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UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

ECOLE SUPERIEURE DES SCIENCES AGRONOMIQUES


DEPARTEMENT DES EAUX ET FORETS
Promotion « RAITRA »
(1999-2004)

MEMOIRE DE FIN D’ETUDE

EVALUATION DU CADRE JURIDIQUE


ET INSTITUTIONNEL DE GELOSE
BOIS-ENERGIE
Cas du PEDMahajanga

Présenté par
RANDRIAMAMPITA Tojo Maxime
Le 30 juillet 2004

Devant le Jury composé de :


Président : Madame Lalanirina Gabrielle RAJOELISON
Tuteurs : Monsieur Bruno Salomon RAMAMONJISOA
Monsieur Pierre MONTAGNE
Membre : Madame Vololona RANDRIAMAMPIANINA
UNIVERSITE D’ANTANANARIVO
ECOLE SUPERIEURE DES SCIENCES AGRONOMIQUES
DEPARTEMENT DES EAUX ET FORETS
Promotion « RAITRA »
(1999-2004)

MEMOIRE DE FIN D’ETUDE

EVALUATION DU CADRE JURIDIQUE


ET INSTITUTIONNEL DE GELOSE
BOIS-ENERGIE
Cas du PEDMahajanga

Présenté par
RANDRIAMAMPITA Tojo Maxime
Le 30 juillet 2004

Devant le Jury composé de :

Président : Madame Lalanirina Gabrielle RAJOELISON


Tuteurs : Monsieur Bruno Salomon RAMAMONJISOA
Monsieur Pierre MONTAGNE
Membre : Madame Vololona RANDRIAMAMPIANINA
UNIVERSITE D’ANTANANARIVO
ECOLE SUPERIEURE DES SCIENCES AGRONOMIQUES
ESSA - FORETS et CIRAD - Forêt
Promotion « RAITRA »
(1999-2004)

MEMOIRE DE FIN D’ETUDE


EVALUATION DU CADRE JURIDIQUE


ET INSTITUTIONNEL DE GELOSE
BOIS-ENERGIE
Cas du PEDMahajanga

Présenté par
RANDRIAMAMPITA Tojo Maxime

Devant le Jury composé de :

Président : Madame Lalanirina Gabrielle RAJOELISON


Tuteurs : Monsieur Bruno Salomon RAMAMONJISOA
Monsieur Pierre MONTAGNE
Membre : Madame Vololona RANDRIAMAMPIANINA
Le CIRAD

Le CIRAD ou Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le


développement est un organisme français de recherche agronomique au service du
développement durable des pays tropicaux et subtropicaux. Il intervient dans plus de 50 pays
du monde comme Madagascar. Son département forêts intervient à Madagascar par
l’intermédiaire de l’Unité de Recherche en Partenariat (URP) Forêts et biodiversité (URP FB)
qui regroupe outre le CIRAD, l’université d’Antananarivo et le FOFIFA.
L’objectif principal de l’URP est ainsi défini : « Renforcer par la recherche
scientifique les bases et les modalités de gestion de la biodiversité forestière malgache, en
conciliant durabilité écologique, viabilité économique et équité sociale ». Les activités
scientifiques seront présentées autour de quatre entrées principales : les cadres politiques,
juridiques, institutionnels et économiques, à même de contribuer à la création d’un
environnement local, régional national et international favorable à la gestion forestière
durable ; l’implication réelle des acteurs locaux dans la gestion forestière durable ; la
valorisation économique de la biodiversité forestière et l’analyse de sa contribution au
développement économique ; le renforcement des bases écologiques de la gestion durable et
de la conservation de la biodiversité forestière, ceci à ses différents niveaux d’organisation
(du gène à l’écosystème).
Le présent mémoire1 concerne l’évaluation du cadre juridique et institutionnel des
vingt contrats de transfert de gestion sous loi 96-025 mis en place avec l’assistance technique
du groupement CIRAD – FOFIFA. Il rentre dans le cadre de ses activités de recherche
relatives à l’étude des conditions de valorisation des filières. La filière bois-énergie, telle
qu’elle s’est organisée au cours des années 2000 à 2002 dans le cadre du Projet Energie
Domestique de Mahajanga, est intéressante et fait donc l’objet de ce travail pour lequel un
soutien financier a été apporté par le projet Fonds de Solidarité Prioritaire « Gestion
Décentralisée des Ressources Naturelles ».

1
Rédigé sous sa propre responsabilité
Remerciements

REMERCIEMENTS

Nous voudrions formuler nos vifs remerciements à toutes les personnes qui ont contribué à la
réalisation de cette étude.

Nous tenons à adresser particulièrement:

Notre plus haut respect à Madame RAJOELISON Lalanirina Gabrielle, Docteur ingénieur,
Maître de conférence, Chef de département des Eaux et Forêts,

Toute notre admiration à Monsieur RAMAMONJISOA Bruno Salomon, Docteur Ingénieur


Forestier, Chef de la Division d’Enseignement et de Recherche en Economie et Politique
Forestière,

Notre profonde reconnaissance à Monsieur Pierre MONTAGNE, Chercheur CIRAD,


département Forêts

Toute notre déférence à Madame RANDRIAMAMPIANINA Vololona, Chef de service


suivi-évaluation des projets à la Coordination Générale de Projets au Ministère de
l'Environnement et des Eaux et Forêts

D’avoir accepté de siéger parmi les membres de Jury de ma soutenance

Nos chaleureux remerciements à notre entourage : parents, proches et connaissances qui nous
ont encouragé et soutenu tout au long de nos études jusqu’à la réalisation de ce mémoire.

A tous, Dieu vous le rendrez.

i
Résumé

RESUME

Avant de pérenniser le système transfert de gestion- contrôle forestier- financement


local, une évaluation du cadre juridique et institutionnel de ces vingt contrats GELOSE bois-
énergie s'impose. Elle consiste à vérifier les conditions de ces transferts de gestion à travers
l'analyse des textes réglementaires ainsi que celle du cadre institutionnel local lié à ces
contrats signés dans la province de Mahajanga et sera suivi d’ un diagnostic général.
Après cette analyse, nous avons effectué un sondage d’opinion auprès des parties
contractantes afin de vérifier s’ils arrivent à honorer efficacement leurs obligations.
L'analyse des textes de lois avait montré que la loi GELOSE concours à la mise en
œuvre de la nouvelle politique forestière et à l'application de la loi forestière de 1997 en
offrant la possibilité d'un contrat de transfert de gestion tripartite des RNR. Or, l'adoption de
la loi GELOSE avant l'actualisation du cadre juridique global de la gestion de ressources
forestières en 1996 a entraîné quelques contradictions entre ces différents textes
réglementaires. La loi GELOSE et ces décrets d'application ne donnent pas de précisions
concernant la mise en œuvre des conventions d'exploitation et le contrôle forestier dans le cas
d'un contrat de transfert de gestion tripartite. Ces détails ne sont mentionnés que dans le cas
de la mise en œuvre de la Gestion Contractualisée des Forêts de l'état qui est un contrat de
gestion bipartite entre le service forestier et la communauté de base.
Vingt contrats GELOSE bois-énergie ont été signés dans la zone d'intervention du
PED Mahajanga, un programme du PDSE-Energie II financé par la Banque Mondiale
jusqu'en Juin 2001.
Le système de gestion en place est basé sur des institutions locales à savoir la CED,
les CEFs d'Ambato Boéni, de Marovoay et de Mahajanga I et II, les communes rurales de la
zone d'intervention, les communautés de base et les associations des charbonniers.
Le fonctionnement de ces différentes institutions présente quelques insuffisances dans
le cadre de la mise en œuvre du mode de gestion officialisé dans les termes du contrat. Cette
défaillance concerne notamment la gestion financière et les activités de contrôle. Cette gestion
financière n'est ni suivie ni contrôlée par la communauté de base jusqu'à l'administration
forestière. Ce qui rend difficile aussi bien la prise en charge des coûts de fonctionnement des
activités de contrôle basées sur l'utilisation de tickets de contrôle édités par la CED dans la
province de Mahajanga que la mise en œuvre du nouveau système de recouvrement fiscal
basé sur le même principe.
Afin de pérenniser le système transfert de gestion- contrôle forestier- financement
local dans le cadre de la GELOSE bois-énergie et d’éviter ces incohérences et contradictions

ii
Résumé

juridico institutionnelles, nous avançons comme proposition soit l’adoption de certaines


clauses du contrat GELOSE aux textes en vigueur soit la révision des décrets d’application.
Mots clefs : GELOSE – Mahajanga – charbon de bois administration forestière-
communauté de base – commune rurale.

iii
Abstract

ABSTRACT:

Before perpetuating the management transfer-forest control-local financing system,


there must be an estimation of the legal and institutional framework of the twenty contracts
GELOSE wood-energy.
This estimation consists in checking the conditions of those management transfers
through the analysis of texts in accordance with the regulations and the analysis of the local
institutional framework tied up to those contracts signed in Mahajanga. When finishing the
estimation, a general diagnosis of twenty GELOSE wood-energy is established. In order to
justify if the contractive sides can take on their obligations effectively, an opinion poll based
on certain criteria and gauges was done after the analysis of texts in accordance with the
regulations tied up to the management of forest resources. The analysis of texts of law shows
that the law GELOSE contributes to the implementation of the new forest policy and also to
the enforcement of the 1997 forest law in giving the possibility of a three entity contract of
management transfer of RNR. Despite this, the adoption of GELOSE law before the updating
of the global legal framework of forest resources management in 1996 leads to some
incoherencies among those different texts in accordance with the regulations. The GELOSE
law and those decrees of enforcement do not give precisions about the implementation of
exploiting convention and forest control in the case of a exploiting convention and forest
control in the case of a three-entity contact of management transfer. Those details are
mentioned in the case of the implementation of a contractualizedd management of the forests
of the state which is a two-entity management contract between the forest service and the
basic community.
However, twenty GELOSE wood-energy contracts were signed in the intervention
area of PED Mahajanga which is a program within the framework of PDSE-ENERGY II
financed by the World Bank till June 2001.
The local management system is based on local institution s namely the CED, CEFs of
Ambato Boéni, Marovoay and Mahajanga I and II; the rural districts in the intervention area;
the basic communities and the associations of the coal merchants. The working of those
different institutions shows some ineffectiveness within the framework of the implementation
of officialized management mode in the contract time. This weakness notably concerns the
finical management and the control activities. This finical management is neither followed nor
control led from the basic community to the forest administration. This situation makes

iv
Abstract

difficult the taking charge of the costs of the working of control activities based on the use of
control tickets edited by the CED of Mahajanga.
In addition, the contradiction among the texts in accordance with the regulations
makes difficult the implementation of the new tax recovering system which is also based on
the use of this ticket.
In order to perpetuate the management transfer-forest control-local financing system
within the framework of the GELOSE wood-energy, it is necessary to omit those legal and
institutional incoherencies and contradictions.
Key words: GELOSE-Mahajanga-coal-forest administration-basic community-rural
district

v
Sommaire

SOMMAIRE

REMERCIEMENTS ........................................................................................................................ i
RESUME......................................................................................................................................... ii
ABSTRACT: .................................................................................................................................. iv
SOMMAIRE .................................................................................................................................. vi
LISTE DES TABLEAUX ............................................................................................................ viii
LISTE DES FIGURES................................................................................................................... ix
LISTE DES ACRONYMES ........................................................................................................... x
LISTE DES ANNEXES................................................................................................................. xi
INTRODUCTION GENERALE................................................................................................... 13
1 METHODOLOGIE DE TRAVAIL..................................................................................... 15
1.1 L'Analyse de textes de lois .......................................................................................15
1.2 Sondage d'opinion par enquête socio-économique...................................................15
1.3 Elaboration des critères et indicateurs ......................................................................15
1.4 Choix de personnes à enquêter .................................................................................16
1.5 Les étapes du sondage d'opinion ..............................................................................16
1.6 Les limites du travail ................................................................................................17
1.7 Schéma récapitulatif de la démarche méthodologique .............................................18
2 RESULTATS ET ANALYSES ........................................................................................... 19
2.1 ANALYSE DE TEXTES DE LOIS .........................................................................19
2.1.1 Adoption de la loi GELOSE en cohérence avec les textes de lois forestières .19
2.1.2 Date d’adoption en incohérence avec la politique forestière............................20
2.2 ANALYSE DES DECRETS D’Application ............................................................20
2.2.1 Décrets d’application en cohérence avec le régime forestier ...........................20
2.2.2 Décrets d’application en incohérence avec le régime de l’exploitation forestière
21
2.2.3 Incohérence en matière de contrôle forestier....................................................23
2.3 Les institutions locales relatives aux GELOSE Bois-énergie ..................................24
2.3.1 Projet de développement du secteur Energie (PDSE – Energie II) : ................24
2.3.2 La communauté de base: ..................................................................................25
2.3.3 L’organe délibérant...........................................................................................26
2.3.4 La planification des activités : ..........................................................................28
2.3.5 L’organe exécutif..............................................................................................29
2.3.6 La gestion financière ........................................................................................30
2.3.7 L’association des charbonniers.........................................................................31
2.3.8 Le "Dina"..........................................................................................................32
2.3.9 Les contrôles du service de cantonnement .......................................................33
2.3.10 Le contrôle au niveau communal .....................................................................35
2.4 Diagnostic général de vingt GELOSE bois-énergie ................................................36
2.4.1 Critère 1 : le rôle délibérant de l'Assemblée Générale ordinaire......................37
2.4.2 Critère 2 : l'organisation et l'exécution .............................................................38
2.4.3 Critère 3 : L'application du "dina"....................................................................39
2.4.4 Critère 4 : Le contrôle forestier ........................................................................39
3 DISCUSSIONS:................................................................................................................... 41

vi
Sommaire

3.1 GELOSE Bois – énergie des charbonniers..............................................................41


3.2 Gestion financière délicate .......................................................................................42
3.2.1 Au niveau de l'administration forestière...........................................................42
3.2.2 Au niveau de la communauté de base ..............................................................42
3.2.3 Au niveau communal........................................................................................43
3.2.4 Conclusion ........................................................................................................44
CONCLUSION GENERALE ....................................................................................................... 45
BIBLIOGRAPHIE ........................................................................................................................ 47
Liste des textes de lois et textes d'application ............................................................................... 51
ANNEXES ....................................................................................................................................... I

vii
Liste des tableaux

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Variation de l’effectif des membres de la CLB................................................ 26


Tableau 2 : Fourchette de variation des membres de la CLB qui assistent aux réunions
ordinaires ................................................................................................................................ 27
Tableau 3 : Situation administrative des 20 terroirs GELOSE ......................................... 35
Tableau 4 : Ensemble d'indicateurs liés au critère 1........................................................... 37
Tableau 5 : Ensemble d'indicateurs liés au critère 2........................................................... 38
Tableau 6 : Ensemble d'indicateurs liés au critère 3........................................................... 39
Tableau 7 : Ensemble d'indicateurs liés au critère 4........................................................... 40

viii
Liste des figures

LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Rapport entre charbonniers dans la CLB et non charbonniers dans la CLB26
Figure 2 : Fréquence de livres de P.V disponibles et non disponibles ............................... 27
Figure 3 : Fréquence du PTA 2002-2003.............................................................................. 28
Figure 4 : Fréquences de la disponibilité des élus ............................................................... 29
Figure 5 : Fréquence de CLB qui ont approuvé leurs comptes.......................................... 30
Figure 6 : Proportion des associations des charbonniers qui ont un statut déposé à la
commune ................................................................................................................................. 32
Figure 7 : Enfreints au Dina et application des pénalisations ............................................ 33
Figure 8 : Possession des CLB de "Polisin'ny ala".............................................................. 34

ix
Liste des acronymes

LISTE DES ACRONYMES

CLB : Communauté Locale de Base


GELOSE : Gestion Locale Sécurisée
ONG : Organisme Non Gouvernemental
AG : Assemblée Générale
PEDM : Programme Energie domestique de Mahajanga
CED : Cellule Energie Domestique
VNA : Vaomieran’ny ala
SDAUBE : Schéma Directeur d’Approvisionnement Urbain en Bois
Energie
OPCB : Organisation des Professionnels du Charbon de Bois
PDSE : Projet de Développement du Secteur de l'Energie
FFN : Fond Forestier National
FFR : Fond Forestier Régional
FFP : Fond Forestier Provincial
CEF : Cantonnement des Eaux et Forêts
CIREF : Circonscription Régionale des Eaux et Forêts
MEF : Ministère des Eaux et Forêts
MEM : Ministère de l'Energie et des Mines
CIFOR : Centre pour la Recherche Forestière Internationale
DIREF : Direction Interrégionale des Eaux et Forêts
DSRP : Document Stratégique pour la Réduction de la Pauvreté
PPIM : Programme Pilote Intégré de Mahajanga
P.A.G.S : Plan d'Aménagement et de Gestion Simplifié
PAS : Plan d'Aménagement Simplifié
P.T.A : Plan de Travail Annuel
PV : Procès Verbal
PDFN : Plan Directeur Forestier National
PDFR : Plan Directeur Forestier Régional
SFR : Sécurisation Foncière Relative
GCF : Gestion Contractualisée des Forêts

x
Listes des annexes

LISTE DES ANNEXES

ANNEXES 1 : MILIEU D'ETUDE ............................................................................. I


Annexe 1-A : Localisation des 20 sites GELOSE de la région du Boina ................. I
Annexe 1-B : Type de reliefs rencontrés dans la région...........................................II
Annexe 1-C : Type de sols rencontrés dans la région...............................................II
Annexe 1-D: Type de formation végétale et leur surface dans les 20 terroirs
GELOSE..................................................................................................................... III
Annexe 1-E:Type de formations végétales de la Province de Mahajanga............ IV
ANNEXES 2 : LES TEXTES DE LOIS .................................................................. VI
Annexe 2-A : La loi n°97-017du 16 juillet 1997 portant révision de la législation
forestière ..................................................................................................................... VI
ANNEXE 2-B: Loi n°96-025 relative à la gestion locale des ressources naturelles
renouvelables............................................................................................................. XV
ANNEXE 2-C: Décret n°98-781 fixant les conditions générales d'application de la
loi n° 97-017 ...........................................................................................................XXIV
ANNEXE 2-D: Décret n°98-782 relatif au régime de l'exploitation forestière du
16 septembre 1998............................................................................................... XXXII
ANNEXE 2-E : Le Décret n°2000-027 du 13 janvier 2000 relatif aux
communautés de base chargées de la gestion locale des ressources renouvelables
avec un modèle de Dina .....................................................................................XXXVI
ANNEXE2-F: Décret N° 2000-028 du 13 janvier 2000 relatif aux médiateurs
environnementaux .............................................................................................XXXVI
ANNEXE G: Décret N° 2001 – 1123 relatif aux modalités de gestion des Fonds
Forestiers, National, Provincial et Régional....................................................XXXVI
ANNEXE 2-H : Décret N° 2001 - 068 fixant les modalités de vente des produits
forestières saisis ou confisqués..........................................................................XXXVI
ANNEXE 2-I : Décret N°2001-122 fixant les conditions de mise en oeuvre de la
gestion contractualisée des forêts de l’Etat .....................................................XXXVI
ANNEXE 2-K : Décret n°98-610 concernant la sécurisation foncière relative
.............................................................................................................................XXXVI
ANNNEXE 2-L: Arrêté N° 3710/2001/MEF portant application du décret n°
2001-068 du 24 Janvier 2001 fixant les modalités de vente des produits forestiers
saisis ou confisqués ............................................................................................XXXVI

xi
Liste des annexes

ANNEXE 2-M : Arrêté N°7604/2001 ...............................................................XXXVI


ANNEXE 2-N : Extrait de l' ARRETE N° 12 FAR/M/AE fixant les taux, le mode
de répartition aux collectivités territoriales décentralisées et les modalités de
perception des ristournes et prélèvements sur les produits agricoles, forestiers,
miniers, d'élevage et de pêche dans le Faritany de Mahajanga ....................XXXVI
ANNEXE 2- O : Extrait de la note de service du 25 septembre 1995 fixant le
calcul de redevances forestières........................................................................XXXVI
ANNEXE 3 : PEDM ..........................................................................................XXXVI
Annexe 3-A : Proposition d’options stratégiques par le PEDM....................XXXVI
Annexe 3-B : Principaux résultats attendus de la phase 2 du PPIM après révision
en novembre 2000 ..............................................................................................XXXVI
Annexe 3-C : Principaux résultats attendus de la phase 2002 du PEDM.....XXXVI
Annexe 3-D : Objectifs d’intervention et zones prioritaires définis par le
SDAUBE .............................................................................................................XXXVI
Annexe 3-E : PROTOCOLE D’ACCORD POUR LA MISE EN ŒUVRE D’UN
PROCECESSUS DE TRANSFERT DE GESTION DE BOIS ENERGIE DANS
LA ZONE SDAUBE DE MAHAJANGA ........................................................XXXVI
ANNEXE 3-F : DOCUMENTS RELATIFS AU TRANSFERT DE GESTION
DES RESSOURCES NATURELLES RENOUVELABLES A L'ASSOCIATION
KOLO .................................................................................................................XXXVI
ANNEXE 4: GUIDE DE SONDAGE D'OPINION PAR ENQUÊTE SOCIO-
ECONOMIQUE.................................................................................................XXXVI

xii
Introduction générale

INTRODUCTION GENERALE

Pour Madagascar, le bois de chauffe et le charbon de bois constituent les principales


sources d'énergie tant en milieu rural qu'en milieu urbain. En effet, le bois représente près de
90% de l'énergie totale utilisée dans le pays. Il présente l'immense avantage d'être largement
disponible, d'avoir un coût très faible et d'être concurrentiel des énergies de substitution
comme le gaz ou l'électricité qui nécessitent des dépenses de devises pour financer leur
importation (Montagne, 2001).
La consommation de bois-énergie au niveau national a été évaluée à 0.52m3/hab./an
pour le charbon de bois et à 0.12m3/hab./an pour le bois de chauffe (MEF, 1998). En effet, le
besoin énergétique est un besoin fondamental au même titre que les besoins alimentaire et
financier : le charbon de bois est utilisé à des fins domestiques et à des fins professionnels.
Afin de réduire l'exploitation illicite et renforcer le contrôle de l'exploitation forestière,
197 contrats GELOSE forêts ont été mis en place à Madagascar (ONE, 2003). La loi n°96-
025 donne la possibilité de confier, par le biais d'un cahier de charges, la gestion de ces forêts
naturelles à des communautés villageoises. Les ressources forestières visées par cette loi sont
celles situées dans le domaine de l'Etat ou des collectivités territoriales et sur lesquelles les
communautés ont traditionnellement un droit d'usage reconnu. L'enjeu de ces contrats signés
est donc de pérenniser le système transfert de gestion - contrôle forestier - financement local.
Or, cette pérennisation dépend de l'extension spatiale des contrats ainsi que du suivi et
de la formation des acteurs concernés. Les vingt contrats GELOSE bois-énergie de la zone
d'intervention du PED Mahajanga figurent parmi ces contrats GELOSE. A partir de l'étude de
la mise en œuvre de ces contrats, nous avons soulevé le problème suivant :
Dans la province de Mahajanga, le bois provient de l'exploitation de forêts naturelles
parce que les conditions de plantations n’y sont pas favorables. De ce fait, le reboisement est
une spéculation moins favorisée. En outre, la majorité des formations végétales est constituée
de forêts dégradées allant de la formation forestière secondaire à la savane arborée avant la
mise en place des contrats GELOSE bois-énergie (PPIM, 1999). La moindre exploitation
inconsidérée de ces forêts entraîne rapidement leur disparition. Ces forêts, source
d'approvisionnement en bois énergie, sont celles de l'état ou des collectivités territoriales
décentralisées. Ainsi, ce patrimoine forestier serait détruit sans justification économique.
Face à cette situation, le PED Mahajanga a substitué une part non négligeable de la
demande en charbon de bois dans la province par du charbon produit à partir d'un volume
moindre de bois. Ce qui limite les besoins en surface forestière (PEDM, 2002).

13
Introduction générale

Pour ce faire, ce programme a limité la demande en énergie domestique en diffusant


des foyers économiques, en favorisant l'utilisation de l'énergie de substitution et en améliorant
les techniques de transformation du bois en charbon de bois dans sa zone d'intervention. Aussi
le PED Mahajanga avait impliqué tous les niveaux de responsabilité concernés par la gestion
de la filière bois-énergie en établissant de contrats GELOSE bois-énergie.
Le système de gestion mis en place en 2001 n’est pas. De ce fait, nous avons décidé
d'entreprendre une étude d'évaluation du cadre juridique et institutionnel. Elle nous permet de
vérifier l'efficacité ou non de la nouvelle politique forestière de 1997 à travers les contrats de
transfert de gestion GELOSE.
Cette étude se fixe donc comme objectif principal l'élaboration d'un diagnostic général
de vingt GELOSE bois-énergie dans la zone d'intervention du PED Mahajanga afin de
remédier aux failles constatées.
Pour ce faire, nous avons retenu comme hypothèse : dans le cas où les parties
contractantes n'arrivent pas à assumer d'une manière efficace leurs obligations établies dans
les contrats. C'est que, les communes de rattachement ne contrôlent pas la conduite de la
carbonisation selon la convention avec les charbonniers ; le cantonnement des Eaux et Forêts
n'apportent pas les appuis techniques nécessaires à l'efficacité de la gestion locale et que les
institutions au niveau des CLB n'appliquent pas le mode de gestion officiel dans le contrat de
transfert de gestion.
Nous avons divisé ce travail en trois chapitres : le premier a pour objet de développer
la méthode de travail, la seconde concerne l'analyse des textes de lois et des résultats du
sondage d'opinion. En fin, une discussion termine ce travail.

14
Méthodologie de travail

1 METHODOLOGIE DE TRAVAIL
Notre méthodologie est basée sur la bibliographie, l'analyse des textes de lois, un
sondage d'opinion par enquête socio-économique et l'observation directe. Ce travail est axé
sur l'historique de la mise en place de ces contrats GELOSE et des contenus de chaque contrat
compte tenu de la situation qui y prévaut.

1.1 L'ANALYSE DE TEXTES DE LOIS


Il s'agit d'analyser les textes de lois forestières relatifs à la production du charbon de
bois : entre autres les cohérences et incohérences textuelles et temporelles entre la loi
GELOSE et le cadre juridique global de la gestion de ressources forestières.
Elle est axée sur la description du contenu des textes et la vérification des cohérences
d'application à travers leurs décrets d'application, la détermination des arrêtés ministériels
et/ou interministériels qui permettent une application concrète des textes de lois à travers les
institutions relatives aux secteurs forestiers et de l'énergie.

1.2 SONDAGE D'OPINION PAR ENQUETE SOCIO-ECONOMIQUE


Les données à collecter sont qualitatives et quantitatives. Elles se rapportent à la
capacité des institutions locales notamment au niveau communautaire à sécuriser l'accès aux
forêts sous contrat GELOSE bois-énergie.
Les questions sont focalisées sur le fonctionnement de la communauté de base
gestionnaire des forêts sources de bois-énergie, sur les droits et obligations respectifs de
chaque acteur impliqué dans le contrat (CLB, charbonniers, maire, chef cantonnement des
Eaux et Forêts…).
Ce sondage vise à 'évaluer les tendances évolutives des institutions locales mises en
place, de faire un état des lieux des règles et des conditions relatives à la production du
charbon de bois, de mettre en évidence la manière dont les gens respectent les droits et
assument les devoirs vis-à-vis des forêts selon les contrats, d'évaluer l'efficacité de la gestion
locale des forêts sources d'approvisionnement en bois énergie dans la zone.

1.3 ELABORATION DES CRITERES ET INDICATEURS


Le sondage d'opinion présente un outil de collecte des informations sur la réalité
juridique et institutionnelle de GELOSE bois-énergie. Ainsi, nous avons élaboré le guide de
sondage en vue de mener une enquête formelle auprès du service de cantonnement des Eaux

15
Méthodologie de travail

et Forêts, de la Mairie, de Fokontany, de CLB, des associations des charbonniers et des


charbonniers.
La mise en œuvre du sondage est basée sur la vérification des critères et indicateurs.
L'ensemble de ces critères et indicateurs constitue un outil pouvant être utilisé pour
conceptualiser, évaluer et mettre en place une gestion durable des forêts.
En effet cet ensemble de critères et indicateurs sert à évaluer la gestion locale
sécurisée de la forêt naturelle effectuée par les communautés locales de base.
Les sources de vérification de ces critères et indicateurs sont les sanctions prévues en
cas d'infraction, les lois, les arrêtés interministériels relatifs aux contrats et les parties
contractantes. La liste des critères et indicateurs se trouve dans le guide d'enquête.

1.4 CHOIX DE PERSONNES A ENQUETER


Les personnes à enquêter sont les producteurs de charbon dans les sites GELOSE, les
administrations décentralisées, les associations des charbonniers. Les critères de ce choix sont
la production du charbon de bois dans la zone, l'importance économique des forêts sources
d'approvisionnement en bois-énergie, les droits et obligations des exploitants forestiers selon
les textes de lois, les associations et organisations en présence dans la zone.

1.5 LES ETAPES DU SONDAGE D'OPINION


Ce travail de terrain est effectué en deux étapes : de mi-octobre au mi-novembre 2003
(20 jours) et de janvier au février 2004 (48 jours).
Tout d'abord, on a fait le sondage au près du service de cantonnement des Eaux et
Forêts. L'enquête porte sur le contrôle de la gestion locale au niveau du service, les droits et
obligations du service vis-à-vis des contrats.
Ensuite, nous avons enquêté les responsables dans les mairies qui sont rattachées aux
communautés locales de base. Le sondage concerne la résolution des conflits et le contrôle de
la gestion effectuée par les CLB sur son territoire.
Enfin nous avons passé trois jours dans chaque CLB afin de mener un sondage sur le
fonctionnement de la gestion locale des forêts sources d'approvisionnement en bois-énergie.
L'enquête s’est faite auprès du bureau de la CLB et des charbonniers. Au cours de notre
séjour, les documents relatifs aux contrats disponibles, les statuts, le plan de travail annuel, les
livres de procès verbaux, les cahiers de comptes, les cahiers de charge et le plan
d’aménagement étaient consultés.

16
Méthodologie de travail

1.6 LES LIMITES DU TRAVAIL


Au cours des travaux d’enquête, les questions que les paysans n’ont pas comprises
sont restées sans réponse. Pour y remédier, nous avons effectué des entretiens informels et
une consultation des documents écrits disponibles dans le local du bureau de la CLB tels que
le cahier de charge et les différents cahiers particuliers à chaque CLB.
En outre, la disponibilité des enquêtés a limité aussi les données du terrain.
L’enquête au près des Maires, administrateurs forestiers n’étaient pas exhaustifs. Dans le
même sens, le nombre de charbonniers enquêtés est variable en fonction de leur disponibilité.

17
Méthodologie de travail

1.7 SCHEMA RECAPITULATIF DE LA DEMARCHE METHODOLOGIQUE

Analyse de textes de lois

Elaboration de critères et indicateurs provisoires

Sondage d’opinion par enquête


socioéconomique
Traitement des données et
Elaboration de critères et indicateurs
Définitifs

Diagnostic général de vingt GELOSE bois-énergie


(2002-2003)

18
Résultats et analyses

2 RESULTATS ET ANALYSES
2.1 ANALYSE DE TEXTES DE LOIS
2.1.1 Adoption de la loi GELOSE en cohérence avec les textes de lois forestières
La politique forestière Malagasy vise à protéger la forêt, à mieux gérer ses ressources,
à augmenter sa superficie et sa potentialité et à accroître la performance économique du
secteur forestier (loi n° 97- 1200, article 34). Pour se faire, l’adoption du PDFN et des
PDFR, l’actualisation de la législation forestière et le reforme de l’administration forestière
sont nécessaires (lois n° 97 -1200, article 36). La loi relative au transfert de gestion est parmi
les lois nécessaires (lois n° 97 – 1200 article 101).
En outre les rapports entre l’administration forestière centrale et ses services régionaux
et les collectivités territoriales décentralisées s’établissent sur des bases contractuelles (lois n°
97 – 017, article 47). Les populations rurales pourraient participer d’une manière effective à la
conservation durable des ressources forestières (loi n° 97-017, article 41). Ce qui donne aux
communautés de base la possibilité de gérer certaines ressources forestières. Cette possibilité
est détaillée par la loi n° 96-025.
Les ressources forestières dont la gestion peut être confiée à la communauté de base
sont celles relevant du domaine de l’état ou des collectivités territoriales (loi n° 96-025, article
2) et sur lesquelles les communautés ont traditionnellement un droit d’usage reconnu (loi n°
97 – 017, article 41). La communauté gestionnaire de ces ressources regroupe les habitants
d’un hameau du village ou d’un groupe de village selon le cas. Elle est dotée d'une
personnalité morale et fonctionne comme une ONG (loi 96-025, article 3). Comme les forêts
soumises au régime forestier sont inaliénables et imprescriptible, le transfert de gestion
confère à la communauté de base la gestion d’accès, la conservation, l’exploitation et la
valorisation de ces ressources forestières (loi n° 97-017, article 10). Comme tous les ONG, la
communauté de base a un statut, un règlement intérieur et/ou dina et des avantages
fiscaux ( Loi n° 96 -025,article 48,49,54).
L’administration forestière se charge plus particulièrement de trois types de
fonctions : concevoir et orienter, inciter et coordonner et enfin contrôler et évaluer les actions
conduites dans le secteur forestier (loi n° 97-1200, article 87). Les règles régissant
l’organisation de l’administration forestière et ses missions sont fixées par décret
d'application (loi n° 97-017, article 44). En outre, la fonction de contrôle porte sur
l’application de la législation et des normes techniques. La fonction de suivi et d’évaluation
concerne les activités menées par les différents acteurs dans le cadre de la mise en œuvre de
la politique forestière (loi n° 98-1200, article 90).
19
Résultats et analyses

2.1.2 Date d’adoption en incohérence avec la politique forestière


L’adoption d’un PDFN et des PDFR est un objectif de la politique forestière (Loi 97-
1200, article 36). Dans ce sens, les forêts de l’état et celles des collectivités décentralisés sont
sous la responsabilité du service public forestier et doivent être gérées conformément aux
objectifs de gestion durable des ressources forestières fixées par la PDFN (loi n° 97-017,
article 23et 25). Le décret n° 98 –781 ne comprend pas le cadre d’élaboration de ce plan ni
son contenu minimum ni son actualisation. Le plan directeur indique aussi les orientations
nécessaires à l’élaboration du plan de travail annuel qui précise l’utilisation du fonds forestier.
Chaque fond forestier est doté d'un organe délibérant (conseil de gestion) et d'un
organe exécutif (unité d'exécution). Après la mise en place du fonds forestier par un arrêté
ministériel, cette unité d'exécution élabore le PTA et définit le budget de ce plan. Ces deux
derniers documents (budget et PTA) seront approuvés par le conseil de gestion. Ensuite la
mise en œuvre des activités ainsi définies sera assisté par le service financier de
l'administration forestière concernée (Décret n°2000-1123 relatif aux modalités de gestion du
fond forestier, national, provincial et régional, titre I, chapitre II).

2.2 ANALYSE DES DECRETS D’APPLICATION

2.2.1 Décrets d’application en cohérence avec le régime forestier


Ces textes de lois sont appliqués à travers leur décret d’application. Le décret n° 98-
781 fixe les conditions générales d’application de la loi n° 97- 017. Les décrets n° 98-610 n°
2000-027, n° 2000-028 fixent les conditions d’application de la loi n° 96-025.
En application des articles 6, 15, 16 et 22 de la loi forestière, une commission
forestière locale est créée au niveau de chaque région. Elle constate la nature forestière d’un
terrain (décret n° 98-781, article 5). Cette constatation tient compte de la superficie, de
l’importance biologique, de la possibilité d’aménagement, de l’exploitation durable et de la
vocation de la forêt notamment en cas de contestation (décret n° 98-781, article 12).
Avant de soumettre une forêt au régime forestier, une concertation est organisée par
l’administration forestière régionale avec les communes concernées, les communautés
villageoises et les associations rurales de gestion des ressources naturelles (décret n° 98-781,
article 18).

20
Résultats et analyses

Dans ce sens, le médiateur environnemental facilite les discussions et les négociations


entre la commune rurale de rattachement, les acteurs forestiers et la communauté de base qui
demandent le transfert de gestion (décret n° 2000-028, articles 2 et 23).
Ces forêts ainsi soumises au régime forestier doivent être délimitées et bornées
conformément à la législation en vigueur (décret n° 98-781, article 21). Cette délimitation et
abornement après décision de la commission forestière locale sont concrétisés par un plan de
situation, une carte 1/50.000e et une monographie sur l’écosystème de la zone concernée.
(Décret n° 98-781, article 15). Elle entre dans le cadre de la mise en œuvre de la SFR (Décret
n°98-610 du 13/08/98 réglementant les modalités de mise en œuvre de la SFR).
La SFR est définie comme une procédure consistant à la délimitation d'ensemble du
terroir d'une communauté locale de base bénéficiaire de la gestion de RNR ainsi qu'au constat
des occupations comprises dans le terroir. Elle constate uniquement le droit de jouissance des
occupants, une étape vers l'immatriculation foncière (décret n°98-610, articles 1 et 2). Ainsi
les propriétaires légitimes deviennent les occupants légaux.
L'opération SFR sera mise en œuvre après agrément administratif de la demande de
transfert de gestion par la commune. Les limites du périmètre soumises à la SFR sont celles
arrêtées dans le cadre du processus de transfert de gestion GELOSE (décret n°98-610, article
4).
La méthodologie adoptée pour la mise en œuvre de l'opération SFR est un ensemble de
sensibilisation, d'enquête, de délimitation et d'abornement auprès de la CLB. A la fin de
l'opération SFR, il est établi des documents SFR : le plan SFR, l'état SFR, le plan des RNR, le
plan du périmètre de la zone soumise à la SFR et le procès verbal dressé lors de sa
délimitation.
En cas de litige, le maire de la commune de rattachement joue le rôle d'arbitre. Cet
arbitrage est basé sur l'article 17 du décret n°98-610 : les propriétés déjà immatriculées au
nom d'un particulier et celles déjà affectées et comprises dans un périmètre SFR ne sont pas
soumises au régime SFR.
Les documents SFR seront utilisés à la gestion d'accès aux différentes ressources dans
le terroir, notamment la gestion d'accès aux ressources forestières.

2.2.2 Décrets d’application en incohérence avec le régime de l’exploitation forestière


"Toute personne physique ou morale exerçant des activités d’exploitations et de
valorisations des produits forestières est un exploitant forestier" (Décret n° 98 – 782 article
2). En tant que gestionnaire de ces ressources forestières, des communautés de base sont aussi

21
Résultats et analyses

des exploitants forestiers (Décret n° 2000 -027, article 01). Cette exploitation doit être
conforme aux prescriptions du cahier de charges (Décret n° 98-782, article 2). Ce plan
d’aménagement est établi selon un modèle arrêté par le ministre chargé des forêts. Le plan
fixe aussi la superficie maximale des arbres susceptibles d’être prélevées annuellement.
(Décret n° 98- 782, article 13 et 14). Pour respecter les prescriptions du cahier des charges et
pour atteindre les objectifs du plan d’aménagement, l’assemblée générale qui est l’organe
délibérant de la communauté de base fixe les objectifs à atteindre et le plan de travail annuel
(Décret n° 2000-027,article 9).
Dans le cadre de convention d’exploitation, cette dernière peut être faite par délégation
à des exploitants agréés dans le cas de forêt des collectivités territoriales décentralisées. La
communauté de base peut confier en totalité ou une partie et pour une période déterminée
l’exploitation de ces forêts aux charbonniers (Décret n° 98 -782, article 31 et 12). La
convention fixe la qualité des ressources, la localisation, les limites et la superficie de la forêt
pouvant faire l’objet d’exploitation (article 12). Le cahier des charges précise les droits et
obligations respectifs de la communauté de base et des charbonniers (Décret n° 98-782, article
26).Ces droits et obligations constituent les règles de fonctionnement de la communauté de
base et sont fixés par son statut, son règlement intérieur et son Dina (Décret n° 2000-027,
article 15). Les critères techniques et les sanctions standard relatifs à cette convention sont
fixés à partir du décret n° 82-312 du 07 août 1982 réglementant la fabrication de charbon de
bois.
Pourtant le décret n°2000-027 du 13 janvier 2000 relatif aux communautés de base
chargées de la gestion locale des RNR ne mentionne pas les modalités de cette convention
d'exploitation dans le cas du contrat du transfert de gestion tripartite entre la commune, le
cantonnement forestier et la communauté de base. Notamment, le rôle de la commune dans la
mise en œuvre de cette convention d'exploitation n'est pas précisé.
Cette modalité de convention est expliquée d'une manière relativement détaillée dans
le décret n°2001-122 du 14 février 2001 fixant les conditions de mise en œuvre de la gestion
contractualisée des forêts de l'état. Ce décret concourt à l'application de la loi GELOSE mais
le contrat de transfert de gestion dans le cadre de la GCF est un contrat bipartite entre le
cantonnement forestier et la communauté de base. Ainsi le titre I, chapitre II du décret
n°2001-122 fixe la modalité de mise en œuvre d'une convention d'exploitation entre le service
technique forestier (CEF) et la communauté de base déjà mentionnée dans le décret n°98-782,
articles 31 et 32.

22
Résultats et analyses

2.2.3 Incohérence en matière de contrôle forestier


Au niveau de l'administration déconcentrée chargée des forêts, un agent contrôleur
assermenté sera désigné. Il effectue un travail de contrôle à tout moment dans la forêt, dans
les chantiers d'exploitation et au bord de la route (décret n°98-782, articles 37-40).
Au niveau communal, un rapport annuel d'activités relatives aux travaux
d'aménagement réalisées dans la forêt communale sera transmis au service forestier
déconcentré (décret n°98-782, article 35). Ce décret ne mentionne ni la désignation d'un
responsable de ce document ni celle d'un agent contrôleur communal ni l'attribution de cet
agent communal.
Au niveau de la communauté de base, le décret n°2000-027 ne donne aucune précision
concernant le contrôle forestier notamment la désignation d'un agent contrôleur, son
attribution, le responsable du saisi des produits délictueux et le régi des recettes fiscales. Ces
détails sont précisés dans le titre IV du décret n°2000-122 notamment l'attribution des
contrôleurs communaux, le responsable du saisi des produits forestiers délictueux et le régi
des recettes fiscales. Ainsi selon les articles 38-39 du décret n°98-782, l'agent contrôleur
forestier est le seul agent verbalisateur légal dans le cadre de mise en œuvre de la GELOSE.
Malgré cette incohérence, le contrôle forestier rapporte à tous les niveaux de décision
selon les réglementations en vigueur.
En matière de contrôle, le décret n° 2001-1063 fixe l’affectation des recettes issues de
la vente des produits forestiers saisis (article 8). Leur vente se fait de gré à gré dans le cas du
bois-énergie (article 9). L’arrêté ° 3710/2001/MEF fixe la procédure d’appel d’offre en cas
d’adjudication publique (grande quantité de charbon). Le CEF est habilité dans le cas de vente
des produits saisis comme le charbon de bois, (décret n° 2001-1063, article 10). L’arrêté n°
7604/2001 fixe les modalités de répartition des parts sur les recettes provenant de cette vente
(article 2) : 20% sont octroyées à titre de prime sur procès verbal au ou aux agents
verbalisateurs, 10% de recettes sont réparties en parts égales aux communautés de base et aux
comités locaux de sécurité ayant participé aux opérations de contrôle.
En outre, 15% de recettes forestières dont les recettes fiscales du bois énergie font
partie seront affectée au profit du FFP, 5% du FFP est utilisé pour le fonds de péréquation et
pour les motivations des cadres forestières et administratives des CIREFs et CEFs. Donc les
opérations de contrôle sont relativement payantes à tous les niveaux. Ces décrets et arrêtés
étaient promulgués avant les contrats GELOSE bois-énergie.

23
Résultats et analyses

2.3 LES INSTITUTIONS LOCALES RELATIVES AUX GELOSE BOIS-ENERGIE


2.3.1 Projet de développement du secteur Energie (PDSE – Energie II) :
Ce projet a été l’objet du contrat n°06/MEM/ENRII passé entre le gouvernement
Malagasy représenté par le Ministère de l’Energie et des Mines, la Direction de l’Energie et le
groupement CIRAD – Forêts / FOFIFA. Il a été financé par l’IDA Banque Mondiale. Il a pris
fin en avril 2002. Le « Programme Pilote Intégré de Mahajanga » rebaptisé en « Programme
Energie Domestique de Mahajanga » en 2001 entre dans le cadre de ce projet. Ce programme
était divisé en deux phases.

2.3.1.1 La phase I (avril 1999 – décembre 1999)


C’était la phase d’études et de conception (Annexe 3-A).
Les études ont montré l’augmentation du prélèvement de bois dans les formations
naturelles, la surexploitation localisée des formations forestières, l’exploitation incontrôlée du
bois-énergie, l’inexistence de l’électrification rurale et la faiblesse de l’intervention publique
sur le secteur de l’énergie domestique. Il est aussi apparu le remplacement progressif du bois
de chauffe par le charbon de bois mais aussi des techniques de carbonisation peu
performantes.
La plupart des filières de production étaient peu professionnelles et le plus souvent
clandestines d’où préjudiciables à l’environnement. La réglementation de contrôle était
complexe et insuffisante. Les actions concrètes de mise en place de contrats transfert de
gestion dans la zone étaient faibles voire inexistantes.
L’électrification rurale n’existait pas et les moyens de la DIREM de Mahajanga étaient
limités. On pouvait également relever une absence totale de coordination officielle entre les
secteurs Energie d’une part, Eaux et Forêts et Environnement d’autre part.
Cette étude a abouti à la conception du SDAUBE et c’était à partir de ce document que
le PEDM avait proposé un certain nombre de réponses combinées et cohérentes à la fois
énergétique et forestière dans le cadre d’une stratégie globale (Annexe 3-B) aux principaux
problèmes énumérés auparavant. Le SDAUBE a ainsi pu définir les zones prioritaires pour la
mise en place des contrats GELOSE (Annexe 3-D).

2.3.1.2 La phase II (septembre 2000 – avril 2002)


Cette 2éme phase fait suite à la phase I (Annexe 3-C).
Le développement de l’usage raisonnable des produits énergétiques de
substitution avait mis en œuvre la diffusion de foyers économiques, la fabrication de

24
Résultats et analyses

briquettes de charbons à partir de résidus agroalimentaires. Le PEDM avait mis en place le


label « Ketrika mitsitsy » et le label « Angovo madio ».
La profession de charbonniers est reconnue par les services de l’administration et la
population. Les nouveaux professionnels du charbon de bois sont recensés et formés par
l’intermédiaire d’ONG à l’utilisation de techniques améliorées de carbonisation. La
réglementation, la fiscalité et le contrôle du bois-énergie ont été établis par l’administration et
les associations des charbonniers. Chaque association avait une aire contrôlée de marché de
charbon de bois.
La part des ressources forestières à exploiter en bois énergie dans le cadre de contrats
couvre environ 6000 ha au total, tandis que la surface totale couverte par des ressources
forestières que les CLB se sont engagées à préserver est de 8000 ha environ. Par ailleurs, ces
CLB se sont spontanément engagées à reboiser une surface totale de 2700 ha sur leur terroir
GELOSE.
Entre 2001-2002, vingt contrats GELOSE ont été officiellement signés par les CLB,
les autorités communales dont elles dépendent et les services du cantonnement forestiers dont
leurs terroirs dépendent.
La CED a été créée par l'arrêté interministériel n°11154/2000 du 06 octobre 2000
provenant du Ministère des Energies et des Mines – Ministère des Eaux et Forêts portant
création et attribution de la cellule Energétique Domestique.
La CED a assuré la mise en œuvre des activités du PEDM dans son ensemble.
Principalement, cette cellule a édité les tickets de contrôle du bois énergie et a mis en place le
système d’information et d’évaluation permanente. Ce système était fonctionnel depuis fin
2002 (PEDM, 2002).

2.3.2 La communauté de base:


Par définition, la communauté de base est un groupement volontaire d’individus unis
par les mêmes intérêts et obéissant à des règles de vie commune. Son siège doit être fixé dans
un village ou un hameau. Son existence doit être déclarée auprès de la Commune (Décret n°
2000-027, articles 2–4)
Tout habitant résidant dans le terroir de la communauté de base qui s’engage à
respecter ses règles de fonctionnement et à exécuter ses activités et ses objectifs peut être
accepté comme membre. (Décret n° 2000-027, article 5). La liste de ses membres et celle de
ses représentants élus sont annexées à son statut. (Article 17).

25
Résultats et analyses

Le tableau suivant exprime la variation de l’effectif de membres dans chaque CLB :


Tableau 1 : Variation de l’effectif des membres de la CLB
Effectif des membres de la CLB Nombre
Moyenne 81,1
Minimum 20
Maximum 160
Source : Auteur

En moyenne 82 personnes membres de Communauté de base sont intégrées dans


chaque site GELOSE. Les charbonniers professionnels sont membres de la communauté de
base.
La figure suivante montre la fréquence de charbonniers dans leurs statuts.

39.51%

Charbonniers dans la
60.49% CLB
Non-charbonniers dans la
CLB

Figure 1 : Rapport entre charbonniers dans la CLB et non charbonniers dans la CLB

La moyenne de la proportion des charbonniers membres de la CLB dépasse


relativement la moitié de la moyenne des effectifs des membres de la CLB. Selon leur statut,
60.50% des membres de la communauté sont des charbonniers.
Cette communauté de base doit être dotée d’un organe délibérant et d’un organe
exécutif, de règles de fonctionnement et de gestion financière (Décret n°2000-027, article 7).

2.3.3 L’organe délibérant


L’Assemblée Générale est l’organe délibérant de la communauté de base. Elle se
réunit en session ordinaire deux fois par an ou chaque fois que les intérêts de la communauté
l’exigent. Une assemblée générale extraordinaire peut être convoquée à la demande de

26
Résultats et analyses

l’organe exécutant ou du tiers des membres de la communauté de base. Le président de


l’organe exécutant convoque l’Assemblée Générale selon les us et coutumes locales (Décret
n° 2000-027, articles 9 – 10). Les décisions de l’Assemblée Générale sont prises par
consensus. A défaut de consensus, elles sont prises à la majorité absolue des membres
présents. (Article 11)
Le tableau suivant montre la fourchette de variation des membres de la CLB qui
assistent aux sessions ordinaires.

Tableau 2 : Fourchette de variation des membres de la CLB qui assistent aux réunions
ordinaires
Effectif Nombre de personnes
Moyenne 37
Minimum 10
Maximum 80
Source : auteur
En moyenne, le consensus n’est pas atteint pour délibérer. Donc le président convoque
l’Assemblée Générale à plusieurs reprises.
Toutes les décisions prises lors des réunions doivent être consignées et classées dans
un livre réservé à cet effet. Le président ou l’un des membres de l’organe exécutif se charge
de toutes les rédactions (articles 25-26).
La fréquence de disponibilité des livres de procès verbaux est l’objet de la figure
suivante :

18%

Livre de P.V disponible


Livre de P.V non disponible

82%

Figure 2 : Fréquence de livres de P.V disponibles et non disponibles


D'après cette figure, 82 % des communautés de base ont de livres de procès verbal
disponibles.
27
Résultats et analyses

Les décisions figurant dans le livre de procès verbal concernent l'adoption du plan de
travail annuel de la communauté de base et l'approbation des comptes lors de l'Assemblée
Générale ordinaire au début et à la fin de l'année budgétaire; l'application du "dina" lors d'une
AG extraordinaire; l'acte d'attribution de permis d'exploitation et le passage des visiteurs
(service forestier, administration communale, PEDM, étudiants).
A chaque AG, l'objet, la date et le lieu sont mentionnés dans le livre de PV et les
membres présents y écrivent leurs noms suivis de leurs signatures.

2.3.4 La planification des activités :


Le plan d’aménagement simplifié est un document contractuel obligatoire. Ce plan est
à la base du plan de travail annuel fixé lors de l’Assemblée Générale (Décret n°98-782,
article 14)
La figure suivante retrace l’existence de plan de travail annuel 2002-2003 dans les
communautés de base :

35%

PTA 2002-2003 disponibles


PTA 2002-2003 non disponibles

65%

Figure 3 : Fréquence du PTA 2002-2003


La structure de gestion élabore le plan de travail annuel de la CLB. Cette structure
définit ensuite le budget correspondant à ce PTA. En cas de besoin d'appuis et
d'encadrements, l'organe exécutif peut faire appel au CEF qui a signé le contrat de gestion.
Au début de l'année budgétaire, le PTA et le budget correspondant seront présentés à
l'Assemblée Générale ordinaire. Cet organe délibérant de la communauté de base approuve
ces deux documents et fixe l'objectif de la communauté de base.
D’après cette figure, 65 % d’organes exécutifs peuvent organiser les activités de la
communauté de base suivant le plan de travail annuel approuvé par leurs organes délibérants.
La première année d’activité a débuté vers la fin de l’année 2001.

28
Résultats et analyses

2.3.5 L’organe exécutif


La structure de gestion est l’organe exécutif de la communauté de base. Il est composé
d’un président, un vice président, d’un trésorier et d’un secrétaire, tous élus par l’assemblée
générale (Décret n° 2000-027, article 12).
Le président convoque l’assemblée générale et représente la communauté de base
auprès des différentes instances administratives et des partenaires privés. (Article 14). En cas
d’absence du président sa fonction est assurée par le Vice président (article 12).
Le trésorier tient le cahier de recettes et dépenses et le secrétaire s'occupe du livre du
procès verbal.
La figure suivante montre la fréquence de leur disponibilité :

100%

80%
% CLB

60%

40% Elus non


disponibles
20%

0% Elus disponibles
Président Secrétaire Trésorier
Poste de responsabilités dans le bureau de la
CLB

Figure 4 : Fréquences de la disponibilité des élus

La liste des représentants élus figure dans le statut de la communauté de base


contrairement à un responsable rémunéré qui fait une signature dans un contrat de travail.
Chaque élu doit apposer sa signature sur ce statut pour son engagement volontaire.
L'obligation des résultats n'existe pas. Les responsabilités seront prises en charge par les
autres élus disponibles en cas d'absence du responsable.
L’élaboration, l’adoption et la modification du statut relève de la compétence de
l’assemblée générale. Le statut adopté est déposé auprès du maire de la commune de
rattachement (décret n° 2000-027, articles 16-17). La non disponibilité fréquente d'un membre
de la structure de gestion lors des assemblées générales ordinaires ou extraordinaires signifie
une démission.
D’après cette figure, 85 % des communautés de base devraient changer de statut et de
membre de structure de gestion. L’adhésion d’un nouveau membre pourrait aussi entraîner
une modification du statut.

29
Résultats et analyses

2.3.6 La gestion financière


La gestion financière de la communauté de base est régie par la tenue d’un cahier de
recettes et de dépenses. En outre, l’Assemblée Générale procédera à la fin de l’année
budgétaire au contrôle de comptes de la communauté de base. Un commissaire aux comptes
élu par l’Assemblée Générale fait ce contrôle (décret n°2000-027, article 21).
La figure suivante montre la fréquence de communautés de base qui ont approuvé
leurs comptes de l’année budgétaire 2002-2003 :

30%

Comptes non approuvés


Comptes approuvés

70%

Figure 5 : Fréquence de CLB qui ont approuvé leurs comptes

Au cours de l'année budgétaire, l'exécution des activités de la CLB est assistée par la
structure de gestion. La gestion financière est régie par la tenue d'un cahier de recettes et de
dépenses au cours de l'année. La budgétisation du PTA fait partie de cette gestion financière.
La part de la CLB dans la recette fiscale, la cotisation annuelle des membres, le fonds
affecté au développement communautaire, le montant des redevances forestières et celui des
ristournes forestières perçues seront mentionnés dans ce cahier ainsi que les versements faits à
la commune et les CEFs.

30
Résultats et analyses

A la fin de l'année budgétaire, avant que les comptes soient présentés à l'Assemblée
Générale ordinaire pour approbation un commissaire aux comptes désigné par la CLB
contrôle le bilan des comptes inscrits dans le cahier.
D'après cette figure, 30 % de communauté de base ont des comptes approuvés par
l'Assemblée Générale.

2.3.7 L’association des charbonniers


Les dispositions prises dans le règlement intérieur et/ou le « dina » doivent être
conformes à la constitution, à la législation et à la réglementation en vigueur ainsi qu’aux
usages reconnus et non contestés dans la commune. (Décret n° 2000-027, article 18). Le
décret n° 98 – 782, relatif au régime de l’exploitation forestière conditionne cette conformité.
Ainsi, les conventions d’exploitation ne peuvent être passées qu’avec de personnes
physiques ou morales de caractères publics ou privés préalablement agréés par l’état ou par la
collectivité territoriale décentralisée dont la forêt ou la parcelle forestière fait objet de la
convention. (Article 24)
Dans ce sens, le PEDM, en collaboration avec la DIREF de Mahajanga, avait dispensé
des formations aux charbonniers afin d’améliorer leur méthode de carbonisation. A la suite de
cette séance de formation et après avis favorable du PEDM, les charbonniers sont devenus des
professionnels du charbon de bois (PEDM, 2000) Ces charbonniers s’organisent à la gestion
de leurs activités. Cette organisation est devenue le premier responsable de la gestion
d’exploitation des forêts (Décret n° 98 – 782, article 27). Son statut d’agrément déposé à la
commune contient la liste des charbonniers professionnels.

31
Résultats et analyses

Le diagramme suivant exprime la proportion d’organisations en possession d'un


statut :

15%

Statut déposé à la
Commune
Statut non déposé à la
Commune
85%

Figure 6 : Proportion des associations des charbonniers qui ont un statut déposé à la commune

A la fin de chaque année budgétaire, la commune qui a donné l'acte d'attribution du


permis d'exploitation transmet le rapport des activités d'aménagement dans sa forêt auprès du
service technique des Eaux et Forêts (CEFs). De sa part, les CEFs effectuent un contrôle dans
la forêt pour vérifier l'état de cette ressource et le respect des prescriptions dans la convention
d'exploitation et le plan d'aménagement. Si les résultats sont positifs (les prescriptions sont
respectées à un niveau acceptable), la convention sera renouvelée.
15 % d’associations des charbonniers n'ont pas suffisamment respecté leur convention
d'exploitation. Dans 75 % des cas, les charbonniers sont des professionnels du charbon de
bois selon leur statut dans la commune.

2.3.8 Le "Dina"
« Les rapports entre les membres de la communauté de base sont réglés par voie de
Dina. Les Dina sont approuvés par les membres de la communauté de base selon les règles
coutumières régissant la communauté. Au cas où deux ou plusieurs communautés de base
sont associées dans la gestion des ressources, le Dina est applicable aux membres de chaque
groupe conformément aux règles propres régissant chaque communauté » (article 49 de la loi

32
Résultats et analyses

GELOSE). En d'autres termes, le "dina" est une convention passée entre les membres d'une
communauté pour préserver leurs biens.
La figure suivante montre le niveau d'application du "dina" dans les vingt
communautés de base :

40
30
Effectifs

20
10
0
Personnes passibles de Enfreints qui ont payé le Enfreits qui n'ont pas payés
"vonodina" "vonodina" le "vonodina"
Sujets défaillants

Figure 7 : Enfreints au Dina et application des pénalisations

Le "vonodina" est une sanction prise à l'encontre de ceux qui ont enfreint le "dina" en
guise de réparation. Il est assuré par la structure de gestion.
Pour son application, le président de la structure de gestion convoque une Assemblée
Générale extraordinaire pour que les membres présents puissent décider de la pénalisation
selon l'ampleur des dégâts occasionnés. Il peut consister en des réparations pécuniaires c'est-
à-dire en versant une certaine somme d'argent, en la remise en état de l'objet détruit, et/ou, en
l'exécution d'une tâche d'utilité publique comme la construction d'un para feu par exemple.
Selon cette figure, 60% des personnes passibles de "vonodina" n'ont pas contesté
l'application du "dina".
Au cas où cette décision de l'AG est contestée, la structure de gestion fait appel au
Maire qui avait visé le "dina". L'application du "dina" par le Maire est toutefois suspendue
jusqu'à l'intervention d'une décision de justice en cas de recours exercé contre la décision du
Maire. D'après cette même figure, 40% de personnes passibles de "vonodina" ont contesté la
décision du Maire.

2.3.9 Les contrôles du service de cantonnement


Les services de cantonnement des Eaux et Forêts disposent d’agents de contrôle
habilités en matière forestière. A part de chef cantonnement forestier, chaque service compte
un agent forestier dans la zone d’intervention du P.E.D.M.

33
Résultats et analyses

En outre, l’agent contrôleur pourra faire le contrôle à tout moment dans la forêt, dans
les chantiers de carbonisation et au bord de la route. Une barrière de contrôle existe à l’entrée
de la ville de Mahajanga. Le dépôt de vente de chaque association est marqué par une plaque
au bord de la route.
L’association de charbonniers met à la disposition de l’agent contrôleur les moyens
nécessaires pour le contrôle dans les terroirs de communautés. (Décret N° 98 – 782 articles.
27). Effectivement, des associations ont mis en place des « polisin’ny ala » qui sont les
premiers responsables de cette collaboration. La figure suivante montre la fréquence
de « polisin’ny ala » dans les communautés de base.

5%

CLB qui ont des "polisin'ny ala"

CLB qui n'ont pas de "polisin'ny ala"

95%

Figure 8 : Possession des CLB de "Polisin'ny ala".

Le "polisin'ny ala" est un charbonnier désigné par l'association des charbonniers. Il est
le premier responsable de la collaboration avec les VNA et les agents contrôleurs de CEFs en
matière de contrôle forestier. Notamment, il participe à l'arrestation des personnes qui ont
enfreints les prescriptions de la convention d'exploitation. Pour ce faire, il signale les
infractions commises à la structure de gestion. Ensuite, le président de la structure de gestion
fait parvenir l'agent contrôleur forestier qui procède à l'arrestation et/ou à la saisie des produits
délictueux selon les réglementations en vigueur.
Dans 95% des cas, le contrôle de l’agent est facilité par l’existence des « polisin’ny
ala ».

34
Résultats et analyses

2.3.10 Le contrôle au niveau communal


La commune de rattachement est une autorité décentralisée compétente qui peut
attribuer des titres d’exploitation (décret n° 98 – 782, article 33). Le tableau suivant montre la
situation administrative des vingt terroirs GELOSE.

Tableau 3 : Situation administrative des 20 terroirs GELOSE


Sites GELOSE Fokontany Commune Fivondronana
Ambatobe Ambatobe Marovoay rural Marovoay
Ambatobevomanga Ambatobevomanga Anosinalainolona Marovoay
Ambodimadiro Ambodimadiro Andranomamy Ambato-Boéni
Ambohimanatrika Ambohimanatrika Andranomamy Ambato-Boéni
Ambondromamy Ambondromamy Ambondromamy Ambato-Boéni
Andavadrere Ambondromamy Ambondromamy Ambato-Boéni
Anjijabe Ambalakida Ambalakida Mahajanga II
Ankoby Ankoby Ambalakida Mahajanga II
Antongomavo Ambatoloaka Tsaramandroso Ambato-Boéni
Beronono Ampombokely Ambondromamy Ambato-Boéni
Madiroabo Belalanda Andranofasika Ambato-Boéni
Maevarano Andakalaka Marovoay rural Ambato-Boéni
Mahamavo Mahamavo Ambalakida Mahajanga II
Mananada Ampobokely Tsaramandroso Ambato-Boéni
Manarimaevaloka Antanambao Ambalakida Mahajanga II
Mangatelo Mangatelo Anjiajia Ambato-Boéni
Marolambo Antanambao Anosinalainolona Marovoay
Morahariva Morahariva Boanamary Mahajanga II
Tanambao Bepako Maevarano Tsaramandroso Ambato-Boéni
Tsilakanina Tsilakanina Anjiajia Ambato-Boéni
Source : PEDM, 2002

35
Résultats et analyses

Le nombre des contrats GELOSE bois-énergie diffère d’une commune à une autre. Des
sites GELOSE se trouvent à la proximité de la zone d’utilisation contrôlée de la réserve
forestière d’Ankarafantsika à savoir Ambatobevomanga, Beronono et Marolambo.
La durée d’exploitation est précisée dans l’acte d’attribution des titres d’exploitation
(décret n° 98 – 782, article 33). La quantité de ressources pouvant être prélevée est fixée
annuellement dans le cadre de la convention entre la commune, l’association des charbonniers
et la communauté de base. Les activités relatives à l’exploitation seront l’objet du rapport
annuel dressé par la commune. Les communes qui ont signées le protocole d’accord avec la
DIREF de Mahajanga ont pris en charge la mise en place de « Vaomieran’ny ala ». Ce dernier
sera le contrôleur des activités relatives à la production de charbon de bois et des autres
activités dans les forêts situées dans son territoire. Dans le cadre de la production de charbon
de bois, le rapport d’activités concerne principalement la quantité de charbon produite, les
recettes fiscales qui en découlent et les infractions commises contre les dispositions dans les
« Dina ». Ils devraient être pris en charge par leur commune respective.
Ce « vaomieran’ny ala » n’est pas encore en place dans les différents quartiers.

2.4 DIAGNOSTIC GENERAL DE VINGT GELOSE BOIS-ENERGIE

Ce diagnostic concerne spécialement la gestion menée par la communauté de base au


cours de l'année budgétaire 2002-2003.

Dans le cadre de la gestion durable des forêts, l’évaluation est un processus par lequel
les informations sur la gestion forestière sont collectées en vue d’établir, dans un cadre défini
d’attentes, l’état actuel et la direction future et probable des interactions entre les être humains
et la forêt en utilisant certains critères et indicateurs (CIFOR&CIRAD, 2000). Dans le cadre
de cette étude, ces interactions sont définies par les termes et les documents contractuels du
contrat. Les indicateurs proposent un jugement ponctuel de l’administration de la gestion
locale de ces ressources forestières.

Le taux est utilisé puis que les réponses sont simples de type « oui/non ». En outre, il
apporte un jugement relatif au mode de gestion officialisé qui permet de proposer des
améliorations possibles.

36
Résultats et analyses

2.4.1 Critère 1 : le rôle délibérant de l'Assemblée Générale ordinaire


Ce premier critère couvre les fonctions de l'organe délibérant da la communauté de
base. Ces fonctions sont fixées par le décret n°2000-027 du 13/01/00 relatif aux communautés
de base chargées de la gestion locale des RNR, articles 9-11. En effet, les communautés de
base doivent organiser deux Assemblées Générales ordinaires. Une AG extraordinaire peut
être tenue à chaque fois que l'intérêt de la communauté l'exige, par exemple pour l'application
du "dina".
Au cours de l'AG ordinaire, la majorité absolue des membres présents fixe le PTA,
définit l'objectif de la communauté de base et approuve les comptes.
L'ensemble des indicateurs liés au rôle délibérant de cette Assemblée Générale
ordinaire est l'objet du tableau suivant :

Tableau 4 : Ensemble d'indicateurs liés au critère 1


Indicateurs Description Diagnostic

I11 Taux de participation à l’Assemblée Générale ordinaire 45%

I12 Taux de planification des activités 65%

I13 Taux d'approbation des comptes 30%

Le taux de participation à l'AG correspond au rapport entre le nombre moyen des


membres de la CLB et le nombre moyen des assistants à ces réunions ordinaires au début et à
la fin de l'année budgétaire.

Le taux de planification des activités correspond à la fréquence des communautés de


base qui ont fixé un plan de travail annuel pour l'année budgétaire 2002-2003.

Le taux d'approbation des comptes correspond à la fréquence des CLB qui ont contrôlé
et approuvé les comptes dans leurs livres de PV à la fin de l'année budgétaire 2002-2003.

De ce tableau 4, il en ressort que la structure de gestion est obligée de reporter l'AG


ordinaire à plusieurs reprises parce que le taux de participation n'atteint pas le quota
nécessaire pour délibérer. Ainsi la décision est prise par un ensemble minoritaire des membres
dans la plupart des CLB.

A chaque AG ordinaire, chaque membre présent effectue un émargement afin de


justifier sa présence d'une part et de marquer son engagement à participer aux activités
définies et fixées dans le PTA. Son engagement est un engagement volontaire. En effet, 25%

37
Résultats et analyses

de CLB n'ont pas de PTA parce que le nombre des membres présents lors de l'AG ordinaire
au début de l'année était faible et ne peut engager à la réalisation des activités définies.

L'exécution de ces activités est assistée par la structure de gestion qui tient le cahier
des recettes et des dépenses. La mise en œuvre du budget est contrôlée par un commissaire
aux comptes à la fin de l'année budgétaire avant l'autre AG ordinaire.

D'après ce tableau, la gestion financière locale n'est ni suivie ni contrôlée dans 70%
des CLB faute d'approbation des comptes par l'AG ordinaire.

2.4.2 Critère 2 : l'organisation et l'exécution


Ce critère concerne l'utilisation de documents écrits dans la gestion de ressources
forestières. Ces documents sont fixés par les articles 21, 25 et 26 du décret n°2000-027 et
englobant le livre de PV, le cahier de comptes et l'acte d'attribution de permis d'exploitation
(décret n°98-782 du 16/09/98 relatif au régime de l'exploitation forestière.
L'ensemble d'indicateurs liés à l'organisation et à l'exécution à travers l'utilisation de
ces documents écrits est l'objet du tableau suivant :

Tableau 5 : Ensemble d'indicateurs liés au critère 2


Indicateurs Description Diagnostic
I21 Taux d’utilisation de livres de procès verbal 82%
I22 Taux d’attribution de permis d’exploitation 85%

Le taux d'utilisation des livres de PV correspond à la fréquence de communautés de


base qui ont un livre de PV disponible. Le président de la structure de gestion ou l'un des
membres de la structure de gestion se charge de cette rédaction écrite. Le responsable de la
tenue de ce cahier n'est pas précisé dans le décret n°2000-027. D'après ce tableau 5,
l'utilisation du livre de PV n'est pas généralisée.

Concernant le cahier des comptes, 70% de comptes ne sont ni suivis ni contrôlés


(tableau 4). Donc, 70% des CLB n'ont pas de cahier des comptes. De ce tableau 5, nous
pouvons constater que l'attribution des permis d'exploitation n'est pas généralisée au cours de
l'année budgétaire 2002-2003.

38
Résultats et analyses

2.4.3 Critère 3 : L'application du "dina"


Ce critère concerne l'efficacité du système de répression "vonodina" à travers
l'application du "dina". Les rapports entre les membres de la CLB sont régis par voie de
"dina" et les personnes qui ne suivent pas les dispositions prises dans le "dina" sont passibles
de "vonodina" (loi n°96-025 et décret n°2000-027). Dans la majorité des CLB, le "vonodina"
consiste à payer une somme d'argent et/ou l'exécution d'une activité au profit de la CLB.

Le tableau suivant montre l'ensemble d'indicateurs liés à cette application du "dina" :

Tableau 6 : Ensemble d'indicateurs liés au critère 3


Indicateurs Description Diagnostic

I31 Taux de disponibilité de “dina” 100%

I32 Taux de paiement de “vonodina” 60%

Le taux de disponibilité de "dina" correspond à la fréquence de CLB qui a un "dina"


écrit disponible. Le taux de paiement de "vonodina" correspond au rapport entre les personnes
qui ont payées le "vonodina" et les personnes passibles de "vonodina".

Selon ce tableau, l'application du "dina" est insuffisante au niveau du paiement de


"vonodina" et/ou au niveau de l'exécution des activités correspondantes.

2.4.4 Critère 4 : Le contrôle forestier


Ce critère concerne l'efficacité du nouveau système de contrôle entraîné par le contrat
GELOSE bois-énergie. Ce contrôle est basé sur l'utilisation du ticket (coupon) édité par la
CED dans la province de Mahajanga.
Les activités de contrôle sont assurées par la communauté de base, les VNA au niveau
communal et les agents de contrôle au niveau des CEFs d'Ambato Boéni, de Marovoay et de
Mahajanga I et II que ce soit au niveau des sites GELOSES ou à l'entrée de la ville de
Mahajanga.
Le tableau suivant montre l'ensemble d'indicateurs liés à ce contrôle forestier :

39
Résultats et analyses

Tableau 7 : Ensemble d'indicateurs liés au critère 4


Indicateurs Description Diagnostic

I41 Nombre d’agents contrôleurs au niveau du CEF 3

I42 Taux de participation de la commune au contrôle forestier 0%

I43 Taux de participation de CLB au contrôle forestier 95%

Le nombre d'agents contrôleurs forestiers équivaut au nombre d'agents contrôleurs


forestiers existants auprès du chef cantonnement forestier dans la zone d'intervention du PED
Mahajanga.

Le taux de participation de la commune de rattachement au contrôle forestier concerne


la fréquence de commune ayant de "VNA" opérationnel.

Le taux de participation des CLB au contrôle forestier correspond à la fréquence de


CLB qui ont désigné leurs "polisin'ny ala".

D'après ce tableau, les CLB s'occupent en grande majorité les activités de contrôle
dans la zone considérée.

40
Discussions

3 DISCUSSIONS:

3.1 GELOSE BOIS – ENERGIE DES CHARBONNIERS


Les activités dans chaque site GELOSE sont multiples. La population est constituée
d'agriculteurs, de pasteurs, de charbonniers et d’autres exploitants forestiers. La région est
aussi une zone d’attraction pour les différents migrants (PPIM. 1999). La majorité des
charbonniers sont des immigrants qui ont leur terre d'origine (tanindrazana). Ils n'étaient que
des occupants de quelques parcelles avant et après la mise en œuvre de la SFR. Ainsi ils
s'intéressent au caractère renouvelable de ces ressources forestières présentes dans le terroir.
Ils participent aux activités définies dans les termes du contrat.
Dans ce même terroir, les natifs qui vivent sur leur terre d'origine étaient considérés
comme propriétaires de ces parcelles (droit coutumier), notamment des terres fertiles comme
les "baiboho" et les rizières. En cas d'absence d'immatriculation foncière avant la mise ne
œuvre de la SFR, ils sont devenus de simples occupants selon les réglementations en vigueur
(Décret n°98-610 réglementant les modalités de mise en œuvre de la SFR). Ainsi ces natifs
s'intéressent à l'immatriculation foncière collective qui renforce la garantie de leur propriété.
Ils ne s'intéressent pas à la protection de la forêt mais aux réserves foncières dans le terroir.
De plus, les ménages dans ces différents groupes ont aussi leurs intérêts respectifs et doivent
satisfaire leurs besoins quotidiens. Leurs priorités sont les besoins financiers et alimentaires.
Ils y investissent leurs temps, leurs matériels de production et leurs spéculations en fin d'en
tirer profits. Il en est de même quand ils exploitent les ressources forestières.
Cette divergence d'intérêt rend difficile la mise ne œuvre des activités de préservation
de ces ressources forestières. Ces activités visent notamment à limiter à un niveau acceptable
l'utilisation de bois de forêts naturelles dans la production de charbon de bois suivant le cahier
de charges. (Décret n°98-610, article 8). Les charbonniers qui ne sont pas sûrs de pouvoir
continuer l'exploitation ont tendance à abuser en tirant le maximum de profits avant
l'expiration de l'autorisation.
En plus, l’assemblée générale de chaque communauté de base devrait prendre la
décision de la majorité absolue des membres présents. Vu que l'association des charbonniers
constitue la majorité des membres de chaque communauté de base, elle peut imposer des
décisions protégeant ses propres intérêts aux dépens des autres membres à intérêts divergents.
En effet, la GELOSE bois-énergie ne donne que des incitations économiques et
financières aux charbonniers. De ce fait les autres groupements locaux sont devenus
41
Discussions

indifférents à l’Assemblée Générale et ne participent plus d’une manière effective aux


activités de la communauté de base notamment aux activités liées à la production de charbon
de bois. Dans ce cas la majorité des membres de la CLB ne veillent plus à l'application du
"dina".

3.2 GESTION FINANCIERE DELICATE

3.2.1 Au niveau de l'administration forestière


Les FFRs et le FFP dans la province de Mahajanga devraient être en place après
l'adoption du décret n°2000-1123 relatif aux modalités de gestion du FFP, FFR et FFP.
Actuellement, les arrêtés ministériels qui fixent les membres du conseil de gestion de chaque
FFR et de chaque FFP ne sont pas encore promulgués. Ainsi la décentralisation de la gestion
de ressources forestières n'est pas encore effective dans cette province, ce qui rend difficile la
mise en œuvre des initiatives locales telle la GELOSE bois-énergie.
Le PDFR de cette province publiée officiellement en Mai 2001 avait défini des zones
prioritaires en matière de transfert de gestion GELOSE. Comme les FFR et FFP n'étaient pas
encore en place, les charges administratives liées à la mise en place et à la mise en œuvre de
ces contrats sont imprévues au niveau des CEFs correspondants. Cette situation entraîne une
dépendance financière importante de l’administration à l’extérieur. Or les zones prioritaires
définies dans le SDAUBE de Mahajanga ne font pas partie de ces zones prédéfinies dans le
PDFR. Ainsi les CEFs qui ont signés les contrats n'ont pas de budget correspondant aux
activités de contrôle, d'appuis et d'encadrements auprès des sites GELOSE bois-énergie. Aussi
les charges administratives liées à ces contrats de transfert de gestion n'étaient pas prévues
dans les PTA des CEFs de Mahajanga I et II, de Marovoay et d'Ambato Boéni.

3.2.2 Au niveau de la communauté de base


Au niveau local, la structure de gestion assure l'organisation et l'exécution des activités
définies dans le plan de travail annuel. Les ressources financières utilisées à la mise en œuvre
de ces activités proviendront principalement de la cotisation annuelle, de la part de la CLB
dans les recettes fiscales bois-énergie, d'autres usages de la forêt rapportant finance et des
dons venus de l'extérieur.
Pour ce qui est de la cotisation annuelle, chaque membre verse une somme d'argent
auprès de la structure de gestion après la définition du PTA au début de l'année budgétaire.
Cette AG ordinaire s'effectue dans la majorité des cas au cours de la période de soudure

42
Discussions

(Novembre- Février). Or c'est cette période, le dénuement matériel et le besoin de subvenir


aux besoins alimentaires et financier se font ressentir le plus, si bien que le paiement de
cotisation annuelle devient un surplus de charge pour les membres qui figurent parmi la
proportion des malgaches pauvres. D'après le Document stratégique PE III, 2003, 75% des
malgaches vivent au-dessous du seuil de pauvreté dont 59% considérés comme extrêmement
pauvre. Etant donné que les ruraux malgaches comprennent 76% de pauvres, l'économie
demeure faible et excessivement tributaire de l’agriculture de subsistance.
En plus, l'absence des quelques membres de la structure de gestion (figure 4)
notamment les secrétaires, et les trésoriers ne permet pas le suivi de l'exécution des activités
en particulier l'utilisation des ressources financières. En effet, le président ou le vice président
qui sont les seuls élus disponibles tiennent le cahier des comptes et le livre des PV seuls
documents expliquant la trésorerie de chaque CLB. Dans ce cas, ils deviennent exécutants et
surveillants à la fois. Ce qui rend le suivi des activités de la CLB difficile et le contrôle des
comptes à la fin de l'année budgétaire inutile.

3.2.3 Au niveau communal


A ce niveau, deux cas contradictoires se présentent :
D'un côté, l'arrêté ministériel n°12FAR/M/AE du ministère de l'intérieur fixant le taux,
le mode de répartition aux collectivités territoriales décentralisées et les modalités de
perception des ristournes et prélèvements sur les produits forestiers fixe les ristournes à 100
Fmg/sac de charbon de bois n'est pas abrogé. D'après les calculs, cela revient à payer
1600Fmg/sac de charbon de bois en tout parce que les redevances forestières sont estimées à
1500Fmg/sac (Note de service du 25 septembre 1995 fixant le calcul de redevances
forestières).
De l'autre, le protocole d'accord pour le processus de mise en œuvre de contrat de
transfert de gestion GELOSE bois-énergie dans la zone prioritaire SDAUBE, les communes
rurales qui ont signées ces contrats doivent mettre en place les "VNA" qui s'occupent
principalement du régi des recettes fiscales bois-énergie. Leur intervention est basée sur
l'utilisation de tickets de contrôle édités par la CED Mahajanga. Le prix de ce ticket est fixé à
2500Fmg/sac dans les hameaux non GELOSES et à 2000Fmg/sac dans les hameaux
GELOSES. Cette mesure vise à donner des incitations financières à la mise en place des
contrats de transfert de gestion.
Cette contradiction entraîne un désaccord entre les hameaux GELOSES qui doivent
payer les ristournes à 1000 Fmg/sac et ceux non GELOSES qui ne paient que 100Fmg/sac et
qui peuvent vendre du charbon de bois en toute légalité : ce qui est illicite au niveau de la
43
Discussions

CED reste légal au niveau communal. Face à cette situation, les "VNA" ne sont pas encore en
place et l'utilisation de tickets de contrôle au niveau des CLB est devenue moins favorisée.
Pour faire circuler les charbons le long de l'axe routier (route nationale n°4), les charbonniers
achètent le ticket à 1000Fmg/sac ne payant que la redevance forestière.

3.2.4 Conclusion
En bref, les charges administratives liées aux contrats GELOSE bois- énergie étaient
imprévues dans le PTA des CEFs d'Ambato Boéni, de Marovoay et de Mahajanga I et II. Le
nouveau mode de recouvrement fiscal basé sur l'utilisation de coupons est illégal et ne permet
pas la mise en place de "VNA" opérationnels. Les charbonniers dans les hameaux GELOSES
refusent de payer la totalité de la somme à raison de 2000Fmg/sac devant la concurrence
déloyale contre les hameaux NON GELOSES.
Ainsi les recettes fiscales sont devenues insuffisantes au niveau de la communauté de
base et au niveau communal. Ces deux parties contractantes ont du mal à supporter les coûts
de fonctionnement des activités de contrôle. Au niveau de la CED, l'autofinancement qui est
basé sur la part de recettes fiscales bois énergie ne fonctionne pas. De même, l'édition des
tickets de contrôle est insuffisante et les activités de PED Mahajanga comme le recensement
et la formation des nouveaux charbonniers sont entravées. L'absence de tickets de contrôle
rend difficile le contrôle forestier le long de la route nationale 4 et favorise la circulation des
charbons illicites.
En somme, le mode de gestion officialisé notamment la gestion financière est en
contradiction avec les pratiques réelles locales. Ainsi, des indices de décalage sont à
déterminer et à combler par les responsables de la gestion de ces ressources forestières car ils
peuvent être utilisés comme outil de suivi-évaluation de la GELOSE.

44
Conclusion générale

CONCLUSION GENERALE
Les vingt contrats GELOSE bois énergie sont mise en place par le P.E.D.M, le DIREEF
de Mahajanga, le FOFIFA et le CIRAD forêts. Les résultats obtenus par le PED Mahajanga
ont été significatifs et ont permis entre autre la diffusion de technique de carbonisation
améliorée, la mise en place de vingt contrats GELOSE bois-énergie, la mise au point de la
validation des méthodes d'intervention d'opérateurs dans les différents secteurs de l'Energie
Domestique, cela à travers la mise en place d'une Cellule Energie Domestique conjointement
créée par le MEM et MENVEF et enfin la mise en place d'un dispositif de contrôle
décentralisé et son financement local à travers la mise en œuvre d'un nouveau mode de
recouvrement fiscal basé sur l'utilisation de tickets de contrôle édité par la CED.

Devant ces résultats, l'enjeu de la GELOSE bois-énergie reste d'assurer une pérennité au
système transfert de gestion- contrôle financier- financement local mise en place. Cette
pérennisation dépend de l'extension spatiale de contrats GELOSE pour limiter au maximum la
concurrence des sites non GELOSES et donc permettre aux sites GELOSES de
commercialiser sans difficulté leurs produits d'une part et de la mise en œuvre des activités de
suivi et appui formation des communautés de base, des agents de contrôle communaux et les
services techniques des Eaux et Forêts. En réponse à notre problématique nous pouvons dire,
d'après cette étude d'évaluation qui concerne surtout l'application de la loi n°96-025, que des
contradictions existent entre la pratique locale et le mode de gestion officialisé par les décrets
d'application de cette loi. Notre hypothèse de départ se trouve ainsi confirmée.

Actuellement, la décentralisation de la gestion des ressources forestières est


incontournable. Cette évaluation basée sur un ensemble de critères et indicateurs est une
méthode que nous proposons. Le processus permettrait un diagnostic général de l'application
de la loi n°96-025 à la production de charbon de bois. La méthode vise aussi à juger d'une
manière relative la capacité des institutions locales à protéger ces ressources forestières et
leurs engagements vers une durabilité. Par la suite, cette évaluation est utile afin de
déterminer l'intensité et les modalités techniques appropriées qui pourraient maintenir la
productivité et la capacité de régénération de ces forêts naturelles.

Pour affronter ces nouveaux problèmes engendrés par la mise en place des contrats
GELOSE bois-énergie et qui s'intensifient, il faut que l'environnement institutionnel soit
capable de s'y adapter, même si les institutions en place ont besoin d'être stables et durables.
Les besoins de coordination évolueront et de ce fait les institutions doivent faire de même. En
effet, les ressources naturelles renouvelables ne sont toutes vulnérables aux mêmes menaces

45
Conclusion générale

mais toutes dépendent des institutions protectrices. Si cette protection est insuffisante, ces
ressources ne peuvent ni fructifier ni contribuer à la croissance économique et au bien être
social. Aussi, des reformes renforçant la garantie de la loi et de la propriété seront bénéfiques
aux forêts. Les conflits dans les terroirs et les exploitations illicites menacent les droits des
communautés vis-à-vis de leur terroir alors que les droits de propriété de ces paysans sont non
sécurisés. Ainsi ceux qui ne sont plus sûrs de pouvoir continuer à exploiter demain ont
tendance à faire une exploitation sauvage tant qu'ils le peuvent. Cela entraîne la réduction du
couvert forestier source d'approvisionnement en bois énergie, d'où l'importance d'un ensemble
de valeurs largement partagées entre les différents terroirs afin d'assurer une certaine stabilité
et renforcer le processus législatif.

Pour conclure, nous tenons à émettre les recommandations suivantes :

A court terme, il est nécessaire d'abroger l'ARRETE n°12FAR/M/AE afin de légaliser la


mise en place des "VNA" au niveau des quartiers. Si cette recommandation ne sera pas
retenue par les décideurs, il vaut mieux changer les termes dans le protocole d'accord
notamment les articles définissant le nouveau taux de recouvrement fiscal.
Aussi il faut intégrer les activités liées à la GELOSE bois-énergie dans la
budgétisation du PTA des cantonnements forestiers par la GELOSE bois-énergie. Cette
solution pourrait redynamiser les activités de contrôle, d'appuis et d'encadrements de la part
des CEFs.
Après la mise en œuvre des deux recommandations précédentes, il est mieux de faire
un atelier de concertation entre les différentes parties contractantes. L'objet de cet atelier est
de définir les inefficacités du système de gestion en place, notamment le régi de la gestion
financière et la mise en œuvre des activités de contrôle au niveau des communautés de base.
Il est aussi nécessaire de redynamiser chaque Assemblée Générale après la mise en
œuvre des solutions précédentes. En effet, le projet de développement communautaire doit
offrir des incitations économiques et financières aux différents groupes locaux afin de faire
l'extension spatiale de ces contrats GELOSE.
A long terme, il est nécessaire de mener des études concernant les pratiques paysannes
locales. Ces études concernent notamment la planification des activités paysannes, la
budgétisation de ces activités et le mode d'utilisation des réserves foncières dans le terroir.
Cette investigation vise à faire une sorte d'adaptation entre le mode de gestion officiel et les
pratiques locales des paysans. Cette gestion concerne la gestion d'accès aux parcelles dans la
réserve foncière de la communauté de base et la gestion d'accès aux ressources naturelles y
présentes.

46
Bibliographie

BIBLIOGRAPHIE

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Procédure de la mise en œuvre du transfert de gestion des ressources forestières et
Sécurisation Foncière Relative : étude de cas dans 3 régions de Madagascar –
Bilan des premières expériences -, Mémoire de fin d’étude cycle d’ingénieur
FOFIFA- CNEARC, Octobre 2000.

2. BERTRAND A et al, 1992 - Approvisionnement en combustibles ligneux


d'Antananarivo et de Mahajanga – 97pages

3. C. MALDIDIER, ONE/SCAC 2001


La décentralisation à la gestion des ressources renouvelables à Madagascar, ONE

4. C. MALDIDIER, ONE/SCAC 2001


Aspects législatifs et institutionnels de la décentralisation de la gestion des forêts :
rapports, acquis et limites de la GELOSE, ONE

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8. DIREF Mahajanga, GTZ Politique Forestière, 2001 - Plan Directeur Forestier


Régional, GTZ POLFOR

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Energie des villes de Mahajanga, Marovoay et Ambato-boeni, CIRAD

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sites GELOSE bois énergie, CIRAD

12. Groupement CIRAD Foret, FOFIFA, MARGE, BTG, CERG2R, 2001 - Rapport à
mi-parcours de la Phase I, CIRAD

13. Groupement CIRAD Forêt, FOFIFA, 1999 - Le schéma directeur


d'approvisionnement en bois énergie des villes de Mahajanga et Ambato-boeni., 97
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14. Groupement CIRAD Forêt-FOFIFA, MARGE-BTG-CERG2R, Ministère de


l'Energie et des Mines, PDSE (projet de développement du secteur énergie), PPIM
(programme pilote intégré de Mahajanga, 1999 - Rapport FINAL, CIRAD

15. Groupement CIRAD-forêt-FOFIFA, Ministère de l'Energie et des Mines, PDSE,


PPIM, 2001 - Rapport à mi-parcours de la phase2, CIRAD

16. HAASER F, 2001 - Programme de Développement du Secteur Energie (PDSE-


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17. DELMAS (Lucille) 2003, Médiation territoriale et conduite de la concertation pour


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de transfert de gestion des ressources forestières à Madagascar, Mémoire de fin
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18. MARDON (Gérard), Gestion locale sécurisée des ressources renouvelables et du


foncier (GELOSE) : étude de faisabilité, Office National de l’Environnement,
MARGE, Août 1996

19. MADON (Gérard), 1996, Gestion Locale Sécurisée des ressources renouvelables
et du foncier, Etude de faisabilité – 26pages

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Bibliographie

20. MEF- PNUD- Coopération Française- GEF- CIRAD- SAGE, Guide pour
l’élaboration d’un plan d’aménagement et de gestion simplifiée, Comité de
pilotage, 2003

21. MinEnv, DEF, PNAE, 1996 - Inventaire Ecologique Forestier National

22. Ministère de l'Environnement et des Eaux et Forêts, 2003 - Guide pour


l'élaboration d'un plan d'aménagement et de gestion simplifiée (PAGS)., 51 pages,
MINENVEF

23. Ministère de l'Environnement, ministère des Eaux et forêts, PNAE 2002


Programme environnemental III : document stratégique, Ministère de
l'Environnement

24. Office Nationale de l'Environnement (ONE), 1999 - Où en est la GELOSE en cette


fin 98? Bilan des priorités pour 95. 21 pages, ONE

25. ONE-DPED, 1997, Etude juridique des textes d'application de la loi 96/025 sur la
gestion locale des ressources renouvelables (GELOSE), ONE Madagascar

26. P. Montagne, J. RANDRIANASOLO, DGEF/CIRAD 2001


Cadre général, transfert de gestion, contrôle forestier, fiscalité, DGEF

27. PEDM, GARANT, 2001 – Antontan-taratasy mikasika ny famindram-pitantanana


ny loharanon-karena voajanahary mety havaozina amin’ny fikambanana
« MANAVOTREL » - 29pages, PEDM

28. PEDM, PARTAGE, 2001 - Antontan-taratasy mikasika ny famindram-pitantanana


ny loharanon-karena voajanahary mety havaozina amin’ny fikambanana
« KOLO » - 86pages, PEDM

29. RAFRANSOA et al, 2002 - Note d'information relative au PEDM


ESSA, RAKOTOARINOA Jean Eric et al, 1998, PEDM

49
Bibliographie

30. Rapport d'étude sur les textes d'application de la loi n°96-025, du 10/09/1996
relative à la gestion locale des ressources naturelles renouvelables, ESSA-Forêts

31. VIRGINIE (Derrien,), Gestion Locale Sécurisée et intervention des médiateurs


dans l’établissement des contrats GELOSE à Madagascar : analyse de quelques
expériences, Mémoire de stage D.E.S.S « Gestion des systèmes agro-sylvo-
pastoraux en zones tropicales », 2000, CIRAD.

COURS PROFFESSES A L’ESSA

32. RAMAMONJISOA Bruno Salomon, ESSA-Forêts


Méthodes d'enquêtes, manuel à l'usage du praticien
Manuel forestier n°1, ESSA-Forêts

33. RAMAMONJISOA Bruno Salomon, ESSA-Forêts


Administration : quelques notions utiles
Manuel forestier n°6, ESSA-Forêts

34. RAMAMONJISOA Bruno et al, 2001 - Etude pilote sur le bois énergie à
Madagascar, FAO

35. RAZAFY Fara Lala, 2003 - Aménagement et gestion des ressources naturelles, 64
pages, ESSA-forêts

36. UICN, PNUE et WWF, 1991 - Sauver la planète : Stratégie pour l'avenir et la vie,
PNUE

50
Liste des textes de lois

Liste des textes de lois et textes d'application

LOIS
1 Loi n°97-1200 du 02 octobre 1997 portant adoption de la politique forestière
2 Loi n°97-017du 16 juillet 1997 portant révision de la législation forestière
3 Loi n°96-025, relative à la gestion locale des ressources naturelles
renouvelables
DECRETS
4 Décret n°98-610 du 13 août 1998 réglementant les modalités de mise en œuvre
de la SFR
5 Décret n°98-781 fixant les conditions générales d'application de la loi n° 97-
017
6 Décret n°98-782, relatif au régime de l'exploitation forestière du 16 septembre
1998
7 Décret n°2000-027 du 13 janvier 2000 relatif aux communautés de base
chargées de la gestion locale des ressources renouvelables avec un modèle de Dina
8 Décret n°2000-028 du 13 janvier 2000 relatif aux médiateurs
environnementaux
9 Décret n°2000-1123, relatif aux modalités de gestion du fonds forestier
national, provincial et régional
10 Décret n°2001-068 fixant les modalités de vente des produits forestiers saisis
ou confisqués
11 Décret n°2001-122 du 14 février 2001 fixant les conditions de mise en œuvre
de la gestion contractualisée des forêts de l'état
ARRETES
12 Arrêté n°3710/2001 portant application du décret n°2001-068 du 24 janvier
2001
13 Arrêté n°7604/2001 fixant les modalités de répartition des parts sur les recettes
provenant de la vente des produits saisis ou confisqués
14 Arrêté n°12-FAR/M/AE fixant les taux, le mode de répartition aux collectivités
territoriales décentralisées et les modalités de perception des ristournes et
prélèvements sur les produits agricoles, forestiers, miniers, d'élevage et de pêche
dans le Faritany de Mahajanga.

51
Annexes

ANNEXES

ANNEXES 1 : MILIEU D'ETUDE

Annexe 1-A : Localisation des 20 sites GELOSE de la région du Boina

Source : PEDM, modifiée par l’Auteur

I
Annexes

Annexe 1-B : Type de reliefs rencontrés dans la région


Terroirs GELOSE Type de relief rencontré
Ambatobe Terrain plat traversé par un ruisseau
Ambatobevomanga Plateau régulier à pente douce
Ambodimadiro Plateau
Ambohimanatrika Colline, versant, vallée
Ambondromamy Plateau
Andavadrere Relief assez accidenté
Anjijabe Dépression
Antongomavo Colline, versant, vallée
Beronono Plateau
Madiroabo Colline, versant, vallée
Maevarano Plaine
Mananada Plateau régulier à pente douce
Mangatelo Dépression plus ou moins plate
Morahariva Plateau
Tanambao Bepako Terrain plat traversé par des ruisseaux
Tsilakanina Terrain à pente douce
Source : RAZAFINDRIANILANA N. 1999

Annexe 1-C : Type de sols rencontrés dans la région


Terroirs GELOSE Type de sol rencontré
Ambatobe Sol argileux
Ambatobevomanga Sol ferrugineux
Ambohimanatrika Sol argilo sableux
Anjijabe Sol argilo sableux
Antongomavo Sols ferralitiques
Beronono Sol ferrugineux
Madiroabo Sol argilo sableux
Maevarano Sols divers avec prédominance de sol argileux
Mananada Sol argileux
Mangatelo Sol à prédominance de sol argileux
Tanambao Bepako Sol argileux
Tsilakanina Sol à prédominance de sol argileux
Source : RAZAFINDRIANILANA Norbert, 1999

II
Annexes

Annexe 1-D: Type de formation végétale et leur surface dans les 20 terroirs GELOSE
Terroirs GELOSE Nom de la forêt Contenance Types de formation végétale
Forêt naturelle secondaire
Marosakoa
Ambatobe 160ha riche en espèces mais à
Amnatobe
dominance de jujubier
Forêt naturelle secondaire à
Betainkilotra
Ambatobevomanga 80ha dominance des espèces à
Analamisakana
croissance lente
Anivorano
Savane arborée à dominance
Analanomby
Ambodimadiro 668ha de jujubier dans les
Betavoahangy
dépressions
Ambondro
Savane arborée à dominance
Ambohimanatrika Beramavo 60ha
de jujubier
Andolobe
Savane arborée à dominance
Ambondromamy Kijana ambony 520ha
de jujubier
Madirotsimitombo
Andranomihodina Savane arborée à dominance
Andavadrere Madiron’i Pierre 520ha de jujubier dans les
Ambaravarahazo dépressions
Savane arborée à dominance
Anjijabe Maromanary 130ha
de jujubier
Ankoby Antsalova 140ha Forêt naturelle
Forêt naturelle secondaire à
Antongomavo Analabe 217ha dominance des espèces à
croissance lente
Kijanabe
Savane arborée à dominance
Beronono Ampitiliva 830ha
de jujubier
Ambarindranahary
Ambinda
Forêt naturelle secondaire à
Madiroabo Analalava 390ha
dominance de tamarinier
Bongolaravarmbo
Belomano Savane arborée à dominance
Maevarano 174ha
Ambararata de jujubier
Forêt naturelle secondaire sur
Mahamavo Mahamavo 167ha
plateau

III
Annexes

Savane arborée à dominance


Mananada Bekatrakatraka 392ha
de jujubier
Manarimaevaloka Bedo 122ha Forêt galerie
Forêt naturelle secondaire à
Mangatelo Ampondrabe 533ha dominance de tamarinier et de
jujubier
Belavenoka
Bemapaza Forêt naturelle, formation
Marolambo 465ha
Ankaraobatomalandy intermédiaire et jujubier
Maroadabo
Ambaribe Savane arborée à dominance
Morahariva 30ha
Andrangana de jujubier (40% des espèces)
Savane arborée à dominance
Tanambao Bepako Madirotsimitombo 270ha
de jujubier
Forêt naturelle secondaire à
Tsilakanina Andolobe 173ha dominance de tamarinier et de
«Tanoravovoy»
Source : ONG PARTAGE, AGRI-PROVIDENCE, GARANT, AROTIA

Annexe 1-E:Type de formations végétales de la Province de Mahajanga


Caractéristiques Région centrale Région occidentale
Altitude (m) 800-2800 0-700
Température
16-22 23-26
moyenne
Précipitation 2 saisons. humide et 2 saisons: humides et
(mm/an) sèche (5 mois écosecs) sèche (5 à 7 mois écosecs)
Humide à semi- Semi-humide et semi-
Type de climat
humide aride
Période de
croissance des arbres 8-10 4-8
(mois)
Forêt dense ombrophile de Forêt dense semi-décidue
Principales
moyenne altitude, (Nord)
formations climatiques
Forêt sclérophile à Uapaca Forêt dense sèche (centrale sud)
Principales Forêt rupicole (forêt Mangrove,
formations climatiques des bas-fonds, forêts des Forêt rupicole,
édaphiques lavaka) Fourré sur sable

IV
Annexes

Principales
Forêt dense à mousse et
formations climatiques et
lichen,
physiographiques de
Forêt sèche de montagne
montagne
Savane et steppes à Aristida,
Savane herbeuse à Hyparrhenia,
Principales Savane herbeuse,
Savane arbustive à Zizyphus
formations dégradées Savane arbustive,
(Monkonazy) ou Palmiers
Savoka
R4: zone orientale (région du
vent),
Zone de R7: zone nord (semi-décidue)
R5: zone occidentale (région
reboisement R8: zone Ouest (dense sèche)
sous le vent),
R6: zone montagnarde
Source: RAZANAKA et SORG, 1990

V
Annexes

ANNEXES 2 : LES TEXTES DE LOIS

Annexe 2-A : La loi n°97-017du 16 juillet 1997 portant révision de la législation forestière

LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT,


L’Assemblée Nationale a adapté en séance du 16 juillet 1997,
Le Président de la République,
Vu la Constitution du 18 Septembre 1992,
Promulgue la loi dont la teneur suit :

TITRE I. DEFINITION DE LA FORET

Article premier : Par forêt, au sens de la présente loi, on entend toutes surfaces répondant aux
qualifications ci-après :
Les surfaces couvertes d’arbres ou de végétation ligneuse, autres que plantes à des fins exclusives de
production fruitière, de production de fourrage ou d’ornementation ;
Les surfaces occupées par les arbres et les buissons situés sur les berges des cours d’eau et lacs et sur
des terrains érodés ;
Les terrains dont les fruits exclusifs ou principaux sont des produits forestiers, tels qu’ils sont définis
à l’alinéa ci-dessous ;
Sont qualifiés produits des forêts : tous produits issus de leur exploitation et dont la liste fera l’objet
d’un décret.

Article 2 : Sont assimilés aux forêts :


Les surfaces non boisées d’un bien fonds forestier telles que les clairières ou surfaces occupées par des
routes forestières, constructions et installations nécessaires à la gestion forestière ;
Les terrains non boisés à vocation forestière, notamment pour la conservation et la restauration des
sols, la conservation de la biodiversité, la régulation des systèmes hydriques ou l’accroissement de la
production forestière dès qu’ils auront fait l’objet d’un classement tel que défini à l’article 44 de la
présente loi ;
Les terrains déboisés depuis moins de cinq ans et n’ayant pas fait l’objet d’une autorisation de
défrichement ;
Les marais, les peuplements d’aloès ;
Les peuplements naturels et purs d’arbres produisant des fruits, tels que les manguiers et anacardiers ;
Les mangroves, les bois sacrés, les rapières (cœur de palmiers Ravenala).

Article 3 : Des surfaces minimales peuvent être fixées par voie réglementaire et adaptées au niveau
régional.

VI
Annexes

Article 4 : Ne sont pas considérés comme forêts :


Les cultures d’arbres et boisements plantés sur un terrain non forestier ;
Les jardins boisés, les allées et parcs urbains et les pépinières non situées sur des biens fonds
forestiers ;
Les cultures d’arbres et boisements destinés à une exploitation destinés à des exploitations à court
terme, plantés sur un terrain non forestier, annoncés et enregistrés comme tels qu’auprès de
l’administration forestière lors de leur établissement.
Toute surface donnant des produits agricoles, sauf s’il de surface couverte d’arbres ayant poussé
naturellement, ou de reboisements ;
Les pâturages suivant la vocation des sols définie par la loi.
Article 5 : La constatation de la nature forestière d’un terrain relève de la compétence d’une
commission forestière du lieu de situation du terrain et dont la composition et le mode de
fonctionnement sont déterminés par décret.
Article 6 :Les décisions de la commission son susceptibles de recours devant la juridiction
administrative qui pourra statuer sur tous les cas de litige.

TITRE II. DU REGIME FORESTIER


CHPITRE 1er.DEFINITION
Article 7 : Le régime forestier est l’ensemble des dispositions législatives et réglementaires ayant pour
objet la protection et la bonne gestion durable des ressources forestières.

CHAPITRE II .SOUMISSION ET DISTRACTION AU REGIME FORESTIER

Article8 : Toute forêt soumise au régime forestier est régie par les règles de protection, de gestion et
d’exploitation après avis de la commission forestière prévue à l’article 5 de la présente loi.

Section 1ère. Soumission au régime forestier

Article 9 : Toute forêt soumisse au régime forestier est régie par les règles de protection, de gestion et
d’exploitation définies par la présente loi.

Tout investissement quel qu’en soit la nature qui pourra entraîner la destruction des forêts doit avoir
l’aval du Ministère chargé des forêts et conformément aux dispositions de la loi M.E.C.I.E. (Mise en
Comptabilité des Investissements sur l’Environnement).

Article 10 : Les forêts soumises au régime forestier sont inaliénables et imprescriptibles


VII
Annexes

Article 11 : Les forêts soumises au régime forestier bénéficient de divers avantages qui sont
déterminés par voie réglementaire.
Article 12 : Sont notamment soumis au régime forestier, dès l’entrée en vigueur de la présente loi,
compte tenu des dispositions particulières des Convention internationales :
Les forêts naturelles telles que les Réserves Naturelles Intégrales, Parcs Nationaux, Réserves
Spéciales, Forêts Classées, les Forêts domaniales, les Réserves Forestières ;
Les forêts artificielles appartenant à des personnes publiques dont notamment les reboisements et
périmètres de reboisement ou de restauration des sols, les stations forestières ;
Les forêts et terrains à boiser qui font partie du domaine de l’Etat ou sur lequel l’Etat a des droits de
propriété indivis ;
Les bois et forêts susceptibles d’aménagement, d’exploitation régulière ou de reconstitution et les
terrains à boiser appartenant aux Collectivités territoriales décentralisées, aux établissements publics,
aux établissement d’utilité publique, et à d’autres personnes morales publiques ou sur lesquels ces
collectivités et personnes morales ont des droits de propriété indivis ;
Les bois, forêts et terrains à boiser, propriété d’un groupement forestier constitués dans le but de
mener dans les régions côtières une politique foncière de sauvegarde de l’espace littoral, de respect des
sites naturels et de l’équilibre écologique ;
Les terrains reboisés par l’Etat en exécution de l’article 44 de la présente loi ;
Les brise-vent plantés sur des biens fonds agricoles ;
Les plantations fruitières sur terrains non forestières, telles les cocoteraies.
Article 13 : Tout propriétaire de forêt peut demander la soumission de sa forêt au régime forestier.
Article 14 : Les conditions et les modalités de soumission au régime, peuvent varier suivant que les
forêt considérées appartiennent à l’Etat, aux Collectivités Territoriales Décentralisées, aux
4tablissements Publics, ou à des Personnes privées,, Physiques ou morales. Des décrets fixeront, en
tant que de besoin, les conditions et modalités prévues à l’alinéa précédent.
Article 15 : Toute contestation relative à la soumission ou non au régime forestier relève de la
compétence de la commission prévue à l’article 5 de la présente.
Article 16 : La soumission au régime forestier est décidée :
pour les forêts de l’Etat, par le Ministre chargé des forêts après avis de la Commission prévue à
l’article 5 de la présente Loi .
pour les forêts des Collectivités Territoriales Décentralisées et des Etablissements Publics, par les
représentant régional du Ministère chargé des Forêts et après avis de la commission forestière prévue à
l’article 5 ci–dessus.

Section 2. De la distraction du régime forestier

VIII
Annexes

Article 17 : Les forêts des personnes publiques et des personnes privées peuvent faire l’objet de
distraction temporaire ou définitive du régime forestier.

Toutefois, les Réserves Naturelles Intégrales, les Parcs Nationaux, les Réserves Spéciales et les forêts
classées, dans le respect des conventions internationales ainsi que les terrains et surfaces définis à
l’article 2 ne sont pas susceptibles de distraction.
Pour les forêts des Collectivités Territoriales Décentralisées et des Etablissements Publics,
l’autorisation de distraction est accordée par le représentant régional de l’Administration Forestière,
sur demande du propriétaire, après avis de la commission prévue à l’article 5 de la présente loi.
Article 18: La demande d’autorisation de distraction doit fonder sur l’exécution d’un programme
économique et social d’utilité publique.
La demande de distraction est instruite dans les mêmes conditions et suivant les mêmes procédures
que la demande de soumission.
Article 19 : La décision autorisant la distraction est prise dans les mêmes formes que pour la de
soumission au régime forestier.
Article 20 : Les forêts ayant fait l’objet de distraction du régime forestier peuvent réintégrer ce régime
dans les conditions et suivant les procédures prévues dans la section 1, du chapitre II, du titre II de la
présente loi.

CHAPITRE III. LES FORETS SOUMISES AU REGIME FORESTIER

Article 21 : Sont soumises de droit au régime forestier, sauf distraction dans les conditions prévues
aux articles 17 à 19 de la présente loi :
Les forêts de l’Etat,
Les forêts des Collectivités Territoriales Décentralisées,
Les forêts des Etablissements publics.
Les forêts des personnes publiques dépendant du domaine de l’Etat, des Collectivités Territoriales
Décentralisées et des établissements publics sont, de droit, soumises au régime forestier, dès l’entrée
en vigueur de la présente loi.
Article 22 Les forêts des personnes privées peuvent être soumises au régime forestier par décision du
Ministère chargé des Forêts après avis de la commission forestière prévue à l’article 5 de la présente
loi.
Section 1. Des forêts de l’Etat

Article 23 : Les forêts de l’Etat sont gérées conformément aux orientations de la politique forestière et
aux objectifs de gestion durable des ressources forestières fixés par le Plan Directeur Forestier
National élaboré de manière participative et publié par Arrêté du Ministre Chargé des Forêts.
Article 24 : Les forêts de l’Etat peuvent être gérées en régie.
IX
Annexes

L’Etat peut déléguer la gestion de ses forêts à d’autres personnes publiques ou privées.
Un décret pris en Conseil de Gouvernement fixera les modalités de délégation.

Section 2. Des forêts des Collectivités Territoriales Décentralisées


et des Etablissements publics

Article 25 : Les forêts des Collectivités Territoriales Décentralisées et des Etablissements publics sont
régies par les mêmes règles que pour les forêts de l’Etat.
Article 26 : Les forêts des personnes privées, morales ou physiques, soumises au régime forestier sont
dispensées de redevances.

CHAPITRE IV. DES EXPLOITATIONS FORESTIERS

Section 1. Des forêts de l’Etat et des Collectivités Territoriales Décentralisées

Article 28 : l’Etat et les Collectivités Territoriales Décentralisées s’engagent à prendre toutes les
dispositions devant permettre la soumission de leurs forêts au plan d’aménagement et ç l’exploitation
par coupes régulières.
Les règlements d’exploitation et l’assiette des coupes sont fixés par voie réglementaire sur proposition
du représentant régional du Ministère chargé des Forêts en ce qui concerne les forêts de l’Etat ; ils sont
établis par les organes compétents conformément à la législation régissant les Collectivités
Territoriales Décentralisées, en ce qui concerne les forêts de ces dernières.
L’emploi des coupes régulières est obligatoire pour les forêts situées sur les terrains d’argile latéritique
en pente, et exploitées principalement en vue de la production de bois de chauffage et du charbon.
Les contestations relatives à la nature des sols sont arbitrées par un technicien désigné par le
représentant régional du Ministère chargé des forêts.
Article 29 : Les forêts de l’Etat et des Collectivités Territoriales Décentralisées qui ne peuvent être
exploitées par coupes régulières sont soumises au régime des permis d’exploitation.
Ces permis portent sur tout ou partie des produits principaux exploitables au sens de l’article 1er, alinéa
2 de la présente loi.
Ils comportent obligation de reboisement ou à défaut, de compensation financière équivalente.
Les modalités de contrôle et de suivi des exploitations forestières seront déterminées par voie
réglementaire.
Article 30 : La nature et les dimensions des produits exploitables, les règles d’exploitation applicables
à chacun d’eux et les conditions à remplir par les titulaires de permis d’exploitation sont consignés
dans un cahier des charges.
Article 31 : les conditions d’attribution des permis d’exploitation sont fixées par décret pris en
Conseil de Gouvernement.
X
Annexes

Article 32 : Les taux des redevances et leurs conditions d’application sont fixés par voie
réglementaire.
Article 33 : L’exploitation des forêts de l’Etat doit être conforme au Plan Directeur Forestier National.
Article 34 : Tout exploitant forestier doit être titulaire de diplôme délivré par un centre formation
forestière agréé par l’Etat ou d’un agrément délivré par le Ministre Chargé des Forêts dans les
conditions fixées par décret pris en Conseil de Gouvernement.
Tout exploitant en activité à l’époque d’entrée en vigueur de la présente loi doit régulariser sa situation
pour recevoir la formation requise par son état.
Article 35: Dans les deux ans suivant la publication de la présente loi au journal officiel, il a procédé
par l’Etat à l’inventaire de toutes les forêts existantes sur le territoire national.
Chaque propriétaire doit parallèlement effectuer l’inventaire de ses forêts dans les conditions fixées
par décret.
Tous les dix ans, il est établi par chaque propriétaire de forêt un inventaire de ses forêts.
Article 36 : Les agents contrôleurs et les agents de constatation des infractions forestières prévues par
la législation en vigueur ont droit à des primes sur les amendes recouvrées.
La proportion de ces primes et les modalités de paiement sont fixées par décret pris en Conseil de
Gouvernement.
Article 37 : La région, le département et la commune ont droit des prélèvements et des ristournes
dont les taux et les modes de recouvrement sont fixés annuellement par l’organe délibérant
compétent, conformément aux règles prévues par les lois sur les Collectivités Territoriales
Décentralisées.

Section 2. Des forêts des Etablissements publics

Article 38: Le mode d’attribution des droits sur les forêts des établissements publics est réglé
conformément à la législation les régissant et à leurs statuts.
Les textes réglementaires fixeront en tant que de besoin les conditions d’application du présent article

CHAPITRE V. DES PERMIS DE COUPE ET DES DROITS D’USAGE DES FOKONOLONA

Article 39 : Les domaines forestiers privés sont exploités par permis de coupe. Le mode d’attribution
des droits sur les forêts des personnes privées suit les règles contractuelles.
Les textes réglementaires fixeront en tant que de besoin les conditions d’application du présent article.
Article 40 : Des permis de coupe peuvent être accordés par le représentant régional du Ministère
chargé des forêts à des particuliers pour leurs besoins strictement personnels et dans des conditions
fixées par décret.

XI
Annexes

Article 41 : En vue de permettre la participation effective des populations rurales à la conservation


durable des ressources naturelles renouvelables, tel que prévu par la loi relative à la gestion
communautaire locale des ressources naturelles renouvelables, les membres du fokonolona sont
autorisés à exercer leurs droits d’usage traditionnels individuellement ou collectivement dans les
forêts de l’Etat, des Collectivités Territoriales Décentralisées, des Etablissements Publics et des
personnes privées dans la mesure où lesdits droits n’auront pas déjà été purgés.

CHAPITRE VI. DU REGIME DES DEFRICHEMENTS ET DES FEUX DE VEGETATION

Article 42 : Les dispositions de l’ordonnance n° 60.127 du 03 Octobre 1960 fixant le régime des
défrichements et des feux de végétation restent applicables.

CHAPITRE VII DU REBOISEMENT

Article 43 : L’Etat s’engage à mettre en œuvre une politique volontariste de reboisement.


A cet effet, d’une part, il fera application des mesures incitatives planifiées dans le Plan Directeur
Forestier National, et d’autre part, il aura procédé, au niveau régional, au classement de reboisement,
selon des modalités qui sont précisées par décret.

TITRE III. ORGANISATION ET MISSIONS DU SERVICE PUBLIC FORESTIER

Article 44 : Les règles régissant l’organisation et les missions du Service Public Forestier, ou
Administration forestière, sont fixées par décret pris en Conseil de Gouvernement.
Le service forestier doit s’articuler avec les acteurs intervenant dans le secteur forestier dont
notamment le département chargé de l’Education Nationale.

TITRE IV. DES RAPPORTS ENTRE L’ADMINISTRATION FORESTIERE ET LES


COLLECTIVITES TERRITORIALES DECENTRALISEES

Article 45 : La gestion et la planification des forêts des Collectivités Territoriales Décentralisées


relèvent de leur compétence.
Article 46 : Les rapports entre l’Etat et les Collectivités Territoriales Décentralisées en ce qui
concerne la répartition et le transfert des compétences, sont soumis aux dispositions de la loi n° 93.005
du 24 Février 1994 portant orientation générale des politiques de décentralisation, notamment dans ses
articles 15 à 19.
Article 47 : Les rapport entre l’administration forestière centrale et ses services régionaux,
représentés par le Représentant de l’Etat d’une part, les Collectivités Territoriales Décentralisation

XII
Annexes

représentées par les Présidents des Bureaux Exécutifs d’autre part, s’établissent sur des bases
contractuelles.
En aucun cas, il ne peut y avoir de rapport hiérarchique, ni de tutelle, entre les services dépendant de
l’Administration forestière centrale et ceux relevant des Collectivités Territoriales Décentralisées.

TITRE V. DES PERIMETRES SOUMIS A DES REGIMES SPECIAUX

Article 48 : Certains périmètres, soit par leur nature, soit en raison des objectifs qui leur sont assignés,
peuvent être soumis à des régimes spéciaux. Il s’agit notamment des périmètres de conservation des
eaux et du sol, de restauration des sols, des périmètre d’intérêt écologique, ou d’intérêt social et
culturel, des bois sacrés, des aires de protection relevant d’autres législations telles celles régissant les
industries et les mines ainsi que des aires qui ont été constituées patrimoine mondial ou réserves de la
biosphère.
Ces périmètres peuvent être et d’autres peuvent être créés par décision de l’Etat soit à sa propre
initiative, soit sur proposition des Collectivités Territoriales Décentralisées ou des personnes privées
propriétaires de forêts.

Article 49 : La soumission d’un périmètre à un régime spécial peut résulter soit d’une procédure
d’expropriation pour cause d’utilité publique, soit d’une convention passée par l’Administration
forestière avec le propriétaire du périmètre concerné.
Article 50 : Les critères de classification des périmètres soumis à des régimes spéciaux sont définis
par un texte réglementaire.
Article 51 : Les régissant la gestion des périmètres visés aux articles précédents sont définis par voie
réglementaire dans respect des engagements internationaux contractés par l’Etat Malagasy.
En particulier, ces périmètres ne peuvent faire l’objet d’exploitation, sous quelque forme que ce soit.
Les coupes rases, les défrichements et les mises à feu, ainsi que le pâturage y sont interdit.

TITRE VI . FONDS FORESTIER NATIONAL ET DES RISTOUNES

Article 52 : Le Fonds Forestier National est un compte spécial, à gestion privatisée, géré par un
Conseil de gestion composé de représentants de l’Etat, des Collectivités Territoriales Décentralisées,
des Organisations Non Gouvernementales et des Opérateurs, suivant des modes de désignation qui
sont fixés par voie réglementaire.
Article 53 : Les ristournes dues au titre des produits forestiers sont attribuées aux Collectivités
Territoriales Décentralisées confortement aux dispositions de la loi n° 94.007 du 26 avril 1995 relative
aux pouvoirs, compétences et ressources des Collectivités Territoriales Décentralisées.

XIII
Annexes

En ce qui concerne les communes, les taux des ristournes sont fixés par délibération du Conseil
municipal ou du Conseil communal.

TITRE VII. DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES

Article 54 : Les dispositions répressives de l’ordonnance n°60.127 fixant le régime des défrichements
et des feux de végétation, ainsi que l’ordonnance n° 60.128 di 03 Octobre 1960 fixant la procédure
applicable à la répression des infractions à la législation forestière, de la chasse, de la pêche et de la
protection de la nature restent en vigueur jusqu’à la parution d’une nouvelle loi.
Article 55: Toutes dispositions antérieures contraires à la présente loi sont et demeurent abrogées.
Toutefois, en attendant la mise en place des Collectivités Territoriales Décentralisées, de la
commission prévue à l’article 5 de la présente loi, de la nouvelle organisation de Service Forestier, les
dispositions législatives actuellement en vigueur reste applicable.
Article 56 : L’Etat s’engage à prendre les textes réglementaires d’application de la présente loi dans
le délai d’un an à compter de la date de sa promulgation.
Article 57 : Des décrets pris en Conseil de Gouvernement préciseront les modalités d’application de la
présente loi en tant que de besoin.
Article 58: La présente loi sera publiée au journal officiel de la République.
Elle sera exécutée comme loi de l’Etat.

¨Promulguée à Antananarivo, le 8 Août 1997

DIDIER RATSIRAKA

XIV
Annexes

ANNEXE 2-B: Loi n°96-025 relative à la gestion locale des ressources naturelles renouvelables

L’Assemblée Nationale a adopté en sa séance du 10 septembre 1996,


Le Premier Ministre, Chef de l’Etat et du Gouvernement,
Vu la décision n° 19-HCC/D.1 du 25 septembre 1996 de la Haute Cours Constitutionnelle,
Vu la décision n° 17-HCC/D.3 du 4 septembre 1996 de la Haute Cour Constitutionnelle,

Promulgue la loi dont la teneur suit :

Article premier : En vue de permettre la participation effective des populations rurales à la


conservation durable des ressources naturelles renouvelables, il peut être confié à la communauté de
base, dans les conditions prévues par la présente loi; la gestion de certaines de ces ressources
comprises dans les limites de leur terroir.
Art. 2 : Les ressources naturelles renouvelables dont la gestion peut confier à la communauté de base,
aux termes de l’article premier de la présente loi, sont celles relevant du domaine de l’Etat ou des
Collectivités territoriales.
Rentrent dans cette catégorie les forêts, la faune et la flore sauvage aquatiques et terrestres,
l’eau et les territoires de parcours.
Art.3 : - La communauté de base est constituée par tout groupement volontaire d’individus unis par
les mêmes intérêts et obéissant à des règles de vie commune. Elle regroupe selon le cas, les habitants
d’un hameau, d’un village ou d’un groupe de villages.
La communauté de base est dotée de la personnalité morale et fonctionne comme une ONG
selon les réglementations en vigueur.
Art. 4 : - Le bénéfice du transfert de gestion prévu par le présent article est reconnu à la communauté
de base qui a reçu l’agrément de l’autorité administrative compétente ;
Cette compétence est déterminée par les lois et règlements applicables selon la catégorie
d’appartenance et la nature des ressources considérées.
Art. 5 : - L’agrément constitue l’acte officiel conférant à la communauté de base bénéficiaire, pendant
la période indiquée dans l’acte, la gestion autonome des ressources y visées, sous réserve du respect
des stipulations et clauses du contrat de gestion et du cahier de charges négociés et conclus
préalablement entre les parties.
L’agrément est subordonné à une demande faite par la communauté de base conformément aux
prescriptions des articles 9 à 11 de la présente loi.
Art. 6 : - Le contrat de gestion incluant le cahier des charges organise les conditions du transfert de
gestion.

XV
Annexes

Sous réserve des dispositions de l’article 7 ci-après, le contrat de gestion est conclu entre la
communauté de base et l’Etat ou la Collectivité territoriale dont relèvent les ressources objet de la
demande de transfert de gestion.

Art.7 : - La commune de rattachement concourt avec l’Etat ou la Collectivité territoriale propriétaire, à


tout acte de transfert de gestion passé avec la communauté de base.
Les droits et obligation des parties dans le cadre de cette association feront l’objet d’un accord
contractuel.
Aucune disposition de cet accord ne peut toutefois être opposée à la communauté de base, ni
par celle-ci invoquée, si elle ne figure au titre des clauses contractuelles du contrat de gestion ou de
cahier des charges liant les trois parties.
Art. 8 : - La Commune de rattachement est celle dans le ressort de laquelle se trouvent les ressources,
objet de la demande de transfert de gestion.
Election de domicile est faite par l’Etat ou la Collectivité territoriale propriétaire auprès du
maire de ladite Commune, pour les nécessités de la procédure.

DE LA PROCEDURE DE TRANSFERT DE GESTION ET DE L’AGREMENT

Section 1 - De la demande de transfert de gestion

Art. 9 : - Une demande de transfert de gestion valant demande d’agrément doit être déposée par la
communauté de base qui sollicite le bénéfice du présent texte auprès du Maire de la Commune de
rattachement. La demande peut porter sur une ou plusieurs des ressources, figurant sur la liste des
ressources susceptibles de faire l’objet d’un transfert de gestion. Les conditions d’établissement de
cette liste seront fixées par voie réglementaire.
Art. 10 : - La demande est établie suivant une formule type dont le contenu sera fixé par voie
réglementaire. Le questionnaire doit toutefois faire ressortir tous les renseignements permettant à
l’autorité compétente de statuer sur le bien fondé de la demande notamment l’assise territoriale de la
communauté de base demanderesse, ainsi que les membres la composante, la liste des personnes qui
ont participé à la délibération, l’indication des ressources dont la gestion est sollicitée et la décision
prise par la communauté de base conformément aux règles qui régissent la communauté.
La demande est datée et signée par le ou les représentants désignés par la communauté de
vase pour suivre et accomplir toutes les formalités nécessaires au nom de la communauté.
Art. 11 : - Au cas où deux ou plusieurs communautés de vase sont associées à la demande, chaque
communauté doit satisfaire aux prescriptions des articles 9 et 10 ci-dessus.
Mention de l’association envisagée en vue de la gestion commune des ressources est portée
sur chaque demande.

XVI
Annexes

Art. 12 : - L’instruction de la demande est faite par voie d’enquête sur les lieux effectuée par la
Commune de rattachement en collaboration étroite avec les services techniquement compétents de
l’administration.
Les membres de la ou des communautés de base du lieu de la situation des ressources sont
associées à toutes les phases de la procédure d’enquête.
Art. 13 : - L’enquête a pour but de permettre à l’autorité communale compétente :

• De s’assurer de la réalité de l’existence de la communauté de base demanderesse et de


l’adhésion sociale à la demande de transfert de gestion ;
• De vérifier la régularité de la désignation et la représentativité réelle du ou des
représentants signataires de la demande au nom de la communauté de base ;
• De vérifier la situation des ressources par rapport au territoire de la communauté et à celui
de la Commune rurale de rattachement et d’en déterminer la nature et la consistance ;
• D’évaluer enfin la capacité de gestion de la communauté de base demanderesse.

La décision finale concernant la suite à donner à la requête est prise par le conseil de la commune de
rattachement.
La décision est portée à la connaissance de la ou des communautés de base demanderesses.
Art. 14 : - Toutes les demandes ayant fait d’une décision favorable du conseil de la commune de
rattachement seront présentées sous forme d’une requête commune, établie par les soins du Maire de
ladite Commune sur la base d’une formule type dont le contenu sera fixé par voie réglementaire.
La requête doit préciser toutes les caractéristiques des demandes approuvées par le conseil de la
Commune de rattachement, notamment les ressources objet de la demande de transfert, l’identité des
communautés de base demanderesses. Elle porte mention des motifs ayant déterminé la décision du
conseil et indique les priorités que le conseil estime devoir être prises en compte dans les contrats de
gestion.
La requête signée par le Maire et toutes les communautés de base concernées est transmise au
représentant de l’Etat auprès de la Commune de rattachement, aux fins d’agrément, par l’autorité
administrative compétente.
Art. 15 : Le refus d’agrément, ne peut, en aucun cas constituer un obstacle à la présentation par la
même communauté de base d’une nouvelle demande sur les mêmes ressources.
Dûment motivé, il ne saurait engager la responsabilité de l’administration.
Art. 16 : - L’agrément est délivré dans les conditions prévues aux articles 45 et suivants de la présente
loi. Sa délivrance est subordonnée à la signature par les parties du contrat de gestion élaboré dans les
conditions prévues à la section 2 ci-après.

Section 2 - De la médiation environnementale

XVII
Annexes

Art. 17 : - La médiation environnementale a pour but de faciliter les discutions et les négociations
entre les différents partenaires de la gestion locale des ressources naturelles et à les aider à :
• Comprendre leurs points de vue respectifs sur les ressources naturelles ;
• Élaborer une certaine vision commune de l’avenir à long terme de ces ressources ;
• Construire des stratégies communes de gestion de ces ressources ;
• Définir les procédures permettant leur gestion effective, en bien commun, sur la base
de cette vision et de ces stratégies communes.
Selon les cas, la médiation environnementale est obligatoire ou facultative.
Art. 18 : - Le recours à la médiation environnementale est lors de la première demande d’agrément
déposée dans le ressort d’une Commune.
Art. 19 : - Dans le cas des ressources réparties et ou indivisibles entre deux ou plusieurs Communes, il
ne sera statué sur les demandes formulées sur ces ressources qu’après médiation entre les Communes
et les communautés de base concernées par ces ressources.
Art. 20 : - Hormis le cas de médiation obligatoire prévu aux articles 18 et 19 de la présente loi, les
parties peuvent recourir à l’assistance d’un médiateur environnemental dans les cas prévus aux articles
21 à 23 ci-après.
Art. 21 : - Toute communauté de base peut recourir au service d’un médiateur environnement pour
l’assister dans l’élaboration de tout acte préparatoire à la demande initiale d’agrément ou à la demande
d’extension notamment dans l’identification des ressources et l’évaluation de sa capacité de gestion.
Art. 22 : - Toute communauté de base peut également demander l’assistance d’un médiateur
environnemental pour l’élaboration d’un système adéquat de gestion répondant à la fois aux exigences
du contrat de gestion et aux objectifs de conservation, de développement durable et de valorisation des
ressources renouvelables objet du transfert de gestion.
Cette assistance peut notamment porter sur la réglementation de l’accès aux ressources, sur la
détermination des modalités de vente de gré à gré ou aux enchères des droits et produits résultant de
l’exploitation des ressources renouvelables, sur les modes de répartition des revenus provenant de la
valorisation des ressources, sur l’affectation des bénéfices ou sur l’identification des sanctions
Art. 23 : - Dans le cas de demande d’extension de l’agrément à d’autres ressources, l ’autorité
administrative compétente pour statuer sur l’agrément, peut faire appel au service d’un médiateur
environnemental pour l’assister dans la vérification de la capacité de gestion de la communauté de
base demanderesse, si elle estime qu’une modification totale ou partielle du mode de gestion proposé
est à même de donner cette capacité à la communauté de base demanderesse ou du moins améliorer la
capacité existante.
Art. 24 : - La médiation environnementale est assurée par des médiateurs figurant sur une liste
nationale de médiateurs environnementaux agréés.
Un décret pris en conseil de Gouvernement détermine les conditions requises pour l’agrément
des médiateurs environnementaux, la procédure d’agrément des candidatures, et l’autorité compétente

XVIII
Annexes

pour statuer sur l’agrément des candidats et les causes de cessation de mission des médiateurs. Ce
décret détermine également les modalités de la procédure de médiation environnementale.
Art. 25 : - Les médiateurs environnementaux agréés peuvent exercer sur tout le territoire de la
République de Madagascar.
Toutefois, ne peuvent être désignés médiateurs par les parties, les personnes relevant de la
juridiction de la Commune du lieu de la situation des ressources, ou les médiateurs ayant la qualité de
fonctionnaire ou d’employé des Collectivités territoriales concernées, pour les demandes relevant de
leur réglementaire.
Art. 26 : Sous les réserves prévues à l’article 24, la désignation du médiateur environnemental relève
de la diligence et de l’appréciation consensuelle des parties selon des modalités qui seront fixées par
voie réglementaire.
Art. 27 : - L’activité de médiation environnementale s’exerce dans le cadre d’un contrat de médiation
conclu entre le médiateur et la ou les parties ayant procédé à sa désignation. Le contenu type du
contrat de médiation sera fixe par voie réglementaire.
Art. 28 : - Les frais de médiation, y compris les honoraires des médiateurs sont supportés à parts
égales par les parties dans les cas prévus aux articles 17, 18 et 23 de la présente loi. Dans tous les
autres cas, ils sont supportés par la partie qui requiert les services du médiateur.
Art. 29 : - Dans tous les cas où l’assistance du médiateur environnemental est prescrite
obligatoirement par la présente loi, l’Etat peut faire l’avance des frais de médiation dans des
conditions qui sont fixées par voie réglementaire.
Art. 30 : - Le médiateur ayant accepté une mission doit l’assumer personnellement jusqu’à son terme.
Il ne peut se faire suppléer par un tiers.
Art. 31 : - Sans préjudice des autres obligations prévues dans le contrat de méditions, le médiateur
environnemental désigné est tenu vis-à-vis si les parties a une obligation de neutralité.
Il peut, sans obligation, donner un avis si les parties le demandent consensuelle ment ; mais il ne peut
ni imposer une solution aux parties, ni prendre fait et cause pour l’une des parties.
Art. 32 : - Toute faute commise par le médiateur dans l’exécution de sa mission engage sa
responsabilité dans les termes du droit commun.
Art. 33 : - Sans préjudice de tout action judiciaire que les parties estiment devoir intenter devant la
juridiction compétente et des sanctions disciplinaires que le médiateur environnemental peut encourir
en cas de manquement à ses obligations imparties dans le contrat de médiation ou à celles prévues par
la présente loi et ses textes d’application, toute défaillance du médiateur dans l’exécution de sa
mission met fin à sa mission et suspend la procédure de médiation en cours.
Art. 34 : - Les parties sont en droit de pouvoir au remplacement du médiateur défaillait et de
poursuivre avec le nouveau médiateur la procédure déjà commencée.
La désignation du nouveau médiateur par les parties, si elle n’a pas été prévue dans le contrat
initial de médiation, doit faire l’objet d’un nouveau contrat.

XIX
Annexes

Art. 35 : - Indépendamment de l’action judiciaire que les parties peuvent toujours intenter dans les
termes du droit commun, tout manquement du médiateur aux obligations prévues par la présente loi et
ses textes d’application, l’expose aux sanctions de l’avertissement, de la suspension ou du retrait
d’agrément à la suite d’une procédure contradictoire où le médiateur est admis à faire valoir ses
moyens de défenses
Art. 36 : - La procédure se déroule à la requête de toute partie intéressée devant l’autorité d’agrément
des candidatures érigée en conseil de discipline.
Art. 37 : - Les sanctions à appliquer appréciées et prononcée par ladite autorité sont notifiées aux
intéressés. Elles entraînent en cas de retrait d’agrément la radiation du médiateur de la liste des
médiateurs environnementaux agrées.

Section 3 - De l’agrément et du contrat de gestion

Art. 38 : - L’agrément est délivré par l’autorité compétente après acceptation et signature par les
parties du contrat de gestion lequel fera corps avec la décision d’agrément.
Art. 39 : - L’agrément est accordé pour une durée de 3 ans au terme de laquelle il aura procédé par
l’autorité administrative compétente à l’évaluation des résultats de la gestion locale consentie à la
communauté de base.
Si la communauté de base bénéficiaire s’est acquittée correctement de ses obligations, l’agrément peut
être renouvelé sur sa demande pour une nouvelle période dont la durée est portée à dix ans.
Les conditions du transfert de gestion contenues dans les contrats initiaux s’appliquent en cas
de renouvellement, si les parties n’ont pas convenu d’un changement dans leurs droits et obligations
respectives.
Toute modification aux conditions initiales sera négociée et acceptée d’accord parti et
consigné dans un accord annexé au contrat de gestion.
Art. 40 : - La communauté de base peut demander l’extension de l’agrément à d’autres ressources.
La demande d’extension peut porter sur des ressources comprises dans la demande initiale mais
exclues du contrat et de la décision d’agrément ou sur des ressources nouvelles non comprises dans la
demande initiale.
Le bénéfice de l’extension est accordé s’il est vérifié que la capacité de gestion de la
communauté de base lui permet de faire face à toutes les obligations résultant de cette extension.
La vérification de la capacité de la communauté de base demanderesse est faite suivant la
procédure prévue à l’article 12 de la présente loi.
L’administration dispose du droit de recourir à l’assistance d’un médiateur environnemental
dans les conditions prévues à l’article 23 de la présente loi.
Les parties conviendront dans un accord qui sera annexé au contrat de gestion initial les
conditions convenues d’accord parti pour le transfert de gestion.

XX
Annexes

Art. 41 : - L’agrément peut être retiré par l’autorité compétente en cas d’inexécution par la
communauté de base des obligations imparties dans le contrat de gestion : sans préjudice des
dommages- intérêts que l’autre partie peut demander en réparation des préjudices éventuellement
subis.

Art. 42 : - En cas de report de la procédure d’agrément par l’administration, de refus d’agrément ou de


non-renouvellement, la gestion des ressources reste soumise aux lois et règlement en vigueur,
applicables aux ressources considérées.

DES DROITS ET OBLIGATIONS DE L’ONG


GESTIONNAIRE DES RESSOURCES NATURELLES RENOUVELABLES

Art. 43 : - A compter de sa notification, l’agrément confère à la communauté de base bénéficiaire


pendant la période indiquée dans l’acte, la gestion de l’accès, de la conservation, de l’exploitation et
de la valorisation des ressources objet du transfert de gestion sous réserve du respect des prescription
et des règles d’exploitation définies dans le contrat de gestion.
Art. 44 : - En cas de troubles apportés par un tiers dans la jouissance des biens, la communauté de
base peut avant toute action en justice, demander au président du Conseil de la Commune rurale de
rattachement d’user de ses pouvoirs de conciliation.
Le litige peut être soumis à l’arbitrage du président du Conseil si les deux parties y consentent.
Art. 45 : - Si les troubles proviennent du fait de l’administration, la communauté de base peut
prétendre à des dommages et intérêts en réparation des préjudices éventuellement subis.
Le même droit est reconnu à la communauté de base en cas de résiliation unilatérale du
contrat par l’administration.
Art. 46 : - En cas de résiliation unilatérale du contrat par l’administration, le recours hiérarchique est
ouvert à la communauté de base devant l’autorité supérieure. L’affaire ne peut être portée en justice
qu’en cas d’échec ou d’impossibilité de ce recours.
Le silence de l’autorité supérieure équivaut à un échec du recours hiérarchique. Le silence est
réputé acquis si ladite autorité ne s’est pas manifestée dans le mois suivant sa saisine.
Art. 47 : - Les parties peuvent soumettre leur différend à l’arbitrage d’une instance composée de deux
arbitres nommés respectivement par les parties et d’un tiers arbitre désigné d’un commun accord par
les deux arbitres ou à défaut d’accord par le président du tribunal dans le ressort duquel se trouvent les
ressources litigieuses.
Art. 48 : - Les dispositions contentieuses par la loi sur les ONGs s’appliquent à la gestion locale des
ressources naturelles renouvelables.

DES RAPPORTS ENTRE LES MEMBRES DE L’ONG


GESTIONNAIRE DES RESSOURCES NATURELLES RENOUVELABLES
XXI
Annexes

Art. 49 : - Les rapports entre les membres de la communauté de base sont réglés par voie de « Dina ».
Les « Dina » sont approuvés par les membres de la communauté de base selon les règles coutumières
régissant la communauté.
Au cas où deux ou plusieurs communautés de base sont associés dans la gestion des ressources, le
« Dina » applicable aux membres des communautés doit être approuvé par les membres de chaque
groupe conformément aux règles propres régissant chaque communauté.
Art. 50 : - Les « Dina » ne peuvent comporter des mesures pouvant porter atteinte à l’intérêt général et
à l’ordre public. Les prescriptions qu’ils contiennent doivent être conformes aux dispositions
constitutionnelles, législatives et réglementaires en vigueur, ainsi qu’aux usages reconnus et non
contestés dans la Commune rurale de rattachement.
Art. 51:_ Les « Dina » ne deviennent exécutoires qu’après visa du Maire de la Commune rurale de
rattachement, valant autorisation d’application, sans préjudice du droit pour le représentant de l’Etat
auprès de ladite collectivité de déférer devant les juridictions compétentes la décision ainsi prise qu’il
estime entacher d’illégalité.
Art. 52 : - Les « Dina » régulièrement approuvés et visés par l’autorité compétente ont force de loi
entre les membres de la communauté de base.
L’application du « Dina » est toutefois suspendue jusqu’à intervention d’une décision de justice en
tous cas de recours exerce contre la décision du Maire autorisant l’application du « Dina ».
La suspension d’exécution peut être limitée aux dispositions estimées illégales par le représentant de
l’Etat, à moins qu’il ne soit allégué que ces dispositions forment un tout indissociable avec les autres
dispositions du « Dina ». Le sursis d’exécution du « Dina » demandé par le représentant de l’Etat est
porté devant la juridiction compétente qui statue selon la procédure d’urgence prévue dans les textes
relatifs au fonctionnement des Collectivités territoriales décentralisées.
Art. 53 : - Tout membre qui ne sera pas conforme aux dispositions « Dina » est passible des
« Vonodina » y prévu, sans préjudice des réparations pécuniaires qui peuvent être stipulées dans le
« Dina » au profit de la communauté de base et de toute poursuite pénale, en cas d’infraction à la
législation et à la réglementation en vigueur.
Toutefois, le recours devant la justice ni doit être engagé qu’après l’épuisement des procédures
prévues par le « Dina ».

DU CADRE GENERAL ECONOMIQUE ET FISCAL


D’EXERCICE DE LA GESTION COMMUNAUTAIRE
LOCALE DES RESSOURCES NATURELLES RENOUVELABLES

Art. 54 : - Les communautés de base agréées, bénéficiaires du transfert de gestion dans le cadre de la
présente loi auront droit à certains avantages pour la commercialisation et la valorisation des
ressources renouvelables et des produits dérivés.
XXII
Annexes

Les avantages concédés aux communautés de base agréées, sur la base de certificats d’origine des
ressources ou produits dérivés, seront de caractère essentiellement économiques utilisant en particulier
les outils de la parafiscalité. Ces avantages seront institués par voie législative. Ils permettront aux
communautés de base agréées d’assurer par une meilleure valorisation une gestion viable et durable à
long terme des ressources dont la gestion leur est concédée et la conservation globale de la biodiversité
des ressources de leur territoire.
Ils viseront par ailleurs à mettre en place une incitation économique effective de nature à déterminer
les communautés de base non encore agréées à demander le transfert de gestion et le bénéfice de
l’agrément.
Ces avantages seront institués de façon différentielle selon chacune des ressources concernées et leur
mode de gestion. Dans un souci de saine gestion économique et d’adaptation continue aux conditions
de l’économie de marché, ils seront ajustables par voie réglementaire.

DISPOSITIONS DIVERSES
Art. 55 : - En tant que de besoin, la communauté de base, peut dans le cadre du présent texte faire
appel au concours et à l’appui technique des services déconcentrés de l’Etat.
Art. 56 : - Selon le domaine considéré, des textes législations ou réglementaires interviendront pour
fixer les conditions et les modalités d’application de la présente loi.
Art. 57 : - La présente loi sera publiée au Journal officiel de la République de Madagascar.
Elle sera exécutée comme loi de l’Etat.

XXIII
Annexes

ANNEXE 2-C: Décret n°98-781 fixant les conditions générales d'application de la loi n° 97-017

LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT,


Vu la Constitution
Vu la loi n° 96. 025 du 30 Septembre 1996 relative à la gestion locale des ressources naturelles
renouvelables ;
Vu la loi n° 97.017 du Août 1997 portant révision de la législation forestière
Vu le décret n° 97-128 du 27 Février 1997, portant nomination du Premier Ministre, Chef du
Gouvernement
Vu le décret n° 87-129 du 27 Février 1997 portant nomination des membres du Gouvernement
Vu le décret n° 97-281 du 07 Avril 1997 fixant les attributions du Ministre des Eaux et Forêts ainsi
que l’organisation générale de son Ministère, ensemble ses modificatifs.
Vu le décret n° 95.377 du 23 Mai 1995 relatif à la mise en comptabilité des investissements avec
l’environnement
Vu le décret n° 96.248 du 27 Mars 1996 déterminant le titre des Représentants de l’état auprès des
collectivités territoriales décentralisées
Vu le décret n° 97.1200 du 02 Octobre 1997 portant adoption de la Politique Forestière malagasy

Sur proposition du Ministre des Eaux et Forêts,

En Conseil du Gouvernement,

DECRETE

TITRE I DISPOSITIONS GENERALES

Article premier : Le présent décret a pour objet de fixer les conditions générales d’application de la
loi n° 97.017 du 08 Août 1997 portant révision de la législation forestières, ci-après désignes “ la loi
forestière ”.
Article 2 : En application de l’article premier dernier alinéa de la loi forestière, constituent des
produits forestiers, les produits naturels principaux et secondaires dont la liste sera fixée par un arrêté
du Ministre chargé des forets.
Article 3 : En application de l’article 3 de la loi forestière, des arrêtés du Ministre chargé des
fixeront, en tant que de besoin, des surfaces minimales d’exploitation, en tenant compte de la situation
forestière particulière de chaque région.

XXIV
Annexes

Article 4 : En application des articles 6, 15, 16 et 22 de la loi forestière, il est créé au niveau de
chaque région, conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi forestière, une Commission
forestière locale, ci-après désignée “ la Commission forestière ”.
La commission forestière compétente est celle du lieu destitution un terrain concerné. Au cas
où ce terrain s’étendrait sur le territoire de plusieurs régions, il est institué une commission forestière
inter- régionale ad hoc ayant les mêmes attributions que la commission susmentionnée.
Article 5: La Commission forestière a selon le cas :
Une compétence délibérative conformément aux dispositions des articles 5 et 15 de la loi forestière ;
Une compétence consultative conformément à celles des articles 16 et 22 de ladite loi
En cas de procédure d’appel d’offres, elle exerce également les fonctions d’une d’adjudication dont
l’organisation et le fonctionnement seront fixés par voie d’arrêté.
Article 6 : La composition de la Commission forestière doit constituer un échantillon représentatif de
l’ensemble des parties prenantes du secteur forestier.
Elle est composée :
Du Préfet de région ;
De trois représentants de l’administration déconcentrée chargée des forêts ;
D’un représentant du Département concerné ;
D’un représentant de la Commune concerné ;
D’un représentant de l’administration déconcentrée chargée des domaines ;
D’un représentant de l’administration déconcentrée chargée des services topographiques
D’un représentant de l’administration déconcentrée chargée de l’environnement ;
D’un représentant de l’administration déconcentrée chargée de l’agriculture ;
D’un représentant de l’administration déconcentrée chargée de l’élevage ;
D’un représentant de l’administration déconcentrée chargée du tourisme ;
D’un représentant des associations villageoises concernées et légalement constituées ;
D’un représentant des ONG impliquées dans la gestion locale des ressources naturelles ;
D’un représentant des groupements des exploitants forestiers.
La Commission forestière est présidée par le Préfet de région. Le Responsable régional de
l’administration déconcentrée chargée des forêts assure les fonctions de rapporteur ainsi que les
Secrétariat des travaux de la Commission.
La liste des membres de la Commission est constatée et arrêtée par décision du Préfet de
région sur proposition sur proposition des autorités ou organisme concernés.
Article .7 : La Commission forestière interrégionale prévue à l’article 4 ci-dessus est :
-présidée conjointement par les Préfets de région concernés.
-composée des représentants des commissions intéressées et dont la liste sera arrêtée par décision
conjointe des Préfets de régions concernées.
Le secrétariat des travaux de la Commission est assuré par le responsable régional de l’administration
déconcentrée chargée des forêts où se réunit la Commission.
XXV
Annexes

Article .8 : Le Président peut inviter à prendre part aux travaux de la Commission, sans voix
délibérative, toute personne qu’il juge utile en raison de ses fonctions ou de ses compétences
particulières.
Article. 9 : les fonctions de président de la Commission forestière, du rapporteur et du secrétariat sont
gratuite. Les frais de fonctionnement de la Commission sont pris en charge par le Fonds Forestier
régional prévu par les articles 37 et 38 ci-dessous et selon les modalités fixées par un décret
particulier.
Article .10: La commission forestière se réunit sur convocation de son Président. Elle ne peut
valablement délibérer qu’en présence d’au moins deux tiers (2/3) de ses membres. Elle adopte ses
décisions à la majorité des voix.
En cas de partage, la voix du Président est prépondérante
Article 11 : Lorsque la Commission forestière se réunit en vertu des articles 5 et 15 de la loi forestière,
elle statue en tant qu’organisme collégial dont les décisions, de caractère administratif, sont
susceptibles de recours pour excès de pouvoir.
En cas de décision de rejet de la nature forestière, d’un terrain, la saisine du juge administratif a un
effet suspensif.
Article 12 : La contestation de la nature forestière d’un terrain est faite par demande écrite adressée
au président de la Commission forestière.
La procédure est contradictoire. La preuve peut être apportée par tous moyens.
La Commission forestière doit rendre sa décision motivée dans un délai de trois (3) mois à compter de
sa saisine.
Elle tient compte notamment de la superficie, de l’importance biologique, de la possibilité
d’aménagement et d’exploitation durable ainsi que la vocation de la forêt.
Article 13 : Lorsque la Commission forestière se réunit en vertu des articles 16 et 22 de la loi
forestière, elle siège en tant qu’organisme consultatif.
La commission forestière est saisie par l’autorité investie du pouvoir de décision qui lui transmet en
nombre le dossier exigé à l’article 15 ci-dessous à l’appui de la demande de soumission.
La commission forestière rend un avis motivé dans un délai de trois (3) mois à compter des a sise.

TITRE II DE LA SOUMISSION ET DE LA DISTRACTION


DU REGIME FORESTIER

Article 14 : En application de l’article 21 alinéas 2 de la loi forestière, les forêts de l’Etat, des
Collectivités Territoriales Décentralisées et des Etablissements publics, sont dès l’entrée en vigueur de
celle ci soumises au régime forestier ;

XXVI
Annexes

Des arrêtés du Ministre chargé des Forêts fixeront ultérieurement une liste précise de ces
forets. Ces listes feront l’objet d’une révision périodique régulière en fonction de leur soumission ou
de leur distraction du régime forestier.
Article 15 : La soumission d’une forêt au régime forestier a pour effet de conférer à son propriétaire,
proportionnellement au degré de gestion durable, des avantages en nature des avantages financier, et
des avantages fiscaux.
Les avantages en nature consistent en une assistance technique, la fourniture d’instants et des tarifs
préférentiels sur des services fournis par l’Etat.
Les avantages financiers peuvent être constitués par des subventions ou des crédits octroyé par des
organismes financiers spécialisés.
Les avantages fiscaux seront déterminés par la loi financière.

CHAPITRE I des forêts de l’Etat :

Article 16 : La décision de soumettre une foret de l’Etat au régime forestier, les forêts de l’Etat non
inscrites sur la liste prévue à l’article 14 ci-dessus est prise, en vertu 16-1° de la loi forestière, par le
Ministre chargé des forêts après avis de la Commission forestière sur le base d’un dossier technique
comprenant les pièces suivantes :
Un plan de situation faisant ressortir les limites de la forêt ainsi sa superficie, accompagnée d’une
carte 1/50.000é
Une monographie sur l’écosystème de la zone faisant notamment ressortir les objectifs visés par la
soumission au régime forestier, les potentialités du point de vue des ressources naturelles et de leur
valorisation ainsi que la nature et l’étendue des droits d’usage dont elle peut faire l’objet ;
L’avis motivé de la commission forestière accompagnée d’un procès-verbal de la réunion
Article 17 : Un avis du ministre chargé des forêts rendues public dans les quatre vingt dix (90) jours
avant cette décision, par voie de presse et d’affichage dans l’ensemble des circonscriptions
administratives de la région concernée, les mairies et les services de l'administration déconcentrée
chargée des forêts, en informe la population.
Les personnes souhaitant contester la nature forestière du terrain concerné ou s’opposer à la
soumission au régime forestier disposent, à compter de la publication de l’avis public, d’un délai de
soixante (60) jours pour adresser leur requête à l’administration régionale chargée des forêts aux fins
de son examen par la Commission forestière.
La Commission Forestière se réunit dans un délai de quinze (15) jours à compter de l’expiration du
délai de deux (2) mois. Elle rend un avis motivé. En cas d’avis défavorable de la Commission, la
décision de soumission ne peut intervenir que par décret en Conseil de Gouvernement
Article 18 : Un (1) mois avant la décision de soumission au régime forestier, une réunion publique de
concertation avec les communes concernées, les communautés villageoises et les associations rurales

XXVII
Annexes

de gestion des ressources naturelles est organisés par l’administration régionale chargée des forêts en
vue de recueillir des suggestion des suggestions sur les modalités de gestion qui seront retenues.
Article 19 : La décision du Ministre chargé des forêts doit intervenir dans un délai de deux (2) mois à
compter de la réception de l’avis de la Commission forestière.
Article 20 : Toute décision de soumission au régime forestier est susceptible de recours devant la
juridiction administrative compétente dans un délai de trois mois suivant sa publication, par toute
personne ayant intérêt à son annulation.
Article 21 : Après leur soumission au régime forestier, elles forêts de l’Etat, y compris les forêts
classées au titre de l’article 12 de la loi forestière dans le domaine de l’Etat, doivent être clairement
délimitées et bornées conformément à la législation en vigueur.
Article 22 : L’Etat peut décider une distraction totale ou partielle de certaines forêts ou parcelles
forestières de son domaine forestier en vue de les affecter à un particulier ou à une organisme public
ou privé pour l’exécution d’un programme économique et social d’utilité publique.
Cette distraction peut être temporaire ou définitive.
Article 23 : La distraction temporaire du régime forestier constitue une simple mise à disposition
d’une forêt ou parcelle forestière. Elle n’entraîne pas l’aliénation de ladite forêt ou parcelle forestière.
Une convention de mise à disposition accompagnée d’un cahier des charges, annexé au décret
décidant la distraction temporaire, conformément à l’article 17 de la loi forestière, détermine les
conditions et le régime de cette mise à disposition.
Elle est signée par le Ministre chargé des forêts et par le demandeur.
Article 24 : La distraction définitive du régime forestier a pour effet de soustraire la forêt ou parcelle
forestière du régime forestier en vue d’en modifier d’affectation.
Elle donne lieu à une enquête publique, ouverte en vue de déterminer l’utilité publique
du programme et social économique envisagé.
Le dossier d’enquête devra contenir :
1) Un plan de situation de la parcelle forestière concernée et se superficie exacte, accompagné d’une
carte au 1/50.000è
2) Une note technique de l’administration centrale chargée de la gestion durable des ressources
forestières mentionnant les objectifs de la distraction et de la destination de la forêt distraite du
régime forestier, notamment la nature et l’importance des investissements projetés ;
3) Une étude de l’impact environnemental de la distraction, selon la procédure de la Mise en
compatibilité des investissements avec l’environnement, prévue par le décret n°95-377 du 23 mai
1995 concernant les mesures d’atténuation, de correction et de et de compensation envisagées.
4) L’avis motivé de la Commission forestière.
Article 25 : En cas d’avis défavorable ou de l’enquêteur désigné selon la procédure de l’article
13décret n° 95-377 mentionné ci- dessus ou de la Commission forestière, la décision de procéder à la
distraction du régime forestier ne peur être prise.

XXVIII
Annexes

Article 26 : La demande de distraction doit comporter ; outre les mentions exigées pour la demande
de soumission au régime forestier, le délai de mise à disposition en cas de distraction temporaire ou le
délai dans lequel devra commencer et s’achever le programme pour lequel cette demande est formulée,
en cas de distraction définitive.
Cette demande est instruite dans les mêmes conditions que la demande de soumission au régime
forestier, prévues aux articles 8 à 20 de la loi forestière.
Article 27 : Lorsque le programme en vue duquel la distraction a été décidée n’a pas débuté ou n’est
pas terminée dans le délai fixé, la décision de distraction devient caduque et le terrain est à nouveau
soumis de plein droit au régime forestier.

Chapitre2 :Des forêts des collectivités territoriales décentralisées et des établissements publics

Article 28 : Les règles applicables aux forêts des Collectivités Territoriales Décentralisées et aux
forêts des Etablissements Publics feront respectivement l’objet d’un décret spécifique en vue de
déterminer les règles qui leur seront applicables.

Chapitre 3 : Des forêts des particuliers

Article 29 : Lorsqu’un particulier demande la soumission de sa forêt au régime forestier, il doit


présenter, l’appui de sa demande, un dossier comprenant :
1) Une demande timbrée précisant les raisons pour lesquelles il requiert la soumission de sa forêt e t
décrivant l’état de celle-ci ;
2) Une carte de situation de la forêt, faisant ressortir sa localisation sa superficie et ses limites
naturelles ;
3) Un document technique décrivant notamment la flore, la faune et les différentes ressources qu’elle
contient ainsi que le type d’exploitation qui y est pratique ;
4) Un plan d’aménagement réalisé éventuellement avec le concours technique de l’administration
locale chargé des forêts ou toute personne compétente.
Article 30 : le dossier doit être déposé auprès de l’administration déconcentrée des forêts en vue de
son instruction et de sa transmission à la Commission forestière concernée chargée de donner un avis
sur la demande de soumission.
L’avis de la Commission est donné selon les formes et dans les mêmes conditions que l’avis
prévu pour la soumission au régime forestier des forêts de l’Etat.
Article 31 : En cas d’avis favorable de la Commission forestière, la décision de soumettre une forêt
privée au régime forestier est prise par le responsable de l’administration déconcentrée chargée des
forêts sur délégation du Ministère chargé des forêts.

XXIX
Annexes

En cas d’avis défavorable, la décision de soumettre une forêt privée au régime forestier ne
peut être prise que par décision du Ministre chargée des forêts.
Article 32 : Les coûts de l’assistance fournie éventuellement par l’administration pour l’élaboration du
plan d’aménagement sont à la charge du propriétaire.
Un arrêté du Ministre chargé des forêts détermine les coûts de ces services selon un barème
révisable périodiquement.
Article 33 : Le suivi de la mise en œuvre du plan d’aménagement d’une forêt de particulier soumise
au régime forestier est assuré par l’administration déconcentrée chargée des forêts.
Le non-respect des prescriptions du plan d’aménagement, après mise en demeure préalable
non suivie d’effet dans un délai de six mois (6), entraîne la suspension de l’appui technique fournie par
l’administration chargée des forêts et la cessation des avantages normalement accordés aux
propriétaires des forêts privées soumises au régime forestier.

Chapitre 4 : Des droits d’usage et des permis de coupe

Article 34 : Sous réserve des dispositions réglementaires spécifique sur les droits d’usage dans les
forêts de l’Etat, des collectivités territoriales décentralisées et des personnes privées, les populations
rurales riveraines exercent les droits d’usage qui leur ont été reconnues, soit en vue d’assurer leurs
activités traditionnelles par collecte des produits forestiers secondaires, soit en vue de satisfaire leurs
besoins domestiques.
Sans préjudice des dispositions spécifiques mentionnées ci-dessus les populations rurales
riveraines ne peuvent en aucun cas commercialiser ou échanger les produits collectés ou ramassés
lorsqu’elle exerce leurs droits d’usage. Elle doit tenus d’en justifier l’utilisation lors des contrôles des
agents forestiers.
Article 35 : S’il existe une activité agricole ou pastorale, les droits d’usage pourront être maintenus
sauf dans les zones mises en défens ou constituées en périmètres spéciaux de protection.
Article 36 : les permis pour la récolte de produits forestiers à des fins scientifiques sont attribués par le
Ministère chargé des forêts sur examen d’un dossier technique selon des modalités fixées par voie
réglementaire.

TITRE III : DES FONDS FORESTIERES

Article 37 : En application de l’article 52 de la loi forestière, il est institué un Fonds Forestier National
dans lequel sont versées les recettes forestières.
L’affection et la ventilation de ces recettes feront l’objet d’un texte particulier.
Article 38: En vue de faciliter de fonctionnement du Fonds Forestier National, des Fonds Forestiers
Régionaux seront mis en place selon les modalités du texte particulier évoque à l’alinéa ci-dessus.
Les ressources des Fonds Forestiers Régionaux seront précisées dans ledit texte particulier.
XXX
Annexes

Article 39: A titre transitoire, le responsable des Eaux et Forêts au niveau interrégionale gère le Fonds
Forestier au niveau provincial et ou régional jusqu’à la mise en place des Provinces Autonomes.

TITRE IV – DISPOSITIONS FINALES

Article 40 : Des textes réglementaires fixeront en tant que de besoin les modalités d’application du
présent décret
Article 41 : Sont et demeurent abrogées toutes dispositions contraires au présent décret.
Article 42: Le Vice-premier Ministre chargé de la Décentralisation et du Budget, le Vice-premier
Ministre chargé des Finances et de l’Economie, le Ministre de l’Environnement, le Ministre de la
Recherche Scientifique, le Ministre du Commerce et de la Consommation, le Ministre de l’Elevage, le
Ministre de la Pêche et des Ressources Halieutiques, le Ministre de l’Aménagement du Territoire et de
la Ville, le Ministre de l’Energie et des Mines, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, le Ministre
de l’Agriculture, le Ministre de l'Intérieur et le Ministre des Eaux et Forêts sont, chacun en ce qui le
concerne, chargés de l’exécution du présent décret qui sera publié au Journal officiel de la République.

Fait à Antananarivo, le 16 septembre 1998

XXXI
Annexes

ANNEXE 2-D: Décret n°98-782 relatif au régime de l'exploitation forestière du 16 septembre


1998

LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT

Vu la Constitution
Vu l’ordonnance n° 60-127 du 03 Octobre 1960 fixant le régime de défrichement et des feux de
végétation
Vu ordonnance n° 60-128 du 03 Octobre1960 fixant la procédure applicable à la répression des
infractions à la législation forestière, de la pêche et de la protection de la nature
Vu la loi n° 97-025 du 23 Septembre 1996 relative à la gestion locale des ressources naturelles
renouvelables
Vu la loi n°97- 017 du 08 août 1997 portant révision de la législation forestière
Vu la décret n°97-128 du 27 février 1997 portant nomination du Premier ministre, Chef du
gouvernement
Vu le décret n°97-129 du 27 février 1997 portant nomination des membres du gouvernement
Vu le décret n°97-281 du 07 avril 1997 fixant les attributions du ministre des eaux et forêts ainsi
l’ organisation générale de son ministre, ensemble ses modificatifs
Vu le décret n°97-1200 du 02 octobre 1997 portant adoption de la politique forestière malagasy
Vu le décret n°98-781 du 16 septembre 1998 fixant les conditions générales d’application de
la loi n° 97-017du 08Août 1997 portant révision de la législation forestière.

Sur proposition du Ministre des Eaux et Forêts,

En Conseils de Gouvernement,

DECRETE

TITRE I : DISPOSITIONS GENERALES

Article 1 : Les dispositions du présent décret ont pour objet d’organiser les modalités de l’exploitation
et de la valorisation dans le cadre d’une gestion durable des ressources naturelles soumises au régime
forestier.
Article 2 : Pour l’application de la loi forestière et du présent décret, on entend :
1) par exploitation forestière, tout prélèvement à but commercial, soit des produits forestiers,
soit de tout autre produit que les forêts et les terrains définis aux articles 1et 2 de la loi forestière
peuvent fournir.

XXXII
Annexes

2) par exploitant forestier, toute personne physique ou morale exerçant les activités
d’exploitation et/ou de valorisation des produits forestiers.
Article 3 : L’exercice des activités d’exploitant forestier doit préalablement être agréée par le Ministre
chargé des forêts. Il peut être suspendu après avis de la Commission forestière s’il est établi que
l’exploitant a commis une faute professionnelle grave ou a délibérément méconnu les prescriptions du
cahier des charges annexe à son titre d’exploitation ou du plan d’aménagement.
1. Dans le cadre des permis ou des conventions d’exploitation, aucune sous-traitance n’est admise
Dans l’exploitation des forêts de l’Etat ou des Collectivités décentralisées.
2.L’Etat et les Collectivités Territoriales Décentralisées peuvent, par des contrats de gestion, transférer
la gestion et l’exploitation de leurs forêts aux communautés de base selon les modalités de la loi n°96-
025 du 30 septembre 1996 relative à la gestion locale des ressources renouvelables.
3.Les propriétaires des eaux et forêts peuvent concéder l’exploitation de leurs forêts à des territoriales
décentralisées, les exploitants agréées dans les conditions de l’ article 4 ci- dessous.

4. Dans le cadre d’un contrat de gestion conclu avec l’Etat ou les Collectivités territoriales
décentralisées, les exploitants agréés peuvent assurer la responsabilité de la gestion d’une forêt
ou d’une parcelle de forêt faisant l’objet d’une convention d’exploitation.
Article 4 : Pour être agréée, toute personne physique ou morale candidat à l’exploitation doit justifier
des formations, titres ou diplômes nécessaires ou faire preuve d’une expérience préalable suffisante
dans cette activité ou se faire assister par une autre personne ayant la compétence requise.
Le Ministre chargé des forêts établit par arrêté la liste des formations, titres ou diplômes ouvrant droit
à l’agrément ainsi que les critères d’expérience à prendre en compte.
Article 5 : Sous réserve des dispositions spécifiques concernant l’exercice des droits d’usage, nul ne
peut, approprier aucun produit des forêts soumises au régime forestier, sans y être autorisé par une
convention d’exploitation, un permis d’exploitation, un permis de coupe, un permis de collecte ou un
contrat de gestion passé en application de la loi n° 96-025.
Article 6 : Les propriétaires des forêts publiques et privées mettront en place, dans les meilleurs
délais, des plans d’aménagement pour assurer la gestion durable de leurs forêts.
Le plan d’aménagement doit être approuvé par le Ministre chargé des forêts, après avis de la
Commission forestière, avant le démarrage de toute exploitation. Sa durée varie entre et 30 ans,
suivant le degré d’aménagement effectué par le concessionnaire l’issue de laquelle il est révisé.
Avant terme, une révision peut être envisagée par l’administration forestière.
Article 7 : Toute nouvelle attribution de permis d’exploitation est conditionnée par d’élaboration, dans
un délai de dix huit mois à compter de l’attribution du permis, d’un plan d’aménagement par
d’administration forestière et dont les coûts sont à la charge de l’exploitant.
Article 8 : Toute exploitation en cours devra se conformer à un plan d’aménagement dans les délais
suivants, à compter de la date de publication du présent décret:
1) Dix huit mois pour les forêts ayant une surface inférieure à 500 ha;
2) Deux (2) ans pour les forêts ayant une surface comprise entre 500ha et 1000 ha;
3) Cinq (5) ans pour les forêts ayant une surface de plus de 1000ha
XXXIII
Annexes

Article 9 : Dans un délai de cinq ans à compter de la date de publication de présent décret, toute
exploitation forestière sera soumise au plan d’aménagement
Article 10 : Toute activité à caractère économique entreprise dans les forêts soumises au régime
forestier doit se conformer aux dispositions du décret n°95-377 du 23 Mai 1995 sur la Mise en
Compatibilité des Investissements avec l’Environnement (MECIE) et à celles édictées à l ’article 6 ci-
dessus.
Les forêts de mangrove et les forêts d’estuaire sont soumises au plan d’aménagement. Leur
exploitation sera soumise à des modalités particulières fixées par voie réglementaire, sans préjudice
pour l’exercice par les populations riveraines de leurs droits d’usage.
L’exploitation minière, artisanale ou industrielle dans les forêts soumises au régime forestier et
réglementé.
Elle ne peut être autorisée par le Ministre compétent que sur accord préalable de Ministre chargé des
forêts.
Article 11 : Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique forestière définie par le
Gouvernement, l’administration chargée des forêts consulte et associe les populations riveraines
concernées ainsi que les organisations professionnelles et non gouvernementales du secteur forestier
au processus de décisions relatives à la gestion forestière.

TITRE II : DES MODALITES DE L’EXPLOITATION FORESTIERE

Chapitre 1: Généralités

Article 12 : Conformément aux articles 24 et 25 de la loi forestière et aux objectifs et principes de la


politique forestière du Gouvernement, l’exploitation des forêts de l ’Etat et des Collectivités
territoriales décentralisées peut être faite soit en régie, soit par délégation à des exploitants agréés
dans le cadre de conventions d’exploitation, soit dans le cadre des contrats de transfert de gestion aux
communautés rurales en application de la loi N° 96-025.
Les conventions d’exploitant confèrent au concessionnaire le droit de prélever dans une forer ou une
parcelle forestière, un volume de ressources forestières pour approvisionner le marché national ou
d’exportation.
La convention d’exploitation fixe la quantité par catégorie de ressources et la localisation, les limites
et la superficie de la forêt ou de la parcelle forestière pouvant faire l’objet d’une exploitation. La
quantité de ressources pouvant être prélevées est fixée annuellement.
La convention peut faire l’objet d’une révision anticipée, après avis de la Commission forestière,
lorsque des circonstances particulières et imprévues le justifient.
Article 13 : Le plan d’aménagement est établi selon un modèle arrêté par le Ministre chargé des
forêts.
XXXIV
Annexes

Article 14 : Le plan d’aménagement fixe les possibilités et les modalités annuelles de prélèvement.
Celles-ci correspondant à la superficie maximale exploitable annuellement et/ou au volume maximal
des ressources forestières susceptibles d’être prélevées annuellement, sans porter atteinte à la capacité
productive et reproductive de la forêts ou de la parcelle forestière et en veillant à en préserver la
biodiversité.
Article 15 : Lorsque l’exploitation forestière est faite dans les forêts situées sur les terrains fragiles,
l’administration chargée des forêts vérifie qu’elle soit faite par coupes régulières et par permis
d’exploitation selon des modalités susceptibles de ne pas accélérer les processus destructeurs.
Lorsque l’ensemble des forêts sera soumis au plan d’aménagement, en vertu de la disposition de
l’article 9 ci-dessus, leur exploitation devra être faite entre autres par coupes régulières conformément
à l’article 28 al1 de la loi forestière.
Tout autre système d’exploitation est formellement interdit, à moins que la configuration de terrain ne
présente pas cette nature, ainsi qu’il ressort du plan d’aménagement prévu à cet effet.
Article 16 : En attendant l’établissement des plans d’aménagement, l’exploitation forestière est faite
en vertu des permis et des conventions d’exploitation ainsi que des cahiers des charges qui leur sont
annexés, dans le strict respect des règles du présent décret.

Chapitre 2 : Forêts de l’Etat

Section 1 : De l’exploitation en régie

Article 17 : L’exploitation peut être faite en régie notamment dans le cas d’un projet expérimental
d’aménagement d’une forêt ou dans le cadre de travaux d’amélioration sylvicole. Elle est décidée par
le Ministre chargé des forêts.
D’autre part, en cas d’intervention urgente pour des raisons techniques ou de cataclysme affectant une
forêt soumise au régime forestier, l’exploitation de la surface forestière concernée peut s’effectuer, en
dérogation avec le principe général des adjudications, soit en régie, soit selon un marché de gré à gré.
Un arrêté du Ministre chargé des Eaux et Forêts déterminera les modalités de constatation d’urgence,
pour raisons techniques ou de cataclysme, et les conditions de mise en œuvre d’une telle exploitation
ainsi que la surface soumise aux prescriptions du présent article.
Article 18 : En cas d’exploitation en régie, les produits forestiers sont vendus aux enchères publiques
par la commission forestière concernée dont les modalités de recouvrement seront précisées dans le
décret relatif au Fonds Forestier.
Article 19 : Un cahier affiche rendu public par voie de presse et/ou d’affichage dans toutes les
circonscriptions administratives déconcentrées de la région concernée ainsi que dans les services
Centraux du Ministère chargé des forêts trente jours au moins avant la date prévue pour les enchères
indique le lieu, la date, la nature et la quantité des ressources mises en vente.

XXXV
Annexes

La vente est précédée d’une visite des lots mis aux enchères sur les lieux d’entreposage
Le procès-verbal de la vente aux enchères est rédigé séance tenante et signée par tous les participants.
Après adjudication des produits, le bénéficiaire doit s’acquitter séance tenante du prix d’adjudication,
majoré du taux en vigueur avec possibilité de paiement différé avec production d’une caution
bancaire.

Section 2 : De l’exploitation par permis

Article 20 : En application des dispositions combinées des articles 28 et 29 de la loi forestière, le


présent régime du permis d’exploitation s’applique à titre transitoire, dans l’attente de la
généralisation de l’exploitation par convention.
Article 21 : Le permis d’exploitation est une autorisation administrative accordée à un exploitant en
vue de prélever dans la forêt ou la parcelle forestière faisant l’objet du permis, un volume de bois
déterminés pour approvisionner le marché national ou d’exportation.
Les titulaires de permis s’engagent à soumettre leur exploitation forestière à un plan d’aménagement
dans les défais prévus à l’article 8.
L’administration forestière fixe dans le permis la localisation, les limites, la superficie, la nature des
espèces, la possibilité et les modalités annuelles d’exploitation.
Article 22 : Le permis d’exploitation est attribué sur appel d’offres ou par adjudication, selon la
procédure applicable aux conventions d’exploitation dont les modalités selon fixées par voie d’arrêté.
Article 23 : La durée de validité d’un permis d’exploitation est précisée dans l’acte d’attribution. Elle
ne peut, sauf dispositions dérogatoires, excéder le délai de trois (3) ans prévus pour le régime
transitoire de ce titre d’exploitation.
Lorsque le Titulaire du permis a respecté les clauses du cahier des charges annexé au permis, le
représentant de l’administration déconcentrée chargée des forêts lui délivre un certificat de
recollement. Dans le cas contraire, il est sanctionné conformément à la législation en vigueur.

Section 3 : De l’exploitation par convention

Paragraphe 1 : Modalité de passation de convention d’exploitation

Article 24 : Les conventions d’exploitation ne peuvent être passées qu’avec des personnes physiques
ou morales, de caractère public ou privé, préalablement agréées par l’Etat ou la Collectivité territoriale
décentralisée dont la forêt ou la parcelle forestière fait l’objet de la convention.
Article 25 : Lorsque l’exploitation forestière est déléguée à des personnes privées, la passation de la
convention d’exploitation est soumise à une procédure d’appel d’offres ou d’adjudication.
Article 26 : La convention d’exploitation est accompagnée d’un cahier des charges générales et
particulières annexées qui précise les droits et obligations respectives des parties.
XXXVI
Annexes

Le concédant s’engage à laisser au concessionnaire la jouissance des ressources forestières autorisées


ainsi que la disposition des produits récoltés dans le respect du plan d’aménagement.
Le concessionnaire s’engage à exploiter la forêt ou parcelle forestière concédée dans le respect du plan
d’aménagement et à payer les redevances.
Article 27 : En vue de la bonne exécution de la convention, le concessionnaire désignera un
responsable de la gestion et le responsable de l’administration déconcentrée de l’administration
chargée des forêts un agent contrôleur.
L’agent désigné ne pourra être affecté au contrôle d’une concession donnée pendant plus de deux ans.
L’agent contrôleur pourra à tout moment parcourir la forêt ou parcelle forestière concédée, visiter les
chantiers et bâtiments d’exploitation pour s’assurer que le plan d’aménagement, dans un délai de
trente (30) jours après l’inspection.
Chaque année, après une inspection de l’état de concession forestière, il délivre gratuitement et en bloc
les autorisations d’exploitation, conformément aux prescriptions du plan d’aménagement, dans un
délai de trente (30) jours après l’inspection.
Le concessionnaire met à la disposition de l’agent contrôleur les moyens nécessaires à la bonne
conduite de sa mission.
Article 28 : Le transfert d’une convention est prohibé.

Paragraphe 2 : Nouvelle attribution et abandon de la concession forestière

Article 29 : Une nouvelle attribution d’une concession forestière selon les règles du présent décret
n’est possible que sur présentation d’un certificat de recollement délivré après constatation du respect
par le concessionnaire de toutes ces obligations contractuelles précédentes.
Article 30 : L’abandon d’une concession est constaté par l’autorité l’ayant accordé, après avis de la
commission forestière concernée dans les cas suivants :
- sur déclaration de l’exploitant qui doit produire préalablement à ce constat :
• une justification des raisons de l’abandon
• un rapport d’activités dans la concession depuis son attribution
• un justificatif du paiement des redevances dues au titre de l’exploitation
- suite à un arrêt d’activité dont la durée excède le délai prévu dans le plan d’aménagement

Section 4 : De l’exploitation dans le cadre de contrat de gestion

Article 31 : Les contrats de gestion passés avec les communautés villageoises obéissent au régime de
la loi N° 96-025 du 30 septembre 1996 relative à la gestion locale des ressources renouvelables
Le contrat de gestion ou le cahier des charges qui.lui est annexé définit le plan d’aménagement de la
forêt et les règles d’exploitation. La communauté gestionnaire peut dans le respect du plan
XXXVII
Annexes

d’aménagement et des règles d’exploitation soit assurer directement l’exploitation forestière soit la
confier en totalité ou en partie et pour une période déterminée à un exploitant forestier agréé dans la
cadre de l’article 4 ci- dessus.
Article 32 : Dans le cadre d’un contrat de gestion confiant à un exploitant forestier agréé la gestion
d’une forêt ou d’une parcelle de forêt en application de l’article 3 point 4, les dispositions du présent
décret relatives aux modalités de l’exploitation par convention sont applicables au contrat de gestion.

Chapitre 3 : Forêts des Collectivités Territoriales


Décentralisées

Article 33 : Conformément à l’article 28 de la loi forestière, l’exploitation des forêts des Collectivités
Territoriales Décentralisées se fait sur la base d’un plan d’aménagement par régie, convention
transfert de gestion aux communautés rurales en application de la loi N° 96-025.
L’attribution des titres d’exploitation forestière par l’autorité décentralisée compétente est faite selon
la procédure d’attribution des titres d’exploitation par l’Etat.
Article 34 : L’exploitation d’une forêt d’une Collectivité Territoriale décentralisée ne peut commencer
qu’après notification du titre d’exploitation par l’autorité décentralisée compétente.
Article 35 : Les Collectivités Territoriales Décentralisées dressent un rapport annuel d’activités en
décrivant l’ensemble des travaux d’aménagement réalisé et envisagé.
Une copie de ce rapport est transmise au représentant de l’administration déconcentrée chargée des
forêts.
L’administration chargée des forêts peut suspendre pendant une durée de six mois toute activité
contraire aux prescriptions du plan d’aménagement, le cas échéant, du cahier des clauses générales et
particulières annexées au permis d’exploitation, après mise en demeure du concessionnaire restée sans
suite dans un délai de deux mois.

Chapitre 4 : Forêts privées

Article 36 : L’exploitation d’une forêt privée soumise au régime forestier peut se faire par son
propriétaire pu par toute personne de son choix, après en avoir préalablement avisé le représentant de
l’administration déconcentrée chargée des forêts.
L’exploitation d’une forêt privée ne peut être assurée par une personne autre que son propriétaire que
si celle-ci a été préalablement agréée à l’exploitation forestière dans les conditions du présent décret.
L’administration chargée des forêts peut suspendre cette exploitation lorsqu’elle est de nature à porter
atteinte à environnement.

TITRE III : DU SUIVI ET DU CONTROLE DE


L’EXPLOITATION FORESTIERE
XXXVIII
Annexes

Article 37 : Le contrôle et le suivi de l’exploitation forestière sont assurés par les agents habilités en
matière forestière suivant des modalités fixées par arrêté du Ministre chargé des forêts.
Article 38 : Tout titulaire d’un titre d’exploitation forestière doit tenir un carnet de chantier à souches
dont le modèle est annexé à l’arrêté évoqué ci-dessus et un carnet de laissez-passer.
Les spécifications du carnet de chantier figurent dans le cahier des charges annexé au permis
Article 39 : Avant sa sortie de la forêt, toute ressource exploitée doit être revêtue des marques
réglementaires prescrites dans le cahier des charges annexé au permis.
Les modalités de marquage sont précisées par un arrêté du Ministre chargé des forêts
Article 40 : Les transporteurs de produits forestiers doivent être munis d’un laissez-passer sont le
modèle est annexé à l’arrêté évoqué à l’article 49 ci-dessus.
Tout transport de ressource forestière non revêtu des marques réglementaires est interdite.
Les agents de l’administration chargés des forêts assermentées peuvent à tout moment effectuer des
contrôles pour s’assurer que les produits forestiers transportés sont conformes aux indications portées
sur les documents présentés.

TITRE III : DU SUIVI ET DU CONTROLE DE


L’EXPLOITATION FORESTIERE

Article 41 : Toute personne désireuse d’exporter des produits forestiers conformément à la législation
en vigueur doit préalablement en être autorisée par un responsable habilité de l’administration chargée
des forêts.
Elle doit justifier de la provenance des produits à exporter.
Article 42 : En vue de renforcer le suivi et le contrôle de l’exportation, les exportateurs de produits
forestiers doivent tenir des carnets d’exportation côtés et paraphés par l’administration chargée des
forêts, indiquant notamment la nature des ressources, leur quantité, leur niveau de valorisation, la
qualité, le volume, la provenance et la destination des produits concernés.
Ces carnets doivent avant exportation être visés par l’ensemble des services concernés.
Article 43 : À l’embarquement des produits forestiers, un agent de l’administration locale chargée des
forêts vise conjointement avec un agent de l’administration chargée des douanes, les connaissements,
après présentation des justificatifs de paiement des redevances.
Article 44 : En vue de leur commercialisation, les produits forestiers bruts ou transformés sont soumis
à une classification et à une normalisation dimensionnelle et qualitative.
Les modalités du contrôle de la classification et de la normalisation des produits forestiers sont fixées
par arrêté du Ministre chargé des forêts.
Article 45 : En vue de la promotion des produits forestiers sur le marché vert, les forêts et les produits
forestiers feront l’objet d’une certification dont les modalités sont fixées par arrêté.

XXXIX
Annexes

TITRE V : DES REDEVANCES

Article 46 : L’exploitation forestière donne lieu au paiement de redevances dont le montant est calculé
sur la base du volume maximal exploitable sans qu’il puisse être porté atteinte à la pérennité des
ressources
Les modalités pratiques et l’assiette de calcul desdites redevances seront respectivement fixées par
arrêté du ministre chargé des forêts
L’assiette de calcul fait l’objet d’une révision au moins une fois par an, en fonction de l’évolution du
prix du marché. La nouvelle assiette est notifiée aux exploitants.
Article 47 : Les redevances forestières peuvent être modulées suivant les coûts d’exploitation,
l’éloignement des marchés, la rareté de la ressource et le degré de sa valorisation ainsi que les
modalités de la gestion de la forêt.
Article 48 : L’exportation de produits forestiers est subordonnée au paiement d’une redevance
d’exportation dont le montant sera calculé et fixé par arrêté du Ministre chargé des forêts
Article 49 : Les recettes tirées du paiement des redevances sont versées aux Fonds Forestiers selon
des modalités qui seront déterminées par un décret particulier.

TITRE VI : DISPOSITIONS TRANSFRONTIERES ET PARTICULIERES

Article 50 : Les permis d’exploitation délivrés avant l’édition du présent décret, en cours de validité,
en, activité et en règle en ce qui concerne les redevances forestières, demeurent valables jusqu’à leur
expiration.
Ces permis font toutefois l’objet d’un avenant au cahier des charges qui leur est annexé, fixant les
nouvelles règles de gestion établies par la loi forestière,
Article 51 : Les permis d’exploitation dont les titulaires ne sont plus en activité ou en situation
régulière en ce qui concerne les redevances forestières sont annulés d’office.
Le Ministre chargé des forêts notifie aux intéressés cette annulation est enclenche la procédure de
recouvrement forcé des créances dues.
Article 52 : Toute infraction aux dispositions du présent décret sera poursuivie conformément aux
règles administratives et répressives en vigueur en matière forestière
Elle entraîne, selon le cas, dans les conditions du présent décret, la suspension ou l’arrêt immédiat de
l’exploitation

TITRE VII : DISPOSITIONS FINALES

Article 53 : Sont abrogées, toutes les dispositions antérieures contraires, notamment celles du décret
du 25 janvier 1930 réorganisant le régime forestier et l’arrêté du 17 novembre 1930 réglant

XL
Annexes

l’application du décret forestier, le décret n°87-110 du 31 mars 1987 fixant les modalités des
exploitations forestières, des permis de coupe et des droits d’usage.
Article 54 : Le Vice-premier Ministre chargé des Finances et de l’Economie, Le Vice-premier
Ministre chargé de la Décentralisation et du Budget, Le Ministre de l’Environnement, Le Ministre de
la Recherche scientifique, Le Ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Ville, Le Ministre de
l’Energie et des Mines, Le Ministre de la Pêche et des Ressources Halieutiques, Le Ministre de
l’Intérieur, Le Ministre de le Justice et Garde de Sceaux, le Ministre des Eaux et Forêts sont, chacun
en ce qui le concerne, chargés de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la
République de Madagascar.

XLI
Annexes

ANNEXE 2-E : Le Décret n°2000-027 du 13 janvier 2000 relatif aux communautés de base
chargées de la gestion locale des ressources renouvelables avec un modèle de Dina

LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT


- Vu la Constitution,
- Vu la Loi n° 90-033 du 21 décembre 1990 portant Charte de l’Environnement et ses
modificatifs,
- Vu la Loi n° 96-025 du 30 septembre 1996 relative à la gestion locale des ressources
naturelles renouvelables,
- Vu le Décret n° 98-522 du 23 juillet 1998 portant nomination du Premier Ministre, Chef du
Gouvernement,
- Vu le Décret n° 98-530 du 31 juillet 1998 portant nomination des membres du
Gouvernement,
- Vu le Décret n° 98-962 du 18 novembre 1998 fixant les attributions du Ministre de
l’Environnement ainsi que l’organisation générale de son Ministère,
Sur proposition du Ministre de l’Environnement, En Conseil de Gouvernement,

DECRETE :
Article premier : En application des dispositions de la Loi N° 96-025 du 30 septembre 1996 relative à
la gestion locale des ressources naturelles renouvelables, le présent Décret a pour objet de définir-la
Structure et les règles de fonctionnement des communautés de base susceptibles de se voir confier la
gestion des ressources naturelles renouvelables.

TITRE PREMIER : DISPOSITIONS GENERALES

Art. 2 : La communauté de base est un groupement volontaire d’individu unis par les mêmes intérêts
et obéissant à des règles de vie commune. Elle regroupe selon le cas les habitants d’un hameau, d’un
village ou d’un groupe de village. Elle est dotée de la personnalité morale.
La communauté de base, visée par le présent Décret, a pour objet la gestion locale des ressources
naturelles renouvelables selon la Loi n° 96-025 précitée.
Art. 3 : Le siège de la communauté de base est fixé au village, ou à l’un des villages ou hameaux de
résidence des membres de la communauté. Il peut être transféré dans d’autres zones du lieu
d’intervention après décision de l’Assemblée Générale.
Art. 4 : La communauté de base doit être déclarée par ses fondateurs auprès de la commune de
rattachement.
Cette déclaration d’existence doit être accompagnée par un exemplaire du procès-verbal du terroir de
la communauté de base et de son statut. Il en sera délivré récépissé.

XLII
Annexes

La déclaration d’existence est une condition de recevabilité de la demande de transfert de gestion


locale des ressources naturelles renouvelables.
Art. 5 : Peut être accepté comme membre tout habitant résidant dans les limites du terroir de la
communauté de base. Il doit s’engager à respecter les règles de fonctionnement de la communauté et à
exécuter les activités et les objectifs établis par la communauté de base.
La candidature pour devenir membre est soumise à l’Assemblée Générale, qui délibère dans les
conditions fixées par le statut.
La candidature doit être posée volontairement.
Art. 6 : Un membre peut démissionner de la communauté de base. Les responsabilités du membre
démissionnaire sont fixées par le statut et le règlement intérieur et/ou Dina.
Art. 7 : La communauté de base doit être dotée d’un organe délibérant et d’un organe exécutif, de
règles de fonctionnement et de gestion financière.

TITRE II : DES ORGANES DE LA COMMUNAUTE DE BASE

Art. 8 : Les organes de la communauté de base sont les suivants :


• L’Assemblée générale
• Une structure de gestion

CHAPITRE PREMIER - DE L’ASSEMBLEE GENERALE


Art. 9 : L’Assemblée Générale est l’organe délibérant de la communauté de base : elle a pour
fonction :
• D’adopter de la communauté de base ;
• D’élaborer et adopter le Règlement Intérieur et/ou Dina régissant la communauté de
base, conformément au modèle de règlement intérieur et/ou dina annexé au
présent Décret, avec l’aide éventuelle du médiateur environnement
• De fixer les objectifs à atteindre et le plan de travail annuel de la communauté de base ;
• D’élire les membres de la structure de gestion
•D’approuver les comptes de la communauté de base
• De décider de l’affectation des fonds au profit du développement communautaire.
Art. 10 : L’Assemblée Générale se réunit en session ordinaire au moins deux fois par an ou chaque
fois que les intérêts de la communauté l’exigent.
Une assemblée générale extraordinaire peut être convoquée à la demande de la structure de gestion ou
du tiers des membres de la communauté de base.
Le Président de la structure de gestion convoque l’Assemblée Générale selon les us et coutumes
locales.

XLIII
Annexes

Art. 11 : Les décisions de l’Assemblée Générale sont prises par consensus. A défaut de consensus,
elles sont prises à la majorité absolue des membres présents.
L’Assemblée Générale ne peut pas prendre de décision en l’absence de la moitié de ses membres. Si
ce quorum n’est pas atteint, une nouvelle convocation est lancée et la décision est prise à la majorité
des deux tiers des membres présents.

CHAPITRE II - DE LA STRUCTURE DE GESTION

Art. 12 : La structure de gestion est l’organe exécutif de la communauté de base. Il est composé d’un
Président, d’un Vice-président, d’un Trésorier et d’u Secrétaire élus par l’Assemblée Générale.
En cas d’absence du Président, la fonction de ce dernier est exercée par le Vice-président
Art. 13 : La structure de gestion prend toutes les mesures pour assurer l’exécution des objectifs fixés
par l’Assemblée Générale. Elle est chargée de l’organisation des activités de la communauté de base.
Art. 14 : Le Président de la structure de gestion représente la communauté de base auprès des
différentes instances administratives et des partenaires privés de la communauté.

TITRE III : DES REGLES DE FONCTIONNEMENT

Art. 15 : Les règles de fonctionnement de la communauté de base sont fixées par son statut, son
règlement intérieur et son dina.
Art. 16 : L’élaboration, l’adoption et la modification du statut relèvent de la compétence de
l’Assemblée Générale. Le statut adopté est déposé auprès du Maire de la commune de rattachement.
L’Assemblée Générale ne peut décider des modifications du statut de la communauté de base si le
Quorum des deux tiers des membres n’est pas atteint. A défaut de quorum, une seconde convocation
est lancée et la décision est prise à la majorité des deux tiers des membres présents.
Art. 17 : Le statut de la communauté de base indique notamment :
• Son objet ;
• Son assise territoriale ;
• Ses organes ;
• Son fonctionnement sur la base des dispositions du présent Décret.
Il comprend en annexe la liste de ses membres et celle de ses représentants élus.
Art. 18 : Le Règlement Intérieur et/ou Dina est établi, adopté et modifié par l’Assemblée Générale
selon les règles coutumières régissant la communauté de base et en vertu de l’article 49 de la Loi N°
96-025 précitée.
Le Règlement intérieur et / ou Dina ne peut comporter des mesures pouvant porter atteinte à l’intérêt
général et à l’ordre public
Ses dispositions doivent être conformes à la Constitution, à la législation et à la réglementation en
vigueur, ainsi qu’aux usages reconnus et non contestés dans la Commune de rattachement.
XLIV
Annexes

Le Règlement Intérieur et / ou Dina ne devient exécutoire qu’après visa du Maire de la commune de


rattachement, qui doit le délivrer dans un délai maximum de vingt (20) jours. Il fera l’objet d’un
affichage par le Maire de ladite Commune.
Un modèle indicatif de Règlement Intérieur et/ou Dina est annexé au présent Décret.
Art. 19 : Les sanctions des violations des règles de fonctionnement de la communauté de base sont
fixées par le Règlement Intérieur et/ou Dina.

TITRE IV : DE LA GESTION FINANCIERE

Art.20 : Les ressources financières de la communauté proviennent principalement :


• De la cotisation de ses membres ;
• Des aides matérielles et financières provenant d’autres organismes ;
• Des dons et legs ;
• Des produits de ses activités.
Art. 21 : La gestion financière de la communauté de base est régie par la tenue d'un cahier de recettes
et dépenses. Un commissaire aux comptes élu par l’Assemblée Générale procédera à chaque fin de
l’année budgétaire au contrôle des comtes financiers de la communauté de base.
Les comptes sont approuvés par l’Assemblée Générale.

TITRE V : DISPOSITIONS DIVERSES

Art. 22 : En cas de démission de la majorité absolue des membres de la communauté de base, une
procédure de réconciliation est engagée sous l’égide d’un médiateur environnemental et/ou du Maire
de la commune de rattachement. En cas d’échec de cette médiation, la dissolution de la communauté
de base est constatée par le Maire de la commune de rattachement.
Art.23 : La dissolution de la communauté de base peut aussi être décidée par l’Assemblée Générale
Une telle décision ne peut être prise, si le quorum des deux tiers des membres n’est pas atteint.
A défaut de quorum, une seconde convocation est lancée et la décision de dissolution est prise à la
majorité des deux tiers des membres présents.
Art. 24 : Dans les cas de dissolution prévus par les articles 22 et 23 du présent Décret, et si toutes les
dettes ont été apurées, tous les matériels et dons reçus par la communauté de base sont transférés à la
commune de rattachement qui les transmettra ensuite à d’autres communautés de base ayant des
activités similaires dans ladite Commune.
Art. 25 : Toutes les décisions prises lors des réunions doivent être rédigées par écrit et classées dans
un livre réservé à cet effet.
Art. 26 : Le Président ou l’un des membres de la structure de gestion se charge de toutes les
rédactions écrites.
Art. 27 : Des arrêtés pourront être pris en application du présent décret.
XLV
Annexes

Art. 28 : Le Vice-premier Ministre chargé du Budget et du Développement des Provinces Autonomes,


le Ministre de Eaux et Forêts, la Ministre de la Population, de la Condition Féminine et de l’Enfance,
le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le Ministre de la Pêche et des Ressources Halieutiques, le
Ministre de l’Intérieur, le Ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Ville, le Ministre de
l’Agriculture et le Ministre de l’Environnement sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de
l’exécution du Président Décret qui sera publié au Journal Officiel de la République de Madagascar.

Fait à Antananarivo, le 13 janvier 2000

B .Annexe au Décret n° 2000-027 du 13 janvier 2000


relatif aux Communautés de Base Chargées de la gestion locale
de ressources naturelles renouvelables

MODELE DE REGLEMENT INTERIEUR ET/ OU DINA


RECISSANT LES COMMUNAUTES DE BASE ET RELATIF A
LA GESTION LOCALE DES RESSOURCES NATURELLES RENOUVELABLES

Le présent Règlement Intérieur et / ou Dina est délibéré et adopté par les membres de la communauté
de base de ..........................de la Commune ..............................., Sous-Préfecture de .........................au
cours de leur Assemblée Générale en date du ...................................,
Présidée par M..............................................
Assisté par M .......................................Secrétaire
M.....................................
M.....................................

Article premier. Le présent Règlement Intérieur et / ou Dina a pour objet d’édicter des mesures en vue
de la gestion locale des ressources naturelles renouvelables dans la localité de ....................................
Commune ..........., Sous-Préfecture de ...................................; Province de .................................en
vertu du contrat de transfert de gestion
entre....................................
A cet effet, les membres de la communauté de base sus-mentionnées s’engagent à :
• Gérer selon le plan d’aménagement les ressources naturelles renouvelables ;
• Respecter les lois et règlements de la République ainsi que les us et coutumes qui ne sont pas
contraires à la protection de l’environnement ;
• Respecter les règles de fonctionnement régissant la communauté de base.

XLVI
Annexes

Art. 2 : Le Règlement Intérieur et/ou Dina a force de loi entre les membres de la communauté de
base. La communauté de base peut faire appel à l’administration pour faire respecter les dispositions
du présent Règlement Intérieur et/ou Dina.
Art. 3 : En application de l’article 13 du Décret n° 2000-027 du 13 janvier 2000 relatif aux
communautés de vase chargées de la gestion locale des ressources naturelles renouvelables, la mise
inapplication du Règlement Intérieur et/ou Dina est assurée par la structure de gestion.
Art. 4 : Tous les membres de la communauté de base doivent participer à l’exécution des tâches fixées
par le plan de travail annuel adopté par l’Assemblée Générale.
Art. 5 : Tout membre de la communauté de base bénéfice d’une priorité pour l’exécution des travaux
décidés par l ’Assemblée Générale.
Art. 6 : En application de l’article 53 de la Loi n° 96-025 relatif à la gestion locale des ressources
naturelles renouvelables, tout membre de la communauté de base qui ne se sera pas conformé aux
dispositions du Règlement Intérieur et/ou Dina est passible des « vonodina » qui y sont prévus, sans
préjudice des réparations pécuniaires qui peuvent être stipulées dans ledit Règlement Intérieur et/ou
Dina au profit de la communauté de base et de toute poursuite pénale, en cas d’infraction à la
législation et à la réglementation en vigueur.
Tout membre de la communauté de base qui ne se sera pas conformé aux dispositions du statut et du
règlement intérieur est également passible de « vonodina ».
Le « vonodina » consiste en des réparations pécuniaires,en une remise en état des dégâts causés ou en
t’exécution par équivalent d’accord parties au profit de la communauté de base.

XLVII
Annexes

ANNEXE2-F: Décret N° 2000-028 du 13 janvier 2000 relatif aux médiateurs environnementaux

LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT


- Vu la Constitution,
- Vu la Loi n° 90-033 du 21 Décembre 1990 portant Charte de l’Environnement et ses
modificatifs,
- Vu la Loi n° 96-025 du 10 Septembre 1996 relative à la gestion locale des ressources
naturelles renouvelables,
- Vu le Décret n° 95-607 du 10 Septembre 1990 portant création et organisation de l’Office
National pour l’Environnement et ses modificatifs,
- Vu le Décret n° 2000-027 du 13 Janvier 2000 relatif aux communautés de base chargé de la
gestion locale des ressources naturelles renouvelables,
- Vu le Décret n° 98-522 du 23 Juillet 1998 portant nomination du Premier Ministre, Chef du
Gouvernement,
- Vu le Décret n° 98-530 du 31 Juillet 1998 portant nomination des membres du
Gouvernement,
- Vu le Décret n° 98-962 du 18 Novembre 1998 fixant les attributions du Ministre de
l’Environnement ainsi que l’organisation générale de son Ministère,
Sur proposition du Ministre de l’Environnement,
En Conseil du Gouvernement,

DECRETE :

Article premier : En application des dispositions de la Loi n° 96-025 du 30 septembre 1996 relative à
la gestion locale des ressources naturelles renouvelables, le présent Décret a pour objet de définir les
conditions requises pour l’agrément des médiateurs, les modalités de la procédure de médiation
environnementale et les causes de cessation de mission des médiateurs environnementaux.

CHAPITRE PREMIER - DISPOSITIONS GENERALES

Art. 2 : Dans le cadre de la procédure de transfert de gestion des ressources naturelles renouvelables
au profit des communautés de base, la médiation environnementale a pour but de faciliter les
discussions et les négociations entre les différents partenaires impliqués dans la gestion locale de ces
ressources, en contribuant, par l’établissement d’un courant d’information entre les parties, à
rapprocher les points de vue et objectifs en présence et à faciliter ainsi l’émergence d’une vision
commune et d’une stratégie commune de la gestion à long terme de ces ressources et la définition
consensuelle des procédures permettant leur gestion effective.

XLVIII
Annexes

Art. 3 : La médiation environnementale est assurée par des médiateurs environnementaux agréés dans
les conditions prévues aux articles 10 à 16 du présent Décret, et dûment investis de leur mission par
les parties en cause.
Art. 4 : Conformément aux articles 25 et 26 de la Loi n° 96-025 précitée , la désignation du médiateur
environnemental relève de la diligence et de l’appréciation consensuelle des parties.
Toutes, ne peuvent être désignés médiateurs par les parties, les personnes relevant de la
juridiction de la commune du lieu de localisation des ressources et les médiateurs ayant la qualité de
fonctionnaires ou d’employés des collectivités territoriales concernées par les demandes relevant de
leur circonscription.
Art. 5 : Tout médiateur qui a connu de l’affaire en tant que conseil d’une des parties en vertu des
articles 21 à 23 de la Loi précitée doit, s’il est désigné, en informer les parties. Il ne peut accepter sa
mission qu’avec l’accord des parties.
Art. 6 : Un arrêté du Maire de la commune de rattachement de la (ou des) communauté(s) de base
concernée(s) constante la désignation et l’acceptation du médiateur désigné.
Cet arrêté est pris conjointement par les Maires des communes concernées en cas de demande
formulée pour des ressources réparties et/ou indivisibles entre deux (2) ou plusieurs communes.
Art. 7 : L’investiture doit être acceptée par le médiateur désigné. Cette acceptation doit être
mentionnée expressément dans le contrat de médiation régissant les rapports des parties et conçu entre
le médiateur et la ou les parties ayant procédé à sa désignation.
Art. 8 : Sans préjudice de toutes clauses que les parties peuvent librement convenir pour réger leurs
relations, le contrat de médiation qui porte la date de sa condition doit notamment indiquer le nom des
parties, l’objet de la mission confiée au médiateur, le délai de médiation et ses possibilités de
prorogation, les honoraires du médiateur et les modalités contractuelles de paiement.
Le contrat-type de médiation est annexé au présent Décret.
Art. 9 : Les parties peuvent au titre des clauses contractuelles convenir d’un remplaçant en cas de
défaillance du médiateur désigné. Dans ce cas, le remplaçant pressenti doit avoir acquiescé à la
mission et figurer en tant que partie dans le contrat de médiation.
En cas de silence du contrat sur le remplaçant éventuel, la désignation du nouveau médiateur doit
obtenir l’accord des parties et faire l’objet d’un nouveau contrat.

CHAPITRE II : DE L’AGREMENT DES MEDIATEURS ENVIRONNEMENTAUX

Art. 10 : Peuvent être désignés médiateurs environnementaux les personnes de l’un ou de l’autre sexe
figurant sur la liste nationale des médiateurs environnementaux.
Figurent sur cette liste les candidats ayant suivi une formation en médiation environnementale et ayant
reçu l’agrément du Comité d’agrément des médiateurs environnementaux.
La liste nationale des médiateurs environnementaux agréés, avec indication de leur domicile ou de leur
résidence habituelle, est arrêté par le ministère chargé de l’Environnement. Cette liste ainsi que les
XLIX
Annexes

modificatifs éventuels sont publiés au Journal Officiel de la République de Madagascar et affichés au


bureau des communes aux endroits habituels des panneaux administratifs.
Art. 11 : Le Comité d’agrément des médiateurs environnementaux est composé de :
• Un représentant du ministère chargé de l’Environnement ;
• Un représentant du ministère chargé du Foncier ;
• Un représentant du ministère chargé des Eaux et Forêts ;
• Un représentant du ministère chargé de la Pêche ;
• Un représentant du ministère chargé de l’Elévage ;
• Un représentant du ministère chargé de l’Agriculture ;
• Un représentant du ministère chargé des Provinces autonomes.
A titre consultatif, le Comité peut faire appel à des personnalités extérieures désignées en fonction de
leurs compétences.
Art. 12 : Le Comité d’agrément des médiateurs environnementaux est présidé par le représentant du
ministère chargé de l’Environnement. L’Office National pour l’Environnement (ONE) en assure le
secrétariat. Le Comité établit ses propres règles de procédure et de fonctionnement.
Art. 13 : Tout candidat aux fonctions de médiateur environnemental doit :
• Être de nationalité malgache
• Être âgé de 30 ans au moins à la date du dépôt de candidature ;
• Être titulaire au moins du baccalauréat de l’enseignement secondaire ou d’un diplôme
équivalent et avor une expérience dans le domaine de l’animation rurale ou de l’environnement ;
• Jouir de ses droits civiques ;
• N’avoir subi aucune condamnation à l’emprisonnement pou crime ou délit ;
• Jouir d’une bonne moralité attestée par un certificat de moralité délivré par le Maire de la
commune du domicile ou de la résidence habituelle.
Art. 14 : L’appel de candidatures est lancé par l’ONE par voie de presse et affichage au niveau des
communes et partout où besoin. L’appel indique les conditions de candidature, ainsi que la date limite
et le lieu de dépôt des candidatures.
Art. 15 : Les candidatures recueillies dans les délais prescrits sont, à la diligence de l’ONE, soumises
à l’examen d’une Commission d’évaluation au niveau des circonscriptions régionales. Cette
Commission est composé de :
• un représentant de l’autorité déconcentrée de l’Etat, qui en assure la présidence ;
• un représentant du Ministère chargé de l’Environnement ;
• un représentant du Programme d’Action Environnemental, désigné par l’ONE, qui en assure
le secrétariat ;
• un représentant de la Province autonome concernée ;
• un représentant régional du ministère chargé des Eaux et Forêts ;
• un représentant régional du ministère chargé de la Pêche ;
L
Annexes

• un représentant régional du ministère chargé du Foncier ;


• un représentant du ministère chargé de l’Elevage ;
• un représentant du ministère chargé de l’Agriculture.
Cette Commission établit la liste des candidats à formation des médiateurs environnementaux.
Art. 16 : Les candidats, convoqués à la diligence de l’ONE, sont soumis à un test de capacité et de
motivation, aux jour et date indiqués dans la convocation.
Les candidats ayant réussi ce test sont autorisés à suivre une formation auprès du (ou des) centre(s) de
formation des médiateurs environnementaux agréés par le Ministère chargé de l’Environnement, sur
proposition de l’ONE.

CHAPITRE III :
DES MODALITES DE LA PROCEDURE DE LA MEDIATION ENVIRONNEMENTALE

Art. 17 : A moins qu’il n’y soit mi-fin avant terme dans les cas prévus aux articles 28 à 36 du présent
Décret, la mission du médiateur commence à partir de la conclusion du contrat de médiation et se
termine au moment de l’accomplissement de la mission prévue dans le contrat.
Art. 18 : Dans les limites prévues par la Loi n° 96-025 relative à la gestion locale des ressources
naturelles renouvelables, le médiateur se trouve investi dès la conclusion du contrat de médiation de
tous les pouvoirs nécessaires pour mener à bonne fin sa mission.
Il doit notamment veiller à ce que tout le dossier de médiation lui soit transmis dans les meilleurs
délais et faire le nécessaire pour que les négociations puissent se dérouler au moment prévu en la
présence de toutes les parties. A cet effet, il s’assurer de la disponibilité de toutes les parties
concernées pendant toute la durée des négociations et communiquer suffisamment à temps, à l’autorité
chargé de la convocation, le calendrier des opérations convenu avec les parties.
Art. 19 : Le médiateur doit assurer personnellement la mission qui lui est confiée. Il ne peut se faire
suppléer par un tiers.
Ces dispositions ne font pas obstacles à la possibilité pour le médiateur de faire appel à toutes les
compétences qu’il estime nécessaires et notamment recourir au service d’un ou plusieurs experts
chargés de lui faire un rapport écrit sur des points précis qu’il déterminera. Les parties sont notifiées
d’une copie du mandat de l’expert et du rapport ainsi établi.
Art. 20 : Les parties sont conchiées à participer aux négociations par lettre du représentant de l’Etat
auprès de la (ou des) commune(s) de rattachement de la (ou des) communauté de base concernée(s).
Cette lettre valant convocation rappelle le calendrier des opérations et invite les parties à procéder à la
désignation de leurs représentants aux négociations.
Art. 21: Sauf si les services du médiateur environnemental sont sollicités par une seule partie aux fins
de l’assister dans l’élaboration de tout axe préparatoire à la demande ou à la décision d’agrément ou
subséquent à la conclusion du contrat de gestion, sont parties dans la procédure de négociations :
• La (ou les) communauté(s) de base demanderesse(s)
LI
Annexes

• La collectivité territoriale ou le (ou les) ministère(s) gestionnaire(s), si les ressources


appartiennent à l’Etat ;
• La (ou les) commune(s) sur le territoire de laquelle (desquelles) se trouvent les ressources
objet de la demande.
Ces collectivités cumulent les deux qualités si elles sont en même temps propriétaires des ressources.
Art. 22 : Les parties désignent pour participer aux négociations des représentants qui doivent avoir
l’autorité nécessaire et le pouvoir de négocier en leur nom.
Elles peuvent inclure dans leur délégation toute personne ou tout organisme ou groupement de leur
choix pour assister dans les négociations patrimoniales sans que le nombre total des représentants par
entité puisse dépasser cinq(5) personnes.
Art. 23 : La (ou les) communauté(s) de base est (sont) représentée(s) par le(s) Président(s) et les
membres de sa (leur) structure de gestion.
Les représentants des collectivités territoriales concernées sont désignés selon les règles particulières
qui les régissent.
L’état, s’il est propriétaire des ressources, est représenté par les responsables des services techniques
centraux et /ou locaux matériellement compétents.
Art. 24 : Les discutions et négociations ont lieu directement entre les parties concernées sous l’égide
ou médiateur qui n’aura qu’un rôle de facilitateur et de conseiller neutre.
Le médiateur peut donner un avis obligatoire si les parties le demandent, mais il ne peut ni peut ni
imposer une solution aux parties ni prendre ni fait et cause pour l’une des parties.
Art. 25 : Les résultats des négociations patrimoniales sont; à la diligence du médiateur
environnemental, confiés aux parties par le représentant de l’état auprès de la (ou des) commune(s) de
rattachement.
Ils sont intégrés au titre des conditions de transfert, dans le contrat de gestion qui sera conclu avec
l’attributive.
Conformément à l’article 16 de la Loi n° 96-025 relative à la gestion locale des ressources naturelles
renouvelables, l’agrément est délivré par l’autorité compétente après acceptation et signature par les
parties concernantes dudit contrat lequel fera corps avec la décision d’agrément.

CHAPITRE IV : DES CAUSES DE CESSATION DE MISSION

Art. 26 : La procédure de médiateur environnementale peut cesser avant terme pour l’une des causes
prévues à l’article 29 ci-après.
Art. 27 : Sans préjudice de toute action judiciaire que toute partie estime devoir intenter devant la
juridiction compétente pour inexécution ou mauvaise exécution de ses obligations par le médiateur
désigné ou de toute action disciplinaire pouvant être intentée contre le médiateur devant le Conseil de
Discipline pour manquement aux règles de déontologie prévues par la Loi n° 96-025 susvisée, la
survenance de l’une des causes visées à l’article 29 ci-dessous, dûment constatée par l’autorité ayant
LII
Annexes

procédé à la constatation de la désignation; entraîne immédiatement cessation de la mission du


médiateur.
Sauf cas de révocation, la procédure se trouve suspendue jusqu’à la désignation d’un nouveau
médiateur.
Art. 28 : L’arrêté rapportant la désignation est notifiée aux parties. Il constate, sans indiquer les
motifs, la cause de cessation de mission et invite les parties à procéder à la nomination d’un nouveau
médiateur, selon les modalités prévues aux articles 4 à 9 du présent Décret.
Art. 29 : Sous réserve des conventions particulières des parties, la procédure de médiation
environnementale prend fin par le décès ou l’empêchement du médiateur, la démission ou le
renoncement du médiateur à sa mission, la récusation ou désistement des parties.
Art. 30 : Le décès du médiateur, en cours de procédure, entraîne cessation de la mission. Dès la
survenance du fait, toute partie intéressée doit en informer l’autorité ayant procédé à la constatation de
la désignation.
Sauf désistement ou convention contraire des parties, il est pourvu à son remplacement dans les
conditions prévues aux articles 28 du présent Décret.
Art. 31 : En cas d’empêchement du médiateur survenu au cours de la procédure, pour cause soit de
maladie ou d’infirmités incompatibles avec les exigences et les sujétions inhérentes à sa mission, soit
par suite de ta perte du plein exercice de ses droits civiques, soit par suite de sa condamnation à une
peine d’emprisonnement pour crime ou délit, le médiateur en cause doit, dès la survenance de ces
événements en informer les parties et l’autorité ayant procédé à la constatation de la désignation.
En cas de carence du médiateur, les parties peuvent, à tout moment de la connaissance des faits,
demander sa récusation.
Art. 32 : Le médiateur qui démissionne ou renonce à l’accomplissement de sa mission; doit également
en informer les parties et l’autorité ayant procédé à la constatation de sa désignation, sous peine d’être
reproché d’abstention.
Art. 33 : L’abstention consiste en l’inaction ou en l’absence d’initiative du médiateur pour accomplir
les actes ou opérations relevant de sa mission.
Le caractère fallacieux des motifs allégués pour justifier l’abstention équivaut à l’abstention pure et
simple. Sans préjudice de toute peine disciplinaire pouvant être encore en raison de ce manquement,
l’abstention constitue une cause de récusation.
Art. 34 : Hormis les cas prévus aux articles 31 à 33 ci-dessus, la récusation du médiateur peut toujours
être demandée par les parties, en cas de doute sur l’impartialité et l’indépendance du médiateur.
La récusation, notifiée à la diligence de la partie intéressée au médiateur et à l’autorité ayant procédé à
la constatation de la désignation prend effet dès sa constatation par la dite autorité.
Art. 35 : Tombent notamment sous le coup de l’article 34 ci-dessus :
• le médiateur qui se trouve dans l’un des cas d’incompatibilité visés à l’article 4 du présent
Décret ou qui a connu de l’affaire en tant que conseil d’une partie mais qui n’en a pas
informé les parties.
LIII
Annexes

• le médiateur qui s’est départi de son obligation de neutralité prévue aux articles 30 de la
Loi n°96-025 sus-visée et 24 du présent Décret.
Art. 36 : La renonciation des parties à poursuivre la procédure de médiation environnementale
interrompt la procédure et entraîne la rénovation du mandat du médiateur désigné.
La renonciation est acquise dès qu’une seule des parties impliquées dans la procédure se désiste de la
procédure de négociation.
Elle peut être expresse ou se déduire de l’attitude de la partie qui y entend renoncer. L’absence sans
motifs des parties aux négociations constitue notamment une cause de renonciation implicite.
Les parties sont libres de revenir sur la révocation et de convenir soit d’un nouveau contrat qui investit
le même médiateur ou d’autres médiateurs de la même mission ou d’autres missions, soit de continuer
avec le même médiateur les opérations interrompues par l’effet de la révocation.
La continuation est subordonnée à l’accord du médiateur pour mener à bien la mission qui lui est
confiée.
Art. 37 : Dans les cas de décès ou de démission du médiateur, il a procédé par les soins du ministère
chargé de l’Environnement à la radiation du médiateur en cause de la liste nationale des médiateurs
environnementaux. La radiation peut être opérée à partir de la notification aux parties de l’arrêté
constatant la cause de cessation de mission.
Si la radiation résulte du retrait d’agrément prononcé à titre disciplinaire par le Conseil de Discipline,
elle ne peut être effectuée par le ministère chargé de l’Environnement que sur certificat du greffier de
la juridiction administrative compétente attestant le caractère définitif de la décision intervenue.
Dans tous les cas, la radiation est publiée dans le Journal Officiel de la République de Madagascar et
affichée au bureau des communes aux endroits habituels des placards administratifs. Ces publications
ni comporteront aucune indication des motifs de la radiation.
Art. 38 : Conformément aux dispositions de l’article 36 de la Loi n° 96-025 relative à la gestion locale
des ressources naturelles renouvelables; le Comité d’agrément des médiateurs environnementaux est
érigé en Conseil de Discipline pour connaître de tout manquement du médiateur aux obligations
attachées à sa fonction.
Art.39 : Un règlement intérieur définit les règles de procédure et de fonctionnement du Conseil de
Discipline.
Ce règlement doit être conforme aux lois et règlements en vigueur. Il doit notamment assurer l’égalité
de traitement des parties et la contradiction des débats, et permettre aux intéressés de faire valoir en
temps utile leurs moyens de défense.
Avant toute mise en application; il doit être visé par le Ministère de la Justice et publié après visa au
Journal de la République de Madagascar.

CHAPITRE V
DISPOSITIONS TRANSITOIRES

LIV
Annexes

Art. 40 : A titre transitoire et en attendant qu’il ait procédé au recrutement d’un nombre suffisant de
médiateurs environnementaux pour couvrir tout le territoire national, l’Office National pour
l’Environnement est autorisé :
à repérer les candidats médiateurs et les communautés de base expérimentaux dans le cadre
de la formation-recherche-action ;
à préparer et à mettre en oeuvre le système de formation continue des médiateurs et à
désigner les formateurs des futurs médiateurs ;
à encadrer les premières opérations de médiation ;
à mettre en place le système de suivi et d’évaluation.
Le nombre de médiateurs environnementaux requis en vertu du présent article est d’au moins deux (2)
médiateurs établis dans chaque région.

CHAPITRE VI

DISPOSITIONS FINALES

Art. 41. : Des arrêtés seront pris en tant que de besoin pour l’application du présent Décret.
Art.42: Le vice-Premier Ministre chargé du Budget et du Développement des Provinces Autonomes,
le Ministre de l’Environnement, le Ministre de Eaux et Forêts, le Ministre de la Justice, Garde des
Sceaux, le Ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Ville, le Ministre de l’Agriculture, le
Ministre de la Pêche et des Ressources Halieutiques, le Ministre de l’Elevage et le Ministre de
l’Intérieur sont chargées, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du Présent Décret qui sera
publié au journal Officiel de la République de Madagascar.

Antananarivo, le 13 Janvier 2000

Le Premier Ministre et Chef du Gouvernement

LV
Annexes

ANNEXE G: Décret N° 2001 – 1123 relatif aux modalités de gestion des Fonds Forestiers,
National, Provincial et Régional.

LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT,

− Vu la Constitution,
− Vu la loi organique n° 2000-16 du 29 août 2000 déterminant le cadre de la gestion des propres
affaires des provinces autonomes.
− Vu la loi modifiée n°63- 015 du 15 juillet 1963 portant dispositions générales sur les finances
publiques.
− Vu la loi n° 90-033 du 21 décembre 1990 portant Charte de l’Environnement.
− Vu la loi n° 97-017 du 08 août 1997 portant révision de la législation forestière.
− Vu le décret modifié n° 68-080 du 13 février 1968 portant règlement général sur la comptabilité
publique.
− Vu le décret n° 97-281 du 07 avril 1997 fixant les attributions du Ministre des Eaux et Forêts ainsi
que l’organisation générale de son Ministre, ensemble ses modificatifs?
− Vu le décret n° 97-1200 du 02 octobre 1997 portant adoption de la politique forestière
MALAGASY.
− Vu le décret n° 98-522 du 23 juillet 1998 portant nomination du Premier ministre, Chef du
gouvernement.
− Vu le décret n° 98-530 du 30 juillet 1998 portant nomination des Membres du Gouvernement.
− Vu le décret n° 98-781 du 16 septembre 1998 fixant les conditions générales d’application de la loi
n° 97-017 susvisée.
− Vu le décret n° 98-782 du 16 septembre 1998 relatif au régime de l’exploitation forestière
− Vu le décret n° 200-355 du 06 juin 2000 fixant les modalités de gestion des comptes de commerce
désignés «AFARB» au niveau régional et central
− Vu le Décret n°2000-383 du 07 juin 2000 relatif au reboisement
− Vu le Décret n° 2001/475 du 12 juin 2001 fixant les modalités de Gestion des Fonds Forestières
Sur proposition du Ministre chargé des Eaux et Forêts,
En Conseil du Gouvernement,

DECRETE :

Article premier : Le présent décret fixe les modalités de gestion des Fonds Forestiers en application
de l’article 52 de la loi n°97-017 portant révision de la législation forestière et conformément à
l’article 38 du décret n° 98-781 du 16 septembre 1998 fixant les conditions générales d’application de
ladite loi, ci-après désignée «la loi forestière».
TITRE PREMIER-DISPOSITIONS COMMUNES
LVI
Annexes

CHAPITRE PREMIER : GENERALITES

Article 2 : Les Fonds Forestiers ont pour objet de recevoir, d’administrer et de gérer les recettes
forestières destinées au financement et à l’appui des activités liées à la préservation du patrimoine
forestier, à la conservation des eaux et des sois , à la gestion des ressources forestières, de la faune, de
la flore, et au reboisement telles que définies dans les Plans Directeurs Forestiers.
A cet effet, ils peuvent supporter les dépenses afférentes au financement des appuis techniques,
organisationnels, et logistiques se rapportant à ces activités
Article 3 : Conformément aux dispositions de l’article 38 du décret n°98-781 susmentionné, les Fonds
Forestiers sont constitués par :
- Un Fonds Forestier National (FFN) rattaché à l’échelon central au Ministère chargé des Eaux
et Forêts,
- Un Fonds Forestier Provincial (FFP) rattaché à l’échelon central au Ministère chargé des
Eaux et Forêts,
- Un Fonds Forestier Régional (FFR) rattaché à chaque Circonscription des Eaux et Forêts en
ce que concerne chaque région.
Les modalités d’organisation et de gestion desdits Fonds seront fixées par arrêté du Ministre chargé
des Eaux et Forêts.

CHAPITRE II : DES ORGANES DES FONDS FORESTIERS

Article 4 : Chaque Fonds Forestier comporte ;


- Un organe délibérant, dénommé «Conseil de Gestion»
- Un organe exécutif, dénommé «Unité d’Exécution»
Article 5 : Conformément aux dispositions de l’article 52 de la loi forestière, chaque Conseil de
Gestion est composé de représentants :
- De l’état
- Des Collectivités territoriales décentralisées
- Des Organisations Non Gouvernementales œuvrant pour la protection des ressources
forestières, de la faune et de la flore ou de l’environnement
- Des Opérateurs économiques du secteur forestier.
Les modes de désignation des membres des Conseils de Gestion des Fonds Forestiers seront fixés par
arrêté du Ministre chargé des Eaux et Forêts
Article 6 : Les membres des Conseils de Gestion sont nommés pour un mandat de deux (2) ans
renouvelables une fois

LVII
Annexes

Article 7 : Un Conseil de gestion en tant qu’organe délibérant est investi de tous les pouvoirs
délibératifs nécessaires à la bonne gestion du Fond Forestier. Il adopte notamment le programme de
travail annuel (PTA) et le budget du Fonds Forestier considéré.
En outre, il procède au suivi et au contrôle de leur exécution, examine et approuve les rapports
d’activités et les états financiers établis par l’Unité d’Exécution.
Article 8 : l’Unité d’Exécution de chaque Fond Forestier est l’organe d’exécution des délibérations ou
décisions de son Conseil de Gestion et rend compte de ses activités audit Conseil.
Le Responsable de l’Unité d’Exécution est notamment chargé de l’élaboration du Programme du
Travail Annuel (PTA) et du Projet du Budget du Fonds Forestier.
Le Service Financier de l’Administration Forestière à chaque niveau d’instauration du Fonds Forestier
assiste le Responsable de l’Unité d’Exécution à la mise en œuvre du programme d’activités adopté et
des décisions prises par le Conseil de Gestion correspondant.
Article 9 : La structure organisationnelle et le mode de gestion de désignation du responsable de
chaque Unité d’Exécution varient selon la catégorie de Fonds Forestier.
Un arrêté du Ministre chargé des Eaux et Forêts fixera la composition et le fonctionnement de chaque
Unité.

CHAPITRE III : DE L’ORGANISATION FINANCIERE ET COMPTABLE


DES FONDS FORESTIERS

Article 10 : Les ressources des Fonds Forestiers sont constituées par les recettes forestières ci-après :
- Recettes et droits concernant les produits forestiers, notamment en matière d’exploitation forestière
- Recettes d’exportation
- Produits de transactions et ventes des produits saisis
- Dommages-intérêts, amendes et autres condamnations pécuniaires sur les infractions commises en
matières forestières, de chasse et de protection de la nature
- Droits de délivrance des autorisations administratives, notamment les permis de chasse ou de
cueillette
- Recettes et droits sur toutes opérations de mise à disposition de terrains du domaine forestier ou de
biens gérés par l’administration Forestière
- Transfert de la totalité des recettes provenant des comptes de commerce désignés AFARB,
- Produits de location d’engins et des équipements gérés par l’administration forestière
- Droits de visite et de tournage de film concernant les sites et les périmètres forestiers, touristiques ou
spéciaux.
D’autres recettes peuvent alimenter les Fonds Forestiers, notamment :
- Les dotations de l’état ou des Provinces autonomes
- Les dons et legs au profit desdits Fonds
- Les souscriptions nationales ou régionales
LVIII
Annexes

- Les produits financiers


Article 11 : Les dépenses des Fonds Forestiers sont composées :
- Des dépenses d’investissement tendant à la promotion et à la sauvegarde des écosystèmes forestiers
et au financement de projets contribuant à la pérennité des activités citées à l’article 2 ci-dessus,
notamment celles liées au reboisement,
• Ayant une envergure nationale pour le Fonds Forestier National,
• D’intérêt provincial pour le Fonds Forestier Provincial,
• D’intérêt régional pour le Fonds Forestier Régional.
- Des dépenses de fonctionnement administratif liées aux dits investissements, aux activités de
contrôle, d’appui et d’encadrement, et au renforcement de la capacité des agents de l’Administration
Forestière via des motivations, notamment les primes de rendement.
La nature et les modalités d’octroi de ces motivations au niveau de chaque fonds seront fixées par
arrêté du Ministre chargé des Eaux et Forêts.
- Des aides ou subventions allouées aux reboiseurs prévues par le décret n° 2000-383 du 07 juin 2000
sur le reboisement.
Les dépenses des Fonds Forestiers ne peuvent s’effectuer qu’en exécution de leur programme de
travail annuel (PTA), de leur budget ainsi que des délibérations des Conseils de Gestion respectifs.
Elles sont payées sur les comptes bancaires correspondants.
Article 12 : Chaque recette forestière est répartie entre les Fonds Forestiers selon les modalités ci-
après :
- Au profit du FFN : 15% de ladite recette, dont 5% pour le fonds de péréquation et pour les
motivations des cadres forestiers et administratifs des DIREFs et Centraux
- Au profit du FFP concerné : 15% de ladite recette, dont 5% pour le fonds de péréquation et
pour les motivations des cadres forestiers et administratifs des CIREFs et CEFs
- Au profit des FFR : 70% de ladite recette.
Article 13 : Les fonds de péréquation sont destinés à être redistribués aux services déconcentrés les
plus démunis conformément à un système de répartition défini par l’Unité d’Exécution respectivement
au niveau Central et au niveau des Directions Inter-régionales des Eaux et Forêts et approuvé par le
Conseil de Gestion concerné.
Article 14 : L’exercice comptable des Fonds Forestiers commence le Premier Janvier et se termine le
31 Décembre
Chaque Fonds Forestiers dispose d’un budget dont l’adoption doit intervenir avant le commencement
de l’exercice considéré.
Les frais de fonctionnement administratif ne doivent pas dépasser 20% du budget annuel de chaque
Fonds Forestier
Article 15 : Les Conseils de Gestion des Fonds Forestiers Régionaux (FFR) ou des Fonds Forestiers
Provinciaux (FFP) doivent transmettre respectivement à leur FFP de rattachement ou au FFN selon le
cas, leur programme de travail et leur budget approuvés, à titre de compte-rendu.
LIX
Annexes

Article 16 : Conformément aux dispositions de l’article 52 de la loi forestière, les Fonds Forestiers
sont soumis aux règles de gestion privatisée.
A cet effet, un compte bancaire est ouvert au nom de chaque Fonds Forestier, il est géré par le
Responsable Exécutif du Fonds considéré.
Selon l’article 37 du décret N° 98-781 du 16 septembre 1998, les recettes forestières transitent dans les
caisses de l’Etat avant leur reversement aux Fonds Forestiers.
Article 17 : Les recettes forestières sont recouvrées au niveau des Circonscriptions des Eaux et Forêts,
par les régisseurs de recettes selon les règles de procédure qui leur sont propres.
Les recettes ainsi recouvrées sont versées aux comptables du Trésor de rattachement des Fonds
Forestiers Régionaux concernés lesquels les reversent aux comptes bancaires des Fonds Forestiers
bénéficiaires conformément aux dispositions de l’article 16 ci-dessus et aux modes de répartition fixés
à l’article 12 ci-dessus.
Article 18 : Les dépenses des Fonds Forestiers ne peuvent s’effectuer qu’en exécution de leur
programme de travail annuel et de leur budget ainsi que des délibérations des Conseils de Gestion
respectifs.
Les chèques émis à cet effet sont signés par le Responsable Exécutif du fonds Forestier considéré.
Article 19 : Chaque Unité d’Exécution établit périodiquement des états de recettes et de dépenses
ainsi qu’un inventaire des biens du Fonds Forestier concerné.
Après approbation par conseil de Gestion, lesdits états sont transmis, à titre de compte-rendu, au FFP
de rattachement pour chaque FFR et au FFN pour chaque FFP.
Article 20 : Indépendamment du contrôle interne de la gestion des Fonds, les comptes de chaque
Fonds Forestier font annuellement l’objet d’un audit financier par un candidat indépendant. Ils sont
soumis à l’approbation du Conseils de Gestion au vu du rapport d’audit è y afférent.
Article 21 : Après approbation, les comptes des FFR sont transmis, à titre de compte-rendu, au FFP de
rattachement pour chaque FFR au FFN , auxquels est joint un exemplaire du rapport d’audit.
l’Unité d’Exécution du FFN en établit une synthèse laquelle es adressée au Ministre chargé des Eaux
et Forêts après approbation du Conseil de Gestion et accompagné d’une synthèse des rapports
d’activités des différents Fonds Forestiers.
Article 22 : Indépendamment de l’audit financier prévu à l’article 20 ci-dessus, la gestion des Fonds
Forestiers peut faire l’objet d’une vérification par l’Inspection Générale de l’Etat ou par des
responsables du Ministre chargé des Eaux et Forêts selon les règles qui leur sont propres.
Article 23 : Toute irrégularité constatée dans la gestion des Fonds Forestiers sera poursuivie
conformément aux lois et règlements en vigueur.

TITRE II - DISPOSITIONS DIVERSES ET TRANSITOIRES

Article 24 : Les frais de transport des membres des Conseils de Gestion à l’occasion des réunions de
ces derniers sont supportés par les Fonds Forestiers respectifs. Ils perçoivent en outre une indemnité
LX
Annexes

journalière de déplacement pendant la durée desdites réunions. Les taux de cette indemnité est fixé par
le Conseil de Gestion du Fonds Forestier.
Article 25 : Le présent décret abroge celui portant le n°2001-475 en date du 12 juin 2001 fixant les
modalités de gestion des comptes de commerce AFARB
Toutefois, à titres transitoires, les comptes de commerce «Action en faveur de l’Arbre» (AFARB)
créés par le Décret n°2000-355 du 24 mai 2000 sont maintenus pour permettre d’effectuer les
opérations de transfert intégral des recettes AFARB dans les fonds forestiers :
- transfert des recettes des comptes de commerce N° 3 02 45 0 110 1 et N° 3 02 45 02201 au niveau
Central, dans le FFN
- transfert des comptes AFARB au niveau des Directions Inter-régionales des Eaux et Forêts, dans les
FFP correspondants.
Le décret N° 2000-355 du 24 mai 2000 fixant les modalités de gestions de comptes AFARB sera
abrogé, une fois que les fonds forestiers sont effectivement mis en place.
Article 26 : Le Vice-Premier ministre chargé du Budget et du Développement des Provinces
Autonomes, les Ministre chargé des Finances et de l’Economie, le Ministre chargé des Eaux et Forêts,
le Ministre chargé de l’Aménagement du Territoire et de la Ville, le Ministre chargé de l’Agriculture
sont chargés chacun en ce qui le concerne de l’exécution du présent décret qui sera publié au journal
officiel de la République.

Fait à Antananarivo, le 28 Décembre 2001

LXI
Annexes

ANNEXE 2-H : Décret N° 2001 - 068 fixant les modalités de vente des produits forestières saisis
ou confisqués

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Vu la Constitution ;
Vu la loi n° 97017 du 08 août 1997 portant révision de la législation forestière :
Vu l’ordonnance n° 60128 du 03 octobre 1960 fixant la procédure applicable à la répression des
infractions à la législation forestière, de la chasse, de la pêche et de la protection de la nature;
Vu l’ordonnance n° 75014 du 16 août 1975 portant ratification de la Convention Internationale sur le
Commerce International des Espèces de Faunes et de Flores sauvages menacées d’extinction,
ensemble ses modificatifs ;
Vu l’ordonnance n° 93022 du 04 mai 1993 portant réglementation de la Pêche et de l’Agriculture ;
Vu le décret n° 31078 du 08 février 1961 fixant les modalités d’application de l’ordonnance n°60128
susvisée, modifié par le décret 65047 du 10 février 1965
Vu le décret n° 97281du 07 avril 1997 fixant les attributions du Ministre des Eaux et Forêts ainsi que
l’organisation générale de son Ministère, ensemble ses textes modificatifs :
Vu le décret n° 98522 du 23 juillet 1998 portant nomination du Premier Ministre, Chef du
Gouvernement ;
Vu le décret n° 98530 du 31 juillet 1998 portant nomination des membres du Gouvernement ;

Sur proposition du Ministre des Eaux et Forêts,

En Conseil de Gouvernement ;

DECRETE :

TITRE I.DISPOSITIONS GENERALES

Article 1er : Le présent décret fixe les modalités de vente des produits forestiers saisis ou confisqués
en application des dispositions de l’ordonnance n°60 128 du 03 octobre 1960 fixant la procédure
applicable à la répression des infractions à la législation forestière, de la chasse, de la pêche et de la
protection de la nature.
Article 2 : Au sens du présent décret, on entend par produits forestiers :
• Les produits principaux et accessoires des forêts
• Les produits de la faune et de la flore autres que ceux de la pêche et de l’agriculture,
• Les produits de la chasse

LXII
Annexes

Article 3 : Sont régis par le présent décret les produits forestiers saisies ou confisqués par :
• Les agents assermentés de l’Administration forestière ;
• Les officiers de police judiciaire habilités en matière forestière.
Article 4 :Les procès verbaux de saisies et de confiscation accompagnés de procès verbaux de délits
établis par lesdits agents sont adressés au chef de la circonscription des Eaux et Forêts concernée.
En application des dispositions des articles 15 et 16 de l’ordonnance 60 128 du 03 Octobre 1960, des
expéditions des procès-verbaux sont notifiées aux gardiens séquestres et transmises au greffe des
tribunaux compétents.
Article 5 : Les produits forestiers saisis ou confisqués sont placés sous la responsabilité des gardiens
séquestres désignés par les agents verbalisateurs.
En cas de disparition des produits saisis, les auteurs sont sanctionnés conformément à la législation en
la matière.
Article 6 : La vente desdits produits intervient :
- Soit après transaction entre l’Administration forestière et le ou les contrevenants, ou soit
lorsque l’auteur du délit est inconnu sur décision du chef de la Circonscription des Eaux et Forêts,
- Soit par voie d’ordonnance sur requête.
Article 7 : Conformément aux dispositions de l’article 20 de l’Ordonnance 60 128 du 03 Octobre
1960, la vente desdits produits s’effectue :
- Soit de gré à gré,
- Soit par voie d’adjudication publique
Article 8 :Les recettes y afférentes sont perçues au profit soit des comptes Fonds Forestier
National(FFN) / Fonds Forestiers Provinciaux (FFP) / Fonds Forestiers Régionaux(FFR), soit des
comptes de commerce Action en Faveur de l’Arbre (AFARB), et au profit du Budget général de l’Etat.
Une partie desdites recettes est reversée aux Officiers de Police Judiciaire, aux agents assermentés de
l’administration forestière, aux représentants de la commune, aux représentants de la communauté de
base ainsi qu’aux membres du comité local de sécurité ayant participé effectivement à la saisie des
produits délictueux.
Les modalités de répartition sont fixées par arrêté du Ministre chargé des Eaux et Forêts.

TITRE II : DE LA VENTE DE GRE A GRE

Article 9 : La vente de gré à gré s’applique au cas où les produits forestiers saisis ou confisqués sont :
- Soit périssables et consommables,
- Soit de faible quantité et/ou de faible valeur.
Les modalités d’application des dispositions du présent article sont fixées par Arrêté ministériel.
Article 10 : Sont habilités à procéder à la vente :
- Pour les produits périssables et consommables : Le chef de la circonscription des Eaux
et Forêts concerné,
LXIII
Annexes

- Pour les produits de faible quantité et/ou de faible valeur : Le chef du Cantonnement des
Eaux et Forêts concerné.
Article 11 : La vente des dits produits doit effectuer au comptant et sans aucune garantie de
l’Administration forestière.
Leur prix est réglé en numéraire et versé auprès du régisseur de recettes de la circonscription ou du
cantonnement des Eaux et Forêts concerné.
Pour chaque vente, il est délivré à l’acheteur une quittance et une autorisation d’enlèvement dont les
modalités sont fixées par arrêté du Ministre chargé des Eaux et Forêts.
Article 12 : L’enlèvement de produits ainsi cédés est effectué par l’acheteur immédiatement sur
présentation au gardien séquestre d’un bon d’enlèvement établi suivant le modèle fixé par arrêté du
Ministre chargé des Eaux et Forêts.

TITRE III DE L’ADJUDICATION PUBLIQUE.

Article 13 : Les produits forestiers saisis ou confisqués qui ne font pas l’objet d’une vente de gré à gré
sont cédés par voie d’adjudication publique dans les conditions fixées par les dispositions du présent
titre.
Article 14: L’avis d’appel d’offres est émis par le chef de la circonscription des Eaux et Forêts
concernée.
Ces avis sont établis suivant le modèle fixé par arrêté du Ministre chargé des Eaux et Forêts.
Article 15 : L’avis d’appel d’offre est affiché sur des placards prévus à cet effet dans les locaux
• De la sous –préfecture et de la Préfecture concernée;
• De la circonscription et du cantonnement des Eaux et Forêts concernés ;
• De la commune du lieu de séquestre ;
• De la Chambre de Commerce, de l’Industrie et de l’Agriculture, le cas échéant ;
Article 16 : L’adjudication publique de la matière est ouverte à toute personne physique ou morale à
l’exclusion des personnes qualifiées de défaillants dans les conditions fixées à l’article 25 ci-dessous.
Article 17 : Les personnes intéressées disposent d’un délai de dix (10) jours à compter de la
publication de l’avis d’appel d’offres pour faire parvenir leur pli de soumission à la circonscription des
Eaux et Forêts concernée.
Un arrêté du Ministre chargé des Eaux et Forêts fixera les modalités de soumission.
Article 18 : Les offres sont dépouillées en séance publique par une commission instituée au niveau de
chaque circonscription des Eaux et Forêts
• Du chef de la circonscription des Eaux et Forêts concernée, Président ;
• D’un (1) représentant de la Préfecture concernée ;
• D’un (1) représentant de l’administration chargé du domaine ;
• D’un représentant de l’administration dont relève l’agent verbalisateur ;

LXIV
Annexes

• Du chef du cantonnement des Eaux et Forêts du lieu de séquestre


Le secrétariat de chaque commission est assuré par l’Administration des Eaux et Forêts
Article 19 : Les membres d’une commission de dépouillement se réunissent le cinquième jour après
l’expiration du délai de soumission sur convocation de son Président
La lettre de convocation est accompagnée ;
• de l’ordre du jour,
• d’une description sommaire des produits mis en vente, notamment, en ce qui concerne leur
nature, leur forme, leur quantité et leur localisation
Article 20 : Chaque commission ne peut valablement délibérer qu’en la présence de la majorité de ses
membres
En cas d’empêchement du président t, il peut être supplée par l’un des représentants de la Préfecture
concernée
Article 21 : Le lot de produits mis en vente est attribué au soumissionnaire dont le montant proposé es
le plus élevé
Le résultat du dépouillement des offres est affiché selon les mêmes modalités que l’avis d’appel
d’offre et notifié à l’adjudicataire
Article 22 : Le lot de produits ne peut pas être cédé au cas où le montant le plus élevé est jugé non
satisfaisant par la commission, compte tenu des prix pratiquées sur le marché
Un autre avis de vente est, le cas échéant, émis conformément aux dispositions des articles 12 et
suivants du présent décret
Article 23 : Le prix du lot adjugé est réglé auprès du régisseur des recettes de la circonscription
concernée dans un délai maximum de cinq (5) jours :
- Soit en numéraire à concurrence d’un montant fixé par arrêté du Ministre des Eaux et Forêts
- Soit par chèque bancaire visé pour provision ou par mandat poste à l’ordre du Fonds
Forestier concerné ou du compte AFARB
Après paiement, un bon d’enlèvements est délivré à l’adjudicataire par le chef de la circonscription des
Eaux et Forêts concernée.
Article 24 : L’enlèvement des produits vendus s’effectue, sur présentation du bon mentionné à
l’article 22 ci-dessus, auprès du gardien séquestre concerné dans un délai arrêté par la commission en
fonction de l’importance et de la situation desdits produits. Passé ce délai, l’adjudicataire prendra en
charge l’indemnité journalière allouée au gardien séquestre et dont le taux sera fixé par arrêté.
Article 25 : En cas de non paiement du prix, le lot est attribué au soumissionnaire suivant tel qu’il
ressort du procès verbal de dépouillement des offres correspondantes, sous réserve des dispositions des
articles 21 et 22 ci- dessus.
L’adjudicataire défaillant est exclu de l’adjudication publique en matière de vente de produits
forestiers saisis ou confisqué pour une période de un an dans la circonscription des Eaux et Forêts
concernée et ce, à compter de la date de publication du résultat du dépouillement. En cas de récidive,
la sanction est portée à trois ans.
LXV
Annexes

TITRE IV : DISPOSITIONS DIVERSES

Article 26 : Des arrêtés et des instructions fixent en tant que de besoin les modalités d’application du
présent décret.
Article 27 : Toutes dispositions contraires au présent décret sont demeurent abrogées
Article 28 : Le Vice-Premier Ministre chargé du Budget et du Développement des Provinces
Autonomes, Le Ministre chargé des Finances et de l’Economie, Le Ministre du Commerce et de la
Consommation, Le Ministre de l’intérieur, Le Ministre de la Justice, Le Ministre des Forces Armées,
Le Ministre de l’Environnement, Le Ministre des Eaux et Forêts sont, chacun en ce qui le concerne,
chargés de l’exécution du présent décret qui sera publié au Journal Officiel de la République.

LXVI
Annexes

ANNEXE 2-I : Décret N°2001-122 fixant les conditions de mise en oeuvre de la gestion
contractualisée des forêts de l’Etat

LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT,

- Vu la Constitution,
- Vu la Loi modifiée n° 60-004 du 30 septembre 1996 relative au domaine privé national ;
- Vu la Loi n° 96-025 du 30 septembre 1996 relative à la gestion locale des ressources naturelles
renouvelables ;
- Vu la Loi n° 97-017 du 8 Août 1997 portant révision de la législation forestière ;
- Vu l’Ordonnance n° 60-128 du 3 Octobre 1960 fixant la procédure applicable à la répression des
infractions à la législation forestière, de la chasse, de la pêche et de la protection de la nature ;
- Vu le Décret n° 97-281 du 7 avril 1997 fixant les attributions du Ministre des Eaux et Forêts ainsi
que l’organisation générale de son Ministère,
- Vu le Décret n° 97-1200 du 2 octobre 1997 portant nomination des membres du Gouvernement ;
- Vu le Décret t N° 98-530 du 31 juillet 1998 fixant les conditions générales d’application de la Loi
97-017 sus-visée ;
- Vu le Décret n° 98-781 du 16 septembre 1998 portant nomination du Premier Ministre, Chef du
Gouvernement,
- Vu le Décret n° 98-781 du 16 Septembre 1998 relatif à l’exploitation forestière ;
- Vu le décret n°2000-27 du 13 Janvier 2000 relatif aux communautés de base chargées de la gestion
locale des ressources naturelles renouvelables ;

Sur proposition du Ministre des Eaux et Forêts,

En conseil de Gouvernement,
DECRETE :

TITRE I- DISPOSITIONS GENERALES

Article premier : En application des dispositions de l’article 24 de la loi n°97-017 du 8 Août 1997
portant révision de la législation forestière, le présent décret a pour objet de fixer les conditions de
mise en oeuvre de la gestion contractualisée des forêts de l’Etat en vue de la délégation de leur gestion
aux communautés de base constituées par les riverains.

Article 2 : La gestion contractualisée des forêts (GCF) s’inscrit dans le cadre des objectifs et
prescriptions :
- De la gestion locale sécurisée des ressources naturelles renouvelables (GELOSE) ;
- De la politique forestière ;
- Du Plan Directeur forestier National (PDFN) et de ses composantes régionales, en l’occurrence les
plans Directeurs Forestiers Régionaux (PDFR) ;
- De la mise en comptabilité des investissements avec l’environnement (MECIE) ;
- Des plans d’aménagement.
Article 3 : Pour l’application du présent décret, on entend par :
- Gestion contractualisée des forêts (GCF) : un mode de transfert de gestion des forêts aux
communautés de base en vue d’une gestion locale durable et sécurisée des ressources forestières ;
- Communauté de base : un groupement constitué, organisé et fonctionnant conformément aux
dispositions du Décret N°2000-27 du 13 janvier 2000 relatif aux communautés de base chargées de la
gestion locale des ressources naturelles renouvelables ;
- Commune de rattachement : la collectivité dans le ressort de laquelle se trouvent les ressources
forestières gérées.
- Valorisation économique : l’exploitation à but commercial des ressources forestières
s’inscrivant dans le cadre d’une gestion durable des forêts.
Article 4 : Le transfert de gestion d’une forêt au moyen d’un contrat de gestion comprend :
LXVII
Annexes

- La gestion des droits d’usage exercés individuellement ou collectivement par les membres de
la communauté de base soit en vue d’assurer leurs activités traditionnelles par collecte de produits
forestiers secondaires soit en vue de satisfaire leur besoins domestiques tels que prévus par l’article 41
de la loi N° 97-017 dite loi forestière et les articles 34 et 35 du Décret n°98-781 du 16 septembre 1998
fixant les conditions générales d’application de la loi forestière ;
- La valorisation économique des ressources forestières conformément aux dispositions du titre
III du présent décret. Les bois de première et de deuxième catégorie, prévus par le tableau annexé à
l’arrêté du 17 Novembre 1930, font l’objet de clauses techniques particulières dans le cadre de leur
valorisation (plan d’aménagement, convention d’exploitation, dina...)
- La protection de la forêt.
Toutefois, le transfert de gestion d’une forêt peut d’effectuer d’une manière progressive en fonction de
la capacité de gestion de la communauté de base demanderesse suivant l’avis de la commune de
rattachement et de l’Administration forestière compétente.
Article 5 : La GCF peut s’appliquer :
- Aux forêts domaniales ;
- Aux forêts classées ;
- Aux stations forestières ;
- Aux peuplements artificiels ;
- Aux zones d’occupation contrôlée, aux zones d’utilisations contrôlées, aux zones périphériques des
aires protégés ;
Pour des raisons de protection, les zones ou réserves nécessitant une conservation peuvent
aussi faire l’objet de transfert de gestion contractualisé
En sont exclues , sauf en ce qui concerne leur conservation, les aires protégées, notamment les
réserves naturelles intégrales, les réserves spéciales, les parcs nationaux.
Article 6 : La zone forestière attribuée à une communauté de base est fixée en fonction :
- De l’accessibilité de la forêt considérée ;
- De la pression s’exerçant sur les ressources forestières ;
- Des besoins de la communauté de base demanderesse ;
- De la capacité reproductive de la forêt ;
- De la motivation et de la volonté de ladite communauté de base.
Elle s’inscrit dans les limites du terroir de la communauté de base demanderesse.

Article 7 : Un contrat de gestion dans le cadre de la gestion contractualisée d’une forêt est conclu
initialement pour une durée de trois (3) ans.
Il sera renouvelé par période de dix (10) ans sous réserve de l’application du titre IV du présent décret,
notamment des articles 34 et 35.
Au terme de chaque période, il sera procédé à une évaluation de la gestion de la forêt par la dite
communauté de base.

TITRE II- DE LA PROCEDURE DE CONCLUSION DES CONTRATS DE GESTION

Article 8 : Le contrat ayant pour objet un transfert de gestion de forêts de l’Etat est conclu entre :
- L’Administration forestière,
- La communauté de base demanderesse,
A cet effet, le représentant de l’Administration forestière est désigné par note de service de la
Direction Inter-régionale des Eaux et Forêts concernée.

Article 9 : Conformément au modèle indicatif annexe au présent décret, un contrat de gestion


détermine :
La forêt, objet du transfert de gestion
L’étendue, les conditions et les termes du transfert de la gestion ;
Les infractions et les sanctions applicables;
LXVIII
Annexes

Le règlement des litiges.

Les modalités d’application du présent article sont fixées par arrêté du Ministre chargé des Eaux et
Forêts.

Article 10 : La conclusion d’un contrat de gestion s’effectue selon la procédure ci-après :

- Demande adressée par des représentants de la communauté de base à la commune de


rattachement ;
- Transmission de la demande au responsable de l’Administration forestière compétente après
avis de la commune avec ampliation au sous-préfet concerné ;
- Enquête menée par une commission locale ;
- Constitution de l’association gestionnaire et mise en place de la structure de gestion ;
- Signature du contrat
La commission ci-dessus mentionnée est composée :
- Du maire ou de son représentant
- D’un membre du conseil de la commune
- D’un représentant du cantonnement forestier.

TITRE III- DES MODALITES DE GESTION

Article 11 : Conformément aux dispositions de l’article 31 alinéa 2 du Décret n°98-782 du 16


septembre 1998, la gestion contractualisée d’une forêt par une communauté de base s’effectue en
régie. Toutefois, l’exploitation de la potentialité économique de la forêt dont la gestion est transférée à
la communauté de base, peut être sous traitée à des professionnnels-forestières agrées, dans le respect
du plan d’aménagement et des règles d’exploitation en vigueur.

Article 12 : Dans les deux cas cités à l’article 11 ci-dessus, l’exploitation des dites ressources doit
s’effectuer conformément :
- à un plan d’aménagement simplifié fixant notamment.
- Le volume annuel de prélèvement en fonction de la superficie maximale exploitable et du volume
maximal des ressources forestières exploitables annuellement ;
- Le zonage d’unités d’aménagement ;
- Le mode de traitement
- Aux prescriptions du décret n°99-954 du 15.12.99 relatif à la mise en compatibilité des
investissements avec l’environnement.

En outre, elle ne doit pas porter atteint à la capacité productive ou reproductive de la forêt ni à la
biodiversité.

Chapitre 1 - De la gestion en régie

Article 13 : Les modalités de gestion d’une forêt par une communauté de base sont fixées par un
cahier des charges selon un modèle approuvé par arrêté du Ministre chargé des forêts.
Article 14 : La Communauté de base gestionnaire peut procéder directement à la commercialisation
des ressources forestières exploitées dans le cadre d’une valorisation économique de la forêt.
Les recettes y afférentes sont gérées au niveau de ladite communauté de base suivant les dispositions
du Décret n°2000-27 du 13 Janvier 2000, notamment ses articles 20 et 21

Article 15 : Les produits forestiers provenant de l’exercice des droits d’usage ne peuvent pas faire
l’objet de transaction commerciale

Article 16 : La valorisation économique des ressources forestières par la communauté de base


gestionnaire donne lieu au paiement des redevances forestières prévues par l’article 46 du Décret
n°98-782 du 16 septembre 1998 et dont les modes de calcul sont fixées par arrêté du Ministre chargé
des Forêts.

LXIX
Annexes

Les redevances perçues sont versées au profit des fonds forestiers conformément à l’article 49 dudit
décret

Article 17 : L’exercice des droits d’usage et la protection de la forêt par la communauté de base
gestionnaire ne sont pas subordonnés au paiement de redevances.

Chapitre 2 - De la sous - traitance


Article 18 : Une forêt concédée à une communauté de base en vertu d’un contrat de gestion peut, un
an après la mise en vigueur dudit contrat, faire l’objet d’une sous-traitance à un ou plusieurs
exploitants forestiers agrées.
Leur agrément s’effectue dans les conditions prévues par les articles 3 et 4 du Décret n° 98-782 du 16
septembre 1998

Article 19 : La sous-traitance évoquée à l’article 18 ci- dessus, a pour objet de céder à un ou plusieurs
exploitants forestiers le droit de procéder à une valorisation économique de la forêt considérée. Elle,
peut porter sur la totalité ou sur une parcelle d’une forêt.

Article 20 : Une sous-traitance est attribuée par la communauté de base gestionnaire par voie
d’adjudication.
Dans la mise en oeuvre de la procédure en la matière, elle est assistée par l’Administration forestière
compétente.

Article 21 : Les droits et obligations de la communauté de base gestionnaire et de l’exploitant forestier


agréé sont déterminés par une convention d’exploitation établie conformément au modèle fixé par
arrêté du Ministre chargé des Eaux et Forêts
Les conditions techniques d’exploitation de la forêt concédée sont fixées par un cahier de charges
établi selon un modèle approuvé par arrêté du Ministre chargé des Eaux et Forêts
Article 22 : La durée d’une convention d’exploitation est fixée en fonction :
- de la richesse et de la capacité reproductive de la forêt ;
- des moyens techniques dont dispose le concessionnaire ;
- de la superficie concédée
Article 23 : Toutefois conformément aux dispositions de l’article 20 du décret n° 98-782 du 16.09.98,
le régime du permis d’exploitation s’applique à titre transitoire
Article 24 : L’exploitation forestière par un sous-traitant donne lieu au paiement des redevances
forestières prévues par l’article 46 du décret n° 98-782 du 16.09.98
Article 25 : Les taux et les modalités de recouvrement et de répartition des redevances seront fixées
par arrêté du Ministre chargé des Eaux et Forêts
Chapitre 3 - De l’exportation
Article 26 : L’exploitation des ressources forestières s’effectue conformément aux réglementations en
vigueur notamment les articles 41,42,43,48 du décret 98-782 du 16.09.98 relatif à l’exploitation
forestière
TITRE IV-DU SUIVI ET CONTROLE
Article 27 : Le suivi technique et le contrôle du respect de l’application de la réglementation
concernant la gestion en régie des forêts sont exercés par les agents habilités de l’Administration
forestière et les Officiers de la Police Judiciaire conformément aux lois et règlements en vigueur,
notamment :
- L’Ordonnance n°60-128 du 03.10.60 fixant la procédure applicable à la répression des
infractions à la législation forestière, de la chasse, de la pêche et de la protection de la nature ;
- Décret n°61-078 du 08.02.61 fixant les modalités d’application de l’Ordonnance n°60-128
- Le décret n°98-782 du 16.09.98 relatif à l’exploitation forestière.

LXX
Annexes

Article 28 : Pour permettre aux Agents de l’Administration forestière d’exercer leurs fonctions de
suivi et de contrôle ;
- Les communautés de base gestionnaires ou les concessionnaires des forêts doivent d’une part tenir
un cahier de chantier et un carnet de laissez-passer et d’autre part, revêtir d’un marquage les ressources
forestières exploitées conformément aux dispositions des articles 38 et 39 du décret n°98-782.
- Les transporteurs des ressources forestières doivent être munis d’un laissez-passer tel que prévu par
l’article 40 dudit décret.
Article 29 : Les agents de l’Administration forestière doivent adresser, à titre de compte rendu,
ampliation de leurs procès-verbaux de saisie et de leurs rapports dans le cadre de la gestion
contractualisée des forêts :
- Au Représentant de l’Etat concerné ;
- A la Direction Inter-Régionale des Eaux et Forêts concernée ;
- A la Commune de rattachement.

Article 30 : Dans l’exercice de leurs fonctions de contrôle sur les concessionnaires et les tiers, les
Contrôleurs communaux, les présidents des comités exécutifs des communautés de base sont habilités
à procéder à la saisie des produits délictueux.
Article 31 : Dans le cas où une infraction a été commise par un concessionnaire, le Président de
l’organe exécutif de la communauté de base assure les fonctions de gardien séquestre des produits
délictueux saisis.
Article 32 : Après en avoir été informé par le Président de l’organe exécutif de la communauté de
base, le Chef de l’Administration forestière compétente ou l’Officier de la Police judiciaire constate
sur place les faits et établit un procès verbal de saisie et de confiscation.
La mise en vente et la répartition des prix de vente des produits confisqués sont effectuées selon la
réglementation en vigueur.
Article 33 : Dans le cas où une infraction a été commise par un membre de la communauté de base
gestionnaire, il est fait application du Dina
Article 34 : En cas de faute commise par une communauté de base dans l’exécution du contrat de
gestion, le responsable de l’Administration forestière compétente tel que défini à l’article 8 ci-dessus,
peut prononcer à l’encontre de la communauté de base les sanctions ci-après selon le cas :
- L’avertissement
- La suspension du contrat
- La résiliation du contrat

Les conditions d’application de ces sanctions sont précisées dans le cahier des charges annexé au
contrat de gestion
Article 35 :La convention d’exploitation peut être résiliées sans que le concessionnaire puisse
prétendre à un dédommagement en cas :
- De récidive
- De refus d’obtempérer aux injonctions émanant de la communauté de base concédente ou de
l’Administration forestière après trois avertissements.

TITRE V-DU REGLEMENT DES LITIGES

Article 36 : En cas de litige entre les membres de la communauté de base ou avec celle-ci, il est fait
application des voies de règlement prévues par le Dina en vigueur. L’échec de cette procédure
autorisera l’organe exécutif de la communauté de base concernée à saisir le président du conseil de la
commune de rattachement dans les trente jours suivants la constatation du litige.
Le président du conseil de la commune de rattachement procédera avec diligence à la réconciliation à
l’amiable des parties.
Article 37 :En cas de troubles du fait d’un tiers et préjudiciables à la paisible exécution du contrat de
gestion, la communauté de base peut avant toute action en justice, demander au président du conseil de
la Commune rurale de rattachement d’user de ses pouvoirs de conciliation.
En cas d’échec d’une telle procédure de conciliation, le litige peut être soumis à la juridiction
compétente par la partie la plus diligente.

LXXI
Annexes

Article 38 : Toutefois, au cas où les parties y consentent, le différent peut être réglé par voie
d’arbitrage dans les conditions prévues par la loi n°96-025 du 30.09.96 sus- visée en son article 47,
sauf pour les infractions pénales.

Un compromis d’arbitrage est signé par les parties en présence du Président du Conseil de la commune
de rattachement ou de son représentant.

Article 39 : Si les troubles proviennent du fait de l’Administration, il est fait application des
dispositions prises par la loi n°96-025 du 30.09.96 notamment dans ses articles 45, 46et 47.

TITRE VI-DISPOSITIONS DIVERSES

Article 40 : Conformément aux dispositions des articles 22 et 23 du Décret n° 2000-27 du 13.01.2000,


une communauté de base peut être dissoute par :
- La démission de la majorité absolue de ses membres ;
- Une décision de l’Assemblée générale.

En cas de dissolution il est fait application des dispositions de l’article 20 dudit décret en ce qui
concerne la dévolution de ses biens.

Article 41 : Des arrêtés fixeront les modalités d’application du présent décret.

Article 42 : Toutes dispositions contraires au présent décret sont et demeurent abrogées.

Article 43 : Le Vice-Premier Ministre chargé du Budget et du Développement des Provinces


autonomes, le Ministre de l’intérieur et le Ministre des Eaux et Forêts sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au journal officiel de la République.

Fait Antananarivo, le 14 Février 2001

ANNEXE AU DECRET N°2001-122 du 14 Février 2001


Fixant les conditions de mise en oeuvre de la gestion
Contractualisée des forêts de l’Etat

MODELE INDICATIF DE CONTRAT


DE GESTION DES FORETS

CONTRAT DE GESTION RELATIF A LA FORET


ENTRE LES SOUSSIGNES :

Le.. 1 .....................................agissant pour le compte de l’Etat, dénomé, -le......................), d’une part,


La communauté de base «.............................................................................» (dénominationet siège),
représentée par son Président, ci-après dénommée, l’association,
d’autre part,
Il est arêté et convenu ce qui suit :

TITRE I - DISPOSITIONS GENERALES


Article premier : Objet du contrat de gestion.
En application du décret n°.......................du......................fixant les conditions de mise en oeuvre de la
gestion contractualisée des forêts de l’Etat en vue de la délégation de leur gestion aux communautés de

1
Désigné par la Direction Inter-Régionale des Eaux et Forêts
LXXII
Annexes

lbase, le présent contrat a pour objet de déterminer les modalités du transfert de la gestionde la forêt
(ou de la parcelle de la forêt) de..........................................
Commune de.............................................Fivondronampokontany de..............................................., au
profit de l’Association.
Article 2 : Bénéficiaires
Les habitants du ou des villages de........................................................, membres de l’Association
peuvent jouir des ressources forestières dont la gestion est transférée à l’Association.
Article 3 : Délimitation de la forêt
Les limites de la forêt (ou parcelle de la forêt) de..............................................
Objet du présent contrat, d’une su perficie de...................................................hectares, sont constitués:
- Au nord ; par...............................................................................
- Au sud ; par.................................................................................
- A l’ouest ; par.............................................................................

TITRE II - DU TRANSFER DE GESTION


Article 4 : Consistance du transfert.
L’Association peut dans ladite forêt (ou parcelle) procéder à :
- L’exercice des droits d’usage tels que prévus par l’article 41 de loi forestière et les articles 34
et 35 du décret n°98-781 du 16 Septembre 1998 fixant les conditions générales d’application
de loi forestières ;
- La valorisation économique des ressources forestières ;
- Où à certaines de ses activités (à préciser dans les contrat)

Article 5 : Mode de gestion

L’Association est autorisée à exploiter ladite forêt (parcelle) sous forme d’une gestion en règle
conformément au cahier des charges correspondant.
Elle peut, sur décision de l’assemblée générale, concéder la valorisation économique de ladite forêt
(parcelle) à un ou plusieurs exploitants forestiers agréés au moyen d’une convention d’exploitation
passée entre l’Association et les concessionnaires après accord préalable du Chef de l’Administration
forestière concernée.
Article 6 : Durée du transfert
La durée initiale du transfert est fixée trois (3) ans ; il peut être renouvelé pour une période de dix (10)
ans sur avis du Chef de l’Administration forestière de.................................2

TITRE III - DES DROITS ET OBLIGATIONS DE PARTIES ET INTERVENANTS

Chapitre 1 - Des droits et Obligations de l’Association

Section 1 - Droits de l’association


Article 7 : Droits d’usage
Dans l’exercice de leurs droits d’usage, les membres de l’Association peuvent dans ladite forêt
(parcelle) :
- Procéder à la collecte de produits forestiers secondaires ;
- Satisfaire leurs besoins domestiques.
Ses droits peuvent s’exercer individuellement ou collectivement ; toutefois, il leur est interdit de
vendre à titre professionnel les produits ainsi collectés.
Article 8 : Valorisation économique des ressources forestières.
Dans le cadre d’une gestion directe, l’Association est autorisée à effectuer dans la dite forêt (parcelle)
à un prélèvement à but commercial des produits forestiers ou de tous autres produits conformément au
cahier des charges.

2
Désigné par Direction Inter-Régionale concernée
LXXIII
Annexes

Toutefois, un an après la mise en vigueur du contrat de gestion, ladite forêt (parcelle) peut être confiée
à un ou plusieurs exploitants forestiers agréés dans les conditions définies aux articles 17 et suivants
du décret n°...........................du........................fixant les conditions de mise en oeuvre de la gestion
contractualisée des forêts.

Article 9 : Gestion durable de la forêt

L’Association doit s’organiser et prendre toutes mesures en vue de la gestion durable et sécurisée de la
dite forêt (parcelle).

Article 10 : Perception et répartition des ristournes


En cas de sous-traitance de la gestion de la forêt (parcelle), le président du comité de gestion est
habilité à percevoir des ristournes et à les repartir dans les conditions fixées par l’article 27 du décret
n°...............................du...............................

Article 11 : Contrôle

Le président du Comité de gestion ou son représentant est autorisé à contrôler :


• L’application du Dina ;
• L’accès de la dite forêt (parcelle)
• Le cas échéant, l’exécution de la convention d’exploitation par l’exploitant forestier agréé

Section 2 - Obligation de l’Association

Article 12 : Respect du Dina et du cahier des charges


Les membres de l’Association sont tenus de respecter le Dina et le cahier des charges sous peine du
vonodina ou de sanctions prévues par le décret N°...............................du....................................en son
article 36 et le cahier des charges.

Article 13 : Mise en application du plan d’aménagement


Dans le cadre de la gestion de ladite forêt (parcelle), l’Association doit se conformer aux prescriptions
du plan d’aménagement.

Article 14 : Paiement de redevances


La valorisation économique de ladite forêt (parcelle) par l’Association est subordonnée au paiement
des redevances forestières conformément aux dispositions réglementaires en la matière.

Article 15 : Interdictions
L’Association doit s’abstenir de délivrer :
- Des autorisations de défrichement de la forêt ;
- Des permis de coupe à des personnes autres que les membres de l’Association ;
- Des permis de chasse à titre commercial.

Chapitre 2 - Droits et Obligations de l’Administration

Article 16 : Droits de l’Administration forestière

Les responsables de l’Administration forestière peuvent effectuer un suivi et un contrôle de


l’exécution du présent contrat.
En cas de non-respect du présent contrat, ils peuvent appliquer les mesures définies dans l’article 22
ci-dessous.

Article 17 : Obligations de l’Administration forestière

LXXIV
Annexes

Les agent de l’Administration forestière sont tenus de procéder à un encadrement technique en faveur
de l’Association dans l’exécution du présent contrat, surtout en cas d’avertissement donné à
l’Association.

L’Administration forestière concernée doit adresser un rapport de rattachement ;


- Au Représentant de l’Etat de la commune de rattachement ;
- A la Direction Inter-Régionale des Eaux et Forêts
- A la commune de rattachement.

Chapitre 3 - Des droits et Obligations de la Commune de rattachement


Section 1 - Droits de la Commune de rattachement
Article 18 : Suivi et contrôle de l’Association
Le Maire de la Commune de...................................................assisté des contrôleurs Communaux, peut
procéder à un suive et un contrôle :
De l’application du Dina :
De l’application de la convention d’exploitation par l’exploitant forestier agrée, le cas échéant
En cas de constatation d’infraction, il en informe le Chef de l’Administration forestière.
Article 19 : Ristournes
La part revenant à la Commune de....................................................................en tant que commune de
rattachement, s’élève à..................% des redevances perçus par le Président du Comité de gestion de
l’Association à titre de ristournes.
Section 2 - Obligations de la commune de rattachement
Article 20 : Information et sensibilisation de l’association
Le Maire de la commune de........................................assisté de ses collaborateurs à l’obligation
d’informer et de sensibiliser les membres de l’association sur :
Les objectifs et les avantages de la gestion contractualisée des forêts ;
Leurs obligations contractuelles.
Article 21 : Gestion des conflits
En cas de conflits dans la mise en oeuvre de la gestion contractualisée des forêts, le Président du
Conseil de ladite Commune est chargé de concilier les parties en litige préalablement à la saisie
éventuelle de la juridiction compétente ou au recours à l’arbitrage.
TITRE IV - DES INFRACTIONS ET DES SANCTIONS
Article 22 : Non-respect du contrat de gestion
En cas d’inobservation des dispositions réglementaires et contractuelles par l’Association, il est fait
application des sanctions ci-après dans les conditions fixées par les décret n°....................du ................,
et par le contrat de gestion
L’avertissement ;
La suspension du contrat de gestion ou de la convention d’exploitation ;
La résiliation ;
La confiscation et la vente des produits illicites
Article 23 : Non-respect du Dina
En cas d’inobservation du Dina par des membres de l’Association, ils sont passibles du vonodina.
TITRE V - DISPOSITIONS DIVERSES
Article 24 : Règlement des différents
Le règlement des différents nés dans le cadre de la mise en oeuvre de la gestion contractualisée des
forêts de l’Etat, s’effectue conformément aux dispositions du décret n°........................du....................

Article 25 : Mise en vigueur du contrat de gestion


Le présent contrat entre en vigueur à compte de la date de sa notification à l’association

LXXV
Annexes

Article 26 : Révision du contrat de gestion

Le présent contrat peut faire l’objet d’avenant à l’initiative de l’Administration ou de l’Association.

Article 27 : Résiliation du contrat par l’association

L’association peut demander la résiliation du présent contrat au cas où elle aurait décidé de cesser la
gestion de ladite forêt (parcelle)

Elle doit en aviser l’Administration forestière cocernée au moins six (6) mois avant la cession des
activités.

Fait à.....................................................en deux originaux, le.........................................

Lu et accepté

Le Président du comité de gestion de l’Association. Le 3

Vu pour être annexé


au décret n°2001/122 du 14 février 2001

LXXVI
Annexes

ANNEXE 2-K : Décret n°98-610 concernant la sécurisation foncière relative


Le premier ministre, chef de gouvernement, sur proposition du Ministère de l'Aménagement du
Territoire et de la Ville, En conseil de Gouvernement, décrète
TITRE I : DEFINITION-OBJET

Chapitre 1 : définition et champ d'application de la sécurisation foncière relative

Article 1 : en application de la Loi n°96-025 du 30 septembre 1996 relative à la gestion locale des
ressources naturelles renouvelables, la sécurisation foncière relative, dénommée SFR par la suite, est
définie comme une procédure consistant en la délimitation d'ensemble du terroir d'une communauté
locale de base bénéficiaire de la gestion de ressources naturelles renouvelables, ainsi qu'au constat des
occupations comprises dans le terroir.
Article 2 : elle constate uniquement le droit de jouissance des occupants une étape vers
l'immatriculation foncière

Chapitre 2 : opérations préliminaires à la sécurisation foncière relative

Article 3 : après agrément administratif de la demande de transfert de gestion par la commune,


l'opération sécurisation foncière relative est ouverte par décision du Ministre dont relève les services
fonciers ou son représentant.
Article 4 : les limites du périmétre soumis à la SFR sont celles arrêtées dans le cadre du processus de
transfert de gestion des ressources naturelles renouvelables au profit de la communauté locale de base

TITRE II : METHODOLOGIE

Chapitre 3 : sensibilisation, enquête, délimitation et abornement

Article 5 : la SFR est précédée d'une campagne d'information menée auprès de la ou des collectivités
concernées
Article 6 : les limites du périmètre font l'objet d'un abornement et d'un levé topographique régulier
rattaché au réseau géodésique existant
Article 7 : les délimitations et enquêtes parcellaires effectuées publiquement par un géomètre
assermenté sont réputées contradictoires.
Un état parcellaire faisant ressortir
.Les références de la parcelle;
.le ou les occupants;

LXXVII
Annexes

.la consistance de l'immeuble et éventuellement la superficie approximative


.les litiges éventuels
Sera dressé Un plan parcellaire expédié ou un agrandissement photographique sera annexé au dit état.

Chapitre 4: Documents de la Sécurisation Foncière Relative

-Conservation -Droit de jouissance


Article 08 : Les parcelles de grandes superficie ne faisant pas l'objet d'une occupation pourront être
constituées en réserves foncières au profit de la
Communauté et dont les conditions de gestion seront fixées par un cahier des charges
Article 09 : Les documents de la Sécurisation Foncière Relative (documents SFR) sont constitués par.
a) le plan de la Ressource Naturelle Renouvelable objet du transfert de;
b) le plan du périmètre de la zone soumise à la SFR ainsi que le procès-verbal dressé lors de sa
délimitation;
c) l'état parcellaire dénommé état SFR et le plan parcellaire dénommé plan SFR;
Ces documents sont établis en deux exemplaires
Article 10 : Après vérification technique par la Direction des Services Topographiques, les minutes
des documents SFR sont annexées au contrat de
Transfert de gestion des Ressources Naturelles Renouvelables et déposées à la Commune du ressort. et
le double conservé par le Bureau de la Conservations Documents Topographiques Fonciers de céans
(BCDTF)
Article 11 : Toute modification des limites des parcelles. Autres que celles des Ressources Naturelles
Renouvelables. Dûment approuvée par la
Communauté doit faire l'objet d'une mise à jour des documents SFR par un Géomètre Assermenté. Les
modalités de cette mise à jour feront l'objet d'un
Arrêté du Ministre chargé des Services Fonciers.
Toutes formalités relatives à la cession de droit de jouissance des parcelles soumises au régime SFR
doivent être enregistrées auprès de la Commune
; concernée qui en informera le Bureau de la Conservation des Documents Topographiques Fonciers
du ressort
!
Article 12: Toute nouvelle occupation ou extension doit être autorisée par la Commune de
rattachement.

Chapitre 5: Arbitrage et recours


LXXVIII
Annexes

Article 13: Les litiges entre les occupants sont arbitrés par le Maire de la Commune de la situation de
l'immeuble.
L'arbitrage ne doit cependant être réalisé sans que toute action de conciliation n'ait été préalablement
entreprise.
Article 14 : Toute voie de recours est ouverte aux entités concernées sur la délimitation parcellaire
auprès des autorités administratives compétentes.
Aucun recours ne devra cependant être entrepris avant l'arbitrage du Maire de la Commune où se
trouve la parcelle litigieuse.

.Chapitre 6: Immatriculation et fin du régime Sécurisation Foncière Relative

Article 15 : La SFR prend fin l'immatriculation collective des parcelles du périmètre sur demande de la
communauté. Toutefois, chaque occupant peut
à tout moment demander l'immatriculation de ses parcelles lesquelles seront immédiatement
soustraites du régime SFR.

Chapitre 7: Dispositions particulières

Article 16: Tout parcelle comprise dans le périmètre et ayant déjà fait l'objet d'un dépôt de demande
d'acquisition n'est pas soumise au régime SFR. En cas de rejet de la demande. Le terrain concerné est
soumis d'office au régime SFR. Aucune nouvelle demande de terrain compris dans la zone n'est
recevable après l'ouverture des opérations SFR et jusqu'au dépôt des Documents SFR auprès de la
Commune. En tout état de cause, les documents SFR devront être mis à jour de toute modification de
la situation originelle
Article 17 : Les propriétés déjà immatriculées au nom de particulier et de celles déjà affectées et
comprises dans un périmètre de SFR ne sont pas soumises au régime SFR.
Article 18 : Les portions du domaine public comprises dans le périmètre objet de la SFR restent
soumises aux textes les régissant
Article 19 : Le Vice Premier Ministre chargé de la Décentralisation et du Budget, le Ministre de
l'Aménagement du territoire et de la ville. le Ministre de la Pêche et des Ressources Halieutiques le
Ministre de l'Environnement. Le Ministre des Eaux et Forêts, le Ministre de l'Elevage et le Ministre de
l'Intérieur sont chargés chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent Décret qui sera publié
au Journal Officiel de la République.
Fait à Antananarivo, le 13 Août 1998.

LXXIX
Annexes

ANNNEXE 2-L: Arrêté N° 3710/2001/MEF portant application du décret n° 2001-068 du 24


Janvier 2001 fixant les modalités de vente des produits forestiers saisis ou confisqués

LE MINISTERE DES EAUX ET FORETS


Vu la Constitution,
Vu le décret n° 97 281 du 07 avril 1997 fixant les attributions du MEF ainsi que l’organisation
générale de son Ministère, ensemble ses textes modificatifs
Vu le décret n° 2001-068 du 24 Janv. 2001 fixant les modalités de vente des produits forestiers saisis
ou confisqués

ARRETE

Article 1er : Les avis d’appels d’offres relatifs à la vente des produits forestiers saisis ou confisques
sont étables selon le modèle figurant à l’annexe I du présent arrêté.
Article 2 : A leur réception, les plis sont :
• Revêtus d’un numéro d’ordre, de l’indication de la date et de l’heure de la remise
• Enregistrés dans leur ordre d’arrivée sur un registre spécial
Ils doivent demeurer cachetés jusqu’au moment de leur ouverture au cours de la séance de
dépouillement
Article 3 : Les procès-verbaux de dépouillement des offres y afférentes sont également étables selon
le modèle figurant à l’annexe. II du présent arrêté.
Article 4 : Les bons d’enlèvement des produits forestiers cédés sont établis selon le modèle figurant à
l’annexe III du présent arrêté
Article 5 : Les Directeurs Inter Régionaux des Eaux et Forêts sont chargées, chacun en ce qui le
concerne, de l’exécution du présent arrêté qui sera enregistré, publié au Journal Officiel de la
République

Antananarivo, le 30 mars 2001

LXXX
Annexes

ANNEXE 2-M : Arrêté N°7604/2001

Fixant les modalités de répartition des parts sur les recettes provenant de la vente des produits saisis ou
confisqués

LE MINISTRE DES EAUX ET FORETS,

Vu la Constitution ;
Vu le décret n°97-281 du 07 avril 1997 modifié et complété par les décrets n°97-1326 du 18
Novembre 1997 et : 97.1416 du 11 décembre 1997 fixant les attributions du MEF ainsi que
l’organisation générale de son Ministère
Vu le Décret n°98-522 du 23 juillet 1988 portant nomination du Premier Ministre, Chef du
Gouvernement ;
Vu le Décret N° 2000-355 du 24 Mai 2000 abrogeant le Décret N°88-340 du 06 septembre 1998 et
fixant les modalités de gestion des comptes de commerce «Action en faveur de l’Arbre» au niveau
central et régional créé par la loi des Finances 2000 ;
Vu le Décret N° 2001-068 du 24 janvier 2001 fixant les modalités de vente des produits forestiers
saisis ou confisqués

ARRETE :

Article 1er : Le présent arrêté est pris en application de l’article 7 du décret N° 2000-355 du 24 Mai
2000 abrogeant le décret n° 88-340 du 6 Septembre 1998 fixant les modalités de gestion des comptes
de commerce «Action en faveur de l’Arbre» au niveau central et régional crée par la loi des Finances
2000 et de l’article 8 fixant les modalités de vente des produits forestiers saisis ou confisqués. Le
présent arrêté fixe la proportion et les modalités de vente des produits forestiers saisis ou confisqués.
Le présent arrêté fixe la proportion et les modalités d’octroi des primes de rendement attribuées aux
agents forestiers contrôleurs et de constatation des infractions forestières ainsi que les parts affectées
aux Fonds Forestiers concernes et au Budget Général de l’Etat.
Article 2 : sur chaque recette provenant de la vente de produits saisis et confisques, vingt pour-cent
(20%) sont octroyées à titre de prime sur Procès-verbal au ou aux agents verbalisateurs. Trente pour-
cent (30%) sont perçu au profit du Budget Général de l’Etat. Quarante pour-cent (40%) de la dite
recette sont versées au fonds Forestiers concernés par la saisie et confiscation. Dix pour-cent (10%)
des recettes sont reparties en parts égales aux communautés de base et aux comités locales de Sécurité
ayant participe aux opérations de contrôle
Le paiement des primes sur Procès-verbal s’effectue dans les conditions prévues à l’article 3
mentionne ci-dessous

LXXXI
Annexes

Article 3 : Les primes sur Procès Verbal octroyés aux dits agents sont prélevées :
• Soit directement par les régisseurs de recettes en cas de paiement en numéraire par les
acquérants des produits forestiers cédés :
• Soit sur le compte de commerce «Action en faveur de l’Arbre» gère au niveau de la
direction inter-régionale de rattachement des agents bénéficiaire en cas de paiement par
chèque ou mandat poste par lesdits acquéreurs.
Article 4 : Les gardiens séquestres des produits forestiers saisis ou confisqués bénéficient d’une
indemnité journalière fixée dans les conditions ci-après
• 1000 fmg par jour pour les produits sous leurs responsabilités et dont le prix de cession est
inférieur à 100.000 fmg ;
• 1500 fmg par jour pour les produits dont le prix de cession est compris entre 100.000 fmg
et 500.000 fmg
• 2000 fmg par jour pour les produits dont le prix est compris entre 500.000 fmg et un
million fmg ;
• 2500 fmg par jour pour les produits dont le prix est supérieur à un million de fmg
Toutefois, le montant total de l’indemnité octroyé au gardien séquestre ne peut dépasser les quinze
pourcent (15%) de la valeur des produts saisis.
Article 5 : Les indemnités journalières allouées aux gardiens sont payées dans les conditions fixées à
l’article 4 ci-dessus
Toutefois, en cas de retard dans l’enlèvement des produits forestiers cédés, le payement desdites
indemnités incombe aux acquéreurs défaillants ou taux fixé par l’article 4 ci-dessus
Article 6 : Le présent arrêté sera enregistré et publié au journal officiel de la République

Antananarivo, le 17 juillet 2001

LXXXII
Annexes

ANNEXE 2-N : Extrait de l' ARRETE N° 12 FAR/M/AE fixant les taux, le mode de répartition
aux collectivités territoriales décentralisées et les modalités de perception des ristournes et
prélèvements sur les produits agricoles, forestiers, miniers, d'élevage et de pêche dans le
Faritany de Mahajanga

Ministère de l'intérieur

Faritany Mahajanga

Le président de la délégation spéciale du faritany


-
vu la constitution ;
-vu l'ordonnance n°92-003 du 26 février 1992 relative aux collectivités décentralisées ;
-vu la loi n°94-007 du 26 avril 1995 relative aux pouvoirs compétents et ressources des collectivités
territoriales décentralisées ;
-vu l'ordonnance n°73-054 du 11 septembre 1973 relative au régime des prix et à certaines modalités
d'intervention en matière économique ;
-vu l'ordonnance n°73-055 du 11 septembre 1973 concernant la constatation, la poursuite et la
répression des infractions à l'ordonnance n°73-054 susvisée ;
-vu …..
ARRETE
Article premier : Les taux et le mode de répartition aux collectivités territoriales décentralisées des
ristournes et prélèvements su les produits agricoles, forestiers, miniers, d'élevage et de pêche collectés,
exploités et livrés sur le marché public ou au point de vente organisé sont fixés comme suit dans le
Faritany de Mahajanga :

Désignation des Taux de Répartition par collectivité


produits ristournes et commune Fivondronana Faritany
prélèvements
Bois de chauffage 100Fmg/stère 50 50
Charbon de bois 100Fmg/sac 50 50

Mahajanga le 27 janvier 1998

RAZAFINTSALAMA Gabriel
Administrateur Civil en Chef de C.E

LXXXIII
Annexes

ANNEXE 2- O : Extrait de la note de service du 25 septembre 1995 fixant le calcul de


redevances forestières

Antananarivo le 25 septembre 1995


DIRECTION DES EAUX ET FORETS
SERVICE DES RESSOURCES FORESTIERES
Destinataire in fine
N°3425/95/MINAGRI/SG/DGST/DEF/SRF
C.04/01/03

Objet : Calcul de redevances forestières

Note de service N°6263-94/MEADR/SG/DGST/DEF/SRF/EF


C.04/02/01
N°1917-95/MEADR/SG/DGST/DEF/SRF/EF

Suite à notre atelier du mois de Février dernier et vu l'hésitation de certains responsables à


appliquer la teneur des lettres citées en référence, je vous prie de trouver ci-joint le mode de calcul de
redevances forestières.
Compte tenu des variations du prix de bois dans les différentes régions du pays, le but étant
dans un premier temps, d'uniformiser les redevances au niveau de chaque Faritany.
Ainsi les prix ci-après, constituant la base de calcul seront retenus pendant un certain temps (chiffres
émanant des 6 chefs SPEF).

J'aimerais vous rappeler les quelques données suivantes


-1m3 de bois scié correspond à 3m3 grumes
-1stère de bois équivaut à 0.7m3
-1stère de charbon équivaut à 70-80kg soit 4 sacs de 20 kg.
-un arbre est constitué par son houppier à 20% et par son tronc (volume commercial) à 80%
-taux de rendement de charbon de bois 8-15%
La redevance des bois d'œuvre
Rt1 = 12% PV (grume)
PV= Prix de vente au marché (bois scié)
Prix de grume = PV/ 3
La redevance des bois de chauffe et/ou charbon de bois
Rt2 = 25%PV
PV = prix de vente au marché
La redevance totale du lot à exploiter sera donc

LXXXIV
Annexes

RT = Rt1+ Rt2

Ce RT se repartit comme suit :


60% : redevance en espèce
20% : redevance en nature
20% : reboisement

Remarques :
-la redevance en nature doit être déterminée suivant les besoins prioritaires du service (arrêté n°2747-
73 MAR/FOR/MFV modifié par l'arrêté n°2661/84 du 16/06/84)
-ces derniers temps le service forestier n'arrive plus à produire des plants pour ce reboisement, il serait
mieux de ne plus marquer dans la clause correspondante la prestation des plants. Donc l'exploitant fera
le nécessaire pour exécuter son reboisement. Seulement l'encadrement technique relèvera toujours du
service forestier.
Si l'exploitant renonce aux travaux de reboisement, il versera tout simplement à la caisse du régisseur
du service la somme correspondante et c'est au service d'effectuer le reboisement. Ainsi, vous enverrez
votre programme avec le devis estimatif à la Direction des Eaux et Forêts pour que cette dernière
puisse débloquer le fond.
A noter que la redevance forestière évolue avec le prix de vente de bois au marché, qu'il faut souligner
dans le permis d'exploiter que le montant de la redevance est révisable tous les ans.
A cet effet, il vous est demandé de former une brigade économique, SPEF et CIREF, pour étudier
périodiquement les prix du bois dans votre région respective afin que le service puisse ajuster le
montant de la redevance à temps.
Ce nouveau système exige un plus haut degré de professionnalisme (savoir faire, sérieux et sincérité)
et une plus grande responsabilité de la part des agents qui effectueront la reconnaissance ou
l'inventaire du lot à exploiter.
Aussi il vous est exigé une conscience professionnelle à la hauteur de ces tâches.

FINOANA Henri

Destinataires :
-Tous services centraux
-tous SPEF
-Tous CIREF

LXXXV
Annexes

ANNEXE 3 : PEDM

LXXXVI
Annexes
Annexe 3-A : Proposition d’options stratégiques par le PEDM

Etat lieux Diagnostic Options stratégiques Composantes


Intensification du prélèvement de bois Progression de la substitution du bois Réduite la demande de bois énergie et Favoriser l’usage rationnel des produits
dans les formations naturelles par le charbon de bois les pertes de carbonisation en de substitution
Gisement inexploité d’économie de développant l’usage des foyers
bois énergie économes, des combustibles de
Techniques de carburation en partie substitution et les techniques Moderniser et professionnaliser
peut performantes améliorées de carbonisation et les l’activité charbonnière
techniques améliorées de carbonisation
Surexploitation localisée des Filières peut professionnelles oeuvrant Accroître l’offre durable de bois en
formations forestières souvent dans la clandestinité réorganisant et en réorientant
Concentration actuelle du prélèvement géographiquement l’exploitation Etablir des contrats GELOSE à
urbain à proximité des villes et des forestière pour l’approvisionnement dominante bois énergie dans les zones
voies d’accès urbain en bois énergie en application du prioritaires
Scénarios tendanciels offre / demande SDAUBE Assurer une exploitation durable de la
inacceptables pour certains firaisana mangrove
Risque importants pour Mettre en place un suivi efficace des Renforcer la IREM
l’environnement impacts environnementaux de
l’exploitation du bois énergie
Exploitation incontrôlée du bois énergie Encore peut d’actions concrète de mise Accélérer le transfert de la gestion Etablir des contrats GELOSE à
en place de contrats GELOS dans la forestière aux communautés de base dominante bois énergie dans les zones
zone prioritaires

LXXI
Annexes
Réglementation complexe et contrôle Mettre en place une réglementation et Mettre en place un cadre réglementaire
insuffisant une fiscalité régionale et locale et fiscal régional et local favorable
favorables à la gestion durable des
ressources forestières
Electrification rurale inexistante Effort de développement insuffisant Augmenter le taux des ménages ruraux Développer l’électrification rurale
Absence de solutions adaptée au électrifiés en développant des formes décentralisée
contexte local adaptées d’électrification s’appuyant
sur le secteur privé, les usagers et les
collectivités locales
Faiblesse de l’intervention publique sur Moyens limités de la DIREM de Mètre en place les compétences et les Mise en place d’une cellule Energie
le secteur de l’énergie domestique Mahajanga outils indispensables à l’orientation, la domestique
Absence de coordination officielle entre coordination et au suivi du secteur
Energie, Eau et forets et Environnement énergie domestique

LXXII
Annexes
Annexe 3-B : Principaux résultats attendus de la phase 2 du PPIM après révision en novembre 2000

activités Principaux résultants attendus


Favoriser l’usage rationnel des • Réduction de la croissance de la demande de charbon de bois-
produits de substitution • 2000 foyers économes à charbon de bois labellisés en milieu rural.
• Procédure de certification des foyers et réchauds extensibles au niveau national.
• Accord avec les distributeurs de réchauds à pétrole pour qu'une partie au moins soient label lises par la CED,
• Montage avec VITOGAZ et les commerçants locaux d'une opération de diffusion de gaz populaire sur réchaud mono feu et
bouteille de 6 kg.
• Une unité de production d'agglo briquettes de charbon de résidus agro-industriels opérationnel en fin de période.
• Campagne de mobilisation de la population sur les thèmes de sécurité et économie d'énergie pour modifier les
comportements d'utilisation des combustibles

Moderniser l’activité charbonnière • Reconnaissance progressive de la profession de charbonnier par les services de l’administration et les populations-
• Rendement moyen de la carbonisation porté de Î5à 20 en 10 ans.
• Des organisations professionnelles représentatives de différentes catégories de
PCB (professionnels du charbon de bois) sont créées.
• Un dialogue régulier est établi entre l’administration et les organisations
professionnelles des PCB, notamment sur la réglementation, la fiscalité et le
contrôle du bois énergie.
• Plus de 30 % des PCB tonnés à l'utilisation de techniques améliorées de
carbonisation.
• Accès facilité des PCB à des financements appropriés pour l'investissement et/ou la maintenance de l’outil de travail,

LXXIII
Annexes
• La faisabilité de 3 à 5 entreprises charbonnières modernes étudiée et dans la
mesure du possible des entreprises effectivement créées utilisant des méthodes de gestion simples et efficaces.

Etablir des contrats GELOSE à • L'information sur les contrats GELOSE largement diffusée au niveau des
dominante bois énergie dans les communautés de base. des collectivités territoriales décentralisées et des acteurs de développement sur la zone d'intervention
zones prioritaires du PEDM
• La problématique bois énergie prise en compte effectivement par les
territoriales décentralisées, par les communautés de base et par les projets et
opérateurs du développement et de la conservation environnementale à travers des actions appropriées
• Une vingtaine de contrats GELOSE centrés (à des proportions variables) sur le bois-énergie, initiés et. pour une majorité,
établis soit à travers des actions des collectivités territoriales décentralisées, des communautés de base, des projets et
opérateurs du développement et de la conservation environnementale, soit à travers des actions directes du PPIM (sur les
zones prioritaires définies par le ÎSUAUBË).
• Des compétences régionales (bureaux d'études locaux ou ONG) opérationnel les disponibles en matière de procédures
GELOSE appliquées au bois énergie.
• Six (6) stations de suivi des impacts environnementaux mises en place dans des zones forestières représentatives.

Cellule Energie • Complément de la formation des cadres et agents de la CED à Mahajanga, qui leur permette de superviser et de
prendre en charge durablement les activités dans le secteur énergie domestique.
Domestique de Mahajanga • Mise en place d'un Système d'information et d'évaluation permanent (SIEP), qui permettra de suivre et d'évaluer
le secteur et les actions menées sous trois angles énergétique, environnemental et économique- et qui pourra être

LXXIV
Annexes
durablement mis en
œuvre par la CED.
• Appui à la définition et mise en œuvre d'une politique globale de communication, destinée avant tout aux
administrations, aux organisations non gouvernementales et aux opérateurs privés du secteur énergie domestique,
avec notamment la publication d'un bulletin semestriel d'information sur l'énergie domestique.
• Définition d'un système d'autofinancement pour la CED et test d'un dispositif local de recouvrement des taxes
(redevances et ristournes) forestières en collaboration avec les Communes.
Extension du PPIM au * Une stratégie nationale de planification concertée des actions énergie domestique entre tous les acteurs locaux
niveau national (administrations déconcentrées, autorités régionales, collectivités territoriales décentralisées, projets de
développement, groupements ou
associations paysannes, communautés de base, etc.).
• Des propositions d'actions prioritaires à engager dans le domaine du bois-énergie et de l'énergie domestique
• Un projet solidement argumenté et chiffré d'intervention dans le domaine énergie domestique à l'échelle
nationale, qui pourra constituer une composante du futur
Projet Energie III.
• Une collaboration bien établie entre les institutions concernées par l'énergie
domestique, notamment celles en charge de l'énergie, des forêts et de
l'environnement.

LXXV
Annexes
Annexe 3-C : Principaux résultats attendus de la phase 2002 du PEDM

Activités Principaux résultats attendus

Favoriser l'usage • Réduction de la croissance de la demande de charbon de bois.


rationnel des produits • Contingent supplémentaire de 2000 foyers économes à charbon de bois labellisés en milieu rural.
de substitution • Fonctionnement du laboratoire de certification et extension au niveau national de la procédure de certification des foyers
et réchauds.
• Plus de 60% des réchauds écoulés dans la province de Mahajanga labellisés par la CED.
• Mise en place d'un fonds de crédit délégué pour favoriser l'accessibilité des ménages à des équipements de substitution.
• Suivi et évaluation des opérations de diffusion de gaz populaire sur réchaud mono feu et bouteille de 6 kg.
• Réalisation d'actions de promotion des briquettes de charbon de résidus agro-industriels : mise en place de délégué d'un
fonds de crédit et d'ennui aux opérateurs privés pour favoriser l’investissement production de industriels : mise en place
déléguée d'un fonds de crédit et d'appui aux opérateurs privés pour favoriser l'investissement productif cour la production
de opérateurs privés pour favoriser l'investissement productif pour la productive briquettes et les actions de
commercialisation et de distribution de briquettes
Moderniser l'activité * Reconnaissance progressive de la profession de charbonnier par les services de l'administration et les populations.
charbonnière • Rendement moyen de la carbonisation porté de 15à 20% en 10 ans.
• Le dialogue régulier est poursuivi entre l'administration et les organisations professionnelles des PCB, notamment sur la
réglementation, la fiscalité et le contrôle du bois énergie.
• De nouveaux PCB sont recensés et formés et au total plus de 50 % des PCB
• De nouveaux PCB sont recenses et formés et au total plus de 50 % des PCB formés, par l'intermédiaire d'ONG sous
contrat d'opérateur, à l'utilisation de techniques améliorées de carbonisation.
• Accès facilité des PCB à des financements appropriés pour l'investissement et/ou la maintenance de l'outil de travail et

LXXVI
Annexes
par des subventions d'équipement de groupements charbonniers.
• Mise en place de 20 aires contrôlées de marchés du charbon de bois.
• De 3 à 5 entreprises charbonnières modernes effectivement créées et utilisant des méthodes de gestion simples et
efficaces avec l'appui d'ONG sous contrat

Etablir des contrats • Poursuite des activités d'information sur les contrats GELOSE au niveau des communautés de base, des collectivités
GELOSE à dominante territoriales décentralisées et des acteurs de développement sur la zone d'intervention du PEDM.
bois énergie dans les • La problématique bois énergie plus largement prise en compte par les collectivité territoriales décentralisées, par les
zones prioritaires communautés de base et par les projets et opérateurs du développement et de la conservation environnementale à travers des
actions appropriées.
* Un suivi et un appui périodique des 20 contrats GELOSE mis en place sur la base des travaux du PEDM en 2001.
* Une nouvelle série de 36 contrats GELOSE centres (à des proportions
variables) sur le bois énergie, initiés et, pour une majorité, établis à travers des actions des collectivités territoriales
décentralisées, des communautés de base avec l'appui d'ONG sous contrat d'opérateur ou d'opérateurs du développement et de
il conservation environnementale sur les zones prioritaires définies par le SDAUBE.
• Des compétences régionales (bureaux d'études locaux ou ONG)
opérationnelles et éprouvées en matière de procédures GELOSE appliquées au bois énergie.
• Dans les 6 stations le suivi des impacts cnvironncmcntaux est réalisé dans des zones forestières représentatives.
• Mise en place d'un fonds de soutien aux VOI (communautés locales) pour les activités connexes à la gestion des ressources
naturelles (intra PAGS) pour assurer le développement de 50 activités connexes

LXXVII
Annexes

Cellule Energie • Formations complémentaires des cadres et agents de la CED à Mahajanga, qui leur permette de superviser et de prendre en
Domestique de charge durablement les activités dans le secteur énergie domestique.
Mahajanga • Fonctionnement par la CED du Système d'information et d'évaluation permanent (SIEP) pour suivre et évaluer le secteur et
les actions menées sous trois angles -énergétique, environnemental et économique- :
• suivi environnemental ;
• enquêtes de suivi techniques de carbonisation et d'évaluation des
formations des charbonniers ;
• enquêtes sur l'utilisation des briquettes de charbon de résidus agro- industriels ;
• enquêtes urbaines et rurales sur l'utilisation des foyers économes ;
• enquêtes périodiques de consommation énergétique des ménages.

• Poursuite des actions de communication, en direction des administrations, des organisations non gouvernementales et des
opérateurs privés du secteur énergie domestique, avec notamment la réalisation de 2 campagnes d'information sur l'énergie
domestique : télévision, feuilleton, radio, affiches, autocollants, tee-shirts, casquettes, brochures, bulletin, annuaire, etc.
• Fonctionnement du système d'autofinancement pour la CED et du dispositif local et régional de contrôle et de recouvrement
des taxes (redevances et ristournes) forestières en collaboration avec les Communes:
• réalisation d'enquêtes de trafic du bois énergie ;
* édition des tickets de contrôle du bois énergie ;
• suivi du fonctionnement du système de contrôle forestier local et
régional du bois énergie.
* Prise en charge administrative et financière progressive (en deux étapes
semestrielles) de la gestion des actions par la CED

LXXVIII
Annexes
Annexe 3-D : Objectifs d’intervention et zones prioritaires définis par le SDAUBE

Firaisana Type de formation Objectif Type d’intervention Superficies Production de bois Nombre de village
concernées énergie concernée (t/an)
(ha)
Belobaka- Mangroves Meilleure connaissance du Recherche - développement 3 000 10 000 10
Boanamary milieu, amélioration des contrats GELOSE bios énergie
techniques d’exploitation avec aménagement
Ambalakida Forets rupicoles Stabiliser et organiser Contrats GELOSE bois 10 000 10 000 40
Zones l’activité charbonnière énergie avec aménagement
accessibles de Savanes arborées Stabiliser et organiser Contrat GELOSES bois 30 000 10 000
Bekobay les plus l’activité charbonnière énergie avec quota
productives
Mangroves Meilleure connaissance du Recherche - développement 2 500 8 500
milieu, amélioration des contrat GELOSE bois énergie
techniques d’exploitation avec quota
Marovoay rural Savanes arborées Stabiliser et organiser Contrats GELOSE bois 35 000 10 000 80
les plus l’activité charbonnière énergie
productives
Anjiajia Forets Contrôler le Contrats GELOSE bois 10 000 10 000 18
développement de énergie avec aménagement
l’activité charbonnière
Tsaramandroso Forets Contrôler le Contrats GELOSE bois 20 000 20 000 28
développement de énergie avec aménagement
l’activité charbonnière
Total zones prioritaires 110 500 78 500 176
En % 7% 13%

LXXIX
Annexe 3-E : PROTOCOLE D’ACCORD POUR LA MISE EN ŒUVRE D’UN
PROCECESSUS DE TRANSFERT DE GESTION DE BOIS D’ENERGIE DANS LA ZONE
SDAUBE DE MAHAJANGA

- Vu la l’environnement malagasy
- Vu la loi 96-025 du 10 Septembre 1996 relative à la gestion locale des ressources naturelles
renouvelable
- Vu la loi 97-017 du 16 Juillet 1997 portant révision de la législation forestières et les décret
d’application 98-781 et 98-782.

Suite à l’atelier du 11mai 2001 visant à définir les responsabilités et attributions des différents acteurs
dans le processus de gestion bois d’énergie, à déterminer les modalités de recouvrement de répartition
des recettes fiscales et à mieux cerner les différents aspects du contrôle forestier.

La direction Inters Régionale des Eaux et Forets de Mahajanga, représentée par son Directeur ;

Les sous – préfectures de Mahajanga II de Marovoay et d’Ambato Boeni, représentées par leurs sous-
préfets ;

Les .12 communes concernées par le Projet PEDM, représentées par leurs maires ;

La Cellule Energie Domestique du Projet PEDM DE Mahajanga, représentée par son chef
Ont convenu de ce qui suit :

Article premier

Ce protocole d’accord concerne la démarche à suivre pour la mise en œuvre du processus de


Gestion Locale des Ressources Renouvelable « Composante Bois d’énergie » dans la zone
D’intervention du Projet Energie Domestique de Mahajanga » , la répartition des tâches et
responsabilités entre le Service forestier .les communes rurales , les sous-préfectures et le projet
PEDM , les modalités en matière de fiscalité et de contrôles forestiers.
En matière de transfert de gestion

En matière de transfert de gestion

Article 2 : Les signatures s’engagent à respecter la démarche selon les étapes de travail suivantes et à
assumer leurs responsabilités respectives comme suit :

LXXX
Annexes
Etape Contenu Responsable Délai
(en appui)
1. Etape 1. Sensibilisation en assemblé générale CEF /ONG Avril 2001
1.1 Présentation CEF/O NG aux
communautés de base
1.2 GELOSE bois d’ énergie comme suit de
la convention tripartie
1.3 Production et gestion durable
1.4 Protection de ressources.
1.5 Socio- Organisationnel et relation
contractuelles
1.6 Appui à la rédaction de la demande de
transfert de gestion GELOSE, adressée à
la DIREF et commune
2. Etape 2. Procédure d’agrément de la demande (ONG) Mai
paysanne
2.1 Demande adressée à la commune (maire)
avec liste
Des usagers de la forêt et engagement pour Commune
une organisation en association en statuaire. comm.(ONG)
2.2 Constitution d’une commission Commune
communale CEF (ONG)
Instruction de la commission communale.
Avis favorable du conseil communal
Remise de la demande au CEF
Transmission et avis favorable de la sous-
préfecture
Transmission et agrément de la demande par
la DIREF.
Restitution de la décision à la communauté
3. Etape 3. Diagnostic et études Juin
3.1 Délimitation et caractérisation de la forêt ONG/CEF Juil
(inventaire) ONG
3.2 Etude socio organisationnelle ONG/CEF
3.3 Diagnostic participatif et propositions de
gestion
4. Etape 4. Mise en place structure de gestion Juillet
4.1 Elaboration des statuts et règlements ONG (CEF)

LXXXI
Annexes
internes ONG
4.2 Election d’un comité de gestion en AG
5. Etape 5 Plan d’aménagement forestier et du terroir Août
5.1 Zonage participative en zones de gestion ONG/CEF
5.2 Elaboration de règles de gestion par zone. ONG/CEF
5.3 Elaboration du plan d’actions ONG/CEF
5.4 Rédaction du plan d’aménagement ONG/DIREF

6. Etape 6 Préparation du dossier de transfert de septembre Oct


gestion CEF/DIREF
6.1 Elaboration du cahier de charge (ONG)
ONG
6.2 Elaboration du Dina et approbation en CEF/Commun
A.G e
6.3 Préparation du contrat de transfert de /DIREF/ONG
gestion
7. Etape 7. Examen et négociation du dossier Médiateur Nov
7.1 Examen du dossier (plan
d’aménagement,règlement cahiers de charges
,dina contrats de transfert de gestion) par la
DIREF et la commune
7.2 Négociation et médiation entre COBA –
SF –CR

8. Etape 8. Approbation transfert de gestion


8.1 Approbation du dossier : avis de la CR, avis du sous- DIREF, Nov
préfet,
agrément de la DIREF DIREF, COGE,
8.2 Signature de contrat de transfert de gestion entre CR
COGE et DIREF avec avis CR.
8.3 Restitution du contrat, du plan d’aménagement et des CEF/ DIREF,
règlements gestion, du cahier de charge, du dina à la ONG
communauté en A.G
9. Etape 10 Mise en œuvre Déc
10.1 Activités d’aménagement et de gestion COGE
10.2 Appui en intrants, en information en matière de ONG/ PEDM
socio organisationnel, de technique, de gestion financière

LXXXII
Annexes
10. Etape 11. Suivi –Evaluation et contrôle Déc
11.1 Visites de suivi –évaluation des activités paysannes CEF/ DIREF
et du respect du cahier de charge ONG/ PEDM

Article 3 : Les partenaires s’accordent sur la répartition des rôles et responsabilités suivantes :

Communauté L’acteur principal est la communauté de base, qui gère son terroir et les
De base différentes ressources qui s’y trouvent.
COBA La communauté de base est tenue de respecter ou de faire le plan
d’aménagement forestier (quota, zonage, règles de gestion et plan d’activités).
Elle applique le dina et assure la surveillance forestière, le contrôle des
prélèvements et de la circulation des produits forestiers.
Elle prélève les recettes fiscales (redevances et ristournes) et assurent leur
dispatching à qui de droit (commune, service forestier) .
Service Le Service forestier en tant que représentant de l’administration étatique assure
Forestier le Leadership dans l’avancement de la démarche.

La DIREF élabore et approuve la démarche et les procédures de terrain, qui


sont en cohérence avec les lois forestiers et GELOSE.
Elle participe à la reconnaissance sur terrain, donne son approbation des plans
d’aménagement et des règles de gestion des ressources forestières.

Le CEF assume le travail de promotion, de sensibilisation et d’appui technique


aux communautés locales de base. Il mène ou participe aux activités suivantes.
• Sensibilisation et l’information des communautés villageoises
• Transmission des demandes et des agréments au niveau local
• Etudes forestières préliminaires
• Elaboration du plan d’aménagement
• Elaboration des documents de transfert de gestion
• Contrôle de l’application des règlements
• Sanctions en cas des exploitations illicites
• Contrôle de mise en œuvre du plan d’aménagement

Commune La commune rurale CR est l’autorité étatique décentralisée et donc également


rurale représentant de l’état propriétaire des terres. Son rôle dans le transfert de gestion est
défini dans la loi GELOSE.
Le maire reçoit la demande de transfert de gestion, transmis par le CEF et constitue un
comité d’instruction (conseil communaux et (CEF). La Commission d’enquête mène

LXXXIII
Annexes
une visite de reconnaissance sur terrain et donne son avis sur bien fondé de la demande
(existence des ressources, légitimité de la demande et du demandeur)
Le conseil communal donne son avis favorable sur le et le maire transmets le dossier au
sous-préfet et à la DIREF.
Le maire approuve le Dina et contrôle sa mise en application par les communautés de
base.
La commune met en place les VINA dans les fokontany de sa circonscription pour
assurer le contrôle forestier.
OP/CED Le Projet PEDM et surtout les responsables de la CED jouent le rôle de promoteur et
facilitateur du processus du processus GELOSE, il ne décide pas à la place des
acteurs

Les OP ou ONG
• appui le CEF dans la sensibilisation et information des communautés
villageoises
• assure le diagnostic socio organisationnel et participatif des communautés
• appui la communauté dans la mise en place des structures de gestion
• appui le CEF et la communauté dans l’élaboration du plan d’aménagement
• appui le CEF et la communauté dans la préparation des documents du dossier
de transfert de gestion (contrat, cahier de charges, dina)
• élabore avec la communauté le plan de travail annuel et appui son mis en œuvre
• assure la formation des structures de gestion et des communautés de base
Les CED
Facilite le contact avec les autorités et la transmission des dossiers et demandes
auprès des autorités et finance les études ponctuelles nécessaire pou une mise en
valeur rationnelle.

Médiateur Le médiateur assure la négociation patrimoniale relatif à l’élaboration des outil de


gestion entre les différents acteurs de la GELOSE .A la fin du processus d’élaboration
de ces outils, il vérifie la conformité du dossier ( plan d’aménagement , statut et
règlement intérieur , cahiers de charge, dina, contrat de transfert de gestion) avec les lois
sur le transfert de gestion , fiscales foncières et juridiques en vigueur et donne son
approbation

Article 4 ; La démarche se matérialise par la production des documents suivants, qui règlent les
aspects techniques, administratives, financiers et juridiques.

LXXXIV
Annexes
Document et contenu Responsable
(Transmission)

• DEMANDE D2LIB2R2E DE TRANSFERT DE Gestion des ressources COBA (CEF)

bois d’énergie par la communauté villageoise (évent, sur demande –type de


GELOSE)

• Note d’avis favorable conseil communal après instruction CR


Sous- préfet
• Notez d’avis favorable sous-préfet, qui transmet le dossier à la DIREF
DIREF
• Agrément de la demande par la DIREF

• Dossier de diagnostic contenant : Délimitation du terroir villageois et de la CEF/ONG

ressource des forêts sur photo aérienne ; Description et caractérisation CED

sylvicole de la ressource ; Description socio organisationnels d la


communauté villageoise ; Description de l’exploitation actuelle de la
ressource (produits, exploitations, problème) ; Inventaire des propositions
paysannes de gestion de la ressource.

• PV de l’élection des membres COGE, y inclut la liste des usagers de la COBA (ONG)

ressource et membres de l’association Tapia, les membres et fonctions du


COGE.

• Statut et Règlement intérieur de l’association (objectifs, règles)


COGE (ONG)

• Plan de l’aménagement qui contient : Objectifs et résultats attendus ; Plan et COGE, CEF/

zonage des ressource ; Vocation et actions par zone ; règles de gestion DIREF, ONG

technique et d’aménagement par zone ; Calendrier des activités de mise en


œuvre ; Responsables et participants ; appui nécessaire (Crédits et intrants,
contreparties paysannes, appui- conseils, formations)

• Cahier de charge contenant : l’identité du gestionnaire ; Définition des CEF/DIREF

ressources ; clauses administratives, financières et fiscales ; Clauses ONG

techniques de gestion ; clauses juridiques, dispositions finales

• Dina contenant : réglementation simplifie ; sanctions ; Contrôle ; Signatures COGE,


du fokonolona ; approbation de la CR ONG
Commune

• Contrat de transfert de gestion contenant : Finalité et objectifs du contrat ; COGE

Objet du contrat ; Durée du contrat ; compétences transférées ; Droit et CEF/CIREF,

obligations du gestionnaire, de la CR et du Service forestier ; Fautes et ONG

sanctions ; Réglementation des litiges ; Résiliation du contrat ; Date, lieu,


Signatures

LXXXV
Annexes

• Contrat de campagne avec PEDM contenant : Liste d’activités appuyés ; COGE, ONG

Appuis CED. CONTRE PARTIES COGE ; Calendrier de mise en œuvre ;


Responsabilités

• Rapport d’évaluation contenant : Avancement de la mise en œuvre ; Respect CEF, DIREF


des cahiers de charge ; Fautes et sanctions constatés ; Problèmes rencontrés Commune

En matière contrôle

Article 5

Il a été décidé de mettre en place un contrôle forestier à trois niveaux :

- Au niveau des terroirs


• Dans les terroirs « GELOSE » ce sont les communautés de base (VOI) qui s ‘en occupent.
Elles mettent en place une structure pour assurer la mise en application du plan
d’aménagement et pour assurer le contrôle forestier
• Dans les terroirs sans GELOSE, ce sont les VNA mis en place par la commune qui seront
chargés du contrôle forestier
- Au niveau de la commune, une structure devra être mise en place pour superviseur les
Activités des VNA. La commune assure la coordination des actions et veille particulièrement au
contrôle forestier (prélèvement, circulation des produits) dans les zones rouges ou dans les zones non
couvertes par les VNA.
- Au niveau du service de Eaux et Forets Les cantonnements forestiers étant les premières
responsable de la gestion forestiers assurent la supervision des action de contrôle dans le
fivondronana .Ils assurent avec le concours des foret de l’ordre si le besoin se fait dans les zones
chaudes (entre de la ville, trafic fluvial …).Ils appuient également les contrôle menés par les
communes ou les communautés de base à travers une brigade mixte
-
En matière de recettes et utilisations fiscales

Article 6

Les taux de redevance sont fixés à 1500fmg par sac de charbon de 13 kg pour les sites sans GELOSE
et 750 fmg pour les sites transfères. Pour le bois, les communautés de base payeront à titre de
redevances 3000 fmg par stère, les autres exploitants 6000fmg
Les ristournes à prélever sont de 2000 fmg par stère de bois de chauffe et 1000 fmg par sac de 13 kg
de charbon quel que soit le site.
LXXXVI
Annexes
Le recouvrement des recettes fiscales se fait au niveau des hameaux GELOSE par la CLB et au niveau
des hameaux GELOSE par le VNA. Les redevances devront être payées par les CLB et les
exploitants tous les deux mois chez le régisseur de recettes du service forestier Pour le travail effectué
sur le recouvrement au niveau de sites transfèrent, la CLB percevra 250 fmg par sac de charbon et par
stère de bois, en sus de la redevance.
Si les redevances sont versées entièrement au régisseur de recettes du service forestier, à charge pour
eux de répercuter leur part aux différents du service forestier, les ristournes perçues se répartissent
comme suit :
Farita Fivondrona CONFORE Commune CLB FFN/FFR/CED
ny na T Hameau
Fmg Fmg Fmg Dont Fmg Dont Fmg Dont par
(contr (contrôle) par par contrôle
ôle) contrôl contrôl
e e
Redevance Hameau
750(E&F)+ gélose 0 50 100 0 0 250 75 600 100
250 Hameau
non 0 200 300 100 100 0 0 900 150
(clb) 1500
gélose
Ristourne CED
Fmg dont par
1000 Hameau 50 0 0 250 100 500 200 contrôle
gélose 200
1000 Hameau 100 50 0 750 300 0 0 100
non 100
1000 gélose 0 50 0 600 400 150 100 50
Forest
privées 200
100

Les différentes parties (communes, communautés locales de base, service forestier)


s’engagent à utiliser les fonds générés par les recettes fiscales pour soutenir le contrôle forestier dont
elles ont en charge.

Dispositions diverses

Article7 : Autre engagement des différentes parties

LXXXVII
Annexes
Les signatures feront tout le nécessaire pour promouvoir la gestion locale des ressources bois
d’énergie dans le cadre de leurs moyens et dans le cadre de la législation en vigueur
Ils s’engagent à collaborer dans un esprit de communication et d’appui mutuel.
Le service forestier s’engage à ne plus délivrer de nouveaux permis de coupe ou des autorisations de
défrichements dans les sites gélosés sauf sur demande expresse des communautés locales de base.
La commune s’engage à activer l’acheminement des dossiers ou la réalisations des activités qui lui
incombent (mise en place de la commission d’enquête …) Elle s’engage également à ne pas piétiner
sur les plates – bandes des autres (délivrance de permis de coupe, d’autorisation de mise en feu …)
Les différentes parties étudieront au cas par cas les permis d’exploiter en cours dans les sites à geloser.
Les auteurs des permis falsifiés seront passibles de poursuite en justice.
Articles 8 : ces décisions prennent effet si aucun amendement émanant des participants à l’atelier n’est
enregistré et restent en vigueur jusqu’à l’expiration du premier contrat de trois ans. La liste des
signataires de ce protocole figure à l’annexe.

Mahajanga, le 12 Mai 2001.

Le secrétaire de séance Le président de séance


Le maire de Ambalakida Directeur Inter Régional des Eaux et Forêts
De Mahajanga

LXXXVIII
Annexes
ANNEXE 3-F : DOCUMENTS RELATIFS AU TRANSFERT DE GESTION DES
RESSOURCES NATURELLES RENOUVELABLES A L'ASSOCIATION KOLO

Contrat de transfert de gestion


Des ressources naturelles et des produits forestiers

La Circonscription des Eaux et Forêts de TSARAMANDROSO, représenté par son Chef


La Commune d'AMBONDROMAMY, représenté par le Maire
La communauté de base KOLO, dans le Fokontany AMBONDROMAMY, Commune
AMBONDROMAMY, Fivondronana AMBATO-BOENI

S'entendent comme suit:

DEFINITIONS GENERALES

Article n°1 :
Objectif
Ce contrat a été établi pour donner la responsabilité à la Communauté de base sur la gestion forestière
et de ses produits.

Il a pour objectif de :
Gestion durable de la forêt que la génération suivante pourrait hériter
Bonne gestion forestière et de ses produits
Accroissement, amélioration des produits forestiers et du niveau de vie des habitants qui les gèrent

Article n°2 :
Seules les gens ayant plus de 18 ans, membres le l'Association KOLO peuvent exploiter la forêt et ses
produits qui sont délimités dans le plan d'Amenagement, de gestion et du cahier des charges; ils sont
également prêts à participer à la gestion durable en matière d'utilisation et de protection de ces
produits.
Le Président du Comité de gestion est chargé de représenter officiellement l'Association KOLO à
Ambondromamy pour l'exécution des décisions qu'on a prises ensemble.

Article n°3 :
Les délimitations des forêts à gérer

LXXXIX
Annexes
La zone à gérer et à aménager par l'Association paysanne d'Ambondromamy, concernée dans ce
contrat sera délimitée comme suit selon le procès-verbal de la réunion du 06 et 16 août 2001:

1-La zone du sud

Dans le sud, La GELOSE Andavadrere et son adjacente Commune Ambondromamy sont séparées par
une ligne droite allant du pond Dakabe, passant au sud de Fonala et jusqu'au Signal.

2-La Délimitation d'Ampombokely

Du sud au nord, la route de charrettes sépare les parties de la RN6 et PK6 ( Croisement
d'Ampombokely), de-là, on dirige vers le nord pour Antanantsakalava. On trouve la superficie de
Borimaso vers le nord-ouest et au sud le SNTP, ensuite l'entrée de Benato, enfin Antsahalalina.

3-Les délimitations de Beronono et d'Ambondromamy

La prise d'Antsahalalina est une délimitation naturelle des 2 fokontany.

4-Les délimitations d'Ambondromamy et d'Amborondolo

Du nord au sud, la route de charrettes bordant la rivière d'Antsahalalina séparent les 2 fokontany. Et
puis en suivant le bord de Matsabory Maroloha jusqu'au pond Manapatanana, on prend la direction au
sud vers Kamoro.

Article n°4 :
Transfert de gestion
Ce contrat de gestion est fait pour l'application de:
La loi n° 960-025 du 30 septembre 1996 concernant la gestion locale des ressources naturelles
renouvelables
La loi n° 97-017 du 08 août 1997 portant révision de la législation forestière

XC
Annexes
Le décret n° 2000-027 du 13 janvier 2000 relatif aux communautés de base chargées de la gestion
locale des ressources naturelles renouvelables.
Le décret n° 97-1200 du 02 octobre 1997 portant adoption de la politique forestière
Selon la demande de l'association d'Ambondromamy

Article n°5 :
Les forêts concernées par le contrat
Les forêts et ses produits concernés par ce contrat sont indiqués suivant le mode d'utilisation du plan
d'aménagement.

Article n°6 :
Ce contrat de transfert de gestion forestière et de ses produits prend effet pendant trois mois et peut
être renouvelé à sa fin après évaluation satisfaisante du travail de la communauté de base.

LES POUVOIRS TRANFERABLES

Article n°7 :
Pour qu'on puisse gérer la forêt et ses produits, les pouvoirs à transférer au sein de l'Association
KOLO sont :

Pouvoirs totalement transférables:


Gestion forestière et de ses produits classés dans le droit d'usage
Autorisation de nettoyer les terrains alluvionnaires et champs de décrue
Contrôle forestier et de sa production
Saisie et utilisation des produits illicites
Délivrance de permis de coupe pour production de charbons
Délivrance de permis de coupe dans le cadre du droit d'usage
Délivrance de permis de vente de charbons
Contrôle de la production de charbon faite par l'association de producteurs
Retrait de permis de production et de vente du charbonnier en cas de récidive de délits.
Délivrance de permis de brûler pour améliorer la savane arbustive.

Pouvoirs non-transférables

XCI
Annexes
Délivrance de permis de défrichement et de production de charbon dans la partie forestière gérée par
l'Association
Délivrance de permis de chasse ou de prélèvement de bois protégés par la loi
Délivrance de permis d'exploitation de bois pour la fabrication mobilière, de planches ou pour la
construction en tant qu'activité professionnelle.

III. DROITS ET OBLIGATIONS DES PARTICIPANTS

Catégorie 1 : Droits et obligations de l'Association

Article n°8 :
Droits de l'Association KOLO d'Ambondromamy
Concernant la forêt et ses produits qu'elle va gérer, l'Association KOLO a le droit de :
Prélever et utiliser tous les produits indiqués dans le dina et le cahier des charges selon le droit
d'usage.
Aménager les zones forestières et ses produits suivant les conditions stipulées dans le cahier des
charges et le plan d'aménagement.
Commercialiser certains produits cités dans le cahier des charges.
Persécuter les contrevenants (contrôle et saisie des produits illicites et application de dina)
Garder l'argent selon les conditions dans le cahier des charges.

Article n°9 :
Obligations de l'Association
Concernant la forêt et ses produits qu'elle va gérer, l'Association KOLO a les obligations suivantes:
Suivre et appliquer bien le plan d'aménagement, la législation et le cahier des charges sur la production
de charbons, la vente de produits, la cueillette de certains produits et l'utilisation des zones et des
productions forestières.
Préserver les animaux et les végétaux protégés par la loi et contrôler la forêt et ses produits.
Surveiller les travaux de production de l'Association des charbonniers exploitant dans la partie
forestière décrite dans le plan d'aménagement.
Appliquer le dina avec le cahier des charges
Elaborer annuellement les programmes d'application du plan d'aménagement et de la législation
Dresser une structure efficace pour mener à bien la gestion forestière et de ses produits
Percevoir les ristournes par le biais de la production de charbons et d'autres produits faits par les
membres de l'Association comme profession.
Verser une partie de ristourne selon la valeur du récépissé délivré tous les mois par la commune
Payer les redevances au sein du Service des Eaux et Forêts suivant les conditions stipulées dans le
cahier des charges

XCII
Annexes
Contrôler le respect du contrat, des conditions et des règles relatives à la production de charbons.
Sanctionner et retirer les permis des exploitants ou commerçants qui ne respectent pas les règles.

Catégorie 2 : Droits et obligations du Service des Eaux et Forêts

Article n°10 :
Droits du Service des Eaux et Forêts
Faire le contrôle et suivi du déroulement de gestion et prendre décision sur toutes propositions et
motivations des gestionnaires.
Appliquer les sanctions indiquées dans le cahier des charges en cas de délits ou non-respect du contrat
commis par les gestionnaires.
Percevoir les redevances payées par le biais de production de charbons à la Communauté de base
Faire un rapport trimestriel relatif au déroulement de travail des gestionnaires

Article n°11 :
Obligations du Service des Eaux et Forêts
Donner des conseils et appuis techniques (parmi lesquels sont les règlements en vigueur) aux
gestionnaires afin qu'ils puissent bien maîtriser leur travail et assumer leurs responsabilités.
Faire un contrôle de gestion et d'application des règles indiquées dans le cahier des charges
Faire connaître aux autres communautés environs l'existence du transfert de gestion.

Catégorie 3 : Droits et obligations de la commune

Article n°12 :
Droits de la commune
Faire le suivi d'application du dina.
Elaborer des règles de gestion forestière et de ses produits.
Demander au sein de la communauté de base une part de ristourne des charbons ayant comme montant
correspondant aux récépissés qu'elle a vérifiés.
Faire un rapport trimestriel de travail des gestionnaires.

Article n°13 :
Obligations de la commune
Sensibiliser et assister la communauté de base sur la recherche des organismes qui peuvent appuyer le
travail de gestion et son développement général.
Donner des conseils relatifs à la gestion
Contrôler l'application du dina

XCIII
Annexes
Informer les environs: villages, fokontany, commune sur l'existence du transfert de gestion et du dina à
Ambondromamy
Faire médiation en cas de litige irrésolu par le comité de gestion ( le Chef du conseil en est
responsable)
S'arranger et négocier avec les environs, fokontany et villages, en cas de problème causé par
l'application du dina.
Sensibiliser tous les fokontany et ses environs à dresser un dina commun contre les feux de brousse.

IV. DELITS ET SANCTIONS, RESILIATION DU CONTRAT

Article n°14 :
Les gestionnaires sont responsables vis-à-vis de l'Etat de tous les délits commis dans la partie
forestière qu'ils gèrent, soit de leur propre faute soit celle des autres inconnus.

Article n°15 :
On est sanctionné par le dina en cas de violation des règles du cahier des charges et du plan
d'aménagement.
La non application du dina est considérée comme une fuite de responsabilité pour faire progresser et
durer la gestion forestière et de ses produits

Article n°16 :
Le gestionnaire sera sanctionné en fonction de ses délits ou non application du dina avec les étapes
citées dans le cahier des charges suivantes:
Avertissement
Suspension du contrat
Résiliation du contrat
Ces derniers sont détaillés dans le cahier des charges.

Article n°17 :
le chef du conseil communal fait la médiation en cas de litige entre les gestionnaires et les gens. Le
tribunal sera le dernier recours en si cette médiation ne réussit pas.

Article n°18 :
Les gestionnaires peuvent demander un dédommagement de la perte qu'ils subissent si la perturbation
provient de leurs contractants.
La résiliation unilatérale du contrat par l'Etat fait recours aux autorités hiérarchiques, et les
gestionnaires peuvent saisir le tribunal si la médiation ne réussit pas.

XCIV
Annexes
Les deux parties peuvent trouver un médiateur selon la loi n° 96-025 du 30 septembre 1996.

Article n°19 :
S’il est prouvé important le non-respect par les gestionnaires du cahier des charges et du plan
d'aménagement, et que l'on a déjà demandé leur avis, le Service des Eaux et Forêts peut résilier le
contrat, si toutes les médiations ont été déjà entamées.

AUTRES DISPOSITIONS

Article n°20 :
En cas de changement lors de la sortie du texte de loi pour l'application de la loi de base n° 96-025 du
30 septembre 1996, ce contrat peut être aussi modifié.
Les modifications seront accordées par les trois parties.

Article n°21 :
Le contrat peut être prolongé après évaluation et estimation satisfaisante du travail de gestion.

Article n°22 :
Ce contrat prend effet immédiatement dès l'approbation du Chef de la Circonscription des Eaux et
Forêts de Mahajanga.
Fait à Ambondromamy, le samedi 23 octobre 2001
Copié en 10 exemplaires

Le Président du comité

Le Maire d'Ambondromamy

Le Chef de la Circonscription des Eaux et Forêts Mahajanga

Le Chef d service des Eaux et Forêts

XCV
Annexes
Cahier des charges portant la gestion forestière et de ses produits à Ambondromamy par l'Association
KOLO
TITRE I : DEFINITION GENERALE

Article n°1 :

Concernant les membres


La communauté de base qui bénéficie et prend en charge de la gestion forestière et de ses produits
dans la région d'Ambondromamy est l'Association KOLO.
Toute personne ayant plus de 18 ans, habitant dans la comunne d'Ambondromamy avant l'année 2001
peut adhérer à l'Association à condition qu'on respecte toutes les conditions relatives à la gestion, le
statut ainsi que le Président du comité de gestion.
Article n°2 :

Objectif
L'aménagement et la gestion durable de la forêt et ses produits locales sont les objectifs de
l'Association d'Ambondromamy

Article n°3 :
Durée
Ce cahier des charges dure pour trois ans, de même durée que la transfert de gestion forestière et de
ses produits.

Article n°4 :
Délimitation des parties à aménager et à gérer

Article 5 :
Le plan d'aménagement, de gestion et la carte indiquent les parties approuvées par le fokontany et ses
environs du 6 au 16 août 2001, cela est justifié par un procès-verbal qui délimite la zone d'habitation
d'Ambondromamy.
TITRE II : DISPOSITIONS NECESSAIRES A L'ADMINISTRATION ET A LA GESTION

Article n°6 :
Le service de gestion doit avoir une structure administrative ci-dessous:
Service de direction (assemblée)
Service des conseillers (conseil administratif)
Service exécutif (Comité gestionnaire)

XCVI
Annexes
Article n°7 :
les gestionnaires doivent dresser un dina régissant la gestion forestière et les produits qu'ils gèrent en
respectant impérativement la loi en vigueur, le contrat de gestion, le plan d'aménagement et le cahier
des charges.
Le dina ne prend pas effet sans l'approbation du Maire d'Ambondromamy
Article n°8 :
Les gestionnaires doivent élaborer et exécuter un programme d'activité chaque année selon les
décisions prises et décrites dans les outils de gestion cités dans l'article 6 ci-dessus
Article n°9 :
les gestionnaires doivent faire un rapport tous les six mois au Service des Eaux et Forêts
(Tsaramandroso) concernant l'exécution du programme d'activité, l'application du cahier des charges
et du dina.
Article n°10 :
Les gestionnaires doivent verser tous les 2 mois les redevances par le biais de la production et vente de
charbons au régisseur du Directeur Général des Eaux et Forêts de Mahajanga.
Article n°11 :
L'Association KOLO a le droit de prélever et d'utiliser l'argent qu'elle obtient par le droit de
défrichement et de vente des produits forestiers pour développer et améliorer sa gestion.
Article n°12 :
Les gestionnaires doivent tenir un livret contenant l'utilisation de la forêt et de ses produits (charbons)
Article 13
Le comité de gestion doit garder un livre pour enregistrer les recettes et les dépenses. La caisse peut
tenir au maximum un montant de 50 000fmg, le surplus sera versé à la banque ou à la caisse d’épargne
commune de l’Association.
Toutes dépenses doivent être justifiées (reçu, facture, etc…)
La Communauté Locale de Base KOLO doit aussi mettre en place un service vérificateur selon les
principes du statut de base et les règlements internes.

TITRE III : LES CONDITIONS DE GESTION FORESTIERE ET DE SES PRODUITS

Catégorie 1 : Concernant le droit d’usage

Article 14
L’utilisation des produits et des zones forestières selon le droit d’usage doit être conforme aux
conditions décrites dans le plan d’aménagement et de gestion soit sur le plan territorial soit sur le plan
technique.

Article 15

XCVII
Annexes
Les produits et zones forestières utilisés par le biais du droit d’usage ne peuvent pas être vendus ni
commercialisés selon le plan d’aménagement.
Ce droit vient avec les conditions et les responsabilités pour l’utilisation raisonnable de ces produits

Article 16
Les produits ci-après peuvent être vendus en respectant bien les règles qui les régissent : « fandrama »,
sanglier, charbons, bois de chauffe, jujubiers, mangues, tamariniers.

Article 17
Il est interdit de vendre les produits forestiers acquits par le droit d’usage tels que les grands bois pour
fabrication de tableau, pour la construction, golette, « maivanaty », grenouilles

Article 18
On ne peut pas commercialiser les pintades mitrées et les grenouilles sauf les membres de la
Communauté de base

Catégorie 2 : Concernant le permis de cueillette et d’exploitation des zones forestières

Article 19
Les conditions relatives au permis exigé lors de cueillette des produits et d’exploitation des zones
forestières sont :
a)-Le permis du comité de gestion est inutile pour les produits à usage quotidiens suivants :

Bois de chauffe
Miel
Pintade mitrée
Sanglier
Igname
Tendras, hérisson, grenouilles
Jujubiers, mangues et tamariniers mangés à la maison

b)- le permis de comité de gestion es exigé pour les produits suivants :


Gros bois pour fabriquer des tableau, des carrés
Bois rond pour la construction
Pour une étable
Pour une clôture (golette)
Chasse en tant qu’activité professionnelle

XCVIII
Annexes
« Maivananty »
Bambous
Pour des charbons
Jujubiers, mangues et tamariniers sont à vendre pour activité professionnelle.

c)- L’utilisation des zones forestières qui nécessite un permis de comité des gestion
feu de bourse pour nettoyer les champs et les terrains alluvionnaires
feu brûlant les espaces pastoraux.

TITRE IV : DELITS ET SANCTIONS

Article 20
Les gestionnaires sont totalement responsables vis à vis de l’Etat en cas de délits survenus dans la
région, que ce soit par les membres ou par un inconnu.

Articles 21
Le non-respect du plan de gestion et du cahier des charges est sanctionné par le dina.
La non-application du dina par l’Association d’Ambondromamy implique la fuite de responsabilité et
le manque d’initiative pour faire pour faire progresser et durer la gestion forestières et de ses produits.

Article 22
Lors de son contrôle, le Maire peut faire des analyses locales relatives au déroulement de la gestion
forestière et ses produits. Le comité des gestion doit expliquer les évènements et les délits pour que le
chef forestier puisse bien réfléchir et prendre une décision.

Article 23
Les sanctions à appliquer selon les délits des gestionnaires sont :
Des avertissements pour les délits suivants :
Ne pas exécuter le travail, ne pas prendre la responsabilité sur la gestion
Ne pas verser les ristournes destinées à la Commune
Ne pas accomplir le programme annuel
Ne pas verse au Service des Eaux et Forêts les ristournes

Suspension du contrat de gestion après trois avertissements


Résiliation du contrat pour :
Défrichement sans application du dina
Conversion d’un champs de raphia sans respect du dina
Incessation des feux de brousse en 3 fois dans une année

XCIX
Annexes
Production de charbons avec une forêt protégée
Production libre de charbons sans respect du plan d’aménagement
Extension de la production de charbon vers la surface protégée

Le non-application du dina aux charbonniers qui ne respectent pas les conditions nécessaires.

TITRE V : CONDITIONS DIVERSES

Article 26
Ce cahier des charges prend effet immédiatement dès l’approbation du contrat de transfert de gestion
et l’accord des gestionnaires.
Article 27
Des modifications s peuvent être apportées à ce cahier des charges si les deux parties contractantes
constatent qu’une empêche le bon fonctionnement du transfert de gestion.

Fait à Ambondromamy, le 23 octobre 2001 en 10 exemplaires

Le chef forestier du Tsaramandroso


Le DIREF de Mahajanga
Le Présidant du comité des gestion
Le médiateur

C
Annexes
PLAN D’AMENAGEMENT ET DE GESTION FORESTIERE
ET DE SES PRODUITS D’AMBONDROMAMY

OBJECTIF

La communauté de Base KOLO a été créée pour aménager et gérer durablement de la forêt et ses
produits sur son terroir.

DUREE

Ce plan d’aménagement dure pour 3 ans de même que le contrat de transfert de gestion forestière et de
ses produits.

INDICATION

Durant cette durée, des contrôles de gestion seront menés par la Communauté de Base KOLO. Cela
pourra changer l’utilisation et la répartition des terroirs dans le contrat suivant

I DELIMITATION ET GESTION DES TERROIRS D’AMBONDROMAMY

1.DELIMITATION

La délimitation des parties forestières gérées par la Communauté de Base KOLO a été proposée par
les membres, la discussion commence entre les fokontany et la commune dans la périphérie selon le
procès-verbal de réunion du 06 au 16 août 2001 dont les décisions prises sont :

1.1-La partie du sud

Dans la zone sud la Gelose d’Andavadrere est à côté de la commune d’Ambondromamy séparée par la
ligne droite allant du pond de Dakabe, passant au sud de Fonala jusqu’au Signal.

1.2-La délimitation d’Ampombokely

CI
Annexes
Du sud au nord, c’est la route de charrette à partir du bord de Mahajamba qui sépare les 2 parties de
RN6,et puis la route nationale de PK6 (croisement d’Ampombokely), de là vers le nord on arrive à
Antanantsakalava. Au nord-ouest on dirige vers le Tamarinier de Borimaso. De borimaso au sud on
atteint le SNTP. Après, on arrive jusqu’à la prise de Benato et au nord l’Antsahalalina.

1.3-La Délimitation d’Ambondromamy

La prise d’Antsahalalina est la limite naturelle des 2 fokontany.

1.4- La délimitation d’Ambondromamy et d’Amborondolo

Du nord au sud, la route de charrette au bord de la rivière d’Antsahalalina limite les 2 fokontany.
Après, on suit le bord de Matsabory Maroloha jusqu’au pond de Manapatanana, ainsi on dirige vers le
sud pour Kamoro.

2.REPARTITION DU TERROIR A GERER PAR MODE D’UTILISATION

Lors de la réunion du 05 octobre 2001 dirigée par l’animateur du terroir et la Communauté de base
KOLO ; Ambondromamy a été divisée en 4 parties pendant la durée de contrat de gestion de cette
Association.

zone lieu surface caractéristique activités observations


A Kijana Ambony 525 ha Forêt fine de Exploitation de Partie souvent brûlée
Andolobe « jujubier » charbon
Madirotsimitombo
B Ambinda Partie cultivable Culture Une zone dont
Matsabory l’extension vers
Maroloha Befotaka doit être
Terrain surveillée
Alluvionnaire de
Kamoro
C Befotaka Forêt dense naturelle Prélèvement de bois
de construction et de
fabrication mobilière
par le biais de droit

CII
Annexes
d’usage
D Fonala Forêt fine naturelle Partie protégée et C’est une zone de
Forêt à laisser pousser zone de reboisement reboisement de la
précédente commune
Un partie souvent
brûlée.

Remarques :
Il est interdit de couper du bois environnant 20 mètres de la prise calibrée. On peut cueillir les fruits
sans détruire les fruitiers.
Les fruits à vendre doivent faire l’objet d’un permis de communauté de Base KOLO

CIII
Annexes
3. CONDITIONS GENERALES POUR LA GESTION REGIONALE
Il faut respecter les répartitions régionales indiquées dans ce plan d’aménagement et de gestion pour
un bon déroulement de la gestion.
Le défrichement forestier et conversion en champs de la partie forestière d’Ambondromamy sont
interdits
Tous travaux forestiers doivent faire l’objet d’une autorisation de la Communauté de Base KOLO.
Tout prélèvement de bois morts à vendre doit faire l’objet d’une autorisation de la Communauté de
base KOLO
On peut prélever les bois morts dans toute la zone forestière pour chaque ménage
Il est interdit de couper les arbres pour avoir du bois de chauffe dans le terroir d’Ambondromamy
La cueillette de fruits doit faire l’objet d’une autorisation de la Communauté de Base KOLO sans
couper les pieds du bois.
Il est interdit de couper les arbres à 20 mètres environnant la prise de tous les fleuves
d’Ambondromamy.
Le prélèvement de golette pour construire un poulailler est interdit
L’exploitation forestière est interdite dans le terroir d’Ambondromamy
La chasse et le prélèvement des produits forestiers dans la région doit suivre la loi en vigueur :

« Fandrama »
La coupe pour prélever le « fandrama » est interdit
Il faut éviter attentivement les feux de brousse lors du prélèvement de « fandrama »

Pintade mitrée
La chasse est ouverte du 1er dimanche de mois de mai au 1er dimanche d’octobre.
Il n’existe pas de conditions particulières pour le prélèvement tous les produits tels que : les tamarins,
jujubes, mangues, grenouilles, le gazon… car on a une quantité suffisante pour la cueillette aux
besoins quotidiens.

4. CONDITIONS PARTICULIERES POUR CHAQUE REGION

Afin de pouvoir faire durer l’aménagement et la gestion forestière et de ses produits dans le terroir de
la Communauté Locale de Base KOLO, telles sont les conditions à suivre dans chaque région.

TERROIR LIEU CONDITIONS


A Kijana Ambony Zone de production de charbons
Andolobe
Madirotsimitombo

CIV
Annexes
B Ambinda Protéger toutes les prises calibrées : il est interdit de couperles
Matsabory bois qui les entourent.
Maroloha La nettoyage de champs doit faire l’objet d’une autorisation de la
Terrain Communauté Locale de Base KOLO pour un suivi technique
Alluvionnaire de L’extension de champs vers Befotaka est interdite.
Kamoro Il faut faire une clôture autour d’une partie à nettoyer par brûlure
Il faut appeler beaucoup de gens pour garder l’extension du feu
pendant la brûlure
Il est interdit de détruire l’intérieur de la forêt pour un champs de
culture

C Befotaka Tous travaux en bois faits à Befotaka doivent faire l’objet d’un
autorisation de la Communauté Locale de Base KOLO
D Fonala Toute coupe de bois est interdite à Fonala
L’utilisation du feu aux alentours de Fonala est interdite pour
éviter toute risque de brûlure
Le passage de bestiaux dans la zone de reboisement et interdit.

5. LES DROITS D’USAGE

Selon la coutume et la situation de la forêt actuelle, les droits d‘usage pour l’utilisation de la Flora
dans la zone d’Ambondromamy Antsakoamilaika sont déterminés comme suit :
Les membres qui construisent une maison ont le droit de demander 70 bois et des golettes une fois par
5 ans. Le comité de gestion est chargé de vérifier l’exactitude de chaque demande.
On peut demander 1500 bambous pour la construction du poulailler
Les membres qui construisent une étable peuvent demander du bois de jujubiers et « tata » dont le
nombre sera déterminé par la comité de gestion et le lieu de prélèvement est à Ambinda.
Les membres ont le droit de demander du bois pour fabrication de charrette une fois par 3 ans dont les
espèces sont : 2 tableaux, 1 chevron, 1 carré de 20x20. La fabrication de roue en bois est interdite car
on détruit les gros bois. L’Association KOLO s’occupe du reste de tableau, du chevron…et les partage
pour les demandeurs suivants.
Les pignons sont faits pour construire un poulailler dans la région d’Ambondromamy
Antsahoamilaika.

REMARQUES :
La vente du bois ou de meubles acquits par le droit d’usage est interdite

CV
Annexes
Seules les personnes dont les noms sont inscrits dans la liste de membres de la Communauté Locale de
Base KOLO, participant à toute activité de l’Association peuvent avoir les droits d’usage.
Les membres qui veulent exercer leur doit doivent d’abord une demande adressée au responsable de
l’Association.

6. LES ACTIVITES DE L’ASSOCIATION

Pour un bon déroulement de l’aménagement et de gestion forestière dans le terroir d’Ambondromamy,


la Communauté de base KOLO qui gère la forêt doit exécuter les tâches suivantes :
Faire le reboisement selon le programme annuel. Ce travail est à effectuer à Fonala pour remplacer les
arbres prélevés par le biais du droit d’usage et pour étendre la forêt.
Afin de protéger les plantations contre les feux, il fait clôturer chaque année les pépinières plantées et
nettoyer autour de chaque pied.
Les gestionnaires doivent surveiller toutes les zones pendant la saison de culture sur brûlis et
sensibiliser à éteindre le feu pour éviter la brûlure du terroir
Il faut dresser chaque année une clôture à l’endroit où l’on prévoit la survenue du feu.

Les gestionnaires de la Communauté Locale de Base sont chargés de surveiller l’exploitation de


charbons en suivant le plan d’aménagement afin qu’il n’y ait pas d’exploitation libre qui détruit la
forêt.
L’Association KOLO assure le suivi de la répartition régionale par le mode d’utilisation dressé dans le
plan d’aménagement.
Il faut sensibiliser les propriétaires de bœufs de ne pas brûler les espaces pastoraux et de faire attention
au feu qu’ils allument pour éviter les feux de brousse.
Les membres doivent poser des affichages sur les parties forestières protégées afin de faire connaître à
tout le monde les conditions à respecter.
La Communauté Locale de Base KOLO doit informer à tous les villages et les environs sur les
conditions nécessaires à la gestion du terroir.
L’Association des gestionnaires doit faire un rapport sur le déroulement de son travail de gestion selon
le cahier des charges.
La Communauté Locale de Base KOLO doit faire connaître aux alentours du fokontany les conditions
et le dina qui régissent la gestion de la zone forestière.
Les gestionnaires sont chargés d’accumuler les frais et toutes les redevances en matière d’exploitation
de produits forestiers et de les partager les services concernés.

Afin de mettre en œuvre ce projet :

CVI
Annexes
L’association doit élaborer un programme annuel pour un bon déroulement de ces travaux.
La Communauté Locale de Base KOLO doit mettre en place un service de contrôle qui fait le suivi de
ces travaux.
La création d’un comité d’application du dina est nécessaire pour sanctionner les contrevenants.

7. PROGRAMME ANNUEL

ACTIVITE RESPONSABLE ASSISTANT PERIODE


1)-Explication et rappel sur le dina, Le comité de gestion et Le Présidant du Novembre, décembre 2001
le plan d’aménagement et le cahier du conseil Fokontany
des charges aux membres de la
Communauté Locale de Base
2)- Explication et information sur le Le comité de gestion La commune Commence à partir de la
dina, le cahier des charges et le plan signature du transfert de
d’aménagement du terroir concerné gestion –c’est-à-dire tout au
de la GELOSE aux alentours du long de l’année
Fokontany
3)-Réunion du comité de gestion : Le Président de la Tous les 3 mois
réunion ordinaire Communauté Locale de
réunion extraordinaire Base
4)- Application du dina, plan Le comité des gestion Le Maire Selon les délits commis
d’aménagement et du cahier des avec les Le Service des
charges commissionnaires qui Eaux et Forêts
appliquent le dina
5)- les assemblées : Le Présidant de la
ordinaires Communauté Locale de Le Présidant de Selon le statut de
extraordinaires Base avec le comité la CLS l’Association
gestionnaire

6)- Perception des cotisation et des Le trésorier Le temps de perception est


droits d’entrée large, tout au long de
l’année mail il faut suivre
les règlements internes
stipulés dan le dina et le
statut en vigueur.

7)- Perception des ristournes et des Le trésorier et les Commence à partir du mois
droits forestiers conseillers de chaque de novembre. Le temps est

CVII
Annexes
village large mais il faut respecter
les règlements internes
décrits dans le dina et le
statut.

8)- La communication Le secrétaire, le Le Fokontany Durant toue l’année du


trésorier et les travail – conforme au cahier
conseillers de chaque des charges
village

9)- 500 reboisement : Tous les membres de la CANFORET Du mis de novembre 2001
Formation sur le reboisement Communauté Locale de COMMUNE au mars 2002, pendant la
Achat des pépinières (espèces, Base et du comité de ONG (s’il saison d’été
nombre) gestion doivent existe) (de pluie)
Délimitation de la zone de plantation participer
de pépinières
Creusement de trous
Exécution du reboisement
Construction de clôture contre le feu
autour des pépinières

10)- Délimitation du terroir de Le comité de gestion et Le Fokontany L’exploitation du terroir


production de charbons le bureau d’Association désigné a pour une durée de
des charbonniers 1 année.
La délimitation du terroir
s’effectue après la signature
du transfert de gestion.
Date indiquée dans le plan
d’aménagement : Novembre

11)- Contrôle de la zone de Le comité de gestion et Le Fokontany A faire tous les 15 jours
production de charbons le bureau des pour résoudre vite les
charbonniers problèmes

12)- Contrôle du four de production Le comité de gestion et A faire tous les 15 jours

CVIII
Annexes
charbonnière le bureau des pour résoudre vite les
charbonniers problèmes
13)- Suivi de la commercialisation Le comité gestionnaire Tous les jours, selon les
de charbons permis de coupe
14)- Vérification des récépissés du Le Vice-Présidant et le Toute l’année
permis de coupe conseiller
15)- Perception des droits de Le Vice-Présidant et le Toute l’année
cueillette et de coupe Trésorier
16)- Construction de clôture autour Le Présidant du comité Le Fokontany Du mois d’avril au mois de
de la forêt à gérer de gestion sous la novembre, selon la période
diraction du convenue
PCLS
17)- Surveillance des feux de Le comité de gestion ( Le PCLS Du 15 mars 2002 au 15 avril
pâturage et sensibilisation des et les membres) 2002
propriétaires d’espaces pastoraux
18)- Contrôle de l’exploitation Le comité de gestion Le Fokontany Faire le contrôle toute
illicite et surveillance des forêts à PCLS l’année
gérer
19)- Construction d’une salle de Le Présidant de la Le PCLS 30 juin 2002 en fonction du
bureau pour les membres Communauté Locale de fonds disponible
Base
20)- Délimitation des terrains à Le comité de gestion CANFORET Novembre
cultiver du latanier
21)- Plantation de latanier Le Vice-Présidant Le PCLS Décembre, janvier
22)- Achat de grains de latanier Le comité de gestion CANFORET Décembre (d’où vient
l’argent)
23)- Creusement pour planter les Le comité de gestion Le PCLS Novembre
lataniers
24)- Construction de clôture Le comité de gestion Mai
protégeant les jeunes lataniers
25) Evaluation sur les travaux Le comité de gestion PCLS Novembre 2002
effectués par l’Association et le Commune
rapport final de l’année CANFORET

Après l’évaluation, l’Association doit établir un nouveau programme de travail pour l’année suivante.

9. PROJET DE DEVELOPPEMENT

CIX
Annexes
Afin d’améliorer le niveau de vie des habitants d’Ambondromamy et d’amoindrir une grande
dépendance sur les forêts et les ressources naturelles, il serait mieux pour eux de négocier et collaborer
avec la Communauté Locale de Base KOLO dans le cadre du projet suivant :
9.1 Appui aux petits projets

L’extension rapide des villages entraîne l’accroissement des charbonniers. Pour les limiter, on a
l’intention de chercher une association de bailleurs de fonds qui pourra soutenir les petits projets de
ces charbonniers en vue de changement d’activité professionnelle.

9.2 Soutien des charbonniers

Afin que les charbonniers puissent faire face à l’insuffisance de production de charbons, la
Communauté Locale de Base KOLO et l’Association des charbonniers peuvent chercher une
association ou projet qui les soutiendra au développement de l’apiculture aux environs de la forêt
Befotaka et Fonala.

9.3 Assistance à la structure de base du travail

Afin d’améliorer la culture, il serait mieux de collaborer avec une association qui pourrait appuyer la
construction d’une barrage de la rivière Kamoro.

II L’EXPLOITATION DE CHARBONS ET LES CONDITIONS Y AFFERENTES

1.-Les conditions techniques régissant la production de charbons

Pour bien organiser la production de charbons dans la commune d’Ambondromamy, les producteurs
doivent suivre les conditions ci-après :
Les charbons doivent être produits seulement dans la zone A (Kijana Ambony, Andolobe,
Madirotsimitombo)
Les comités de gestion forestière et charbonnière sont chargés d’organiser et d’offrir les parties à
exploiter pour chaque producteur.
Avant toute production de charbons, les charbonniers doivent construire une clôture autour de la zone
à exploiter
Seuls avec les jujubiers que l’on pourra produire de charbons dans le terroir d’Ambondromamy. Ainsi,
il est interdit d’utiliser les autres espèces de bois.
Il est interdit de couper les jujubiers dont la diamètre est à l’inférieur de 10 cm.
Il faut couper jusqu’au sol le pied de jujubier pour améliorer sa repousse
Il est interdit de brûler les racines lors de la production de charbons.

CX
Annexes
Il faut surveiller le four tous les jours ou nuits
Il est interdit de cuire dans l’endroit où on produit du charbon sans que ce dernier soit bien clôturé.
Sur l’endroit de production, il faut se munir de différents matériels nécessaires pour éteindre le feu en
cas son extension.
Afin de diminuer l’utilisation de bois, la seule technique applicable dans le terroir d’Ambondromamy
est la nouvelle technique du four de charbon perfectionné qu’on a étudié lors de la formation des
charbonniers.
La production et le transport de charbons doivent faire l’objet d’une autorisation du comité de gestion.
Les charbons doivent être transportés et commercialisés dans des sacs de riz de 50kgs
2.-Vision sur la quantité de bois pour production de charbons

Les produits de recherche sur le stock de bois pour production de charbons

ZONE SURFACE VOLUME PAR VOLUME TOTALE


CHAQUE HECTARE
Kijana Ambony 425 ha 11.85 m3/ha 5036.25 m3
Andolobe
Madirotsimitombo 100 ha 10.23 m3/ha 1023 m3
Total 525 ha 6059.25 m3

La volume disponible dans le terroir d’Ambondromamy est de 6059.25 m3.

3.-Les quantités de charbons produits annuellement

Selon le stock de bois locale et les besoins de l’Association de charbonniers, la quantité maximum de
charbons à produire est limitée à 6000 sacs par an afin que la production se fasse tous les 5 ans et que
la régénération du bois soit protégée dans le terroir d’Ambondromamy.

Le rangement de production de charbons sur son endroit reservé sera comme suit :

1ére année : Madirotsimitombo


Années 2-3-4-5 successives de la Kijana de Mahatsara vers Andolobe où l’exploitation est limitée et il
est interdit de dépasser la quantité susmentionnée de charbons à produire chaque année.

Le chef du Service Forestier de Tsaramandroso


Le représentant de la Communauté Locale de Base Ambondromamy
Le chef de la Circonscription des Eaux et Forêts.

CXI
Annexes

PROCES-VERBAL

Le 6 août 2001 de 9h00 à 12h00 à Ambondromamy a eu lieu la réunion sur la délimitation de la zone à
gérer par la Communauté Locale de Base Ambondromamy nommé KOLO, et d’Andavadrere nommé
FIFA.

Les participants qui assistent à cette réunion sont :

Le représentant de la commune (1er Adjoint au Maire)


Le représentant du fokontany (le Président)
Les représentants de la Communauté Locale de Base KOLO et FIFA
Le représentant du PARTAGE sensibilisant les parties concernées du transfert de gestion
Le médiateur environnemental

Pour que les habitants des fokontany puissent les examiner ensemble, la Communauté Locale de Base
a proposé les délimitations présentées comme suit :

Dakabe
Adaborepaky
Betsotsoraka
Antsakoavalo
Fonala (à protéger ensemble dans la zone d’Ambondromamy)
Adabotsara
Andranotomoendry
Ambohidrofy.

Après l’exposé, le représentant des Fokontany et les participants ont donné leur avis. Ainsi on a décidé
que :
Toutes parties sus-mentionnées sont inclues dans la zone d’Andavadrere et au nord de ces parties sont
délimitées dans celle d’Ambondromamy.

CXII
Annexes
La carte jointe à ce procès-verbal délimite les zones à gérer par la Communauté Locale de Base
Tsimialonjafy à Ambodimadiro.

Fait à Ambondromamy, le 06 août 2001

Le représentant de la commune
Le représentant de Communauté Locale de Base
Le représentant des fokontany
Le médiateur
Le représentant du PARTAGE

CXIII
Annexes

PROCES-VERBAL

Le 16 août 2001 de 10h00 à 13h15 à Tamariniers de Borimaso a eu lieu la réunion sur la délimitation
de la zone à gérer par la Communauté Locale de Base Ambondromamy nommée KOLO, et
d’Andavadrere nommé FIFA.

Les participants qui assistent à cette réunion sont :


Le représentant de la commune (Ambondromamy, Tsaramandroso)
Le représentant du fokontany (le Président du fokotany Amborondolo)
Les représentants de la Communauté Locale de Base KOLO Ambondromamy
Le représentant du PARTAGE sensibilisant les parties concernées du transfert de gestion
Le médiateur environnemental

Pour que les habitants des fokontany puissent les examiner ensemble, la Communauté Locale de Base
a proposé les délimitations présentées comme suit :

Route des charrettes de Befotaka vers Ambinda


Matsabory Maroloha
Pont de Manapatanana

Après l’exposé, le représentant des Fokontany et les participants ont donné leur avis. Ainsi on a décidé
que :
Les propositions de la Communauté Locale de Base KOLO sont accordées selon les délimitations sus-
metionnées pendant la durée de sa gestion.

CXIV
Annexes

La carte jointe à ce procès-verbal délimite les zones à gérer par la Communauté Locale de Base
Tsimialonjafy à Ambodimadiro.

Fait à Madiron’i Borimaso, le 06 août 2001

Le représentant de la commune
Le représentant de Communauté Locale de Base
Le représentant des fokontany
Le médiateur
Le représentant du PARTAGE

CXV
Annexes
PROCES-VERBAL

Une réunion s’est tenue à Ambondromamy le 05 octobre 2001 relative à l’étude pour la gestion de la
commune Ambondromamy.

Les participants sont


Le représentant de la Communauté Locale de Base KOLO
Le représentant du Fokontany
Le représentant des charbonniers

Après toute échange d’idée, on a décidé que :


La zone réservée pour la production de charbons sont :
Kijana Ambony (Andolobe)
Madirotsimitombo
La zone protégée pour le reboisement
Fonala
La zone protégée pour prélèvement des produits par le droit d’usage
Befotaka
La zone réservée pour la culture
Ambinda
Aux alentours de Matsabory Maroloha
Terrain alluvionnaire de Kamoro

Il est à noter qu’on peut produire de charbons avec les jujubiers en respectant les conditions et les
règlements y afférents

Le représentant de la Communauté Locale de Base KOLO


Le représentant du fokontany
Le représentant des charbonniers
Le médiateur environnemental

CXVI
Annexes
DINA DE LA COMMUNAUTÉ LOCALE DE BASE KOLO A AMBONDROMAMY RELATIF A
LA GESTION FORESTIERE ET DE SES PRODUITS

A- OBJECTIF

Article 1 : Ce dina a été établi pour :

a)-Maîtriser et protéger l’aménagement, l’exploitation et la gestion forestière et de ses produits sous la


responsabilité de l’Association KOLO, Fokontany d’Ambondromamy, Commune d’Ambondromamy,
FivondronanaAmbato-Boeni, Province de Mahajanga.

b)-Renforcer l’approbation de l’Association KOLO avec les conditions et aux règlements décrits dans
le plan d’aménagement et de gestion, dans le cahier des charges et le contrat de transfert de gestion .

B- LE FEU

Article 2 :

Il faut demander une autorisation du comité de gestion avant de brûler les champs pour le pâturage.
Le contrevenant est passible d’amende de 25 000fmg
Si on est autorisé d’utiliser le feu et que celui-ci est en extension, le comité de gestion doit prendre les
dispositions nécessaires.

Article 3 :

Tout habitant ayant plus de 18 ans doit participer à éteindre le feu. Si on ne l’éteint pas sans motif
valable, on doit payer une amende de 25 000fmg et planter 20 pieds de pépinières.

Article 4 :

Afin de protéger la forêt contre les feux de bourse ou l’extension involontaire du feu, tous les membres
doivent prendre part à la construction de clôture.
Le contrevenant de cet article doit payer une amende de 10 000fmg

CXVII
Annexes

Article 5 :

La pratique de feu de brousse est contre la loi en vigueur. Le contrevenant est sanctionné par une
amende de 250 000fmg avec la plantation de 100 pieds de pépinières.
Pour sanctionner le contrevenant, il faut l’amener au responsable de chaque région.
Article 6 :

Les charbonniers qui ne respectent pas une des ces conditions relative à l’utilisation du feu lors de la
production de charbons, décrite dans le cahier des charges, seront passibles d’amendes s’élevant à 150
000fmg par chaque délit

D- LES DROITS D’USAGE

Article 7 :

Seuls les membres de KOLO peuvent prélever du bois de construction. Ce sont des espèces
traditionnellement utilisés et acquits dans la zone forestière de Befotaka suivant le plan
d’aménagement.
Les membres peuvent prélever les espèces de bois susmentionnés dont la quantité est limitée à 70 au
maximum par 5 ans.
L’infraction à cette condition entraîne au paiement d’une amende de 50 000fmg.

Article 8 :

Il est interdit de vendre ou d’utiliser comme activité professionnelle tout bois offert aux membres par
le biais du droit d’usage.
Le contrevenant doit payer une amende de 50 000fmg et ses avantages aux droits d’usage seront
suspendues.

Article 9 :

Les membres ont le droit de demander 1500 bambous par an. Si le membre a prélevé plus de bambous
qu’au nombre dont il a dans son permis, il sera passible d’amende de 1000fmg par bambou.

Article 10 :

CXVIII
Annexes

Toute vente de bambous sans autorisation du comité de gestion entraîne le paiement d’amende de
1000fmg par bambou

Article 11 :

Le prélèvement de bois de chauffe et bois morts pour chaque ménage et libre


Il est interdit d’utiliser les bois vivants si non on est sanctionné par une amende de 25 000fmg.

Article 12 :
La vente de bois morts pour une source de financement doit faire l’objet d’une autorisation du comité
de gestion.
La quantité maximum autorisé à vendre par le membre est de 150 paquets dans une charrette. Et il faut
payer 100fmg par paquet pour les frais de gestion de l’Association KOLO.
Le non-respect de ces conditions conduit au paiement de 25 000fmg et on n’est plus autorisé à vendre
des bois morts.
Article 13 : les golettes

Afin d’assurer la régénération et l’accroissement de la forêt, il est interdit de prélever du bois pour
faire des golettes, sauf les « morahita » pour la construction de maison selon le plan d’aménagement.
Le prélèvement d’autres espèces pour faire des golettes ou construire un poulailler peut conduire au
paiement d’amende de 2500fmg par golette coupée.

Article 14 : La construction de champs de culture et de lianes

La coupe de bois pour construire un champs de culture et de lianes détruit l’accroissement et la


régénération de la forêt.
Donc il est interdit de couper les arbres dans la forêt protégée. Toute infraction est sanctionnée par une
amende de 5000 fmg par bois coupé.

Article 15 : « Fandrama »

La coupe du bois pour avoir du « fandrama » est interdite. Il faut faire attention aussi à l’extension du
feu auquel on a fait du « fandrama » qui peut brûler les environs.
Une amende de 25 000fmg par bois et 50 000fmg en cas de brûlure aux alentours de la zone devront
être payées par ce qui ne respecte pas les règles ci-dessus.

Article 16 : Manguiers et jujubiers

CXIX
Annexes

La cueillette de mangues à vendre doit faire l’objet d’une autorisation du comité de gestion
Il est interdit de couper ces fruitiers.
Une amende de 15 000fmg par sac de mangues est à payer en cas de vente sans autorisation
La coupe de jujubiers ou manguiers entraîne au paiement d’amende de 150.000fmg par pieds coupé.

Article 17 : Grenouilles

Pour le prélèvement de grenouilles à vendre, il faut demander l’autorisation du comité de gestion. On


peut avoir les grenouilles entre le mois de novembre jusqu’au mois de février. Il faut remplir les trous
où on a enlevé les grenouilles. On est passible d’amende de 25 000fmg si on ne respecte pas ces
conditions.

Article 18 : les sangliers

On peut chasser les sangliers mais n’en pratique pas pour une activité professionnelle et n’entre pas
dans la partie forestière conservée.
Il faut payer un droit de chasse au comité de gestion. Le contrevenant doit payer une amende de 200
000fmg par sanglier

Article 19 : Pintade mitrée

La chasse des pintades mitrées commence le 1er dimanche de mois de mai au 1er dimanche d’octobre.
Les chasseurs doivent avoir une autorisation de comité de gestion et payer un droit de chasse par
pintade. Une amende de 15 000fmg doit être payée si on ne respecte pas une des ces règles.

E- PRODUCTION DE CHARBON

Article 20 :

Seuls les membres de l’Association des charbonniers peuvent exploiter la forêt réservée pour la
production de charbons dans la zone d’Ambondromamy indiquée dans le plan d’aménagement.
Ils doivent suivre les conditions exigées sur la production de charbons et seuls les jujubiers ayant plus
de 10 cm de diamètre peuvent être transformés en charbons.
Le contrevenant doit payer une amende de 50 000fmg à 250 000fmg, planter 50 pieds d’arbres et
cesser de produire du charbon dans la région d’Ambondromamy.

Article 21 :

CXX
Annexes
Il est interdit de couper les arbres en dehors de la partie réservée pour la production de charbon selon
le plan d’aménagement. L’infraction à cette loi conduit au paiement d’amende de 50 000fmg.

Article 22 :

Il est interdit de sortir et transporter les charbons dans la nuit. Le contrevenant aura un avertissement
ou sera renvoyé et paiera une amende de 50 000fmg.

Article 23 :

Le permis de vente est valable pour un voyage seulement et ne peut être apporté par une autre
personne. On sera passible d’amende de 250 000fmg, les marchandises seront saisies et on n’est plus
autorisé à vendre si on agit contre cet article.

Article 24 :
Il est interdit de couper les autres espèces de bois que ceux décrits dans la demande de coupe délivrée
par le comité de gestion. Ce qui commit ce délit doit payer 50 000 fmg par bois illicite et planter les
espèces coupés.
Article 25 :

Ce qui utilise un permis périmé ou illicite pour transporter les produits forestiers est sanctionné par
une amende de 250 000fmg et n’est plus autorisé à continuer son activité.

F- LE TRAVAIL D’AMENAGEMENT ET LA VIE DE L’ASSOCIATION

Article 26 :

Les membres de KOLO doivent participer aux travaux d’aménagement exigés dans le plan
d’aménagement et de gestion ainsi qu’au programme de travail de l’Association. Un membre qui est
absent sans motif valable doit payer 10 000fmg par absence au travail.
En cas de 3 fois d’absence, il doit payer 25 000fmg. S’il dépasse 3 fois, il sera exclus éventuellement
de l’Association.

Article 27 :

Si on n’assiste pas à l’Assemblée sans motif valable, on doit payer une amende de 10 000fmg avec un
avertissement.

CXXI
Annexes
En cas de 3 fois d’absence, on paie une amende de 25 000fmg avec un avertissement. La récidive
d’absence plus de 3 fois conduit à l’exclusion du membre de l’Association

Article 28 :

Ce qui pratique la corruption à la gestion forestière sur (permis, matériels et biens de l’Association,
fonds de l’Association et application du Dina) est sanctionné par une amende de 150 000fmg, exclus
de l’Association et il faut qu’il rembourser les frais des biens détournés.
Si le délit et très grave, il faut saisir le tribunal.

Article 29 :

Le non-respect des conditions pour le développement de la gestion émises par le comité de gestion et
l’assemblée conduit au paiement d’une amende de 25 000fmg.

G- CONDITIONS DIVERSES

Article 30 :

Selon la décision de l’assemblée, l’Association KOLO perçoit des frais de gestion par le biais de tous
produits forestiers utilisés pour source de financement afin de renforcer le fonds de l’Association, de
développer le travail de gestion et d’améliorer le niveau de vie des membres. Ce qui refuse de payer
les frais de gestion sera passible d’amende d’un montant 2 fois plus que la valeur de ce frais.

Article 31 :

Les non-membres qui veulent collecter et transporter des produits de cueillette doivent d’abord passer
au comité de gestion et à la commune. Ils doivent payer les ristournes à la commune et droits à la
Communauté Locale de Base avec une valeur correspondant aux produits qu’ils ont collectés.. Le
contrevenant est passible d’amende de 50 000fmg, un montant variable selon la quantité de produits
collectés.

Article 32 :

Il est interdit de vendre ou d’utiliser pour une activité professionnelle le bois pour la fabrication de
meubles ou pour la construction acquit par le droit d’usage.
Le contrevenant doit payer une amende de 100 000fmg par bois de meubles et 25 000fmg par bois de
construction.

CXXII
Annexes

H- PERMIS / AUTORISATION

Article 33 :

Le prélèvement des produits forestiers classés dans le droit d’usage (bois de construction, bois de
tableau et meubles, bois de clôture et d’étable…) doit faire l’objet d’une autorisation de comité de
gestion. Ce qui agit contre cette loi doit payer une amende de 25 000fmg par bois.

Article 34 :

Ce qui a prélevé plus de bois qu’il est prévu, paiera une amende de 25 000fmg par bois en plus s’il est
pour la construction ou pour la fabrication de meubles et de tableau, si non 10 000fmg par bois pour
les autres utilisations (construction d’étable)

Article 35 :

D’autres gens extérieurs qui veulent chasser dans la partie forestière gérée par l’Association doit
demander l’autorisation du comité de gestion et de la commune. Ils doivent également payer les
ristournes à la commune et des droits d’entrée à la Communauté Locale de Base pour les frais de
gestion dont le montant est 2 fois plus que les membres paient.
L’infraction à cette loi conduit au paiement d’amende de 250 000fmg à 500 000fmg selon l’ampleur
du délit et le manque d’autorisation.

APPLICATION DU DINA

Article 36 :

Les étapes d’application de ce dina soit pour les membres soit pour les non-membres sont les
suivantes :
Le comité de gestion, les commissionnaires du Dina et du contrôle appliquent le Dina à toute personne
qui a commis un délit.
Si l’application du Dina paraît difficile au niveau du comité de gestion, des commissionnaires du Dina
et du contrôle, elle sera amenée à l’assemblée.
Si on n’a pas encore réussi, on peut l’amener à la commune et au chef forestier
Si le problème reste irrésolu, le tribunal est le dernier recours.

Article 37 :

CXXIII
Annexes

Les contrevenants amènent tous les produits illicites au comité de gestion. Tous produits illicites
seront saisis par le comité de gestion et vendus lors de l’assemblée. L’argent obtenu sera versé au
compte de l’Association.

Article 38 :

Toutes les amendes seront payées à l’Association KOLO et versées au trésorier afin d’être enregistrés
et de renforcer le fond d’Association.

Article 39 :

Si un non-membre commit un délit, il doit payer une amende deux fois plus que le membre paie. S’il
refuse de payer cette amende, l’article 38 lui sera appliqué.

Article 40 :

Pour les temps que le comité des gestion, les commissionnaires de Dina et de contrôle ont consacrés à
l’exécution du travail de gestion et de protection forestière, ils seront récompensés par les revenus de
l’Association. Cette décision est prise lors de l’assemblée et c’est le comité de gestion qui fait la
répartition à chaque comité et commissionnaire.

Article 41 :

Si un membre trouve quelqu’un qui ne respecte pas le Dina et ne le déclare pas au comité de gestion
pour faire l’enquête, il sera considéré de faire la complice. C’est l’assemblée qui détermine la sanction
qui lui sera appliquée.
Pour cette raison, tout le monde est responsable de l’application du Dina.

Article 42 :

Il est sanctionné par ce dina l’accusation fausse de quelqu’un innocent après l’enquête du comité de
gestion.
C’est l’assemblée qui décide sur la sanction appliquée à cet accusateur.

Article 43 :

CXXIV
Annexes
La non-application de ce Dina conduit à la cessation de gestion forestière et de ses produits confiée
l’Association selon les règles du cahier des charges.

Article 44 :

Ce dina a été lu et accordé par l’assemblée ce 20 septembre 2001

Article 45 :

Ce Dina prend effet immédiatement dès la signature et l’approbation du Maire d’Ambondromamy.

Le Maire d’Ambondromamy le Président du comité de gestion

CXXV
Annexes
CONTRAT RELATIF A LA PRODUCTION DE CHARBON

D’une part,
La Communauté de Base KOLO, Commune d’Ambondromamy, Fivondronan’Ambato-Boeni,
représentée par son Président

D’autre part,
L’Association de charbonniers à MAITSORIRININA, Commune d’Ambondromamy,
Fivondronan’Ambto-Boeni
S’entendent comme suit :

TITRE I : DEFINITION GENERALE

Article 1 : Objectif
Ce contrat a pour objet d’aménagement, de gestion durable de la forêt et de production de charbon
organisés selon les conditions techniques exigées par le cahier des charges et le plan d’aménagement
ainsi que le contrat.

Article 2 :
Toute personne ayant plus de 18 ans, habitant d’Ambondromamy avant l’an 2001, respectant toute les
conditions relatives à la production de charbon et ayant accompli les règles exigées par le statut de
l’Association MAITSORIRININA peut adhérer.
Le comité de gestion dirigé par son Président représente officiellement l’ Association
MAITSORIRININA dans l’administration et l’exécution de tout travail organisé ensemble.

Article 3 : Durée
Ce contrat relatif à la production de charbon a pour une durée de 3 ans.

Article 4 : Espèces de bois transformables en charbon


Seuls les jujubiers ayant plus de 10cm de diamètre peuvent être transformés en charbons.

Article 5 :
Délimitation de la zone de production de charbons. Le plan d’aménagement et de gestion délimitent la
zone réservée pour la production de charbons appartenant à l’Association MAITSORIRININA
d’Ambondromamy. On doit confirmer que seule dans cette partie peut-on produire les charbons.
Il est donc interdit d’en produire en dehors de cette délimitation indiquée dans le plan d’aménagement
sinon on sera sanctionné.

CXXVI
Annexes
TITRE II :CONDITIONS TECHNIQUES

Article 6 :
Avant de produire, il faut que le charbonnier délimite la partie qui lui est offerte et nettoie les alentours
jusqu’à 5m de largeur au minimum.

Article 7 :
Si le four est loin d’une rivière, le charbonnier doit avoir une réserve d’eau en fût et d’autre outil tel
que : pelle, bêche, matériel de barrage pour faire face à l’extension imprévue du feu

Article 8 :
Il est interdit de cuire dans la place du four sauf dans la maison où on peut réduire le feu.

Article 9 :
La production de charbon doit être surveillée par le comité gestionnaire de la communauté de base et
de l’Association ainsi que par les autres autorités.

Article 10 : Il faut couper jusqu’au sol les jujubiers à transformer en charbons.


Article 11 :
La production, le transport et la vente de charbon doivent faire l’objet d’une autorisation du comité de
gestion de la communauté de base que les producteurs et les collecteurs utilisent pendant le
production, le transport et le vente de charbons. Les charbonniers ne peuvent utiliser que les sacs de
riz de 50kg pour le transport de charbon. Le contrevenant sera sanctionné comme suit : paiement de
redevance et ristourne 3 fois plus que le montant normal et retrait du contrat.

Article 12 :
La forme de l’autorisation et de la demande de production de charbons doit être conforme au modèle
officiel.

TITRE III : CONDITIONS D’ORGANISATION SUR LA PRODUCTION ET LA GESTION


FINANCIERE

Article 13 : Les charbonniers doivent avoir une structure administrative ci-après :


Service de Direction (Assemblée de l’Association)
Service du Conseil (Conseil Administratif)
Service Exécutif (Comité de gestion)

CXXVII
Annexes

Article 14 :
Le Dina de la communauté de base régit la production de charbon faite par l’Association
MAITSORIRININA

Article 15 :
Le producteur de charbons doit envoyer un rapport trimestriel relatif à son travail de production au
comité de gestionnaire de la communauté de base à qui on a transmis la gestion forestière et de ses
produits.

Article 16 :
Les charbonniers doivent tenir un livre contenant les modes d’utilisations de la forêt et de ses produits.

Article 17 :
Le comité gestionnaire de la communauté de base doit tenir un livret de registre de toutes les recettes
et dépenses. Toute dépense doit être justifiée (reçu, facture…)
Il faut également constituer un service vérificateur de l’Association selon le statut de base et les règles
internes régissant.

TITRE IV : DROITS ET OBLIGATIONS DE L’ACTEUR

Article 18 : Les droits des membres de charbonniers


Les droits de l’Association MAITSORIRININA dans la production de charbons sont :

Prélèvement et utilisation des droits d’usage dans la zone gérée par la communauté de base en suivant
la délimitation décrite dans le plan d’aménagement et de gestion ainsi que le cahier des charges.
Aménagement des surfaces forestières selon le plan d’aménagement ,de gestion et du cahier des
charges
Acquisition d’une partie forestière à l’intérieur de la forêt gérée par la communauté de base pour la
production de charbon en rapport avec le plan d’aménagement.
Vente des charbons produits.

Article 19 : les obligations des membres de charbonniers


Faire un rapport trimestriel sur le travail de production qu’on a effectué au comité gestionnaire de la
communauté de base
Suivre le plan d’aménagement, de gestion et faire un accord sur la production de charbons.

CXXVIII
Annexes
Conservation des végétaux et animaux protégées par la loi et contrôle forestier
Respect des conditions techniques relatives à la production de charbons.
Participation au travail d’aménagement, de gestion forestière mené par la communauté de base décrit
dans le plan d’aménagement
Contrôle de la production de charbons faite par les membres de l’Association MAITSORIRININA.
Cette dernière est responsable de toute destruction ou délit commis dans la partie forestière réservée
pour la production de charbon. Que ce soit des problèmes venant par la production soit par
l’exploitation soit par le transport des produits à vendre.
Garder le cahier de registre contenant les travaux de production effectués. C’est un cahier visé et signé
par le Président de la communauté de base. Ce cahier doit être présenté à chaque fois qu’il y a un
contrôle ou suivi fait par le comité de gestion de la communauté de base.
Aviser le comité de gestion de la communauté de base quand on va sortir les charbons
Faire cesser l’exploitation au moment où l’autorisation n’est plus valable.
j) Faire sortir les produits en dehors de la forêt dans 15 jours au plus tard.
k) Etablir un procès-verbaux sur la fin de d’exploitation par les charbonniers, le représentant du
comité de gestion de l’Association MAITSORIRININA et la communauté de base.
l) Faire le suivi et le rapport de toute entrée furtive dans la partie forestière pour la production de
charbons du comité de gestion de la communauté de base.
m) Faire un rapport au comité de gestion de la communauté de base en cas d’évènements
irréguliers dans la partie réservée pour la production de charbons.

Article 20: Droits de la communauté de base prenant en charge de la gestion forestière et de ses
produits
a) Faire le suivi et le contrôle sur le déroulement de production de charbons faite par l’Association
MAITSORIRININA et prendre décision après réception de tous les justificatifs nécessaires venant du
comité de gestion des charbonniers.

b) Retirer le permis de coupe et de vente s’il n’est pas conforme aux règles, au plan d’aménagement,
au contrat d’exploitation fait par le producteur de charbons.
c) Percevoir les frais de gestion sur la production de charbons.

Article 21: Obligations de la communauté de base, gestionnaire de la forêt et de ses produits.


a) Appliquer le dina de la communauté de base aux charbonniers qui contreviennent les conditions
dans le plan d’aménagement et de gestion, du cahier des charges, du dina et du contrat des 2 parties.
b) Contrôler le mode de production de charbons et appliquer les règles stipulées dans le contrat
c) Echanger des idées avec les membres de l’Association de charbonniers dans le but de trouver les
bons moyens pour améliorer leur collaboration.

CXXIX
Annexes
d) Donner un ticket d’exploitation, de transport et de vente de charbons et percevoir les redevances et
ristournes de chaque producteur.
e) Stimuler l’Association MAITSORIRININA à la protection de la partie forestière.

TITRE V: DELITS ET SANCTIONS, GESTION DE CONFLITS, RESILIATION DU CONTRAT.

Article 22:
L’Association de charbonniers est totalement responsable vis-à-vis de la communauté de base en ce
qui concerne les délits qui peuvent se produire dans la partie forestière réservée pour la production;
soit des délits par son exploitation soit par d’autres personnes.

Article 23:
Le refus d’un membre de l’Association de charbonniers d’appliquer le dina de la communauté de base,
le plan d’aménagement et le contrat relatif à la forêt et de ses produits peut être considéré comme un
manque d’initiative à la prise de responsabilité et de respect au bon déroulement de la gestion durable
de la forêt et de ses produits.

Article 24:
Le chef conseiller de la commune fait la médiation dans la recherche de solution sur le conflit qui
peut survenir entre deux membres. Si la médiation ne réussit, on peut saisir le tribunal.

Article 25:
Les étapes de sanctions à appliquer à l’Association de charbonniers selon les délits sont:

a) Avertissement pour:
- Le non-application du dina de la communauté de base
- Le non-respect du plan d’aménagement, du contrat, de l’exploitation en dehors de la partie
exploitable, de la coupe d’autres espèces de bois que les jujubiers, de la coupe de jujubiers ayant une
diamètre à l’inférieur de 10 cm.
- L’incompétence et la fuite de responsabilité du comité de gestion de l’Association
MAITSORIRININA sur le plan administratif et financier.

b) Suspension du contrat:
- Après 3ème avertissement décidé par la communauté de base de l’Association MAITSORIRIRNINA
avec un changement de bureau du comité de gestion.

d) Résiliation du contrat:

CXXX
Annexes
- Le découragement à produire du charbon après la suspension du contrat
- La répétition des délits auxquels on a reçu la suspension du contrat.
- La brûlure successive de la forêt sans faire attention lors de la production de charbons.

Article 26:
Après résiliation du contrat, l’Association MAITSORIRININA n’a plus le droit de demander une
autorisation, d’exploiter et de produire du charbon pendant 3 ans.

TITRE VI : CONDITIONS DIVERSES

Article 27 :
Ce contrat prend effet immédiatement dès la signature des 2 parties, après leur approbation des
conditions du transfert de gestion et la réception de l’accord du transfert de gestion par la communauté
de base.

Fait à Ambondromamy en 10 exemplaires, le 23 octobre 2001

Le Président du comité de gestion de la communauté de base et de l’Association MAITSORIRININA.

CXXXI
Annexes
DEMANDE DE TRANSFERT DE GESTION

Province autonome : MAHAJANGA


Fivondronana : AMBATO-BOENI
Commune : AMBONDROMAMY
Fokontany : AMBONDROMAMY
Région : AMBONDROMAMY

A cause de la destruction environnementale dans sa région, la communauté de base KOLO


d’Ambodromamy, Fokontany d’Ambondromamy, ayant l’agrément de l’Etat n° 64/01/COM/AMB du
29 août 2001, demande la gestion forestière et de ses produits locales dans les lieux ci-après :
Nord : Tamariniers de Borimaso, SNTP, Ankoabe, Rivière d’Antsahalalina
Ouest : Route de charrette dirigeant vers la prise de Marotaolana au bord de Matsaborimaroloha
Sud : Rivière de Kamoro, la Gelose d’Andavadrere
Est : Route de charrette vers Ambohidrofy, RN6 Antanan-tsakalava

Les objectifs à atteindre sont :


Gestion durable de la forêt et de ses fruits
Aménagement des ressources naturelles à gérer
Activités de développement économique et social dans le terroir.

Fait le 12 juin 2001

Le Président du comité de gestion


Le Maire d’Ambondromamy

CXXXII
Annexes
CONTRAT

Un système de gestion ou comptabilité sera mis en place par le DIREF et le CED afin de faire un suivi
hiérarchique des recettes réservées pour le contrôle.

La communauté de base perçoit directement de la redevance qu’elle a accumulée, le reste est à verser
au régisseur des Eaux et Forêts qui fait la répartition aux agents de contrôle. Ce mouvement est justifié
par un bordereau de versement pour chaque compte.

Dans le hameau non gélosé, la redevance est à payer au niveau de la commune qui la versera au
régisseur des Eaux et Forêts. Et il faut vérifier la fiche de répartition d’argent aux agents de contrôle et
le bordereau de versement.

La communauté de base dans le hameau gélosé perçoit directement sa part ; elle va verser, pour le 1er
mois de la mise en place du contrôle, au moins 50% de sa part et encore plus si la VNA a reçu un
récépissé ayant un montant plus de 50%. Dans ce cas la commune peut percevoir totalement sa part
selon le récépissé présenté.
Lors du passage du régisseur de la commune, il faut établir la fiche de registre d’argent reçu de la
commune pour informer les agents de contrôle bénéficiaires d’avantages, selon la répartition prévue.

Pour le hameau non gelosé, les redevances et ristournes seront accumulées au sein de la commune.
D’abord, la commune déposera tout argent qu’il a reçu, et dressera des fiches de répartition selon leur
travail effectué et des bordereaux de versement de chaque compte pour les autres participants.
Concernant les ristournes, surtout pour les hameaux non gelosés et les forêts privées, la commune
versera l’argent à qui elle doit dès que la pièce justificative de l’argent reçu par la commune soit finie.
Cette pièce sert aussi à informer les bénéficiaires selon la répartition prévue.

Tableau de répartition des redevance et ristournes

Province Fivondronan Canforêt Commune CLB FFN/FFR


an
Fmg Fmg Fmg Fmg Dont Fmg Dont Fmg Dont part
(contrôle (contrôle) (contrôle) part part contrôle
) contrôle contrôle Diref CED
Redevance

CXXXIII
Annexes
750 (E&F) + Hame 0 50 100 0 0 250 75 600 10 10
250 (CLB) au 0 0
GEL
OSE
1500 Hame 0 200 300 100 100 0 0 900 15 15
au 0 0
non
gelosé
Ristourne
1000 Hame 50 0 0 250 100 500 200 CED
au Fmg Dont
GEL part
OSE contrôle
200 100
1000 Hame 100 50 0 750 300 0 0 100 50
au
non
gelosé
1000 Forêts 0 50 0 600 400 150 100 200 100
privée
s

CXXXIV
Annexes

ANNEXE 4: GUIDE DE SONDAGE D'OPINION PAR ENQUÊTE SOCIOECONOMIQUE

C1- LES INSTITUTIONS DANS CHAQUE CLB *

Indicateurs

11. Planification des activités


a) PAGS (document à consulter dans chaque CLB)
- Cartographie
- Zonage
- Les utilisations du terroir
b) Plan de travail (document à consulter)
- Périodicité
- Les activités

12. L'organe délibérant de chaque CLB ou l'Assemblée Générale

c) Identification
- Nom
- Commune
- Fokontany
- Statut
- Nombre des membres
d) Réunions de l'Assemblée Générale
- Ordinaire : périodicité et assistant moyen
- Extraordinaire : fréquence et assistant moyen
- Livre des procès verbaux
- Nombre des procès verbaux des réunions
- Objet de chaque décision lors des réunions
- Les membres présents lors de la prise de décision

13. L'organe exécutif de chaque CLB ou la structure de gestion


e) Local du bureau
- Le bureau

- Les postes dans chaque bureau


- Le nombre de responsable dans chaque poste

CXXXV
Annexes
f) Cahiers de charge, statut, dina et/ou règlement intérieur
- Droits et obligations de chaque poste
- Hiérarchie entre les différentes postes

14. Le "dina"
g) L'objet du dina
- Les interdictions
- Les sanctions
- Nombre des infractions
- L'application des sanctions
h) La gestion des conflits
- L'objet des conflits
- Les groupes en conflit
- La résolution des conflits

C2-RESSOURCES MATERIELLES ET FINACIERES DES CLB

Indicateurs
21. Clause financière du contrat
- Trésorerie
- Cahier de compte
- Ressource financière
- Charges administratives
- Investissement
- Autres documents d'archive : coupon, quittance, …etc.
22. Matériels de bureau
- Livre de Procès verbal : nombre, contenu, responsable
- Cahiers de compte : nombre, contenu, responsable
- Autres fournitures de bureau : cahier de réserve, stylo, …etc.
23. Apport matériel, financier des autres institutions
- ONG
- Programme ou projet de développement rural
- Service technique
- Commune

C3-L'ORGANISATION DES PROFESSIONNELS DU CHARBON DE BOIS

CXXXVI
Annexes
Indicateurs
31. Convention d'exploitation
- L'objet de la convention
- Date de la convention
- Droits et obligations des charbonniers
- Les charbonniers qui ont signés la convention
- Le nombre des charbonniers membres de l'organisation

32. Conduite du charbonnage


- Bureau de l'association
- Local
- Postes et responsable dans chaque poste
- Droits et obligations de chaque poste
- Hiérarchie entre les différentes postes

33. Ressource financière du bureau


- Cotisation des membres
- Charges financières et administratives
- Investissement

34. Les charbonniers


- Carbonisation
- Traditionnelle ou améliorée
- Carte des charbonniers
- Appuis techniques et financiers acquis

C4- LE CONTROLE DE LA GESTION EFFECTUEE PAR CHAQUE CLB

Indicateurs
41. Les contrôleurs de chaque commune de rattachement
a) Statut juridique
- Compétence

- Localité de contrôle
- Droits et obligations

CXXXVII
Annexes
b) Ressources financières et matérielles
- Salaire
- Equipement à sa disposition
- Nombre des agents de contrôle

42. Les contrôleurs du service technique


c) Statut juridique
- Compétence
- Localité de contrôle
- Droits et obligations
d) Ressources financières et matérielles
- Salaire
- Equipement à sa disposition
- Nombre des agents de contrôle

* Ci : critères

CXXXVIII