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1.

------IND- 2004 0149 A-- FR- ------ 20040528 --- --- PROJET

TUNNELS
BÉTON DE REVÊTEMENT D’INTRADOS

RVS 9.34

page 1

TUNNEL
CONCRETE FOR INNERLININGS

SOMMAIRE

0. Préambule
1. Champ d’application
2. Définitions
3. Béton
3.1 Principes pour la composition du béton, exigences
3.1.1 Ouvrabilité
3.1.2 Délai de décoffrage, résistance au décoffrage
3.1.3 Prévention des fissures
3.1.4 Caractéristiques d’emploi
3.1.5 Résistance accrue au feu
3.2 Constituants du béton
3.2.1 Ciment
3.2.2 Additifs
3.2.3 Granulats
3.2.4 Eau de gâchage
3.2.5 Adjuvants
3.2.6 Fibres
3.3 Essai initial
3.4 Contrôle de conformité
3.4.1 Essai de conformité
3.4.2 Essai d’identité
3.4.3 Essai sur l’ouvrage
3.4.4 Échantillons de réserve
4. Mesures structurales
4.1 Généralités
4.2 Revêtement d’intrados imperméable à l’eau (wasserundurchlässige Innenschale - WDI)
4.3 Exigences structurales minimales pour le radier et les culées
4.4 Moment de la pose du béton
4.5 Résistance au décoffrage en mode de construction souterrain
4.6 Résistance au décoffrage en mode de construction de type ouvert
5. Préparation pour le bétonnage
5.1 Préparation du fond
5.1.1 Venue d’eau
5.1.2 Planéité du fond
5.1.3 Préparation du fond pour le bétonnage
5.2 Joints du béton
5.2.1 Joints de construction
5.2.2 Joints de mouvement
5.2.3 Étanchement des joints
5.3 Garnitures entre le fond et le béton
5.3.1 Technique de pose et fixation
5.3.2 Couches de séparation
5.3.3 Drainages superficiels
5.3.4 Étanchéité
5.4 Coffrages
5.4.1 Coffrages fixes
5.4.2 Coffrages mobiles
5.5 Produits anti-adhérents
5.6 Armature
5.6.1 Revêtements d’intrados avec système d’étanchement
5.6.2 Revêtements d’intrados sans système d’étanchement
5.7 Tolérances de fabrication
5.7.1 Tolérances de levé
5.7.2 Tolérances de coffrage
5.7.3 Tolérance géométrique
5.7.4 Tolérance totale
6. Fabrication et pose du béton
6.1 Centrale de mélange
6.1.1 Centrale de mélange de remplacement
6.2 Transport
6.3 Approvisionnement, pose compactage
6.3.1 Approvisionnement
6.3.2 Pose
6.3.3 Compactage
7. Exigences et mesures après la pose
7.1 Décoffrage
7.2 Traitement ultérieur
7.2.1 Traitement ultérieur courant
7.2.2 Mesures particulières
7.3 Surfaces en béton
7.3.1 Exigences
7.3.2 Mesures correctives
7.3.3 Protection de la surface
7.4 Colmatage de la cavité du faîte et des autres parties de la voûte
7.5 Mesures correctives pour le béton de revêtement d’intrados imperméable (béton WDI)
8. Méthodes spéciales
8.1 Revêtements d’intrados en béton projeté
8.2 Anneaux de cuvelage en béton
8.3 Béton fibreux
9. Plafond intermédiaire et cloisons de séparation pour canalisations d’aération des
tunnels routiers
9.1 Plafond intermédiaire
9.1.1 Béton pour plafonds intermédiaires
9.1.2 Mesures structurales
9.1.3 Fabrication du béton, pose, traitement ultérieur
9.2 Cloison de séparation

Elaboré par l’association autrichienne du béton et des techniques de construction, groupe de travail « Béton pour la
construction de tunnels ».

La présente directive RVS a fait l’objet d’une procédure de notification.


Des détails figurent à la page d’accueil du groupement autrichien de recherche sur les routes et les transports
(Österreichische Forschungsgemeinschaft Straße und Verkehr - FSV) www.fsv.at.

Version 1er mai 2004

Disponible auprès du groupement de recherche autrichien sur les routes et les transports (FSV), A-1040 Vienne,
Karlsgasse 5, tél. +43/1/585 55 67, mail : office@fsv.at.
Béton de revêtement d’intrados
RVS 9.34 (5/2004)
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9.2.1 Béton pour cloison de séparation


9.2.2 Mesures structurales
9.2.3 Fabrication du béton, pose, traitement ultérieur, surface du béton
9.3 Étanchement des canalisations d’aération des plafonds intermédiaires et de la cloison de
séparation
10. Recommandations pour la procédure d’appel d’offres
11. Normes, directives et textes de référence
12. Autres normes et directives à respecter

Annexe 1 - Protocole de bétonnage (modèle)


Annexe 2 - Exemple concernant le point 5.8 pour déterminer les tolérances de mesure de la
classe de tolérance A2
Annexe 3 - Exemples des sortes de béton
Annexe 4 - Critères de planéité pour le support d’étanchement (béton projeté)
Annexe 5 - Détermination des classes de béton fibreux BB 1G et BB 2G sur un échantillon
d’essai à grande échelle

0. Remarque préliminaire

La directive RVS 1.0 est d’application pour les dispositions relatives à l’EEE.

1. Champ d’application

La présente directive est d’application pour la fabrication de revêtements d’intrados en béton


normal, essentiellement pour la construction des tunnels routiers en souterrain, pour des
galeries à eau et des puits, des cavernes, ainsi que pour les constructions de type ouvert avec
des sections en voûte. Elle ne concerne pas les ouvrages de type ouvert en béton imperméable
(voir la directive ÖVBB « Ouvrages en béton imperméable - cuvelages en béton
imperméable »).
Les normes ÖNORM et les directives en vigueur, visées au point 11, s’appliquent en principe,
notamment la norme ÖNORM B 4710-1, et les dérogations aux normes ÖNORM sont signalés
ou mentionnées dans le texte.
Le béton de revêtement d’intrados doit être mélangé à partir des constituants prévus (ciment,
additifs, granulats, eau, adjuvants), de manière à ce que les caractéristiques requises pour ce
béton soient obtenues sûrement en présence des conditions prévisibles sur le chantier.
On distingue au niveau de l’exécution :
• des revêtements d’intrados armés avec et sans étanchement
• des revêtements d’intrados non armés avec et sans étanchement
• des revêtements d’intrados imperméables (wasserundurchlässige Innenschale - WDI) avec
des exigences particulières.
La directive est également d’application pour des plafonds intermédiaires et des cloisons de
séparation d’aération, mais pas pour la fabrication d’équipements de guidage dans des tunnels
routiers et des petits éléments de construction.

2. Définitions
Étanchement (étanchement par feuille)
Mesures superficielles, utilisant en règle générale des feuilles en matière plastique étanches à
l’eau.

Résistance au décoffrage
Résistance à la compression du béton au moment du décoffrage.

Moment de décoffrage de la voûte


Il s’agit du moment du démontage du coffrage de la voûte (lorsque l’absorption de la contrainte
liée au poids propre du revêtement d’intrados ou de la voûte est garantie), ou lorsque le
coffrage intérieur est retiré.

Délai de décoffrage
Délai allant de la fin de la dernière pose de béton jusqu’au moment du décoffrage.

Liant
Un ciment auquel peut être ajouté un adjuvant hydraulique et qui satisfait aux exigences
correspondantes (par ex. cendres volantes, fumée de silice, laitier granulé).

Longueur de bloc
Longueur d’un tronçon de bétonnage, il s’agit en règle générale de l’intervalle entre les joints de
dilatation.

Classes de béton fibreux BB (augmentation de la résistance au feu)


Pour des bétons de voûte visés à l’annexe 5 : BB 1G, BB 2G

Joints
• Joints de travail
Il s’agit des joints obtenus lorsque l’opération de bétonnage doit être interrompue au niveau d’un
élément de construction ayant un effet statique.
• Joints de mouvement
Il s’agit de joints d’ouvrages d’ordre structurel, avec interruption de l’armature, et servant à
absorber des mouvements dans différentes directions. Les joints de mouvement peuvent être
réalisés avec ou sans garniture de joint, et avec ou sans bande d’étanchéité.
• Joints de dilatation
Il s’agit de joints de mouvement avec garnitures.
• Joints aveugles
Il s’agit de joints de mouvement sans garnitures. Ils forment la surface de contact entre deux
parties indépendantes d’un ouvrage, qui sont assemblées par bétonnage.
• Joints de retrait
Il s’agit de joints avec ou sans armature continue, avec une séparation partielle de la section en
béton. Ils sont le plus souvent conçus comme « points de rupture de consigne » à des endroits
caractérisés par des concentrations de tensions, sous la forme d’une découpe ultérieure. Le
transfert de l’effort est partiellement conservé.

Voûte
Partie supérieure du revêtement d’intrados, en appui sur des fondations (culée).

Revêtement d’intrados
Revêtement durable et porteur en béton d’ouvrages creux souterrains, tel que des galeries, des
tunnels, des cavernes, des puits etc. Le revêtement d’intrados peut être coffré et bétonné en
une seule pièce (Fullround ou coffrage intégral), ou en deux ou plusieurs tronçons (contre
voûte, culée, radier, voûte).

Facteur de gonflement des bandes gonflantes


Rapport entre la section efficace finale définie au point 5.2.3.3 et la section efficace initiale dans
le cas d’une dilatation libre dans la direction active.

Ciment pour tunnel


Ciment pour revêtement d’intrados défini par la norme ÖNORM EN 197-1 avec des
caractéristiques complémentaires définies par la norme ÖNORM B 3327-1 (par ex. WT38,
WT42).
TUNNEL
BÉTON DE REVÊTEMENT D’INTRADOS
RVS 9.34
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Rapport eau/liant (rapport e/l)


Rapport massique entre la teneur en eau efficace et la teneur en ciment (teneur en liant
admissible) dans le béton frais.

Revêtement d’intrados imperméable (wasserundurchlässige Innenschale - WDI)


Revêtement durable et porteur en béton, remplissant en même temps la fonction d’étanchéité.

Culée
Fondation du béton de la voûte.

Ciment sans C3A


Ciment conforme à la norme ÖNORM B 3327-1.

Adjuvant
Produit fin utilisé dans le béton et ajouté pendant l’opération de mélange du béton, afin
d’améliorer ou d’obtenir des caractéristiques définies (cendres volantes conformes à la norme
ÖNORM EN 450, adjuvants hydrauliques recyclés (aufbereitete hydraulisch wirksame
Zusatzstoffe - AHWZ) conformes à la norme ÖNORM B 3309 ou fumées de silice conformes à
la norme ÖNORM EN 13263).

3. Béton

3.1 Principes pour la composition du béton, exigences

Différentes exigences, qui sont en partie contraires, doivent être respectées pour la fabrication
du béton de revêtement d’intrados. Une température suffisamment élevée du béton est d’une
part jugée nécessaire pour obtenir un moment de décoffrage précoce en liaison avec une
solidité rapide, ce qui favorise d’autre part la formation de fissures. Des exigences particulières
concernant les classes d’exposition (par ex. XA ou XF) peuvent également provoquer des
températures élevées du béton et donc des fissures. Des réactions trop lentes se traduisent par
un rallongement des délais de décoffrage.
La bonne composition du béton de revêtement d’intrados nécessite une optimisation des
constituants du béton, du point de vue de la qualité mais aussi de la quantité, afin d’obtenir les
conditions les plus favorables pour les domaines d’exigence déterminants
• ouvrabilité
• moment de décoffrage et résistance au décoffrage
• prévention des fissures
• caractéristiques d’utilisation.
Les bétons de revêtement d’intrados devraient être fabriqués avec une faible quantité de liant et
d’eau totale, en respectant les caractéristiques requises pour le béton, et en employant des
additifs permettant d’économiser l’eau (BV, FM, LP, LPV), afin de réduire les tensions de
température et de retrait. Les exigences définies au tableau 3/2 et les valeurs indicatives du
tableau 3/3 sont d’application. Les valeurs indicatives mentionnées se réfèrent aux classes de
résistance courantes et à des épaisseurs de voûte planifiées jusqu’à 60 cm.
En règle générale, le contrôle de caractéristiques définies du béton (par ex. classes
d’exposition) doit être effectué sur le béton durci (principe de l’efficacité équivalente du béton
défini par la norme ÖNORM B 4710-1, point 5.2.5.3).
Afin de réduire les tensions de température, il est conseillé d’utiliser des ciments du type CEM II
et/ou de compléter une partie définie du liant par des adjuvants du type II, défini par la norme
ÖNORM B 4710-1 (par ex. des cendres volantes). Des adjuvants particulièrement fins peuvent
en outre améliorer l’ouvrabilité du béton frais et la compacité de la structure du béton (« effet de
remplissage »). Des adjuvants hydrauliques recyclés (AHWZ conformes à la norme ÖNORM B
3309) sont utilisés en règle générale pour obtenir les caractéristiques souhaitées.
Les ciments utilisés pour la construction de tunnels doivent être conformes à la norme ÖNORM
B 3327-1.
En plus d’une résistance accrue aux sulfates, les ciments sans C3A se caractérisent par un très
faible dégagement de chaleur, réduisent nettement le risque de fissures de tension thermique,
et conviennent particulièrement pour des revêtements d’intrados imperméables (WDI) visés au
point 4.2. La quantité choisie de ciment et d’adjuvants doit garantir la résistance au décoffrage
requise ainsi que le respect des caractéristiques d’utilisation, pour une température
correspondante du béton frais.
En plus de la composition du béton, la température du béton frais influe sur l’évolution
thermique et sur la vitesse de durcissement du béton de revêtement d’intrados, qui est
essentielle pour permettre un décoffrage précoce, mais également pour les températures
maximales du béton, et, par conséquent, pour empêcher la fissuration. Des températures du
béton frais comprises entre 13 °C et 18 °C sont particulièrement favorables. Des températures
du béton frais inférieures à 10 °C ralentissent très nettement l’évolution de la résistance, des
températures supérieures à 22 °C se traduisent par contre de manière défavorable, par un
risque accru de fissuration. Des températures du béton frais supérieures à 27 °C ne sont pas
admissibles.
L’évolution de la température du béton est conditionnée par la température du béton frais,
l’évolution thermique (chaleur d’hydratation du ciment ou du liant, dosage ciment/liant),
l’épaisseur de l’élément de construction et par des influences extérieures (par ex. température
de l’air, vitesse de l’air). Les valeurs de températures prescrites (température du béton frais,
augmentation de la température dans le béton) doivent être respectées pour prévenir le plus
possible la formation de fissures (fissures dans le revêtement ou fissures de séparation).
Béton de revêtement d’intrados
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En cas de dépassement de la température maximale prévisible de l’élément de construction


définie au tableau 3/2, des mesures favorables complémentaires doivent être prévues
conformément au tableau 3/1.

3.1.1 Ouvrabilité

Les méthodes d’essai de consistance prévues ne permettent pas une étude globale des
caractéristiques du béton frais, dont la somme est exprimée par le terme d’ouvrabilité. L’essai
d’étalement simple constitue toutefois une mesure suffisante pour évaluer l’aptitude au
pompage des mélanges de béton.
La consistance des bétons de revêtement d’intrados doit être adaptée aux conditions de pose.
En règle générale, une consistance située dans la plage supérieure de F 45 est adaptée pour
des bétons pompés utilisés pour des bétons de voûte non armés. Pour des revêtements
d’intrados armés, la classe de consistance jusqu’à F 52 peut être utilisée pour le radier, et la
classe de consistance jusqu’à F 59 est appropriée pour les voûtes (en fonction de l’armature
prévue). La modification des conditions d’ouvrabilité doit être prise en compte pour les bétons
fibreux. On tiendra notamment compte des variations de consistance liées à des conduites de
pompage longues.
La nature du granulat, la répartition granulométrique et la forme du grain jouent un rôle
fondamental pour l’ouvrabilité. Des adjuvants particulièrement fins, comme dans le cas des
AHWZ, permettent d’obtenir des masses souples et compactes avec un (effet de remplissage).
En plus de la garantie de la durabilité et de l’augmentation de l’allongement après rupture du
béton durci, l’emploi de fluidifiants favorisant la formation d’air occlus avec une introduction
limitée d’air (combinaison d’adjuvant BV, FM, LP, ou LPV) est avantageux pour l’ouvrabilité du
béton frais. Le domaine de dispersion maximum pour la teneur LP est compris entre 2,5 % et
5,0 %.

3.1.2 Moment de décoffrage, résistance au décoffrage

Le moment de décoffrage ne doit pas être trop précoce, pour éviter la formation de fissures.
Afin de pouvoir respecter le délai courant de 24 heures pour un tronçon de bétonnage, on
obtient des délais de décoffrage de 10 à 14 heures pour le béton de voûte, qui sont avantageux
du point de vue des technologies du béton. Avec des délais de décoffrage inférieurs à 10
heures, des mesures doivent être prises pour éviter un refroidissement et un dessèchement
trop rapides.
La résistance au décoffrage ne doit pas être trop élevée, étant donné que, dans ce cas, la
température du béton est très élevée lors du décoffrage, précisément au moment du risque de
fissuration le plus élevé. Les résistances au décoffrage mesurées dans l’ouvrage pour des
bétons de voûte sont habituellement comprises entre 1,5 N/mm2 et 3,0 N/mm2 (conformément
au point 4.5).
Les teneurs en ciments recommandées dans le tableau 3/3 doivent être respectées afin
d’obtenir les résistances au décoffrage requises.

3.1.3 Prévention des fissures

Les efforts de contrainte ou internes sont à l’origine de la plupart des fissures dans le béton de
voûte, sous l’effet d’une contraction incomplète lors du refroidissement et sous l’effet du retrait.
Dans tous les cas, la température maximale du béton doit donc rester basse, la vitesse de
refroidissement ainsi que le retrait doivent être limités (voir tableau 3/1).
Il faut par conséquent utiliser un béton présentant les valeurs de température correspondantes,
définies au tableau 3/2.
Le retrait doit être limité par l’emploi d’une faible quantité d’eau totale, définie au tableau 3/2, et
par un traitement ultérieur approprié. On utilisera un béton RS à retrait réduit, défini par la
norme ÖNORM B 3303, point 7.13.1 ou un béton RRS à retrait très réduit, défini par la norme
ÖNORM B 3303, point 7.13.2 pour des revêtements d’intrados imperméable à l’eau. Le contrôle
du retrait très réduit n’est pas exigé pour des teneurs en eau totale ≤ 170 l/m3.
Les mesures doivent être adaptées aux conditions des chantiers, en remplaçant des conditions
défavorables par des mesures (conditions) favorables, ce qui permet au final d’éviter le plus
possible la formation de fissures.

3.1.4 Caractéristiques d’emploi

La sorte de béton (classe de résistance à la compression avec âge d’évaluation, désignation


abrégée visée au tableau 3/2, le cas échéant, exigences complémentaires) doit être mentionnée
dans le cahier des charges (exemples, voir annexe 3). En règle générale, la classe d’exposition
est vérifiée dans le béton durci.
En présence d’attaques physiques et chimiques particulières, par ex. une attaque sulfatique
avec gonflement (XAT), une attaque avec dissolution (XAL), une attaque due au gel (XF), et
pour des « revêtements d’intrados imperméables » (WDI), le béton doit être fabriqué avec une
structure si possible dense et en prévenant le plus possible la formation de fissures.

Tableau 3/1 Conditions favorables ou défavorables pour prévenir la formation des fissures

Conditions favorables
- ciments sans C3A conformes à la norme ÖNORM B 3327-1 et adjuvants hydrauliques
conformes à la norme ÖNORM B 3309
- utilisation de combinaisons d’adjuvants BV, FM, LP, LPV pour réduire la quantité d’eau totale
(quantité d’eau totale max. 170 l/m3)
- température basse du béton frais 13 °C à 18 °C (la résistance au décoffrage doit être garantie)
- températures basses de l’élément de construction
- blocs courts, réduction des efforts
- emploi de coffrages présentant une bonne conduction thermique (par ex. coffrages en acier)
- surfaces de terrassement planes
- délai de décoffrage supérieur à 10 heures pour réduire la vitesse de refroidissement
- couches de séparation pour améliorer le glissement
- traitement ultérieur avec produits de cure, feuilles, non-tissé (point 7.2.1), chariots de
traitement ultérieur (point 7.2.2)
- humidité atmosphérique élevée

Conditions défavorables
- température du béton frais > 22 °C
- délai de décoffrage inférieur à 12 heures
- résistance au décoffrage supérieure à 3,0 N/mm2
- courant d’air (vitesse élevée de l’air)
- grande différence entre la température du béton et la température de l’air
- importante entrave à la possibilité de mouvement du revêtement d’intrados (par ex. effet de
chevillage)
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BÉTON DE REVÊTEMENT D’INTRADOS
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Les exigences applicables aux bétons de revêtement d’intrados pour différents domaines
d’application sont résumées dans le tableau 3/2.

3.1.4.1 Classe de résistance à la compression

La classe de résistance à la compression, en règle générale C 20/25 ou C 25/30, est définie en


fonction des besoins statiques. Pour profiter du durcissement ultérieur en cas d’utilisation
d’adjuvants du type II ou conformes à la norme ÖNORM B 3309, la classe de résistance à la
compression doit être rapportée à un âge du béton le plus tardif possible (56 ou 90 jours). En
cas d’essai après 56 ou 90 jours, l’âge d’essai doit être mentionné entre parenthèses après la
classe de résistance, par ex. C 25/30 (56).

3.1.4.2 Béton avec compacité accrue de la structure du béton (XC3, XC4)

Compte tenu de la compacité de la structure du béton, et donc de la durabilité, le béton de


revêtement d’intrados doit être conforme à la classe d’exposition XC3 ou XC4, en fonction des
besoins. L’addition d’une combinaison des adjuvants BV + LP ou LPV (conformément à la
directive ÖVBB) est prescrite. La pénétration de liquides nocifs est également ralentie en cas
d’attaque chimique. Les classes d’exposition XC3 ou XC4 doivent être contrôlées sur le béton
durci (essai défini par la norme ÖNORM B 3303). Pour des bétons subissant une attaque de
courte durée avec dissolution importante ou une attaque sulfatique avec gonflement, avec des
teneurs de 400 à 1500 mg/l, et des revêtements d’intrados imperméables, la profondeur de
pénétration ne doit pas dépasser 25 mm (XC4).

3.1.4.3 Attaque due au gel sans produit de dégel (XF3)

Dans les zones de tête de tunnel (en règle générale, jusqu’à une longueur d’environ 1000 m), le
béton de la voûte doit être résistant au gel (XF3), conformément au tableau 3/2.

3.1.4.4 Béton pour attaques chimiques avec gonflement (XAT)

Étant donné qu’il n’est pas possible de réaliser une protection ultérieure ou des mesures de
remise en état en cas d’attaque avec gonflement due à l’eau souterraine, des mesures
acceptables doivent être prévues en cas de soupçon d’une attaque peu importante. Ceci
concerne également le béton de revêtement d’intrados avec feuille d’étanchéité.
La concentration en sulfates des eaux souterraines peut varier fortement dans le temps, et
l’attaque sulfatique doit par conséquent être évaluée au moins à partir de trois échantillons
prélevés à des moments différents.
Lorsque les teneurs en sulfates sont comprises entre 200 à 400 mg/l SO4-2, la classe
d’exposition XC3 doit être vérifiée sur le béton durci des bétons de revêtement d’intrados, et
l’emploi de ciment ne contenant pas de C3A est recommandé.
Lorsque les teneurs en sulfates sont comprises entre 400 et 1500 mg/l SO4-2, la classe
d’exposition XC4 doit être vérifiée et l’emploi de ciment ne contenant pas de C3A est
nécessaire, en dérogation à la norme ÖNORM.
Les dispositions de la norme ÖNORM B 4710-1 sont d’application lorsque les teneurs en
sulfates sont supérieures à 1500 mg/l SO4-2.
3.1.4.5 Béton pour attaques chimiques avec dissolution (XAL)

Étant donné que l’exigence XAL en construction routière est pratiquement toujours liée à la
protection des eaux souterraines contre les liquides nocifs (par ex. radier étanche contre les
fuites de liquides en cas d’accident de camion citerne), l’étanchéité de la structure du béton
(XC4) et la prévention des fissures sont particulièrement importantes. La sorte de béton IXAL,
définie au tableau 3/2, est prévue pour des attaques avec faible dissolution et des attaques de
courte durée avec dissolution importante. Par attaque de courte durée avec dissolution
importante, on entend l’influence, limitée dans le temps, de substances provoquant une forte
dissolution à la suite d’accidents.

3.1.4.6 Attaque due au gel avec produit de dégel (XF4)

L’expérience acquise depuis de nombreuses années avec des tunnels routiers en Autriche
montre que des bétons de voûte résistants au gel de la classe d’exposition XF3 sont
suffisamment durables en liaison avec les peintures de tunnel courantes à effet éclaircissant,
définies par la fiche technique ÖVBB « Peintures pour revêtements d’intrados de tunnels ».
Si aucune mesure de protection (peintures pour tunnel) n’est prévue, la classe d’exposition XF4
est exigée dans la zone exposée aux projections d’eau contenant des sels de dégel, qui
apparaissent dans des tunnels routiers. Un risque accru de fissuration doit toutefois être
envisagé dans ces cas. Un béton de voûte résistant au gel-dégel ne doit par conséquent être
exigé que dans des cas exceptionnels (par ex. dans des tunnels routiers courts sans peinture
pour tunnel).
On retiendra de principe que, conformément à l’état actuel de la technique, l’utilisation des
bétons XF4 pour le béton de voûte des tunnels routiers ne permet souvent pas d’obtenir une
amélioration de la qualité de l’ouvrage. En dépit d’une fabrication du béton conforme aux
normes, des dégradations peuvent apparaître sous l’effet d’attaques par gel-dégel, en raison
des méthodes mises en oeuvre (quantité d’eau défavorable et répartition de l’air occlus avec
des coffrages en acier et une consistance de béton pompé).

3.1.4.7 Béton pour revêtements d’intrados imperméables sans étanchement


(wasserundurchlässige Innenschalen - WDI)

Avec des revêtements d’intrados imperméables, le béton du revêtement d’intrados assure


pleinement la fonction d’étanchement. Le béton de revêtement d’intrados ne doit pas
conséquent pas uniquement être fabriqué avec la classe d’exposition XC4, qui n’est qu’une
mesure pour la densité de la structure du béton, mais doit également être fabriqué en évitant le
plus possible l’apparition de fissures favorisant l’écoulement de l’eau.
Béton de revêtement d’intrados
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Tableau 3/2 Exigences pour le béton de revêtement d’intrados - Vérification des


caractéristiques exigées pour le béton durci

- béton de voûte (zone normale)


- radier, contre voûte, culée (zone normale)
- béton de voûte et béton de radier à caractéristiques particulières
- attaque par le gel sans produit de dégel ou avec peinture pour tunnel (zone de tête du tunnel)
- attaque par le gel avec produit de dégel sans peinture pour tunnel
- revêtement d’intrados imperméable
- attaque sulfatique SO4-2 400 à 1500 mg/l
- attaque avec dissolution

- abréviation de la sorte de béton


- classes d’exposition 1) définies par la norme ÖNORM B 4710-1
- classe de résistance courante
- hausse de temp. max. admissible dans le béton conformément à la norme ÖNORM B 3303 [K]
- retrait 3)6)
- ciment conforme à la norme ÖNORM B 3327-1
- teneur en eau totale (valeur espérée) [l/m3] 4)
- granulats
- classes granulométriques SK
- indice eau/liant max.
- teneur en air (GK 22) [%]
- exigence d’une commande par microprocesseurs définie par la norme ÖNORM B 4710-1
- température du béton frais [°C]
- température maximale prévisible pour l’élément de construction [°C]
- température maximale admissible pour l’élément de construction 11) [°C]
- attestation d’essai initial sur le béton durci 1)
- contrôle de conformité, d’identité sur le béton durci
- délai normal de décoffrage [h]
- délai minimum de décoffrage avec des mesures particulières [h] conformément au point 7.2.2

C3A-frei : sans C3A


ja : oui

1) Afin de réduire le plus possible le dégagement de chaleur, la composition optimale du béton de revêtement
d’intrados exige en règle générale une vérification des classes d’exposition du béton durci. Les paramètres
mentionnés sont contrôlés dans le cas d’une vérification sur le béton durci.
2) Aucune mesure complémentaire n’est nécessaire sur des bétons de voûte ou de radier avec des attaques
sulfatiques jusqu’à 400 mg/l (un ciment sans C 3A est recommandé à partir de 200 mg/l). La vérification de la classe
d’exposition XC4 et l’emploi de ciment sans C3A sont nécessaires avec des attaques sulfatiques comprises entre
-2
400 et 1500 mg/l SO4 (classe d’exposition XA1T sans C3A). Les exigences définies par la norme ÖNORM B 4710-1
-2
pour XA2T s’appliquent avec des attaques sulfatiques supérieures à 1500 mg/l SO4 .
3) RRS - retrait très réduit : exigence du retrait très réduit (RRS) est considérée comme vérifiée pour un béton de
revêtement d’intrados avec une teneur max. en eau totale de 170 l/m3 (valeur espérée). Si cette teneur en eau ne
peut pas être respectée dans le mélange, le retrait très réduit (RRS) doit être vérifié conformément à la norme
ÖNORM B 3303, point 7.13.2. L’écart entre la teneur en eau totale, vérifiée dans le cadre des essais de conformité
ou d’identité, et la valeur espérée doit être conforme à la valeur admissible définie par la norme ÖNORM B 4710-1,
tableau 17.
4) Teneur en eau totale définie par la norme ÖNORM B 4710-1, partie 3.1.29.
5) A l’exception de la température de pose admissible < 27 °C, est conforme aux exigences W40 et BS1A définies
par la directive « Ouvrages en béton imperméable - cuvelage en béton imperméable ». La température de pose
admissible plus élevée est possible compte tenu des conditions d’environnement plus favorables pour le béton de
revêtement d’intrados de tunnel.
6) Le retrait (RS, RRS) défini par la norme ÖNORM B 3303, point 7.13, doit être vérifié dans le cadre de l’essai initial
et à la livraison, au moins une fois par an.
7) Pour des radiers et des culées avec une épaisseur > 1,2 m WT 33 sans C3A et AHWZ.
8) IG = revêtement d’intrados voûte zone normale
IS = revêtement d’intrados radier zone normale
IGP = revêtement d’intrados voûte zone de tête de tunnel
ISP = revêtement d’intrados radier zone de tête de tunnel
IGT = revêtement d’intrados voûte avec attaque par produit de dégel
WDI = revêtement d’intrados imperméable
-2
IXAT = revêtement d’intrados (voûte, radier) avec attaque sulfatique (400 à 1500 SO 4 )
IXAL = revêtement d’intrados (voûte, radier) avec attaque de courte durée avec dissolution importante
9) Exigences pour L 300 et AF définies par la norme ÖNORM B 4710-1, tableau NAD 10
L300 : pour XF2 et XF3 : au moins 1,0 %
pour XF4 : au moins 1,8 %
AF : pour XF4 : au plus 0,18 mm
10) Vérification XF3 ou L300 uniquement en cas de besoin : par ex. zone de tête de tunnel.
11) En cas de dépassement de la température maximale admissible de l’élément de construction, des mesures
complémentaires doivent être prévues pour les opérations de bétonnage ultérieures, permettant de respecter les
exigences prévues. La norme ÖNORM B 4710-1, tableau 19, est d’application pour le nombre d’acceptation. En cas
de dépassement de température, une nouvelle mesure de la température doit être réalisée pour le tronçon de
bétonnage suivant. Un écart limite de 2 K est défini pour les résultats de l’essai de conformité (ÖNORM B 4710-1,
tableau 17).
12) En cas d’utilisation de 4 groupes de grains, on peut utiliser 2 granulats avec un grain minimum inférieur à 4 mm,
l’un des granulats pouvant avoir un grain maximum de 4 mm, et l’autre un grain maximum de 16 mm. L’utilisation de
mélanges de grains 0/16 mm est admissible, à l’exception de la sorte de béton IGT.
TUNNEL
BÉTON DE REVÊTEMENT D’INTRADOS
RVS 9.34
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Tableau 3/3 Proposition pour la composition (proportions du mélange) du béton de revêtement


d’intrados avec vérification sur le béton durci

- béton de voûte (zone normale)


- radier, contre voûte, culée (zone normale)
- béton de voûte et béton de radier à caractéristiques particulières
- attaque par le gel sans produit de dégel ou avec peinture pour tunnel (zone de tête du tunnel)
- attaque par le gel avec produit de dégel sans peinture pour tunnel
- revêtement d’intrados imperméable
- attaque sulfatique SO4-2 400 à 1500 mg/l
- attaque avec dissolution

- abréviations de la sorte de béton


- teneur en ciment recommandée 1) [kg/m3]
- adjuvants hydrauliques recyclés (AHWZ) [kg/m3]
- teneur maximale en eau totale [l/m3]
- grain maximum du granulat
- granulats gamme 2/3 (A + B) - B avec  = 2700 kg/m3
- adjuvant BV, FM, LP, LPV
- dosage en fonction des besoins pour la teneur en air et l’ouvrabilité
- teneur en air [%]
- indice eau/liant (valeur espérée)
- type de ciment défini par la norme ÖNORM B 3327-1
- WT38, pour des radiers avec une épaisseur > 1,2 m : WT33 sans C3A
- WT38 WT38 sans C3A
- WT33 sans C3A WT38 sans C3A pour des radiers avec une épaisseur > 1,2 m : WT
33 sans C3A
- WT38 sans C3A WT42 sans C3A

1) Nécessité d’une teneur en ciment > 250 kg/m3 pour respecter le délai de décoffrage courant.
2) GK32 est considéré comme grain maximum standard pour les revêtements d’intrados non armés, et GK22 pour
des revêtements d’intrados armés.

Une ouvrabilité particulièrement bonne, une limitation de la température du béton frais, de la


température maximale du béton et de la vitesse de refroidissement, ainsi qu’un retrait réduit
sont par conséquent déterminants pour le béton des revêtements d’intrados imperméables
(WDI). L’emploi d’un ciment avec une faible chaleur d’hydratation, conforme à la norme
ÖNORM B 3327-1 (par ex. WT38 sans C3A), l’addition de AHWZ et le respect d’une faible
quantité d’eau totale en liaison avec l’utilisation d’adjuvants (BV + LP ou LPV) sont
particulièrement soulignés (voir tableau 3/3).
A l’exception de la température admissible du béton frais ≤ 27 °C, les exigences définies au
tableau 3/2 pour le béton des revêtements d’intrados imperméables (WDI) sont conformes aux
exigences définies pour le béton standard BS 1A de la directive ÖVBB « Ouvrages en béton
imperméable - cuvelage imperméable ».

Les mesures de construction prévues au point 4 doivent être respectées.


Des mesures particulières visant à réduire le dégagement de chaleur (par ex. utilisation de
ciment WT 33 sans C3A et AHWZ) doivent être prises pour des bétons de radiers massifs
(épaisseur supérieure à 1,2 m).

Le traitement ultérieur doit être prévu de manière à éviter un refroidissement rapide au cours
des 3 premiers jours et un dessèchement rapide au cours des 7 sept premiers jours après le
décoffrage (conformément au point 7.2).
Béton de revêtement d’intrados
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3.1.5 Résistance accrue au feu

Des mesures augmentant la résistance au feu peuvent être nécessaires pour respecter la
protection prescrite contre l’incendie. Sous l’effet d’un incendie, le front de température pénètre
dans le béton de la voûte, créé des tensions thermiques, et peut porter préjudice aux
caractéristiques du béton et de l’acier.
Des hausses rapides de la température se traduisent par des éclatements, similaires à des
explosions, à la surface des couches du béton, et mettent à nu des couches de béton plus
profondes, et, le cas échéant, les armatures (la quantité des décollements dépend notamment
de la résistance du béton, de l’humidité du béton dans l’ouvrage et de l’entrave à la
déformation). Ces éclatements peuvent être réduits ou empêchés en ajoutant de fines fibres de
polypropylène (voir point 8.3 ou la directive ÖVBB « Béton fibreux », la directive ÖVBB
« Résistance accrue au feu du béton des ouvrages routiers souterrains »).
Les caractéristiques du béton frais qui ont été modifiées par l’addition de fibres (réduction de la
consistance, besoin accru en adjuvants, modification de la teneur en air) ainsi que les
conditions de pose rendues plus difficiles (répartition plus difficile du béton et recouvrement plus
difficile de l’armature, nécessité d’une énergie vibrante optimisée ou d’une mise en oeuvre
optimisée du vibreur pour le béton de voûte armé), de même que les caractéristiques modifiées
du béton durci (par ex. résistance au gel) doivent être contrôlées par des contrôles préalables
appropriés, et pris en compte par des mesures correspondantes (voir aussi le point 8.3 ou la
directive ÖVBB « Béton fibreux » et la directive ÖVBB « Résistance accrue au feu du béton des
ouvrages routiers souterrains »).

3.2 Constituants du béton

La provenance des constituants du béton doit être indiquée, et leur aptitude doit être vérifiée
dans les délais avant le début des travaux de bétonnage.

3.2.1 Ciment

Les ciments utilisés doivent porter une marque CE ou ÜA, et un contrôle doit être prévu
conformément aux normes ÖNORM EN 197-1 et B 3327-1.
Les exigences complémentaires concernant le ciment, en plus des exigences prévues par la
norme EN 197-1 (dégagement de chaleur, ségrégation d’eau, finesse de broyage, teneur en
C3A, température du ciment) sont définies par la norme ÖNORM B 3327-1 (voir aussi le tableau
3/2).

3.2.2 Additifs

L’adjonction d’additifs du type II défini par la norme ÖNORM B 4710-1 est utile pour améliorer
l’ouvrabilité et réduire le dégagement de chaleur, et pour obtenir une structure dense du béton.
En règle générale, on utilisera des additifs définis par la norme ÖNORM B 3309 (AHWZ) pour
obtenir une introduction orientée d’air. Une valeur k de 0,8 s’applique pour ces additifs, pour le
calcul de l’indice eau/liant.
Les additifs doivent être dosés par masse, en tant que constituant propre. Le mélange
homogène du ciment, des additifs et du granulat doit être garanti par une durée de malaxage
suffisante.
3.2.3 Granulats

Les granulats doivent être conformes à la norme ÖNORM B 3131. Les exigences définies par la
norme ÖNORM B 4710-1 s’appliquent pour la mise en oeuvre des granulats, avec la dérogation
suivante : en cas d’utilisation de 4 groupes de grains, 2 granulats doivent avoir un grain
minimum inférieur à 4 mm. L’utilisation de mélanges de grains jusqu’à 0/16 mm est admissible,
à l’exception de la sorte de béton IGT.
Les granulats utilisés pour le béton de revêtement d’intrados doivent appartenir à la classe de
résistance au gel F2, définie par la norme ÖNORM B 4710-1, avec des granulats séparés avant
un traitement sur le chantier ou dans une centrale avec marquage normalisé. La classe de
résistance au gel F1 est nécessaire pour les bétons XF4.
La courbe granulométrique totale doit être choisie de manière à obtenir l’ouvrabilité nécessaire
avec une quantité d’eau minimale. Les courbes granulométriques proposées sont représentées
dans les figures 3/1, 3/2 et 3/3. Le grain maximum doit être choisi le plus gros possible, en
fonction des conditions de transformation (par ex. épaisseur de l’élément de construction,
armature, etc.), et le refus de tamis admissible doit être mis à profit, un dépassement
supplémentaire de 5 % du refus de tamis étant autorisé si l’ouvrabilité est respectée. GK45 est
recommandé pour le béton non armé et les éléments de construction épais.
La norme ÖNORM B 4710-1 s’applique pour la quantité maximale admissible d’éléments
lessivables (éléments inférieurs à 0,063 mm). Cette quantité peut être augmentée à 5 % en
masse pour des granulats concassés avec un grain maximum de 32 mm et de 45 mm, s’il s’agit
essentiellement de granulats calcaires, et si la quantité inférieure à 0,02 mm (déterminée par
essai de sédimentation) ne dépasse pas 3 % en masse. La teneur en eau totale doit être
conforme au tableau 3/2.
Concernant les courbes granulométriques des figures 3/1 à 3/3, des expériences ont été
acquises depuis de nombreuses années pour l’aptitude au pompage, l’ouvrabilité et la structure
de surface avec une teneur correspondante en fines.
Un essai de pompage doit être réalisé pour les courbes granulométriques GK32 et GK22, avant
la pose sur le revêtement d’intrados, si le groupe de grains 4/8 représente plus de 10 % en
masse, et si le granulat est majoritairement composé de grains broyés.
Des dépassements des courbes normales jusqu’à la courbe B sont autorisés sans mesure
particulière, mais la réglementation concernant le groupe de grains 4/8 doit toutefois être
respectée.
Dans des cas particuliers, et si les caractéristiques prévues pour le béton sont respectées, un
léger dépassement de la courbe B est autorisé dans la gamme de 1 mm à 4 mm, et des valeurs
inférieures à la courbe normale sont admissibles, mais l’ouvrabilité doit être vérifiée (aptitude au
pompage, aptitude à la pose et structure de surface du béton).
La teneur en fines définie au tableau 3/4 ne doit pas être dépassée par le bas.

Tableau 3/4 : Teneur en fines (part ≤ 0,125 mm)

Grain maximum - Teneur en fines


GK16 au moins 390 kg/m3
GK22 au moins 370 kg/m3
GK32 au moins 350 kg/m3

3.2.4 Eau de gâchage

La norme ÖNORM B 4710-1 s’applique pour l’eau de gâchage.


3.2.5 Adjuvants

Tous les adjuvants doivent être conformes aux exigences définies par les normes ÖNORM B
4710-1 et ÖNORM EN 934-2, ou par la directive ÖVBB « Béton LPV » pour les produits LPV.
TUNNEL
BÉTON DE REVÊTEMENT D’INTRADOS
RVS 9.34
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Figure 3/1 Courbe granulométrique pour le béton de revêtement d’intrados


GK32 - courbe normale
tamisat en % en masse
maille nominale en mm

Figure 3/2 Courbe granulométrique pour le béton de revêtement d’intrados


GK22 - courbe normale
tamis en % en masse
maille nominale en mm

Figure 3/3 Courbe granulométrique pour le béton de revêtement d’intrados


GK16 - courbe normale
tamisat en % en masse
maille nominale en mm

Des homologations et des rapports d’essai conformes aux exigences définies par les
réglementations techniques, et ne datant pas de plus de 3 ans, doivent être disponibles pour les
adjuvants utilisés.
L’efficacité des adjuvants et leur compatibilité entre eux (si plusieurs adjuvants sont utilisés)
doivent être vérifiées dans le cadre de l’essai initial et doivent également être évaluées lors de
l’essai de conformité (voir aussi la norme ÖNORM B 3303, point 7.16).

3.2.6 Fibres

Les fibres doivent être conformes à la directive ÖVBB « Béton fibreux ».

3.3 Essai initial

L’essai initial doit servir à vérifier le respect de toutes les exigences avec les constituants
réellement utilisés et avec les constantes de mesure prévues par la norme ÖNORM B 4710-1.
Les exigences (par ex. consistance) doivent être déterminées en tenant compte de la diversité
des conditions d’exécution (revêtement d’intrados non armé et étanche, longueur des tuyaux de
pompage, délai de décoffrage, eaux souterrains agressives etc.). Les proportions du mélange
(ciment, additifs, adjuvants, charges et eau) sont définies dans le cadre de l’essai initial.
L’essai initial doit être confirmé par un organisme de surveillance accrédité. Les caractéristiques
du béton durci sont toujours contrôlées par un organisme d’essai accrédité. Les organismes de
surveillance et d’essai concernés doivent pouvoir justifier d’expériences dans le domaine des
problèmes liés à la fabrication des revêtements d’intrados de tunnels souterrains.
Les sortes de béton (béton de voûte, béton de radier, béton de culée, formules estivales et
hivernales), dont la composition est largement similaire, peuvent être regroupées en familles de
béton, aux conditions suivantes. Un seul essai initial commun est nécessaire pour ces familles
de béton :
- mêmes constituants du béton (un essai sur béton frais est nécessaire en cas de modification
des adjuvants BV et/ou FM)
- dosage du ciment ± 15 kg/m3
- dosage AHWZ ± 10 kg/m3
- indice eau/liant max. + 0,02
- F45, F52
- classe GK de granulats : les classes GK les plus proches (par ex. l’essai initial pour GK22
s’applique également pour GK16 et GK32).
Béton de revêtement d’intrados
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Tableau 3/5 Programme d’essai standard pour l’essai initial


- béton de voûte
- béton de radier béton de culée

- optimisation de la composition du béton, (courbe granulométrique optimale du granulat, grain


maximum, sorte de ciment, quantité d’additifs, durée du malaxage)
- valeur d’étalement (a10, a90)
masse volumique du béton frais
teneur en air 5) (LP10, LP90) (avec masse volumique)
exsudation (BL) à titre indicatif
- contrôle des constituants du béton 1)
- résistance au moment de décoffrage prévu, avec contrôle de la température
- résistance à la compression 7 d, 28 d ou 56 d 2)
- hausse de la température conformément à la norme ÖNORM B 3303 point 7.17 (exigences,
voir tableau 3/2)
- retrait RS ou RRS pour WDI
- vérification des classes d’exposition en fonction des exigences prévues au tableau 3/2 sur le
béton durci

1) Les résultats du contrôle en usine peuvent également être utilisés pour le ciment et les adjuvants.
2) en fonction de l’âge d’évaluation
3) n’est pas exigé si la quantité d’eau totale est < 170 l/m3
4) vérification uniquement pour le béton de radier massif (épaisseur ≥ 1,2 m) : T≤ 17 K conformément à l’essai
défini par la norme ÖNORM B 3303, point 7.17.2.
5) teneur en air au centre de la zone admissible

L’étendue de l’essai initial s’oriente d’après les exigences applicables au matériau de


construction (voir tableau 3/2). Les essais dépassant le programme d’essai standard défini au
tableau 3/5 (programme particulier) doivent être mentionnés dans le cahier des charges.

- Essais particuliers
L’étendue des essais particuliers et l’âge nécessaire pour l’essai doivent être déterminés :
Exemples :
- module E (par ex. pour la résistance au décoffrage en construction de type ouvert ; par ex.
après 3, 7, 28, 56 ou 90 jours),
- résistance à la traction par fendage
- vérification des classes de béton fibreux BB1G et BB2G sur l’échantillon pour essai à grande
échelle, conformément à l’annexe 5.

- Résistance au décoffrage
Lorsque le délai de décoffrage est inférieur à 16 heures, la résistance à la compression doit être
déterminée pour le béton de voûte, en fonction du délai minimum de décoffrage prévu, sur des
échantillons (cube 20 cm) avec contrôle de la température (voir tableau 3/6). Un calibrage de la
méthode d’essai pour l’exécution (marteau pendulaire) doit être réalisé en même temps que
l’essai de résistance au décoffrage (voir point 3.4.3).

Tableau 3/6 Température de stockage de l’échantillon avec contrôle de la température pour une
température de béton frais comprise entre 15 et 20 °C
Durée de stockage des échantillons - Température de stockage
0 à 4 heures 20 °C
4 à 8 heures 25 °C
plus de 8 heures 30 °C

3.4 Contrôle de conformité

3.4.1 Essai de conformité

L’essai de conformité (tableau 3/7) permet de vérifier durant les travaux que les caractéristiques
nécessaires pour un âge défini peuvent être obtenues avec la composition du béton de
revêtement d’intrados, en cas de fabrication, traitement ultérieur et stockage réglementaires.
En règle générale, l’essai de conformité du béton frais est réalisé sur le lieu de pose (par ex.
avant la pompe, le tapis transporteur, la rigole de coulage). L’influence du transport et du
pompage (essentiellement la modification de la teneur en air) doit être contrôlée au début et au
cours des travaux de bétonnage, et doit être prise en compte pour évaluer les résultats mais
également pour le dosage des adjuvants (constante de mesure pour la teneur en air, la
consistance et la température du béton frais) (vérification de la continuité des conditions de
pose). La corrélation entre les caractéristiques du béton avant et après la pompe doit être
réalisée sur le même camion-malaxeur, et, si possible, avec le même niveau de remplissage du
camion-malaxeur. Les caractéristiques requises s’appliquent pour le chantier de pose (par ex.
tuyau de bétonnage après la pompe).
A l’exception des sortes de béton IGT et Faß (Faserbeton - béton fibreux), l’essai de conformité
peut également être réalisé dans la centrale de mélange ou en tête de tunnel, si la durée de
transport entre le lieu de l’essai et le lieu de mise en oeuvre (par ex. tuyau de bétonnage après
la pompe) n’excède pas 30 minutes, et si la continuité des conditions de pose (consistance,
teneur en air et température du béton frais) est vérifiée.
- Vérification de la continuité des conditions de pose
Les modifications maximales suivantes (valeurs absolues sans évaluations statiques) sont
admissibles entre le lieu de l’essai et le lieu de mise en oeuvre :
consistance 30 mm, teneur en air 2,0 %, température du béton frais 2 °C
Une quantité minimale de 15 L est définie pour l’échantillon à prélever, en dérogation à la norme
ÖNORM B 3303.

3.4.2 Essai d’identité

L’essai d’identité est réalisé par un organisme d’essai accrédité ou conformément à la norme
ÖNORM B 4710-1, annexe B, partie B2,
TUNNEL
BÉTON DE REVÊTEMENT D’INTRADOS
RVS 9.34
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pour déterminer les caractéristiques du béton frais, la résistance à la compression et


l’échantillonnage pour d’autres essais sur le béton durci également par un laboratoire de
chantier, s’il est contrôlé par un représentant qualifié du maître d’ouvrage, qui contrôle et valide
les résultats des essais.
L’essai d’identité est réalisé à la demande du maître d’ouvrage, sur le lieu de mise en oeuvre
(par ex. avant la pompe, le tapis transporteur, la rigole de coulage), et vise à garantir que le
béton posé est conforme à la sorte de béton concernée par la vérification de conformité du
fabricant. Les caractéristiques suivantes doivent être examinées pour évaluer l’identité du béton
(voir tableau 3/8). La résistance à la compression peut être contrôlée dans un établissement
d’essai accrédité ou dans le laboratoire du chantier. Les classes d’exposition du béton durci
sont également vérifiées par un organisme d’essai accrédité.

• essai de résistance à la compression dans le laboratoire du chantier


L’essai de résistance à la compression est réalisé avec une pression d’essai calibrée, en
présence du représentant du maître d’ouvrage. Celui-ci confirme les valeurs lues. Un
échantillon parallèle est contrôlé par un établissement d’essai accrédité selon des intervalles qui
doivent être définis (au moins tous les 3 mois).

Tableau 3/7 Essai de conformité (fréquence minimale)

- mesure d’essai
- début des travaux de bétonnage jusqu’à la 10ème tranche de bétonnage 2)
- travaux de bétonnage courants à partir de la 11ème tranche de bétonnage 2)

- ciment, adjuvants 1)
1 x par mois pour chaque sorte de ciment ou d’adjuvant

- granulat - répartition granulométrique 1) 0/4


autres
1 x par semaine
1 x par semaine

1 x par semaine
2 x par mois

- température du béton frais, température de l’air


3 x par tranche

1 x par tranche

- continuité des conditions de pose


sur chaque 3ème tranche

sur chaque 20ème tranche

- impression du protocole statistique de la commande par microprocesseurs


pour un délai de bétonnage restant à définir

pour un délai de bétonnage restant à définir

- augmentation de la température conf. ÖNORM B 3303


1 x pour le béton de voûte et le béton de radier pour chaque famille de béton 3)

pour le béton de voûte et le béton de radier pour chaque famille de béton 3)


sur chaque 20ème tranche ou tous les 6 mois

- consistance
5 x par tranche, contrôle visuel en continu

2 x par tranche, contrôle visuel en continu

- teneur en air (béton frais)


5 x par tranche

2 x par tranche

- teneur en eau du béton 4)


sur chaque 3ème tranche

sur chaque 10ème tranche

- résistance à la compression 7d
sur chaque 3ème tranche

- résistance à la compression 28d ou 56d


sur chaque 3ème tranche

sur chaque 10ème tranche

- retrait RS, RRS


1 / an

- classes d’exposition définies au tableau 3/2 sur béton durci (XC3, XC4, L300, AF)
pour le béton de voûte, le béton de radier, le béton de culée pour chaque famille de béton 3)
pour WDI : sur chaque 20ème tranche ou tous les 6 mois
pour les autres bétons IS : sur chaque 40ème tranche ou tous les 12 mois

1) Les résultats du contrôle en usine peuvent également être utilisés pour vérifier les caractéristiques requises.
2) Par tranche de bétonnage, on entend le bétonnage avec une sorte de béton provenant de la même centrale de
mélange dans un délai de 24 heures avec des conditions climatiques et des conditions de pose pratiquement
identiques.
3) Les sortes de béton suivantes peuvent être regroupées comme famille de béton :
- mêmes constituants (un essai sur le béton frais est également nécessaire en cas de modification des adjuvants BV
et/ou FM)
- dosage du ciment ± 15 kg/m3
- dosage AHWZ ± 10 kg/m3
- dosage du liant total ± 10 kg/m3 (ciment+AHWZ)
- indice eau/liant max. + 0,02
- F45, F52
- classe GK des granulats : les classes GK les plus proches
4) essai défini par la norme ÖNORM B 3303, point 6.4
Béton de revêtement d’intrados
RVS 9.34 (5/2004)
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Tableau 3/8 Essai d’identité

- mesure d’essai
- fréquence minimale

- consistance
- teneur en air
- continuité des conditions de pose
- teneur en eau
- résistance à la compression 28d ou 56d
- classes d’exposition conf. tableau 3/2

- sur chaque 20ème tranche de bétonnage


- pour les bétons WDI : sur chaque 20ème tranche de bétonnage
pour les autres bétons de revêtement d’intrados : sur chaque 40ème tranche de bétonnage

Dans le cadre de la vérification d’identité, la vérification de conformité du fabricant est


également évaluée pour toutes les sortes de béton utilisées dans la tranche de travaux, à l’aide
des essais de conformité réalisés depuis le dernier essai d’identité (installation de mélange de
chantier) ou depuis le dernier contrôle extérieur du fabricant (usine à béton).

3.4.3 Essai sur l’ouvrage

Les essais sur l’ouvrage sont réalisés et documentés par l’utilisateur.


• résistance au décoffrage :
La résistance au décoffrage est contrôlée pour chaque tranche de bétonnage, avant la dépose
du coffrage. La résistance au décoffrage au moment du décoffrage des voûtes souterraines
(jusqu’à 24 h au maximum) est déterminée sur l’ouvrage, par ex. à l’aide d’un marteau
pendulaire selon le modèle PT d’E. Schmidt. Sur une construction de type ouvert, la résistance
au décoffrage au moment du décoffrage est déterminée avec le modèle P ou avec le marteau à
choc de retour. La résistance au décoffrage est contrôlée sur la face frontale des faîtes et à la
surface du béton dans la zone des parois du tunnel (fenêtres de bétonnage). Le marteau
pendulaire est calibré dans le cadre de l’essai initial.
• évolution de la température dans l’ouvrage :
L’évolution de la température du béton de voûte et de l’air ambiant est contrôlée sur chaque
40ème tranche de bétonnage, et sur chaque 20ème tranche pour les bétons WDI. Le contrôle
est réalisé jusqu’à ce que la température baisse (en règle générale pendant 36 heures). Deux
points de mesure sont implantés dans la zone du faîte et dans la zone des parois, au centre de
l’élément de construction.
• couverture de béton sur les armatures en acier (pour les revêtements d’intrados armés) :
Afin d’éviter les erreurs dues aux systèmes, la couverture de béton requise pour les armatures
en acier (dimension minimale de construction) est contrôlée avec un appareil de mesure
approprié (par ex. profomètre, Hilti) sur les cinq premières tranches de bétonnage, et ensuite
sur chaque 40ème tranche de bétonnage, conformément à la directive RVS 9.35, point 5 et
point 6 (cette disposition s’applique également pour les plafonds intermédiaires et les cloisons
de séparation).
• contrôle de l’épaisseur du revêtement d’intrados sur le béton durci (doit constituer une position
du cahier des charges pour les revêtements d’intrados armés) :
Le respect de l’épaisseur de consigne du revêtement d’intrados constitue une caractéristique de
qualité essentielle de la construction à 2 coques. Pour éviter des défauts d’épaisseur dans la
zone du faîte, et, le cas échéant, également dans la zone des naissances, des parois et de la
transition radier/voûte, et pour réduire par conséquent les dommages immédiats au niveau de
l’étanchéité, la surface du revêtement d’intrados doit être contrôlée avec des méthodes d’essai
non destructives. La zone du faîte et la zone des joints de bloc sont contrôlées en règle
générale. La directive [5] peut être utilisée pour la mise en oeuvre des méthodes d’essai non
destructives.

3.4.4 Échantillons de réserve

Tableau 3/9 Prélèvement d’échantillons de réserve

- échantillon
- quantité
- fréquence
- durée de stockage à partir de l’échantillonnage

- ciment - 10 kg - 14 jours - 2 mois


- additif - 5 kg - 14 jours - 2 mois
- adjuvant - 1 litre - 14 jours - 2 mois

Les échantillons sont prélevés à la livraison et stockés de manière réglementaire. La durée de


stockage débute à partir du prélèvement de l’échantillon.

4. Mesures structurales

4.1 Généralités

Les revêtements d’intrados sont réalisés :


• sans armature
• avec armature
Conformément à leur fonction.
Un système d’étanchement peut être prévu pour les deux modes de construction.
En principe, on distingue des tunnels formant une galerie étanche (avec rétention de l’eau sous
pression), et des tunnels drainés (avec évacuation de l’eau sous pression). Les critères suivants
sont pris en compte pour choisir entre ces deux modes de constructions :
• la possibilité de l’écoulement libre, sans retenues ou de l’écoulement pompé des eaux
souterraines vers une possibilité d’écoulement,
• l’arrivée d’eau prévisible,
• les pressions d’eau prévisibles,
• les effets sur le contexte hydrologique,
• les coûts de construction,
• les coûts d’exploitation et d’entretien.
En règle générale, les revêtements d’intrados non armés sont mis en oeuvre pour des tunnels
avec évacuation de l’eau sous pression.
En règle générale, les revêtements d’intrados armés sont mis en oeuvre pour des tunnels
routiers avec rétention de l’eau sous pression, et pour des tunnels en zone urbaine. Un
revêtement d’intrados imperméable (WDI) doit être privilégié pour les tunnels avec rétention de
l’eau sous pression.
Les revêtements d’intrados avec évacuation de l’eau sous pression sont souvent armés dans la
zone de tête, et toujours armés dans la zone recouverte.

4.2 Revêtement d’intrados imperméable (wasserundurchlässige Innenschale - WDI)

Par revêtement d’intrados imperméable (WDI), on entend un élément de construction étanche


sans système d’étanchement.
TUNNEL
BÉTON DE REVÊTEMENT D’INTRADOS
RVS 9.34
Page 13

Il est par conséquent nécessaire d’exiger pour le béton non seulement la caractéristique XC3
définie par la norme ÖNORM B 4710-1, mais également des mesures techniques en matière de
béton (tableau 3/2), des mesures structurales (tableau 4/1) et des mesures techniques
d’exécution (par ex. des couches de séparation) pour prévenir le plus possible les fissures et les
pénétrations d’eau.
Les revêtements d’intrados sont appelés étanches lorsque quelques points humides peuvent
être constatés sur la face intérieure (par ex. des tâches humides, des décolorations localisées
et de légères traînées d’eau, qui sèchent complètement au bout de 20 cm au plus). Les
revêtements d’intrados imperméables (WDI) doivent être conformes à la classe d’exigence A1
de la directive ÖVBB « Ouvrages en béton imperméable - cuvelage imperméable ».
Des pénétrations d’eau plus importantes, qui ne disparaissent pas au bout d’une période
d’observation restant à définir, doivent être réparées par des injections.
Un réseau d’armature doit être prévu sur les plans, sur la face interne et externe de la section
en béton. Des diamètres de fer supérieurs à 20 mm doivent être évités le plus possible. Afin de
garantir un bétonnage réglementaire, les mailles de l’armature doivent avoir une dimension
minimale de 100 mm.
La directive RVS 9.35 est d’application pour la couverture de béton. L’une des mesures
suivantes doit être choisie pour des ouvrages creux, si la couverture de béton de l’armature
située côté roche est obligatoirement supérieure à 10 cm :
- une armature en nappe (au moins CQS5) complémentaire doit être prévue dans la zone de la
couverture de béton plus épaisse
- l’armature planifiée doit être adaptée en fonction de la section transversale et de la position
- remplissage préalable du profil trop épais avec du béton
Les parois, les raidisseurs et les éléments d’étaiement des coffrages doivent être adaptés aux
besoins, au regard des tension et des déformations admissibles.
Le glissement au niveau des articulations des éléments de coffrage doit être limité le plus
possible.
En présence de trous d’ancrage continus (par ex. en construction de type ouvert), des tuyaux
de protection et des systèmes d’obturation doivent être utilisés, pour exclure l’écoulement de
l’eau et garantir une étanchéité durable.
Le nombre des joints de construction doit être limité le plus possible. L’utilisation d’un chariot de
coffrage intégral (chariot de coffrage fullround) est recommandée pour des sections de galerie
jusqu’à 50 m2 environ.
Les joints de construction doivent être étanchés avec des bandes d’étanchéité.
Des joints de mouvement d’une largeur de 30 cm au moins doivent être prévus entre les blocs
de bétonnage, avec des bandes pour joints de dilatation. Le joint peut être réalisé sous forme
de joint aveugle ou avec une garniture pouvant être comprimée.
Des garnitures pouvant être comprimées doivent être prévues pour les jointes entre des
ouvrages avec différents comportements de déformation.

4.3 Exigences structurales minimales pour le radier et les culées

Pour tous les types de radiers, la répartition des joints doit être conforme à celle du béton de la
voûte. Des séparations complémentaires du radier sont possibles dans le sens de la longueur.
Des divisions complémentaires de la voûte sont admissibles.
Les radiers doivent avoir une épaisseur minimale de 30 cm.
La norme ÖNORM B 4700 ou la directive RVS 9.35 ou RVS 9.32 est d’application pour
l’armature minimale et la couverture de béton.
En cas de mise en oeuvre d’un revêtement d’intrados imperméable (WDI), les exigences
applicables à la voûte s’appliquent également au radier.
Lorsque des radiers et des culées imperméables sont réalisés avec des bétons WDI dans des
tunnels avec évacuation de l’eau sous pression (tunnels avec système d’étanchement), des
longueurs normales de bloc jusqu’à 12,50 m sont admissible pour ces éléments de
construction, en dérogation au tableau 4/1.

4.4 Moment de la pose du béton

Le moment de la pose du béton dépend de la vitesse de déformation du bord de la cavité après


pose des moyens de soutènement, et de la capacité de mouvement du revêtement d’intrados.
Par expérience, le revêtement d’intrados peut être posé sans mesures complémentaires jusqu’à
une vitesse maximale de déformation de la coque extérieure de 4 mm par mois.
Des considérations particulières doivent être envisagées pour des tunnels implantés dans une
roche susceptible de gonfler. Les mesures complémentaires peuvent être les suivantes :
• augmentation de la résistance de la structure (résistances plus élevées du béton),
• pose de feuilles structurées ou d’un non-tissé, pose d’éléments de déformation,
• mesures structurales (armature ductile, allongement avant striction > 5 ‰ conformément à la
norme ÖNORM B 4753, fibres).

4.5 Résistance au décoffrage en mode de construction souterrain

La résistance à la compression du béton, nécessaire d’un point de vue statique lors du


décoffrage, dépend de la dimension de la cavité, de la géométrie du revêtement d’intrados,
ainsi que de l’épaisseur du revêtement d’intrados.
Par expérience, une résistance minimale au décoffrage de 2,0 N/mm2 est nécessaire dans la
calotte pour des sections normales avec des rayons ≤ 6,00 mm.
Béton de revêtement d’intrados
RVS 9.34 (5/2004)
Page 14

Lorsque l’épaisseur de paroi de ces sections est > 25 cm, cette résistance est également
suffisante, avec une sécurité correspondant à l’état de la construction, si le hors-profil est
conforme à l’épaisseur de la paroi.
Des vérifications statiques particulières (par ex. groupe de barres encastré avec prise en
compte du hors-profil) ou des résistances au décoffrage plus importantes sont nécessaires pour
:
• des sections spéciales (par ex. des niches),
• des rayons de courbure plus importants,
• des épaisseurs de revêtement irrégulières, par ex. en raison d’un hors-profil important,
• une concentration unilatérale des charges ou des formations de type cheminée dans le faîte,
hors-profil sur des grandes sections.
La résistance à la compression du béton peut, par exemple, être vérifiée avec le marteau
pendulaire visé au point 3.4.3.

4.6 Résistance au décoffrage en mode de construction de type ouvert

La résistance à la compression du béton, nécessaire d’un point de vue statique pour le


décoffrage, est vérifiée pour chaque projet.
Le module E doit être déterminé par des essais (essai initial) afin de vérifier les déformations.

5. Préparation pour le bétonnage

5.1 Préparation du fond

5.1.1 Venue d’eau

Les eaux courantes ou tombant goutte à goutte doivent être évacuées avant le bétonnage, afin
d’éviter un lessivage de fines et de liant du béton, ainsi que la formation d’une pression d’eau
pendant la pose du béton.
Les mesures suivantes sont appropriées :

5.1.1.1 Radier

• Pose de bandes drainantes, d’éléments drainants, de couches drainantes et de conduites


drainantes, par ex. graviers à faible teneur en fines, béton filtrant.
• Les eaux collectées doivent être évacuées à travers des drainages longitudinaux, des
systèmes de drainage de la construction ou par pompage.

5.1.1.2 Calotte et parois

• Des tuyaux de récupération de dimensions suffisantes en liaison avec des drainages (des
demi-tuyaux ne doivent être utilisés que dans des cas exceptionnels),
• Évacuations en nappe (feuilles structurées, non-tissé, films et autres),
• Systèmes d’étanchéité complets.
En cas de réalisation d’un étanchement sur l’ouvrage, celui-ci peut assurer la protection
nécessaire du béton frais contre la venue d’eau.
5.1.2 Planéité du fond

Les surfaces de la voûte et du radier doivent être préparées avant la pose du béton.
La planéité du support d’étanchement doit être conforme à l’annexe 4 pour les systèmes
d’étanchement de type parapluie ou pour les systèmes d’étanchement à feuille avec rétention
de l’eau sous pression (avec et sans armature).

Tableau 4/1 Exigences structurales minimales pour les revêtements d’intrados (voûte)

- critère
- voûte
- sans armature
- avec armature
- WDI « revêtement d’intrados imperméable »
- étanchement
- sans
- avec
- sans
- avec

- épaisseur minimale en [cm]


- longueur du bloc normal 3), 6) [m]
- délai minimum de décoffrage 7) [h]
- mesures pour limiter les fissures
a) couches de séparation
b) armature
recommandé
déjà couvert par le système d’étanchement
recommandé conformément à la directive RVS 9.32
déjà couvert par le système d’étanchement conformément à la directive RVS 9.32
nécessaire conformément à la directive RVS 9.32
- conception des joints
joint aveugle
joint aveugle
joint aveugle
joint aveugle
bandes pour joints nécessaires sur les joints de construction et les joints de bloc 9)
- planéité du fond
conformément à l’annexe 4
suffisante pour poser la couche de séparation
conformément à l’annexe 4
mesures particulières 9)
- dimension minimale prévue pour la couverture de béton
RVS 9.35

1) Des rétrécissements (par ex. en raison de pointes rocheuses ou de têtes d’ancrage) peuvent pénétrer de 5 cm au
plus dans la section du revêtement d’intrados. La dimension minimale nécessaire pour la couverture de béton doit
être garantie (par ex. remplacement de l’armature).
2) 30 cm dans des cas particuliers avec garniture d’étanchéité externe.
3) Limitation de la longueur des blocs, principalement pour éviter les fissures et améliorer la qualité du béton.
4) Dérogations, par ex. pour des galeries d’amenée (des longueurs de bloc plus importantes sont autorisées).
5) La longueur des blocs peut être réduite de moitié par une découpe de joints aveugles (voir point 5.2.2) pour les
secteurs proches de la tête du tunnel et à des endroits avec de fortes variations de température dues à des raisons
techniques d’exploitation (par ex. des puits).
6) Des blocs de raccordement courts doivent être prévus au niveau de la transition avec des ouvrages présentant
des comportements de déformation très variables.
7) Voir le point 3.1.3 et les mesures particulières prévues au point 7.2.2.
8) S’applique uniquement en cas d’utilisation de ciment sans C3A (en raison de la chaleur d’hydratation, et non en
raison de la résistance aux sulfates).
9) Voir le commentaire détaillé au point 5.1.2.
TUNNEL
BÉTON DE REVÊTEMENT D’INTRADOS
RVS 9.34
Page 15

Pour des profils en dent de scie (bouclier à tubes), il est préférable que les joints des blocs
correspondent au changement de section de la dent de scie.
Pour des revêtements d’intrados imperméables, la surface de délimitation supérieure du fond
(par ex. feuille de glissement et béton projeté) doit être conçue de manière à réduire le plus
possible la denture entre le revêtement d’intrados imperméable (WDI) et la coque en béton
projeté. Des conditions favorables peuvent être admises pour le dimensionnement en contrainte
du revêtement d’intrados, si la cote de repérage de la mire est inférieure à 10 cm. Une mire
droite, d’une longueur de 4 m, est utilisée dans le sens longitudinal du tunnel. Une mire courbe,
avec une courbure conforme au rayon de consigne et une longueur correspondant à un angle
d’ouverture de 45°, est utilisée dans le sens radial. L’inclinaison des défauts de planéité ne doit
pas dépasser 1:10 par rapport à la mire. Une limitation de l’ouverture des fissures à 0,2 mm est
nécessaire si ces conditions ne sont pas respectées. Les têtes d’ancrage doivent être injectées,
et les critères décrits précédemment pour la structure de la surface du fond doivent être
respectés.

5.1.3 Préparation du fond

Le fond (par ex. surface de la roche ou béton projeté, anneaux de cuvelage) doit être nettoyé et
les éléments détachés doivent être enlevés.
Des mesures doivent être prises pour empêcher la pénétration de boues de ciment dans des
drainages et des éléments filtrants.
Si le radier est posé directement sur la roche, les morceaux de roche détachés doivent être
enlevés, et la surface de la roche doit être nettoyée, si nécessaire, avec de l’air comprimé, ou, si
la surface de la roche le permet, avec un mélange air-eau.
Si le fond est constitué d’un matériau meuble, le profil du radier doit être réalisé de manière
réglementaire, la surface du radier doit être asséchée par pompage si nécessaire, les zones
détrempées doivent être remplacées et compactées de manière appropriée. Une couche de
propreté doit être mise en place lorsque des armatures sont nécessaires.

5.2 Joints du béton

5.2.1 Joints de construction

Les joints de construction sont des joints résultant de la construction, avec ou sans adhérence.
Si possible, les joints de construction des revêtements d’intrados armés doivent être verticaux
ou horizontaux. En règle générale, tous les joints de construction doivent être nettoyés avec la
pose du béton (air, eau ou mélange air-eau).
L’exigence « lisse » définie par la norme ÖNORM B 4700, partie 3.4.4.5, s’applique en règle
générale pour la pose du béton (par ex. joint de construction radier-voûte). Des exigences plus
sévères doivent être mentionnées sur le plan.
Des garnitures d’étanchéité sont nécessaires pour les joints de construction des revêtements
d’intrados imperméables (WDI) (radier-voûte).
Des possibilités d’injection dans la surface de contact peuvent être utiles lorsque les conditions
de pose sont difficiles.

5.2.2 Joints de mouvement


Les joints de mouvement sont des joints structuraux d’ouvrages avec (joint de dilatation) ou
sans (joint aveugle) garniture de joint. Les joints aveugles des revêtements d’intrados doivent
être réalisés conformément à la figure 5.1. Des joints aveugles sans garniture d’étanchéité
peuvent être prévus dans la zone de la voûte des tunnels avec systèmes d’étanchement.

Figure 5/1 Exemples de la conception d’un joint de revêtement d’intrados dans des tunnels
routiers

POSSIBILITÉS DE RÉALISATION DES JOINTS DE BLOCS DE VOÛTE

possibilité 1
bloc 2
bloc 1

possibilité 2
bloc 2
bloc 1

[NOTE DU TRADUCTEUR : 4 PASSAGES ILLISIBLES SUR LE DOCUMENT ALLEMAND


SOURCE, fichier PDF]

chariot de coffrage / bloc 2


bloc 1

chariot de coffrage / bloc 2


bloc 1
Béton de revêtement d’intrados
RVS 9.34 (5/2004)
page 16

La largeur de joint, définie par la norme ÖNORM B 3800-4, point 3.1, ne doit pas être
respectée.
Lorsque des joints de mouvement sont réalisés sous la forme de joints de retrait, le
rétrécissement de section représente au moins un tiers de l’épaisseur théorique de l’élément de
construction. Pour des joints de retrait découpés, il faut veiller à ce que les joints soient
découpés suffisamment tôt, de manière à éviter le plus possible la formation de fissures par
contrainte. Il faut en outre veiller à ce que le béton soit suffisamment durci, afin d’obtenir des
surfaces de coupe propres.
Les joints de mouvement coffrés doivent être nettoyés si nécessaire. En cas d’utilisation de
garnitures (plaques en plastique expansé, plaques en fibres douces, plaques en laine de
roche), ces garnitures doivent être posées sans intervalle (collage). Les dispositions en matière
de protection contre l’incendie qui sont d’application pour le projet doivent être respectées.
Pour des revêtements d’intrados armés, le profil de la baguette encastrée doit garantir un
recouvrement suffisant de l’armature (par ex. baguette triangulaire).

5.2.3 Étanchement des joints

Les matériaux sont sélectionnés en fonction des exigences en matière d’ouvrabilité, de


raccordement des bandes d’étanchéité, d’élasticité, de résistance chimique et de vieillissement.
Le transport, le stockage et la pose de toutes les bandes pour joint doivent être réalisés
conformément aux instructions du fabricant.
La garniture d’étanchéité doit avoir une largeur minimale de 30 cm et maximale de 35 cm, une
épaisseur minimale de 5 mm doit être respectée dans la zone d’allongement. La position des
garnitures d’étanchéité doit être représentée sous forme de plan.
Le point 4.6 de la directive ÖVBB « Ouvrages en béton imperméable - cuvelage imperméable »
doit être respecté pour les revêtements d’intrados imperméables, à l’exception de la largeur
prévue pour les garnitures d’étanchéité. En dérogation, une largeur minimale de 30 à 35 cm doit
être respectée pour toutes les classes de pression d’eau. Toutes les garnitures d’étanchéité
doivent être assemblées entre elles de manière étanche et sans défauts (garniture de joint de
dilatation avec garniture d’étanchéité extérieure, garniture de joint de dilatation avec garniture
gonflante etc.). Toutes les garnitures d’étanchéité entrant en contact avec le système
d’étanchement doivent être compatibles avec ce système.
Les garnitures d’étanchéité doivent être fixées dans la position prévue, de manière à empêcher
un déplacement lors de la pose du béton. Les moyens prévus par le fabricant ou les règles de
pose particulières doivent être utilisés ou respectés pour la fixation. Les garnitures d’étanchéité
doivent être nettoyées (notamment pour le bloc suivant) avant le bétonnage du bloc suivant.
Les moitiés de garnitures d’étanchéité dépassant d’une tranche de bétonnage doivent être
nettoyées avec soin avant le bétonnage de l’élément de construction raccordé. Si la tranche
voisine ne peut pas être bétonnée directement, les garnitures d’étanchéité doivent être
protégées de manière appropriée. Le coffrage et les joints de coffrage doivent être étanches le
plus possible, notamment dans la zone des garnitures d’étanchéité, afin d’éviter un écoulement
des boues de ciment et des fines.
Pour des revêtements d’intrados armés, la couverture de béton nécessaire pour l’armature doit
être garantie dans toute la zone des joints.
Des tubes d’injection doivent être posés sur toutes les garnitures d’étanchéité des revêtements
d’intrados imperméables. Des matériaux appropriés doivent être injectés si nécessaire.
5.2.3.1 Garnitures d’étanchéité extérieures

Les garnitures d’étanchéité extérieures doivent être posées proprement, sur toute leur surface,
et, si possible, de manière plane sur le coffrage, sur le béton de propreté, sur le système
d’étanchement, sur les surfaces en béton projeté, et sur les autres surfaces d’appui, avec toute
leur surface. Une attention particulière doit être apportée à la propreté des entretoises des
garnitures d’étanchéité dans la zone du radier. Afin de garantir la fonction des garnitures
d’étanchéité extérieures dans la zone du faîte, des tubes d’injection doivent être prévus.
En règle générale, on utilisera une garniture d’étanchéité intérieure. Si une garniture
d’étanchéité extérieure est toutefois nécessaire (soudage de section avec des feuilles
d’étanchéité - élément de coffrage), il faudra prévoir une possibilité pour réaliser ultérieurement
des injections dans des cavités éventuelles (par ex. garniture avec tube d’injection).

5.2.3.2 Garnitures d’étanchéité intérieures

Avec un béton non armé (par ex. radier), la position prévue pour la garniture d’étanchéité doit
être protégée avec une construction auxiliaire. Il est conseillé de prévoir des tubes d’injection
supplémentaires, qui ont pour avantage de permettre d’éliminer ultérieurement des défauts
d’étanchéité par des injections. L’utilisation de garnitures gonflantes peut être utile, étant donné
que la fixation nécessite des mesures complémentaires avec le béton non armé.

5.2.3.3 Garnitures gonflantes

Les garnitures gonflantes ont un effet d’étanchement, grâce à l’augmentation de volume


provoquée par l’action chimique de l’eau de contact.
Les garnitures gonflantes doivent être constituées de matériaux possédant un pouvoir de
gonflement réversible suffisant (facteur de gonflement du matériau d’étanchéité au moins 200
%), un temps de gonflement approprié et une stabilité suffisante, même en présence d’une
pression d’eau élevée ou de mouvements plus importants du joint.
Le gonflement doit être réversible et indépendant de la composition chimique de l’eau de
contact. Pour d’autres contraintes liées au joint, le fabricant doit fournir un justificatif particulier
pour l’effet d’étanchement et la résistance chimique. Le composant qui réagit avec l’eau ne doit
pas pouvoir être lessivé ou rejeter des substances nocives dans l’eau. Il faut tenir compte du fait
que l’opération de gonflement nécessite un certain temps de réaction, et que l’effet d’étanchéité
n’est donc pas obtenu immédiatement.
Les surfaces d’appui en béton pour les garnitures gonflantes doivent être si possible planes et
sans nids. La garniture gonflante doit être mise en place conformément aux instructions de
pose du fabricant. Elles doivent être posées de préférence dans des rainures, afin de garantir
une meilleure fixation.
Les garnitures gonflantes doivent être posées de manière à éviter une poussée dans le béton
frais.
La fixation des garnitures gonflantes ne doit pas porter préjudice à la structure du fond.
La fixation sur le fond doit être réalisée de manière à éviter des infiltrations, même avant
l’opération de gonflement. Sur un fond rugueux, il est possible d’utiliser, par exemple, des
mastics gonflants, des mastics PU à composant unique, ou des mortiers à 2 composants à
base de résine époxyde.
Le gonflement prématuré des garnitures gonflantes avant le bétonnage doit être évité.
TUNNEL
BÉTON DE REVÊTEMENT D’INTRADOS
RVS 9.34
page 17

En règle générale, les garnitures gonflantes doivent être centrées dans la section en béton. Un
intervalle latéral de 10 cm au moins doit être respecté dans le cas contraire. Les garnitures
gonflantes utilisées dans la zone du radier des tunnels routiers, présentant un risque d’accident
avec des liquides contenant des hydrocarbures, doivent avoir une résistance appropriée aux
hydrocarbures.

5.2.3.4 Tubes d’injection

Les tubes d’injection doivent être montés de manière à empêcher une remontée dans le béton
frais.
Les tubes d’injection (par ex. diamètre, longueur) doivent être adaptés au produit d’injection
prévu.

5.2.3.5 Mesures correctives pour les joints et les garnitures d’étanchéité

En cas d’apparition de joints de construction perméables à l’eau, de joints de dilatation


perméables à l’eau et/ou de garnitures d’étanchéité détériorées, les mesures correctives ou
mesures de remise en état suivantes doivent être réalisées :
• Joints de construction perméables à l’eau
Des injections doivent être prévues si les joints de construction perméables ne se régénèrent
pas spontanément. On appliquera par analogie les dispositions du point 7.5 (mesures
correctives pour le béton WDI).
• Joints de dilatation perméables à l’eau
Pour la remise en état des joints de dilatation, on distingue entre une infiltration dans les côtés
des garnitures d’étanchéité posées ou une détérioration dans la zone de dilatation.
La remise en état d’une infiltration peut être réalisée sous la forme d’une
- injection dans la zone des côtés de la garniture d’étanchéité
- injection directe sur la garniture d’étanchéité
Dans le premier cas, le vide est étanché par injection dans la zone des côtés de la garniture
d’étanchéité, en utilisant un embout d’injection. On utilisera un matériau d’injection approprié, tel
que les résines époxydes, les polyuréthannes ou les acrylates. Le matériau est sélectionné en
fonction des besoins.
L’injection peut également se faire directement à travers le joint de dilatation. Le joint de
dilatation doit être obturé sur toute la longueur avec un tuyau en matière plastique. Le tuyau est
protégé avec un mortier à base de résine époxyde, pour résister à la pression d’injection.
L’injection dans le joint de dilatation est réalisée à travers le tuyau en matière plastique, ou avec
un embout d’injection dans les flancs du joint.
Si la garniture est détériorée, la réparation peut être réalisée conformément au point c), si la
garniture d’étanchéité peut être dégagée. S ces méthodes ne permettent pas d’obtenir le
résultat escompté, un second niveau d’étanchéité doit être posé, et le joint de dilatation doit être
protégé contre l’eau par des mesures temporaires (étanchement provisoire). On peut utiliser le
principe du raccordement par bride ou le principe du collage. Des bandes de matière plastique
flexible sont fixées aux flancs de l’élément en béton, de manière étanche à l’eau de pression, ou
collées avec une colle à base de résine époxyde.
• Garnitures d’étanchéité détériorées
La réparation de la garniture d’étanchéité n’est possible que si la zone détériorée est exposée à
l’air libre ou peut être exposée à l’air libre. Après une réparation réussie, les zones détériorées
de la garniture d’étanchéité doivent être reprofilées avec un mortier étanche à l’eau de pression
(par ex. un mortier à base de résine époxyde). Les détériorations peu importantes des
garnitures d’étanchéité en PVC et en PVC/NBR peuvent être réparées en soudant un
« morceau de garniture » à l’aide d’un pistolet à air chaud. Les garnitures d’étanchéité en
élastomère sont réparées par vulcanisation. Lorsque des parties plus importantes de la
garniture d’étanchéité sont détériorées, et dans la mesure où plusieurs garnitures d’étanchéité
peuvent être superposées, un morceau approprié de garniture d’étanchéité est soudé
thermiquement ou collé avec une colle (polyuréthanne) appropriée sur les zones détériorées. Si
l’importance de la détérioration ne permet pas une réparation par superposition et collage, la
garniture détériorée est enlevée et remplacée par une garniture d’étanchéité bridée. Les
garnitures gonflantes détériorées sont systématiquement remplacées.

5.3 Garnitures entre le fond et le béton

Par garnitures entre le fond et le béton, on entend des couches de séparation, des drainages
superficiels et des systèmes d’étanchements.

5.3.1 Technique de pose et fixation

Les différentes bandes des garnitures doivent se superposer de manière à ce que l’eau
souterraine s’écoule librement derrière les bandes, et n’atteigne pas le béton frais. Des
systèmes d’évacuation doivent être prévus pour des venues d’eau plus importantes, afin d’éviter
la formation de poches d’eau derrière la garniture. Les bords des différentes bandes doivent
être collés ou superposés, afin d’éviter la pénétration de béton entre la garniture et la roche ou
la coque en béton projeté.
La fixation doit être réalisée de manière à ce que l’opération de bétonnage ne provoque pas un
déplacement de la garniture sous l’effet de la poussée du béton, et de manière à éviter
l’arrachage des fixations. Des clous spéciaux sont utilisés en règle générale pour les fixations.
Béton de revêtement d’intrados
RVS 9.34 (5/2004)
page 18

Les prescriptions de la directive RVS 8T et, en complément, Prein R. et al. [1] doivent être
respectées pour l’étanchement.

5.3.2 Couches de séparation

Les couches de séparation servent à réduire l’adhérence et la denture entre le revêtement de la


cavité et la roche ou la coque en béton projeté. Elles sont principalement utilisées en liaison
avec un revêtement d’intrados sans étanchement. Elles permettent de réduire les tensions de
contrainte dans le revêtement de la cavité pendant le processus de durcissement, ainsi que les
fissurations provoquées par l’impossibilité d’une déformation. En règle générale, on utilise des
feuilles minces en matière plastique, renforcées par un grillage, des nappes de non-tissé
doublées de feuilles minces, ou des films à bulles d’air conformément à [1].

5.3.3 Drainages superficiels

Les drainages superficiels permettent d’obtenir un écoulement sans résistance de l’eau


souterraine vers des tuyaux de drainage (voir directive ÖVBB « Drainages des tunnels »). En
règle générale, on utilise des plaques structurées en matière plastique, des non-tissé spéciaux
ou des éléments de drainage.

5.3.4 Étanchéité

La pose de systèmes d’étanchement par feuille sert à empêcher durablement la pénétration


d’eau dans la cavité.
La directive RVS 8T et, en complément, Prein R. et al. [1] sont pris en compte pour l’exécution
et le contrôle des systèmes d’étanchement.

5.4 Coffrages

En règle générale, les éléments de coffrage sont droits en projection horizontale, ce qui permet
d’obtenir un tracé de courbe polygonal. Les tolérances géométriques admissibles doivent être
respectées.
Les systèmes de coffrage doivent être conçus, de par leur construction, de manière à éviter
l’apparition de déformations non admissibles sur la paroi du coffrage et sur le coffrage frontal
sous l’effet des contraintes dynamiques provoquées par les vibreurs de coffrage, la pression
hydrostatique du béton frais (par ex. poussée hydrostatique), et par la pression hydraulique de
pompage pour l’achèvement du faîte avec des tubulures de pompage.
Tous les coffrages doivent être stables et étanches, et fabriqués selon les mesures prévues par
les plans. Les vibreurs nécessitent un coffrage particulièrement rigide et des ancrages solides,
afin que les vibrations soient transmises au béton. Les coffrages pour béton restant brut de
décoffrage doivent être réalisés avec une attention particulière. Les arêtes du coffrage doivent
être parfaitement réalisées (par ex. en posant des baguettes triangulaires).
Avant leur utilisation, les coffrages doivent être nettoyés avec soin et traités avec un produit
anti-adhérent avant le bétonnage, pour éviter que des résidus de béton n’adhèrent au coffrage.
Le produit anti-adhérent et la couche ainsi appliquée doivent être sélectionnés de manière à
éviter une perturbation ou une détérioration chimique de la surface du béton (par ex. sablage).
Les coffrages en bois doivent être humidifiés ou imprégnés avant le bétonnage.
Des renforts du coffrage, qui pénètrent dans le béton d’éléments en béton, doivent être posés
dans des tuyaux appropriés, pour permettre un démontage aisé. Les ouvertures restantes
doivent être étanches à l’eau (par ex. par injection) et obturées avec soin. Des constructions
d’ancrage de coffrage étanches doivent être utilisées pour les éléments en béton de la sorte
WDI.

5.4.1 Coffrages fixes

Des coffrages fixes sont utilisés lorsque l’emploi d’un coffrage normal mobile n’est pas
acceptable d’un point de vue économique, en raison d’un nombre trop réduit de tranches de
bétonnage ou d’une forme variable de la section.
Ces coffrages sont réalisés avec des éléments préfabriqués. Des constructions en bois ou des
poutrelles métalliques pré-courbées ou assemblées de manière polygonale sont utilisés comme
supports de coffrage. Lors des opérations de déplacement, le coffrage est d’abord abaissé à
l’aide de cales ou de vis, puis démonté partiellement à l’aide de treuils, si nécessaire.

5.4.2 Coffrage mobile

Pour des raisons de durée du chantier et de rentabilité, des coffrage mobiles mécaniques et/ou
hydrauliques sont utilisés pour des tranches de profil normal plus longues.
Le coffrage mobile peut être un chariot de coffrage intégral (fullround) ou un chariot de coffrage
séparé. Les coffrages de voûte sont posés et guidés sur des éléments préfabriqués en béton.
Des chariots de transport sont utilisés dans ce cas pour des sections plus petites (jusqu’à 20
m2 environ), qui transportent et mettent en place des éléments de coffrage autoportants par
blocs. Pour des sections plus importantes, le chariot de transport est souvent entièrement
assemblé avec la paroi du coffrage, conformément à la longueur de bloc prescrite, et sert à la
fois de chariot de transport et de construction de raidissage pour les travaux de bétonnage.

5.5 Produits anti-adhérents

Les produits anti-adhérents doivent être systématiquement adaptés au coffrage utilisé, et


doivent être compatibles avec l’environnement. On utilisera de préférence des produits à action
physico-chimique. Des solutions et pâtes à base de cire permettent d’obtenir un film anti-
adhérent particulièrement résistant et adhérant, qui est nécessaire lorsque le coffrage reste en
place pendant une durée prolongée et subit des contraintes élevées lors de la pose de
l’armature. Il est particulièrement important que le produit anti-adhérent soit applique en une
couche mince et régulière sur le coffrage en acier bien nettoyé. Les produits anti-adhérents
doivent en outre contenir des additifs antirouille (produit antirouille).
Le produit anti-adhérent utilisé doit être adapté aux éventuels revêtements ou peintures posés
ultérieurement.
Chaque produit anti-adhérent doit être identifié de manière précise et permanente, et le groupe
de substance doit être mentionné. Le cas échéant, on indiquera le diluant et la méthode
autorisés pour diluer le produit. L’étiquette doit mentionner, sous forme de mots-clés :
- le mode opératoire approprié
- la quantité moyenne à appliquer
- l’effet en cas de surdosage
- des conseils pour éliminer les résidus de produit anti-adhérent sur la surface en béton
- la classe de risque incendie, ainsi que la durée et les conditions de stockage
Les substances dangereuses doivent également être mentionnées.
Lors de chaque livraison, il faudra mentionner sur l’emballage :
- le numéro de charge
- l’année et le mois de fabrication
- la durée de stockage admissible
TUNNEL
BÉTON DE REVÊTEMENT D’INTRADOS
RVS 9.34
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5.6 Armature

Une attention particulière doit être portée à la construction porteuse des armatures
autoportantes.
La position prévue pour l’armature doit être assurée par des mesures appropriées, qui doivent
entraver le moins possible la pose du béton (remplacement de l’armature nécessaire dans la
zone des ouvertures de remplissage et de vibrage). Les joints de plaque ne doivent, si possible,
pas être situés à proximité des tubulures de bétonnage ou des fenêtres d’observation.
L’intervalle entre les couches d’armature doit être assuré par des éléments appropriés.
Les joints de plaque doivent être implantés de manière à éviter une quadruple couche de
plaques (perturbation de la pose du béton).
La directive RVS 9.35 est d’application pour les exigences et le contrôle de la couverture de
béton.
La couverture de béton extérieure doit être garantie par des entretoises appropriées,
conformément à la directive RVS 9.35 (par ex. baguette triangulaire en béton, au moins 1 pièce
par m2). Seules sont autorisées des entretoises couvrant au moins deux fers voisins qui ne se
croisent pas. La qualité des entretoises doit correspondre au moins à la qualité du béton de
revêtement d’intrados. Les joints d’armature doivent être mobiles de manière à éviter une
destruction des entretoises lors de la mise en place du coffrage.

5.6.1 Revêtements d’intrados avec système d’étanchement

En règle générale, aucune armature n’est prévue pour des revêtements d’intrados avec
système d’étanchement. Si une armature est nécessaire pour des raisons de statique, les
versions suivantes sont possibles, en fonction des conditions existant dans la cavité et de la
planification des travaux de construction :
• armature autoportante
• armature avec fixation par rondelle posée sur le système d’étanchement (un point de rupture
de consigne est nécessaire entre la rondelle et le système d’étanchement)
• armature posée avec coffrage. Armature avec ancres de montage et étanchement (cas
particulier)
Une fixation suffisante doit être prévue pour une armature posée sur un système
d’étanchement, pour éviter les détériorations lors du bétonnage, liées à un déplacement ou à un
écrasement de l’armature.

5.6.2 Revêtements d’intrados sans système d’étanchement

En règle générale, l’armature des revêtements d’intrados sans système d’étanchement est
posée avec des crochets de montage fixés de l’extérieur, et avec des fers de montage fixés sur
ces crochets.

5.7 Tolérances de fabrication

La position réelle de l’intrados (côté extérieur), constatée après l’achèvement du revêtement,


peut s’écarter de la position prévue selon une valeur définie (tolérance). Cela résulte
d’imprécisions inévitables lors de la détermination topographique du lieu du coffrage et de la
mise en place du coffrage. Le chariot de coffrage, dont la géométrie est également entachée
d’imprécisions de mesure, subira également des déformations pendant le bétonnage. Pour des
tunnels courbes, la géométrie idéale est représentée sur le plan par une disposition polygonale
de blocs de bétonnage. Il en résulte un rétrécissement latéral calculable pour le profil du
revêtement représenté sur le plan, à l’exception des emplacements des joints de blocs. (Pour
des rayons de courbure étroits, la géométrie du bloc doit déjà être prise en compte lors du
creusement).
Les dispositions de la directive d’usage [8] doivent être respectées pour des tunnels routiers
avec creusement continu (avec TVM).
En raison des imprécisions inévitables liées à la pratique en matière de construction, les
tolérances doivent être calculées selon les modèles suivants :

5.7.1 Tolérances de levé

Des imprécisions lors de la détermination topographique de la position du coffrage nécessitent


le prise en compte de valeurs de tolérance.
Les tolérances sont déterminées en fonction :
• des possibilités techniques de levé (groupe de polygones fermé ou ouvert),
• de la longueur du tunnel.
Ces conditions sont prises en compte en définissant deux classes de tolérance, conformément
au tableau 5/1, pour les valeurs de tolérance nécessaires du point de vue de la pratique en
matière de construction :
classe de tolérance A1 groupe de polygones fermé :
Il est possible de mesurer un groupe de polygones avec un point de départ et un point final
(tunnel perforé, par ex. avec des galeries en direction).
classe de tolérance A2 groupe de polygones ouvert :
On ne peut mesurer qu’un groupe de polygones ouvert (par ex. bétonnage du revêtement
d’intrados dans un tunnel qui n’est pas encore perforé). Il est nécessaire d’effectuer un calcul
des erreurs de perforation. La précision dépend de la longueur du tunnel TL. Par longueur du
tunnel TL, on entend la longueur partielle jusqu’à la formation du groupe de polygones fermé.
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5.7.2 Tolérances de coffrage

Des tolérances doivent être prises en compte lors de la mise en place du coffrage de la voûte,
en raison d’écarts de mesure et de tolérances de construction. Ces imprécisions dépendent de
la dimension du coffrage, et peuvent être divisées en sous-groupes suivants :
B1 imprécisions de fabrication du coffrage
B2 imprécisions lors de la mise en place du coffrage
B3 déformations du coffrage pendant l’opération de bétonnage

5.7.3 Tolérance géométrique

Des tolérances liées aux rétrécissements latéraux doivent être prises en compte en raison du
polygone formé par le chariot de coffrage, lors de la réalisation des sections de tunnels avec un
tracé courbe. Ces tolérances dépendent de la longueur de bloc (L), de la largeur libre prévue
(B) et du rayon de courbure (R) de l’axe du tunnel, et sont calculées selon la formule suivante,
dimensions en mm :

FORMULE

5.7.4 Tolérance totale

La géométrie projetée de l’intrados est obtenue en ajoutant la somme des tolérances


individuelles du tableau 5/1 à la géométrie minimale nécessaire (exemple voir annexe 2). Les
plans de coffrage et d’armature éventuels doivent être adaptés. Les tolérances prises en
compte doivent être mentionnées dans les plans. Toutes les autres tolérances nécessaires
doivent être prises en compte dans le cadre de la réalisation des travaux.
Le contrôle de la géométrie minimale nécessaire est d’application pour la réception de
l’ouvrage.
La tolérance géométrique est calculée en additionnant les tolérances individuelles. La valeur
appropriée A1 ou A2 doit être choisie parmi les tolérances de levé. Les valeurs correspondantes
des tolérances de coffrage B1, B2, B 3 et des tolérances totales C sont additionnées, et
ajoutées à la valeur correspondante obtenue à partir de « A1 et A2 ».
En plus des tolérances prévues, aucun point de l’intrados du revêtement fini, mesuré dans le
sens radial, ne doit dépasser de plus de 10 cm la position planifiée. Des dépassements plus
importants sont autorisés dans des galeries, des ouvrages d’importance inférieure et des
ouvrages où aucun équipement ne doit être installé dans le faîte, lorsque les dépassements
apparaissent en continu.
L’épaisseur minimale ou l’épaisseur planifiée pour le revêtement doit être respectée en tout
point. Des valeurs inférieures ponctuelles, prévues au tableau 4/1, sont autorisées (par ex. pour
les têtes d’ancrage). Des constantes appropriées doivent être prévues pour le revêtement
d’extrados ou pour les surfaces excavées, afin de permettre un écart de position pour le
revêtement.
Les éléments préfabriqués, les galeries de câbles, les éléments encastrés et la dimension des
niches doivent être installés avec une précision de ± 2,5 cm. La mise en station des niches doit
être réalisée avec une précision de ± 10 cm.
Un nouvel axe de référence peut être défini après la réalisation du revêtement d’intrados, pour
optimiser la suite des travaux.
6. Fabrication et pose du béton

6.1 Centrale de mélange

L’essai initial de la centrale de mélange et le contrôle de production doivent être réalisés par un
organisme de surveillance accrédité ou par un représentant qualifié du maître d’ouvrage.
La centrale de mélange doit être équipée d’une commande par microprocesseurs,
conformément à la norme ÖNORM B 4710-1, point 9.6.2.3 :
• enregistrement de la formule et impression
• protocole de toutes les pesées d’une charge ou d’un chargement, avec les écarts de pesée
• mesure de la teneur en eau sur au moins 90 % en masse du granulat inférieur à 4 mm, avec
des sondes de mesure avec une gamme de tolérance de ± 0,5 % en masse, et correction
automatique de l’addition d’eau. La teneur moyenne en eau des granulats restants doit être
prise en compte de manière spécifique.
• contrôle de la valeur de consigne/réelle de la pesée de tous les constituants du béton, pour
chaque charge ou chargement, avec les écarts de pesée. Les tolérances prévues au tableau
NAD 12b de la norme ÖNORM B 4710-1 sont d’application.
• protocole de charge : numéro de protocole, numéro du bordereau de livraison, date, heure
(début du mélange), numéro de la formule, grandeur de la charge (quantité), durée de
malaxage, température du béton frais, valeur de consigne et valeur réelle pour tous les
constituants du béton,

Tableau 5/1 Tolérances pour le revêtement d’intrados

- tolérances de levé
- tolérances de coffrage
- tolérances géométriques

Tableau
Gewölbe = voûte
Sohle = radier
Typ = type
Lage = position
±10 mm zusätzl. je 1000 m TL 1) = ±10 mm en plus par 1000 m TL 1)
Formel gem. Punkt 5.7.3 = formule conforme au point 5.7.3
Höhe = hauteur
Radial = radialement

1) TL longueur du tunnel jusqu’à la fermeture du groupe de polygones


2) F section de l’espace libre
3) Le radier ne fait pas partie de l’extrados
4) Le radier fait partie de l’extrados et est bétonné dans le cadre des travaux de creusement.
5) doit être pris en compte pour le radier uniquement en cas d’utilisation d’un chariot de coffrage intégral.
TUNNEL
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humidité, tolérance réglée, écart de la valeur réelle, teneur en eau totale, indice eau/liant, eau
résiduelle.
• protocole de bétonnage : Les informations suivantes doivent pouvoir être collectées,
enregistrées et imprimées sur demande pour une tranche de travaux ou un intervalle de temps
défini :
nombre total de charges, charges avec écarts de pesée ou commutation manuelle, valeur
moyenne, maximum et minimum, écart standard de la pesée pour tous les constituants du
béton (ciment, additifs, adjuvants, quantité d’eau totale, granulats) avec comparaison par
rapport à la quantité de consigne, chantier, élément de construction, sorte de béton, numéro de
formule, période de bétonnage, durée de malaxage, température du béton frais (modèle de
protocole, voir annexe 1).
• Une comparaison des charges, avec les écarts de pesée et les commutations manuelles, et
du nombre total de charges donne un aperçu du fonctionnement de la centrale de mélange. La
statistique des pesées des constituants du béton fournit un justificatif du respect de la
composition du béton pour la tranche de travaux et, par conséquent, un contrôle de qualité
reproductible. Le nombre de charges comportant des erreurs de valeur réelle ne doit pas
dépasser 10 % au plus du nombre total de charges, si la précision de dosage est respectée
pour le chargement du camion-malaxeur.
• La température du béton frais dans la centrale de mélange doit être commandée de manière à
respecter le plus possible le domaine favorable pour la qualité du béton, compris entre 13 °C et
18 °C. Des mesures simples de refroidissement, telles que la protection du sable contre les
rayons du soleil ou une humidification des agrégats, doivent être mises en oeuvre durant les
périodes chaudes. Un béton avec une température de béton frais inférieure à + 5 °C (avec une
température extérieure < 3 °C) ou supérieure à + 27 °C (mesurée sur le lieu de pose ou avant
l’opération de pompage) ne doit pas être utilisé. De nombreuses conditions favorables doivent
être créées conformément au tableau 3/1 lorsque la température du béton frais est supérieure à
22 °C. Une température minimale du béton frais de + 10 °C doit être respectée pour le béton de
voûte.
Un refroidissement du béton frais (par ex. refroidissement à l’azote, grands dépôts de granulats)
peut être nécessaire durant la saison chaude (à réglementer dans le cadre du cahier des
charges).
Lorsque des travaux de bétonnage doivent être réalisés en hiver, l’eau ou le granulat doit être
chauffé suffisamment. Si l’eau est préchauffée à plus de 60 °C, elle doit d’abord être mélangée
aux agrégats.
La durée de malaxage minimale dans la centrale de mélange doit être de 30 s.
Les silos prévus pour les granulats de la centrale de mélange doivent être équipés d’une
protection contre les précipitations.

6.1.1 Centrale de mélange de remplacement

Les centrales de mélange de remplacement ne sont utilisées qu’en cas de défaillance de la


centrale de mélange principale. Le type doit être publié avant le début des travaux de
bétonnage :
Centrale de remplacement de type 1 : uniquement autorisée pour achever un élément de
construction déjà commencé (centrale de mélange et sorte de béton définies par la norme
ÖNORM B 4710-1). La formule de béton mise en oeuvre doit être définie avant le début du
bétonnage.
Centrale de remplacement de type 2 : des centrales de mélange pouvant être utilisées à court
terme en cas de défaillance de la centrale de mélange principale (pendant trois jours de
bétonnage au plus). Ces centrales de mélange doivent être conformes à la norme ÖNORM B
4710-1. Un essai initial doit être disponible pour le béton, conformément au point 3.3 de la
présente directive. La fréquence de l’essai de conformité doit être égale au double de la
fréquence d’essai prévue au tableau 3/7.
Centrale de remplacement de type 3 : des centrales de mélange qui satisfont aux mêmes
exigences en matière de centrale de mélange et de sorte de béton que la centrale de mélange
principale.

6.2 Transport

Le béton frais doit être protégé contre les intempéries pendant le transport. Les bétons avec
des classes de consistance > F38 ne peuvent être transportés que dans des camions-
malaxeurs.
En règle générale, les bétons prêts à l’emploi doivent être posés au plus tard après 105
minutes, en fonction de la sorte de ciment utilisée, de la température du béton et de l’air. En cas
de dépassement de ce délai, un justificatif doit être fourni, portant sur un prolongement de la
durée d’utilisation (verlängerte Verarbeitungszeit - VV). Si les travaux de bétonnage doivent être
interrompus pendant plus de 3 heures (par ex. en raison de la défaillance d’une centrale de
mélange), la surface doit être traitée avec un vibreur dans les délais, et un joint de travail doit
être réalisé.

6.3 Approvisionnement, pose, compactage

6.3.1 Approvisionnement

En règle générale, le béton de voûte est approvisionné avec des pompes, et peut être pompé
jusqu’à 1500 m, en utilisant des pompes relais appropriées. Une valeur constante suffisante
pour la consistance et le respect de la teneur LP requise pour le béton doivent être respectées
en cas d’utilisation de conduites de pompage longues et de pompes relais.
Une consistance non conforme (perte d’eau, début de durcissement) peut être corrigée par
l’addition d’un fluidifiant approprié dans le camion-malaxeur (dérivation avec une conduite de
pompage longue).
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6.3.2 Pose

Le béton de voûte peut être posé avec un étaleur de béton, avec des pompes de distribution sur
mât, ou sous la forme d’un transfert manuel avec des tubulures de remplissage.
La vitesse de bétonnage et la différence de niveau du béton doivent être conformes aux
conditions statiques du chariot de coffrage. En règle générale, la vitesse maximale de montée
est de 2,0 m/h, et la différence maximale de niveau du béton atteint environ 1,0 m.
En règle générale, un intervalle horizontal de 3,0 m doit être respecté entre la fenêtre de
bétonnage et les tubulures de remplissage.
La hauteur des différentes couches de béton dans la zone des parois ne doit pas dépasser 0,5
m.
En cas de commande manuelle du tuyau de bétonnage, le jet de béton doit être dirigé sur le
béton frais.
Les extrémités du faîte doivent être saturées le plus possible.
Des tuyaux de contrôle doivent être installés tous les 3,0 m à 4,0 m dans le sens de la longueur,
pour contrôler la pose du béton dans le faîte. Un intervalle de 2 cm doit être respecté entre le
bord supérieur de ces tuyaux et le point le plus élevé de la voûte extérieure.
Si des interruptions de travail planifiées sont prévues pour le bétonnage de la contre voûte, le
justificatif défini par la norme ÖNORM B 4710-1, point 4.2.7, doit être établi pour la durée
d’interruption maximale prévue.

6.3.3 Compactage

Le béton doit être compacté avec des vibreurs internes haute performance ou des vibreurs de
surface fixés au coffrage. Les vibreurs fixés au coffrage doivent être implantés à intervalle
régulier, en fonction de la construction du chariot de coffrage, en prévoyant un vibreur pour 3
m2 à 4 m2 de paroi de coffrage.
Les vibreurs doivent être dimensionnés de manière à permettre un compactage parfait du béton
de voûte avec l’épaisseur prévue. Par expérience, la profondeur efficace des vibreurs est
comprise entre 40 cm et 50 cm. Lors du vibrage, il faut mettre en marche les vibreurs fixés sur
le coffrage dans la zone de la surface du béton, mais au plus les vibreurs les plus proches fixés
sur le coffrage.
La densité des vibreurs fixés sur le coffrage doit être augmentée, si nécessaire, dans le joint de
construction entre le radier et la voûte, ou dans les zones de coffrage où le coffrage est en
appui sur des éléments de construction déjà achevés.
Un concept de compactage approprié doit être étudie pour le béton de voûte, en cas d’utilisation
de béton fibreux pour des revêtements d’intrados armés et non armés, pour des revêtements
d’intrados armés avec système d’étanchement, et pour des revêtements d’intrados
imperméables (WDI).

7. Exigence et mesures après la pose du béton

7.1 Décoffrage

Les dispositions prévues aux points 3.1.2 et 4.6 doivent être respectées. Le moment de
décoffrage concerne le coffrage intérieur du béton de voûte. Le coffrage frontal est
habituellement déposé après 4 à 5 heures, afin de déterminer l’évolution de la résistance à la
compression.
En règle générale, le coffrage des éléments encastrés, notamment des niches, reste en place
plus longtemps après la dépose du revêtement intérieur, en fonction de la forme et de la
dimension.
Afin d’empêcher l’apparition de détériorations au niveau des arêtes, les profils de joint annulaire
sont maintenus plus longtemps dans le béton, dans la mesure où ils ne sont pas fixés sur le
coffrage en acier.

7.2 Traitement ultérieur

7.2.1 Traitement ultérieur courant

En règle générale, le traitement ultérieur est réalisé sur le béton de revêtement d’intrados avec
des produits de cure liquides, conformément à la directive RVS 11.064, partie II. Les produits de
cure doivent être appliqués le plus tôt possible, sur toute la surface et en quantité suffisante, de
préférence par pulvérisation. Le cas échéant, il faut veiller à ce que l’adhérence de peintures ou
de revêtements appliqués ultérieurement ne soit pas perturbée. Afin d’empêcher un
refroidissement et un dessèchement trop rapide, des mesure doivent être prises pour réduire
les déplacements d’air trop importants (par ex. fermeture de la zone de tête d’un tunnel). Le
traitement ultérieur n’est pas exigé si l’humidité atmosphérique est suffisamment élevée (> 90
%), et si la vitesse de l’air est suffisamment faible (≤ 1 m/s).

7.2.2 Mesures particulières

Lorsque le délai normal de décoffrage est raccourci, il faut justifier d’un traitement ultérieur
équivalent, qui protège le béton immédiatement après le décoffrage contre un refroidissement
trop rapide du béton pendant 3 jours au moins et contre le dessèchement pendant 7 jours au
moins, afin de garantir ainsi un durcissement suffisant des zones proches de la surface avec
des conditions de chantier, et d’empêcher la formation de fissures.
Une possibilité de traitement ultérieur consiste à employer un chariot de cure à plusieurs
chambres [2], avec isolation thermique et pulvérisation de vapeur d’eau. Celui-ci doit pouvoir
être commandé (en fonction de la température et du temps), de manière à ce que la
température du béton soit ramenée progressivement à la température ambiante dans un délai
de 3 jours après le décoffrage.

7.3 Surfaces en béton

7.3.1 Exigences

Les surfaces en béton des revêtements d’intrados doivent être conformes aux exigences de la
norme ÖNORM DIN 18202, concernant les tolérances de mesure, de forme et de position. Les
exigences applicables au béton restant brut de décoffrage S, P et F, définies par la norme
ÖNORM B 2211, ne doivent pas être satisfaites.
Des pores avec un diamètre maximum de 2 cm sont pratiquement inévitables et inoffensives
dans la zone des parois, sous des surfaces de coffrage inclinées. La profondeur des pores ne
doit pas dépasser 1 cm pour des revêtements d’intrados armés. Des mesures complémentaires
doivent être prévues (par ex. non-tissé drainant, peintures) lorsque des exigences particulières
s’appliquent à la surface en béton, par ex. une conception architecturale particulière, la
résistance au gel-dégel.
7.3.2 Mesures correctives

Il n’est pas nécessaire de réparer des manques peu importants, qui n’influencent pas l’aptitude
à l’usage. Concernant la nécessité de mesures correctives, on considère qu’il est préférable de
prévoir un enlèvement de béton superficiel, par ex. par ponçage, car cette solution est plus
durable qu’une application de mortier en couche mince. Ceci s’applique notamment pour des
manques superficiels et peu profonds (voir la directive ÖVBB « Surfaces en béton avec
coffrage »).
Pour réparer des manques (par ex. des nids de bétonnage, des pores de plus de 1,0 cm de
profondeur pour un béton de revêtement d’intrados armé ou de plus de 1,5 de profondeur pour
un béton de revêtement d’intrados non armé), la préparation du fond ainsi que les mesures de
remise en état avec des matériaux appropriés (revêtements, mortiers) doivent être réalisées
conformément à la directive ÖVBB « Entretien et réparation des ouvrages en béton et en béton
armé ».
TUNNEL
BÉTON DE REVÊTEMENT D’INTRADOS
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Des manques importants avec des profondeurs ≥ 2 cm doivent, par exemple, être réparés par
pulvérisation avec des mortiers appropriés, pour obtenir la couverture de béton nécessaire.
Sur des revêtements d’intrados armés, les fissures continues > 0,3 mm doivent être colmatées
par des injections appropriées (par ex. ciment fin, exécution selon ZTV-ING).
Une injection n’est pas nécessaire sur des revêtements d’intrados non armés, si la conformité
est vérifiée. Des réglementations correspondantes doivent être prévues dans le contrat de
construction.
En règle générale, des dentures inévitables entre différentes tranches de revêtement d’intrados
en béton dans des tunnels routiers sont cachées en réalisant des joints (voir point 5.2.2). Les
manques dans les joints doivent être poncés.
Pour des ouvertures de remplissage (tubulures de remplissage), des écarts jusqu’à 1/5 de
l’épaisseur du béton ou de 5 cm au plus sont autorisés par rapport à la surface intérieure
planifiée. Ceci s’applique également à des revêtements d’intrados armés, étant donné que
l’armature doit alors être découpée et remplacée. Pour les revêtements d’intrados
imperméables (WDI), l’épaisseur exigée pour le revêtement d’intrados doit être respectée dans
tous les cas.

7.3.3 Protection de la surface

Des mesures de protection supplémentaires, telles que des imprégnations, des vitrifications,
des peintures ou des revêtements, peuvent être mises en oeuvre sur la surface en béton. Des
mesures de protection sont particulièrement conseillées pour la partie inférieure de la section
des tunnels routiers (parois), ainsi que dans la zone de tête, pour améliorer la résistance au gel-
dégel (voir fiche technique ÖVBB « Peintures pour revêtements d’intrados de tunnel »).
Ce document contient des conseils pour la sélection, l’évaluation, mais également l’utilisation de
ces produits, ainsi que pour la préparation du béton (sablage ou projection d’eau pour dégager
la structure granuleuse).

7.4 Colmatage de la cavité du faîte et des autres parties de la voûte

Après durcissement suffisant du béton de la voûte, les cavités résiduelles du faîte sont
colmatées en utilisant les ouvertures d’injection réalisées à cette fin, avec des suspensions
stables de liant injectées à basse pression (environ 1 bar à 2 bars). L’injection est complète
lorsque le produit injecté s’échappe par les tuyaux les plus proches.
Une suspension stable de liant doit satisfaire aux exigences du tableau 7/1. Les valeurs sont
constatées avant le début des travaux.

Tableau 7/1 Exigences applicables à une suspension stable de liant

- exigences
- essai

- indice eau/liant max. 0,80


- calcination
- ségrégation d’eau max. 10 % après 2 h
- ballon 1000 ml

- fluidité /entonnoir de Marsh au moins 30 s


- entonnoir de Marsh

- résistance à la compression au moins 15 N/mm2 après 28 jours 1)


- cylindre d = 100 mm / d:h = 1

1) La résistance à la compression ne doit être vérifiée qu’en cas de dépassement de l’indice eau/liant de 0,80.

Dans des zones du tunnel équipées de systèmes d’étanchement, le colmatage de la cavité du


faîte peut également être réalisé avec un tuyau spécialement fabriqué et installé à cette fin dans
le faîte du tunnel, avec des tubulures de raccordement à l’extrémité de la tranche.
Un colmatage approprié des cavités entre le système d’étanchement et la partie armée de la
voûte doit être prévu pour les revêtements d’intrados armés avec système d’étanchement. Cette
opération doit être réalisée avant le rétablissement du niveau des eaux souterraines qui avait
été temporairement abaissé. Il peut alors être nécessaire de prévoir un colmatage systématique
des naissances, des parois et de la transition radier/voûte, en plus du colmatage de la cavité du
faîte. Il s’agit d’empêcher une détérioration du système d’étanchement sous l’effet d’une mise à
nu de l’armature.

7.5 Mesures correctives pour le béton de revêtement d’intrados imperméable (béton WDI)

Les mesures correctives ou de remise en état suivantes doivent être réalisées si des fissures
laissant passer l’eau ou des surfaces humides non autorisées apparaissent dans la zone des
éléments fabriquées en béton WDI (radier et culées) :
En cas de faible vitesse d’écoulement de l’eau et d’un faible mouvement des flancs de la
fissure, il faut d’abord attendre, lorsque cela est possible, pour voir si la fissure se referme par
un effet de régénération. Dans le cas contraire, les manques doivent être colmatés à temps.
Des matériaux appropriés, tels que les époxydes, les polyuréthannes ou les acrylates, doivent
être utilisés pour les travaux d’injection. Les matériaux sont sélectionnés en fonction du cas
particulier, et doivent être autorisés par le maître d’ouvrage
Béton de revêtement d’intrados
RVS 9.34 (5/2004)
page 24

Des embouts d’injection, qui sont collés dans la fissure ou enfoncés latéralement avec un angle
de 45°, sont utilisés pour les travaux d’injection. Entre les embouts, la fissure est colmatée avec
un mastic, afin d’empêcher des fuites de produit injecté. L’injection est réalisée du bas vers le
haut, jusqu’à ce que le produit injecté s’échappe par l’embout directement supérieur. Le mastic
et les embouts sont retirés après l’injection, et d’éventuels perçages sont obturés.

8. Méthodes spéciales

8.1 Revêtements d’intrados en béton projeté

Le béton projeté utilisé pour des revêtements d’intrados doit être conforme à la directive ÖVBB
« Béton projeté ». Les dispositions complémentaires suivantes s’appliquent :

Fibres :
Des fibres en acier, également en combinaison avec des armatures, sont utilisées
principalement pour améliorer le comportement de fissuration (vérification de la portance ou de
l’aptitude à l’usage conformément à la directive ÖVBB « Béton fibreux »). Les fibres de verre et
les fibres en matière plastique peuvent réduire la formation de fissure dues à un retrait trop
rapide. Les fibres en matière plastique augmentent la résistance au feu du béton, en évitant les
éclatements.

Matériau mélangé humide :


L’indice eau/liant est limité à 0,50 au plus.

Mode de construction :
Les exigences suivantes s’appliquent pour le béton projeté utilisé pour une « construction
monocoque » :

Béton projeté pour le revêtement d’extrados :


Au moins SpC 20/25(56)/III/XC4/J1 ou J2.

Béton projeté pour le revêtement d’intrados :


Au moins SpC 20/25/III/XC4, XF3 si nécessaire.
La fréquence du contrôle de conformité est déterminée conformément à la classe III définie par
la directive ÖVBB « Béton projeté ».
Si un effet d’adhérence est exigé avec le revêtement d’intrados, la résistance à l’arrachage doit
atteindre au moins 1,0 N/mm2, conformément à la directive ÖVBB « Béton projeté ».
L’essai portant sur l’effet d’adhérence (résistance à l’arrachage du fond et résistance à la
traction du béton projeté) est réalisé conformément à la norme ÖNORM B 3303.

8.2 Anneaux de cuvelage en béton

Les anneaux de cuvelage en éléments préfabriqués en béton, qui servent pour les revêtements
de tunnels, sont utilisés en liaison avec une excavation de tunnel réalisée avec des excavatrices
circulaires, pour construire des tunnels avec un profil en travers constant.
Le revêtement d’intrados réalisé avec des anneaux de cuvelage est constitué d’éléments
préfabriqués, qui sont assemblés sur place pour former un anneau fermé d’intrados. En fonction
du modèle, les éléments préfabriqués d’une construction monocoque sont assemblés dans le
sens de la longueur et de la largeur avec des moyens appropriés, et, si nécessaire, obturés
avec des joints et des garnitures d’étanchéité appropriés pour obtenir un revêtement d’intrados
imperméable. Immédiatement après la pose des anneaux de cuvelage, la fente formée entre la
roche et les anneaux de cuvelage et découlant du procédé mis en oeuvre, est colmatée en
continu avec un matériau approprié.
La protection systématique continue représente la caractéristique principale d’une construction
utilisant des anneaux de cuvelage. Une coque portante est obtenue directement après
l’excavatrice. Une construction avec anneaux de cuvelage doit être choisie en présence de
déformations importantes de la roche, étant donné que ce mode de construction permet de
compenser ces déformations (par ex. couche intermédiaire déformable, anneaux de cuvelage
flexibles).
Les exigences de la présente directive s’appliquent par analogie, en complément des normes
ÖNORM B 3308 et ÖNORM B 4705, pour la réalisation et le contrôle des anneaux de cuvelage.
Un traitement ultérieur suffisant doit être prévu.
Si le système doit être imperméable, les anneaux de cuvelage doivent être fabriqués avec une
précision correspondante. Les tolérances sont définies en fonction du projet et du système,
conformément aux exigences. Les tolérances pour le revêtement d’intrados fini doivent être
conformes au point 5.7.
La conformité des mesures et la géométrie des anneaux de cuvelage sont contrôlées en début
de production, par un assemblage sans bandes d’étanchéité.
Des profilés en néoprène et/ou des garnitures d’étanchéité gonflantes sont utilisés comme
bandes d’étanchéité.

8.3 Béton fibreux

Conformément à la directive ÖVBB « Béton fibreux », le béton fibreux est un matériau


composite, dont la matrice est constituée de béton, auquel des fibres sont ajoutées en cours de
fabrication. Les caractéristiques particulières du béton fibreux au sens de la présente directive
peuvent être mises à profit pour le béton de revêtement d’intrados, d’une part pour améliorer la
portance (par ex. pour le béton de voûte dans une zone comportant des déformations durables
de l’extrados, les grandes niches de tunnel, les blocs de la zone de tête), avec les classes de
béton fibreux correspondantes T (le plus souvent T3 ou T4), et, d’autre part, pour augmenter la
résistance au feu dans les tunnels routiers avec la classe de résistance au feu BB 2G. En mode
de construction de type ouvert, la classe de béton fibreux FS1 ou FS2 peut être utilisée, le cas
échéant, pour réaliser les dalles et pour réduire le risque d’une fissuration due à un retrait trop
rapide (addition de fibres PP).
Comme le montre les résultats des études les plus récentes, la classe de béton fibreux BB 2G,
qui permet largement d’empêcher l’éclatement des couches de béton superficielles en cas
d’incendie, est obtenue en ajoutant de fines fibres de polypropylène mono filamenteuses (par
ex. 1,5 à 2,0 kg/m3 de fibres PP, longueur 6 mm, diamètre < 20 µm). Un essai fondamental
éventuel doit être réalisé conformément à l’annexe 5 avec la fibre utilisée, pour vérifier la classe
de béton fibreux BB 2G, avant la mise en oeuvre pour des bétons de voûte de revêtements
d’intrados de tunnels. Cette annexe 5 s’applique uniquement jusqu’à la parution de la directive
ÖVBB « Résistance accrue au feu du béton des ouvrages routiers souterrains », contenant une
réglementation définitive pour les classes de béton fibreux BB 1G et BB 2G.
Les dispositions de la présente directive et des directives ÖVBB « Béton fibreux » et
« Résistance accrue au feu du béton des ouvrages routiers souterrains » s’appliquent pour les
constituants, la composition, la fabrication, la mise en oeuvre et le contrôle.
La qualité du matériau, la longueur, la forme géométrique des fibres dans le sens longitudinal et
dans le sens transversal, ainsi que la surface influencent l’ouvrabilité, la stabilité, le
comportement à la déformation et les autres caractéristiques du béton.
TUNNEL
BÉTON DE REVÊTEMENT D’INTRADOS
RVS 9.34
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En règle générale, le béton fibreux peut être fabriqué sans précautions spéciales dans des
malaxeurs à action forcée, et peut être aisément pompé. L’addition de fibres et l’opération de
malaxage doivent garantir une répartition homogène des fibres. Des essais préalables doivent
être réalisés, afin d’obtenir une méthode documentée pour l’addition des fibres, définissant la
nature, le moment et la vitesse d’addition des fibres dans le malaxeur, ainsi que la durée de
malaxage nécessaire après l’addition des fibres pour respecter une répartition régulière des
fibres, la consistance nécessaire et la teneur LP.
L’addition de fibres se traduit par une consistance plus rigide et à effet collant, qui est
compensée, en règle générale, par l’addition de fluidifiants. En cas de dépassement éventuel
de la quantité d’eau totale maximale admissible définie au tableau 3/2, un contrôle de retrait
réduit RS ou RRS doit être réalisé conformément à la norme ÖNORM B 3303. Les délais de
décoffrage exigés doivent être respectés, même en cas d’augmentation du dosage de
fluidifiants. Un bétonnage d’essai doit être réalisé avant le début du bétonnage, afin d’obtenir
une information appropriée sur l’aptitude à la pose avec les équipements de pose et de
compactage prévus.
Un concept approprié de pose et de compactage (par ex. déplacement plus fréquent du tuyau
de pompage, adaptation de l’énergie vibrante, fréquence) doit être prévu pour le béton fibreux
armé de voûte, afin de tenir compte de la difficulté plus importante pour répartir le béton derrière
le coffrage et pour compacter le béton entre le revêtement d’extrados et l’armature.
Le tableau 4/1 est d’application pour la longueur de bloc des revêtements d’intrados en fibres
d’acier. En cas de transfert de forces de traction, les joints de construction doivent être protégés
par une armature complémentaire. Une construction porteuse (par ex. un grillage coudé) doit
être mise en place pour assurer la fixation des bandes d’étanchéité, lorsque des joints de bloc
sont étanchés avec des garnitures de joints de dilatation.

9. Plafond intermédiaire et cloisons de séparation pour canalisations d’aération des


tunnels routiers

9.1 Plafond intermédiaire

9.1.1 Béton pour plafonds intermédiaires

9.1.1.1 Principes pour la composition du béton

Les exigences concernant l’ouvrabilité, la prévention des fissures dues à un retrait trop rapide,
la résistance au décoffrage et les caractéristiques d’utilisation doivent être particulièrement
optimisées lors de la définition de la composition du béton des plafonds intermédiaires.
• L’ouvrabilité nécessite un béton pouvant être pompé, et la surface du plafond intermédiaire
doit être lissée après la pose et le compactage (en règle générale, consistance F45).
• Une quantité d’eau totale ≤ 190 l/m3 doit être respectée pour éviter l’apparition de fissures
dues à un retrait trop rapide. Un traitement ultérieur doit être réalisé immédiatement après le
lissage (pulvérisation d’un produit de cure approprié pour le béton frais).
• Une réalisation avec plusieurs éléments de coffrage et un moment de décoffrage ≥ 36 heures
a fait ses preuves dans la pratique. La résistance au décoffrage doit être vérifiée. Une
résistance au décoffrage ≥ 20 N/mm2 est nécessaire en règle générale. Un chauffage du béton
du plafond intermédiaire n’est pas autorisé. Le module E doit être déterminé pour vérifier la
déformation au moment du décoffrage.
• La sorte de béton C25/30/XC3/XF3/RS (dénomination abrégée C25/30/B3/RS) convient
particulièrement pour le béton du plafond intermédiaire, afin de respecter les caractéristiques
d’utilisation.
• Des exigences concernant une résistance accrue au feu doivent être prises en compte
conformément au point 3.1.5.
• La composition suivante a fait ses preuves pour satisfaire aux caractéristiques exigées pour le
béton (voir tableau 9/1) :

Tableau 9/1 Proposition pour la composition du béton des plafonds intermédiaires

- constituants du béton et caractéristiques


- exigences

- granulats GK16, GK 11 gamme 2/3 (A+B) - B avec  = 2.700 kg/m3


- ciment WT38, WT42
- additifs conformes à la norme ÖNORM B 3309 (AHWZ)
- teneur en eau totale
- teneur en air
- consistance
- adjuvants BV, FM, LP, LPV - pour respecter la consistance nécessaire avec la teneur en eau
totale admissible
Béton de revêtement d’intrados
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9.1.1.2 Vérification de la qualité

• L’essai initial doit être réalisé par un organisme d’essai accrédité. Les paramètres suivants
doivent être contrôlés :
optimisation de la composition du béton compte tenu du moment de décoffrage anticipé,
caractéristiques du béton frais, résistance au décoffrage et module E au moment du décoffrage
avec une température de stockage de + 15 °C, résistance à la compression à 28 jours,
profondeur de pénétration de l’eau conformément à la norme ÖNORM B 3303 (XC3), XF3,
calibrage du marteau à choc de retour, porosité.
• Le contrôle de conformité et l’essai d’identité sont réalisés conformément aux exigences
prévues aux tableaux 3/7 et 3/8.
• Essais sur l’ouvrage (à réaliser par l’utilisateur).
Le marteau à choc de retour est recommandé pour l’essai de résistance au décoffrage dans
chaque tranche de bétonnage. Le recouvrement des armatures en acier doit être contrôlé
conformément au point 3.4.3.
La conformité de la pose et le traitement ultérieur sont vérifiés par un contrôle de la porosité sur
trois carottes de sondage prélevées sur les trois premiers éléments de plafond, et ce contrôle
doit être répété après chaque tranche de 30 éléments de plafond. Les résultats sont évalués
par comparaison avec la porosité de l’essai initial.

9.1.2 Mesures structurales

La construction doit être réalisée conformément à la directive RVS 9.36.


• contrôle des déformations liées aux états de la construction (par ex. état de charge, coffrage
de cloison de séparation) et du retrait,
• épaisseur recommandée pour l’élément de construction 20 cm,
• recouvrement minimal des armatures en acier : dimension minimale 35 mm, dimension
minimale planifiée 45 mm (conformément à la fiche technique RVS 9.35),
• la longueur de la tranche des travaux doit être adaptée à la répartition des blocs de la voûte.
L’incendie d’une voiture, et par conséquent la norme ÖNORM B 3800-4, est pris en compte
pour le dimensionnement des plafonds intermédiaires. Des dispositions particulières (par ex.
contrôle des déformations sous charge d’incendie) s’appliquent dans le secteur des
équipements techniques de sécurité, tels que les ventilateurs etc..

9.1.3 Fabrication du béton, pose, traitement ultérieur

Le point 6.1 de la présent directive doit être respecté pour la fabrication du béton. Un produit de
cure approprié pour le béton doit être appliqué conformément à la directive RVS 11.064, partie
II (pulvérisation en deux fois) immédiatement après la réalisation d’une partie de la surface du
plafond intermédiaire.

9.2 Cloison de séparation

9.2.1 Béton pour cloison de séparation

9.2.1.1 Principes pour la composition du béton


Les exigences concernant l’ouvrabilité, la résistance au décoffrage, le retrait et les
caractéristiques d’utilisation doivent être particulièrement optimisées lors de la définition de la
composition du béton des cloisons de séparation.
En règle générale, l’ouvrabilité nécessite un béton pouvant être pompé sur des courtes
distances, qui peut être aisément posé sans compactage dans la cloison de séparation armée
peu épaisse (12 à 15 cm) (F66).
En règle générale, une durée de décoffrage ≥ 12 heures avec une résistance au décoffrage ≥ 1
N/mm2 est conforme aux règles de l’art. En raison de la faible épaisseur de l’élément de
construction, la cloison de séparation est très sensible au refroidissement sous l’effet d’un
courant d’air froid.
Un joint étanche doit être prévu au point de raccordement entre la cloison de séparation et le
béton de la voûte (il convient d’éviter des infiltrations d’air entre la canalisation d’arrivée d’air et
la canalisation d’évacuation d’air). Le béton doit, par conséquent, posséder les caractéristiques
BL (réduction de l’exsudation) et RS (réduction du retrait) (RS également pour prévenir la
fissuration).
La sorte de béton C25/30/XC3/XF1/BL/RS/GK16(A) (XF3 dans la zone de tête du tunnel)
convient particulièrement pour le béton de la cloison de séparation, afin de respecter les
caractéristiques d’utilisation.
Des exigences concernant une résistance accrue au feu doivent être prises en compte
conformément au point 3.1.5.
La composition suivante a fait ses preuves pour satisfaire aux caractéristiques exigées pour le
béton (tableau 9/2).

9.2.1.2 Constituants du béton

Les exigences, définies par la norme ÖNORM B 4710-1 pour la sorte de béton requise, doivent
être respectées et contrôlées avec les constituants du béton qui sont utilisés.
Un ciment WT 38 ou WT 42, défini par la norme ÖNORM B 3327-1, convient particulièrement
pour satisfaire à l’exigence BL et pour respecter la résistance au décoffrage.

9.2.1.3 Contrôle de la qualité

Les paramètres suivants doivent être contrôlés dans le cadre d’un essai initial, qui doit être
confirmé par un organisme d’essai accrédité (rapport d’essai), et vérifiés conformément aux
exigences du cahier des charges ou de la présente directive :
- optimisation de la composition du béton
- caractéristiques du béton frais
- exsudation (BL)
- résistance au décoffrage > 1 N/mm2 au moment du décoffrage avec une température de
stockage de 15 °C (température moyenne de l’air dans le tunnel)
- résistance à la compression après 28 jours (le cas échéant après 56 jours)

Tableau 9/2 Proposition pour la composition du béton des cloisons de séparation

- constituants du béton et caractéristiques


- exigences

- granulats GK16, GK 11 gamme 2/3 (A+B) - B avec  = 2.700 kg/m3


- ciment WT 38, WT 42
- additif conforme à la norme ÖNORM B 3309 (AHWZ)
- teneur en eau totale
- teneur en air 1)
- consistance
- adjuvants BV, FM, LP, LPV - en fonction de la consistance nécessaire et de la teneur LP
1) recommandé pour XF1, exigé pour XF3
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BÉTON DE REVÊTEMENT D’INTRADOS
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Figure 9/2 Exemple de systèmes d’étanchement des canalisations d’aération

EXEMPLE DE SYSTÈME D’ÉTANCHEMENT DE CANALISATION D’AÉRATION :

VUE D’ENSEMBLE
- KITTFUGE : joint en mastic
- ABDICHTUNGSBAND : garniture d’étanchéité
- DETAIL A : détail A
- DETAIL B : détail B
- BLOCKFUGE : joint de bloc

DÉTAIL A
- joint transversal voûte et cloison de séparation
- joint longitudinal voûte / cloison de séparation
- JOINT EN MASTIC
- GARNITURE D’ÉTANCHÉITÉ

DÉTAIL B
- joint longitudinal voûte/plafond intermédiaire
- JOINT EN MASTIC

DÉTAIL C
- joint transversal plafond intermédiaire et cloison de séparation
- JOINT DE CONSTRUCTION
- GARNITURE D’ÉTANCHÉITÉ

PROFIL EN TRAVERS GARNITURE D’ÉTANCHÉITÉ


- KLEBER : adhésif
- DEHNZONE : zone d’allongement
- ABDICHTUNGSBAND : garniture d’étanchéité
- BLOCKFUGE : joint de bloc

LÉGENDE
Z = canalisation d’arrivée d’air
A = canalisation d’évacuation d’air
- joint longitudinal sous forme de joint en mastic (voûte/plafond intermédiaire et voûte/cloison de
séparation côté arrivée d’air)
- joint transversal avec garniture d’étanchéité (joint de bloc voûte côté arrivée d’air)
- joint transversal avec garniture d’étanchéité (joint de bloc plafond intermédiaire côté arrivée et
évacuation d’air)
- joint transversal avec garniture d’étanchéité (joint de bloc cloison de séparation côté arrivée
d’air)

- profondeur de pénétration d’eau, conformément à la norme ÖNORM B 3303 (XC3), XF3 (si
nécessaire)
- réduction du retrait (RS)
Le contrôle de conformité et l’essai d’identité sont réalisés conformément aux exigences
prévues aux tableaux 3/7 et 3/8. Pour l’exigence RS, la fréquence est analogue à celle prévue
pour les classes d’exposition.
Le marteau pendulaire, par ex. Schmidt PT, est recommandé pour l’essai de la résistance au
décoffrage en début de bétonnage et avec des températures basses. La calibration de l’appareil
utilisé devrait être réalisée dans le cadre de l’essai initial.
La couverture de béton des armatures en acier doit être contrôlée conformément au point 3.4.3.

9.2.2 Mesures structurales

L’épaisseur de 12 à 15 cm de l’élément de construction est obtenue en additionnant le diamètre


du système de suspension du plafond intermédiaire, l’épaisseur de l’armature et le
recouvrement minimale sur les deux côtés.
Le recouvrement minimal est de 45 mm pour la mesure planifiée, et de 35 mm pour la
dimension minimale de construction.
La longueur de tranche doit être adaptée à la répartition des blocs de la voûte.
Réalisation des appuis (évidement pour le béton de voûte)
Réalisation des joints : Pour réduire la résistance à l’air, les bords abattus ne sont pas autorisés
dans les joints de bloc de la zone de la canalisation d’aération (pas de mise en place de
baguettes triangulaires).
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Des manques inévitables du point de vue des techniques de fabrication sont tolérés jusqu’à une
valeur égale à 10 % de la longueur de joint concernée.
Des mesures particulières de protection contre la corrosion sont nécessaires dans le joint voûte
- cloison de séparation, pour le système de suspension du plafond intermédiaire (tiges de
suspension) dans la cloison de séparation. La tige de suspension doit comporter une partie non
adhérente dans la zone du joint, afin de tenir compte de la contrainte dynamique.

9.2.3 Fabrication du béton, pose, traitement ultérieur, surface du béton

Le point 6.1 de la présente directive doit être respecté pour la fabrication du béton.
Le délai de décoffrage est ≥ 12 heures en règle générale. En présence de températures
ambiantes basses, la résistance nécessaire au décoffrage de 1 N/mm2 n’est obtenue qu’avec
l’aide d’une dépose du coffrage, d’un chauffage dans la tranche concernée ou d’une isolation du
coffrage.
Un coffrage en acier est utilisé en règle générale, afin d’obtenir une surface en béton
particulièrement lisse. La classe GB 2, définie par la directive ÖVBB « Surfaces en béton avec
coffrage », doit être respectée pour la surface en béton.
Immédiatement après le décoffrage, un produit de cure thixotrope, conforme à la directive RVS
11.064, partie II, doit être appliqué par pulvérisation, en deux passages au moins, et en
respectant le poids total prévu pour l’essai d’homologation.
La longueur d’écoulement du béton ne doit pas dépasser 7 m dans le sens horizontal.
L’augmentation de la pression de coffrage et de la pression statique en fin de bétonnage doit
être prise en compte en raison de la consistance souple du béton. Un colmatage de joint doit
être prévu si nécessaire.

9.3 Étanchement des canalisations d’aération des plafonds intermédiaires et de la


cloison de séparation

La figure 9/2 représente les détails de joint suivants :


joints de tranche plafond intermédiaire - garniture d’étanchéité
joint de tranche cloison de séparation - garniture d’étanchéité côté canalisation d’arrivée d’air
raccordement plafond intermédiaire - cloison de séparation - réalisation conforme à la figure
9.2, détail C
raccordement voûte - plafond intermédiaire - joint en mastic côté canalisation d’arrivée d’air
(figure 9.2, détail A)
intersection joint de bloc - plafond intermédiaire - joint continu en mastic, recouvert d’une
garniture d’étanchéité
La durabilité et une résistance à la traction de 1,5 N/mm2 au moins doivent être vérifiées pour la
garniture d’étanchéité.

10. Recommandations pour la procédure d’appel d’offres

Des recommandations pour la procédure d’appel d’offres figurent dans la norme ÖNORM B
2203-1 ou dans les cahiers des charges pour la construction de tunnels RVS 7T et RVS 8T.
L’annexe 3 de la présente directive décrit des exemples de sortes de béton.
11. Normes, directives et documents de référence

ÖNORM B 2203-1 Travaux de construction souterrains - norme de contrat d’entreprise, partie 1


; creusement cyclique ; version 12/01.
ÖNORM B 2211 Ouvrages en béton, béton armé et béton précontraint - norme de contrat
d’entreprise ; version 04/98.
ÖNORM B 3131 Granulats pour béton - règles de transposition de la norme EN 12620 ; version
06/03.
ÖNORM B 3303 Essai du béton ; version 09/02.
ÖNORM B 3308 Contrôle de la qualité de la fabrication en usine d’éléments préfabriqués en
béton, béton armé et béton précontraint ; version 08/80.
ÖNORM B 3309 Adjuvants hydrauliques recyclés pour la fabrication de béton ; version 09/99.
ÖNORM B 3327-1 Ciments conformes à la norme ÖNORM EN 197-1 pour des applications
particulières, partie 1 : exigences complémentaires ; version 01/02.
ÖNORM B 3800-4 Comportement au feu des matériaux de construction et des éléments de
construction ; matériaux de construction : classement dans les classes de résistance au feu ;
version 05/00.
ÖNORM B 4700 Ouvrages en béton armé - calcul, dimensionnement et réalisation de la
construction selon EUROCODE ; version 06/01.
ÖNORM B 4705 Éléments préfabriqués en béton, béton armé et béton précontraint et
structures fabriquées avec ces éléments pour une contrainte majoritairement statique ; version
11/02.
ÖNORM B 4710-1 Béton, partie 1 : spécification, production, utilisation et conformité (règles
pour transposer la norme ÖNORM EN 206-1) ; version 01/02. (une nouvelle version est en
préparation)
ÖNORM B 4753 Béton précontraint - ponts ferroviaires ; calcul, dimensionnement et
construction selon EUROCODE ; version 06/03.
ÖNORM EN 197-1 Ciment, partie 1 : composition, spécifications et critères de conformité du
ciment courant ; version 12/00.
ÖNORM EN 450 Cendres volantes pour béton - définitions, exigences et contrôle de qualité ;
version 09/95.
ÖNORM EN 934-2 Adjuvants pour béton, mortier et coulis, partie 2 : adjuvants pour béton -
définitions et exigences ; version 02/02.
ÖNORM EN 1363-1 Essais de résistance au feu, partie 1 : exigences générales ; version 01/00.
ÖNORM EN 1363-2 Essais de résistance au feu, partie 2 : modes opératoires de substitution ou
additionnels ; version 01/00.
ÖNORM EN 13263 Fumée de silice pour béton - définitions, exigences et critères de conformité
; version 08/98.
TUNNEL
BÉTON DE REVÊTEMENT D’INTRADOS
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ÖNORM DIN 18202 Tolérances pour le bâtiment - ouvrages ; version 02/98.


RVS 1.0 Dispositions pour l’EEE, version 07/97.
RVS 7T Cahier des charges pour la construction des tunnels, version xx/03.
RVS 8T Conditions techniques contractuelles pour la construction des tunnels, version xx/03.
RVS 9.32 Tunnels ; construction souterraine dans la roche meuble sous des aménagements ;
version 01/93 (une nouvelle version est en préparation).
RVS 9.35 Tunnels ; directive sur la statique de la construction ; recouvrement en béton des
armatures en acier ; version 06/02.
RVS 9.36 Protection structurale contre l’incendie pour les ouvrages routiers (en préparation).
RVS 11.064 ; partie II Principes - méthodes d’essai ; béton ; produit de cure béton ; version
12/85.
Directive ÖVBB « Entretien et réparation des ouvrages en béton et en béton armé » Application
et méthodes d’essai ; (une nouvelle version est en préparation).
Directive ÖVBB « Béton projeté » ; version 10/98 ; (une nouvelle version est en préparation).
Directive ÖVBB « Béton LPV » ; version 09/99.
Directive ÖVBB « Béton fibreux » ; version 03/02.
Directive ÖVBB « Surfaces en béton avec coffrage » ; version 06/02.
Directive ÖVBB « Ouvrages en béton imperméable - cuvelage en béton imperméable » ;
version 12/02.
Directive ÖVBB « Réalisation des drainages de tunnel » ; version 06/03.
Fiche technique ÖVBB « Peintures pour revêtements d’intrados de tunnel » ; version xx/04.
Directive ÖVBB « Résistance accrue au feu du béton des ouvrages routiers souterrains » (en
préparation).
ZTV-ING Conditions techniques contractuelles complémentaires et directives pour les ouvrages
de génie civil, partie 3 : ouvrages massifs, partie 5 : colmatage de fissures et de cavités dans
des éléments de construction en béton.

[1] Prein, R. et al. : fascicule 365, principes et exécution et essai des systèmes d’étanchement
de tunnel, de la série des études routières du ministère fédéral des affaires économiques,
Vienne 1989.
[2] Brameshuber, W. : Le tunnel d’Altenberg près d’Idar-Oberstein, construction en béton et en
béton armé, fascicule 2/1992.
[3] Rencontres sur la technologie du béton projeté, institut d’étude et d’essai des matériaux,
université d’Innsbruck, 1990.
[4] Rapport ÖVBB, anneaux de cuvelage, Vienne, mars 2004.
[5] Directive sur l’essai non destructif des revêtements d’intrados de tunnel - RI-ZEP-TU de
l’établissement fédéral allemand des routes, Bergisch Gladbach, version 2001.
[6] Kusterle, W. et al. : Résistance au feu du béton fibreux, du béton armé et du béton
précontraint ; études routières du ministère fédéral des transports, de l’innovation et de la
technique, en cours d’impression, 2004.
[7] Comportement dans la pratique du béton (de revêtement d’intrados) avec résistance accrue
au feu (erhöht brandbeständiger Beton - EBB) ; projet FFF n° : 806201 ; institut de recherche de
l’association de l’industrie autrichienne du ciment, Vienne 2003.
[8] Directive de projection RVS 9.251, creusement continu de tunnels routiers avec des
machines de creusement de tunnel, version novembre 2003.
12. Autres normes, directives et rapports à respecter

ÖNORM B 2221 Travaux de ferblanterie du bâtiment ; norme de contrat d’entreprise ; version


01/01.
ÖNORM B 4701 Structures en béton ; calcul, dimensionnement et construction selon
EUROCODE ; version 11/02.
ÖNORM EN 1008 Eau de gâchage pour béton - spécifications et essai ; version 10/02.
ÖNORM C 2358 Revêtement - revêtements de façade - spécifications minimales et essais ;
version 07/01.
RVS 12.241 Produits de construction et prestations de construction ; béton ; assurance de la
qualité au sens de la norme ÖNORM B 4710-1 ; fiche technique, version 12/01.
RVS 13.61 Remise en état des ouvrages d’art ; méthodes d’essai ; version 07/95.
Directive ÖVBB « Béton résistant au gel-dégel » ; version 03/89.
ZTV-SIB Règles techniques et directives pour la protection et l’entretien des éléments de
construction en béton (une nouvelle version est en préparation).
TUNNELS
BÉTON DE REVÊTEMENT D’INTRADOS

RVS 9.34

Annexe 1

ANNEXE 1

PROTOCOLE DE BÉTONNAGE (modèle)

Date : 11.11.02 Heure : 17:37


Établissement : 1
Chantier : A
Élément de construction : radier
Sorte de béton : 4/4/1425008
Date de bétonnage : 11.11.02 8:43 heures à 11.11.02 17:37 heures
Nombre de malaxages
Total 120
Erreur de valeur réelle 6
Commutations manuelles 0
Durée de malaxage 60 s

- désignation
- valeur de consigne
- valeur réelle
- min.
- max.
- moyenne
- écart standard

GRANULAT 1)
GK 4 - 16
GK 0 - 16
GK 0 - 4
GK 16 - 32
CEM II/A 42,5 R/WT38
FLUAL
LPV
TENEUR EN EAU TOTALE 2)
Température du béton

1) Les informations concernant la pesée des granulats doivent être indiquées pour le poids à sec.
2) Teneur en eau totale définie par la norme ÖNORM B 4710-1, point 3.1.29.
Béton de revêtement d’intrados
RVS 9.34 (5/2004)
Annexe 2

ANNEXE 2

EXEMPLE CONCERNANT LE POINT 5.7 POUR DÉTERMINER LES TOLÉRANCES DE


MESURE DE LA CLASSE DE TOLÉRANCE A2

Hypothèses :
• longueur du tunnel (n’est pas déterminante pour le calcul des tolérances) : l = 7000 m
• longueur de tunnel sélectionnée jusqu’au percement : TL = 2500 M
• section de l’espace libre : 90 m2
• une contre-voûte est bétonnée dans le cadre des travaux d’avancement
• longueur de bloc (L) 12 m
• largeur de l’espace libre (B) 10 m
• rayon de l’axe du tunnel sur le plan (R) 1500 m

Tolérances pour la voûte :

- classes de tolérance
- tolérances unitaires
- en position [(mm] - en hauteur [(mm]
- mesure normale A2
- majoration par tranche de 1000 m
- B1
- B2
- B3
-C
- somme

FORMULE

Tolérances pour le radier :

- classes de tolérance
- tolérances unitaires
- en position [± mm] - en hauteur [± mm]
- mesure normale A2
- majoration par tranche de 1000 m
- B1
- B2
- B3
-C
- somme
TUNNELS
BÉTON DE REVÊTEMENT D’INTRADOS

RVS 9.34

Annexe 3

ANNEXE 3

EXEMPLE DE SORTES DE BÉTON

- ouvrage/élément de construction
- exemple de formule pour la sorte de béton dans le cahier des charges

1 béton de voûte pour tunnel routier, avec système d’étanchement, avec peinture, zone de tête
2 béton de voûte pour tunnel ferroviaire, avec système d’étanchement
3 béton de voûte pour tunnel routier, blocs de zone de tête avec armature
4 béton de voûte pour tunnel routier, avec système d’étanchement, avec peinture, eau
souterraine avec SO42- = 400 à 1500 mg/l
5 béton de revêtement d’intrados, pour métro par exemple, sans système d’étanchement, dans
2-
l’eau souterraine avec SO4 = 400 à 1500 mg/l
6 béton de radier (voûte) pour tunnel ferroviaire, sans armature
7 béton de dalle de radier et béton de radier pour construction de type ouvert dans des tunnels
ferroviaires avec système d’étanchement dans la voûte
8 béton de radier pour tunnel routier, avec chaussée au dessus du radier
9 béton de revêtement d’intrados (fullround) pour galerie fraisée pour eau motrice
10 béton de revêtement d’intrados en zone urbaine avec exigence portant sur une résistance
accrue au feu
11 béton de voûte pour construction de type ouvert
12 plafonds intermédiaires
12 cloisons de séparation

* Les classes de résistance du tableau sont données à titre d’exemple, et doivent être adaptées au cas particulier.
La classe de résistance minimale est C20/25.
Béton de revêtement d’intrados
RVS 9.34 (5/2004)
Annexe 4

ANNEXE 4

CRITÈRES DE PLANÉITÉ POUR LE SUPPORT D’ÉTANCHÉITÉ (BÉTON PROJETÉ) EN


CAS D’UTILISATION DE SYSTÈMES D’ÉTANCHEMENT PAR FILM

La structure de surface et la résistance à la compression du support doivent être conformes aux


exigences prévues pour le système d’étanchement. On distingue les cas suivants pour les
spécifications géométriques à respecter pour la surface :

1. Section du tunnel

En règle générale, la pose par bandes et l’assemblage de la bande d’étanchéité en matière


plastique (Kunststoff-Dichtungsbahn - KDB) dans des sections de tunnel sont réalisées sans
mesures particulières, lorsque les prescriptions suivantes sont respectées pour le support
d’étanchéité :
a) avec des eaux superficielles (système d’étanchement par film avec évacuation de l’eau sous
pression, « système d’étanchement de type parapluie ») (voir figure A4/1) :
- stabilité dimensionnelle et caractéristiques de résistance suffisantes
- grain maximum GK 11
- pente maximale vers la position nominale bord intérieur 45 °C avec des défauts de planéité
liés à l’excavation, pour des bandes d’étanchéité jusqu’à 2,5 mm d’épaisseur, l’angle peut être
réduit à 30° au plus pour des épaisseurs plus importantes
- le rayon de courbure r de la surface ne doit pas être inférieur à 20 cm
b) avec eau sous pression (système d’étanchement par film avec rétention de l’eau sous
pression, « sous-marin ») (voir figure A4/2) :
- stabilité dimensionnelle et caractéristiques de résistance suffisantes
- grain maximum GK 11
- rapport entre le diamètre et la hauteur des défauts de planéité ponctuels liés à l’excavation,
dans le support d’étanchéité, au moins 5:1 avec des bandes d’étanchéité jusqu’à 2 mm
d’épaisseur, au moins 10:1 avec des bandes d’étanchéité non flexibles ou plus épaisses.
- pente maximale du support d’étanchéité vers la position nominale bord intérieur 30°.
- le rayon de courbure r de la surface ne doit pas être inférieur à 20 cm.
Ces critères s’appliquent systématiquement pour chaque échelle de grandeur. Le critère le plus
sévère doit être respecté.

2. Niches et changements de section

Dans ces zones, une pose standard de la bande d’étanchéité en matière plastique n’est pas
autorisée, puisque les défauts de planéité sont simplement recouverts. La bande d’étanchéité
en matière plastique doit être ajustée avec soin en fonction des défauts de planéité du support
d’étanchéité, et amenée en position définitive par découpage, fixation et soudage.
Les critères visés au point 1 pour des imperfections géométriques du support d’étanchéité ne
doivent pas être respectés à grande échelle, si les arêtes et les gorges sont dues à des niches
et à des changements de section planifiés.
Figure A4/1 Géométrie d’excavation maximale admissible en fonction des angles, avec rayons
de courbure
- bord de l’excavation
- béton projeté
- position nominale support d’étanchéité

Figure A4/2 Défauts de planéité admissibles pour le support d’étanchéité


a) 5a pour des bandes d’étanchéité flexibles (par ex. en PVC souple ou en ECB) jusqu’à une
épaisseur de 2 mm ;
10a pour des bandes d’étanchéité non flexibles ou plus épaisses (par ex. en PE)
TUNNELS
BÉTON DE REVÊTEMENT D’INTRADOS

RVS 9.34

Annexe 4

ANNEXE 4

Figure A4/3 Rayons minimums dans la zone des niches et des changements de section

Les arêtes et les gorges du support d’étanchéité doivent être arrondies le plus possible. Le
rayon ne doit pas être inférieur à 20 cm (voir figure A4/3).

Les dispositions suivantes s’appliquent en règle générale :


Les caractéristiques du matériau du support d’étanchéité et les mesures pour fixer les bandes
d’étanchéité en matière plastique doivent être adaptées les unes aux autres. Les éléments de
fixation ne doivent pas se détacher du support d’étanchéité jusqu’à l’achèvement du revêtement
d’intrados. Le support d’étanchéité ne doit pas éclater lors de la mise en place de clous.
Si le support d’étanchéité est humide, et que cette humidité complique particulièrement les
travaux d’étanchement, l’eau doit être collectée et évacuée par des mesures appropriées.
Béton de revêtement d’intrados
RVS 9.34 (5/2004)
Annexe 5

ANNEXE 5

DÉTERMINATION DES CLASSES DE BÉTON FIBREUX BB 1G ET BB 2G SUR UN


ÉCHANTILLON D’ESSAI À GRANDE ÉCHELLE

Pour des revêtements d’intrados de tunnel et des constructions de tunnel de type ouvert, les
classes de béton fibreux définies par la directive ÖVBB « Béton fibreux » doivent être
déterminées sur un échantillon d’essai à grande échelle, selon la règle d’essai suivante, par un
organisme d’essai accrédité pour réaliser des essais d’incendie.
L’essai est réalisé sur deux échantillons, présentant les dimensions suivantes : 180 x 140 x 50
cm (L x l x H).

Coffrage :
Le coffrage perdu est constitué de tôles en acier d’une épaisseur de 4 mm, implantées
latéralement, dont le bord pénètre de 30 cm dans la face inférieure. L’échantillon est en position
plane sur des plateaux de coffrage (voir figure A5/1 - coffrage).

Armature :
L’échantillon est confectionné avec un treillis d’armature constitué de barres en acier Bst550,
diamètre 14 mm, écart 10 cm, avec une couverture en béton 4 cm, conformément à la figure
A5/2. Des entretoises (en ciment fibreux) sont installées en dehors de la surface exposée aux
flammes.

Sondes de température :
Des sondes de température (fer-constantan) sont fixées avant le bétonnage sur les barres
d’armature des deux premières couches, sur le côté du diamètre, au centre de chaque plaque,
et à un angle, sur la 5ème barre en partant de l’extérieur. Une autre sonde est positionnée à
une distance de 25 cm environ de la chambre à feu, si possible au centre de l’échantillon
(position des sondes de température, voir figure A5/2).

Blocage de l’effet de dilatation :


Deux éléments de serrage fixés dans le sens de la longueur, et quatre éléments de serrage
fixés dans le sens transversal servent à appliquer une contrainte de compression de 0,5 MPa
ou 1,16 MPa, au plus tôt 1 jour avant l’essai d’incendie. La précontrainte transversale peut
également être appliquée avec un cadre de serrage.

Béton :
On utilise la sorte de béton WDI définie par la présente directive ou la sorte de béton BS1A,
définie par la directive ÖVBB « Ouvrages en béton imperméable - cuvelage imperméable » ou
par les versions antérieures de ces directives.
Addition de fibres selon le dosage nécessaire. Les fibres doivent être conformes à la directive
Béton fibreux, et subir un contrôle interne et externe. Un fluidifiant doit être ajouté au béton afin
que l’indice d’expansion soit au moins conforme à la classe de consistance F45.
Il n’est pas nécessaire de confectionner un béton de comparaison sans fibres (valeur
comparative de la profondeur d’éclatement 25 cm, conformément aux études routières 3.269).
Un essai sur béton frais et un essais de la résistance à la compression après 28 jours doivent
être réalisés. La diminution de l’indice d’expansion, liée à l’addition de fibres, doit être
mentionnée.
Le compactage doit être réalisé avec des vibreurs internes.

Stockage :
Les échantillons sont maintenus dans le coffrage pendant 14 jours. Les échantillons sont
stockés sous une température de 20 ± 5 °C. Entre le moment de la confection de l’échantillon et
le moment de l’essai, le côté de l’échantillon qui est exposé à l’essai d’incendie doit être traité
avec de l’eau. L’essai d’incendie est réalisé entre le 28ème et le 56ème jour après la confection
de l’échantillon.

Essai d’incendie :
La chambre d’incendie doit avoir des dimensions intérieures de 120 x 80 cm, et une hauteur de
57 cm, et doit être chauffée sur un côté (petit côté) par un brûleur à mazout. Un tuyau
d’évacuation des fumées  21 cm est installé sur le côté opposé. Pour commander la
température de la chambre d’incendie, deux sondes de température (platine-rhodium-platine)
sont positionnées dans la chambre d’incendie, à 13 cm environ sous la plaque horizontale
située dans la chambre d’incendie. L’étanchéité est assurée par de la laine céramique.
La température de la chambre d’incendie est régulée selon la courbe d’incendie RWS (données
de la directive Béton fibreux) et selon les tolérances de la courbe des hydrocarbures définie par
la norme ÖNORM EN 1363-2. L’essai est réalisé par analogie à la norme ÖNORM EN 1363-1.

Évaluation :
L’échantillon est retiré de la chambre d’incendie 15 minutes après la fin de l’incendie, et la
profondeur d’éclatement est immédiatement évaluée. La moyenne obtenue à partir de deux
plaques est utilisée pour classer le béton dans la classe d’incendie BB. Avec un éclatement de
25 cm pour le béton de référence, la profondeur d’éclatement moyenne doit être respectée
comme suit :
- BB2 inférieure à 1 cm en moyenne (en aucun point jusqu’à l’armature)
- BB1 inférieure à 7,5 cm en moyenne (2ème couche d’armature à peine visible, des
éclatements ponctuels sur une profondeur dépassant le double de la valeur limite ne sont pas
autorisés)

Rapport :
Le rapport d’essai doit contenir les informations suivantes :
- référence à la présente directive et à la directive ÖVBB « Béton fibreux »
- béton utilisé et données de l’essai initial
- fibres utilisées, dosage et caractéristiques des fibres définies par la directive ÖVBB « Béton
fibreux »
- essai sur béton frais (eau/liant, AM, air, température), diminution de l’indice d’expansion
- résistance à la compression après 28 jours
- date de fabrication et conditions de stockage
- protocole de précontrainte
- masse des échantillons avant et après l’essai
- date de l’essai d’incendie et toutes les observations faites pendant l’essai
- température de la chambre d’incendie et températures des sondes
- profondeurs d’éclatement après l’incendie
- affectation à la classe de béton fibreux BB
TUNNELS
BÉTON DE REVÊTEMENT D’INTRADOS

RVS 9.34

Annexe 5

ANNEXE 5

- SECTION A-A
- SECTION B-B
- TÔLE - AVEC CHANFREIN
- TÔLE
- tension :
transversale : 1,16 MPa
longitudinale : 0,50 MPa
- éléments pour serrage longitudinal : 2 x 1 x 0,1-150
- éléments pour serrage transversal : 3 x 2 x 0,1-150 alternative : cadre de serrage externe

directive béton de revêtement d’intrados


annexe 5, figure 1
échantillon pour déterminer les classes de béton fibreux BB1 et BB2
coffrage
version : 26/06/2003
Béton de revêtement d’intrados
RVS 9.34 (5/2004)
Annexe 5

POSITION DES SONDES DE TEMPÉRATURE (montage des sondes sur la face supérieure
des barres d’armature)
sonde - position - sonde - position
1 1ère couche d’armature (c = 5,5 cm), au centre
2 2ème couche d’armature (c = 7,0 cm), au centre
3 1ère couche d’armature (c = 5,5 cm), sur un coin
4 2ème couche d’armature (c = 7,0 cm), sur un coin
5 acier d’armature (c = 25,0 cm)
6 acier d’armature (c = 25,0 cm)

recouvrement en béton : 4,0 cm (dimension minimale de construction)

directive béton de revêtement d’intrados


annexe 5, figure 2
échantillon pour déterminer les classes de béton fibreux BB1 et BB2
armature, position des sondes de température
version : 26/06/2003
TUNNELS
BÉTON DE REVÊTEMENT D’INTRADOS

RVS 9.34

page 39

Elaboré par le groupe de travail de l’association autrichienne du béton et des techniques de


construction « Béton pour la construction de tunnels » avec la participation de

Obersenatsrat Dipl.-Ing. Dr. Franz DEIX, direction des travaux publics de la ville de Vienne
Dipl.-Ing. Dr. Rupert FRIEDLE, LAFARGE CTEC GmbH, Mannersdorf
Hofrat Dipl.-Ing. Dr. Wolfgang GOBIET, services du gouvernement du Land de Styrie, Graz
Dipl.-Ing. Walter HERMANN, Swietelsky Bau GmbH, Vienne
Ministerialrat Dipl.-Ing. Othmar HERRMANN, ministère fédéral des transports, de l’innovation et
de la technologie, Vienne
Min.Rat Dipl.-Ing. R. HÖRHAN, ministère fédéral des transports, de l’innovation et de la
technologie, Vienne
Baurat Dipl.-Ing. Dr. Helmut HUBER, Verbundplan Prüf- und Meßtechnik GmbH, Straß
Univ.-Prof. Dipl.-Ing. Dr. Hans Georg JODL, université technique de Vienne
Univ.-Prof. Dipl.-Ing. Dr. Wolfgang KUSTERLE, université d’Innsbruck
Dipl.-Ing. Dr. Harald LAUFFER, Allg. Bauges. - A. PORR AG, Vienne
Ing. Johann LEMMERER, Eisenbahn-Hochleistungsstrecken AG, Vienne
Dipl.-Ing. Dr. Wolfgang LINDLBAUER, ingénieur du bâtiment, Vienne
Dipl.-Ing. Klaus MITTEREGGER, Beton- u. Monierbau GmbH, Innsbruck
Dipl.-Ing. Michael PAUSER, association autrichienne du béton et des techniques de
construction, Vienne
Dipl.-Ing. Florian PETSCHARNIG, Wietersdorfer & Peggauer Zementwerke, Klagenfurt
Dipl.-Ing. Dr. Walter PICHLER, Verbundplan Prüf- und Messtechnik GmbH, Straß
Dipl.-Ing. Herwig SCHÖFER, Porr Tunnelbau GmbH, Vienne
Ing. Peter SCHWAB, Östu-Stettin Hoch- und Tiefbau GmbH, Leoben
Dipl.-Ing. Dr. Bernd STROBL, ingénieur du bâtiment, Trofaiach
Dipl.-Ing. Markus STUMVOLL, Readymix Kies-Union AG, Langenzersdorf
Dipl.-Ing. Oliver WAGNER, Eisenbahn-Hochleistungsstrecken AG, Vienne
Éxposé des motifs
conformément aux principes, rédaction de directives, fiches techniques et documents de travail,
point 4
pour le projet de la directive
RVS 9.34
Titre : Béton de revêtement d’intrados

Groupe de travail : ÖVBB


Commission de travail : Béton pour la construction de tunnels
Date : 15.4.04

• Nécessité de la directive (de la fiche technique) :


Révision de la directive RVS 9.34 de décembre 1995 à la suite de nouvelles normes et définition
des règles de l’art dans le domaine de la réalisation de revêtements d’intrados en béton courant

• Affectation de la directive (de la fiche technique) :


9.3 Directives sur la statique de la construction

• Effets sur des directives RVS existantes et des dispositions réglementaires du


ministère fédéral compétent
(remplacement en tout ou en partie, modification en raison de la nouvelle directive RVS, …) :
Remplace en totalité la directive RVS 9.34 (décembre 1995)

• Nécessité de l’élaboration d’une condition technique contractuelle (pour un cahier des


charges, est-ce qu’une condition technique contractuelle doit être rédigée, est en cours de
rédaction, existe déjà ou n’est pas nécessaire pour les groupes de prestations ou sous-groupes
de prestations mentionnés) :

• Économies ou coûts supplémentaires prévus :


aucun

• Rapport entre les coûts supplémentaires d’essais prescrits et les coûts des prestations,
livraisons etc. contrôlées :
aucun

• Effets éventuels sur l’environnement :


aucun

• Effets juridiques éventuels :


aucun

• Autres effets éventuels :


aucun