la tension VCE ne doivent
pas être négatif.
Le transistor est donc un interrupteur commandé unidirectionnel en tension et en courant.

► Les transistors MOS


Ces transistors, plus performants, ont le même comportement que le bipolaire à la différence
qu'ils se commandent avec une tension (le courant de commande est très faible).
►Le thyristor
Le thyristor un semi-conducteur qui possède trois bornes : l'anode (A), la cathode (C) et la
gâchette (G).

Le thyristor est une diode commandée qui ne permet donc le passage du courant que dans un
sens. De plus il n'est commandable qu'à la fermeture. L'ouverture s'effectue lors de la disparition
du courant direct.
Le thyristor se comporte donc comme une diode dont la mise en conduction dans le sens passant
sera autorisée par une impulsion de courant sur la gâchette (retard α à l'amorçage réglable).
On utilise le thyristor pour :
- Commander la vitesse des moteurs à courant continu et des moteurs à courant alternatif.

- Commander une alarme.

- Régler la température.

- Régler l'éclairage des lampes.


1. Amorçage du thyristor
a. Propriétés électriques
L’état conducteur ou bloqué est en général déterminé par une électronique de commande
référencée à la cathode.
Dans la pratique, un générateur d’impulsions se charge de l’amorçage des thyristors.
Fonctionnement du thyristor
Soit la tension à appliquer est une tension sinusoïdale de période 2𝜋.

On appelle Ө l’angle d’amorçage du thyristor et t0 son instant d’amorçage.


Le thyristor peut fonctionner comme interrupteur électronique unidirectionnel de deux
manières : commandes en « tout ou rien » et angle de phase.
• Commande en « tout ou rien »

• Commande en angle de phase


► Diac
Le diac est un dispositif semi-conducteur bidirectionnel. Il devient conducteur lorsque la
tension appliquée à ses bornes est légèrement supérieure à la tension de retournement VB0 de
28 à 36V.
2 diodes montées tête-bêche (composant réversible) :
Pas de conduction (dans aucun des 2 sens) sauf si V aux bornes du Diac > VClaquage :
On a alors un court-circuit (interrupteur fermé) et le diac se rebloque immédiatement.
(Ex. VClaquage = 20 Volts pour un diac 20 Volts) (Claquage non destructif).

Application :
Générateur d’impulsions.
►Le Triac
Le triac aussi appelé alternistor est un dispositif semi-conducteur à 3 électrodes
bidirectionnelles. Il est comme l'équivalent de deux thyristors montés en tête bêche (parallèle
inverse). Les deux électrodes principales sont :
- B2 : borne directe ou positive.

- B1 : borne directe ou négative.

- G : la gâchette.

Son symbole est:


Le triac s’amorce par injection ou extraction d’un courant de gâchette suffisant. Ensuite, comme
les thyristors, il reste à l’état d’interrupteur fermé tant que le courant B1 - B2 reste supérieur au
courant de maintien Ih. Dès que le courant B1 - B2 est inférieur à Ih le triac redevient un
interrupteur ouvert.

Les triacs sont utilisés :


- Dans les gradateurs ou variateurs de lumière.

- Dans les variateurs de puissance de four électrique.

- Dans les variateurs de vitesse pour moteur à courant alternatif.


Chapitre II- CONVERTISSEUR AC – DC
Un convertisseur AC – DC est un dispositif dont le rôle est de produire les grandeurs de sortie
(coutant – tension) unidirectionnelles à partir d’une source alternative. Il constitue en partie ou
essentiellement l’alimentation des dispositifs électroniques à courant continu.

Quelques définitions
1- Facteur de forme
La valeur du facteur de forme caractérise la tension la tension redressée. Plus cette valeur est
proche de l’unité, plus la tension obtenue est voisine d’une tension continue. Ce coefficient sert
à comparer les montages redresseurs différents entre eux. Il est défini par :
𝑉&''
𝑓=
𝑉()*
2- Taux d’ondulation
Il est le rapport de la valeur crête à crête de la tension de sortie par le double de la valeur
moyenne.
𝑉. 00
𝑇),- =
2𝑉()*
Tond a une valeur d’autant plus faible que la tension redressée est moins ondulée.
3- Facteur de puissance
Il est le rapport de la puissance active mesurée par la puissance apparente.
𝑃()*
𝐾=
𝑆

4- Rappel sur les grandeurs mathématiques


Soit x(t) une grandeur sinusoïdale définie par :
𝑥 (𝑡) = 𝑋( cos(𝜔𝑡 + 𝜑)
Xm : amplitude ; ω : pulsation ; φ : phase à l’origine.
@A B
La période : 𝑇 = B
et la fréquence : 𝐹 = @A

On définit la valeur moyenne :


1 G
𝑋()* = E 𝑥(𝑡)𝑑𝑡
𝑇 H
La valeur efficace :
K/@
1 G
𝑋&'' = I E 𝑥 @ (𝑡)𝑑𝑡J
𝑇 H

1- Redressement non commandé


1.1 Redressement monophasé
a- Charge purement résistive R

V est une tension sinusoïdale. Ses valeurs efficace1 et maximale sont notées respectivement Veff
et Vmax.
- Quand la tension V est dans l’alternance positive, la diode est passante et la tension aux
bornes de la charge est égale à la tension aux bornes du secondaire du transformateur.
- Quand V est dans l’alternance négative, la diode est bloquée et la tension à ses bornes
est égale à la tension du secondaire.

Remarque :
La diode du montage doit supporter le courant direct maximal du circuit et avoir une tension
de claquage supérieure ou égale à la tension inverse maximale pour ne pas être détruite.
Les chronogrammes :
• 𝑽𝒎𝒂𝒙 = √𝟐. 𝑽𝒆𝒇𝒇 est la valeur crête de la tension redressée qui est égale à la tension
crête du secondaire.
• La valeur moyenne de la tension de sortie redressée est :
𝟏 𝑻/𝟐 𝑽𝒎𝒂𝒙 𝟐𝝅
𝑼𝒎𝒐𝒚 = E 𝑽𝒎𝒂𝒙 𝒔𝒊𝒏𝝎𝒕 . 𝒅𝝎𝒕 = ; 𝝎 =
𝑻 𝟎 𝝅 𝑻
• La valeur moyenne du courant traversant la diode est :
𝑼𝒎𝒐𝒚
𝑰𝒎𝒐𝒚 =
𝑹
• Le courant moyen traversant la diode doit être inférieur au courant limite de la diode
noté 𝑰𝟎 = 𝑰𝒎𝒐𝒚 .
• La tension inverse de crête PIV (Peak inverse Voltage) est égale à la valeur maximale
de la tension du secondaire. La PIV doit être inférieur à la PIV limite pour éviter le
claquage. 𝑷𝑰𝑽 = 𝑽𝒎𝒂𝒙 .
• La valeur efficace de la tension redressée est donnée par :

𝟏 𝑻/𝟐
𝑼𝒆𝒇𝒇 = g𝑼𝟐𝒎𝒐𝒚 = h E 𝑽𝟐𝒎𝒂𝒙 𝒔𝒊𝒏𝟐 𝝎𝒕 . 𝒅𝝎𝒕
𝑻 𝟎
𝑽𝒎
𝑼𝒆𝒇𝒇 =
𝟐
• On définit aussi un paramètre appelé facteur de forme (F) qui caractérise la tension
redressée. Plus ce paramètre est proche de l’unité, plus la tension redressée tend vers
une tension continue.
𝑼𝒆𝒇𝒇
𝑭=
𝑼𝒎𝒐𝒚
b- Charge résistive R-E

𝑽(𝒕) = 𝑼𝑫 + 𝑼𝒄 = 𝑼𝑫 + 𝑹𝒊 + 𝑬
• E > V : la diode D est bloquée et donc 𝑼𝒄 = 𝑬
• 0 < E < V : la diode D est passante et 𝑼𝒄 = 𝑽 − 𝑼𝑫 = 𝑽
Les chronogrammes :

• De 0 à 𝜽𝟏 : E > V → la diode est bloquée


• De 𝜽𝟏 à 𝜽𝟐 : E < V → la diode est passante
• De 𝜽𝟐 à 2π : E > V → la diode est bloquée
• Détermination de 𝜽𝟏 et 𝜽𝟐
- 𝜽𝟏 est l’abscisse du point d’intersection entre les tensions V(t) et E
𝑬
→ 𝑉 (𝜃K ) = 𝐸 → 𝑉( 𝑠𝑖𝑛𝜃K = 𝐸 → 𝜽𝟏 = 𝒔𝒊𝒏u𝟏 ( )
𝑽𝒎
- 𝜽𝟐 se calcule de la façon suivante :
𝜽𝟏 + 𝜽𝟐 = 𝝅
• La valeur moyenne
𝜽𝟏 𝜽𝟐 𝟐𝝅
𝟏
𝑼𝒎𝒐𝒚 = IE 𝑬 𝒅𝜽 + E 𝑽𝒎 𝒔𝒊𝒏𝜽 𝒅𝜽 + E 𝑬 𝒅𝜽J 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝜽 = 𝝎𝒕
𝟐𝝅 𝟎 𝜽𝟏 𝜽𝟐

𝟏 𝝅
𝑼𝒎𝒐𝒚 = w𝑽𝒎 𝒄𝒐𝒔𝜽𝟏 + 𝑬(𝜽𝟏 + )x
𝝅 𝟐
Il existe aussi des circuits de redressement avec des charges RL, RLE ou RC.

c- Charge résistive RL

En électrotechnique les charges sont souvent combinées inductive et résistives. Les


électroaimants ou les moteurs à courant continu en sont les exemples. La présence d’une
induction dans le circuit des charges fait qu’il y’a emmagasinement d’énergie et restitution de
cette énergie. La conduction de la diode est prolongée.
𝑑𝑖
𝑈0 = 𝑈z + 𝑈{ = 𝑅𝑖 + 𝐿
𝑑𝑡
Les chronogrammes :
De 0 à t1 : l’effet self Ldi/dt emmagasine de l’énergie,
A t1 : U=Ri et Ldi/dt = 0
De t1 à t2 : l’inductance restitue l’énergie Ldi/dt jusqu’à l’annulation du courant. L’inductance
L prolonge la durée de la conduction de la diode. Ceci s’explique par le fait que lorsque le
courant décroit dans la charge, l’inductance restitue l’énergie qu’elle a emmagasinée.
En alternance positive
𝑈0 = 𝑉 = 𝑉( sin 𝜔𝑡
𝑑𝑖
𝑅𝑖 + 𝐿 = 𝑉( sin 𝜔𝑡 (1)
𝑑𝑡
Pour le courant i, on assiste à un régime transitoire régi par l’équation différentielle ci-dessous :
L’équation homogène :
𝑑𝑖
𝑅𝑖 + 𝐿 = 0 → 𝑅𝑖𝑑𝑡 = −𝐿𝑑𝑖
𝑑𝑡
𝑅 𝑑𝑖 𝑅
− 𝑑𝑡 = → ln(𝑖 ) = − 𝑡 + 𝐶
𝐿 𝑖 𝐿
𝑅
𝑖 = 𝑒𝑥𝑝 …− 𝑡 + 𝐶†
𝐿
z
𝑖 = 𝑘𝑒 u { ˆ ∶ 𝑠𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 ℎ𝑜𝑚𝑜𝑔è𝑛𝑒
𝑖 = 𝐴 cos(𝜔𝑡) + 𝐵 sin(𝜔𝑡)
𝑑𝑖
= −𝐴𝜔 sin(𝜔𝑡)(𝜔𝑡) + 𝐵𝜔cos(ωt)
𝑑𝑡
Dans (1) : 𝑅𝐴 cos(𝜔𝑡) + 𝑅𝐵 sin(𝜔𝑡) − 𝐿𝐴𝜔 sin(𝜔𝑡)(𝜔𝑡) + 𝐿𝐵𝜔cos(ωt) = 𝑉( sin 𝜔𝑡
(𝑅𝐴 + 𝐿𝐵𝜔)𝑐𝑜𝑠𝜔𝑡 + (𝑅𝐵 − 𝐿𝐴𝜔)𝑠𝑖𝑛𝜔𝑡 = 𝑉( sin 𝜔𝑡
On aura :
𝑅𝐴 + 𝐿𝐵𝜔 = 0 𝑒𝑡 𝑅𝐵 − 𝐿𝐴𝜔 = 𝑉(

𝐿𝐵𝜔 𝐿@ 𝐵𝜔@
𝐴=− 𝑒𝑡 𝑅𝐵 + = 𝑉(
𝑅 𝑅
𝐿𝐵𝜔 𝑅𝑉(
𝐴=− 𝑒𝑡 𝐵 = @
𝑅 𝑅 + 𝐿@ 𝜔 @
𝐿𝑉( 𝜔 𝑅𝑉(
𝐴=− @ 𝑒𝑡 𝐵 =
𝑅 + 𝐿@ 𝜔 @ 𝑅@ + 𝐿@ 𝜔 @
𝑉( z
u ˆ
𝑖= @ [ −𝐿𝜔cos ( ωt ) + 𝑅𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑡) ] + 𝑘𝑒 {
𝑅 + 𝐿@ 𝜔 @
𝑉( 𝐿𝜔 𝑅 z
𝑖= …− 𝑐𝑜𝑠𝜔𝑡 + 𝑠𝑖𝑛𝜔𝑡† + 𝑘𝑒 u { ˆ
|𝑍| |𝑍| |𝑍|
Posons :
𝑅 𝐿𝜔
𝑆𝑖 𝑐𝑜𝑠𝜑 = 𝑒𝑡 𝑠𝑖𝑛𝜑 =
|𝑍| |𝑍|
𝐿𝜔 𝑅
𝑡𝑎𝑛𝜑 = → tanuK 𝜑 =
𝑅 𝐿𝜔

𝑉( z
𝑖= [𝑐𝑜𝑠𝜑𝑠𝑖𝑛𝜔𝑡 − 𝑠𝑖𝑛𝜑𝑐𝑜𝑠𝜔𝑡] + 𝑘𝑒 u { ˆ
|𝑍|
𝑉( z
𝑖= sin (𝜔𝑡 − 𝜑) + 𝑘𝑒 u { ˆ
|𝑍|
𝐴 𝑡 = 0 → 𝑖 = 0

𝑉( z
sin(𝜔𝑡 − 𝜑) + 𝑘𝑒 u { ˆ = 0
|𝑍|
𝑉(
𝑘H = sin(𝜑)
|𝑍|
Si on pose : 𝜃 = 𝜔𝑡

𝑉( uœ
𝑖= [sin (𝜃 − 𝜑)] + 𝑠𝑖𝑛𝜑 𝑒 ˆ•,ž
|𝑍|
𝜑 𝑒𝑠𝑡 𝑙’𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑑é𝑝ℎ𝑎𝑠𝑎𝑔𝑒 𝑑𝑒 𝑈𝑐 𝑝𝑎𝑟 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡 à 𝑖.
On remarque la superposition du régime transitoire et du régime permanent faisant apparaitre
le déphasage du courant sur la tension.
Le courant ne s’annule pas si θ = π mais un peu plus au-delà pour β = π +φ. La diode est alors
en conduction forcée si bien que la tension Uc devienne négative jusqu’à l’annulation du
courant i.
L’inductance a pour rôle de réduire les ondulations du courant. Pour une charge infiniment
inductive on considèrera le courant presque constant. Pour supprimer les alternances négatives
aux bornes de la charge, on monte en parallèle une diode dite de roue libre.

d- Diode de roue libre DRL


La présence de la DRL permet lorsque la diode ne conduit pas, à l’énergie emmagasinée de
circuler dans le circuit L,R, DRL et d’y provoquer un lissage de courant.
- De 0 à π, D conduit → VD = 0, Uc = V > 0 et VDRL< 0 donc la DRL est bloquée.
Pour cette phase, le fonctionnement est le même que le montage précèdent.
- Lorsque ωt = π, le courant i ≠ 0 car il ne s’annule pas instantanément à cause de la
présence de l’inductance.
Supposons que la diode D continu à conduire, VD = 0, Uc = V < 0 et la tension entre l’anode et
la cathode de la DRL sera alors positive VDRL = - Uc > 0, ce qui n’est pas possible, donc la
diode D est bloquée et DRL devient passante assurant la continuité de la conduction dans la
bobine. DRL conduisant, la tension à ses bornes est nulle. L’énergie emmagasinée dans
l’inductance est dissipée dans la résistance et le courant I décroit pour s’annuler à β = π +φ.
L’annulation du courant caractérise un fonctionnement en conduction discontinue. Si l’énergie
est suffisante, le courant ne s’annule pas et la conduction est continue.
Les chronogrammes :

1.2: Redressement double alternance par transformateur à point milieu


a: charge résistive
Ce montage nécessite l’utilisation d’un transformateur à point milieu (qui a deux enroulements
secondaires et qui délivre des tensions dont les valeurs sont égales mais opposées) ; car le
montage précédent présente l’inconvénient de ne laisser passer que la moitié du courant que
peut délivrer le secondaire du transformateur.
- 1er cas : alternance positive sur V1 et négative sur V2
La diode D1 est passante et D2 est bloquée.

- 2ème cas : alternance négative sur V1 et positive sur V2


La diode D1 est bloquée et D2 est passante.
Les chronogrammes :

Ce montage a un meilleur rendement car la charge est alimentée par un courant positif qui a
une fréquence double que celle du montage mono alternance.
Les diodes sont plus sollicitées ; en effet la diode bloquée devra supporter la tension aux bornes
de son secondaire et la tension présente aux bornes de la charge.
√𝟐𝑽𝒆𝒇𝒇
𝑽𝒎𝒂𝒙 =
𝟐
𝟐 𝑻/𝟐 𝟐𝑽𝒎𝒂𝒙
𝑽𝒎𝒐𝒚 = E 𝑽𝒎𝒂𝒙 𝒔𝒊𝒏𝝎𝒕. 𝒅𝝎𝒕 =
𝑻 𝟎 𝝅
𝑽𝒎𝒐𝒚
𝑰𝒎𝒐𝒚 =
𝑹
𝑰𝒎𝒐𝒚
𝑰𝟎 = 𝒆𝒕 𝑷𝑰𝑽 = 𝟐. 𝑽𝒎𝒂𝒙
𝟐
b : Redressement double alternance par pont de Graetz

- A l’alternance positive, le courant s’établit à travers D2-R-D4 ; donc les diodes D2 et D4


sont passantes.

- A l’alternance négative, le courant s’établit à travers D3-R-D1 ; donc les diodes D1 et D3


sont passantes.

Le sens du courant n’a pas changé d’une alternance à l’autre. Nous obtenons ainsi le même
résultat que celui du montage avec transformateur à point milieu.
Les chronogrammes :
𝑽𝒎𝒂𝒙 = √𝟐 𝑽𝒆𝒇𝒇

𝟐 𝑻/𝟐 𝟐𝑽𝒎𝒂𝒙
𝑽𝒎𝒐𝒚 = E 𝑽𝒎𝒂𝒙 𝒔𝒊𝒏𝝎𝒕. 𝒅𝝎𝒕 =
𝑻 𝟎 𝝅
𝑽𝒎𝒐𝒚
𝑰𝒎𝒐𝒚 =
𝑹
𝑰𝒎𝒐𝒚
𝑰𝟎 = 𝒆𝒕 𝑷𝑰𝑽 = 𝑽𝒎𝒂𝒙
𝟐

Le tableau ci-dessous résume les valeurs des tensions et des courants pour chaque cas de
redressement si les diodes sont remplacées par des diodes réelles (Useuil = 0.6-0.7V).
Posons 𝑽𝒎𝒂𝒙 = √𝟐. 𝑽𝒆𝒇𝒇

Double alternance
Simple alternance A point milieu Pont de Graëtz
𝑈(•£ = 𝑉(•£ − 𝑈.&¤¥¦ 𝑉(•£ 𝑈(•£ = 𝑉(•£ − 2𝑈.&¤¥¦
𝑈(•£ = − 𝑈.&¤¥¦
2
𝑉(•£ − 𝑈.&¤¥¦ 𝑉(•£ − 2𝑈.&¤¥¦ 2𝑉(•£ − 4𝑈.&¤¥¦
𝑈()* = 𝑈()* = 𝑈()* =
𝜋 𝜋 𝜋
𝑈()* 𝑈()* 𝑈()*
𝐼()* = 𝐼()* = 𝐼()* =
𝑅 𝑅 𝑅
𝐼H = 𝐼()* 𝐼()* 𝐼()*
𝐼H = 𝐼H =
2 2
𝑃𝐼𝑉 = 𝑉(•£ 𝑃𝐼𝑉 = 𝑉(•£ 𝑃𝐼𝑉 = 𝑉(•£
1.3. Redressement triphasé :
Hypothèse : Courant constant dans la charge
1.3.1. Commutation parallèle simple : P3 à diodes :
a. Commutateur le plus positif :
Schéma de principe :
Le montage redresseur P3 à diodes est constitué de trois diodes, connectées chacune à une
phase.

Etude du fonctionnement :
A partir du réseau triphasé, on obtient un système triphasé équilibré de tensions (Vs1, Vs2, Vs3),
qu'on notera : VS1 (t) = Vm sin ωt ; VS2 (t) = Vm sin (ωt - 2π/3) ; VS3(t) = Vm sin (ωt - 4 π /3).
Les trois diodes forment un redresseur plus positif, qui laisse passer à tout instant la plus positive
des tensions, soit : V1 la plus positive. Si D1 conductrice _Uc = VS1.
VD2 = VS2- Uc= VS2- VS1<0 _D2 bloquée.
VD3 = VS3- Uc= VS3- VS1<0 _D3 bloquée.
Alors D1 conduit et les autres sont bloquées.
Ceci peut être généralisé en disant que la diode ayant le potentiel le plus positif conduit et les
autres sont bloquées ; d’où le nom donné à ce montage : Commutateur le plus positif.
Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau suivant:
Les chronogrammes :

Valeur moyenne de la tension redressée :


𝟓𝝅/𝟔
𝟏 𝟑 𝟑√𝟑 𝑽𝑴
𝑼𝒄𝒎𝒐𝒚 = E 𝑼𝒄 (𝒕)𝒅𝒕 = E 𝑽𝑴 𝐬𝐢𝐧(𝝎𝒕) 𝒅𝝎𝒕 =
𝑻 𝟐𝝅 𝟐𝝅
𝑻 𝝅/𝟔

La tension maximale à supporter en inverse par les diodes. Par exemple pour VD2, dans
l'intervalle :

𝝅 𝟓𝝅 𝝅
< 𝝎𝒕 < ; 𝑽𝑹𝑹𝑴 = 𝑽𝑫𝟐 ±𝝎𝒕 = ² = −√𝟑 𝑽𝑴
𝟔 𝟔 𝟑
Courants dans les diodes :
Le courant de sortie étant considéré comme constant, de valeur Ic, et les diodes parfaites, on
déduit de l'étude du fonctionnement les formes d'ondes des courants dans ces dernières: i1, i2,
i3 sont respectivement les courants dans les diodes D1, D2, D3.
D'où les expressions de imax, imoy et ieff, les valeurs maximale, moyenne et efficace de ces
courants:

𝟏 𝑰𝒄 𝟏 𝑰𝒄
𝒊𝒎𝒂𝒙 = 𝑰𝒄 ; 𝒊𝒎𝒐𝒚 = E 𝒊𝒊 (𝒕)𝒅𝒕 = ; 𝒊𝒊𝒆𝒇𝒇 = h E 𝒊𝟐𝒊 (𝒕)𝒅𝒕 = 𝒊 = 𝟏, 𝟐, 𝟑
𝑻 𝟑 𝑻 √𝟑
𝑻 𝑻

1.3.2. Commutation parallèle double : PD3 à diodes:


Schéma de principe :

Étude de fonctionnement :
Les différentes phases de fonctionnement du montage sont alors décrites par le tableau
suivant:
Les trois diodes D1, D2, D3 forment un commutateur plus positif, qui laisse passer à tout instant
la plus positive des tensions, et les diodes D'1, D'2, D'3 forment un commutateur plus négatif,
qui laisse passer la plus négative des tensions. La tension redressée est à tout instant la
différence entre ces deux tensions.
Les chronogrammes :
Valeur moyenne de la tension redressée

𝝅/𝟐
𝟏 𝟑 𝟐𝝅 𝟑√𝟑 𝑽𝑴
𝑼𝒄𝒎𝒐𝒚 = E 𝑼𝒄 (𝒕)𝒅𝒕 = E 𝑽𝑴 …𝐬𝐢𝐧(𝝎𝒕) − 𝐬𝐢𝐧 ´𝝎𝒕 − µ† 𝒅𝝎𝒕 =
𝑻 𝝅 𝟑 𝝅
𝑻 𝝅/𝟔

Tension inverse maximale aux bornes des diodes bloquées


D'après l'étude du fonctionnement, Si on considère, par exemple, la diode D2, la tension à ses
bornes a l'allure suivante :
La tension maximale à supporter par les diodes. Par exemple pour VD2, dans l'intervalle :

𝝅 𝟓𝝅 𝝅
< 𝝎𝒕 < 𝑽𝑫𝒎𝒂𝒙 = 𝑽𝑫𝟐 ±𝝎𝒕 = ² = −√𝟑 𝑽𝑴
𝟔 𝟔 𝟑

2. REDRESSEMENT COMMANDE
Montage à Thyristor
Les montages redresseurs étudiés précédemment permettent la conversion d’une tension
alternative sinusoïdale en une tension continue grâce à l’utilisation des diodes. La tension
moyenne obtenue à la sortie a une valeur fixe. Ce type de conversion est le résultat d’un
redressement non commandé.
Pour obtenir une valeur moyenne variable aux bornes d’une charge quelconque, l’utilisation
d’un autre type de composants est nécessaire : les thyristors. Ces composants permettent
d’avoir les redressements commandés.

2.1.Fonctionnement du thyristor en redressement commandé


a- Charge résistive
On utilise le montage ci-dessous. La charge est une résistance pure.
Le circuit de commande permet d’envoyer un courant ig dans la gâchette.

- De 0 à θ, le thyristor n'est pas amorcé, il se comporte comme un interrupteur ouvert et


donc, le circuit est ouvert (i(t) = 0). La tension aux bornes de la charge est nulle.
- On amorce le thyristor, la tension UAK à ses bornes est positive, il peut entrer en
conduction (interrupteur fermé) et le courant i(t) peut circuler. La tension aux bornes de
la charge uCH est égale à la tension d'alimentation u.
- La tension aux bornes de la charge UCH(t) devient nulle, l'intensité i(t) devient nulle
aussi. Le thyristor cesse naturellement de conduire et se comporte comme un
interrupteur ouvert.
- Tant qu'aucun courant n’est envoyé dans la gâchette G, le thyristor continue de se
comporter comme un interrupteur ouvert. La tension aux bornes de la charge uCH reste
nulle par conséquent.
- Lorsque la tension passe par zéro, on envoie un courant dans la gâchette G du thyristor.
La tension uAK aux bornes du thyristor est positive ; le thyristor peut entrer en conduction
: il se comporte comme un interrupteur fermé et la tension aux bornes de la résistance
R est égale à la tension d'alimentation u(t). Le thyristor restera passant tant que le
courant i sera positif.

NB : La charge résistive peut être remplacée par d’autres charges telles que L, RL, etc.
Les thyristors peuvent aussi être montés en pont.

2.2. Montage à deux thyristors et transformateur à point milieu


2.2.1 Transformateur à point milieu
Le transformateur à point milieu possède un enroulement primaire et deux enroulements
secondaires identiques possédant une borne commune. Les deux enroulements secondaires
délivrent chacun une tension de même valeur efficace mais en opposition de phases.
a- Débit sur une charge résistive

Valeur moyenne de u
𝟏 + 𝒄𝒐𝒔𝜶
𝒖𝒎𝒐𝒚 = 𝑼𝟎
𝟐
Où U0 est la valeur moyenne pour α = 0, soit pour un pont de diode.
𝑽𝑴
𝒖𝒎𝒐𝒚 = (𝟏 + 𝒄𝒐𝒔𝜶).
𝝅
Oscillogrammes
𝑃𝑜𝑢𝑟 0 < 𝜃 < 𝜋, 𝑣K > 0 𝑠𝑖 𝑇K 𝑒𝑠𝑡 𝑏𝑙𝑜𝑞𝑢é 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠, 𝑣 GK = 𝑣K 𝑒𝑡 𝑖K = 0.
𝐶 ¼ 𝑒𝑠𝑡 𝑇K 𝑞𝑢𝑖 𝑒𝑠𝑡 𝑠𝑢𝑠𝑒𝑐𝑝𝑡𝑖𝑏𝑙𝑒 𝑑 ¼ ê𝑡𝑟𝑒 𝑎𝑚𝑜𝑟𝑐é à 𝜃 = 𝛼 (angle d’amorçage). 𝑇K amorcé, 𝑣 GK
= 0,
𝑣K
u = 𝑣K et i = 𝑖K =
𝑅
𝐴 𝜃 = 𝜋, 𝑖K 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑟 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑑𝑒𝑣𝑒𝑛𝑖𝑟 𝑛é𝑔𝑎𝑡𝑖𝑓 , 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑇K 𝑠𝑒 𝑏𝑙𝑜𝑞𝑢𝑒.
𝑃𝑜𝑢𝑟 𝜋 < 𝜃 < 2𝜋, 𝑣@ > 0, 𝐶 ¼ 𝑒𝑠𝑡 𝑇@ 𝑞𝑢𝑖 𝑒𝑠𝑡 𝑠𝑢𝑠𝑒𝑐𝑝𝑡𝑖𝑏𝑙𝑒 𝑑 ¼ ê𝑡𝑟𝑒 𝑎𝑚𝑜𝑟𝑐é.
𝐴 𝜋 + 𝜃 𝑇@ est amorcé et 𝑣 G@ = 0

Débit sur une charge inductive


Valeur moyenne de u
𝟐𝑽𝑴
𝒖𝒎𝒐𝒚 = 𝒄𝒐𝒔𝜶
𝝅

La tension moyenne peut être négative.

b- Pont mixte sur charge RL


Valeur moyenne de u
𝑽𝑴
𝒖𝒎𝒐𝒚 = (𝟏 + 𝒄𝒐𝒔𝜶)
𝝅

2.3. Redressement triphasé


2.3.1. Redressement commandé P3 (tous thyristors)
a- Charge RL
a.1- Analyse du fonctionnement
Afin de simplifier l’étude, on se place dans les mêmes conditions que celles rencontrées pour
les redresseurs non commandés. Pour analyser le fonctionnement on suppose que l’impulsion
envoyée sur T1 avec un retard y par rapport à l’amorçage que l’on aurait eu s’il y avait des
diodes (p/6 ) provoque la mise en conduction de ce thyristor. L’impulsion envoyée sur T2 avec
un décalage de 2p/3 par rapport à celle de T1 doit assurer la mise en conduction de T2 et le
blocage de T1.
De même L’impulsion envoyée sur T3 avec un décalage de 2p/3 par rapport à celle de T2 doit
assurer la mise en conduction de T3 et le blocage de T2.
Les intervalles de conduction sont les suivants :

Valeur moyenne de la tension uC

La tension redressée uC est périodique de période T/3.


𝟓𝝅
Ç𝚿
𝟔
𝟑
𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = E 𝒗𝟏 (𝜽)𝒅𝜽 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒗𝟏 (𝜽) = 𝑽𝒎 𝒔𝒊𝒏(𝜽)
𝟐𝝅
𝝅
Ç𝚿
𝟔

Donc
ËA
ÇÍ
Ì
ËA
3 3𝑉( ÇÍ
𝑈É()* = E 𝑉( 𝑠𝑖𝑛(𝜃)𝑑𝜃 = − [−𝑐𝑜𝑠(𝜃)]AÌ
2𝜋 2𝜋 Ì
ÇÍ
A
ÇÍ
Ì

3𝑉( 5𝜋 𝜋
=
…−𝑐𝑜𝑠(Ψ + ) + 𝑐𝑜𝑠(Ψ + )†
2𝜋 6 6
𝟓𝝅 𝝅
…−𝒄𝒐𝒔(𝚿 + ) + 𝒄𝒐𝒔(𝚿 + )†
𝟔 𝟔
𝟓𝝅 𝟓𝝅 𝝅 𝝅
= −𝒄𝒐𝒔𝚿𝐜𝐨𝐬 + 𝒔𝒊𝒏𝚿𝐬𝐢𝐧 + 𝒄𝒐𝒔𝚿𝐜𝐨𝐬 − 𝒔𝒊𝒏𝚿𝐬𝐢𝐧
𝟔 𝟔 𝟔 𝟔
On a :
𝟓𝝅 𝝅 𝟓𝝅 𝝅
𝒄𝒐𝒔 = −𝐜𝐨𝐬 𝒆𝒕 𝒔𝒊𝒏 = 𝒔𝒊𝒏
𝟔 𝟔 𝟔 𝟔
𝟓𝝅 𝝅 𝝅
…−𝒄𝒐𝒔(𝚿 + ) + 𝒄𝒐𝒔(𝚿 + )† = 𝟐𝒄𝒐𝒔𝚿𝐜𝐨𝐬 = √𝟑 𝒄𝒐𝒔𝚿
𝟔 𝟔 𝟔
Finalement :
𝟑√𝟑
𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝑽 𝒄𝒐𝒔𝚿
𝟐𝝅 𝒎

Remarque:
• Les contraintes sur les composants sont les mêmes que celles du convertisseur non
commandé.
• Courant moyen : IT =IC/3
• Courant efficace: ITeff =IC/√3
• Tension maximale inverse (elle dépend de l’angle d’amorçage y) : Vm √3 (valeur crête).

a.2- Différents modes de fonctionnement-Réversibilité


D’après ce qui précède et en ne considérant que des valeurs de y comprises entre 0 et p/2 , la
valeur moyenne de la tension redressée UC est positive ou nulle pour le convertisseur.
Si on prend une valeur de y supérieure à p/2 , on a le fonctionnement en onduleur assisté par
le réseau.

a.3- Formes d’ondes des différentes grandeurs pour y =p/6


2.3.2. Redressement commandé PD3 (tous thyristors)
a. Charge RLE
Ce pont est composé de 6 thyristors. Les thyristors T1, T3 et T5 sont amorcés pendant
l’alternance positive des tensions v1, v2 et v3. Les thyristors T2, T4 et T6 sont amorcés pendant
l’alternance négative. La référence des angles d’amorçage est toujours l’angle d’amorçage
naturel.
Le transformateur en couplage étoile- étoile sera considéré comme dépourvu de fuites
magnétiques et de résistances. Le pont sera lui aussi considéré comme parfait et la charge est
constituée d’un moteur à courant continu avec un courant continu absorbé constant IC. Le réseau
de tensions secondaires du transformateur sera noté de la façon suivante :
𝒗𝟏 = 𝑽𝒎 𝐬𝐢𝐧(𝜽)

⎪𝒗 = 𝑽 𝐬𝐢𝐧 ´𝜽 − 𝟐𝝅µ
𝟐 𝒎
𝟑
⎨ 𝟒𝝅
⎪𝒗 = 𝑽 𝐬𝐢𝐧 ´𝜽 − µ
⎩ 𝟑 𝒎
𝟑

a.1- Analyse du fonctionnement


Le retard à l’amorçage est ψ ; on détermine la tension V+(q) pour cette valeur d’angle
d’amorçage en suite, on détermine la tension V-(q) pour la même valeur de l’angle de
commande. Il est alors possible de déterminer les grandeurs caractéristiques de ce pont. En
opérant par intervalles successifs, il est alors possible d’établir le tableau suivant :

Valeur moyenne de la tension de sortie uC

La relation uC(q) = V+(q) – V-(q) permet aussi de calculer la valeur moyenne de la tension uC
et on a :
𝑻 𝑻 𝑻
𝟏 𝟏 𝟏
𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = E 𝒖𝒄 (𝜽)𝒅𝜽 = E 𝑽Ç (𝜽)𝒅𝜽 = E 𝑽u (𝜽)𝒅𝜽
𝑻 𝑻 𝑻
𝟎 𝟎 𝟎

Avec
𝑻 𝑻
𝟏 𝟑√𝟑 𝟏 𝟑√𝟑
E 𝑽Ç (𝜽)𝒅𝜽 = 𝑽𝒎 𝒄𝒐𝒔𝚿 𝐞𝐭 = E 𝑽u (𝜽)𝒅𝜽 = − 𝑽 𝒄𝒐𝒔𝚿
𝑻 𝟐𝝅 𝑻 𝟐𝝅 𝒎
𝟎 𝟎

Donc
𝟑√𝟑 𝟑√𝟑
𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝑽𝒎 𝒄𝒐𝒔𝚿 − Ú− 𝑽 𝒄𝒐𝒔𝚿 Û
𝟐𝝅 𝟐𝝅 𝒎
𝟑√𝟑
𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝑽 𝒄𝒐𝒔𝚿
𝝅 𝒎

A noter que :
● Pour y < p/2 : UCmoy > 0
● Pour y = p/2 :UCmoy = 0
● Pour y > p/2 :UCmoy < 0, dans ce cas, la puissance PC = UCmoy IC est inférieure à zéro. Donc la
puissance est transmise du moteur au réseau. C’est le processus de régénération et le
convertisseur fonctionne comme un onduleur non autonome.

La période de cette tension de sortie est p/3 et ce, quelle que soit la valeur de ψ. La variation de
l’angle de commande ψ est théoriquement de 0 à π. En fait la variation possible est seulement
de 0 à π – γ, où γ désigne un angle appelé angle de garde.

a.2- Formes d’ondes des différentes grandeurs y =p/6


2.3.3. Le pont mixte symétrique
a- Charge RLE

Ce pont est composé de 3 thyristors et de 3diodes. Les thyristors T1, T2 et T3 sont amorcés
pendant l’alternance positive des tensions v1, v2 et v3. Les diodes D1, D2 et D3 sont passantes
pendant l’alternance négative. La référence des angles d’amorçage est toujours l’angle
d’amorçage naturel. Le transformateur en couplage étoile- étoile sera considéré comme
dépourvu de fuites magnétiques et de résistances. Le pont sera lui aussi considéré comme parfait
et la charge est constituée d’un moteur à courant continu avec un courant continu absorbé
constant IC.
a.1-Analyse du fonctionnement
Le retard à l’amorçage est ψ ; on détermine la tension V+(q) pour cette valeur d’angle
d’amorçage en suite, on détermine la tension V-(q) pour la même valeur de l’angle de
commande. Il est alors possible de déterminer les grandeurs caractéristiques de ce pont. En
opérant par intervalles successifs, il est alors possible d’établir le tableau suivant avec y = p/2 :
Valeur moyenne de la tension de sortie uC
On remarque que sur une période, nous avons 3 arches identiques d’où :
La relation uC(q) = V+(q) – V-(q) permet aussi de calculer la valeur moyenne de la tension uC
et on a :
𝑻 𝑻 𝑻
𝟏 𝟏 𝟏
𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = E 𝒖𝒄 (𝜽)𝒅𝜽 = E 𝑽Ç (𝜽)𝒅𝜽 − E 𝑽u (𝜽)𝒅𝜽
𝑻 𝑻 𝑻
𝟎 𝟎 𝟎

Avec
𝑻 𝑻
𝟏 𝟑√𝟑 𝟏 𝟑√𝟑
E 𝑽Ç (𝜽)𝒅𝜽 = 𝑽𝒎 𝒄𝒐𝒔𝚿 𝐞𝐭 E 𝑽u (𝜽)𝒅𝜽 = − 𝑽
𝑻 𝟐𝝅 𝑻 𝟐𝝅 𝒎
𝟎 𝟎

Donc
𝟑√𝟑 𝟑√𝟑
𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝑽𝒎 𝒄𝒐𝒔𝚿 − Ú− 𝑽 Û
𝟐𝝅 𝟐𝝅 𝒎
𝟑√𝟑
𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝑽 (𝟏 + 𝒄𝒐𝒔𝚿)
𝟐𝝅 𝒎
On remarque que UCmoy est positive quel que soit ψ.
Pour ψ = 0,
𝟑√𝟑
𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝑽
𝝅 𝒎
Pour ψ = π,
𝑼𝑪𝒎𝒐𝒚 = 𝟎
La figure suivante représente la variation de la tension de sortie aux bornes de la charge UCmoy
pour le pont mixte et pour le pont tous thyristors.

a.2- Formes d’ondes des différentes grandeurs pour y =p/2

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