Vous êtes sur la page 1sur 17

Module 2:

Pollution de l’Eau

TIEMOKO Tonga Paul


Ing. Mines, Enseignant-Chercheur
DFR STeRMi/INPHB
1
PLAN

RESSOURCES ET BESOINS EN EAU

FORMES DE POLLUTION

METHODES DE TRAITEMENT
2
1- RESSOURCES ET BESOINS EN EAU

L’eau couvre les 3/4 de la surface de la terre. Une telle


abondance semblerait nous mettre à l’abri, mais il n’en est rien
pour deux raisons :

- l’eau de mer représente 97% des ressources tandis que les


eaux superficielles (fleuves, rivières, lacs) ou souterraines en
représentent moins de 1% ;

- L’eau est mal réparti sur la surface de la terre et demeure


périssable en fonction des climats ou conditions
météorologiques.

Ce précieux 1% des eaux est utilisé pour des besoins


domestiques, industriels et agricoles.
3
2- SOURCES DE POLLUTION
L’eau est puisée, traitée, transportée, distribuée et puis
utilisée. Après utilisation, cette eau est plus ou moins
contaminée. Cette eau polluée retourne à la nature via
les égouts, ou directement dans un cours d’eau.
On distingue 05 sources de pollution des eaux :
 La pollution domestique : eaux de ménages, de toilettes
et se compose surtout de polluants organiques, …
 La pollution industrielle: déchets organiques, polluants
chimiques, métaux lourds, …
 La pollution agricole: matières organiques (lisiers, purins
et fumiers), d’engrais chimiques (nitrates et phosphates)
et de pesticides, etc.
 La pollution par voie atmosphérique : SO2, fumées, …
La pollution accidentelle: déversement de produits, …
4

3- NATURE DES POLLUANTS
3.1- Généralités
Les principaux polluants sont :
 Polluants organiques : matières constituées de carbone et
d’oxygène à 95%, d’azote, de phosphore, de soufre et
hydrogène à environ 5%. Les polluants organiques sont plus
ou moins facilement biodégradables.
 Matières inertes : déchets de démolition, sable, plastique,
verre, … affectent également les cours d’eau. Ces
substances sont très peu biodégradables
 Polluants chimiques : Substances minérales ou organiques
extraites, synthétisées et rejetées. La plupart de ces
composés sont toxiques pour les organismes vivants à des
concentrations parfois très faibles.
 Polluants physiques: polluants mécaniques, thermique ou
5

radio-actifs, matières en suspension, …


3.2- La pollution organique
 Paramètres de mesure
Pour le maintien de la vie aquatique, il faut un équilibre entre
l’oxygène produit et l’oxygène consommé. On mesure la
pollution dite "organique" par la quantité d’oxygène
nécessaire pour la réduire. C’est l’auto-épuration.

On a 2 principaux paramètres: DCO et DBO5


 La Demande Chimique en Oxygène (DCO)
DCO = quantité d’O2 consommée par les MO de l’effluent. Elle
se fait au laboratoire à l’aide d’oxydants puissants.

Matière Organique + Oxygène Gaz carbonique + Eau


 La demande biochimique en oxygène en cinq (5) jours
DBO5 = quantité d’O2 consommée pendant 5 jours pour la
dégradation des MO de l’effluent avec le seul concours des
6

microorganismes qui se développent dans le milieu.


 Caractérisation des rejets
 Cas de rejet dans un cours d’eau
Le rejet d’un effluent riche en MO dans un cours d’eau va faire
apparaître 4 zones qui se succèdent dans le sens du courant
d’eau :
 une zone de dégradation (ZD) où le cours d’eau et l’effluent
se mélangent ;
 une zone de décomposition active (ZDA) où les champignons
et les bactéries se multiplient pour décomposer la MO.
 une zone septique (ZS) où tout l’oxygène est consommé
(bactéries) avec présence de composés réducteurs tels que
l’Ammoniac (NH3) l’hydrogène sulfureux (H2S) qui dégagent des
odeurs nauséabondes.
 une zone de restauration (Z R) en aval du point de rejet ou
l’épuration de l’eau va restituer les caractères initiaux. A la
suite de celle-ci, succédera une zone d’eau 7
propre (auto-
épuration).
 Cas de rejet dans un milieu lentique
Enrichissement en éléments nutritifs - eutrophisation du milieu -
décomposition et putréfaction des végétaux - mort des fonds.

Habitation véhicules plantation d’ananas


(Eaux résiduaires) (vidange eau usées) (Eau de ruissellement)

Usines
(Evacuation d’effluents
Industriels)
Milieu
lentique

Biodégradation par les microorganismes

Diminution de l’oxygène dissout

Asphyxie mort de la faune et de la flore aquatiques


3.3- La pollution chimique
 Les métaux lourds

 Source : industrie chimique, mécanique et traitement de


surface des métaux.
 Conséquences: Elle tue la faune aquatique par toxicité.

 La pollution bactérienne ou microbiologique

 Sources (exemple):
 Cohabitation puits perdu – puits d’eau potable ;
 Baignades, coquillages, etc.

 Conséquences (exemple):
 Les streptocoques fécaux qui sont aussi des germes très
résistants;
 Certaines souches de salmonelles sont responsable de la
typhoïde (salmonella typhi)
9
3.4- La pollution physique
 Les matières en suspension (MES)
MES = particules insolubles qui peuvent :
 créer une pollution esthétique (trouble de l’eau),
 s’introduire dans les branchies des poissons (effets de
gêne)
 contribuer à la pollution organique et toxique;
 empêcher la pénétration de la lumière dans l’eau,
conséquence, diminution de l’oxygène dissous et donc
ralentissement de la vie aquatique.-
 La pollution thermique
Conséquences des eaux rejetées chaudes :
 menace directe sur la vie aquatique;
 activité bactérienne plus intense et donc,
10
forte
consommation d’oxygène
4- QUELQUES EFFETS ENVIRONNEMENTAUX ET SANITAIRES

11
RECHERCHES A FAIRE
 Groupe 1: Paramètres chimiques de qualité des eaux
(naturelles, de boisson, …)
 Normes OMS
 Normes FMI-Banque Mondiale;
 Normes françaises.
 Autres normes

 Groupe 2: Paramètres physiques de qualité des eaux


(naturelles, de boisson, …)
 Normes OMS
 Normes FMI-Banque Mondiale;
 Normes françaises.
 Autres normes
12
5- METHODES DE TRAITEMENT
5.1- Méthodes liées à la production industrielle

 Bien concevoir l’outil de production : Bon choix des procédés


et des équipements;

 Organiser les réseaux de collecte: La collecte des eaux de


sanitaires, pluie, de refroidissement doivent se faire
séparément.

 Former et informer le personnel: la formation concerne la


purge, vidange et autres opérations de nettoyage.

 Mettre en place un traitement: nécessaire après avoir épuisé


toutes les ressources offertes par les points ci-dessus;

 Prévoir les interventions en cas de pollution accidentelle:


l’accident peut toujours arriver, il faut s’y préparer.
13
5.2- Techniques de réduction de la pollution des eaux

1. Relèvement des eaux

2. Dégrillage

3. Déshuilage

4. Décantation primaire

5. Épuration biologique

6. Décantation secondaire

7. Traitement des Boues


14
5.2- Techniques de réduction de la pollution des eaux (Bis)
1) Tête de station : élimination des déchets solides les plus gros et des graisses.
2) Décantation primaire : élimination des matières en suspension.
3) Aération : traitement biologique par boues activées.
4) Clarification : extraction et recyclage des boues et rejet de l’eau épurée.
5) Traitement des boues : élimination des boues en surplus produites à l’étape 4.

15

Vers un cours d’eau


5.2- Techniques de réduction de la pollution des eaux
LE PRÉTRAITEMENT
 Dégrillage : Les eaux usées passent ensuite par des grilles
qui retiennent les plus gros déchets (bois, plastiques, …)
 Dessablage : les matières en suspension sédimentent
progressivement sous forme de sable (grosses particules) ou
de vases (fines).
 Déshuilage: les polluants légers (huile, graisse, essence)
décantent en surface.

16
5.2- Techniques de réduction de la pollution des eaux

L’ÉPURATION BIOLOGIQUE
En alternant des zones aérées et des zones anaérobies, on
recrée des conditions favorables à l’installation et au
développement de bactéries et champignons qui
décomposent la pollution biodégradable en composés
simples.

LE TRAITEMENT FINAL


Les bactéries bien nourries s’alourdissent et sédimentent
dans le fond d’immenses bassins de décantation
secondaire pour former des ‘boues biologiques’.

L’eau épurée sort du décanteur par surverse. Cette eau est


de bonne qualité pour le milieu naturel mais n’est jamais
17

assez pure pour faire de l’eau potable.