Vous êtes sur la page 1sur 11

L’exercice 3 de la série 3 concerne la diode ZENZER.

Il étudie la régulation par diode


Zener de la tension de sortie aux bornes d’une résistance d’utilisation. La régulation est une
étape importante qui vient après le redressement et le filtrage d’une tension sinusoïdale qu’on
veut rendre quasiment continu.
On commence d’abord par un rappel détaillé sur ces trois étapes : redressement,
filtrage et régulation.
La diode normale a la caractéristique ci-contre. D’après la
caractéristique on a : Le courant dans la diode I est positif si
la diode est passante VAK > Vd (seuil de la diode) et le
courant est presque nul (on le considère nul) si la diode est
bloqué VAK < 0. Pour 0 < VAK < Vd la diode est bloquée en

direct car VAK n’a pas encore atteint la valeur seuil Vd de la diode ; d’où les schémas
équivalents de la diode à jonction.
En direct.

c’est le schéma dit réel .

Si on peut négliger rd on prend Comme schéma équivalent dit Source idéale

Dans le cas où on peut négliger rd et Vd on utilise le schéma dit schéma


diode idéale.

En Inverse on a le schéma suivant (un seul schéma) .


C’est pourquoi on utilise la diode à jonction en redressement
figure 1. C’est le cas du redressement mono alternance (cours page
21). C’est-à-dire qu’on peut bloquer par la diode la composante
négative d’un signal alternatif e(t) obtenue à la sortie d’un
transformateur relié au secteur (220 V).
Généralement on néglige rd, la diode est source idéale, le schéma équivalent du circuit est le
suivant :
La diode commence à conduire à partir de t1 l’instant où e(t) arrive à la valeur de Vd et on a
VR(t) = e(t) – VAK = e(t) - Vd. A partir de t = t2 la valeur de e(t) devient ≤ Vd ; la diode est
bloquée (VR(t) = 0 V) et le reste jusqu’à l’instant t3 à partir de t3 e(t) est ≥ Vd, la diode
redevient passante et le reste jusqu’à t = t4 à partir de t4 e(t) est ≤ Vd la diode se bloque
(VR(t) = 0 V) et ainsi de suite.
Remarque : si on néglige Vd devant e(t) le schéma équivalent de la diode est celui d’une

diode idéale d’où le schéma équivalent du circuit :


On aura le graphe théorique suivant (voir cours page $$):

Redressement double alternances


Dans ce cas l’alternance négative de e(t) n’est pas bloquée, on parle de redressement double
alternance. Le montage utilisé est le pont de Gretz : Le pont de diodes ou pont de Graetz est
disponible en tant que composant à part entière (un seul composant) c’est un assemblage de
quatre diodes montées en pont. Il comporte quatre broches : deux sont marquées ~, une + et
une -. e(t) est branchée sur les deux broches ~ et R au borne des deux broches + et -. e(t) le
signal d’entrée à redresser et VR(t) le signal de sortie redressé. le montage est :
pont de Gretz

DISCUSSION
Les diodes D1 et D3 ont leurs cathodes communes (les K communs).
Règle de fonctionnement : deux diodes à cathodes communes, la diode qui conduit est
celle qui a le potentiel à l'anode (A) le plus élevée. Dès qu'une diode conduit, l’autre est
bloquée.
Les diodes D4 et D2 ont leurs Anodes communes (les A communs).
Règle de fonctionnement : deux diodes à anodes communes, la diode qui conduit est
celle qui a le potentiel à la cathode (K) le plus bas, l’autre est bloquée.
APPLICATION DES REGLES DE FONCTIONNEMENT
Cas où e(t) = (VM – VN) est positive (alternance positive)
Le potentiel en M est plus élevé que le potentiel en N (VM > VN) :
L’anode de D1 est sur M alors que celle de D3 est sur N donc D1 conduit et D3 est bloquée.
La cathode de D4 est sur M et celle de D2 est sur N, donc D4 est bloquée et D2 conduit.
Or une diode bloquée est l’équivalent d’un circuit ouvert (on peut l’éliminer du circuit), d’où
le schéma :

VAK1 = VAK de D1 et VAK2 = VAK de D2 donc e(t) = VAK2 + VR(t) + VAK1 = d. d. p. entre
M et N (VMN)  VR(t) = e(t) - 2.VAK > 0 car e(t) est positive.
CORRIGER SUR LA PAGE 22 DU POLYCOPIE (COURS) : D1 et D2 conduisent
(D3 , D4 bloquées) et on a VR(t) = e(t) - 2.VAK > 0

Cas où e(t) = (VM – VN) est négative (alternance négative)


Le potentiel en N est plus élevé que le potentiel en M (VN > VM):
L’anode de D1 est sur M alors que celle de D3 est sur N donc D1 est bloquée et D3 conduit.
La cathode de D4 est sur M et celle de D2 est sur N, donc D4 conduit et D2 est bloquée.
De même une diode bloquée est l’équivalent d’un circuit ouvert (on peut l’éliminer du
circuit), d’où le schéma :


VAK3 = VAK de D3 et VAK4 = VAK de D4 donc e(t) = -VAK3 - VR(t) - VAK4 c’est la d. d. p.
entre M et N (VMN)  VR(t) = -e(t) - 2.VAK)> 0 car e(t) est négative.
CORRIGER PAGE 22 DU POLYCOPIE (COURS) : D3 et D4 conduisent
(D1 , D2 bloquées) et on a VR(t) = -e(t) - 2.VAK > 0
Donc quel que soit le signe de e(t) on a toujours VR(t) > 0. Si on néglige 2.VAK devant e(t),
VR(t)  e(t) pendant l’alternance positive et VR(t)  -e(t) lors de l’alternance négative. D’où le
graphe suivant :

FILTRAGE
La tension e(t) une fois redressée (VR(t)) a toujours le même signe (positif) mais elle n’est pas
constante car elle présente un écart entre le maximum VRMAX et le minimum 0, c’est-à-dire
elle présente une ondulation, elle varie entre 0 et VRMAX. Pour obtenir une tension quasi-
continue, il faut d’abord réduire cet écart. Cette étape est appelée filtrage (lissage de VR(t) qui
consiste à empêcher les grandes variations de VR(t)).
D’où le montage (figure a) pour le cas du redressement
mono-alternance: e(t) = Esin(wt) elle (varie de –E à E)
En direct on considère la diode source idéale VAK = Vd.

Initialement la capacité déchargée se comporte comme un court-circuit. A partir de


t1 e(t) ≥ Vd (figure c), la diode commence à conduire et VAK = Vd = e(t) - vC(t) > 0. Le courant
id se partage entre R et C: la capacité se charge est vC(t) augmente jusqu’à t2 = T/4 où e(t) = E
et vC(t) = E - VAK = E – Vd = VCmax. A partir de t2 e(t) diminue et VAK = e(t) –vC(t) < 0 donc
la diode devient polariser en inverse (bloquée).
D’où le schéma équivalent du circuit
(figure b): la capacité isolée par rapport au
générateur e(t), se décharge à travers R
jusqu’à t3 selon la
l’équation:   t 
vC  E  V d  exp  
 RC 

vC(t) diminue entre t2 et t3. A partir de t3 e(t) – vC(t) ≥ VAK , la capacité se charge de nouveau
jusqu’à t4 = 5T/4 instant où on aura vC(t) = VCmax = E- Vd et e(t) = E. A partir de t4
e(t) diminue et VAK = e(t) -vc(t) devient négative (diode bloquée), la capacité de nouveau
isolée par rapport au générateur (figure b) se décharge à travers R et ainsi de suite comme le
montre le graphe suivant :

Le filtrage permet donc de réduire l’ondulation d’une tension redressée. Mais cette ondulation
existe quand même (écart entre VRmax et VRmin n’est pas nul).
Pour avoir un signal quasiment continue une dernière étape est nécessaire
c’est la régulation
La régulation fait appel à un montage à diode ZENER.
La caractéristique d’une diode Zener montre qu’un
courant peut passer en inverse pour une tension au-
delà de VZ0 (effet Zener).
Les diodes Zener sont fabriquées spécialement pour
avoir les caractéristiques suivantes :
 Tension de claquage appelée VZ0 ;
 résistance dynamique de claquage rZ ;
 Le courant minimal de la zone de régulation IZmin ;
 Le courant maximum de la zone de régulation IZmax.
Pour profiter de l’effet Zener, il faut que la diode soit polarisée une en inverse. On peut
évidemment utiliser une diode Zener en direct mais ce n’est pas son utilité (elle est même une
mauvaise diode en direct). La zone de régulation est la zone où on a le courant IZ entre IZmin et
IZmax. On peut remarquer que dans cette zone, la caractéristique est linéaire et la tension aux
bornes de la diode est presque constante. Dans cette zone la diode zener admet un schéma
équivalent:
Les valeurs de VZ et IZ sont toujours données positives. On pose IZ = -I et VZ = -VAK
Dans cette zone la caractéristique est assimilée à une droite d’équation VZ = VZ0 + rZIZ la
diode est donc équivalente à

De par sa caractéristique, cette diode est idéale pour réguler des tensions continues ayant une
ondulation résiduelle non négligeable (cas de la tension redressée filtrée).

Régulation d’une tension redressée filtrée avec une diode zéner.


Pour que la Zener fonctionne et assure son rôle de régulateur (d. d. p. presque constante aux
borne de la diode), il faut qu'un courant Iz non nul circule en permanence dans ce composant,
et ce quelles que soient les variations de la tension vc (je rappelle qu’après redressement et
filtrage de e(t) ,vc varie entre VCmax et VCmin voir la figure c) et de la charge Ru. La résistance
R assure donc le rôle de polarisation de la Zener, et elle sera calculée pour que la condition
énoncée ci-dessus soit remplie (IZ entre IZmin et IZmax) et assure qu’aux bornes de la diode
Zener la tension est quasiment constante égale à VZ et se comporte comme un générateur
qu’on peut appliquer sur une résistance de charge RU.
APPLICATTION
DUSCUTION SUR DE LA CORRECTION DE L’EXERCICE 3 DE LA SERIE 3 (voir
fichier précédent) :
On a le montage ci-contre: E est une tension continue
qui varie entre Emin = 15 et Emax = 20V (E par exemple
peut être la tension redressée filtrée vC de la figure c
dans ce cas Emin correspond = VCmin et Emax
correspond à VCmax).
RS est la résistance qui permet de polariser la diode Zener c’est-à-dire imposer un courant
dans la Zener permanent IZ de tel sorte que IZmin < IZ < IZmax, pour que la diode travaille dans
sa Zone de régulation et avoir à ses bornes une tension constante VZ qui sert donc à alimenter
la résistance de charge RU (RU peut être par exemple la résistance équivalente d’un circuit
qu’on désire alimenter).

1. On a VZ0 = 10 V et rZ = 0 (rZ est souvent faible et donc généralement elle est


négligeable) on dit que la diode est idéale. D’où le schéma équivalent :

On désire avoir un courant IZ ≥ IZmin = 5 mA pour que la diode soit dans sa zone de
régulation. Le schéma équivalent du circuit sera

D’après de le circuit on a I = IZ + IU fourni par E donc Imin  Emin et Imax  Emax.


La diode travaille dans sa zone de régulation  UU = constante = VZ0  RUIU = VZ0
 IU = VZ0 / RU = 50 mA constant  Imin  IZmin  Imin = IZmin + IU
 Imin = IZmin + IU = 5 + 50 =55 mA.
D’après le circuit on a : E = VZ0 + VRs  E = VZ0 + RsI  Emin = VZ0 + RsImin
 Rs = (Emin – VZ0) / Imin  Rs = (15-10) / 55.10-3 = 90,90 .

La valeur de Rs normalisée c’est-à-dire la valeur de la résistance commercialisée.


Avec cette valeur de Rs on est dans la zone de régulation à condition que IZ ne dépasse pas
IZmax d’où la 2ème question.
2. Calcul de Imax et IZmax
On a I = IZ + IU  IZ = I – IU  IZmax = Imax – IUmin et IZmin = Imin – IUmax car RU varie
et UU = VZ0 constante  IU varie entre IUmin = UU / RUmax = VZ0 / RUmax = 10 / 2.103 = 5 mA
et IUmax = UU / RUmin = VZ0 / RUmin = 10 / 200 = 50 mA .
on a E = VZ0 + VRs  E = VZ0 + RsI  Emin = VZ0 + RsImin  Imin = (Emin – VZ0) / Rs
 Imin = (15-10) / 90,90  Imin = 55 mA
De même on peut écrire que Emax = VZ0 + RsImax  Imax = (Emax – VZ0) / Rs
 Imax = (20-10) / 90,90  Imax = 110 mA
Donc IZmax = Imax – IUmin  IZmax = 110 – 5 = 105 mA
et IZmin = Imin – IUmax  IZmin = 55 – 50 = 5 mA
ce sont les limites des courants de la zone de régulation.
PZmax = IZmax x VZ = IZmax x VZ0 = 105.10-3 x 10 = 1,05 W donc il faut bien choisir la diode qui
supporte cette puissance qui est relativement importante.
PRmax = Imax x VRs = I2max x Rs = (105.103)2 x 90,9 = 1,1 W de même il faut bien choisir une
résistance qui supporte cette puissance car les résistances, souvent utilisées, ne supportent
que 0,5 W.
3. Les coefficients de régulation permettent de caractériser le montage et donc d’avoir
une idée sur la qualité de la stabilisation. En effet, la tension de sortie va varier
lorsque la tension d'entrée E et/ou la charge RU vont varier. On distingue deux
coefficients.
Stabilisation amont: le coefficient  est représentatif de la sensibilité du montage aux
variations de la tension non régulée E et ceci à charge constante (IU = cte), c'est le rapport

Stabilisation aval: ce coefficient est représentatif de la variation de la tension de sortie quand


le courant IU, dans la charge Ru, varie et ceci à tension d'entrée constante E, C'est le rapport

La résistance rZ n’est plus nulle donc le schéma équivalent de la diode est

D’où le circuit équivalent

D’après le circuit on a l’équation suivante :


E = RsI + rZIZ + VZ0 = RsI + UU (*) pour calculer  et il faut exprimer I et IZ en fonction
de IU et UU.
Or I IZ + IU et d’après le circuit on a : rZIZ + VZ0 UU  IZ (UU – VZ0) / rZ
et I [(UU – VZ0) / rZ ] + IU
(*)  E Rs IU + Rs.[(UU – VZ0) / rZ ] + UU
E Rs.IU + UU(1 + Rs/rZ) – Rs.VZ0/rz (**) (remarquer que Rs.VZ0/rz cte)
pour calculer  on prend IU constant dans l’équation (**)  E 0 + UU(1 + Rs/rZ) - 0

 rZ/(Rs + rZ) 20 / (90,90 + 20) 0,18.

Pour calculer on prend E constante dans l’équation (**)


0 IU.Rs + UU(1 + Rs/rZ) – 0

 = - Rs.rz / (Rs +rZ) = -20x90,9 /( 20 +90,9) = -16,5  = -ri.

ri représente la résistance interne du régulateur.


Le signe – montre que si UU augmente IU démunie et vice versa.
UNIVERSITE MOULAY ISMAIL FILIERE SMP-S4 Année Universitaire 2019-2020
FACULTE DES SCIENCES MEKNES ELECTRONIQUE DE BASE
DEPARTEMENT DE PHYSIQUE SERIE 3
UNIVERSITE MOULAY ISMAIL FILIERE SMP-S4 Année Universitaire 2019-2020
FACULTE DES SCIENCES MEKNES ELECTRONIQUE DE BASE
DEPARTEMENT DE PHYSIQUE SERIE 3