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Cycle de formation des ingénieurs en Télécommunications

Rapport de Stage
de formation humaine

Réalisé par :
Hentati Omar

Période
de 01/07/2010 à 31/07/2010

Entreprise d'accueil

Tunisie Telecom

Année universitaire :2009/2010

1
Au terme de ce travail , J’adresse tout particulièrement mes remerciements les plus
distingués au directeur de l’Ecole Supérieure des Communications de Tunis qui m’a
offert cette opportunité pour me familiariser avec le milieu professionnel et enrichir
d’avantage mon cursus de formation en télécommunications.

je voudrais exprimer toute ma gratitude aux responsables de la société « Tunisie


Télécom » , à tous les membres de la société «Tunisie Télécom » et je citerais en particulier
M. Chakroun Anouar.
Anouar

Et je remercie bien sur tout ceux qui ont été cause de la réussite de ce stage.

Veuillez trouver dans ce travail l’expression de ma reconnaissance et le témoignage


de mon profond respect.

Hentati Omar

2
Introduction……………………………………………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,,..5
Présentation de la société…………………………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,,…….5

Centre de commutation ……………………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,…………...6

I-Présentation de la commutation………………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,,…….6
II-Présentation du centre de commutation………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,…..,,,7
III-Description du commutateur HC3…………………………………..,,,,,,,,,,,,,,,,,,,…...8
1-Architecture du commutateur HC3………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,,,,……8
2-Définition de l’Alcatel 1000 E10…………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,,,,…...9
3-Importance de l’Alcatel 1000 E10………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,…….9
4-Les services offerts par l’Alcatel 1000 E10………………………,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,…...9
4.1-raccordement d’abonnés………………………………………...,,,,,,,,,,,,,,,,,..10
4.2-raccordement d’abonnés par le CSNMM……………………,,,,,,,,,,,,,,,,,,…...11
4.3-raccordement d’abonnés ADSL par le CSNMM……………,,,,,,,,,,,,,,,,,,…...11
4.4-raccordement direct d’accès primaire…………………………,,,,,,,,,,,,,,,,,….12
5-Architecture de l’Alcatel 1000 E10………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,……12
6-La technologie HC3…………………………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,…13
6.1-Avantages de la technologie HC3……………………………,,,,,,,,,,,,,,,,…...13
6.2- L’Alcatel 1000 E10 à technologie HC………………………,,,,,,,,,,,,,,,,…...14
7-Stations multiprocesseurs…………………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,……14
7.1-SM non banalisées………………………………………………..,,,,,,,,,,,,,,,,.14
7.2-SM banalisées……………………………………………………..,,,,,,,,,,,,,,,,15
7.3-Structure des stations multiprocesseurs…………………………...,,,,,,,,,,,,,,,,16
7.4-Station multiprocesseur de maintenance………………………….,,,,,,,,,,,,,,,,16
8-Exploitation et maintenance du système HC3………………………,,,,,,,,,,,,,,,,…18
8.1-Exploitation………………………………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,18
8.2-maintenance………………………………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,19
Présentation du RLA (réseau local d’abonnés)…………,,,,,,,,,,,,,,,,…………………….20

I-Topologie du réseau…………………………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,…………20
1-Le répartiteur général RG (Table d’essai)…………………………........,,,,,,,,,,,,,,,,21
2-Sous répartiteur S/R……………………………………………………..,,,,,,,,,,,,,,,,23

3
3-Point de concentration PC……………………,,,,,,,,,,,,,,,,………………………....24
Centre de transmission…………………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,………………..25

I-Introduction……………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,…………………………….25
II-Présentation du centre de transmission ………,,,,,,,,,,,,,,,,…………………………….25
III-Hiérarchies de transmission……………………,,,,,,,,,,,,,,,,…………………………..26
1-La hiérarchie numérique plésiochrone………,,,,,,,,,,,,,,,,……………………….…26
1.1-Principe de la PDH…………………………,,,,,,,,,,,,,,,,…………………….26
1.2-Hiérarchie de multiplexage PDH……………,,,,,,,,,,,,,,,,…………………....28
1.3-Apport de la technologie PDH………………,,,,,,,,,,,,,,,,……………………28
1.4-Inconvénients…………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,…………………..28
2-La hiérarchie numérique synchrone SDH………………,,,,,,,,,,,,,,,,………………..28
IV-Modes de transmission……………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,………………..31
1-Boucle locale……………………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,………………...31
2-Transmission entre centraux…………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,…………...31
3-principe de fonctionnement dans la salle de transmission…,,,,,,,,,,,,,,,,……………..32
4-principe de modulation par impulsion et codage (MIC)………,,,,,,,,,,,,,,,,…………32

Conclusion……………………………………………………………,,,,,,,,,,,,,,,,………….34

4
La formation d'ingénieur dans SUP'COM n'est plus une formation théorique
seulement mais aussi pratique; c'est pour cette raison, l'école organise en premier lieu un
stage de découverte du milieu professionnel durant un mois. Pour ce fait, j’ai choisi que
mon stage se déroule à Tunisie Télécom (SFAX GARE) durant un mois du 01/07/2007 au
31/07/2007 afin d’accroître mes connaissances dans les deux réseaux mobiles et fixes.
Mon stage s’est déroulé sur deux parties : la partie commutation et la partie
transmission. D’ailleurs dans ce rapport, je vais essayer de présenter d’une façon brève
Tunisie Télécom et ses services et de m’approfondir sur ses centres de commutation et de
transmission.
Dans ce rapport j'ai essayé de présenter d’une manière cohérente les idées que j'ai
pu récolter.

Tunisie Télécom est le nom commercial de l'opérateur historique des


télécommunications en Tunisie. Son capital est de 875 millions d'euros et son chiffre
d'affaires, en 2004, est de 750 millions d'euros.
Le ministère des communications se présente parmi les départements et les
services qui ont réalisé un progrès très important vu les activités qu’ils effectuent et les
services qu’ils rendent, et pour mieux améliorer ses activités et suivre le progrès dans tous
les domaines à savoir social, économique et financier. Le gouvernement a pris la décision
de scinder le en deux départements à savoir l’office national de Télécom et l’office national
des postes.
Tunisie Télécom propose des services dans le domaine des télécommunications
fixes et mobiles. Il est également un fournisseur d'accès à Internet (Frame Relay, ADSL,
X.25, LS, RNIS et WLL pour la téléphonie rurale).
Depuis sa création Tunisie Télécom s'est orienté vers l'exportation de son savoir
faire pour le développement des réseaux et de nouveaux services dans les marchés
émergents.
Tunisie Télécom a mis en place, exploite et commercialise le premier réseau GSM
en Mauritanie (MATTEL).
Tunisie Télécom a conclu une convention de coopération technique avec Djibouti
Télécom pour le développement de ses réseaux de Télécommunications.
Une participation active aux grands projets mondiaux de télécommunication à
travers des partenariats tels que Thuraya, Rascom, SEA-ME-WE4...

5
I-Présentation de la commutation:

La commutation est la partie intelligente du réseau, celle qui permet de réunir


temporairement la ligne de l’abonné demandeur à celle de l’abonné demandé.

*Principe de la commutation :

Un appel téléphonique débute lorsque l'abonné demandeur décroche son combiné et


attend la tonalité. Cette opération forme un commutateur électrique, provoquant la
propagation d'un courant électrique sur la ligne de l'abonné, situé entre l'endroit où se
trouvent le demandeur et les locaux du central automatique. Le centrale détecte ce
courant et renvoie une tonalité caractéristique combinant deux notes, facilement
reconnaissable par les machines comme par les usagers. Lorsque le demandeur d'appel
entend la tonalité, il compose alors sur le clavier de son poste une séquence de chiffres qui
identifie un autre abonné. L'équipement de commutation du central interrompt la tonalité
sur la ligne, dès la réception du premier chiffre. À la réception du dernier chiffre, il
détermine si l'abonné demandé dépend du même central que le demandeur ou d'un
central différent. S'il dépend du même central, une série d'impulsions électriques se
déclenche alors sur la ligne de l'abonné demandé. Ce courant alternatif d'une fréquence de
50 Hz provoque l'émission de sonneries sur le poste du destinataire. Si l'abonné demandé
décroche son combiné, un courant continu s'établit sur sa ligne. Le central le détecte,
interrompt la sonnerie et établit la connexion entre les deux abonnés. Des relais
d'occupation sont alors activés sur les lignes des deux abonnés, les portant à un potentiel
particulier, de telle sorte que si un troisième abonné tente d'appeler l'un deux, il reçoit le
signal « occupé ».

Si l'abonné demandé dépend d'un central différent, le central émettant l'appel


(central de départ) commence par établir une connexion via le réseau avec le central de

6
l'abonné demandé (central d'arrivée). Lors de cette opération, le central de départ doit
communiquer au central d'arrivée l'identité de l'abonné demandé. Le central d'arrivée
déclenche ensuite les procédures de sonnerie, de détection d'une réponse et de
notification au central de départ.

En terminologie téléphonique, l'appel est considéré comme terminé dès que


l'abonné appelé a répondu, et non quand il a raccroché. Lorsque la communication
s'achève, l'un des abonnés, ou les deux, raccroche en replaçant le combiné sur son socle,
ou en enclenchant la position off du combiné. Cette manœuvre ouvre le commutateur et
interrompt le courant continu. Le central engage alors la procédure de suppression de la
connexion.

En établissant et en interrompant une communication, le central de l'abonné


appelant envoie en parallèle une notification au centre informatique de facturation.
L'abonné appelant paie la communication en fonction de l'éloignement du destinataire, de
la durée et de l'heure de l'appel, selon un barème fixé par la société de
télécommunications. Si le destinataire ne répond pas, l'appel n'est pas facturé.

II-Présentation du centre de commutation :

La commutation est la partie centrale et intelligente du réseau téléphonique. Elle


constitue une étape principale dans la procédure d’établissement d’une communication.
Elle permet de connecter une ligne d’abonné au réseau, de réaliser la mise en relation
temporaire entre les abonnés, d’assurer et de superviser les communications.
Le centre SFAX GARE est un centre de commutation situé dans le complexe SFAX
CENTRE. Il est un centre d’abonnés et de transit. Il desserve les abonnés du centre ville,
de la Médina, de la zone industrielle de Poudrière 1, la route de Gremda du km 9 au km 12
et la localité d’Essaghar prés d’Agareb. Le centre est équipé de 20000 abonnés locaux et
8000 abonnés distants. Le nombre d’abonnés crées est 12000 (statistiques de 2004).
Chaque centre de commutation est géré par un système particulier. Le centre de
commutation automatique de Sfax Gare est géré par le système Alcatel 1000 E 10 dit aussi

7
système HC3. Ce système vient remplacer le système E10 B. Le système HC3 présente
d’énormes avantages et permet de raccorder jusqu’à 20 000 abonnés.

Image 1 :Central de commutation de Sfax Gare

III-Description du commutateur HC3 :

La principale fonction d’un commutateur est la connexion, c’est à dire la liaison


temporaire entre deux jonctions. Une jonction désigne dans ce cas soit un circuit (vers un
autre commutateur), soit une ligne d’abonné.

L’établissement de connexion nécessite l’échange de signalisation entre les


commutateurs et une logique d’enchaînement d’actions, désignée sous le terme de
traitement de signal assuré par une unité de commande.

1-Architecture du commutateur HC3 :

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Figure 1 : Architecture du commutateur HC3

2-Définition de l’Alcatel 1000 E10 :

L’Alcatel 1000 E10 est un commutateur multiservice. Il peut être utilisé pour une
fonction spécifique comme pour son aptitude à réunir plusieurs applications sur le même
équipement. Le caractère multiservice de l’Alcatel 1000 E10 permet donc de l'utiliser dans
des contextes très variés.

3-Importance de l’Alcatel 1000 E10 :

L'évolution des réseaux de télécommunications est permanente. Le développement


rapide du réseau numérique, du réseau mobile, du réseau intelligent et la multiplication de
l'offre des services aux abonnés imposent une adaptation continue des équipements aux
nouveaux besoins.

4-Les services offerts par l’Alcatel 1000 E10

Le commutateur Alcatel 1000 E10 désigné aussi par la forme réduite E10 (OCB283),
est conçu pour faire face à l'évolution des réseaux et à la nécessité d'optimiser
l'exploitation des équipements. Son architecture modulaire permet d'introduire de

9
nouveaux services ou d'accroître la capacité de traitement sans interrompre le
fonctionnement du commutateur.

Les différentes configurations de l’Alcatel 1000 E10 offrent des solutions pour s'adapter :

- à l'application à laquelle il est destiné (centre de commutation local, centre de


commutation international…

- à l'environnement (zone urbaine, zone rurale).

- au volume et aux caractéristiques du trafic à traiter.

- aux ressources du réseau de télécommunications auxquelles il est raccordé.

Le système Alcatel 1000 E10 peut être utilisé pour toutes les applications de
commutation :

- centre de commutation local.

- centre de transit régional ou national.

- centre de transit international.

- point d'accès aux services du réseau intelligent.

- point d'accès aux services de mobilité.

Le système Alcatel E10 offre, en outre, la possibilité de gérer la signalisation


sémaphore N°7.

4-Les services offerts par l’Alcatel 1000 E10 :


4.1) raccordement d’abonnés :

Le système Alcatel 1000 E10 offre une grande souplesse pour desservir tous les
types d'abonnés, en zone urbaine comme en milieu rural. Il permet :
- de raccorder des abonnés numériques comme des abonnés analogiques.
- de raccorder des abonnés avec accès ADSL (lignes d'abonné numériques
asymétriques).
- d'optimiser l'utilisation des équipements de raccordement, en fonction de la
dispersion des abonnés, par une architecture de collecte d'abonnés.
- de raccorder directement des accès primaires au commutateur.

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Le CSNMM (centre satellite numérique multimédia) est l'unité de raccordement
d'abonnés du système Alcatel 1000 E10.

4.2) raccordement d’abonnés par le CSNMM:


Le CSNMM est composé d'organes de connexion et de commande et de modules de
concentration de lignes appelés CN (concentrateurs numériques). Un CSNMM est installé
à distance ou à proximité du commutateur. Cette architecture de collecte d'abonnés,
permet d'optimiser l'utilisation des équipements pour la desserte des zones à forte densité
comme des zones à faible densité d'abonnés. Il dialogue avec l'E10 au moyen du système
de signalisation sémaphore Nº 7.
En cas d'interruption accidentelle des
liaisons avec son centre de rattachement,
le CSNMM peut se placer en mode de
fonctionnement autonome.
Ce mode donne au CSNMM la possibilité CSNMM (centre satellite numérique
d'établir des communications entre les abonnés multimédia)
qui lui sont raccordés.
Le CSNMM permet le raccordement d'abonnés :
- analogiques avec postes à cadran,
- analogiques avec postes à clavier,
- analogiques avec accès ADSL,
- numériques au débit de base (2B + D),
- numériques au débit primaire (30B + D).

4.3) raccordement d’abonnés ADSL par le CSNMM:

La technologie ADSL (ligne d'abonné numérique asymétrique) permet de transmettre


des données numériques à haut débit sur une ligne traditionnelle de raccordement
d'abonné, composée d'une paire de cuivre. Les deux extrémités de la ligne, installation
d'abonné et équipement de raccordement, sont équipées de modems ADSL. Cette
technologie permet un haut débit pour les abonnés raccordés à l’internet.

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4.4) Raccordement direct d'accès primaire :

Il est possible de raccorder directement des accès numériques au débit primaire

(30B + D) à l'Alcatel 1000 E10. Ce type de raccordement, appelé PRAD (accès primaire
directement raccordé au commutateur), évite l'emploi d'équipement spécifique de
raccordement.

5-Architecture de l’Alcatel 1000 E10:

L'Alcatel 1000 E10 est construit suivant une architecture qui permet l’évolution
vers un commutateur de haute capacité.

L'Alcatel 1000 E10 est composé pour l'essentiel :

- de stations multiprocesseurs SM.

- de machines logiques ML. STS (station de temps et de synchronisation)

- d'un réseau local de communication RLC

- D'autres organes complètent cette architecture

parmi lesquels la STS (station de temps et de

synchronisation) qui fournit les signaux de temps

nécessaires aux traitements des données numériques.

Stations multiprocesseurs :

Les SM (stations multiprocesseurs) sont les modules matériels du sous-système


Alcatel 1000 E10. Une SM est un ensemble de cartes enfichées dans une alvéole et
alimentées par des convertisseurs. Les cartes qui supportent les processeurs et les cartes

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mémoire sont reliées par un bus. Chaque SM est connecté au réseau local de
communication.

Les SM sont les éléments matériels qui sont manipulés au cours des opérations
d'exploitation et de maintenance. Ainsi une SM peut être positionnée (mise en service, ou
en blocage), interrogée ou testée.

Machines Logiques :

Les ML (machines logiques) sont les modules logiciels du sous-système OA.

Une ML est supportée par une station multiprocesseur. Plusieurs ML peuvent cohabiter
sur une même SM.

6-La Technologie HC3 :


6.1) Avantages de la technologie HC 3 :

L’Alcatel 1000 E10 est conçu selon la technologie HC3 qui offre les avantages
suivants :

- une plus grande capacité de raccordement.

- une plus grande puissance de traitement.

- une meilleure compacité des équipements.

- une réduction du nombre de types de cartes qui équipent les SM.

- une réduction très importante du nombre de cordons nécessaires au réseau de


connexion.

- une réduction de la consommation électrique.

- la possibilité de raccorder, à terme, des accès large bande.

L'Alcatel 1000 E10 à technologie HC (haute capacité) offre des performances


sensiblement différentes de celles de l'E10 à technologie non HC (E10B, OCB283). La
technologie HC permet, approximativement, de multiplier :

- la capacité de raccordement maximale par 8.

- la capacité de traitement maximale par 7.

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Les technologies HC et non HC sont compatibles, sous réserve de respecter certaines
règles d'ingénierie. Elles peuvent cohabiter sur le même commutateur.

6.2) L’Alcatel 1000 E10 à technologie HC :


L’Alcatel 1000 E10 de deuxième génération, à technologie HC est caractérisé par :
- des SM, appelées SMB (stations multiprocesseurs banalisées), qui peuvent
supporter une ou plusieurs fonctions du commutateur selon les types des cartes qui les
équipent.
- un réseau de connexion à haut débit.
- une capacité de raccordement en configuration maximale de 16 384 MIC.

7-Stations multiprocesseurs :

Les SM (stations multiprocesseurs) sont de type :

- non banalisées dans l'E10 (OCB283) à technologie non HC.

- banalisées dans l'E10 (OCB283) à technologie HC.

7.1) SM non banalisées :

Les SM non banalisées équipent l'E10 (OCB283) à technologie non HC. Elles sont
spécialisées selon les fonctions qu'elles remplissent dans le système.

Il existe trois types de SM non banalisées :

- Les SMA (stations multiprocesseurs d'auxiliaires)

supportent les fonctions auxiliaires (gestion de

l’heure, génération de la tonalité…)

- Les SMT (stations multiprocesseurs de terminaison

MIC) raccordent les liaisons MIC.

-Les SMM (station multiprocesseur de maintenance)

permettent l'exploitation et la maintenance du

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système.

7.2) SM banalisées :

Les SMB équipent l'E10 (OCB283) à technologie HC. Elles peuvent supporter une
ou plusieurs fonctions du commutateur selon les types des cartes qui les équipent. Ainsi,
en configuration minimale, une SMB supporte toutes les fonctions du commutateur.

SMB_C désigne une SMB qui supporte la fonction de commande.

Les fonctions assurées par les SMB_C sont :


- le traitement d'appel (établissement et rupture
des communications).
- la traduction (gestion des acheminements et des
modes de taxation à partir de bases de données).
- la taxation.
- l'observation des circuits.
- la gestion des connexions.
- la gestion du réseau sémaphore.

SMB_A désigne une SMB qui supporte les


SMB (Station multiprocesseur banalisée)
fonctions auxiliaires (aujourd'hui, uniquement le

traitement de la signalisation N°7).

SMB_T désigne une SMB qui supporte la

fonction de terminaison.

Une SMB_T est une SMB qui permet le raccordement de lignes SDH à 155 M bit/s. Elle
permet de raccorder l'équivalent de 63 liaisons MIC dont la signalisation ne peut pas être
du type voie par voie.

SMB_X désigne une SMB qui supporte la fonction de connexion.

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7.3) Structure des stations multiprocesseurs :

Les SM (stations multiprocesseurs) sont composées d'éléments dont certains sont


communs à toutes les SM. D'autres éléments sont spécifiques aux fonctions remplies par
les SM qu'ils équipent. Une SM est construite à partir des éléments suivants:

Unités processeur :

Les unités processeur supportent les ML (machines logiques). Une SM comporte une PUP
(unité processeur principale) et éventuellement des PUS (unités processeur secondaires).
La présence de PUS dépend du type et du nombre de ML supportées. Les unités processeur
des SM de type SMB possèdent chacune une mémoire d'échange.

Coupleur principal :

Le coupleur principal comporte un CMP (coupleur multiplex principal) qui raccorde la


SM au réseau local du sous-système Alcatel 1000 E10.

7.4) station multiprocesseur de maintenance :

La SMM (station multiprocesseur de maintenance) assure l'exploitation et la


maintenance du système. Son rôle est essentiel car la SMM garantit la sûreté de
fonctionnement de l'Alcatel 1000 E10.

Rôle de la SMM :

La SMM permet :

- la gestion du système (administration, configuration, initialisation).

- l'exploitation du commutateur.

- la supervision du système et de son environnement (défense, alarmes).

- la maintenance des équipements (tests, positionnements).

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- l'archivage des données.

Les organes de connexion et de commande du commutateur peuvent fonctionner de façon


indépendante, mais c'est la défense centrale, assurée par la SMM, qui garantit la continuité
du service.

Organisation de la SMM :

La SMM est entièrement doublée. Les deux sous ensembles,

SMMA et SMMB, sont appelés chaînes de traitement et

fonctionnent en mode pilote-réserve.

Mémoire de masse :

La mémoire de masse est composée de différents types

de périphériques :
SMM (station multiprocesseur de
maintenance)
- Deux disques fixes sont utilisés pour stocker

les logiciels et les données du système. Ils

fonctionnent en mode miroir, ce qui signifie que

les informations sont écrites en parallèle sur les

deux disques, quelque soit la chaîne pilote.

Les disques sont aussi utilisés pour la sauvegarde

temporaire des informations de facturation détaillée.

- Les dérouleurs de bandes magnétiques qui

permettent d'effectuer une copie d'informations stockées sur disque fixe, vers des
bandes magnétiques pour, par exemple, les communiquer à un centre de traitement.

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8-Exploitation et maintenance du système HC3 :
8.1) Exploitation :

Les tâches d'exploitation sont regroupées en domaines d'exploitation. Les


domaines d'exploitation correspondent aux principales fonctions du commutateur.
L'opérateur utilise un ensemble de commandes, fournies par l'interface d'exploitation,
pour exécuter ces tâches.

Exemples de tâches à effectuer :

* Traduction :

- gérer la pré analyse, l'analyse et les acheminements.

- définir les paramètres de taxation.

- gérer les mécanismes de commande de réseau (régulation, renvois, espacement


d'appels, etc.)

* Taxation :

- gérer les paramètres et les codes de taxes.

- définir le calendrier de taxation.

- gérer la facturation détaillée.

* Observations :

- contrôler la charge des organes du commutateur.

- contrôler la charge des unités de raccordement.

- contrôler la charge des faisceaux (circuits et canaux).

- observer la dispersion du trafic.

- observer les causes d'inefficacité des appels.

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– observer le comportement des lignes d'abonné et des groupements de lignes
d'abonnés.

8.2) Maintenance :

La maintenance permet d'assurer la bonne marche du système. Elle se divise en :

- maintenance préventive, qui regroupe toutes les tâches périodiques d'entretien du


système.

- maintenance corrective, qui correspond aux opérations de remise en état du


système suite à la défaillance d'un organe.

Lors de l'apparition d'un défaut, les réactions de défense permettent au système de


continuer à fonctionner. Toutefois, la mise hors service d'un organe fragilise le système car
des ressources de secours sont utilisées. Les opérations de maintenance visent alors à
restaurer l'intégralité des ressources et à garantir ainsi la sûreté de fonctionnement.

La supervision :

L'opérateur chargé de la maintenance observe les messages émis par le système.

Plusieurs types de messages sont utilisés, dont les principaux sont les messages d'alarmes.

Ces messages d’alarmes se trouvent principalement dans la salle de supervision dans


laquelle j’ai passé la première quinzaine de mon stage. Cette salle est chargée de la
supervision des centrales et elle est équipée de systèmes d’alarmes qui se déclenchent en
cas de problèmes.
Les messages d'alarme sont classés, selon leur gravité, en messages :
- d'alarme sans impératif d'intervention (catégorie SI).

- d'alarme à intervention différée (catégorie ID).

- d'alarme à intervention immédiate (catégorie IM).

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Selon l'urgence, des signaux lumineux ou sonores peuvent accompagner le message
d'alarme.

La supervision peut être résumée en 5 étapes :

*un message d’alarmes.


*enregistrement de l’alarme dans le disque.
* signaux lumineux,
*signaux sonores.
* enregistrement des alarmes dans un fichier.

Le réseau local d’abonné comporte l’ensemble des structures physiques mises en œuvre
pour raccorder un abonné au central local qui dessert sa zone et lui permettre d’échanger
des informations avec d’autres abonnés quelque soit leur lieus. Le RLA assure donc la
connexion entre le terminal de l’abonné et le répartiteur général qui est directement
connecté au commutateur situé tous les deux au niveau du central téléphonique. Cette
liaison est de type point à point refermant plusieurs connexions de même type et formant
ainsi l’arborescence du réseau. De ce fait le RLA obéit à une structure qui lui permet
d’assurer ses objectifs et de répondre aux contraintes qui lui sont imposées.

I-Topologie du réseau :
Le réseau est configuré selon une structure arborescente dont le sommet
correspond au répartiteur d’entrée ou répartiteur général. Les ramifications correspondent
aux niveaux et les extrémités aux terminaux des abonnés.

On distingue alors les trois sections issues de cette hiérarchie :

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- La section transport qui peut être composée de plusieurs câbles transitant par 2 ou 3
sous répartiteur en cascade si l’abonné est éloigné.
- La section distribution qui va du point de concentration à l’entrée du poste d’abonné.
- La section branchement qui va du point de concentration à l’entrée du poste
d’abonné.

1-Le répartiteur général RG (Table d’essai) :

1.1)Définition :

On l’appelle aussi répartiteur d’entrée puisqu’il se situe à l’entrée du central qui est le
centre de la commutation. Le RG constitue aussi la limite entre les câbles du réseau
téléphonique et les organes de commutations.

Le répartiteur général est un support métallique sur lequel s’attachent des réglettes
horizontales et d’autres verticales. Ces réglettes se lient entre elles par des fils jarretières.
Réglettes verticales : Les câbles de transport s’éclatent
longitudinalement dans des réglettes verticales,
chaque paire d’abonné est identifiée par le triplet :
Amorce, Couleur et têtes.

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• La tête (T): Une tête d'alimentation est formée de 16 amorces, c’est-à-dire de 112
paires.
• L’amorce (A) : Une amorce est composée de sept paires.
• Réglettes horizontales : Toute paire sortante de la
réglette verticale est connectée à une paire bien
définie au niveau de la réglette horizontale par
l'intermédiaire d'une jarretière.
Les numéros téléphoniques des abonnées sont constitués au niveau des paires des
réglettes horizontales.
• La jarretière : Elle est constituée de deux fils conducteurs présentant une certaine
souplesse. Le fil jarretière est soudé aux extrémités des broches des réglettes aux
quelles aboutissent les fils d'entrées et de sorties des équipements.

1.2)Rôle :
Le répartiteur général assure certaines fonctions qui sont les suivantes :
-La connexion entre les divers équipements (liaison physique entre les organes de
commutation et de transmission).
-La protection des équipements et du personnel contre les dangers d'environnement.
-La coupure en cas de transfert ou de suspension.
-Des essais et des mesures.
Comme le répartiteur est un grand équipement faisant intervenir de l’électricité, il est
donc protégé contre les foudres qui nuisent profondément au réseau en cas de production.

Dans le répartiteur général, on trouve un minitel, des ordinateurs connectés à un


serveur. On reçoit les réclamations des abonnés à partir de ce serveur, puis à l’aide de
commandes tapées sur le minitel accompagnées du numéro de l’abonné, une suite de tests
est déclenchée. Le résultat de ces tests va donner l’état de la ligne suivant huit critères de
L1 à L8 : deux pour la communication, deux pour l’alimentation, et les autres pour la
mesure des capacités, d’inductance et la supervision.

L1 : tension alternative entre le fils a et la masse.

L2 : tension alternative entre le fils b et la masse.

L3 : tension continue entre le fils a et la masse.

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L4 : tension continue entre le fils b et la masse.

L5 : résistance de l’isolement entre le fils a et la masse (il faut que cette résistance
soit supérieure à 1016 KΩ).

L6 : résistance de l’isolement entre le fils b et la masse (il faut que cette résistance
soit supérieure à 1016 KΩ).

L7 : résistance de l’isolement entre le fils a et le fils b (il faut que cette résistance
soit supérieure à 1016 KΩ).

L8 : capacité entre les deux fils a et b (il faut que cette capacité soit supérieure à
0.45µF et inférieure à 1µF).

Les types de défauts qu’on peut rencontrer sont :

- Décharge de fils : un courant étranger se trouve sur la ligne qui peut avoir lieu par
contact avec la ligne de la STEG ou avec une autre ligne téléphonique.

- Isolation: l’abonné n’a pas de tonalité (la ligne est casée).

- Bouclage: la ligne est court_circuitée.

Le logiciel utilisé est le logiciel ELIFCOM: il sert à la saisie des réclamations, leurs
impressions et l’envoi des résultats de tests au CCL pour les cas qui nécessitent une
intervention.

1.3) Repérage d’un abonné dans un répartiteur :


Pour faciliter le travail des agents chargés d'essais, chaque abonné est facilement
repéré des deux cotés du répartiteur sur les réglettes horizontales par son numéro
d'équipement et sur la tête verticale par la constitution de sa ligne pour cela il faut
connaître :
Le numéro de la tête du câble sur laquelle arrive la ligne.
Le numéro de l'amorce car le câble est divisé en des amorces de sept paires.
La couleur ou le numéro de la paire.

2- Le sous répartiteur S/R :


2.1) Définition :

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Le sous répartiteur est l'organe de raccordement qui relie la centrale au PC. Ceci
s'effectue en connectant un câble de grande capacité dit de transport ou d'alimentation et
des câbles de distributions portant vers les points de concentration.
2.2) Constitution :
Le sous répartiteur se compose d'un bâti métallique sur lequel sont fixées des têtes
d’alimentation (transport) et de distribution qui sont reliées entre eux par des fils
jarretières.
2.3) Organisation :
Une armoire est composée de têtes de transport et de distribution. Les câbles venants
du répartiteur d'entrée sont raccordés sur les têtes de transport, ceux partants vers les
abonnés sont raccordés sur les têtes de distributions.
Une tête comprend quatre éléments de 28 paires de vis (ou de crochets), constituées
chacune de quatre amorces (assemblage de sept paires de vis).le raccordement est réalisé
en arrière par soudure sur les broches avec les câbles venants de la centrale, en avant les
têtes de transport et les têtes de distribution sont reliées par des jarretières.

3- Point de concentration PC:


3.1) Définition :
C'est la connexion entre le coté distribution et la ligne de branchement des abonnées.
Matériellement, il s’agit d'un coffret ou boîtier en plastique muni d'un couvercle facile à
manipuler qui est généralement placé en haut du poteau.
3.2) Rôle :
Le point de concentration permet de répartir les câbles de distribution en câbles de
branchements. Il offre une utilisation plus souple aux lignes occupantes le réseau local
d’abonnés.
Les points de concentration desservent généralement sept abonnés mais on peut
trouver des PC de 14 paires, il existe des PC à 14 paires et d'autres à 4 paires .

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I-Introduction :

Avec les autoroutes de l’information, ces larges voies de transmission qui permettent
de transporter simultanément les sons, les données, les images s’imposent de jour en jour.
Les échanges informatiques s’enrichissent d’images, l’audiovisuel devient interactif, le
multimédia se développe. Les télécoms devenus un outil stratégique pour les entreprises
qui s’intéressent à toute organisation de services. Il s’agit donc de monter en puissance des
infrastructures en fibres optiques. Ces infrastructures sont conçues pour les hauts débits,
hautement normalisés au plan international. La technique SDH (Synchronous Digital
Hierarchy) offre aujourd’hui des solutions de transport totalement maîtrisées, sécurisées et
compétitives

II- Présentation du centre de transmission de Sfax-Gare:

Le centre SFAX-GARE est un centre de commutation situé dans le complexe SFAX-


CENTRE .Il est un centre d’abonnés et de transit. L’évolution progressive des services
offerts puisqu’on a dépassé les services traditionnels de télécommunications, comme la

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connexions entre les abonnées téléphoniques locaux ( même localité) ou distants, à des
services plus évolués comme le transfert des cellules ATM , les services Internet , les
liaisons de base de données…Parmi ces services on trouve le LGD , ligne à grande distance
ou centre de transmission assure le lien entre deux centraux distants à travers des
équipements de multiplexage appropriés et des supports de transmission variées tels que le
faisceau hertzien , paire symétrique , câble coaxial et fibre optique, comme il est décrit
dans la figure ci-dessous :
Ce centre permet aussi de simplifier les opérations de transmission par l’exploitation
et la maintenance des équipements, la mise en service et l’exploitation des lignes
spécialisées et de relever les dérangements survenant sur les équipements.
Dans ce centre on remarque la présence de deux types de liaisons ou encore deux
hiérarchies de transmission, le ‘PDH’ ; c’est la hiérarchie traditionnelle qui est en cours de
disparition suite à l’arrivé de la nouvelle hiérarchie ‘SDH’ ; qui présente une liaison
secourue automatiquement au niveau des équipements par contre le ‘PDH’ présente une
liaison non secourue.

III- Hiérarchies de transmission :


Une hiérarchie de multiplexage est définie dans le réseau de transmission afin de
regrouper un très grand nombre de voies sur des supports large bande.

1- hiérarchie numérique plésiochrone :


1.1)Principe de la PDH : Plesiochrone Digital Hierearchy :

 Cette technique suppose plusieurs niveaux de multiplexage en cascade.


 Avec cette technique PDH, chaque multiplexeur est indépendant des autres
(plusieurs horloges).
 Cette technique utilise des systèmes de transmissions allant jusqu’à 140 Mbit/s sur
des faisceaux hertziens, des câbles coaxiaux, des fibres optiques, dans des liaisons
sous-marines ou par satellite.

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 En effet, les lignes déjà multiplexées sont à nouveau multiplexées. De l’information
est rajoutée à chaque niveau pour gérer ce multiplexage, c’est pour cela que le débit
n’est pas exactement le multiple de ce qui rentre mais légèrement plus. C’est cela
qui l’a qualifié de plésiochrone (en grec, plésio=presque, plésiochrone=presque
synchrone).

1.2) Hiérarchie de multiplexage PDH :

Hiérarchie de multiplexage PDH

En PDH les réseaux de transmission utilisent des trames numériques à haut débit
obtenues par multiplexage bit à bit de plusieurs signaux à bas débit d’affluents identiques.
Après multiplexage des trains affluents synchronisés on obtient le train de débit supérieur.
Le cascade de multiplexage des trains affluents défini le PDH.

Multiplexage bit à bit en PDH

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1.3) Apport de la technologie PDH :

 La norme PDH a été mise au point principalement pour répondre à la demande de


la téléphonie (voix).
 La PDH est capable de multiplexer et de transporter des éléments binaires de débit
inférieur en les transmettant à débits supérieurs. Le multiplex élève les débits
inférieurs à une valeur supérieure par injection d’éléments binaires de justification,
avec une indication de leur présence dans la trame résultante.

1.4) Inconvénients :
 La précision des horloges étant insuffisante pour garantir un transfert fiable des
données.
 La technique est liée aux débits entrants.
 Elle nécessite un multiplexage pour toute reconfiguration du trafic.
 Un brassage des différents intervalles de temps est nécessaire pour basculer un ensemble
de communications d’un lien physique à l’autre.
 Cette technique d’instruction de signaux supplémentaires ne permet pas d’accéder aux
composantes originelles sans démultiplexer complètement le format rapide.

2- La hiérarchie numérique synchrone (SDH) :


2.1). Arrivée de la SDH :
Issue des travaux de Bellcore aux USA et connue sous le nom de Sonet
(Synchronous Optical NETwork).

La hiérarchie numérique synchrone a pour objectif de remplacer à terme la PDH.


Elle apporte la souplesse et la capacité de gestion automatique que manquait la PDH. Elle
supprime toute notion de resynchronisation d’un multiplex à chaque passage d’un
multiplex dans un étage de multiplexage.
La hiérarchie numérique synchrone suscite un intérêt considérable à l’échelle mondiale,
auprès des exploitants de réseaux, comme auprès des fabricants du matériel de
télécommunications. Le principe de multiplexage utilisé dans la SDH est le multiplexage

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synchrone car il permet une visibilité directe des signaux à l’intérieur de la trame
155Mbits/s.
La SDH est un conduit transparent permettant de transmettre tout type de service :
parole, données, images communication multimédia, échange de données rapide,
interconnexions de réseaux locaux, RNIS large bande...
La technique SDH possède de nombreux avantages tels que :
La qualité de transmission est meilleure grâce à l’utilisation de la fibre optique.
La visibilité directe des signaux à l’intérieur de la trame.
Accès direct sans multiplexage ou démultiplexage successif.
Basculement automatique sur le sens de secours en cas de dérangement.
Souplesse d’exploitation.
Possibilité d’extension du réseau.
Les réseaux PDH ont surtout été bâtis sur une topologie maillée capable de permettre la
constitution de routes alternatives pour le rétablissement du trafic perturbé en cas de
défaillance dans des équipements ou des coupures de support.
Les liaisons directes entre certains nœuds (centres de transmission) peuvent être de type
point à point et protégées par des protections de type 1+1.
Dans le cas du SDH, on peut utiliser ces topologies mais aussi recourir à des
Configurations étoilées autour de Hub et surtout à des configurations en anneau.
Concernant la topologie des réseaux SDH, le raccordement des usagers sur le réseau
d'opérateur se fait sur des équipements de multiplexage spécifique : MIE (Multiplexeur à
Injection Extraction).
Il existe trois types de topologie pour les réseaux SDH : Boucle ou anneau : (utilisée par
TUNISIE TELECOM), bus et étoile,
En conséquence, les concepts de la SDH répondent à un certain nombre d'objectifs qui
sont : la flexibilité, la visibilité, la facilité d'exploitation, la prise en compte des évolutions
futures vers les hauts débits et l'interconnexion des systèmes.

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Tableau de comparaison PDH ET SDH :

PDH SDH

Différentes normes dans le monde Une seule norme mondiale


Débit maximal : 140Mbits/s Débit de 155 Mbits/s à 2.5 et 40 Gbits/s

Mise en œuvre sur câble coaxiale et Mise en œuvre sur fibre optique et faisceau
faisceau hertzien hertzien

Nécessité de démultiplexer toute la liaison Le multiplexeur d’insertion extraction


pour extraire un affluent numérique permet d’extraire ou d’introduire des bas
débits sans aucun démultiplexage

Reroutage et modification des parcours Reconfiguration facile et rapide grâce à la


difficiles structure en boucle

Evaluation de la qualité de service par Evaluation de la qualité de service de bout


tronçon en bout

Encombrement des équipements Réduction du nombre d’équipements


Coût élevé Minimisation du coût

Manque de sécurisation Gestion du réseau pour la sécurisation et la


supervision

Fiabilité moyenne Très grande fiabilité

Tableau comparatif des deux technologies PDH et SDH

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IV- Modes de transmission :

1- Boucle locale :
La boucle locale, qui correspond à l'infrastructure raccordant le terminal d'un
abonné au central le plus proche, se compose habituellement d'un simple câble électrique,
constitué d'une paire de fils de cuivre torsadés. En pratique, on installe souvent un câble
légèrement plus gros, contenant par exemple 4 paires torsadées, afin de pouvoir faire
évoluer sans frais l'installation de l'abonné.

À l'avenir, on envisage d'utiliser d'autres supports pour la boucle locale, comme les
réseaux câblés de télévision. Sur les premiers téléphones, le courant circulant dans la
boucle locale était alimenté par une batterie, mais aujourd'hui, la ligne téléphonique
fournit l'alimentation électrique nécessaire depuis le central.

2- Transmission entre centraux :

Dans la mesure où l'essentiel du réseau téléphonique est numérique, les liaisons


entre centraux correspondent en fait à des transmissions de données. Le matériel de
communication nécessaire peut être réduit grâce à l'emploi de techniques de multiplexage.
En effet, la voix occupe une bande de fréquences de 4 000 hertz, mais il est possible
d'utiliser des fréquences pouvant atteindre plusieurs mégahertz pour transmettre des
milliers de communications téléphoniques sur un même support.

Les centraux peu éloignés sont en général reliés par des câbles enterrés,
généralement des câbles coaxiaux. Ils se composent d'un fin fil de cuivre centré dans une
gaine de plastique, entourée d'un blindage en cuivre. Cette structure concentrique protège
ainsi le signal transmis des interférences électromagnétiques. Un faisceau de câbles peut
comporter jusqu'à 22 paires coaxiales, disposées en anneaux serrés et gainés de
polyéthylène et de plomb, et peut acheminer plus de 130 000 communications
téléphoniques simultanées. Sur de longs parcours, l'utilisation de câbles nécessite
l'implantation à intervalles réguliers de relais d'amplification, appelés répéteurs.

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Dans le cas de transmissions sur de longues distances, on peut également utiliser des
faisceaux hertziens, c'est-à-dire des ondes radio, généralement des micro-ondes, qui sont
répétées de station à station, distantes en moyenne de 40 km. Environ 600 conversations
téléphoniques peuvent être ainsi véhiculées sur un canal de relais hertzien.

Les centraux numériques peuvent être aussi reliés par des fibres optiques. Les
messages sont alors codés en impulsions lumineuses et transmis le long de ces minces
fibres de verre. Un câble optique peut comporter jusqu'à 50 paires de fibres, chaque paire
pouvant établir 4 000 connexions téléphoniques simultanées. Contrairement à la
transmission par câbles et par faisceaux hertziens, les fibres optiques permettent de relier
sans répéteurs des villes distantes de plusieurs centaines de kilomètres, avec des débits très
importants.

3- principe de fonctionnement dans la salle de transmission :


Les jonctions 2 Mbits/s arrivent du CCA jusqu'au répartiteur (point de coupure
servant pour le bouclage et les mesure) puis elles seront renvoyées avec des câbles
symétriques aux cartes de multiplexage (MULDEX 2/34). En fait dans un bac 2/34 il existe
16 cartes, chaque sortie de ces cartes sera renvoyée aux cartes OG (Organe Général) pour
transformer ces 16 jonctions en une seule de 34 Mbits/s.
Les quatre sorties du bac 34 Mbits/s seront renvoyées à la carte MULDEX 34/140, la
sortie 140 Mbits/s sera renvoyée ou bien au faisceau numérique FH ou à la fibre ou sur
câble (coaxiale ou torsadé).

4-Principe de Modulation par Impulsion et Codage (MIC):


Quand un abonné téléphonique, relié à un autocommutateur numérique, appelle
un correspondant, les signaux qui circulent sur la desserte locale sont des signaux
analogiques. Avant de pénétrer dans le commutateur numérique, les signaux sont
transformés en informations numériques, codées sur 7 ou 8 bits, par un dispositif nommé
codec (codeur décodeur).

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Fonctionnellement, un codec prélève 8000 échantillons par seconde de l'information
analogique reçue, soit un échantillon toute les 125 microsecondes (échantillonnage). Puis,
on fait correspondre à l’amplitude de chaque échantillon une valeur (quantification), cette
valeur est ensuite transformée en valeurs binaires (codification), chaque échantillon est
codé sur 8 bits ce qui correspond à un débit de 64 Kbit/s.

En téléphonie numérique, une seule voie physique est utilisée pour transmettre plusieurs
voies logiques. Par exemple, le premier regroupement consiste à transmettre 32 canaux de
64 kbit/s sur une seule voie physique.

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Ce stage fût pour moi une première expérience dans le monde du travail. J’ai pu
découvrir le fonctionnement de l’entreprise, les relations hiérarchiques entre les
personnes y travaillant, et aussi le déroulement des projets et les difficultés que peut
rencontrer une personne dans son travail. J’ai beaucoup apprécié l’excellent accueil que
j’ai eu de la part de tout le personnel à qui j’ai eu affaire. Ce stage m’a bien sûr permis de
découvrir les différents centres de Tunisie Télécom et leur mode de fonctionnement. Je
suis content que je suis parvenu à personnaliser mon stage. Durant mon stage, je n’ai
rencontré que des personnes travaillant à Tunisie Télécom. C’est pour cela que pour un
éventuel stage en fin de deuxième année j’opterais pour un stage dans un secteur
mouvementé où j’aurais des contacts avec des clients ou un grand public.

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