Vous êtes sur la page 1sur 100

P.

Yazdani

Evaluation Rachis Cx, Tx, Lx


Rachis cervical

Quelques notions :
- Des dysfonctions cervicales sup peuvent provoquer des céphalées (racine de C2 → nerf
grand occipital / convergence du nerf trijumeau)

- Des dysfonctions cervicales moyennes et inférieures peuvent irradier au niveau de la région


thoraciques et/ou des ceintures scapulaires et/ou des MS

- Lors de problématique associée à la rotation (douloureuse ou diminuée), il est essentiel


d’évaluer la région cervicale sup (C1 – C2, là où il y a le plus de rotation).

- Une mauvaise posture peut provoquer des douleurs cervicales. Exemple : une translation
antérieure de la tête augmente la charge sur les structures postérieures non-contractiles, une
augmentation/diminution de la cyphose Tx peut favoriser l’apparition de problèmes cervicaux

- Les douleurs Cx proviennent souvent de structures articulaires ou musculaires. Les


problèmes d’origine discales sont moins fréquents que dans la région lombaire et proviennent
le plus souvent des segments C5 – 6 et C6 – 7 et peuvent provoquer des symptômes
radiculaires.

Remarques importantes :
Région cervicale supérieure = Occiput – C2 → Biomécanique spécifique sup
Région cervicale moyenne = C2 – C6
Biomécanique spécifique
Région cervicale inférieure = C6 – T4 moyen + inf

Amplitudes :
- Occiput – C1 : Principalement F/E
Flexion - Extension ↑ moyenne ~ 15° (variations entre 0 et 25°)
Latéroflexion ↓ ~ 0 – 4° (bicondylienne)
Rotation ↓ ~ 0 – 4 °

- C0 – C1 – C2 : Principalement de la rotation
Flexion - Extension → (2 – 18° total F – E)
Latéroflexion ↓ très faible (lig. alaire)
Rotation ↑ ~ 45° (unilatéral)

Mouvements actifs physiologiques :

1
- Cx moyen et inférieur :
Rotation et IL sont associées (Rot à gauche → IL à gauche)

- Cx supérieur :
Rotation et IL sont opposées (Rot à gauche → IL à droite)
(Dues aux ligaments alaires)
Ces 2 mécanismes s’associent :
Une rotation active globale permet de maintenir la tête dans l’axe du corps car l’IL Cx
moyen/inférieur est compensée par l’IL controlatérale Cx supérieur (et réciproquement)
De ce fait, si un patient effectue une rotation à gauche et lors de cette rotation, il incline à gauche
(homolatérale, donc le mécanisme des Cx moyen/inférieur), cela montre un problème aux Cx
supérieurs car leur mécanisme ne fonctionne pas.

2
Evaluation de la mobilité active :
L’évaluation de la mobilité débute toujours avec les mouvements actifs. Les infos qualitatives et
quantitatives du mouvement sont retenues. Si aucune douleur n’est présente lors du
mouvement actif, une surpression peut être ajoutée. Finalement, le mouvement avec correction
peut être refait.
- Qualitatif : Compensations, courbures, (cassures/méplats), fluidité du mouvement, douleur
- Quantitatif : amplitudes articulaires ou Etoile de Maigne

Etoile de Maigne :

La restriction de mobilité angulaire dans les 3 plans est indiquée par des traits :
- 1 trait : restriction de mobilité dans le dernier tiers du mouvement
- 2 traits : restriction de mobilité dans le 2e tiers du mouvement
- 3 traits : restriction de mobilité dans le 1e tiers du mouvement
- 4 traits : ankylose
La douleur à la limite physiologique du mouvement est indiquée par le symbole d’un triangle au
bout de l’axe. La taille du triangle nous indiquera l’intensité de la douleur, on peut noter l’EVA à
côté.
En plus, il est important de relever les informations qualitatives suivantes :
- Qualité du mouvement effectué (fluide, saccadé, par à-coup, compensation)
- Courbure du rachis (harmonieuse ; cassure ; rectitude)
- Reproduction des symptômes ?
- Contrôle musculaire
La démarche à suivre est :
- Mouvements actifs sans surpression :
Comme les mouvements actifs avec surpression qu’on a sur les images mais sans le
thérapeute. Important de ne pas avoir de douleur pour passer aux mvts avec surpression.

- Mouvements actifs avec surpression :


Laisser le patient faire son mouvement, ensuite on vient fixer et ajouter la surpression. Très
important de raccompagner le patient pour à la position neutre
(Une grande marge de manœuvre dans ces mouvements pourrait indiquer un manque de
force par exemple)

3
- Mouvements actifs avec correction

Petits rappels à part : Un mouvement de flexion est une divergence et l’extension est une
convergence
Donc si par exemple, lors d’une flexion la tête penche à droite, cela pourrait montrer un problème
à droite car à gauche ça diverge bien.

Mouvements actifs sans surpressions :


Les mouvements sont souvent les mêmes que ceux avec surpression qui vont suivre (avec les
images).
Il faut d’abord faire ces mouvements, ensuite s’il n’y a pas de douleur on peut ajouter la
surpression.

Mouvements avec surpression :


On peut séparer les mouvements actifs du rachis cervical en 3 parties :
- Rachis Cx global
- Rachis Cx supérieur
- Rachis Cx inférieur (avec mouvement rachis Tx sup)

Rachis Cx global :
On débute les mouvements actifs cervicaux par les mouvements globaux. Puis, suivant les
compensations et le type de problème du patient, les régions inf et/ou sup seront évaluées
spécifique.
Les contre-prises sont souvent fixes
Flexion :

Prise : Empaume la tête en prise col de cygne


Contre-prise : Avec la main sur T4 (épine scapulaire ~ T3) On stabilise aussi le
corps du patient avec notre torse.

Appliquer la surpression vers le bas et ne pas oublier de raccompagner vers le


retour de la position neutre

4
Extension :

Prise : Empaume la tête sur le front en prise col de cygne


Contre-prise : Sous la mandibule.

Appliquer une très légère surpression (juste le poids du bras)

Inclinaison :

Prise : Contre la tête, latéral


Contre-prise : sur l’épaule

Rotation :

Prise : Main sur l’oreille


Contre-prise : Main sur l’autre oreille mais l’avant-bras est contre la scapula du
patient

5
Rachis cervical supérieur :

Flexion sup :
Mouvement actif : « Petit oui » légère flexion de la tête
Prise : Main sur la tête
Contre-prise : Main sous le nez
Important de stabiliser le dos de la patiente avec sa jambe

Extension sup :

Mouvement actif : On place notre main sous le menton et on demande au patient


de glisser sur notre main le plus loin possible
Prise : Main sous l’occiput
Contre-prise : Main contre le front
Important de stabiliser le dos de la patiente avec sa jambe

6
Flexion Tx sup/ Cx inf :

Prise : Main sur la nuque en col de cygne (mais n’empaume pas la tête) / variante
avec un appui de l’arcade de la main
Contre-prise : Main sur T4
Stabiliser la patiente avec notre thorax

Extension Tx sup / Cx inf :

Prise : Main sous le nez


Contre-prise : Main sur le crâne comme sur l’image
Stabiliser la patiente avec notre jambe

Evaluation de la mobilité passive :


« Ces aspects ne seront pas traités dans le cadre de ce cours. »
Pour effectuer des mobilisations passives des cervicales il faut mettre le patient en D.D. avec la
tête en dehors de la table et toujours soutenir la tête avec son ventre.
Ensuite on peut effectuer les 4 mouvements :
- Flexion
- Extension (Prise : chevalier servant)
- Inclinaison
- Rotation : (rotation en soutenant avec l’avant-bras)

7
Rachis thoracique

Quelques notions :
- Les douleurs thoraciques sont fréquemment augmentées par l’inspiration et font penser à
une dysfonction costo-vertébrale

- Les douleurs costales peuvent être très sévères

- Lors de symptômes lombo-pelviens, cervicaux et/ou aux épaules, le rachis thoracique


devrait être évalué

- La présence du système nerveux autonome dans cette région peut provoquer des
symptômes associés tels que nausées, sensations de lourdeur dans les MI/Ms,
transpiration, etc

- Certains symptômes thoraciques peuvent être d’origine viscérale, cardiaque ou respiratoire.

Remarques importantes :
La présence des côtes et du sternum limite les mouvements des vertèbres thoraciques. Cette
région est donc souvent hypomobile → sursollicitation des régions Cx et/ou Lx. (De ce fait il faut
investiguer sur les régions Lx/Cx et les soigner aussi)
Inspiration : extension / expiration : flexion
Si la cyphose normale de la région thoracique est augmentée → hypercyphose. | En cas
d’absence de la courbure cyphotique → méplat thoracique
L’influence de la ceinture scapulaire et des MS est déterminante sur la cyphose thoracique :
1. L’abduction de la scapula et la RM des épaules favorisent la cyphose : Ceci pourra être
objectivé par :
- Un moignon de l’épaule en antépulsion
- Une augmentation du sillon delto-pecotral
- Hypoextensibilité du grand pectoral
- Augmentation de la distance entre l’épine de la scapula et le rachis
- Augmentation de la distance entre l’angle inf de la scapula et le rachis À observer
(ces 2 points sont à observer/mesurer et vont nous permettre de dire si les scapulas sont
symétriques, partent en abd/add ou en sonnette latéral ou médial)
- Un décollement et une saillie des scapula
2. L’adduction de la scapula et la RL des épaules favorisent le redressement de la Cyphose. Ceci
pourrait être objectivé par :
- Un moignon de l’épaule en rétropulsion
- Diminution de la distance entre l’épine de la scapula et le rachis
- Diminution de la distance entre l’angle inf de la scapula et le rachis

8
La statique de la région Cx peut influencer celle de la région Tx et inversement.
1. La position en antéposition de la tête favorise l’attitude en cyphose thoracique (Important : Car
ces cas sont très fréquents → Rhomboïdes à muscler, détendre les trapèzes, élévateur de la
scapula)
2. L’auto-agrandissement par rétropulsion de la tête favorise le redressement de la cyphose (ainsi
que l’antéversion du bassin !)
Finalement, une hyperlordose lombaire peut entraîner une augmentation de la cyphose thoracique
par compensation lorsque le sujet est en position debout. La position assise favorise quant à elle
une cyphose Tx par la rétroversion du bassin qui entraîne une augmentation de courbure dans le
sens de la flexion aussi bien que dans la région Lx que Tx

C’est au niveau du rachis Tx que la scoliose (apparaît pendant l’enfance, augmente à la


croissance) est la plus apparente. Celle-ci se présente le plus souvent sous la forme d’un S,
caractérisée par la présence d’une gibbosité costale d’un côté du rachis Tx sup-moyen,
compensée par une voussure Lx.
La gibbosité ou la voussure sont toujours situées du côté de la convexité de la courbure
latérale. C’est par rapport à sa convexité que la courbure est nommée et latéralisée.
Faire attention : ne pas confondre scoliose vraie et attitude scoliotique. Pour la vraie, une
gibbosité costale et/ou une voussure lombaire seront toujours apparentes lors d’une flexion
complète, pour l’attitude scoliotique, la courbure dans le plan frontal aura tendance à s’effacer →
Faire le test : demander une flexion très lente du rachis et on observe la colonne
s’enrouler.

Lien important entre la région Tx (sup et moy) et des problématiques d’épaule → un manque de
mobilité Tx / côtes peut limite la mobilité et/ou créer des douleurs d’épaule. Pareil avec la hanche
et la zone lombo-pelvienne
Donc la zone Tx doit être évalués lors de symptômes lombo-pelviens, Cx, d’épaules et
inversements.

Evaluation de la mobilité active :


Voir sous le chapitre Cervical, pareil.

Mouvements actifs sans surpressions :


Les mouvements sont souvent les mêmes que ceux avec surpression qui vont suivre (avec les
images).
Il faut d’abord faire ces mouvements, ensuite s’il n’y a pas de douleur on peut ajouter la
surpression.

9
Mouvements avec surpression :
On peut séparer les mouvements actifs du rachis Tx en 3 parties :
- Rachis Tx inf (voir mouvements actifs Lx)
- Rachis thoracique moyen
- Rachis thoracique supérieur (voir mouvements actifs Cx moyen)

Comme toujours, ne pas oublier au patient s’il a mal avant d’effectuer la surpression.
Pour les mouvements de Tx on fait asseoir le patient afin de bloquer le bassin

Rachis thoracique moyen

Flexion

Prise : Main contre les bras croisés du patient qui appuie en direction de la zone à
travailler (méplat)
Contre-prise : Bras qui prend les épaules comme sur l’image

10
Extension :

Prise : Main qui appuie sur la zone ciblée thoracique


Contre-prise : Bras qui passe sous les bras du patient (qui sont à sa nuque). Cette
contre-prise n’est pas fixe, on applique une légère élévation des bras pour
accentuer l’extension

Inclinaison :

Inf :
Prise : Main sur les côtes au niveau inf. Attention à bien mettre la main à plat
(côtes peuvent briser)
Contre-prise : Sur l’épaule controlatérale de l’inclinaison, notre bras passe sous les
bras du patient

Moy :
Prise : La main est à l’envers au niveau moyen (pas mobiliser la scapula).
Toujours garder la main à plat
Contre-prise : Pareil que l’inf

11
Rotations :

Patient à cheval sur la table (ADD MI), avec les bras croisés, le dos vers le bout
de table (nous facilite)
On se positionne au dos du patient pour pouvoir observer sa CV
Prise : Main sur le dos, et appuie, sur la scapula controlatérale (de la rotation)
pour accentuer la rotation,
Contre-prise : Notre bras passe sous le bras puis par-dessus l’autre bras pour enfin
attraper l’épaule du côté controlatéral de la rotation (Tire l’épaule du côté de la
rotation)

Pour les Tx sup, il faut les mobiliser comme pour les Cx inf.

12
Rachis lombaire

Quelques notions :
Il est important de dédramatiser l’épisode de lombalgie vécue par le patient, en lui disant que 60 à
80% des gens connaissent une lombalgie au cours de leur vie, et 90% ont une récupération
complète dans les 6 à 8 semaines.
Une rechute est fréquente dans l’année qui suit, avec des douleurs persistances et une diminution
de la capacité fonctionnelle de plus de 3 mois dans 7 à 10% des cas

Ainsi, l’évaluation physio diffère si la lombalgie vient d’apparaître (stade aigu) ou si elle est
présente depuis quelques semaines (stade subaigu à chronique)
En stade aigu, le physio recherchera l’origine mécanique de la lombalgie et l’objectif du TTT sera
de diminuer les douleurs le + rapidement possible.
En stade subaigu à chronique, le physio recherchera également des infos en lien avec
l’environnement social, psychologique et économique du patient et l’objectif du TTT sera
d’améliorer les capacités fonctionnelles

Remarques importantes :
- 5 vertèbres, 5 Div

- La vertèbre Lx s’inscrit dans courbure : lordose, qui est dépendante des autres courbures
du rachis et de la position du bassin et des hanches

- La configuration des surfaces art. et des PAP favorise les mouvements de F/E + que l’IL de
la rotation

- Il se fait un mouvement combiné de rotation (ou d’IL) d’une vertèbre, il est


systématiquement associé à celui d’IL (ou de rotation)

- La musculature du tronc et du bassin assure la mobilité et la stabilité de cette région.

Evaluation de la mobilité active :


Pareil qu’en Cx et Tx. Voir sous le chapitre des Cx.

Mouvements actifs sans surpressions :


Les mouvements sont souvent les mêmes que ceux avec surpression qui vont suivre (avec les
images).
Il faut d’abord faire ces mouvements, ensuite s’il n’y a pas de douleur on peut ajouter la
surpression.

13
Mouvements actifs avec surpressions :
Ne pas oublier de s’assurer que le patient n’a pas de douleur avant, puis ne pas oublier de
raccompagner le patient à la position neutre

Flexion :

Mouvement actif : bien enrouler la CV : enrouler depuis la tête, épaules, etc


Surpression : Positionner le patient à sa fin de flexion (épaule ~ au niveau du bassin)
Ensuite on rapproche nos 2 avant-bras

Extension :

Surpression : On place la main à l’endroit ciblé, le patient s’appuie sur nous, et avec le bras qui
empoigne le thorax, amène le corps vers nous. | Variante : pour les petits : prendre les épaules et
tirer vers le bas. On doit pouvoir observer la CV

14
Inclinaison :

Le patient s’appuie sur nous, et on appuie avec la main pour accentuer l’IL. Contre-prise sur
l’épaule

Rotation :

15
Autres tests de mobilité active

16
Pour des tests d’IL il faut mesurer la distance doigt – sol lors d’une IL.
Pour un test de rotation on mesure la distance entre : l’angle postérieur de l’acromion à
l’EIPS controlatérale

17
Testing :

Evaluation de la force musculaire lombaire et thoracique

Comme le testing habituel, avec un test de l’amplitude passive au début.


Pour les côtes 4,5 il n’y a pas de résistance mais on va modifier la position du bras pour rendre le
mouvement plus difficile.
Les cotes 2,1 se font quand même contre la gravité.

Pour l’extension, ne pas oublier de stabiliser les jambes. Le soulèvement du tronc se fait jusqu’à
que l’ombilic soit dégagé. (Pour les lombaires)
Pour la flexion, il faut que les angles inférieurs des scapulas soient dégagés.

Evaluation passive :
Patient en DV, on fixe le bassin et avec l’autre bras on soulève les épaules (prise antérieure)

Extension du tronc :

18
On fait une différenciation pour la cote 4 et 5 pour les thoraciques :

19
Carré des lombes – Elévation du bassin :

20
Flexion du tronc :

21
Rotation du tronc :

22
Tests d’endurances

Test de Shirado

L’angle inf. des scapula doit bien être dégagée


→ il faut donc contrôler et corriger le patient s’il
commence à perdre le décollement de l’angle
inf.

Pas d’encouragement / demander les raisons de


son arrêt (douleur, endurance)

23
Test de Sorensen

24
Evaluation de la force musculaire cervical :

Il est important pour l’extension, d’avoir une main sécurisante.


Il faut appliquer une résistance pas très grande, car ce ne sont pas des muscles très puissants.
On différencie l’extension de la tête de celle du cou/cervicales :
- Extension de la tête : Un mouvement du menton (« Ramenez votre menton au sommet »)
- Extension du cou : Un mouvement des cervicales (« Déportez votre nuque vers l’arrière »)

Une évaluation en passif se fait avant aussi.

Extension de la tête :

La résistance s’applique en
diagonal : vers le bas et
l’avant

25
Extension cervicale :

La résistance s’applique
verticalement (vers le bas)

« enfoncez votre nuque


dans la table »

26
Flexion tête et cou :

Test d’endurance spécifiques aux fléchisseurs du cou

27
Prise en charge des hypoextensibilités musculaires

Rappel : Un étirement ne doit pas être douloureux !


Pour l’évaluation de tous les muscles, on les met en position d’étirement (comme sur
l’image et l’explication) et on demande à quel moment le patient ressent l’étirement et on
compare à l’autre côté
Rachis lombaire

IJ :

Rappel : Différence entre test et étirement : Lors du test on


s’arrête à la compensation et on mesure, lors de l’étirement on
corrige la compensation.

Position du patient : DD

Thérapeute : Stabilise le bassin en appuyant la cuisse avec le


genou. Ensuite on effectue une flexion de hanche avec le genou
tendu.

Si le patient ressent l’étirement au niveau du triceps sural. Il


faut effectuer la variante, positionner la hanche à 90° de
flexion, et ensuite effectuer l’extension de genou

Ilio-psoas :

Position du patient : DD, en bout de table, avec la jambe qui pend

Thérapeute : On s’appuie sur la jambe pendante, en vérifiant la position de


la jambe.

On peut aussi fixer le pied de la jambe fléchi contre notre épaule

28
Piriforme :

On peut l’étirer dans une fonction RL lorsqu’il est fléchit comme sur la
photo.

Ou sinon dans sa composante d’abduction, donc on va effectuer une


adduction : Patient en DD, genou fléchi, on s’appuie sur le genou pour
effectuer une adduction.

Quadriceps :
Position du patient : DV, comme sur l’image

Thérapeute : Comme sur l’image, on appuie le pied vers la


fesse en évitant l’abd. Avec l’autre main on appuie sur le
sacrum vers le bas

si très extensible, on peut encore aller plus loin : On se met du


côté controlatéral et on va saisir le genou du DF tendu (éviter
la compensation d’abd et on va soulever la jambe tout en
appuyant sur le sacrum

Ces 4 muscles sont importants pour les lombaires de part leur insertions. S’ils sont hypertendus ils
vont modifier le travail des lombaires.

29
Paravertébraux lombaires :

Position du patient : DD, les 2 MI fléchi « en boule » (Si grosse


poitrine, ou gros ventre, écartez les MI)

Thérapeute :

Une main sur le sacrum qui le tire vers le haut.

L’autre ramène les genoux vers son thorax pour accentuer la


flexion.

Carré des lombes


Important de mettre un coussin sous l’abdomen pour positionner le patient en IL
3 faisceaux :
- Faisceau ilio-costal
- Faisceau costo-transversaire
- Faisceau ilio-transversaire

Faisceau ilio-costal :

Position du patient : DL, en IL comme sur l’image avec le bras et


la jambe supra latéral pour « ouvrir » encore plus l’arc.

Thérapeute :

Une main sur l’aile iliaque, l’amène vers caudal

L’autre sur le grill thoracique inf qui l’amène vers crânial.

On étire le bassin et le grill thoracique inf avec les mains et les


avant-bras

30
Faisceau costo-transversaire :

Position du patient : DL, en IL comme sur l’image avec le bras et


la jambe supra latéral pour « ouvrir » encore plus l’arc, ainsi que
la jambe qui tombe en arrière !

Thérapeute :

Une main sur l’aile iliaque, l’amène vers caudal et l’arrière

L’autre sur le grill thoracique inf qui l’amène vers crânial et l’avant

On étire le bassin et on pousse vers l’arrière avec l’avant-bras et


on tire le grill thoracique inférieure vers nous avec l’avant-bras

Faisceau ilio-transversaire :

Position du patient : DL, en IL comme sur l’image avec le bras et


le bras qui entoure le nôtre, et la jambe supra latérale qui pend !

Thérapeute :

Une main sur l’aile iliaque, l’amène vers caudal et l’avant

L’autre sur le grill thoracique inf qui l’amène vers crânial et


l’arrière

On étire le bassin et on pousse vers l’avant avec l’avant bras et


on tire le grille thoracique inférieure vers l’arrière avec l’avant-
bras

31
Oblique externe :

(Fonction : Uni lat : Rot contro / IL homo


Bi lat : Flexion / compression des viscères / expiration forcée)

Position du patient : DL, position d’extension

Thérapeute :

Une main sur l’aile iliaque, l’amène vers caudal et l’avant

L’autre sur le grill thoracique inf qui l’amène vers crânial et


l’arrière

Une main pour fixer le bassin et l’autre sur les côtes qui les
pousse vers l’arrière (comme pour l’ilio-transversaire)

Oblique interne :
(Fonction : Uni lat : IL homo
Bi lat : compression des viscères / expiration forcée)

Position du patient : DL, position d’extension

Thérapeute :

Une main sur l’aile iliaque, l’amène vers caudal et l’arrière

L’autre sur le grill thoracique inf qui l’amène vers crânial et l’avant

Une main pour fixer le grill thoracique inf et on pousse le bassin


vers l’arrière

32
Droit de l’abdomen
On ne l’étire pas, on laisse le patient faire un auto-étirement.
(Il fait de la flexion du thorax et du rachis lombaire)

33
Pectoraux et Dorsal

Grand pectoral :
3 faisceaux :
- Claviculaire
- Sternal
- Abdominal

Selon le faisceau qu’on va étirer on va augmenter l’abd du bras (de claviculaire à abdominal → 60
, 90 , 120° abd)
Selon le faisceau qu’on va étirer on va changer la position de notre main qui fixe sur le grill costal.
(De claviculaire à abdominal → tiers médial-moyen clavicule / thorax moyen / Thorax inf)
(Fonctions : Flexion MS / RM MS / Add MS / Abaissement moignon épaule)

Position du patient : DD, MS en ABD et RL avec le coude plié


(pour voir si le patient enlève sa RL)

Patient bien au bord de la table

Thérapeute :

Une main qui appuie sur le grill costal selon quel faisceau on étire

- Tiers médial – moyen clavicule → fsc claviculaire


- Thorax moyen → fsc costal
- Thorax inf → fsc abdominal

L’autre main saisit le bras pendant et abaisse le coude vers le sol


légèrement et éloigne le coude du tronc (vers crânial)

- Flex, add 60, RM → fsc claviculaire


- Add horizontale, RM → fsc costal
- Ext, add 120, RM → fsc abdominal

Pour le contract/relâcher le patient soulève doucement son bras


contre la résistance du thérapeute vers :

- La flex / add / RM → fsc claviculaire


- L’add horizontale / RM → fsc costal
- L’ext / add / RM → fsc abdominal

Chaque contraction est maintenue 4 secondes et relâcher 6


secondes (3x)

34
Petit pectoral :
2 méthodes : HESAV / une autre
Fonctions : Abaissement moignon épaule / avancement moignon épaule / Inspirateur accessoire)
Méthode HESAV :

Position du patient : DD, MS controlatéral posé sur son torse


comme sur l’image, l’autre MS le long du corps

Thérapeute :

Une main qui appuie sur la main du patient

L’autre main qui appuie sur le processus coracoïde

Lors de l’expiration on va appuyer sur le processus coracoïde


pour amener l’épaule vers l’arrière et appuyer sur la main du
patient pour « éloigner les insertions »

Autre manière :

Position du patient : DD, comme sur l’image

Thérapeute : On se situe du côté controlatéral à étirer

Une main qui vient saisir la scapula du patient


NE PAS OUBLIER DE FAIRE
L’autre main qui appuie sur le processus coracoïde SOUFFLER LE PATIENT (exp)
Lors de l’expiration on va appuyer sur le processus coracoïde
Grand
pour dorsal
enrouler : en arrière et amener la scapula en tilt
l’épaule
antérieur 35
Fonction : Abaissement tête humérale si bassin fixe / Extension scapulo-humérale / Add scapulo-
huméral / RM humérus

Position du patient : DD, comme sur l’image « en boule »

Thérapeute : On se situe du côté controlatéral à étirer

Une main qui vient saisir l’épaule du patient

L’autre main qui vient saisir le bassin

On vient ouvrir le flanc en agrandissant l’arc du thorax et en


éloignant les 2 ceintures.

36
DPS – DPS (Pas vu)

DPS :

DPI

37
Rachis cervical

Il est important que le patient relâche bien sa tête → bonnes prises sécuritaires !!
Toujours important d’étirer sans douleur !
Attention car pour la plupart de ces étirements pour le contracter – relâcher on n’utilise pas la
contraction du muscle mais de l’inspiration.
On effectue les fonctions inverses pour étirer

Paravertébraux cervicaux :

Position du patient : DD, allongé sur la table

Thérapeute :

Les 2 mains qui viennent saisir la tête et en roule la tête pour faire
une flexion de la tête et des cervicales.

Les coudes sont posés sur la table pour la stabilité, et on peut aussi
appuyer la tête du patient contre notre thorax pour + de stabilité.

Pour le contracter-relâcher, on demande au patient de contrer la


poussée de nos mains vers la flexion pendant 4 secondes, et relâcher
6 secondes (3x)

Sous-occipitaux :

Position du patient : DD, allongé sur la table

Thérapeute :

Une main sur le front

Une main sur l’occiput

On vient appuyer vers caudal avec la main sur le front et vers


crânial avec la main sous l’occiput afin d’effectuer un « petit oui » /
« double menton »

Pour le contracter-relâcher, on demande au patient de regarder vers


le haut (vers nous) (ce qui contracte les sous-occipitaux) pendant 4
secondes et fermer les yeux pendant 6 secondes. (3x)

38
Sterno-cléido-mastoïdien (gauche):
Fonction : Rot contro / IL homo / extension Cx sup / flexion Cx inf
On va effectuer les fonctions inverses
Le SCM étiré est celui du côté du visage

Position du patient : DD, allongé sur la table

Thérapeute :

Si on veut étirer le SCM gauche on place la tête en IL droite (controlatérale)

Ensuite on effectue une rotation gauche (homolatéral)

Ensuite on vient effectuer la même prise que sur la photo tout en gardant
l’IL et la rotation (la tête repose sur l’avant-bras GAUCHE)

Toujours en gardant l’IL et la rotation, on vient appuyer sur le menton pour


effectuer une flexion Cx sup (petit oui) et avec l’avant-bras on emmène les
Cx inf en extension
Si on étire le SCOM gauche on Ensuite avec la main droite on vient appuyer sur la jonction sterno-
tient la tête avec notre main claviculaire et la pousse vers caudal
gauche !!

Pour le contracter-relâcher : On demande au patient d’inspirer et


d’expirer, à la fin de l’expiration on appuie sur le sternum

Trapèze sup (gauche) :


Fonctions : IL homo / rot contro / extension rachis Cx
On va effectuer les fonctions inverses. Le trapèze étiré est le gauche

Position du patient : DD, allongé sur la table

Thérapeute :

On soulève la tête pour induire une flexion des Cx

On applique une IL droite (controlatéral) et une rotation gauche


(homolatéral) avec une prise sous l’occiput (comme sur l’image)

Ensuite on vient abaisser le moignon de l’épaule gauche

Pour le contracter-relâcher : On demande au patient d’inspirer et


d’expirer, à la fin de l’expiration on appuie sur le moignon de l’épaule pour
l’abaisser davantage.

39
Elévateur de la scapula :
Fonction : Rot homo / IL homo / Extension rachis Cx / SM scapula

Position du patient : DD, allongé sur la table

Thérapeute :

On soulève la tête pour induire une flexion des Cx

On applique une IL controlatérale et une rotation controlatérale aussi


avec une prise sous l’occiput (comme sur l’image)

Avec l’autre main, on pousse contre la scapula vers caudal

Pour le contracter-relâcher : On demande au patient de soulever sa


scapula (vers crânial) contre résistance pendant 4 secondes et relâcher
pendant 6 secondes (3x)

Scalènes antérieur et moyen (gauche) :


Fonction : IL homo / rotation contro / Flexion

Position du patient : DD, allongé sur la table

Thérapeute :

Avec une main sous l’occiput, on amène la tête en légère extension, en


IL droite (controlatérale) et en rotation gauche (homolatérale)

Avec l’autre main, on vient appuyer vers caudal sur la clavicule (tiers
proximal)

Pour le contracter-relâcher : On demande au patient d’inspirer et expirer,


à la fin de l’expiration on appuie sur la clavicule vers caudal

40
Rhomboïde :
Fonction : ADD scapula / SM scapula / élévation scapula
2 manières :

Position du patient : DV, allongé. Le patient tourne la tête du côté du


rhomboïde à étirer (pour éloigner les épineuses)

Laisse le bras du côté du rhomboïde, pendre dans le vide

Thérapeute :

Avec une main on fixe les épineuses

Avec l’autre main, on vient tirer la scapula en SL et en ABD

Variante :

Position du patient : DL, la tête tournée du côté supra latéral. Le bras


supra latéral en flexion pour accentuer la SL mais avec le coude
TOMBANT

Thérapeute :

On étire le rhomboïde du côté supra latéral

On attrape la scapula en passant notre bras sous le bras du patient et


on tire la scapula en ABD et SL

Il est important de plaquer notre thorax contre celui du patient pour


pas qu’il parte en avant et pouvoir être efficace dans notre étirement

41
EPAULE

Palpation

Structures osseuses :

- Incisure jugulaire :
Face supérieure du manubrium sternal

- Interligne de l’articulation sterno-claviculaire :


Jonction entre la partie proximale de la clavicule et le manubrium sternal (latéralement à partir
de l’incisure jugulaire)
Si le sujet réalise un mouvement actif d’anté/rétro pulsion de l’épaule, cette interligne se
déprime lors de ces mouvements, entraînant l’extrémité médiale de la clavicule
Comparer les 2 côtés : asymétries

- Clavicule :
Palper la face supérieure, la face antérieure avec la partie médiale et convexe / la partie
latérale et concave, ainsi que le bord postérieur avec l’insertion du trapèze sup.
Dans la partie concave latérale se trouve une saillie osseuse : le tubercule deltoïdien

- Scapula :
Processus coracoïde : Palper depuis la clavicule face antérieure, milieu de la partie concave
latérale, Puis on descend de 2,5 cm environ et on sent le processus
Pour vérifier qu’on est bien sur le processus, effectuer des RL-RM de l’épaule : On ne doit pas
sentir tourner mais juste un léger mouvement.

Acromion : Palper depuis la face supérieure de la clavicule, la longer jusqu’à l’extrémité latérale et
ensuite on sent une « marche d’escalier »
Le bord latéral de l’acromion se palpe : partie la plus latérale de l’acromion
Union entre bord latérale et l’épine de la scapula → angle acromial
Pincer l’acromion sur le devant du bord latéral et l’arrière de ce bord. Ensuite pour vérifier : faire
des RL-RM et on ne doit pas sentir rouler.

42
Epine de la scapula : L’angle postérieur de l’acromion se poursuit en direction médial → épine, la
palper jusqu’à sa base

Bord médial/spinal de la scapula : Bord vertical, partir de la base de l’épine, la palper dans toute
sa longueur

Angle supérieur de la scapula : Depuis le bord spinal, aller vers le haut


Angle inférieure de la scapula : Depuis le bord spinal, aller vers le bas

Bord latéral de la scapula : Depuis l’angle inférieur, remonter en haut et en dehors

- Epiphyse humérus proximale par abord latéral :


Depuis l’acromion descendre latéralement : on arrive sur l’épiphyse de l’humérus
Pour vérifier : RL-RM on doit sentir rouler

- Tubercule majeur :
Palper depuis la partie la plus antérieure de l’acromion, puis on descend latéralement.
Il est très proéminent, pour vérifier : faire des RL-RM et on sent rouler

- Sillon intertuberculaire :
Sillon placée entre les 2 tubercules. Partir depuis le tubercule majeur et aller médialement et on
sent une dépression entre 2 tubercules.
Pour vérifier : soit faire des RL-RM et on sent sous notre pouce une dépression et les 2 tubercules
Ou demander une contraction du biceps brachial contre résistance et on sent le tendon du long
chef se contracter sous notre doigt.

43
Les tissus mous :
La coiffe des rotateurs (supra-épineux / infra-épineux / petit rond / subscapulaire) :
- Supra-épineux :
Corps musculaire : Bras en position normal, IL homolatérale de la tête pour enlever le trapèze
sup.
On positionne nos doigts au-dessus de l’épine, dans la fosse supra-épineuse et on oppose une
résistance à l’abd
Tendon : Bras en position normal, on palpe le tendon sur le tubercule majeur, on descend depuis
la partie la plus antérieur du bord latéral de l’acromion et on sent le tendon.
On oppose une résistance à l’abd pour sentir sa contraction

- Infra-épineux :
Corps musculaire : Bras en position d’abd à 90°. On palpe le corps en dessous de l’épine dans la
fosse infra-épineuse. On oppose une résistance à la RL
Tendon : Bras en position normal. On palpe le tendon comme pour le supra-épineux sauf qu’il se
situe plus postérieurement et on oppose une résistance à la RL pour sentir sa contraction

- Petit rond :
Corps musculaire : Bras en position d’abd 90°. On palpe le corps en remontant le bord latéral de
la scapula le plus crânial, puis on oppose une résistance à la RL pour sentir sa contraction
Tendon : Bras en position normal, On palpe le tendon comme le supra-épineux sauf qu’il se situe
encore plus postérieurement (donc postérieure à l’infra-épineux) et on oppose une résistance à la
RL pour sentir sa contraction.

- Grand Rond :
Bras en position d’abd à 90°. On palpe en remontant le bord latéral de la scapula, il se trouve plus
caudal que le petit rond. On oppose une résistance à la RM et on le sent.
(Les résistances RL-RM vont nous permettre de confirmer la palpation du grand et petit rond)

Le creux axillaire : Paroi antérieure → grand pectoral / paroi postérieure → grand dorsal / Interne
→ limitée par les côtes et dentelé antérieur / le sommet → articulation gléno-humérale

44
- Dentelé antérieur :
Bras à 120° de flexion. Palper sur la partie latérale / antérieur des côtes. On oppose une
résistance à la flexion.
(Attention muscle très fin, on sent mieux sa contraction légèrement en antérieur)

- Grand pectoral :
Faisceau claviculaire : Bras à 20° d’abd. Opposer une résistance à la flexion vers le haut et
controlatérale. On palpe les fibres sous la clavicule
Faisceau sternal : Bras à 90° d’abd. Opposer une résistance à la flexion horizontale. On palpe les
fibres en regard du sternum
Faisceau abdominal : Bras en position de flexion. Opposer une résistance à l’extension. On palpe
les fibres du creux axillaire.

- Biceps brachial :
Resistance à la flexion du coude en position de supination. Palper le corps musculaire puis le
tendon au niveau du sillon, au niveau du processus coracoïde.
Palper le tendon de l’insertion distal au niveau de la tubérosité radiale.

- Deltoïde :
Faisceau claviculaire : Opposer une résistance à la flexion de l’épaule et palper au niveau distal
de la claviculaire
Faisceau acromial : Opposer une résistance à l’abd. Palper au niveau du bord latéral de
l’acromion
Faisceau épineux : Bras à 90° d’abd. Opposer une résistance à l’extension horizontale. Palper au
niveau de l’épine.

- Trapèze :
Faisceau sup : Demander une élévation du moignon de l’épaule. Opposer résistance
Faisceau moyen : Bras à 90° d’abd puis rapprocher la scapula (add) sans élever l’épaule.
Opposer une résistance puis palper les fibres entre les processus épineux et la scapula
Faisceau inf : Bras à 120-140° de flexion, en position de RL au maximum avec supination.
Abaisser la scapula, puis opposer une résistance à l’abaissement et palper les fibres inférieures.
La palpation peut se faire en DV ou assis

45
- Grand rhomboïde :
Main derrière la fesse controlatérale, on demande de décoller la main de la fesse et on oppose
une résistance à l’add du bras au-dessus du coude.
Se palpe entre le rachis thoracique et la scapula

- Grand dorsal :
Placer les 2 bras en extension, on oppose une résistance à l’extension et à l’adduction.
Se palpe au niveau du creux axillaire.
Peut se palper en DV ou assis.

46
Observation

Se fait toujours par examen comparatif


Dynamique :
1. Mouvements des MS lors du 1e contact avec le patient
2. Lorsque le patient se déshabille

Statique :
1. Décoloration, œdème, atrophie
2. Attitude du sujet (enroulée – redressée)
3. Courbure du rachis cervical, thoracique, et de la charnière cervico-thoracique
4. Positionnement de la scapula :
• Elevé – abaissé
• Abd – Add
• SL – SM (Comparer la distance entre rachis – angle sup et rachis – angle inf)
• Base de l’épine → T3
• Angle inf → T7
• Distance entre rachis et le bord médial → 3 doigts (du patient)
• Cyphose majorée ? → Latéralise la scapula

5. Positionnement des épaules


• Elevé – abaissé
• Antépulsion – rétropulsion
6. Positionnement du bras :
• RL – RM
• Distance par rapport au tronc

En général si on est droitier, l’épaule la plus basse est la droite.


Quelques exemples

47
48
Evaluation des mouvements actifs :

Buts :
1. Appréciation qualitative :
• Fluidité articulaire
• Ressaut
• Bruit
• Butée
• Douleur
• Asymétrie
• Regarder quand commence le mouvement
• Saccade
2. Appréciation quantitative
3. Douleur

Mouvements fonctionnels :
1. Main derrière la tête
2. toucher l’acromion opposé ;
3. Toucher l’angle inférieur de la scapula opposée

49
Mesures fonctionnelles globales centimétriques :

Comparer les deux côtés pour les deux mouvements


Lors du mouvement par le bas : s’il y a une grosse différence c’est souvent dû à un problème de
RM.

Mouvements physiologiques :
Ceinture scapulaire : incluant les articulations scapulo-thoracique et acromio-claviculaire

1. Translation vertical : élévation – abaissement


- Flexion épaule → Regarder quel côté commence, les asymétries, les saccades etc. Si une
flexion s’associe à une élévation d’épaule c’est que le trapèze sup est trop dominant
comparé au trapèze inf.
- Elévation – abaissement épaule : Regarder les asymétries, la position de la scapula, les
saccades, etc

2. Translation latérale : Abd – Add


3. RL – RM (SL – SM) : se fait lors des mouvements d’élévation du bras

On peut rajouter des mouvements de surpression en fixant la scapula à chaque mouvement.

Lors de la goniométrie en élévation, il peut être important de juger d’abord tout le complexe
de l’épaule puis seulement la gléno- humérale en appliquant la pince acromio-claviculaire
afin de pouvoir juger d’où vient le problème
Norme de flexion de la gléno-humérale : 100-110°
Norme de l’abd de la gléno-humérale : 90°

50
Complexe de l’épaule – Goniométrie :

Attention à resituer le goniomètre à la fin de la flexion ou d’extension, bien en face du centre


articulaire.
Rester dans le plan sagittal

Attention à resituer le goniomètre à la fin de l’abduction ou l’adduction, bien en face du centre


articulaire.
Rester dans le plan frontal

Pour le 1er, il faut garder le coude plaqué contre le corps. Le goniomètre se met sous le
coude
Faire attentions aux compensations d’épaule
51
Evaluation des mouvements passifs

Il est important d’insister sur le fait que le patient doit être en relâchement musculaire total
durant l’examen

Buts :
1. Ressentir la course du mouvement dans son amplitude ; ressentir la sensation de fin de
course : blocage intra-articulaire ou extra-articulaire ; arrêt élastique (musculaire) ou élastique-
résistée (capsulaire) ; arrêt dur (osseux) ; arrêt mou
2. Appréciation quantitative (goniométrie)
3. Douleur

Mouvements passifs du complexe de l’épaule :


En premier lieu, on va voir les mouvements de flexion et d’abduction ou il est possible d’isoler le
mouvement de la gléno-humérale avec une pince acromio-claviculaire. Puis, on va
- Flexion :

Variante possible :

DD, genoux fléchis. Il est plus difficile de sentir l’épine de la


scapula qui part en compensation (pour savoir qu’on a
épuisé tout le mouvement)

52
- Abduction :

Mouvements du complexe sans isoler la gléno-humérale :


- Pour la flexion c’est pareil sans la pince acromio-claviculaire on s’arrête à la compensation
du rachis qui part en extension.
Attention à bien rester en position neutre ! Pas de rotation !!

- Pour l’abduction, c’est pareil sans la pince, on s’arrête à la compensation du rachis qui part
en IL

53
- Extension :
On s’arrête à la compensation du rachis qui part en flexion → main sur les côtes pour la sentir

- Adduction :
On stabilise l’épaule controlatérale et on s’arrête à la compensation du rachis qui part en IL.

54
- RL / RM
Il y a 3 manières pour la RL / RM, attention car selon les positions, il y a des amplitudes
différentes.
Les voici :

Mouvements accessoires

Buts :
1. Evaluer la qualité du mouvement passif articulaire et la quantité de glissement
2. Peuvent reproduire une douleur → comparer les 2 côtés

A. Articulation scapulo-thoracique :
- Glissement médial :
Avant-bras sous le bras du patient. Une main sur l’épine l’autre sur l’angle inférieure.
On pousse vers le rachis avec les 2 mains

55
- Glissement latéral :
Avant-bras sous le bras du patient. Une main sur l’épine l’autre sur l’angle inférieure
On pousse vers le haut avec les 2 mains. Attention à ne pas enrouler l’épaule

- Sonnette médiale :
Avant-bras sous le bras du patient. Une main sur l’épine l’autre sur l’angle inférieure

- Sonnette latérale :
Attention seul mouvement, ou la position du bras est différente

56
- Abaissement :
Avant-bras sous le bras du patient. Une main sur l’épine l’autre sur l’angle inférieure

- Elévation :
Avant-bras sous le bras du patient. Une main sur l’épine l’autre sur l’angle inférieure

B. Articulation scapulo-humérale :
- Glissement postérieur :
Patient en DD. Une main qui applique une légère traction dans l’axe du corps de l’humérus.
L’autre main appuie vers le bas. Attention à ne pas appuyer sur le processus coracoïde mais bien
sur la tête humérale. (Notre avant-bras est perpendiculaire)

57
- Glissement antérieur :
Patient en DV. Epaule en dehors de la table. Une main qui applique une légère traction dans l’axe
du corps de l’humérus.
L’autre main appuie vers le bas (on peut aussi appuyer avec un doigt). Attention à ne pas appuyer
sur l’acromion mais bien sur la tête humérale. (Notre avant-bras est perpendiculaire)
Il se peut qu’on applique une pression légèrement diagonale.

- Glissement inférieur ou caudal


Patient en DD. Bras à 90° d’abd. Une main qui applique une légère traction dans l’axe du corps de
l’humérus.
L’autre main qui appuie vers caudal, sur la tête humérale. Attention à ne pas appuyer sur
l’acromion

58
C. Articulation acromio-claviculaire :
Une main qui tracte l’humérus vers crânial
L’autre main stabilise la scapula et avec les doigts on appuie sur la partie distale de la clavicule
vers caudal.

D. Articulation sterno-costo-claviculaire :
- Poussée postérieure
Une main qui stabilise la scapula. L’autre main appuie sur la partie proximale de la scapula vers
postérieure.

59
- Poussée antérieure :
Une main qui fait monter vers crânial (élévation moignon épaule) le MS afin de dégager la
clavicule
Avec l’autre main, on vient pincer la clavicule le plus proximalement possible, et on la tire vers
nous (antérieur)

60
Goniométrie passive

- Flexion :
Comme pour la mobilisation passive, on peut soit mesurer toute la flexion du complexe de l’épaule
ou isoler la gléno-humérale avec la pince acromio-claviculaire

Centre articulaire : Milieu de la tête humérale


Branche fixe : Axe du tronc
Branche mobile : Axe de l’humérus

Attention à ne pas induire de rotation.


Coude légèrement fléchi

- Extension :
Centre articulaire : Milieu de la tête humérale
Branche fixe : Axe du tronc
Branche mobile : Axe de l’humérus

Attention à ne pas induire de rotation.


Coude légèrement fléchi

61
- Abduction :
Comme pour la mobilisation passive, on peut soit mesurer toute l’abduction du complexe de
l’épaule ou isoler la gléno-humérale avec la pince acromio-claviculaire.

Centre articulaire : Milieu de la tête humérale


Branche fixe : Axe du tronc / Plan frontal
Branche mobile : Axe de l’humérus

Attention à ne pas induire de rotation.

- Adduction :

Centre articulaire : Milieu de la tête humérale


Branche fixe : La vertical mais incliné car le bras est
en flexion
Branche mobile : Axe de l’humérus
Attention car la branche fixe doit s’incliner car le
bras ne peut pas effectuer une ADD pur, on effectue
une légère flexion
Attention à ne pas induire de rotation.

62
- RL / RM :
Comme la mobilisation passive, il y a les 3 mêmes possibilités.

Centre articulaire : Milieu de l’olécrane


Branche fixe : Position initial de l’avant-bras avant
la RL
Branche mobile : Axe de l’avant-bras

Le coude devrait être plaqué contre le corps

Centre articulaire : Milieu de l’olécrane


Branche fixe : Position initial de l’avant-bras avant
la RL/RM
Branche mobile : Axe de l’avant-bras

Centre articulaire : Milieu de l’olécrane


Branche fixe : Position initial de l’avant-bras avant
la RL/RM
Branche mobile : Axe de l’avant-bras

63
Objectifs :
1. Evaluer qualitativement et quantitativement la contraction et la force d’un muscle / groupe
musculaire
2. Evaluer l’extensibilité musculaire
3. Suivre l’évolution du patient
4. Formuler un pronostic en relation avec le diagnostic et l’évolution
5. Etablir un programme de rééducation

64
Testing

Le testing de l’épaule se fait de manière standard, une mobilisation passive en premier puis les
cotes 3,4,5,2,1 se font dans les mêmes principes.
Beaucoup de cote vont se faire assis, il est important d’avoir une bonne posture du dos
pour la reproductibilité.
Abduction et SL scapula : DENTELE ANTERIEUR (+ participation petit et grand pectoraux)
Mob passive : On tire la main au zénith et on regarde l’amplitude de mouvement de la scapula sur
le grill costale. (Pour voir si fin de mouvement → si on continue de tirer la main, le thorax se
soulève)
Une variante peut se faire avec le coude fléchi, si faiblesse des extenseurs du coude.

La résistance se met vers le bas et


légèrement vers l’intérieur.

Le bord médial de la scapula ne


doit pas décoller

Bonne posture du dos, épaule à


90° de flexion.

C2 : il avance la main vers le bout


de table

C1 : stimuler la contraction

65
La variante :

Adduction et SM de la scapula : Rhomboïdes


Mob passive : comme le mouvement de la cote 3

La main ne doit pas


coller la fesse, il doit
avoir un espace entre
la main et la fesse.

La résistance vient
s’effectuer en ABD et
SL progressive.

Attention à ne pas
écraser la scapula

66
La main ne doit pas
coller la fesse, il doit
avoir un espace entre
la main et la fesse.

Flexion de l’épaule : DELTOIDE ANT ET CORACOBRACHIAL (+ biceps)


Pour diminuer la compensation :
- Du biceps : placer en pronation, avec une légère flexion du coude à conserver pendant tout
le mouvement
- Du trapèze sup : Ne pas laisser l’épaule faire une élévation
- Du grand pectoral : Rester toujours dans le plan de flexion neutre sans partir en ADD
Mob passive : comme sur l’image avec les compensations à éviter

67
Variante à privilégier

Extension de l’épaule : GRAND DORSAL, GRAND ROND, DELTOIDE POST (+ triceps) :


Mob passive : Ext du bras, sans les compensations de l’épaule

Lors de la c4 et c5, la
contre-prise est sur la
pince acromio-claviculaire

En cas d’amplitude diminuée ou d’extension faible, commencer le test en


dehors de la table (d’où l’importance de tester passivement l’amplitude au
préalable.)

En cas de déficit des fixateurs de l’omoplate, la stabiliser ; sinon, stabiliser


simplement le thorax

68
Peut être utilisé comme du renforcement
musculaire aussi

Abduction horizontale de l’épaule : DELTOIDE POSTERIEUR

Le mouvement se fait dans la sens


de la flèche : « Essayez d’amener le
coude vers le plafond » (Abd
horizontale)

69
Abduction de l’épaule : DELTOIDE MOYEN ET SUPRA EPINEUX

70
Adduction horizontale de l’épaule : GRAND PECTORAL

Pour isoler les chefs :

- 120° d’abd pour le chef abdominal


- 90° d’abd pour le chef sternal
- 60° d’abd pour le chef claviculaire

Dos bien droit,

Pareil pour l’isolation des chefs

71
Rotation latérale de l’épaule : INFRA-EPINEUX ET PETIT ROND

Variante à privilégier, (placer une


petite table en-dessous du bras)

Elle permet que le patient ne fasse


pas une supination au lieu de la RL

Pour les tests de rotation d’épaule, la résistance doit être appliquée progressivement et lentement,
afin d’éviter toute blessure.
En cas de déficit des fixateurs de la scapula, la stabiliser, sinon stabiliser simplement le thorax.

72
Rotation médiale de l’épaule : SUBSCAPULAIRE (+ grand rond) :

Variante à privilégier, (placer une


petite table en-dessous du bras)

Elle permet que le patient ne fasse


pas une pronation au lieu de la RM

Pour les tests de rotation d’épaule, la résistance doit être appliquée progressivement et lentement,
afin d’éviter toute blessure.
En cas de déficit des fixateurs de la scapula, la stabiliser, sinon stabiliser simplement le thorax.

73
Evaluation des extensibilités musculaires et étirement

Cette partie du cours se répète pour certains muscles que l’on voit lors du rachis.
Comme, pour le rachis, l’évaluation se fait comme l’étirement et on demande à quel moment le
patient a ressenti l’étirement et ou, puis on compare avec l’autre côté.

74
75
76
Bien stabiliser la
scapula, lors de
l’abd horizontale

Attentions aux
compensations
comme
l’élévation
d’épaule

Mettre d’abord la
main en
pronation puis
appliquer
l’extension

77
D’abord la flexion du
coude, puis on fait la
flexion (ne pas perdre
la flexion du coude)

On peut appuyer sur


la scapula mais on
risque d’étirer les
rond en premier

Un coussin entre le
patient et le
thérapeute peut
aider.

Amener la scapula en
abd et SL

78
Conception d’exercices :
(Examen) : Cas pratique, avec des exercices à imaginer selon des objectifs (hypoextensibilité,
douleur, posture générale, renforcement → Raisonnement clinique), puis il faut justifier
notre exercice selon notre objectif
Rappel :

79
Idées d’exercices :
Objectifs d’exercices actifs :
- Antalgie
- Augmentation de la mobilité articulaire
- Prise de conscience corporelle
- Amélioration de la proprioception
- Diminution de l’hypoextensibilité musculaire
- Augmentation de la force musculaire

Les modalités vont dépendre de l’objectifs de l’exercice.


Les objectifs doivent être adaptés au patient et à ses besoins fonctionnels.

80
Rachis Lombaire

81
82
83
84
85
86
87
88
Rachis Tx et Cx

Exemples :
Cas numéro 1 : (cas d’examen)
Madame Z, secrétaire de 46ans et mère de 2 enfants, vient vous voir pour douleurs à la base
du crâne et à la nuque irradiant vers les deux épaules. Ce sont des douleurs à 6/10 qui
augmentent en fin de journée lorsqu’elle est au travail et qui ont tendance à diminuer en
vacances.
Dans l’anamnèse vous découvrez qu’elle a déjà eu quelques épisodes de douleurs en bas du dos
ces dernières années. Les douleurs Cx sont + aigues depuis 15 jours mais apparaissent
régulièrement.
Lors du bilan, vous vous rendez compte qu’elle a une cyphose Tx majorée et un déficit
d’amplitude d’extension qu’elle compense avec une grande mobilité en extension lombaire
et une hyperextension cervicale haute.
Quels exercices actifs et actifs aidés pourriez-vous proposer à cette patiente ? Précisez les
objectifs et les modalités de réalisation. Essayez d’établir une progression.

- Objectifs / Raisonnement :
1. Travailler sa posture non adaptée au travail (Se voit car douleurs diminuées en vacances +
Cyphose Tx majoré …)
2. Diminuer les douleurs musculaire (contracture) du SCM + sous-occipitaux à travers un
étirement / libération de la mise en tension (+ renforcement des muscles fléchisseurs
antérieurs) (Car elle a une hyperextension des Cx hautes = contracture liée à surutilisation d’un
muscle)
3. Renforcement des érecteurs du rachis en position moyenne et courte + rhomboïdes et
dentelé antérieur (Cyphose Tx majorée = Erecteur constamment en position longue donc les
remuscler en position courte et moyenne)
4. Hypoextensibilité des muscles antérieurs comme le grand pectoral = Etirement (Une
cyphose Tx majorée = chaine antérieure toujours en position courte, contrairement à la chaîne
postérieure)

A travers ces objectifs, on fait des exercices en essayant de regrouper le plus d’objectifs en un seul
exercice.

89
Règles générales pour une position assise devant l’ordi (Pas en rapport avec l’exercice)
1. 90° cheville / genou / hanche / coude
2. Le haut de l’écran est au niveau des yeux
3. Posez les avant-bras pour écrire sur le clavier
4. l’inclinaison de l’écran : Perpendiculaire à une ligne imaginaire partant du centre de l’écran aux
yeux
5. Varier les positions : Pliez les jambes, se lever et marcher 5minutes par heure.

Exemples d’exercices :
1e :
- Etirement du grand pec : Abd + RL des MS
- Menton vers l’intérieur = « petit oui » sous-occipitaux libéré + flexion des
fléchisseurs antérieurs
- Amène son cou vers l’arrière, « appuyez sur vos mains » :
- MI fléchi : favorisent la rétroversion du bassin
- Coussin sous le dos : diminue la cyphose Tx

90
2e :
- Position des bras : abd horizontale + Rl → muscler les rhomboïdes + étirer les
grands pectoraux
- Verre sur la tête pour garder le « petit oui » : libération des sous-occipitaux …
- Assis sur ballon : Travailler sur une posture adaptée

91
3e :
- Travaille sur les érecteurs du rachis (en position courte/moyenne)
- Les rhomboïdes sont en position courte → on les travaille
- « Petit oui »
- Diminuer la cyphose Tx
- MS en abd et RL → étirement des grands pectoraux

92
Cas numéro 2 :
Monsieur A est un jeune boy de 14ans qui vous a été envoyé par son médecin car il présente des
douleurs Tx postérieures qui ne cèdent pas avec la prise d’antalgiques. Ces douleurs sont
apparues suite à un service de volley. Mr A pratique ce sport à haut niveau, 4x/semaine de
façon intensive. EVA 7/10. Elles n’augmentent pas lors de la resp. profonde mais lors de la
flexion thoracique. Elles sont localisées entre la scapula D près de la colonne vertébrale.
Lors du bilan vous remarquez qu’il a un dos plat, un déficit en flexion Tx et des extenseurs
thoraciques hypertoniques
Quels exercices actifs et actifs aidés pourriez-vous proposer à cette patiente ? Précisez les
objectifs et les modalités de réalisation. Essayez d’établir une progression.

- Objectifs / Raisonnement :
1. Dysfonction en convergence (Il n’arrive pas à faire la flexion, car il est bien dans sa lésion
d’extension, de convergence. Surement dû à une sortie brusque de la zone neutre qui a causé
ces douleurs) → Contracture des érecteurs
2. Dos plat : Hypertonicité des érecteurs du rachis
→ Travailler sa mobilité car il a 14ans (croissance), → Travailler les 3 zones du rachis donc
posture en générale
→ Renforcer la chaîne antérieure car si la chaîne postérieure est hypertonique, la chaîne
antérieure est trop étirée (va aussi permettre d’étirer la chaîne postérieure) → Muscler les
grands pectoraux
3. Rhomboïdes D, déchirure → moins probable
(Rappel : Si déchirure → POLICE puis étirement car cela permet d’orienter la cicatrisation.
Si déchirure → hématome mais pas toujours visible)

93
Exemples d’exercices :
1e :
- Travailler sur la posture en générale → contre le mur permet
d’aligner l’occiput au sacrum et T6 → redonner les courbures
naturelles du dos

- Ballon dans les mains → Permet d’accentuer la cyphose T et


travailler en flexion (car manque de flexion) + Inspiration =
accentuer la flexion

- Serrer le ballon avec les bras → Adduction : renforcement des


grand pectoraux (chaîne antérieure)

2e :
- Travailler sur la posture en générale en respectant les courbures du dos
- Le ballon accentue la cyphose thoracique → travaille en flexion
- Serrer le ballon : Adduction
- Le thérapeute peut légèrement appuyer sur le ballon de chaque côté pour faire
travailler la mobilité du dos

3e :
- Coussin sous les Lx → bonne posture
- Lever les épaules → Travaille en flexion thoracique
- (Point négatif : flexion de la tête, pas forcément ce qu’on recherche)
94
- Ludique

4e :
- Coussin en pente sous les fesses → lordose Lx → bonne posture générale
- Thérapeute lui fait rouler le ballon et le patient l’attrape, le sert et fait des rotations :
➔ Travaille en flexion / Adduction Ms / mobilité du rachis / Ludique

95
Epaule

Idées d’exercices :

96
97
98
99
Dentelé antérieur :

100

Vous aimerez peut-être aussi