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HYPNOTHÉRAPIE ET

(DÉ)RADICALISATION. TROISIÈME PARTIE


: LES TECHNIQUES USITÉES PAR LES «
PERSONNES TOXIQUES ».
NOTE PSYOPS N°2 / MAI 2017
YANNICK BRESSAN

Docteur en Sciences Humaines, chercheur en neuropsychologie. Directeur de recherche en charge


des questions cognitives et psychologiques au CF2R

Docteur en sciences humaines, Directeur de recherche au CF2R en charge des


questions cognitives et psychologiques.

Nous avons présenté et analysé dans deux précédentes notes1 les rapprochements
phénoménologiques et techniques qu’il est possible d’observer entre les pratiques
hypnotiques et l’usage que l´Etat islamique en fait pour travailler sa rhétorique et ainsi
mener une véritable offensive de communication et, par voie de conséquence,
psychologique sur ses publics ciblés.

Cette troisième et dernière note de la série Hypnothérapie et (dé)radicalisation se propose


de mettre en lumière les techniques constitutrices de l’« adhésion induite » qui est la racine
puissante de la radicalisation d’individus.

Cette « radicalisation induite », telle que nous la qualifions dans cette série de notes afin de
bien entendre le rôle fondamental de l´effet hypnotique détaillé dans les deux notes
précédentes, est engagée opérationnellement par la propagande de Daesh. Ces
techniques que nous mettrons en lumière sont notoirement connues pour leur efficacité au
sein de groupe d’individus, de communautés ou en prison (par exemple). Plus
sournoisement, les techniques que nous allons détaillées trouvent une forte résonnance
dans un contexte social et/ou culturel, dans la fragilité psychologique de certains individus
ainsi que par d’autres ressorts neuropsychologiques complexes que nous avons
précédemment relevé.

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Afin d’engager la plus ou moins légère et durable « perte de conscience de soi », qui
permettra l’entrée en état hypnotique et qui est l’une des clés fondamentales du processus
de radicalisation, les officines concevant la propagande « daeshienne » et plus largement
les manipulateurs ont dans leur « trousse à outil » tout un arsenal psychologique.

Ces techniques sont bien connues des spécialistes mais peu ou mal considérées en raison
de leur emploi par des mouvements à caractère sectaire. Ainsi elles ne sont guère mises en
œuvre par dans les réponses élaborées pour lutter afin de conserver la cohésion sociale de
la société-cible ou l’intégrité psychique de l’individu-cible.

Ce sont des méthodes qu’il est possible, par ailleurs, de relever dans le comportement de
certains individus que nous qualifierons de « toxiques », mais qui sont ici, avec Daesh,
utilisées dans une visée politico-religieuse mortifère et jusqu’au-boutiste.

LES SEPT PRINCIPALES TACTIQUES DE MANIPULATION


UTILISÉES PAR LES « PERSONNES TOXIQUES » POUR ASSOIR
LEUR EMPRISE
De façon récurrente, des individus ou des groupes dits “toxiques” utilisent différents
stratagèmes psychologiques pour avoir le contrôle sur les autres Certains des
comportements et méthodes que nous allons voir peuvent être adoptés inconsciemment par
des personnes « non toxiques » ne souhaitant aucunement manipuler leur entourage, mais
simplement orienter des choix ou des décisions quotidiennes, ou simplement éduquer leurs
enfants.

La grande différence réside dans le fait que les personnes « toxiques » font un effort
conscient et calculé pour manipuler autrui à des fins qui leur sont propres sans ce soucier
du bien de la « cible ». Certains deviennent, comme les concepteurs de la propagande de
Daesh, des experts en la matière.

1. LA PROJECTION MENTALE
Il est fort instructif de constater que la projection est l’un des mécanismes de défense favoris
des manipulateurs. C’est même l’un des traits distinctifs majeurs de ces personnes : elles
refusent de reconnaître ou même de percevoir leurs propres défauts, et, en cela, elles sont
incapables de reconnaitre et d’assumer leurs actes comme étant mauvais ou indésirables.
Elles peuvent donc faire et dire tout et n’importe quoi pour éviter d’être tenues responsables
puisqu’elles le font, selon elles, au nom d’un principe ou d’une hiérarchie qui leur est
supérieur.

C’est ainsi qu’entre en scène la « projection mentale » : la personne ayant un comportement


jugé négatif ou nefaste par la majorité, la société ou la communauté au sein de laquelle elle
sévit, plutôt que de l’admettre, va déplacer la responsabilité de ses actes et/ou pensées en
les attribuant à quelqu’un ou à quelque chose d’autre (un gouvernement, un comportement,
une société, une communauté, etc.).

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C’est une réaction qui permet au manipulateur de se débarrasser de sa culpabilité et de son
hypothétique honte inconsciente de lui-même en rejetant la responsabilité sur l’autre. Dans
certains cas magistraux de manipulation, il est même possible d’arriver à faire culpabiliser la
cible du propre comportement néfaste du manipulateur !

2. LE GASLIGHTING
Le « gaslighting » est une technique de manipulation mentale qui consiste à déformer ou à
fausser le récit d’évènements de manière à faire douter la victime de sa mémoire, voire de
sa propre santé mentale, de ce qu’elle a vu, entendu ou ressenti.

La technique est simple et amplement utilisée dans la communication propagandiste ou


politique. Il suffit pour l’observer de bien écouter certains discours sans parler des
opérations psychologiques que Daesh conduit depuis des années !

Ce sont des petites affirmations insidieuses telles que « Ca ne s’est pas passé comme ça »,
« Tu n’as pas vu la réalité », « Tu es fou/folle », « Tu te fais passer pour une victime », « Tu
es manipulé par telle personne, tel organisme ou telle puissance gouvernementale ou
sociétale », etc.

Le manipulateur peut aussi simplement nier avec aplomb des faits qui ont pourtant eu
lieu comme si c’était la victime-cible qui était déraisonnable, aveugle, voire (comble de
l’ironie) manipulée par telle ou telle entité (sociétale, politique, religieuse, etc.).

N’oublions pas, dans le cas de l’Etat islamique, qu’outre l’individu, victime première de la
manipulation, c’est bien la société, dans une vision élargie, qui est la cible finale du système
de manipulation (les pensées et sociétés ennemies jugées comme « mécréantes » et
présentées comme telles dans leurs logorrhées).

Dans cette vision des choses, cela peut aller pour le manipulateur jusqu’à mettre en scène
des évènements étranges ou des messages contradictoires pour faire « dissoner » et
désorienter la victime, pour la faire douter de sa santé mentale et donc la fragiliser plus
encore dans ses prises de décision et analyses.

3. LA TRIANGULATION
Il s’agit, pour cette troisième technique de faire intervenir l’opinion réelle ou supposée, la
perspective voire la menace d’un tiers. Ce stratagème est le plus souvent utilisé par le
manipulateur afin de valider son point de vue tout en invalidant la réaction de la victime.

La technique est ici simple. Il s’agit de faire intervenir une ou plusieurs personnes de
l’entourage personnel de la cible (des collègues de travail, des amis, des ex-partenaires
amoureux, voire des membres de la famille) afin de provoquer la jalousie, l’incertitude,
l’inquiétude. Il est également possible et très efficace d’utiliser les opinions, actes ou propos
(réels ou fictifs) des autres pour valider les points de vue que le manipulateur cherche à
induire.

C’est une technique bien connue par les rhétoriciens : lors d’une discussion ou d’un débat,
celui qui parvient à s’attirer les faveurs du public ou des témoins de la scène a « gagné »
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quelle que soit la qualité de son argumentation. Après tout, si tous les autres sont d’accord
avec lui, cela doit vouloir dire que vous avez tort de ne pas l’être.

4. LA STRATÉGIE DE « L’HOMME DE PAILLE »


C’est une technique très efficace lorsque la victime de la manipulation est tentée de dire
qu’elle n’est pas satisfaite de la manière dont le manipulateur (la personne ou le groupe
« toxique ») la traite ou la considère. La réaction du manipulateur pourra être alors de faire
dire à sa victime ce qu’il n’a pas dit.

A titre d’exemple le manipulateur dirait : « Donc je suis une personne méchante, c’est ça
que tu penses ? » ou encore « Oh, donc toi en revanche tu es parfait, n’est-ce pas? » alors
que la victime n’aurait fait qu’exprimer son sentiment légitime dans l’espoir de trouver une
solution à un problème ou à une question.

À terme, ce comportement permet d’invalider complètement le droit de la cible à avoir et à


exprimer des pensées ou des émotions autres que celles induites par le manipulateur. De
plus, cela instaure un sentiment de doute et de culpabilité permanent chez la victime de ce
jeu pervers, à chaque fois que celle-ci tente d’établir des limites et des bornes à son espace
personnel. Or, cet espace personnel, c’est précisément ce que veut envahir le manipulateur.

5. LES MENACES ET LE CHANTAGE


Un des comportements récurrents chez les individus « toxiques », les manipulateurs
mentaux et autres pervers narcissiques, c’est qu’ils menacent sans cesse prenant petit à
petit possession de l’espace mental de leur victime. Cet abus mental est une forme de
violence qu’il est parfois bien difficile d’identifier.

6. LE CONDITIONNEMENT DESTRUCTEUR
Ce sixième point est extrêmement puissant. Les manipulateurs « toxiques » peuvent
conditionner lentement leurs victimes pour qu’elles finissent par associer toutes leurs forces,
talents, souvenirs et moments positifs de leur vie avec la souffrance, la frustration, le
malheur. C’est une des techniques les plus usitées dans le cadre de la radicalisation de
jeunes individus.

En effet, en instillant au quotidien, plus ou moins subtilement, des idées pour conduire des
attauqes contre des qualités, des traits de caractère ou des éléments constitutifs et des
choses que la cible idéalise ou simplement apprécie et qui d’une certaine façon la
définissent, l’individu-cible est vidé de sens et privé de socle. Pour cela, le manipulateur
place sur sa victime des associations cachées, sans même qu’elle ne le remarque. Elles
changent lentement la perception que la cible a d’elle-même et au fil du temps, elles
l’amènent à se haïr, ou tout du moins haïr ce qu’elle était pour être ce que le manipulateur
souhaite qu’elle soit.

7. LE RABAISSEMENT PUBLIC

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Si un individu ou un groupe d’individu à tendance toxique (et nuisible !) ne parvient pas, en
dépit de ses efforts, à modifier la manière dont sa victime se perçoit elle-même, ils tenteront
de contrôler et de changer la manière dont les autres personnes la perçoivent. C’est une
technique très usitée en politique.

Par exemple, devant des témoins, le manipulateur peut changer subitement de


comportement et se mettre à jouer la victime ou le martyr de tel ou tel complot ourdi à son
endroit, de sorte que c’est la victime de la manipulation qui passera pour la personne
« toxique ». Cette technique peut aller très loin, tant il est possible pour l’instigateur de la
manipulation de finir par harceler les proches de la cible pour « exposer sa vérité » à son
sujet. De cette façon, le manipulateur restreint le cercle positif autour de la victime et la
fragilise d’autant plus.

UNE TECHNIQUE DE MANIPULATION ÉMOTIONNELLE


REDOUTABLE : LE GASLIGHTING
Il est essentiel de revenir un instant sur cette technique redoutable. Le terme de gaslighting
a commencé à apparaître assez récemment dans les médias traditionnels, surtout ceux
relatifs aux soins holistiques et autres approches énergétiques avec pour objectif d’informer
les gens de l’existence de ce « comportement toxique » afin qu’un plus grand nombre
puissent le reconnaître quand cela leur arrive.

Cette technique, entre les mains des recruteurs de Daesh, est d’une efficacité redoutable ;
aussi, il convient de bien l’identifier afin de protéger les cibles potentielles de l’organisation
terroriste.Plus largement, il s’agit, outre la résilience nécessaire, de donner des contre-
mesures psychiques à nos sociétés libres.

Le gaslighting est une attitude adoptée par une personne qui se comporte mal, fait des
choses qui dérangent ou irritent. Il peut aussi conduire au développement d’actes qui
piègent une autre personne en lui faisant croire que la réalité qu’elle perçoit est fausse ou
erronée.

Le but du gaslighting est d’entrainer l’individu-cible à se croire fou ou tout du moins à faire
vaciller ses propres certitudes sur sa santé mentale. Il s’agit ainsi de faire perdre confiance à
la cible pour annihiler petit à petit sa capacité à penser de façon indépendante et de prendre
des décisions.

Il est essentiel de connaître les signaux préoccupants à surveiller pour s’en prémunir et ne
pas (trop) le pratiquer.

LES EXCUSES
Quand un individu a été suffisamment gaslighted, il s’excuse constamment tant il a
l’impression que tout ce qu’il fait est mal. En effet, le gaslighter rejette toujours la faute sur sa
victime et le désigne comme le responsable de tous (ses propres) les maux.

DIFFICULTÉ EXCESSIVE DE PRISE DE DÉCISION


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Les victimes de gaslighting sont tellement incertaines de tout ce qui se passe dans leur vie
qu’elles ont souvent trop peur de prendre des décisions. Chaque choix rationnel qu’elles ont
fait a été discrédité ou invalidé par le gaslighter. Elles ont ainsi l’impression qu’elles sont
incapables de prendre une bonne décision. C’est ce que veut le gaslighter, pour tirer profit
de cette personne et prendre ses décisions pour elle.

LE CHAGEMENT DE COMPORTEMENT DES VICTIMES


Quand une personne endure le gaslighting pendant longtemps, il est possible de remarquer
des changements dans sa personnalité, son comportement et ses attitudes. Les
changements peuvent être subtils, mais en étant attentif ils peuvent devenir évidents.

UN ÉTAT DE CONFUSION CONSTANT


Les victimes de gaslighting voient une grande quantité des aspects de leur vie remis en
question. Elles ont donc du mal à croire en elles. Elles doutent de leurs pensées, de leur
instinct naturel et ne parviennent pas à avoir d’impact sur une prise de décision judicieuse.
Le gaslighter utilise l’état de confusion constant de la victime pour la contrôler en la
diminuant encore un peu, ce qui accentue la confusion et donc la difficulté de prise de
décision et ainsi la mainmise du manipulateur.

Les victimes savent souvent que quelque chose ne va pas, mais elles ont du mal à
comprendre ce que cela signifie. Elles peuvent se sentir isolés ou incomprises ce qui, là
encore, renforcera l’emprise du manipulateur.

Quand une personne a subi le gaslighting, elle commence à s’isoler du monde qui l’entoure,
tout simplement parce qu’elle se sent étrangère à elle-même. Elle ne peut plus se
socialiser normalement car elle ne se sent plus en sécurité émotionnelle (voire physique).
C’est exactement ce que veut le manipulateur : isoler suffisamment sa cible pour qu’elle ne
demande pas l’aide d’une autre personne.

SE DÉFAIRE DES « RELATIONS TOXIQUES » : QUELQUES


PISTES
Il est indéniable que certaines relations nous font du bien et nous apportent beaucoup ; mais
d’autres au contraire ont un impact négatif sur nos vies. Elles usent et abusent des
techniques de manipulation que nous venons de lister plus haut.

Mais il n’est pas aisé de se défaire des « relations toxiques » et certaines des pistes que
nous évoquerons pourront tomber sous le sens, voire apparaitre comme simplistes.
Pourtant, pour un individu ou un groupe d’individus soumis à un manipulateur, rien n’est
simple.

En préambule à toute prise en charge de l’individu manipulé ou à une auto-prise en charge,


il faudra réussir à organiser sa vie à l’image de ce que l’on fait pour l’organisation de sa
maison. Même si cela peut tomber sous le sens, il est essentiel de faire un tri dans les
relations de la victime manipulée est une étape importante.

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Dès lors, selon les personnes et la façon dont elles étendent leur emprise sur leur victime,
les approches pour s’en défaire peuvent varier.

Rappelons que ces techniques de manipulation sont de phénomènes forts proches de


certaines techniques d’inductions hypnotiques.

La première idée est de s’éloigner de la personne « toxique », l’idéal étant de rompre tout
contact. Cela permet de se désengager de la relation, et d’aider la victime à se reconstruire
une psyché autonome. Il est ici question pour elle d’apprendre à vivre sans le manipulateur
mais aussi de développer sa confiance en soi.
Une deuxième possibilité est de confronter la personne « toxique » à ses actes. Plutôt que
de tout accepter et de s’excuser à chaque critique, il s’agit de dire au manipulateur la vérité
de ses agissements pour que cette personne prenne conscience de la gravité de son
comportement et de son effet sur la victime.
Lorsqu’une victime est manipulé, elle peut s’isoler et s’éloigner de ses amis et de sa famille.
C’est précisément l’un des buts du manipulateur. Il s’agit donc de reprendre contact avec
ces personnes proches qui pourront aider à rompre l’emprise du manipulateur en
rééquilibrant émotionnellement la victime.
Dans un second temps, lorsque la victime aura renoué avec ses proches, ils seront à même
de la raisonner et de la conseiller avec bienveillance. En bénéficiant d’un regard neuf et
impartial, la victime de la manipulation pourra avoir une vision différente de la situation et
pourra ainsi prendre conscience de ce qui ne va pas et de ce qu’elle pourrait ou devrait faire
pour y remédier.
Enfin, il faut que la victime reprenne confiance en elle. En se remettant sans arrêt en
question (poussée par le manipulateur), elle se fait elle-même du mal.

Il est entendu que ces quelques orientations de prise en charge de victimes de la


manipulation mentale sont de l’ordre du simple du bon sens qu’il est néanmoins bon de
rappeler parfois. Elles ne substituent pas à une prise en charge globale, environnementale
et systémique des victimes telle que nous l’avons déjà abordé et souligné via la « mise en
scène thérapeutique »dans ce triptyque Hypnothérapie et déradicalisation.

Il s’agissait ici de donner quelques grilles de lecture à certains comportements humains qui
à minima empoisonnent notre quotidien mais qui peuvent aussi – et c’est bien plus grave –
œuvrer à détruire la cohésion sociale d’un pays.

Ce triptyque de notes autour du thème de l’hypnothérapie et des applications qu’il est


possible d’en attendre pour la prise en charge d’individus radicalisés s’achève avec ce tour
d’horizon des techniques de manipulation et de renforcement, dont certaines font partie de
l’arsenal de l’hypnothérapeute. Notable différence : celui-ci œuvre pour le bien et le mieux-
être de son client.

En revanche, leur puissance est telle, qu’utilisées à mauvais escient, ces techniques
peuvent faire des ravages dans la stabilité de notre « vivre ensemble » et plus largement
dans la stabilité des nations attaquées. Il est donc fondamental pour les décideurs et les
gens de terrains de les connaitre et mieux encore de composer avec elles une approche de
prise en charge qui pourrait s’avérer salutaire.

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1. Yannick Bressan, « Hypnothérapie et (dé)radicalisation. Première partie : Processus hypnotique de la radicalisation », Note de
réflexion n°20, décembre 2015, www.cf2r.org ; et « Hypnothérapie et (dé)radicalisation Deuxième partie : Mise en scène
thérapeutique et déradicalisation d’individus », Note Psyops n°1, septembre 2016, www.cf2r.org.

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