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LES PREUVES DE

DEVOUEMENT
DANS LE REGNE
ANIMAL REVELENT
L’ŒUVRE D’ALLAH

HARUN YAHYA
Introduction

La conscience animale : une voie sans issue pour


la théorie de l'évolution

Le dévouement des créatures au sein de la famille

Entraide et solidarité parmi les animaux

Conclusion
INTRODUCTION

De nos jours, la théorie Darwiniste est progressivement en train de perdre sa crédibilité. Cette
théorie, défendue et présentée comme un fait scientifique par les matérialistes du début du 20ème siècle, est
à présent reconnue comme fausse, et ce grâce aux développements en microbiologie, paléontologie et
biochimie, les sciences sur lesquelles se base la théorie de l'évolution, et qui ont influencé ce changement.
Les découvertes réalisées dans ces différents domaines scientifiques révèlent que la vie n’a pas pu se
développer progressivement, par hasard ou par erreur, comme le suggère la théorie Darwiniste.
La théorie de l'évolution n’a jamais pu fournir de preuves scientifiques pour justifier ses
affirmations concernant l’origine de la vie sur terre. Elle laisse également sans réponses les questions qui
concernent les multiples facultés extraordinaires que possèdent les créatures vivantes. Le dévouement dont
font preuve les créatures vivantes – thème principal de ce livre – est l’un des nombreux éléments qui
tendent à prouver la nullité de la théorie de l'évolution.
Les animaux font souvent preuve de dévouement et d’altruisme dans leurs relations basées sur la
solidarité et la coopération ; ils ont des comportements bienveillants les uns envers les autres, ce qui
constitue un problème particulièrement embarrassant pour l'évolutionnisme.
Pour justifier sa théorie, Darwin validait ses affirmations grâce à un mécanisme appelé "sélection
naturelle" qui n'a aucune capacité d'évoluer. Selon cette théorie, toute forme de vie provient d'un ancêtre
commun qui a évolué en des espèces différentes suite à des modifications environnementales. Ceux qui se
sont le mieux adaptés à leur environnement ont survécu. Ils ont réussi à se reproduire et à transmettre aux
générations futures les moindres changements génétiques acquis. Ainsi, après une très longue période,
seuls les individus les plus expérimentés et les mieux adaptés seraient restés en vie. Darwin suggérait que
chaque espèce était engagée dans une lutte pour survivre et durant laquelle le plus apte vainquait et le plus
faible périssait.
Julian Huxley, un fervent partisan de darwinisme, définit la nature en ces termes :
... La plupart des luttes pour la survie n'est pas dirigée contre des forces naturelles, contre des
ennemis ou contre des rivaux d’autres espèces, mais contre d’autres membres d’une même espèce.
Non seulement une espèce dans son ensemble doit se battre pour survivre et pour se reproduire (au
sens métaphorique), mais il en est de même pour chaque individu appartenant à cette espèce.1
Mais est-il vrai, comme l'affirment les partisans de darwinisme, que la nature est gouvernée
par des lois sans pitié d'une lutte égoïste pour la survie et durant laquelle le fort domine et le faible
est éliminé ?
Il est possible de trouver la réponse à cette question en cherchant directement dans la nature.
Chaque créature vivante cherche évidemment à se protéger et à se nourrir, et chaque créature qui
doit chasser pour trouver de quoi se nourrir se défend de manière agressive. Cependant, les enjeux
qui se déroulent dans la nature ne se résument pas à ce simple fait. La grande majorité des êtres
vivants font preuve d’altruisme et de dévouement envers leurs semblables, les membres de leur
famille, d’autres individus de leur espèce ou parfois même des individus qui appartiennent à d’autres
espèces. Le royaume animal est le théâtre de comportements qui reflètent le dévouement, la
coopération, la solidarité et le respect des intérêts de chacun.
La théorie de l’évolution qui prétend que la nature est uniquement le théâtre de guerres ne
peut pas expliquer ces exemples de dévouement. Le comportement de ces créatures vivantes infirme
de manière indiscutable et irrévocable l'affirmation fondamentale des partisans de darwinisme. La
sélection naturelle ne pourra jamais expliquer pourquoi un zèbre qui vient tout juste d’échapper à
l’attaque d’un prédateur risque sa vie en faisant demi-tour pour venir en aide à ses semblables en
danger. Elle ne pourra pas non plus expliquer pourquoi l'athérine risque sa vie en sautant en dehors
de l’eau afin d’assurer la survie de ses œufs. D'après les affirmations des partisans de la théorie de
l'évolution, la sélection naturelle aurait dû éliminer ce type de comportement altruiste depuis
longtemps.
Tout en infirmant la théorie de l’évolution, le dévouement et la coopération dont font preuve
les animaux attestent d'une vérité importante : tout l’univers a été créé par un être supérieur et
chaque créature agit selon l’inspiration d’Allah, notre Créateur.
Dans les pages suivantes, vous allez lire des informations qui concernent les comportements
étonnants dont font preuve les animaux qui ne possèdent pas de capacités intellectuelles. Tout être
doté de raison et de volonté comprendra facilement qu'un tel comportement se produit uniquement
selon la volonté et le dessein d’Allah. Comme Il le révèle dans le Coran :

A travers ta conception et à travers toutes les créatures vivantes qu'Il a créées il existe
des signes pour les croyants. (Sourate al-Jathya, 4)
LA CONSCIENCE ANIMALE :
UNE VOIE SANS ISSUE POUR LA
THEORIE DE L'EVOLUTION

Sur terre, l’homme est le seul être doué de raison et d’intelligence. En plus de ses capacités
physiques, son intelligence et sa raison le distinguent des autres créatures vivantes - sa capacité à
comparer, décider, raisonner, prédire, planifier, se protéger, comprendre, travailler dans un but
précis et d'autres qualités similaires. Aucune autre créature ne possède un tel degré de discernement
ou d'intelligence. Il est par conséquent impossible d'imaginer qu'un animal puisse planifier, anticiper
l'avenir ou mettre en application des calculs scientifiques pour résoudre un problème.
Alors comment pouvons-nous expliquer les comportements raisonnés et intelligents si souvent
observés dans la nature? En particulier lorsqu’il s’agit de comportements d’êtres dénués
d'intelligence. Avant de tenter de répondre à cette question, nous comprendrons plus facilement son
importance en relatant des exemples évidents de comportement animal raisonné et intelligent.

Les barrages de castors :


des projets ingénieux
Les castors calculent comme des ingénieurs, travaillent comme des constructeurs
expérimentés et bâtissent des abris à partir de plans intelligents. Avec la même compétence, ils
bâtissent des barrages dans le but de ralentir le débit du cours d'eau dans lequel ils construisent leurs
abris. Pour ce faire, ils doivent mettre en place des procédures très fastidieuses. Tout d’abord, ils
doivent se procurer une très grande quantité de bûches et de branches qui servent à la fois de
nourriture et de matériaux de construction pour leur barrage et leurs abris. Ils font tomber les arbres
en rongeant le tronc à l’aide de leurs dents. Durant tout le processus ils déterminent si l'endroit choisi
est convenable : ils préfèrent généralement travailler à l’endroit où le vent dominant souffle en
direction du cours d’eau. De cette manière la plupart des arbres qu’ils abattent tombent en direction
du cours d’eau, ce qui leur facilite le transport des bûches.
Les abris de castors sont conçus à partir d’un plan complexe. Chaque abri possède deux
entrées sous-marines ainsi qu'un garde-manger, situé un peu plus haut, juste au-dessus du niveau
d’eau, une sorte de chambre dotée d’un dispositif d’aération.
Pour construire les murs extérieurs de leurs abris, les castors empilent les matériaux de construction
qu’ils rassemblent puis remplissent chaque cavité avec des bûchettes et de la boue tout en prenant soin de
ne laisser aucune ouverture.
Les matériaux de construction qu’ils utilisent empêchent les abris de glisser et les protègent contre
le froid. En hiver, ces abris sont recouverts de neige et même si la température extérieure atteint les -35°C,
la température intérieure ne descend pas en dessous du point de congélation. Durant l’hiver, lorsque la
nourriture se fait plus rare, les castors utilisent un garde-manger caché sous l’eau.
Les castors construisent également des réseaux de canalisations mesurant chacun un mètre de large.
Ceux-ci leur permettent de rejoindre les arbres à partir desquels ils se nourrissent et qui se trouvent
généralement sur des terrains plus hauts et plus secs et à une certaine distance des abris.
Les castors construisent leur barrage à partir de matière végétale et de pierres, de la même manière
que leurs abris. Ils commencent par mettre en place un treillage de branches entre les deux berges du cours
d'eau de façon à former une structure triangulaire. Afin de remplir les cavités de cette construction et
d’augmenter sa hauteur, les castors travaillent à contre-courant en ajoutant sans cesse des branches et de la
boue jusqu'à ce que leur barrage finisse par transformer un fin courant d'eau en une vaste piscine d'eau
dormante. Le fait d'augmenter la largeur et la profondeur du bassin d'eau leur permet d'obtenir un
environnement idéal pour stocker la nourriture nécessaire pour l'hiver et de construire un espace où il leur
est possible de nager en toute liberté et de transporter facilement la nourriture et les matériaux de
construction. En outre, cela permet d'obtenir une fosse profonde et sécurisée autour des abris, comme les
douves de châteaux qui protègent des attaques ennemies.2
Ce bref résumé montre comment chaque étape de construction des barrages et des abris de castors
résulte d’un travail intelligent, planifié, raisonné et calculé. Mais il serait insensé de croire que tout le
mérite revient aux castors, un animal dénué d'intelligence et de raisonnement. Il existe donc une autre
justification qui explique le comportement des castors. Si ces derniers ne sont pas à l’origine de ce travail
intelligent et planifié, qui en est la source ? La réponse est Allah, Qui donne aux castors ainsi qu'à toute
autre créature leurs facultés spécifiques dont nous allons étudier quelques exemples dans les chapitres
suivants. Avec Sa raison et Son pouvoir infinis, Allah a donné vie à ces créatures, les a dotées de leurs
capacités extraordinaires grâce à Son inspiration et leur a ordonné d'exécuter ces plans ingénieux.

La chenille d'Attacus atlas capable de planifier


Il est évident que les castors ne sont pas les seules créatures à planifier, calculer et faire
preuve de raisonnement. Une de ces créatures est une espèce de chenille, animal bien plus petit que le
castor, et que personne ne soupçonne de posséder la moindre intelligence. Il s’agit de la chenille d'Attacus
atlas.
Comme toutes les autres chenilles de papillons de nuit, cette chenille se transforme en chrysalide et
se cache sous les feuilles une fois qu’elle est sortie de son état de larve. Elle le fait à partir d'un plan
ingénieux dont chaque étape requiert une grande intelligence. Puisque la feuille fraîche ne peut pas être
repliée pour servir d'abri protecteur, la chenille résout le problème en utilisant une solution très simple.
Elle accroche tout d’abord la feuille à la branche à l’aide de sa soie afin que la feuille ne tombe pas quand
la chenille commence à ronger sa tige. Inévitablement, la feuille coupée se dessèche et après un certain
temps, elle commence à se replier sur elle-même. De cette façon, la chenille obtient une feuille en forme
de tube en l'espace de quelques heures.
Au premier abord, on pourrait penser qu'en se cachant dans une feuille desséchée afin d'avoir un
abri sûr la chenille fait preuve d'un comportement intelligent. C’est sans doute vrai. Mais elle serait en
même temps une proie idéale et facile à attraper pour ses prédateurs. La différence de couleur entre la
feuille desséchée et la feuille fraîche attirerait l’attention des oiseaux et condamnerait inévitablement la
chenille.
Là encore, la chenille agit afin d'éviter qu'elle ne soit repérée facilement. Tel un mathématicien qui
effectue des calculs de probabilités, elle prépare cinq ou six autres "feuilles enroulées" comme celle dans
laquelle elle va se cacher, et tisse sa soie autour. De cette façon, tout oiseau affamé devra choisir parmi six
ou sept feuilles desséchées avant de trouver celle qui contient la chrysalide. Toutes les autres feuilles sont
"factices" : si un oiseau aperçoit l’une des feuilles desséchées, les chances qu’il trouve la chenille sont de
une sur six.3
Il est évident que de tels comportements sont réfléchis et planifiés. Mais est-il réellement possible
qu’une chenille dotée d’un cerveau aussi microscopique et d’un système nerveux aussi simple puisse faire
preuve d’un tel comportement ? La chenille n’a pas la capacité de penser ni de planifier. Elle ne peut pas
non plus avoir appris ce stratagème par l’intermédiaire d’une autre chenille. Elle n'est même pas
consciente du danger que les oiseaux peuvent représenter. Par conséquent, de qui provient cette idée qui
réussit à tromper les prédateurs de la chenille ?
Si vous demandiez à un partisan de la théorie de l'évolution, il ne vous donnerait aucune réponse
claire et satisfaisante. Mais une fois acculé, celui-ci évoquera sans doute la notion d’"instincts". D’après les
partisans, de tels comportements sont instinctifs. Dans le cas évoqué ci-dessus, la première question à leur
poser serait de définir le mot "instinct". Si de tels comportements sont instinctifs, comme celui de la
chenille qui se cache à l’intérieur d’une feuille, il doit alors exister un mécanisme ou une force qui la
pousse à faire cela. De la même façon, une force similaire doit obliger les castors à construire leur barrage
et leurs abris. Et ce mécanisme doit inévitablement provenir des créatures vivantes.

D’où provient l’instinct ?


Les scientifiques utilisent le mot instinct pour définir le comportement inné des animaux. La
question de savoir comment ces comportements instinctifs sont apparus pour la première fois et comment
les animaux ont développé ces instincts et les ont transmis aux générations futures est restée sans réponse.
Dans son livre, The Great Evolution Mystery le partisan de la théorie de l’évolution et
généticien Gordon Rattray Taylor admet la vérité suivante :
Lorsque nous nous posons la question de savoir comment un comportement instinctif naît en
premier lieu et devient héréditaire par la suite, nous ne trouvons aucune réponse.4
Certains darwinistes qui n’acceptent pas ce dilemme comme Taylor tentent de passer outre de
telles questions avec de vagues rhétoriques. Selon la théorie de l’évolution, les comportements
instinctifs sont codés dans les gènes. D’après cette même théorie, les abeilles construisent leur nid
avec une extrême précision mathématique grâce à leurs instincts. En d’autres termes, quelqu’un doit
avoir programmé dans les gènes de toutes les abeilles de la terre l'instinct qui leur dicte comment
construire des rayons à six côtés.
Ainsi, toute personne douée de raison et de bon sens se demande : Si les créatures vivantes
agissent la plupart du temps parce qu’elles sont programmées pour le faire ainsi, qui a créé ce
programme au départ ? Aucun programme ne se crée lui-même, chaque programme est conçu par un
programmateur.
Les darwinistes ne parviennent pas à trouver de réponse satisfaisante à cette question. Dans
leurs publications à ce sujet, ils utilisent des notions floues : l’affirmation selon laquelle soi-disant
"mère nature" donne à toute créature ses qualités innées. Mais "mère nature" dont ils parlent est
constituée de rochers, de terrains, d’eau, d'arbres et de végétaux. Lequel de ces éléments est
responsable du comportement rationnel et conscient des animaux ? Quel élément naturel possède la
capacité ou l’intelligence suffisante pour programmer les créatures vivantes ? Tout ce que nous
voyons dans la nature a été créé et n’a donc pas pu se créer lui-même. Quelle personne intelligente,
en voyant une peinture, s’exclamerait : "Quelle jolie peinture ces couleurs ont réussi à créer ! " C’est
une question tout à fait insensée. De la même façon, il serait insensé d’affirmer que les créatures
sans intelligence peuvent programmer leur propre naissance ainsi que leur comportement rationnel et
intelligent. Nous sommes ici en face d’un fait évident : puisque ces créatures n’ont pas acquis ces
facultés supérieures grâce à leur intelligence, mais sont nées avec ces aptitudes, il faut par
conséquent qu’un Etre Supérieur doué de raison et d’intelligence leur ait donné ces talents et ait créé
ces créatures de façon à ce qu’elles puissent utiliser leurs facultés. Aucun doute que c’est Allah Qui
possède cette intelligence et cette connaissance.
Dans le Coran, Allah donne les abeilles comme exemple, en disant que c'est Lui Qui est la
source de leur comportement intelligent. En d’autres termes, l’inspiration d’Allah est ce que les
partisans de l’évolutionnisme tentent de définir comme "l’instinct" et le fait que les animaux soient
"programmés" pour faire certaines choses. Cette vérité est évoquée dans le Coran de la manière
suivante :

Ton Seigneur a révélé les informations suivantes aux abeilles : "Construisez vos abris
dans les montagnes et dans les arbres mais également dans les structures érigées par l’homme.
Puis nourrissez-vous à partir de n’importe quel fruit et empruntez le chemin que vous montre
votre Seigneur, un chemin facile à suivre." Au sein des abeilles se fabrique un liquide aux
couleurs variées qui contient des substances cicatrisantes pour l'homme. Il s’agit là d'un signe
pour les gens intelligents. (Sourate an-Nahl, 68-69)

Les darwinistes dénient ce fait évident afin de réfuter l'existence d’Allah. Ils recherchent
l’explication à ces comportements, mais savent parfaitement que la théorie de l’évolution n’est pas
capable de les justifier. Dans un livre traitant l’évolutionnisme ou dans une publication évoquant le
comportement animal, on peut lire des phrases telles que : "Il faut une intelligence supérieure pour
que les animaux réalisent cela, mais comment ces créatures à qui l'intelligence fait défaut y
parviennent-ils ? C’est une question à laquelle la science ne peut pas répondre."
Les commentaires du célèbre partisan de la théorie de l'évolution Hoimar Von Ditfurth au sujet
de la chenille constituent un exemple parfait de ce que les darwinistes pensent à propos de la
conscience animale :
L’idée que la chenille puisse construire des leurres (les autres feuilles desséchées) pour
tromper ses prédateurs nous paraît surprenante, mais d'où vient cette idée ingénieuse en réalité? Il
s’agit d’une stratégie extrêmement originale pour détourner les oiseaux affamés à la recherche de
chenilles en réduisant la probabilité que la chenille soit découverte parmi les feuilles desséchées. Qui
a conçu ce stratagème utilisé par la chenille très peu de temps après sa sortie du cocon ?... Ce sont
des méthodes de survie que les humains peuvent utiliser. Cependant, si nous prenons en
considération le système nerveux primitif de la chenille d'Attacus atlas ainsi que ses autres
comportements, nous nous apercevons que celle-ci est tout à fait incapable de raisonner ou de
concevoir de tels stratagèmes. Alors comment cette chenille parvient-elle à se protéger de cette
manière ? Autrefois, les naturalistes qui observaient des faits similaires croyaient non seulement en
l'existence de miracles, mais également en l'existence d'un Dieu Créateur Qui, afin de protéger Ses
créations, avait doté celles-ci d’un savoir afin qu’elles puissent se défendre par elles-mêmes. Une
telle explication n’est qu’un anathème pour les naturalistes d’aujourd’hui. Il est également inutile
pour la science moderne de tenter d'expliquer un tel phénomène en utilisant les instincts.
Contrairement à la pensée commune, le fait d’attribuer de tels comportements aux instincts – ceux
de la chenille dans le cas présent – revient à dire que ces instincts sont innés. Cela n’aboutit à rien et
nous empêche de trouver la réponse adéquate à ce problème… Cependant, il est totalement
irraisonné d’évoquer "l'intelligence" de la chenille, créature vivante qui ne possède pas de cerveau
développé. Si nous observons attentivement les comportements que nous venons d'étudier, nous
pouvons néanmoins remarquer l’utilisation d'aptitudes intelligentes. Si le fait de vouloir atteindre un
objectif précis, planifier les évènements à venir, calculer les comportements probables des autres
espèces et répondre de manière adéquate n’est pas un indicateur d'une intelligence, alors qu’est-ce
qu’il est ?5
Un célèbre évolutionniste a tenté d’expliquer les comportements d'une chenille qui agit de
façon intelligente et planifiée. Ses livres et publications proposent d'autres explications que ces
phrases démagogiques et ces questions sans réponses.
Charles Darwin, père de la théorie de l’évolution, s’est aperçu que la notion du comportement
instinctif des animaux représentait une menace pour sa théorie. Dans son livre, L’origine des
espèces, il a clairement admis les faits suivants :
De nombreux instincts sont si extraordinaires que leur développement apparaîtra
probablement aux nombreux lecteurs comme une difficulté suffisante pour réfuter toute ma théorie.6
Dans In The Life and Letter of Charles Darwin, Francis Darwin, le fils de Darwin, évoque le
dilemme de son père au sujet des instincts :
Le chapitre III [de L’origine des espèces] qui conclut la première partie traite des différences
observées dans les comportements et les instincts des animaux... Ce chapitre se situe au début de
l'essai afin d'éviter qu'un lecteur, pour qui l'idée d’une sélection naturelle agissant sur les instincts
semble impossible, ne rejette d’emblée la théorie. Ceci est tout à fait probable puisque dans
"L’origine", le chapitre sur les instincts est spécifiquement mentionné comme l’une des "difficultés
les plus évidentes et les plus manifestes pour la théorie".7

Les instincts ne se développent


pas grâce à l'évolution
Les partisans de cette théorie affirment que la plupart des comportements des animaux sont
instinctifs, mais comme nous l’avons mentionné auparavant, ils ne sont pas capables d’expliquer
l'origine de ces instincts, la manière dont ceux-ci sont apparus ni comment les animaux ont acquis
leur comportement qui semble intelligent. Lorsque les évolutionnistes sont acculés, ils affirment que
les animaux acquièrent certains de leurs comportements grâce à l'expérience et que le processus de
sélection naturelle choisit automatiquement les aptitudes les plus performantes qui sont ensuite
transmises aux générations futures.
Il n’est pas besoin de réfléchir pour déceler les erreurs scientifiques de cette logique. Nous
allons à présent examiner les aberrations de ces affirmations réclamées par les évolutionnistes.

1. Invalider l’affirmation selon laquelle les comportements profitables sont choisis via la
sélection naturelle
La sélection naturelle, l’un des éléments fondamentaux de la théorie de Darwin, signifie que
tout changement (physique ou comportemental) bénéfique à un animal est choisi parmi d'autres
comportements moins profitables et devient alors une faculté permanente qui sera transmise aux
générations futures.
Mais nous ne devons pas omettre l’élément crucial suivant : la théorie suggérée par Darwin
suppose que la nature est capable de distinguer entre le bon et le mauvais en prenant des décisions de
façon consciente. Cependant, aucune force ou conscience présente dans la nature n’est capable d’une
telle prouesse. Les animaux ou toute autre créature vivante ne sont pas capables par eux-mêmes de
déterminer quels sont les comportements favorables. Seul un Etre conscient doué d’intelligence Qui
a créé à la fois la nature et les animaux peut réaliser ce genre de sélections.
Même Darwin avoue l’impossibilité d’acquérir un comportement complexe et profitable via la
sélection naturelle. Il confesse que ses affirmations découlent plus de l’imagination que de faits
scientifiques et qu’elles sont par conséquent erronées. Cependant, il persiste :
Enfin, en admettant même que la déduction ne soit pas rigoureusement logique, il est
infiniment plus satisfaisant de considérer certains instincts, tels que celui qui pousse le jeune coucou
à expulser du nid ses frères de lait, -les fourmis à se procurer des esclaves... non comme le résultat
d'actes de création spéciaux, mais comme de petites conséquences d'une loi générale, qui conduit au
progrès de tous les êtres organises, à savoir la multiplication, la variation, que le plus fort vive et que
le plus faible meure.8
Le professeur Cemal Yildirim, l’un des plus célèbres évolutionnistes turcs, admet que la
sélection naturelle ne peut pas expliquer la tendresse et l'amour que l'on retrouve dans la nature :
l’amour d’une mère peut-il s’expliquer par le processus de sélection naturelle qui n’a pas de valeur
spirituelle ? Les biologistes darwinistes sont incapables de donner une réponse satisfaisante à cette
question.9
Les créatures vivantes dénuées d’intelligence et de raison possèdent des qualités "spirituelles"
innées qu’elles ne peuvent pas avoir acquises par elles-mêmes. Par conséquent, il existe
obligatoirement une puissance extérieure qui leur a donné ces qualités. Ni la nature ni le processus
de sélection naturelle n’ont la spiritualité et l’intelligence nécessaires pour cela. Elles ne sont donc
pas à l’origine de ces qualités. La vérité est que tous les êtres vivent selon la volonté et sous les
ordres d’Allah. C’est la raison pour laquelle nous sommes si souvent témoins de comportements
conscients chez les animaux dénués d’intelligence et nous pouvons alors nous poser la question
suivante : "Comment les animaux sont-ils conscients de cela ?" ou "Comment cette créature peut-
elle réaliser cela ?"

2. Invalider l’affirmation selon laquelle les comportements sont acquis et transmis aux
générations futures grâce à la sélection naturelle
La seconde thèse des darwinistes est que les comportements acquis par les individus qui
réussissent à survivre peuvent être transmis aux générations futures. Mais cette affirmation est
irrationnelle. Tout d’abord, même si les animaux peuvent apprendre un comportement par
expérience, il leur est impossible de le transmettre à leur descendance. Le comportement appris
appartient à l’animal qui l’a acquis, c’est tout. Il est impossible de transmettre des comportements
via l’information génétique.
Gordon R. Taylor, que nous avons cité précédemment, réfute les affirmations de certains
biologistes qui prétendent qu’un comportement peut être transmis à la descendance :
Les biologistes admettent ouvertement que la transmission de comportements spécifiques est
tout à fait possible et qu'elle se produit régulièrement. Ainsi Dobzhansky (un professeur en zoologie
évolutionniste) affirme que : "toutes les fonctions du corps sans exception sont le produit de
l’hérédité survenue dans un environnement précis. Il en est ainsi pour les diverses formes de
comportements, sans exception." Ceci est faux et il est tout à fait regrettable qu’un homme aussi
connu que Dobzhansky puisse s'exprimer ainsi. Certains comportements peuvent être héréditaires,
mais nous n’avons aucun moyen de vérifier que tous les comportements le sont.
Le fait est que les mécanismes génétiques ne semblent pas être capables de transmettre des
modèles de comportements spécifiques. Leur rôle est de fabriquer des protéines. En produisant plus
d'hormones spécifiques, ils peuvent affecter le comportement de manière générale en rendant
l’animal plus agressif ou plus passif ou bien encore plus maternel. Mais il n’existe pas la moindre
preuve qu’ils permettent de transmettre un programme comportemental spécifique tel que la
séquence d'actions nécessaires à la construction d'un nid.
Si le comportement est héréditaire, quels sont les éléments comportementaux qui sont
transmis, s’il y’en a ? Personne n’a encore soumis de réponse.10
Comme Gordon Taylor l’a spécifié, il est tout à fait illogique d'affirmer que le schéma
comportemental est héréditaire. Les séries d’actions conscientes telles que les oiseaux qui
construisent un nid, les castors qui bâtissent des barrages ou les abeilles qui réalisent des nids, sont
complexes et requièrent la conception d’un plan d'actions. Le fait que les abeilles et les fourmis
ouvrières soient stériles démontre une fois encore que les comportements ne peuvent pas être innés.
Les travailleuses dans les colonies de fourmis font preuve de comportements qui requièrent un
certain niveau de connaissance. Cependant il est impossible que les fourmis travailleuses puissent
avoir acquis ces facultés génétiquement puisqu’elles sont stériles ; elles ne peuvent pas non plus
transmettre ces caractéristiques aux générations futures. Nous devons poser la question suivante aux
partisans de l'évolution : comment la première travailleuse dotée de ces capacités spécifiques les a-t-
elle transmises aux générations suivantes ? Les abeilles travailleuses et les termites, qui sont aussi
stériles, se montrent également intelligentes, expertes, solidaires, disciplinées, dévouées et
coopératrices. Mais depuis les premiers jours de leur apparition sur terre, il y a environ un million
d’années, elles ont été incapables de transmettre ces caractéristiques spécifiques.
Elles n’ont pas non plus appris ces comportements exceptionnels. Toutes ces créatures
utilisent ces qualités extraordinaires dès leurs premiers jours d'existence. Elles n’ont pas besoin de
passer par une phase d’apprentissage ; leur comportement est déterminé par des connaissances
qu'elles possèdent dès la naissance. Ceci est vrai pour le comportement "instinctif" de toutes les
autres créatures vivantes de la planète également. S’il en est ainsi, qui leur apprend à utiliser ces
facultés ?
Darwin a développé cette idée il y a 150 ans :
Mais ce serait une grave erreur de croire que la plupart des instincts ont été acquis par
habitude dans une génération, et transmis ensuite par hérédité aux générations suivantes. On peut
clairement démontrer que les instincts les plus étonnants que nous connaissons, ceux de l'abeille et
ceux de beaucoup de fourmis, par exemple, ne peuvent pas avoir été acquis pas l'habitude.11
Si la fourmi ouvrière ou les autres insectes neutres étaient des animaux ordinaires, j'aurais
admis sans hésitation que tous leurs caractères se sont accumulés lentement grâce à la sélection
naturelle : c'est-à-dire que des individus nés avec quelques modifications avantageuses, les ont
transmises à leurs descendants, qui, variant encore, ont été choisis à leur tour, et ainsi de suite. Mais
la fourmi ouvrière est un insecte qui diffère beaucoup de ses parents et qui cependant est
complètement stérile ; de sorte que la fourmi ouvrière n'a jamais pu transmettre les modifications de
conformation ou d'instinct qu'elle a graduellement acquises. Or, comment est-il possible de concilier
ce fait avec la théorie de la sélection naturelle ?12
L’objection émise par Darwin reste aujourd'hui sans réponse.
Cemal Yildirim évoque le dilemme soulevé par ce sujet à ses compatriotes :
Parmi les insectes sociables, prenons l’exemple des fourmis et des abeilles ouvrières.
Puisqu’elles sont stériles, il leur est impossible de transmettre aux générations futures les
caractéristiques ou modifications génétiques qu’elles ont acquises au cours de leur vie. Et cependant
ces ouvrières se sont ajustées à leur environnement et ont adapté leur comportement de façon
remarquable.13
Comme nous pouvons le voir d’après ces exemples, les comportements étonnants des
créatures vivantes ainsi que leurs instincts ne peuvent pas s'expliquer par les mécanismes
évolutionnistes. Les facultés de ces animaux n’ont pas été acquises par le processus de sélection
naturelle, elles n’ont pas non plus été transmises par hérédité d'une génération à l’autre.

3. Invalider l’affirmation selon laquelle les instincts évoluent et changent en même temps
que l’espèce
D’après la théorie de l’évolution, les espèces évoluent d’une génération à l’autre. Selon cette
affirmation, les amphibiens auraient évolué en poissons. Mais nous ne devons pas oublier que le
comportement de chaque espèce est spécifique. Le comportement d’un poisson est différent de celui
d'un amphibien. S’il en est ainsi, le comportement des créatures a-t-il changé en fonction de
modifications biologiques ?
Cette question soulève les dilemmes et les contradictions rencontrés par les darwinistes.
Darwin était tout à fait conscient de l'existence de ce dilemme, il étudia même l’idée que les instincts
puissent évoluer par la sélection naturelle :
… Les instincts peuvent-ils être acquis et modifiés par un processus de sélection naturelle ?
Que pouvons-nous dire de l’instinct qui pousse l’abeille à créer des alvéoles et qui a pratiquement
anticipé les découvertes des mathématiciens ?14
Nous pourrions trouver une multitude d'exemples démentant la théorie de l’évolution en
observant d’autres créatures vivantes telles que les poissons, les reptiles et les oiseaux.
Les poissons possèdent leurs propres méthodes pour chasser, construire et défendre leurs nids
et procréer. Ces caractéristiques sont en parfaite harmonie avec leurs conditions de vie sous-marines.
Durant la période de reproduction, certains poissons accrochent leurs œufs aux rochers situés sous la
surface de l’eau et augmentent l’apport en oxygène en ventilant à l’aide de leurs nageoires. De leur
côté les oiseaux cachent leurs œufs à l’intérieur d’un nid spécialement conçu et les font éclore après
une période d’incubation.
Certains poissons construisent leurs nids dans les cavités rocheuses sous-marines et certains
animaux terrestres construisent leurs nids dans les arbres en utilisant l’écorce et les brindilles comme
matériaux de construction, tandis que les oiseaux utilisent de l’herbe et d’autres matériaux plus fins.
Les reptiles tels que les crocodiles enterrent leurs œufs dans le sable où ils restent pour une période
d’incubation de deux mois.
Les mammifères, qui ont évolué en reptiles selon les darwinistes, ont des méthodes de
reproduction complètement différentes de celles des autres espèces. Tandis que les autres espèces
pondent des œufs, les mammifères portent leur progéniture dans leur utérus pendant des mois avant
de lui donner naissance et de la nourrir avec du lait maternel.
Chaque animal a sa propre méthode de chasse pour trouver sa nourriture. Certains se tapissent
pendant de longs moments, d’autres arborent des camouflages et d’autres encore profitent de leur
rapidité ou du fait de savoir voler. Comme nous le savons, les comportements des animaux terrestres
varient considérablement de ceux des animaux marins. Ils sont cependant tous liés à l'environnement
dans lequel ils vivent.
Dans certains cas l’instinct animal subit de nombreux changements durant ce processus
d’évolution. Dans le cas d’un poisson qui obéit à ses instincts en accrochant ses œufs sur un rocher
et en agitant l'eau afin de leur apporter plus d'oxygène, le comportement inné utilisé par ce poisson
doit lui aussi se modifier durant le processus d'évolution. L’instinct doit ensuite subir des
modifications supplémentaires jusqu’à ce que l’espèce puisse construire des nids de parfaite
structure au-dessus du sol pour incuber les œufs.
Ce qui est tout à fait impossible.
Un autre problème subsiste : si le caractère et l’environnement d’une espèce biologique
change, mais que son comportement reste le même, elle ne pourra pas survivre. Par exemple, un
poisson capable de se cacher dans les océans doit pouvoir rapidement développer de nouveaux
mécanismes de défense. Ses fonctions corporelles, son comportement et son mode de vie doivent
changer simultanément. Autrement, cette espèce sera condamnée et risque de s'éteindre rapidement.
Il est évident qu’une créature dénuée de logique et de conscience ne peut pas prendre de
décisions raisonnées et stratégiques aussi rapidement. Comment se fait-il alors que les
comportements des créatures vivantes soient parfaitement adaptés aux conditions biologiques et
environnementales ?
Dans L’origine des espèces, Darwin s'exprime ainsi à ce sujet :
On a émis l’objection suivante à propos de l’idée énoncée précédemment sur l’origine des
instincts : "les changements d’instincts doivent s’ajuster de manière précise et instantanée à chaque
espèce, car une modification chez une des espèces sans changement immédiat correspondant dans
une autre serait tout à fait fatale."15
Comme nous l’avons vu, ni le processus de l’évolution, ni les coïncidences, ni soi-disant
"mère nature" ne peuvent expliquer le comportement des animaux et la véritable origine des
instincts. Comment les espèces ont acquis ces qualités qui leur permettent de survivre ?
En réalité, la réponse est claire et évidente. Toute personne ayant déjà observé des organismes
vivants admettra l’idée que ces comportements ne procèdent pas de ces organismes et ne sont pas
non plus issus d'une succession de "coïncidences". Le comportement animal ne découle pas de leur
organisme ni de leur environnement. Il est évident que c’est Allah, bienveillant et miséricordieux,
Qui, par un pouvoir et une intelligence invisibles, est maître de ces comportements.

Conclusion :
Toute créature vivante agit selon
la volonté et le désir d’Allah
Comme évoqué dans les pages précédentes, les évolutionnistes qui traitent le comportement
animal sont confrontés à un sérieux dilemme. La vérité reste néanmoins évidente. Si les animaux,
dénués d'intelligence et de raisonnement, parviennent à différencier certains détails, à établir des
liens entre différents évènements, à prendre la bonne décision, à planifier et à prévoir les évènements
futurs, alors, il n’y a aucun doute qu’une puissance extérieure gouverne ces animaux. Les
darwinistes prétendent que les animaux sont "programmés" pour se comporter d’une certaine
manière, mais qui est l’inventeur de ce programme ? Quelle force incite les abeilles à construire leur
nid de cette façon ? La réponse est manifeste. Toute personne ayant déjà observé des organismes
vivants se rend compte que ces comportements ne résultent pas de ces organismes et ne sont pas non
plus issus d'une succession de "coïncidences". Il est évident qu'il existe une intelligence et une
puissance qui contrôle tout dans la nature et qui gouverne ces comportements. Celui Qui possède
cette intelligence et ce pouvoir est Allah, Créateur de tout ce qui existe.
La théorie de l’évolution ne peut pas expliquer comment un organisme se transforme en être
vivant, encore moins la raison du comportement de cet être vivant. Il faut donc observer le
comportement animal si on veut réussir à révéler qu'aucune créature ne crée ses propres stratagèmes.
C’est Allah, le Seigneur de toute chose sur terre et dans le ciel, Qui crée, contrôle, surveille et
commande chaque être vivant ainsi que ses comportements à partir du néant. Comme le révèle le
Coran :

[Hud a dit], "J’ai mis ma confiance en Allah, mon Seigneur et ton Seigneur. Il n'existe
aucune créature dont Il n'ait pas le contrôle. Mon Seigneur m’indique le chemin à suivre."
(Sourate Hud, 56)

Le dévouement animal dément la thèse darwiniste


selon laquelle seuls les plus aptes survivent
Comme nous l’avons étudié au cours des dernières pages, d’après la théorie de la sélection
naturelle suggérée par Darwin, les animaux les plus forts et les mieux adaptés à leurs conditions
environnementales réussissent à survivre et à prolonger l’existence de leur espèce tandis que les plus
faibles qui n’ont pas su s’adapter finissent par périr. D’après ce scénario proposé par Darwin, la
nature est une arène où chaque créature vivante mène un combat sans merci contre d’autres espèces
afin de survivre et où les individus les plus faibles succombent face aux plus forts, entraînant ainsi
l’extinction de leur espèce.
Selon cette affirmation, tout être vivant doit être plus fort et mieux armé que son semblable et
doit se battre pour survivre. Un tel contexte ne laisse aucune place pour des actes de dévouement,
d’abnégation ou d’entraide, car ceux-ci seraient alors nuisibles à l’animal en question. Ainsi, chaque
individu doit être aussi égoïste que possible et ne doit prendre en considération que ses propres
besoins (nourriture, sécurité personnelle et défense de son nid).
La nature est-elle réellement remplie d'individus égoïstes et obnubilés par la compétition et
d’animaux luttant les uns contre les autres ?
Jusqu’à aujourd’hui, toutes les observations réalisées à ce sujet démentent ces affirmations
évolutionnistes. Contrairement à ces assertions, la nature n’est pas uniquement le théâtre de guerres.
Bien au contraire. Il existe de nombreux exemples d'animaux dévoués qui mettent souvent leur
propre vie en danger et font preuve d’abnégation pour le bien de leur troupeau et qui utilisent leur
intelligence au profit de l’ensemble du groupe. Dans son livre Evrim Kurami ve Bagnazlik (La
théorie de l’évolution et du sectarisme), Cemal Yildirim, partisan de l’évolutionnisme, explique
pourquoi Darwin et d’autres évolutionnistes de son époque ont conclu que la nature était un terrain
de bataille :
Les scientifiques du 19ème siècle étaient facilement induits en erreur en admettant la thèse
selon laquelle la nature n’est qu’un champ de bataille, parce qu’ils restaient la plupart du temps
enfermés dans leurs laboratoires sans se soucier de mener des observations à partir de la nature.
Même un scientifique aussi respectable que Huxley n'a pas échappé à cela.16
Dans son livre, Mutual Aid: A Factor in Evolution, l’évolutionniste Peter Kropotkin exprime
l’erreur de Darwin et de ses compatriotes de la manière suivante :
... Les innombrables partisans de la théorie de Darwin ont réduit la notion de lutte pour la
survie à sa définition la plus simple. Ils ont fini par concevoir le monde animal comme un monde de
luttes perpétuelles entre des individus à moitié affamés et assoiffés à la recherche du sang d’autres
individus… En effet, Huxley considéré comme l’un des représentant les plus compétents de la
théorie de l’évolution nous a enseigné dans un article sur la "Lutte pour survie et ses incidences sur
l’homme" que "d’un point de vue moraliste, le monde animal est à peu près similaire à un spectacle
de gladiateurs. Les créatures vivantes sont destinées à lutter contre le plus fort, le plus rapide et le
plus malin un jour ou l’autre."… Il est évident que le point de vue d’Huxley ne peut pas être assimilé
à une preuve scientifique.17
Cette position permet de souligner le fait que cette théorie ne repose pas sur des faits
scientifiques. Afin de soutenir l’idéologie évolutionniste, les scientifiques ont interprété de manière
erronée certaines aptitudes développées par la nature. La guerre imaginée par Darwin qui se déroule
dans la nature n’est qu’une pure invention de sa part, car il n'existe pas une seule créature qui
combatte uniquement pour son propre intérêt. De nombreux animaux sont sociables les uns envers
les autres, voire même entre espèces différentes. Ils agissent de façon altruiste. Ainsi, les partisans
de l’évolutionnisme ne parviennent pas à expliquer de tels comportements désintéressés. Un article
sur ce sujet publié dans un magazine scientifique aborde ce dilemme :
La question est de savoir pourquoi les être vivants s'entraident. D’après la théorie darwiniste,
chaque animal se bat pour sa propre survie et pour le maintien de son espèce. D’après la théorie
évolutionniste, aider d’autres créatures diminuerait ses chances de survie, et par conséquent, ce type
de comportement ne devrait pas exister. Nous pouvons cependant observer de nombreux animaux se
comporter de manière désintéressée.18
Le dard des abeilles à miel peut tuer les prédateurs qui menacent leur ruche. Néanmoins, en
piquant l’animal ces abeilles se suicident. L’aiguillon de leur dard se rompt dans la bataille
emportant avec lui une partie de l’abdomen inférieur de l’abeille ainsi que ses organes internes.
Comme nous pouvons le constater, l'abeille sacrifie sa propre vie pour la survie du reste de la ruche.
Les pingouins mâles et femelles protègent leur progéniture jusqu'à la mort. Les deux parents
sont entièrement dévoués à leurs petits. Le pingouin mâle protège ses petits entre ses pattes pendant
quatre mois, période durant laquelle celui-ci ne peut pas s'alimenter. La femelle plonge en mer à la
recherche de nourriture pour ses petits et la rapporte en la transportant dans son gosier.
Le crocodile est l’un des animaux les plus féroces, mais la femelle est capable de faire preuve
d’actes de dévouement incroyables envers ses petits. Une fois sortis de leur coquille, les petits sont
transportés entre les mâchoires de leur mère jusqu’au point d’eau. A partir de cet instant, elle les
tiendra dans sa gueule et elle les portera sur son dos jusqu'à ce qu'ils deviennent autonomes. Lorsque
les petits sont confrontés à un danger, ils recherchent instantanément à se protéger en se cachant
dans la gueule de leur mère.
Le crocodile n’est pas simplement féroce, c’est également un animal dénué de raison et de
logique. Il ne serait donc pas surprenant d’imaginer la mère manger ses petits pour se nourrir au lieu
de les protéger.
Chez les animaux, certaines mères sont obligées de quitter leurs semblables jusqu’à ce que
leur progéniture soit sevrée, ce qui les expose à des dangers considérables. De nombreuses espèces
prennent soin de leurs petits pendant des jours, des mois, voire des années, en leur fournissant
nourriture, abri, chaleur et protection. Beaucoup d’espèces d’oiseaux nourrissent leur progéniture
entre quatre à vingt fois par heure durant la journée. Chez les mammifères, les mères sont
confrontées à d’autres problèmes : elles doivent ingérer de plus importantes rations alimentaires afin
d'allaiter leurs petits. Elles sont par conséquent obligées de chasser pour trouver de plus grande
quantité de nourriture. Tandis que leurs petits continuent de grossir, elles perdent du poids.
On pourrait s’attendre à ce que des animaux dénués de raison délaissent leur progéniture dès
la naissance puisqu’ils n’ont pas conscience que ces petits êtres sont le symbole de la survie de leur
espèce. Ils endossent néanmoins toutes les responsabilités et s'engagent à s'occuper entièrement de
leurs petits.
Les animaux ne se comportent pas de manière désintéressée uniquement parce qu’ils veulent
protéger leurs petits. Généralement, les animaux se comportent de manière prévenante et
pragmatique envers les autres individus de leur communauté. C’est le cas lorsque la nourriture se
raréfie. Dans une telle situation, on pourrait croire que le plus fort va éliminer les autres et chercher à
répartir la nourriture entre les individus restants. Mais le fait est que cela ne se passe pas de la
manière dont les darwinistes le prétendent. Dans ce livre, Peter Kropotkin fournit des exemples de
ces comportements : lorsque la nourriture se fait plus rare, les fourmis commencent à puiser dans
leur garde-manger. Les oiseaux migrent en groupe. Et dans un cours d’eau où le nombre de castors
est trop important, les plus jeunes migrent vers le nord et les plus vieux vers le sud.19 Comme le
démontrent ces exemples, il n’y a aucune lutte sans merci pour la recherche de nourriture ou d’abri.
Au contraire, même durant les périodes les plus difficiles, les animaux font preuve de solidarité et
d’entraide, comme si chaque animal essayait de faciliter les conditions de vie des autres.
Un autre élément mérite également toute notre attention : aucun de ces animaux ne possède
l’intelligence ou la conscience nécessaire pour prendre des décisions ou pour aboutir à de tels protocoles.
Comment se fait-il alors qu'ils puissent établir un objectif commun auquel chacun adhère et que le but
choisi soit le plus profitable pour tous ?
Il n’y a aucun doute que c’est Allah, le Seigneur de l’univers, Qui a créé ces êtres vivants, leur a
donné les comportements les plus avantageux et les a surveillés à chaque instant. Allah évoque Son
pourvoir de protection sur toutes Ses créations de la manière suivante :

Il n’existe aucune créature sur terre qui ne dépende pas d’Allah pour trouver sa nourriture.
Il sait où elles vivent et où elles meurent. Tout est déjà clairement écrit. (Sourate Hud, 6)

Face à cette réalité, les affirmations des partisans de l’évolutionnisme qui soutiennent que la nature
est un champ de bataille où les plus égoïstes qui luttent pour leurs propres intérêts dominent, sont
totalement fausses. Le célèbre évolutionniste John Maynard Smith pose la question suivante à ses
compatriotes :
Une des questions cruciales concerne les actes altruistes : comment se fait-il que la sélection
naturelle puisse privilégier des comportements qui ne favorisent pas la survie de l’individu ?20

L’instinct de survie de l’espèce


Comme nous l’avons vu précédemment, les évolutionnistes ne peuvent pas expliquer les actes de
dévouement dont font preuve les animaux. Les nombreux exemples observés dans la nature démentent les
idées principales de la théorie de l'évolution. Stephen Jay Gould, un célèbre évolutionniste, a déclaré que
les actes de dévouement observés dans la nature soulèvent le "problème contrariant de l’altruisme".21
Gordon R. Taylor affirme que le dévouement dont font preuve les êtres vivants "a longtemps représenté
un défi pour les darwinistes."22 Les qualités hautement "spirituelles" telles que la protection et la
compassion portent un coup fatal à l’idée matérialiste selon laquelle la nature n’est qu’une somme
d'interactions aléatoires.
Certains évolutionnistes qui refusent d’admettre leur échec ont abouti à une idée nommée "la
théorie du gène égoïste". Richard Dawkins, l’un des plus fervents défenseurs de cette notion, affirme que
ce qui semble être des actes de dévouement désintéressés sont en réalité engendrés par des pulsions
égoïstes. Selon son point de vue, les animaux ne font pas preuve de dévouement pour venir en aide aux
autres individus de leur espèce, mais parce que cela est inscrit dans leur patrimoine génétique. Par
conséquent, une mère qui sacrifie sa vie pour ses petits aide à transmettre ses gènes. Si sa progéniture
survit, celle-ci pourra alors transmettre ses caractéristiques à la génération suivante. Selon cette théorie,
toute créature (y compris les êtres humains) n'est qu'une simple "machine génétique". La principale
responsabilité de tout organisme vivant est de transmettre ses gènes aux générations futures.
Les évolutionnistes affirment que les êtres vivants agissent selon une programmation afin de
"vouloir" perpétrer l’espèce en transmettant leurs gènes aux générations suivantes. La citation
suivante tirée du livre évolutionniste Essentials of Biology un parfait exemple des explications formulées
par les darwinistes sur le comportement animal :
Qu’est-ce qui justifie les comportements autodestructeurs ? Les actes altruistes résulteraient des soi-
disant gènes égoïstes. Des parents qui font tous les efforts possibles pour nourrir leur progéniture affamée,
ou qui restent le ventre vide lorsqu’un prédateur guette dans les environs, possèdent probablement un
comportement génétiquement programmé, comportement qui augmente les chances que les gènes des
parents soient transmis à leur progéniture puis aux générations suivantes. Ces réponses innées et
instinctives peuvent sembler "réfléchies" pour un observateur humain, mais ces programmes
comportementaux sont en fait provoqués par des soupirs, des sons, des odeurs et autres stimuli variés.23
Dans cette citation le comportement animal semble viser un objectif précis, un "but spécifique"
dont les êtres vivants ne sont pas conscients, mais qu'ils exécutent parce qu'ils sont "programmés pour le
faire ainsi". La question que l’on doit se poser est la suivante : D’où provient cette programmation ? Certes
les gènes sont des banques de données encodées, mais ils ne peuvent ni penser ni raisonner.
Les gènes n’ont ni la capacité de réfléchir ni celle de juger, par conséquent, si les gènes d'un être
vivant contiennent l'ordre d'effectuer des actes de dévouement, ils ne peuvent pas en être la source. Si
vous appuyez sur le bouton MARCHE/ARRET de votre ordinateur celui-ci va s’éteindre parce
qu’un programmateur compétent et expérimenté l'a conçu ainsi. Notez bien la subtilité : l’ordinateur
ne s’éteint pas lui-même ; le bouton MARCHE/ARRET n’est pas apparu par hasard ou par erreur.
Un ingénieur a conçu l’interrupteur de manière consciente et délibérée.
Dans le cas présent, même si les gènes d’une créature étaient programmés pour agir de
manière désintéressée afin que l’espèce perdure, cela prouve avant tout l’existence d’une puissance
intelligente et experte qui a programmé les gènes de cette façon. Allah a ce pouvoir, et Il dirige tous
les êtres vivants, les surveille et leur ordonne d'agir selon son désir. Comme le Coran l'indique :

Toute chose dans le ciel et toute créature sur terre se prosterne devant Allah, comme le
font les anges. Elles ne sont pas orgueilleuses. Elles craignent le Seigneur Qui les commande et
font tout ce qui leur est ordonné de faire. (Sourate an-Nahl, 49-50)

C’est Allah Qui a créé les sept paradis et les sept terres ainsi que les commandements
qui sont apparus par leur intermédiaire ; vous savez ainsi qu’Allah a le pouvoir sur toute
chose et qu’Allah englobe toute chose dans Sa connaissance. (Sourate at-Talaq, 12)

Les êtres vivants viennent non seulement en aide


à leurs semblables dotés des mêmes gènes,
mais également aux individus d’autres espèces
Dans le Chapitre 3, nous aborderons plus en détails des exemples d’animaux qui viennent en aide à
leur progéniture et aussi à d’autres animaux. Cela constitue un sujet inextricable pour les évolutionnistes
parce qu’un tel comportement ne favorise pas la transmission des gènes. L’exemple suivant évoqué par
John Maynard Smith expose ouvertement le dilemme de la théorie de l'évolution : malgré l’absence de
parenté génétique du babouin mâle, celui-ci affiche des attitudes de collaboration bien particulières.
Lorsque deux babouins se combattent, l’un d’entre eux fait parfois appel à un troisième babouin pour lui
venir en aide. Le babouin qui demande de l'aide émet un signal facilement identifiable, balançant sa tête de
manière répétitive d'avant en arrière entre son opposant et le babouin qui lui vient en aide.24
En résumé, les animaux s’entraident et agissent de manière désintéressée parce qu’Allah leur
ordonne de faire ainsi.
En poursuivant la lecture de ce livre, vous rencontrerez d'autres exemples d'actes de dévouement, de
compassion et d'altruisme. Nous ne devons pas oublier qu’Allah a créé ces animaux de la manière la plus
parfaite en leur ordonnant d’agir précisément selon cette dernière.
LE DEVOUEMENT DES CREATURES
AU SEIN DE LA FAMILLE

Certains animaux restent avec des membres d'autres familles pendant de très longues périodes,
voire même pendant toute leur vie. Les pingouins et les cygnes par exemple sont des oiseaux qui
s’entraident pour la vie. Les éléphants femelles restent avec leur mère et leur grand-mère.25
Chez les mammifères, les mâles construisent leur famille autour des femelles et de leurs
petits. Mais diriger une famille entraîne une multitude de responsabilités. Le mâle responsable d’une
famille doit chasser plus souvent qu’un mâle seul pour trouver de la nourriture. Il peut facilement se
protéger, mais il doit également prendre soin des autres membres de sa famille. Surveiller les petits
sans défense exige souvent de faire preuve d'abnégation.
C’est une question importante à laquelle il faut prêter attention : les animaux font beaucoup
d'effort pour construire, protéger et assurer la survie de leur famille. Pour ce faire, ils risquent leur
propre vie et renoncent à une vie plus facile pour eux-mêmes. Pourquoi les animaux choisissent cette
solution ?
Cette tendance contredit la thèse darwiniste selon laquelle "le plus apte survit et le plus faible
périt". Comme le montrent les nombreux exemples évoqués dans les pages suivantes, les plus forts
mettent souvent leur propre vie en danger afin de protéger les plus faibles.

Les membres d’une famille


se reconnaissent entre eux
La condition indispensable pour toute vie sociale est que les membres d'une même famille
puissent immédiatement se reconnaître entre eux. Même au milieu de vastes espaces où les animaux
vivent les uns à côté des autres au sein de larges colonies, ils sont capables de reconnaître leurs
petits, leur partenaire, leurs parents et leurs semblables.
Chaque espèce possède une méthode spécifique pour reconnaître les siens. Les oiseaux qui
établissent leur nid à terre reconnaissent leurs petits grâce à leurs cris ainsi qu’à leur apparence.
L’exemple parfait est celui des goélands argentés qui élèvent leurs petits au sein de colonies
immenses. Même lorsque leurs petits sont hors de leur vue, les parents les reconnaissent et
répondent à leur appel sans confondre leurs cris avec ceux d’autres petits. Si un jeune oiseau égaré
appartenant à une autre famille entre par mégarde dans leur nid, ils s’en aperçoivent immédiatement
et chassent l'intrus.26
Habituellement les mammifères reconnaissent leurs petits grâce à l’odeur et au goût. Dès la
naissance des petits, la mère les renifle et les lèche afin de pouvoir les reconnaître par la suite.27
L’une des créatures les plus épatantes dans ce domaine est le pingouin. Ils se ressemblent
tellement entre eux que même les humains ont des difficultés à les différencier. Il est ainsi étonnant
que les membres d’une famille de pingouins puissent se reconnaître sans aucun problème. D’autant
plus que la mère laisse son partenaire et ses petits pendant une période de trois mois afin de chercher
de la nourriture. Mais à son retour, elle les reconnaît immédiatement.
La mère trouve facilement son partenaire et sa progéniture au milieu de centaines de
pingouins. Plus fascinant encore, avant que les adultes femelles partent chasser en mer, elles
rassemblent tous leurs petits pour former une crèche et lutter contre le froid. Les jeunes oiseaux
restent coller les uns aux autres, profitant de la chaleur corporelle de chacun. Mais un problème
subsiste : comment les adultes vont-ils reconnaître leurs petits à leur retour parmi des centaines
d’autres oiseaux ? Cette idée ne semble pas poser de problème aux pingouins. Chaque adulte appelle
ses petits avec un cri strident ce qui leur permet de reconnaître leurs parents et de se diriger vers
eux.28 Il n’y a aucun doute que la reconnaissance vocale est dans le cas présent la méthode la plus
appropriée pour retrouver les siens parmi des centaines de pingouins. Mais comment les pingouins
qui ont une apparence semblable et un cri différent parviennent-ils à se reconnaître ? Et comment
ont-ils acquis la faculté de se différencier les uns des autres par leurs cris ? Aucun pingouin ne peut
en avoir eu l’idée et l’utiliser par la suite. Ces qualités leur ont été données, mais par qui ? Selon les
darwinistes, par la nature, mais quel élément de la nature a doté les animaux de telles facultés ? La
glace polaire peut-être ? Ou bien les rochers ? Ni l’un ni l’autre évidemment, parce que "la nature",
responsable de cet exploit selon les évolutionnistes, est constituée de rochers, de pierres, d'arbres, de
glaciers qui sont des éléments entièrement créés. Ainsi, la réponse à cette question est simple : Allah
Qui crée toute chose de manière parfaite, donne à chaque pingouin un cri distinct et la faculté de
reconnaître les siens grâce à ces cris.

Construction de nids douillets pour la progéniture


Les nids jouent un rôle important dans la protection des animaux, en particulier celle des
petits. De nombreuses espèces utilisent des techniques étonnantes pour construire leur nid grâce à
divers matériaux et architectures. Les animaux planifient souvent comme des architectes, travaillent
comme des constructeurs, trouvent des solutions tels des ingénieurs et parfois même décorent leur
nid comme des décorateurs expérimentés. Ils travaillent sans relâche, jour et nuit, pour construire
leur nid. Leur partenaire partage souvent la charge de travail et les deux s’entraident dans la
réalisation de l’ouvrage. Les nids les plus soigneusement préparés sont ceux conçus pour l’arrivée de
la future progéniture.
Les différentes techniques utilisées pour construire ces nids sont si parfaites que personne ne
peut imaginer qu’elles puissent émaner d’animaux dénués d’intelligence. Comme nous allons le voir
au cours des pages suivantes, ces techniques n’ont pas pu être conçues par les animaux eux-mêmes.
Si tel était le cas, ceux-ci devraient alors planifier toutes les étapes préalables avant même de
commencer à construire. Ils devraient tout d’abord prendre conscience de la nécessité de construire
un nid pour protéger les œufs et leur progéniture. Ils devraient ensuite trouver l'endroit le mieux
adapté pour construire leur nid puisqu’aucune créature ne fait son nid n'importe où.
Les matériaux utilisés dans la construction des nids sont soigneusement choisis en fonction de
l'environnement. Par exemple, les oiseaux aquatiques construisent leur nid à partir de matériaux
végétaux flottants afin de parer aux inondations. Les oiseaux qui vivent au milieu des roseaux
construisent des nids larges et profonds afin d'éviter que leurs œufs ne tombent lorsque les roseaux
plient sous la force du vent. Les oiseaux qui vivent dans les déserts construisent leur nid au-dessus
d'arbustes et de cactus où les températures sont de 10°C inférieures à celles du sol, qui atteignent les
45°C, et qui seraient mortelles pour la progéniture.
Choisir le bon emplacement pour un nid nécessite des connaissances et une certaine
intelligence. Un animal ne peut pas prévoir les risques d'inondation ou les conséquences nuisibles
des hautes températures pour leur progéniture. Nous sommes donc confrontés à un paradoxe : d’une
part, les animaux si peu intelligents et expérimentés, et d’autre part, des comportements intelligents,
responsables et professionnels. Allah possède le discernement, l’intelligence et la connaissance et
exprime ces qualités à travers Ses créations parfaites.
La survie de sa progéniture est primordiale pour n’importe quelle espèce vivante ; et dès la
naissance de leurs petits, la protection de leur progéniture devient la seule et unique occupation des
parents. Le rémiz penduline qui veille tout particulièrement à la protection de sa progéniture,
construit un certain nombre de nids factices autour du vrai nid afin de détourner l’attention des
ennemis affamés. Cette stratégie de diversion, résultat d’une planification minutieuse, ne peut pas
provenir de l’intelligence du rémiz penduline lui-même.
L’une des méthodes les plus utilisées par les oiseaux pour protéger leur nid des prédateurs est
de construire celui-ci dans un buisson épineux ou de le camoufler parmi des feuilles mortes.
Certaines espèces, afin de protéger les femelles et leurs œufs, murent l'entrée de leur nid avec de la
boue tandis que la femelle se trouve encore à l'intérieur, ou bien alors mélangent leur salive avec de
la terre pour créer une sorte de mortier utilisé pour construire un mur qui bouche l'entrée du nid.
Ces facultés ne peuvent pas être développées par ces animaux. Qu’est-ce qui permet alors à
ces oiseaux et à d’autres animaux de construire leur nid de manière si parfaite et si complexe ?
Comment les animaux acquièrent ces facultés ?
Un autre élément mérite également d’être évoqué. A sa naissance, chaque animal possède la
connaissance nécessaire pour construire le nid qui lui convient. Chaque individu de chaque espèce,
où qu’il soit sur terre, construit son nid de la même façon. Cela montre clairement que les créatures
n’ont jamais appris ou acquis par hasard les méthodes de construction de leur nid, mais que cette
connaissance et ces aptitudes leur ont été données par une puissance extérieure. Allah tout puissant a
créé ces créatures en même temps que leurs facultés et leur a donné cette connaissance.
En plus de la conception parfaite de leur nid, le dévouement extraordinaire dont les parents
font preuve lors de la construction du nid mérite toute notre attention. Tandis que les oiseaux
construisent des nids ordinaires pour eux-mêmes, ils construisent celui de leur progéniture avec le
plus grand soin. En tenant compte des différentes étapes de la construction d’un nid, nous pouvons
plus facilement comprendre le degré d’efforts et d’énergie fournis par les oiseaux et le dévouement
extraordinaire dont ils font preuve. Pour construire son nid, un oiseau ne peut transporter dans son
bec que quelques brindilles ou brins d'herbe à la fois. Il doit donc faire une centaine de vols pour
rassembler tous les matériaux de construction nécessaires. Mais cela ne décourage pas l’oiseau. Il
continue patiemment sa construction. Il n’est jamais frustré, fatigué ou trop paresseux pour achever
la construction de son nid.
Selon le principe de la sélection naturelle soutenue par Darwin, ces animaux ne devraient être
concernés que par leur propre intérêt. Dans un environnement où seuls les mieux adaptés et les plus
forts survivent, pourquoi les animaux seraient concernés par la survie de leur vulnérable
progéniture ? Qu’est ce qui peut expliquer le fait qu’ils préparent à l'avance un nid protecteur pour
l’arrivée de leurs petits ? La sélection naturelle et la théorie de l'évolution ne peuvent pas donner de
réponse à cette question, les idéologies athées non plus. Ces questions n’ont qu’une seule réponse :
Allah donne à ces animaux les qualités telles que le dévouement, la patiente, la persévérance et
l’ambition. Allah leur donne ces qualités afin que les plus forts protègent les plus faibles et que
l’équilibre naturel se poursuive et afin que ces espèces puissent continuer d’exister et deviennent
l'exemple vivant des créations artistiques d’Allah, de son pouvoir, de sa sagesse et de sa supériorité.
Les pages suivantes abordent des exemples d’animaux très connus pour leur expertise
architecturale et décorative. Les œufs puis les oisillons sont extrêmement vulnérables et exigent
d'être protégés avec le plus grand soin. Ainsi, Allah ordonne à leurs parents de leur construire
exactement le genre de nid adapté.

Comment les oiseaux construisent leur spectaculaire nid ?


Les oiseaux sont des constructeurs très expérimentés. Chaque espèce possède ses propres
techniques de construction et réalise ses assemblages sans jamais se tromper.
Lorsque les parents quittent le nid à la recherche de nourriture, leur progéniture reste
totalement sans défense. Leur nid, qui est savamment caché dans les hauteurs des arbres, dans les
cavités des falaises ou même au milieu des hautes herbes, fournit un abri sûr pour les oisillons.
L'autre objectif du nid est de protéger la progéniture du froid. Les oiseaux naissent sans
plumes, et comme leurs muscles n'ont pas encore été stimulés, ils restent immobiles et ont besoin
d'un nid pour les protéger du froid. Les nids tressés capturent la chaleur corporelle et la redistribue
aux oisillons - mais la construction d'une telle structure requiert de la minutie et beaucoup de soin.
La femelle construit le nid en tressant soigneusement les brins d’herbe, les brindilles et les fils
récupérés pendant une très longue période. Elle remplit l’intérieur de plumes, de cheveux et d’herbe
fine de façon à augmenter l’isolation du nid.29
Chaque type de nid nécessite l’utilisation de matériaux de construction adéquate. Les oiseaux
peuvent passer toute la journée à la recherche de matériaux de construction pour leur nid. Leur bec et
leurs griffes sont conçus pour transporter et agencer les matériaux qu’ils récupèrent. Le mâle choisit
l’endroit pour installer le nid et la femelle le construit.
Les caractéristiques du nid dépendent des matériaux et des techniques de construction utilisés.
Tous les matériaux de construction doivent être malléables et compressibles. Les nids sont construits
en tenant compte de l’élasticité, la longévité et la robustesse des différents éléments que les oiseaux
utilisent (boue, feuilles, plumes, cellulose…). Cela augmente la longévité de la structure.
L’utilisation de fibres végétales mélangées à la boue par exemple évite la propagation des fissures.
Tout d’abord, les oiseaux réalisent le mortier à partir des matériaux récupérés. L'hirondelle à
front blanc utilise cette technique en construisant son nid sur des falaises et sur les murs d'édifices en
utilisant la boue comme adhésif afin d'assembler le nid. Elle rassemble la boue et les plumes et les
transporte dans son bec sur le lieu de construction du nid où elle mélange la boue avec sa salive. Elle
enduit la paroi de la falaise avec le mélange afin d'obtenir une structure en forme de pot ouvert sur le
dessus. Elle va ensuite remplir cette structure d’herbes, de mousse et de plumes. Elle construit
habituellement ces structures dans les cavités situées sous les falaises surplombantes afin d’éviter
que la pluie n’abîme le nid.30
Certaines espèces d’Afrique australe (Anthoscopus) bâtissent un nid divisé en 2 parties. Si
l'entrée de la véritable chambre d'incubation est masquée, l'autre partie du nid présente en revanche
une entrée bien évidente, car elle n'est en réalité qu'un leurre à l'intention des prédateurs.31
Le cacique, un grand oiseau assez particulier, construit son nid a proximité d'essaims de
guêpes fort agressives, car ces guêpes constituent une excellente défense contre les serpents, les
singes et les toucans, mais surtout contre un type de mouches (œstridés) dont les larves sont
redoutables pour les nidicoles, puisqu'elles pénètrent sous la peau des oisillons et provoquent la
mort.32 De cette façon, le cacique protège ses petits des dangers provenant des prédateurs.
Le nid "cousu" de la couturière
La couturière d’Inde a un bec semblable à une aiguille à coudre. En guise de fil elle utilise de
la soie de toiles d’araignée, du coton et des fibres récupérées à partir de troncs d’arbres. Cet oiseau
choisit plusieurs grandes feuilles vertes situées à l’extrémité d’une branche et les joints. Il fait
ensuite des trous le long des bords de chaque feuille et fait passer la soie d’araignée ou les fibres
végétales par les trous pour coudre les feuilles ensemble. Il finit par faire des nœuds pour les
maintenir ainsi. Il effectue la même chose de l’autre côté, il coud les feuilles ensemble en réalisant
environ six points pour enrouler les feuilles. Finalement l'oiseau remplit la poche obtenue avec de
l'herbe.33 Puis il élabore un autre nid à l'intérieur de cette poche où la femelle pondra ses œufs.34

Les tisserins
Les naturalistes considèrent les nids de ces oiseaux comme l’une des structures les plus
impressionnantes construites par des oiseaux. Cette espèce utilise des fibres végétales et des tiges de
plantes hautes pour fabriquer son nid d'une solidité redoutable.
Tout d’abord, le tisserin collecte les matériaux de construction. Il coupe de longues
bandelettes à partir des feuilles ou bien il retire la nervure médiane d'une feuille verte. Il choisit les
feuilles fraîches pour une raison particulière : les veines des feuilles mortes sont raides, cassantes et
trop difficiles à plier tandis que les veines des feuilles vertes facilitent largement le travail. Le
tisserin commence par attacher les fibres de la feuille autour d'une branche d’arbre. Il maintient une
des extrémités de la bandelette contre la branche à l’aide de sa patte et attrape l’autre extrémité avec
son bec. Afin d’éviter que les fibres ne tombent, l’oiseau les attachent ensemble en faisant des
nœuds. Il les assemble lentement pour former un cercle qui deviendra l'entrée du nid. Puis il utilise
son bec pour tisser les autres fibres ensemble. Durant le processus de fabrication, il doit calculer la
tension nécessaire pour que le nid ne tombe pas. Il doit également être capable de visualiser la
structure finale. Tout en construisant les murs, il doit déterminer à quel endroit la structure a besoin
d’être élargie.35
Une fois la fabrication de l’entrée achevée, l’oiseau entame la construction des murs. Pour ce
faire, il se suspend la tête en bas et continue de travailler depuis l'intérieur de la structure. Il va
mettre une fibre sous une autre avant de les tirer avec son bec jusqu'à obtenir une structure
absolument étonnante.36
Le tisserin ne fait pas que construire un nid. Il planifie chaque étape - tout d'abord il collecte
les matériaux de construction les plus adaptés puis réalise l'entrée avant de commencer les murs. Il
sait parfaitement à quel endroit diminuer ou augmenter l'épaisseur de sa construction et où réaliser
ses courbes. Son comportement démontre une intelligence et des facultés exceptionnelles. Sans
entraînement, il peut faire deux choses à la fois – maintenir une extrémité de la fibre avec ses pattes
tout en manipulant l’autre extrémité avec son bec. Aucun de ses mouvements n’est effectué par
hasard ; chacun de ses actes est réalisé de manière consciente et dans un but précis.
Un autre type d'oiseau appartenant à la famille des tisserins est capable de construire un nid
qui résiste à la pluie. Cet oiseau réalise un parfait mortier en récupérant des fibres végétales et en les
mélangeant avec sa salive, ce qui permet aux fibres végétales d’être élastiques et résistantes à l’eau.
Le tisserin répète ce processus jusqu’à ce que son nid soit achevé. Il est parfaitement insensé
d’affirmer que ces oiseaux ont reçu ces facultés de manière inconsciente et par hasard. Ces oiseaux
construisent leur nid à la fois comme des architectes, des ingénieurs en construction et des
contremaîtres.
Le tisserin d’Afrique du Sud, qui niche au sein d’une large structure munies de plusieurs
entrées séparées, réalise des constructions de nids exemplaires. Avec la même ingéniosité que les
architectes les plus expérimentés, il construit des nids qui peuvent accueillir jusqu’à 600 oiseaux.37
Pourquoi certaines espèces choisissent la solution la plus complexe? Pouvons-nous
raisonnablement attribuer au hasard le fait qu’ils puissent construire de tels nids complexes par eux-
mêmes ? Certainement pas. Comme toute autre créature vivante, ils agissent eux aussi selon les
ordres d’Allah.

L’hirondelle
Certains oiseaux cachent leur nid sous terre. L’hirondelle de rivage par exemple creuse de
longs tunnels sur les flancs de pentes abruptes le long des rivières et des rivages. Elle incline ses
tunnels du côté montant afin d’éviter les inondations. A chaque extrémité du tunnel se trouve une
pièce à couver remplie d'herbe et de plumes.38
Le martinet d’Afrique du Sud construit son nid derrière les chutes d’eau, bien qu’il soit
presque impossible pour les oiseaux de passer à travers de telles chutes d’eau. Les faucons, les
hérons, les goélands et les corbeaux y parviennent. On pourrait s’attendre à ce que ces oiseaux soient
écrasés par le poids de l’eau. Mais les martinets sont très petits et volent assez rapidement pour
passer à travers des chutes d’eau comme une flèche. Les endroits qu’ils choisissent pour établir leur
nid sont sûrs puisqu’aucun animal n’ose s'aventurer jusque là.
Cependant, les martinets peinent à rassembler les matériaux dont ils ont besoin pour
construire leur nid. Leurs pattes sont trop petites pour leur permettre de ramasser des matériaux au
sol comme le font les autres oiseaux. Au lieu de cela, ils attrapent des plumes, des bouts d'herbe
desséchée et des matériaux volatils. Ils les collent ensuite aux parois derrière les chutes d’eau avec
de la salive.39
Les martinets alpins qui vivent près des rivages de l'Océan Indien construisent leur nid dans
des grottes. Chaque vague qui se brise contre le rivage inonde complètement l’entrée de la grotte.
C’est pourquoi ces oiseaux peuvent parfois être aperçus à l’extérieur de la grotte en train de planer
au-dessus des vagues et attendre que l'écume se retire avant de pénétrer dans celle-ci. Avant de
commencer à construire son nid, le martinet détermine le plus haut niveau atteint par l'eau en
observant les marques laissées par la mer sur les parois qui entourent l'entrée de la grotte, puis il
construit son nid juste au-dessus de ces marques.40
Le messager sagittaire d’Afrique construit son nid dans des arbres épineux afin de se protéger
des prédateurs. Les pics d’Amérique du Sud-ouest percent des trous dans la tige de cactus géants
pour y faire leur nid.41 Le troglodyte des marais de son côté prépare des nids factices. Tandis que la
femelle construit le vrai nid pour sa progéniture, le mâle vole autour du marais et construit des nids
factices qui vont détourner l'attention des prédateurs.42

Les nids d’albatros


Presque toutes les espèces d’oiseaux sont dévouées envers leurs petits. Afin de s’accoupler,
les albatros retournent toujours sur leur lieu de naissance où ils établissent d'immenses colonies. Des
semaines avant l’arrivée des femelles, les mâles restaurent les vieux nids des années précédentes afin
d'offrir un abri confortable à leur progéniture. Le dévouement des albatros pour leurs œufs est tout à
fait remarquable : ils peuvent rester jusqu’à 50 jours sans se lever.
Leur dévouement est sans limite lorsqu’il s’agit de protéger et de prendre soin de leurs œufs.
Ils vont jusqu'à parcourir 1 500 km pour trouver de la nourriture à donner à leurs oisillons.43

Les nids de calaos


Pour le calao, la saison de l’accouplement annonce le début d'une période d'intense activité.
Pendant cette période, les mâles et les femelles effectuent une parade exceptionnelle. La première
chose qu’ils doivent faire est de construire un nid sécurisé pour la femelle et sa portée.
La femelle calao commence à travailler après avoir trouvé un trou situé dans un arbre qui
abritera le nid. Elle réduit l’ouverture du trou en le recouvrant de boulettes de boue qu’elle
transporte dans son bec. Une fois entrée dans le nid à travers le trou étroit, elle bouche l’entrée avec
de la boue tombée à l’intérieur réduisant ainsi l’ouverture à la largeur d’un coup de bec. Cela
protégera la femelle et ses petits des dangers extérieurs, en particulier des serpents. Une fois le nid
terminé, la femelle s’assoit pendant trois mois sans quitter une seule fois le nid. Le mâle rassemble
la nourriture et alimente sa partenaire à travers la minuscule ouverture. Quand les jeunes naissent,
eux aussi sont nourris de la même façon.44 Cette espèce d’oiseau est très patiente et dévouée envers
sa portée. Pendant trois mois complets, tandis que la femelle s’assoit dans ce trou d’arbre à peine
assez grand pour elle seule, le mâle prend soin d’eux jour après jour.
A partir de ces exemples, nous pouvons remarquer que chaque espèce d’oiseaux possède sa
propre méthode pour construire les nids. Chaque technique, conçue selon un plan précis, est si
complexe qu’on ne s’attend absolument pas à de telles prouesses de la part de créatures dénuées
d’intelligence ou de prévoyance.
Nous sommes confrontés à des êtres dénués de la raison et de la volonté nécessaires pour se
comporter de manière bienveillante, indulgente et dévouée. Cependant ces créatures font preuve de
comportements intelligents, raisonnés, prévoyants, bienveillants et altruistes. D’où proviennent alors
leurs comportements ? S’ils ne sont pas eux-mêmes à l'origine de ces actes, il doit exister une
puissance extérieure qui les pousse à agir ainsi. Cette puissance n’est autre qu’Allah, le Seigneur de
la terre, du ciel et de toute chose.

Les nids que les autres créatures construisent :


les bourdons
Les bourdons font preuve d’un dévouement particulièrement intéressant. Juste avant de
déposer ses œufs, la jeune reine commence à chercher un endroit idéal pour établir sa colonie. Une
fois ce lieu choisi, elle commence à rassembler les matériaux de construction dont elle a besoin pour
recouvrir sa ruche – plumes, feuilles et herbe – ainsi que les matériaux d’isolation.
Tout d’abord, avec les matériaux récupérés dans les environs, elle construit une petite
chambre de la taille d’une balle de tennis au milieu de la ruche. Puis vient le temps de partir à la
recherche de nourriture. En quittant la ruche, elle s’envole en faisant des cercles au-dessus de la
ruche de façon à mémoriser son emplacement. Une fois le nectar et le pollen récupérés, elle revient
vers la ruche et dépose son chargement au centre de la chambre.
La reine qui se nourrit de nectar commence à secréter de la cire après un certain temps. Elle
conserve le nectar qu’elle ne consomme pas, le laisse sécher et l’utilise pour coller les matériaux de
construction récupérés afin de construire la chambre. Elle remplit les alvéoles qu’elle a conçue avec
du nectar et place un minuscule morceau de pollen dans les alvéoles restantes en déposant ses œufs
au-dessus, des œufs qui donneront naissance aux premières abeilles ouvrières. Les alvéoles sont
celées avec de la cire et la reine des abeilles les maintient au chaud jusqu’à l’éclosion des œufs.
Elle ne dépose pas ses œufs par hasard, elle les place de manière symétrique et avec le plus
grand soin. L’alimentation des jeunes est aussi importante que l’éclosion des œufs. Leur nourriture
est préparée dans les alvéoles remplies de nectar par la reine des abeilles. Après une période
d’incubation de quatre à cinq jours, les larves sortent et commencent à se nourrir du pollen et du
nectar préparés pour elles.
Il est tout à fait remarquable que cette créature, qui dépose le nectar à l'endroit même où les
jeunes abeilles s’alimentent et qui construit un système sécurisé pour le développement des jeunes
abeilles qui formeront plus tard la colonie, ne soit pas un être doué d’intelligence mais une simple
abeille de quelques centimètres de long.
Pourquoi la reine des abeilles fait preuve d’un tel comportement de dévouement ? C’est la
première question qui nous vient à l’esprit. Elle ne tire aucun profit en nourrissant les jeunes
abeilles. Elle peut même être contrainte de quitter la colonie pour laquelle elle a travaillé durement
et pour laquelle elle s'est tant sacrifiée à l’arrivée d’une nouvelle reine. Il ne peut y avoir qu’une
seule raison pour que la reine des abeilles fasse preuve de tant d'abnégation et fournisse autant
d’efforts pour élever ces jeunes abeilles. Comme toutes les autres créatures sur terre, la reine fait
preuve d'un tel dévouement parce qu’Allah lui ordonne de faire ainsi et d'élever de nouvelles
générations d'abeilles. Par conséquent, les créatures vivantes ne possèdent pas d’instincts de survie
égoïstes comme le prétendent les évolutionnistes.45

La tanière de glace des ours polaires


Quand elles attendent leurs petits, les femelles ours polaires qui vivent dans les régions
glacées de l’Arctique construisent leur tanière sous la neige et la glace. Elles ne vivent dans cette
tanière que durant cette période. Les oursons naissent généralement durant l’hiver – ils sont alors
tout petits, aveugles et sans poils. Dans le froid hivernal, une tanière est indispensable pour ces
oursons dépendants et sans défense.
Une tanière d’ours polaire typique est constituée d’un tunnel d’environ deux mètres sur un
mètre cinquante et d’approximativement un mètre de haut. Cet abri n’est pas uniquement creusé.
Dans un environnement entièrement couvert de glace et de neige, la tanière contient les éléments
essentiels à la survie des oursons.
Ces tanières possèdent en général plusieurs pièces construites en hauteur par rapport à
l’entrée. De cette manière, la chaleur corporelle dans la chambre est maintenue à l’intérieur de la
tanière. Durant tout l’hiver, la neige s’amoncelle à l’entrée et au-dessus de la tanière. L’ours polaire
laisse juste une ouverture suffisante pour l'aération à travers cet amas de neige.46
La mère construit le toit de la tanière entre 75 cm et 2 mètres d’épaisseur, ce qui isole la
tanière de manière efficace en maintenant la chaleur à l’intérieur et en conservant l’air à température
constante.47 Dans cet environnement tiède et sécurisé, la mère stocke l’énergie et règle sa quantité de
réserves lipidiques en fonction de sa période d’hibernation.
Paul Watts, chercheur à l'Université d'Oslo, a disposé un thermomètre dans le mur supérieur
d’une tanière. En enregistrant la courbe des températures, il fit une découverte intéressante. Tandis
que la température extérieure atteignait les -30°C, la température intérieure n’est jamais descendue
en-dessous de 2 ou 3 degrés. Comment la mère sait-elle que les propriétés isolantes du toit changent
selon l’épaisseur de celui-ci ? Cela attise la curiosité des scientifiques jusqu’à nos jours.
Ceci soulève une autre question intéressante. Durant la période d’hibernation, la mère réduit
son métabolisme pour ne pas perdre trop d’énergie et afin de produire un maximum de lait pour les
oursons. Pendant sept mois, elle transforme les lipides qu’elle a stockés en protéines. Elle ne
s'alimente pas durant cette période, réduit son pouls de 70 à 8 battements et ralentit son métabolisme.
Elle n’a pas besoin durant cette période de se soulager. Durant ce laps de temps elle n’utilisera que
très peu d’énergie pour donner naissance à ses petits.

Crocodiles
La femelle crocodile qui vit dans les Everglades de Floride construit un nid très spécifique.
Elle mélange tout d’abord des matériaux végétaux en décomposition avec la boue avant de
construire une butte d’environ 90 cm d’hauteur. Elle fait un petit trou en haut de ce monticule dans
lequel elle dépose une douzaine d’œufs qu’elle recouvre à nouveau avec des matériaux végétaux.
Ensuite, elle veille sur sa construction en faisant fuir les prédateurs. Lorsque les œufs commencent à
éclore, elle entend les bruits émis par les bébés crocodiles et retire alors la couche de végétation
située au-dessus. Les jeunes commencent déjà à grimper en haut de la butte où la mère crocodile les
prend dans sa gueule avant des les transporter dans l’eau.48

La grenouille Hyla faber


La grenouille Hyla faber d’Afrique du Sud est l’un des plus habiles constructeurs de nids
appartenant à la famille des amphibiens. Le mâle construit un nid au bord de l’eau. Il marche en rond
pour creuser un trou dans la boue et repousse les bords de celui-ci afin de l’agrandir. Une fois son
travail achevé, il construit une piscine de 10 cm de profondeur avec des murs de boue solide.
Assise dans cette piscine, la grenouille hyla mâle pousse des cris afin d'attirer l'attention d'une
femelle. Après avoir répondu à son appel, la femelle dépose ses œufs dans la piscine. Une fois les
œufs fertilisés, les deux grenouilles les surveillent jusqu'à leur éclosion. Quand les têtards sortent, ils
nagent dans cette piscine, loin des poissons et des insectes. Une fois que leurs pattes commencent à
se former, ils escaladent les murs et quittent ce nid préparé avec tant de soin.49

Les architectes sous-marins


On oublie souvent que les poissons aussi construisent des nids. Un très grand nombre de
poissons d'eau douce élaborent ces nids dans des étangs, des lacs ou des cours d'eau. Ils créent
généralement des trous superficiels dans le sable ou dans les fonds recouverts de graviers. Une fois
leurs œufs déposés, les saumons et les truites referment le nid et laissent éclore les œufs. Pour les
espèces qui laissent leur nid ouvert, l'un des parents ou les deux à la fois surveillent les œufs. Chez
de nombreuses espèces, seul le poisson mâle construit le nid et surveille les œufs fertilisés.
Les nids de certaines espèces sont bien plus complexes. L’épinoche mâle qui vit dans les
étangs et les rivières d'Amérique du Nord et en Europe, construit des nids encore plus sophistiqués
que certaines espèces d'oiseaux. L'épinoche ramasse des matériaux végétaux et sécrète une substance
à partir de ses reins pour les attacher ensemble. Il nage autour de ces matériaux végétaux afin de leur
donner une forme allongée, puis force le passage au centre de cet agencement afin de construire un
tunnel à travers lequel l'eau peut circuler. Si une femelle s’approche du nid, le mâle entame une
danse pour séduire la partenaire en bondissant de gauche à droite. Il mène ensuite la femelle
jusqu’au tunnel et lui indique l’entrée avec sa tête. Quand la femelle termine de déposer ses œufs à
l’intérieur du tunnel, le mâle les fertilise avant de repousser la femelle vers l’extérieur. Après que
plusieurs femelles ont rempli le tunnel de leurs œufs, le mâle surveille le nid en s'assurant que l'eau
douce continue de circuler à travers le tunnel. Il continue de surveiller le nid pendant quelques jours
en réparant le nid si besoin est, et ce, jusqu'à l'éclosion des œufs. Puis il retire la partie supérieure du
nid en conservant la partie inférieure pour que les jeunes poissons puissent l'utiliser.50

Comment les animaux parviennent à réaliser tout cela ?


Vous semble-t-il possible qu'une personne qui n'a jamais travaillé sur un chantier auparavant
puisse construire une maison parfaite sans avoir recours à des explications, à des méthodes ou à des
plans spécifiques ? Certainement pas ! On ne peut pas envisager un tel exploit de la part d’un être
humain, encore moins de la part d’un poisson.
Si on ne peut pas concevoir qu’un homme puisse réaliser une telle prouesse, comment se fait-
il alors que les animaux y parviennent ? Ils travaillent patiemment et avec dévouement pour
construire leur nid que seuls leurs petits utilisent. La plupart des espèces évoquées précédemment ne
possèdent pas de système nerveux complexe, encore moins de cerveau développé. Quand elles
construisent leur nid, cependant, elles planifient et calculent, appliquent les lois de la physique et
utilisent des techniques de tissage et de couture adaptées tout en subvenant aux besoins de leur
progéniture de manière pragmatique. Elles mélangent le mortier et isolent leur nid avec des
matériaux obtenus facilement. Mais comment l’ours polaire ou l’oiseau connaît le fonctionnement
de l'isolation ? Ou comment savent-ils qu’il est nécessaire de garder la chaleur à l’intérieur du nid ?
Il est évident qu'aucune de ces qualités ne provient de l'animal lui-même. Alors comment ces
créatures ont réussi à acquérir de telles connaissances ?
Le comportement intelligent, les connaissances et le dévouement dont font preuve ces
animaux n’ont qu’une seule origine : toutes ces qualités leur ont été données par Allah, Qui a créé
ces créatures de manière à ce qu'elles travaillent sans relâche et soient dévouées, en les dotant de la
capacité de chasser, se nourrir, élever leur progéniture et se protéger afin de maintenir l'espèce en
vie. Allah, infiniment bienveillant et miséricordieux, leur donne leur capacité à construire leur nid et
à réaliser des plans parfaits, les protège et les nourrit. Ni soi-disant mère nature ni le hasard ne
peuvent être à l'origine de nids aussi sophistiqués. C’est parce que ces animaux obéissent aux
directives de leur Créateur, qu’elles font preuve de comportements aussi exceptionnels.
Dans le 68ème verset de la sourate an-Nahl "…Construisent des abris dans les montagnes et
dans les arbres mais également dans les structures que les hommes érigent", Allah révèle que
c’est Lui Qui ordonne aux abeilles l’endroit de construction de leur nid.

Survie des espèces et dévouement


sans fin pour protéger la progéniture
De nombreuses espèces animales souffrent et vont même jusqu’à risquer leur vie afin d'élever
et de protéger leur progéniture. Certains animaux se déplacent sur des centaines de kilomètres pour
trouver l’endroit idéal et y construire leur nid sophistiqué. D’autres, comme la mante religieuse
mâle, meurent après l’accouplement, ou comme le saumon, après avoir déposé leurs œufs. D’autres
encore surveillent leurs œufs pendant plusieurs semaines ou les transportent dans leur gueule ce qui
les empêche de s’alimenter.
Tous ces actes altruistes ont un seul objectif : la survie de l'espèce. Les jeunes, faibles et
vulnérables ne peuvent survivre qu’à condition d’être protégés par des adultes plus forts. La
possibilité de survie d’un nouveau-né livré à lui-même est presque nulle. Mais les êtres vivants
endossent leurs responsabilités en prenant soin des jeunes sans défense sans jamais se lasser, hésiter
ou se sentir frustrés. Chaque espèce remplit son rôle ordonné par Allah.
Il est également important de souligner que les espèces qui font preuve d'un dévouement sans
faille pour protéger leurs œufs et leurs petits sont celles qui se reproduisent en plus petit nombre. Les
oiseaux par exemple ne déposent qu’un nombre limité d’œufs chaque année, mais ils les surveillent
avec le plus grand soin. De la même façon, les grands mammifères ne donnent naissance qu'à un ou
deux petits, mais ils prennent la responsabilité de les protéger et d'en prendre soin pendant de très
longues périodes. Certains poissons et insectes déposent des milliers d’œufs en une seule fois, et les
souris donnent naissance à plusieurs souriceaux chaque année. Ils ne prodiguent cependant pas la
même attention à leurs œufs et à leur progéniture. Même si seul un petit nombre d’entre eux survit,
ils sont suffisamment nombreux pour garantir la survie de l'espèce. S’ils faisaient preuve du même
dévouement pour chacun de leur petit cela engendrerait un sérieux déséquilibre écologique. Dans le
cas des souris des champs, qui se reproduisent en grand nombre, leur population augmenterait de
façon tellement importante qu’elles envahiraient le monde.51 La reproduction est un élément vital
dans le maintien de l'équilibre écologique, mais il est impossible que les animaux puissent contrôler
cet équilibre de manière consciente.
Aucun de ces animaux n’est doté de raison. Ils n’ont pas conscience d’avoir besoin de se
reproduire, ni de devoir tenir compte de l’équilibre écologique et d’agir en conséquence. Cependant,
l’équilibre naturel est maintenu, et chaque animal remplit parfaitement son rôle. Cela montre
clairement que toutes les créatures vivantes sont gouvernées par la même autorité. Rien dans la
nature n’est laissé sans surveillance ou sans contrôle, tout le monde se prosterne devant Allah, le
Créateur, et agit en conséquence.
Allah dit dans le Coran qu'aucune créature ne pourrait se reproduire sans qu’Il le veuille, et
que Lui seul a le pouvoir de vie ou de mort :

Allah sait ce que chaque femelle endure à chaque contraction et à chaque gonflement de
l'utérus. Tout ce qu’Il fait a un sens. (Sourate ar-Raad, 8)

… Aucun fruit ne provident de son enveloppe et aucune femelle n’est fécondée ou ne


donne naissance sans qu'Il le sache... (Sourate Fussilat, 47)

Le royaume des cieux et de la terre Lui appartiennent. Il crée tout ce qu’Il veut. Il donne
des filles à qui Il veut et Il donne des fils à qui Il veut ; Il donne à la fois des fils et des filles et Il
ordonne à qui Il veut d'être stérile. Il est réellement le Tout-Puissant. (Sourate Achoura, 49-50)
Actes d'attention extraordinaires
envers leurs œufs ou leurs petits
Il est possible d’observer de nombreuses espèces de poissons, oiseaux ou reptiles faire preuve
de dévouement et de compassion. De multiples espèces animales souffrent afin de protéger leur
progéniture – en cachant leurs petits, en disposant soigneusement leurs œufs afin d'éviter qu'ils ne se
cassent, en réchauffant ou en protégeant les jeunes de la chaleur, en les mettant à l'abri en cas de
danger ou en les transportant dans leur gueule et en les surveillant pendant des semaines et sans
relâche.
Les pythons peuvent être très dangereux pour les autres êtres vivants, y compris pour
l'homme. Ils sont pourtant très protecteurs et dévoués envers leurs petits. La femelle python dépose
environ 100 œufs, puis s’enroule autour d’eux. De cette manière elle refroidit les œufs en les mettant
à l’abri du soleil et lorsqu’il fait froid ou elle les réchauffe en faisant vibrer son corps. La femelle
python parvient ainsi à éviter les dangers qui menacent ses œufs.52
Une autre espèce animale intéressante est celle des poissons ovophiles – poissons qui incubent
leurs œufs dans leur bouche. Certains d’entre eux continuent de porter leurs petits dans leur bouche
une fois les œufs éclos. Les poissons-chats nagent pendant des semaines avec leur bouche remplie
d’œufs. Parfois ils gargouillent afin de faire entrer plus d’oxygène dans leur bouche. Après l'éclosion
des œufs, les jeunes restent à l'intérieur de la bouche du mâle pendant quelques semaines
supplémentaires. Pendant ce temps, le mâle puise dans ses réserves de graisses et ne s'alimente que
très peu.53
Une autre espèce qui transporte ses petits dans sa bouche est la grenouille. La grenouille de la
famille des rhinodermatidae portent ses petits à l'intérieur de son corps. Durant la période
d’accouplement, la femelle dépose ses œufs sur le sol et le mâle rassemble un peu de terre pour
former un bouclier protecteur autour des œufs. Le fait qu’elles commencent à vaciller à l'intérieur de
leur pelote de gelée est un signal qui fait venir le mâle. Celui-ci récupère les œufs et les transporte
dans son sac vocal exceptionnellement grand. Les œufs continuent de se développer à l'intérieur.
Puis le mâle vomit à plusieurs reprises en ouvrant sa bouche en grand et en laissant sortir des petites
grenouilles bien développées.54
Une autre espèce de grenouille originaire d’Australie ne conserve pas ses œufs dans un sac
séparé, mais les avale et les garde dans son estomac. Bien que la progéniture soit protégée des
dangers extérieurs, elle est exposée aux acides provenant de l'estomac qui pourrait digérer les œufs.
Ainsi, si l'estomac de la femelle continue de produire des substances acides, les petits seront digérés.
Mais cela n’arrive pas. Quand la grenouille avale ses œufs, son estomac cesse de sécréter des sucs
digestifs afin de protéger ces derniers.55
Pour garantir la sécurité de leur progéniture, d’autres grenouilles utilisent des méthodes
différentes. Quand le crapaud pipa a fini de pondre, le mâle rassemble les œufs avec ses pattes
palmées et les dépose sur le dos de la femelle. Les œufs collent à sa peau qui commence à gonfler et
les œufs sont alors scellés sur celui-ci. Une fine membrane se forme sur les œufs. En l'espace de
trente heures, ils plongent assez profondément pour devenir invisibles et le dos de la femelle
redevient plat. Les œufs continuent de se développer sous la peau. 15 jours plus tard, le dos de la
grenouille commence à bouger en même temps que les têtards commencent à s’agiter. Au 24 ème jour,
les jeunes grenouilles qui traversent la peau pour atteindre l'eau recherchent immédiatement un lieu
en sécurité pour se cacher.56
L'espèce des alytes, natifs d'Europe, passe la plus grande partie de sa vie dans des trous
creusés dans la terre à proximité de points d'eau. Les individus de cette espèce s’accouplent sur terre
et une fois que la femelle a fini de pondre, le mâle fertilise ses œufs. Un quart d’heure plus tard, le
mâle commence à enfiler les œufs qu’il attache ensuite à ses pattes postérieures. Le mâle transporte
donc ses œufs avec lui où qu'il aille. Quand les œufs sont près à éclore, le mâle retourne dans l’eau
où il reste jusqu’à ce que les têtards soient sortis. Il retourne ensuite dans son trou sous terre.57
Il convient de retenir un élément important parmi tous ces exemples : le comportement de ces
grenouilles est en harmonie complète avec leurs caractéristiques physiques. L’une de ces espèces de
grenouille possède un sac vocal parfaitement adapté pour ses œufs et qui s’étend sur la partie
antérieure de son corps. La grenouille n’en est pas consciente, mais au lieu d’avaler les œufs, elle
sait qu’il faut les conserver dans ce sac vocal. Les autres espèces de grenouilles, parce qu'elles n'ont
pas la capacité de réfléchir, ne peuvent pas savoir que les sucs digestifs qu'elles produisent
habituellement sont dangereux pour les œufs qu'elles conservent dans leur estomac. Aucune créature
vivante n’est capable d'empêcher la sécrétion par l’estomac des sucs digestifs. Une autre espèce
dispose d'un dos parfaitement adapté pour porter ses œufs. Ses attributs physiques et son
comportement sont si complexes qu'ils ne peuvent certainement pas se développer par hasard.
Dans chacun de ces exemples il existe un plan intrinsèque. Il est évident qu’Allah, le Tout-
Puissant, a créé ces caractéristiques physiques et comportementales en les harmonisant. Allah,
infiniment bienveillant et miséricordieux, protège tous les nouveau-nés.
Allah n’a pas uniquement donné l’instinct de protection et de compassion à ces créatures
évoquées précédemment. De manière similaire, les œufs et larves des fourmis, des termites, des
abeilles et d’autres insectes qui vivent en colonies sont sujets à toute l'attention et les soins
nécessaires. Les fourmis conservent leurs œufs et leurs larves dans des chambres souterraines construites
spécifiquement à cet effet. Les fourmis ouvrières changent souvent les larves de chambres, selon les
variations du taux d'humidité et de la température, en les transportant entre leurs mâchoires. Quand le nid
est menacé par une attaque ennemie, les fourmis ouvrières évacuent immédiatement les chambres et
transportent les larves en sécurité à l'extérieur du nid.58
Les soins prodigués par les oiseaux envers leurs œufs sont tout simplement exceptionnels. Le petit
gravelot par exemple pond quatre œufs dans une petite dépression du sol. Il niche sur les grèves pierreuses
des fleuves ou sur les plages lacustres. Quand la température est trop élevée, l'oiseau rafraîchit ses œufs
avec les plumes de sa poitrine qu'il trempe d'eau.59
La plupart des animaux qui déposent des œufs sont capables d’adapter la température du lieu où
sont déposés les œufs. La poule d’eau, comme les canards par exemple recouvre ses œufs de plumes
qu'elle récupère à partir de son propre buste. Ce qui permet de conserver la chaleur des œufs.60
Comme beaucoup de petits oiseaux, les cygnes préservent la chaleur de leurs œufs en s’asseyant
dessus. La femelle se lève fréquemment pour retourner les œufs afin que ceux-ci soient chauffés de
manière identique.61
Pour incuber ses œufs, le phalarope utilise une méthode totalement différente. Une fois que la
femelle a déposé ses œufs, son partenaire les surveille. En s’asseyant dessus, il perd très vite les plumes de
son buste et de son abdomen. Ce qui augmente le flux sanguin à ces endroits précis et la chaleur ainsi
produite est suffisante pour que le mâle puisse incuber les œufs pendant au moins trois semaines.62
Réguler la température du nid est vital pour le développement des œufs. Il est tout à fait significatif
que les animaux soient particulièrement sensibles à ce facteur et adaptent la température selon des
méthodes variées. Il est peu probable qu’un oiseau, un serpent ou une fourmi sachent à quel point la
température constitue un élément essentiel et découvrent seuls la méthode pour maintenir leurs œufs à
bonne température. Ce savoir vient de l’extérieur. Pour les êtres pensants, Allah, Créateur de toute chose
sur terre, révèle Sa sagesse infinie en créant diverses facultés utiles à différentes créatures.
Ces animaux ne ménagent pas leurs efforts quand il s'agit de prendre soin de leurs petits. Les
oiseaux en particulier doivent souvent construire des nids les uns après les autres durant la période de
reproduction. Tandis qu’ils nourrissent leurs petits dans un nid, ils doivent incuber les œufs dans un autre.
Par exemple, chez le pluvier grand-gravelot et le grèbe, le mâle et la femelle passent toutes leurs journées à
incuber les œufs dans un nid et nourrir leurs petits dans l'autre.63
Plus intéressant encore, chez la poule d’eau et l’hirondelle de fenêtre, les jeunes du premier nid
aident à élever les jeunes du second nid. Beaucoup de couples apivores aident d’autres couples. Ce genre
d'entraide est habituel parmi les oiseaux.64 Il n’y a aucun doute que chacun de ces actes de dévouement
contredit la théorie évolutionniste. De tels comportements ne devraient pas exister dans la nature qui,
d’après les partisans de l’évolutionnisme, s’est formée de manière aléatoire et est peuplée de créatures sans
aucun égard pour leurs semblables. Cependant, de nombreux exemples d’actes altruistes et d’abnégation
prouvent que la nature n’est pas le produit du hasard et a été créée par un être supérieur.

La patiente inégalée du manchot empereur


Le manchot empereur fournit lui aussi des efforts considérables pour protéger ses œufs et fait
preuve d’une patiente et d'une résistance hors du commun. Ces oiseaux, originaires de régions
inhospitalières comme l’Antarctique, se déplacent sur plusieurs kilomètres vers des endroits plus
adaptés en mars et en avril (quand l'hiver commence dans l'hémisphère sud) afin de se reproduire et
d'élever leurs petits. Environ 25.000 pingouins se rassemblent alors pour s’accoupler. En mai et juin,
chaque femelle dépose un œuf. Le couple ne construit pas de nid puisque leur environnement est un
désert de neige et de glace. Il ne dépose pas non plus son œuf sur la glace car celui-ci ne supporterait
pas une telle température. C’est pourquoi la femelle porte son œuf sur sa patte. Quelques heures
après que la femelle ait pondu l’œuf, le mâle la rejoint et tous les deux se rapprochent buste contre
buste.
Le mâle reprend l’œuf de la femelle en s’assurant qu’à aucun moment celui-ci ne touche la
glace. Il glisse sa patte sous l’œuf puis soulève celle-ci afin de le faire rouler. Il exécute cela avec le
plus grand soin afin de ne pas casser l'œuf par accident. Après cet exercice difficile, il cache l'œuf
sous ses plumes.
Produire l’œuf a épuisé presque toutes les réserves de graisses de la femelle. Celle-ci doit
donc immédiatement retourner à la mer pour trouver de la nourriture. C’est la raison pour laquelle
les mâles qui couvent les œufs. Mais cette période d'incubation est plus pénible que pour la plupart
des oiseaux. Elle requiert notamment beaucoup de patiente. Un pingouin mâle ne pose jamais l’œuf
sur la glace, il doit rester immobile en permanence. Il ne peut bouger que de quelques mètres en
traînant ses pattes et en utilisant sa queue en guise de troisième patte. Il se repose sur ses talons
tandis qu’il relève ses orteils pour éviter que l'œuf ne roule sur la glace et ne gèle. Comme ses pattes
sont recouvertes de plumes, la température est de 80°C plus chaude que l'air ambiant. L’œuf ne se
refroidit jamais.
Tandis que l’hiver se poursuit, des tempêtes de neige commencent à se lever. Les vents
peuvent atteindre des vitesses allant jusqu’à 120-160 km/h. Dans de telles conditions climatiques, le
pingouin mâle peut rester un mois entier sans se nourrir et sans bouger, preuve évidente du
dévouement de cet animal envers sa progéniture. Afin que l'œuf ne gèle pas, les pingouins mâles se
blottissent les uns contre les autres en formant un bloc compact. Pour empêcher l’air froid de
pénétrer à l'intérieur du bloc ainsi formé, ils collent leur bec contre leur buste en courbant leur cou
jusqu'à l'horizontal formant ainsi un toit de plumes sans aucune ouverture. Les pingouins situés en
marge du bloc sont obligés de supporter la rigueur climatique du Pôle sud. Cependant puisqu’ils
effectuent des rotations de façon à affronter le froid chacun leur tour, prouvant de cette manière leur
solidarité. Aucun oiseau ne passe son tour.
Il est tout à fait significatif que des milliers de pingouins puissent vivre côte à côte sous des
climats aussi rudes sans jamais entrer en conflit. Il serait tout à fait improbable que l’homme, doté de
conscience et d’intelligence, puisse vivre en harmonie, de manière bienveillante et dévouée dans des
régions où existent de tels conflits d’intérêts. Mais les pingouins n'abandonnent jamais leurs œufs et
ce, malgré les conditions inhospitalières et les menaces qui pèsent sur leur propre vie. Ceci contredit
l'affirmation évolutionniste selon laquelle les plus faibles meurent et périssent, détruits par les plus
forts. Au contraire, la nature est le lieu où les êtres les plus vulnérables sont protégés et pris en
charge, malgré toute la rudesse des conditions de vie.
Après une période très pénible de 60 jours, les œufs de pingouins éclosent. Après une période
de 60 jours passée à résister au froid sans manger, les mâles sont toujours aussi dévoués envers leur
progéniture. Les nouveau-nés ont besoin de nourriture. A partir de leur gosier, les pingouins mâles
produisent une substance laiteuse avec laquelle ils nourrissent leurs petits. A ce moment précis, les
femelles reviennent. Elles appellent leur partenaire qui répond à leur cri. Le couple se reconnaît
grâce aux cris qu'il pousse pendant le rituel d’accouplement. Malgré la séparation de trois mois, ils
se reconnaissent immédiatement, une faculté qu’Allah leur a donnée.
Les femelles ont le gosier rempli et régurgitent devant leur progéniture qui va manger son
premier vrai repas. On pourrait s’attendre à ce que le mâle, au retour de la femelle, quitte sa
progéniture pour s’occuper de lui : en réalité il surveille les petits pendant encore dix jours, en les
gardant au chaud sur ses pattes. C’est à ce moment seulement qu’il retourne à la mer pour aller
chercher son premier repas depuis quatre mois.
Après trois ou quatre semaines passées en mer, il revient prendre ses responsabilités et
surveiller ses petits à la place de la femelle qui va à son tour retourner à la mer pour s’alimenter.
Durant les premiers jours de leur vie, les bébés pingouins ne sont pas capables de produire de
la chaleur. Laissés seuls, ils mourraient en quelques minutes. C’est pourquoi le mâle et la femelle
nourrissent tour à tour leurs petits et les protègent du froid, n'hésitant pas à mettre leur propre vie en
danger.66
Allah ordonne au mâle et à la femelle de coopérer pour protéger leurs œufs dans des
conditions climatiques aussi rudes, en partageant les risques. Ils n’abandonnent jamais leurs petits,
même pendant un court instant. Dans ces conditions, une créature dénuée de raison devrait
abandonner ses œufs afin de chercher de la nourriture pour elle-même. Mais grâce au sentiment de
protection qu’Allah leur insuffle, les pingouins surveillent les œufs, pas seulement pendant quelques
heures ou quelques jours, mais pendant des mois.
La seule espèce où le mâle donne naissance :
l’hippocampe
L’hippocampe mâle possède une poche dans laquelle il conserve les œufs qu’il reçoit de la
femelle. Elle dépose ses œufs dans la poche du mâle qui les garde jusqu'à ce qu'ils deviennent de
petits hippocampes. A l’intérieur de la poche, ces derniers sont nourris à partir d’une substance
placentaire et l'oxygène leur est fourni par l'intermédiaire de capillaires. En fonction des espèces,
cette couvade dure entre 10 et 42 jours. Pendant ce temps, la femelle rend visite au mâle tous les
matins. Ces rituels de visites et de salutations permettent à la femelle de se faire une idée sur la date
d'éclosion et de se préparer à produire de nouveaux œufs.67

Le périlleux voyage du grunion


Contrairement aux autres espèces de poissons, le grunion enterre ses œufs dans le sable vu
que ceux-ci ne se développent que dans ce milieu. Le fait de quitter le milieu aquatique ne serait-ce
que pour une courte durée est synonyme de mort pour le grunion. Il n’a pourtant pas d’autre choix
s’il veut assurer la survie de son espèce. Ces poissons qui agissent sur les conseils d’Allah, sortent
de l’eau au bon moment quand les conditions sont idéales pour enterrer les œufs dans le sable. Ils
attendent le moment de la pleine lune où la marée est la plus haute et où les vagues atteignent le
rivage. Ils guettent la marée haute qui dure trois heures puis sortent de l’eau propulsés par la plus
grosse des vagues. Les femelles qui réussissent à atteindre le rivage de cette façon se faufilent dans
le sable et pondent à environ 5 cm sous terre.
Le plus grand danger reste à venir, car elles doivent encore retourner à la mer. Après avoir
pondu leurs œufs, elles les enterrent sous le sable avant que la marée ne redescende. Si elles
prennent trop de temps pour pondre, elles mourront sur le rivage. Comme nous pouvons le voir, ces
poissons redoublent d’efforts et prennent des risques considérables pour pondre leurs œufs à
l'endroit idéal tout en agissant de façon intelligente.
Le danger auquel les grunions doivent faire face et l’intelligence dont ils font preuve révèlent
l’existence d’un esprit et d’une conscience extérieurs à ce poisson. Il existe des méthodes beaucoup
plus simples pour pondre, mais ces poissons choisissent cependant d’enterrer leurs œufs dans le
sable sur le rivage. Admettons qu’ils aient acquis cette habitude suite à une série d’évènements
hasardeux. Que se passerait-il alors d’après cette hypothèse ? La femelle mourrait au premier
obstacle rencontré, en essayant d'atteindre le rivage pour enterrer ses œufs. Elle aurait à supporter
des conditions insoutenables qui l'empêcheraient d'apprendre et encore moins de transmettre son
savoir à ses œufs. Les œufs de grunion sont capables de se développer dans le sable et le grunion
choisit le bon moment pour arriver sur le rivage, se reproduire et survivre grâce à Allah.

Le nid envahi d’herbes que prépare


le poisson-castor pour ses œufs
La femelle poisson-castor pond entre mai et juin. Durant cette période, le point noir situé sur
le dessus de sa queue s'assombrit. Le mâle prépare un nid sous-marin dans des zones herbues et peu
profondes en retirant les tiges et les feuilles des plantes et en laissant un petit cercle entouré de
végétation. Quand la femelle dépose ses œufs, ceux-ci collent au fond du nid et le mâle reste pour les
surveiller en nageant en cercle afin d’augmenter le flux d'oxygène. Le poisson mâle continue de
protéger sa progéniture jusqu’à ce qu’elle atteigne environ 10 cm.69
Une autre créature qui se déplace sur de
grandes distances pour se reproduire :
La baleine grise
Chaque année en décembre et janvier, la baleine grise qui attend des petits quitte les eaux
glacées de l’Océan Arctique et migre vers la Californie en passant par la côte ouest de l’Amérique
du Nord à la recherche d'eaux tempérées pour donner naissance. Durant son voyage, la baleine ne
s’alimente pas. Mais elle s’y est bien préparée puisque durant tout l’été, dans les eaux du nord riches
en krills elle a stocké de l'énergie sous forme de couches épaisses de graisse. Dès que la baleine grise
atteint les eaux tropicales à l'ouest du Mexique, elle donne naissance. Les bébés baleines se
nourrissent du lait maternel et bâtissent leurs propres réserves en prévision du voyage de retour dans
l’hémisphère nord en mars avec les autres baleines grises.72

L'attention extrême des cichlides


Les mâles et les femelles cichlides prennent grand soin de leurs œufs et de leurs jeunes. L’un
d’entre eux évente les œufs sans discontinuer avec ses nageoires supérieures. Tous deux prennent
leur fonction à tour de rôle afin d'augmenter le flux d'oxygène favorable au bon développement des
œufs et afin d'éviter que les spores fongiques ne se déposent et ne se développent sur les œufs.
Les soins prodigués servent principalement à maintenir le frai au propre, c'est la raison pour
laquelle les parents mangent les œufs non fertilisés, afin d'éviter la contamination des œufs sains.
Ensuite, ils transfèrent leur frai dans des trous creusés dans le sable en transportant quelques œufs à
la fois. Tandis qu’un des deux poissons s’introduit dans le trou, l'autre surveille le reste des œufs et
continue jusqu'à ce que le transfert soit terminé. Une fois que les jeunes sont sortis, les parents
continuent de les protéger. Les jeunes restent ensemble, et si l’un d’entre eux vient à s’égarer, l’un
des deux parents le ramène dans sa bouche.73
Le cichlide n’est pas la seule créature qui prend soin de nettoyer ses œufs. La femelle mille-
pattes lèche régulièrement les œufs afin d'éviter que les spores fongiques ne les attaquent et
s'enroulent autour d’eux, les protégeant ainsi des prédateurs jusqu'à leur éclosion.74
La femelle pieuvre dépose le frai dans des cavités rocheuses, puis le surveille et le nettoie
fréquemment à l'aide de ses tentacules avant de les rincer avec de l'eau propre.75

Dévouement de l’autruche
Pour les créatures qui vivent sur le continent africain, le soleil peut devenir un ennemi mortel.
Afin de se protéger de ses rayons, beaucoup d’animaux recherchent des endroits ombragés. Mais
l’autruche d’Afrique du Sud s’inquiète avant tout pour ses œufs et tente de les maintenir à l'ombre.
Ainsi, elle se dresse sur ses pattes au-dessus de ses œufs, qui deviendront des larves, en déployant
ses ailes pour faire de l’ombre.76 Pendant tout ce temps, elle s'expose elle-même au soleil, prouvant
de cette façon son dévouement total.

Comment l'araignée-loup transporte ses petits


La femelle de cette espèce d’araignée dépose ses œufs dans un cocon de soie qu'elle a tissé à
cet effet. Elle attache ce cocon à son abdomen antérieur et l'emmène partout où elle va. Si celui-ci
vient à tomber, elle le rattache à nouveau à son abdomen.
Une fois que les jeunes araignées sortent des œufs, elles restent dans leur cocon pendant
quelques temps encore jusqu’à ce qu’elles commencent à grimper sur le dos de leur mère. La
femelle emmène ses petits partout avec elle. Chez certaines espèces, les jeunes sont si nombreux
qu'ils doivent s’empiler les uns au-dessus des autres sur le dos de leur mère. D’après nos
connaissances, les jeunes ne s’alimentent pas durant cette période.
Une autre espèce de l'araignée-loup retire le cocon attaché à son corps en juin ou juillet, quand
les œufs sont sur le point d’éclore. Elle tisse alors une tente au-dessus d’eux pour les protéger. Après
éclosion, les jeunes restent sous la tente, muant à deux reprises jusqu’à leur développement complet.
Puis ils se dispersent.77
Comment un invertébré comme l'araignée peut montrer de la loyauté, de l’intérêt, de la
compassion et de la patiente ? Cette question mérite réflexion.

Les insectes qui se préoccupent de leurs œufs


Les hétéroptères sont confrontés à un dilemme. Ils ne peuvent pas déposer leurs œufs à la
surface de l’eau, car ceux-ci s’assécheraient. S’ils les déposent dans l’eau, les larves coulent en
sortant des œufs. Les mâles assument donc la responsabilité de surveiller les œufs déposés à la
surface de l'eau, humide et ventilée.
La nèpe géante femelle, Lethocerus, dépose ses œufs sur une branche qui flotte à la surface de
l’eau. Le mâle plonge à plusieurs reprises dans l’eau avant de grimper sur la branche où il laisse
couler des gouttes d’eau sur les œufs et fait fuir les insectes prédateurs.
La nèpe géante Belostoma (que l’on retrouve souvent dans les piscines) attache ses œufs sur le
dos du mâle à l’aide d’une substance collante. Celui-ci nage jusqu’à la surface tout en ventilant les
œufs. Il pédale d’avant en arrière avec ses pattes postérieures en effectuant des tractions ou en
s’accrochant à une branche. Il laisse ensuite tomber des gouttes d’eau sur les œufs durant des heures
entières.
Les trois espèces différentes - le staphylinidé Bledius, le carabidé Bembidion, et l'Heterocerus
- ont chacun une méthode particulièrement intéressante pour empêcher leurs œufs de couler sous des
marées de boue. Elles bouchent leur étroite chambre à couver quand la marée monte puis l’ouvre à
nouveau quand la marée redescend.79
Le fait que les insectes puissent faire preuve d'une telle prévoyance et soient capables de
protéger leurs œufs intelligemment montre une fois encore la réalité de la création.

Le dévouement de la guêpe pour une


progéniture qu’elle ne verra jamais
La guêpe appartenant à la famille des sphécidés creuse un terrier incliné pour y développer ses
larves. Il s’agit d’une tâche ardue pour une si petite créature, mais la guêpe commence par soulever
la terre avec sa mâchoire puis la jette derrière elle à l'aide de ses pattes.
Cette guêpe possède une autre faculté étonnante : elle creuse son terrier sans laisser de traces
autour. En attrapant la terre entre ses mâchoires, elle la retire morceau par morceau et la dépose plus
loin, à des endroits différents de façon à éviter de former un monticule et d'attirer l'attention des
insectes prédateurs.
Quand le trou est aussi large que le corps de la guêpe, cette dernière creuse alors une nursery
assez grande pour y déposer ses œufs et entreposer de la nourriture. Elle recouvre ensuite
temporairement l’entrée pour aller à la recherche d’insectes pour se nourrir.
Chaque espèce de sphécidés est spécialisée dans la chasse aux chenilles, sauterelles et
criquets. Quand elle chasse pour ses petits, elle ne tue pas sa proie mais la paralyse avec son dard et
la rapporte jusqu’au terrier. Elle dépose alors un seul œuf sur la proie. L’insecte est maintenu en vie
jusqu'à l'éclosion de l'œuf. La larve se nourrira ensuite de l’insecte capturé.
Une fois que la guêpe s'est occupée du nid et de la nourriture, elle se charge de la sécurité de
ses larves. Elle cache soigneusement l’entrée avec de la terre et des petits cailloux. Elle attrape un
petit caillou avec ses mâchoires et l’utilise comme marteau pour égaliser le niveau du terrier avec
celui du sol. Elle ratisse ensuite la surface avec ses pattes hérissées de pointes et balaye le sol
jusqu’à ce que l’entrée du terrier soit parfaitement cachée. Mais cela ne suffit pas. Par mesure de
précaution, la guêpe creuse des terriers factices aux alentours. Les larves se développeront jusqu'au
stade adulte dans le vrai terrier extrêmement bien protégé qui renferme de la nourriture en quantité
suffisante.80
La guêpe ne verra jamais ses petits. Elle fournit cependant aux larves tout ce dont elles ont
besoin pour grandir. Cette démonstration de patiente et de dur labeur sont des signes de dévouement,
de prévoyance et de réflexion. Il est évident que cette minuscule créature n’est pas à l’origine de
telles prouesses. Celles-ci ne peuvent provenir que d'une puissance intelligente et sage.
Comme nous l’avons évoqué précédemment, les évolutionnistes prétendent que les animaux
sont programmés pour agir ainsi. Selon leur théorie, ce programme résulte d’une série de
coïncidences. Si nous tenons compte des facultés aussi extraordinaires que complexes des créatures
vivantes, cette affirmation devient tout à fait irrationnelle et illogique. Toute personne dotée de
faculté de penser et de raisonner peut aisément admettre l'idée que toute créature agit selon le
dessein d’Allah.

Tout pour les jeunes


A leur naissance, les jeunes animaux dépendent souvent de la protection et des soins
prodigués par leurs parents. Les créatures qui naissent aveugles ou nues, incapables de chasser pour
se nourrir, mourront de faim ou de froid sans protection de la part de leurs parents ou d'un autre
individu du groupe. Cependant, les animaux qui agissent selon le dessein d’Allah, nourrissent et
protègent leurs petits à tout prix.

Protéger les jeunes contre les dangers


Quand il s’agit de protéger leurs petits, les animaux peuvent devenir très dangereux. S’ils sentent
venir le danger, ils préfèrent fuir en emportant leurs petits. S'ils ne le peuvent pas, ils se jetteront alors sans
hésiter à l'assaut des prédateurs. Les oiseaux et les chauves-souris par exemple s’attaquent aux naturalistes
qui enlèvent les petits de leur nid.82
Quand les animaux à sabots tels que le zèbre sont attaqués, ils se divisent en plusieurs groupes et
rassemblent leurs petits au centre pour les protéger. Quand ils sont menacés, les individus du troupeau
défendent courageusement leurs petits contre les attaques des prédateurs.
Quand les girafes sont pourchassées, elles abritent leurs petits sous elles et donnent des coups de
pieds aux prédateurs avec leurs pattes antérieures. Les antilopes et les daims sont des animaux craintifs et
nerveux qui choisissent de fuir s'ils n'ont pas de petits à protéger. Mais si un renard ou un loup vient à
menacer leur progéniture, ils n'hésitent pas à utiliser leurs sabots tranchants.
Les mammifères plus petits et plus faibles préfèrent cacher leurs petits ou les emmener en lieu sûr
afin de les protéger. S’ils n'en ont pas l'opportunité, ils peuvent alors devenir très menaçants en tentant
d'effrayer les prédateurs. Le lapin d’Amérique par exemple – un animal particulièrement craintif
d’ordinaire – prend des risques considérables pour entraîner ses ennemis loin de ses petits. Si ses petits
sont attaqués, il va courir et donner des coups de pied à l’ennemi à l’aide de ses pattes postérieures très
puissantes. En général, cet acte de bravoure est suffisant pour faire fuir les prédateurs, y compris ceux qui
sont plus forts que le lapin.83
Quand les prédateurs pourchassent un jeune faon, la mère se met derrière son petit parce que
les attaquants attrapent généralement leur proie par derrière. Elle tente de rester aussi près que
possible derrière son petit et si le prédateur se rapproche, elle essaye alors de faire diversion pour le
faire fuir. Elle utilise ses sabots contre le chacal ou court près de son prédateur afin de détourner son
attention.84
Les couleurs de certains mammifères se fondent dans leur environnement. Parfois, les jeunes
ont besoin d’être initiés afin de pouvoir tirer profit d’une telle faculté. Le daim utilise le camouflage
de son petit pour se protéger. La mère cache son petit dans les sous-bois. La fourrure marron et
tachetée de points blancs du faon qui l'empêchent d’être repéré même de très près par les prédateurs.
Les points blancs de la fourrure ressemblent à des tâches de lumière qui illuminent le sous-bois. Les
prédateurs qui passent à seulement quelques mètres ne repèrent pas le faon. La mère restera toujours
très près mais ne fera rien qui puisse attirer l’attention du prédateur vers l'endroit où se trouve son
petit. Très prudemment elle retrouvera son petit uniquement pour le nourrir. Avant de retourner dans
la forêt, elle forcera son petit à s’allonger pour rester cacher. Même si le jeune animal se lève de
temps en temps, il se recouche immédiatement en entendant des bruits inhabituels. Il se cache ainsi
jusqu’à ce qu’il soit assez grand pour survivre sans sa mère.85
D’autres animaux tentent de faire fuir les prédateurs pour les éloigner de leurs petits. Les
hiboux et d’autres oiseaux déploient leurs ailes afin de paraître plus grands qu’ils ne le sont en
réalité et tentent ainsi d'effrayer les prédateurs qui s’approchent de leurs petits. D'autres animaux
sifflent, comme les serpents. La mésange bleue siffle d'une manière stridente et bat des ailes contre
les parois du nid. Comme le nid est plongé dans l’obscurité, les agresseurs qui ne peuvent pas
apercevoir l’oiseau fuient généralement rapidement.86
Les individus adultes de certaines colonies d’oiseaux prennent en charge la protection de tous
les jeunes. Les mouettes sont des ennemies particulièrement dangereuses pour les tadornes. Les
tadornes adultes qui surveillent le nid utilisent leur force pour faire fuir les mouettes. Les oiseaux
adultes se relayent pour protéger leurs petits. Lorsqu'ils ne sont pas de garde, ils partent à la
recherche de nourriture dans des eaux éloignées.87
Quand un daim se rend compte qu’il ne peut pas se mesurer à un ennemi, il se jette
littéralement sur lui, s’offrant comme proie afin de protéger ses petits. De nombreuses espèces
animales utilisent la même stratégie. Par exemple, quand un tigre femelle voit s’approcher un
prédateur, elle laisse immédiatement ses petits pour attirer l'attention du prédateur. Un raton laveur,
au contraire, conduira ses petits en haut de l'arbre le plus proche avant de redescendre rapidement
pour faire face à l’ennemi. Il se laissera pourchasser sur une très longue distance et quand il estimera
que le prédateur est suffisamment éloigné, il retournera tranquillement retrouver ses petits. Il est bien
évident que ces stratégies ne fonctionnent pas à chaque fois. Même si un petit survit, ses parents
peuvent mourir en essayant de le protéger.
Certains oiseaux font semblant d’être blessés afin d'attirer l'attention des prédateurs et de les
éloigner de leurs petits. A l’approche d'un prédateur, l’oiseau femelle sort furtivement de son nid.
Quand elle arrive près du prédateur, elle commence à battre le sol avec une aile et pousse des cris de
douleur. Elle paraît ainsi être blessée et vulnérable. Cependant, elle fait attention à toujours laisser
assez d’espace entre elle et le prédateur afin de pouvoir s’échapper. Sa "performance" attire à chaque
fois l’attention du prédateur. Celui-ci s’approche en espérant attraper une proie sans se rendre
compte qu’on l'a emmené loin du nid. Quand elle est enfin hors de danger, la femelle oiseau cesse de
faire semblant d’être blessée et juste au moment où le prédateur croit l’atteindre, elle s'envole.
Ce spectacle est tout à fait convaincant. Il réussit à tromper les chats, les chiens, les serpents et
d'autres oiseaux. De nombreux oiseaux qui construisent leur nid sur le sol protègent leurs petits de
cette manière. Quand un prédateur s’approche d’un canard, celui-ci fait semblant de ne pas pouvoir
s'envoler et fait le tour du lac en battant bruyamment des ailes et en s’assurant de garder une distance
suffisante. Une fois l'ennemi entraîné suffisamment loin, il s'envole pour retourner vers le nid.
Les scientifiques ne parviennent pas à expliquer le scénario de "l’aile blessée" inventé par ces
oiseaux.89 Un oiseau est-il vraiment capable d'écrire un tel scénario ? Il faudrait qu’il soit
extrêmement intelligent pour y parvenir, car ces calculs requièrent du discernement et de
l’ingéniosité. Cet oiseau doit être particulièrement courageux pour s'offrir ainsi sans hésiter et laisser
le prédateur le traquer. Aucun oiseau ne copie ses comportements à partir d’autres oiseaux ; ils
possèdent tous des mécanismes de défense innés.90
Nous avons uniquement mentionné une infime partie des multiples exemples d'abnégation et
de dévouement dont font preuve les animaux. Des millions d'espèces différentes peuplent cette terre,
chacune ayant ses propres mécanismes de défense. Les leçons qu’elles nous enseignent sont plus
importantes que les stratégies elles-mêmes. Est-il irrationnel et illogique d’affirmer qu’un oiseau
risque sa vie de manière consciente et de son propre gré afin de protéger ses petits ? Certainement
pas. Les animaux dont nous avons parlés sont dénués d’intelligence et ne peuvent pas posséder des
sentiments de compassion et de bienveillance. C’est Allah, Seigneur du ciel et de la terre, Qui les a
créés avec ces qualités, en leur permettant d'agir de manière intelligente, bienveillante et clémente.
En guidant ces animaux, Allah révèle Son infinie compassion et Son infinie miséricorde.

Les insectes protègent eux aussi leurs


petits contre les dangers
En 1764, le naturaliste suédois Adolph Modeer découvrit que chez les insectes, les parents
protègent et prennent soin de leur progéniture. Il observa que la femelle pentatomidé d’Europe reste
immobile au-dessus de ses œufs quand un prédateur approche. Elle les protège de l’ennemi au lieu
de s’enfuir.91
Au départ, de nombreux scientifiques ne voulaient pas admettre que les coléoptères prenaient
soin des générations suivantes. Le professeur Douglas W. Tallamy, unévolutionniste spécialisé dans
les comportements des insectes en explique la raison :
Chez les insectes, le fait que les parents prodiguent des soins envers leurs petits a des
conséquences parfois si désastreuses que l’on peut se demander pourquoi cela continue de se
produire. La stratégie la plus évidente utilisée par bon nombre d’insectes est tout simplement de
produire des œufs en abondance.92
Bien que Tallamy croie en la théorie de l’évolution, il questionne l'un de ses éléments clés.
Selon cette théorie, les comportements qui mettent l'espèce en danger doivent être rapidement
remplacés. Mais cela ne se passe pas ainsi. De nombreux insectes comme beaucoup d’autres
créatures n’hésitent pas à risquer leur propre vie pour protéger leur progéniture et les autres
individus du groupe - comme dans le cas de la guêpe, des abeilles et des fourmis.
L’une de ces minuscules créatures n'est autre que le tigre appartenant à la famille des
hémiptères et qui vit sur les plantes de la famille des solanum carolinense. La femelle tigre protège
ses œufs, puis ses larves jusqu’au bout. L’un des pires ennemis de la nymphe est un insecte
appartenant à la famille des nabidae – un coléoptère qui mange les larves avec son bec tranchant.
Mais la femelle tigre qui ne possède aucune arme pour se défendre s'assoit sur le dos de l'ennemi et
bat des ailes afin de faire fuir le prédateur.
Pendant ce temps, les nymphes utilisent la veine centrale de la feuille comme route pour
s’échapper par la tige et se cacher sous de jeunes feuilles vertes. Si la mère réussit à s’échapper, elle
rejoint alors les nymphes dans leur cachette et s’assoit sur la tige pour les surveiller. De cette façon,
si l’ennemi la poursuit toujours elle coupera la route qui mène aux nymphes. Parfois, la mère chasse
ses petits pour leur éviter de se poser sur une feuille inappropriée et les guide vers une feuille plus
sûre. La mère meurt souvent durant ces attaques de prédateurs, mais elle permet aux nymphes de
s'échapper et de se cacher. 95

L’alimentation des jeunes


Pour que les jeunes sans défense survivent, leurs parents doivent les nourrir et les protéger.
Les adultes doivent constamment protéger les jeunes contre les prédateurs et partir chasser pour les
nourrir. Les oiseaux mâles et femelles nourrissent leurs petits entre 4 à 12 fois par heure. S’il y a
beaucoup d’oisillons, les parents effectuent des centaines de sorties pour trouver assez de nourriture
et les alimenter. La mésange charbonnière dépose de la nourriture dans le nid jusqu'à 900 fois par jour.96
Chez les mammifères les femelles sont confrontées à un autre problème : elles ne peuvent
nourrir leurs petits qu’en les allaitant. Durant cette période, elles doivent considérablement
augmenter leur ration alimentaire. Le phoque allaite ses petits pendant les 17 à 18 jours qui suivent
la naissance. Durant cette période, les jeunes prennent beaucoup de poids tandis que la mère en perd
beaucoup étant donné qu’elle ne s’alimente pas.97
Les parents qui doivent prendre soin de leur progéniture dépensent quatre fois plus d’énergie
qu'en temps normal.98
Afin de déterminer le "prix" à payer par les parents pour élever leurs petits, le biologiste
Heinz Richner et ses étudiants de l’Université de Lausanne ont mené une expérience sur la mésange
charbonnière. Celle-ci a révélé les difficultés d’être père. Durant cette expérience, Richner a changé
plusieurs fois le nombre de jeunes dont le père devait s’occuper en déplaçant les oisillons d'un nid à
l'autre. Il s'est rendu compte que lorsque le père doit nourrir un nombre plus important de petits,
celui-ci fournit deux fois plus d'efforts et meurt beaucoup plus rapidement. Les parasites et les
maladies associés ont contaminé 76% de ces pères, contre 36% dans des conditions normales.99
Ces résultats aident à comprendre le dévouement des oiseaux pour leurs petits et les obstacles
qu'ils sont prêts à surmonter.
Le grèbe nourrit ses petits avec des plumes
Le grèbe sert de nid flottant à ses petits. Les jeunes grèbes grimpent sur l’un de ses parents.
Une fois installés, l’adulte déploie ses ailes doucement pour empêcher que les oisillons ne tombent.
Il nourrit ensuite ses petits en inclinant son bec dans leur direction et en leur donnant des morceaux
de nourriture, mais leur tout premier repas n’est pas exactement de la nourriture. Au départ les
jeunes oiseaux sont nourrit avec des plumes ramassées à la surface de l’eau ou arrachées du buste
des parents. Chaque oiseau doit ingurgiter une quantité impressionnante de plumes. Mais pourquoi ?
Ces plumes sont données en guise de nourriture aux petits comme mesure préventive. Les
jeunes oiseaux ne peuvent pas digérer ces plumes qui restent donc coincées dans l'estomac.
Certaines de ces plumes forment un amas à l’entrée de l’intestin. Les arrêtes de poisson et d’autres
aliments indigestibles restent bloqués à cet endroit ce qui évite de détruire les muqueuses délicates
de l'estomac et de l'intestin. L'oiseau conservera cette habitude de manger des plumes tout au long de
sa vie.100
Chez certaines espèces comme le martin-pêcheur d’Europe, la mère plonge dans l’eau à une
allure vertigineuse et attrape le poisson par la queue. Et ce afin de pouvoir le donner en nourriture à
ses petits en commençant par la tête. Ainsi les nageoires ne se décollent pas et ne viennent pas se
plaquer sur le gosier des oiseaux lorsqu'ils avalent le poisson. Si l’oiseau attrape le poisson d’une
autre manière, il mangera lui-même sa proie.101

Le guacharo des cavernes qui voyage pendant


des kilomètres pour nourrir ses petits
Ces espèces construisent leur nid à une hauteur de 20 mètres. Le guacharo part à la recherche
de fruits cinq ou six fois par nuit afin de nourrir ses petits. Il commence par mâcher le fruit, puis
nourrit ses petits avec la pulpe.
Le guacharo vole en groupe pour trouver de la nourriture et parcourt des distances allant
jusqu’à 25 kilomètres (15 miles) par nuit.102
Comme le guacharo, beaucoup d’autres espèces préparent la nourriture avant de la donner à
leurs petits. Les pélicans par exemple préparent une sorte de "soupe de poissons". Le puffin prépare
une huile riche à partir des poissons et plancton qu'il ingère. Les pigeons sécrètent dans leur gosier
une substance appelée le "lait de pigeon" qui est riche en graisses et en protéines. Contrairement aux
mammifères, les pigeons mâles et femelles sont capables de produire ce "lait". D’autres espèces
d'oiseaux produisent des substances similaires.103
Les oisillons dépendent entièrement de leurs parents. Ils sont uniquement capables d'ouvrir
leur bec en grand et d'attendre que leurs parents les nourrissent. Les jeunes goélands argentés
poussent instinctivement leur bec contre le point rouge du bec de la mère. A la moindre vibration qui
indique le retour des parents, les jeunes grives, encore aveugles, tendent le cou et ouvrent leur bec en
grand dans l'attente de nourriture, comme si le bord jaune et gonflé du bec des jeunes oiseaux
indiquaient l'endroit où les parents doivent déposer la nourriture. Les extrémités de leur bec sont
particulièrement sensibles. Le moindre effleurement du bec fermé d’un petit le stimulera et celui-ci y
répondra en ouvrant son bec.
La couleur et la sensibilité du bec des jeunes oiseaux, en particulier des oiseaux dont le nid est
situé dans des endroits enfouis leur facilitent la vie. Une mère reconnaît facilement le bec de ses
petits même lorsque ceux-ci sont cachés dans un coin sombre du nid.
Les diamants de Gould construisent leur nid dans un trou souterrain plongé dans l’obscurité.
Leurs petits ont des protubérances vertes et bleues au coin de leur bec qui réfléchissent peu de
lumière à l'intérieur du nid.
Chez certaines espèces d’oiseaux, le bec coloré ne sert pas uniquement à indiquer l'endroit où
se trouvent les jeunes. Il peut également préciser quel est le jeune qui a mangé en dernier et celui qui
a besoin d'être alimenté. Le bec des jeunes linottes est rouge en raison des vaisseaux sanguins situés
sous la peau de la gorge. Une fois que le jeune a fini de manger, son sang se dirige vers l'estomac
afin d'entamer le processus de digestion. Ainsi, les jeunes oiseaux qui sont restés le plus longtemps
sans nourriture sont ceux qui ont le bec le plus rouge. Les expériences conduites dans ce domaine
ont révélé que chez les oiseaux les parents utilisent ces différences de couleurs pour déterminer
quels sont les jeunes qui ont besoin d'être nourris en premier.104
La manière dont le comportement de l'oiseau s'adapte en fonction de l'environnement dans
lequel il vit prouve que la nature et les êtres vivants sont l’œuvre d'un Créateur unique. Aucune
coïncidence ne peut être à l'origine d'une telle harmonie.

Le ganga qui transporte l'eau à sa progéniture


Dans la nature tous les attributs des animaux sont en harmonie avec leur environnement. Le
ganga qui appartient à la famille des ptéroclididés en est un parfait exemple. Celui-ci n’a pas
d’endroits précis pour vivre dans l’immensité du désert. Quand il doit déposer ses œufs, il trouve un
trou superficiel dans le sable et y dépose ses œufs. Dés leur naissance, les oisillons quittent le nid et
partent à la recherche de graines. Mais, étant donné qu’ils ne peuvent pas voler, ils sont incapables
d'atteindre un point d'eau pour étancher leur soif. Quelqu’un doit donc leur fournir l’eau nécessaire,
et c’est le mâle qui s’en charge.
D’autres espèces d’oiseaux transportent de l’eau à leurs petits dans leur gosier. Mais le ganga
doit parcourir des distances considérables et la quantité d’eau qu’il peut stocker dans son gosier ne
suffit qu'à étancher sa soif durant le long voyage. Il possède donc une caractéristique particulière. La
surface interne des plumes de son buste est couverte de fins filaments. Quand l’oiseau atteint un
point d'eau, il se frictionne contre le sable ou la poussière afin de retirer tout reste d'huile qui pourrait
empêcher d’absorber l’eau. Après avoir étanché sa soif, il entre dans l’eau, déploie ses ailes et sa
queue et se tortille. Ceci permet d’imbiber toutes les plumes situées sur son ventre. Les filaments des
plumes absorbent alors l'eau comme une éponge.
L’eau transportée entre son corps et ses plumes, ne devrait pas s’évaporer, mais étant donné
que le ganga parcourt des distances considérables allant jusqu'à 30 kilomètres (20 miles), une partie
de cette eau s’évapore. Quand il rejoint enfin les oisillons partis à la recherche de graines, ces
derniers accourent immédiatement. En se relevant, le ganga mâle permet aux jeunes de boire l'eau
comme des mammifères tétant le sein de leur mère. Une fois que les oisillons ont bu, le ganga se
sèche en se frottant contre le sable. Le mâle répète ce scénario chaque jour jusqu'à ce que les
oisillons atteignent l’âge de deux mois et muent pour la première fois. Ensuite ils seront capables de
se procurer de l’eau par eux-mêmes.107
Le comportement du ganga donne à réfléchir. Non seulement lui donne-t-Il l'attribut parfait
pour pouvoir survivre dans un tel environnement, mais Il le conseille sur la manière exacte de
procéder.
Les insectes qui nourrissent leurs petits
De nombreuses espèces d’insectes nourrissent leurs larves et leur progéniture. La punaise
souterraine nourrit ses larves cachées dans un terrier avec des graines. Les sauterelles font des
incisions en forme de spirales dans l’écorce des arbres afin de récupérer la sève à partir de laquelle
ses larves se nourrissent. Les insectes mangeurs de bois ont une vie difficile. Ils doivent transformer
le bois, qui est non seulement difficile à digérer mais qui contient également très peu d’azote, en une
forme comestible pour leurs larves. La blatte des bois et le passalide qui se nourrissent à partir du
bois ont résolu le problème en donnant aux nymphes des fibres de bois ramollies et des organismes
unicellulaires qui permettent de transformer la cellulose ainsi que des sucs intestinaux riches en
azote. Le scolyte mâche le bois et dépose ses œufs dans le tunnel qu’il a construit. Il dépose sur le
bois un fongicide qui va décomposer la cellulose en une substance comestible pour les larves.108
Allah nourrit toutes les créatures d'une manière différente. Les insectes que nous venons
d'évoquer trouvent leur nourriture selon la volonté d’Allah. Il donne aux parents le pouvoir de
subvenir aux besoins de ces minuscules créatures et dans le Coran Il révèle que c'est Lui Qui nourrit
tous les êtres vivants :

La plupart des créatures ne sont pas capables de transporter la nourriture avec elles.
Allah la leur donne et Il en fera de même pour toi. Il est réellement le Tout-Puissant. (Sourate
al-Ankabut, 60)

Le transport de la progéniture
Chez les animaux, les nouveau-nés qui sont faibles et maladroits ont besoin de leurs parents
pour les transporter loin des dangers éventuels. Chaque espèce utilise une méthode différente pour
transporter ses petits. Certains animaux transportent leurs petits sur leur dos, d’autres dans leur
bouche et d’autres encore dans des poches spécifiques placées sous leurs ailes. Durant le transport,
les petits qui restent protégés et à l’abri, sont emmenés dans un endroit sûr.
Transporter leurs petits en toute sécurité est un exemple parfait du dévouement dont font
preuve les parents. Cela réduit en effet considérablement leur vitesse ainsi que leur mobilité. Malgré
cela, les animaux n’abandonnent jamais leurs petits face au danger.
En règle générale, les animaux transportent leurs petits sur leur dos. Les singes, par exemple,
peuvent transporter leurs petits partout où ils vont. La mère peut bouger librement avec ses bébés qui
s’accrochent à l’aide de leurs mains et de leurs pieds à la fourrure de son dos et de son ventre. Avec ses
bébés sur son dos, la mère peut facilement grimper à un arbre, courir le long d’une branche et sauter d’un
arbre à l’autre.
Les kangourous et d’autres marsupiaux transportent leurs petits sur leur ventre dans leur poche
recouverte de fourrure. Pendant les cinq premiers mois de son existence, le bébé kangourou vit dans la
poche de sa mère. Quand il quitte la poche, il ne s’éloigne jamais pour longtemps. S’il sent un danger, il
retourne immédiatement vers sa mère et bondit dans la poche en commençant par la tête. La mère s'enfuit
ensuite rapidement en utilisant ses puissantes pattes postérieures.
La mère écureuil attrape le ventre tombant de ses petits entre ses dents. Si le nid de l’écureuil est
menacé, la mère transporte ses petits aussi loin que possible en les emportant un à un jusqu’à ce que tous
ses petits soient à l’abri.
Les bébés souris s’agrippent fermement aux tétons de leur mère pendant des heures. En cas de
danger, la mère peut rapidement emporter sa progéniture dans un endroit sûr. Les jeunes souris sont si bien
accrochées à leur mère que celle-ci peut s'enfuir en courant en les plaçant en toute sécurité entre ses
jambes, ce qui lui permet de ne pas avoir à s’arrêter en route pour vérifier que tous ses petits sont bien
accrochés. Une fois le danger passé, elle retourne vers son nid au cas où elle aurait laissé un de ses petits
derrière elle. Quand les chauves-souris partent à la recherche d’insectes ou de fruits, elles transportent leurs
petits avec elles en pleine nuit.
Un bébé chauve-souris agrippe le téton avec ses dents de lait et s’accroche à la fourrure de sa mère
avec ses mâchoires. Certaines chauves-souris volent en emportant trois ou quatre petits.
De nombreuses espèces d’oiseaux volent avec leurs petits. Si un nid de bécasse est menacé, la mère
peut rapidement prendre son envol avec ses petits entre ses pattes. La buse Saint-Martin et la mésange
emportent leurs petits en lieu sûr en les transportant sur leur dos. La buse à queue rousse attrape ses petits
entre ses serres, comme elle le fait avec ses proies.
Le grèbe transporte ses petits sur son dos. S’il aperçoit un danger, il plonge dans l’eau avec ses
petits toujours accrochés à lui.
La grenouille tropicale s’enfuit en sautant et en transportant ses œufs ou ses têtards sur son dos.
Certains poissons transportent même leurs petits dans leur bouche. L’épinoche mâle surveille et
protège sa progéniture en nageant autour du nid fabriqué à partir d’algues. Si l’un des jeunes s’éloigne, le
mâle le suit, l’avale et le garde dans sa bouche avant de le relâcher dans le nid.
Les fourmis transportent entre leurs mâchoires les larves et les œufs en développement d'une
chambre à couver à une autre. Tous les matins, les fourmis ouvrières transportent les colonies de larves
dans une chambre à couver plus proche de l’entrée de la fourmilière et chauffée par le soleil. Puis elles
déplacent les larves dans une autre chambre en suivant le déplacement du soleil. Au crépuscule, les
ouvrières ramènent les larves dans la chambre située en bas de la fourmilière, celle qui a gardé la chaleur
de la journée. Durant la nuit, l’entrée de la fourmilière est fermée afin de ne pas laisser l’air froid pénétrer à
l’intérieur. Le matin, la chambre est ouverte à nouveau et les larves sont ramenées dans une chambre plus
en hauteur.110
Comme nous pouvons le voir, toutes les créatures vivantes, du lion à l’insecte, de la grenouille à
l’oiseau, transportent leur progéniture en lieu sûr. Cela représente toujours une tâche ardue pour les parents
qui mettent souvent leur vie en péril. Comment pouvons-nous expliquer de telles attitudes protectrices ?
Nous venons d’étudier en détails comment de nombreuses créatures assument leurs responsabilités envers
leur progéniture jusqu'à ce que celle-ci puisse se débrouiller par elle-même. Ils subviennent à tous les
besoins de leurs petits sans relâche et sans jamais faillir. Il est possible de voir de tels exemples de
dévouement chez de nombreuses espèces.
Une fois encore, la vérité est évidente : chacune de ces créatures est sous la protection d’Allah, Qui
leur a donné de telles facultés. Toutes agissent en conséquence, selon Son vouloir. Le Coran évoque cette
vérité en ces termes :

Tout sur terre et dans les cieux Lui appartient. Tous Lui sont soumis. (Sourate ar-Rum,
26)
ENTRAIDE ET SOLIDARITE
PARMI LES ANIMAUX

Jusqu'à présent nous avons étudié les comportements de compassion et de dévouement dont
font preuve les animaux envers leur progéniture. Mais ces qualités ne sont pas uniquement
observables entre les parents et leurs petits. De nombreux animaux font preuve de solidarité les uns
envers les autres, et il est parfois possible d’observer de tels comportements entres individus
d’espèces différentes. Les animaux qui vivent en troupeaux et ceux qui vivent en colonies en tirent
profit.
Le mode de vie des animaux qui vivent en troupeaux discrédite l’affirmation évolutionniste
selon laquelle les animaux sont engagés dans une lutte sans merci et doivent se battre les uns contre
les autres pour survivre. Hormis durant la saison de l'accouplement, les animaux ne se battent pas
entre eux, mais tirent profit de la solidarité, de l’entraide et du dévouement dont ils font preuve les
uns envers les autres.
En réalité, les darwinistes sont conscients de cette vérité, mais ils s’efforcent de l’intégrer à
leur théorie. Le très célèbre partisan de l’évolutionnisme Peter Kropotkin a trouvé de nombreux
exemples d’entraide entre les animaux au cours des recherches qu'il a menées en Sibérie de l'est et
en Manchourie. Kropotkin a même écrit un livre à ce sujet dans lequel il évoque les éléments
suivants au sujet de la solidarité entre animaux :
La première chose qui nous surprend quand on commence à étudier la lutte pour la survie sous
ses deux aspects – concret et métaphorique - est l’abondance d'exemples d'entraide, non seulement
pour élever la progéniture, comme le reconnaissent les évolutionnistes, mais également pour la
sécurité de chaque individu et pour lui assurer la quantité de nourriture suffisante. Dans le règne
animal, l'entraide est la règle. Même les plus petits des animaux s’entraident.111
Bien que Kopotkin soit partisan de l'évolutionnisme, il contredit l'affirmation principale de la
théorie face aux évidences révélées par ses observations. Comme nous allons le voir dans les pages
qui vont suivre, la solidarité et la coopération entre animaux et entre espèces sont essentielles à la
survie. L'ordre et l’équilibre de la nature constituent la preuve évidente des créations parfaites
d’Allah. Ceux qui sont étonnés d'observer des comportements intelligents chez les animaux ne
peuvent s’empêcher d’éprouver de l’admiration. Une de ces personnes n'est autre que le scientifique
Kenneth Walker. Expert en physiologie et en médecine, il relate ses observations durant un safari en
Afrique de l’Est :
Je me rappelle avoir été très impressionné par de nombreux exemples de collaboration entre
les animaux que j’ai observés lorsque je filmais il y a quelques années de cela en Afrique de l'Est.
Dans la plaine d’Athi on pouvait rencontrer de vastes troupeaux d’antilopes et de zèbres qui
s’entraidaient pour établir des sentinelles afin de donner l’alarme à l’approche d’un danger. Je
n’avais pas l’intention de filmer les zèbres, mais les antilopes. Cependant il m’était souvent
impossible d’approcher les antilopes sans qu'un zèbre, assumant le rôle de sentinelle, me découvre et
indique ma présence aux antilopes. Les girafes et les éléphants étaient souvent ensemble,
apparemment pour de bonnes raisons. Les éléphants qui ont d’énormes oreilles possèdent une ouïe
remarquable, mais une vue très médiocre. Les girafes quant à elles sont comme des sentinelles
postées en haut de tours de contrôle. Lorsque ces deux animaux additionnent leurs atouts, il devient
presque impossible de les approcher sans être vu ou entendu. Une alliance encore plus dangereuse existe
entre le rhinocéros et l’oiseau du genre pique-bœuf qui se posait sur son dos pour attraper les tiques et
autres parasites dont le rhinocéros était infesté. Ces oiseaux étaient constamment sur le qui-vive et
découvraient généralement ma présence bien avant le rhinocéros doté d’une vue médiocre. Grâce à ses cris
aigus et ses piques vigoureux il indiquait au rhinocéros qu’il fallait s’enfuir. La large bête se balançait alors
avec l’oiseau accroché à son dos comme le passager d'un bus brinquebalant.112
Les observations de Walker ne représentent qu’une petite partie des nombreux exemples de
dévouement et de coopération. Tout le monde peut observer des comportements similaires dans son
environnement. Le plus important cependant est de réfléchir à ces comportements étonnants.
Au cours des prochaines pages, nous examineront plus en détails des exemples qui montrent
clairement le pouvoir d’Allah sur toutes les créatures vivantes.

Les créatures qui donnent l'alarme


L'un des principaux avantages à vivre en communauté est de bénéficier d'une plus grande
sécurité. En effet tout individu apercevant le danger peut avertir les autres au lieu de s’enfuir.
Chaque espèce possède son propre cri d'alarme. Les lièvres par exemple et certaines espèces de
daims lèvent la queue pour avertir les autres animaux du danger. Certaines gazelles font des sauts
étonnants afin de prévenir du danger.113
Quand ils aperçoivent le danger, de nombreux petits oiseaux donnent l’alerte en criant. Des
espèces telles que le merle, la mésange charbonnière et le pinson des arbres émettent des cris
perçants à intervalles très rapides. Il est impossible pour les humains de déterminer d'où proviennent
ces cris, ce qui est primordial pour la sécurité des oiseaux. Autrement tout oiseau émettant ces cris
attirerait l’attention des prédateurs.114 Mais le risque que cela arrive est presque nul.
L’insecte qui fait partie d’une colonie va alerter les autres individus s’il s’aperçoit d’un
danger. Mais le signal d'alarme envoyé (phéromone) est également perçu par les ennemis. Par
conséquent, l'insecte qui donne le signal d'alarme met également sa propre vie en danger.115
Les chiens de prairie vivent en larges communautés regroupant des milliers d'individus. Leurs
réseaux de terriers est comme un village souterrain, chaque terrier abritant environ 30 individus.
Chaque animal reconnaît les autres membres du groupe. Certains d'entre eux sont toujours sur le qui-
vive, se tenant debout sur leurs pattes postérieures au sommet des petits monticules de terre situés
près de l’entrée de leur terrier. Si l’une des sentinelles détecte un prédateur, elle émet une série de
sons sifflants qui sont retransmis par les autres individus chargés de la surveillance. L’alarme est
alors donnée.116
Il est stupéfiant que les animaux s’avertissent les uns les autres, mais il est encore plus
important de remarquer qu’ils sont tous capables de se comprendre entre eux. Un lièvre en levant la
queue donne le signal d’alarme et les autres lièvres agissent en conséquence. Ils vont s’enfuir et se
cacher si nécessaire. Mais si les lièvres savent qu'il faut courir en entendant ce signal ils doivent
s'être mis d'accord à l’avance sur ce signal d'alarme. Comment pourraient-ils mettre autrement cela
en pratique ? Cette proposition est bien évidemment inacceptable pour tout être rationnel. Nous
devons donc admettre que ces animaux conçus par un Créateur unique agissent tous selon Ses
directives.
L’autre exemple est celui de l'oiseau du genre pique bœuf installé sur le dos du rhinocéros qui
comprend les cris d’alarme envoyés par l’oiseau et agit en conséquence. Ces comportements
intelligents ne doivent pas être ignorés. Il est évidemment impossible pour un animal de se rendre
compte qu'il doit avertir les autres d'un danger potentiel - de comprendre son signal et d'agir en
conséquence. Il n'existe qu'une seule explication à ces comportements rationnels : toutes ces
aptitudes et tous ces comportements leur ont été enseignés. Allah enseigne à ces animaux leurs
comportements et comment les mettre en pratique. Allah, généreux et miséricordieux, crée, protège
et nourrit toutes les créatures.

Les animaux qui se défendent ensemble


Non seulement les animaux qui vivent en communauté s’avertissent mutuellement des
dangers, mais ils se défendent ensemble contre leurs ennemis. Les petits oiseaux par exemple volent
en cohue autour des oiseaux prédateurs tels que les faucons et les hiboux qui s'aventurent sur leur
territoire. Ils avertissent les autres oiseaux dans le secteur en émettant un son cliquetant. Le
comportement agressif de ces petits oiseaux est généralement suffisant pour faire fuir les oiseaux
prédateurs.117
Une nuée d’oiseaux qui volent ensemble permet de protéger chaque individu. Les étourneaux
volent en groupe en laissant de grandes distances entre eux. Mais lorsqu’ils aperçoivent un faucon,
ils se rapprochent rapidement ce qui empêche le faucon de pénétrer à l’intérieur de la nuée
d’oiseaux. S’il y parvenait, il abîmerait probablement ses ailes.118
Quand leur troupeau est victime d’une attaque, les mammifères agissent tous ensemble.
Quand les zèbres fuient les prédateurs, ils placent les plus jeunes au centre. Durant ses observations
en Afrique de l’est, la scientifique Jane Goodall a vu des zèbres séparés du reste du troupeau
encerclés par des chiens sauvages. D’autres individus du troupeau en se rendant compte que trois des
leurs étaient en danger, retournèrent attaquer les prédateurs à l'aide de leurs sabots et de leurs dents
pour les faire fuir et sauver les trois zèbres.119
Généralement, quand un troupeau de zèbres est attaqué, le leader court à l’arrière tandis que
les femelles et les poulains se mettent à l’avant. L’étalon court en zigzags et donne des coups de
sabots avec ses pattes arrières. On a même observé certains d’entre eux se retourner et mener
l’assaut contre les attaquants.120
Les dauphins nagent aussi en bancs et se défendent en groupe contre le requin, leur plus grand
ennemi. Si le requin approche dangereusement de leurs petits, deux des adultes dauphins se séparent
des autres et attirent l'attention du requin sur eux. Tandis que le requin est diverti, les autres
dauphins vont rapidement l'encercler et commencer à souffler dans ses branchies pour le faire
couler.121
Les familles de dauphins nagent en bancs avec les thons qui leur servent également de nourriture.
C’est pour cela que les pêcheurs de thons suivent les dauphins, afin de trouver le meilleur endroit pour
pêcher. Parfois les dauphins sont pris dans les filets de ces pêcheurs. Comme les dauphins sont des
mammifères et qu’ils ont besoin d’air pour respirer, ils paniquent quand ils sont pris dans le filet et qu’ils
commencent à couler vers le fond. En raison de leur dévouement, les autres dauphins de la famille vont
immédiatement lui venir en aide. Ils vont tous suivre le dauphin en essayant de l'aider à remonter à la
surface. Etant donné qu’ils ne peuvent pas eux non plus respirer, ils meurent la plupart du temps. C'est un
exemple que l'on observe dans beaucoup de famille de dauphins. Tous les dauphins montrent le
même dévouement dans des circonstances similaires.122
Si une baleine grise femelle est blessée, un ou plusieurs mâles vont lui venir en aide. Ils
maintiennent la femelle à la surface de l’eau afin de lui permettre de respirer et de la protéger des
prédateurs.123
Au lieu de fuir lorsqu’ils sont attaqués, les bœufs musqués vont former un bouclier pour se
défendre. Chaque membre du troupeau marche lentement en retrait sans jamais tourner le dos à ses
prédateurs jusqu’à ce qu’il ait pris place dans le cercle. Leurs petits se trouvent au centre du cercle et
se cache dans la fourrure de leur mère. Les mâles maintiennent les petits au milieu en les protégeant.
Parfois, l’un des bœufs musqués se met à charger ses prédateurs avant de revenir à son poste dans le
cercle.124
On peut également observer de nombreux exemples d’entraide lors des périodes de chasse. Le
pélican d'Amérique par exemple chasse toujours en groupe. Après avoir localisé une baie
convenable, les pélicans forment un demi-cercle face au rivage et plongent régulièrement dans l'eau
en faisant venir les poissons devant eux. Quand le moment est venu, ils referment le cercle et
attrapent tous les poissons pris à l’intérieur de celui-ci.125 Dans les courants d’eau ou les canaux, ils
forment deux groupes distincts. La nuit, chacun retourne se reposer. Personne ne les voit jamais se
battre pour une place précise dans le cercle.
Cela prouve le fait que les animaux qui vivent en communauté prennent soin les uns des
autres et agissent comme un seul individu. Comme nous l’avons évoqué au début, ces animaux ne
sont pas des êtres humains dotés d’intelligence, mais des zèbres, des insectes et des dauphins.
Personne ne peut raisonnablement affirmer que ces animaux coopèrent de leur propre gré. La
conclusion rationnelle est la suivante : tout ce qui existe dans la nature est l'œuvre d'un Créateur
infiniment savant et puissant. Allah a crée toutes les créatures vivantes, y compris l’homme, les
animaux, les insectes et les plantes - tout ce qui est vivant et tout ce qui ne l'est pas. Il possède un
pouvoir, une indulgence, une gratitude, une intelligence, un savoir et une sagesse infinis. Nous
devons alors réfléchir sur ces versets du Coran :

Chaque éloge est destiné à Allah, Seigneur du ciel et Seigneur de la terre, Seigneur de
tous les mondes. Tous les bienfaits Lui appartiennent dans le ciel et sur terre. Il est le Tout-
Puissant. (Sourate al-Jathya, 36-37)

Seigneur du ciel et de la terre, le Tout-Puissant qui pardonne toujours. (Sourate Sad, 66)

Les oiseaux d’Afrique qui veillent


les uns sur les autres
Les oiseaux d’Afrique sont en parfaite harmonie avec leur environnement et de nombreux
exemples illustrent la coopération dont ils font preuve.
Leur nourriture de base est composée de fruits récupérés dans les arbres sur lesquels ils se
posent. Se nourrir des fruits situés à l’extrémité des branches est particulièrement difficile. C'est
l’endroit où poussent la plupart des fruits et seuls les oiseaux qui perchent aux alentours peuvent les
attraper facilement. Les autres oiseaux restent affamés, étant trop éloignés du fruit ou n’ayant pas
assez de fruits à manger.
Les oiseaux se posent sur un arbre à fruits en groupe et en s’alignant le long des branches
comme s’ils l’avaient planifié à l’avance. L’oiseau à l’extrémité de la branche attrape les fruits avant
de les passer aux autres oiseaux. De cette façon, le fruit voyage le long de la branche jusqu'au oiseau
qui se trouve à l’autre extrémité. En considérant le fait que ces créatures sont dénuées de raison et
d’intelligence, il serait normal que l'oiseau le plus proche du fruit le mange en entier. Mais au lieu de
se nourrir en premier, les oiseaux du groupe utilisent une méthode de distribution qui permet à
chacun de se nourrir. Aucun de ces oiseaux alignés sur la branche ne viendra perturber ce mode
extraordinaire de distribution. Cette méthode n’est pas suffisante pour nourrir tous les individus du
groupe, car les fruits d’un seul arbre ne sont pas suffisants. Par conséquent, certains oiseaux qui
passent les fruits à leur voisin resteront affamés. Pour résoudre ce problème, ils se posent sur un
autre arbre et s'alignent dans un ordre différent afin que ceux qui n'ont pas eu leur ration la première
fois, aient quelque chose à manger cette fois-ci.126

La coopération animale pendant la naissance


Les mammifères sont particulièrement exposés aux dangers lorsqu’ils donnent naissance, la
mère et les petits devenant des proies faciles pour les prédateurs. Cependant, quand une femelle est
sur le point de donner naissance, un autre animal du troupeau reste généralement auprès d'elle.
Lorsque la femelle antilope est sur le point de donner naissance, elle se retire dans les sous-bois
tandis qu'une autre femelle du troupeau l’accompagne pour l'aider.
Les dauphins sont également connus pour s’entraider durant la naissance. Dès qu’ils sont nés,
les bébés dauphins doivent immédiatement faire surface pour respirer. C’est pourquoi la femelle
dauphin pousse ses bébés vers la surface. Juste avant la naissance, les mouvements de la mère
ralentissent. Deux autres femelles sont présentes pour lui venir en aide. Elles nagent de chaque côté
de la future mère afin de la protéger. Celle-ci n’a en effet pas assez d'énergie pour se défendre contre
un ennemi potentiel. Elles la protègent avant tout contre les requins, car le sang répandu lors de la
naissance les attire.
Pendant les deux premières semaines, la mère ne quittera pas ses bébés. Juste après la
naissance, le bébé dauphin commence à nager et à s’éloigner de plus en plus de sa mère. Mais la
mère, encore fatiguée par l’accouchement ne peut pas suivre ses petits qui nagent trop vite pour elle.
Les deux autres femelles l’aideront à protéger ses bébés.127
Un autre mammifère qui reçoit et donne de l’aide durant l’accouchement est l’éléphant. Une
autre femelle du troupeau aide toujours une femelle éléphant prête à donner naissance. La mère se
cache soigneusement dans les bois et avec l’aide de l’autre éléphant protège ses nouveau-nés et leur
prodigue les soins nécessaires. Quand la femelle a ses petits près d’elle, elle devient
automatiquement plus agressive et plus alerte.128
Comment les éléphants ainsi que les autres animaux parviennent à communiquer entre eux ?
Comment une femelle sait à quel moment la naissance va avoir lieu et que la future mère va avoir
besoin de son aide ? Aucun animal ne possède l’intelligence ou la conscience nécessaire pour
comprendre tout cela de lui-même. Partout dans le monde, les éléphants s’entraident de cette
manière. Cela est vrai pour les dauphins et d’autres animaux encore, ce qui prouve qu'ils sont tous
issus du même Créateur et qu'ils sont tous sous Son contrôle.
Les créatures qui prennent soin de
la progéniture d’autres créatures.
En général, les mammifères tissent des liens solides entre eux. Une meute de loups est
constituée d'un mâle et d'une femelle, de leurs nouveau-nés, d’un ou deux jeunes de la portée
précédente, et bien souvent des oncles et des tantes des nouveau-nés. Tous les adultes défendent les
petits. Parfois une des femelles de la meute reste en retrait dans la tanière pour prendre soin des
jeunes. De cette façon, la mère peut chasser et se nourrir en même temps que le reste de la meute.
Les chiens de chasse africains vivent également en meute constituée d'environ 10 individus.
Les mâles et les femelles partagent les responsabilités pour protéger et nourrir leur portée. Ils se
battent même pour prendre soin de celle-ci. Quand les louveteaux ont dix semaines, ils commencent
à chasser avec la meute. Après avoir capturé leur proie, les adultes forment un cercle autour de celle-
ci pour la protéger des hyènes, et les petits sont les premiers à se nourrir.129
Dans les familles babouins, le mâle dominant aide généralement les plus malades ou les
individus blessés. Les babouins adultes adoptent des orphelins. Ils laissent les orphelins les
accompagner et rester avec eux pendant la nuit. Quand la famille se déplace et que l'un des babouins
a un jeune qu'elle ne peut pas transporter sur son dos, elle le traîne par le bras. Le jeune animal se
fatiguant très rapidement, la mère se retrouve souvent loin derrière la famille parce qu'elle doit
s'arrêter souvent pour laisser se reposer le jeune babouin. Le mâle dominant qui l'a remarqué
retourne vers la mère et son petit, et continue de marcher à leurs côtés en s'arrêtant dès que
nécessaire.130
Chez les chacals, quelques adultes restent généralement auprès de la mère pour l’aider à
surveiller ses petits une fois qu’ils sont sevrés. Ils apportent de la nourriture aux jeunes, les protègent
du danger et les aident à survivre.131
Le fait que ces animaux partagent la responsabilité pour surveiller les jeunes d’autres
membres discrédite les affirmations évolutionnistes. Comme nous l'avons mentionné auparavant, les
darwinistes pensent que les animaux coopèrent uniquement dans le but de perpétrer leur espèce et
que par conséquent, leurs comportements qui semblent être des actes de dévouement sont en réalité
dictés par des gènes égoïstes. Cependant, et comme nous l’avons vu dans ce chapitre, les animaux
aident non seulement ceux qui portent leurs gènes mais également ceux dans le besoin et qui n’ont
pas les mêmes gènes. En d’autres termes, la théorie des "gènes égoïstes" que nous avons mentionnée
auparavant n'a aucune valeur scientifique. De toute façon, il n’est pas possible que des animaux
dénués de raison se soucient de transférer leurs gènes aux générations futures. Affirmer que les
animaux sont programmés pour de telles ambitions revient à admettre l’existence d’un esprit et d'une
puissance responsables d’un tel programme.
Les caractéristiques de chaque animal montrent clairement l’existence d’un Créateur
supérieur, Qui est Allah, le plus Indulgent et le plus Compatissant.

Dévouement dans les colonies


Les fourmis, les termites et les abeilles vivent en groupe organisé autour de la discipline, de
l’ordre, de la solidarité, du dévouement et du partage du travail. De leur naissance à leur mort, ces
minuscules insectes concentrent tous leurs efforts pour protéger les colonies et nourrir les larves en
oubliant totalement leur propre bien-être. Ils partagent la nourriture entre eux, nettoient leur
environnement et sont même prêts à mourir pour les autres.
Chaque individu sait exactement ce qu’il doit faire et exécute sa mission sans faute. Leur
première priorité est le bien-être des larves et de leurs semblables. Personne n’a jamais observé de
comportements égoïstes chez les abeilles, les fourmis ou les termites. C’est la raison pour laquelle
ces colonies vivent de manière si organisée et parviennent à survivre.
Peter Kropotkin évoque l'idée suivante au sujet du mode de vie des termites :
Leur nid extraordinaire [celui des fourmis et des termites], leurs constructions bien plus
grandes que celles des hommes à même échelle, leurs routes pavées et leur galeries souterraines
voûtées, leurs vastes entrées et leur garde-manger, leur brune du bois, leur moisson et leur maltage
du grain, leurs méthodes rationnelles pour couver les œufs et surveiller les larves… et enfin leur
courage, leur sang-froid et leur intelligence supérieure – toutes ces aptitudes résultent d’une entraide
qu’elles pratiquent à chaque étape de leur vie de ouvrières.132
La partie suivante traite des exemples de dévouement et de coopération observés dans les
colonies de fourmis et dans les ruches.

Dévouement dans les colonies de fourmis


1. L’un des éléments les plus marquants de la vie des colonies est que toutes les fourmis
partagent leur nourriture. Si deux fourmis de la même colonie se rencontrent, l’une affamée et
l’autre ayant l’estomac plein de nourriture digérée ou prédigérée, la fourmi affamée demandera à la
deuxième de partager sa nourriture avec elle. Une fourmi ne refuse jamais de répondre à une telle
demande. Les fourmis nourrissent également leurs larves à partir de la nourriture qu'elles ont stockée
dans leur estomac. Elles finissent souvent par avoir moins de nourriture que les fourmis qu’elles ont
nourries.
2. Dans les colonies de fourmis, la répartition des tâches est parfaitement organisée et chaque
fourmi remplit son rôle avec dévouement. La responsabilité de la "fourmi soldat" est de surveiller
l’entrée du nid. Elle n’accepte que les fourmis qui appartiennent à sa colonie et refuse l’entrée aux
autres. Ces fourmis soldats servent de "portail" vivant. Elles surveillent l’entrée tout au long de la
journée et sans relâche.134 En cas d'attaque, ces fourmis forment une première ligne de défense.
3. En plus de partager leur nourriture, les fourmis partagent également les informations
concernant les endroits où se trouve la nourriture, comme beaucoup d’autres insectes. Il n’existe
aucun signe de bataille égoïste dans leur comportement. La fourmi qui découvre une nouvelle source
de nourriture mange à sa faim avant de retourner au nid. En chemin elle laisse derrière elle une
substance chimique en touchant le sol avec son abdomen inférieur à intervalles réguliers. Elle fait
trois à six fois le tour du nid, en communiquant rapidement l'information aux autre fourmis et
retourne à l'endroit où se trouve la nourriture, accompagnée d'autres fourmis.
4. Dans une colonie de fourmis coupeuses de feuilles, les ouvrières de taille moyenne passent
toute la journée à transporter des feuilles. Pendant ce temps, elles sont vulnérables aux attaques, en
particulier aux assauts d’une espèce de mouche qui dépose ses œufs sur la tête des fourmis. Les vers
qui sortent de ces œufs vont se nourrir à partir de la tête des fourmis avant de la décapiter et de
manger son cerveau. Quand elles transportent les feuilles, les fourmis ouvrières sont sans défense
contre ces mouches, mais d’autres fourmis vont se battre pour elles. Les fourmis plus petites
prennent position sur les feuilles transportées et combattent ces prédateurs. 135
5. Certaines fourmis se nourrissent à partir des restes de pucerons riches en glucides, c’est
pourquoi on les appelle les fourmis à miel. Elles transportent la substance glucidique extraite des
pucerons jusqu’à leur nid où elles la stockent en utilisant une méthode originale. Quelques fourmis
ouvrières servent de réservoirs de stockage. Les fourmis qui retournent au nid régurgitent la
nourriture et les autres fourmis la stockent dans la partie inférieure de leur abdomen qui peut
augmenter de volume pour atteindre la taille d’une myrtille.136 Chaque chambre peut regrouper entre
25 à 30 d’entre elles, chacune pendue au plafond où elle reste immobile. Si l’une d’entre elles vient
de tomber, les autres fourmis l’aideront à se remettre en place.
Ces réservoirs de stockage vivants peuvent contenir jusqu’à huit fois le poids d’une fourmi.
Durant l’hiver ou durant la sécheresse, les fourmis affamées leur rendent visite pour se nourrir.
L’insecte affamé pose sa bouche sur celle de la fourmi "stockeuse" de nourriture. Cette dernière en
contractant les muscles autour de son abdomen inférieur fournit une goutte de nectar à la visiteuse.
Ces fourmis ne peuvent vraisemblablement pas avoir développé une telle méthode de stockage par
elles-mêmes. Les fourmis qui servent de pots de miel vivants montrent leur dévouement extrême en
restant suspendues au plafond la tête en bas et en portant jusqu’à huit fois leur propre poids sans
jamais rien attendre en retour. Elles aident patiemment les autres fourmis de la colonie à se nourrir.
Ce système qu’utilisent les fourmis et les capacités physiques mises en œuvre ne sont pas dus au
hasard. A chaque génération de fourmis à miel, quelques fourmis prennent la responsabilité de servir
la colonie de cette façon, ce qui prouve que chaque fourmi agit selon le dessein de notre Seigneur,
Allah.
6. L’une des méthodes utilisées par les fourmis pour défendre leur colonie est de se suicider.
Elles sont capables de lancer des attaques surprises contre leurs ennemis de diverses manières. L’un
des exemples les plus intéressants nous est donné par une espèce qui vit dans la forêt tropicale de
Malaisie. Cette fourmi a une glande qui produit du venin et qui va de sa mâchoire jusqu’à son dos.
Lorsqu’elle rencontre un ennemi la fourmi contracte si intensément les muscles de son abdomen que
la glande et la peau qui l’entourent explosent en pulvérisant le poison en direction de l'ennemi.137
7. Pour se reproduire, les fourmis mâles et femelles doivent se montrer particulièrement
dévouées. Peu de temps après son accouplement, la fourmi ailée mâle meurt. La femelle cherche
alors un endroit idéal pour construire le nid. Une fois trouvé, elle pénètre dans le nid avant de
déchirer ses ailes. Puis elle bouche l’entrée et reste à l’intérieur du nid sans se nourrir pendant des
semaines, voire des mois. Elle va ensuite déposer ses premiers œufs en tant que reine des fourmis.
Elle ne mangera qu’une seule chose pendant toute cette période, ses propres ailes. Elle nourrit la
toute première larve qui sort avec sa salive. C’est une période de dévouement intense pour la reine
des fourmis, le commencement d’une colonie.
8. Si leur nid est attaqué et occupé, les fourmis font le nécessaire pour protéger avant tout
leurs couvées. Les fourmis soldats arrivent sur le lieu de l’attaque pour combattre l’envahisseur,
tandis que les ouvrières se précipitent dans les chambres à couver pour évacuer les larves et les
jeunes fourmis à l'aide de leurs mâchoires. Elles les transportent à l'extérieur et les cachent en lieu
sûr jusqu'à ce que l'attaque soit finie.138 On devrait s'attendre à ce qu'une créature comme la fourmi
ne se préoccupe que de son propre bien-être en cherchant un endroit où se cacher. Mais les fourmis
ouvrières, les fourmis soldats et celles qui gardent l'entrée du nid ne se préoccupent pas de leur
propre existence, elles mourront pour les autres si nécessaire. Cela montre le dévouement
exceptionnel dont les fourmis font preuve depuis des millions d’années.
Jusqu’à présent nous avons relaté les comportements étonnants observés dans le royaume
animal, mais dans le cas présent il s’agit de minuscules fourmis. Ces insectes n’ont aucune
importance pour ceux qui ont l’habitude de les voir tous les jours. Mais quand nous les observons
attentivement, nous pouvons remarquer le comportement intelligent dont elles font preuve. Avec
leur système nerveux trop petit pour être visible à l'œil nu et composé de si peu de cellules
nerveuses, elles sont capables d'agir de manière intelligente, contrairement à ce que l’on pourrait
croire. Depuis des millions d'années elles obéissent aux ordres de notre Créateur, et ce de manière
disciplinée et sans jamais faillir. Elles Lui sont entièrement dévouées et n’agissent que selon Son
vouloir. Tous les êtres vivants sont soumis à Allah comme le sont les fourmis. Comme le révèle le
Coran :

Désires-tu vraiment autre chose que la religion d’Allah, quand toute chose dans le ciel et sur
la terre, volontaire ou involontaire, est sous Ses ordres ? (Sourate al-Imran, 83)

Altruisme au sein de la ruche


Une attitude d’harmonie et de solidarité similaires peut s’observer dans les ruches. Le
dévouement des abeilles ouvrières rappelle celui des fourmis. Les deux espèces travaillent sans
relâche jusqu’à leur mort dans l'intérêt de la reine et des larves qui ne sont pas les leurs.
La population à l’intérieur de la ruche est composée de la reine, des faux-bourdons mâles
responsables de fertiliser la reine et des centaines, voire des milliers d’abeilles ouvrières. Tout le
travail est effectué par les ouvrières : construire les rayons, nettoyer et défendre la ruche, nourrir la
reine et les faux-bourdons, prendre soin des larves, construire et préparer les chambres à couver
selon le type d’abeilles (ouvrières, reine, faux-bourdons) qui vont se développer à l'intérieur,
nettoyer la ruche, réguler sa température et son taux d'humidité, nourrir les larves selon leurs besoins
spécifiques (nectar, miel et pollen) et collecter le nectar, le pollen, l'eau et la résine.
Nous pouvons établir une liste des étapes de la vie des abeilles et de leurs comportements
dévoués de la manière suivante :
1. La vie d’une ouvrière dure de quatre à six semaines. Une fois née, elle travaille pendant
environ trois semaines à l'intérieur de la ruche. Sa première mission est de nourrir les larves. Les
ouvrières qui se nourrissent du pollen et du miel disponibles dans le garde-manger en donnent la majeure
partie aux larves. Elles régurgitent une partie de la nourriture avalée, la mélangent avec une substance
fabriquée à partir des glandes situées dans leur tête et donnent ensuite cette mixture aux larves.
Comment une créature qui vient à peine de naître est capable de faire cela ? Pourquoi les abeilles
obéissent sans se rebeller ? L’abeille devrait sortir de son état de nymphe et continuer à vivre sans montrer
le moindre signe de dévotion. Au contraire, l’abeille remplit ses fonctions nourricières de manière
disciplinée et responsable.
2. Quand l’abeille a environ douze jours, ses glandes cirières se développent et elle commence à
réparer et à construire la structure hexagonale dans laquelle les larves se développent et dans laquelle le
miel est stocké.
3. Entre l’âge de douze et vingt jours, l'ouvrière reçoit le pollen et le nectar rapportés à la ruche par
les autres abeilles et les transforment en miel avant de le stocker. Elle nettoie également la ruche en retirant
les abeilles mortes et les autres déchets.
4. Quand elle atteint l’âge de trois semaines, elle peut collecter le nectar, le pollen, l'eau et la résine
utilisés au sein de la ruche. Ces ouvrières quittent la ruche pour partir à la recherche de fleurs et de nectar.
Trouver de la nourriture est particulièrement éreintant : après seulement deux ou trois semaines, une
abeille ouvrière meurt d'épuisement. 139 Cependant l'abeille produit bien plus de miel que celui dont elle
a besoin, un fait particulièrement difficile à expliquer. Il est impossible pour les darwinistes d’expliquer
pourquoi une créature qui n’a pas la faculté de penser et qui se bat pour sa survie, continue de travailler
sans relâche et sans jamais abandonner.
Il s'agit là encore d'un signe d’Allah. Comme nous l’avons évoqué précédemment, Allah révèle
dans la sourate an-Nahl qu’Il ordonne à l'abeille de fabriquer du miel. C’est pourquoi les abeilles font
preuve d'une telle dévotion : elles obéissent aux ordres de notre Seigneur. Ce dont l’homme a besoin est
révélé dans la suite de ce verset :

… Il s'agit certainement d’un signe pour les gens qui réfléchissent. (Sourate an-Nahl, 69)

5. Avant que les abeilles ouvrières ne partent à la recherche de nourriture, elles doivent remplir une
mission importante : surveiller la ruche.
Dans chaque ruche il existe des abeilles qui gardent l’entrée. Leur mission est de combattre les
envahisseurs qui tentent de pénétrer dans la ruche. Chaque créature qui n’a pas l’odeur d’un résident de la
ruche est considérée comme un ennemi pour la ruche, les larves et les abeilles.
Si un étranger s’approche de l’entrée de la ruche, la gardienne répond sans merci et pique
l’envahisseur. Son venin contient une odeur qui se répand rapidement et qui alerte les autres abeilles. Elles
accourent alors à l'entrée de la ruche, prêtes à se battre.
Quand une abeille pique son ennemi, elle lui injecte autant de venin que possible, afin de libérer le
maximum d'odeur. Plus l’odeur est forte, plus les abeilles seront nombreuses à lui venir en aide. 140
Bien entendu, défendre la ruche est suicidaire. Le dard de l’abeille est recouvert de pics qui ne
peuvent pas être retirés après avoir pénétré le corps de l'ennemi. Quand l’abeille tente de s’enfuir après
avoir piqué son ennemi, la partie inférieure de son abdomen se détache. Mais la partie qui se détache
contient à la fois la glande qui produit le poison et les nerfs qui contrôlent cette glande. Même si l’abeille
meurt de ses propres blessures, la glande laissée à l'intérieur de l'ennemi continue de verser du poison dans
la blessure de la victime.141 Le reste de la colonie profite ainsi de ce sacrifice.
Comment peut-on expliquer qu’une créature travaille sans relâche pour les autres depuis sa
naissance, prenne soin des autres et soit prête à risquer sa vie pour eux ? Toutes les abeilles et les fourmis
font cela depuis des millions d'années, partout sur terre. Ces créatures, durant leur courte vie de
dévouement, agissent en fonction du vouloir d’Allah, leur Créateur.

[Hud a dit], "J’ai mis ma confiance en Allah, mon Seigneur et ton Seigneur. Il n'existe aucune
créature dont Il n'ait pas le contrôle. Mon Seigneur m’indique le chemin à suivre." (Sourate Hud,
56)
CONCLUSION

Les animaux évoqués à travers ce livre partagent des comportements de dévouement,


d’altruisme, de compassion et de bienveillance. Chacune de ces espèces est protectrice, prévenante,
bienveillante envers ses petits, ses semblables et d’autres animaux. Elles prennent des précautions
calculées pour leur sécurité en utilisant des solutions intelligentes, s’entraident afin de trouver de la
nourriture et travaillent comme des ouvriers pour produire des structures architecturales
exceptionnelles.
Cependant, nous devons insister sur le fait qu'une fois encore, les créatures évoquées
précédemment - coléoptères, oiseaux, grenouilles - ont une structure neuronale extrêmement simple.
Serait-il rationnel alors de s'attendre à ce que ces mêmes créatures fassent preuve d'intelligence et de
savoir-faire pour se comporter comme elles le font ?
Un coléoptère ou un oiseau connaît-il la compassion, la bienveillance et le dévouement ?
Un animal peut-il posséder des hautes valeurs morales ?
Comment expliquer qu’un pingouin développe des liens si étroits avec ses semblables qu’il est
prêt à risquer sa vie pour eux ?
Pourquoi les antilopes et les zèbres se jettent dans la gueule de leurs prédateurs ?
Chacune de ces questions soulève une controverse embarrassante pour la théorie de
l'évolution qui soutient que la vie est apparue par hasard à partir de matière inerte. Les darwinistes
affirment que les animaux agissent instinctivement et que ces instincts sont programmés dans leurs
gènes. Mais en réalité, cela ne fait qu’ajouter encore plus de complexité au dilemme. Cela nous
pousse à poser la question suivante : Qui a programmé ces gènes responsables de ces instincts de
dévouement, de compassion et cette expertise en construction de nids ? Comment un tel programme
a pris forme soudainement dans les gènes qui sont composés d’éléments inertes comme le carbone et
le phosphate ?
Pour tenter d’y répondre et de duper les gens qui ne réfléchissent pas assez à ce problème, ils
prétendent que c’est soi-disant mère nature qui a doté les animaux de ces gènes comportementaux.
On peut régulièrement lire des affirmations telles que "la nature a donné aux animaux l'instinct de
prendre soin de leurs petits" ou bien "la nature a donné aux oiseaux leur capacité à construire des
nids." Mais peuvent-ils vraiment avoir un tel pouvoir ? Ce que nous appelons nature est la somme de
toutes les choses créées telles que les arbres, les pierres, les rivières, les montagnes, l'eau, la terre. La
question est de savoir lequel de ces éléments détient le pouvoir, la capacité, la connaissance et
l'intelligence de conférer de telles facultés aux animaux ?
Les gens qui attribuent de tels pouvoirs de création à la nature imputent à celle-ci des pouvoirs
divins. Mais la nature elle-même est constituée de l'ensemble de ces êtres créés. Le Coran discrédite
ceux qui attribuent une divinité à des êtres impuissants :

Mais ils ont adopté en dehors de Lui des divinités qui, étant elles-mêmes créées, ne
créent rien, et qui ne possèdent la faculté de faire ni le mal ni le bien pour elles-mêmes, et qui
ne sont maîtresses ni de la mort, ni de la vie, ni de la résurrection. (Sourate al-Furqane, 3)
D’un point de vue rationnel et logique il est impossible que des êtres dénués d’intelligence et
de raison puissent donner à d'autres êtres des qualités telles que la conscience, l'intelligence, la
connaissance, le discernement ou toute autre faculté mentale.
La vérité est claire et évidente aux yeux de tous : Allah est avant tout bienveillant et
miséricordieux, Il est le Créateur et le Pourvoyeur de toute créature vivante, et c’est Lui Qui fait des
animaux des être dévoués, compatissants et bienveillants.
Les exemples d’altruisme, de compassion et de bienveillance évoqués dans ce livre sont les
signes de la compassion et de la miséricorde infinies de notre Allah, Celui Qui nous a créés ainsi que
toute chose sur terre. Ce ne sont pas les parents qui décident de protéger, nourrir et surveiller un
oisillon ou une jeune gazelle. Allah ordonne à ces animaux de protéger et de nourrir leurs petits, ce
qui explique pourquoi ils sont si dévoués envers eux, travaillant jour et nuit, au prix de leur propre
vie parfois. La compassion et la bienveillance de notre Seigneur ne s’adressent pas seulement à ces
êtres, mais à tout ce qui existe dans l’univers, y compris nous, les êtres humains. Pour cette raison,
les gens intelligents qui réfléchissent et voient la vérité se souviennent d’Allah de la manière
suivante :

Mon Allah veille sur tout. (Sourate Hud, 57)

Ce qui est dit : "Seigneur, pardonne et accorde-nous ta miséricorde ! Tu es le plus


Miséricordieux d’entre tous." (Sourate al-Muminune, 118)

Ils disent "Gloire à Toi !


Nous ne possédons que le savoir que Tu nous
a enseigné. Tu es le Tout-Puissant."
(Sourate al-Baqarah, 32)
NOTES

1 Julian Huxley, Man in the Modern World, Etat-Unis, The New American Library, Octobre, 1952,
p. 173
2 John Sparks, The Discovery of Animal Behaviour, Boston, Little Brown and Company, 1982, pp.
114-117
3 Hoimar von Ditfurth, Dinozorların Sessiz Gecesi 1, Traduction turque de la version originale
allemande Im Amfang War Der Wasserstoff, Istanbul, Alan Publishing, Novembre, 1996, pp. 12-19
4 Gordon Rattray Taylor, The Great Evolution Mystery, Londres, Martin Secker & Warburg Ltd,
1983, p. 222
5 Ditfurth, Dinozorların Sessiz Gecesi 1, pp. 12-19
6 Charles Darwin, The Origin of Species, New York, The Modern Library, p. 184
7 Francis Darwin, The Life and Letters of Charles Darwin, New York, D. Appleton and Co., 1896,
Letter of C. Darwin to J. D. Hooker, Down, 1 mars 1854
8 Charles Darwin, L'origine des espèces, GF Flammarion, 1992, Paris p. 297
9 Cemal Yildirim, Evrim Kurami ve Bagnazlik, Ankara, Bilgi Publishing House, Janvier 1998), p.
185
10 Taylor, The Great Evolution Mystery, p. 221
11 Charles Darwin, L'origine des espèces, GF Flammarion, 1992, Paris p. 263
12 Charles Darwin, L'origine des espèces, GF Flammarion, 1992, Paris p. 290
13 Cemal Yildirim, Evrim Kurami ve Bagnazlik, p. 34
14 Charles Darwin, The Origin of Species, p. 124
15 Ibid., p. 124
16 Cemal Yildirim, Evrim Kurami ve Bagnazlik, p. 49
17 Peter Kropotkin, Mutual Aid : A Factor of Evolution, Chapitre I
(http://www.spunk.org/library/writers/kropotki/sp001503/index.html)
18 Bilim ve Teknik, no. 190, Septembre 1983, p. 4
19 Kropotkin, Mutual Aid : A Factor of Evolution, Chapitre II
20 John Maynard Smith, "The Evolution of Behavior", Scientific American, Septembre 1978, vol.
239, no. 3, p. 176
21 Taylor, The Great Evolution Mystery, p. 223
22 Ibid., p.223.
23 Janet L. Hopson and Norman K. Wessells, Essentials of Biology, Etats-Unis, McGraw-Hill
Publishing Company, 1990, p. 838
24 John Maynard Smith, "The Evolution of Behavior", Scientific American, Septembre, 1978, vol.
239, no. 3, p. 184
25 Russell Freedman, How Animals Defend Their Young, New York, E. P. Dutton, 1978), p. 4
26 Ibid., p. 4
27 Peter J. B. Slater, The Encyclopedia of Animal Behavior, New York, Facts on File Publications,
1987, p. 87
28 Glenn Oeland, "Emperors of the Ice", National Geographic, vol. 189, no. 3, Mars 1996, p. 64
29 Giovanni G. Bellani, Quand l'oiseau fait son nid, Arthaud, 1996, p. 85
30 Freedman, How Animals Defend Their Young, pp. 13-14
31 Bellani, Quand l'oiseau fait son nid, p. 90
32 Ibid., 89
33 David Attenborough, The Life of Birds, New Jersey, Princeton University Press, 1998, pp. 233-
234
34 Freedman, How Animals Defend Their Young, p. 47
35 Attenborough, The Life of Birds, p. 234
36 Slater, The Encyclopedia of Animal Behavior, p. 42 ; et Attenborough, Life of Birds, pp. 234-235
37 "Kalahari Gems", www.safricavoyage.com/kalahari.htm
38 Freedman, How Animals Defend Their Young, p. 13
39 Attenborough, Life of Birds, p. 225
40 Freedman, How Animals Defend Their Young, p. 14
41 Ibid., p. 14
42 Ibid., p. 47
43 Attenborough, Life of Birds, pp. 149-151
44 The Marvels of Animal Behavior, National Geopraphic Society, 1972, p. 301 ; et Attenborough,
Life of Birds, p. 228
45 Curt Kosswig, Genel Zooloji, Istanbul, 1945, pp. 145-148
46 Thor Larsen, "Polar Bear : Lonely Nomad of the North", National Geographic, avril 1971, p. 587
47 International Wildlife, Novembre-Décembre 1994, p. 15
48 Freedman, How Animals Defend Their Young, p. 15
49 Ibid., p. 16
50 Ibid., p. 17
51 Ibid., p. 6
52 Tony Seddon, Animal Parenting, New York : Facts on File Publications, 1989, p. 27
53 Freedman, How Animals Defend Their Young, p. 19
54 David Attenborough, Life on Earth, Glasgow : William Collins Sons & Co. Ltd, 1979), p. 147
55 Seddon, Animal Parenting, p. 31
56 Attenborough, Life on Earth, p. 145
57 Ibid., p. 146
58 Seddon, Animal Parenting, p. 19
59 Bellani, Quand l'oiseau fait son nid, p. 59
60 Attenborough, The Life of Birds, p. 241
61 Roger B. Hirschland, How Animals Care for Their Babies, Washington D. C. : National
Geographic Society, 1987, p. 6
62 "When This Water Bird Is Hungry, It Simply Summons Food to the Surface", National Wildlife,
Octobre-Novembre, 1998
63 Bellani, Quand l'oiseau fait son nid, p. 23
64 Ibid., p. 20
65 Ibid., pp. 104-105
66 Attenborough, Life of Birds, pp. 288-292
67 Amanda Vincent, "The Improbable Seahorse", National Geographic, Octobre 1994, pp. 126-140
68 Encyclopedia of the Animal Kingdom, C. B. P. C. Publishing Ltd., Londres, Phoebus Publishing
Company, 1976, p. 92
69 Ibid., p. 33
70 Ibid., p. 37
71 Jacques Cousteau, The Ocean World of Jacques Cousteau, Quest for Food (New York: World
Publishing, 1973, p. 32
72 Ibid., p. 35
73 "A colorful Jewel from Southern Mexico, 'Cichlasoma' salvini,"
www.cichlidae.com/articles/a109.html
74 Seddon, Animal Parenting, p. 26
75 Ibid., p. 26
76 "Ostrich," San Diego Zoo, www.sandiegozoo.org/animalbytes/t-ostrich.html
77 Encyclopedia of the Animal Kingdom, pp. 246-247
78 Douglas W. Tallamy, "Child Care among the Insects", Scientific American, Janvier 1999, vol.
280, no. 1, p. 55
79 Ibid., pp. 53-54
80 Freedman, How Animals Defend Their Young, pp. 43-45
81 Slater, The Encyclopedia of Animal Behavior, p. 88
82 Freedman, How Animals Defend Their Young, p. 1
83 Ibid., p. 56-58
84 Ibid., p. 36
85 Ibid., pp. 47-48
86 Ibid., p. 5049
87 Attenborough, Life of Birds, p. 2598
88 Freedman, How Animals Defend Their Young, p. 501
89 Ibid., p. 53
90 Ibid., p. 52
91 Douglas W. Tallamy, "Child Care among the Insects", Scientific American, January 1999, vol.
280, no. 1, p. 52
92 Ibid., pp. 52-53
93 Ibid., p. 53
94 Ibid., p. 52
95 Ibid., pp. 51-52
96 Attenborough, Life of Birds, p. 270
97 Slater, The Encyclopedia of Animal Behavior, p. 86
98 Bellani, Quand l'oiseau fait son nid, p. 22
99 Bilim ve Teknik, Avril 1998, no. 365, p. 12 ; et Science et Vie, no. 967, Avril 1998
100 Attenborough, Life of Birds, p. 256
101 Bellani, Quand l'oiseau fait son nid, p. 100
102 Ibid., pp. 123-124
103 Attenborough, Life of Birds, p. 262
104 Ibid., p. 263
105 Bellani, Quand l'oiseau fait son nid, p. 95
106 Seddon, Animal Parenting, p. 32
107 Attenborough, Life of Birds, p. 279
108 Tallamy, Scientific American, Janvier 1999, p. 53
109 Seddon, Animal Parenting, p. 34
110 Freedman, How Animals Defend Their Young, pp. 36-42
111 Kropotkin, Mutual Aid : A Factor of Evolution, Chapitre 1
112 Kenneth Walker, Meaning and Purpose, Londres, Jonathan Cape Ltd., 1944, pp. 45-46
113 Seddon, Animal Parenting, p. 42
114 Slater, Encyclopedia of Animal Behavior, p. 114
115 Edward O. Wilson, Sociobiology : The New Synthesis, Angleterre, The Belknap Press of
Harvard University, 1975, p. 123
116 Attenborough, Life on Earth, pp. 254-255
117 Wilson, Sociobiology : The New Synthesis, p. 123
118 Freedman, How Animals Defend Their Young, p. 69
119 Ibid., pp. 66-67
120 Attenborough, Life on Earth, p. 265
121 Freedman, How Animals Defend Their Young, pp. 66-67
122 Ibid., p. 77
123 Encyclopedia of the Animal Kingdom, p. 105
124 Freedman, How Animals Defend Their Young, p. 75.
125 Attenborough, Life of Birds, p. 143
126 Bilim ve Teknik, Septembre, 1992, p. 58
127 Encyclopedia of the Animal Kingdom, p. 29
128 Ibid., p. 80
129 Freedman, How Animals Defend Their Young, p. 69
130 Ibid., p. 72
131 Sparks, The Discovery of Animal Behaviour, p. 264
132 Kropotkin, Mutual Aid : A Factor of Evolution, Chapitre 1
133 Ibid., Chapitre 1
134 Bert Hölldobler – Edward O. Wilson, Journey to the Ants, Harvard University Press, 1994, pp.
330-331
135 National Geographic, Juillet 1995, vol. 188, no. 1, p. 110
136 National Geographic, Juin 1984, p. 803
137 Bert Hölldobler – Edward O. Wilson, Journey to the Ants, Harvard University Press, 1994, p. 67
138 Freedman, How Animals Defend Their Young, p. 42
139 Encyclopedia of the Animal Kingdom, pp. 97-98
140 Freedman, How Animals Defend Their Young, pp. 21-22
141 Ibid., p. 63
Unité… Coopération… Sacrifice… Dévouement…
Ces qualités sont généralement considérées comme exemplaires dans toutes les sociétés.
Chaque être humain espère vivre au sein d'un groupe de personnes dotées de ces vertus.
Ce livre traite ces exemples de moralité.
Néanmoins les principaux intéressés évoqués dans ce
livre ne sont pas les êtres humains…
Mais, est-ce qu’un coléoptère ou un oiseau connaît vraiment la compassion,
la pitié et le dévouement ?
Un animal a-t-il de hautes valeurs morales ?
Comment expliquer qu’un pingouin qui développe des liens très étroits avec ses
semblables et ses petits est prêt à risquer sa vie pour eux ?
Pourquoi les antilopes et les zèbres se positionnent toujours entre
leurs petits et leurs prédateurs ?
Chacune de ces questions soulève une controverse embarrassante pour la théorie
évolutionniste selon laquelle la vie est apparue sur terre par hasard
à partir de matière inerte.
En réalité, la vérité est évidente aux yeux de tous : les exemples d’altruisme, de
compassion et de bienveillance évoqués dans ce livre sont les signes de la compassion et
de la miséricorde infinies d'Allah, Celui Qui nous a créés ainsi que toute chose sur terre.
Allah est bienveillant et miséricordieux, Il est le Créateur et le Nourricier de toute
créature vivante, et c’est Lui Qui a créé les animaux comme des êtres dévoués,
compatissants et bienveillants.

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