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MINISTERE DE LA COHESION SOCIALE, DE LA

PAIX ET DE LA RECONCILIATION NATIONALE

TERMES DE REFERENCE

ATELIER DE RENFORCEMENT DES CAPACITES DES CADRES


DU MINISTERE DE LA COHESION SOCIALE, DE LA PAIX ET DE
LA RECONCILIATION NATIONALE SUR LE PARTAGE DES
STRATEGIES DE LA COHESION SOCIALE

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SOMMAIRE :

I.INTRODUCTION
II.CONTEXTE ET JUSTIFICATION
III.THEME DE L’ATELIER
IV. OBJECTIFS
1-OBJECTIF GENERAL
2-OBJECTIFS SPECIFIQUES
3-RESULTATS
V. DEFINITION ET STRATEGIES DE LA COHESION
SOCIALE
1-ROLE DE L’ETAT
2-ROLE DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE
CIVILE ET DES ONG
3-COHESION SOCIALE, PAIX ET RECONCILIATION
NATIONALE
VI- CONCLUSION
VII- BUDGET DE LA FORMATION

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I - INTRODUCTION 

Avec l’occupation du nord de notre pays par les groupes armés en 2012,
l’insécurité s’aggrava et les différentes communautés se sont affrontés très
durement avec un décompte macabre hallucinant de plusieurs morts
d’hommes, des centaines de troupeaux d’animaux emportés, des biens
matériels emportés ou détruits et des centaines de milliers de personnes
déplacées ou refugiées. Ce qui eut pour conséquence logique, le déchirement
total du tissu social qui a toujours soudé ces différentes communautés dans le
temps et l’espace.
Suite à l’intervention militaire des forces armées nationales, sous – régionales
et internationales, qui a permis à notre pays de retrouver son intégrité
territoriale, de rétablir l’administration dans le nord, de ramener la paix et de
permettre aux réfugiés et aux déplacés de regagner leur terre d’origine, il est
absolument indispensable d’entreprendre des actions vigoureuses et
courageuses pour amener les différentes communautés à s’accepter et à vivre
ensemble.
L’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger entre
le gouvernement et les groupes signataires, a posé les jalons d’une paix
durable, si toutes les parties respectent leurs engagements.
C’est donc suite à cet espoir naissant, que le Gouvernement du Mali de 2012 à
nos jours, à susciter, créer et maintenu en son sein un poste de Ministère de la
Cohésion Sociale, de la Paix et la Réconciliation Nationale.
Conformément à ses objectifs premiers dont la mise en œuvre de l’Accord pour
la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, le Ministère de la
Cohésion Sociale, de la Paix et de la Réconciliation Nationale avec l’aide de ses
partenaires intérieurs et extérieurs, s’implique au quotidien pour réconcilier les
différentes communautés et renforcer l’unité nationale, par l’organisation de
conférences, d’ateliers et de rencontres inter et intra-communautaires sur
toute l’étendue du territoire nationale.
Pour relever ce défi, le Ministère de la Cohésion Sociale, de la Paix et la
Réconciliation Nationale, doit renforcer la capacité de ses cadres sur le partage
des stratégies de la cohésion sociale, afin d’informer, de sensibiliser, de former
et de mobiliser l’ensemble des communautés nationales pour une meilleure
appropriation des textes de l’accord et faciliter ainsi sa mise en œuvre correcte
sur le terrain au bénéfice de toute la population malienne.

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II - CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE L’ATELIER :

Le Mali est un très grand pays, qui compte une population de plus de
17 000 000 d’habitants et couvre une superficie de 1 241 000 km2. Il est divisé
actuellement en dix régions administratives et un district qui sont : Kayes,
Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka, Taoudéni
et le District de Bamako
La partie septentrionale de notre pays, secouée par une insécurité
permanente, est composée de cinq (05) régions administratives qui sont : Gao,
Tombouctou, Kidal, Ménaka, et Taoudéni.
Elle couvre plus des 2/3 de la superficie totale du mali et compte une
population estimée à plus de 3 000 000 habitants en 2009, composée de
sonrhaïs, de peulhs, de bozo, de dogons, de tamasheqs, de mossi, de malinkés,
de bêlas, d’arabes, de haoussas, et de bambaras…etc.
La population des régions du nord est à vocation agropastorale et vit
essentiellement d’élevage, d’agriculture et de pêche. Le reste des activités
concerne l’artisanat, la cueillette et le petit commerce.
De 1990 à 2012, le nord du mali a connu une insécurité récurrente marquée
par les pillages, les enlèvements de véhicules et d’animaux, les affrontements
entre les communautés suivis de morts d’hommes, le déplacement de plusieurs
centaines de milliers de personnes à l’intérieur comme à l’extérieur de la région
et l’érection d’une barrière haineuse psychologique que seuls des efforts de
réconciliation durables, apaisés et républicains pourraient contribuer à dissiper.
A cela s’ajoute aujourd’hui, la crise sociale meurtrière qui s’apparente à un
génocide, qui secoue le centre du pays, dans les régions de Mopti et Ségou.
En plus des efforts énormes consentis par le gouvernement de la république du
Mali, la MINUSMA, BARKHANE, les organisations de la société civile, les leaders
d’opinion, les associations et ONG œuvrant pour la paix et certains pays amis, il
est absolument urgent et nécessaire d’utiliser judicieusement tous les atouts
sociaux dont recèle le Mali au bénéfice de la paix, la concorde, la cohésion
sociale et d’engager le dialogue direct entre les différentes communautés
nationales.

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III – THEME : Le partage sur les stratégies de la cohésion sociale
IV – PRESENTATION :
1- OBJECTIFS :
a- Objectif Général :
- Renforcer la capacité des cadres du Ministère de la Cohésion Sociale, de
la Paix et de la Réconciliation Nationale sur le partage des stratégies de la
cohésion sociale.

b- Objectifs spécifiques :

- Eliminer définitivement les causes profondes de la crise actuelle qui sévit


au Mali et renforcer les capacités des cadres du Ministère pour une
véritable réconciliation nationale fondée sur une cohésion sociale
respectueuse de la diversité humaine, caractéristique de la nation
malienne ;
- Reconstruire l’unité nationale du pays sur des bases novatrices, qui
respectent son intégrité territoriale, tiennent compte de sa diversité
ethnique et culturelle, ainsi que de ses spécificités géographiques et
socio-économiques ;
- Promouvoir durablement la paix et la stabilité dans notre pays en
traduisant dans la réalité les règles de bonne gouvernance, de
transparence dans la gestion, de respect des droits de l’homme, de la
justice et de la lutte contre l’impunité ;
- Avoir une meilleure connaissance des stratégies de la cohésion sociale.
2- Résultats attendus :
- La présence effective de tous les participants à l’atelier;
- Les participants se sont approprié et ont eu une compréhension
partagée des stratégies de la cohésion sociale basée sur la culture
malienne ;
- Les participants ont pris des engagements dans le sens de réconcilier les
communautés, de consolider la paix, la sécurité, la concorde, la solidarité
et la cohésion sociale entre toutes les populations Maliennes en se
basant sur les traditions maliennes.

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V- DEFINITION ET STRATEGIES DE LA COHESION SOCIALE :
1- La cohésion sociale est la capacité d’une société à assurer le bien-être
de tous ses membres, à minimiser les disparités et à éviter la
polarisation. Une société cohésive est une communauté solidaire
composée d’individus libres poursuivant des buts communs par des voies
démocratiques car toutes les sociétés doivent vivre avec les tensions et
les pressions provoquées par des divisions existantes ou potentielles.
Par exemple, il y a dans toute société des disparités de richesse entre les
individus ; lorsque ces disparités sont excessives ou tendent à augmenter, la
cohésion est menacée. De même, aucune société n’est exempte d’une certaine
diversité ethnique et culturelle ; la question est de savoir comment gérer cette
diversité de façon à ce qu’elle devienne une source d’enrichissement mutuel
plutôt qu’un facteur de division et de conflit.
Une société cohésive est une société qui a mis au point des méthodes
adaptées pour faire face à ces tensions en toute liberté et en toute démocratie.
Cela implique de prendre des mesures pour réduire les inégalités et rétablir
l’équité afin que ces divisions demeurent gérables et ne s’accroissent pas au
point de menacer l’équilibre de la société.
Aucune société n’est totalement cohésive. La cohésion sociale est un idéal
pour lequel il faut lutter, plus qu’un objectif susceptible d’être pleinement
atteint. Elle doit être en permanence entretenue, améliorée et adaptée.
Chaque génération doit à son tour trouver un équilibre gérable des forces.
Celui-ci change constamment et doit s’adapter à l’évolution de
l’environnement social et économique, de la technologie et des systèmes
politiques nationaux et internationaux.
La cohésion sociale n’est pas seulement une affaire de lutte contre l’exclusion
sociale et la pauvreté. Elle consiste également à créer au sein de la société une
solidarité qui réduise au minimum l’exclusion. Par ailleurs, la pauvreté et
l’exclusion subsistant, il faudra également prendre des mesures spécifiques
pour aider les membres vulnérables de la société.
Une stratégie de cohésion sociale doit donc tenter de venir à bout de
l’exclusion, tant par la prévention que par la guérison.
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Depuis la nuit des temps, les sociétés organisées, ont accepté la responsabilité
de réaliser un équilibre entre la croissance économique et la justice sociale.
Cependant, le défi que l’on doit relever au XXIe siècle est de découvrir des
moyens leur permettant d’adapter ces réalisations en matière de politique
sociale à l’évolution des besoins et des conjonctures sans dénaturer leur
essence.
Les responsables sont conscients d’un certain nombre de menaces potentielles
planant sur la cohésion sociale. Par exemple :
- des changements dans les structures de l’emploi et des doutes quant à la
viabilité des systèmes de sécurité sociale entraînent chez certains un sentiment
d’incertitude quant à leur bien-être futur ;
- D’autres sont confrontés à un sentiment d’insécurité dans leur vie
quotidienne en raison des problèmes sociaux et de la criminalité dans les
quartiers urbains défavorisés ;
- D’autres encore voient le développement du multiculturalisme comme une
menace apparente pour l’identité traditionnelle ;
- Dans le même temps, de nouveaux risques de pauvreté et d’exclusion se font
jour, tel un accès inadéquat aux nouvelles technologies de l’information et de
la communication ou l’exclusion de l’accès aux services autrefois publics et
désormais privatisés (eau, électricité, etc.).
.Pour ces raisons et d’autres encore, beaucoup jugent aujourd’hui la cohésion
sociale menacée et ont défini la cohésion sociale comme « l’une des exigences
primordiales du moment avec comme fondement indispensable, la promotion
des droits de l’homme et de la dignité humaine.
Comme, la cohésion sociale concerne la capacité de la société d’assurer le bien-
être de tous ses membres, de minimiser les disparités et d’éviter les
polarisations, le bien-être des personnes suppose non seulement l’équité et la
non-discrimination dans l’accès aux droits de l’homme mais également :
- La dignité des personnes et la reconnaissance de leurs compétences,
leurs apports dans la société, dans le respect de la diversité des cultures,
des opinions et des croyances religieuses ;
- La liberté de développement personnel pour chacun tout au long de sa
vie ;

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- La possibilité de participation active de chaque homme et de chaque
femme comme citoyen à part entière.

2- ROLE DE L’ETAT :
L’Etat a pour rôle de protéger les groupes vulnérables menacés d’exclusion
sociale. Les systèmes de protection sociale ne se bornent donc pas à la sécurité
sociale qui est conçue pour protéger tous les membres de la société contre les
risques de l’existence, mais fournissent également des services sociaux de base
pour tous et une assistance sociale aux personnes en grande difficulté.
Bien que ces responsabilités de l’Etat restent essentielles, la manière dont il les
assume évolue. Dans nombre de pays se dessine une tendance à rapprocher les
services sociaux des usagers en confiant la responsabilité aux pouvoirs locaux
et régionaux. En outre, les gouvernements sont de plus en plus convaincus que
la meilleure façon de faciliter l’accès aux droits sociaux est de travailler en
partenariat avec la société civile afin d’atteindre les buts partagés de la
cohésion sociale.
3- ROLE DES ONG :
La longue tradition de dialogue avec les partenaires sociaux doit être
préservée et adaptée à l’évolution de la situation. Le renforcement du
partenariat entre gouvernements et organisations non-gouvernementales en
matière de problèmes sociaux est un phénomène plus récent.
En identifiant les nouveaux besoins sociaux et en y répondant, les ONG peuvent
souvent jouer un rôle complémentaire précieux aux côtés des organismes
officiels en assurant l’accès aux droits sociaux des membres les plus vulnérables
de la société. Ces diverses évolutions des concepts et des méthodes de gestion
des affaires publiques supposent de renoncer à l’idée de l’Etat pluridisciplinaire
pour de nouveaux concepts de partenariat ou de gestion des affaires publiques
sous forme de contrat entre les citoyens et l’Etat. Il est cependant nécessaire
de convenir de principes éthiques pour veiller à ce que ce partenariat contribue
véritablement à la cohésion sociale et Intégrer la dimension sociale dans la vie
économique.

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4- COHESION SOCIALE, PAIX ET RECONCILIATION NATIONALE
Nous essayerons d’évaluer en premier lieu le niveau de cohésion sociale du
pays, essentiellement à travers la théorie de la résolution des conflits, ce qui
nous amènera à poser la question délicate : « En quoi consiste au juste la
résolution des conflits ? » Ce sera l’occasion de tester la pertinence, dans le
contexte du Mali, des idées d’éminents théoriciens de la résolution des conflits
dont les écrits sur la cohésion sociale comportent aussi des indications
précieuses.
En deuxième lieu, nous procéderons à l’analyse de la situation actuelle pour
tenter d’évaluer les progrès de la « réconciliation nationale » au Mali, en jetant
un regard dans le passé pour voir comment à travers la charte de
Kouroukanfougan I en 1235, l’empire du Mali, sous Soundiata Keita a pu
reconstruire la nation malienne dans la justice, la paix et la concorde, en se
basant sur la technique traditionnelle d’enseignement du ‘’DO- KAYIDARA’’.
A- Nature de la résolution des conflits
À partir de quel degré de cohésion sociale peut-on vraiment parler de
réconciliation nationale ? Telle est la première question qu’il convient de poser
avant de se demander plus spécifiquement dans quelle mesure ce processus de
réconciliation est effectivement engagé au Mali.
Cette question du degré de cohésion sociale nécessaire pour qu’on puisse
parler de résolution d’un conflit est véritablement au cœur de notre réflexion.
1- Analyse de quelques Psychologues et Sociologues à travers le monde

- La sociologie est l’étude des êtres humains dans leur milieu social. Elle
est la science de l’observation de la société et des phénomènes sociaux.
- La psychologie est l’étude scientifique des comportements. Elle est une
discipline qui appartient à la catégorie des sciences humaines.
Les sociologues sont loin d’être d’accord sur le niveau de consensus normatif
qui leur paraît indispensable à la préservation de l’ordre social et rappellent
qu’aucune société ne peut survivre sans l’existence d’une « conscience

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collective » – c’est-à-dire d’un ensemble de règles morales auxquelles adhère la
majorité de la population.
Ils affirment que les périodes les plus harmonieuses de l’histoire des sociétés
sont généralement celles où la collectivité se rassemble autour d’une morale
sociale partagée. Et ils ajoutent : « «  Cette exigence morale n’a pas seulement
pour fonctions spécifiques de lutter contre la criminalité mais aussi et surtout
de conforter les structures familiales et sociales » ».
« Ce dont un pays en crise comme le Mali a besoin aujourd’hui, c’est d’un
consensus national mobilisant les énergies autour d’un ensemble de valeurs
fondatrices qui sous-tendent le processus de transformation de notre société,
un modèle alternatif, « autorégulé », de l’ordre social, au sein duquel tous les
citoyens adhèrent à des procédures d’arbitrage entre valeurs et normes rivales.
À ce sujet, certains sociologues insistent tout particulièrement sur la
satisfaction des aspirations identitaires, et aussi, il convient de le souligner, sur
l’exigence de justice distributive et qui implique le sentiment qu’une solution
acceptable et durable apportée aux points litigieux qui faisaient l’objet du
conflit a été trouvée ou élaborée en commun par les parties elles-mêmes,
seules ou avec le concours de “tierce” parties, voire avec l’assistance locale de
“médiateurs impliqués de l’intérieur” et déclarent aussi de façon explicite, que
la résolution satisfaisante des conflits sociaux de longue durée nécessite
l’adoption d’un dispositif constitutionnel ou institutionnel spécialement conçu
pour représenter les intérêts des groupes minoritaires.

Ils définissent la paix comme la gestion permanente des conflits. Pour eux, il
s’agit donc moins d’un état que d’un processus, autrement dit d’« …une réalité
dynamique dont les composantes essentielles découlent non pas tant de ce
que l’on fait que de la manière de le faire ». En conséquence, ils estiment que
le point de départ de la réflexion doit être « …les besoins et les valeurs des
simples citoyens : ce qu’ils attendent de la société en termes d’épanouissement
personnel et de survie physique, les biens auxquels ils aspirent, leurs activités
préférées, les groupes auxquels ils appartiennent et leurs affinités électives.
Voilà ce qui donne aux gens leur identité ; c’est ce qui les aide à vivre en étant
raisonnablement satisfaits de leur sort, mais qui les rend agressifs s’ils en sont
privés ».

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2-Exemple de Soundiata Keita, empereur fondateur
de l’empire du Mali en 1235.
L’Empire du Mali a été créé au XIIIe siècle par Soundiata Keïta et connut son
apogée au XIVe siècle. Il est le berceau de la charte du Mandé.
L’empire du Mali s’étendait entre le Sahara et la forêt équatoriale, l’Océan
Atlantique et la Boucle du Niger soit sur l’ensemble des états actuels de
l’Afrique de l’Ouest. Il était un carrefour important entre les peuples nomades
du Sahara et les peuples de l’Afrique noire équatoriale.
Son économie reposait sur l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, l’exploitation des
mines d’or, et le commerce de l’ivoire vers le bassin méditerranéen.
En effet, après la dislocation de l’empire du Ghana, douze petits royaumes
indépendants ont vu le jour sur l’espace dont le royaume Manding et le
royaume de Sosso.
Soumangourou Kanté, roi du Sosso, conquiert les petits royaumes voisins au
XIIIe siècle et constitua une armée très forte et disciplinée. Voulant contrôler
les mines d’or, Soumangourou Kanté attaqua le royaume Manding et s’empara
de Niani sa capitale.
En difficulté devant les attaques de Soumangourou Kanté, les malinkés font
appel à Soundiata Keïta. Selon la tradition racontée par les griots, Soundiata
Keïta serait né handicapé et ce n’est que tard qu’il aurait pu marcher. Il aurait
été persécuté par son frère aîné Dankaran Touman, ce qui l’aurait poussé à
s’exiler à Néma. Soundiata Keïta chercha à s’allier avec les royaumes voisins
afin de s’opposer aux attaques meurtrières du roi de Sosso. Vers 1230, il
devient roi et selon les traditions orales, il aurait organisé une armée composée
de dix mille cavaliers et de cent mille fantassins et entrepris la guerre contre le
roi du Sosso.
Après plusieurs batailles, c’est vers 1235 que Soundiata Keïta vainc l’armée de
Soumangourou à Kirina. Selon la légende, Soumangourou disparaît dans les
montagnes autour de Koulikoro. Soundiata Keïta conquiert alors tous les
royaumes de la région qu’il unifie pour former l’Empire du Mali.

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Il est proclamé « Mansa » ce qui signifie « Roi des rois ». Il met en place une
organisation administrative et militaire. La population est répartie en 30 clans :
16 clans d’hommes libres; 4 clans de griots; 5 clans maraboutiques, et 5 clans
d’artisans. Pour rassembler ces clans, il instaure le système de parenté à
plaisanterie.
Selon la tradition, la Nation Malienne constitue une seule famille, symbolisée
par un Hippopotame (femelle), qui est la mère de toutes et de tous, d’où le
terme de « « MALIDEN » ».
Selon la tradition : ‘’Le bateau Mali va tanguer mais ne chavirera jamais’’, donc
la Nation Malienne aura trois cycles de vie : 777 ans- 555 ans et 333 ans après
lesquelles l’hippopotame va se coucher et le Mali va se transformer en autre
chose. Pour exemple : de 1235 à 2012, cela fait exactement 777 ans, ce qui
donne à réfléchir pour ce qui savent.
La vie de Soundiata Keïta nous est connue par les traditions orales rapportées
par les griots: sous la forme d’une épopée légendaire, elles en font un héros-
fondateur. Néanmoins de brèves mentions du personnage et du contexte
géopolitique à l’époque de son règne chez deux auteurs arabes du XIVe siècle
(Ibn Khaldun et dans une moindre mesure Ibn Battuta), ainsi que dans les
chroniques écrites du XVIIe siècle, confirment qu’il fut bien un personnage
historique et corroborent certains faits évoqués dans les sagas orales.
La parenté à plaisanterie, ou sinankunya au Mali, rakiré chez les Mossis du
Burkina Faso, toukpê en Côte d’Ivoire, dendiraagal chez les Halpoulaaren, kalir
ou massir chez les Sérères, Kal chez les wolofs, est une pratique sociale,
observable dans toute l’Afrique occidentale, qui autorise, et parfois même
oblige, des membres d’une même famille (tels que des cousins éloignés), ou
des membres de certaines ethnies entre elles, à se moquer ou s’insulter, et ce
sans conséquence ; ces affrontements verbaux étant en réalité des moyens de
décrispation sociale.
Au Mali, l’exemple le plus célèbre de parenté à plaisanterie est celui qui lie les
Dogons et les Bozos. Elle existe également entre Peuls et Sérères au Sénégal.
Outre les groupes ethniques, cette relation peut aussi s’exercer entre clans
familiaux, par exemple entre les familles Diarra et Traoré, ou Ndiaye et Diop.
Ainsi, un membre de la famille Ndiaye peut-il croiser un Diop en le traitant de
voleur ou de mangeur d’arachide sans que personne ne soit choqué, alors que
parfois les deux individus ne se connaissent même pas. Il n’est d’ailleurs pas

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permis de se vexer. Cette impolitesse rituelle donne lieu à des scènes très
pittoresques, et les gens rivalisent d’inventivité pour trouver des insultes
originales et drôles.
Donc, après dix ans de guerre civile (1225- 1235), le règne de Soundiata Keïta
est connu pour être une époque de paix, de prospérité et de liberté suite à la
proclamation de la Charte du Mandé. L’empire du Mali regroupait alors des
populations issues de différentes ethnies (Malinkés, Bambaras, Wolofs, Peulhs,
Songhaï, Mossis, Haoussas, Bobos, Arabes, Tamasheqs, Toucouleurs …..Etc.).
Cette charte s’adresse aux « douze parties du monde » c’est-à-dire les douze
principaux royaumes cités ci-dessus. Elle a donc une vocation universelle selon
ses auteurs. Elle comporte sept paroles, qui sont autant d’entêtes d’articles de
la charte :
« Toute vie est une vie »
« Le tort demande réparation »
« Pratique l’entraide »
« Veille sur la patrie »
« Ruine la servitude et la faim »
« Que cessent les tourments de la guerre »
« Chacun est libre de dire, de faire et de voir »
On trouve donc dans cette charte le respect de la vie humaine, la liberté
individuelle, la justice et l’équité, la solidarité. En prenant le parti de lutter
contre ce qui lui apparait comme la racine des conflits, l’esclavage, elle identifie
la violence des situations comme précédant la violence de la guerre.
L’esclavage était devenu courant en Afrique de l’Ouest. Selon les transcripteurs
de la charte du Mandé l’abolition de l’esclavage fut une œuvre maîtresse de
Soundiata Keïta et de l’Empire du Mali.
Le modèle de l’Enseignement traditionnel DO ’KAYIDARA» Voir Professeur
Ibrahim N’DIAYE Centre de Formation et de Recherche Multipolaire (CFRM)

3. Alors, je voudrais présenter des excuses à tout le monde, d’avance,


pour toute confusion éventuelle!

Définitions des Termes et Concepts (2):

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«DO ’KAYIDARA»: Le système d’enseignement «DO ’KAYIDARA» est la
synthèse de plusieurs modèles traditionnels d’enseignement et de
formation ayant eu cours dans les communautés sédentaires et semi-
nomades de l’Ouest africain.

Il correspond à une volonté affirmée de repenser et de reconstruire la


société depuis la Grande Bataille de kirina (en 1235) et les deux
Assemblées Constitutionnelles de Kouroukanfouga I (en 1235) et
Kouroukanfouga II (en 1255). Il travaille constamment à la
concrétisation d’une Famille-Nation au Mali, au sein de laquelle les
formes d’abus et de violence extrême, notamment en direction des
enfants/jeunes, des femmes et des personnes âgées, n’auraient plus
cours.

Mission:

D’un cycle initiatique (de cinq ans) à un autre cycle initiatique (de
cinq ans), le système d’enseignement traditionnel «DO ’KAYIDARA»
inspire, influence et encadre les modes de pensées, les actes et
l’évolution psycho-sociale de la personne (homme ou femme) prise
dans son intégralité («3 C»: Corps, Cœur, Cerveau) en vue de
promouvoir et de consolider la Justice sociale et la Paix.

Concrètement, il consiste en un parcours initiatique à l’échelle d’une


vie (de la naissance à la mort), marqué par des étapes bien claires à
franchir (symbolisées par les grandes articulations du corps humain) par
chaque «Enfant du Mali» afin d’établir et d’entretenir son adhésion aux
concepts unificateurs du «mAlidenya» (Citoyenneté) et du «yErEEdOn»
(Connaissance de Soi).

Cycles initiatiques (1):


Premier Degré ou «denkura»: De 0 à 5 ans. L’enfant (fille ou garçon)
est considéré comme étant un être absolument innocent, une
bénédiction matérialisée en sa forme humaine. A ce titre, il/elle
bénéficie de (presque) tous les droits et mérite l’amour, la protection
et la sollicitude non seulement de ses propres parents (famille élargie),
mais aussi de l’ensemble des adultes (autorités, légitimités et simples
personnes) de sa communauté (au sens large).
Deuxième Degré ou «domo»: De 5 à 10 ans. L’enfant est considéré
comme un être innocent mais doué d’intelligence, d’aptitudes et de
sensibilités, qu’il faut commencer à «mouler» afin de favoriser son
intégration sociale et l’affirmation de sa personnalité. Les principes-

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clés et obligations à remplir sont associés symboliquement aux cinq
orteils du pied droit (côté paternel) et aux cinq orteils du pied gauche
(côté maternel). A partir de 10 ans, le/la «domo» entre en
croissance /murissement (de la cheville vers le genou,
symboliquement).

III. Cycles initiatiques (2):


Troisième Degré ou «kOtE»: De 10 à 15 ans. L’enfant/adolescent(e)
est considéré comme une personne «en transition», qui sait
différencier les choses, mais qui mérite une série d’attentions
particulières afin de l’aider à devenir adulte (physiquement,
psychologiquement, socialement). Les notions de Conscience
Citoyenne, de Responsabilité Sociale et de Prévention des Conflits
(intra/interpersonnels et intra/intergroupes) sont enseignées et mises
en pratique (individuellement et par groupes d’âge, par les garçons
comme par les filles). A partir de 15 ans, le/la «kOtE» progresse du
genou vers la hanche.
Quatrième Degré ou «kOmO»: De 15 à 20 ans. L’adolescent(e)/la
jeune femme ou le jeune homme est soutenu(e) au quotidien, mais
graduellement tenu(e) responsable de ses propos, de ses actes et de
leurs implications. Les notions essentielles comme le sens de la Famille
et de la Communauté, de l’Ethique Sociale, du Bien Collectif et de
l’Excellence sont enseignées, démontrées et mises en pratique
(individuellement et par groupes d’âge, par les jeunes filles comme par
les jeunes hommes). Les Cinq Valeurs Cardinales du «mAlidenya» sont
illustrées et codées au moyen des cinq doigts de la main droite. Ces
dernières imposent à tout(e) «mAliden» (ou «Enfant du mAli») de
devenir un(e) Citoyen(ne)-modèle, donc «faiseur de Paix» au sein de la
Famille-Nation, notamment par la pratique du «sInAnkunya» (alliance
régulatrice de conflits/médiation/parenté à plaisanterie). A partir de
20 ans, le/la «kOmO» s’élève de la hanche à l’épaule.

III. Cycles initiatiques (3):


Cinquième Degré ou «nAmA»: De 20 à 25 ans. Le (la) jeune adulte est
formellement intégré(e) au Cercle des «Preneurs de Parole/Décideurs»
dans sa Famille et dans sa Communauté. Il(Elle) jouit de droits, mais
s’acquitte aussi de ses devoirs en tant que «mAliden» (ou «Enfant de
mAli»). La promotion et le maintien de la Cohésion Sociale et de la Paix
sont fortement encouragés, sinon de rigueur, dans presque tous les cas
de figure. Les Cinq Objectifs Permanents de l’Education Citoyenne

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(enseignement et formation à vie, selon le modèle «do ’kayidara») sont
illustrés et codés au moyen des cinq doigts de la main gauche. Le/La
«nAmA» atteint le cou (cordes vocales) et peut donc donner de la voix
en public, en tant qu’adulte et citoyen(ne) par rapport à la
famille/communauté/nation ou au monde.
N.B.: Les Sixième Degré (ou «kanaga»), Septième Degré (ou «kOrE») et
Huitième Degré (ou «dUga»)existent mais ils sont réservés à
ceux/celles qui décident de continuer leur formation initiatique (pour
le restant de leur vie) afin de devenir des enseignant(e)s
professionnel(le)s / professeurs (ou «Maitres(se)s / Gardien(ne)s de la
Connaissance») et/ou bien des «Chroniqueurs / Gardien(ne)s de
Manuscrits».

IV. Cinq Valeurs Cardinales du “mAlidenya”


Cinq (05) Valeurs Cardinales sont été codifiées comme «racines
nourricières» de la vie en communauté au «mali», afin de consacrer la
Paix retrouvée après la grande bataille de kirina (1235). Elles sont les
fondements du «mAlidenya» (Citoyenneté) et préfigurent le concept
moderne de Droits de l’Homme. A l’image des cinq (05) doigts de la
main droite, ce sont:
1. «Mo Goya» ou notion minimale de «Personne humaine» (opposée à
l’animalité, par exemple) et symbolisée par le plus petit doigt
(auriculaire droit)
2. «mOgOsEbEya» ou notion de «Personne sociale» (opposée à
l’égocentrisme, par exemple) et symbolisé par l’annulaire droit.
3. «mOgOsEbEdenya» ou notion de «Personne lignagère» (opposée à la
jouissance/gratification limitée à soi-même et/ou aux siens, par
exemple) et symbolisé par le majeur droit.
4. «fAsiya/ hOOrOnya» ou notion d’ «Honorabilité » (opposée à
l’opprobre publique, par exemple) et symbolisé par l’index droit.
5. «sInAnkunya» ou notion de «Parenté élargie» (opposée au seul
intérêt/pouvoir personnel, par exemple) et symbolisé par le pouce
droit.

RECOMMANDATIONS :

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1.Mener systématiquement, en usant des media d’Etat, une action
d’information et de sensibilisation de la population, notamment de la
jeunesse, au concept de «MALIDENYA» tel que défini par le système
d’enseignement traditionnel «DO ’KAYIDARA» (éveil d’une conscience
citoyenne en rapport avec nos valeurs)

2. Intégrer les cycles de formation du «DO ’KAYIDARA» dans le


système éducatif national, notamment les trois modules de base que
sont «kAlAnAnIdOnniya» (Notions d’apprentissage par cycles
initiatiques), «yErEEdOn» (Connaissance de Soi et Généalogie) et
«mAlidenya» (Valeurs cardinales et Citoyenneté).

3. Revaloriser la fonction de régulation sociale et de protection


collective exercée par l’ensemble des autorités et légitimités
traditionnelles (non pas les chefferies uniquement) en soutenant les
groupes d’âge, associations de jeunes et de femmes, et autres
groupements sociaux/professionnels dans les cités, les villages et les
quartiers.

17
VI- CONCLUSION :
La croissance économique facilite la cohésion sociale, elle contribue également
au développement économique. Une société stable offre un environnement
favorable à l’activité économique. L’économie de marché a besoin de
personnes ayant de l’argent à dépenser ; la pauvreté n’offre pas de base solide
au développement économique. En d’autres termes, ce qui est bon pour la
cohésion sociale est aussi bon pour les affaires. Le droit au travail est un droit
de l’homme essentiel et un élément clé de la citoyenneté. L’accès à l’emploi
pour tous et la promotion d’un emploi décent sont des facteurs importants
dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Ainsi, mettre un accent exclusif
sur les droits de la personne ne peut suffire à bâtir la cohésion sociale. Les
droits de la personne seront mieux protégés dans les sociétés où les citoyens
ont le sens d’une responsabilité partagée des droits et du bien-être de tous.
Tout en respectant l’autonomie de la sphère privée et de la société civile, une
stratégie de cohésion sociale doit donc chercher à soutenir les familles et les
autres réseaux et les relations qui rassemblent les individus dans des cercles de
solidarité plus larges. C’est au sein des familles que la cohésion sociale
s’expérimente et s’apprend pour la première fois. Elles jouent un rôle crucial en
préparant les enfants à la vie en société. Elles sont souvent amenées à assister
les personnes âgées lorsque leur dépendance s’accroît. C’est également le lieu
où s’applique, en dernier ressort, la protection sociale dans les périodes de
difficultés. L’évolution des valeurs et des comportements se traduit par une
variété beaucoup plus large de schémas familiaux que dans le passé mais ceci
ne diminue aucunement le rôle social des familles qui demeure plus
indispensables que jamais. Dans une société complexe et en évolution, il est
nécessaire d’aider les familles à remplir leur fonction : les parents ont
notamment besoin d’aide pour contrebalancer les pressions sociales et
économiques dommageables, concilier les exigences du travail et de la vie de
famille et s’adapter à une situation dans laquelle les enfants sont, en tant
qu’individus, considérés comme détenteurs de leurs propres droits. Les droits

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et la dignité des enfants ou des personnes âgées devant être pris en charge
doivent faire l’objet d’une attention toute particulière.
Encourager la participation de la société civile. Les individus font partie de
nombreux autres réseaux et d’institutions qui contribuent à souder la société.
En dépit d’une baisse du niveau d’engagement dans des activités de groupe, les
partis politiques, les syndicats et les organisations religieuses continuent
d’impliquer une population nombreuse dans de larges réseaux sociaux. Des
associations caritatives, sportives et culturelles, ainsi que des organisations
consacrées à l’enfance et à l’adolescence, jouent un rôle particulièrement
important dans la construction de la cohésion sociale et rassemblent de
nombreuses personnes bénévoles dans des activités socialement utiles. Les
gouvernements devraient créer un environnement favorable pour encourager
les organismes et les acteurs sociaux, qui sont souvent des partenaires
compétents, pour des programmes liés à la cohésion sociale et parrainés par
l’Etat.
- Les organisations non gouvernementales doivent être reconnues et
obtenir des soutiens afin de les aider à jouer un rôle plus actif dans le
renforcement de la cohésion sociale.
- Construire et maintenir la cohésion sociale est, avant tout et surtout, le
devoir de l’Etat, qui doit inspirer et soutenir ces efforts à travers des
normes et des mécanismes qui permettent de développer et de mettre
en œuvre la stratégie de cohésion sociale.

Merci de votre aimable attention!

 AW NICE!

 ONON ETIYABOU!

WON DAGOY!

YEH FALINA!

ALHARADJENNE!

CHOUCKRANE!

19
EH BIRAPO!

NOUARI ANNO BARADJI !

 Vos questions et suggestions sont les bienvenues!

5- ANNEXES :

a- Jacob Rees Mogg, né le 24 Mai 1969 à Hammersmith (Londres), est


un homme politique Britannique, membre du Parti Conservateur.
b- Basil Davidson, né le 9 Novembre 1914 à Bristol (Angleterre), est
journaliste, sociologue et historien. Il est mort le 09 Juillet 2010 à 95
ans.
c- Mornay Esterhuyse, né le 23 Février 1974, est exploitant de la société
portant son nom (restauration). Il est Namibien d’origine.
d- Peter Ludwig Berger, né le 17 Mars 1929 à Vienne en Autriche et
mort le 27 Juin 2017 à Brookline (Massachussetts) aux USA. Il est de
nationalité Américaine.
e- Michael Bank (1846- 1905), est un marin Britannique, qui fut
Conseiller Etranger au Japon.
f- Christopher Mitchell, est un professeur d’histoire Anglais, spécialiste
dans l’analyse et la résolution des conflits.
g- Claudine Burton Jean-Gros, professeure ordinaire à l’université de
Genève en Suisse
h- Soundiata Keita, Empereur Fondateur de l’empire du Mali en 1235.

Bamako, le 11 Novembre 2019

Abdoulaye Amadou Diallo

Membre du Conseil Economique, Social et Culturel

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2ème Secrétaire du Bureau du CESC
Chevalier de l’Ordre Nationale du Mali

VII- BUDGET DE LA FORMATION :



Nombre
d’ordre Désignation Quantité P .U. Montant
de jours
01 Formateur 01 150 000 02 300 000
02 Rapporteur Général 01 50 000 02 100 000
03 Rapporteur Adjoint 01 25 000 02 50 000
Total  450 000

NB : Arrêté le présent devis à la somme de Quatre cent cinquante mille francs
CFA (450 000 FCFA).

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