Vous êtes sur la page 1sur 8

Pépin de pamplemousse :

une solution contre


l'antibiorésistance

Les bienfaits de l’extrait de pépins de


pamplemousse
Les pépins de pamplemousse ont des bénéfices santé insoupçonnés et
pourtant si importants. L'extrait de pépin de pamplemousse (EPP) est
notamment considéré comme un excellent antibiotique naturel.

L’extrait de pépins de pamplemousse (EPP) est le remède naturel antibactérien


le plus puissant. Il possède de très nombreuses vertus et s’utilise au quotidien
pour tout désinfecter, autant en utilisation interne qu’externe. En prévention ou
en traitement, il vous surprendra par son efficacité et sa rapidité d’action.

1. Des propriétés antioxydantes


Tiré du pamplemousse Citrus paradisi, ses pépins sont broyés puis mélangés
avec de l’eau et de la glycérine. C’est sa richesse en bioflavonoîdes et en vitamine
C qui lui confère tous ses bienfaits. En effet, l’huile de pépin de pamplemousse
contient une forte concentration en flavonoïdes. Ces molécules
antioxydantes protègent nos cellules du vieillissement prématuré et
stimulent notre système immunitaire.

2. Des vertus très variées

Des institutions renommées, comme l’Institut Pasteur ou le Southern Research


Institute, ont démontré que l’EPP avait un spectre d’action bien plus large que
pensé au départ. L’EPP aide ainsi à lutter contre les :  troubles digestifs liés à la
présence d’une bactérie, infections respiratoires (nez bouché, gorge irritée,
symptômes de refroidissement…), infections urinaires ou génitales, fatigue
chronique, problèmes de peau comme l’acné ou encore infections
buccales (aphtes, gingivites, herpes…).

3. Conseils d'utilisations externes

Pour démontrer son spectre d'actions, voici quelques exemples d’application en


usage externe :  

- Bouton de fièvre : 6 gouttes dans une cuillère d’huile végétale. Le mélange est
à appliquer plusieurs fois par jour.

- Tartre : 2 gouttes directement sur la brosse à dents humide, 3 fois par jour.

- Acné : 5 gouttes frottées dans la paume des mains et appliquées sur le visage
humide. Éviter le contour des yeux.

- Mauvaise haleine : gargarisme avec 5 à 10 gouttes mélangées à un verre


d’eau.

- Verrue : extrait pur directement sur la verrue, deux fois par jour.

- Mycose des ongles : limer l’ongle aussi court que possible et appliquer
quelques gouttes pures 2 fois par jour.

4. Soigner les infections et champignons des animaux

L’extrait de pépin de pamplemousse ne se destine pas uniquement à soigner les


hommes. Au fil des années, il a su se frayer un chemin jusqu’aux fermes
d’élevage où il est employé également pour soulager les animaux. Notamment
les bêtes sujettes aux infections ou aux champignons. Les agriculteurs bio y
trouvent par exemple un remède naturel pour éviter d’avoir recours à
des antibiotiques comme dans les exploitations conventionnelles.

5. Utile dans le jardin contre les moisissures

Dans les années 1960, lorsque Jacob Harich, un scientifique serbe, découvre les
qualités protectrices de l’extrait du pépin de pamplemousse. Passionné par le
jardinage, ce dernier avait constaté que dans son compost, les pépins de
pamplemousse n’étaient pas attaqués par les bactéries. Les propriétés de
l’EPP ont largement été mises à profit en agriculture biologique, mais aussi en
jardinage. 

Ainsi, l’extrait de pépins de pamplemousse est souvent utilisé contre les


moisissures, le mildiou, les limaces et les pucerons. Il est aussi utilisé dans
les élevages, il sert à soigner les animaux souffrant d’infections à
champignons, on s’en sert également pour nettoyer le pis des vache par
exemple.

Il faut apporter un soin particulier aux étiquettes lorsque l'on choisit l'extrait de
pépins de pamplemousse. Le doute est permis quant à la qualité de l’extrait
originel, il est facile de tomber sur un extrait fabriqué à partir de n’importe quel
pamplemousse. Il faut donc privilégier la forme liquide qui serait plus pure et
plus efficace que les comprimés. Le composé obtenu doit être le plus naturel
possible, les importations bon marché sont donc à bannir !

Enfin, attention, l’EPP est déconseillé en cas de prise d’immunodépresseurs,


statines (molécules anti-cholestérol) et de traitements contre les troubles
cardiaques. De manière générale, il est déconseillé de consommer de l’extrait de
pépins de pamplemousse durant tout traitement médicamenteux. En effet, le
pamplemousse peut interférer sur la bonne assimilation du médicament et
en inhiber ou en minimiser l’action. Si les symptômes persistent, il est
conseillé de consulter un professionnel de santé.
Pépin de pamplemousse :
une solution contre
l'antibiorésistance
 Partagez sur Facebook


© Shutterstock

Par Joëlle PierrardLe 21 fév 2019 à 09h48

 SANTÉ

Nous sommes tous susceptibles de contracter une maladie dont


la bactérie mettra en échec les antibiotiques. Quelles molécules
naturelles peuvent donc remplacer ces médicaments qui
deviennent de plus en plus inefficaces ? Petite revue des
remèdes qu'il est bon d'avoir dans son armoire à pharmacie.
Nicolas a souffert d'une otite qui ne guérissait pas, Sonia a contracté une bronchite qui
s'est transformée en pneumonie. De son côté, Sylvie n'a pas réussi à calmer une
diarrhée chronique. Combien d'entre nous ont ainsi développé une forme
d'antibiorésistance qui a compliqué leur guérison ? Selon une récente estimation du
Centre européen de prévention et contrôle des maladies (ECDC), les bactéries
résistantes touchent désormais plus de 120 000 personnes chaque année et 5 500
malades en décèdent en France, 700 000 dans le monde (1). Et il se pourrait que la
médecine moderne fasse un grand pas en arrière de quatre-vingt dix ans car
l'antibiorésistance s'étend comme une traînée de poudre.

Des molécules inefficaces face à des bactéries mutantes


Dès les années 1980, est apparue une résistance à la pénicilline, puis aux macrolides
pour le pneumocoque. La méticilline est ensuite devenue inefficace contre le célèbre
staphylocoque doré. Aujourd'hui, ce sont les céphalosporines qui perdent leurs intérêts
thérapeutiques face aux entérobactéries, l'Escherichia coli faisant des ravages sur les
systèmes intestinal et urinaire (2). Et on comprend pourquoi quand on sait que les
bactéries évoluent en permanence. Qu'elles soient pathogènes ou utiles à notre
système immunitaire, toutes sont ainsi capables de muter. Ce phénomène est d'autant
plus inquiétant que cette mutation s'inscrit dans leurs gènes et qu'elle se transmet
ensuite à leur descendance. En outre, ces cellules mutantes peuvent informer
génétiquement d'autres espèces. Un peu comme si les bactéries se passaient le mot
entre elles. Enfin, ces résistances se sont propagées dans tous les écosystèmes. Elles
s'expriment désormais chez toutes les populations humaines du globe, mais aussi chez
les animaux d'élevage, les animaux domestiques, la faune sauvage et même
l'environnement, à travers l'eau ou les forêts.

Comment en est-on arrivé là ? En grande partie à cause de la surconsommation


d'antibiotiques. 759 tonnes (3), c'est le poids des ventes d'antibiotiques en France en
2017, les Français arrivant en troisième position en Europe. Et 93% de ces
antibiotiques sont prescrits par des médecins de ville, parfois sous la pression des
malades. Trop de prescriptions certes, mais aussi un mauvais usage de ces
antibactériens souvent préconisés pour traiter des virus. Or, les antibiotiques n'ont
aucune action contre les troubles viraux. Il faut donc arrêter de les prescrire à tour de
bras ou de les réclamer pour soigner de simples troubles ORL. D'autant qu'il existe
désormais des tests qui déterminent si une infection est d'origine bactérienne ou virale,
notamment pour les angines. Dans son dernier rapport, Santé Publique France
reconnaît que les prescriptions d'antibiotiques sont en baisse. Mais cette baisse ne sera
pas suffisante pour endiguer le mal. Il faut envisager de se soigner autrement. Alors
par quoi remplacer ces médicaments ? Que faire quand un rhume se complique ou si
une gastro dure ? Certaines solutions naturelles agissent aussi bien que des
antibiotiques, sans détruire la flore intestinale et sans développer de résistance.
(...)

L'extrait de pépin de pamplemousse : une arme tout-terrain


C'est en faisant son jardin que Jacob Harich (1919-1996), physicien et médecin, s'est
rendu compte que les pépins de pamplemousse ne pourrissaient pas dans son compost.
Il les étudia dans son laboratoire et réussit à en extraire un biocide aussi efficace qu'un
antibiotique. Depuis, plusieurs études (4) sont venues confirmer leur action, constatée
sur 800 souches de bactéries et virus, une centaine de champignons et des parasites
unicellulaires. Cet extrait glycériné est ainsi préconisé dans les cas d'infections
gastriques ou d'ulcère de l'estomac pour son activité sur l'Helicobacter pylori, bactérie
à l'origine de la maladie. Mais il agit aussi sur les troubles ORL, les infections
urinaires et vaginales. Aujourd'hui, l'extrait de pépin de pamplemousse (EPP) est
même prescrit par des médecins pour traiter la maladie de Lyme, un trouble lié aux
borrélioses, des bactéries transmises par les tiques, ainsi que sur ses co-infections (5).
Son mode d'action antibactérien ? Désorganiser les membranes des micro-organismes
agressives. Autre atout de l'EPP : contrairement aux antibiotiques, il n'altère pas les
bactéries bifidus considérées comme les bonnes bactéries de notre flore intestinale. En
prévention, une prise quotidienne d'EPP améliorerait même notre microbiote (flore
intestinale) et renforcerait ainsi notre système immunitaire.

Bien choisir son extrait de pépin de pamplemousse


Les propriétés de l'extrait de pépin de pamplemousse ont attiré bien des convoitises et
des produits aux formulations fantaisistes sont apparus sur le marché. Des
conservateurs chimiques comme le chlorure de benzalkonium ou de benzéthonium, du
triclosan ou des methylparaben peuvent aussi entrer dans leur composition.

Avant d'acheter un extrait de pépin de pamplemousse, vérifiez ces points :

- L'extrait est titré entre 400 et 800 mg : cela signifie qu'il contient entre 400 et 800
mg de bioflavoïdes naturels. Méfiance s'il affiche un score supérieur pour un prix
modeste. Aucun bioflavonoïde ne doit avoir été ajouté.

- Le pamplemousse dont il est extrait doit être de l'espèce Citrus Paradisi ou Pomelo.

- L'EPP ne doit renfermer ni alcool, ni additif chimique comme le chlorure de


benzéthonium.

- Pas d'extrait de pulpe ou de péricarde (la peau du pamplemousse) dans sa


formulation.
- Les formes liquides sont plus efficaces que les comprimés.£- Son goût ne doit pas
être amer.

Bien utiliser l'EPP


Faire une cure en début d'hiver permet de mobiliser les bonnes bactéries du système
digestif. Mais il peut aussi être utilisé en phase d'attaque. Dans les deux cas, une cure
de deux semaines est préconisée à raison de 15 gouttes d'extrait de pépin de
pamplemousse, trois fois par jour...

Et gare aux pépins ! Statines, dilatateurs coronariens, médicaments antirejet, cortisone,


antiviraux utilisés contre le VIH... Si vous prenez ces médicaments, abstenez-vous de
consommer de l'EPP. Présents dans le fruit et potentiellement dans les pépins, certains
flavonoïdes augmentent l'activité de certains médicaments ou bloquent la production
d'enzymes qui éliminent ces médicaments dans le foie. Résultats : des traitements
allopathiques qui deviennent surdosés, voire toxiques...

Témoignages

Dominique, 59 ans

"L'extrait de pépin de pamplemousse a contribué à soigner l'abcès à la mâchoire


de ma fille"

"Ma fille avait 4 ans quand j'ai constaté qu'un kyste s'était formé au niveau de sa
mâchoire inférieure. Le pédiatre lui a prescrit immédiatement une cure d'antibiotiques
en me précisant que cet abcès était bien mal placé. Proche de l'oreille, il était
susceptible d'entraîner une méningite s'il dégénérait. Consciencieuse, j'ai suivi le
traitement à la lettre. Sans résultat : une semaine plus tard, ma fille présentait toujours
cet abcès. Mon médecin a donc décidé qu'il fallait immédiatement l'hospitaliser. Je
n'ai pas compris sa précipitation. Alors, j'ai agi de mon côté et ajouté des gouttes
d'EPP à son traitement. À l'hôpital, les médecins m'ont parlé d'emblée de chirurgie. Ils
se laissaient 24 heures avant d'intervenir. Le lendemain matin, le kyste s'était déjà
assoupli. Le professeur qui dirigeait le service nous a donc octroyé 24 heures de répit
supplémentaire, puis 24 autres. Ma fille n'a pas été opérée et son abcès s'est résorbé. »

Sylvie, 45 ans

"La vitamine C a calmé une inflammation aigüe de mon estomac"

"Au cours d'une nuit d'été, mon estomac m'a joué des tours. Une douleur très vive m'a
sortie de mon sommeil. Une visite chez un gastroentérologue a confirmé mes
craintes : j'avais une inflammation aiguë de l'estomac. Après une visite chez un
naturopathe, j'ai décidé de me traiter naturellement : une alimentation végétarienne, du
lait d'amande et de la vitamine C. En quelques semaines, mes douleurs ont disparu... et
ne sont jamais revenues !"

Bonus

Rien de tel qu'un grog pour endiguer un trouble ORL

Pour le préparer : mélanger dans un bol, 2 pincées de poudre de cannelle, 1 à 2


feuilles de laurier, 2 pincées de poudre de gingembre, 2 à 3 clous de girofle. Verser de
l'eau bouillante sur les plantes. Couvrir la tasse et laisser infuser 10 à 15 mn. Ajouter
une cuillère à café de miel de thym.

Retrouvez l'article complet dans le 4e numéro de la Revue mensuelle du Club


Solutions Santé Nature

A lire : "Le guide des antidouleurs naturels", du Dr Yann Rougier et Marie Borrel,
Leduc.s Pratique

(1) Étude ECDC - summary of the latest data on antibiotic consumption in the European Union - 2016 - https://ecdc.europa.eu/en/publication
data/summary- latest-data-antibiotic-consumption-eu-2016

(2) http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Resistance-aux-anti-infectieux/Points-sur-les-connaissances

(3) https://www.santepubliquefrance.fr/Actualites/Consommation-d-antibiotiques-et-antibioresistance-en-France-en-2017

(4) Antimicrobial activity of grapefruit seed and pulp ethanolic extract - Cventniz et Vladimir-Knezevic. Acta Pharm. 54 (2004) 243?250. The
effectiveness of processed grapefruit-seed extract as an antibacterial agent: II. Mechanism of action and in vitro toxicity. - Heggers JP et al. J Altern

Complement Med. 2002 Jun; 8(3):333-40.

(5) Brorson O., Brorson S.H., «Grapefruit Seed extract is a powerful in vitro agent against motile ans cystic forms of Borrelia burgdorferi sensu lato»,

Infection, 2007, 35 (3), P 206-208