Vous êtes sur la page 1sur 31

P.

Yazdani
Les étirements
Quelques notions :
Les étirements permettent d’augmenter l’extensibilité d’un muscle et d’augmenter la mobilité articulaire en
plaçant la capsule en position extrême (fin de course élastique résisté)
2 types d’étirements :
- Passif et actif
Il ne faut pas oublier les notions d’effet creep (durée) et hysterisis (répétition) → 3 à 5 séries de 30’’ à 60’’
Le patient est dans une position relâchée, il faut toujours demander à quel endroit le patient ressent
l’étirement.
Lorsqu’on fait un étirement, il y a deux techniques à effectuer :
- Le contracter / relâcher = une contraction de l’agoniste (donc le muscle étiré), auquel on y oppose
une résistance (demander au patient de contracter son muscle sans intention d’aller loin) puis on
essaye de gagner un peu d’étirement en plus, puis à nouveau 2-3x
- Le Sherrington = une contraction de l’antagoniste (du muscle étiré), ensuite si le patient a gagné un
peu de degré, on vient verrouiller sa position puis il recommence aussi 2-3x

1. Evaluation de l’extensibilité musculaire


1 Test de Thomas = Extensibilité des fléchisseurs de hanche :

- Position du patient :
Il se met en bout de table, prend sa cuisse et se « laisse tomber » en arrière sur la table. Ensuite il
laisse pendre son autre jambe.

- Test :
Il faut regarder la jambe pendante, et elle doit être dans l’axe de la table (le plan) afin de pouvoir
dire que le résultat du test est ok. S’il est plus haut, il est hypoextensible, s’il est plus bas, il est
hyperextensible. (Genou à 80° de F)

On peut aussi tester l’extensibilité du droit fémoral dans cette position en appuyant sur la jambe qui
tombe afin d’effectuer une flexion de genou

2 Extensibilité des ischio-jambiers :

- Position du patient :
DD

- Test :
On soulève une jambe, sans décollement du plan de la table du MI controlatéral.
Variante : Hanche à 90° de F et on lève le genou
P. Yazdani
Extensibilité du TFL :
- Position du patient :
DL

- Test :
Thérapeute fixe le bassin (crêtes iliaques alignées), et laisse tomber la jambe supra latérale. La
jambe doit être dans le plan de la table, sinon hypoextensible ou hyperextensible si la jambe est
plus haute ou plus basse que le plan de la table.

2. Les étirements.

Grand fessier :
Patient en DD, ne pas oublier de demander quand il sent la sensation d’étirement (pour l’évaluation) et à
quel endroit

Petit fessier et TFL :


Comme le test d’évaluation en bloquant le bassin
On fixe le bassin (crêtes iliaques alignées) et on prend la jambe tombante et on l’amène en extension et en
adduction (fonctions contraires du TFL)
P. Yazdani
Ischio-jambiers :
Comme le test d’évaluation

Ilio-psoas :
Comme sur l’image ou soit comme pour le test de Thomas
P. Yazdani
Droit fémoral :
Comme sur les images, ou comme le test de Thomas lorsqu’on appuie sur la jambe pour effectuer une
flexion du genou

Pour l’étirement actif :

Il faut faire attention à aligner les 2


genoux ainsi que mettre le bassin
en rétroversion (dos rond) et
ramener le genou

Les adducteurs :
Comme sur l’image cependant, on peut préférentiellement placer une main sur le hémi-bassin controlatéral

Pieds parallèles
P. Yazdani
Piriforme :
Faire attention car au-delà de 70° de F de hanche, le piriforme devient rotateur médial (afin de l’étirer on
doit donc faire la RL)
Faire aussi attention à ce que le patient ressent la sensation d’étirement dans la fesse et non pas dans le
pli de l’aine (ce qui voudrait dire que la capsule est en tension)

Triceps sural :
Sur l’image c’est pour le soléaire puisque le genou est plié. Donc pour les gastrocnémiens, il faut aussi
étirer en appuyant sur la flexion dorsale mais avec le genou tendu donc le patient en DD.

Pieds parallèles

Talon en arrière avec contact au


sol, soit genou fléchi (soléaire)
ou tendu (gastrocnémiens)
P. Yazdani

Pied en éversion (car fonction


contraire du TP lol)
P. Yazdani
Les mobilisations actives et passives
Règles à savoir :
- Règles concaves convexes :
o Lors d’un mouvement de la surface concave par rapport à la surface convexe → glissement
dans le sens du mouvement angulaire
o Lors d’un mouvement de la surface convexe par rapport à la surface concave → glissement
dans le sens inverse du mouvement angulaire

- Faire attention aux compensations


- Pour les mouvements accessoires : c’est qualitatif et il faut toujours comparer entre les deux côtés

La hanche

Mouvements articulaires
Flexion active :
Compensation : dos s’arrondit (lordose disparaît) et rétroversion du bassin
Arrêt élastique résistée : capsule articulaire
Genou tendu : insuffisance fonctionnelle passive (IFP) des IJ / IFA du droit fémoral

Flexion passive :
Position du patient : DV
Prise : jambe en berceau, main sous le creux poplité
Contre prise : un pouce sur l’EIAS, pour sentir quand elle bouge, les autres doigts sur la crête iliaque pour
sentir quand elle bouge, les autres doigts sur la crête iliaque

Comme pour la flexion active, le genou tendu induit une insuffisance fonctionnelle passive des IJ. L’arrêt
pour le genou fléchi est le contact des tissus mous et la mise en tension des structures capsulo-
ligamentaires postérieures.
Compensation : pareil que l’actif
P. Yazdani
Extension active :
Compensation : antéversion du bassin + accentuation de la lordose lombaire
Arrête élastique résistée : capsule + ligaments
Genou fléchi : IFP du droit fémoral / IFA des IJ
(Infos : Déficit d’extension de hanche → flexum → boiterie en salutation)

Extension passive
Position du Patient : DV
Prise : en berceau au-dessus de la patella
Contre-prise : sur le sacrum, pousse vers le bas lors de l’extension.
Compensations pareilles que l’actif
Attention sur l’image, le genou est trop tendu, ISP du droit fémoral

Abduction active
Compensation : élévation homolatérale de l’hémi bassin (abaissement pour l’adduction)

Abduction passive :
Position du patient : DD
Prise :En berceau au niveau du creux poplité (bien garder le MI dans l’axe de la table donc pas de flexion)
Contre-prise : L’autre main sur la crête iliaque pour sentir quand l’hémi-bassin part en élévation

Compensations : pareils + RL (car mise en tension des ADD provoque une RL)
P. Yazdani
Adduction active :
Compensation : abaissement hémi-bassin homolatérale

Adduction passive :
Position du patient : DD
Prise : en berceau au niveau du creux poplité
Contre-prise : l’autre main sur la crête iliaque pour sentir quand l’hémi-bassin par en abaissement.

Compensations : pareils + RM

Rotation médiale active

Comme sur l’image ou comme sur la passive sauf que le patient la fait lui-même

Rotation médiale passive :


Position du Patient : DV
Prise : en berceau sous le genou
Contre-prise : un pour sur l’EIAS pour sentir quand elle part, les doigts sur la crête iliaque

Pour la variante, bien caler un


linge ou autre sous le genou
pour mettre le fémur droit

Compensation : antépulsion hémi-bassin homolat.


P. Yazdani
Rotation latérale active :
Comme sur l’image ou comme la variante en passif sauf que le patient l’effectue lui-même

Rotation latérale passive :


Position du patient : DD
Prise : en berceau sous la jambe (faire attention à bien garder le fémur droit)
Contre-prise : un pouce sur l’EIAS pour sentir quand elle part

Compensations : rétropulsion hémi-bassin homolatérale


P. Yazdani
Mouvements accessoires
Traction dans l’axe du fémur :
Position du patient : DV
Prise : les 2 mains au-dessus des malléoles
Test : Il faut tracter la jambe dans son axe et avec le poids de son corps

Traction dans l’axe du col fémoral :


Position du patient : DV, hanche à 90° de flexion
Prise : Les 2 mains au niveau proximal et à l’intérieur de la cuisse. Le sternum du physio fait
contre-appui au niveau du sommet de la cuisse du patient
P. Yazdani
Le genou

Quelques notions :
La flexion est associée à un glissement postérieur et une RM
L’extension est associée à un glissement antérieur et une RL

Flexion active :
La mobilisation est pareille que pour la goniométrie, il n’est pas obligé de lever
le pied comme sur l’image. Avec une flexion de hanche sinon on place le droit
fémoral en IFP

Flexion passive :
Pareil que la flexion active sauf qu’on appuie nous-même, on peut toujours laisser le pied sur la
table.
L’arrêt est le contact entre les deux tissus mous

Extension active :
Patient en DV et effectue une extension de genou (comme pour la goniométrie)
Arrêt élastique résisté : coques condyliennes + ligaments plan postérieur

Extension passive :
Position du patient : DV
Prise au-dessus du genou et l’autre au-dessous de la cheville.
Variante : mettre un coussin sous le pied et appuyer au-dessus du genou comme pour la
goniométrie
P. Yazdani
Rotation médiale et latérale active :
Comme pour la passive, il peut être soit assis, soit couché

Rotation médiale et latérale passive :


Position du patient : soit assis en bout de table, soit en DV (pour la hanche)
Prise : comme sur l’image avec les 2 mains aux niveaux de la tubérosité tibiale, sinon une main
sur la TA et l’autre sur la malléole médiale

Pour la variante, permet de mettre la


hanche, les 2 mains appuyant sur les
malléoles.

Mouvements accessoires

Glissement postérieur :
Plusieurs façons :
- Soit on met le genou à 30°, le physio place son genou sous le fémur du patient et avec
l’autre main il appuie sur la tubérosité tibiale. Attention à bien placer l’avant-bras
perpendiculaire à la jambe et appuie avec l’arcade pouce-index
- Comme sur l’image
P. Yazdani
Glissement antérieur :
Plusieurs façons :
- Caler le pied contre nous, genou à 30°, et on appuie le fémur vers le bas (glissement
postérieur du fémur) et avec l’autre main on fixe le tibia depuis la partie postérieur pour le
faire glisser en avant comparé au fémur qui descend
- Comme sur l’image

Glissement de la patella
4 glissements : caudal, crânial et médial, latéral
En extension ils ont plus d’amplitude, ils peuvent être faire en flexion aussi mais très très peu de
mouvement

Signe du glaçon :
Test ayant pour but de rechercher un épanchement infra-patellaire. Lorsqu’on appuie est-ce que
la patella agit comme un glaçon dans de l’eau (Il faut au préalable, ramener la patella avec la
peau au centre). Comparez les deux côtés
P. Yazdani
Glissement postérieur et antérieur de la tibio-fibulaire proximal
Grande variation d’orientation selon les individus pour cette articulation, de ce fait rechercher la
meilleure orientation
P. Yazdani
Cheville et pied

Observation :
Mettre le patient debout, regarder la voûte plantaire (il faut qu’on puisse mettre un travers de doigt
en dessous de la voute médiale, sinon soit pied arqué soit pied plat)
Pour voir un vrai pied plat → se mettre en sur un pied, le pied n’arrive pas à corriger en creusant
l’arc plantaire. (le faux → le pied arrive à corriger en creusant l’arc plantaire)
Regarder la plante du pied pour voir les cornes → nous dit où sont les points de pression
Ensuite on regarde le talon pour voir s’il y a un valgus ou varus de cheville
Mouvements articulaires
Flexion dorsale actif :
Il se peut qu’on ait plus de flexion dorsale en actif qu’en passif, car le tendon calcanéen est dur à
étirer, avec l’inhibition réciproque d’un mouvement actif on peut le détendre donc aller plus loin
qu’un mouvement passif
Arrêt élastique : mise en tension du triceps sural
Flexion dorsale passif :
Position du patient : DD, genou plié (coussin sous le genou) pour libérer les gastrocnémiens
Prise : Fixer la talo-crurale puis avec son autre main appuyer sur la partie distale du pied en
appuyant son coude contre son corps pour avoir + de force

Flexion plantaire actif :


Arrêt : contact osseux normalement
Flexion plantaire passif :
Position du patient : DD
Libérer le talon et bien rester dans l’axe
Voir si arrêt dur ou arrêt élastique → voir s’il y a du jeu en fin de course
P. Yazdani
Valgus-varus
Mobiliser la sous-talienne :
Patient en DV, pince supra-malléolaire (pas comme sur l’image), une partie de la main devant
malléole pour bloquer le talus, et le reste de la main bloque et serre la pince tibio-fibulaire.
L’autre main empaume le calcanéus et fait des mouvements d’abd/adc + pro/sup → mouvement
verticaux + vers l’intérieur/extérieur

Inversion - Eversion
Inv : Flexion plantaire, adduction, supination
Ev : Flexion dorsale, abduction, pronation

Auto-mobilisation :
P. Yazdani
Mouvements accesoires

Glissement postérieur et flexion dorsale


Patient en DD avec le talon qui sort. Pied en légère dorsiflexion qui repose
contre le thérapeute. Une main sous la cheville (avec un linge pour pas que ce
soit mou) et l’autre main appuie vers le bas avec l’arcade (prise en C)

Glissement antérieur et flexion plantaire :


Même position mais DV, une main maintient en flexion plantaire, l’autre pousse sur le talon (prise
en C) ou bien variante : cuillère boule à glace

Traction talus :
Patient en DD, et le pied qui dépasse de la table.
Comme un glissement de hanche sauf qu’au lieu de prendre au-dessus des
malléoles on prend en dessous en fixant le talus et le calcanéus et on se
sert toujours du poids du corps pour tracter.
Comparer les deux côtés.
P. Yazdani
Goniométrie
Elle peut se faire en actif ou en passif
Elle se fait sur des repères osseux pour l’axe, le centre articulaire, la branche fixe et la branche
mobile
Il faut faire attention à ne pas se tromper de chiffre en lisant, à faire le mouvement sans la/les
compensations
La notation se fait : Hanche D, actif, F/E 120/0/10

Hanche

Mouvements : Actif : Passif :


avec le genou fléchi 120° 145°
Flexion
avec le genou tendu 90° 100°
avec le genou fléchi 10° 20°
Extension
avec le genou tendu 20° 30°
Abduction 45° 60°
Adduction 20° 30°
Rotation latérale 45° 60°
Rotation médiale 20° 30°

Flexion :
Position du patient : en DD, genou du MI à tester flechi pour supprimer la resistance des IJ, l’autre
MI en extension pour éviter la rétroversion du bassin
Prise : sur la face dorsale de la cuisse, contre prise sur la face dorsale de l’aile iliaque pour
contrôler la rétroversion du bassin et les rotations de hanche
On peut caler le pied sur la table en passif pour faire tenir la jambe en passif
En actif, bien faire aux compensations et une fois qu’il a atteint la position max, il doit tenir et on
prend les mesures. (attention à ne pas bouger)
- Centre articulaire : milieu du bord sup. du grand trochanter
- Branche fixe : bord crânial de la crête iliaque, dans l’axe du tronc (et de la table)
- Branche mobile : vers la tubérosité du condyle latérale, dans l’axe latéral du fémur
P. Yazdani
Extension :
Position du patient : DL, genou en extension supra-latérale (pour détendre le DF), la jambe infra-
latérale est plié et posé pour garder le bassin droit et pour stabiliser
Prise : Prise en berceau, main sur la face ventrale de la cuisse, contre prise sur l’ilium pour
contrôler l’antéversion du bassin. Contre-appui avec le tronc au niveau des fesses du patients
- Centre articulaire : milieu du bord sup. du grand trochanter
- Branche fixe : bord crânial de la crête iliaque, dans l’axe du tronc (et de la table)
- Branche mobile : vers la tubérosité du condyle latérale, dans l’axe latéral du fémur

Abduction :
Position du patient : DD. MI controlatéral en abduction, avec la jambe en dehors
Prise : Prise en berceau sur le tiers caudal de la cuisse, contre prise sur l’ilium homolatérale, avec
une poussée caudale (pour éviter la compensation : élévation de l’hémi-bassin). Faire attention à
toujours avoir la patella au zénith (pas de rotation de hanche).

- Centre articulaire : Sous l’EIAS (crocheter depuis le bas)


- Branche fixe : droite reliant le même point de l’autre EIAS
- Branche mobile : vers le condyle latéral
P. Yazdani
Adduction :
Position du patient : DD, MI controlatéral en flexion
Prise : Le physio se situe de l’autre côté du MI à tester, avec toujours une prise en berceau sur le
tiers caudal de la cuisse et une contre prise sur l’ilium controlatérale avec une poussée caudale
(élévation hémi-bassin)
- Centre articulaire : Sous l’EIAS (crocheter depuis le bas)
- Branche fixe : droite reliant le même point de l’autre EIAS
- Branche mobile : vers le condyle latéral

Rotation médiale et latérale


Position du patient :
- A : DD, genou du MI testé fléchi en débord de la table, linge sous la cuisse pour maintenir le
fémur droit. MI controlatéral en position de flexion hanche-genou
- B : DD, hanche fléchie à 90° (reproductibilité)

Prise :
- A. une prise sur le fémur qui va faire les rotations et une contre-prise sur l’ilium
- B. Une prise vers le genou avec l’avant-bras en contact avec la jambe qui va faire les
rotation et la contre-prise qui va fixer l’ilium (changer de côté selon la rotation)

- Centre articulaire : Milieu de la patella, dans l’axe du fémur


- Branche fixe : verticale, suivant l’axe de la jambe au départ du mouvement
- Branche mobile : axe du segment jambier, vers le milieu du talus
P. Yazdani
Genou

Elle se fait comme la mobilisation du genou

Mouvements : Actif : Passif :


avec la hanche en extension 120° 140°
Flexion
avec la hanche en flexion 140° 160°
avec la hanche en extension 0° 5°
Extension
avec la hanche en flexion 0° 0°
avec flexion de 30° 30° 40°
Rotation latérale
avec flexion de 60° 40° 45°
avec flexion de 30° 20° 25°
Rotation médiale
avec flexion de 60° 30° 35°

Flexion :
Position du patient : DD
Prise : On vient pousser contre le segment jambier en flechissant la hanche à 90, jusqu’à qu’on ait
atteint la flexion de genou maximum, on peut laisser le pied sur la table pour pouvoir prendre notre
mesure.
- Centre articulaire : Milieu du condyle latéral
- Branche fixe : sur le segment fémoral, vise le grand trochanter
- Branche mobile : sur le segment jambier, vise le milieu de la malléole latérale

Arrêt mou : rencontre du mollet et de la cuisse ou pied et fesse

Extension :
Position du patient : DD
Prise : Pour l’actif le patient fait son extension normal sur la table, mais pour le passif, on va
s’aider d’un coussin qu’on place sous le pied, puis on vient appliquer une pression vers le bas au-
dessus de la patella pour forcer l’extension de genou
- Centre articulaire : Milieu du condyle latéral
- Branche fixe : sur le segment fémoral, vise le grand trochanter
- Branche mobile : sur le segment jambier, vise le milieu de la malléole latérale
P. Yazdani
Rotation médiale et latérale :
2 possibilités : A & B
A.
Position du patient : DV, genou fléchi à 90°
Prise : Sur les malléoles (pas comme sur l’image) pour induire une rotation latérale du segment
jambier (attention aux compensations de la hanche et du pied !!)
- Centre articulaire : centre la tubérosité calcanéene
- Branche fixe : plan horizontal, axe du pied au départ et de la table
- Branche mobile : Suivre le rayon du 2e orteil.

B. (besoin d’une feuille, d’un stylo et du scotch)


Position du patient : Assis, pose son pied sur une feuille qui a été scotché au sol.
Test : On dessine le pourtour du talon sur la feuille et on fait un trait devant le 2 e orteil.
Le patient fait une flexion dorsale maximum, qu’on vient fixer avec une main, avec l’autre main on
stabilise le fémur, puis on va tourner son segment jambier en appuyant sur les malléoles (la
patient garde la flexion dorsale max) et on va reposer son pied une fois la rotation faite.
Finalement on redessine un trait devant son 2e orteil et on pourra mesurer l’angle
- Centre articulaire : centre la tubérosité calcanéenne sur la feuille
- Branche fixe : en regard du premier trait du rayon du 2e orteil
- Branche mobile : en regard du trait obtenu après la rotation du rayon du 2e orteil

Faire attention à :
- Garder le pied en flexion dorsale
- Stabiliser le fémur
- Fixer le talon
- Les compensations du pied et du fémur
P. Yazdani
Pied

La flexion plantaire et dorsale sont mesurables, contrairement aux valgus/varus de l’arrière-pied,


l’adduction/abduction de l’avant-pied, l’inversion/eversion qui sont difficilement évaluables
objectivement, on fera plutôt un comparatif des 2 côtés.

Technique de mesure :
- La position neutre de référence correspond à la position anatomique, c’est-à-dire la plante
du pied qui forme un angle de 90° avec la jambe

- Avec la technique de mesure préconisée, il existe un angle de départ de 130° pour la


mesure de l’arrière-pied, et d’environ 115° pour la mesure de l’ensemble du pied, qu’il
faudra déduire de l’angle final mesuré sur le goniomètre

La flexion dorsale peut être plus grande en active qu’en passive du à l’inhibition réciproque du
triceps sural.
P. Yazdani
Flexion dorsale
Position du patient : DD, coussin sous le genou, le pied en position de référenceau début de
notre mesure
- Centre articulaire : pointe de la malléole latérale
- Branche fixe : tête de la fibula
- Branche mobile :
o Mesure de l’arrière-pied : tubérosité de la base du 5e métatarsien
o Mesure de l’ensemble du pied : tête du 5e métatarsien

Facteurs limitants : Triceps sural (musculaire), osseux, capsulo-ligamentaire

Flexion plantaire
Position du patient : DD, pied en débord de la table, pas besoin de coussin cette fois. Pied en
position de référence
- Centre articulaire : pointe de la malléole latérale
- Branche fixe : tête de la fibula
- Branche mobile :
o Mesure de l’arrière-pied : tubérosité de la base du 5e métatarsien
o Mesure de l’ensemble du pied : tête du 5e métatarsien
P. Yazdani

À ne pas faire à l’examen

Flexion/extension Hallux
Prendre le goniomètre à doigts, le placer à 180° parallèle au métatarsien de l’hallux et sa
phalange proximal, ensuite lorsqu’on effectue la flexion ou l’extension, on mesure la valeur
obtenue.
Attention à bien être parallèle au 1er métatarsien avec notre branche fixe après la flexion
- Centre articulaire : Milieu de la tête du 1e métatarsien (face médiale)
- Branche fixe : Parallèle à la position 0, axe 1 prolongement du métatarsien
- Branche mobile : axe de la 1e phalange
P. Yazdani
Conception d’exercices
GENERALITES
Dans une prise en charge physiothérapeutique, les exercices actifs occupent une place très importante, tant
durant la séance qu’à domicile. Chaque type d’exercices remplit une fonction spécifique et sera donc choisi
en fonction de(s) l’objectif(s) de traitement défini(s).

Les exercices de mobilité ont deux objectifs : lubrifier les surfaces articulaires et maintenir voire augmenter
l’amplitude de mouvement. Les mouvements sont ciblés une ou plusieurs articulations et répétés dans
l’amplitude du mouvement ou en fin d’amplitude selon les objectifs visés.
Les exercices d’étirement sont réalisés dans le but d’améliorer l’élasticité musculaire. Pour que ces
exercices soient efficaces, il est important d’adopter un bon alignement des segments impliqués et de
respecter les modalités.
Les exercices de renforcement permettent d’améliorer la force musculaire et développer la force maximale,
l’hypertrophie, l’endurance ou la puissance musculaire selon leurs modalités. Ils peuvent être adressés à
deux types de muscles : les muscles mobilisateurs ou stabilisateurs. Le renforcement peut être effectué en
chaîne cinétique ouverte ou fermée ; sans charge (à mains libres) ou avec des poids, des bandes élastiques,
son propre poids du corps, etc.
Les exercices de proprioception (équilibre) permettent d’améliorer la perception consciente et
inconsciente de la position et du mouvement des différentes parties du corps dans l’espace. Le thérapeute
doit être particulièrement attentif à sécurité du patient dans ce type d’exercices (risque de perte d’équilibre,
chute).
Les exercices fonctionnels sont prescrits dans le but d’entraîner un mouvement de la vie quotidienne avec
lequel le patient éprouve des difficultés. Un mouvement spécifique peut ainsi être entraîné, qu’il soit
initialement réalisé au travail, à la maison ou dans l’activité sportive du patient.
Les exercices cardio-vasculaires permettent d’améliorer la capacité d’endurance cardiorespiratoires et de
tolérance à l’effort. Des activités telles que le vélo, la marche, la course, l’elliptique et la natation en sont des
exemples. Le choix du type d’exercices dépend des déficiences observées tout au long de la prise en charge
du patient.
P. Yazdani
P. Yazdani
P. Yazdani
L’adhésion thérapeutique
L’adhésion du patient à son traitement → facteur important car influence les résultats et la prise en
charge.
L’adhésion est le degré d’acceptation du patient vis-à-vis de sa thérapeutique.
Une bonne adhésion permet d’intégrer le patient dans le processus thérapeutique, de ce fait il
devient actif et ne subit pas le traitement. Il devient motivé

Il y a des barrières et des facteurs qui favorisent ou pas l’adhésion au traitement

Capacité à atteindre un
but

Pour la conception d’exercice il faut se référer à ce tableau pour donner les modalités :
P. Yazdani
En résumé, lorsqu’on donne des exercices il faut faire attention à :
- Mettre le patient en sous-vêtement pour observer les compensations
- Donner des explications dans son vocabulaires, des repères visuels et sensoriels
- Le corriger
- Annoncer les objectifs, dire les bénéfices
- Questionner sur son environnement
- Voir s’il y a des moments propices (lié à son planning par exemple)
- Faire attention au mouvement : quel mouvement, quel mode de contraction, quel chaîne,
etc…